À quoi sert un gouvernement en Algérie?


Algérie Résistance

boutef

A. Bouteflika. DR.

To translate, click right on the text

Por traducir, haga clic derecho sobre el texto

Per tradurre, cliccate a destra sul testo

Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text

Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести

Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο

On continue à assister à un spectacle des plus effarants qui ne rassure guère sur la situation dans laquelle se trouve l’Algérie, à savoir des déclarations en vrac de la part de ministres sans que personne n’agisse, ce qui nous conforte dans la thèse de la vacance du pouvoir. Comment en effet interpréter le fait que des ministres fassent des aveux stupéfiants, tel celui du Tourisme nous disant que le Dounia Parc a fait l’objet d’un détournement du foncier, ou encore l’incapacité du ministre du Commerce à faire fermer une pizzeria qui empoisonne ses clients, et ensuite, cerise sur le gâteau…

View original post 2 715 mots de plus

L’ACADIE DU DISCOURS


  Afficher l'image d'origine

Sociologue. – Impliqué dans la recherche en alphabétisation au ministère de l’Éducation du Québec puis avec l’Institut de l’Unesco pour l’éducation de Hambourg

Auteur : Hautecoeur Jean-Paul
Ouvrage : L’Acadie du discours Pour une sociologie de la culture acadienne
Année : 1975

PRÉFACE
de Pierre Perrault

Les minorités doivent se garder
d’un trop grand culte pour l’histoire
Louis-J. ROBICHAUD,
ex-premier ministre du
Nouveau-Brunswick.

Écrire une préface à ce livre troublant et lucide, d’une lucidité qui nous faisait défaut sur nous-mêmes, ne m’a pas été facile. J’ai longtemps cherché la manière de m’en tirer sans dommage. Avec élégance. À chaque reprise je me retrouvais au même point, incapable de prendre et garder mes distances ; en toute subjectivité. Aussi bien me suis-je résigné à me mettre en cause et à vous impliquer. Car nous sommes, vous et moi, pour ainsi dire, partenaires dans cette humble tragédie : quel autre nom prétendez-vous donner à ce mal dont je souffre et vous tiens responsable ? Si un jour vous acceptiez de nommer cette instance, peut-être pour-rions-nous enfin la résoudre. Mais cela serait beaucoup vous demander. Aussi bien par mes propos je m’efforcerai de vous y astreindre. De cet effort je n’attends pas grand-chose sauf de découvrir le chemin de ma liberté en nommant mes empêchements. Je prétends exaspérer en moi le sentiment de l’obstacle qui est la seule explication valable de mon insignifiance en terre d’Amérique. Nous sommes, paraît-il, six millions et n’avons laissé de trace que sur les arbres. Je chercherai donc à vous décrire tel que je vous perçois, c’est-à-dire en tant que colonisateur de ma conscience de colonisé, et à en récolter un sentiment adéquat.
[X] Je ne vous étonnerai pas en affirmant tout de suite que je me sens visé par l’Acadie dont vous êtes la négation par personne interposée. Vous avez confié cette sale besogne au maire Jones et vous en lavez les mains. Tant que nous avons vécu dans le vase clos d’un royaume qui n’était pas de ce monde, nous pouvions facilement nous payer de mots. Dès lors que nous avons entrepris de quitter nos villages et notre silence nous avons rencontré notre réduction. Toute tentation d’être s’est butée à vos refus. Vous aviez déjà, pour ainsi dire, réfuté, éliminé les francophones de l’Ouest. Ceux d’Acadie ne sont pas en très bonne posture. Vous avez partout suscité des maires Jones. Vous n’êtes pas le maire Jones mais vous le permettez, vous ne l’avez pas empêché tout du long de notre histoire. Vous êtes celui qui se cache derrière. Le maire Jones je n’ai rien à lui reprocher. C’est un pauvre type. C’est aux autres que je m’adresse non pour qu’ils me comprennent mais pour bien les identifier, pour mieux les connaître. Non pas pour les réfuter mais pour ne plus rien espérer. Et c’est de ce refus d’espérer que je voudrais m’entretenir avec moi-même et avec vous sans prétendre éveiller votre attention mais pour nommer mon désespoir de cause. Car je n’ai plus rien à confier à une providence des conquêtes.
L’Acadie, je vous le dirai tout de suite, est une autre forme, et des plus amères, de mon propre exil. Je suis délogé d’Acadie comme de moi-même. C’est là que j’ai réalisé le plus cruellement à quel point j’étais relégué au discours que je vous tiens depuis deux siècles et présentement. Vous êtes partout ailleurs et sans l’ombre d’un doute. Je ne suis que dans le discours où j’ai élu domicile. Autrefois je pou-vais encore garder le silence. Ma preuve était faite. Elle avait la forme d’un toit et le goût du pain. Aujourd’hui quand je dépose la parole et ses intentions et ses chimères, je m’expatrie, je réintègre la capitulation, je deviens locataire du quotidien, je change d’identité. Tous mes gestes, tous mes actes me contredisent. Je m’absente de mes propres définitions. J’achète le pain des autres. Je range mes images dans l’imagerie. J’endosse une citoyenneté, une étrangeté, une conformité que je n’ai pas choisies. Je m’évanouis dans la force des choses. Je me renie en toutes lettres. Et le coq a chanté depuis deux siècles sur mes innombrables capitulations. Je me comporte comme si jamais je n’avais envisagé autre chose, comme si aucune légitimité ne rongeait mes entraves. Comme si l’alouette avait pour toujours renoncé à la colère. Au point que l’autre en arrive à se laisser réconforter par une telle soumission, par les apparences. Il est satisfait de réduire tout mon entêtement, tous mes discours et poèmes et chansons au pittoresque des caléchiers du Château Frontenac puisque les [XI| portiers obséquieux, les garçons d’ascenseur, de table, de chambre, les bagagiers, les cuisiniers, et les managers parlent angle-terrien. Il les trouve irréprochables et d’une politesse exquise. Il refuse d’entendre le silence qui en dit long. Comment mettre en doute sa légitimité ? Toutes les apparences lui donnent raison. Il n’arrive pas à se percevoir comme l’autre. Et com-me le maire Jones quand il refuse de nous entendre, vous êtes persuadé que nous n’existons pas. Notre impuissance vous donne raison. Quand nous ressentons l’of-fense, c’est pour réintégrer le discours. Paternellement vous nous dissuadez même de notre langage pour nous remettre à notre place, qui est celle de tout le monde. Et vous croyez nous avoir rendu justice en nous, confondant, en nous concédant le droit de n’être rien d’autre que vous, en nous réduisant à une citoyenneté britannique sans nuance. Et nous ne pouvons que protester pour la forme.
Prétendre que l’Acadie n’a de lieu que dans le discours, n’est-ce pas désavouer le discours lui-même ? N’est-ce pas donner raison à l’autre ? Pourtant Jean-Paul Hautecoeur y consacre cet ouvrage et toute son application. Est-ce pure dérision ? Et cet étrange discours ne connaît qu’un seul propos. Il décrit, il raconte, il s’efforce de cerner, de situer, de nommer un royaume qui n’existe pas ailleurs que dans le discours. Quelqu’un a rayé le mot Acadie sur la carte du monde. Un peuple se dit acadien et se retranche dans cette géographie de l’âme : le discours. Et il n’a d’autre certitude, d’autre prétexte, d’autre entreprise que cette parole qu’il tient comme une auberge. L’auberge du rêve. Tout le reste lui est dérobé. Il est réduit à une parole qui ne change pas le cours des événements. Et je reconnais cette parole où j’ai investi tous mes désespoirs, qui me sert à aménager le refuge où je préserve contre votre confédération une identité chimérique, illégale et clandestine. Une parole qui s’effrite, qui s’érode, d’avoir à n’être jamais vécue. Une parole à refaire chaque jour, à recommencer, précaire, instable, fuyante, anachronique. Car je ne m’y reconnais pas moi-même, ni mes fils voués à d’autres musiques. Comme ce-lui, dont parle Fernand Dumont, forcé de vivre dans une maison imaginée par l’autre, qui « refait sans cesse son lieu par la parole », sans cesse je m’acharne à une parole étrangère au vécu. Sorte de cinéma qu’on se fait à soi-même pour ne pas se résoudre tout de suite à cette plus que mort : une identité suspendue, dé-tournée, falsifiée. Ce qu’on pourrait appeler une parole en l’air, provision en vue d’un voyage purement hypothétique. De la poésie en somme. C’est en toutes lettres ce qu’on a bien nommé l’aliénation, cette chimère qui s’accommode laborieusement d’un vécu détrôné, qui entretient un espace [XII] irréel où les projets se consument d’eux-mêmes. Il y eut l’homme des cavernes. Comme l’Acadien j’habite une légende, un discours auquel je ressemble de moins en moins, une citoyenneté idéologique et sans passeport. Je suis l’homme des tavernes où le vendredi je fourbis des colères inoffensives.
Ce livre nous permet donc d’assister à l’étrange construction d’un immense édifice de paroles. Ne cherchez l’Acadie nulle part ailleurs. Elle est tout entière dans ce discours que les Acadiens tiennent sur eux-mêmes parfois sans trop y croire. Un château de cartes qui s’écroule au moindre vent de la réalité. Elle n’a nulle part ailleurs la moindre signification tangible, ni dans la géographie du New Brunswick (sauf quelques noms de villages encore tolérés), ni dans la politique de la Nova Scotia, ni dans le commerce de la Prince Edward Island, ni surtout dans la bière et le pain quotidiens. Quand un peuple s’est résigné à ne plus faire son pain ni à brasser lui-même sa bière, à quoi peut lui servir de préserver le dis-cours ? Sinon à souffrir. Peut-être se trouve-t-il encore quelque part dans la mai-son du bout du rang d’une dernière concession un colon périmé qui cherche à tenir, à la hache, l’antique langage des défricheurs qui est le seul discours que nous ayons tenu dans la réalité. Et il s’efforce pour le compte d’un avenir illusoire à enclore avec les perches de cèdre une ancienne idée de royaume. Il est le dernier responsable d’une entreprise partout ailleurs avortée. Comme l’Abitibi,
il est sur le point de rendre les armes. On lui avait pourtant promis un royaume. Ses curés, ses hommes politiques les plus éminents (c’était pas des trous-de-cul, dirait Hauris) lui ont dit en toutes lettres : « un royaume vous attend » et il a cru, le colon du bout du rang, qu’il défrichait pour « les années à venir et futures » sa part du royaume. Et il a passé aux actes comme en Octobre. Il a recommencé toute l’histoire à la hache. Il a enclos un royaume « grand comme la France ». Et maintenant il est seul au bout du rang à ne pas y croire. À refuser de réfuter lui-même toute une vie. À ne pas comprendre qu’il était rachetable. À ne pas com-prendre que ce qu’il a défriché puisse être tombé entre les mains de la Noranda Mines, de la Domtar, de l’autre. Entre vos mains. Et ni moi je ne comprends rien au courage. Je ne comprends pas comment à chaque coup vous avez récupéré tous

nos coups de hache. Et si ce n’est vous, c’est donc votre frère. Mais il y a quelque part une trahison. Peut-être faut-il questionner le colon du bout du rang pour sa-voir qui a accepté les trente deniers. Peut-être le savons-nous déjà trop bien.
Nous avons donc déserté le réel pour le poème. Les haches ne sont plus possibles. Comment désormais passer aux actes ? Quelle énergie reste [XIII] possible qui fasse éclater le discours ? Les haches qui autrefois agrandissaient le royaume, les haches elles-mêmes sont devenues mercenaires et travaillent pour les compagnies. Il ne nous reste qu’une imitation du réel (carnavals pour touristes bien intentionnés et logés au Hilton et au Holiday Inn) qu’on pourrait appeler folklore si cela n’était pas outrager un mot qui n’a pas mérité telle mauvaise fortune. L’Acadien s’est réfugié dans son propre pittoresque et il a lui aussi, comme nous, timidement, entrepris d’en avoir honte et de vendre ses courtepointes et ses chansons. D’ailleurs c’est par cette fenêtre du grenier que l’autre le regarde. C’est la seule différence qu’il lui concède. Il est devenu le typical french canadian, une variété négligeable des sujets de Sa Majesté. L’autre refuse même de considérer autre chose que la chanson et les courtepointes inoffensives. Pour le reste ils sont sujets de Sa Majesté, soldats de Sa Majesté. Et le discours nous est renvoyé comme une balle par un mur : celui de votre indifférence à notre singularité. Et certains finis-sent par vous croire :

Quand c’qu’on a joint le service… dans
la dernière guerre… ils nous ont pas demandé
si on était Acadiens ou… Ils nous ont demandé…
On était un Canadien. Pas même français, ni anglais
On était un Canadien.

Voilà comment un Acadien répond de son identité. En questionnant ceux qui l’ont forcé à « joindre le service » et qui l’ont privé pour autant de sa langue. Mais peut-être qu’il ne s’intéresse plus à sa langue et à son identité. Peut-être que vous l’avez persuadé par votre discours. Car à notre discours vous avez opposé le vôtre pour nous dépouiller de nous-mêmes. Ce qui est une tricherie. Vous avez falsifié notre âme et nous sommes quelques-uns à vouloir la déterrer, l’éveiller, la mettre en oeuvre.

La parole ainsi définie par les murs, ainsi réduite à n’avoir plus d’objet que la chimère, inlassablement, s’achemine à la rencontre de l’histoire qu’elle invoque sans cesse comme « une permission de Dieu ». Sans toutefois soupçonner que l’histoire a été dérobée, soustraite, rachetée comme l’Abitibi, investie par l’autre. Elle reste belle, la parole, ou médiocre, selon les porte-parole. Elle trouve un sens et ne trouve pas d’application. C’est pourquoi elle se récuse elle-même, ayant expérimenté sa vanité. C’est pourquoi les fils renient la chouenne des pères incapables de passer aux actes, et à l’histoire. C’est pourquoi Octobre. C’est pourquoi l’exil des uns, la littérature [XIV] des autres, la chanson facile de tous les royaumes proposés par la chanson, c’est pourquoi toutes les autres tentations qui nous désolidarisent du discours collectif. Car les images s’usent rapidement qu’on ne récolte jamais. Quel travail harassant de toujours recommencer dans l’esprit sa propre justification ! Les Juifs y sont parvenus d’une certaine manière. Mais une telle fidélité à la couleur des yeux et à une certaine façon d’invoquer les violons a-t-elle un sens ? Ce que nous tentons de préserver, ce que nous cherchons désespérément à mettre au pouvoir, est-ce autre chose qu’une forme que nous avons au préalable abandonnée, cédée comme un dernier carré ? Une âme depuis long-temps inhabitée, livrée, résignée, rendue comme une place. Un costume que nous tirons des coffres de cèdre pour la Saint-Jean, cette fête annuelle des chimères que vous subventionnez et qui ne nous donne en vérité aucune raison de nous réjouir.
Et il nous arrive de douter de notre propre légende. Nous n’avons guère pro-duit de vérités parce que la géographie n’appartient pas à la soumission mais au pouvoir. Si le pouvoir n’a pas supprimé d’avance le mot Québec comme il a effacé le mot Acadie, c’est seulement qu’il n’avait pas prévu que nous allions nous l’approprier pour nommer nos intentions. Nous n’étions à leurs yeux que des Canadiens-français-catholiques, donc inoffensive succursale d’une géographie entière-ment usurpée par l’autre. Mais je vous soupçonne de l’intention d’investir à son tour la québécoisie, cette idée généreuse et concrète, cette forme enfin tangible du royaume à venir.
Vous n’arrivez pas à tolérer autre chose que le discours. La moindre prise sur le réel vous importune. Notre seule maîtrise, notre seule vérité qui n’était pas confinée au discours a été énoncée par la hache des défricheurs occupés à enclore le royaume. Jusqu’au jour où à leur tour ils furent réduits en esclavage, devenant bûcherons, cédant l’être à l’avoir, préférant le petit pain des Anglais à leur maîtrise. Toute la défaite est là et nulle part ailleurs. La conquête est récente. Elle est d’hier et presque achevée. Il ne reste que les gâteaux Vachon et les skidous Bombardier. Le sens du royaume nous l’avons perdu ce jour-là. Menaud a manqué de courage. Il s’est à son tour réfugié dans le discours, comme son auteur incapable de tirer les conséquences de son imagination. Car pour tirer il faut des armes et ils n’avaient que la hache et l’écriture. Nous avons tout confié à l’écriture et cédé la politique aux foremen. Nous avons jeté avec les vieux ostensoirs ostensibles notre entêtement à enclore le territoire. Nous avons perdu le sens de la hache et cherchons vainement l’outil, l’arme d’une conquête. Nous n’avons rien trouvé de mieux que la parole pour l’instant. Et je vous [XV] parle. Mais c’est moi que je cherche à convaincre. J’ai désespéré depuis longtemps de faire entendre raison aux chiens méchants de Moncton ou d’Ottawa et à ceux qui les laissent japper. Je me nomme Québec dans l’espoir fou de prendre racine dans ma propre reconnaissance.
Sans doute n’avons-nous plus que le choix d’imposer une justice qui ne nous sera pas rendue. Il s’agit pour nous de nous rendre à cette évidence. Je m’excuse de la longueur du cheminement. Nous avons même besoin de votre assistance pour rendre notre prétention irréconciliable. Votre indifférence nous réduit à la haine. Mais la haine est un territoire, une réalité qui donne un sens à l’avenir. C’est pourquoi j’ai choisi de me mettre en cause et de vous écrire. Je connais d’avance toutes les réponses mais je prétends les éprouver encore une fois comme pour me couper la retraite. J’aurais pu m’adresser au maire Jones. J’ai préféré vous inventer de toutes pièces, vous concéder toute la noblesse de l’esprit, vous faire crédit de sagesse, vous choisir parmi les meilleurs. Et vous demander ce que vous pensez de ceux qui ont proposé en votre nom la fin des nationalismes à une nation qui a mis trois siècles à se nommer. Je vous propose donc mon discours, ce candidat au réel. Allez-vous l’empêcher de naître ? Le renvoyer à l’utopie par la force que vous détenez ? Et j’invoque ici l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? N’est-ce pas un lieu où nous avons en commun cette capacité de ne pas réduire l’homme à la loi du plus fort. Et qu’est-ce que l’homme sinon cette force qui finit toujours par venir à bout de la force et des oppressions. Si je suis l’opprimé dont j’ai la conscience, il doit bien y avoir quelque part un oppresseur. Aurez-vous le courage de le nommer vous-mêmes ? J’en appelle non pas à votre peuple, non pas à l’histoire, non pas à la rentabilité dont vos marchands prétendent qu’elle est la seule règle, mais à ce qui en vous répugne au meurtre, au génocide et à l’hypocrisie du bilinguisme où on nous pousse pour mieux nous enliser. Est-il parmi vous un seul juste pour prendre la peine de répondre autrement que par la force à mon inquiétude désespérée ? Ou alors n’êtes-vous tous que les humbles sujets de la barbarie fondamentale ? et rentable ?
Je ne prétends pas pour l’instant refaire l’histoire mais la soumettre à votre ré-flexion. Le monde est parsemé d’hypothèses généreuses qui souvent refusent de tenir compte de quelques indigènes d’Amazonie qui se permettent, en 1975, de cribler de flèches quelques inoffensifs explorateurs blancs. Qu’est-ce qui est inoffensif quand il s’agit de l’histoire ? Vous invoquez l’histoire et ne reconnaissez que la force. Ce qui ne vous empêche pas de prétendre que XVI]

pour éviter les rapports de domination entre individus, entre groupes, il faudrait s’ouvrir sur le plus grand système possible : l’humanité. On y vient lentement depuis des siècles. Dans le sang. (Henri LABORIT)

Un jour je vous parlerai du sang. En attendant je ne vous tiens pas responsable des Croisades, ni des génocides qui ont assuré votre empire. Ni même de cette intention de dépasser les confédérations, un jour, vers le haut, vers le plus grand système possible ; l’humanité, ce qui vous autorise à ne pas entendre pour l’instant mon discours ni celui des Indiens d’Amazonie. Du système actuel je retiens que vous êtes le bénéficiaire, l’héritier légitime si on ne respecte que les règles du système. Vous avez hérité de la force. Avez-vous retenu d’autres leçons ? Nous avons hérité de la faiblesse et invoquons l’usurpation. Tous vos pères ne furent pas guerriers. Certains étaient musiciens, peintres, humanistes, pieux, réformateurs. Tous ont profité de la force. Votre cinéma Western est une preuve éclatante de la barbarie. Vous avez été criblés de flèches par les Sauvages. Vous avez fait justice. Vous avez pris vos mesures de guerre. Vous n’avez épargné que les vaincus… dont je suis. Vous êtes donc l’héritier d’une conquête, et moi celui d’une défaite. Je n’ai dans votre système pas plus de droit à la souveraineté que l’Indien montagnais qui contemple la mine de fer de Schefferville. Je pourrais vous cribler de flèches si j’avais l’innocence d’un indigène d’Amazonie. Je pourrais m’engager dans les événements d’Octobre. D’où vient que je m’en tiens au discours ? À cette entreprise dérisoire de vous expliquer que nous sommes six millions à ne pas vous ressembler. Six millions réduits à cet apprentissage de la haine qui progresse en moi comme une identité.

Bien sûr je n’attends pas que le Canada donne au monde l’exemple d’une sa-gesse capable de nous rendre à nous-mêmes, de nous restituer un avenir. Je reconnais que seule la force nous donnera raison. Mais j’imagine parfois que l’esprit que je vous concède pourrait dénoncer la domination dont vous tirez, je le reconnais, beaucoup d’avantages, un certain sentiment de puissance dont vous prétendez ne pas abuser mais dont vous ne songez pas à vous départir. J’en appelle donc à votre humanité, ce plus grand système possible dont parle un certain Laborit, à qui vous avez donné le prix Lasker. Démarche désespérée, s’il en fut, sauf pour sauvegarder l’estime. Démarche stérile, sans doute, sauf pour démontrer l’irréconciliable, sauf pour vous exclure de mon humanité. Celui qui n’a pas d’allié, il doit avant tout pouvoir bien nommer ses ennemis. Je tiens à vous signaler que vous [XVII] êtes plus excusable de m’opprimer dans les faits que de ne pas l’admettre dans l’esprit. Je refuse votre neutralité. En cette occurrence ayez au moins le courage de prendre votre parti même s’il contredit la justice. Nous nous sommes confiés à la parole, n’ayant pas d’autre gardien. Vous avez pu en toute liberté vous laisser aller à l’imaginaire, à l’invention, à la connaissance, ayant confié aux armes, à la force et à la politique le soin des basses besognes, dont l’extermination des Beotuks, la déportation des Acadiens et l’assimilation des Québécois. Vous avez l’âme belle pour autant et il vous arrive de vous apitoyer sur les bébés-phoques, ce qui ne demande pas un bien grand courage. Or je suis un bébé-phoque et ma race est en péril. Que vous importe ? Je n’ai pour me défendre qu’un discours qui ne parvient pas à vos oreilles. Et ce discours qui n’en peut plus de ne pas passer aux actes (mais que reste-t-il à faire en dehors du désespoir) je lui confie le soin de vous questionner en votre âme et conscience, de vous expliquer que votre force est en creux dans ma faiblesse, que vous êtes à mon détriment. Je vous propose de me rendre possible en théorie. N’avez-vous pas d’autres outils pour vous faire valoir que l’usurpation ? N’avez-vous pas sur l’univers une vision moins grossière que celle de la United Fruit ? Je n’ai pour me défendre que ce discours et mon exaspération croissante, et mon ignorance. Vous êtes devenu ce que vous avez usurpé. Mais ne vous réjouissez pas outre mesure de votre culture. Elle pue de mes sueurs de bûcheron. Il y a du sang de Nègre dans les veines du marbre de vos salles, de bain. Mais je ne vous demande pas de me rendre mon passé. Je vous acquitte de tout ce que vous m’avez dérobé. J’accepte de me recommencer à zéro, au bout du rang. Je n’exige qu’une simple chose que vous nommez, si je ne m’abuse, vous aussi, liberté. Je ne demande que mon destin, ma légitimité, pour les – années à venir et futures ». Je n’implore pas votre aide. Je ne prétends pas que vous ayez le courage de Byron en faveur de ma libération. Je sais que j’aurai à me battre, et que le dominateur considère la féodalité comme un droit. Mais que vous l’admettiez seulement. Verbalement. Rien n’est plus platonique. Une simple reconnaissance du bout des lèvres sans engagement de votre part. Mais j’ai bien peur que vous n’ayez pas même cet élémentaire courage de l’esprit et cela équivaut à nier l’existence à six millions d’hommes, à endosser leur éventuel et prochain anéantissement. Il faut admettre que vous avez l’habitude de ces malheureux accidents de parcours. On ne domine pas le monde avec des prières, diraient Duplessis et Trudeau. Ils sont allés à bonne école, il faut l’avouer.
[XVIII] Allons-nous nous résigner à cette loi de la jungle, à ces douteuses légitimités de la force qui donnent droit aux femelles en rut ? N’avons-nous pas envie d’un autre orgueil pour satisfaire la pensée et pour écrire l’histoire ? L’aristocratie n’a jamais été autre chose que la domination du plus fort. En sommes-nous toujours à cette règle grossière pour établir les souverainetés ? Je sais bien que vous n’êtes pas responsables des mécanismes quasi biologiques qui ont érigé la force, enclos le territoire, endoctriné les sentinelles, pointé les canons et généré cet hybride effarant et robotique qui obéit aux ordres sans poser de question à la tragédie : le policier. Qu’un tel comportement suggère une comparaison avec celui des rats n’étonnera personne. Par contre l’homme dispose d’un cerveau qui est le siège de l’imaginaire. Il peut inventer le monde et ses règles. Pourquoi faut-il que l’homme qui pense recule toujours devant celui qui agit ? Il ne proteste qu’à dis-tance respectueuse et encore pourvu qu’il y trouve son avantage. Les poètes ont souvent servi les princes. La pensée n’a pas encore fait la conquête du pouvoir et s’il lui arrive de le prendre elle ne se résout pas à le remettre à l’imaginaire. Et c’est l’imaginaire toujours qui cède à la force, à l’armée, aux corps expéditionnai-res, aux grands électeurs du royaume comme ITT, Canadian Bechtel, Alcan, Domtar. Tout se passe toujours comme si l’action déformait la pensée, l’asservis-sait, la conscrivait de telle sorte que celle-ci finisse toujours, à l’extrême, par défroquer de son humanité. Comme si le biologique l’emportait infailliblement sur le pathétique. Pourtant vous n’avez pas l’excuse du pouvoir, comme les colombes, pour ainsi contraindre l’imaginaire au silence complice, pour obéir aux ordres.
Je n’ignore pas en conséquence que l’homme se sente perpétuellement menacé par l’homme. Et que vous soyez prêt à défendre votre pays contre tout agresseur.

Comme moi le mien. Or il se trouve que c’est le même, du moins en partie. Il reste à déterminer qui est l’agresseur. Est-il possible d’en douter ? Et faut-il préférer son pays à la justice ?
« J’aime trop mon pays pour être nationaliste », a dit Camus et dirait Trudeau s’il pouvait s’exprimer avec adresse. Encore faut-il avoir un pays pour en dire au-tant. Vous m’avez privé de cette liberté en exerçant votre force, votre richesse, en vous portant acquéreur de mes vieilles armoires pour les exorciser, en satisfaisant votre énorme appétit de richesses naturelles, en dévorant nos forêts avec nos bras, en fondant vos universités sur une richesse que vous avez réussi à nous rendre inaccessible. En refusant le partage vous me forcez à la séparation. Cette puissance d’attraction, vous la nommez instinct de conservation. Quand cet instinct s’exerce aux antipodes, vous le qualifiez d’impérialisme. Il s’agit encore et toujours de [XIX] s’approprier l’histoire par tous les moyens. Toute conquête relève de cet instinct et d’un désir inavoué de pillage. Voulez-vous connaître vos motivations ? Il suffit de lire ce qu’écrivait en octobre 1755, un certain Lawrence (connaissez-vous cet homme qui était en quelque sorte le maire Jones de son époque ?) : « Je me flatte d’espérer que l’évacuation du pays par les habitants hâtera grandement cet état de choses (soit l’établissement de colons anglais sur les terres acadiennes) parce qu’elle nous met immédiatement en possession de grandes quantités de bonnes terres prêtes à la culture. » Voilà pour le pillage. Aujourd’hui les méthodes ne sont plus les mêmes mais je maintiens que la fermeture actuelle de l’Abitibi au seul profit des compagnies minières et forestières relève de la même intention fondamentale qui organise l’évacuation du pays en déportant les Acadiens. Il s’agit toujours de reprendre le royaume, de le dérober.
Une lettre datée du 9 août 1755 est encore plus explicite à propos de ce que Lawrence lui-même nomme pieusement l’évacuation :

Nous formons actuellement le noble et grand projet de chasser de cette province les Français neutres qui ont toujours été nos ennemis secrets et ont encouragé nos sauvages à nous couper la gorge. Si nous pouvons réussir à les expulser cet exploit sera le plus grand qu’aient accompli les Anglais en Amérique car, au dire de tous, dans la partie de la Province que ces Français habitent, se trouvent les meilleures terres du monde.

En deux mots, vous aviez peur des Sauvages et envie des terres. Mais je ne vous cite pas, pour la millième fois, ce discours lamentable dans le but de vous accuser de méfaits anciens mais pour décrire la situation présente. Vous n’avez pas cessé depuis 1755, depuis 1760 de vous comporter en agresseur, de nous as-siéger dans toutes nos maîtrises. Encore un peu, vous rachetiez l’Oratoire Saint-Joseph pour mieux nous exploiter. Nous n’avons même plus d’orgueil tellement vous nous avez dépouillés. Et quand vous levez le drapeau blanc du bilinguisme c’est pour mieux camoufler les dernières opérations qui consistent à nous dissuader de nos intentions désespérées.
Quand le maire Jones en février 1968 oblige le conseil municipal, de Moncton en dépit des protestations timides de maître Léonide Cyr, échevin francophone mais bilingue, à prêter le serment d’allégeance à la reine [XX] d’Angleterre, n’est-il pas lui aussi inspiré par la même peur des sauvages (les étudiants) et par la cupidité ? Et voici, pour votre édification, le texte de ce serment qui nous est odieux :

I do sincerely promise and swear that I will be faithful and bear true allegiance to her Majesty Queen Elizabeth the Second and that I will defend her to the utmost of my power against all traitors, conspiracies or attempts whatsoever.

Qu’en dites-vous ? Or donc si vous ne récusez Jones et Lawrence je suis votre ennemi. Car Jones obligeait le pauvre Léonide Cyr à prêter tel serment à cause de la menace terrifiante d’une timide délégation d’étudiants francophones réclamant du bilinguisme à l’hôtel de ville, ce qui leur fut refusé. Et mon pays serait le vôtre ? Or je réclame de Jones et de vous bien davantage. Je suis donc un traître. Je menace vos fortifications. Que ferez-vous de mon exaspération ? Bien sûr je me sens mal à l’aise de vous en demander plus qu’à Léonide Cyr, plus qu’aux Acadiens eux-mêmes. Mais les faibles, tout compte fait, se taisent, récusent leurs poètes, votent pour le maire Jones, respectent la loi et l’ordre, s’efforcent de passer inaperçus. Et quand ils viennent à l’hôtel de ville, il suffit de les interrompre, de les forcer à parler anglais, pour les désarçonner, pour les vaincre une fois de plus sans avoir à les déporter. Il suffit de ne pas comprendre leur langue pour qu’ils se sentent coupables. Et alors ils reculent. Ils prêtent le serment d’allégeance qui les dénonce. Ou encore ils prononcent leur nom avec un accent anglais.

J’sais pas pourquoi…
J’ai même dit mon nom en anglais
tabarouette
chu tannée, kaline
Irène DOIRON

Je sais que vous allez me dire que la souffrance d’Irène et la mienne ne sont qu’exceptions. Que nous ne sommes que quelques poètes à ressentir l’humiliation. Que les autres s’en accommodent. Que, jusqu’à ce jour, nous n’avons pas assez aimé la liberté. Que ça n’est pas à vous de faire ce travail. Que nous sommes à notre compte dans la défaite et l’humiliation. Et vous me citez notre grand silence d’Octobre. Nos prisonniers des mesures [XXI] de guerre, du moins ceux que le cinéma nous a montrés, étaient comme vidés de toute substance. Humiliés sans orgueil. Prisonniers subissant la prison. Anéantis par les ordres. Je le reconnais. Mais l’homme n’a jamais que le courage de sa force. Et vous avez retenu toute la force par tous les moyens, de Lawrence à Jones. Mais ce silence majoritaire que vous invoquez si souvent pour justifier votre royaume, il n’en aime pas moins la liberté que nous n’avons pas prise de passer aux actes. C’est cela que vous nous reprochez. Dans notre amour de la liberté, il y a un mépris de la force qui nous retient encore de vous combattre. Nous avons trop appris à avoir peur du meurtre, peur de ressembler à Lawrence, d’imiter Jones, de vous remplacer tout bonnement dans la domination. C’est pourquoi nous résistons à notre propre révolution. Votre histoire n’a pas souvent reculé devant la mort des autres. Nous, au contraire, nous méfions outre mesure de la violence. Et si nous y parvenons, un jour, collective-ment, cela sera peut-être grâce à vous mais cela sera certainement de mauvais gré. Nous n’avons pas appris à bâtir un royaume par ces moyens. Nous avions bien naïvement confié cette charge aux défricheurs. Et nous espérons encore leur rendre, aux défricheurs, le pays qu’ils ont aimé, qu’ils aiment encore secrètement et qui est celui que vous exploitez. Chacun sa manière. Considérez la différence. L’amour de la liberté que nous avons choisi ne s’accommode pas facilement de la violence que vous pratiquez. Et c’est pourquoi nous hésitons encore. Et c’est pour-quoi nous comptons encore sur votre bonne foi, sur votre esprit… et que vous ne garderez pas pour vous toutes les femelles en rut.

Est-il une liberté des peuples sans souveraineté ? Est-il un courage des hom-mes désarmés ? Je veux répondre à votre accusation. Nous sommes un peuple soumis, dites-vous. Il est vrai que nos pères ont invoqué la providence pour se justifier avec le destin. Le ciel leur servait d’exil. Pour rendre sa soumission habitable, le pauvre s’invente des alliances célestes. Il s’intitule comme il peut. Il s’intercède un royaume dont personne ne veut. Il devient folklorique au sens où il perpétue un habitat archaïque qui le retranche du présent, d’autant qu’il n’a aucune maîtrise sur ce présent qui le manipule à sa guise. Il se donne donc une contenance. Il se promet un royaume qui n’est pas de ce monde. Une telle stratégie n’est pas appréciable en terme d’efficacité. Ceux qui méprisent une telle résistance ne savent pas ce qu’il en coûtait de vivre dans les conditions qui leur furent faites. Qui peut dénoncer son père à bout d’âge sans risque d’erreur ? Je ne doute pas, pour ma part, que nos pères (je ne parle pas de nos évêques [XXII] comme tous les princes et de nos politiciens) aient résisté au meurtre, au génocide, à l’incessante agression de vos politiques impérialistes. Ils ont été rebelles à leur manière. À main nue. À la mitaine. À la hache et au godendard. Ils ont en quelque sorte amorcé la misère : le blasphème qui rapièce notre langage n’est-il pas la trace futile d’une colère impuissante ? Un jour je vous parlerai de la colère. Ils ont porté sur leur dos la colère jusqu’à ce jour qui s’apprête à l’embaucher. Bien sûr nos pères ne reconnaissent pas tous leur discours dans le nôtre. Certains sont même étonnés qu’on les aime. D’autres ont fini par vous ressembler. Et ils ont voté contre notre espérance en octobre pour sauvegarder leurs maigres rentes. Et j’irai jusqu’à dire par loyauté. Ils sont contradictoires et explicables. Ils n’ont pas la force aujourd’hui de sortir de l’ombre et de rentrer dans l’écriture. Quand vous justifiez sur leur dos votre domination, considérez qu’il leur a fallu trois siècles pour passer de Pierre Tremblay qui « a déclaré ne savoir signer de ce interpelé » par le notaire qui rédigeait son contrat d’engagement pour la Nouvelle-France au début du XVIIe siècle, à la troisième année primaire d’Alexis Tremblay qui n’est pas membre du St. Lawrence Yacht Club ; onze générations pour franchir à la mitaine trois années de scolarisation. Faut-il s’étonner que nos vieux hésitent à apposer leur croix sur nos propositions ? Moraliser sur le silence et l’inertie d’un peuple c’est souvent oublier les circonstances exténuantes, le poids de l’histoire, une déportation, un maire Jones. J’admire votre culture sans oublier que la connaissance est une richesse et que nous étions pauvres, pauvres de tout ce que vous aviez usurpé. De cela ils finiront bien par se rendre compte… Ce jour-là nos pères enfin réconciliés avec les fils auront appris que la royauté dont vous vous prétendez n’était qu’une image falsifiée d’eux-mêmes. Et alors ils se confondront avec le royaume et deviendront irréductibles.
Déjà ce sentiment vous inquiète qui surgit de tous les violons. Nous nous sommes payé des poètes avant de faire fortune. Et les poètes devancent les événements. Ils précèdent même le rêve. Ils le fomentent. Ils induisent en révolution pour dépasser toute éventualité. La sagesse traditionnelle finira-t-elle par se reconnaître dans cette logique de sept lieues ? N’ont-ils pas eux-mêmes imaginé « la suite du monde » que nous prétendons tenir ? Je n’ai d’argument que la constance de l’homme du bout du rang. Nous cherchons avec ce goût du Québec ancien et nouveau à découvrir et nommer un lieu à notre mesure. Souvent à défaut du vocabulaire de la lutte des classes nous le nommons pays, Québécoisie, Terre-Québec, la Batèche ou autrement. Vous êtes-vous avisé d’une telle chose ? Avez-vous lu les poètes [XXIII] qui nous posent de terribles questions ? Et si oui, qu’avez-vous fait quand on a mis Miron en prison ?
Ce que vous avez fait, je vais vous le dire. Vous avez ouvert vos coffres-forts et vérifié vos titres. Je me rends compte que je suis dépossédé… que vous me possédez en toute légalité : car, il faut bien le dire, vos titres sont en règle avec la loi du plus fort. Et nous y revoilà. Toujours la même question de vie ou de mort. Faudra-t-il encore une fois reprendre le pénible travail de cantonnier d’amener l’eau au moulin d’une parole tricentenaire, de nourrir le même grand discours in-cohérent des peuples asservis ? Car il ne reste nulle part dans les greffes des notaires aucune trace de l’héritage que nous revendiquons. Nous sommes hors la loi et le savons fort bien puisque de temps à autre nous cherchons refuge dans la clandestinité et la colère impuissante. La colère est-elle aussi une preuve d’impuissance ? Il nous reste le discours pour échapper à l’espace de la farine qui nous étreint. Nous sommes prisonniers du pain et de la bière des autres. Sur le point de dispa-raître. Écrasés par le mépris des notaires qui s’en tiennent aux actes. Vous vous apprêtez à nous mettre à l’imparfait. Déjà vous possédez nos croix de chemin et nos coqs de clocher. En guise d’oraison vous direz : il s’appelait Menaud, il a bu le Kakebongué. Vous direz : il invoquait le violon, il a donné un mauvais coup d’archet. Déjà vous nous décomptez sans tenir compte du désespoir de cause.
J’ai parfois l’impression d’avoir été libéré sur paroles et n’avoir pas le droit de me taire. Je radote. Je chouenne. Je réinvestis mon parolis dans le désert, suspectant l’imprévisible, coincé entre l’imparfait et l’éventuel. Le présent m’est dérobé. Un pied dans la mémoire et l’autre dans l’espérance. Je vous écris cela parce qu’il le fallait bien, parce que c’est plus fort que moi, parce que j’ai la mort dans l’âme d’avoir lu ce livre cruel, lucide, implacable de Jean-Paul Hautecoeur. Livre lourd de conséquences, livre constituant presque une reddition. Livre qui évoque une liberté inexprimable, un égoïsme timide, une inimitié peureuse, une mort dans l’âme qui n’accuse personne. Description lucide, cruelle, involontaire, désespérée du masochisme de l’opprimé qui cherche par tous les moyens à élaborer un projet collectif susceptible de concilier un maigre possible de servitude et un timide rêve de liberté. À travers le discours officiel d’une douteuse élite et les propos plus agressifs d’une jeunesse déjà partie pour l’exil, Jean-Paul Hautecoeur examine à la loupe, sans merci, le nationalisme acadien, son triste échec incessant et son lamentable discours. Mais ce discours est le mien. Il me raconte. Il est l’image de mon propre débat avec les images, [XXIV] avec les mots. Le décalque de mon ignorance et de mes redondances. De mes colères futiles et de mes soumissions rentables. De ma lâcheté quand Michel Blanchard cherche à obtenir le droit élémentaire de parler ma langue devant les tribunaux d’un pays qu’on prétend le mien. Je tiens ici le même discours aplati :

Il est temps qu’on se le dise : nous sommes chez nous ici, au Nouveau-Brunswick ! Notre devise ne pourrait pas être « maîtres chez nous », comme diraient nos voisins, niais bien « partenaires chez nous ».

Qu’est-ce qu’un partenaire minoritaire, sinon un perdant ?
Qu’est-ce que ce discours timide, peureux, bonne-ententiste, lâche, sinon celui qui règne à Québec sans couleur, sans poésie, sans audace, vendu, traître au royaume ? Ils ont « de la patience à revendre », disent-ils d’eux-mêmes. Et ils désapprouvent les étudiants d’avoir tenu un discours concret, d’avoir pris pied un instant dans la réalité, d’avoir démontré que vous ne voulez pas de nous d’un océan à l’autre. Ils ont accepté la défaite et le verdict de Jones mais ils ont l’excuse de leur pauvreté, de leur faiblesse, d’être minoritaires. Mais nous et notre gouvernement outrageusement majoritaire et libéral ?

Depuis 1760 nous tenons ce discours honteux. Et vous ricanez. Vous savez que nous sommes inoffensifs. Lord Durham vous a rassuré sur ce « peuple ignare, apathique et rétrograde ». Ce qui ne l’a pas empêché de constater par ailleurs notre goût pour la bonne entente.
Ils sont doux et accueillants, frugaux, ingénieux et honnêtes, très sociables, gais et hospitaliers, ils se distinguent par une courtoisie et une vraie politesse qui pénètrent toutes les classes de leur société.

Vraies victimes de choix pour un conquérant ayant les vices de ces vertus et les vertus de ces vices.
De prime abord, j’ai eu l’intention d’écrire une lettre de rupture, comme on dit en amour, à un ami anglais. Encore m’eût-il fallu pour y parvenir avoir eu droit dans ma petite vie à une telle amitié. J’ai cherché autour de moi cet interlocuteur de choix susceptible d’entendre mes raisons et de me donner les siennes sur cette longue querelle de frontières. Je n’ai trouvé personne à qui écrire ces mots simples, presque banals : dear friend, ce qui [XXV] ne peut manquer de vous paraître douloureux. Vos prétentions de m’obliger à partager avec vous une citoyenneté britannique et une reine étrangère résistent-elles à pareille épreuve ? Mais vous savez vous accommoder de telles contradictions quand elles n’écorchent que les autres et pourvu qu’elles soient rentables comme le fédéralisme. Camus avait un ami allemand et leur querelle était possible. Mais on n’a pas d’amis parmi ses valets. Et je suis votre serviteur. Je reconnais que vous n’aimez pas la servilité des serviteurs mais vous n’avez pas su vous en passer pour accomplir vos conquêtes. Je suis donc votre serviteur pour avoir abandonné toute résistance. C’est déjà tout de même quelque chose qui m’attache à vous. Je connais mon mal : il se nomme la servitude. Et depuis que je m’en suis avisé je cherche une délivrance. Nos rap-ports, vous le regrettez, se sont gâtés depuis que j’ai perdu l’usage de la servilité, depuis que je n’accepte plus la servitude, parce que je me suis rendu compte grâce à Trudeau, grâce au maire Jones et grâce au courage que vous n’aurez pas de faire taire les chiens méchants et de prendre fait et cause pour mon courage, que vous voulez ma peau. Et je me sens, malgré toutes les bassesses de mon discours patriotique, irréfutable d’avoir été si longtemps irréductible.

Je ne veux plus être votre serviteur. Je cherche un nouveau prétexte à nos dis-tances respectueuses. Et si je ne suis pas votre ami que me reste-t-il qui restaure mon orgueil ? C’est pourquoi cette préface je la destine et la dédie à celui que je nomme enfin mon ennemi pour l’avoir reconnu à ses fruits. Je n’ai à vous proposer pour faire comprendre mon incompatibilité que cette image du petit train de Town of Mount-Royal qui amène chaque matin à leur bureau du centre-ville ces mes-sieurs très dignes qui tiennent toutes les ficelles de nos destins et dont vous êtes un peu complice, innocemment barricadés derrière les colonnes, insensibles à l’humiliation des autres, du Financiel Post… et je vous avouerai que je ne prends plus jamais le petit train pour ne pas abuser de la colère. Un jour je vous parlerai de la colère
PIERRE PERRAULT.

INTRODUCTION

suite…

L-Acadie-du-discours

Dr. Daniele Ganser : « Tant Trump que Clinton sont un danger pour la paix mondiale »


Dr. Daniele Ganser : « Tant Trump que Clinton sont un danger pour la paix mondiale »

Algérie Résistance

daniel-ganser-6

Dr. Daniele Ganser. DR.

English version here:https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2016/09/21/dr-daniele-ganser-both-trump-and-clinton-are-a-danger-for-world-peace/

Por traducir, haga clic derecho sobre el texto

Per tradurre, cliccate a destra sul testo

Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text

Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести

Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο

Mohsen Abdelmoumen : Vos travaux portent essentiellement sur la stratégie de la guerre masquée. Pouvez-vous nous expliquer ce concept ?

Dr. Daniele Ganser : Une guerre secrète, une guerre masquée, est une guerre où l’attaquant ne reconnaît pas qu’il attaque le pays cible. En 1961, par exemple, la CIA a fait une invasion de Cuba et a tenté de renverser le gouvernement de Fidel Castro. C‘était une opération secrète, et ensuite à l’Organisation des Nations Unies, l’ambassadeur américain a menti en disant: Nous n’avons rien à voir avec cela.

View original post 1 837 mots de plus

Chevaliers et chevalerie au Moyen Age


 
Auteur : Flori Jean
Ouvrage : Chevaliers et chevalerie au Moyen Age
Année : 1998

 

 

Avant-propos
Evoquer les chevaliers e t l a chevalerie a u Moyen Age, c’est
faire revivre des images qui semblent universelles et sans
équivoque : celles de nobles héros aux armures étincelantes,
surgissant de châteaux forts en brandissant des bannières aux
couleurs chatoyantes pour se jeter, la lance au poing ou
l’épée à la main, au secours de l’ affligé, de la veuve et de
l’orphelin. Ces images, pourtant, sont multiformes. La réalité
l’était probablement davantage encore avant que ne
s’impose dans les esprits le stéréotype dlu chevalier dont
Cervantès a brossé à tout jamais la cruelle et touchante caricature.
Le mot chevalier lui-même est ambigu. Dès l’origine, il
désigne à l’évidence un guerrier à cheval, mais la chevalerie
n’est pas seulement la cavalerie. Il s’applique assez tôt à un
personnage d’un rang social honorable, mais ne devient que
très tardivement un titre de noblesse. La chevalerie, en effet, a
partie liée avec la noblesse, mais ne peut lui être assimilée. Le
chevalier, enfin, est doté d’une éthique dont les divers aspects
varient en intensité selon les époques : devoirs de service militaire,
vassalique ou féodal, dévouement envers l’Eglise ou
envers le roi, le patron, le seigneur ou la dame, grandeur
d’âme et sens de l’honneur, humilité mêlée d’orgueil. Tous
ces éléments font, à titres divers, partie de l’idéal chevaleresque
proposé au chevalier par les acteurs de la vie sociale au
Moyen Age : l’Eglise d’abord, qui possède le quasi-monopole
de la culture et qui diffuse, par les multiples moyens « médiatiques
» de l’époque, sa propre idéologie ; l’aristocratie laïque,
très liée à la chevalerie, qui prend peu à peu conscience d’elle-même
et de ses valeurs, et qui résiste à l’influence ecclésiastique, imposant à son tour, de l’intérieur, ses propres
manières de sentir, d’agir et de penser.
C’est l’interaction de ces deux pôles, ecclésiastique et aristocratique,
qui a donné au soldat qu’est d’abord le chevalier
une déontologie professionnelle, une dignité sociale et un
idéal aux multiples facettes. C’est elle qui a fait naître la chevalerie,
la retouchant peu à peu, au fil des siècles, jusqu’à
l’image achevée qu’en donne Bayard, le chevalier sans peur et
sans reproche des anciens livres d’histoire. Une image d’Epinal
qui nous enchante, mais qui masque la réalité mouvante
dont ce livre cherche à retracer l’histoire.
La chevalerie, c’est d’abord un métier, celui qu’exercent,
au service de leurs maîtres, leur seigneur ou leur roi, des guerriers
d’élite combattant à cheval. Les méthodes de combat
spécifiques de cette cavalerie lourde la transforment bientôt,
par le coût des armements et l’entraînement qu’elles nécessitent,
en élite aristocratique. La fonction guerrière se
concentre sur une classe sociale qui la considère comme son
privilège exclusif.
Cette fonction a une éthique. A l’ancien code déontologique
de la chevalerie guerrière des premiers temps, fondé sur
le devoir d’obéissance au seigneur, de courage et d’efficacité
au combat se sont mêlés, issus de l’ancienne idéologie royale,
les devoirs de défense du pays et de ses habitants, de protection
des faibles, veuves et orphelins, que l’Eglise a fait glisser
des rois aux chevaliers lorsque, à l’époque féodale, le déclin
du pouvoir central a révélé la puissance effective des châtelains
et de leurs chevaliers.
Cet idéal inspiré par l’Eglise n’a pas seul influencé la mentalité
chevaleresque. La littérature, exprimant les aspirations
plus laïques des chevaliers eux-mêmes, leur a fourni, en la
personne de ses héros, des modèles de comportement qui,
plus que d’autres peut-être, ont contribué à former l’idéologie
chevaleresque, fondée sur des valeurs qui lui sont propres et
que la chevalerie vénère et perpétue. Cette idéologie a ses
grandeurs. Elle a aussi ses tares. Les reconnaître n’est pas
dénigrer un idéal qui, bien que lointain, perdure encore peut-être
au fond de nous-mêmes.

LA POLITIQUE

Terreau romain
. et semences germaniques
III-VIe siècle

La chevalerie, telle que nous l’avons sommairement définie,
ne se rencontre guère en Occident qu’à partir du XIe ou
du XIIe siècle. On ne saurait cependant faire l’économie d’une
rapide esquisse des profondes mutations politique, sociale et
religieuse qui en ont permis l’émergence.
Quelles sont-elles, et quels en sont les facteurs ? Pendant la
période considérée dans ce chapitre (IIIe-VIe siècle) , trois
acteurs principaux ont occupé le devant de la scène. L’Empire
romain forme le substrat culturel et fournit la base démographique
de l’Europe occidentale ; les peuples barbares,
principalement germaniques, s’y sont introduits plus ou
moins pacifiquement avant de prendre le contrôle politique
de ses dépouilles ; le christianisme, sous des formes diverses, a
fini par pénétrer les deux entités romaine et germanique pour
conférer à la nouvelle société issue de leur fusion sa seule
unité réelle, rassemblant ses éléments divers pour former, à la
fin de notre période, une « chrétienté occidentale ».
Chacun de ces trois acteurs a contribué à façonner l’entité
nouvelle. Nous nous contenterons de signaler les traits qui
jouèrent un rôle important dans l’élaboration lente d’une
société et d’une mentalité conduisant à l’apparition de la chevalerie,
explorant ici sa préhistoire 1•

L ‘héritage de Rome
Petite cité du Latium devenue en quelques siècles maîtresse
du monde méditerranéen, Rome la guerrière a marqué
profondément de son empreinte l’aire géographique qui

deviendra l’Occident médiéval. Par sa langue, ses institutions,
son droit, sa culture, la civilisation romaine constitue
le fonds commun dans lequel sont venus se mêler les deux
autres apports, germanique et chrétien, dont nous avons
parlé plus haut.
Peut-on pour autant retrouver, dans le terreau romain, les
plus profondes racines de la chevalerie ? On pourrait le
croire en lisant les auteurs ecclésiastiques. Imprégnés de
culture latine, ils n’ont cessé, tout au long du Moyen Age,
de situer dans !’Antiquité romaine l’origine de toute chose.
Aussi n’est-il pas surprenant de trouver, sous la plume de
Ri cher de Reims, à l’extrême fin du Xe siècle, une référence à
l’ordre équestre (ordo equestris), classe aristocratique de création
impériale romaine, pour désigner le caractère illustre de
la famille d’Eudes de France 2• Il nous faut pourtant renoncer
à cette piste : Richer, par cette expression, ne désigne
aucunement la chevalerie, mais bien plutôt la noblesse, qu’il
oppose même à la classe, à ses yeux bien inférieure, des guerriers,
fussent-ils à cheval (milites, ordo militaris 3 ). Selon lui,
la classe équestre romaine correspond bien à la noblesse
franque qu’elle a peut-être engendrée, mais la future « chevalerie»
n’en dérive aucunement.
L’ordre équestre, fondé par Auguste pour lutter contre la
trop grande puissance des familles sénatoriales qui lui étaient
hostiles, a bien un temps occupé la majeure partie des postes
importants de l’administration civile et plus encore militaire.
C’est le cas particulièrement sous Gallien qui, en 260, interdit
l’accès des sénateurs aux commandements militaires.
C’est l’époque où l’administration tout entière se militarise,
et où les fonctions publiques, mêmes civiles, sont organisées
sur le modèle de l’armée et portent le nom de militia, les
fonctionnaires sont ceints d’un cingulum, plus ou moins
précieux selon leur rang, marque de leur dignité et de leur
autorité. Mais les membres de l’ordre équestre se sont depuis
fondus dans cette aristocratie sénatoriale pour former une
sorte de noblesse héréditaire. S’il est bien vrai que l’ordre
équestre, en plein essor au me siècle, se composait à la fois de
bureaucrates civils de formation juridique et de chefs

militaires, préfets chevaliers commandant les légions, la réaction
politique, sous Constantin, fit pratiquement disparaître
cette classe, absorbée par l’ordre sénatorial. L’aristocratie se
retire sur ses terres, où elle concentre richesse et pouvoir
local. L’armée de l’Etat ne l’intéresse plus guère. Elle-même
dispose d’ailleurs, pour protéger ses immenses palais ruraux,
de véritables armées privées. Cette puissante aristocratie provinciale
se révèle comme la seule force pouvant s’opposer
aux chefs militaires de l’armée impériale.
A partir de Constantin, en effet, la séparation des pouvoirs
civils et militaires des époques précédentes est remise
en càuse, et les généraux (magistri militum) en viennent à
dominer l’administration civile. Ils deviennent les seuls
interlocuteurs. L’armée est partout présente, à l’intérieur
même de l’empire, et c’est une armée de plus en plus barbarisée.
Tels sont les deux traits majeurs, consécutifs aux
réformes de Constantin, qui vont durablement orienter
l’évolution future.
Devenus financiers, administrateurs et surtout gros propriétaires
terriens, les membres de l’aristocratie romaine ont
longtemps profité de la paix intérieure garantie par des
légions établies sur les frontières (limes). Mais les premières
incursions barbares ont démontré l’incapacité de ces grosses
unités de 6 000 soldats à verrouiller efficacement les frontières.
On s’oriente désormais vers un double système de
protection. D’une part, aux frontières, on accroît le nombre
des légions ramenées à des effectifs plus modestes, d’autre
part, on crée, à l’intérieur de l’empire, une armée de troupes
d’élites cantonnées dans les villes, prêtes à se porter au-devant
des envahisseurs.
Or, ces deux armées se sont, dans le même temps, fortement
germanisées, favorisant une interpénétration « pacifique
» des deux populations avant même ce que l’on
nommait traditionnellement « les invasions barbares ».
L’armée des frontières demeure composée pour une part
de soldats romains mais aussi, toujours plus nombreux, de
guerriers germaniques, mercenaires individuels, ou de lètes
établis avec leur famille, à titre héréditaire, sur des lopins de

terre qu’ils cultivent, à charge pour eux de prêter le service
militaire pour assurer leur défense. Ces armées de frontières
sont flanquées d’unités auxiliaires de cavalerie recrutées
majoritairement parmi les Barbares. Il faut maintenant y
ajouter à l’arrière, à l’intérieur du monde romain, une armée
spéciale qui s’organise en recours stratégique et forme une
sorte de garde impériale, réserve de cavalerie et de fantassins,
commandée par les magistri militiae déja nommés. Dès
Constantin, ces troupes sont formées principalement de soldats
germains et d’officiers domestiques. Ces caractères
s’amplifient sous Théodose. Dans les cités qu’elles sont censées
défendre, l’implantation de ces troupes d’élite fortement
germanisées, parfois accompagnées de leurs familles, introduit
dans l’empire même de fortes minorités de populations
germaniques que certains historiens ont comparées à une
véritable « colonisation 4 ». Plus encore dans le domaine des
mentalités, des relations sociales et des méthodes militaires
et de gouvernement, se fait sentir l’influence germanique
dans l’empire. Réciproquement, une réelle « romanisation »
gagne les tribus barbares fournissant à l’empire des soldats.
Cette lente osmose entre les deux mondes, révélée par de
nombreux témoignages écrits et surtout archéologiques,
contredit la thèse selon laquelle le monde romain « civilisé »
aurait été brutalement « assassiné » par un déferlement massif
de sauvages Barbares. Certes, il ne faut pas pour autant
nier la violence de certaines de ces invasions. Mais les
influences les plus profondes et les plus durables des Barbares
sur le substrat romain viennent surtout des Germains
romanisés, défenseurs sincères d’une civilisation qu’ils admiraient
et dans laquelle ils avaient réussi à s’intégrer, non sans
la modifier de manière appréciable.
La barbarisation des armées s’amplifie en effet, pour deux
raisons simples : d’une part, les Romains rejettent le service
militaire comme une charge insupportable. D’autre part, les
Germains, qui excellent à la guerre et aspirent à entrer dans
l’empire, recherchent au contraire ces emplois pour lesquels
ils sont entraînés dès leur enfance. Dans l’empire, le recrutement
théoriquement étendu jadis à tous les citoyens libres,

repose désormais sur les propriétaires d’exploitations qui
doivent fournir des soldats proportionnellement aux unités
d’imposition fondées sur leur richesse foncière. En fait, ils
envoient un seul d’entre eux qui partira pour les autres, et
contribuent à son financement ; bien entendu, ils désignent
le moins utile de leurs gens (ce qui n’accroît pas la qualité
du recrutement romain !) ; ou bien ils paient un remplaçant,
souvent un Germain. Comme tous les autres états ou
métiers, le service militaire, dans le contexte général
d’immobilisme social qui caractérise la fin de 1′ empire, est
ainsi devenu pratiquement héréditaire, et les élites romaines
s’en détournent.
Il n’y a donc pas de continuité ni de filiation entre les
« chevaliers » romains, membres d’un ordre équestre désormais
fondu dans l’aristocratie sénatoriale, et la chevalerie
médiévale, dont le caractère militaire est primordial. Il est
possible, en revanche, de voir dans cette aristocratie romaine
1′ origine d’une partie au moins de 1′ aristocratie médiévale, la
future noblesse.
Peut-on du moins chercher dans l’armée romaine, en particulier
dans sa cavalerie, une lointaine ancêtre de la chevalerie
? Pas davantage ! La cavalerie n’a pas, à Rome, de
caractère traditionnel et moins encore honorifique. S’il y eut
quelques progrès en ce domaine, ils sont dus à des emprunts
au monde barbare. Au v » siècle, au moment où 1′ empire va
se dissoudre, les armées romaines se composent depuis longtemps
de soldats issus des provinces reculées, maintenus
héréditairement sous les aigles, et plus encore de Barbares,
recrutés individuellement comme mercenaires, de lètes ou de
tribus « alliées », fédérées, installées dans l’empire par
contrat. Les généraux eux-mêmes sont de plus en plus
souvent des Barbares romanisés.
C’est particulièrement le cas de la cavalerie, jadis bien
négligée dans les légions républicaines et impériales et qui
jouait un simple rôle d’auxiliaire. A la fin de l’empire, la
cavalerie prend toutefois une nouvelle importance et l’on
voit apparaître deux titres désignant des chefs d’unités, le
maître des cavaliers (magister equitum) et le maître des

fantassins (magister peditum). Cet intérêt pour la cavalerie
l’évolution de l’armement et des méthodes de combat traduisent
également l’influence du « monde extérieur » sur
l’armée romaine.
La confrontation des armées romaines et barbares avait en
effet révélé une certaine inefficacité de l’appareil militaire
romain traditionnel, fondé sur l’infanterie, face aux cavaliers
des steppes et à leurs archers. Il en résulta une profonde
modification de l’armement et de la tactique militaire des
troupes romaines, à l’imitation des Barbares : ces troupes
délaissent l’épée courte romaine (gladius) et la courte lance
(pilum) et utilisent de préférence leur longue épée à deux
tranchants (spatha) ainsi que la lance-javelot (lancea) ; sous
Gallien, on forme des bataillons d’archers à cheval,
jusqu’alors inconnus à Rome. Sous Aurélien, le recrutement
barbare s’amplifie à un tel point qu’au IVe siècle, miles et barbarus
sont des termes pratiquement équivalents. Sous Théodose,
plus encore qu’auparavant, on confie ouvertement, par
contrat, la défense des frontières à des tribus barbares installées
sur le territoire romain avec leurs propres rois : Ostrogoths
en Pannonie, Wisigoths sur le Danube ; les Francs,
déjà installés sur le Rhin par un traité (foedus) dès la fin du
m• siècle, sont confirmés dans leur rôle de défense de
l’empire ; en 3 9 5 , à la mort de Théodose, c’est un Vandale,
Stilichon, qui régit l’empire, ou ce qu’il en reste ; en 418, les
Wisigoths obtiennent par traité de fonder un royaume en
Aquitaine tandis qu’en Gaule, le défenseur principal de
l’Etat romain qu’on nommera Neustrie, Aetius, est le fils
d’un général romain d’origine scythe.
Au moment où s’effondre l’empire, l’apport de la civilisation
romaine ressortit donc aux domaines du droit, de
l’administration, des impôts, de la culture, et non pas au
domaine militaire dont elle s’est déchargée, à grands frais,
sur des Barbares stipendiés. Par ailleurs, la guerre n’est pas
(ou du moins n’est plus) une valeur essentielle dans une
romanité déjà assez profondément christianisée qui célèbre
avec nostalgie les vertus de la paix, moralement préférable et
économiquement plus profitable. Elle n’est certes pas rejetée

en cette époque troublée, mais ne paraît acceptable aux élites
culturelles et religieuses que comme ultime moyen de rétablir
la paix 5•
Aussi n’est-ce pas vers Rome qu’il nous faut chercher les
racines profondes de la chevalerie, mais bien dans le monde
barbare, en particulier germanique qui peu à peu s’y infiltre
avant de s’en rendre maître. Les références tardives à Rome
et à « l’ordre des chevaliers » que font, à l’époque de l’essor
de la chevalerie (XIe et XIIe siècles) , les écrivains ecclésiastiques,
sont à mettre au compte d’une pure et simple assimilation
verbale, à leur fascination pour la civilisation romaine
« classique » .
Est-ce à dire pour autant que la civilisation romaine
n’annonce en rien la future « société chevaleresque » ? Ce
serait excessif. Quelques traits dénotent en effet une altération
de la conception de l’Etat romain à la fin de son existence.
Ils traduisent l’omniprésence quasi obsessionnelle des
problèmes militaires et préfigurent déjà, avant même sa disparition
politique, la formation d’une société nouvelle.
Le premier de ces traits est, nous l’avons abondamment
souligné, la barbarisation croissante de l’armée. Mais ce phénomène
se manifeste également dans la conception même
de l’Etat. Les empereurs, tous des militaires, s’entourent de
fonctionnaires également militaires. On assiste donc à une
certaine militarisation de l’administration civile qui se traduit
d’ailleurs dans le vocabulaire. Ce point n’est pas sans
importance pour notre sujet puisque, dès cette époque, le
terme militia – par lequel, beaucoup plus tard, on désignera
la chevalerie – en vient à désigner non seulement, comme
jadis, l’armée ou le service militaire, mais « toute fonction
publique au service de l’Etat 6 ». Il y a là une source d’ambiguïté
quant à la signification ultérieure de ce mot dans les
textes médiévaux. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
D’autres traits annoncent aussi la société future. Il s’agit
par exemple du désintérêt croissant des grandes familles
pour le service de l’Etat d’une part, de leur progressive ruralisation
d’autre part. D’une manière générale, on peut dire
que la société fuit l’Etat qui l’accable d’impôts et de charges.

Pour y échapper, de nombreux petits propriétaires paysans
libres, ruinés ou pressurés, vendent leurs terres à des puissants
ou les reprennent d’eux en tenure, entrant ainsi dans
leur dépendance comme colons, dans une condition proche
de l’esclavage. Le colonat, qui s’amplifie, atténue ainsi la distinction
jadis bien nette entre l’esclave et l’homme libre.
D’autres hommes libres, paysans ou artisans, pour fuir la
conscription où l’impôt qui les ruine, voire l’insécurité que
fait régner le brigandage, se réfugient dans la villa (palais
rural au centre d’un grand domaine) d’un « Grand », riche
propriétaire foncier de famille sénatoriale par exemple, ou se
mettent sous la protection des chefs militaires locaux 7• Ces
paysans libres, ou ces déserteurs et fugitifs de toute sorte,
entrent ainsi dans leur fidélité moyennant prestation de services.
C’est le patronat, dont le moine Salvien dénonce, vers
440, les effets pervers, car sous couvert de protection et de
sécurité, les Grands « achètent » ainsi le service des
« pauvres » (c’est-à-dire des faibles, libres sans pouvoir ni
influence 8) . Ces libres dépendants, que l’on nomme clientes,
satellites, n’ont désormais plus de contact direct avec l’Etat.
Leur maître fait en quelque sorte écran entre eux et le pouvoir
politique dont il joue le rôle. Ces puissants constituent
d’une certaine manière des Etats dans l’Etat et annoncent le
mouvement de privatisation des fonctions publiques qui
caractérise la période médiévale. Les grands, riches propriétaires
terriens ou généraux se constituent ainsi, grâce à une
partie de leurs « protégés », de véritables clientèles armées,
des gardes privés qui obéissent à celui qui les nourrit (le mot
qui les désigne, bucellarii, vient de biscuit) . Il y a là, dans
l’empire romain même, l’amorce de liens de dépendance et
de privatisation du service militaire que nous retrouverons
dans la société médiévale et qui ont conduit à la formation
de la chevalerie.
Notons cependant qu’ils ne sont pas spécifiquement
romains et apparaissent précisément au moment où « Rome
n’est plus dans Rome ». La barbarisation de l’empire suscitait
d’ailleurs, dans les populations d’origine romaine, un
anti-germanisme virulent que nous qualifierions aujourd’hui

de « racisme », d’autant plus mal venu que ces populations
s’en remettaient à des Germains romanisés (et finalement
plus « patriotiques » qu’eux-mêmes) pour les protéger de la
poussée massive des peuples étrangers qui finirent par s’en
rendre maîtres.

Les « valeurs » germaniques

suite…

Chevaliers-et-chevalerie-au-Moyen-Age

La Mecque aujourd’hui, à part la Kaâba, est une copie de Houston


lelibrepenseur.org

Pour l’islamologue Ziauddin Sardar, la maladie de l’islam a un nom : Arabie Saoudite. Dans un éblouissant ouvrage sur La Mecque, il raconte comment les Saoudiens ont détruit la ville sainte pour la transformer en un temple de la consommation pour une clientèle riche jusqu’à l’obscénité.

– Ecrire sur La Mecque, c’est facile ?

Non ! C’était un processus très complexe. Il me fallait fournir un récit juste, distancié et le plus objectif possible, d’autant plus parce que je suis musulman. Il fallait être aussi sceptique, critique. Il me fallait surtout dissocier l’image de La Mecque, cité des hommes, ville banale, et celle de La Mecque du hadj, le pèlerinage, l’un des rituels les plus sacrés de l’islam. Résultat : j’ai passé des années sur ce livre. C’est l’œuvre d’une vie.
– Sur quelles sources vous êtes-vous appuyé ?
Elles ont constitué mon plus gros problème, car il n’existe quasiment pas d’archives, très peu de documents. La seule littérature se concentre en quelques livres sur le rituel du hadj, des récits poétiques et des bouquins sur la nature environnante. Les ouvrages sur son histoire et son développement sont extrêmement rares.
– Comment avez-vous fait ?
J’ai fait une enquête de terrain, mené des recherches pendant plusieurs années. J’ai récolté des données, tenu un carnet de notes lors de mes voyages. J’ai été à la fois observateur et participant.
– Vous rappelez que La Mecque n’a pas toujours été cette ville si importante pour les musulmans…
La plupart des musulmans croient qu’elle a été depuis toujours un lieu déterminant dans l’histoire de l’islam. En fait, elle n’a jamais été un élément central de l’histoire de la civilisation musulmane ni le centre du pouvoir d’aucune société musulmane, pas même celui du Prophète Mohamed. Le Califat omeyyade (661-750) a établi sa capitale à Damas, le Califat abbasside (749-1258), lui, a choisi Baghdad, avant que le centre de gravité ne se déplace vers Istanbul à l’ère de l’Empire ottoman (1299-1922). D’autres villes majeures de la civilisation musulmane comme Samarcande, Le Caire, Fès, Cordoue ou Tombouctou ont, elles, connu grandeur et décadence.
– Comment La Mecque a-t-elle pris cette place à part ?
Elle est idéalisée, presque idolâtrée en raison de la présence de la Kaâba, cette construction cubique que les musulmans considèrent littéralement comme la maison de Dieu. Sa force est symbolique. En plus, les musulmans romancent son histoire.
– Dans quel sens ?
La Mecque est une ville où le rituel est roi, mais où l’éthique est absente. Rien n’y est plus commun que le racisme, la bigoterie et la maltraitance. J’ai pu constater à maintes reprises que les services de renseignement et la Garde saoudienne se montraient volontiers agressifs et hostiles envers les musulmans. Si un visiteur ou un travailleur étranger est arrêté pour une raison ou une autre, il sera torturé, et ce, qu’il soit coupable ou innocent. L’un des spectacles les plus prisés de la ville ce sont les exécutions du vendredi, (au moins 153 en 2015, selon Amnesty International, ndlr) encore entourées d’un voile de mystère, où sont majoritairement décapités des travailleurs pauvres et marginalisés d’Asie ou d’Afrique
– Vous rappelez que beaucoup de sang a coulé dans ces lieux…
Son histoire est marquée par la violence et l’injustice, par les guerres des tribus et des clans. Plus la ville spirituelle s’est hissée au-dessus des contingences terrestres, plus elle s’est retrouvée déconnectée des difficultés et des réalités de l’existence humaine. Il y a autant de voleurs, de menteurs et d’escrocs à La Mecque qu’ailleurs dans le monde.
– Les Saoudiens, écrivez-vous, ont effacé l’histoire de La Mecque, rasé la cité…
Imaginez que le pape remplace la fresque de la chapelle Sixtine par une pub géante Gucci. Eh bien, si vous allez à La Mecque aujourd’hui, à part la Kaâba, vous verrez une copie de la ville américaine de Houston. D’ailleurs, les habitants appellent leur ville « Saoudi-Las Vegas ». N’y cherchez pas les traces de la naissance de l’islam, de son développement, les plus anciennes mosquées, les vieilles habitations… Elles n’existent tout simplement plus. Tout a été offert aux bulldozers, tout a été détruit. Même le Haram, la mosquée sacrée, a été défigurée par des travaux d’élargissement qui ont englouti l’histoire. Le passé des Omeyyades, des Abbassides, des Ottomans a été rasé pour laisser la place à des tonnes de béton armé.
– Rien n’a été déplacé pour être préservé ?
Non. Absolument rien. La maison de Khadidja, la femme du Prophète, a été rasée. Les demeures de la famille du Prophète et de ses premiers fidèles ont également été rasées. Même les collines ont été creusées pour ériger des tours en béton. Le plus fou, c’est que le Coran décrit la ville de La Mecque comme la cité des vallons. Mais aujourd’hui, cette description ne correspond pas à la réalité. Il n’y a plus aucune colline, les bulldozers ont tout aplati.
– Selon les Saoudiens, c’est pour éviter de tomber dans l’adoration du Prophète et de ses proches qu’ils interdisent toute image ou objet du passé…
C’est un argument stupide. Les musulmans savent très bien faire la différence entre le respect du patrimoine et de la culture, d’une part, et l’adoration de Dieu de l’autre. Ils prient pour leur dieu, pas pour autre chose. Les Saoudiens se moquent des musulmans. Pourquoi effacer les traces du Prophète alors que les portraits à l’effigie du roi et des princes sont partout ? Ça, c’est un culte de la personnalité digne d’inquiétude. Les princes construisent des palaces extravagants, d’un kitsch ahurissant, alors que la maison d’Aïcha, l’épouse favorite de Mohamed, a longtemps servi de toilettes publiques !
– Vous décrivez La Mecque comme un supermarché géant. Est-ce que vous n’exagérez pas ?
Pas du tout ! La nouvelle religion des Saoudiens, c’est le shopping, et leurs nouvelles idoles, les marques de luxe. De Louis Vuitton à Rolex, tout est à vendre et à n’importe quelle heure. La ville s’est embourgeoisée, c’est une ville de riches, parfois plus chère que Londres ou New York. Le pèlerinage est une poule aux œufs d’or. Savez-vous qu’il coûte entre 5500 et 9000 euros par personne ? Avec la chute des prix du pétrole, les autorités comptent beaucoup sur son développement, comme une machine à fric qui pourra sauver le royaume de la banqueroute.
– Il y a aussi cette impresionnante tour, la Makkah Clock Royal Tower…
Une horreur ! Cette tour (de 601 mètres de haut, elle est la quatrième plus haute au monde. Elle fait partie d’un titanesque projet de construction de gratte-ciel incluant des centres commerciaux de luxe et des palaces, ndlr) fait paraître la Kaâba minuscule à ses côtés et se dresse bien au-dessus de la Mosquée sacrée. Mais il y a aussi le Raffles Makkah Palace ou encore le Makkah Hilton, érigé à l’endroit où se tenait la maison d’Abu Bakr, premier calife et plus proche compagnon du Prophète. D’ici dix ans, une muraille de 130 gratte-ciel viendra toiser la Mosquée sacrée. En Arabie Saoudite, le dieu c’est le béton. Une chose me trouble tout particulièrement : que si peu de musulmans semblent disposés à s’insurger envers cette politique du bulldozer. Ils ne devraient pas s’en prendre à ceux qui dessinent Mohamed et en font des caricatures, mais plutôt à ceux qui ont détruit et effacé la mémoire de leur religion.
– Comment ont-ils réagi à votre livre ?
Le royaume saoudien, très mal. Il a d’ailleurs tenté de stopper sa diffusion en Occident. Pour ma part, je suis interdit de séjour en Arabie Saoudite et je ne pourrai jamais remettre les pieds à La Mecque, moi qui y ai travaillé pendant cinq ans. Les autres pays du Golfe ont également banni le livre. Quant aux autres musulmans, ils préfèrent l’ignorer.
– Pourquoi ?
La crise que traverse actuellement le monde musulman, Daech, Al Qaîda, la guerre fratricide entre sunnites et chiites, les révoltes, le salafisme (courant sunnite revendiquant un retour à l’islam des origines, ndlr), le djihad… Beaucoup de ces crises sont dues à l’influence des Saoudiens et à leur lecture intégriste, littéraliste de l’islam, par le biais du wahhabisme qui rejette toute divergence ou esprit critique. Ils ont réussi à en faire la vision dominante. Cette doctrine rigoriste, financée à coups de pétrodollars, estime qu’elle est la gardienne de la vérité, du vrai islam. Les Saoudiens sont persuadés que les autres musulmans sont perdus et les Occidentaux des mécréants. C’est, je le répète, une vision radicale, sectaire et violente, qui est celle de l’organisation de l’Etat islamique (EI).
– Vous comparez l’Arabie saoudite à l’Etat islamique ?
Les monstres de Daech ont été biberonnés aux idées wahhabites et salafistes saoudiennes. Ils partagent la même conception de l’histoire et de l’islam contemporain. Les Arabes nés dans la Péninsule arabique sont des « purs », les autres sont des soumis, à l’image des travailleurs immigrés, les Noirs des « esclaves », les Asiatiques des « serviteurs », et les Occidentaux de « méchants mécréants ». Voilà un discours aussi dangereux que le djihad déclaré de l’Etat islamique. L’EI est une version plus extrême du régime saoudien. Ce sont les deux faces d’une même pièce de monnaie, sauf que l’EI n’est pas reconnu par la communauté internationale.
– Quelle est la solution à ce malaise ?
Le remède est d’ouvrir les esprits, de remonter l’histoire de cette religion et surtout de se mettre à lire le Coran avec la raison et non pas avec la passion. Nous devons nous permettre d’être critiques. Nous interroger sur l’identité musulmane en refusant de réduire cette religion à un ensemble de rituels sacrés et d’interdits.

VACCINS, MENSONGES ET PROPAGANDE – Des Informations Indépendantes et claires


 Afficher l'image d'origine
Auteur : Simon Sylvie
Ouvrag : Les contradictions des autorités de santée : Vaccins, mensonges et propagande Les vrais risques des vaccins  Les grands secrets de l’industrie pharmaceutique
Année : 2009

 

 

 En deux siècles d’histoire, la vaccination a connu succès et scandales. Aujourd’hui il est bien difficile de savoir si les données scientifiques sont suffisantes pour créer sans cesse et sans risque de nouveaux vaccins. Contrairement aux médicaments, les vaccins sont destinés aux bien-portants pour prévenir une hypothétique maladie. Il semble donc important que chacun connaisse les risques de ces maladies ainsi que ceux induits par les vaccins. Saviez-vous que la population vaccinée contre la grippe est passée aux États-Unis de 15 % en 1980 à 65 % aujourd’hui, sans qu’aucune diminution des décès liés à cette maladie n’ait été observée ? Pourquoi les autorités de santé taisent-elles le fait que le nombre de décès par rougeole n’a pas diminué depuis 1988 en dépit d’une couverture vaccinale beaucoup plus étendue ? Peut-être parce que les vaccins, loin d’être les parents pauvres des médicaments, sont à l’origine de plus de 20 % du chiffre d’affaires de certains laboratoires pharmaceutiques… Écrit par une spécialiste de la désinformation en matière de santé, ce livre contient les données les plus parlantes sur les vaccins des informations dont bon nombre de médecins n’ont même pas connaissance. Par recoupements de chiffres, de dates, Sylvie Simon démontre magistralement comment l’industrie pharmaceutique, les médias et les gouvernements nous manipulent dès lors qu’il est question de vaccin. Pour qu’on ne puisse plus dire « si j’avais su… ». Sylvie Simon est journaliste et écrivain. Elle a déjà publié plusieurs essais sur différents scandales sanitaires (sang contaminé, vaches folles, amiante, hormones de croissance, vaccins, etc.)

« Vous le savez mieux que moi, toute la médecine officielle, depuis la
variole, la tuberculose, jusqu’à la plus vulgaire entérite, est la proie
de systèmes préconçus qui, pour se soutenir, cherchent des faits et au
besoin, en inventent, ou en imaginent. Vous avez beau faire, contre le
bon sens, on vaccinera, on injectera, { … } pour tuer le microbe et la foule
inconsciente approuvera gouvernementalement. On a beau écrire pour
prouver qu’on se trompe et que l’on trompe, rien n’y fait : pauvre esprit
humain! »
Pr Antoine Béchamp
(à son confrère le Dr Vindevogel)

« Il existe toujours une solution simple pour chaque
problème humain – nette, plausible, et fausse. »
SOMERSET MAUGHAM

AVANT-PROPOS

LORSQUE LES ÉDITIONS THIERRY SOUCCAR M’ONT CONTACTÉE
pour écrire un ouvrage sur les vaccins, ma première réaction
fut de refuser, car je pensais avoir déjà diffusé toutes
mes connaissances sur cette question. Mais à bien y réfléchir, ce sujet
est sans cesse alimenté par de nouvelles déclarations des « autorités »
vaccinales, la sortie de nouveaux vaccins, et la multiplication exponentielle
des accidents, ce qui concourt à réactualiser sans cesse la
matière.
Étant donné mon entêtement à récidiver sur ce thème, certains
pourraient croire que je suis une victime qui veut se venger de ses
prédateurs, ce qui n’est absolument pas le cas. Je tiens à signaler
que je ne suis pas vaccinée, ayant eu la chance d’avoir une mère très
informée sur la santé et un médecin de famille comme il n’en existe
presque plus, qui nous ordonnait des infusions ou des bouillons de
légumes et jamais de médicaments, puisque, à l’époque, on ne donnait
des médicaments qu’aux gens malades. Or, personne n’a jamais
été malade dans ma famille qui vivait et mangeait sainement.
Je persiste dans ce combat parce que je constate chaque jour
que la plupart des gens – y compris ceux qui vaccinent – sont
totalement désinformés au sujet des vaccinations. Ils croient que
les microbes les guettent sans répit, que des maladies bénignes sont
mortelles, que le vaccin est le seul remède à toutes ces menaces, et
que, de toute façon, s’ ils ne sont pas utiles, ils ne présentent aucun
danger. En outre, au cours des ans et de mes nombreuses conférences,

j’ai rencontré des milliers – j’insiste sur le mot « milliers » alors
qu’on prétend qu’il y en aurait au maximum quelques centaines –
de gens blessés par les vaccins, certains cloués à vie sur des chaises
roulantes, qu’on refuse de reconnaître, et qui n’ont qu’un regret :
« Si j’avais su ! » Aussi, je fais de mon mieux pour que les autres
«sachent».
Pourtant, nombreux sont ceux qui sont avertis que les grands
médias nous mentent et que nos dirigeants nous assènent des « vérités
» qui ne sont en fait que des mensonges, mais peu de journalistes
pratiquent leur métier avec discernement. Ils se contentent
de reprendre – sans les vérifier – les communiqués des agences de
presse ou de répéter ce qu’ont publié leurs confrères. C’est ainsi que
non seulement les mensonges perdurent, mais qu’ils grossissent et
se multiplient au fur et à mesure qu’ils sont repris. Des multitudes
de mensonges répétés à l’envi sont devenus des dogmes qui déclenchent
des crises d’hystérie dès lors qu’on ose les remettre en cause.
Pourtant, ces dogmes ne sont pas des vérités car, comme l’enseignait
Gandhi, « une erreur ne devient pas une vérité quel que soit le
nombre de fois que vous la répétez. La vérité reste la vérité, même si
personne n’en entend jamais parler». En outre, l’information s’est
peu à peu transformée en marchandise dont la valeur varie en fonction
de l’offre et de la demande, pour en arriver au point extrême de
la désinformation actuelle ou, ce qui est sans doute pire, la contre information.
Mais les médias ne sont pas les seuls responsables et ne sont
que les porte-parole d’un ensemble d’institutions qui contrôlent
les opinions et les comportements et maintiennent les gens dans
l’ignorance. Comme l’explique Noam Chomsky, philosophe radical
de réputation internationale et professeur au MIT (Massachussers
Instituee ofTechnology): « Les médias ne représentent qu’une toute petite
partie de la vaste machine de propagande. Il existe un système d’endoctrinement
et de contrôle beaucoup plus vaste, dont les médias ne sont qu’un rouage:

l’école, l’intelligentsia, toute une panoplie d’institutions qui cherchent à
influencer et à contrôler les opinions et les comportements, et dans une large
mesure à maintenir/es gens dans l’ignorance. »
Comme le signalait Rabelais, « l’ignorance est la mère de tous
les maux ». Or celle qui concerne la vaccination est souvent consternante.

« Du fait des vaccinations, les individus sont
devenus de véritables réservoirs à virus et leurs défenses
immunitaires sont tellement amoindries que
de nouvelles affections incurables et gravissimes
apparaissent chaque jour. »
DR LOUIS BON DE BROUWER
Vous ET VOTRE SANTÉ

LA LONGUE HISTOIRE
DE LA VACCINATION

suite…

Vaccins-mensonges-et-propagande

La guerre secrète contre les peuples


  Afficher l'image d'origine
Auteur : Séverac Claire
Ouvrage : La guerre secrète contre les peuples (Ne leur pardonnez pas, ils savent ce qu’ils font)
Année : 2015

 

 

Le monde ne sera sauvé,
S’il peut l’être,
Que par des insoumis
André GIDE

AVANT-PROPOS
Le livre de Claire Séverac, La Guerre Secrète contre
les Peuples, appartient à la catégorie des ouvrages qui
vous marquent. L’auteur présente et explique, à partir de
documents officiels et multiples, qu’une élite financière,
scientifique, industrielle et politique s’est engagée dans une
voie d’optimisation maximale des richesses à leur profit dans
le cadre d’un nouvel ordre mondial en cours d’élaboration.
Manipulations génétiques, épandages (chemtrails), portables,
OGM, armes électromagnétiques, projet HAARP, etc sont
autant d’éléments permettant la soumission, l’abrutissement
mais aussi la destruction de l’humanité à plus ou moins
long terme. Pour les survivants ayant échappé à ce rouleau
compresseur, leur réduction à l’état de serf au profit d’une
oligarchie prédatrice n’est finalement que leur seule ligne
d’horizon. Le lecteur peut être choqué par de tels propos.
Après tout, il n’entend pas un tel discours dans les médias
officiels. Ce lecteur oublie que ces médias sont, eux aussi,

étroitement liés à ces élites politico-financières et qu’ils ne
délivrent comme messages que ceux conformes à la doxa
du système. Ce ne sont sûrement pas eux qui présenteront
les origines profondes de l’étrange et révélateur Georgia
Guidestones. Cet ensemble de blocs granitiques érigé en
1980 aux États-Unis présente dans de nombreuses langues,
mais pas en français, une série de mesures dignes d’un
régime dictatorial (limitation de l’humanité à 500 millions
d’habitants, unification du genre humain, tribunal mondial,
… ). Toutes ces menaces recensées par Claire Séverac ne sont
pas le fruit d’élucubrations. L’intérêt de ce livre est de dresser
une liste très complète des acteurs oeuvrant dans l’élaboration
de techniques de pointe permettant l’assujettissement de
l’humanité.
D’une certaine manière en raisonnant à froid et en faisant
abstraction de toute morale, on peut dire que ces actions sont
« logiques ». En effet, la volonté d’établir un nouvel ordre
mondial oblige à une restructuration complète du monde.
Celui-ci obéit à deux étapes. Premièrement, il s’agit de
mettre en place des blocs continentaux (Union européenne,
Unasur, Union eurasienne, Union africaine, .. . ) constituant
une gouvernance mondiale. Cette dernière se doit, pour des
raisons d’efficacité, d’être en mesure d’appliquer un modèle
commun planétaire diffusé via des unions régionales. Celles-ci,
à l’instar des« Administrations régionales » du Meilleur des
mondes d’Aldous Huxley, répercutent ces mesures afin de les
diffuser en profondeur dans leur espace géographique. Ainsi,
l’humanité entière, subdivisée en blocs régionaux régis de
manière technocratique, peut recevoir sa dose de poison de
Monsanto et consorts. Cependant, le projet de gouvernance
mondiale lié aux mesures décrites par Claire Séverac va
plus loin encore et c’est le deuxième point. La finalité du
système est d’aboutir à une fusion de ces unions régionales

avec mélange complet et indifférencié de tous les peuples de
la terre. C’est le principe du « glocal » ou « région-monde ».
Une surface territoriale réduite (le local) doit représenter
l’échantillon planétaire humain. La multiplication de ce
« local » sur toute la surface de la terre doit constituer le
« global ». Lidéal suprême pour l’oligarchie est d’avoir un
simple individu, déraciné, psychologiquement déstructuré
et nomade afin de mieux le soumettre, en paraphrasant
le général Eisenhower, au complexe militaro-industrialopharmaco
de la gouvernance mondiale. Pour l’oligarchie
et en liaison avec les techniques les plus développées, une
humanité réduite à 500 millions d’habitants, comme le
prescrit le Georgia Guidestones, représente le profil adéquat
de la rentabilité maximale.
L’ironie dans cette histoire est que le système teste déjà
les réactions psychologiques des peuples par des films
annonçant, par la voie de la science-fiction, un avenir
ressemblant furieusement au programme concocté dans les
cénacles oligarchiques. C’est le cas du film Elysium sorti
en 2013 avec Matt Damon et Jodie Foster. Tandis qu’une
humanité mélangée, appauvrie et vivant d’expédients survit
péniblement, une minorité oligarchique jouit des meilleures
conditions de vie (alimentation, soins médicaux, … ) dans
un immense vaisseau spatial arrimé à l’orbite terrestre.
Vue de terre, cette île spatiale flottante réunissant la crème
oligarchique représente un pentagramme renversé, l’emblème
par excellence du satanisme. Et c’ est aussi l’intérêt du livre de
Claire Séverac. Outre la diversité des mesures pour soumettre
et avilir l’humanité, on ne peut qu’être frappé du caractère
démoniaque de ces politiques touchant tous les secteurs
propres au bon développement de la vie. Un tel degré de
perversité et cette persévérance inouïe pour mener à terme
ces projets ne peuvent pas être seulement l’oeuvre d’êtres

dépravés. Nous avons affaire à une attaque et à une destruction
en règle de la Création. Ces propos peuvent étonner voire
même faire sourire ceux qui ne croient ni en Dieu ni au
diable. Pourtant, les diverses techniques de manipulations
génétiques concernant les hommes et les plantes, sans oublier
la géo-ingénierie (modification du climat), présentées dans ce
livre nous obligent à voir plus haut. Le nouvel ordre mondial
est d’abord et avant tout une mystique reposant sur des rites
sacrificiels.
Alors que l’ouvrage de l’auteur pourrait apparaître
comme foncièrement pessimiste, il présente le grand mérite
de rassembler de nombreuses preuves permettant de prendre
conscience de l’immense menace qui nous attend. Le
renversement de tendance ne peut prendre forme qu’à partir
de faits établis et c’est justement ce livre qui le permet. À
cela, nous pouvons souligner que Claire Séverac est capable
d’évoquer et d’expliquer avec clarté des sujets lourds de
conséquences tout en maniant l’humour et l’irrévérence à
l’égard de nos bourreaux. C’est tout à son honneur d’avoir
réuni ces informations et ces références multiples capables
d’alerter ceux et celles qui veulent un avenir digne pour leurs
enfants.
Avril 2015
Pierre HILLARD

INTRODUCTION

Le gouvernement, les scientifiques du gouvernement et cette industrie
seront responsables de plus de morts et de souffrances de civils en temps de paix
que toutes les organisations terroristes rassemblées.
Dr Barrie TROWER,
Expert des armes micro-ondes dans la Royal Navy
et Services Secrets Anglais

Le monde dans lequel on croit vivre est totalement différent
de celui dans lequel on vit vraiment. C’est une illusion
entretenue par ceux qui commandent, à coup de stratagèmes
immondes et de mensonges assez engageants pour nous faire
encaisser, sans broncher, une réalité autrement inacceptable :
une Éducation nationale conçue pour nous cacher le savoir,
un système de santé fait pour créer des maladies, des marchés
financiers pensés pour voler les richesses, un gouffre de
l’« intégration » creusé pour produire la désunion. Ainsi,
la civilisation est de plus en plus incivilisée et les valeurs
républicaines sont chaque jour profanées par des dirigeants
qui n’ont que ces mots à la bouche mais qui n’en respectent
aucunement le sens!
C’est simple, rien de ce que l’on nous dit n’est vrai : les
deux mille milliards de dette parce qu’on a vécu au-dessus de
nos moyens, les OGM pour éradiquer la faim dans le monde,
le réchauffement climatique dû à la pollution humaine, les

pandémies tueuses et les vaccins sauveurs, le trou de la Sécu
parce que nous avons le meilleur système de santé au monde
( pour les labos sans doute)… et que signifie notre devise,
Liberté, Égalité, Fraternité, quand un adolescent veilleur de
la Manif pour Tous prend quatre mois de prison alors que
des violeurs restent libres parce qu’il n’est pas prouvé que
les victimes n’étaient pas consentantes?… sans oublier la
protection de l’enfance, tellement sacrée que le rapporteur de
la Réforme Taubira précise que « les attouchements dans le
cadre familial ne justifieront plus la prison 1 » .•.
On démolit nos églises au bulldozer parce qu’on n’a pas
les moyens de les restaurer. Les gens dorment dans la rue
parce qu’on ne peut pas construire de logements. Il faut
aller faire un tour à l’Observatoire des subventions2 pour
constater, écoeuré, où va l’argent des contribuables alors que,
parmi les prérogatives dont nous sommes censés jouir de par
la Constitution, se trouvent le consentement à l’impôt et le
contrôle de la dépense publique!
Un jour, on prend conscience que la démocratie n’est
qu’un mot dont nos dirigeants ne se souviennent qu’en deux
occasions : pendant les campagnes électorales et quand ils ne
veulent pas qu’on fourre le nez dans une de leurs arnaques!
Au début, on se fait juste la remarque que leurs décisions, c’est
du grand n’importe quoi! On se dit qu’ils sont incapables,
corrompus, arrivistes .. .
George Bernard Shaw disait : « Les hommes politiques
et les couches doivent être changés souvent … et pour les
mêmes raisons. » Le problème, c’est que de nos jours, à droite
comme à gauche, presque tous viennent de chez Rothschild
ou des Young Leaders, qu’ils pointent tous au Bilderberg


l. Leclerc (Jean-Marc),« Le rapporteur de la loi Taubira accusé de dérapage sur la pédophilie»,
Le Figaro, 27 mai 2014.
2. Observatoire des gaspillages, « Subventions aux associations : quid du décret du 17 juillet
2006? », 19 novembre 2008 (http://www.observaroiredessubvencions.com/2008/subventionsaux-
associations-quid-du-decret-du-17-juillet-2006/). Source : association 1901 .fr


et obéissent aux mêmes maîtres! Et rien ne changera pour
nous, à moins de sortir de la trappe de leur Europe et de la
dépendance des banksters.
À quoi servent les études sur la violence des jeunes enfants
et la prescription de psychotropes dès trois ans quand on a
la preuve que le glutamate et six additifs alimentaires au
moins, dûment autorisés, sont directement mis en cause
dans l’hyperactivité et les troubles de l’attention? Les
communiqués sur la disparition des abeilles quand on
autorise les pesticides qui les font crever? L’école ne sait plus
enseigner à nos enfants à lire et à écrire, ni même à réfléchir,
mais l’OMS veut assurer leur éducation sexuelle! Des
cours de pornographie et la destruction mentale des petits,
histoire de faciliter la tâche des pédophiles? Pour ceux qui
croiraient encore les ministres venus déclarer à la télévision
que « la théorie du genre n’existe pas », et les intentions
totalement loufoques qu’on leur prêtait, cherchez Standards
for sexuality education in Europe 3, et allez à la page 39 … En
Allemagne, des parents se sont même retrouvés en prison
pour avoir refusé que leur enfant y participe.
Le gouvernement continue à promouvoir des campagnes
de vaccination aux effets secondaires redoutables et à
nous cacher les études qui prouvent que les enfants non
vaccinés sont en meilleure santé que les autres; à envoyer
aux femmes, tous les deux ans, un bon gratuit pour une
mammographie dont de nombreux spécialistes dans le
monde dénoncent depuis plusieurs années déjà les effets
cancérogènes … L’OMS pointe l’obésité et le diabète chez
les enfants dès leur plus jeune âge comme la bataille de ce
début de siècle pendant que M. Peillon signe un contrat-


3. Standards far Sexuality Education in Europe: A framework far policy-makers, educationai
and health authorities and specialisrs, texte élaboré par le Bureau régional pour l’Europe de
l’Organisation mondiale de la santé et le Centre fédéral pour l’éducation et la santé, en étroite
collaboration avec un groupe de vingt experts provenant de neufs pays européens.


cadre avec le CEDUS (l’industrie du sucre) pour qu’il
se charge d’enseigner la diététique dans les écoles. Tout
le monde sait que rien ne vaut un renard pour garder le
poulailler, n’est-ce pas?
Les exemples sont partout, dans tous les domaines de
la vie et, comme pour les cellules cancéreuses, il n’y a rien
d’anarchique; ni hasard ni fatalité dans la prolifération de ces
faits qui vont tous à l’encontre de nos désirs, de nos besoins
et de nos intérêts. C’est voulu. Toutes les décisions prises par
nos dirigeants sont faites pour contenter les banquiers et les
cartels qui les financent et convergent vers un but caché qui
a tout d’une guerre impitoyable et sournoise contre le genre
humain.

LE PLAN DES ÉLITES

Selon le dernier rapport d’Oxfam, En finir avec les inégalités
extrêmes – Confiscation politique et inégalités économiques,
publié le 20 janvier 2014, 1 o/o de la population mondiale
possède autant que les 99 % restants. Les soixante-sept
personnes les plus fortunées de la planète possèdent autant
de richesses que la moitié de la population du monde, soit
3,6 milliards d’êtres humains.
Aux États-Unis, ce 1 °/o des plus riches a confisqué 95 °/o
de la croissance post-crise financière depuis 2009. Et de 2008
à 2010, en France – n’oubliez pas qu’il faut tous participer
à l’effort national! -, alors que les 10 % les plus pauvres ont
perdu 179 millions d’euros, les 10 °/o les plus riches se sont
enrichis de 24 milliards.
L’argent ne circule que dans un sens : vers les coffres
des 1 °/o ! On compte 840 millions de personnes sous-alimentées
dans le monde4
, des dizaines de millions


4. Observatoire des inégalités, octobre 2013.


d’enfants pauvres dans les pays riches5 et 30 millions
d’esclaves sur la planète6.
Cette situation est exactement celle prédite, il y a trente
ans, par Zbigniew Brzezinski, qui applique la loi de Pareto à
la société : 20 °/o de la population suffisant à faire tourner le
système, 80 °/o seront des bouches inutiles …
Nous y sommes! Et toutes les déclarations officielles de
lutte contre le chômage, les inégalités, pour retrouver « le
plein-emploi », c’est du pipeau! Les promesses rendent les
enfants joyeux! Mais ce besoin viscéral qu’ont les hommes de
gagner leur vie et de nourrir leur famille est rayé de l’ordre du
jour. .. La vérité, c’est que les 1 °/o n’ont plus besoin de cette
masse grouillante ni de leur descendance, juste d’un réservoir
d’hommes-machines, performants et sans états d’âme, que
dans leurs recherches ils appellent déjà « post-humains » . . .
Reste à savoir comment l’État va faire face aux frustrations
terribles et à la violence qui va se déchaîner quand la société
va prendre conscience que les carottes sont cuites . . .
Les mêmes banksters confisquent les semences, achètent
toutes les réserves d’eau, polluent les océans et les terres du
monde entier avec leurs OGM, pesticides et autres produits
chimiques toxiques; ils nous soumettent à des vaccins qui
détruisent notre système immunitaire puis nous pulvérisent
comme des cafards et nous exposent à des produits chimiques
qui nous rendent malades; ils nous empoisonnent avec la
nourriture et nous empêchent de nous soigner librement,
nous enlevant les chances de guérir. . . Ils rendent nos enfants
autistes, illettrés, abrutis et stériles pendant qu’ils sortent
de leur chapeau la GPA, les manipulations génétiques,
l’ ectogenèse . .. les bébés se feraient en dehors du corps de la


5. Barroux (Rémi), « Dans les pays riches, des dizaines de millions d’enfants pauvres », Le
Monde, 29 mai 201 2
6. « Canographie- 30 millions d’esclaves sur la planèce », Courrier International, 2 décembre 2014
(hrcp://www.courrierincernacional.com/ arcide/ 2013/ I 0/29/ 30-miUions-d-esclaves-sur-la-plancce).


femme, dans un utérus artificiel7 . . . Mais un bébé qui grandit
dans une boîte, sur des rayonnages, sera-t-il encore un être
humain? Le rêve des maîtres du monde si bien décrit par
Aldous Huxley est à notre porte : l’enfant ne serait plus le
résultat de tout un inconscient transgénérationnel, d’une
histoire, des quelque sept mille connexions de neurones
établies dans le dialogue qu’il a avec sa mère in utero, ces
milliards d’informations impalpables qui le façonnent . . .
Plusieurs expériences ont aussi été faites pour créer
des humains génétiquement modifiés, et trente bébés
transgéniques8 sont nés normaux et en bonne santé aux États-Unis.
Quinze de ces enfants ont vu le jour au cours des trois
dernières années, à la suite d’un programme expérimental
de l’Institut de médecine de reproduction et des sciences de
Saint Barnabas, dans le New Jersey. Ils sont nés de femmes qui
avaient des problèmes pour procréer. Des gènes d’une autre
femme ont été insérés dans leurs oeufs, ensuite fécondés, afin
qu’elles aient une chance de concevoir. Pour l’instant, deux
de ces bébés ont fait l’objet de tests qui confirment qu’ils ont
bien hérité des gènes de trois parents. Ce qui veut dire aussi
qu’ils les ont intégrés dans leur lignée germinale et qu’ils vont
les transmettre à leur descendance.
La crainte des généticiens qui écoutent leur conscience
est évidemment que cette méthode soit utilisée pour créer
une nouvelle race d’humains qui ait trois neurones et les
muscles de Schwarzenegger. Crainte justifiée, quand on lit les
déclarations de la crème de ce monde. Il n’y a pas de doute :
ils veulent contrôler la reproduction humaine comme ils
contrôlent celle des plantes et des animaux.
Ainsi, dans quelques décennies, quand nos descendants
stériles voudront un enfant, ils devront acheter le seul


7. http://www.yourube.com/watch ?v=r_nDqEznE7o
8. Hanlon (Michael) « World’s first GM babies born », Dai/y Mail, 5 mai 2001 (http://www.
dailymail.co.uk/news/artide-43767/Worlds-GM-babies-born.html).


spécimen en stock, à l’électroencéphalogramme presque plat,
mais avec tous les attributs du gentil esclave!

LA VIE CONDAMNÉE

L’individu est handicapé de se retrouver face à face avec une conspiration
si monstrueuse qu’il ne peut pas croire qu ‘elle existe.
J .Edgar HOOVER,
Patron du FBI

suite…

La-guerre-secrete-contre-les-peuples

Les dessous de la séparation



Auteur : Colleville Ludovic
Ouvrage : Les dessous de la séparation
Année : 1906

CHAPITRE PREMIER

RÉFLEXIONS PRÉLIMINAIRES

Le gouvernement est aux mains d’un pouvoir occulte.
– Angleterre et maçonnerie. – On commence à connaitre
les dessous de l’histoire contemporaine. –
C’est surtout dans la question religieuse que le rôle
de l’étranger apparait de façon indiscutable. – La
séparation de l’Eglise et de l’Etat, le plus considérable
des événements de ce temps, doit être étudié
sous ce jour. – Manœuvres tortueuses de l’étranger
protestant dans la cc séparation ». – La séparaiion •
ne peut être utile qu’à l’Angleterre et l’Italie : elle
mène notre pays à la guerre civile. – Schisme en
expectative. – L’alliance anglaise c’est la guerre avec
l’Allemagne.
L’affaire Dreyfus, si douloureuse pour les vrais patriotes,
si infâme surtout parce qu’elle a abaissé et sali
ce que nous avons de plus noble et de plus précieux :
notre glorieux’ drapeau et notre admirable armée, a eu
cependant un bon côté : elle a ouvert. les yeux aux sceptiques
les plus déterminés.

Personne ne doute plus aujourd’hui de l’existence du
chef d’orchestre invisible qui, au dire de Liebnecht,
battait la mesure avec un archet d’or, et chacun à présent
se rend compte que ce n’est pas seulement depuis
l’affaire qu’il conduit chez nous le concert.
Hier encore on taxait volontiers de visionnaires les
penseurs, les érudits d’histoire, affirmant que la France
n’avait plus depuis longtemps de vie propre. Aujourd’hui,
il n’est pas un français ignorant que la franc-maçonnerie
nous gouverne, et beaucoup commencent
à savoir qu’elle prend’ le mot d’ordre à Londres et à
Genève, elle qui nous accuse d’obéir à Rome.
Ceux qui connaissent vraiment l’histoire savent que
l’Angleterre a toujours eu, dans nos conseils, de misérables
créatures soudoyées à prix d’or et que, depuis
le cardinal Dubois jusqu’à M. Clemenceau, nombreux
furent les hommes publics auxquels la cavalerie de
Saint-Georges fut secourable.
Sans doute, il serait vain d’énumérer depuis Paris Duverney
et Mme de Prie ceux qui trahirent .notre pays.
Mais aujourd’hui qu’elle triomphe, cette politique anglaise
et que M. Clemenceau est le véritable chef du
gouvernement, n’est-il pas bon de rappeler avec quelle
énergie mon pauvre ami Morès, un grand seigneur
admirablement au courant des intrigues de Cours,
criait en montrant du doigt M. Clemenceau : « Cet
homme est vendu à l’Angleterre, j’en suis sûr ! »
En effet, pour qui relit attentivement l’histoire des
cinquante dernières années de ce pays, comment expliquer
les actes d’une politique imbécile, contradictoires
à tous les intérêts et toutes les traditions de la
France, si ces· actes accomplis, du reste, par des souverains ou des hommes d’Etat remarquables, n’avaient
été préparés et ordonnés par un pouvoir occulte, par
une puissance supérieure .à laquelle ils ne pouvaient
se soustraire et qui les forçait, malgré eux, malgré leur
conscience à agir contre leur propre pays ?
C’est principalement dans le domaine religieux que
ces faits paraissent plus sensibles :
La guerre au catholicisme, qui commence avec les
encyclopédistes et les philosophes, la guerre contre
Rome qui date de la Révolution et se continue encore
de nos jours, mérite d’être particulièrement signalée,
car elle témoigne d’une ingérence étrangère, elle dénonce
une inspiratrice intéressée à nos divisions, elle
montre notre pays obéissant à une direction opposée
à ses sentiments, à ses traditions, à ses intérêts et à
la grande mission qu’il exerce depuis si longtemps en
Orient.
Les accusations infâmes, les calomnies abominables,
sous lesquelles on dissimule la campagne protestante
menée contre le clergé catholique, ne tiennent pas devant
la critique historique, l’accusation qui représente
le prêtre comme opposé au progrès de la liberté tend
seulement à justifier la haine qu’on lui a témoignée.
Dès l’aurore de la Révolution, au contraire, le clergé
s’est déclaré imprudemment acquis à ces idées qu’on
l’accuse de méconnaître.
Aux Etats généraux, lorsque les ordres étaient divisés,
n’est-ce pas le clergé qui délaissa la noblesse et,  venant
s’unir au Tiers-Etat, a fait l’acte décisif qui rendit possible
cette Révolution dont le premier acte fut de dépouiller
les prêtres, de leur imposer le serment, de
les acculer au schisme ou à la mort.

…suite page 4

Les-dessous-de-la-separation

Résoudre le 11 septembre, mettra fin à la guerre


  Résultat de recherche d'images pour "christopher bollyn"
Auteur : Bollyn Christopher
Ouvrage : Résoudre le 11 septembre, mettra fin à la guerre En finir avec la double supercherie du 11 09
Année : 2016

Conférence du 16 juillet 2016, au collège communautaire de Portland.

Tim Calvert – Christopher Bollyn devient journaliste d’investigation et écrivain, après des études universitaires à Shaumburg dans l’Illinois. Il a aussi beaucoup voyagé en Europe et au Moyen-Orient, avant d’étudier les langues, l’Histoire, et le journalisme à l’université de Californie, à Davis (UC), près de Santa Cruz. Il a reçu un diplôme en histoire, axé sur l’occupation Israélienne en Palestine. Après la première guerre du Golfe en 1991, il a dirigé une équipe internationale de reporters, lors d’un voyage en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Il a écrit des articles détaillés sur le Moyen-Orient ; sur les fraudes aux votes électroniques ; sur les dangers de l’uranium appauvri ; et sur l’histoire et le contexte géopolitique lié aux attaques terroristes du 11/09. Il a été invité à intervenir lors de nombreuses conférences sur le 11/09 partout en Europe et aux États-Unis, bien sûr il est déjà venu à Portland 2 ou 3 fois et aujourd’hui ce sera sa troisième intervention, c’est un conférencier et un chercheur fabuleux, et j’ai eu le plaisir de le connaître un peu mieux lors de ce voyage, lui et sa femme Helje sont tout simplement fabuleux, d’excellents conférenciers, et les meilleurs invités que l’on pouvait espérer. Donc… Souhaitons la bienvenue à Christopher Bollyn à Portland !

Christopher Bollyn – Merci. Cet exposé porte donc sur le 11/09 et notre crise politique, et cette crise politique est que, dans cette année électorale, on ne nous offrira pas l’option de sortir de cette « Guerre contre le terrorisme™ ». Cette « Guerre contre le terrorisme™ » dure maintenant depuis 15 ans, et certains se grattent la tête pour savoir : « Mais de quelle guerre parle-t-il ? » La « Guerre contre le terrorisme™ » dure maintenant depuis 15 ans, et elle coûte aux contribuables américains quelques 300 millions de dollars par jour. Chaque jour, de chaque semaine, de chaque année qui passent. Donc le grand titre de cet exposé sera : « En finir avec la double supercherie du 11/09, et la guerre mondiale contre le terrorisme™ ». Voici la liste des 14 premières conférences, et je serai à nouveau à New York en septembre Mais je l’ai dit, beaucoup ne savent pas de quelle guerre nous parlons. Il y en a tellement. Je suis l’auteur de : « Solving 9-11: The Deception That Changed the World » C’est ce livre… Ce livre est mon analyse des évènements du 11/09, et ce qu’ils ont engendrés. Ce qui rend unique ce livre vis-à-vis de ce qui existe déjà sur le 11/09, c’est que je parle : de qui l’a fait ; qui l’a planifié ; et pourquoi ils l’ont fait. Et les documents dans le petit livre, sont basés sur tous les articles originaux que j’ai écrits, les articles d’investigation que j’ai pu écrire, et dans ce livre : « Solving 9-11: The Original Articles » sont regroupés tous les articles que j’ai présentés depuis septembre 2001, jusqu’à avril 2012, quand le livre fut imprimé.
En supplément, ma femme et moi avons écrit un livre pour les enfants, intitulé « The ABC Zoo »…

…suite page 3

Resoudre-le-11-septembe-mettra-fin-a-la-guerre

CODEX MORBUS -le Code Maladie qui régit la Médecine depuis des siècles


Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine

Auteur : Lefort René
Ouvrage : Codex morbus
Année : 2015

peupleconscient.com

 

 

La médecine n’est qu’un ambitieux vocabulaire
de termes propres à masquer sa nullité.
Ce n’est point une science,
c’est un assemblage informe d’idées incohérentes,
d’observations souvent puériles, de moyens illusoires,
de formules, aussi bizarrement conçues
que fastidieusement assemblées.
On dit que la pratique de la médecine est rebutante;
je dis plus, elle n’est pas sous certains rapports
celle d’un homme raisonnable.
— Bichat, 19e siècle

Si l’on pèse le bien que quelques fils d’Esculape
ont procuré aux hommes,
et le mal que l’immense quantité des docteurs de cette profession
a fait au genre humain, depuis l’origine de l’art jusqu’à nos jours,
on pensera sans doute qu’il serait plus avantageux
qu’il n’y eût jamais eu de médecins dans le monde.
— Boerhaave, 18e siècle

Le plus plus grand bien qu’un homme pourrait faire au monde serait
d’établir le principe sur lequel repose la santé de l’espèce humaine,
mettre au jour la cause fondamentale des maladies, et donner,
aux populations de la terre, un moyen infaillible de les guérir.
— G. Roblet, 19e siècle

 

 

Le « CODE MALADIE » est très explicite pour vous aider à être heureux,
en éliminant la souffrance :

• Brûlement d’estomac ?
Savourez un liquide antiacide rose !

• Mal de tête ?
Hop, gobez un analgésique !

• Vous vous tordez de douleur ?
Ce ne sont pas les opiacés qui manquent !

• Vous mouchez ?
Un petit sirop sucré (en se bouchant le nez) !

• Vous avez des allergies ?
Hop, avalez un antihistaminique !

• Vous souffrez ?
Ce ne sont pas les narcotiques qui manquent !

• Difficulté à dormir ?
Prenez un somnifère !

• Déprimé ?
Combattez avec un antidépresseur !

• Nerveux ?
Avalez un calmant !

• Surexcité ?
Croquez une amphétamine !

• Besoin d’une érection ?
Dévorez une p’tite pilule bleue !

• Vous vivez un deuil ?
Prenez un autre somnifère !

• Timide ?
Buvez un petit verre d’alcool !

• Blasé ?
Fumez un p’tit joint !

• Besoin d’entregent ?
Faites une petite ligne de coke… !

Vous n’en avez vraiment pas marre de cette arnaque ???

suite…

Codex-morbus