CÉLINE À L’ AFFICHE !


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Auteur : Céline (Destouches Louis Ferdinand)
Ouvrage : Le style contre les idées Rabelais, Zola, Sartre et les autres…
Année : 19**

Préface de Lucien Combelle

Céline, le pérégrin

par
Lucien Combelle

Depuis 1932, avec Céline si vous avez choisi de lui être fidèle
compagnon, on voyage. Mais il faut être prudent, ne pas partir sans
biscuit. De marin, si possible.
En 1932, je n’avais pas vingt ans. Né dans un port, un des plus
importants de France à l’époque, je rêvais d’impossibles voyages,
surtout quand je déchiffrais Singapour à la poupe d’un cargo. Et je
lisais. A l’âge où l’on peut aimer la verve d’un Léon Daudet. Et c’est
comme ça que « le voyage » commence !
Bien sûr « la nuit » m’échappe si me séduit déjà le nihilisme. Et si
je tente sur mon pont à moi qui s’appelait Corneille d’apprendre par
coeur : « De loin, le remorqueur a sifflé ; son appel a passé le pont,
encore une arche, une autre, l’écluse, un autre pont, loin, plus loin…
Il appelait vers lui toutes les péniches du fleuve toutes, et la ville
entière, et le ciel et la campagne, et nous, tout qu’il emmenait, la
Seine aussi, tout, qu’on en parle plus. »
Comme je regardais toujours vers l’aval, cette sirène du
remorqueur m’appelait moi aussi…
Bientôt Paul Valéry, le poète du Cimetière marin et du « vent qui
se lève » qualifiait Céline de « criminel ». Agréable frisson pour un
adolescent.
Vétilles. Broutilles. Ce que contient ce livre. Mais l’important est
dit par un M. Fourmont, organisateur d’une exposition consacrée à
Céline à Houilles après la publication en 1969 de Rigodon. Je cite :
« Nous n’avons pas abordé le problème de l’antisémitisme, ni de la
prétendue « collaboration » car 1° nous avons tous de vingt à vingt-cinq
ans. Donc notre jugement ne pouvait être correct. 2° notre seul but
était : faire lire Céline avant tout. » Un encadré dans Le Monde, inséré
dans le feuilleton de Pierre-Henri Simon, de l’Académie Française,

chroniqueur littéraire rendant compte de Rigodon : « Vais-je conclure
que Rigodon aurait pu rester dans le tiroir des papiers médiocres.
Non. Céline représente un cas assez extraordinaire dans notre
littérature pour avoir droit à une attention totale, il a un souffle qui,
même fatigué, peut encore soulever sa prose à de belles hauteurs. »
Le manuscrit de Rigodon est annoncé chez Gallimard les derniers
jours de juin 1961, Céline meurt le 1er juillet.
La tombe au cimetière de Meudon est basse et plate, avec un petit
voilier gravé dans la pierre. Lui reste dressé tel un vaisseau de haut
bord, voiles carguées, chargé d’explosifs sur la Mer des Sarcasmes.
Et de partout, de tous les continents partent à l’abordage avec des
grappins plus ou moins solides du grand navire que j’ai baptisé
« L’Imprécator ». L’approche n’est pas facile.
Vagues géantes ou clapotis selon les talents : Céline, un fou, un
parano, un tout, un rien, le sabbat commence, prophète, barde,
visionnaire, la nuit de Ferdinand, sa misère, ses mensonges, on ne sait
pas lire Céline, la poétique de Céline, Lili sa femme, Bébert son chat,
son ami La Vigue, sans oublier la divine Arletty, en vrac, comme ça, à
l’infini.
Déjà en 1952, Roger Nimier écrit : « il est très naturel de ne pas
aimer Céline », en 69, Le Clézio déclare : « On ne peut pas ne pas
lire Céline ». Au fait ! fasciste ou pas ? Et le voilà en chemise noire
ou brune, de surcroît avec des « idées politiques » dès 1972 selon la
thèse de Jacqueline Morand, doyenne de la Faculté de Droit.
Antisémite depuis toujours selon Philippe Alméras, professeur en
Californie… A hue, à dia… Et on pose la question : où est Céline ?
Qui est Céline ? Et qui n’a pas lu Céline ?
Moi ! répond un romancier dont je préfère taire le nom.
Poursuivant cette préface, je dis à Pierre Assouline : Pierre,
Céline est une auberge espagnole, on y trouve ce qu’on y apporte…
Plus que ça me répond-il, Céline, c’est l’Unesco…

Réponse justifiant le monument de Jean-Pierre Dauphin : La
bibliographie des écrits de Louis-Ferdinand Céline, extraordinaire
travail sur l’oeuvre, ses traductions, le cursus du monstre, de 1932
jusqu’à nos jours. Et si on ajoute à ce livre que tout Célinien devrait
posséder les trois volumes de la biographie de Céline de François
Gibault, réunissant avec rigueur et dévotion tout ce qui explique,
éclaire une vie aussi exceptionnelle que l’oeuvre, eh bien ! qu’y
ajouter ?
Des livres thématiques, antithématiques, des synthèses, des
mauvaises humeurs, des haines recuites, des critiques revanchardes,
des cautions bizarres, un peu de snobisme, beaucoup de curiosité,
comme si Céline restait un mystère créant un malaise…
Bibliophiles fidèles d’un écrivain, ces gens connaissent les
truffes. On truffe un livre comme on pique de clous de girofle l’oignon
du pot-au-feu. Tous mes Céline sont truffés d’articles découpés au
hasard des lectures se rapportant souvent au volume concerné.
Ainsi ai-je pu pour cette préface que je voulais quelque peu
intimiste, retrouver des textes surprenants, celui de Xavier Grall par
exemple, publié dans Le Monde ; du Grall merveilleux évoquant un
Céline amoureux de la mer : « la seule tendresse durable de Louis-
Ferdinand ».
Ça s’intitule « Céline blues », Saint-Malo en toile de fond, deux
sous-titres que j’eusse aimé trouver : « Le voyage au bout de la mer »
et « Meudon maudit », la Tamise du « Pont de Londres », sloops,
barques, cargos, voiliers et tous les marins du monde… Et j’en
rajoute, du « Guignol’s Band », les entrepôts, les himalayas de sucre
en poudre, les trois mille six cents trains d’haricots, les mille bateaux
d’oignons, du café pour toute la planète, des allumettes à frire les
pôles, des mammouths truffés comme mes bouquins, je suis comme
Grall, je m’exalte, les Docks que j’ai visités, « Pont de Londres »
sous le bras, la mer, l’estuaire, mon pont Corneille sur la Seine, sister

de la Thames River, c’est vrai, ce bougre d’homme m’a toujours fait
rêver même si, m’accompagnant au portillon de la route des Gardes à
Meudon, et la Seine, là, c’était Billancourt, Céline me disait : « Ne
bois pas d’alcool, petit lapin, des nouilles, de l’eau… » Mais la
truffe de Grall m’a permis une belle escapade à laquelle n’échappe
pas le plus benoît des agrégés.
Encore une poignée de truffes sous la forme de lettres écrites de
Copenhague à son ami d’enfance Georges Geoffroy. Son ami a
quelque soucis matrimoniaux, Céline lui écrit : « Bien sûr gros
baffreux c’est pour ça qu’Hélène est partie, à cause de ton ventre…
il te coûte des millions ton ventre, et tant d’illusions ! et la vie
bientôt si tu ne te mets pas enfin au régime net, et non à un régime
cafouilleux pour clients de villes d’eaux qui ont les moyens…
affreux tu dois maigrir de 10 kilos… »
Une autre lettre au même en 47-48. « Ne bois pas une goutte de
vin du tout ni d’alcool du tout.
Ne fume pas du tout. Mange peu. Maigre. Tu as un bide ridicule
– tu es frais de teint et solide – tu vivras cent ans et heureux si tu
n’écoutes pas ces médecins optimistes, ils sont endormeurs et ils
s’en foutent. Sois sévère pour toi. Couche-toi de très bonne heure.
Maigre… mort au bide ! Pas de brioche – maigre – pas de vin, de
l’eau… » Et pour finir avec ce divertissement hygiénique : « Profite
au contraire de ce déchirement. Attache-toi à une toute jeunette,
bien sportive, bien libérale, tu vois ce que je veux dire et jolie… il
faut avoir de la jeunesse autour de soi. » Une autre : « Le rêve serait
de n’avoir jamais plus de 60 ans à deux… » Pour finir et changer de
tempo : « Regarde cette Europe imbécile, pourrie, bâtarde ! et
paumée… »
Pour échapper aux maléfices, charmes, facilités universitaires, je
butine de fleur en fleur, cherchant avec mes historiettes, nouilles à
l’eau et pas d’alcool, un enchaînement sur Semmelweiss, petit livre

admirable qui a droit à un ex-voto dans l’église célinienne. Mais
voilà, comment faire ? Le livre commence très simplement par cette
phrase : « Mirabeau criait si fort que Versailles eut peur. » Suit
l’histoire dramatique du toubib hongrois.
Avec Céline, se méfier des choses simples ; l’histoire commence
en réalité par une présentation de l’auteur dont voici le dernier
alinéa : « Supposez qu’aujourd’hui, de même, il survienne un autre
innocent qui se mette à guérir le cancer. Il sait quel genre de
musique on lui ferait tout de suite danser ! ça serait vraiment
phénoménal ! Ah ! qu’il redouble de prudence ! Ah ! il vaut mieux
qu’il soit prévenu. Qu’il se tienne vachement à carreau ! Ah ! il
aurait bien plus d’afur à s’engager immédiatement dans une Légion
étrangère ! Rien n’est gratuit en ce bas monde. Tout s’expie, le bien,
comme le mal, se paie tôt au tard. Le bien c’est beaucoup plus cher,
forcément ».
Ne rien négliger, ni préface, présentation, exergue, une m’a
toujours plu : « Dieu est en réparation ». Cherchez-là, le reste en vaut
la peine…
Une phrase d’introduction à ce qui va suivre, elle est de Frédéric
Vitoux, l’auteur du pertinent : Céline, misère et parole :
« Céline est un écrivain déraisonnable. »
Pascal Pia ajoute : « L’art de se mettre dans son tort. »
Nous sommes en 1973. Deux truffes, l’une du journal Le Monde
(Paul Morelle), l’autre du journal Combat (Michel Bourgeois). Ce
dernier présente trois ouvrages parus simultanément : d’un Canadien,
André Smith : La nuit de Louis-Ferdinand Céline ; d’une Américaine,
Erika Ostrovski : Céline, le voyeur-voyant ; d’un Français, Frédéric
Vitoux : Misère et Parole, auxquels s’ajoutent deux autres dans Le
Monde : les idées politiques de Louis-Ferdinand Céline de
Jacqueline Morand, docteur es-Sciences Politiques et Drieu la
Rochelle, Céline, Brasillach et la tentation fasciste du finlandais

Tarmo Kunnas. Titre du Monde : « Céline et les universitaires ou la
fin d’un purgatoire », qui annonce d’autres ouvrages.
Dans les « papiers » de la même époque, on trouve ici et là,
citations ou réflexions taillées dans le granit, celles de Céline : « Il
faut mentir ou mourir. » – « Notre voyage à nous est imaginaire.
Voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et
choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire
fictive. » Et l’inévitable « A quoi bon ? »…
Celles des chroniqueurs : « Echecs, révolte sans avenir, absence
d’illusion, folie et mort composent la toile de fond de l’univers
célinien » (Smith). « Refus de toute transcendance, de tout espoir
qui prolonge la misère matérielle et morale de l’homme sans Dieu,
sa faiblesse et son néant dans le sentiment aigu et constant de son
inutilité, de sa mort » (Vitoux-Morelle). Enfin, à Combat, ce bilan :
« Voué aux insultes, à la malédiction, à la haine féroce, Céline,
l’homme, a connu de profondes humiliations, de sanglantes
antipathies, de virulentes attaques, des haines de premier ordre »
(Michel Bourgeois).
Avant, pendant, après ces signes de renaissance du maudit, cinq
tomes « haut-de-gamme » chez l’éditeur Balland, trois cahiers de
L’Herne, deux volumes de la Pléiade, le démarrage des Cahiers chez
Gallimard (aujourd’hui sept volumes). Sans oublier la précieuse
biographie en trois volumes de Gibault et la monumentale
bibliographie de Dauphin et Fouché. Comme disait Céline : « Et voilà
tout ! » Pour l’instant…
Oui, pour 1973 mais en 1987, quoi de nouveau ?
Je retrouve mon auberge espagnole qu’Assouline, du moins en ce
qui concerne Céline, appelle l’Unesco !
Premier semestre : trois volumes importants et non des opuscules.
L’un pour refuser à Céline le « dignus est intrare » dans la cathédrale
fasciste qui est sans doute gothique ; l’autre, qui le veut antisémite

depuis le berceau ; enfin, le troisième qui avec « celtitude », situe le
génie de Céline dans la tradition des chevaliers du Graal en le faisant
chevaucher un peu à la manière de Don Quijote… Trois livres, trois
auteurs de qualité universitaire et eux-mêmes hommes de qualité !
Alors ? Où allons-nous avec ces quelques milliers de pages
nouvelles ?
Mais finalement, qui est Céline ? D’où vient-il ? A quelle époque
appartient-il ? Médecin. Ecrivain. Prophète. Visionnaire. Banalités
dites, redites. Je ne sais pourquoi je retrouve à cet instant cette phrase
de Cioran : « Seul un monstre peut se permettre le luxe de voir les
choses telles qu’elle sont » (Histoire et Utopie).
Céline, me dit un ami, libertaire lettré, c’est l’écriture d’hier,
d’aujourd’hui, de demain, écriture parlée, langage de la vie ; à la fin
de la guerre, mes copains de lycée lisaient tout Céline – j’ai eu moimême
une faiblesse pour Semmelweiss – nous avions enfin le langage,
le style littéraire que nous attendions…
Savaient-ils le lire ? Sait-on le lire ? Quinze lecteurs – quinze
pour ne pas dire dix mille – quinze lectures, quinze émotions
différentes, quinze perceptions de la musique des mots et aussi du nondit,
alchimie comme une autre, langue vivante et forte, vieillie sans
âge depuis des années ; celle de demain encore, qui sait ? Nombreux
sont les jeunes lecteurs venus me demander par quel livre commencer
la lecture de Céline. J’ai toujours conseillé le Voyage… si vous
suivez, vous marcherez… N’avais-je pas écouté la chanson, ne
provoquais-je pas à la première occasion la lecture à haute voix,
histoire de me casser la voix d’émotion, les adieux à Molly : « Bonne,
admirable Molly, je veux si elle peut encore me lire, d’un endroit
que je ne connais pas, qu’elle sache bien que je n’ai pas changé
pour elle, que je l’aime encore et toujours, à ma manière, qu’elle
peut venir ici quand elle voudra partager mon pain et ma furtive
destinée. Si elle n’est plus belle, eh bien tant pis ! Nous nous

arrangerons ! J’ai gardé tant de beauté d’elle en moi, si vivace, si
chaude que j’en ai bien pour tous les deux et pour au moins vingt
ans encore, le temps d’en finir. Pour la quitter il m’a fallu certes
bien de la folie et d’une sale et froide espèce. Tout de même, j’ai
défendu mon âme jusqu’à présent et si la mort, demain, venait me
prendre, je ne serais, j’en suis certain, jamais aussi froid, vilain,
aussi lourd que les autres, tant de gentillesse et de rêve Molly m’a
fait cadeau dans le cours de ces quelques mois d’Amérique. »
Mon premier Voyage, 1932, il est là, 623 pages, Denoël et Steele ;
annoncé en préparation, du même auteur : « Tout doucement. »
Mon premier Mort à crédit, 1936,697 pages, même éditeur.
Total : 1 320 pages.
Plus tard, beaucoup plus tard, pour la valise et le chevet, la
Pléiade 1962, préface d’Henri Mondor ; un seul volume Voyage –
Mort à crédit. Total : 1 090 pages… Merveilleux pour les pérégrins.
1981 : même collection, mêmes titres : 1 582 pages ! 500 pages de
plus, les deux oeuvres préfacées, annotées – notices, notes, variantes,
répertoire, vocabulaire, le tout signé d’Henri Godard, professeur
d’Université qui doit, j’imagine, aimer et faire lire Céline. Ma
déférence lui est acquise. Et j’ai lu Henri Godard, avec crainte
d’abord, les rêves sont fragiles de même que les enthousiasmes
d’adolescents, les complaisances ou les inappétences de l’adulte,
ensuite avec un plaisir si vif que j’éprouvais le besoin de noter à mon
tour :
« La terre est abhorrée : elle est la matière même, lourde,
collante, jamais plus atroce que quand elle est devenue boue, et
pour cette raison montrée de préférence sous cette forme, des boues
de Flandres au début du Voyage au bout de la nuit, à celles de la côte
anglaise autour de Brighton dans Mort à crédit ou du Brandebourg
dans Nord. Elle est, humus, faite de la décomposition et de la
pourriture de ce qui est revenu à elle après en avoir été un moment

détaché : végétaux, cadavres ; ce corps, le mien, s’y fondra un jour.
La terre pour Céline est image de mort. A l’opposé, mers et fleuves,
ciels, nuages et brouillards lui présentent toute la féerie du monde
par visions brèves. Tout ce qui s’y rattache, ports, bateaux, du
bateau-mouche à la péniche et au trois-mâts goélette, est occasion
de lyrisme… »
Voilà pourquoi, Monsieur le Professeur, je n’aime pas le cimetière
de Meudon. Ni les autres.
Enorme paradoxe que cette oeuvre visionnaire, sombre comme
notre époque, écrite à l’encre noire du nihilisme mais aussi
transparente comme eau de source, scintillante souvent d’une certaine
joie de vivre, écrivain sachant faire rire, sa tonicité est là, il
bouffonne, rigole, ment, triche, avec lui c’est la santé et avec
Ferdinand, couché sur un lit d’hôpital militaire, si on refuse les
oranges de Clémence c’est, puisqu’on a faim, pour brouter le bouquet
de violettes de l’infirmière. Un glossaire célinien ne donne pas la
recette, seule, la lecture, le chant des mots, comme un cantique en latin
pour un intégriste à Saint-Nicolas-de-je-ne-sais-quoi !
Allons bouffonner ensemble par 3472 mètres de fond, à proximité
de Terre-Neuve, là où se situe le Palais de Neptune et de Vénus aux
Abysses. Les soubrettes sont des sirènes, fort girondes mais Neptune
fait pépé ; quand à Vénus, malgré les bains de lait de Baleine, ses
seins divins n’ont aucune tenue alors que ceux de Pryntyl, la jolie
sirène que Neptune a rapatriée de chez ces chiens terrestres, dardent
sous la caresse d’un espadon. Et dans le Palais se prépare un banquet
de 492 000 couverts pour fêter le retour de la Lolita des Abysses
alors que là-haut hurlent sourdement les cornes de brume. L’histoire
de pépé Neptune, mémé Vénus et la jolie Pryntyl, ce trio célinien, sans
oublier le capitaine Krog commandant de l’« Orctöström », ce nom
que Céline invente en rêvant peut-être d’un fjord, a été publiée par son
ami Pierre Monnier en 1950, alors que Ferdinand tremblait de rage et

de froid sur les rivages danois.
Mais il y aura toujours des pisse-froid qui jamais ne sauront que
Céline fait rire ceux qui aiment le lire.
« Je jure que j’avais ce poison en ma possession depuis 1944. Ni
mes avocats, ni mes gardiens, ni ma famille ne sont coupables de me
l’avoir procuré » (page 513 du Laval de Fred Kupferman, édité chez
Balland, 1987).
Cette ultime déclaration manuscrite de l’homme d’Etat concerne
1° son suicide manqué, 2° son effroyable exécution. Mais l’auteur de
cette excellente biographie de Pierre Laval émet une hypothèse en ces
termes : « Ce poison éventé, ou mal pris, vient-il de la pharmacie
personnelle de Louis-Ferdinand Céline, qui en aurait fait cadeau à
Laval lors de ses visites à Willflingen ? »
Voilà la chronique célinienne évoquée, sans référence précise
certes mais dans cette apocalyptique trilogie (D’un château l’autre,
Nord, Rigodon – Pléiade, tome II), Laval est présent, réelles les
rencontres avec Céline…
Fred Kupferman répète : « Le suicide manqué de Laval conserve
son secret. » Mais Céline, lui, est mis par un historien – sinon par
l’Histoire – en situation shakespearienne. Une dimension qu’il me
plaît de choisir pour terminer cette préface.
Lucien Combelle

Je ne veux pas que tout se perde.

A propos du Voyage au bout de la nuit.

suite…

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Livre Jaune N° 4


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Auteur : Anonyme
Ouvrage : Livre Jaune N° 4 Le filtrage des connaissances
Année : 2013

4ème de couverture

Jusqu’où la science est-elle impartiale ? Respecte elle toujours ses
propres principes ? À savoir, étudier les faits.
Depuis toujours, la science a tendance à attacher plus d’importance à
ses propres théories qu’aux faits aux-mêmes.
Les théories sont pourtant battit sur des faits afin de déterminer une
réalité. Mais dans ce processus, certains faits sont occultés et mis de
côté.
Ces faits nouveaux peuvent faire évoluer les théories mais on les
ignores généralement car ils sont qualifiés d’anomalies, cet-à-dire, des
faits qui ne cadres pas avec les théories dominantes.
D’après certains historiens ou scientifiques, au cours des 150
dernières années, les archéologues et les anthropologues ont autant
cachés de faits qu’ils en ont mis à jour, cela est appelé « le filtrage des
connaissances, c’est une caractéristique fondamentale de la science
et même de la nature humaine.
L’Homme s’est habitué a mettre de côté les faits qui ne cadrent pas, et
même à totalement les éliminer. Les théories non-dominantes ne sont
que rarement débattues, rarement, évoquées, et les personnes ayant
fait des études scientifiques n’en entendent généralement pas parler …

Réduction de la population.
Infiltration des religions par le satanisme.
Sabbataïsme et Frankisme.
Crimes rituels.
Kabbale.
Pédocriminalité de réseaux.
Sociétés secrètes.
Le professeur F******* T*****, titulaire d’un doctorat en Histoire et
franc-maçon depuis plus de 25 ans au sein des plus grandes loges,
nous livre ici son rapport concernant le mal qui ronge notre société, et
dont il est le témoin.

Introduction
Certains sujets sont explosifs car ils peuvent porter préjudice
à la mécanique de la politique moderne. Personne ne se
doute par exemple que Prescott Bush (le grand père de Bush
junior) était le banquier du troisième Reich, pourtant cette
information n’est absolument pas anodine. Plusieurs théories
pourraient fleurir si cette information était évoquée dans les
nombreux sujets qui traitent du nazisme.
Dans un livre : Great contemporaries (les grands
contemporains) paru pour la première fois en 1937 peu
avant que la seconde guerre mondiale n’éclate, Winston
Churchill consacre tout un chapitre à faire l’éloge du
personnage et de la politique d’Adolf Hitler, de plus, il
évoque même l’idée de l’avoir politiquement à ses côtés. Qui
sait cela? Peu de gens, je vous l’assure.
Un énorme problème se pose dans les débats d’historiens
actuelles. En effet, désormais, réviser l’histoire d’une certaine
époque ; c’est être un révisionniste, et être révisionniste ;
c’est être antisémite. Toute personnes suffisamment informé
est indéniablement le témoin de cette situation critique pour
la recherche historique. Et puisque l’antisémitisme est le mal
qui a engendré la souffrance de la communauté la plus
puissante et la plus influente de notre époque, être
révisionniste; c’est être plus qu’antisémite; c’est

pratiquement être au même niveau que l’exterminateur lui-même
sur l’échelle de l’ignominie. Ce tabou d’interdiction
s’est déclenché après la Seconde Guerre Mondiale par un
travail de moralisation des foules, de l’école primaire à
l’université. Cette tradition occidentale récente permet
d’établir un réflexe de communication limpide aux historiens
ou aux médias qui souhaiteraient se mesurer au mur de la
vérité historique actuelle. Cette logique de réflexion est par
essence totalement illogique, mais la vraie logique pure ne
rentre jamais en compte dans l’alchimie du mensonge
médiatique.
Le terme même d’antisémite est considérablement
contestable car beaucoup de peuples dans le monde sont
sémites, comme les arabes ou les éthiopiens par exemple.
Faire de !’Histoire, est-ce jongler avec l’information pour en
faire une vérité à géométrie variable ? Ou bien est-ce oui ou
non tenir compte de toutes ces subtilités ?
Lorsqu’un débat d’Historiens s’instaure sur un sujet, le
révisionnisme est nécessaire afin de faire avancer la thèse et
la connaissance. Le monde de la recherche historique est
tellement apeuré de pratiquer le révisionnisme (car il est trop
souvent associé par erreur aux chambres à gaz) que la
plupart des révisionnistes actuels s’avèrent ne pas être
historiens de métier.
Les révisionnistes (de toutes les branches intellectuelles) en
France ne sont pas historiens pour la plupart et ne se
revendiquent pas d’ailleurs être des historiens. Ce détail est
curieux, mais révélateur de la situation …
Pourtant être Historien, c’est par définition être
révisionniste, le terme « Histoire » tient sa racine du grec

ancien « historia » qui signifie; enquêter. Si un enquêteur n’a
ni le droit de réfuter, ni le droit de réviser un sujet, son
enquête n’a aucune chance d’aboutir.
L’enquête et l’investigation devraient faire parties intégrante
des méthodes de recherche actuelles dans certains domaines.
Elles sont clairement à revoir. Aucun bon enquêteur ne peut
se permettre d’occulter ou d’ignorer le moindre détail afin
que ses informations ne soient pas parasitées. Ce livre est
bien-entendu plus qu’un détail et toute personne
s’intéressant un minimum à !’Histoire se doit d’en étudier le
contenu ou du moins de s’en informer. En effectuant un
véritable travail sérieux, il est impensable de laisser les
l’informations que contient ce livre aux oubliettes. Ce texte
doit être relayé.
Le mensonge et la tromperie sont des armes redoutables
pour les élites dont le but est d’établir un nouvel ordre
mondial. Ce sont des pratiques utilisés depuis les premières
civilisations par les puissants. Ces stratégies étaient déjà
utilisées il y a bien longtemps, comme le prouve le livre de
stratégie militaire et politique de Sun Tzu : « L’art de la
guerre » écrit au vie siècle avant notre ère.
Les témoignages du passé sont pour la théorie dominante,
« une preuve » lorsqu’ils sont concordants avec la pensée
officielle, les autres pouvant être gênants sont considérés
comme des anomalies.
Les multiples thèses sont enseignées bien que depuis
longtemps discrédité par l’Archéologie ou d’autres disciplines
nécessaires à la compréhension des faits.
Un homme faisant parti de la franc-maçonnerie depuis
plusieurs dizaines d’années, très réputé, avec qui j’entretiens

de longues discussions et débats, dont je tairai le nom, m’a
un jour fait cette confidence : « … Les véritables complots ne
sont pas connus du grand publique, … Lorsqu’une histoire
de complot se sait, c’est qu’elle est totalement fausse ou en
grande partie… Le monde de l’information se compare à
une série télévisé dans le but de te désinformer … ». Cela m’a
toujours servi.
Considérez ce livre comme une parcelle d’information utile
pour les personnes souhaitant apprendre d’autres choses que
celles que l’on nous plaques, que se soit sur papier ou sur
écran. Une source très intéressante qui peut nous permettre
de comprendre un peu mieux certains faits majeurs du
vingtième et du vingt-et-unième siècle.
Ce texte regroupe diverses sujets pour le moins surprenants
regroupé et étayés par le professeur F******* T**** qui
enseigne !’Histoire à l’Université de science humaine
(Sorbonne – Paris), ayant été Franc-Maçons dans diverses
loges durant 25 ans.
Il nous livre ici une parcelle de connaissance, non pas sous
forme d’une seul vérité mise en histoire comme savent le
faire beaucoup d’écrivain, mais de plusieurs faits ou
recherches pouvant amener à l’enquête « savante ».
Les éditions hades

Note volante
La guerre en Irak a été déclarée le 19 Mars 2003. Les forces
de l’Ouest ont attaqué la Libye le 20 Mars 2011. Ces deux
invasions se sont passées la veille de l’équinoxe du
printemps, une date qui était, et qui est encore extrêmement
significative dans !’Histoire. C’est la date de la résurrection
du Soleil et était souvent célébrée par un sacrifice sanglant
pour imprégner la Terre.
Il est nécessaire de préciser que le numéro attribué à
l’organisation maçonnique secrète Skulls and Bones’ est le
322 représentant le 22 Mars ou l’équinoxe vernale.
D’après quelques chercheurs, des légendes Illuminati,
l’équinoxe du printemps est considérée comme un Sabbat
Mineur mais il demande toujours un sacrifice humain. Le 21
et 22 Mars sont dédiés à la Déesse Ostara (Ishtar, aussi
apelée, Eostre), duquel on a le mot Easter (Pacques en
anglais). Le 21 Mars est une des Nuits de Sacrifices Humains.
Ishtar était une Déesse Babylonienne de la fertilité, l’amour
et la guerre. Son nom est dérivé des mots pour l’Aube.
Est-ce un hasard que l’opération d’invasion de la Libye
s’appelle Aube de l’Odyssée?
Il faut souligner un détail important ; Mars est le plus

important des dieux de la guerre, qualifié d’ailleurs de Dieu
de la guerre, honorés par les légions romaines. Son culte
connaît deux moments forts, au mois de mars et en octobre,
début et fin de la saison guerrière. Les Romains avaient
nommé le premier mois de l’année en son honneur, qui
coïncidait avec le retour des beaux jours et la reprise de la
guerre après l’hiver. Par la suite, janvier, mois d’élection des
magistrats, a été convenu comme commencement de la
nouvelle année. Mars est devenu le troisième mois, et c’est
ainsi que décembre, éthymologiquement, le dixième mois,
est devenu le douzième. Mars est aussi le dieu responsable de
la fertilité des cultures, ce qui lui donne une importance toute
particulière dans la Rome antique. Dieu du printemps, car
c’est à la fin de l’hiver que commencent les activités
guerrières, et dieu de la jeunesse, parce que c’est elle qui est
employée dans les guerres.

Le chaos
Ordo Ab Chao
L’ordre naît du Chaos

suite…

Livre-Jaune-N-4

Le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn affronte la cabale des néonconservateurs de droite et de gauche et du lobby sioniste


jeremy-corbyn-has-Israel-running-scared-630x350.jpg

Le vote majoritaire des électeurs britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l’Union Européenne (Brexit) est un événement considérable qui a et aura des répercussions politiques et é…

Source : Le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn affronte la cabale des néonconservateurs de droite et de gauche et du lobby sioniste

Entretiens philosophiques avec P. Dortiguier



http://www.lelibrepenseur.org/

Une série de vidéos a été réalisée dans le cadre de ces entretiens philosophiques avec le Pr Pierre Dortiguier. Il sera question d’une initiation à la philosophie à l’ancienne, traitant des plus grande figures comme Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Hegel… et bien d’autres


#1 : Platon


#2 : Spinoza


#3 : Hegel


#4 : Descartes


#5 : Heidegger


 #6 : Voltaire


#7 : Diderot

Rocard, le mérite d’un échec


lelibrepenseur.org

Chroniques-Dortiguier

 

Rocard, le mérite d’un échec par Pierre Dortiguier

 


La déclaration infâme de Le Pen sur Rocard dénonciateur de la guerre d’Algérie — ininterrompue, sauf par épuisement des combattants depuis le débarquement sur la plage de Sidi Ferruch, comme nous le disons en France — démontre, s’il en est besoin, le caractère fort borné de la politique française se poursuivant par ailleurs en Syrie. Nous avons, dans une librairie de la rue de Provence, à Paris, entendu, il y a fort longtemps, un client railler la carrière de son fils, sans animosité, comme s’il s’agissait d’une illusion idéologique : c’était le physicien et inventeur son père. Dans les conférences faites à l’École des Mines, par exemple, ce fils de famille protestante, ce qui en France symbolisait avec la rigueur, sinon morale, du moins entièrement intellectuelle, comme l’illustre cet honnête directeur des finances et fait ministre d’État par Louis XVI, le genevois (dont l’épouse également suisse créa l’hôpital Necker auquel la canaille de la subversion vient d’infliger 127.000 € de dégâts !) Jacques Necker (1732-1804), qui pouvait rétablir l’ordre financier avant la Révolution voulue au contraire par une fraction maçonnique aristocrate conduite par Philippe-Égalité, duc d’Orléans soudoyant la canaille sodomite du Palais Royal parisien, en fut le modèle, et dont nous retrouvâmes l’esprit dans un long entretien personnel du printemps 1973, avec l’ancien ministre protestant des affaires étrangères et premier ministre, qui eût été successeur de De Gaulle, sans le coup d’État de 1968, Maurice Couve de Murville (1907-1999), dans sa permanence de la rue Jean Goujon, étonnait par sa logique toute mathématique de ses exposés. Il est vrai que pareille capacité fera défaut à Mitterand qui resta toujours, depuis son poste de secrétaire d’État aux Anciens Combattants dont on voit le bâtiment clair et fort coquet dans une rue du vieux Vichy, à son dernier discours fantomatique recueilli par Attali, un avocat ! C’était un rhéteur, sensuel et ambitieux soumis à cette culture de l’instant dont traite Rocard à la fin de sa vie. Par ailleurs, Mitterand n’aurait pas encouru les foudres de Le Pen, car il fut un partisan de l’Algérie française, fit décapiter des opposants français d’Algérie à la guerre débutant en novembre 1954, et à cette époque, les fanatiques étaient comme ce Max Lejeune, ministre socialiste de l’intérieur, passé à la droite conservatrice, un inspecteur des services de la torture militaire, serré dans son imperméable. L’on a oublié que les premiers condamnés à mort français en Algérie, pour trahison nationale, le furent quand Mitterand était ministre de l’intérieur. La culture de Mitterand était appréciable et elle étonnait un de mes camarades de préparation, Jean-Marie Benoist du Collège de France, mis elle n’avait rien de scientifique, ni de logique au sens d’une capacité de construire des modèles ! Quant à Mendès-France qui rodait dans ce cercle socialiste pour reprendre le pouvoir en 1968, il resta ce qu’il était, comme un triangle a trois angles pour le définir, un affairiste qui tirait son épingle du jeu, au seul bénéfice de ses intérêts !

Dans le mouvement socialiste européen, le coup de grâce avait été donné par l’Allemagne socialiste d’après-guerre, par le rejet entier du marxisme, en 1959, au Congrès de Bad Godesberg, et dans son dernier entretien, Rocard s’en réclame. Or ce poison intellectuel domine les esprits en ce sens que tout est ramené, chose paradoxale pour un mouvement qui se voulait matérialiste, à l’idéologie ! L’attitude semblable de MM. Hollande et Valls, ou d’un Mélanchon  sur ce point est éclatante, car toute résistance des faits est mutée, dans cette alchimie satanique, en mauvaise volonté d’une partie du peuple, nommément la classe moyenne jugée contre-révolutionnaire. Il faudra bien  que l’historien de cette France possédée par l’instinct aveuglément révolutionnaire, qui n’est que l’égoïsme des accapareurs et des spoliateurs étatiques, reconnaisse que Michel Rocard n’a jamais versé dans cette démagogie ou forme de cruauté politique. Il était en fait, traité comme son coreligionnaire l’amiral Coligny dont on peut voir la statue au temple parisien, à l’Eglise Protestante réformée de l’Oratoire du Louvre, poignardé dans le dos — en même temps que trois mille partisans coreligionnaires ! —  par ceux qui voyaient dans leur nationalisme, car le socialisme français ne fut rien d’autre, et conséquemment un colonialisme de pointe, une excuse pour ne point se plier à l’exigence économique du travail ordonné. C’est ce qui fait que le socialisme est en France un flatus vocis, comme disaient les logiciens médiévaux des concepts creux, un bruit de mot, et qu’il n’a rien de soumission au devoir, aux exigences de la raison.

Il faut, selon Aristote, que le pouvoir de l’or, de la monnaie, pour ne pas être engluée dans et par l’usure qu’il condamnait, soit soumise à une autorité forte, et le développement de l’Europe au siècle passé s’est orienté vers un pouvoir de cette nature, sorte de « despotisme éclairé » sur le Continent ; or, aujourd’hui, nous avons un despotisme aveuglé par la ronde infernale et des usuriers et des esclavagistes qui déplacent le travail en Asie principalement, l’Afrique restant plus que jamais un réservoir de matières premières avec des concours de corruption pour choisir et faire progresser les élites. C’est le sens de l’avertissement de Rocard qui a eu sur l’Angleterre, comme son entretien télévisé de 2014 le fait distinctement entendre, le même jugement que De Gaulle, mais pour les autres socialistes réellement demeurés marxistes, c’est-à-dire emplis de violence pour briser une réalité qu’ils ne dominent pas, spirituelle ou matérielle, vaut la formule prêtée à Louis XV, « après moi le déluge ». Quel prophète Noé nous bâtira une arche pour flotter sur cette masse de noyés qui emplira le pauvre monde ? Le Pen, que Mitterrand  disait avec justesse un homme de la quatrième république, grogne contre le défunt politicien, Mitterrand le méprise, Valls, vrai personnage de Balzac, lui doit ses débuts et lui fait une pirouette comme il convient à un second Rastignac, la jeune génération inculte l’ignore, car ce « morceau de civilisation » dont parle le défunt personnage, qu’est l’Europe, autre Atlantide, absorbée par l’Amérique nourrie des deux guerres mondiales et de la guerre froide, se transforme en radeau de naufragés !

L’Algérie entre vacance du pouvoir, diversions et oppression


Algérie Résistance

Saïd-et-Ali-Haddad

Saïd Bouteflika et son prête-nom Ali Haddad. DR.

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Jour après jour, le régime agonisant des Bouteflika montre un visage de plus en plus hideux, plongeant la gestion de l’État dans une régression vertigineuse qui touche à la liberté d’expression et qui montre à quel point ce pouvoir obsolète est ridicule et faible en incarcérant des journalistes et une directrice du ministère de la Culture en plein mois de Ramadan. Les voyous qui entourent la chaise roulante présidentielle n’ont plus aucun scrupule, fomentant des complots ici et là et créant des diversions telles que l’affaire de la ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit, qui s’est vu…

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Pr. Peter Phillips : « Nous sommes confrontés à un siècle de fascisme »


Algérie Résistance

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Professor Peter Phillips. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans un de vos écrits, vous qualifiez le XXIe siècle de siècle du fascisme. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Pr. Peter Phillips : Le 11/9 a ouvert la voie à une guerre mondiale contre le terrorisme et à l’augmentation d’un État policier aux États-Unis et à l’étranger. Nous sommes confrontés à un siècle de fascisme à moins que d’importants mouvements de démocratie sociale n’interviennent. Le mécanisme de la démocratie d’État et des élections aux États-Unis et la plupart des autres fonctions ne sont rien de plus que du théâtre à grande échelle.

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Histoire de l’Humanité


le-carrefour-de-lislam.com

 

Abel et Cain

Caïn tuant Abel, réalisé par Daniele Crespi (1618-1620)
Caïn tuant Abel, réalisé par Daniele Crespi (1618-1620)

 

 

 

Au nom de DIEU,
Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux !
Que les meilleures salutations soient sur les Messagers et Prophètes divins !

   Histoire de l’Humanité  
     
Holocauste : Ancien sacrifice biblique dans lequel la victime animale était brûlée par un Feu céleste. 

   Point de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4]. 

   L’histoire des deux fils d’Adam. 

      Et récite-leur en toute vérité le récit des deux fils d’Adam[5]. — Lorsqu’ils offraient l’offrande, voilà que de l’un d’eux elle fut reçue, et de l’autre ne fut point reçue. Celui-ci dit : « Sûrement je te tuerai » !  — Il dit[6] : « Rien d’autre : de la part des pieux, Dieu reçoit. (Coran V 27). 
   Certains gens de science disent que c’était là un ordre de Dieu et que la raison pour laquelle II accepta l’oblation de l’un fut que celui-ci avait sacrifié le meilleur de ses biens alors que l’autre n’avait sacrifié que ce qu’il possédait de plus mauvais.

   …Ismâ’îl fils[7] de Râfi’ a dit : « On m’a rapporté que, des deux fils d’Adam, (…) l’un était berger et qu’il possédait dans son troupeau un agneau qu’il aimait au point de le garder la nuit près de lui et de le porter sur son dos le reste du temps, en sorte que de ses biens c’était là ce qui lui était devenu le plus cher.
   Lorsqu’il reçut l’ordre d’effectuer le sacrifice (qorbân), il le sacrifia à Dieu. Dieu l’agréa de sa part et l’agneau ne cessa de paître au Paradis jusqu’au moment où il servit à racheter le fils d’Abraham — que Dieu accorde Ses grâces au père et au fils — ».
   …Abd Allah fils de Amrou a dit : « (…) L’un des deux fils d’Adam était cultivateur, l’autre berger (…). Celui qui possédait des moutons sacrifia la plus noble, la plus belle et la plus grasse de ses bêtes, celle qu’il appréciait le plus d’entre toutes, alors que celui qui possédait des cultures sacrifia ce que ses cultures offraient de plus mauvais (…) et que lui-même n’appréciait guère. (…)
   Celui qui fut la victime était le plus fort des deux, mais c’était la gêne qu’il éprouvait à commettre un crime qui l’empêcha de porter la main sur son frère [pour se défendre] ».

   Selon d’autres, il ne s’agissait pas là d’un ordre de Dieu. Ils se réfèrent aux propos suivants :

   Le fils de ‘Abbas a dit : “En ce temps-là il n’y avait de pauvre auquel il eût été possible de donner l’aumône [afin de pouvoir se rapprocher de Dieu par une telle oeuvre]. L’homme ne pouvait offrir qu’un sacrifice.
   Un jour que les fils d’Adam étaient assis l’un près de l’autre, ils se dirent : “ Si nous offrions un sacrifice ! ”
   Or, lorsqu’un homme offrait un sacrifice et que Dieu était satisfait, Dieu envoyait  un “ feu ” qui dévorait l’oblation, mais s’Il n’en était pas satisfait le feu s’éteignait. Ils offrirent donc chacun une oblation ; l’un étant berger, l’autre cultivateur, celui qui possédait des moutons offrit en sacrifice la meilleure et la plus grasse de ses bêtes cependant que l’autre n’offrait de ses cultures que ce qu’il détestait le plus. Lorsque le “feu” arriva et qu’il descendit entre eux, il consuma la brebis en laissant les produits de la récolte. Le fils d’Adam [Caïn] dit alors à son frère :
   “ Fréquenteras-tu les gens alors qu’ils sauront que tu as offert un sacrifice qui a été agréé de ta part tandis que le mien m’a été refusé ? Non, par Dieu ! Les gens ne nous regarderont pas toi et moi en voyant que tu es meilleur que moi. Vraiment je vais te tuer ! Son frère dit :
   “ Quelle est donc ma faute ? Dieu n’agrée [un sacrifice] que de la part de ceux qui craignent[8] ! ”. (Coran V 27 et sv.).
   Ismâ’ïl fils de Rafi` a dit : “ On m’a rapporté que, des deux fils d’Adam, (…) l’un était berger et qu’il possédait dans son troupeau un agneau qu’il aimait au point de la garder jour et nuit près de lui et de le porter sur son dos le reste du temps, en sorte que de ses biens c’était là ce qui lui était devenu le plus cher.
   Lorsqu’il reçut l’ordre d’effectuer le sacrifice, il le sacrifia à Dieu. Dieu l’agréa de sa part et l’agneau[9] ne cessa de paître au Paradis jusqu’au moment où il servit à racheter le fils d’Abraham[10]. Que Dieu accorde Ses grâces au père et au fils ”. (Comparer : Bible. Thora. Gén. 4 4 ; 22 1-13 ;  Héb. 11 17 ; Jc. 2 21).
   Le fils de Ishaq rapporte de quelqu’un qui avait la science du Premier Livre : Adam avait ordonné à son fils Caïn d’épouser sa sœur qui était sœur jumelle d’Abel et il ordonna à Abel d’épouser sa sœur qui était sœur jumelle de Caïn.
   [D’après un propos du fils de Mas’oûd, il ne naissait pas d’enfant à Adam sans qu’il y eût simultanément un garçon et une fille. Plus tard, il mariait le jeune homme avec l’une de ses sœurs qui n’était pas née en même temps que lui].
   Or Abel fut satisfait de ce qu’Adam avait décidé alors que Caïn refusa, la chose lui étant désagréable parce qu’il s’estimait trop digne pour devoir se marier à la sœur jumelle d’Abel, et qu’il préférait prendre sa propre sœur jumelle pour femme, car, disait-il :
   — Nous, nous avons été engendrés au Paradis alors qu’eux l’ont été sur terre. Je suis donc le plus en droit d’épouser ma sœur [jumelle] ! »
   Le fils de Ishaq rapporte aussi : « La sœur [jumelle] de Caïn était d’entre les plus belles ; comme celui-ci la refusait jalousement à son frère et la désirait pour lui-même — mais Dieu sait mieux ce qu’il en était au juste [ajoute le fils de Ishaq] —, Adam lui dit :
   — Cette sœur n’est pas licite pour toi ! — Comme Caïn refusait d’admettre ce que son père lui disait, celui-ci lui dit :
   — Offre donc un sacrifice (qarrib qourbânan) et que ton frère Abel en offre également un ! De vous deux celui dont Dieu agréera l’oblation sera le plus en droit de la prendre pour épouse. (…)
   D’après Suddiyy : « (…) Après qu’Adam eut ordonné à ses fils d’effectuer chacun un sacrifice, afin que Dieu fasse savoir lequel des deux était le plus en droit d’épouser la jeune fille [il s’agissait donc de la sœur jumelle de Caïn].
   Adam dut s’absenter pour se rendre à la Mecque. Dieu lui avait dit en effet : « O Adam ! Sais-tu que Je possède sur terre une Demeure (Bayt) ? « Adam lui répondit : « Non ! » Dieu lui dit alors :  « En vérité Je possède une Demeure à la Mekke ; vas-y ! »
   Adam s’adressa alors au Ciel et lui dit : « Garde mon enfant en tant que dépôt de confiance (amâna) ! » Mais le Ciel refusa. Adam s’adressa alors à la Terre, mais celle-ci refusa. Il s’adressa alors aux montagnes, elles refusèrent. Enfin il s’adressa à Caïn qui accepta en lui disant : « Pars ! Quand tu reviendras tu trouveras ta famille dans un état qui te satisfera ».
   Une fois qu’Adam les eut quittés, ils effectuèrent le sacrifice. Or Caïn ne cessait de se prévaloir de sa supériorité sur Abel. Il lui disait : « Je suis plus en droit que toi de la prendre. Elle est ma sœur et moi je suis plus âgé que toi. De plus je suis le tuteur (waçiyy) désigné par mon père ».
   Lorsqu’ils effectuèrent le sacrifice, Abel offrit un jeune bélier bien gras alors que Caïn offrit une gerbe d’épis ; de plus, comme il aperçut dans la gerbe un gros épi bien mûr il l’en retira et l’égrugea pour en manger les grains. Lorsque le « feu » descendit, il dévora l’offrande d’Abel et laissa intacte l’offrande de Caïn qui en fut irrité. C’est alors qu’il dit à son frère : « Je vais vraiment te tuer afin que tu n’épouses pas ma sœur ! »
   Abel lui répondit : « Dieu n’agrée [un sacrifice] que de la part de ceux qui craignent ! » »
   Conclusion : Pour ce qui est du motif qui amena Abel et Caïn à opérer un sacrifice (qarrabâ), le plus pertinent consiste à dire qu’il est permis d’admettre l’un ou l’autre avis, Dieu n’ayant pas précisé s’il s’agissait d’un ordre venant de Sa part ou de la part de quelqu’un d’autre. Quoi qu’il en soit, ils ne devaient effectuer ce sacrifice qu’à seule fin de recherche la  » proximité » de Dieu.  

   Motif pour lequel Abel et Caïn effectuèrent ce sacrifice et raison pour laquelle Dieu agréa l’un et non l’autre

      « Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, je n’étendrai pas vers toi ma main pour te tuer : je crains Dieu, Seigneur des mondes. »

   Selon Tabari[11] : « Dieu, que Son invocation soit exaltée, dit en quelque sorte à Son prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) : à ces Juifs qui ont songé porter la main sur toi et tes Compagnons fais connaître combien est pénible le châtiment sanctionnant l’injustice, la ruse perfide, le témoigne et la trahison des engagements et fais savoir quelle sera la récompense de celui qui respecte ses engagements et fais savoir quelle sera la récompense de celui qui respecte ses engagements et quelle sera la sanction de celui qui les rompt ; à cette fin, « rapporte-leur… le récit des deux fils d’Adam » Abel et Caïn, ce qui advint à celui qui obéit à son Seigneur et ce qui advint à celui qui Lui désobéit, car, dans l’excellente récompense que J’ai accordée à l’un et dans la terrible sanction que J’ai infligée à l’autre, il y a aussi bien pour toi que pour eux un bel exemple de patience. 

   « Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, je n’étendrai pas vers toi ma main pour te tuer… » D’après certains commentateurs, Abel ne l’empêcha pas de commettre ce meurtre, et ces propos qu’il tint à Caïn et que Dieu nous rapporte ici, étaient destinés à rappeler à Caïn que Dieu leur avait imposé qu’une personne qui allait être la victime d’un meurtrier n’avait pas à empêcher celui-ci d’agir comme il le voulait.
   Les légistes font remarqués ici que cette loi ancienne a été abolie pour nous. Qu’il est permis de se défendre, voire est nécessaire de le faire. 

Attitude d’Abel. 

    « Oui, je veux que tu t’acquières mon péché[12] avec ton péché; alors tu seras du nombre des compagnons du Feu. » — Or c’est la récompense des prévaricateurs. (Coran V 28).

   Les commentateurs sont unanimes pour dire que Dieu nous a fait savoir que chaque être sera sanctionné en fonction de ses actes. Par conséquent, si réelle est la disposition que Dieu a décrétée pour Ses créatures, il n’est pas permis de dire qu’un meurtrier endosse les fautes de sa victime ; le meurtrier sera sanctionné pour le meurtre qu’il a commis ainsi que pour toutes ses autres fautes uniquement [et non pour celles qu’il n’a commises en aucune façon ou pour lesquelles il ne se trouve en aucune façon responsable].

   « Puis son âme le porta à tuer son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des perdants. » (Coran V 28).
   « alors tu seras du nombre des compagnons du Feu. »

   Tabari remarque : Le Feu est la sanction de ceux qui abandonnent la Voie du Vrai et qui transgressent les dispositions que Dieu a instituées pour eux. Or en nous faisant savoir qu’Abel dit à Caïn que le meurtre que celui-ci se proposait de commettre le ferait entrer parmi les hôtes de la Géhenne, Dieu nous fait savoir qu’Il avait déjà imposé des ordres et des interdits à la descendance d’Adam depuis le moment où Il le fit descendre sur Terre, et qu’Il lui avait adressé la promesse de la récompense ultime ainsi que la menace du châtiment. Si tel n’avait pas été le cas, Abel n’eût pas dit à son frère que son assassinat le mettrait parmi les hôtes du Feu, et il ne lui eût pas fait savoir que c’était là la sanction des injustes.
   ‘Abd Allah fils de Amrou rapporte que le Prophète (sur lui Prière et Paix !) a dit : « Il n’est pas une âme qui tue injustement sans que le premier fils d’Adam n’endosse une part du crime, et cela du fait qu’il fut le premier à donner l’exemple du meurtre ». 

   Le meurtre d’Abel. 

    « Puis son âme le porta à tuer son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des perdants. » (Coran V 30).

   Les commentateurs, comme le souligne Tabari, abordent une divergence sur le point de savoir si le verbe ²tawwa’ a² signifie ici que Caïn tua Abel délibérément de lui-même en s’encourageant à commettre cet acte ou si celui-ci lui fut suggéré et embelli par le Démon en sorte que ce fut sur son instigation qu’il commit son meurtre. Tabarî, lui, conclut qu’étant donné qu’il n’existe pas de données décisives sur ce point, l’une et l’autre choses sont admissibles. 

   « et devint ainsi du nombre des perdants » Les perdants (khâsiroûn) sont ceux qui échangent leur Fin dernière contre ce bas-monde en préférant celui à leur Vie ultime, car, dans cet échange, ils sont perdants et ils seront amèrement déçue or où ils verront combien ils ont été abusés dans leur ²commerce². 

   Remords de Caïn et enterrement d’Abel.  

« Puis Dieu suscita un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment couvrir la nudité de son frère. Il dit : « Malheur de moi ! Suis-je incapable d’être, comme ce corbeau[13], à même de couvrir la nudité[14] de mon frère ? » II devint alors de ceux qui regrettent. » (31) 

   Caïn ne connaissait pas encore la norme divine en ce qui concerne les morts[15], et il ne savait que faire du cadavre de son frère. On rapporte qu’il le transporta sur son dos pendant un certain temps – d’après certaines traditions cela dura cent ans – dans un sac ; finalement, Dieu voulut lui faire connaître la norme en ce qui concerne les morts et c’est ainsi que « Dieu suscita un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment couvrir la nudité de son frère. »
   D’après le fils de ‘Abbas et le fils de Mas’oûd : « (…) Dieu envoya deux corbeaux frères qui se battirent jusqu’à ce que l’un eut tué l’autre ; celui qui resta alors en vie creusa la terre pour enterrer son compagnon puis il le recouvrit de terre ; ce que voyant, Caïn s’exclama : « Quel malheur ! Serais-je donc incapable d’être comme ce corbeau et de dérober au vu le cadavre de mon frère ? ». 

   Excellence du pardon. 

   Tabarî nous montre, lui dans son commentaire, dans quelle perspective doit être placé tout ce passage coranique concernant Abel et Caïn lorsqu’il est mis en rapport avec des évènements que vivaient le Prophète et ses Compagnons à Médine, notamment le fait que, lorsqu’il se rendit chez les Juifs Fils de Nadîr pour leur demander de l’aider à payer la ²diya² des deux ‘Âmirî tués par Amrou fils de Omayya Damrî, les Fils de Nadîr, sous l’instigation de leur chef de clan, Houyyay fils de Akhtab, tentèrent de profiter de l’occasion que le Prophète se trouvait dans leur domaine pour l’assassiner.

   Tout ce que Dieu mentionne dans ces versets est un encouragement qu’Il adresse aux croyants entourant l’Envoyé de Dieu (sur lui Prière et Paix !) pour qu’ils fassent grâce (‘afwou) aux Juifs Fils de Nadîr qui avaient songé à porter la main sur le Prophète et sur eux, et pour qu’ils ne leur tiennent pas rigueur de leur conduite. Dieu fait connaître aux Juifs la laideur de leur comportement et leur montre combien ils s’écartent du droit chemin en dépit de tous les bienfaits qu’Il leur a accordés, et Il exalte en même temps le comportement des croyants qui Lui sont fidèles et qui leur pardonnent, en assimilant les uns et les autres respectivement aux deux fils d’Adam, Caïn et Abel, et en rappelant combien le comportement du premier était mauvais alors que celui du second était excellent.

   On rapporte que le Prophète (sur lui Prière et Paix !) a dit : « Dieu, Puissant et Majestueux, a fait des deux fils d’Adam un exemple pour vous. Prenez exemple sur le meilleur des deux et laissez le plus mauvais ! » (à suivre)
[1] Le Créateur des cieux et de la terre est donc la seule et véritable divinité qu’on adore et qu’on se doit d’adorer véritablement.
[2] En langue arabe, Allah. En hébreu, ïl. Nom divin, il est employé couramment pour les gens de l’Evangile de langue arabe. En français, le terme Dieu est compris généralement, non comme un Nom divin, mais plutôt comme signifiant l’Etre-Suprême, le Créateur et Maître de l’Univers.
[3] Formules d’eulogies comme : que Dieu prie sur lui, l’agrée, lui fasse miséricorde, etc., formules propres à  l’Islam traditionnel. Les exégètes interprètent la « prière » divine comme étant un octroi de Sa miséricorde et la « prière » angélique comme une demande de pardon pour les créatures.
[4] Soit : Ahmad-Mohammad, fils d’Abd Allah, (…) fils d’Ismaël, fils d’Abraham  (sur eux la Paix !). Pour l’Islam traditionnel, il est le Sceau de la Prophétie, le Sceau des prophètes et messagers divins.
[5] Soit : Abîl = Abel ; Qabîl = Caïn. Eve mettra au monde un garçon et une fille jumelle à chaque naissance. Elle mettra au monde, selon certaines variantes, plusieurs enfants. Ce que la Bible ne mentionne pas (sauf toutefois chez les commentateurs toraniques). Ce qui fait d’ailleurs jaser les adversaires de la Religion, chez les gens de la Bible, et leur faire supposer et prétendre que les enfants « coucheront » avec leurs mères pour avoir chacun une descendance ! La réalité toutefois est tout autre. Au début de l’Antiquité, cette loi du mariage entre frères et sœurs était permis. Elle sera par la suite abolie. Selon les légistes, pour éviter ainsi que l’homme vienne à prétendre, à l’instar du Druzisme ; qu’il n’est pas de descendance de Adam (sur lui la Paix !).
[6] Comparer : Bible. Genèse 4.
[7] Arabe littéraire : ibn. Arabe dialectale (Afrique du Nord), ben. Hébreu : ben.
[8] D’après un certain nombre de commentateurs, les ²mouttaqoûn² (ceux qui craignent) dont il est ici question sont ceux qui craignent d’associer un autre à Dieu.
   La sincérité dans l’acte. Pour comprendre, a-t-on dit, comment l’attitude de Caïn est une forme ²d’association d’un autre à Dieu² on peut remarquer que, par son attitude telle qu’elle se dégage de ces données traditionnelles, Caïn montre son avidité et son orgueil et que dans l’acte rituel qu’il devait effectuer il n’a pas été capable de dépasser ces passions de son âme pour les sacrifier à une orientation pure et sincère vers Dieu ; il agissait donc comme ces êtres évoqués en Coran XXV 43, pour qui le véritable ²ilâh², c’est-à-dire le véritable ²adoré² qu’ils suivent et auquel ils obéissent, est non pas Dieu mais leur passion (hawâ).
   Notons au passage que pour les gens de l’Évangile, c’est : « Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn ; aussi fut-il proclamé juste,… » (Bible. Héb. 11/4). Nulle mention d’une sincérité ici, d’associationnisme. Même chose concernant Abraham et son fils (11/17). De plus, les exégètes bibliques ne verront-ils pas dans le sacrifice de son fils la préfiguration de la Passion (et de la Résurrection) du crucifié ? Pour nous, au contraire, c’est une preuve que le divin Créateur sauvera Son Messie d’une mort certaine, comme Il sauva naguère le fils d’Abraham (sur eux la Paix !).
[9] Récit inconnu dans la Bible, voire dans les commentaires.
[10] Ismaël, pour l’Islam traditionnel. Isaac, pour le monde biblique.
[11] Commentaires. Une traduction partielle existe en langue française. V. Traduction P. Godé. Edit. Editions d’Art les heures claires.
[12] que tu t’acquières mon péché. Le martyre remet à celui qui meurt ses péchés. Le meurtre charge d’un nouveau péché celui qui tue. les compagnons du Feu (de l’Enfer).
[13] Nous savons tous que les gens du monde toranique ne croient pas, excepté un petit nombre, aux signes divins. Ils aiment les tourner en dérision. A ce sujet, l’histoire du corbeau à l’air d’amuser certaines gens du monde toranique. Pour preuve : « Le Coran affectionne les oiseaux. (…) voici le corbeau. Mahomet a-t-il repéré une vieille légende juive ? Il y a tout lieu de le penser puisque le Pirqué de rabbi Eliezer rapporte une anecdote similaire : « Adam et son aide s’étaient assis et pleuraient et menaient le deuil pour lui, mais ils ignoraient que faire d’Abel, car ils n’avaient pas la coutume d’enterrer. Survint un corbeau dont un congénère était mort à ses côtés. Le corbeau dit : J’enseignerai à cet homme ce qu’il fut faire. Il prit son congénère et creusa la terre, il l’y cacha et l’y enterra devant leurs yeux. Adam dit : je ferai comme ce corbeau. Il prit la dépouille d’Abel, creusa la terre et l’y ensevelit. Le Saint, béni soit-il, donna un bon salaire au corbeau dans ce monde ». Rigueur oblige, concédons au Coran que si le Pirque de rabbi Eliezer a été composé à partir d’enseignements antiques, sa rédaction finale se situe aux alentours du VIIIe siècle. Elle est contemporaine à Mahomet, voire postérieure. Qui donc a influencé qui ? Pour la bonne bouche, écoutons le Talmud, traité Pessahim : « Nos rabbis nous ont enseigné : Trois sortes de créatures aiment leur prochain : les prosélytes, les esclavec et les corbeaux ». (Le Joker juif, Ange-Mathieu Mezzadri. Edit. Autres Temps.) 
   Nous dirons : Premièrement : On note que l’auteur de ces lignes n’a pas un grand amour et un grand respect de notre saint Prophète ! D’où Mahomet au lieu de Mohammad ! Très courant actuellement chez les intellectuels du monde toranique et autres. Secundo : Il est un secret pour personne que celui (ou celle) qui nie et rejette l’authenticité du Coran, voit et verra en lui que des histoires légendaires, contes, etc. (Coran LXIX 38-52). Troisièmement : la Torah originelle a disparue. Toutefois, çà et là, on découvre des extraits de cette dernière rapportée par les rabbis. L’histoire du corbeau rapportée ne semble-t-il pas être un exemple. Toutefois, le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes a voulu révéler à Son sceau, la vérité sur cette histoire passée, de la lointaine Antiquité. La vérité telle quelle est, telle quelle devrait être enseignée aux gens, et non comme on se l’imagine ou on voudrait l’interpréter… Quatrièmement : c’est le frère qui enterre son frère, non leur père Adam. Cinquièmement : Toutes les créatures, sans exception : humaines, animales, etc., dépendent du divin Créateur. Elles lui sont soumises de gré ou de force. Et elles sont toutes sous Ses ordres (Coran XXIV 41). Et le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes ne saurait commander à Ses créatures la turpitude et la blâmable… 
[14] nudité. Ici, le cadavre. La Bible n’en parle pas.
[15] Il sera le premier homme a enterré les morts. Comme on a dit qu’il sera le premier homme à adorer le feu. 

Point de divinité, de dieu que Dieu !
« Vulnerant omnes, ultima necat. »
Nous ne le dirons jamais assez.
Explicit totus liber.

 




Noé ou le premier messager…

 

  Le Messager de l’Islam (sur lui Prière et Paix !) a dit : 
   « يا أيها الناس ألا ‏ ‏إن ربكم واحد وإن أباكم واحد ألا لا فضل لعربي على أعجمي ولا ‏ ‏لعجمي على عربي ولا لأحمر على أسود ولا أسود على أحمر إلا بالتقوى […] « 

مسند أحمد / باقي مسند الأنصار/حديث رجل من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم – 22391

   Traduction : O gens ! votre Seigneur est un et votre père (c’est-à-dire Adam) est un ; il n’y a aucune supériorité de l’arabe sur le l’étranger (non-arabe), ni de l’étranger (du non-arabe) sur l’arabe, ni du rouge sur le noir, ni du noir sur le rouge, si ce n’est en piété (termes de taqwa). (Source : Mousnad Ahmad). 

L’homme : Noé (sur lui la Paix !).

Version biblique. Noé (hébreu: נֹחַ nōa’h : repos ou consolation) est un patriarche biblique lié au récit du Déluge. Sous les ordres de Dieu, il bâtit la célèbre arche portant son nom afin d’échapper aux eaux dévastatrices lancées pour éradiquer l’humanité corrompue. Noé aurait vécu 950 ans et eu trois fils, Sem, Cham et Japhet. Son histoire est contée dans la Genèse aux chapitres 6 à 9.

Version coranique. Noé (arabe نوح Nouh ou nūh, cris ; gémissements ; plaintes ; Noé). L’équivalent anglais est Noah. Il est avant tout un prophète-messager, il est cité en de nombreuses occasions. Le chapitre du Coran (sourah) 71 porte son nom, elle évoque le prêche fait par Noé à ses contemporains qui était l’appel à la Soumission à un Dieu seul, unique. L’histoire du Déluge est aussi reprise d’une manière abrégée dans le chapitre XI et dans plusieurs autres chapitres de façon encore plus brève. Il faut noter que dans le commentaire des exégètes, il est dit que Noé (sur lui la Paix !) avait construit une embarcation (un bateau) comme jamais aucun homme ne saura le faire. Et cette immense arche contiendra un couple de chaque espèce animale, domestique ou sauvage. Le Coran est considéré comme un rappel de ce qui est contenu dans la Bible, il ne reprend jamais les récits bibliques dans leur intégralité, mais insiste sur les aspects considérés importants, et en tire les conclusions conformes à la doctrine de l’Islam qui est l’appel au pur Monothéisme, à l’adoration à un seul et unique Dieu et sa soumission totale et entière. Dans la Tradition et la biographie des prophètes (sur eux la Paix !), Noé (sur lui la Paix !) est présenté comme le second père du genre humain. La totalité des êtres humains nés après le Déluge descendent des trois fils de Noé. Ce dernier avait cependant un quatrième fils, Canaan (autre nom : Yam), qui refusa de croire, de le suivre et mourut noyé (Coran XI 43). Les gens de la Bible ne mentionnent pas ce récit. 

Noé (sur lui la Paix !). 

Selon les généalogistes, commentateurs et historiens, Lamak, son père, avait 82 ans lorsque naquit Noé (sur lui la Paix !). Et à cette époque personne n’interdisait le mal. Son Seigneur l’envoya comme messager à son peuple à l’âge de 480 ans. Pendant 120 ans, il invita son peuple à leur Seigneur. Puis, Celui-ci lui commanda de construire le bateau. Il le construisit et monta à bord alors âgé de 600 ans. Fut noyé dans ce déluge, celui à qui il fut écrit. Puis, il vécut après cela 350 ans. Selon un groupe d’Anciens, entre Adam et Noé s’écoulera 10 siècles, et tous seront selon la religion de la vérité. La mécréance est survenue le siècle où il sera envoyé à son peuple. Il sera le premier prophète envoyé pour avertir et appeler au Monothéisme authentique et pur. Et ceci selon les paroles du fils d’Abbas et de Quatadah (V. Ibn Athîr).     
          L’exégète du monde de l’Islam traditionnel verra en Noé (sur lui la Paix !) plus qu’un héros, un sauveur, il sera en tout premier lieu un prophète du divin Créateur. Ce que reconnaissent nullement, en passant, les gens de la Bible. Ajouter à cela, il interdira entre autre, et sur ordre divin, le mariage avec les sœurs, les tantes maternelles et paternelles, et l’ensembles des personnes proches. Naguère, le mariage entre frères et sœurs étaient permis. Avec Noé, une nouvelle loi d’essence divine verra donc le jour, entrera en application.  

Conclusion.

L’histoire de Noé et du Déluge se trouve révélée donc dans un certain nombre de passages différents du Coran. Selon les exégètes, Noé (sur lui la Paix !) fut donc envoyé, par le divin Créateur, quand son peuple commença à Lui désobéir et à adorer des idoles, à tomber dans la turpitude et le blâmable, dans l’ivresse et les jeux. Ce qui permet de constater, au passage, combien la biographie biblique est loin de ressembler à celle de l’Islam traditionnel. Pour le monde de la Synagogue, par exemple, et nous le verrons ensuite, c’est à cause du non respect de 7 lois noachides que le monde de l’époque sera détruit.  

Les siècles passés. La période entre Adam et Noé (sur eux la Paix !). 

Selon le fils d’Abbas : « Il y avait dix (qouroûn, قرون) entre Adam et Noé, tous vécurent selon l’Islam. » (Bokharî).     
          Le fils de Hibbân rapporte également d’Abou Oumâmah qu’un homme dit : « O Messager de Dieu ! Est-ce qu’Adam était un prophète ? » Il dit : « Oui, à qui [Dieu] a parlé. » Il dit: « Et combien entre Adam et Noé ? » Il (lui) dit : « Dix qouroûn« . 
          
          Le terme « qarn, pl.qouroûn, قرون » peut signifier, d’après les grammairiens, siècle(s). 10 siècles donc 1000 ans. Cependant, on admet qu’il pourrait être plus.  
          Le terme coranique signifie : génération(s) (Coran XVII 17). Alors il pourrait signifier des milliers d’années entre Adam et Noé, parce que les générations de gens avant Noé vivaient mille ans et plus. 

L’ancêtre de l’homme : un homo sapiens ?

Il est important de rappeler ici que le monde biblique ne présente nullement Adam (sur lui la Paix !) comme le premier prophète du divin Créateur. De même comme son vicaire (Coran II 30). Tout au plus comme le premier homme sur terre. Ce qui, du même coup, détruit les arguments de la plupart de leurs scientifiques, archéologues, anthropologues et autres, qui nient volontiers un ancêtre commun à toute l’humanité. Dans ces milieux, on préfère parler toujours et encore d’Homo sapiens. De ce fait : (L’) Homo sapiens peut être présenté sommairement comme étant un mammifère terrestre ; dressé sur deux jambes qui constituent la base de son corps en proportion environ de la moitié, prolongé par le tronc, le cou puis la tête ; disposant de deux bras se terminant par des mains qui lui permettent de saisir et manipuler ; d’une taille à l’âge adulte pouvant aller d’environ 80 cm à environ 2m50 ; disposant d’organes sexuels ; à la couleur de peau empruntant les échelles du noir, du marron, du beige ou du rosé, pouvant être recouvert de poils par endroits, de forme allant du frisé au lisse et dont la couleur est, indépendamment de la couleur de la peau, de teintes noire, brune, blonde, rousse ou blanche ; aux yeux aux teintes du marron, du bleu, ou du vert… (Source : Wikipédia). 

Présenter l’ancêtre de l’homme comme une sorte de mammifère est erroné et ridicule. C’est semble-t-il la volonté de certaines gens du monde biblique. Le monde biblique, anglophone, n’a-t-il pas un amour tout particulier pour le monde animal, des singes ? Pourtant qui l’a créé ? A-t-il été créé tout seul ? Quand l’homme apparut sur terre, il était un être fini, complet. Car son Créateur, l’Auteur de cette machine vivante était une divinité dont la science et la sagesse dépassaient, dépassent celles des êtres humains qui se nomment : scientifiques, chercheurs et autres. Ne leur en déplaise ! Nul besoin de nous parler ici d’évolution. La seule évolution qu’on verra apparaître au travers les siècles, c’est sa taille qui ne cessera de rapetisser pour devenir ce qu’elle est de notre temps, et l’âge. Naguère, l’homme pouvait vivre 1000 ans et plus. Au fil des siècles, on arrivera, de notre temps à une fourchette entre 60 et 100 ans. Mentionnons au passage, que dans les croyances monothéistes – Judaïsme, Christianisme, l’humain serait fait à l’image de Dieu ! Ce qui est incompatible avec la science du Monothéisme, mais propre, par contre, au monde biblique. Le divin Créateur étant pour l’Islam traditionnel au-dessus de toute ressemblance, image avec la créature qu’il a Lui-même créé. De plus, Il ne peut, et contrairement à l’enseignement évangélique, s’incarner en une créature qu’Il a lui-même créé. La notion d’Incarnation existe, de notre temps, dans de nombreuses religions ou sectes. Si le divin Créateur était comparable aux créatures, c’est qu’Il serait créé comme elles. Or, si le divin Créateur était contingent, Il n’aurait pas pu créer ce monde [c’est-à-dire que s’il avait eu besoin d’une origine, il n’aurait pas pu être le principe originel des êtres]. Comment est-ce possible alors que Sa primordialité (qidam, القدم) et Sa permanence (baqâ, البقاء) sont déjà été établies ?  

L’être humain, cet animal social !

On nous dit : Le fait qu’en son immense majorité l’être humain ne puisse survivre qu’en société, et que ces sociétés d’humains sont en général tissées d’un réseau complexes de rites et d’usages, a été très tôt remarqué par les penseurs, en Orient comme en Occident : Aristote a défini l’humain comme un animal social. Pour le logicien, il est considéré comme un animal, à la différence toutefois qu’il peut parler. Ce que ne peut l’animal. De ce fait, le singe qui ressemble étrangement à l’humain est considéré comme créature abjecte (Coran II 65 ; V 60 ; VII 166). Animal que le monde de Darwin, le monde biblique anglophone, l’Hindouisme, vénèrent tout particulièrement. 

Le Sabéisme.

Le fils de Djarîr rapporta que Mohammad fils de Kays a dit : Ils étaient des gens pieux de la période entre Adam et Noé, et ils avaient des partisans qui les prirent comme leurs modèles. Quand ils moururent, leurs partisans dirent : « Si nous érigions des statues de leurs portraits, cela nous aidera dans notre adoration et nous rappellera d’eux ». Ainsi ils érigèrent des statues. Mais quand ils moururent et les autres générations vinrent après eux, Satan (arabe, Iblîs, le Désespéré) susurra leurs esprits en leur disant : « Vos aïeux les adoraient, et à travers cette adoration ils obtenaient de la pluie, alors pourquoi ne le faites vous pas ? » C’est ainsi qu’ils finirent par les adorer.  
          Et il est rapporté d’Abil-Moutahhir : Des gens mentionnèrent le nom de Yazid fils de Mouhallab en la présence d’Abi Dja’far (al-Bâqir) pendant qu’il était en prière. Quand il acheva sa prière, il leur dit : « Vous avez cité le nom de Yazid fils de Mouhallab ; il a été tué dans une terre où les idoles furent adorées pour la première fois ». Ensuite, il cita Wadd, et dit : « Il était un homme pieux, aimé par les siens. Mais quand il mourut, ils convergèrent vers sa tombe à Babylone et furent accablés par leur chagrin. Quand Satan (Iblîs) vit leur peine causée par sa mort, il vint à eux déguisé en homme, et dit : « J’ai vu votre chagrin concernant la mort de cet homme ; pourrai-je faire une statue de son portrait que vous érigez dans sa place, ainsi vous pouvez vous souvenir de lui ? » Ils dirent : « Oui ». Alors il fit une statue. Ils l’érigèrent dans leur assemblée, et ainsi ils se souvenaient de lui. Quand Satan observa leur finesse en se souvenant de lui, il suggéra : « Pourrai-je construire une statue de son portrait dans la maison de chacun de vous, afin que chacun de vous puisse se souvenir de lui dans sa maison ? » Ils acceptèrent. La génération de leurs enfants vit ce que leurs pères avaient fait pour leur souvenir. Quand leurs enfants vinrent après eux, ils n’avaient aucune idée comment leurs pères se souvenaient d’eux, et graduellement ils les prirent pour une divinité. Ainsi le premier à être adoré au lieu de Dieu était Wadd (Coran LXXI 23), l’idole qu’ils avaient ainsi nommé. »
          Ainsi chaque groupe d’individus adorèrent par la suite une idole différentes. Après quelques générations, ce qui n’était qu’une coutume au départ, devint une réalité. Les gens commencèrent à faire de leurs notables des représentations, des idoles pour eux, afin que leur autorité puisse complètement être reconnue, et ainsi les idoles furent adorées au même titre que le divin Créateur, ou à côté de Lui ! De la naîtra le Sabéisme. C’est-à-dire le fait de prendre une autre religion que celle du divin Créateur. Certains arabes associateurs adoreront Wadd : à Dawmat Jandal, au nord de Médine près de la frontière du Châm, adorée par Kalb, tribu Qoda’ite.  

L’auteur premier du Sabéisme.

C’est, dit-on, un dénommé Byourasib (يوراسب) qui fera apparaître la doctrine des Sabéens. Les gens le suivirent, et c’est à eux que sera envoyé le prophète Noé (sur lui la Paix !). Dans le Livre divin, ils sont présentés comme des gens adorateurs d’idoles (Coran LXXI 23-24). 
          Et l’origine de cette nouvelle secte, c’est l’adoration des esprits, entendre les anges pour qu’ils les rapprochent de l’intimité divine. Ils reconnaissent volontiers l’existence du divin Créateur, sage, puissant, saint. Par contre, et selon eux, étant impuissant d’accéder à une pleine et entière connaissance du divin Créateur, nous nous rapprochons de Lui par l’intermédiaire de ces esprits (الروحانيون): les Anges ! Où le cas échéant par les temples (ou corps célestes – الهياكل) qui sont les 7 planètes de l’Univers, lesquelles, selon eux, administrent le monde…     
             Un autre groupe d’entre eux, les compagnons des “Personnes” virent que les “Temples” (ou corps célestes) apparaissent et disparaissent. On les voit la nuit non le jour… Ils décidèrent alors d’instaurer des idoles pour les voir en permanence. Celles-ci leurs permettront, entre autre, d’accéder aux “Temples” (ou corps célestes), des “Temples ” aux esprits, des esprits au Fabricant du monde. De là sera l’apparition des premières idoles sur terre. (Kâmil fil-târikh, du fils de Athîr, v; I). On a trouvé, chez les Arabes, d’avant l’Islam, des gens suivant ces croyances. (Coran XXXIX 3).   

Le monde biblique d’Europe.

Un monde que l’ignorance semble entourer de toute part. Peu sont à même d’expliquer l’origine d’adorations en dehors du divin Créateur. D’ailleurs, à notre époque, époque où l’idéologie surpasse la foi au divin Créateur, certaines gens du monde européen ne revendiquent-ils leurs racines et appartenance au Paganisme ? Du temps de la Grèce antique ? De la Rome antique ? Et on a même fait, pour les enfants, des feuilletons comme les chevaliers du zodiaque et autres ! Des contes pour enfant, nous précise-t-on !

Le monde toranique.

Il se dit plus instruit dans ce domaine plus que d’autres, et voudrait se donner l’image d’un monde où le Monothéisme est roi ! Pourtant, tel n’est pas l’avis de bon nombre de ses intellectuels qui ont créé bon nombre d’autres croyances comme : le Panthéisme. Il est vrai qu’à entendre le monde toranique, le monde de la Synagogue, la Religion et le Monothéisme sont leur chasse gardée. A un tel point que l’époque d’Adam jusqu’à la venue du Messie fils de Marie (entendre : la Nazaréen), c’est l’Histoire du monde toranique en grand ! Dans ce milieu fermé, on oublie trop facilement que l’Histoire de Jacob ou d’Israël commencera réellement qu’après la révélation de la Torah. Entre temps d’autres feuillets seront révélés. Et après la révélation de la Torah apparaîtra une secte nouvelle appelée : le Judaïsme, lequel se fractionnera en plusieurs sectes. Et ceci jusqu’à nos jours.  

L’évolution des Fils d’Israël. Déchéance d’un peuple.

Leur histoire veut que leur aïeul (le prophète Abraham) vienne de Mésopotamie. Puis, le décret divin veut qu’il quitte la terre de ses ancêtres pour se diriger vers ce qui a été écrit pour lui. La péninsule arabe sera sa première direction. Au nord se trouve la province de Châm. Vaste territoire dont la capitale deviendra Jérusalem. Et un Temple dédié au divin Créateur sera érigé au temps du prophète-roi Salomon (sur lui la Paix !). Entre temps, des épreuves dures allaient venir. 
          Jacob et ses fils quitteront la terre de Châm pour l’Égypte. L’un de ses fils deviendra même premier ministre. Après sa mort, le peuple peu à peu perdra sa foi. Et très vite leur état de grâce s’arrêtera. C’est alors que deux prophètes apparaîtront : Mochè et son frère Haroun (sur eux la Paix !). Le prophète Mochè (Moïse-Moussa – sur lui la Paix !), sur ordre divin, invitera coptes et fils d’Israël à une même foi et à le suivre. La suite nous la connaissons tous.  
          Libérer de Pharaon, le peuple d’Israël osera demander à leur prophète d’adorer une autre divinité que Elohîm !   
          
          « Et Nous avons fait traverser la mer aux Fils d’Israël. Ils vinrent donc vers des gens qui s’attachaient à des idoles à eux, et ils dirent : « O Mochè, désigne-nous un dieu comme ces gens-là ont des dieux. » Il dit : « Vous êtes certes un peuple d’ignorants.  
          En vérité, ce à quoi ceux-là de tiennent va être détruit ; et demeurera vain ce qu’ils oeuvrent. »  
          Il dit : “Chercherai-je pour vous une autre divinité que Dieu (Elohîm), quand c’est Lui qui vous a préférés aux mondes [de leur époque] ? ”  
          (Rappelez-vous) Et lorsque Nous vous sauvâmes des gens de Pharaon qui vous infligeaient le pire châtiment. Ils tuaient vos fils et laissaient vivre vos femmes. C’était là une terrible épreuve de la part de votre Seigneur. (Coran VII 138-141).   
            
          En l’espace de peu de temps, ils avaient oubliés ce qu’ils venaient de vivre, de subir. Signe que leur Seigneur n’était le but ultime de leur vie.  
          Deuxième faux pas : l’adoration d’une statue sous une forme animale : un veau. C’est Mikha (Michèe-Samirî. Coran XX 85) qui les égarera de leur véritable adoration. Par la suite, toute la vie des Fils d’Israël sera faite de haut et de bas. Ils se souilleront au contact des nations environnantes. Ils iront jusqu’à souiller leur propre Temple. Ils iront jusqu’à commettre l’abominable. Pour preuve :   
            
          « Or, à Mochè Nous avons donné le Livre (de la Torah), certes, et après lui Nous avons envoyé des messagers à la suite. Et à Ichoua (Jésus) fils de Marie Nous avons donné des preuves et Nous l’avons aidé de l’esprit de sainteté (Gabriel). Chaque fois, donc, qu’un messager vous apportait ce que vous-même ne désiriez pas, comme vous vous enfliez ! Car les uns vous les traitiez de menteurs et les autres vous les tuiez (1). » (Coran II 87).   
          (1) Allusion au meurtre de prophètes comme Zacharie et son fils (sur eux la Paix !). Voir aussi la Bible.   
            
          Troisième faux pas : Il sera fait lors de la venue du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Ils refuseront, sauf un petit nombre, de le suivre, de croire en lui et en l’Évangile. Des sectes se formeront et dans leur égarement, ils iront jusqu’à adorer leur Seigneur dans/en le Messie fils de Marie (sur lui La paix !). Celui-ci les condamnera (Coran III 51 . XIX 35-7), car adorer Dieu en une personne est contraire à la loi divine, et au bon sens.    

Paroles du monde de la Synagogue : rabbins, talmudistes, et autres concernant le fils de Marie et sa religion. Ce qu’ils pensent du sceau des Prophètes d’Israël (sur eux la Paix !), d’un de leur prophète-envoyé.

Les gens de l’Évangile seraient-ils des idolâtres ? L’avis sur le monde toranique sur ce sujet :

Rasi dit : « Nazaréen est celui qui adopte l’erreur de cet homme, qui ordonna aux siens de fêter le premier jour de la semaine ». (Ad. Tract. Abod. Zar., Fol. 6a).
   Faux. C’est Paul qui est censé le faire. Les gens de la Torah n’acceptent pas l’abrogation des lois dont celles touchant le samedi. Selon eux, ceci est plutôt réservé aux rabbis, aux sages ! C’est pour cette raison qu’ils voulurent faire condamner le Messie. Dans le langage rabbinique : Le Nazaréen, entendre : le fils de Marie. 
   Autre : Maimonidès écrit : « Les chrétiens qui suivent Jésus-Christ sont tous ensemble des idolâtres, quoiqu’ils diffèrent dans leur doctrine et il faut les traiter comme on traite les idolâtres ».  (Perus Ha-misma a. 1.) Il prononce ainsi carrément ce qui se trouve dans le Talmud. Et d’ailleurs (Jad. Chaz., hilch, Abod. Zar.) il dit : les Edomites (les chrétiens) sont des idolâtres, le premier jour des la semaine est leur jour sacré ». Le célèbre Kimchi (Dans son Comm. Ad. Obadj. 1, 20) indique même la raison pour laquelle les chrétiens allemands appartiennent à la plus détestable espèce de païens, à celle des Canéens « Les habitants de l’Allemagne, dit-il, sont des Canaanéens ; lorsque les Canaanéens fuyaient devant Josué, ils se retirèrent dans le pays Allemannia qu’on nomme l’Allemagne ; et jusqu’à ce jour les Allemands sont appelés Canaaméens »,
   Pure supputation. Et propos qui font froid dans le dos de la part de gens se disant spécialiste de religion ! 
   et ailleurs il dit : « Les chrétiens sont des idolâtres parce qu’ils fléchissent le genoux devant la croix ».
   Le Talmud appelle Jésus-Christ un juif apostat (Tract. Gittin., Fol. 57a). Et Maimonidès écrit :
   « Il est ordonné d’assassiner et de jeter dans la fosse de la perdition les traîtres en Israël et les hérétiques, tels que Jésus de Nazareth et ses adhérents ; (Dans quelques éditions : tels que Zasak et Baithos et leurs adhérents). (Jad. Chaz. Hilch. Abod. Zar. Perecq 10)
   « La doctrine de Jésus de Nazareth, dit le Talmud est une hérésie » (Ibid., Fol. 27b). (Tract. Abod. Zar. Fol. 17a). – Son disciple Jacques est un hérétique », ensuite il est dit ailleurs même dans le nouveau Talmud : « Les Evangiles sont des livres d’hérétiques ». (Tract. Sab. Fol. 116a) (Sources : Le Juif Talmudiste. Abbé Auguste Rohling & Abbé Maximimillien de Lamarque. Vers 1888).
   Les Rabbis précisent : « Malheur à celui qui aura écouté cet homme qui s’est fait lui-même Dieu ! » Talmud, traité Sanhédrin 106b. Au début du XIIIe siècle, Rachi, le plus grand commentateur de la Bible et du Talmud, natif de Troyes, en Champagne, écrivait au sujet de ce texte : « Baalam [c’est-à-dire Jésus] qui se ressuscita en invoquant le Nom de Dieu se divinise […]. Malheur à ces hommes qui se ressuscitent et s’élèvent eux-mêmes en ce monde, ôtent le joug de la Torah de leur cou et se métamorphosent eux-mêmes. »
   …Toujours est-il que l’accusation d’imposture portée contre Jésus par certains docteurs juifs ne peut être comprise que si elle est rapprochée d’une autre incrimination, celle d’avoir séduit Israël…(Voir : La question chrétienne. Gérard Israël. Ed. Payot). 
   Parole ô combien mensongère. C’est son peuple qui le prit comme divinité égal à Hachem, Allaha, Elohîm (Coran V 116-120) ! Ne pas confondre. Plus tard, c’est Paul qui reprendra à son compte cette parole pour l’introduire comme dogme chez les futurs gens de l’Évangile. Secundo : Un prophète ne peut séduire personne, ne peut chercher à le tromper et à l’égarer. En vérité, combien le fils de Marie est au-dessus de ce qu’ils décrivent et lui associent !
   Dans le livre Keli Yakar, il est écrit : Le peuple juif porte trois noms : Israël, Jacob et Yechouroun. Le Saint, béni soit-Il, dit : « Si Je prends les trois dernières lettres de ces trois noms, cela forme le mot lavan (blanc) », ce qui signifie : grâce aux mérites de Jacob, les péchés d’Israël seront blanchis et pardonnés. Si le peuple juif persiste à pécher, alors les lettres du mot lavan s’inverseront pour composer le mot naval qui veut dire « avili » et « impie ». Le verset dit d’ailleurs ; Car ils sont une génération de perversions (Deut. 32:20). Israël est un peuple qui a transformé lavan en naval. (Op. cit. p. 932).

Dans la Bible comment présente-t-on les Fils d’Israël, les Judaïsés ? Ne dit-on pas d’eux : un peuple à la nuque raide, au cœur dur, impertinent ? S’appuyant sur la Thora, le rabbin Ginsburg professe, par exemple, que « Dieu a une prédilection pour le sang juif qui est plus rouge que celui des Gentils »… En corollaire, « la vie des Juifs est prioritaire » et « les Juifs doivent considérer la mort d’un Arabe comme un évènement heureux » ! ? Combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! Et pourquoi ne condamnent-ils pas les propos malveillants, outrageants, graves, des gens de leur communauté ?
   « Les juifs en tant qu’individus sont de grandes personnalités – talentueux, ambitieux, intelligents, rapides. En tant que peuple, cependant, je ne les placerai pas aussi haut. Mais les juifs savent comment haïr« . Cette opinion – autorisée – a été émise par Ariel Sharon, dans une interview accordée le 1er février au quotidien israélien Yedioth Aharonoth, et citée le lendemain dans le Los Angeles Times. Elle prend toute sa valeur 20 siècles plus tard à la lumière des paroles rapportées sur les gens de la Thora dans le Coran et de la Tradition…
   Parole de sagesse pour le monde biblique : Au Seigneur de révéler au Messie : La vie ne peut tenir sans le blé et l’orge. S’ils viennent à se corrompre, on ne peut plus les restaurer. Ils sont ce qui M’est le plus cher de toute Ma création.
   O Ichoua (Jésus), sache qu’on doit au blé plus de vénération qu’au reste de la création. Ma colère contre ceux qui le corrompent est semblable à Ma colère contre ceux qui disent que Je suis le troisième de trois (ou d’une Triade Coran IV 171), contre ceux qui disent que Je suis indigent (Coran II 181), contre ceux qui prétendent que J’ai engendré un enfant (Coran IX 30). Elle ne sera apaisée que lorsqu’ils auront réparé ce qu’ils ont fait et se seront repentis de ce qu’ils ont commis. Alors seulement Je pardonnerai, car Je suis l’Absoluteur des péchés. (V. Codex de la Bibliothèque de l’Académie Royale de Madrid, collection Gayangas, cit. ap. Asin, Logia, n° 223). 

Les gens de l’Évangile.

L’Évangile sera le sceau des Livres révélés aux Fils d’Israël. Les gens de l’Évangile croient plus ou moins à ce qu’ils appellent l’A.T (l’Ancien-testament). Pour eux, y croire signifie avant tout croire que cela concerne uniquement les Fils d’Israël, le peuple hébreu. Et les prophètes mentionnés dans ce Livre divin concernent uniquement les Fils d’Israël. Aussi, le seul ouvrage qui compte pour eux et à leurs yeux, est uniquement le N.T (Nouveau-testatent ou la Nouvelle-alliance). Ainsi, et selon cette conception du monde biblique, l’A.T. concerne le monde toranique : les Fils d’Israël, le N.T., concerne ou concernerait lui, le monde européen (entendre : les Fils d’Esaü) uniquement. En aucun cas, et pour bon nombre de gens, l’ensemble des Fils d’Israël, le peuple d’Israël ! En clair, la religion de l’Europe ou de l’européen, c’est celle du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) ! Celle des Fils d’Israël ou de Jacob, la religion de Mochè et de son frère (sur eux la Paix !). Interprétation erronée. Nous savons tous que le premier prophète d’Israël sera Joseph (Youssouf) fils de Jacob (sur eux la Paix !). Et leur sceau en sera le Messie fils de Marie. Aucun d’eux sera juif de confession ou autre. Mais de confession islamique. Car la Religion divine depuis le début de la création a toujours été et restera pour le divin Créateur, Une et Unique : la Soumission ou l’Islam ! N’en déplaise à ses détracteurs ! 
   Contrairement à l’enseignement des Dignitaires religieux du monde biblique, La Bible forme un seul Livre divin comprenant entre autre : La Torah, Le Psautier et l’Évangile. Ces trois Livres divins s’adressent tous à un seul peuple : les Fils d’Israël. La division entre gens de la Torah et gens de l’Évangile apparaîtra uniquement avec la venue du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Le monde toranique, de la Synagogue, n’en voudra pas et le proposera aux Fils d’Ésaü (entendre : les gens de l’Italie). 

Les croyances du monde évangélique.

Les gens de la Synagogue feront tous pour détruire le message évangélique, et précipiter les gens qui suivront l’Évangile, dans les flammes du Feu infernal. Et c’est à travers quelqu’un comme Paul qu’ils y réussiront, ceci d’après l’avis de bon nombre de chercheurs, historiens et autres. C’est lui qui créa de toute pièce la nouvelle religion : le christianisme. Dans cette nouvelle religion, le Messie en est la pièce principale. Sa mère, la Déesse mère en devient la seconde ! Aussi, aux yeux de certaines gens, certaines sectes du monde évangélique, elle deviendra à tout jamais : Marie m.è.r.e de Dieu ! Allaha, Elohîm, Dieu, le Père (le Seigneur) se voit relégué au second rang. Sa toute puissance et Sa suprématie se voient remise en cause. Ajouter à cela, le monde de l’Évangile sera divisé quant l’opinion ou la croyance à se faire sur la naissance du Messie. Certaines sectes croiront en une naissance miraculeuse sans pouvoir en expliquer le sens. Oeuvre du saint-esprit, vous dira-t-on ! D’autres, n’y croiront pas et rejoindrons, plus ou moins, l’opinion émise par les gens de la Synagogue. Sois fils adultérin, soit, vous dira-t-on, le père adoptif du Messie deviendra son véritable père de sang. D’autres, ayant suivi, les croyances anciennes de sectes du monde toranique, verront dans le Messie un fils de la Divinité. Motif, sa naissance miraculeuse. Ce fils deviendra alors consubstantiel, co-créateur, co-éternel avec son divin Créateur : Elohîm, Hachem ! Engendré par Marie et non créé ! D’autres verront, au contraire, en cette naissance miraculeuse, le fils de Marie un humain, un prophète, le sceau des Prophètes d’Israël (sur eux la Paix !). Eux sont les gagnants. Ils seront un petit nombre qui ne pourra survivre avec l’arrivée d’un homme tel que Paul. Il les combattra et les forcera à vivre dans la clandestinité. Avec lui apparaîtra aussi un nouveau dogme : le Tri-Théisme (ou la Trinité moderne, une des sectes du Tri-Théisme). Trinité condamnée et condamnable (Coran IV 171 ; V 73). Avec lui naîtra l’Associationnisme de la Distinction. Les trois divinités : le Père, le fils et le saint-esprit étant, dans la croyance, trois personnes distinctes ! Selon les gens du Monothéisme celui qui tombe dans l’Associationnisme est incapable de faire la différence entre la vérité et l’erreur, entre le Monothéisme pur et l’Associationnisme. Il devient aveugle. Autre croyance paulienne, l’attribut divin : la parole devient une divinité et se détache de l’essence divine ! Et l’esprit de Dieu : le Messie devient une « partie » de Dieu, ce qui signifie que le divin Créateur a eu un début et qu’Il a besoin, comme Sa créature d’un esprit pour vivre et survivre !
   Rappelons au passage que le monde de l’Évangile n’arrivera pas à éradiquer le Sabéisme d’Europe et d’ailleurs. Il le reconduira et l’adaptera à ses dogmes ! On le christianisera !

Paroles divines sur le vrai Monothéisme et le danger du Trithéisme. Mise en garde !

On a dit : l’Associationnisme est un amoindrissement de l’amour et une diminution de Sa perfection. A David (sur lui la Paix !) fut révélé de la part de son Seigneur :
   « Ensuite apprends au peuple d’Israël, qu’il n’y aura aucune parenté entre Moi-même et Mes créatures. »
   Le Seigneur a dit :
   « Je suis Celui qui n’a pas besoin d’association. »
   Selon Abou Horeirah, le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit :
   Dieu (qu’Il soit glorifié et magnifié !) a dit : « De tous les Associés, Je suis par excellence Celui qui se passe de toute association. De là quiconque a associé tout autre que Moi dans son acte, celui-ci ne Me concerne pas, et sera rétribué à ce qu’il (M’)a associé. »
   De même :
   « Dieu (qu’Il soit exalté !) a dit : « Le fils d’Adam me faire injure et c’est inacceptable de sa part ! Il M’accuse de mentir et c’est inacceptable de sa part ! Son injure, c’est de dire que J’ai eu un enfant (Coran IX 30) et son accusation de mensonge, c’est de dire : « Il ne Me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé une première fois. »
   Et aussi :
   « Dieu (qu’Il soit glorifié et magnifié !) a dit : « Le fils d’Adam Me traite de menteur sans aucun droit, et Il me fait injure sans aucun droit ! Il Me fait mentir en disant : « Il ne me rappellera pas à la vie comme Il m’y a appelé auparavant ». « Or sa première création ne M’a pas été plus difficile que ne le sera sa résurrection » (Coran XVII 4). Quant à son injure à Mon égard, c’est sa parole : « Dieu a pris un enfant », alors que Je suis l’Un, l’Incorporel, Je n’engendre pas, Je n’ai pas été engendré, et Je n’ai pas d’égal; » (Coran CXII 1-4).

L’évolution humaine.

Naguère, nous l’avons vu, les gens prirent des divinités à côté du divin Créateur, fait de bois, de métal ou tout autre matière. Puis, ils prendront des divinités sous une forme animale. Exemple, les Fils d’Israël avec le « Veau d’or » de Mikha, Michée ou Samiri. Puis, ils prendront des divinités en forme humaine. Exemple, les Fils d’Israël en la personne du Messie fils de Marie. Et par extension, les Fils d’Esaü (d’Italie), les gens de l’Évangile. Selon cette théorie, le Dieu du ciel se serait incarné en l’homme, Sa créature ! D’autres religions croient également, de nos jours, à ce genre de fausses croyances.    
          Quant à son adoration in principio, le Messager de l’Islam y fait allusion dans Sa parole : « Si le Tout-Miséricordieux avait un enfant, je suis le premier des Adorateurs ! (Coran XLIII 81) en réponse à ceux qui attribuaient un enfant à Dieu. Et ce verset signifie : « Si Dieu avait un enfant, comme ils le prétendent, je serai plus en droit et plus digne que quiconque de le savoir, puisque je suis le premier qui a été créé et le premier des adorateurs ! »   
          Conclusion. Les gens de la Torah n’ont pas et n’ont plus l’exclusivité du vrai Monothéisme. Que cela leur plaise ou non ! Et prétendre que leur religion, la religion divine commence depuis Adam (sur lui la Paix !) est nul et non avenue. Dans l’Histoire des nations, l’Histoire des Fils d’Israël commencera véritablement qu’après la révélation de la Torah. Et avant celle-ci des feuillets furent révélés à d’autres prophètes n’étant pas de leur peuple. Ne leur en déplaise !   
          Prophètes les plus connus. Prophètes de langue syriaque : Adam, Seth, Hénoch et Noé (sur eux la Paix !). Prophètes de langue arabe : Ismaël, Houd, Saleh, Choaïb (Jéthro) et Mohammad (sur eux la Paix !). Prophètes de langue hébraïque : Abraham, Isaac, et Jacob (sur eux la Paix !). Prophètes de langue hébraïque ou araméenne pour les Fils d’Israël : Joseph (Youssouf) (premier prophète), Mochè, Haroun (Aaron), David, Salomon, Zacharie et son fils, le fils de Marie (sur eux la Paix !) (sceau des Prophètes d’Israël – sur eux la Paix !). Et enfin, et contrairement à l’enseignement du monde biblique, le nombre des prophètes divins sera de plus de 100 000 et les messagers divins, de plus de 300. Et Dieu est plus Savant ! Certains verront apparaître leur récit dans la Bible ou le Coran. D’autres, ne le verront pas mentionnés (Coran IV 163-170).    
          A cela, il faut ajouter que les Fils d’Israël seront un peuple élu, d’une période allant de la révélation de la Torah à la révélation de l’Évangile. Après la révélation du Coran, ils perdront toutes leurs prérogatives. Quant à la promesse et au salut des nations, le divin Créateur les mettra, et contrairement à l’enseignement biblique ; dans la main des Fils d’Ismaël, non dans les mains des Fils d’Israël. Dans la main des Fils de la servante, Agar, mère d’Ismaël (sur lui la Paix !). Et leur déchéance viendra du fait qu’ils seront infidèles notamment aux Alliances (Coran IV 153-162).   
          C’est à Abraham (sur lui la Paix !) que les promesses furent adressées et à sa descendance. (Comparer : Bible. Gal. 3). A ce sujet, la perfection de la puissance spirituelle, nous dit-on, le Seigneur des mondes l’a mise dans une des branches de la postérité d’Adam, en Seth et ses descendants jusqu’à Hénoch ; puis jusqu’à Noé ; puis jusqu’à Abraham ; à partir d’Abraham cette puissance parvint à deux rameaux : celui d’Ismaël et celui d’Yits’haq (Isaac). Alors Dieu fit d’lsmaël le principe de l’apparition de l’esprit de sainteté en faveur de Mohammad (sur lui la Paix !) ; Il fit d’Yits’haq le principe de deux rameaux : celui de Ya’cob et celui d’Esaü ; il plaça la prophétie dans la postérité de Ya’cob et la royauté dans celle dEsaü. Cet état des choses dura jusqu’au temps de Mohammad, à qui furent transmises, quant il apparut, la lumière de la prophétie et la lumière de la royauté.  
          Rome reçut la royauté. En effet, selon les gens de la Synagogue c’est là où s’établirent les Fils d’Esaü. L’arrivée du sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) verra la Prophétie passer des mains des Fils d’Israël (y compris les gens de l’Evangile) aux mains des Fils d’Ismaël. De même, la royauté. Le Royaume de Dieu. Après l’émergence de la Religion divine, le royaume Rome-Athènes-Byzance prendra fin. Ils cesseront leur rôle de grande puissance dans cette région du monde. 

L’influence du Sabéisme sur les croyances du monde biblique.

Elle est notoire. Chez les gens de la Torah, le monde de la Synagogue mettra, lui, l’accent sur : la construction d’autels et l’offrande d’holocaustes. Et d’ajouter dans le récit du Déluge, des propos comme : Le Seigneur respira le parfum apaisant… Plus tard, à Paul, suivant à la lettre l’enseignement de la Synagogue, de prétendre faussement : « …à l’exemple du Christ qui vous a aimés et s’est livré pour nous, s’offrant à Dieu en sacrifice d’agréable odeur. (Bible. Eph. 5/2). Toujours selon la Bible : Noé construisit un autel pour Dieu, il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l’autel. (Bible. Gn. 8/20). Dans ce cas, comment de telles espèces animales pourront se reproduire ? Survivre ? Le divin Créateur ayant exigé « un couple » de chaque espèce (Coran XXIII 26-7) ? Selon les commentateurs, Noé commandera, non de manger, mais au contraire de jeûner. Ne pas confondre !    
          Chez les gens de l’Évangile, leurs sectes : « Si nous vénérons la croix, Le Messie fils de Marie, Marie, Joseph, les saints, les images saintes, les reliques, etc., voir les adorons, c’est uniquement pour qu’ils nous approchent de la proximité divine. » (Comparer : Coran XXIX 3).
          Notons au passage, que les gens de l’Évangile s’étonnent que les gens de l’Islam traditionnel ne les imitent. Qu’il n’existe pas, dans leurs croyances, cette notion d’intermédiaire entre le divin Créateur et la créature. D’un intermédiaire permanent. Dans le monde toranique, l’intermédiaire devient les gens de la Synagogue. Lesquels sont sollicités pour telle ou telle chose. Et on garde envers ces Dignitaires religieux, une dévotion toute particulière.

L’influence du Sabéisme au quotidien. 

Les gens de la Bible, à travers les siècles, ont subi de plein fouet l’influence de deux religions : le Sabéisme et le Magisme (ou le Dualisme). Et ceci bien qu’ils s’en défendent. Avec le Dualisme, c’est la Magie + le culte des Anges (en vérité des démons) + le dogme du libre-arbitre. Avec le Sabéisme, c’est, entre autre, le culte des idoles. On aime, à travers la Grèce antique, développer un art nouveau appeler : la sculpture ! Naguère, leurs ancêtres adoraient, vouaient un culte à ces idoles qu’on retrouve dans tout le bassin méditerranéen. Aujourd’hui, il existe, nous dit-on, un culte pour les garder, les conserver, pour venir les admirer en salle cette fois, au musée ! Et ces statues n’ont pas de prix ! Naguère, les idoles détournaient les gens du vrai culte du divin Créateur. Elles étaient un culte florissant. Elles apportaient beaucoup d’argent aux temples. A notre époque, ce culte a disparu, non le fait de ce faire de l’argent à travers elles ! Et quoi de plus simple, en les exposant (si possible), pour les faire admirer en musée, au public. Quelle abomination ! Et les gens de la Bible (toranique + évangélique) vouent, à travers cette conservation, un culte particulier. Étudier l’histoire, oui, à ce prix, pour le monde de l’Islam traditionnel, nullement !       
          L’histoire des peuples anciens a toujours fasciné certaines gens dont le monde européen, en particulier. D’où vient-on ? Où va-t-on ? Autant de questions que se pose volontiers l’ensemble biblique européen. Même Pharaon la posera au prophète Mochè (sur lui la Paix !) (Coran XX 51-2). Que sont devenues les anciennes générations, les nations disparues ? Tout cela se trouve dans un Livre, auprès du divin Créateur, lui sera répondu.       
          A cette coutume s’ajoute celle des tableaux, des peintures, icônes, fresques, et de nos jours tout ce que compose la photographie. Les gens de l’Évangile ont cru voir en le Messager de l’Islam, un homme qui refusa de détruire la représentation du Messie et de sa mère à la Ka’bah. Ce qui est faux. Tout sera détruit : idoles et représentations figurées. Les gens du monde toranique vouent un culte particulier pour les tableaux et fresques. Un autre art a donc fait, à notre époque, une autre apparition. On voit là l’influence notoire du Sabéisme. Le fait de garder devant soi, et en permanence, l’image (ou la photo) ou la sculpture d’un être cher. De lui vouer, à côté du divin Créateur, un certain culte à sa façon.           
          Les gens de la Bible vont dans leur doctrine beaucoup plus loin. Leur monde du politiquement correct, du partissisme, des arts, etc., aiment développer parallèlement au culte divin, le culte dit de la personnalité. Aussi, pour telle personne importante : chef d’État, politicien, scientifique, notable ou autre, une plaque sera dévoilée en sa mémoire. Où une stèle sera érigée dans un parc, une place publique, un cimetière. Où son nom sera donné à une rue, une place publique, une école, une crèche… Et des cérémonies s’y dérouleront. Et des fêtes s’y célèbreront. En vérité, le culte du Sabéisme est loin d’être éradiqué chez les gens de la Bible. Il est, au contraire, bien vivant.      
          Chez les gens de l’Islam traditionnel, pareilles choses n’existent pas. Toutefois, après le démembrement de l’Empire ottoman, l’apparition d’États, du partissisme, de la dictature, et autre ; le monde arabe sera peu à peu contaminé par ces coutumes ancestrales. Même leurs dirigeants aimeront imiter les dirigeants du monde biblique, leur partissisme. Des statues apparaîtront de leurs responsables, leurs photos orneront leurs magasins, maisons et autres lieux, l’allégeance au parti et autre sera de mise. Gare aux contrevenants ! Peu à peu le monde arabe développera le culte, lui aussi, de la personnalité. A la crainte divine apparaîtra une autre crainte : la crainte de l’autre ! Du voisin, du frère, du père, d’autrui… (à suivre)     

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !




Babel – Babylone

 

Babylone.

Selon le monde biblique : Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. Alors l’Éternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants : ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité. L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. Et l’Éternel dit: J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits. (Bible. Gn. 6 1-7).  
         Nous dirons : La Bible n’est pas pour nous une référence, tant elle a été tronquée par les gens de la Synagogue. Et nous en avons là un exemple frappant. En effet, comment accepter de pareilles phrases : L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut affligé en son cœur. (!!!) J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits. (Bible. Gn. 6 1-7).   
         Le « repentir » est le propre du créé, aussi l’Éternel demandera maintes fois aux Fils d’Israël de se repentir : hommes, femmes, religieux… (V. Bible). 
         L’affliction est aussi le propre de l’homme. Comme on peut le constater, le monde de la Synagogue a sur son divin Créateur que la plus mauvaise des opinions. Comment Le présenter comme un dieu-créature ? Enfin, la présentation d’évènements passés n’est qu’une interprétation propre au monde toranique.  

Dans Le commentaire sur la Torah, de Jacob ben Isaac, nous lisons : 

Et les fils d’Elohim virent les filles de l’homme (Gen. 6:2). Les fils des princes virent les belles femmes, les prirent et se livrèrent à la débauche ; dans ces conditions, que ne devaient pas faire les autres ! Certains disent que les anges des cieux se mêlèrent aux jolies femmes et les poussèrent à la débauche (Ce sont les nefilim, les anges déchus, voir Gen.R.26.7).
          Mon esprit ne restera pas à jamais dans l’homme car l’homme n’est que chair (Gen. 6:3). Le Saint, béni soit-Il, dit : « J’ai créé l’homme avec une âme comme les anges, mais, à présent, je vois qu’il est de chair et de sang comme le bétail et que l’âme ne l’aide pas. Aussi, ne seront-ils plus comme les anges et ils mourront comme du bétail. Je vais les laisser vivre cent vingt ans au cas où ils décideraient de se repentir. Et ensuite, je leur apporterai le déluge. »  
          
          Nous dirons : La façon dont on présente la création de l’homme et de l’ange ici est contraire à la réalité. Le monde de la Synagogue ne fait aucune différence notoire entre le Créateur, la créature humaine et angélique. Il assimile les attributs divins aux attributs humains et angéliques, et vis versa. Ce qui est inadmissible. De plus, il fait mettre au compte du divin Créateur des paroles absurdes et mensongères. Dans l’Histoire des premiers hommes vivants sur la terre, il est connu qu’ils pouvaient vivre mille ans et plus. Non, l’histoire des peuples anciens racontés par les gens de la Synagogue dans la Bible ou tout autre ouvrage, n’a rien de commun avec celle rapportée dans le Coran et la réalité. De plus, la présentation du monde des « géants » est une présentation tronquée. Le monde de la Synagogue étant incapable ici de nous donner une explication claire, précise et plausible de l’histoire ancienne. Il ne faut pas oublier qu’avant l’apparition de l’homme sur la terre, celle-ci se verra d’abord occupée par le monde des génies. Ayant semé la corruption, le mal, répandu le sang, il sera alors demandé à Azazel (nom ancien de Satan) de rétablir l’ordre. Son action toutefois sera la cause de sa perte et de sa chute. Chassé de la présence divine, il sera aussi chassé du monde angélique. Et replié sur lui-même, il restera ainsi jusqu’au jour du Jugement dernier. Entre temps, un répit lui sera accordé. Il pourra par sa voix appeler à lui ceux et celles qui voudront le prendre pour leur guide et maître. D’entre les hommes et d’entre les génies. Certaines créatures humaines, gens du Dualisme le serviront à travers la Magie. En effet, qui dit magie dit volonté et recherche de dominer le monde à travers elle.  
              
          Les géants étaient sur la terre (Gen. 6:4). Des anges tombèrent du ciel sur la terre. Le Saint, béni soit-Il, les y précipita car ils étaient mauvais et incitaient les femmes à la débauche. De ces unions avec les anges naquirent des enfants qui devinrent très grands ; les géants sont leurs descendants. 
          YHVH regretta d’avoir fait l’homme sur la terre (Gen. 6:6). S’il l’avait créé au ciel, il aurait dû le précipiter en bas pour le punir de ses péchés. La terre était en fait l’endroit qui lui convenait le mieux. (Op. cit.)
          
          Toujours la même représentation, le divin Créateur vu par le monde biblique serait une divinité qui « regrette », soit une « créature » humaine ! En clair, n’est-ce pas faire descendre le Créateur au même niveau que Sa créature ? Or, pour nous, la Science du Monothéisme l’interdit. Secundo : Les gens de hautes tailles existent bel et bien depuis Adam. Lui-même était une créature de haute taille. Troisièmement : En science du Monothéisme, les Anges sont des êtres créés, purs, asexués, exempts de tout défaut, incapable de désobéir à leur divin Créateur. La présentation biblique est tout autre. Et est donc incompatible avec nos croyances. Quatrièmement : l’accouplement devient, lui aussi, caduc avec nos croyances. Tout ceci, n’est donc que croyances rabbiniques. Cinquièmement : Les anges ne peuvent donner naissance à d’autres êtres, leur création nous est inconnue. Elle est un secret divin. De plus, qui a pu assister à leur naissance ? A leur création d’entre les humains ? Le monde biblique dont toranique, en particulier, confond le monde angélique avec le monde des génies voire des démons. Comme les Arabes du temps de l’Ignorance, il leur donne une forme humaine, et une forme infantile et féminine ! Une ascendance divine (Coran IV 117-121 ; LII 39 ; XXXVII 149) ! Il fait appel à eux dans leur incantation. Et ce n’est qu’un diable rebelle qu’ils invoquent ! Sixièmement : Quant au monde angélique s’il est bien aimé du monde évangélique, tel n’est pas le cas du monde toranique. L’ange Gabriel, ange du châtiment divin est un ange qu’il ne porte pas dans leur cœur (Coran II 97-8). Il n’est que peu citer dans la Bible et est inconnu comme ange de la Révélation. Il ne reconnaisse pas, de ce fait, la naissance miraculeuse du fils de Marie, le Messie, sceau des Prophètes d’Israël (sur eux la Paix !). Le rôle d’intermédiaire, dans cette création, entre le Créateur et Sa créature. On peut aussi, et selon l’enseignement talmudique et rabbinique, corrompre certains anges dont l’ange de la Mort ! Septièmement : Si certains exégètes ont admis que des êtres appelés génies pouvaient se métamorphoser, se marier, avoir des relations sexuelles avec des humains et donner naissance à des êtres mi-génies mi-humains, d’autres s’y refusent absolument. Enfin parler du monde des génies chez les gens de la Bible fait sourire. Des bons contes pour enfants, vous dira-t-on. Car la Bible ne mentionne pas leur création. On préfère plutôt parler du monde des « esprits bienfaisants et malfaisants ». Ces esprits ‘mal.faisants’ que savent utiliser certaines gens de la Synagogues : talmudistes, cabalistes, etc. Huitièmement : Deux textes vont nous édifier sur cette affaire et remettre en place une logique solide en cette histoire furtivement escamotée par l’orthodoxie : l’un des textes est un apocryphe de la Genèse trouvé dans une grotte de Qùmran sur la Mer morte datant vraisemblablement du Ier siècle av. J.-C. (A.
Dupont-Sommer, – membre de l’Institut -, *les Ecrits esséniens découverts près de la Mer Morte*, Payot) ; l’autre est un extrait du Livre d’Hénoch, version éthiopienne ( Fr. Martin, *le Livre d’Hénoch*, Lethouzey, Paris).

Ces textes racontent tout simplement la naissance de Noé : « Et sa chair était blanche comme la neige et rouge comme la fleur de la rose ; et le poil de sa tête et sa chevelure étaient blancs comme la laine ;
et ses yeux étaient beaux (…) et son père Lamech fut pris de frayeur devant lui, et s’enfuit et se rendit auprès de son père Mathusalem. Et il dit : *Moi j’ai mis au monde un enfant différent* (des autres) ; *il n’est pas comme les hommes, mais ressemble à UN ENFANT DES ANGES DU CIEL* ».

Lamech craint que sa femme, Bat-Enosh, qui a donné naissance à un enfant extraordinaire, n’ait conçu celui-ci d’une union avec un ange ! Il croit ainsi avoir été abusé et abjure sa femme de lui dire toute la vérité. Et Bat-Enosh de répondre en se recréant avec véhémence : « Je te jure… que cette semence est bien de toi… et non pas d’aucun autre, ni d’aucun des Veilleurs, ni d’aucun des Fils du Ciel ». Une autre traduction du même fragment dit même « ni d’un QUELCONQUE Fils du Ciel » (traduit par Ygael
Yadin). (L’HISTOIRE (PAS TRÈS OFFICIELLE) DE NOÉ)  

Nous connaissons tous cette phrase : beau comme un ange ! Ce qui signifie nullement qu’il est un ange (Coran XII 31). Car ce sont des êtres asexués, qui n’enfantent pas et n’ont point été enfantés, et leur création, à partir de la lumière, nous est inconnue. C’est un secret divin. Et combien ils sont au-dessus de ce que les créatures humaines décrivent et leur associe !

Dieu considéra que la terre était corrompue, toute créature ayant perverti sa voie sur la terre (Gen. 6:12). On se livrait à une grande débauche. Les animaux domestiques ou sauvages et les oiseaux ne s’accouplaient pas avec des bêtes de même espèce. Les gens adoraient des idoles. Le Midrach dit (Yalk. Gen. 44) : les gens du déluge adoraient des idoles. Est-ce ainsi que le Saint, béni soit-Il, avait créé les hommes ? Deux anges du nom de Shamhazai et Azazel (Note : il s’agit en fait d’Ouzza et Azaël, voir Zohar I. 58a. BHM IV 127, Yom. 67a.) se rendirent auprès de Dieu et lui dirent : « Maître de l’univers, nous T’avions prévenu que l’homme commettrait le mal. » Le Saint, béni soit-Il, répondit : « Oui, mais que va devenir le monde sans hommes ? » Les anges répliquèrent : « Nous conduirons le monde. » Dieu rétorqua : « Si vous viviez sur terre, le mauvais penchant (1) vous provoquerait et vous rendrait pire que les hommes. » Les anges implorèrent Dieu : « Donne-nous la permission de descendre sur terre. » Dieu la leur accorda. Dès qu’ils s’y furent rendus, ils se livrèrent à la débauche avec de jolies femmes. L’ange Shamhazai aperçut une belle jeune fille prénommée Istchar ; il lui dit : « Couche avec moi.» Elle lui répondit : « Je suis prête à t’obéir mais à condition que tu m’apprennes le Nom ineffable. » L’ange le lui apprit. La jeune fille prononça le Nom de Dieu ; elle monta alors au ciel et ne se livra plus à la débauche. Le Saint, béni soit-Il, dit : « Puisque la jeune fille s’est détachée du péché, Je vais lui attribuer une place parmi les sept planètes. On l’installa dans une constellation nommée Kima (de Kimah, pléïade). Sur terre, Shamhazai et Azazel prirent femmes et eurent des enfants appelés Hiwwa et Hiyya. L’ange Metraton fut envoyé chez les anges ; il leur dit : « Le déluge va s’abattre ; vos enfants périront.» Les deux anges furent très affligés par cette nouvelle. Ils dirent : « Chaque jour, nos enfants mangent mille chameaux, mille chevaux et mille bœufs ; si le déluge détruit tout, où donc nos enfants trouveront-ils à manger ? » Une nuit, chacun des deux fils rêva. L’un vit une grande table sur laquelle s’inscrivaient toutes sortes de mots. Un ange apparut alors muni d’une épée ; il effaça ce qui était marqué ne laissant que quatre mot. L’autre fils rêva d’un grand jardin rempli de bonnes choses. Il vit des anges descendre du ciel qui détruisaient le jardin à l’exception de quatre arbres. Le lendemain matin, les deux fils se rendirent auprès de leur père pour lui demander la signification de ce rêve. Il répondit : « Le Saint, béni soit-Il, va provoquer le déluge ; le monde entier sera ruiné, excepté Noé et ses trois enfants qui survivront. Voilà à quoi correspondent ces quatre mots et ces quatre arbres. » Ils fondirent en larmes ; le père les consola en leur disant : « Vos noms ne disparaîtront pas de la bouche de gens : quand un homme coupera du bois, soulèvera de lourdes pierres, poussera une barque ou conduira un chariot avec des chevaux ou des bœufs, il dira Hiwwa ! Hiwwa ! » A ces mots les fils se turent. Shamhazai se repentit ; il se tint en équilibre les pieds en l’air et la tête vers le sol ; de nos jours encore, il se trouve dans cette position. Azazel demeura sur terre incitant les femmes à revêtir de belles parures et à se pavaner devant les hommes afin de les pousser à commettre des péchés. C’est la raison pour laquelle, à Youm Kippour, on fait une offrande au Saint, béni soit-Il, et une autre à l’ange Azazel afin qu’il n’incite pas les gens à faire le mal. (Op. cit.)
          (1) l’ange de la mort.         
          
          « Les animaux domestiques ou sauvages et les oiseaux ne s’accouplaient pas avec des bêtes de même espèce. » Comme les gens de Sodome et Gomorrhe. Et par cet acte contre nature, ils seront la cause de leur propre destruction, et de tous ceux qui les soutiennent ou partagent leur façon de concevoir leurs relations sexuelles. Enfin, et contrairement à l’enseignement biblique, Azazel est le nom de Satan le banni avant qu’il fut chassé de la présence divine. Le rôle donné ici par les commentateurs rabbiniques ne correspond en rien avec la réalité. Et son comportement rappelle cette parole divine :        

Tenez-vous dignes dans vos foyers ; et ne vous montrez pas de la façon dont on se montrait lors de l’ancienne ignorance. (Coran XXXIII 33).    

Les commentateurs voient en cette ancienne ignorance, soit : celle au temps du prophète David (sur lui la Paix !). La façon dont était taillé l’habit féminin, permettait de voir notamment le dos. Soit, celle du temps de Nemrod le tyran. La personne féminine était que peu habillé, marchait ainsi au milieu des chemins et se proposait au premier venant. Soit, celle du temps entre Noé et Idris (sur eux la Paix !). Le genre de fête proposé cette fois par Satan lui-même (apparut à eux sous forme humaine), se terminera en orgies.    
         Et l’œuvre d’Azazel restera de corrompre les créatures humaines et du monde des génies jusqu’au Jour du Jugement dernier. Et contrairement à l’enseignement du monde de la Magie, le fait de lui faire des offrandes (à lui et ses affidés) ne diminuera en rien sa volonté de destruction et de perte du genre humain.     
          
          La Terre est emplie de violence (Gen. 6:13). On volait beaucoup ; pour cette raison le Saint, béni soit-Il, scella le décret de destruction ; bien que l’adultère et la débauche fussent bien pires, le décret fut scellé à cause du vol. C’est pour que la raison comprend d’elle-même qu’il ne faut pas voler, même si la Torah ne l’interdit pas. Une autre interprétation dit : la débauche n’est pas aussi grave, car elle est uniquement dirigée contre le Saint, béni soit-Il, alors que le vol l’est à la fois contre l’homme et contre Dieu. Le déluge fut provoqué parce que les gens refusaient de croire que le Saint, béni soit-Il, pouvait renouveler le monde et qu’Il veillait sur l’homme en octroyant une bonne récompense aux justes et un châtiment aux impies. Les gens disaient : « Dieu est au ciel et ne prête pas attention aux hommes. Être pieux ou être impie, c’est du pareil au même. » Aussi Dieu provoqua-t-Il le déluge, et seuls Noé et ses enfants survécurent. Cela prouve que le Saint, béni soit-Il, récompense les justes et punit les méchants. (Op. cit.).    
            
          C’est là une interprétation toute rabbinique. Elle fait partie de nombreuses légendes et contes attribués, à tort, au Saint et Seigneur d’Israël et des mondes. La réalité, et comme nous le voyons à la lumière du Coran, est tout autre. Secundo : « Dieu est au ciel et ne prête pas attention aux hommes« . Cela rappelle la phrase du monde évangélique de Pologne, à une époque du social-communisme : Dieu est trop haut, la France trop loin pour nous secourir ! Troisièmement : que les gens de l’époque se livre au mal et le propage, répandre la corruption, etc., est une chose connue, et qui précipite les gens dans leur propre perdition. Mais le monde toranique s’abstient ici de nous entretenir d’une chose essentielle qui est l’adoration du peuple de Noé. En adorant idoles, sphères célestes et anges, le peuple déviait totalement de la vraie adoration, du vrai Monothéisme. Et de ce fait préparait sa propre chute et destruction.    

Autre interprétation. A propos des Nefilim.  

Sur les Forums, il sera entre autre répondu aux questions posées. Exemples : Commentaires de Rashi, sur Bereshyt 6:4.
1. Nefiilim : ils sont tombés, nefel = tomber. En hébreu il est semblable à anakiym = géant.
2. en ces jours : la génération d’Enosh et de Kayin. Avant le Maboul.
3. et aussi après : même après la chute de la génération d’Enosh, ils sont plein d’orgueil.
4 Quand les fils du Juge : Ils donneront naissances à des géants.
5. le puissant: le rebel contre l’omniprésent.
6. {Les hommes du nom :} ceux qui sont dénommés Irad Mehuyaël et Metushael.

D’un goy ordinaire pour un Juif.
Les uns sont déchus les autres sont fidèles, ceux qui sont déchus le sont pour les générations, ils seront objet de destruction par les fidèles.
C’est clair. (Source : Forum Alliance). 

Selon un commentaire de rabb Yossi : Ce sont AZA et AZAËL, il a été dit que le Saint béni soit-il les fit déchoir de la sainteté de l’en haut. Et si tu demandes comment ils peuvent alors subsister dans ce monde-ci, RABB HIYA répond : Ces êtres proviennent de ceux appelés « oiseaux volants sur la terre » (GEN .1:20) Il a été expliqué aussi qu’ils apparaissent aux hommes, sous un aspect humain. Si tu demandes comment ils peuvent prendre en fait d’innombrables formes : quand ils sont descendus, ils se sont enveloppés de l’air du monde et ils ont ressemblé aux hommes. Tels sont AZA et AZAËL, ils se rebellèrent dans l’en haut et le Saint béni soit-il, les en fit tomber. Alors ils se corporeifièrent sur terre et y demeurèrent sans plus pouvoir se débarrasser de leur forme terrestre. Ils se prostituèrent ensuite aux femmes de ce monde, et jusqu’à notre époque ils subsistent encore, enseignant la sorcellerie aux humains. Ils ont enfanté des fils qu’ils ont appelés « ANAKIM » et « guiborim » tandis que les nefilim eux même furent appelés « fils d’elohim » comme il a été expliqué. (Source : Forum Alliance)

    Autre : Les Nephilim. Gen 6:1-8
      Le dernier chapitre, introduction à l’histoire de Noé, est l’un des plus cryptiques de la Bible.
L’humanité commence à se multiplier. Viennent les bnei elohim, qui s’unissent avec les filles de l’homme. Dieu réduit les jours de l’homme à 120 ans (toux ceux qui précèdent ce décret sont d’une longévité exceptionnelle). Apparaissent alors les Nephilim.

Deux lectures de ce chapitre sont possibles:

  • la première tirée du Livre d’Enoch lit bnei Elohim avec une majuscule : fils de Dieu, anges, menés par Shemhazaï et Azaël, corrompus dans leur nature angélique, car devenus matériels, engendrant les Nephilim, des êtres ambigus, « héros » de « renom », peut-être identifiables à ce que les mythes grecs nomment « demi-dieux ». Nephilim signifierait donc Nophlim ou Mapilim (qui churent et firent chuter l’humanité avec eux).
  • la seconde, tirée des Sages lit bnei elohim avec une minuscule : fils de dirigeants, notables, peut-être fils de Seth, puisqu’il est dit de lui qu’il fut fait, comme son père Adam, à l’image d’Elohim.
       Les descendants de Seth, Irad, Mahalalel, etc., descendent au niveau de l’humanité caïnite, aux yeux desquels ils passent pour des géants, alors qu’ils sont par rapport à leurs ancêtres des avortons (cf. Job 3:16 או כנפל טמון). Ce dernier chapitre serait alors le contre-pied théopathique du chapitre précédent, comme le second chapitre était le pendant anthropopathique du premier.
    Les tenants de la critique textuelle font remarquer (ce n’est pas incompatible) que le chapitre 5 utilise « YHWH » tandis le chapitre 6 ne fait mention que d' »Elohim ». (Source : Wikipédia). 
  • Les « géants » dont parle la Tora sont représentés par Si‘hon et ‘Og.
    Ils étaient deux frères, fils de A‘hia, dont le père, Cham‘hazaï, était un « ange déchu » (Nidda 61a), et la mère la femme de ‘Ham (Yalqout reouvéni sur Berèchith 7, 7). ‘Og était né avant le déluge et il a été sauvé par Noé sur sa promesse que lui-même et ses descendants seraient ses esclaves à tout jamais (Pirkei de-Rabbi Eliézèr 23)
       (Nous dirons : ce sont là des interprétations propres au monde rabbinique. Et n’ayant aucun rapport avec la réalité, sinon la légende…)
    Selon les sources midrachiques (Pirkei de-Rabbi Eliézèr 16), ‘Og s’identifie à Eliézèr, le serviteur d’Abraham, lequel l’a reçu en cadeau des mains de Nemrod. Etant donné qu’il ne pouvait pas réclamer de récompense dans le monde à venir pour ce qu’il avait fait de bien en ce monde-ci, Hachem l’a rétribué en faisant de lui un roi, celui de Bachane.
       Les circonstances de sa mort sont rapportées dans la Guemara Berakhoth (54a et b).
    J’ajoute, s’agissant d’un sujet voisin de celui que vous avez évoqué, que les « anges déchus » (nefilim) dont parle la Tora (Berèchith 6, 4) étaient des descendants de Caïn (Agadath Berèchith).
       Pour la plupart des commentateurs traditionnels, ils n’avaient rien de créatures mythologiques, et leurs mariages avec les « filles de l’homme » (Berèchith 6, 4) ont été des unions réelles.
    Rachi les présente (Berèchith 6, 2) comme « des fils de juges et de princes », selon Berèchith rabba 26, 5.
    Quant à Ramban et Abarbanel, ils considèrent que les « fils d’Eloqim » étaient des personnages de haut niveau social. Ils ont été appelés des nefilim parce que leur rang social et moral est « tombé » par rapport à celui de leurs parents.
       Je dirai, pour conclure, que l’existence passée de ces divers personnages ne paraît avoir été ni une bénédiction ni une calamité. A ma connaissance, ils n’ont laissé aucun descendant ni aucun site archéologiquement exploitable, ni aucun ossement… (Source : Og le geant et les autres… – Techouvot.com).
       Nous dirons : Ceux qui n’écouteront pas le prophète Noé (sur lui la Paix !) sont descendants d’humains, de Seth, fils d’Adam. Non d’anges déchus ou autres créatures. Ses opposants seront des notables ou autres personnages de l’époque. 

La réalité. 

Au Seigneur des mondes de révéler : 

Et ils suivirent ce que les diables racontèrent du règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais mécru ! Ce sont les diables qui ont mécru : ils enseignent la Magie ainsi que ce qui a été révélé aux deux anges Hârout et Mârout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignent rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Rien d’autre : nous sommes une tentation : ne sois donc pas mécréant » ; ensuite les gens apprennent d’eux comment créer de la division entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables, avec cela, de faire du mal à quiconque, que par permission de Dieu. Et ils apprennent ce qui leur fait du mal à eux sans leur faire aucun bien. Et ce qu’ils savent, très certainement, c’est que celui qui s’achète çà, pas de part pour lui dans l’au-delà. Et en effet c’est une mauvaise marchandise qu’ils se sont achetés à eux-mêmes ! S’ils avaient su ! (Coran II 102).

Hârout et Mârout, selon les commentateurs, sont deux noms syriaques. Hârout : Azâ (عزا), Mârout : ‘Azaya (عزايا). Ceci rejoint ici, et d’une certaine façon, les propos tenus par rabb Yossi, ci-dessus. Ils seront envoyés pour mettre les gens en garde contre la Magie et ses méfaits. Rappelons, au passage, que pour bon nombre de gens de la Synagogue, du Dualisme (loges, sectes occultes, etc.), le Roi Salomon est (et était) un magicien !!! Comme d’ailleurs la plupart des prophètes bibliques ! En aucune façon, lui et son père, des prophètes d’Israël, en Israël. Ils refusent de croire qu’ils aient été rois et prophètes en Israël même ! En clair, ils protestent et nient l’évidence, et sont pour le laïcisme depuis de nombreux siècles. Leur science, toujours selon eux, fut prise soit à Babel, soit en Égypte. Et ce verset est considéré par les commentateurs coraniques comme un blâme pour tous ceux qui suivirent les textes dictés par les démons, sous le règne de Salomon, qu’il s’agisse de ceux qui ont vécu au temps du Prophète (sur lui Prière et Paix !) et qui ont cherché dans ces textes des arguments à lui opposer ou qu’il s’agisse de ceux qui vécurent au temps de Salomon et qui se conformèrent à ces textes en pratiquant la magie. Rappelons, au passage, que les gens de la Magie lui attribue, à tort, un ouvrage : Les clavicules de Salomon. Que Salomon, devenu mécréant, favorisait l’idolâtrie. Voir Bible (I Rois 11 7 et suivants), etc. En vérité, combien il est au-dessus de ce qu’ils décrivent et lui associent ! Quant aux deux anges, il est faux de prétendre que leur Seigneur leur commanda de commettre le péché charnel et d’enseigner la magie à ceux des hommes qui la leur demandaient ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent ! Enfin, le texte biblique et les références apportées, ne sont pas source de référence pour nous. Ils ne sont que l’œuvre des Dignitaires de la Synagogue, et de leur façon d’aborder et d’interpréter leur religion. 

La corruption de l’humanité au temps du prophète Noé (sur lui la Paix !). 

Selon les exégètes, Noé (sur lui la Paix !) fut donc envoyé par le divin Créateur quand son peuple commença à Lui désobéir et à adorer des idoles, à tomber dans la turpitude et le blâmable, dans l’ivresse et les jeux. Et c’est par l’eau que le peuple de Noé (sur lui la Paix) sera détruit. Le Déluge fut envoyé par le divin Créateur en réponse aux fautes des gens de son époque et aux prières (invocations) de Noé, selon lequel sa génération corrompue (mécréante) devait être détruite (Coran LXXI 26). (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !




 

Le Déluge.

Déroulement des opérations. 

S’effectuera en plusieurs étapes. Qu’on en juge :

Le bateau de Noé (sur lui la Paix !). Ses dimensions.

Arche de Noé, espèce de grand navire que Noé construisit, par l’ordre de Dieu, pour s’y retirer avec sa famille et des couples de chaque espèce d’animaux, et à l’abri duquel il devait échapper aux eaux du Déluge. A part son existence et sa destination, tout ce qu’on pourrait dire de cette construction est conjectural. Selon la Bible, l’Arche était en bois de gopher, mot que les Septante traduisent par bois équarri, Jonathas par cèdre, Onkélos par cyprès, St Jérôme par bois goudronné. Moïse donne à l’arche 300 coudées de long; 50 de large, 30 de haut, et les savants sont loin d’être d’accord sur la valeur de ces coudées; si ce sont celles des Égyptiens de son temps, l’Arche aurait eu environ 170 mètres de longueur, 28 de largeur, 17 de hauteur, et sa capacité se serait élevée à plus de 42 000 tonneaux. Moïse attribue au bâtiment trois étages tandis que Philon et Josèphe lui en donnent quatre, et Origène cinq. Ce dernier prétend que l’Arche était de forme pyramidale, et d’autres en font un parallélépipède rectangle. Selon Origène, St Augustin et St Grégoire, Noé employa 100 ans à la construire; selon Salomon Jarchi, 120 ans; selon Bérose, 78; selon Tanchuma, 52; selon les Musulmans, 2 seulement. (B.). (Source : Imago Mundi.).

Fais une arche en bois (Gen. 6:14). Jacob ben Isaac d’écrire notamment : Toldot Itzhak dit : Noé n’a pas récité de prières car il était bon envers les gens mais sa foi en Dieu faisait parfois défaut. Noé pensait que le Saint, béni soit-Il, ne devait pas provoquer le déluge mais seulement faire peur afin qu’ils deviennent pieux. 
   A cause des eaux du Déluge (Gen. 7:7). Noé monta dans l’arche à cause des flots tumultueux. Noé ne croyait pas que Dieu déclencherait le déluge ; c’est pourquoi, il ne rentra pas dans l’arche avant que l’eau ne l’y oblige. (Le commentaire sur la Torah. Edit. Verdier).
   Nous dirons : c’est porter là un jugement sévère et inadmissible sur/envers les prophètes. Mais, d’après les commentateurs, ceci correspond à l’image que le monde de la Synagogue, se fait en général de ses prophètes ! Or, après la foi des anges, la foi des prophètes et messagers divins n’est pas à mettre en doute. Et le Déluge n’est pas ici un jeu. C’est un châtiment envers ceux et celles qui ont mécru en leur divin Créateur, Lui ont donné des Associés, Lui ont désobéi, ont désobéi aux invitations et injonctions du prophète Noé (sur lui la Paix !). Et de ce fait, à lui de faire cette prière à son Seigneur :

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   « Seigneur ! Ne laisse sur terre pas un habitant d’entre les mécréants !
   Pourquoi ?
   Si Tu en laisses, en vérité, ils égareront Tes esclaves, et n’engendreront que du libertin, du trop ingrat… » (Coran LXXI 26-7).

Enfin, le divin Créateur du monde biblique n’est-Il pas présenté comme une sorte de divinité dépourvue de toute science, de connaissance réelle de l’invisible, de l’avenir ? A les lire, on fini par croire en la suprématie de l’Homme sur son Créateur ! Encore une vision propre au monde toranique.

La construction du bateau prendra de nombreuses années. On parle de 200 et plus. Entre temps, les gens de l’époque aiguiseront leurs moqueries envers Noé (sur lui la Paix !). Il est vrai qu’il sera le premier homme à construire, sur ordre divin, une pareille embarcation, et son peuple allait découvrir en final le vrai but de sa construction. Se sera une découverte à haut risque. On dit que Noé (sur lui la Paix !) sera assisté par les anges. Il lui sera montré comment construire une telle embarcation. Selon les commentateurs, Noé (sur lui la Paix !) le charpentier fabriquera son bateau en bois de teck. Bois dur, de densité moyenne, imputrescible. Il lui fut commandé de le faire d’une longueur de 80 coudées, d’une largeur de 50 coudées, sur une hauteur de 30 coudées. Selon Quatadah : longueur : 300 coudées, largeur : 50 coudées, hauteur 30 coudées. Selon Hassen : Longueur 1100 coudées, largeur : 600 coudées. C’est ainsi qu’il sera décrit par Ham fils de Noé, lorsque le Messie demanda à son Seigneur la permission de le ressusciter, sur demande express de ses compagnons. L’exégète Baidawi estime que les dimensions de l’arche sont de trois cents coudées de long, cinquante de large et trente de haut. Il explique ensuite que le premier des trois étages était destiné aux animaux sauvages et domestiques, tandis que le second accueillait les êtres humains et que le troisième abritait les oiseaux. Pour l’historien Ibn Athîr, le premier abritait Noé et les autres humains, le second les animaux sauvages, et le troisième les oiseaux. Il y a divergences à ce sujet. 

Les personnes qui monteront à bord. Leur nombre.

Les exégètes se contredisent sur le nombre des personnes embarquées. Il existe une fourchette entre 7 et 80 personnes. Le chiffre 80 étant le plus retenu. Selon le fils d’Abbas : ils étaient au nombre de 80 hommes dont Djourhoum, et tous étaient enfants de Seth (Chith). Selon Quatadah, ils étaient 80 personnes : Noé et son épouse, ses fils et leurs femmes. Le corps d’Adam sera monté à bord, puis son Seigneur lui commanda d’y faire monter les animaux. Le premier animal à monter à bord sera l’oie, le dernier, accompagné de Satan, l’âne. 
   Un seul ne montera pas parmi ses proches, son fils Yam (autre nom Canaan), il était mécréant. Quand l’eau se déchaînera faisant des vagues de la taille de montagnes, Noé tentera en vain de convaincre son fils de monter à bord. Mais il déclinera l’invitation. Espérant trouver refuge sur la plus haute des montagnes (Coran XI 42-3). La tristesse de Noé (sur lui la Paix !) sera grande (Coran XI 45-7). Le monde biblique ne reconnaît pas ce quatrième enfant de Noé (sur lui la Paix !). Les textes bibliques ne le mentionnent pas.  

 Les éléments naturels se déchaînent.

L’Ordre divin : Et lorsque Notre commandement vint, et que le four se mit à lancer des jets [d’eau], (…) (Coran XI 40).

حَتَّى إِذَا جَاءَ أَمْرُنَا وَفَارَ التَّنُّورُ قُلْنَا احْمِلْ فِيهَا مِنْ كُلٍّ زَوْجَيْنِ اثْنَيْنِ وَأَهْلَكَ إِلا مَنْ سَبَقَ عَلَيْهِ الْقَوْلُ وَمَنْ آمَنَ وَمَا آمَنَ مَعَهُ إِلا قَلِيلٌ    
Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à lancer des jets [d’eau], Nous dîmes : Charge [dans l’arche] un couple de chaque espèce ainsi que ta famille – sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé – et ceux qui croient. Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux.

Le déluge était si énorme que la terre toute entière n’avait jamais témoigné d’une telle catastrophe, d’une telle furie. L’eau qui sortira et tombera, sera une partie venant de la terre, l’autre du ciel. Le « four » est ici un signe divin, inconnu du monde biblique. Selon les exégètes, il peut y avoir ici sept interprétations possibles : 1) la surface du sol, les Arabes appellent la surface du sol : le four. La terre se mit à bouillonner de sources. 2) le four à pain. Le four était de pierre, il appartenait à Eve. Puis, parvint à Noé. On lui dit : Si l’eau sort du four à pain, monte à bord toi et tes compagnons. Dieu alors fit sortit l’eau du four à pain. La femme de Noé le sut, et lui dit : O Noé ! L’eau sort du four ! Il dit : Est venu véritablement le rendez-vous de mon Seigneur ! 3) l’endroit, selon Hassen, où l’eau s’est rassemblée autour du navire. 4) Le lever du soleil, la lumière du matin. Parole de Ali (que Dieu l’agrée !) 5) La Mosquée de Koufah. Selon Ali (que Dieu l’agrée !) et Moudjahid. Moudjâhid : le four était dans la direction de Koufah. Noé prit le navire à l’intérieur de la Mosquée de Koufah. Et le four était à droite de l’entrée… Et de lui l’eau sortit, Noé le savait et c’était là une preuve évidente de la destruction de son peuple. 6) la partie élevée du sol, la partie la plus haute. 7) Source dans le Djaizirah (Arabie). On dit : La source est dénommée wardah… Nohas a dit : c’est là les sept paroles, lesquelles ne sont pas contradictoires entre elles puisque Dieu nous a informé que l’eau sortira à la fois du ciel et de la terre. (V. Qortobi). 
             Autre variante : Par le terme « four » (tannour), la majorité des Savants entende la surface de la terre, c’est-à-dire que de tous les côtés de la terre, l’eau avait jailli, au point qu’elle surgit même des fours qui sont des lieux du feu. Cependant le fils d’Abbas a dit que le four (tannour) est le nom d’une source qui se trouve en Inde ; Chi’bî a dit qu’elle se trouve à Koufa (en Irak) et Qatâdah a soutenu qu’elle se trouve dans la presqu’île arabique. Ali fils d’abou Talîb a dit, quant à lui, qu’il s’agit de l’aurore quand elle se fend et du jour quand il se lève. Ainsi selon lui, Dieu a ordonné à Noé de faire monter les créatures dans l’embarcation dès l’aurore. Avis personnel.

Le Coran met par ailleurs ces paroles dans la bouche de Noé, s’adressant à ses contemporains : « Montez dedans. Que sa course et son mouillage soient au nom d’Allah » (Coran XI 41).

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Al Baidawi, qui écrit au XIIIe siècle, en déduit que Noé proclama le nom d’Allah pour mettre l’arche en mouvement, et qu’il fit de même pour l’arrêter. Quand l’eau commencera à monter et à tomber, les animaux sauvages se présenteront à Noé (sur lui la Paix !). Ils lui seront soumis, et à lui de les faire monter à bord suivant l’ordre divin. Dieu donna également l’ordre à l’ange Gabriel d’élever la Ka’bah au quatrième ciel du Paradis. Elle était en hyacinthe du Paradis. La pierre noire fut cachée dans le mont Abou Qais de la Mecque. Elle restera ainsi jusqu’à la reconstruction de la Ka’bah par le prophète Abraham et son fils Ismaël (sur eux la Paix !) (Coran II 124-130). Og fils d’Anaq, pour avoir aidé Noé à construire le bateau, fut le seul des géants à avoir, dit-on, pu survivre au Déluge. Noé (sur lui la Paix !) avait besoin de bois de teck pour le bateau, il ne pouvait le transporter. C »est alors que Og le transporta jusqu’au Châm, et pour cela, il fut sauvé des eaux du Déluge.
   Version biblique : Reste seulement Noé (Gen. 7:23). Il ne reste que Noé et tous ceux qui se trouvaient sur l’arche. Nos sages disent  (Nid. 61a) : Og, roi de Basan, demeura sur une planche près de l’arche sous le toit. Noé creusa un trou dans l’arche et donna à manger à Og ; c’est pourquoi Og jura qu’il ne fera aucun mal à ses enfants. Il est écrit « seulement Noé », ce qui signifie que Noé gémissait car une fois, il tarda à nourrir le lion qui le mordit. Alors Noé se mit à crier (Akh veut dire « seulement » ; c’est également le cri que poussa Noé. (Op. cit.). 
   Remarques : propos qui n’engage que l’auteur. Voir notre version concernant Og. Lequel ne sera jamais roi. Quand il fut ordonné à Noé de faire entrer les animaux dans le bateau, il dit : ô Seigneur ! Que ferai-je du lion avec la vache ? De la chèvre, du loup, de l’oiseau, du chat ? Il dit : Celui qui a créé entre eux l’inimitié est capable de les rassembler. Il fit tomber la fièvre sur le lion qui l’occupa. Et Dieu est plus Savant !

Durée à bord. Le débarquement.

Noé (sur lui la Paix !) et ses compagnons passèrent seulement quarante jours à bord de l’embarcation, au bout desquels il envoya un corbeau pour les nouvelles, selon les commentateurs. Mais ce dernier s’arrêta pour se repaître d’une charogne, et à Noé d’envoyer alors un autre oiseau, une colombe qui revint avec une branche d’olivier en son bec. Et il vit aussi que ses deux pattes étaient pleine de glaise. Il comprit alors que l’eau s’était retirée. Il fit, dans son invocation, que le corbeau soit prit par la peur. C’est pour cela qu’il ne fréquente pas les maisons. Quand à la colombe parée par cette branche verte en son bec, Noé pria pour elle pour la sécurité. C’est pour cela qu’elle fréquente les maisons. Quand Al Masudi écrit que Dieu ordonna à la terre d’absorber l’eau, et que certains territoires peu prompts à obéir reçurent de l’eau salée en punition, devenant ainsi secs et arides. L’eau qui ne fut pas absorbée forma les mers et les océans, si bien que certaines eaux du Déluge existent encore aujourd’hui. Le fils de Djarîr mentionna que le déluge commença le 13 août du calendrier copte.  

Noé (sur lui la Paix !) quitta l’arche le dixième jour du mois lunaire : Mouharram, c’est-à-dire à l’Achoura. Il ordonnera à tous de jeûner en ce jour béni, en remerciement d’avoir été sauvé du déluge. Les rescapés édifièrent une ville au pied du mont Joudi, en direction de Moussoul, qu’ils nommèrent Thamanin (« quatre-vingts ») en raison de leur nombre, et du fait que chacun y bâtira une maison, sa propre maison. Aujourd’hui dénommée : le marché des 80. C’est le premier village à être construit après le déluge. Ces personnes n’eurent pas d’enfants, et la totalité des êtres humains nés après le Déluge descendent des trois fils de Noé. Noé (sur lui la Paix !) ferma alors l’arche et en confia la clé à Sem. Yaqout al-Rumi (1179-1229) mentionne également une mosquée construite par Noé et visible à son époque. Quant à Ibn Battuta, (1304-1377), le grand voyageur marocain, il rapporte avoir franchi le mont Joudi au cours de ses voyages au XIVe siècle. Le monde de l’Islam actuel, bien que peu portés à s’engager dans une recherche active de l’arche, pensent souvent qu’elle existe toujours, sur les escarpements les plus élevés de la montagne.

Version toranique : elle sera quelque peu différente. Qu’on en juge :
  

Le septième mois, le dix-septième jour du mois, l’arche s’arrêta sur les montagnes d’Ararat (Gen. 8:4), ce qui signifie que le dix-septième jour de Nisan (le septième mois de l’année), l’arche s’arrêta sur les monts d’Ararat.. Le Ramban écrit : Il plut d’abord pendant quarante jours ; à partir de ce moment-là, les eaux s’élevèrent un peu plus chaque jour, jusqu’à atteindre quinze coudées au-dessus du sommet des plus hautes montagnes. Les sources et les vannes du ciel s’ouvrirent et les eaux continuèrent à se déchaîner pendant cent cinquante jours. Par la suite, le Saint, béni soit-Il, envoya un vent si fort que les sources furent engorgées et que les vannes du ciel par où jaillissaient l’eau s’obstruèrent. L’arche resta enfoncée dans l’eau à une profondeur de plusieurs coudées, jusqu’à Roch Hodech Tamuz (le dixième mois de l’année). On put alors apercevoir la cime des montagnes ; le dixième jour d’Ab (le onzième mois de l’année)), Noé ouvrit les fenêtres de l’arche afin de voir si la terre était asséchée ; trente jours après, Noé ouvrit le toit de l’Arche (Gen.R33.7, PRE 32, R.H. 11b-12a). (Op. cit.). 
   Remarque : on parle des monts d’Ararat, au pluriel. Ce qui enveloppe ici une chaîne de montagne. Secundo : l’eau vient uniquement du ciel, version biblique et rabbinique. Les dates varient, le monde de la Synagogue bien qu’employant le système lunaire a un système propre à lui.
   Il envoya un corbeau (Gen. 8:7). Il lâcha un corbeau pour savoir si les eaux avaient diminué. Le corbeau (Sanh.108b) refusa de sortir. L’oiseau se dit : « Le Saint Nom me déteste ; Il a ordonné qu’on fasse monter dans l’arche sept couples de tous les animaux purs, mais de mon espèce, Dieu a ordonné de ne prendre qu’un couple, moi et une femelle. A présent, Noé, tu veux m’envoyer hors de l’arche ; peut-être vais-je disparaître ; dans ce cas, où trouverez-vous sur terre un oiseau comme moi ? » Le corbeau ajouta : « Tu veux rester avec ma femme, alors tu m’expédies hors de l’arche. » Noé répliqua : « Impie, cela fait un an que je n’ai pas couché avec ma femme car nous étions dans l’arche ; comment peux-tu dire que je désire aller avec ta femme ? » Noé ne voulut pas le laisser revenir dans l’arche ; il dit : « Tu n’es ni bon à être mangé, ni bon pour être offert en sacrifice. » Dieu répliqua : « Fais-le rentrer, il servira pour une autre mission au temps du prophète Elie. » En effet, Elie s’était dissimulé aux yeux du roi Achab ; il n’avait plus rien à manger. Des corbeaux amenèrent de la viande et du pain de la maison du roi jusqu’à l’endroit où il se cachait (c’est-à-dire le palais de Jehochafat, roi de Judée, voir : I R. 22:41-51). 
   Remarque : Pour un homme censé et avertit, ce récit est une légende. Comment attribuer à Elohîm, à Hachem, de pareils propos ? De même, au prophète Noé sur lui la Paix !) ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus ce qu’ils décrivent et Lui associent !
   Il lâcha une colombe (Gen. 8:8). Il envoya une colombe. Le Behaye pose une question : Pourquoi, au sujet du corbeau, n’est-il pas écrit « près de lui » ? Cela nous indique que les oiseaux purs demeuraient avec Noé dans sa chambre ; les oiseaux impurs habitaient à part. C’est la raison pour laquelle il n’est pas écrit « près de lui » en ce qui concerne le corbeau.
   Une feuille d’olivier arrachée était dans son bec (Gen. 8:11). La colombe revint. Elle portait dans son bec une feuille d’olivier. On peut se demander où la colombe a pris cette feuille puisque tous les arbres du monde étaient arrachés. L’explication est : la pluie ne tomba pas en Terre d’Israël ; seules les eaux provenant d’autres pays y coulèrent. De ce fait, les arbres de la Terre d’Israël ne furent pas déracinés (Zeb. 113a, Gen.R. 36.6). Certains sages disent qu’elle rapporta une feuille du jardin d’Eden. On peut alors se demander comment Noé sut que le niveau des eaux avait baissé. Et la feuille, provenait-elle vraiment du jardin d’Eden qui avait été épargné par le déluge ? Le Ramban écrit : Les portes du jardin d’Eden avaient été fermées afin que les eaux ne pénètrent pas à l’intérieur ; quand les eaux diminuèrent, on ouvrit les portes et la colombe entra ; elle prit une feuille du jardin d’Eden. Elle aurait très bien pu ramener la feuille d’un meilleur arbre, mais elle rapporta celle d’un olivier afin de pouvoir dire à Noé qu’il valait mieux manger une feuille amère venant des mains du Saint, béni soit-Il, qu’une nourriture de mains humaines (Gen.R. 33. 6, Sanh. 108b). (Op. cit.). 
   Remarques : Sur le récit concernant le corbeau et la colombe, voir notre récit. « près de » ou « loin de », vient uniquement de la prière de Noé envers ces deux oiseaux. Nul rapport ici avec pur et impur. On retrouve toutefois le corbeau mentionné pour indiquer à Caïn (Qâbil) comment enterrer son frère (Coran V 31). Secundo : le commentateur biblique parle d’une feuille d’olivier, nos commentateurs d’une branche d’olivier. Ce qui paraît beaucoup plus logique. Le commentateur voit que la terre d’Israël n’aurait pas été recouverte pas les eaux. Ce qui est faux. De plus, la chaîne de montagne d’Ararat se trouve à combien de km de la terre d’Israël ? Comment une colombe peut-elle faire un pareil parcourt, et tenir en son bec une feuille d’arbre ? Et combien d’heures et de jours a-t-elle voyagée ? Cette feuille provenait-elle du jardin d’Eden ? Que le monde biblique semble situer sur terre : Localisations putatives Quantité d’hypothèses ont été avancées, parfois sans beaucoup (voire aucun) de rapport avec le texte biblique. Si la plupart situent Eden dans le Moyen Orient, près de l’ancienne Mésopotamie, d’autres l’ont « vu » en Ethiopie, à Java, au Sri Lanka, dans les Seychelles, dans le Brabant, voire à Bristol-en-Floride. Quelques théologiens chrétiens pensèrent, comme le jardin d’Eden commençait à être associé au paradis (cf. infra), que le Jardin n’avait jamais eu une existence terrestre propre, qu’il s’agissait d’un « bout de paradis céleste sur terre » au sens littéral. (Wikipédia) Là encore ce n’est que paroles rabbiniques, loin de toute réalité. Enfin l’olivier, et contrairement aux dires rabbiniques, est un arbre béni (Coran XCV 1). Le figuier : Mosquée de Noé (sur lui la Paix !) construite sur le Djoudi. L’olivier : Mosquée de Jérusalem (Temple de Salomon). Quatadah : le figuier est la montagne sur laquelle se trouve la ville de Damas. Et l’olivier est la montagne où se trouve la ville de Jérusalem. On peut faire un serment par ces deux montagnes. Jugé bon parce qu’ils sont deux endroits d’obéissance (à Dieu) (Khâzan). On a dit : le figuier et l’olivier sont deux montagnes de Châm. En syriaque, on dit : Tour zitan et Tour tinan. Ceci parce que ces arbres poussent sur ces montagnes. Enfin, l’olivier c’est l’exemple du prophète Avraham (sur lui la Paix !), dans ce verset : « elle tient sa lumière d’un arbre béni, l’olivier » (Coran XXIV 35). Les paroles des commentateurs sont nombreuses concernant ces deux arbres. S’y référer.     
   Notons enfin que les Mages, les Dualistes de la Perse antique, ne reconnaissent pas le Déluge. D’autres le reconnaissent, dit-on, mais uniquement pour Babel et ses environs. Mais dans tout cela, seule la parole du divin Créateur est la plus véridique. De Noé, en effet, une descendance sera. Aucune des personnes avec lui aura une descendance. De Noé et de ses fils la terre se repeuplera donc… 

Qu’est-il advenu de l’Arche de Noé ?

La Montagne de Djoudi. Point d’ancrage, lieu d’accostage .

L’arche (ou le bateau) de Noé s’arrête, sur ordre divin, sur le « mont Al-Joudi » (Coran XI 44. Bible : plutôt le mont Ararat (Gen. 8/4)) (1), identifié par la Tradition et les exégètes à une colline située sur la rive du Tigre, près de la ville de Mossoul au nord de l’Irak. Al Masudi (mort en 956) précise même que l’endroit où l’embarcation s’était échouée pouvait encore être aperçu à son époque. L’auteur ajoute que l’arche entama son voyage dans la ville de Koufa, au centre de l’Irak, et navigua jusqu’à La Mecque, où elle fit le tour de la Kaaba, avant de revenir finalement sur le mont Joudi. Ibn Battuta (1304-1377), le grand voyageur marocain, serait passé un jour par le mont Joudi, près de Mossoul, là où la tradition islamique situe l’arrivée de l’arche.
           (1) site géographique : Voir…Voir… Voir… Voir l’article de kountras :  Le mont Joudi à 30 km du mont Ararat.

Montagnes honorées.

Elles sont au nombre de trois, selon les exégètes : La montagne de Djoudi, là où vint s’échouer le bateau de Noé (sur lui la Paix !). La montagne de Toûr, dans le Sinaï (Egypte). Là où fut révélé la Torah. Et enfin, la grotte de Hirah, là où furent révélés les premiers versets du Coran.  


        

   Le Mont Sinaï, ou Djebel Moussa (Mont Moïse), est une montagne d’Égypte haute de 2285 mètres

Localisation du Djebel Moussa dans le Sinaï


           Le mont de la Lumière (Nour), banlieue de La Mecque (Makkah).. 

La caverne longue et étroite, était par nature, orientée vers la Ka’bah ; et existe encore. (Hirâ signifie : recherche).

Lieu d’enterrement, de sépulture de Noé (sur lui la Paix !). 

Certains exégètes disent que la première ville fondée par Noé et où il a été enterré, a été appelée « Karak ». Ceci peut expliquer le fait qu’il y a des tombeaux de Noé dans plusieurs différentes villes appelées Kerak : La Jordanie, Liban, Irak. 
            Dans une parole, le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit : « La terre a été étendue à partir de La Mecque ; les anges venaient alors faire des tours autour du Temple de la Ka’bah. Ils furent les premiers à faire des tournées rituelles. C’est de cette terre dont il est question dans ce verset : « […] Je vais établir sur la terre un vicaire »» (Coran II 30).
            Le Prophète (sur lui Prière et Paix !) a dit aussi : « Lorsque le peuple de Noé périt, il vint (à La Mecque) avec les vertueux qui étaient avec lui et ils adorèrent Dieu jusqu’à ce qu’ils trouvassent la mort. Ainsi, les lieux de sépulture de Hoûd, de Noé, de Salih et de Choaïb se trouvent entre le puits de Zamzam, l’angle et la station d’Abraham (sur lui la Paix !) ».
            L’érudit Abou Ya’lâ a rapporté d’après le fils d’Abbas que lorsque le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) partit en pélerinage, il passa par la vallée d’Asfân. En y arrivant, il dit à Abou Bakr : « Ô Abou Bakr, quelle est cette vallée ? » Il lui dit : « C’est la vallée de ‘Asfân ». Le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) dit alors : « Noé, Hoûd et Abraham sont passés par cette vallée, montés sur des chameaux de couleur rouge et dont les brides étaient de fibres végétales ; ils potaient des tuniques amples et des vêtements rayés. Ils se dirigeaient vers la Maison Antique (la Ka’bah) pour faire le Pélerinage » (Transmis par ‘Abd Allah fils d’Ahmad dans zawâ’id al-mousnad). 

Quand la mort arriva, on demanda à Noé (sur lui la Paix !) : Comment as-tu trouvé ce bas monde ? Il dit : Comme une maison qui a deux portes. Je suis entré par l’une pour en ressortir par l’autre. Il fit ses recommandations à Sam, car il était son plus grand fils. (à suivre)

Tombeau de Noé dans Kerak, Jordanie  
Tombeau de Noé en vallée de la Baqa’a. Liban.  

 

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !

 




 

Noé (sur lui la Paix !), vigneron ?

Rappel. Noé (sur lui la Paix !) est un prophète, il est cité en de nombreuses occasions. Le chapitre du Coran (sourah) 71 porte son nom, elle évoque le prêche fait par Noé à ses contemporains qui était l’appel à la Soumission à Dieu seul. L’histoire du Déluge est aussi reprise d’une manière abrégée dans le chapitre XI et dans plusieurs autres chapitres de façon encore plus brève. Le Coran est considéré comme un rappel de ce qui est contenu dans la Bible, il ne reprend jamais les récits bibliques dans leur intégralité, mais insiste sur les aspects considérés importants, et en tire les conclusions conformes à la doctrine de l’Islam qui est l’appel au pur Monothéisme, à l’adoration à un seul et unique Dieu et à Sa soumission totale et entière. Dans la Tradition et la biographie des prophètes (sur eux la Paix !), Noé (sur lui la Paix !) est présenté comme le second père du genre humain. La totalité des êtres humains nés après le Déluge descendent des trois fils de Noé. Ce dernier avait cependant un quatrième fils, Canaan, qui refusa de croire, de le suivre et mourut noyé (Coran XI 43). Les gens de la Bible ne mentionnent pas ce récit. 

Version biblique : 
18 – Les fils de Noé, qui sortirent de l’arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.
19 – Ce sont là les trois fils de Noé, et c’est leur postérité qui peupla toute la terre.
20 – Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.
21 – Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.
22 – Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères.
23 – Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.
24 – Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.
25 – Et il dit: Maudit soit Canaan ! qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !
26 – Il dit encore: Béni soit l’Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave !
27 – Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave !
28 – Noé vécut, après le déluge, trois cent cinquante ans.
29 – Tous les jours de Noé furent de neuf cent cinquante ans; puis il mourut. (Bible. Gen. 9). 

Remarques.

Ce récit sur Noé (sur lui la Paix !) est un récit tronqué. Qui n’a aucun rapport avec la réalité et la vérité. Une fois de plus il met en exergue le vrai visage du monde de la Synagogue (et par extension les Dignitaires religieux du monde de l’Évangile, lesquels reprennent leur propos sans les corriger). Lequel monde a sur ses prophètes la plus mauvaise des pensées. Il doute de leur foi comme de leurs miracles ! Et leur présentation est loin de tout reproche. En effet, le monde de la Prophétie est un monde qui est censé donner sur le divin Créateur la meilleure des images. Ne sont-ils pas ses ambassadeurs ? C’est pour cela que le fossé qui sépare le monde coranique du monde biblique est immense. Ces deux mondes se côtoient sans jamais se rejoindre…

Noé premier planteur de la vigne ?      

A entendre le monde biblique, et preuves à l’appui (!!!), sans aucun doute. Pour les commentateurs coraniques, nullement. C’est Satan le banni (que Dieu le maudisse !) qui voulut et insista auprès de Noé (sur lui la Paix !) pour que cet arbre soit monté à bord. La culture de la terre, et contrairement aux paroles du monde de la Synagogue remonte à Adam. Son fils Caïn n’était-il pas un cultivateur ? Et pour nous, il ne sied pas à un prophète de commander aux gens de son peuple la turpitude et le blâmable. Le ferait-il, il serait alors rayé à tout jamais de la liste des prophètes (sur eux la Paix !). 
            Noé, premier être humain, selon le monde biblique, à s’être enivré dans l’histoire de l’humanité. Ce fait permet de rappeler la gravité de cet écart de conduite que lui font faire les gens de la Bible. A ce sujet Jacob ben Isaac d’écrire : 

Et Noé l’homme de la terre commença. Il planta une vigne (Gen. 9:20). Noé planta une vigne ; en effet, il avait amené dans l’arche des grappes afin de faire croître un vignoble. La Torah mentionne la plantation de la vigne tout près de l’allusion à l’arc-en-ciel afin de montrer que celui qui veut boire du vin doit aussi savoir tout le mal qui peut en résulter. Il peut perdre la vie comme le dit le roi Salomon : « Pour qui les ah ? pour qui les hélas ? Pour qui les disputes ? Pour qui les plaintes ? pour qui les blessures sans raison ? Pour qui les yeux rouges ? Pour ceux qui s’attardent auprès du vin (Prov. 23:29). » Cela ne concerne pas uniquement le vin, mais aussi tout ce que l’homme boit. C’est pourquoi, quand on veut bénir une coupe de vin, on doit y ajouter de l’eau. Jadis, le vin n’était pas coupé d’eau. On doit donc ajouter de l’eau pour la bénédiction. Il ne convient pas de bénir uniquement le vin car il provoque beaucoup de mal. Ainsi le verset dit : « Noé débuta », ce qui signifie qu’il commença à devenir impur lorsqu’il but beaucoup de vin. Bien qu’il fût un juste qui sauva, grâce à sa piété, le monde entier et que tous les gens soient ses descendants, comme il se mit à boire beaucoup de vin, il se retrouva tout nu, et, à cause de cela, ses fils péchèrent et ils furent maudits. Dans la Torah, on trouve écrit treize fois un vav en relation avec le vin. (…) Le Midrach Rabba (Gen.R. 36.3) écrit également : au moment où Noé voulut planter la vigne, il rencontra un démon qui lui proposa ceci : « Associe-toi avec moi pour planter la vigne ; mais fais bien attention à ne pas trop boire, sinon je te causerai du tort. » C’est la raison pour laquelle quand un homme est ivre, certains démons le rendent complètement fou et lui font beaucoup de mal. Rabbi Hay ben Abba dit le jour où Noé planta la vigne, il but beaucoup de vin et, ce même jour, il commit de nombreuses actions ; il se rendit profane et impur.   
            Selon Rachi : Il planta une vigne. « Satan vint à sa rencontre et lui proposa de s’associer avec lui dans sa culture. Noé accepta. Que fit Satan ? Il prit un mouton et l’égorgea sur la vigne ; puis il prit un lion et l’égorgea, puis un porc. Et du sang des animaux fut abreuvée la terre du vignoble. Et le jour même où la vigne fut plantée, elle fleurit et porta ses fruits ; ce même jour. Noé cueillit les raisins, et en pressa et en but. Et pourquoi Satan avait-il agit ainsi ? C’est parce qu’un homme lorsqu’il boit un verre de vin reste doux comme un mouton ; lorsqu’il en boit deux, il devient fort comme un lion qui croit que personne l’égale ; mais lorsqu’il en boit trois ou quatre, il devient comme un porc qui souille ses vêtements et se roule dans la frange. »
            Nous dirons : les mots ‘pur’ et ‘impur’, ‘profane’ ont une grande importance pour les gens de la Synagogue. Mentir sur un prophète est une chose impardonnable. Que dire de le faire mentir ? En vérité, combien le prophète Noé (sur lui la Paix !) est au-dessus de ce qu’ils décrivent et lui associent ! Pour nous tout prophète jouit de l’immunité divine. Ils sont immunisés. N’en déplaise à leurs détracteurs !   

            Enfin, pourquoi Satan avait-il agit ainsi ? C’est, disent les commentateurs de biographie, à la demande de Noé (sur lui la Paix !), et non l’inverse. On cite d’ailleurs d’autres animaux à égorger. Secundo : En aucun cas, un prophète s’associera avec Satan le banni (que Dieu le maudisse !) dans une oeuvre. Le dire et le prétendre, n’est-ce pas le faire mentir, menteur ? 

 

Le résultat de s’enivrer aboutit à quoi ? 

Selon le monde biblique : à s’exhiber ! Pour preuve : 
            Il s’exhibe dans sa tente (Gen. 9:21). A cause du vin, il se retrouva nu et éprouva une grande envie de coucher avec sa femme. Il était dénudé devant ses enfants ; c’est pourquoi, il est dit dans la paracha « il s’exhibe » (vayisgal), c’est-à-dire : Noé a été exilé parce qu’il a bu trop de vin ; ses enfants furent aussi exilés comme les dix tribus qui burent beaucoup de vin. Ainsi le rappelle le verset : « Ils boivent le vin dans des larges coupes (Am. 6:6). » Les tribus de Juda et Benjamin furent également chassées à cause du vin, comme le dit le verset : « mais eux aussi ils chancellent dans le vin et les boissons fortes leur donnent des vertiges (Is. 28:7). »
            En vérité, combien Noé (sur lui la Paix !) est au-dessus de ce qu’ils décrivent et lui associent ! 

Et ensuite à tenir des propos beaucoup plus graves le concernant. Qu’on en juge : 

Noé, Noah :
Il reçut son nom par son père Lamec dans l’espoir qu’il puisse le soulager dans sa tâche et du travail de la Terre qui fut maudite par D- .
Sous les conseils de Mathusalem, Lamec donna le nom de « Noah » à son fils qui était un nom d’emprunt, pour éviter que les Hommes utilisant à cette époque la Magie Noire  devinent sa destinée et ne lui porte pas préjudice. Son véritable nom était « Ménahem » qui signifie « celui qui soulage ».
Tout travail de la Terre était devenu très difficile depuis la punition de D- à ADAM et les hommes devaient labourer la Terre la plupart du temps manuellement.
 ADAM demanda à D- quelle serait la durée de cette malédiction sur sa descendance. D- lui dit que cette malédiction disparaîtrait lors de la naissance d’un enfant né circoncis. Noah fut le premier enfant à naître après la mort d’ADAM, emportant ainsi la malédiction.
Noé fut cet enfant et de plus, il créa de nombreux outils permettant de travail la Terre plus facilement.
La naissance de Noé fit disparaître la très longue période de famine qui régnait sur Terre.
A partir de Noah, la longévité que D- avait offerte à l’homme fut remise en question et D- décida que l’homme devra vivre jusqu’à 120 ans.
Noé perdit le statut d’homme « Juste et Intègre » parce qu’il a planté une vigne avant de s’occuper des autres végétaux prioritaires et il s’enivra. Noé n’avait donc pas tiré la leçon de la faute d’Adam qui but du vin et engendra une grande tragédie sur le monde.
Noé fut nommé « Homme de la Terre ».
Noé eut 3 fils : Sem, Japhet et Cham.
Cham stérilisa son père alors que celui-ci était ivre.
Cham fut puni, en changeant physiquement et sa descendance fut maudite par le biais de son fils : Canaan, car D- avait béni Noé et ses enfants lors de leur sortie de l’Arche, et Noé ne pouvait pas maudire Cham qui a été béni par D-.
Noé maudit Canaan afin qu’il soit esclave de Sem, car par prophétie Noé savait que la descendance de Sem  s’accaparera de la terre de Canaan.
Puis Noé, bénit Sem « L’Eternel, divinité de Sem » car il donnera naissance au Peuple d’Israël et sa descendance prendra possession du pays de Canaan.
Noé bénit Japhet, ce qui lui permit la création de l’Empire Grec.
Sem, Japhet et Cham se partagèrent la Terre. (cyber-contact.com)

Décryptage.

   Aucune personne croyante soumise, sincère, ne peut croire et accepter qu’on parle ainsi d’un prophète comme Noé (sur lui la Paix !) S’il vivait à notre époque, ne verrait-il pas les progrès faits en agriculture pour alléger le travail du laboureur et aussi à la ferme ? Secundo : Les gens de la Synagogue n’ont-ils pas honte de présenter le prophète Noé (sur lui la Paix !) comme un « poivrot », un homme s’occupant uniquement du pied de vigne et délaissant d’autres végétaux ? Troisièmement : Ceci expliquant cela : le statut de Noé (sur lui la Paix !). Prophète il était, prophète il restera jusqu’à sa mort. Il était un homme soumis (Bible : = Juste) et intègre. Conformément à la loi des Prophètes, il ne commandera pas la turpitude, le mal et le blâmable à lui-même et à son peuple. Il fut le premier à expliquer, d’entre les Prophètes, les lois sur le licite et l’illicite. L’enivrement appartient à ceux qui suivent Lucifer, à ceux qui prévariquent. Aux inconscients et aux insouciants. Aux pécheurs. Non à ceux de la Maison de la Prophétie. Quatrièmement : Contrairement à l’idée reçue, une idée purement biblique ; la faute d’Adam n’a rien à voir, de près ou de loin, avec l’alcool. Le concernant : 1) Il était un être à venir sur terre, non à rester au Paradis céleste. Et surtout, il était un être prédestiné (Coran II 30). Cette prédestination que les gens de la Bible (toranique + évangélique) refusent de croire et d’accepter. Ils sont, au contraire, de farouches défenseurs comme les dualistes, d’une croyance diabolique et erronée : le libre-arbitre. 2) Selon nos Savants, Adam (sur lui la Paix !) était au Paradis un saint. Descendu sur terre, il deviendra le premier Prophète divin et le père de la race humaine. Cinquièmement : Même après Noé (sur lui la Paix !) les gens continueront à vivre longtemps. 3) Noé (sur lui la Paix !) fait partie comme Adam des prophètes nés circoncis. Sagesse à retenir de cette pratique : Pour chaque membre, il y a une adoration. Et l’adoration du sexe, c’est justement la circoncision. L’inverse, c’est un signe de la mécréance. Selon une parole prophétique : « Un homme vint auprès du Prophète (sur lui Prière et Paix !) et lui dit : « Je suis devenu soumis. » Il lui dit : « Jette loin de toi les poils de l’associationnisme et fais-toi circoncire. » (Abou Dawoud). Et Dieu est plus Savant ! 3. Le monde toranique parle, lui, du membre de la Connaissance, soit l’organe des relations sexuelles. Cause de la perte d’Adam… Sixièmement : Noé (sur lui la Paix !) fut nommé « prophète » non homme de la Terre. Second père du genre humain. Septièmement : La malédiction de Cham ne tient pas. Pas plus que Noé (sur lui la Paix !) s’enivra. Ceci est le plus énorme mensonge que les gens de la Synagogue et de la Torah ont pu dire sur lui. De même leurs frères de l’Evangile qui les soutiennent dans leur aveuglément. Et Cham n’a jamais touché à son père. Et la malédiction d’un fils quelconque ne tient pas. Huitièmement : Les gens de la Bible aiment dire et rabâcher à qui veut bien les entendre : chaque individu qui naît, naît libre ! Dans ce cas, comment expliquent-ils : Noé maudit Canaan afin qu’il soit esclave de Sem ? Les lois divines sur l’esclavage existent-elles déjà à cette époque ? Si oui, pourquoi et comment ? Il est inacceptable de parler ainsi. De plus, quel est le père qui accepterait pareille ignominie, mensonge, calomnie ? Quand un de ses fils refusa absolument de monter dans le bateau, la tristesse ne l’envahit-il pas (Coran Coran XI 45-7) ? Toutefois, il accepta le Décret divin et se résigna. Neuvièmement : De Sam (ou Sem) naîtra plusieurs peuples dont les Perses, les Arabes, les Fils d’Ismaël, les Fils d’Esaü, les Fils de Quetourah, etc. Pourquoi mentionner un peuple et oublier (volontairement) les autres ? Les peuples et les nations actuellement sur terre d’où viennent-ils ? De Darwin et ses disciples ou du divin Créateur ? Dixièmement : Tant que les Fils d’Israël obéiront au Nom (Hachem), ils hériteront la terre de Canaan. Toutefois, le Décret divin prévoyait la fin de leur Etat et de leur présence en Terre sainte après la destruction du second Temple, suivi de leur exil… (Coran XVII 2-8). La Parole divine ne change pas et ne saurait changer ! Enfin, Noé (sur lui la Paix !) savait que le sceau de la Prophétie viendrait de lui et apparaîtra, à la fin des temps, en la personne de Ahmad (sur lui Prière et Paix !). Et qu’il héritera, lui et sa communauté, de la Terre… En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !  Et combien les Prophètes Adam et Noé (sur eux la Paix !) sont purs des accusations portées contre eux de la part des gens de la Bible (toranique + évangélique).

De même :

Et Cham le père de Canaan voit le sexe de son père (Gen. 9:22). Canaan, fils de Cham, vit Noé étendu, le sexe dénudé ; il sortit le dire à son père qui accourut et trouva Noé allongé tout nu. Ensuite, il alla le rapporter à ses frères Sem et Japhet qui se moquèrent alors de leur père. Sem prit aussitôt un vêtement pour en recouvrir le sexe de son père. Japhet aida alors Sem à couvrir Noé. Pour cette raison, Sem mérita que ses enfants reçoivent le commandement franges (Nom. 15:37-41 et Deut. 22:12) que l’on porte sur les vêtements. 
            Nous dirons : Bon nombre de commandements sont d’origine rabbinique, non divine. Même son de cloche avec les sacrements chez bon nombre de gens de l’Évangile.  
            Japhet aida également à couvrir son père, c’est pourquoi ses enfants furent recouverts de linceuls dans la tombe, du temps de Gog et Magog, les descendants de Japhet ; à la venue du Messie, ils feront la guerre contre Israël et seront tués par le Messie. 
            Nous dirons : La réalité sera tout autre. Gog et Magog seront détruits à le demande du Messie fils de Marie (sur lui La Paix !). Avant cela, les gens de la Torah seront avec le Faux-Messie. Et la guerre, avant la destruction de Gog et Magog, sera alors entre gens du Messie fils de Marie, d’une part, et gens du Faux-Messie, d’autre part. Ne pas confondre !  
            Le Saint, béni soit-Il, accordera Sa récompense aux enfants de Japhet à leur enterrement. (…) Le Nom béni dit à Cham : « Puisque tu as fait honte à ton père en ne le recouvrant pas, tu seras couvert de honte : tes enfants tomberont entre les mains du roi d’Assyrie. Il les mènera nus, le sexe découvert parmi la foule (Is. 45:4). » 
            Combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !  
            Cham fit en sorte que son père Noé ne puisse plus concevoir d’enfants ; il lui enleva le sexe grâce auquel il pouvait s’unir à sa femme.  
            Nous dirons : Cham ne fera jamais cela, d’autant que son père est avant tout prophète du divin Créateur. Le dire, n’est-ce pas mentir et le faire mentir ? 
            Cham dit à ses enfants : « Vous savez qu’Adam eut deux enfants. L’un tua l’autre car ils ne purent s’entendre pour partager l’héritage. Nous sommes trois frères et notre père désire encore un enfant. Alors nous, à plus forte raison, nous n’arriverons jamais à nous mettre d’accord. » Cham fit donc en sorte que son père ne puisse plus avoir d’enfant. 
            Nous dirons : Encore un mensonge de plus. Les prophètes (sur eux la Paix !) ne laissent à leurs descendants aucun héritage (matériel). Et le prophète Noé ne fait pas exception à la règle. 
            Dans l’arche, Noé se désolait de ne pas avoir un jeune fils pour le servir. Il se dit : « Quand je sortirai de l’arche, je concevrai un fils. » 
            Nous dirons : La seule désolation qu’aura Noé, c’est la perte de son fils Canaan. Lequel refusera de monter avec lui dans le bateau.
            Cham entendit cela et aussitôt, il décida d’émasculer son père. Lorsque Noé s’éveilla de son ivresse et qu’il se rendit compte de ce que Cham lui avait fait, il maudit Canaan, le fils de Cham, afin qu’il devienne l’esclave de ses frères pour l’éternité puisque Cham l’avait empêché d’avoir un serviteur. 
            Nous dirons : Le vocable « malédiction » (maudire) est couramment employé chez les gens de la Bible (toranique + évangélique). Aussi, parle-t-on de gens jetant la « malédiction » sur d’autres ! Noé (sur lui la Paix !) ne s’étant jamais enivré, ni n’ayant jamais été émasculé par un de ses fils, on comprend mal l’interprétation que veut donner le monde rabbinique à leurs textes sacrés ! Et pourquoi un tel acharnement contre Noé et certains de ses enfants ?   
            Une autre interprétation dit il maudit Canaan et pas Cham car, à sa sortie de l’arche, Dieu l’avait béni ; Cham ne méritait pas d’être maudit ; voilà pourquoi c’est son fils Canaan qui le fut. Rav Hona dit au nom de Rav Joseph : Noé dit à Cham : « Tu m’as privé de la possibilité de coucher avec ma femme, ce qu’on fait dans l’obscurité et jamais le jour en pleine lumière ; aussi, tes enfants seront obscurcis et deviendront noirs comme les Éthiopiens et les Maures. »  
            Nous dirons : Ceux-ci n’étant pas encore venus au monde, on comprend mal comment Noé peut parler d’Éthiopiens et de Maures ! ? Preuve que ce sont là des paroles rabbiniques non divines. Et la source donnée ici n’est pas une référence pour le lecteur.  
            Ce sont les descendants de Cham. Rabbi Hay, fils d’Abba, dit : Les Maures devinrent noirs car Cham s’étendit auprès de sa femme dans l’arche ; c’est pour la raison pour laquelle ses enfants devinrent noirs comme les Maures. (Le commentaire sur la Torah. Jacob ben Isaac. Edit. Verdier).  
            Nous dirons : Ceci paraît plus plausible, car désobéir à un prophète n’est pas sans suite. En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent ! »

Résumé : Ce ne sont là, dira le lecteur averti, que des paroles du monde de la Synagogue. Premièrement : l’alcool pour un prophète n’est pas chose permise, consommable. Secundo : De même s’enivrer. Écart de conduite impardonnable. Troisièmement : à partir de là, l’authenticité des récits rapportés par les commentateurs bibliques sont suspects. Entachés de nullité. Quatrièmement : dévoiler sa nudité par un prophète n’est pas permis. Les prophètes sont tous connus pour être gens pudiques. Cinquièmement : Le monde biblique n’a pas hésité un instant de nous présenter les Pères de l’humanité (lesquels ne sont pas pour eux des prophètes) dans un état qui porte à les salir et les discréditer : Adam et Noé (sur eux la Paix !). Pour Adam, on fait dire dans la Bible notamment : « Or tous deux étaient nus, l’homme et sa femme, et ils n’avaient pas honte l’un devant l’autre. » Bible. Gen. 2:25). C’est l’indécence même. Dans le Paradis, ils étaient vêtus des plus beaux vêtements du Paradis. Sur terre, Gabriel apprendra à Adam à se couvrir, lui et son épouse. Et pour Noé (sur lui la Paix !), même son de cloche. 

L’excuse du monde toranique.

Avec le monde toranique, les gens qui optent pour la nudité et ceux qui boivent l’alcool sont satisfaits. Ils trouvent en la Bible de quoi satisfaire leurs âmes. En Palestine et au Châm, bon nombre de gens ont été frappés de voir le peu de pudeur qu’ont les gens de la communauté toranique de Palestine. On sait que les gens du nord de l’Europe comme en Suède ont eu aussi cette coutume populaire. Se baigner nu comme un vers semble ne déranger outre mesure Outre-méditerranée et Outre-monde ! Bien au contraire. Se promener nu en famille aussi. Il est vrai que cette coutume date d’une époque lointaine. D’une habitude qui démontre le peu de foi de gens qui s’adonnent à la licence et autres vices. Dans le Coran, il est en effet mentionné :

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Ho, les croyants ! Ne soyez pas comme ceux qui ont fait de la peine à Mochè (Moïse), puis Dieu (Elohîm) le tint quitte de ce qu’ils avaient dit : car il était au regard de Dieu éminent. (Coran XXXIII 69).
            
            Selon les commentateurs, les gens de son peuple se lavaient publiquement tout nus. Le prophète Mochè (sur lui la Paix !) ne le faisait pas. D’aucuns pensèrent que Mochè devait souffrir de maladies qu’il voulait cacher. Dieu (Elohîm) prouva d’une façon miraculeuse que ce n’était point ainsi, mais par pudeur que Mochè (sur lui la Paix !) ne se permettait pas la nudité devant autrui.  

            Conclusion. Le monde biblique dont toranique semble garder une certaine habitude de se baigner nu : chez soi ou tout autre lieu, voire de le revendiquer, d’organiser des lieux appropriés pour accueillir tout adepte du nudisme, etc. Ce qu’aucun croyant sincère soumis oserait faire en public, à la plage ou tout autre lieu, voire revendiquer. On voit actuellement le problème des baignades en terre d’Europe. L’opposition franche de bon nombre de gens du monde biblique qui optent pour la mixité. Le culte du « nu », à notre époque, semble gagner peu à peu bon nombre de gens du monde biblique. Et gare aux récalcitrants ! (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !




 

La lointaine Antiquité.

   « La première loi de l’Histoire est de ne pas oser mentir. La seconde est de ne pas craindre d’exprimer toute la vérité… » (Léon XIII)

   N’est-il donc point absurde que les Gens de la Bible s’aveuglent ainsi en croyant être seuls à connaître l’Antiquité et à en rapporter exactement l’histoire ? Et ne peut-on point facilement apprendre de leurs historiens mêmes que, loin d’écrire de science certaine, chacun d’eux n’a lait qu’émettre des conjectures sur le passé ? Le plus souvent, en tout cas, leurs textes bibliques se réfutent les uns les autres et ils n’hésitent pas à raconter les mêmes laits de la façon la plus contradictoire. Il serait superflu d’apprendre aux lecteurs, qui le savent mieux que tous, combien Matthieu diffère de Luc, par exemple, sur les généalogies du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !). Même sur l’histoire de leurs prophètes, le monde biblique n’a pu s’entendre entre eux. Et pourquoi parler uniquement de l’histoire du peuple d’Israël dans les Annales de la Bible et de faits moins considérables, quand sur les prophéties et sur leurs réalisations qui les accompagnèrent les gens de la Torah et ceux de l’Évangile se contredisent ? Sur bien des points, les gens de la Bible accusent la partie adverse d’avoir falsifier les textes bibliques, l’histoire sainte. Le Coran même est accusé d’erreurs par bon nombre de gens du monde biblique, lui qui pourtant rapporte avec la plus grande exactitude l’histoire passée. L’insouciance et l’inconscience du monde toranique, depuis l’origine, à interpréter comme bon leur semblait chaque événement de leur histoire et l’histoire des peuples, voilà surtout ce qui causa les erreurs et autorisa les mensonges de ceux qui plus tard voulurent écrire sur l’Antiquité.

 Ainsi, c’est la falsification (Coran II 75 ; IV 46 ; V 13, 41), à la base de l’histoire des Fils d’Israël et des Judaïsés, de toutes leurs Écritures et Annales, propres à éclairer les hommes désireux de s’instruire et à confondre l’erreur, qui explique les nombreuses divergences de ceux qui suivirent. En second lieu il faut ajouter à celle-là une cause importante et primordiale. Ceux qui ont entrepris d’écrire ne se sont point attachés à chercher à établir la vérité, malgré la profession de foi qui revient toujours sous leur plume, mais ils ont fait montre de leur partialité d’écrivain, d’homme biblique, d’homme partiel, d’homme sectaire ; et si par un moyen quelconque ils pensaient pouvoir en cela surpasser la réputation des autres, ils s’y pliaient, les uns se livrant aux récits mythiques, les autres, par flatterie, à l’éloge de leurs cités, de leurs concitoyens et de leurs rois. D’autres encore s’adonnèrent à la critique des événements et des historiens, dans la pensée d’établir ainsi leur réputation. Bref, rien n’est plus opposé à l’histoire que la méthode dont ils usent continuellement. Car la preuve de la vérité historique serait la concordance sur les mêmes points des dires et des écrits de tous ; et, au contraire, chacun d’eux, en donnant des mêmes faits une version différente, espérait paraître par là le plus véridique de tous. Ainsi pour l’éloquence et le talent littéraire nous devons céder le pas aux historiens bibliques, mais non point aussi pour la vérité historique en ce qui concerne l’antiquité, et principalement quand il s’agit de l’histoire nationale de chaque pays, de chaque nation ou tribu.

   La rédaction des Annales confiée aux prêtres du monde toranique. La fondation du grand Sanhédrin.

   « Certes, ce Coran raconte aux Fils d’Israël la plupart de ce en quoi ils divergent, cependant qu’il est, pour les croyants, assurément, guidée et miséricorde. Ton Seigneur décidera parmi eux, par Son jugement, tandis qu’Il est Lui, le puissant, le sage. (Coran XXVII 76-78).

      A entendre le monde toranique, c’est Moïse lui-même qui fondera cette institution, ceci sur les conseils de son beau-père. Pour preuve : 

   « L’Eternel répondit à Moïse, Assemble moi soixante dix hommes entre les Anciens d’Israël, que tu connais pour être des Anciens et ses Magistrats. Tu les amèneras devant la Tente d’Assignation – le Ohel Mohèd – et là ils se rangeront près de toi. Je descendrai et Je parlerai avec toi là-bas, et j’élèverai une partie de leur esprit qui est sur toi et je le mettrai sur eux. Alors ils porteront avec toi les charges du peuple, et tu ne le porteras plus à toi tout seul » (Bible. Nomb – Béhahalotékha 11-16). Les membres du Sanhédrine (1), dit-on, auront la tâche de seconder Moïse lors des jugements publics, d’assurer le respect des prescriptions de la Torah, de maintenir l’enseignement et l’application des préceptes oraux révélés au mont Sinaï ; « Tu établiras pour toi des Juges et des préposés, dans toutes les portes que l’Éternel ton Dieu te donne, pour tes tribus, et ils jugeront le peuple avec équité » (Bible. Deut 16-18).
   Le Sanhédrin (dérivé du mot grec « sunedrion », assemblée siégeante, congrès) était un aréopage de doctes juifs faisant office d’autorité suprême religieuse et de cour de justice politique au temps du Second Temple. Il siégeait à Jérusalem et avait juridiction sur la Judée.
   Par analogie, titre donné à l’Assemblée convoquée par Napoléon pour donner forme solennelle aux dispositions prises pour l’administration des Juifs de l’Empire : le Grand Sanhédrin se réunit à Paris, dans la salle Saint-Jean, derrière l’Hôtel de Ville, du 9 février au 13 mars 1807. ( Wikipédia) Ne pas omettre aussi, et selon la Bible, la Valeur de l’Assemblée qui prononça la peine de mort contre Jésus-Christ

   Selon un autre avis, cette chaîne débute en l’an 1723 toranique, lors de la prétendue transmission des 7 lois de Noé par Chem et Héver. Ce qui est faux.

   L’erreur du monde toranique. 

   Le texte biblique recèle en lui de nombreuses irrégularités, lacunes. Premièrement : Dans des termes comme : Je descendrai et je parlerai avec toi là-bas ; est incompatible avec l’idée que l’on se fait en général de la Divinité, laquelle n’a rien à voir, de près ou de loin, avec les déplacements et les lieux. L’Anthropomorphisme est donc de rigueur dans la Bible et parmi les gens du monde toranique, de la Synagogue, en particulier. Secundo : De quel esprit s’agit-il ? Est-ce l’esprit de Justice comme on semble le supposer ? Troisièmement : La cause de la révélation de ce verset serait des pouvoirs enlevés au prophète Mochè (sur lui la Paix !) pour être donné à d’autres, en l’occurrence ici aux 70 ! Ce qui paraît douteux. Quatrièmement : A la lumière du Coran, on s’aperçoit qu’un fait, non mentionné dans la Bible a eu lieu, et en place de ce qui est dit de la part du monde toranique. Qu’on en juge :

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Et quand vous dîtes : « O Mochè (Moïse) nous te croirons que nous n’ayons vu Dieu (Hachem) clairement » ! …Puis la foudre vous saisit tandis que vous regardiez.
   Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort. Peut-être auriez-vous été reconnaissants ! (Coran II 55-6).

   Les Fils d’Israël avaient vu les bienfaits de leur Seigneur envers le prophète Mochè (sur lui la Paix !). Eux aussi souhaitaient entendre directement la voix de leur Seigneur. De plus, ils  semblent avoir demandé ici l’impossible : voir leur Seigneur avait des yeux d’humains ! De leurs propres yeux ! Preuve que leur foi à l’invisible et à leur prophète était plus que douteuse, chancelante. Ils seront frappés par la foudre pour avoir osé poser pareille question. Ensuite, et sur les prières de leur prophète, ils seront ressuscités. Et comme le mentionne les commentateurs cela s’adresse uniquement aux 70. Pour preuve :

   Rabî fils de Anas a dit : « Des gens savants m’ont rapporté que les Fils d’Israël avaient dit à Mochè : « O Mochè ! Quelque chose s’interpose entre nous et la vison de Dieu. Demande Lui de nous faire entendre Sa parole lorsqu’Il te parlera ».
   Mochè demanda cela à son Seigneur qui lui dit : « Soit ! Ordonne-leur de se purifier, de purifier leurs vêtements et de jeûner ».
   C’est ce qu’ils firent. Mochè partit ensuite avec eux jusqu’au Mont Sinaï. Lorsque la Nuée les recouvrit, Mochè leur ordonna des ordres et ils se prosternèrent. Le Seigneur leur parla et ils entendirent clairement les ordres et les interdits [qu’Il formulait] de sorte qu’ils purent comprendre tout ce qu’ils avaient entendu.
   Mais lorsqu’ils revinrent parmi le peuple, certains d’entre eux altérèrent ce qu’ils avaient entendu, et quand Mochè disait au peuple : « votre Seigneur vous ordonne telle chose », ce groupe disait autre chose, totalement différemment de ce que Dieu avait ordonné ».
   On a dit que ceux qui vinrent avec Mochè sur le Mont Sinaï était au nombre de 70. Ce sont eux qui changèrent par la suite la parole divine. Et Dieu est plus Savant !

   Conclusion.

   La falsification des Écritures, des paroles des Prophètes, commencera donc à ce moment précis, et à travers ce groupe des 70. Et ces 70 individus porteront sur leurs épaules la responsabilité de tout un peuple, de toute une nation. De leur avenir dans l’Au-delà : élus ou damnés. Faisant fît des injonctions divines, ils n’hésiteront pas à mentir sur le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, et à le faire menteur. A partir de là comment confier, peut-on confier à des gens corrompus la responsabilité des Annales, de l’histoire de tout un peuple ? Surtout que cette falsification s’étendra à tous les niveaux de la société, dans tous les domaines, et ira en s’accentuant. Qu’on en juge :

   On a dit : « R. Juda a dit : Lorsque nos sages ont permis l’usage de la langue grecque, ils ont limité cette autorisation à [la traduction de] la Thora. Ils l’ont fait à cause de ce qui est arrivé au temps du roi Ptolémée. Qu’est-il arrivé ? On nous enseigne que ce roi avait réuni soixante-douze anciens et les avait installés dans des pièces séparées. Il n’avait révélé à aucun d’eux pourquoi il les avait rassemblés là. Puis il avait rendu visite à chacun d’entre eux : « Ecrivez-moi la Thora de Moïse, votre maître », leur avait-il ordonné. Mais le Saint, béni soit-Il, en sorte que les soixante-douze anciens aient une conscience commune, et ils écrivirent… » (Meguilla, 9a-9b).
   S’énonce alors une longue suite de versets attribués à cette traduction, qui ont la particularité de différer par un détail du texte hébreu original. Les rabbis citent par exemple « Dieu créa au commencement », qui devait être Au commencement Dieu créa (Gen. 1:1) ; ou « Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux une chose précieuse », au lieu de Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux son âne (Nom. 16:15) ; ou encore « C’est l’Éternel, ton Dieu, qui les a données en partage, pour qu’ils les éclairent, à tous les peuples dans le ciel », alors que « pour qu’ils les éclairent n’existent pas dans le texte (cf. Deu. 4:19), etc.
   L’un des changements les plus significatifs est évidemment celui touchant la traduction d’un verset de l’épisode Babel dans la Genèse :
   « Cinq anciens transcrivirent la Thora pour le roi Plolémée et ils modifièrent dix choses en elle, [parmi lesquelles :] va, Je vais descendre et là, confondre leur langage (Gen. 11:7). (Avoth de Rabbi Nathan, version B, chapitre 37).
   …(« Or le séjour des Israélites depuis qu’ils s’établirent dans l’Egypte, avait été de quatre cent trente ans ») par : « Ceci est un des passages de la Tora qui ont été modifiés pour le roi Ptolémée. »… (S. Zagdanski. p, 123-124, 138).

   On a dit : Tout cela se trouve confirmé par un aveu des Hébreux eux-mêmes qui, en souvenir de la Version des Septante observaient solennellement un jeûne annuel d’un jour le 8 du mois de tepet (le 18 décembre) en effet à l’époque où la Version avait paru, le monde entier s’était trouvé plongé dans les ténèbres durant trois jours ; c’est ce que les livres rabbiniques observent, selon Casauban dans ses « Esercitazioni sopra gli Annale del Baranio » ; Bruxtorf dans sa « Sinagoga giudaica » et Hottinger dans son « Tesoro fi lologica ». Et les Juifs de Grèce ou « hellénistes » parmi lesquels se trouvait Aristée, considéré comme le chef de cette version, attribuant à cette dernière une autorité divine, s’attirèrent une haine mortelle des juifs de Jérusalem. (La science nouvelle. J.B. Vica).
   Autre témoignage : Le rabbin Lévy dans un sermon le 7 novembre 1909 : « Autrefois on croyait que chaque mot de la Bible était la vérité absolue. Il n’en est plus ainsi. Le travail des chercheurs a établi que la Bible est un produit de l’intelligence humaine du commencement à la fin, contenant certaines erreurs, certaines vues inexactes, dues à la faillibilité de ses auteurs qui étaient des hommes. C’est un résultat des plus précieux. »

   La contamination touchera également le monde de l’Évangile.

   Qu’on en juge : Dans son ouvrage La Genèse des Dogmes chrétiens, Louis Rougier écrit : Jusqu’à la fixation du Canon du Nouveau Testament dans le dernier quart du IIe siècle, les textes ont été exposés à des multiples périls : étourderies des copistes, malice des hérétiques, zèle pieux des orthodoxes, remaniements des harmonisateurs, interprétations des exégètes. Au fur et à mesure que les croyances évoluaient, les mêmes mots, les mêmes expressions changeaient de sens. Une accumulation de couches rédactionnelles venait grossir et amplifier des recueils de paroles ou de récits à l’origine très rudimentaires. Les rédacteurs travaillaient de seconde main (p. 252). Luc n’a pas procédé autrement ; il l’écrit lui-même : I.I.-3) Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des évènements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui figurent dès le début, témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j’ai décidé, moi aussi, après m’être informé soigneusement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi l’exposé suivi, illustre Théophile.

   Certains faut croire ne savaient pas et ne faisaient pas grande différence entre le mensonge et la vérité historique. Sans doute, aurait-on du à cette époque s’inspirer de cette parole de Léon XIII : « La première loi de l’Histoire est de ne pas oser mentir. La seconde est de ne pas craindre d’exprimer toute la vérité… ». Les gens sincères de la Bible ne peuvent donc nier que la contradiction règne en souveraine dans de nombreux passages de la Bible. C’est là pour nous la preuve évidente que la Bible a été falsifiée, changée, soumise à la censure. A ce sujet, à R. Ambelain d’écrire : « Les scribes anonymes qui, aux quatrième et cinquième siècles, ont rédigé les Évangiles que nous connaissons, n’avaient pas d’imagination. Autant pour éviter de trop s’éloigner de l’axe principal de la tradition, que pour avoir un canevas sur le quel il suffisait de transporter, ils ont conservé l’ossature historique générale. Les faits sont là, indéniablement ; ce qui est faux, ce sont les détails, et surtout les commentaires qu’ils y ont annexés par la suite. » (R. Ambelain. Jésus ou le Mortel secret des Templiers. Edit. R. Laffont. p. 208).
   De même : « …Or, Origène a été refait par Rufin d’Aquilée, et cela au quatrième siècle, et ledit Rufin ne se cache pas de nous dire qu’il a corrigé Origène quand ce dernier ne lui paraissait pas orthodoxe. Il a le front de nous le dire en son introduction, et il affirme qu’il a fait comme Jérôme (saint), dans sa traduction que celui-ci avait faites des Homélies : « Lorsque, dans le texte grec (initial), il se trouvait quelque passage scandaleux, il passa partout la lime, il traduisit et expurgea, de façon que le lecteur latin n’y trouvât plus rien qui s’écartât de la foi… » (Praef. au De Princi. 2.)
   Et une question se pose : quels étaient donc ces passages « scandaleux » que l’on ne pouvait plus mettre sous les yeux des fidèles au cinquième siècle, à peine de détruire la légende ?… »
   Il en fut de même pour les Évangiles primitifs, et sous la plume de faussaires tels Jérôme ou Rufin, le lecteur de notre époque est assuré de rencontrer les falsifications les plus éhontées… » (Op. cit. p. 272).
   Et aussi : « Il est d’usage de chanter le laus des moines-copistes, ces bons et excellents pères qui, dans les monastères du Moyen Age, « recueillirent » et recopièrent les manuscrits grecs et latins.
   Ce que l’on omet de nous préciser, c’est ce que devinrent les originaux.
   …Quant à l’authenticité absolue des Evangiles canoniques, nous nous bornerons à citer les paroles de l’abbé Bergier, en son « Dictionnaire de Théologie » :
   « Les hommes vraiment savants en matière d’exégète, et surtout sincères, reconnaissent que le texte du Nouveau Testament n’a pas été fixé avant la fin du sixième siècle. » (Op. cit. p. 34-35).
   En l’an 311 ou 312, l’empereur (d’Italie) Maximien Daza, fait afficher dans tout l’empire, les motifs légaux de la (présumée) condamnation du fils de Marie. Des documents comme les Actes de Pilate furent répandus partout, en tout l’Empire, et plus particulièrement dans les écoles.
   N’est-ce pas, Eusèbe de Césarée de déclarer notamment :
   « Ayant alors fabriqué des Actes de Pilate, et de notre Sauveur, tout remplis de blasphèmes contre le Christ, ils (les fonctionnaires de l’Empire) les envoient avec l’approbation du souverain, dans tout le pays soumis à son pouvoir, et au moyen d’affiches, ils recommandent qu’en tout lieu, dans les campagnes et les villes, on les expose bien en vue de tous, et que les maîtres d’école aient soin de les donner aux enfants, en guise d’enseignement, en leur faisant apprendre par coeur… » (Eusèbe de Césarée : Histoire ecclésiastique, IX, V, I).

   Alliance passée avec le monde biblique d’antan. Alliance rompue. 

   Les gens de la Bible, naguère, avait pris un engagement avec leur Seigneur. Pour preuve : A leur Seigneur de révéler à cet effet : « Sûr ! vous l’exposerez aux gens (la Bible), et point ne le cachez ! »… Puis ils l’ont jeté derrière le dos et l’ont vendu à vil prix. Comme est mauvais ce qu’ils achètent ! (Coran II 187 ; II 174).

   Contrairement aux assertions mensongères du monde biblique, leur Seigneur avait bel et bien prit, avec leurs ancêtres, un engagement : Ils exposeront la Bible telle quelle ! En aucun cas, ils y apporteront des modifications, rajouts, falsifications, omissions, transformations et autres. Mais ils devinrent infidèles à leur Alliance. La Bible « arrangée » fera place à la Bible originelle. Bien que les gens de la Bible de nos jours s’en défendent !
   Rappel. La Bible, chez les gens de l’Évangile, sera mise à disposition du grand public vers l’an 1600 environ. La Nouvelle Alliance divine, à travers le Sceau de la Prophétie, fera que le Gardien du Livre Saint sera dorénavant le Créateur Lui-même, et non Ses créatures (Coran XV 9). L’homme ayant été incapable d’assumer cette haute fonction.

   Abd Allah fils de Kathîr rapporte avoir entendu Moudjâhid expliquer ainsi ce verset : « Ils n’ont pas apprécié Dieu à Sa juste Valeur quand ils ont dit : « Dieu n ’a jamais rien fait descendre sur un homme ! » : c’était là les paroles dites par les associateurs qoreichites ;
   « Dis [leur] : Qui donc fit descendre le Livre que Mochè a apporté en guise de lumière et de guidance pour les hommes, qu’ils [les judaïsés] mettent en des parchemins qu’ils exhibent tout en dissimulant beaucoup ? » : il s’agit là des Juifs qui exhibent ces parchemins tout en dissimulant une grande partie [de ce qui s’y trouve énoncé].

   Conclusion.

   L’institution du Sanhédrin est donc une institution humaine, une institution voulue par le monde de la Synagogue, par le monde toranique, partie des Fils d’Israël et des Judaïsés. Une institution voulue pour justifier le bien fondé de leur existence et de leur survie. Elle ressemble en quelque sorte à l’institution papale instituée par certaines sectes (ou Églises) du monde évangélique, peu après. Preuve qu’il existe un décalage énorme, dans le monde biblique (toranique + évangélique), entre leur religion originelle et ceux chargés de l’établir et de la transmettre.  

La chaîne de la Transmission
Les étapes chronologiques de la Torah à nos jours.

   Selon Jacques Grunewald dans son ouvrage, « Chalom Jésus ! » (Note) : le sage remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint » était absent du deuxième Temple. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable. En témoignage notamment une Baraïta (Yoma 71b) où l’on voit que même à Yom Kippour, seul jour où le rôle du grand prêtre était vraiment déterminant, la foule présente sur le mont du Temple accorda son attention et sa sympathie à Chemaya et Abtalyion, deux sages précédant l’époque des tanaïm, au détriment du grand prêtre qu’elle avait suivi jusque-là. (Op. cit. Edit. Albin Michel. p.196-7).
   De même : Quant au deuxième principe, il montre clairement que la Tora et son enseignement sont en phase de vulgarisation. Le temps des prophètes est fini, comme va finir celui des prêtres, en charge autrefois de la législation religieuse. Ces derniers auront pour mission d’appliquer le rituel sacerdotal dans le Temple reconstruit, sans plus. Quant à la Loi, ou Tora, elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages, maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers. Ce sont eux, et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser. Il n’y a plus de prophètes, parce qu’on n’a plus besoin d’eux. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin de prophètes. (Op. cit. p. 70).Selon Jacques Grunewald dans son ouvrage, « Chalom Jésus ! » (Note) : le sage remplace le prophète : « Avec la destruction du premier Temple, la prophétie a été enlevée aux prophètes pour être offerte aux sages », disait Rabbi Avidimi de Haïfa (Baba 12a et b). Une autre opinion (Yoma 21b) affirme que « l’Esprit saint » était absent du deuxième Temple. Dans cette perspective, la passation des pouvoirs, ou plutôt des derniers prophètes aux sages de la Grande Assemblée, est pleine et entière. Les Cohanim y seront présents eux aussi, mais leur influence diminue au fur à mesure que les rabbins l’emportent sur l’école sacerdotale déjà discréditée à l’époque de Malachie et dont les chefs vont être nommés par Hérode puis par Rome. Cette évolution est irrémédiable. En témoignage notamment une Baraïta (Yoma 71b) où l’on voit que même à Yom Kippour, seul jour où le rôle du grand prêtre était vraiment déterminant, la foule présente sur le mont du Temple accorda son attention et sa sympathie à Chemaya et Abtalyion, deux sages précédant l’époque des tanaïm, au détriment du grand prêtre qu’elle avait suivi jusque-là. (Op. cit. Edit. Albin Michel. p.196-7).
   De même : Quant au deuxième principe, il montre clairement que la Tora et son enseignement sont en phase de vulgarisation. Le temps des prophètes est fini, comme va finir celui des prêtres, en charge autrefois de la législation religieuse. Ces derniers auront pour mission d’appliquer le rituel sacerdotal dans le Temple reconstruit, sans plus. Quant à la Loi, ou Tora, elle sera interprétée par la Grande Assemblée, puis par le Sanhédrin ou les conseils des Sages, maîtres ou rabbins qui en sont les héritiers. Ce sont eux, et personne d’autre, qui vont tracer la voie royale sur laquelle Israël est tenu de progresser. Il n’y a plus de prophètes, parce qu’on n’a plus besoin d’eux. Ni Israël ni Dieu n’ont besoin de prophètes. (Op. cit. p. 70).

   Et encore : Gérard Israël d’écrire : …Des origines de la prophétie jusqu’au temps de Malachie, la fonction prophétique consistait non à prédire, non à enseigner, mais à scruter l’intention divine. Les prophètes eux-mêmes ne comprenaient pas toujours ce qu’ils annonçaient ; ils étaient des voyants, non des interprètes ou des docteurs.” (La question chrétienne.). 

   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent ! 

   Nous dirons : Contrairement à l’enseignement de la Synagogue, la destruction des deux Temples avait été annoncée dans la Bible (Coran XVII 2-8). Ce qui signifie en clair que les rabbins savaient for bien, connaissaient très bien le décret divin à l’encontre du peuple d’Israël et des Judaïsés, et eux-mêmes. Secundo : Après la destruction du premier Temple, le Livre et la Prophétie demeureront chez les Fils d’Israël et les Judaïsés. Et ceci contrairement à l’avis émis par certains sages ou rabbins, gens du monde de l’Évangile. Troisièmement : le Livre et la Prophétie demeureront après la venue du sceau des Prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !), la destruction du second Temple, et ceci bien que le monde biblique se soit scindé en deux parties : toranique & évangélique. Quatrièmement : Après une interruption des prophètes, et contrairement à l’avis émis, aucune passation de pouvoir autre qu’aux prophètes n’est à attendre. Le monde biblique (toranique & évangélique), du VIIème siècle de l’ère évangélique était dans l’attente du Prophète des nations, du Prophète de la miséricorde, du Prophète des pécheurs, c’est-à-dire, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Et c’est alors qu’une nouvelle scission verra le jour. Partie du monde toranique refusera d’admettre que le Livre et la Prophétie soient passés de leurs mains aux mains des Fils d’Ismaël ! Grande sera leur jalousie ! Pour cela, le monde toranique sera infidèle a ses alliances (Coran II 83 ; III 81, 187 ; V 12;  VII 169, etc.), et grande sera la colère divine à leur encontre. Quant à leurs frères en religion, le monde évangélique du Caire (Afrique), de Rome, d’Athènes, de Byzance (d’Europe) et d’ailleurs, leurs croyances en un Messie fils de la Divinité, consubstantiel, co-éternel, co-créateur, dieu incarné, mort pour le péché d’Israël et des mondes les égarera. Eux aussi refuseront d’admettre que le Livre et la Prophétie soient passés de leurs mains aux mains des Fils d’Ismaël. Eux aussi seront infidèles à leur alliance Coran V 14). Ils s’égareront… Quatrièmement : Pour le monde toranique, les gens de la Synagogue vont alors tracer pour leurs communautés la voie royale sur laquelle ils croiront faire progresser leurs communautés à travers le monde. Même sont de cloche pour les gens de l’Évangile. Le monde biblique dans son ensemble a pensé, à tort, qu’il n’avait plus besoin de prophètes, parce « qu’on n’a plus besoin d’eux » ! Ni Dieu, ni maître ! est un slogan connu et courant chez les gens de l’Athéisme et de la Mécréance en terre d’Europe biblique et d’ailleurs. Tel n’est pas l’avis du monde de l’Islam traditionnel. Nous pensons au contraire que le passage du Livre et de la Prophétie des mains des Fils d’Israël aux mains des Fils d’Ismaël était et a été un bienfait immense pour l’humanité toute entière. En effet, la jalousie est une chose for blâmable de même des fausses croyances sur le divin Créateur et Ses prophètes (sur eux la Paix !). N’en déplaise aux gens de la Bible, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) est bien un prophète du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, d’Allaha, le sceau de la Prophétie !

   Le Sanhédrin. Historicité. 

   Le monde de la Synagogue s’est donc accaparé tous les pouvoirs, jusqu’au droit appelé le droit rabbinique en opposition au droit divin. D’après sa version des faits, ce sont les Juges (2516) qui pour un temps hériteront et prendront la tête du Sanhédrin et qui dirigeront le Conseil des 12 tribus d’Israël, mais surtout, qui auront la charge d’enseigner et faire respecter les lois de la Torah. Par la suite, viendra une période appelée la période des Prophètes (2871), puis des Rois (2881) et des Grands Prêtres à Jérusalem, c’est le roi lui-même – le Nassi – qui prendra la tête du peuple juif, en accord avec les membres du Sanhédrin, l’Assemblée des 120 magistrats siégeant dans l’enceinte du Temple de Jérusalem, avec l’aval du Prophète. 
   Nous dirons : Est-ce le Prophète qui est le Chef des rabbins, rav et sages ou l’inverse ? Ce peut-il qu’Il commande la turpitude et le blâmable ? Nullement. Conclusion : le Prophète qui donnerai l’aval à de telles prises en considérations ne serait pas un prophète, tout au plus un prophète faux. Il serait rayé de la liste des Prophètes. Et pour diriger le Prophète n’a nullement besoin de l’assistance d’une assemblée, d’un conseil. Ses ordres, à lui de les prendre directement de son divin Créateur, non des créatures. Et à son peuple de passer par lui, d’être leur intermédiaire auprès du divin Créateur. 
   Destruction du premier Temple. Une fois le pouvoir temporel vaincu par les gens de Babylone, mettant fin à la royauté de la lignée Davidique et au premier Temple de Jérusalem (3338), ce sont les Scribes et les Hommes de la Grande Assemblée (3412) qui hériteront de la Transmission écrite et orale et qui clôtureront le canon biblique ou Tanakh. 
   Nous dirons : il est très important de signaler pourquoi cette destruction du Temple, puis l’exil. Parmi les causes, l’abandon de la Loi divine, la loi contenue dans la Torah. 
   Ce sont ensuite les cinq grandes académies des Paires (3500), et après eux les académies de plusieurs générations de Tanaïm (3780) qui tiendront séance au côté des Grands Prêtres, qui auront la charge de transmettre la Torah au peuple jusqu’à la fin du Second Temple de Jérusalem, en 3829 ou 69/70 de l’ère vulgaire. 
   Nous dirons : La destruction du Temple puis l’exil ne signifie nullement la fin des Prophètes. Et ceci contrairement à l’enseignement des gens de la Synagogue. Beaucoup viendront encore, et ceci jusqu’à l’arrivée du sceau des Prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). N’en déplaise aux détracteurs et négateurs de la religion !
   Exil, destruction du Second Temple. Par la suite dit-on, une fois le Sanhédrin délogé de l’enceinte du Temple et affaiblit par le Sénat de Rome, les Juifs déracinés de leur terre et dispersés à travers le monde, ce sera au tour de l’Académie de Yavné, en 70 de l’ère vulgaire, de prendre le relais et d’insuffler les valeurs spirituelles et morales de la Torah. Ils seront à l’origine du premier code législatif intitulé la Michnah, ainsi que de nombreuses notes et ouvrages.
   Nous dirons : Le grand Sanhédrin est donc une oeuvre des gens de la Synagogue, non institué par les Saint et Seigneur d’Israël et des mondes et non fondé par le prophète Mochè (sur lui la Paix !). Dire qu’en l’an 2449, et suite aux plaintes des enfants d’Israël de l’épisode précédent, Moïse se tourne vers Dieu et se plaint qu’il ne peut plus diriger seul le peuple. En cette circonstance et sur les conseils de Jéthro son beau-père, Moïse fonde le premier Sanhédrine Ha-Gadol – le Grand Sanhédrin est faux et sans fondement. Ce qui est plutôt vrai, c’est que le peuple d’Israël fit beaucoup de peine au prophète Mochè (sur lui la Paix !). Pour preuve :

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Et quand Mochè (Moïse) dit à son peuple : « O mon peuple ! pourquoi me faites-vous de la peine, alors que vous savez bien que je suis vraiment le messager de Dieu (Hachem) à vous ? »… Puis, quand ils dévièrent, Dieu (Hachem) fit dévier leurs coeurs. Dieu (Hachem) cependant ne guide pas les gens pervers. (Coran LXI 5).

    Leur Seigneur a travers Ses prophètes a (avait) tracé aux Fils d’Israël et aux Judaïsés une voie royale (Coran XCVIII 5-7). Mais cette voie, ils n’en voudront pas. Ils porteront atteinte jusqu’à la dignité de leurs Prophètes (sur eux la Paix !). Aussi se montreront-ils le plus souvent hostiles à eux, désobéissants aux ordres divins et rebelles à la vérité. Le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes de les rappeler à l’ordre :

« Or, à Mochè (Moïse) Nous avons donné le Livre (la Torah), certes, et après lui Nous vous avons envoyés des messagers à la suite. Et à Ichoua (Jésus) fils de Marie Nous avons donné des preuves (évidentes, des miracles) et Nous l’avons assisté de l’esprit de sainteté (l’ange Gabriel). Chaque fois, donc, qu’un messager vous apportait ce que vous-même ne désirez pas, comme vous vous enfliez ! Car les uns vous les traitiez de menteurs et les autres vous les tuiez. » (Coran II 87). 

   C’est suite à l’assassinat des prophètes Zacharie et son fils (sur eux la Paix !) que le second Temple sera détruit, et le peuple qui refusera l’Évangile sera dispersé, exilé. Un malheur n’arrive jamais seul, dit le dicton. En vérité, les Fils d’Israël et les Judaïsés hériteront de nombreux prophètes (sur eux la Paix !), et leur nombre dépasse largement le nombre mentionné dans la Bible. Il en sera ainsi jusqu’à l’avènement du Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). 

   La destruction de la Torah. 

   Nous savons tous que la destruction du premier Temple verra la destruction de la Torah. C’est un homme du nom d’Ozair (Coran IX 30. On a dit qu’il s’agit d’Esdras, d’autres, d’un autre personnage) qui l’a rétablira. Non le monde rabbinique. Certains, à cause de cela, iront lui accorder une filiation divine. Ce qui est faux. Et entre la destruction du premier Temple et du second, et contrairement à l’enseignement biblique, une foule de prophètes (sur eux la Paix !) seront encore envoyés aux Fils d’Israël et aux Judaïsés dont Zacharie et son fils, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !). Mais les négateurs, après l’élévation du Messie (sur lui la Paix !), rejoindront ceux qui dévièrent et continuerons de suivre une religion qu’ils dénommèrent : le Judaïsme.

   Le rôle exagéré des rabbins, rav et sages (guedolim) du monde toranique

   Chez les gens de la Bible dont ceux de la Synagogue, le rôle des Dignitaires religieux dépasse tout entendement. Qu’on en juge :

   On a dit : Le sanhédrin ou grand conseil était la haute cour de justice, le tribunal suprême des Juifs. Il fut établi à Jérusalem, après l’exil de Babylone. Le fameux conseil des soixante et dix anciens, institué par Moïse dans le désert(1), en aurait été, dit-on, le modèle.

À cause de cette ressemblance, les rabbins, toujours enclins à exagérer lorsqu’il s’agit de glorifier devant l’histoire les institutions juives, ont prétendu que le sanhédrin était ce conseil lui-même. D’après eux, le conseil des soixante et dix anciens, institué par Moïse, se serait maintenu et perpétué, à travers les siècles de l’ancienne loi à côté de la puissance royale. Ce ne serait que dans les derniers temps qu’il aurait modifié son nom. Identique quant à son essence, il se serait, à un moment de l’histoire, appelé sanhédrin au lieu de conseil des anciens.

Cette assertion est une exagération. Le conseil des soixante et dix anciens, élu par Moïse, ne dura qu’un temps très limité. Créé pour soulager, dans l’administration de la justice, le grand législateur des Hébreux, il disparut dès l’entrée d’Israël dans la terre promise. S’il s’était maintenu à côté de la puissance royale, comme le prétendent les rabbins, la Bible, Josèphe ou Philon en auraient certainement fait mention.

Voici la vérité. Le sanhédrin apparaît pour la première fois à l’époque machabéenne. Les uns en placent la fondation sous Judas Machabée, les autres sous celui de Jonathan, d’autres enfin sous le règne de Jean Hyrcan. Quoi qu’il en soit, sa date est entre l’an 170 et l’an 106 avant Jésus-Christ. (Abbés Lemann).

    Rôle des rabbins. Comparer : Coran II 79 ; V 13, 15, 41 ; VI 91 ; VII 162, etc. Dans l’ouvrage « Le Juif Talmudique », nous lisons : « Celui qui méprise les paroles des rabbins est digne de mort » (Trac. Erûbin. Fol. 21b) et « si l’homme passe des sentences et des doctrines du Talmud à la Bible, il n’aura plus de bonheur. » (Tract Chag, Fol. 10b.)
(Talmud Jérus., Tract. Berachoth, Pereq. I.) : Les « paroles des écrivains du Talmud sont plus douces que celles de la Loi ». (Tract-Sanhedrin, Fol. 88b.), en sorte que (Tract-Sanhedrin, Fol. 88b.), « les péchés contre le Talmud sont plus graves que ceux contre la Bible. »
Avec ce témoignage du Talmud sur lui-même s’accorde le témoignage des autres rabbins ou docteurs en Israël. Nous lisons chez l’un d’eux : « On ne doit avoir de commerce avec celui qui a en mains la Bible et la Misna, et non le Talmud. » (Sepher Cad. Haqemach, Fol. 77 c. 3.) « Mon fis (Talm. Tract. Erubin, Fol. 21b, cf. Tract. Gittîn, Fol 59b.), fais plus attention aux paroles des rabbins, qu’aux paroles de la Loi. » Ailleurs. (Sepher Menorath Ha-Maor, 8,5.) pour expliquer le passage: « L’homme ne vit pas seulement de pain, etc. », il est dit que le pain signifie la Bible, et « tout ce qui procède de la bouche de Dieu » signifie les Hallakhoth, c’est-à-dire les sentences et les Aggades, c’est-à-dire les contes et tes fables du Talmud. Dons un livre rabbinique (Sepher Safare Zedeq, fol. 9.) de l’an 1500 après Jésus-Christ, se trouve la confirmation de la sentence: « Celui qui lit la Bible sans la Misna et sans la Gemara. est semblable à quelqu’un qui n’a pas de Dieu. » Il est enseigné formellement (Talm., Tract.Berachoth l.c.et Midras Semoth rabba,p.47.) que sur le mont Sinaî Dieu avait donné la loi selon l’esprit de la Bible, de la Misna et de la Gemara, avec les Aggades, mais que Dieu aurait voulu donner le Talmud oralement à Moïse, afin qu’il y eut une différence entre Israël et les idolâtres, en cas que les peuples du monde rendraient Israël tributaire, — comme (Jalqut Simeoni, 22.) aussi, parce que, s’il avait voulu écrire le Talmud l’étendue en serait devenue plus longue que la terre.
Ce n’est pas sans raison que pour l’autorité du Talmud nous citons aussi ceux des rabbins qui n’ont pas composé le Talmud. Nous verrons d’une part qu’au fond, puisque le Talmud, à cause de son contenu, ne peut être la parole de Dieu, les rabbins de tous les temps se ressemblent, et, d’autre part, que la doctrine formelle des Juifs attribue aux rabbins jusqu’à ce jour une autorité divine, en sorte que tout ce qu’ils disent, est la parole de Dieu.
Le Rabbin Menachem (Ad Pent. par. 28, Fol. 129. col. 3) écrit, que Dieu avait consulté les rabbins sur terre, chaque fois qu’une question grave se débattait au ciel sur un point de la Loi. Et le Talmud (Tract. Sanhédrin, FoL 92a.) dit, en interprétant faussement le passage Prov. 11.25, que les rabbins défunts instruisaient les élus au ciel. Un livre juif (Sepher Caphthor U-perach, Fol. 121.) de l’an 1590 dit : « II faut savoir que les paroles des rabbins sont plus suaves que les paroles des prophètes », et (Midraa. Misle. Fol. 1.) les discours ordinaires des rabbins doivent être estimés comme la loi entière » — Ailleurs, nous lisons (Bachai ad. Pent, Fol. 201, col. 4) : « Les paroles des rabbins sont les paroles du Dieu vivant. »  « Si un rabbin te dit que ta main droite est la gauche et que la gauche est la droite, il faut ajouter, foi à ces paroles » (Rasi, ad Deuter. XVII, II.). Maimonidès dit (Jad. Chaz. hich. Talm. Thora. Pereq 5.) : « La crainte du rabbin est la crainte de Dieu ». Le Talmud lui-même déclare (Tract. Sanhédrin Fol. 110a.) : « Celui qui contredit un rabbin ou maître, celui qui dispute avec lui ou murmure contre lui, ne fait autre chose que contredire la majesté divine, disputer avec elle et murmurer contre elle ».
Mais comme il arrive, que les rabbins se contredisent entre eux, Ménachem (Ad Exod. XX, 1, FoL 98.) a prévenu cette difficulté par l’incroyable déclaration « que toutes les paroles des rabbins, de n’importe quel temps ou quelle génération, étaient les paroles de Dieu, tout aussi bien que les paroles des [prophètes, lors même qu’elles se contrediraient ; que celui-là  donc, qui contredit les rabbins, dispute avec eux ou murmure contre eux, dispute et murmure contre Dieu même ». Beaucoup d’autres livres juifs (Lob Arije (éd. Ven., 1650), Fol. 96. col. 4; Meggale Ammûqoth, Fol. 3 ; Jalqut Chad. (éd. Krakau, 1595), Fol. 155 col.  1, etc…) enseignaient, que même les paroles et les déclarations tout à fait contradictoires des rabbins viennent du ciel, et que quiconque se moque de ces paroles, sera puni en enfer. Les rabbins, qui composaient le Talmud, exigent la même foi et la même croyance pour leurs doctrines contradictoires.  C’est ainsi que le Talmud contient un long rapport sur les disputes continuelles des écoles de Hillel et de Sammai. Qu’il s’agisse d’une mouche ou d’un chameau, de questions graves ou futiles, les opinions des deux écoles sont toujours opposées, et néanmoins le Talmud dit (Tract. Erubin, Fol 13b.) : « Les deux opinions sont la parole de Dieu. celle de Sammaî et celle de Hillel ». « Sur un autre point les opinions se contredisent de nouveau, et la question, comment on pourrait reconnaître la vérité de la loi, le Talmud répond (Tract. Chag, Fol. 3b.) : « C’est Dieu qui a prononcé toutes ces paroles; procure-toi donc des oreilles semblables à un entonnoir et un cœur qui écoutent les paroles de ceux qui défendent, et de ceux qui permettent ». Ce qui revient à dire : « Puisque tout est parole divine, fais ce que ton cœur désire, selon que l’exécution en est possible  » (Cf. Tract. Chullin, Fol. 43b ; Tract. Jebammoth, Fol. 32b : Rasi ad Jebam., Fol. 33a et Tosapoth ad Tract Sebuoth. Folio 26a.). «Qu’une noble voix des temps anciens ou modernes s’élève donc au sein du rabbinisme pour le droit et la vérité, le Juif-talmudiste n’aura pas besoin d’en tenir compte, puisque les doctrines opposées des rabbins sont divines au même degré. Aussi le Talmud n’hésite pas a dire tout crûment (Tract. Chag. Fol. 16a, et Tract. Qiddûsin, Fol. 40a. Cf. Tosaphoth ad Tract. Chag. 1. c.), qu’il est permis de pécher, pourvu qu’on  commette le péché en cachette.
Après avoir ainsi constaté que les rabbins du Talmud et leurs successeurs se considèrent indistinctement comme divins, et déclarent que les contradictions les plus révoltantes pour la raison sont parole divine, nous les traiterons tous avec le même respect, nous écouterons les uns et les autres dans l’exposé que nous allons faire des chapitres principaux de la doctrine dogmatique et morale du Juif-Talmudiste… (Abbé Auguste Rohling & Abbé Maximilien de Lamarque. 1888).
Nous dirons : Combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’Ils décrivent !

   Concernant l’attitude envers la loi toranique. 

   Dans le Talmud de Jérusalem, nous lisons : « On a enseigné : 40 ans avant la destruction du Temple de Jérusalem, le droit de prononcer les sentences capitales a été enlevé aux Israélites, et au temps de Simon b. Schetah on leur enleva le droit de connaître des questions pécuniaires. »
Autre avis : De nos jours, aucun juge (qui respecte la hala’ha) ne peut décider des peines lourdes car aucun dayan n’est investi selon la règle de la smi’ha. Pourquoi ? Parce que la smi’ha doit émaner d’une transmission ininterrompue, dont le point de départ est Moïse. Mais les Romains ont combattu le système et brisé, par la force, cette transmission. Cela signifie aujourd’hui qu’un juge ne peut faire appliquer les peines pénales. Sans la smi’ha, qui est l’authentique passation de pouvoir, les dirigeants spirituels juifs sont limités dans leurs décisions.

   Autre avis : Les « rajouts » viennent des Dignitaires de la Synagogues. A ce sujet, on a dit par exemple de  Maimonide, l’homme qui a redéfini le judaïsme : “[Les rabbins] ont instauré qu’ils avaient des droits sur les particuliers et sur les communautés, et ils ont transformé la tutelle de la Torah en taxe réglementée ; et les gens ont pensé avec une parfaite crédulité que c’était un devoir pour eux et une nécessité (…). Or, tout cela n’est qu’une erreur qui n’a aucun fondement dans la Torah et ne repose absolument sur aucune base.” (Commentaire du traité des pères, Pirqé Avot, traduit de l’hébreu par Éric Smilevitch). Contrairement à ces rabbins, Maimonide travaillait avec acharnement pour subvenir à ses besoins, il était médecin, n’acceptant jamais d’être payé pour ses services religieux. Voir. 2 Corinthiens 2:17; 1 Thessaloniciens 2:9. (Explicit).

   Nous dirons : Au temps du Messager, Hâtim le Taïte, de confession nazarénienne (chrétienne), se convertit. Un jour qu’il est allé voir le prophète, il entendit qu’il récitait : « Ils ont pris leurs docteurs (les Judaïsés) et les moines (les nazaréniens) comme seigneurs en dehors de Dieu…(Coran IX 31).
Il lui dit alors : ils ne les adorent pas.
Il dit : « Si ! ils leurs ont défendu le licite et leur ont toléré l’interdit et ils (leurs suivants) les ont suivis en cela. Voilà, leur adoration. »
C’est donc l’exercice du droit de promulguer et de modifier les lois (divines) contenues dans la Bible, et de l’infaillibilité des Dignitaires et Responsables religieux qu’il s’agit ici. Comparer : Bible. Act. 15 28 ; Mt. 5 17-19. Pareille chose ne saurait exister dans l’Islam traditionnel.

   Le divin Créateur et la Justice. A-t-il un rôle ? 

   De même : « Et encore, dit R. Juda b. Pazi, même le Très-Saint ne juge pas seul, comme il est dit (I, Rois XXII, 19) : toute l’armée céleste était placée auprès de lui, à sa droite et à sa gauche ; les uns font pencher la balance de la justice en faveur de la grâce ; les autres la font pencher dans le sens de la culpabilité (de la condamnation). Cependant, bien que Dieu ne juge pas seul , il scelle l’arrêt, comme il est dit (Daniel, X, 21) : Mais je te dirai ce qui est marqué en écriture de vérité ; ce qui est le cachet divin. R. Yohanan dit : Dieu ne fait jamais rien dans ce bas-monde sans se concerter avec le tribunal d’en haut, selon ces mots (ibid.) : la parole est vraie, et l’armée est grande. Or, quand le cachet divin est-il la Vérité ? Lorsqu’il y a eu entente avec le tribunal d’en haut.
R. Eléazar dit : partout où il est écrit Et l’Eternel, cela indique que Dieu a été assisté du tribunal céleste, et on peut chaque fois le prouver. Ainsi il est dit (I, Rois, XXII, 23) : et l’Éternel a prononcé du mal contre lui (c’est l’Éternel, assisté de l’esprit sévère de la justice). Quel est le cachet de la Divinité ? Le mot Vérité, dit R. Bivi au nom de R. Ruben. Pourquoi ce mot ? Parce que, dit R. Aboun, il affirme qu’il est Dieu vivant et roi du monde… » (Talmud de Jérusalem. Traité Sanhédrin. V, VI, p, 228, 229).
Pour l’Islam traditionnel, le Seigneur est seul Juge, Il est une divinité Capable. Aucune de Ses créatures L’assistent dans Ses jugements. Quand aux suivants de Paul : « Il est invraisemblable, dit C. Guignebert, que des Juifs, même convertis au christianisme, en soient venus à ce degré d’audacieuse impiété : l’exemple de Paul suffit à nous en persuader, il vénère la Loi, tout en déclarant insuffisante pour assurer à l’homme le salut ». (Le monde juif vers le temps de Jésus (1969), p. 228).

   Justice divine.

   Selon l’auteur de « la Manifestation de la Vérité » : On raconte qu’un prêtre se présenta une fois au tribunal d’un Juge (Mufti) aux Indes, et lui dit : « J’ai une question à vous adresser, et je vous accorde un an pour y répondre ». Le Mufti fit signe au chef de son tribunal qui demanda au prêtre : « Quelle est cette question ? » « Comment se fait‑il, » reprit le prêtre, « que votre Prophète ait prétendu avoir mission de faire la guerre pour propager sa religion, tandis que cet ordre n’a été donné ni à Moïse, ni au Messie ? » « Est-ce là tout ? » reprit le chef du tribunal. « Oui », dit le prêtre. « Nous n’avons pas besoin d’une année de réflexion pour te répondre. Dis-moi, le juge d’instruction a-t-il le droit d’envoyer à la mort un homme qui lui semble mériter la peine capitale ? » « Non », répondit le prêtre, « il n’en a pas le pouvoir, il faut qu’il renvoie l’accusé devant les assises ». « Le juge des assises peut-il envoyer le coupable à la mort ? » « Non », reprit le prêtre, « il doit examiner l’affaire à nouveau et soumettre ses conclusions à l’autorité supérieure qui ordonne l’exécution du coupable ». « Mais », dit le Mufti, « ces trois autorités ne représentent-elles pas également le Gouvernement anglais ? » « Oui, elles représentent le Gouvernement, mais avec des attributions différentes ». « Et bien ! » reprit le Mufti, « tu as répondu toi-même à ta question. Les deux premiers juges sont Moïse et Jésus, l’autorité supérieure est notre Prophète ; de même que les deux premiers juges n’ont pas les mêmes pouvoirs que le troisième, de même Moïse et Jésus n’ont pas reçu les mêmes ordres que Mohammad ». Le prêtre se retira interdit.

   Craindre, redouter. l’Engagement ou l’Alliance.

   Dans le Coran, au Seigneur des mondes de révéler à l’encontre des Judaïsés : « Tenez l’engagement que vous avez pris (naguère) avec Moi, Je tiendrai l’engagement que J’ai pris avec vous et c’est Moi que vous devez redouter ». (Coran II 40).
Selon le fils d’Abbas : « Acquittez-vous de l’obéissance que Je vous ai ordonné et gardez-vous de la désobéissance que Je vous ai interdite, à l’égard du Prophète [Mohammad] et d’autres prophètes ; Je tiendrai Mon engagement à votre égard, c’est-à-dire Je serai satisfait de vous et vous ferai entrer au Paradis ».
De même : «  « et c’est Moi que vous devez redoutez » c’est-à-dire : « redoutez que Je ne fasse descendre sur vous des châtiments comparables à ceux que J’ai fait descendre sur certains de vos ancêtres : les métamorphoses et d’autres châtiments que vous connaissez ».
En clair, c’est comme si le Seigneur des mondes leur disait : c’est Moi que vous devez redouter et craindre ô vous, ceux d’entre les Fils d’Israël, qui avez négligé l’engagement pris avec Moi et qui déclarez mensonger Mon prophète alors que J’avais conclu une Alliance avec vous, par les Livres que Je vous ai révélés par l’intermédiaire de Mes prophètes ; cette Alliance impliquait que vous crussiez en ce prophète et que vous le suiviez. Sinon, si vous ne vous repentez pas et si vous ne revenez pas vers Moi en suivant ce prophète et en reconnaissant la Vérité de ce que J’ai fait descendre vers lui, J’abattrai sur vous un châtiment comparable à celui infligé aux hommes qui vous ont précédés et qui ont refusé Mon ordre et traité Mes envoyés de menteurs.

   Au Seigneur des mondes de révéler : « O Fils d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Et remplissez Mon pacte; Je remplirai votre pacte (ou alliance). Et c’est Moi que vous devez redouter. » (Coran II 40)
Quel était ce pacte conclu entre le Saint d’Israël et les Fils d’Israël ? Sinon cette parole divine qui a été révélé au prophète Moché (Moïse)  (sur lui la Paix !) :
« Je vais, certes, envoyer d’entre les Fils d’Ismaël un prophète illettré. Celui donc qui l’aura suivi et confirmé la lumière (le Coran) avec laquelle il est venu, Je lui pardonnerai son péché et le ferai entrer dans le Paradis, et lui accorderai de salaire : deux salaires ».

   Enfin, on a dit que Dieu (exalté soit-Il !) a révélé à Ya’cob (Jacob) (sur lui la Paix !) :
« Certes, Je vais envoyer de ta descendance des rois et des prophètes,
jusqu’à ce que J’envoie le prophète du Lieu sacré.
Sa communauté construira le Temple de Jérusalem.
Il est le sceau des prophètes et son nom sera Ahmad. »

   Rejet du Prophète ou des Signes divins ?

   Le père de Sâlih a dit : “ L’ange Gabriel vint un jour vers le prophète (sur lui Prière et Paix !) alors que celui-ci était assis et triste. L’ange lui dit : “ Qu’est-ce qui t’attriste ? ”
Il dit : “ ces gens me déclarent menteur ! ”
L’ange lui dit alors : “ En vérité, ils ne considèrent pas comme menteur ; ils savent que tu es véridique, mais ce sont les Signes de Dieu que les gens injustes rejettent. ”
Nouvelle confirmation : Le père de Ishaq rapporte que Nâdjiya a dit : “ Abou Djahel[22] dit un jour au Prophète (sur lui Prière et Paix !) : “ Ce n’est pas toi que nous mettons en doute, mais nous mettons en doute ce que tu transmets ”. C’est alors que Dieu révéla : “ Or, en vérité, ils ne te considèrent pas comme un menteur, mais ce sont les Signes de Dieu que les gens injustes rejettent ”. (Coran VI 34). 

   Encourir la colère divine, pourquoi et comment ?

   Et « ils ont encouru ainsi Colère [divine] sur Colère ». (Coran II 90).
D’après le fils d’Abbas, « ils ont encouru ainsi la Colère divine pour avoir nié la vérité de ce Prophète après avoir déjà encouru la Colère divine pour avoir négligé la Thora »
Cha’bî a dit : « Au jour de la Résurrection, les hommes seront répartis en quatre demeures spirituelles : il y aura celui qui aura « nié et couvert » la vérité de Jésus tout en croyant à Mohammad  et qui n’aura qu’une seule récompense. Il y aura celui qui aura nié et dissimulé la vérité de Jésus et celle de Muhammad et qui encourera Colère divine sur Colère. Il y aura enfin l’associateur arabe [de l’Ignorance], qui aura nié la vérité de Jésus mais qui sera mort avant la venue de Mohammad et qui n’encourera qu’une seule Colère ».
D’après d’autres commentateurs, la première Colère divine encourue par les Juifs est due à leur rejet de l’Evangile et de Jésus [voir au verset II 87] et d’après d’autres, elle est due au fait que certains d’entre eux s’adonnèrent au culte du Veau d’Or [voir II 54]. Tous sont unanimes pour considérer que la seconde Colère divine est due à leur attitude de « mécréance » (koufr), c’est-à-dire de négation et de dissimulation à l’égard de Mohammad (sur lui Prière et Paix !).

   Le Jour des Comptes

   Au Jour des Comptes bon nombre de gens seront appelés à comparaître. Parmi eux les Prophètes. Qu’on en juge :

   Puis on appelle Moïse, fils d’Imrân, et on l’amène tout tremblant, comme une feuille exposée à un vent violent ; il est extrêmement pâle, et ses genoux s’entrechoquent. Dieu lui dit : « O fils d’Imrân, voici Gabriel qui prétend qu’il t’a remis le message et la Thora. Peux-tu attester qu’il te les a remis ? » Moïse répond : « Oui. » Dieu lui dit : « Retourne dans ta chaire et donne lecture de ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur. » Moïse remonte dans sa chaire et se met à lire ; tous les hommes rassemblés sur la place du jugement l’écoutent attentivement, et il donne lecture de la Thora, en la présentant sous une forme si neuve, si fraîche, si semblable pour la beauté à ce qu’elle était le jour où elle fut révélée, que les rabbins eux-mêmes s’imaginent ne l’avoir jamais connue auparavant.
… Le Héraut crie ensuite : « Où est Ichoua [Jésus-‘Issa], fils de Marie ? » On l’amène, et Dieu lui dit : « Est-ce toi qui as dit aux hommes ; Prenez-nous pour deux dieux, moi et ma mère, au lieu de Dieu ? » (Coran V 116). Alors Ichoua adresse à Dieu toutes les louanges que Dieu veut, et Lui prodigues les éloges ; puis il s’inflige à lui-même le blâme et l’humiliation, et dit [ou selon une variante : Puis il se prosterne devant Lui et lui adresse…] : « Louange à Toi ! Il ne sied pas de dire ce que je n’ai pas le droit de dire. Si je l’avais dit, Tu le saurais, car Tu sais ce qui est en moi, tandis je ne sais pas ce qui est en Toi. Car c’est Toi qui connaît les secrets (Coran V 116). Dieu le Très Haut sourit et dit : « Voici le jour où leur véracité va profiter aux véridiques » (Coran V 119) ; tu as dit vrai, ô Ichoua. Va, retourne à ta chaire et donne lecture de l’Evangile [au singulier] que Gabriel t’a remis (Coran XIX 30 ; Evangile de Barnabé : chap. X ; CLXVIII). Ichoua répond : « Oui, Seigneur. » Il retourne à sa chaire et se met à lire, et toutes les têtes se lèvent vers lui, à cause de la beauté de sa voix, de sa récitation et de sa diction ; car Ichoua est le plus habile des hommes à cet égard, à ce qu’on rapporte. Il présente l’Évangile sous une forme si fraîche, si neuve, que les moines eux-mêmes s’imaginent n’en avoir jamais entendu un seul verset auparavant. Puis on partage les nazaréniens [gens de l’Evangile] en deux groupes [distincts], les mécréants avec les mécréants et les croyants avec les croyants.
Puis le cri retentit : « Où est Mohammad ? » On l’amène, et Dieu lui dit : « O Mohammad, voici Gabriel qui prétend qu’il t’a remis le Coran. » Il répond : « Oui, Seigneur. » Il commence à lire le Coran, en le présentant sous une forme si fraîche, si neuve, avec tant de douceur et de charme, que les croyants, ceux qui craignent Dieu, s’en réjouissent. Leurs visages sont souriants et épanouis, tandis que les visages des incrédules sont poudreux, couverts de poussière.

   Cet interrogatoire des Messagers et des peuples se trouve indiqué dans ce passage du Coran : « Nous interrogerons ceux qui ont reçu des Messagers, ainsi que les Messagers eux-mêmes (Coran VII 6) ; et de cet autre passage ; « Le jour où Dieu rassemblera les Messagers, Il leur dira : Quelle réponse avez-vous reçue ? Ils diront : Nous n’avons pas de science, c’est Toi qui connais les secrets » (Coran V 116). Il y a deux manières d’interpréter ce passage. Les uns pensent que les Messagers ont réellement oublié la réponse qu’ils ont reçue, par suite de l’horreur du Jugement dernier ; les autres disent qu’ils répondent ainsi seulement pour rendre hommage à Dieu, comme fait le Messie en disant : « Si je l’avais dit, Tu le saurais, car Tu sais ce qui est en moi, tandis que je ne sais pas ce qui est en Toi. Car c’est Toi qui connais les secrets. » La première de ces explications vaut mieux, ainsi que nous l’avons exposé déjà dans le livre l’Ihya (la vivification), car les Messagers rivalisent entre eux, et le Messie est l’un des plus illustres parmi eux, car il est la parole et l’esprit de Dieu…
… Ensuite Dieu commande d’amener l’Enfer. Aussitôt celui-ci commence à trembler et à craindre, et dit aux anges que Dieu envoie vers lui : « Savez-vous si Dieu nous a créé l’humanité afin de me punir par ce moyen ? » Les anges lui répondent : « Non, par la puissance divine ! Dieu nous a envoyés vers toi seulement pour que tu le venges de celles de Ses créatures qui se sont révoltés contre Lui. C’est en vue d’un jour comme celui-ci que tu as été créé. » Et ils amèneront l’Enfer qui marche sur quatre pieds (Comparer : Coran LXXXIX 23 ; et les commentaires à ce sujet), liés chacun de soixante-dix mille chaînes. Chacune de ces chaînes a soixante-dix mille anneaux, et si l’on rassemblait tout le fer de la terre, son poids serait moins lourd que celui d’un de ces anneaux. Sur chaque anneau se trouvent soixante-dix mille anges, et si on ordonnait à un seul de ces anges de mettre en pièces les montagnes, il le ferait ; si on lui ordonnait de détruire, il la détruirait.
L’Enfer produit un râlement, un gémissement, un bourdonnement, des étincelles et une fumée qui bouillonne, si bien que l’horizon est envahi par les ténèbres. Au moment où l’enfer n’est plus séparé des hommes que par une distance de mille ans, il s’échappe des mains des anges, et se précipite sur la foule rassemblée sur la place du jugement, en produisant un retentissement, une vocifération et un râlement. Alors on s’écrie : « Qu’est ceci ? » Et l’on répond : « C’est la Géhenne qui s’est échappée des mains de ses gardiens, et ceux-ci ne sont plus capables de la maîtriser à cause de la grandeur de son pouvoir. » Tous les hommes se jettent à genoux, y compris les Messagers de Dieu. Abraham, Moïse, Jésus se cramponnent au Trône, oubliant l’un le sacrifié, l’autre Araon (Haroun), le troisième Marie. Et chacun se met à dire : « O Seigneur, mon âme, mon âme ! Je te demande rien d’autre aujourd’hui. » On rapporte que le Messie dit : « O Seigneur, mon âme et ma mère ! Je ne te demande rien d’autre aujourd’hui, car c’est ce qui a le plus de valeur à mes yeux. » Mohammad (sur lui Prière et Paix !) s’écrie : « Ma communauté, ma communauté, ô Seigneur ! Sauve-la et délivre-la ! » Il n’y a pas sur la place du jugement un seul homme que ses genoux puissent porter, conformément à la parole du Dieu Très Haut : « Tu verras toutes les communautés accroupies ; chacune sera appelée vers son Livre (Coran XLV 28). Au moment où l’Enfer s’échappe, ils se prosterneront tous sous l’influence de rage et de colère. C’est conforme à la parole de Dieu : « Quand l’enfer les apercevra de loin, ils l’entendront mugir de colère et pousser des gémissements » (Coran XXV 12), c’est-à-dire manifester hautement sa colère et sa rage. Dieu dit encore : « Peu s’en faut que l’enfer ne crève de fureur » (Coran LXVII 8), c’est-à-dire qu’il ne se fende en deux moitiés, à cause de la violence de sa colère.
Alors le Messager de Dieu paraît par l’ordre du Dieu Très Haut : il saisit l’Enfer par la bride et lui dit : « Retourne, recule, jusqu’à ce que les troupes d’hommes qui te sont destinées viennent à toi. » L’Enfer répond : « Laisse-moi passer, ô Mohammad, car tu es sacré pour moi. » Alors un héraut crie de derrière les tentes de la Majesté : « Ecoute Mohammad, et obéis-lui. » Ensuite on entraîne l’Enfer, et on le place à la gauche du Trône. Les gens assemblés sur la place du jugement s’entretiennent de l’expulsion de l’Enfer, et leur terreur diminue. C’est là la parole de Dieu : « Nous ne t’avons envoyé que par miséricorde pour les mondes »… (Coran XXI 107. Ces paroles sont adressées à Mohammad). (La perle précieuse. Ghazali. Edit. Tawhid). 

   Conclusion.

   Peut-on, et a-t-on bienfait de confier les Annales aux prêtres du monde toranique, comme voudrait nous entretenir le monde toranique ? Nullement. Car l’histoire biblique est une histoire tronquée. Et le résultat obtenu, c’est que la Bible originelle a disparue pour faire place à une Bible « arrangée », profondément remaniée au goût et aux désirs des gens de la Synagogue.. (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !




 

 

Cham – Ham.

La Dispersion des descendants Ham.

En 1486, Pic de la Mirandole affirmait dans son traité sur la dignité humaine (De dignitate hominis) : « J’ai lu, dans les livres des Arabes, qu’on ne peut rien voir de plus admirable dans le monde que l’homme. »

Rappel.

– Noé : Héros du récit du déluge (Bible. Gn 6-9) : Ceci est une fausse représentation, si on admet pas en tout premier lieu qu’il faisait partie de la Maison de la Prophétie.
– Présenter, pour certains, les hommes « géants » de l’époque né soit-disant d’une union entre les fils de Dieu (les anges), d’une part, et les filles d’hommes d’autre part, est une interprétation fausse et inacceptable. 
– Présenter le divin Créateur comme une divinité qui regrette d’avoir créé l’homme et décide alors de l’anéantir, avec tous les animaux de la terre, car « toute chair avait perverti sa conduite sur la terre » (Gn 6/12) ; est inacceptable. N’est-ce pas mésestimer Sa volonté et Sa toute-puissance ?   
– Prétendre que Noé construisit un autel et offrit des holocaustes ; et alors la colère de Dieu fut apaisée ; est contraire à la réalité et la vérité. Quand quelqu’un se voit libéré d’un tel danger, il ne mange pas, il jeûne. C’est justement ce que fera et ordonnera Noé (sur lui la Paix !) à tous ceux qui survécurent au Déluge.   
– Prétendre que le Seigneur respire comme l’humain et Lui faire dire : « Le Seigneur respira le parfum apaisant et se dit en lui-même : Je maudirai plus jamais le sol à cause de l’homme. Certes, le cœur de l’homme est porté au mal dès sa jeunesse, mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait. Tant que la terre durera, semailles et moissons, froid et chaleur, été et hiver, jamais ne cesseront » (Bible. Gn 8/21-22) ; est contraire à la réalité et la vérité. Ceci est le propre des démons et génies malfaisants. Secundo : la « malédiction » est un vocable proche et propre au monde biblique. On aime mettre ce vocable pour le divin Créateur comme pour Ses créatures, notamment les Dirigeants religieux. 

Ham, l’enfant maudit ? 

Version biblique :
            – Cham (HAM), fils de Noé est le père des peuples du sud et de l’est de la Méditerranée jusqu’en Mésopotamie. Il est plus particulièrement l’ancêtre des Cananéens. Son père le maudit dans sa descendance pour lui avoir manqué de respect, ce qui explique la situation de second que le peuple cananéen aura tout au long des récits bibliques. HAM signifie également « beau-père » et en variant légèrement la prononciation, le mot devient « chaleur », ‘chaud », « fièvre »… Cham, le « chaud » ne s’est-il pas, en effet, laissé aller à contempler la nudité de son père ? Il a même convié ses frères au spectacle de Noé, le juste amoindri par le vin. (Lexique)

Selon les gens de la Bible : Cham (se prononce ‘Ham) est un personnage de la Genèse dans la Bible. Second fils de Noé, frère de Sem et de Japhet. Il eut pour fils Koush, Misraïm, Pout et Canaan.

Cham est considéré par la tradition juive comme l’ancêtre des Noirs. En effet Cham, en hébreu חם khem, signifie «brûlé, noirci». De plus la littérature rabbinique insiste, de manière discriminatoire, sur la couleur de peau de Cham, comme par exemple dans ce midrash :

« Les couples d’êtres humains et d’animaux impurs étaient censés être séparés dans l’arche pendant le déluge. (…) Cham parmi les êtres humains et le chien parmi les animaux impurs, ont négligé cette injonction et ne sont pas séparés du sexe opposé dans l’arche. Le chien reçut une punition certaine et Cham devint un homme noir ; il est juste comme punition, lorsqu’un homme a l’audace d’enfreindre la devise du roi dans le propre palais du roi, que son visage soit noirci et que sa descendance soit déclarée contrefaite. » (Genèse Midrash).

            Jacob ben Isaac d’écrire : Sors de l’arche, toi, ta femme (Gen. 8:16). A partir de ce moment-là, le Saint, béni soit-Il, leur ordonna de s’unir avec leur femme. Le verset dit : Noé, sa femme, ses enfants et leurs femmes. Mais quand ils entrèrent dans l’arche, le verset mentionnait séparément les hommes et les femmes ; en effet, dans l’arche, il était interdit à toute créature de s’unir avec sa femme. Il y eut cependant trois exceptions : la première, ce fut Cham, le fils de Noé. Cham agit ainsi car Shamhazaï avait couché avec son épouse (Nid. 61a, Yalk.Gen. 7.7), plusieurs jours avant d’aller dans l’arche. Elle devint enceinte et mit au monde un enfant dans l’arche ; il s’appelait Sihon, le frère d’Og, roi Bassan ; si Cham n’avait pas couché avec sa femme dans l’arche, les gens auraient alors dit que son fils était bâtard. C’est pourquoi Cham voulut effacer le déshonneur de sa femme. Pourtant, le Saint, béni soit-Il, le punit : tous les enfants de Cham furent noirs comme les Maures. Le deuxième qui s’accoupla à sa femme dans l’arche fut un chien ; c’est pourquoi, quand un chien s’unit avec une chienne, il arrive qu’ils restent collés l’un à l’autre ; le mâle voudrait bien se détacher, mais il ne peut pas. Le troisième fut le corbeau ; le Saint, béni soit-Il, l’a maudit. Il croasse et crache lorsqu’il est accouplé avec la femelle. (Op. cit.).
              Nous dirons : Ce genre d’interprétation est propre aux gens de la Synagogue. On ne peut leur accorder aucune crédibilité. Si Cham devait s’unir, c’est uniquement avec son épouse, si on admet ici que l’ordre divin interdisait toute union sur le bateau. Il est vrai qu’avec une mer en furie, on voit mal les gens mariés s’accoupler. Shamhazaï n’a pas de place dans ce récit ni ce qui suit. Secundo : le monde rabbinique aime nous présenter leur histoire sainte ou biblique entachée de fornication ou d’adultère, d’acte blâmable ou répréhensible, quand ces derniers n’ont aucun sentiment, voir de la haine envers certains de leurs personnages historiques et bibliques. Exemple proche de nous : La mère du Messie : Marie. Le monde de la Synagogue, et suivant les dires tenus par les anciens, ne la présente-t-elle pas comme une femme dévoyée, de mauvaise aloi (Coran XIX 27-8) ? Troisièmement : Dieu (Elohîm) aurait-il maudit le corbeau ou d’autres animaux ? Nullement. En vérité, le monde toranique n’a et ne voue aucun sentiment d’amitié envers Cham fils de Noé (sur lui la Paix !). Et en lisant les commentateurs bibliques on ne peut que lire des paroles qui font froid dans le dos ! En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !

   Autre avis : 

Cham (Kam > Kamit) est l’ancêtre biblique des noirs, ceci est indiscutable d’après la généalogie donné ;
(Genèse ch.10 v.6) « Les fils de Cham furent: Cusch, Mitsraïm, Puth et Canaan. »
Selon cet avis, Canaan est le quatrième enfant de Cham – Ham. 

  • Cusch (Kush) est un terme d’origine hébraïque et signifie “noir” cela désigne la Nubie, actuel Soudan, un pays habité majoritairement par des noirs.
    Mitsraïm (Misraïm) est un mot également sémitique désignant l’Égypte (Kemet),
    Grâce aux travaux de Cheikh Anta Diop, on ne remet plus en doute le fait que l’Égypte antique était habitée par des noirs.
    Canaan qui désigne la Palestine (actuel Israël), était une région habitée par des noirs.

Il est plus facile de s’arrêter a l’explication la plus simple qui serai que Cham fut maudit pour avoir vu le zizi de son papa, mais en réalité ce récit nous apprends que Noé, en état d’ivresse, a été abusé sexuellement par son fils et que ce dernier (donc sa descendance) devint noir par conséquence.
Ceci est confirmé dans les textes judaïques et tamuldiques, je cite Jean-Philippe Omotunde :
(Traite Négrière Européenne: Vérité & Mensonges p.131-132)

Dans le Midrach Rabbah (3) et le Berechit Rabbah (4), l’exésège rabbinique devient plus explicite.
Trois rabbins R. Joseph (mort en 333), R. Huna (mort en 297) et R. Chiza bar Abba (136-217) commentent une agression commise par Cham sur son père déjà dans l’arche. En raison de cet acte, sa descendance devint noire.
Mais, Robert Graves et Raphaël Patai nous en donnent un aperçu (5) :

« Désormais, je ne peux plus engendrer le quatrième fils dont j’aurai donné ordre (…) que les enfants te servent, toi et tes frères ! Il faut donc que se soit Canaan, ton premier né, qu’il prennent pour esclave.
Et comme tu m’as rendu incapable de faire de vilaines choses au plus noir de la nuit, les enfants de Canaan naîtront vilains et noirs ! De plus, puisque tu t’es contorsionné pour voir ma nudité, les cheveux de tes petits enfants s’entortilleront jusqu’à devenir crépus et ils auront les yeux rouges, en outre, puisque tes lèvres ont plaisanté sur mon infortune, les tiennes vont enfler et puisque tu as manqué d’égards pour ma nudité, ils iront tout nus et leur membre viril s’allongera ignominieusement ».

Les vieilles éditions du Talmud mentionnent encore que :
« Coush, descendant de Cham, deviendra noir à cause de la malédiction (…) Le corbeau, le chien et le Coushite seront noirs à cause de leurs méfaits ».

Sous la plume de Jérémie, on peut encore lire (Jérémie ch.13 v.23) :
« Un Koushite peut-il changer de couleur (…) Vivez et végétez sur votre sol comme les Koushites, comme des éléments déterminés de la nature, vous ne cesserez pas d’être à moi ».

[ Ma verion (traduction de Louis Segond) dit ceci :
Un Ethiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes accoutumés à faire le mal ?
]

(3) Commentaire du Pentateuque.
(4) Commentaire de la Genèse.
(5) Robert Grave & Raphaël Patai, « Les mythes hébreux », éd. Fayard, 1987, p.192 à 134.

– Question : Quand sont nés les enfants de Cham ? Dans le bateau ? Après le Déluge ? A quelle date précise ? Quand Noé (sur lui la Paix !) est censé avoir planté sa vigne ? Point important. Et comment pouvait-il savoir les noms des enfants de Cham avant leur naissance ? Autant de questions que le monde biblique, et en particulier le monde de la Synagogue ne semble pas répondre. Et pourquoi la malédiction ne pouvait concerner qu’un fils comme Canaan ? Ne dit-on pas qu’en hébreu, le terme « fils » peut s’appliquer à l’ensemble des descendants ? L’ensemble des enfants de Châm ne sont-ils pas noirs de peau, et ceci à des degrés différents ? Et pourquoi cette hargne contre les Fils de Canaan ? Parce qu’ils durent les combattre ? Et qu’ils étaient des géants (Coran V 20-6). ? Et pourquoi nommer des peuples européens par ce nom : cananéen ? Quant on sait que la couleur de peau de ces peuples sont plutôt blanches ?       

   Le partage de la terre, version toranique. 

   Raby don Its’hak Abarbanel, sur le prophète Ezékiel 32-26, écrit ; « La part de Chem fut l’Asie, celle de Ham l’Afrique, celle de Japhèt l’Europe ». Les Enfants de Noé sont à l’origine des premières civilisations et des peuples que l’on nomme Les 70 Nations archétypes de l’humanité présentées dans la Bible. Les 3 fils de Noé, Chem, Ham et Japhèt sont les pères fondateurs des 70 Nations évoquées dans les textes bibliques – ce sont les noms en gras dans le texte et auquel il faut ajouter dans le compte les trois fils de Noé.

Voici les noms des premiers descendants de Ham, les hamites.

32 pères fondateurs et environ 730 hommes issus des tribus de Ham : Kouch, Mitsraïm, Phout et Canahan. Canahan engendrera 11 fils, Tsidon, Heth, Yévoussi, Amori, Guirgashi, Hivi, Haraki, Arvadi, Sini, Tsémari, Hamati. Les Amorites ou Emorites et les Hittites sont d’antiques peuplades de la région d’Anatolie (la Turquie actuelle), ils pénètreront jusqu’en Mésopotamie. Les régions appelées dans le Pentateuque Aram Naharayim ou Paddan Aran, forment la Mésopotamie. Un nom qui est formé à partir des expressions « Miso » et « Potamia », et qui signifie le Pays entre les deux fleuves. Ces deux fleuves sont le Tigre ou le « Hidekel » et l’Euphrate ou le « Prath« . Ils font partie des quatre fleuves cités dans la Bible hébraïque et sur lesquels il est dit qu’ils arrosent le pays d’Eden, le berceau de l’humanité. Les Tsidonites sont un peuple polythéiste et ont pour dieu principal Hastarté. Ils s’installeront en Phénicie. Kouch fils de Ham instaurera sa royauté dans le sud de l’Egypte (Mauritanie / Somalie / Ethiopie). Parmi ses fils on distingue Sava, Savta et Rahma, ils formeront les tribus de l’Arabie septentrionale, du Golf Persique et le sud de l’Arabie. Kouch engendrera trois autres fils dont Havila et Savtékha, et le plus célèbre d’entre tous, Nemrod. Sont issus de Rahma : Chéva et Dédane. Mitsraïm fils de Ham est le fondateur de l’Égypte Antique, pré-dynastique et pré-pharaonique. Sont issus de Mitsraïm : Loud, Hénam, Lahav, Naftoha, Phatros, Kaftor et Kaslouha. La première royauté suprême et héréditaire en Egypte sera détenue par Kaftor d’où seront issus quatorze rois successifs, avant de laisser la royauté aux Kévatim. Les fils de Kaslouha s’uniront avec des descendantes de Phatros et donneront naissance aux Philistins. On distingue aussi les familles des Kaftorim, les Guerrarim, les Hahazatim, les Guitim et les Hékronim. Sont issus de Phout ; Guéval, Hadan, Khané et Héden.

    Version de l’Islam traditionnel.

   Les commentateurs, historiens, généalogistes, disent volontiers : Fils de Cham (considéré comme le père des Soudanais) : 
– 1) Kouch, 2) Misraïm, 3) Qoût et 4) Canaan (en hébreu : כְּנַעַן / כְּנָעַן). 
– Fils de Kouch : Namroud (Nemroud). Et on a dit qu’il serait plutôt fils de Sam (Sem). Les Fils de Kouch se seraient dirigés vers la Nubie, l’Éthiopie, l’Abyssinie… En clair, ils peuplèrent l’Afrique. Autre variante : Le premier homme qui gouverna la terre, après Noé (sur lui la Paix !), est Canaan fils de Kouch fils de Ham. Et après lui son fils Nemrod. Il était de religion sabéenne. Quant aux Fils de Sam, ils étaient sur le vrai Monothéisme, lequel était prêché par les Chaldéens d’avant. Chaldéens, c’est-à-dire : les unitariens. Dans la Thora, Nemrod est le fils de Kouch. La mention de Canaan est absente (V. L’histoire selon ibn Khaldoun).
– Misraïsm enfanta : Copte et Berbère. Les vrais habitants de l’Égypte sont des coptes. Et la partie de l’Égypte au Maroc sera peuplée par les Berbères. 
– Qoût (Pouth, biblique) : il se dirigera vers l’Inde et le Sind. Et la plupart des gens qui habitèrent cette région du monde sont de lui. 
   Aux Indes, on remarquera aussi la couleur de peau de nombreuses personnes. Certaines sont d’un noir pale, d’autres foncés.
– Quant aux Cananéens, certains se retrouveront au Châm, c’est le nom donné à la province nord de la péninsule arabe, et comprenant entre autre : L’ensemble de la Palestine, la Jordanie, le Liban et la Syrie. Certains ajoutent : le Sinaï. Capitale : Jérusalem.
– Seconde étape : Puis vint les Fils d’Israël qui les combattront et les chasseront de cette province. 
– Troisième étape : Viendront ensuite les Romains qui l’envahiront et l’occuperont plusieurs siècles. Ils combattront par les armes, et chasseront les Fils d’Israël vers l’Iraq et d’autres lieux, sauf un petit nombre. 
– Quatrième étape : L’apparition de l’Islam en fera une terre islamique. Héraclius et ses armées en seront chassés. 

   Remarques.

– Enfin on remarque que le nom « Canaan » est courant à cette époque. Alors de quel Canaan s’agit-il ? Fils de… qui ? Nom d’une région ? D’une province ? Les gens de la Torah mentionne 5 fils à Sam (Sem). Par contre, aucun enfant mentionné pour Lud dans la Torah ! Autre variante : Sont issus de Loud : Phétor et Haziyon. Selon le fils d’Ishâq : Loud (arabe : Lâwadz) aura quatre enfants : Tasm, Amlîq, Djardjân, et Fâris. Des Amalîq (1) : la communauté de Djasim. D’eux : les fils de Laffa, les fils de Hazzân, les fils de Matar et les fils d’Azraq. D’eux : Boudail, Rahil et Dzaffâr. D’eux : les Cananéens et les Barabirah (Berbères) de Châm et les Pharaons d’Égypte. Autre variante : Abd Allah fils de Sakham et Oumim étaient enfants de Loud. Et d’après le fils d’Ishâq : Tasm, Amalîq, Oumîm, Djasim, parlaient l’arabe. Faris et les siens proches de l’est parlaient, eux, le persan. 
(1) Amalécites, Bible.
– Fils d’Aram : Ouç, Houl, Géter et Mash (Bible). Le fils d’Ishâq : Ouç, Kâtharou, Oubail. De Ouç naîtra Aad. Leur lieu : Ramâl, Ahqâf jusqu’à Hadramaout. Fils de Kâtharou : Thamoud et Djadîs. Lieu : Hidjr, entre Châm et le Hidjaz (Arabie). Arabes de pur sang dont il ne reste rien . Tous seront détruits.   
– Selon le fils de Sa’d : Fils d’Achoûdz (Ashshur : Bible) : Irân, Nabît, Djarmoûq et Bâsil. Fils d’Irân : Fours, Kourd et Khazar. Fils de Nabît : Nabat et Souryan. Fils de Djarmoûq : Djaramiqah et les gens de Mousil. Fils Bâsil : Dailam et les gens de la montagne. Tabarî : Arpakshad : les Hébreux et les fils de Eber (Abir) fils de Shélah (selon la Torah). Autre variante : Shélah fils de Qainin fils de Arpakshad. Qainin ne sera pas mentionné dans la Torah parce qu’il était magicien et se prétendait Dieu.
– Selon la Bible : Chéla fut le père d’Éber. 25 Éber eut deux fils : le premier s’appelait Péleg, «Division», parce que, à l’époque où il vécut, la population de la terre se divisa ; son frère s’appelait Yoctan. 26 Yoctan fut le père d’Almodad, Chélef, Hassarmaveth, Yéra, 27 Hadoram, Ouzal, Dicla, 28 Obal, Abimaël, Saba, 29 Ofir, Havila, Yobab ; tous ceux-là furent les fils de Yoctan. 30 Ils habitaient entre Mécha et la région montagneuse de Sefar à l’est.
Yoctan, en arabe : Qathân. Il engendra : Almodad d’où seront les Djourhoum. Iramou : Hadourou. Shéleph : les gens de Silphât. Saba : les gens du Yémen de Himyar, suivent : Kahlânou et Hadramaout : les gens d’Hadramaout. Ils sont cinq. Les 8 autres nous les rapportons, ils sont hébreux. Sans en rapporter le sens et de quelles portées sont-ils : Babârâh, Aouzâl, Daflâ, Outhâl, Afimaïl, Ayoufîr, Houwailâ, Youfâf, (V. L’histoire selon ibn Khaldoun).

   Conclusion. Le texte biblique comprend de nombreuses lacunes. Des omissions volontaires. Pourquoi ? Sans doute pour éviter, pour le monde de la Synagogue, de mentionner au passage les nations détruites et aujourd’hui disparues notamment de Aad et de Thamoud (Coran VII 65, etc.). Les prophètes arabes d’avant la venue du prophète Avraham : Hoûd et Saleh (sur eux la Paix !). Preuve que l’histoire des peuples ne commence pas à partir des Fils d’Israël. Avant même leur existence, le peuple arabe (ou gens du désert), reçut des prophètes comme Hoûd et Saleh (sur eux la Paix !). Les Fils de Sam (Sem) eurent donc de nombreux enfants lesquels parleront des langues autres que l’hébreu. Des fils de Sam jusqu’à la venue du prophète Isaac (sur lui la Paix !), on parlera de nations hébraïques, de langue hébreue. Du prophète Jacob ou Israël (sur lui la Paix !) jusqu’au sceau des Prophètes d’Israël, le Messie fils de Marie (sur eux la Paix !), on parlera de Fils d’Israël. De Mochè (Moïse) (sur lui la Paix !) jusqu’au Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) de « Repentis » ou de ‘Juifs ». Ce sont les descendants de ceux qui se repentirent d’avoir adoré le « Veau d’Or », en l’absence du prophète Mochè (sur lui la Paix !). Après la destruction du second Temple et l’exil, on parlera de « Juifs » en tant que gens se réclamant du Judaïsme. Et d’anti – juifs, c’est-à-dire de gens hostiles à des gens se réclamant de cette confession. D’autant que chaque personne se réclamant de cette religion, n’est pas forcément descendant du prophète Jacob ou Israël (sur lui la Paix !). La loi rabbinique donnant préséance de la femme sur l’homme concernant la loi sur l’enfant juif, et ceci contrairement à la Loi divine. Aussi parlera-t-on plus dans la Bible de Fils d’Adam… non d’Ève ! N’en déplaise aux détracteurs de la Religion et de la Loi !      
    Dans un article de Libé, Les Juifs dans une impasse identitaire, Yasmina Reza et Marc Weitzmann, écrivains, d’écrire : Dans son livre Israël et judaïsme, Yeshayahou Leibowitz écrit : « Dans toutes les générations, il s’est trouvé des individus pour rejeter le joug des mitzvoth [commandements divins]. Mais il existait une présomption du peuple juif comme peuple de la Torah, aujourd’hui cette présomption a disparu, le peuple juif ne se définit plus par le judaïsme. »
   Par quoi, dès lors, se définit-il ?  
   Question centrale et sombre à laquelle aucune réponse n’est apportée. Question déchirante, car le flou et l’incertitude de l’identité annonce son effondrement. 
   Les Juifs qui veulent le rester, à leur manière, en dehors des contraintes séculaires, sont donc condamnés à formuler un nouveau contenu de judéité. (…)
   Les récentes manifestations « contre l’antisémitisme antijuif », pour reprendre l’expression de Roger Cukierman, et les revendications incongrues que l’on a pu y entendre (« En tuant Ilan, ils ont tué cette étoile sur le drapeau israélien », « fiers d’être juifs » ou encore le slogan désormais classique « les Juifs ne se laissent plus faire », renvoyant à une supposée – et coupable – passivité historique) ne sont-elles pas une nouvelle illustration de cette impasse ? (Libération. Vendredi 3 mars 2006). 
   Preuve qu’une crise de foi et identitaire secoue le monde toranique du haut en bas. Et que l’élément (en dehors des contraintes séculaires) domine, mais dans un même temps est incapable de proposer des solutions concrètes à une communauté à la recherche de sa voie.  

   Canaan. Remarques.

   Selon le monde biblique : C’est contre lui qu’est prononcée la malédiction divine à la suite d’un épisode où Cham, père de Canaan, a vu son propre père Noé enivré et nu à l’intérieur de sa tente. Apparemment, Noé a été victime de « ce que lui avait fait son plus jeune fils », qui pourrait être Canaan lui-même (car en hébreu, le terme « fils » peut s’appliquer à l’ensemble des descendants). Le récit n’est pas précis au sujet de ce qui a été commis. Canaan est alors promis à la servitude de ses oncles Sem et Japhet, qui ont couvert leur père en entrant à reculons dans sa tente, sans apercevoir sa nudité.

   Par homonymie, le peuple de Canaan est formé de ses descendants et, par toponymie, le pays de Canaan est celui du peuple de Canaan. Ce pays fut ensuite conquis par le peuple d’Israël, selon la Bible après la sortie d’Égypte. L’ancêtre du peuple d’Israël étant Sem, le récit de la malédiction de Canaan se présente comme annonçant entre autres l’installation d’Israël en pays de Canaan.

   Nous dirons : 

On a dit : Plus tard, ayant planté une vigne, Noé but du vin et s’enivra. Son fils, Ham, « découvrit sa nudité » . Quand il retrouva sa sobriété, Noé maudit Ham et son fils Canaan. Certains commentateurs ont interprété le péché de Ham comme celui de l’homosexualité, d’autres ont suggéré que Ham avait commis un inceste avec sa mère, Canaan étant l’enfant né de cette union. Selon de nombreux exégètes critiques, cette histoire serait racontée pour justifier l’élection des Israélites aux dépens des Cananéens. Les commentateurs classiques sont partagés quant au sens de : « Noé fut un homme juste et parfait pendant ses générations ». Pour les uns, cette phrase signifie qu’il fut grand malgré la perversion de ceux qui l’entouraient, pour d’autres, il ne fut grand que par comparaison avec ceux de sa génération. (Héros de l’histoire du déluge).
            En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !

Les commentateurs bibliques voient donc : 1) une « installation d’Israël » en pays de Châm. Et 2) « une justification de l’élection des Israélites aux dépens des Cananéens« . Ce qui est faux. 
            En effet, l’élection du peuple d’Israël s’est faite seulement en terre d’Égypte, et non avant. Pour avoir supporté les souffrances de Pharaon et de son armée, il se verra choisir pour recevoir : la Torah, le Psautier et l’Évangile, et ils héritèrent de ce que leur Seigneur avait décrété (Coran VII 137). Arrivé au Châm, le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes les invitera à faire la guerre sainte contre les Cananéens, et en Son nom. Ceux-ci peu reconnaissants des bienfaits divins s’y refuseront. Dans leur égarement, ils inviteront plutôt leurs prophètes Mochè (Moïse) et Haroun (Aaron) sur eux la Paix !) d’aller combattre avec leur Seigneur (Coran 5 24) ! Leur désobéissance et perversité leur vaudra un blâme sévère d’Hachem (Coran V 20-6). Et Châm (ou la Terre promise) leur sera interdit pendant quarante ans, et ils erreront sur la terre… du Sinaï. Aucun de ceux qui désobéirent ne verront la Terre sainte. Uniquement leurs enfants. 

Remarques.

On a dit : Car qu’est-ce que cela veut véritablement dire, le « Peuple Élu » ? Lisons la Torah, et ce que Dieu dit à Moïse: « Ce n’est point parce que vous étiez le plus nombreux de tous les peuples que l’Éternel s’est épris de vous et vous a choisis, puisque vous êtes le moins nombreux de tous les peuples ! Mais parce que l’Éternel vous a aimés« . Et par « nombreux », le mot hébreu veut dire aussi « vertueux ». Le Dieu des juifs est une entité plutôt jalouse, égocentrique et irrationnelle, elle n’est pas aussi pleine de compassion que le sera sa version chrétienne, « humanisée ». Dieu ne donne aucune raison de son choix envers Israël, mais en revanche, il ne se prive pas de le tester, de le persécuter « bien plus que ses autres enfants ». Dieu dit même aux juifs « Je n’ai connu que vous d’entre toutes les familles de la Terre, c’est pourquoi je sévirais contre vous à cause de toutes vos fautes« … Et pour sévir, ça, Il sévit… Les colères Divines, c’est quelque chose…
Ce que tu ne comprends pas et qui est en filigrane de la réflexion talmudique ou kabbalistique, c’est que être Son peuple Élu, c’est surtout être Son souffre douleur. Les juifs doivent souffrir afin de sauver l’humanité de ses fautes. Alors ils en font dix fois plus afin de compenser les fautes des autres nations, dix fois plus nombreuses… Jésus n’a fait que reprendre cette doctrine, mais au lieu du concept de « peuple martyr », il a fait de son corps l’unique réceptacle de cette souffrance. Mais dans un but exactement semblable, afin de libérer ses semblables de leurs péchés et des colères Divines.

Donc être son Peuple Élu, pardonnes moi, mais c’est plus une charge, une responsabilité qu’une quelconque preuve de supériorité immanente. D’ailleurs, c’est ainsi que Maïmonide l’interprète.

Il y a d’ailleurs la blague du vieux juif priant pour que Dieu s’intéresse enfin à un autre Peuple, histoire de respirer un coup…

Nous dirons : L’auteur de ces lignes se permet de s’attaquer à la Dignité divine même, aussi fait-il du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes une divinité ayant des attributs humains, une caricature. Secundo : Le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes a bien mentionné, et concernant les Judaïsés qu’ils changent le mot de ses sens (Coran IV 46). Et ici, nous en avons un exemple entre : ‘nombreux’ et « vertueux’. Troisièmement : Le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes teste, éprouve l’ensemble de Ses créatures. Et dans ce domaine, il est bon de remarquer qu’Il éprouve les Fils d’Israël et les Judaïsés de dures épreuves à cause justement de leurs péchés. Quatrièmement : La réflexion talmudique ou kabbalistique, c’est que être Son peuple Élu, c’est surtout être Son souffre douleur. Ce qui est faux. Si le divin Créateur éprouve une créature qu’IL aime, c’est uniquement pour lui faire gravir des degrés supplémentaires dans Son Paradis. Pour l’élever en grades, non pour en faire « son souffre douleur ». Secundo : les paroles des gens du Talmud et de la Kabbale n’engagent que leurs auteurs. Les gens du commun ont une compréhension de « peuple élu » qui diffère totalement, voire aussi les gens de la Synagogue (Coran V 18). Cinquièmement : « Les juifs doivent souffrir afin de sauver l’humanité de ses fautes« , cela est entièrement faux. Personne porte les fautes d’autrui. Et encore moins les Fils d’Israël et les Judaïsés. A chacun ses fautes. Cinquièmement : Même son de cloche pour le monde évangélique. Naguère, le monde toranique avait une doctrine de « peuple martyr », reprise d’une certaine façon par « le Messie souffrant », du monde évangélique. Et comme note l’auteur de ses lignes : dans un but exactement semblable, afin de libérer ses semblables de leurs péchés et des colères Divines. Ce qui faux d’un côté comme de l’autre. Ni un homme ni un peuple peuvent, devant le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, porter les fautes d’autres gens et nations. Le dire et le prétendre n’est-ce pas Le faire mentir ? Le faire menteur ? Sixièmement : Dans l’Ouvrage de Mouslim, et selon une parole rapportée de Ayad fils de Himar, au Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) de dire :   

« A Dieu de regarder la terre et d’en abhorrer ses (habitants) arabes et ses (habitants) étrangers, sauf un [petit] reste des gens de la Bible (soit des Fils d’Israël). Il dit : « Certes, Je t’ai envoyé (ô Mohammad) pour t’éprouver et éprouver. J’ai fait descendre sur toi un Livre (divin) que l’eau ne lavera pas, tu le liras endormi et éveillé« .

   Ce qui signifie en clair que le Seigneur des mondes n’a nullement besoin de : 1) de dire : Les juifs doivent souffrir afin de sauver l’humanité de ses fautes ; 2) de s’incarner en l’homme, de « descendre » Lui-même sur terre pour ramener Ses créatures et l’ensemble de Sa création à Lui. Deux doctrines totalement étrangère à la Religion divine : l’Islam. En envoyant Son sceau, Il le fera pour l’éprouver et éprouver. Et enfin pour faire descendre, avec lui, un Livre divin : le Coran que l’eau ne lavera pas, c’est-à-dire inchangeable, infalsifiable. N’en déplaise aux négateurs et détracteurs de la Religion divine. Enfin, le sceau de la Prophétie apparaîtra aux yeux des nations comme leur sauveur et leur libérateur par excellence. Le Prophète des pécheurs, de ceux qui souffrent…

La faute ou le péché de Ham – Cham.

Les commentateurs coraniques avancent plusieurs hypothèses. Parmi celles-ci : Ham, désobéissant à son père Noé alors prophète, aura eu des relations sexuelles avec son épouse dans le bateau. Noé fera alors une prière contre lui pour que soit changé sa semence. Elle donnera naissance à des enfants de couleur noir. On a dit : Canaan. Rappelons au passage, que désobéir à un prophète est un acte grave, et qui ne reste pas sans suite. On peut avancer également une autre hypothèse ayant une relation cette fois avec la lumière du soleil. Certaines peaux craignent la lumière solaire, d’autres nullement. Et Dieu est plus Savant !  
            Noé (sur lui la Paix !) fit cette prière : Si Tu en laisses (des incroyants), en vérité, ils égareront Tes esclaves, et n’engendreront que libertin, que certains commentateurs traduiront par : des enfants sans pudeur, c’est-à-dire : montrant ce qui avait été caché, totalement mécréants (Coran LXXI 27). Dans ce cas, on voit mal comment un de ses enfants puisse porter atteinte à la dignité de son père alors prophète ? Ce serait contraire à la prière de Noé (sur lui la Paix !). De plus, pourquoi le plus jeune : Canaan serait atteint de malédiction, lui et ses enfants ? 

Malédiction.

Le terme n’a pas la même consonance en langage biblique que coranique. Le terme est redouté chez les gens de la Bible. Et à une époque ancienne, les Dirigeants religieux bibliques (toranique + évangélique) l’ont tellement employé pour un oui ou pour un non, que leur communauté a cru bon de s’éloigner d’eux et de la religion.   
            Dans le Coran, on parle que Satan le lapidé a été maudit par son Seigneur : entendre : privé de Sa miséricorde. Enfin, la malédiction n’est pas, comme dans la Bible, le langage des prophètes (sur eux la Paix !). N’en déplaise aux détracteurs de la Religion !    

Le peuple de Cham ou le peuple noir.

La Bible n’étant pas une référence, ce qui a été dit a toutefois blessé de nombreuses personnes du peuple noir. De plus, la Loi divine de Adam à Avraham (sur eux la Paix !) permettait que la faute soit supportée, reportée par/sur l’enfant : le fils. Elle sera abolit, selon les légistes et Savants, à la venue du prophète Avraham (sur lui la Paix !). Toutefois, le peuple d’Israël l’appliquera au Nazaréen : entendre, le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !), à lui-même. Chose non reconnue par l’Islam traditionnel. Le fils de Marie n’a porté la « faute » de personne, et au Jour des Comptes chacun portera sa faute devant le Juge suprême.  

Le peuple noir un peuple maudit ? Un peuple d’esclave ? 

En lisant la Bible, bon nombre de gens l’ont compris ainsi. Et de rappeler, à travers l’histoire, comment les « Blancs » du monde biblique les ont exploité. Le monde toranique s’en défend. Le monde évangélique aussi. Et à Durban (Afrique du Sud), partie du monde de l’Évangile fera front commun avec le monde toranique pour une non reconnaissance de leur injustice envers les peuples d’Afrique. Pourtant, l’histoire, leur histoire a laissée des traces ineffaçables. L’Amérique du Nord au Sud a été peuplée de gens venant entre autre de la terre d’Afrique, d’un autre continent. Les gens de ces terres lointaines ont été massacrés, exterminés. Et pourtant, les peuples de la Bible se présentaient comme des peuples propageant l’amour avec un grand A ! Non comme un peuple de conquérants ! 

De la nécessité d’une lecture de la Bible, et de l’annonce en elle d’un Salut véritable et universel venant des Fils d’Ismaël pour les nations du monde terre.

On devrait toujours interpréter littéralement la Parole de Dieu, sauf quand le contexte l’indique clairement. Et en particulier en ce qui concerne les prophéties de la Bible. La Parole de Dieu nous montre que les prophéties se sont toujours accomplies. Interpréter allégoriquement ces choses, c’est, dit-on, en faite vouloir les mettre de côté car elles nous gênent. Quand de nombreux exégètes bibliques lisent leurs textes bibliques ils ne veulent pas y trouver un avenir pour les Fils d’Ismaël, et essaye d’y introduire la Bible malgré l’affirmation claire du Coran VII 156-7  et que cela dénature le texte. En vérité, n’est-ce pas croire que toute la Bible se rapporte uniquement aux Fils d’Israël et aux Judaïsés, c’est nier les Fils d’Ismaël, leur rôle dans l’histoire de l’humanité, c’est un sentiment horrible d’orgueil que l’homme coranique trouve indigne de la part de gens formant les gens de la Bible.

Beaucoup vont dire, “ oui mais le Coran apporte un changement radical, tout ce qui est physique n’a plus d’importance, il n’y a plus de Fils d’Israël, de gens se réclamant du Judaïsme, du Christianisme”. Cette réaction sous-entend qu’une révélation postérieure peut annulée celle antérieure. C’est encore un mépris de la Parole de Dieu, si Dieu a révélé quelque chose avant c’est encore et toujours vrai maintenant ! En réalité le Coran en confirmant la Bible se base entièrement sur les révélations de la Bible originelle et on ne peut le comprendre vraiment sans avoir assimilé vraiment l’enseignement biblique. Et c’est cela qui a été une occasion de chute, c’est que bon nombre de gens du monde biblique connaissais fort mal la Bible comme beaucoup de personnes encore aujourd’hui. En réalité le Coran rappelle simplement que ce n’est pas parce que l’on est juif ou nazarénien (chrétien) physiquement que l’on est sauvé, bien guidé, élu du Paradis (Coran II 11, 135, 140). Le peuple d’Israël ne reste plus un peuple « élu » conformément aux déclarations de la Bible originelle, mais actuellement ceux qui refusent le sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) et le salut véritable par son intermédiaire n’obéissent et ne plaisent pas à Dieu et par conséquent ne sont pas appelés Soumis au divin Créateur (Coran XXII 78). Ils ne suivent pas le véritable enseignement biblique. Le Coran est plein de paroles qui semblent dénier au peuple d’Israël, et à travers lui à l’ensemble du monde biblique un héritage perpétuel, mais en réalité ce n’est que pour rappeler les paroles de leurs prophètes, les stimuler et les pousser à dépasser cette fausse pensée que parce qu’ils sont gens de la Bible physiquement ils sont sauvés, élus du Paradis.

Si donc les choses promises au peuple d’Israël, biblique, ont été mentionnées, noir sur blanc dans la Bible, nous devons un jour ou l’autre voir leur accomplissement, car Dieu est un Dieu fidèle. La Bible fourmille de versets présentant un temps de réalisation des prophéties pour les Fils d’Israël comme pour les Fils d’Ismaël… La Communauté mohammadienne. N’en déplaise aux détracteurs et négateurs de la Religion divine : l’Islam !

            Le monde toranique face à lui-même

Paroles d’une extrême gravité du monde de la Synagogue, toranique, talmudique. Qu’on en juge :

Selon Rachi, un exégète de grand renom : Et que Canaan soit leur esclave, « le peuple juif fut créé pour apprendre à connaître le Créateur et pour se consacrer à son service. S’il emploie ses propres frères pour être ses serviteurs, ceux-ci ne pourront accomplir leur suprême raison d’être. Aussi sera-t-il servi par ceux d’entre les nations du monde qui furent condamnés à l’esclavage en raison de leur propre faute » (édit. Venise, n° 332).     
             Les Goyim ont été créés pour servir le Juif jour et nuit. Dieu les créa sous forme d’homme en l’honneur du Juif car il ne peut convenir à un prince (et tout compatriote de Juda, le pendu, est un prince) d’être servi par un animal sous forme de quadrupède. (Sepher Nedrash Talpoth).   
            Des propos qui font froid dans le dos. Quant on sait que le monde toranique a perdu à jamais ses prérogatives. Et que le salut des nations est venu des fils de la Délaissée, les Fils d’Ismaël. Secundo : Les Fils d’Israël créés pour apprendre à connaître le Créateur et pour se consacrer à son service ! Étonnant pour un peuple qui, à peine sortit d’Égypte, voulut adorer un autre dieu qu’Hachem (le Nom) ? Nous avons traité de ce sujet. Troisièmement : Aussi sera-t-il servi par ceux d’entre les nations du monde qui furent condamnés à l’esclavage en raison de leur propre faute. Rachi admet donc que la punition divine s’étendra sur Ham et ses descendants jusqu’à la fin des temps ? ! Drôle de conception ! Que penser alors de ceux du monde toranique qui se livrèrent à la traite des Noirs vers le continent américain ? Le faisait-il pour apprendre à connaître le Créateur et pour se consacrer à son service ? Ou dans un tout autre but ? Et servir tout autre objectif ?   
            Autre variante : Le célèbre Kimchi (Dans son Comm. Ad. Obadj. 1, 20) indique même la raison pour laquelle les chrétiens allemands appartiennent à la plus détestable espèce de païens, à celle des Canéens « Les habitants de l’Allemagne, dit-il, sont des Canaanéens ; lorsque les Canaanéens fuyaient devant Josué, ils se retirèrent dans le pays Allemannia qu’on nomme l’Allemagne ; et jusqu’à ce jour les Allemands sont appelés Canaaméens ».   
            Autre variante : Maïmonide célèbre philosophe du monde toranique, homme éminent de dire : « Une partie des Turcs ‘c’est-à-dire les Mongols) et les nomades du Nord, les Noirs et les nomades du Sud, et ceux qui leur ressemblent sous nos climats : leur nature est semblable à celle des animaux muets et selon mon opinion, ils n’atteignent pas au rang d’êtres humains. Parmi les choses existantes ils sont inférieurs à l’homme mais supérieurs aux singes car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l’image et la ressemblance de l’homme ».
            Autre variante : Marcel Bernfeld (Le Sionisme) 1920 : « Il importe peu de savoir si les Juifs sont une race pure ou non. L’essentiel est la constatation chez tous les Juifs d’une intime et profonde conviction d’être de souche très ancienne et de pouvoir faire remonter leur généalogie aux antiques Hébreux. Ils ont plus que tout autre peuple l’idée d’être de race pure, de là un sentiment de supériorité. »
   Nous dirons : Pour prétendre être de race pure, il ne faut pas avoir de relations hors de mariages légaux. Et ne pas venir se souiller avec toute personne d’une autre confession. Telle est la loi toranique, non celle des gens de la Synagogue dont les gens du Talmud, en particulier. Faire remonter sa généalogie aux ancêtres n’avance à rien. Étaient-ils pieux ? Suivaient-ils, à la lettre, les ordres de Hachem ? Seront-ils élus ou damnés ? Seul Hachem le sait ! 
   Paul de dire : Car vous vous êtes mis à imiter les églises de Dieu dans le Christ Jésus qui sont en Judée : vous avez souffert de vos compatriotes les mêmes traitements qu’ils ont soufferts de la part des Juifs : ces gens-là ont mis à mort Jésus le Seigneur et les prophètes, ils nous ont persécutés, ils ne plaisent pas à Dieu, ils sont ennemis de tous les hommes quand ils nous empêchent de prêcher aux païens pour leur salut, mettant ainsi de tous temps un comble à leurs péchés ; et elle est tombée sur eux, la colère, pour en finir. ( Bible. 1 Th 2, 13-17)   
   « quand ils nous empêchent de prêcher aux païens pour leur salut » Cela semble correspondre à la parole coranique : « à cause aussi qu’ils empêchent beaucoup du sentier de Dieu, » (Coran IV 160). Dans les deux cas, il y a une volonté manifeste à s’opposer à l’individu qui opte pour la Religion divine. Aaccéder à la véritable religion.
   Dieu a mesuré la terre, il a livré les Goyim aux Juifs. (Baba Quamma. Fol. 37b.)    
   Les Goyim ont été créés pour servir le Juif jour et nuit. Dieu les créa sous forme d’homme en l’honneur du Juif car il ne peut convenir à un prince (et tout compatriote de Juda, le pendu, est un prince) d’être servi par un animal sous forme de quadrupède. (Sepher Nedrash Talpoth).    
   Note : Goys, Goyim : entendre : personnes non-juives. Ne faisant pas partie du monde de la Torah.    
   Les âmes des Juifs sont des parties de Dieu, de la substance de Dieu, de même qu’un fils est la substance de son père. (Traité Sela 262a)    
   Aussi une âme juive est-elle plus chère, plus agréable à Dieu que toutes les âmes des autres peuples de la terre. (Sela I.C. et Sefa Fol 4)       
   Les âmes des autres peuples descendent du démon et ressemble à celle des animaux. Le Goy est une semence de bétail. (Traité Jebammoth. Sefa et Sela id. Sepher Hannechamma. Fol. 221. Col. 4. Jalqût. Fol 154b)     
   Tous les Goyim vont en enfer. (T. Sepher Zerov Hamor. Fol 27b et Bachai 34. Masmia Jesua. Fol 19. Col. 4)    
   Les Juifs auront l’empire temporel et le monde entier. (Perus Hea-misma. Ad Tr. Sab. Ic.)       
   Arbanel dit : « Le peuple élu est digne de la vie éternelle, les autres peuples sont semblables aux ânes » (V. Dans son Comm. du Hos. IV, Fol. 230, col. 4.).
   En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent !

   Soljenistsyne cite Salomon Lourié qui, en 1920, en était arrivé au même point que B. Lazare : « Le cours des évènements confirmait de façon éclatante la justification des conclusions auxquelles il était arrivé, à savoir que la cause de l’antisémitisme résidait chez les Juifs eux mêmes » 

   Grigori Landau, homme toranique et émule de B. Lazare, disait à propos de ses congénères : « Ils soupçonnent et accusent d’antisémitisme toutes les nationalités qui nous entourent. Ceux qui expriment des opinions défavorables aux Juifs sont considérés, par eux comme des antisémites déclarés et ceux qui ne le font pas, comme des antisémites cachés. »

  Simone Weil (La pesanteur et la Grâce) : « Parler d’un Dieu éducateur au sujet de ce peuple est une atroce plaisanterie.   
   Le mensonge du progrès, c’est Israël.   
   Les Juifs, cette poignée de déracinés, a causé le déracinement de tout le globe terrestre. »

   « Les juifs en tant qu’individus sont de grandes personnalités – talentueux, ambitieux, intelligents, rapides. En tant que peuple, cependant, je ne les placerai pas aussi haut. Mais les juifs savent comment haïr« . Cette opinion – autorisée – a été émise par Ariel Sharon, dans une interview accordée le 1er février au quotidien israélien Yedioth Aharonoth, et citée le lendemain dans le Los Angeles Times. Elle prend toute sa valeur 20 siècles plus tard à la lumière des paroles rapportées sur les gens de la Thora dans le Coran et de la Tradition…

   Le Salut des nations.

   Ce Salut, le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, L’avait promis dans les Écritures anciennes. Le Salut des nations viendra à travers les Fils de la Délaissée, les Fils d’Ismaël. N’en déplaise aux détracteurs de la Religion divine : l’Islam ! Secundo : Le Prophète sera envoyé comme une miséricorde pour les mondes (Coran XXI 107). Les détracteurs de la religion aimeraient bien le présenter tout son contraire. Troisièmement :  Le Messager de l’Islam (sur lui Prière et Paix !) a dit : 
   « يا أيها الناس ألا ‏ ‏إن ربكم واحد وإن أباكم واحد ألا لا فضل لعربي على أعجمي ولا ‏ ‏لعجمي على عربي ولا لأحمر على أسود ولا أسود على أحمر إلا بالتقوى […] « 

مسند أحمد / باقي مسند الأنصار/حديث رجل من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم – 22391

   Traduction : O gens ! votre Seigneur est un et votre père (c’est-à-dire Adam) est un ; il n’y a aucune supériorité de l’arabe sur l’étranger (non-arabe), ni de l’étranger (du non-arabe) sur l’arabe, ni du rouge sur le noir, ni du noir sur le rouge, si ce n’est en piété (termes de taqwa). (Source : Mousnad Ahmad). 

Le Talmud, sa valeur auprès des gens de la Synagogue, des Judaïsés. 

Certaines personnes du monde biblique voudraient bien, dans ce genre de débat, minimiser le rôle des deux Talmuds : Jérusalem et Babylone. Pourtant, cet (ces) ouvrage(s) mis en pages par les gens de la Synagogue est, pour eux, une référence primordiale. Qui a une même valeur que les lettres de Paul, pour le monde de l’Évangile. Certaines sectes du Judaïsme ne reconnaissent pas le Talmud. Certains détracteurs voudraient, eux, voir dans « le Talmud est un recueil d’avis et de discussions animées entre juifs. Pas vraiment une norme !… » Ce qui est faux. Qu’on en juge :

« Une chose empêcha cette fusion, et maintint les Hébreux parmi les peuples : ce fut l’élaboration du Talmud (…) Sans la Loi, sans Israël pour la pratiquer, le monde ne serait pas, Dieu le ferait rentrer dans le néant ; et le monde ne connaîtra le bonheur que lorsqu’il sera soumis à l’empire universel de cette loi, c’est-à-dire à l’empire des Juifs. Par conséquent, le peuple juif est le peuple choisi par Dieu comme dépositaire de ses volontés et des désirs ; il est le seul avec qui la Divinité ait fait un pacte, il est l’élu du Seigneur. Au moment où le serpent tenta Ève, dit le Talmud, il la corrompt de son venin. Israël, en recevant la révélation du Sinaï, se libère du mal : les autres nations n’en peuvent guérir. Ainsi, si elles ont chacune leur ange gardien et leurs constellations protectrices, Israël est placé sous l’œil même de Jéhovah, il est le fils préféré de l’Éternel, celui qui a seul droit à son amour, à sa bienveillance, à sa protection spéciale, et les autres hommes sont placés au-dessous des Juifs : ils n’ont droit que par pitié à la munificence divine, puisque, seules, les âmes des Juifs descendent du premier homme… Les biens confiés aux nations appartiennent en réalité à Israël, … » (Bernard Lazare « L’Antisémitisme, son histoire et ses causes » 1894. (éd. de la Vieille Taupe, Paris, 1985), p. 14.)
   A la lumière du Coran, on s’aperçoit que tout ceci n’est que mensonge et vanité. Le peuple d’Israël n’est pas le « seul » peuple avec qui le Seigneur des mondes a fait un pacte. Que doit-on dire des gens de l’Evangile, quand bien même ils sont leurs frères en religion ? Il n’est plus, après la venue du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), le peuple élu du Seigneur. Et par là, il n’est plus le peuple choisi par Dieu comme dépositaire de ses volontés et des désirs, l’élu du Seigneur, le fils préféré de l’Éternel, celui qui a seul droit à son amour, à sa bienveillance, à sa protection spéciale. Tout cela est devenu l’héritage de la Communauté du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). 
   C’est à Abraham (sur lui la Paix !) que les promesses furent adressées et à sa descendance. (Comparer : Bible. Gal. 3). A ce sujet, la perfection de la puissance spirituelle, nous dit-on, le Seigneur des mondes l’a mise dans une des branches de la postérité d’Adam, en Seth et ses descendants jusqu’à Hénoch ; puis jusqu’à Noé ; puis jusqu’à Abraham ; à partir d’Abraham cette puissance parvint à deux rameaux : celui d’Ismaël et celui d’Yits’haq[16]. Alors Dieu fit d’lsmaël le principe de l’apparition de l’esprit de sainteté en faveur de Mohammad (sur lui la Paix !) ; Il fit d’Yits’haq le principe de deux rameaux : celui de Ya’cob et celui d’Esaü ; il plaça la prophétie dans la postérité de Ya’cob[17] et la royauté dans celle dEsaü. Cet état des choses dura jusqu’au temps de Mohammad, à qui furent transmises, quant il apparut, la lumière de la prophétie et la lumière de la royauté.
   Naguère, le peuple d’Israël avait une place de choix auprès du Saint et Seigneur d’Israël. Mais tout cela est bien révolu. La nouvelle loi parle d’une communauté de gens et non d’un peuple distinct, en l’occurrence ici des Fils d’Israël et des Judaïsés. Où tous y sont égaux. Pour preuve :

Selon le Sceau de la Prophétie : « Je suis envoyé pour le Rouge et le Noir ». « L’Arabe n’a de mérite vis-à-vis du Persan, ni le Persan vis-à-vis de l’Arabe, ni le Noir vis-à-vis du Rouge, ni le Rouge vis-à-vis du Noir que par la crainte [de Dieu] ». « O hommes, votre Seigneur est un, votre père est un, vous êtes tous d’Adam et Adam est de poussière. Le plus digne devant Dieu est celui d’entre vous qui (Le) craint le plus. »

Quatrièmement : Nouvelle confirmation par cette parole divine :

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Ho, les gens ! Nous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous vous avons désignés en nations et tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. En vérité, le plus noble des vôtres, auprès de Dieu, c’est le plus pieux des vôtres. Dieu est savant, informé, vraiment (Coran XLIX 13).

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Et elle est de Ses signes, la création des cieux et de la terre, et la variété de vos langues et de vos teints. Voilà bien là des signes, vraiment, pour les savants (Coran XXX 22).

A partir de là, il n’y a ni Arabe ni Étranger, il n’y a ni blanc ni noir ni autre couleur, il n’y a ni homme libre ni esclave, il n’y a ni homme ni femme, il n’y a ni langue arabe ni autre langue ; car tous les humains, sans exception, ne forment qu’une seule communauté. Ils appartiennent tous à la communauté mohammadienne. Et tous ont reçu leur nom de soumis (Coran XXII 78). Ils sont Fils d’Abraham par la connaissance, héritiers selon la promesse divine du Livre et de la Prophétie.   
   La Loi nouvelle rompt donc avec la nationalité basée sur la communauté de race, et se base sur la communauté de la Weltanschauung, de la conception de la vie. N’en déplaise aux détracteurs de la Religion divine !

L’esclavage. Ce qu’en dit la loi divine. Paroles diverses.

Problème d’actualité à notre époque qui divise l’ensemble de la planète. 

Ma’rûr fils de Suwayd a dit : « Nous sommes passés chez Abû Zharr à Ar-Rabazha (1) , alors qu’il portait un vêtement en étoffe rayée, et que son jeune domestique revêtait le même exactement. Nous dîmes : «O Abû Zharr, si tu joignais ces deux vêtements, tu pourrais en faire un habit long.» Il déclara alors : « Il y eut entre moi et l’un de mes frères un (violent) échange de paroles. Sa mère était une étrangère. Je l’ai injurié en lui rappelant les origines de sa mère. Il s’est plaint de moi au Prophète (). J’ai rencontré le Prophète () qui m’a dit : « O Abû Zharr, tu es un homme en qui reste une part d’ignorance. (2 )» Je répondis : « O Messager de Dieu, (l’usage veut que) celui qui insulte les hommes, ces derniers insultent à leur tour ses père et mère ! » Il affirma : « O Abû Zharr, tu es un homme en qui reste une part d’ignorance pré-islamique. Ce sont vos frères, ceux que Dieu a mis sous votre commandement. Nourrissez-les donc de ce que vous mangez. Habillez-les donc de ce dont vous vous habillez. Ne les chargez pas de tâches qui sont au-dessus de leur force. Si vous le faites, alors aidez-les ! » » (Muslim)
   (1) Ar-Rabazha : Il s’agit du village se situant au sud de Médine, près de Zhât ‘Irq, où le célèbre compagnon Abû Zharr mourut en exil, en l’an 32 de l’Hégire. Il s’y installa suite à un désaccord avec ‘Uthmân fils de ‘Affân, le 3ème Calife.
   (2) d’avant l’apparition de l’Islam. Époque dit de l’Ignorance. Une part de jâhiliyya , mot qui a pour racine jahl , « ignorance », et qui désigne plus généralement tout comportement immoral qui ne correspond pas aux enseignements contenus dans la Révélation.

Il est arrivé, du temps du califat de ‘Omar fils de Khattâb, que le fils du gouverneur d’Égypte alors en place frappât injustement un copte et l’emprisonnât. Ce dernier réussit à s’échapper et se rendit à Médine pour se plaindre à ‘Omar. Le Calife ordonna au copte de frapper publiquement le fils – soumis – de ce gouverneur, comme il avait été frappé. Puis ‘Omar prononça cette parole restée célèbre : « Depuis quand vous a-t-il été donné de réduire les hommes à l’esclavage alors que leurs mères les ont enfantés libres ? »

Anas a dit : « Au moment de sa mort, alors qu’il rendait son dernier souffle, la dernière recommandation du Prophète () consista essentiellement en ceci : « (Accomplissez) la prière, et (traitez de la meilleure façon) l’esclave que vous possédez.» » (Ahmad, Abû Dawûd et Ibn Mâjah).

D’après Aboû Hurayra, le Messager de Dieu () a dit : « Celui qui affranchit un esclave soumis (1) , Dieu affranchira de l’enfer, pour chacun de ses membres, un membre. Au point qu’il affranchira son sexe pour son sexe. » (Al-Bukhârî, Muslim).
  (1) Le mot raqaba signifie à l’origine « cou » ou « nuque ». Par extension, il désigne de façon générale toute personne réduite à la condition d’esclave, homme ou femme.

D’après ‘Amr fils de ‘Abasa, le Prophète () a dit : « Celui qui construit une mosquée pour qu’on y mentionne le nom de Dieu, une maison est construite pour lui dans le paradis. Celui qui affranchit une personne soumise, celle-ci constituera sa rançon pour échapper à la géhenne. Celui dont les cheveux blanchissent(1) en combattant pour la cause de l’Islam, cette blancheur sera pour lui lumière au Jour de la résurrection. » (Ahmad, et Al-Baghawî dans son livre Commentaires de la Tradition – sounnah.)
   (1) C’est-à-dire qui vieillit sans délaisser le combat.

Conclusion.

Contrairement aux adversaires, négateurs et détracteurs de la Religion divine : l’Islam, la Loi divine nouvelle n’est pas venue pour asservir les Fils d’Adam entre eux. Mais au contraire, cette nouvelle Loi divine se veut plus dissuasive, salvatrice, libératrice. Pas d’exploitation de l’homme par l’homme ! Aussi la loi, loin de détruire l’ordre établit de l’époque, réforme, combat les injustices, et amène tout maître à se comporter avec autrui comme un homme, non comme une bête, un être injuste. De plus, elle réglemente la loi sur l’affranchissement. Elle permet à celui qui possède cet esclave, de gagner une part dans ce monde et dans l’Autre. En effet, la Loi produit la justice entre les Fils d’Adam, tandis que l’absence de loi, où une loi d’essence humaine produit, elle, l’injustice, l’inimitié entre les Fils d’Adam et la transgression. 

Le rôle de la Loi divine.

Qu’est-ce à dire ? Comme l’ignorant que la Loi d’essence divine est injustice ? Certes non ! Seulement nous n’avons pas connu la valeur de la Loi d’essence divine que par la foi. Tous ceux en effet qui ne se réclament pas de la pratique de la Loi d’essence divine encourent la colère divine. Mais maintenant, la Vérité et la Justice de Dieu se sont manifestées à travers la révélation d’un Livre divin nouveau : le Coran, attestées et misent en application par le sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). A l’adresse de tous ceux qui croient et se soumettent car il n’y a pas de différences : tous les hommes, sans exception, sont Fils d’Adam (sur lui la Paix !). En vérité, l’homme est en perdition, sauf s’il croit en son divin Créateur et Messager, et fait oeuvres bonnes, et enjoint avec autrui le droit, et s’enjoignent mutuellement la patience endurance (Coran CIII). Car l’homme est justifié par la foi avec la pratique de la Loi d’essence divine. Ou alors le divin Créateur est-il le divin Créateur et Législateur des gens de la Torah et des gens de l’Évangile, et non point de l’ensemble de l’humanité ? Certes, également de l’ensemble des Fils d’Adam ; puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu et un seul Législateur divin. Lequel sera le seul Juge suprême le jour où chaque fils d’Adam comparaîtra devant Lui, et aura à rendre compte de l’ensemble de son temps passé sur terre !

Dépasser son ego.

Le début de l’Islam vit la conversion de nombreux arabes et étrangers. Parmi ceux-ci des esclaves comme Bilal l’Abyssinien. Homme remarquable, et l’un des premiers hérauts qui appellera, chaque jour, à la Prière obligatoire.
   Avec l’arrivée d’étrangers (non-arabes), le Messager de l’Islam appellera son peuple à dépasser son ego pour intégrer pleinement chaque individu de chaque tribu de chaque nation au sein de sa communauté : la communauté Mohammadienne. A ceux qui pouvaient montrer une certaine réticence, inimitié, aversion, il leur signala, haut et fort, que des gens d’Afrique comme Bilal était de sa maison, que des gens d’Europe comme Soheib le Romanien était de sa maison, que des gens comme Salman le Persan était de sa maison. Il appela donc son peuple à dépasser l’animosité, l’aversion, le sectarisme, la réticence, l’esprit tribal, le nationalisme et autres maladies de l’âme.
   Il y a, certes, diversité des langues et des couleurs, mais c’est une seule et même communauté. En la religion divine : il n’ a ni homme libre ni esclave, il n’y a ni homme ni femme, il n’y a ni langues ni couleurs, il n’y a ni religion arabe ou étrangère, il n’y a ni islam d’Arabie ou d’ailleurs ; car tous ses membres forment une seule et même communauté, la communauté mohammadienne. N’en déplaise aux détracteurs de la Religion divine : l’Islam ! 
   Abou Horairah rapporte que le Messager de Dieu demanda des nouvelles d’une femme noire qui avait coutume de balayer la mosquée et qu’il ne voyait plus (depuis quelques temps). On lui répondit qu’elle était morte. « Pourquoi donc ne m’en avez-vous pas averti ? » Ils eurent l’air d’en faire peu de cas. « Indiquez-moi sa tombe » leur demanda le Prophète. Ils la lui montrèrent et le Prophète vint y diriger la prière funéraire, puis il dit : « Ces tombeaux sont très ténébreux pour les habitants et Dieu les illumine grâce à la prière que je viens y accomplir.’ (Transmis par Bokhari et Mouslim).  (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous vers ce qu’Il aime et agrée !

 




 

 

De Noé à nos jours !

 

Après le déluge, va commencer pour l’humanité une nouvelle ère. Et l’ordre divin sera : « Établissez la religion ; et n’y divergez pas. » (Coran XLII 13). 

 

DE L’ÈRE NOAHIDE A NOS JOURS…

En 1991, le Congrès Américain aurait incorporé les 7 lois dites « Noahides » dans leur corpus de lois publiques (référence 102-14)

Errare humanum est… sed perseverare diabolicum 
L’erreur est humaine… mais persévérer est diabolique

L’origine de ces 7 lois. 

Selon le monde biblique : Pour les rabbins, Dieu, nous dit-on, a promulgué deux législations. La première s’adresse à l’humanité entière. Elle est appelée « législation des fils de Noé » puisque, après le Déluge, c’est Noé qui est devenu l’ancêtre de l’humanité. La seconde, la Torah a été donnée à Israël. Chez les gens de la Thora, on parle donc « des Sheva mitsvit bené Noa’h (« Sept Commandements pour les Fils de Noé », ou plus brièvement « Sept Commandements noachiques ») qu’énumère le Talmud dans le Traité sur l’idolâtrie Avoda sara 64 b, ainsi que dans le Traité Sanhédrin 56 b. Ces commandements incluent les sept prescriptions élémentaires suivantes : 1. Sauvegarde du principe de droit ; 2. Interdiction de l’idolâtrie ; 3. Interdiction du blasphème ; 4. Interdiction du meurtre ; 5. Interdiction du vol ; 6. Interdiction de la luxure ; 7. Interdiction de la consommation de chair vivante…
   L’idée fondamentale des « Sept Commandements noachiques » est de définir un minimum de contraintes morales pour l’humanité entière. Cela étant, il n’est pas essentiel que les descendants de Noé, c’est-à-dire en fait tous les hommes connaissent ces lois ; celui qui les observe, même inconsciemment, est considéré dans la pratique légal d’un Israélite. » (V. Paul, un regard juif sur l’Apôtre des Gentils. Schalom Ben-Chorin. Edit. Desclée de Brouwer.).
   Maïmonide : Melachim, VIII. « Quiconque accepte les sept commandements et les observe avec soin est considéré comme un Gentil pieux, et il a part à la vie éternelle, mais c’est à la condition qu’il reçoive et exécute ces préceptes parce que D.ieu les a imposé dans Sa Loi et qu’Il nous a révélé par Moïse notre maître que ce sont là les ordonnances reçues à l’origine par les enfants de Noé ; mais s’il pratique cela simplement parce que la raison le lui suggère, il ne devrait point être regardé comme un prosélyte de la porte ou citoyen, ni comme un homme pieux ou un sage parmi les Gentils. »

Dieu passe une alliance avec Noé et, à travers lui, avec l’humanité. Les sept commandements sont le résultat de cette alliance. Les descendants de Noé sont liés par cette alliance et peuvent se sauver en respectant l’alliance et les sept commandements. Les dix commandements ont été révélés seulement pour les Juifs (il s’agit de dix commandements parmi 613) ; tandis que les sept concernent tous les hommes, y compris les non juifs. Cela revient à accorder un statut religieux aux non juifs. Tous les humains peuvent avoir l’espoir d’un salut. Il n’y a pas besoin de se convertir au judaïsme pour être sauvé ; il n’y a donc pas de prosélytisme. L’alliance passée avec Noé n’est pas abolie par celle passée avec Israël. Noé préfigure Abraham. C’est un juste, il marche à côté de l’Éternel. Mais est – il juste en soi ou par rapport à ses contemporains ? Est – il aussi juste qu’Abraham ? Ces deux questions sont posées par les commentateurs. En fait, Abraham va devenir le personnage central de la tradition juive. Il y a une différence d’interprétation entre l’idée de l’universalité d’un enseignement et celle d’un privilège accordé à un peuple. La première de ces idées est incarnée par Noé et la seconde par Abraham… (Source : Lire…)

On a dit encore : Dès l’aube de la création du monde, toujours selon le monde toranique, le divin Législateur a décrété que l’homme devra observer six lois éthiques fondamentales. Ces six lois ont été créées afin de permettre la fondation d’une société unifiée fonctionnant harmonieusement, et elles ont été données en premier lieu à Adam et Ève et à leur progéniture dans le Jardin d’Eden (1).
   (1) Le mot « paradis » est la translittération du mot iranien « pardès » qui désigne un « jardin fermé ». Le « Jardin d’Eden » vient de l’hébreu « Gan Eden » (« le pays plat », « la plaine« ) et désigne la Mésopotamie, berceau mythique des peuples sémites. 

   Nous dirons : Les gens de la Synagogue mettent toujours l’accent sur la loi, et non sur les croyances avec la loi. Ainsi la foi est reléguée au second plan. En vérité, une vraie société peut réellement fonctionner harmonieusement que si elle se donne pour religion la vraie religion : l’Islam. Car la Religion divine, depuis Adam (sur lui la Paix !) forme un tout. Secundo : Le monde toranique étant très attaché à l’amour de ce bas-monde, aussi voit-il, comme partie du monde évangélique, le jardin d’Eden sur terre, non dans l’Au-delà ! Pourtant, leur Messager, le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) ne les a-t-il pas appelé à l’amour de l’Au-delà plus que celui d’ici-bas ? Qu’on re-lise ses paroles

Et de dire encore : Ce sont les interdictions générales de l’idolâtrie, du blasphème, de l’homicide, des relations sexuelles illicites, du vol, et le commandement actif d’établir des institutions chargées de rendre la justice.

Malheureusement, dix générations de l’humanité, depuis celle d’Adam jusqu’à celle de Noé, se sont révoltées délibérément contre ces six lois de Dieu. A la suite de leur transgression, Dieu a puni l’humanité avec le Déluge…

Nous dirons : Premièrement : La Bible n’est pas pour nous une source de référence, et encore moins les paroles du monde de la Synagogue. Deuxièmement : La présentation des lois noachides au monde étranger est d’institution rabbinique non divine. Lequel est décrit comme tel par certains commentateurs. Qu’on en juge : 

   (…) distinction est faite entre le Ger tochav, qui désigne un étranger suivant les 7 lois noachides (Croyance en un dieu unique, interdiction du meurtre, du vol, de l’immoralité sexuelle…etc…), et le Akoum, qui est un acronyme pour « adorateur des étoiles et des astres », et qui désigne donc un païen. Un chrétien, un musulman ou un mazdéen relève effectivement de la catégorie des Ger tochav. Et les Ger tochav particulièrement justes, même s’ils ne suivent pas les 613 commandements censés s’appliquer aux juifs, ont toute leur place au côté de Dieu… Mais si… C’est écrit en toute lettre et à plusieurs reprises dans le Talmud…
Ce cher Talmud donne d’ailleurs parfois des lois assez fantaisistes, mais qui décrivent bien les relations entre juifs et non juifs sous l’antiquité. Ainsi, les Grecs, même si ce sont des Akoum, sont considérés comme humanistes et très respectueux de la vie humaine. Ils ont de fait aussi droit à la rédemption des justes, du fait de leur éthique exemplaire, et les juifs ont donc le droit de plus intimement les fréquenter, de moins se méfier d’eux, contrairement aux impitoyables Ger tochav Perses (mazdéens), considérés comme brutaux et dangereux (un commandement recommande donc à un juif de ne pas marcher à gauche d’un non-juif armé d’une épée, sauf si c’est un grec !)… etc… 

   Troisièmement : Selon les exégètes, Noé (sur lui la Paix !) fut envoyé, par le divin Créateur, quand son peuple commença à Lui désobéir et à adorer des idoles, à tomber dans la turpitude et le blâmable, dans l’ivresse et les jeux. Quatrièmement : La religion divine est une et indivisible. Quand les hommes apprirent cela, par rébellion entre eux, ils se divisèrent. Et sous l’impulsion du Démon banni, ils créeront religions et sectes (Coran XLII 13-14). Aussi, au divin Créateur de révéler à Son messager : 

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« Il vous a tracé, en matière de religion, le chemin qu’Il avait enjoint à Noé. Et ce que Nous te révélons à toi (ô Mohammad), ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham et à Mochè (Moïse) et à Ichoua (Jésus), c’est ceci : « Établissez la religion ; et n’y divergez pas. » (Coran XLII 13). 
Ce qui signifie que la religion de l’ensemble de ces prophètes est une et indivisible : la Soumission (ou l’Islam). 

   Cinquièmement : La Religion divine, selon nos Savants, se divise en deux parties distinctes : les croyances et la loi. Ce sont ces deux choses qui seront données aux créatures humaines, les Fils d’Adam. Aussi, les croyances d’Adam au sceau de la Prophétie seront les mêmes, à savoir : Croire en Dieu, en Ses Livres, en Ses prophètes, en Ses anges, au Jour dernier, au Paradis, au Feu infernal, à la Prédestination… Quant à la Loi, elle peut être reconduite, changée, assouplie, modifiée, réformée, abolie. Et ceci selon les époques. Exemple : la loi coranique est différente de la loi biblique donnée aux Fils d’Israël, aux Judaïsés et gens de l’Évangile. Et la loi coranique est venue pour abolir, réformer, assouplir, changer la loi biblique. Ceci, le monde toranique le refuse absolument. Quant aux gens de l’Évangile, sur ordre de Paul leur maître ; ils ont cru bon d’abolir l’ensemble des lois toraniques pour eux. L’homme évangélique se croit donc affranchi de la loi toranique. Ce qui est faux. Selon Paul, la loi contenue dans la Torah était source de malheur perpétuelle (Bible. Rom. 7, etc.) ! ? Aussi, depuis son époque, ses suivants se battront corps et âme pour imposer à leurs communautés des lois d’essence humaine non divine. De même aux autres communautés religieuses. Sixièmement : Le divin Législateur a conclu une alliance avec Ses créatures à travers : 1) Ses messagers, 2) Ses livres : Bible (originelle) + Coran. Septièmement : Tous les descendants de Noé (sur lui La Paix !), sans exception, sont liés à cette alliance et peuvent être sauvés en respectant l’alliance passée avec leur divin Législateur. Dans le cas contraire, l’infidélité à l’alliance conduit l’homme à sa perte dans ce monde et dans l’autre. Huitièmement : La loi divine accorde aux non soumis, aux insoumis, aux étrangers (hébreu Nokhri, ce qui veut dire « étranger) un statut. Ceci dans la Bible comme dans le Coran. Mais la loi étant changeante, ce statut est automatiquement appelé à changer.  Neuvièmement : Et contrairement aux assertions mensongères du monde de la Synagogue, se convertir (léitgayér) à la Religion divine : l’Islam, est obligatoire. Pour eux, en premier, et de même pour l’ensemble de la création. Et eux plus que d’autres, car selon la parole coranique ils connaissent (connaissaient leurs ancêtres en Arabie) que cela est vérité (Coran II 89). Quant le prophète Mochè (sur lui la Paix !) vint avec la Torah, les Fils d’Israël et les Judaïsés devaient nécessairement se convertir à la loi contenue dans la Torah. Ceux-ci l’accepteront qu’après imposition forcée (Coran II 63 ; VII 171). Dans un premier temps, ils s’y refusèrent. Quand le Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) vint avec l’Évangile, Les Fils d’Israël et les Judaïsés devaient nécessairement se convertir aux nouvelles dispositions et lois contenues dans l’Évangile originel. Excepté un petit groupe, ils refusèrent de se convertir, d’accepter les nouvelles lois divines contenues dans l’Évangile. Leur refus, entraînera leur exil et la destruction du second Temple. Quand le sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) vint avec le Coran, les Fils d’Israël et les Judaïsés, les gens de l’Évangile devaient croire en lui, et devaient nécessairement se convertir aux nouvelles dispositions et lois contenues dans le Coran. Partie du monde biblique (toranique + évangélique) l’accepta, d’autres, par rébellion et jalousie, s’y refusèrent. Pour eux, et à l’inverse de la loi biblique, un statut spécial leur sera toutefois accordé. Ils pourront, moyennant la capitation, vaquer à leurs occupations et pratiquer leur culte. Ce que l’ancienne loi biblique ne permettait pas. 
Conclusion : Pour être sauvé, au sens large du mot, dans ce monde et dans l’Autre, la conversion est un acte obligatoire, notamment pour le monde biblique. Et le Seigneur des mondes n’a pas donné à Sa création deux religions et deux lois parallèles comme le prétendent à tort le monde rabbinique. Et le fait de pratiquer certaines lois divines (à l’instar de lois dites noachides), pour une communauté ne suivant pas un Livre saint voire un prophète particulier, comme : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre la fornication ou l’adultère, l’homosexualité ou la saphisme, etc. ; ne saurait sauver, être une source de salut et d’espoir dans l’Au-delà. L’alliance passée avec le monde biblique, à travers les prophètes Mochè et Ichoua (sur eux la Paix !), a été abolie par celle passée avec le sceau de la Prophétie. N’en déplaise aux détracteurs de la Religion ! Et il n’y a aucune différence d’interprétation entre l’idée de l’universalité d’un enseignement et celle d’un privilège accordé à un peuple. La première de ces idées et la seconde est incarnée par le prophète Abraham (sur lui la Paix !). De lui naîtra deux nations : Les Fils d’Ismaël et les Fils d’Isaac et par extension : les Fils d’Israël… A l’un sera donné la Bible originelle. A l’autre, le sceau des Livres divins : le Coran. Mochè (Moïse) et Ichoua (Jésus) préfigurent tous deux le sceau de la Prophétie, le Prophète Mohammad (sur eux la Paix !). En fait Abraham (sur lui la Paix !) va devenir le personnage central de la Religion divine et de la Tradition. N’en déplaise aux détracteurs de la religion ! C’est à Abraham (sur lui la Paix !) que les promesses furent adressées et à sa descendance. (Comparer : Bible. Gal. 3). A ce sujet, la perfection de la puissance spirituelle a été mise par le Seigneur des mondes dans une des branches de la postérité d’Adam, en Seth et ses descendants jusqu’à Hénoch ; puis jusqu’à Noé ; puis jusqu’à Abraham ; à partir d’Abraham cette puissance parvint à deux rameaux : celui d’Ismaël et celui d’Yits’haq (Isaac). Alors Dieu fit d’lsmaël le principe de l’apparition de l’esprit de sainteté en faveur de Mohammad (sur lui la Paix !) ; Il fit d’Yits’haq (Isaac) le principe de deux rameaux : celui de Ya’cob (Jacob) et celui d’Esaü ; il plaça la prophétie dans la postérité de Ya’cob et la royauté dans celle d’Esaü. Cet état des choses dura jusqu’au temps de Mohammad, à qui furent transmises, quant il apparut, la lumière de la prophétie et la lumière de la royauté.

NOE ET LE DELUGE

Avant et après le Déluge, l’abattage d’animaux pour leur viande a été permis pour la consommation humaine.

Noé et sa famille, ainsi que tous les animaux et les autres créatures vivantes qu’ils avaient embarqués à bord de l’arche avant le Déluge, sont restés dans l’arche pendant une période que nous connaissons tous. Puis, le Déluge terminé, l’Arche viendra s’échouer sur le mont Djoudi. Noé (sur lui la Paix !), sa famille, et tous les habitants de l’arche sont sortis de l’arche et ont mis pied sur le sol ferme.

En remerciement, Noé (sur lui la Paix !) ordonnera un jour de jeûne. Ce sera au mois de Mouharram, le dixième jour, le jour dit de l’Achoura, en arabe. Selon le monde toranique, Noé (sur lui la Paix !), par contre, se serait, « s’est rendu au mont Moria, situé dans ce qui deviendra plus tard la Terre d’Israël, il y construisit un autel et offrit un sacrifice de reconnaissance à Dieu« . Nous voyons là, la différence notoire entre le Judaïsme, d’une part, et l’Islam d’autre part. Les commentateurs bibliques parlent d’un autel, les commentateurs coraniques, eux, d’un jeûne. On voit là aussi, l’influence du Sabéisme sur la religion des gens de la Torah, et leur option pour l’avenir. 

Toujours selon les commentateurs bibliques, « Dieu ordonna à l’humanité, cette fois encore, non seulement de garder et d’observer les six lois, mais il ajouta un septième commandement, l’interdiction de consommer le membre d’une créature vivante. Avant le Déluge, les hommes n’avaient pas le droit de manger de la viande. Après le Déluge, l’abattage d’animaux pour leur viande a été permis pour la consommation humaine« . Ce qui est faux selon les commentateurs. Ce que le Seigneur des mondes ordonna au prophète Noé (sur lui la Paix !), nous l’avons rappelé plus haut : c’est ceci : « Établissez la religion ; et n’y divergez pas. » (Coran XLII 13). De même, l’interdiction du mariage entre frères et sœurs, proches. Secundo : Selon les historiens, les hommes d’avant le Déluge consommeront et auront le droit de manger de la viande. N’oublions pas que l’Arche comprend des animaux sauvages comme domestiques.  

Noé (sur lui la Paix !) ordonna à tous ceux qui furent avec lui d’obéir à cette parole divine : « Établissez la religion ; et n’y divergez pas. » (Coran XLII 13). Les commentateurs bibliques rajoutent : C’est à ce moment-là que D.ieu a révélé l’arc-en-ciel et en a expliqué la signification à Noé. Ce qui est également faux. 

LE SYMBOLE DE L’ARC-EN-CIEL POUR LE MONDE BIBLIQUE

Le véritable rendez-vous avec le Seigneur de Noé : l’eau qui sort du four.

   Dans le récit de Noé (sur la Paix !), une chose importante mentionnée doit nécessairement attirer notre attention : le four. Car il est un signe divin. Ceci les commentateurs bibliques ne le mentionnent pas. Nous avons vu que le mot arabe « tannour » (four) a plusieurs significations. Exemple de ‘Ali fils d’abi Talib qui a dit, quant à lui, qu’il s’agit de l’aurore quand elle se fend et du jour quand il se lève. Selon lui, Dieu a ordonné à Noé de faire monter les créatures dans l’Arche avant l’aurore. Notons cette parole adressée à Noé : Si l’eau sort du four à pain, monte à bord toi et tes compagnons. Dieu alors fit sortit l’eau du four à pain. La femme de Noé le sut, et lui dit : O Noé ! L’eau sort du four ! Il dit : Est venu véritablement le rendez-vous de mon Seigneur ! C’était là le véritable rendez-vous avec son Seigneur. 

   Un lien avec l’eau ? On peut créer artificiellement, nous dit-on, le même phénomène en miniature. Il y suffit d’un jet d’eau ou d’une fontaine. On se tient le dos au soleil et l’on regarde les reflets de lumière dans la fine  » poussière d’eau « . Un arc-en-ciel est en permanence visible dans les Chutes du Niagara, les jours de grand soleil. En se reflétant dans les eaux que leur chute brise en une véritable poussière de gouttelettes, la lumière solaire y reconstitue le phénomène céleste. Le pont d’où l’on observe le mieux ce spectacle chatoyant se nomme, pour cette raison,  » le pont de l’arc-en-ciel « . Preuve que tout cela a un rapport avec le mot « four », ce signe divin, et aucun rapport avec ce qu’en disent le monde rabbinique. Quand l’eau sort du four, C’était là le véritable rendez-vous avec son Seigneur. La véritable Alliance passée avec Noé (sur lui la Paix !).

   Selon le commentateur biblique : « D.ieu a fait de l’arc-en-ciel une partie de Son Alliance avec Noé, ses descendants, et la terre, et Il a promis à l’ensemble de la création qu’Il ne la détruira plus jamais à cause des péchés de l’humanité. D.ieu, par le mérite de la vertu de Noé, a conclu l’alliance de l’arc-en-ciel. Cette alliance est une alliance de vie éternelle. C’est ainsi que la vue de l’arc-en-ciel et de ses sept couleurs sert à nous rappeler notre obligation d’observer les  » Sept lois des enfants de Noé « . Ce qui est faux. On notera, au passage, que le document jahviste ne fait cependant aucune mention d’une alliance passée entre Dieu et Noé, l’arc-en-ciel, ainsi que l’évocation des « sources du grand abîme et [des] écluses du ciel », le document jahviste se contentant de dire qu’il a plu (Wikipédia). Ce qui paraît être plus en accord avec le texte coranique, et prouve la falsification du texte original. 

   Nous dirons : C’est une interprétation propre au monde biblique, et qui n’engage que leurs auteurs. Secundo : Le monde toranique est un monde qui nourrit un doute certains pour tout ce qui touche le signe ou le miracle, en général (Coran IV 155). Nous le voyons avec des récits comme la « vache rousse », et les signes du Messie (Coran LXI 6), que les Fils d’Israël et les Judaïsés ont interprété comme étant de la magie pure ! Troisièmement : La religion est venue depuis Adam (sur lui la Paix !) pour protéger l’homme dans six choses précises : 1) sa religion , 2) sa personne, 3) dans ce qu’il possède d’une manière licite, 4) dans sa lignée ou sa descendance, ce qui signifie en clair et surtout pas de relations sexuelles hors mariage légal, 5) dans son intellect, d’où l’extrême obligation de s’éloigner de toute boisson enivrante, ou tout autre plante pouvant provoquer des dangers certains… De tout ce qui peut porter atteinte au bon fonctionnement de son intellect, de son cerveau. Pour garder en permanence les idées claires. 6) dans son honneur. Respect de sa personne humaine… C’est ainsi que ces six choses mentionnées ci-joint sert à nous rappeler, à nous gens de l’Islam traditionnel, notre obligation de les observer. Et loin de nous ces lois noachides proposées par le monde toranique, et sur lesquelles le Saint et Seigneur des mondes, Allaha, n’a fait descendre aucune autorité. Quatrièmement : Voir l’arc-en-ciel ne nous met pas à l’abri de tout danger, de tout châtiment divin. Après Noé (sur lui la Paix !) combien de peuples ont été détruits par les eaux ? Et ceci jusqu’à notre époque. La destruction n’a pas été, certes, universelle, mais a toujours existée et existera toujours. Aussi à Jacob ben Isaac d’écrire dans son commentaire sur la Torah : Tous les jours de la terre, semailles et moissons (Gen. 8:22). Le Saint, béni soit-Il, dit : « Je ne tuerai plus tout le monde d’un seul coup comme Je l’ai fait pendant le déluge ; mais certains naîtront et d’autres mourront. » Voilà pourquoi le verset dit : « Ce sont les semailles et les moissons. Les gens viendront au monde et disparaîtront. » De quoi mourront-ils ? Du froid et chaleur (Gen. 8:22). En effet, quand l’été et l’hiver se terminent, beaucoup de maladies s’abattent sur les impies ; aussi, jeûne-t-on le lundi et le jeudi après Soukkot et Pessah, quand l’été et l’hiver se terminent. Il existe également une autre explication : le Saint, béni soit-Il, dit : « Je ne provoquerai plus le déluge, mais Je punirai les gens lors des semailles et des moissons de blé. La chaleur leur brûlera le blé ; Je déclencherai le froid afin que le blé ne pousse pas. » 
Mon arc Je le donnerai à la nuée (Gen. 9:13). Le Saint, béni soit-Il, dit à Noé : « Je vais te donner une preuve que Je tiendrai Ma promesse et ne provoquerai plus le déluge. Quand les gens deviendront mauvais, Je ferai tomber la pluie et placerai un arc-en-ciel dans les cieux afin de leur montrer Que Je peux déclencher la guerre et faire pleuvoir de grosses ondées pour les noyer. Mais Je tiendrai ma promesse. » L’arc à d’ailleurs les deux extrémités celles où, d’ordinaire, on attache la corde dirigées en bas vers les gens : preuve que le Saint, béni soit-Il, a conclu la paix avec les hommes et ne veut pas tirer sur eux. C’est pour cette raison qu’il n’y eut aucun arc-en-ciel (L’arc-en-ciel est un signe de l’alliance avec YHVH, voir Ez. 1:28) du temps d’Ezechias, ni à l’époque de Rabbi Simon bar Yohaï ni enfin à celle de Rabbi Josué ben Lévi car ils étaient des justes qui protégeaient tous les gens. (Op. cit.). 

Cinquièmement : Comment expliquer que partie du monde, les gens de Sodome, les homophylophiles aient repris, à leur compte, une certaine forme de ce symbole que l’on dit  biblique ? Le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, commanderait-Il le mal, la turpitude et le blâmable ? En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !


Le désir des détracteurs de l’Islam !
Combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !

 

LA VOIE NOA’HIDE OU LA VOIE MOHAMMADIENNE

L’accomplissement de l’alliance divine exige d’établir la Religion divine ; et ne pas diverger.

Nous avons vu ce que le Seigneur des mondes exigea de Noé (sur lui la Paix !) ceci : « Établissez la religion ; et n’y divergez pas. » (Coran XLII 13). 

La Religion ici c’est la Soumission (ou l’Islam), laquelle prêche l’unité. Cette Religion que professera Adam, et tous ceux qui viendront après lui. Abou Horeirah rapporte à ce sujet que le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit :
« Les prophètes sont frères, issus de mère différente, leur religion est unique… »
Tel n’est pas l’avis du monde la Synagogue. Qu’on en juge : « 
La foi en un seul vrai D.ieu est nécessaire pour le non-Juif. Dès lors qu’il croit dans le D.ieu d’Israël, il saura qu’il lui a été ordonné d’observer sept lois universelles d’ordre éthique basées sur une croyance en D.ieu ». Le choix est clair, on militera (ou on devra militer) pour une divinité qui a choisi, parmi les nations et les peuples, une seule sorte de créatures : les Tribus d’Israël et les Judaïsés ! On propose donc au reste du monde, certes, de croire en Hachem, le divin Créateur, mais sans la révélation. Laquelle concernerait, là encore, uniquement les Tribus d’Israël et les Judaïsés ! C’est à la fois (ou un chemin entre) du Sabéisme pur et dur, lequel refuse de croire aux messagers et prophètes divins, et une sorte de Déisme, lequel, bien qu’il prétend croire en Dieu, refuse la révélation ! Avenir peu brillant et trompeur ! 

   Le monde de la Synagogue et le monde des étrangers. Leur proposition.

   Selon ce monde toranique si on veut que l’étranger vive heureux, dans ce monde et dans l’Autre, il lui faut remplir certaines conditions. Qu’on en juge : 
« Les non-Juifs dans le monde ont un devoir religieux, une obligation qui, si elle est remplie, amènera la paix et l’harmonie dans le monde et donnera au non-Juif vertueux une part dans le monde à venir ».
Nous dirons : Cela est faux. Les étrangers n’ont aucun devoir envers le Judaïsme, mais le seul devoir qu’ils ont, par contre, c’est de se convertir (y compris pour toute personne du Judaïsme – croyants & incroyants -), non à la religion nouvelle proposée par les gens de la Synagogue ; mais à la Religion divine : la Soumission. Et cela donnera à l’étranger sincère et vertueux une part dans le monde à venir, amènera la paix et l’harmonie dans le monde entier.

   Les deux sentiers. La prétendue éloge due et à faire au monde rabbinique. 

   Selon le monde rabbinique : 

D.ieu a donné à l’humanité deux sentiers (1) par lesquels l’humanité peut réaliser son unité. L’un de ces sentiers est le judaïsme, l’autre le noa’hisme. Cela nous le savons, et en avons pleine conscience, parce que le judaïsme a préservé la connaissance et la pédagogie du sentier du non-Juif vertueux : les  » Sept Lois des Enfants de Noé « . Il incombe par conséquent au non-Juif d’acquérir la conscience de ce que représente son devoir religieux et de la manière de l’accomplir.
(1) Michné Tora – Les lois sur l’idolâtrie, chapitre 1, lois 2 et 3.

   Nous dirons : Cela est faux. Certes, il a été donné à l’homme deux voies (Coran XC 10). Lui laissant ainsi le choix de sa destinée : élu ou damné. En aucun cas, ces deux voies sont celles citées ci-joint. Le Noa’hisme a été aboli par la Torah. Et la Bible a été abolie par la révélation du Coran. Et si les prophètes : Noé, Mochè et Ichoua (Jésus) étaient vivants au temps du sceau de la Prophétie, le prophète Mohammad (sur eux la Paix !), tous, sans exception, suivraient (auraient suivi) la Nouvelle-Alliance, la Nouvelle Torah : le Coran, et le sceau de la Prophétie. Telle est la loi du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha ! N’en déplaise aux ergoteurs, négationnistes, négateurs, détracteurs de la Religion ! Il incombe, une nouvelle fois, aux étrangers d’acquérir la certitude de ce que représente sa conversion, puis son devoir religieux et la manière de l’accomplir.

   Et d’ajouter : Pour cela il lui faut prendre conscience du fait que D.ieu a institué les saintes autorités rabbiniques comme des instruments pour la protection et l’enseignement de cette antique doctrine (2). Pourquoi devons-nous accepter les rabbins et la sainteté de leur autorité ? Parce qu’il n’existe aucune source en dehors du Talmud et des enseignements ultérieurs des rabbins qui délimitent les sept lois noa’hides. Nous ne pouvons les apprendre et savoir comment les accomplir qu’auprès des Juifs de stricte observance.
2) Les rabbins dont il est ici question sont seulement ceux qui acceptent la Tora miSinaï – l’autorité absolue de la Tora écrite et de la Tora orale comme ayant été données à Moïse sur le mont Sinaï.

   Nous dirons : Nullement. Ce sont ces mêmes autorités qui se sont investies à elles-mêmes cette prétendue autorité. Et à elles aucune doctrine n’a été donnée. Car le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, et nous l’avons vu, prêche l’unité dans Sa religion depuis Noé : « Établissez la religion ; et n’y divergez pas. » (Coran XLII 13). Dire et attester le contraire, n’est-ce pas Le faire mentir ? Secundo : La seule loi que donnera Noé (sur lui la Paix !) à son peuple, et nous l’avons vu ; c’est l’interdiction du mariage entre frères et sœurs, proches. Et à lui de prêcher comme religion à ses proches, sa famille, son peuple, une seule et unique religion : la Soumission. Troisièmement : Pourquoi, pour le monde de la Synagogue ne pas appeler directement les « étrangers » au Judaïsme ? Parce que, diront certains, ils sont une plaie pour lui ? Quatrièmement : On aime déclarer, à qui veut bien l’entendre, que la religion des gens de la Synagogue est la religion de l’unité. Toutefois, cette même Synagogue émet des doutes sur la foi de prophètes comme Noé (sur lui la Paix !). Qu’on en juge :

   Cette incapacité à apprécier l’unité de D.ieu peut se manifester de bien d’autres manières, encore plus subtiles. Nos Sages nous apprennent que la foi de Noé était déficiente. En effet, expliquent-ils,  » Noé faisait partie de ces gens dont la foi était imparfaite. Il croyait, mais sans y croire, à la venue du déluge  » (Berèchith rabba 32, 9).
(…) La question devient plus compliquée si nous considérons que Noé était un prophète et qu’il a communiqué directement avec le Tout-puissant, ce qui aurait dû l’inciter à une foi plus assurée. Accuser un prophète d’un manque de foi ne semble pas possible. Comment pourrait-il douter de la parole de D.ieu ?

La réponse à cette question nous est suggérée par un défaut relevé par les Sages dans l’appréciation par Noé de l’unité de D.ieu. Il n’a jamais, en réalité, douté que le Tout-puissant pût détruire le monde, ni n’a jamais mis Sa parole en doute. Cependant, parce qu’il existait en lui une imperfection dans sa perception de l’Unicité de D.ieu, Noé a cru que la pitié du Créateur contredirait Son attribut de justice. (Les articles 13 de la foi).

   Conclusion.

   De tout temps et à toute époque, les gens de la Synagogue pensent, à tort, que la Synagogue professe une vérité absolue, non soumise à changement. Mais maintenant que l’Islam est venu, sa théorie s’effondre. Il ne reste que peu de gens à prendre encore la Synagogue au sérieux. Pour nous, les Prophètes (sur eux la Paix !) sont au-dessus de ce que peuvent leur attribuer les créatures, et ils sont des êtres dont la foi n’est pas à mettre en doute. En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
Enfin, comme la Bible, le Talmud ne saurait être une source de référence pour l’Islam traditionnel. C’est un recueil de paroles rabbiniques, non un recueil des paroles de ‘Mochè rabbeinou’. N’en déplaise aux gens de la Synagogue, du monde toranique !
 

 

UNE ALLIANCE AVEC LES NATIONS. POURQUOI ?

C’est à l’homme toranique de croire réellement que : « A Dieu appartient la Royauté des Cieux et de la terre » (Coran II 107).

      La Torah pour qui ?

Le grand problème du monde de la Synagogue c’est qu’il ne croit pas à un autre Sinaï. Aussi, dit-on : Il est proclamé ici que le Tout-puissant ne Se donnera jamais une autre Torah, ni n’ajoutera ou retranchera rien de celle que nous possédons maintenant.
On a dit aussi : 

Une autre question se pose à propos de l’offre de la Torah aux nations du monde et de son rejet : Les commandements qui leur ont été présentés comme des exemples de la Torah, les lois relatives au meurtre, au vol et à l’adultère, font partie des sept lois noa‘hides. Or, ces nations avaient déjà l’obligation d’observer ces mitswoth. Pourquoi les ont-elles rejetées ?

La proposition faite aux nations d’accepter la Torah impliquait une berith, une alliance, destinée à établir un rapport plus fort avec le Tout-puissant. Une alliance présente la particularité, par définition, de pouvoir être acceptée ou rejetée. Les nations l’ont rejetée, comme ils auraient rejeté, si elles l’avaient pu, les sept lois noa‘hides dans leur ensemble. Cependant, comme ces lois ne font pas partie d’une alliance, il n’y a jamais eu de possibilité qu’elles puissent être rejetées. Le Tout-puissant exige que ces lois soient observées par toute l’humanité, et parce qu’Il est le Créateur et que nous sommes Ses créatures, nous n’avons pas d’autre choix que de les accepter. Par l’observance de ces sept lois, toute l’humanité peut se rapprocher de D.ieu et s’acquérir une part dans le monde à venir.

Dans son commentaire, Rachi de prétendre :
« Il a brillé du Seïr, pour eux. » Il s’est dressé d’abord aux enfants d’Esaü pour leur offrir la Tora, mais ils l’ont refusée.
« Il a resplendi pour eux de sur le Mont Paran. » Car Il est allé là et l’a offerte aux enfants d’Ismaël, ils l’ont refusée.
Selon Elie Munk : ILS FURENT ENREGISTRES SELON LEURS FAMILLES. Rachi explique : « Ils présentèrent leurs documents généalogiques et des témoins pour confirmer leur ascendance, pour être enregistrés chacun dans sa tribu. » Le Midrach Yalkout ajoute : « Au moment où Israël reçut la Thora les peuples du monde en furent jaloux : « Et pourquoi, demandèrent-ils, (Israël) est-il appelé à s’approcher plus que nous ? » ; le Saint, Béni soit-Il, leur répondit : « Présentez-moi, comme il le fait, vos documents généalogiques ». Aussi la fin du Lévitique, qui indique : « telles sont les mitzwotth que l’Eternel donna à Moïse pour les enfants d’Israël au Mont Sinaï » est-elle suivie immédiatement, au début du présent livre, par l’ordre donné à Moïse, dans le désert du Sinaï de « faire le relevé de toute la communauté des enfants d’Israël » ; ce sont les documents fournis qui témoignèrent qu’Israël avait mérité la Thora. »
Parmi les nations, l’arbre généalogique ne remonte pas au père, souvent inconnu, mais à la mère ; ainsi la Thora, quand elle nous parle des fils d’Ismaël et leurs princes, s’exprime-t-elle en ces termes (Gen. XXV,16) : les peuplades, parmi les nations, sont appelées d’après la mère. (V. Voix de la Thora. Edit. Fondation Samuel et Odette Lévy.).

   Dans le Talmud, il est prétendu (V. Tract. Ab. Zar., fol. 26b) que la parole de la Bible (Is. 27/4) : Dieu n’a pas de colère » se rapporte aux Juifs, et l’autre parole : « Dieu se met en colère » s’adresse aux peuples de la terre. Le nom de Sinaï signifie, selon le Talmud (Tract. Sab., Fol 89a) que la haine de Dieu s’est répandue sur ces peuples  ! (Voir à ce sujet l’ouvrage : le Juif Talmudiste. Abbé Auguste Rohling & Abbé Maximilien de Lamarque.) Pareilles paroles n’engagent que leurs auteurs. Mais combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent !

De même : 

La différence entre la prophétie de Moïse, la Torah, et les autres prophéties est basée sur ce septième article de foi, qui stipule que la Torah ne peut pas être changée.

Avant que la Torah ait été donnée aux enfants d’Israël, rapportent-ils (Sifri sur Deutéronome 33, 2), elle a été proposée à toutes les autres nations du monde. Chacune a voulu savoir exactement ce qui s’y trouvait. Quand elles ont entendu la réponse, donnée sous la forme d’un exemple de ce à quoi elles devaient s’attendre, elles ont refusé de l’accepter. En réalité, le seul fait de demander ce qui est écrit dans la Torah était déjà, en soi, un rejet de l’offre de D.ieu. Car lorsque ces nations se sont posé des questions sur le contenu de la Torah, elles ont stipulé déjà implicitement qu’elles ne l’accepteraient que si elle leur convenait. Elles n’avaient aucun amour pour D.ieu, aucun désir d’accomplir Sa Volonté. Leur mentalité était marquée exclusivement par l’égocentrisme et l’égoïsme. En tout cas, la Torah leur était incompatible, car diamétralement opposée à leur style de vie.

Mais quels commandements D.ieu leur a-t-il révélé ? Qu’est-ce qui leur a fait peur ? Il n’a parlé ni des lois du Chabbath ni de celles de la cacherouth, mais de celles qui interdisent le meurtre, le vol et l’adultère. Ce sont ces commandements-là, fondamentaux et essentiels pour l’humanité, que les nations ont rejetés. C’est sur ces commandements-là que l’attention de l’homme se porterait en premier s’il pouvait amender la Torah. Étant donné qu’ils sont la base de la société et qu’ils touchent la vie de l’homme de façon beaucoup plus sensible et essentielle, ce sont eux qu’il est le plus difficile de tenir pour absolus.

Et pourtant, ces lois ne sont-elles pas communes à tous les pays civilisés ? Existe-t-il une nation qui permette le meurtre, le vol ou l’adultère ? Pourquoi les nations du monde ont-elles rejeté l’offre de D.ieu, alors que ces lois faisaient déjà partie de leurs propres systèmes législatifs ?

Autre propos : 

Le non-Juif doit avoir conscience, en particulier, de l’existence d’un seul vrai Dieu, de ce que la Torah a été donnée à toute l’humanité, de ce que l’éthique et la morale doivent devenir une partie intégrante de la vie ; et enfin que l’humanité doit se lier dans l’unité, dans la croyance dans l’unité de D.ieu et dans l’unité de l’humanité.

   Nous dirons : Premièrement : La Torah a été donnée à un seul prophète : Mochè (sur lui la Paix !). Et à un seul peuple : les Fils d’Israël ou les 12 tribus d’Israël. En aucun cas, aux autres nations ou peuplades du monde. Le dire et l’affirmer, n’est-ce pas faire mentir le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes ? Les prophètes Mochè et Haroun, son frère (sur eux la Paix !) ? De plus, la Bible mentionne deux autres « visites » du divin Créateur à Séir (pour l’Evangile) et à Paran (ou Pharan, pour le Coran, message, lui, universel). Secundo : Si un peuple l’a refusé, c’est uniquement les Fils d’Israël. Et ceci est clairement confirmé par les Écritures (Voir Coran II 63 ; Bible. Ex. 19: 17). N’en déplaise au monde de la Synagogue, toranique. Troisièmement : L’Alliance du même coup s’adressait uniquement aux Fils d’Israël et aux Judaïsés. Et ceci contrairement aux assertions mensongères du monde de la Synagogue. Quant à cette Alliance divine avec le monde toranique, elle forme un tout. Non une partie, et où une autre est délaissée ou reléguée au second rang. Sinon, disent les exégètes, c’est faire acte de mécréance que de croire en une partie du Livre et mécroire ou délaisser l’autre (Coran II 85). Et le monde toranique est connu, tout au long de son histoire, pour son infidélité aux alliances. Quatrièmement : La loi sans la foi ne sert à rien. N’a aucune valeur. Le monde toranique voue une fascination particulière pour tout ce qui touche la loi et son observation, mais délaisse la foi et les bonnes oeuvres. On met en pratique de la loi, chez bon nombre de gens du monde toranique, ce que bon lui semble. Voir à ce sujet les critiques de Paul (Bible. 2 1-24). Et la cause de son premier exil et la destruction du Temple, n’est-ce pas l’abandon et la transgression des lois contenues dans la Torah ? Et de son deuxième exil et la destruction du second Temple, n’est-ce pas son refus de l’Évangile ? Cinquièmement : Dire : Il est proclamé ici que le Tout-puissant ne Se donnera jamais une autre Torah, ni n’ajoutera ou retranchera rien de celle que nous possédons maintenant. N’est-ce pas là mettre en doute Sa toute-puissance ? Abd Allah fils de Kathîr rapporte avoir entendu Moudjâhid expliquer ainsi ce verset : « Ils n’ont pas apprécié Dieu à Sa juste Valeur quand ils ont dit : « Dieu n ’a jamais rien fait descendre sur un homme ! » : c’était là les paroles dites par les associateurs qoreichites ;
« Dis [leur] : Qui donc fit descendre le Livre que Mochè a apporté en guise de lumière et de guidance pour les hommes, qu’ils [les judaïsés] mettent en des parchemins qu’ils exhibent tout en dissimulant beaucoup ? » : il s’agit là des Juifs qui exhibent ces parchemins tout en dissimulant une grande partie [de ce qui s’y trouve énoncé].

Reconnaître l’Identité du Créateur, Son Nom par excellence, doit nous pousser à aller de l’avant. Car Sa ruse est prompte. Car à Lui de répondre dans Sa parole : « A Dieu appartient la Royauté des Cieux et de la terre » (Coran II 107). Selon Tabari : Il s’agit ici de la Royauté (moulk) comparable à l’autorité du sultan. Quant au Royaume (mamlaka), il est en deçà de la Royauté [dans la hiérarchie des réalités].
Dieu veut dire ceci à Son prophète : Ne sais-tu pas que Je possède la Royaume (moulk) et l’Autorité (sultân) sur les Cieux et la terre, que Je décrète ce que Je veux pour l’un et l’autre comme pour tout ce qui s’y trouve, J’y ordonne et J’y interdis ce que Je veux et par lesquels Je juge les affaires de Mes serviteurs et J’en confirme ce que Je veux.
Ce verset comporte donc aussi une réfutation des affirmations des Juifs qui prétendent nier que Dieu puisse « abroger » des statuts énoncés dans la Thora et rejettent la fonction prophétique de Ichoua (Jésus) et de Mohammad (sur eux la Paix !) qui ont chacun fait connaître les modifications que Dieu apporta aux statuts énoncés antérieurement.
Dieu les informe donc que la Royauté et l’Autorité sur les Cieux et la terre Lui appartiennent, que les créatures relèvent de Son royaume, que l’obéissance à Son égard consiste à écouter ce qu’Il révèle, et à obéir à Ses ordres et à Ses interdits…

   On notera que depuis 1789, et avec le La.ï.cisme, Sa royauté et Son autorité ont été purement supprimés dans le ciel comme sur la terre de l’Hexagone. Et ceci avec l’aval des gens du Dualisme (sectes occultes, loges, etc.), partie du monde de l’Evangile (gens des sectes du Protestantisme, etc.), et gens du monde toranique. En clair, ce monde basé sur la Déesse « raison » et son époux le Dieu « Humanisme » (lequel refusait d’adorer son divin Créateur et de Le servir), voyait en le Judaïsme et le Noa’hisme (future religion), les deux seules religions du monde biblique de l’Hexagone. En vérité, combien le Saint d’Israël et des mondes, Allaha, est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !  

  

L’espoir du monde toranique.

   Nous espérons que cette unité permettra à tous les peuples, aux Juifs comme aux non-Juifs, de s’approcher de D.ieu dans la paix et l’harmonie, et elle apportera la paix à Jérusalem (3).
Le non-Juif a un rôle spirituel spécifique dans ce monde, et un but spécifique pour sa création et son existence mêmes. Par l’observance fidèle des sept commandements noa’hides on peut accomplir ce but, et lutter avec les enfants d’Israël pour rendre ce monde meilleur.

   Nous dirons : Cette unité c’est la parole divine donnée à Noé (Coran XLII 13). Et la Religion divine pour le divin Créateur, c’est la Soumission (Coran III 85). Cette Soumission que n’a jamais accepté de plein gré les Fils d’Israël et les Judaïsés. Peuple qui veut bien croire, mais veut parallèlement à cela avoir son mot à dire ! Selon ce peuple : Pas de véritable progression dans la Religion sans faire appel à ses facultés mentales, critiques et intellectuelles. Si l’on raisonne en faisant appel à son esprit critique, on risque d’en venir à rejeter la Religion. Et c’est ce qui arriva aux Fils d’Israël et les Judaïsés. Sauf un petit nombre restera croyant.
Contrairement à l’idée répandue, la future religion du « Goy » (1),
le Noa’hisme ne peut-être sa religion. Créée de toute pièce par les gens de la Synagogue, elle ne comprend pas de Livre sacré, de Prière, Jeûne, etc. Elle se limite (ou se limiterait) à l’application des sept lois noa’hides (noachides) citées ci-dessus ! C’est une sorte de Déisme mélangé avec le Sabéisme. On croit en Dieu, certes, mais sans L’adorer et le servir. Pas non plus de prophète à suivre… ! Comme dans le Sabéisme. L’idéal du Diable banni ! C’est diablement bon tout çà, dirait-il ?
Concrètement, « les nouvelles lois divines coraniques » sont un plan garanti de paix mondiale. Si elles étaient observées, l’humanité pourrait vivre dans l’harmonie et dans la paix. En fait, la foi au sceau de la Prophétie et leur observance procurent à toute humanité le mérite de son ultime salut et rédemption… Pour hériter de la vie éternelle dans le monde à venir, toute créature doit observer les lois universelles d’éthique et de moralité, basées sur une croyance en Dieu et en Son Coran. N’en déplaise aux détracteurs de la Religion divine ! Quant à la Torah et l’Évangile, la Bible ne dit-elle pas : Alliance nouvelle, il rend vieille la première. Or ce qui est vieilli et vétuste est près de disparaître. (Bible. Heb. 8 13).
Quant à la paix à Jérusalem, elle ne peut être sans deux choses fondamentales : la Vérité et la Justice. Créer une nouvelle religion, est-ce la Vérité ? La décision du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes ? Nullement. Chacun de nous a un rôle spécifique à jouer dans ce monde. Par l’observance fidèle à l’alliance divine, on peut accomplir ce but, et lutter avec les gens de bonne volonté pour rendre ce monde meilleur (par la Vérité et la Justice). En dehors de cela, aucune harmonie est à prévoir sur terre. Tout au plus, injustice, mensonges, désordres, guerres civiles, guerres perpétuelles, etc.
(1) « Goy », veut simplement dire « Gentil ». En hébreu biblique, toutefois, le sens originel peut simplement être traduit par « Nation » (sous-entendu: les Nations). De nombreux passages de la Torah considèrent d’ailleurs les juifs comme goy dans ce sens là…

OBLIGATION POUR LE MONDE DE LA SYNAGOGUE, TORANIQUE

L’immuabilité du sceau des Livres divins : le Coran… L’erreur du monde toranique, biblique.

La foi en un seul vrai Dieu nécessite de dire la vérité. Et dans ce domaine, le monde toranique semble bien loin. Bon nombre de gens de ce monde se croit investi d’une mission universelle et divine. Ce qui est faux. La communauté qui se voit investie réellement de tout cela : de transmettre le message mohammadien ; c’est la communauté du Messager de l’Islam, le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Chaque membre de cette communauté porte ce lourd fardeau sur ses épaules. 
Le salut du monde, le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes L’a mis entre les mains de Son sceau, 
le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Ceci est confirmé, selon les exégètes, dans cette parole biblique : 

« Tu donnes le vertige à la terre et tu piétines les nations ;
parce que tu es apparu pour le salut de ta communauté
et la délivrance de l’héritage de tes pères (soit de tes ancêtres les prophètes). (Comparer : Bible. Hab. 3:12-13).

LA TORAH EST-ELLE IMMUABLE ?

Les gens de la Torah le croit. Qu’on en juge :

De la même manière, il est logique que si D.ieu avait voulu nommer un prophète pour communiquer Sa Volonté à un peuple, Il ne l’aurait pas révélé à ce prophète seul, en lui demandant de dire à ce peuple qu’il avait été choisi par D.ieu comme leur prophète. Il aurait révélé directement à ce peuple Son désir que cet individu soit Son prophète.

De toutes les religions qui se sont succédé à travers l’histoire, il n’en existe qu’une où cette situation est arrivée.

« Quand Il a donné la Torah sur le mont Sinaï, c’est à tout un peuple que D.ieu est apparu. La révélation au Sinaï n’a été transmise ni à un individu, ni à un groupe choisi d’individus, mais à toute une nation – hommes, femmes et enfants. Le Tout-puissant, en quelque sorte, s’est adressé à l’homme :

 » Car interroge donc les premiers jours, qui ont été avant toi, depuis le jour où Dieu a créé l’homme sur la terre, et d’une extrémité du ciel et jusqu’à l’extrémité du ciel : y a-t-il eu comme cette grande chose-là, ou a-t-on entendu comme elle ? Un peuple a-t-il entendu la voix de Dieu… ? «  (Deutéronome 4, 32 et 33).

Si l’on parcourt les étapes de l’histoire, on constate que l’épisode du Sinaï a été unique et ne s’est jamais répété. Et non seulement il ne s’est pas renouvelé, mais personne n’a jamais essayé de recomposer un tel récit. On ne l’a jamais tenté parce qu’il est impossible de reconstituer une histoire de cette nature. Si nous examinons la littérature du monde, nous nous apercevons que chaque épisode historique comporte des analogies dans les diverses cultures. Il est évident qu’une telle épopée, dont le souvenir a marqué les esprits et les imaginations de tant de personnes, qui a marqué si profondément les trois grandes religions, aurait été imitée si cela avait été possible. Mais de même que le fils de rebbe n’a pas pu dire aux Anciens que c’est à eux que son père était apparu dans un rêve, l’humanité n’a jamais osé dire que D.ieu S’était révélé à d’autres qu’aux enfants d’Israël. S’il avait été possible d’inventer une telle histoire, elle aurait nécessairement été imitée à de multiples reprises. »

(…) De la même manière, Moché rabbènou est, à travers l’histoire, le seul prophète dont l’authenticité a été certifiée publiquement par D.ieu Lui-même. Il est le seul prophète à avoir été désigné en présence d’un peuple entier. Il est le seul prophète à avoir été connu comme tel par ses disciples, et non accepté d’une « foi aveugle ». La crédibilité des autres prophètes, après lui, ne leur a été acquise que par son autorité. La validité de leurs prophéties est basée sur la définition que Moïse a fournie aux enfants d’Israël, au nom de D.ieu, des conditions exigées pour leur acceptation comme tels.

C’est parce que la crédibilité d’un prophète est basée sur les critères révélés par Moché rabbènou, que Rambam parle de lui comme du  » père de tous les prophètes « . Le monde entier ne sait, par exemple, qu’Isaïe était un prophète que parce qu’il a rempli toutes les conditions que Moché rabbènou avait communiquées aux enfants d’Israël, au nom de D.ieu, fixant le statut d’un prophète.

On peut donc dire de tous les prophètes qu’ils ne le sont que par le témoignage de Moché rabbènou, leur père à tous. Il serait absurde de prendre en considération les paroles de quelqu’un qui prétendrait être un prophète tout en contredisant quoi que ce soit dans la Torah, car il couperait la branche sur laquelle s’appuierait sa propre crédibilité supposée.

Disons pour conclure que l’essence de ce principe est que la conscience de l’unicité de la révélation par Moché rabbènou traduit dans la loi et dans son exécution que la Torah ne peut pas être modifiée et qu’elle ne le sera jamais.

   Nous dirons : Le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes n’est jamais apparu aux Fils d’Israël et aux Judaïsés. Voir le Seigneur des mondes avec ses « yeux de chair » est impossible, et Sa vision ne sera qu’après la Mort, au Jour des Comptes. Certes, Mochè (sur lui la Paix !) a voulu voir son Seigneur (Coran VII 143), de même les 70 (II 55 ; IV 153). Et c’est un grave péché que demander de Le voir. Secundo : Pour envoyer un messager, un prophète, le Seigneur des mondes n’a nullement besoin de l’avis de Ses créatures, de les consulter au préalable. Dire et affirmer le contraire, n’est-ce pas Le faire mentir ? Le faire menteur ? Il fait ce qui Lui plaît. Il n’a aucun compte à leur rendre. Ce qui n’est pas le cas de Ses créatures. Et ici des Fils d’Israël et des Judaïsés (Coran XXI 23). Troisièmement : Quand son Seigneur s’adressera à Mochè (sur lui la Paix !), ce sera bien avant la visite à son peuple. Et après avoir quitté son beau-père, et être partit à la recherche de feu pour sa famille, c’est alors qu’il apprendra officiellement sa mission auprès des Coptes et des Fils d’Israël (Coran XX 9-48 ; comparer : Bible. Ex. III). Quatrièmement : Quand les Fils d’Israël et les Judaïsés refusèrent la Torah et son contenu, c’est à tout un peuple, le peuple de Mochè (sur lui la Paix !) qu’on brandi le mont du Sinaï au-dessus de leurs têtes (Coran II 63 ; VII 171 ; comparer : Bible. Ex. 19: 17). Et ceci, contrairement à l’avis émis par les gens de la Synagogue, car ce fait important dans la vie du peuple d’Israël a réellement eu lieu. C’est pour cacher leur attitude négative à l’ordre divin, que le(s) falsificateur(s) ont volontairement voulu tronquer le récit biblique sur l’histoire du prophète Mochè (sur lui la Paix !). Cinquièmement : Pour croire, les Fils d’Israël et les Judaïsés ont toujours voulu des preuves oculaires. Tel n’a pas été le cas de la communauté mohammadienne qui, elle, croit à l’invisible sans preuve à l’appui. Ce qui fait rager, au passage, bon nombre de négateurs, de détracteurs de la Religion divine : l’Islam.

LE PÈRE DES PROPHÈTES

   Sixièmement : le père de tous les prophètes à un nom : Avraham (sur lui la Paix !). Et contrairement à l’idée émise, le prophète Mochè (sur lui la Paix !) ne sera jamais le père des Prophètes du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes. En vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent ! Rapelons ici que les propos du monde biblique sont exactement les mêmes qu’émettaient les gens de la Bible au temps même de la Révélation. Qu’on en juge : Selon le fils d’Abbas, en effet :

   « Les gens des diverses religions étaient en controverse : les gens de la Thora affirmaient aux autres :
Notre Livre est le meilleur des Livres [révélés] ; il a été révélé avant le vôtre et notre prophète [Mochè] est le meilleur des prophètes !
Les gens de l’Evangile disaient la même chose.
Enfin les gens de l’Islam disaient :
Il n’y pas d’autre religion que l’Islam, notre Livre [le Coran] abroge tous les Livres [antérieurs] et notre Prophète est le Sceau des prophètes. Vous avez reçu et nous avons reçu l’ordre de croire en votre Livre et nous, nous mettons de surcroît le nôtre en pratique.

   Dieu jugea entre eux en révélant ces versets : « Il n’en est pas selon vos suppositions ni selon les suppositions des Gens du Livre : quiconque fait un mal sera sanctionné en conséquence… » Puis Dieu fit connaître les meilleurs parmi les gens des différentes religions  en disant : « Qui donc est de meilleure religion que celui qui soumet sa face à Dieu en agissant parfaitement et suit la Diction (en arabe, millah) d’Abraham de façon orthodoxe ? or Dieu pris Abraham pour Ami intime (en arabe, khalil) ».

   Dahhaq a dit lui aussi :
« Les gens des diverses religions rivalisaient de fierté.
Les Juifs disaient : « Notre Livre est pour Dieu le meilleur et le plus noble des Livres et notre prophète Mochè est pour Dieu le meilleur des prophètes : Dieu lui a directement parlé et s’est entretenu seul à seul avec lui, aussi notre religion est-elle la meilleure des religions !
Les Nazaréniens [chrétiens] disaient : « Ichoua, fils de Marie, est le Sceau des envoyés, Dieu lui a accordé la Thora et l’Evangile et si Moché avait vécu à son époque il l’aurait suivi, aussi notre religion est-elle la meilleure des religions !
Les Mages et les impies arabes disaient [chacun pour leur part] : « Notre religion est la plus ancienne et la meilleure des religions ! »
Enfin les [gens] soumis disaient : « Mohammad, notre prophète, est le Sceau des prophètes et leur seigneur ; le Discernement (soit le Coran) est la dernière révélation que Dieu fit descendre d’auprès de Lui et il est le « garant » de tous les autres Livres révélés, aussi l’Islam est-il la meilleure des religions !

   Dieu les départagea en faisant connaître Sa préférence par la révélation suivante : « Il n’en est pas selon vos suppositions ni selon les suppositions des Gens du Livre… » jusqu’à « … Dieu prit Abraham pour Ami intime« . (Coran IV 123-125).

Septièmement : Les gens de la Synagogue n’hésite pas, pour leur convenance, d’interpréter les paroles de leur prophète comme bon leur semble. Les critères c’est son Seigneur qui les pose, non le contraire. Et nous verrons qu’il existe un autre sens à donner à ces critères. Ce que le monde rabbinique se garde d’accepter. 

Selon le monde rabbinique : 

Ce principe, dans son essence, établit le fait que la Torah ne peut pas être changée. Et d’ajouter : Fort heureusement, l’autorité de la Torah elle-même empêche l’homme de la falsifier. Les circonstances inégalées et le contenu de la prophétie de Moché rabbènou, Moïse notre Maître, en même temps que la révélation historiquement unique de la Torah sur le Sinaï, fournissent une base à cette autorité. Une des lois que Moïse y a révélées déclare que rien ne pourra jamais être ajouté ou soustrait de la Torah donnée par D.ieu, mot pour mot, à Moché rabbènou (Deutéronome 13, 1). Même un prophète ne peut revendiquer le droit d’innover en quoi que ce soit par rapport à la Torah. Il ne pourra jamais transmettre un message authentique de D.ieu proposant la modification d’aucun détail contenu dans celle-ci.

   Nous dirons : Ceci est la parole des rabbins, du monde de la Synagogue. Non jamais du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes et de Ses prophètes. N’en déplaise au monde toranique ! 

Réfutations. Ce à quoi s’expose le monde rabbinique, toranique. 

   De la part du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes a un sévère blâme et châtiment, car il ment sur lui-même et sur l’enseignement mosaïque. Les gens de la Synagogue aiment attribuer à leur prophète Mochè (Moïse) bon nombre de choses invraisemblables, dénouées de tout fondement. En effet, le monde de la Synagogue cache à lui-même comme aux étrangers l’engagement qu’il prit, naguère, avec son Seigneur. Qu’on en juge :  

Rappelons cette parole biblique : « ton Dieu, te susciteras du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète tel que moi : vous l’écouterez. C’est ce que tu as demandé à l’Eternel, ton Dieu, en Horeb, le jour de l’assemblée,… » (Dt. 18: 15-16; Nb 12: 6-8; Mt. 17: 5; Je. 1: 45, 6: 14; Act. 3: 22-23, 7: 37).

   « Vous l’écouterez » cela correspond à la Parole divine :
« O Fils d’Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Et remplissez Mon pacte ; Je remplirai votre pacte. Et c’est Moi que vous devez redoutez. » (Coran II 40).

   On a dit que le Saint d’Israël avait contracté une alliance avec les Fils d’Israël, par la bouche de Mochè (sur lui la Paix !), leur prophète, en disant :
« Je vais, certes, envoyer d’entre les Fils d’Ismaël un prophète illettré. Celui donc qui l’aura suivi et confirmé la lumière (le Coran) avec laquelle il est venu, Je lui pardonnerai son péché et le ferai entrer dans le Paradis, et lui accorderai de salaire : deux salaires. » 

   Abd Allah fils de Salam (juif converti) dit à son neveu et Salamah : Vous savez que Dieu a dit dans la Thora :
« Je vais envoyer des Fils d’Ismaël; un prophète du nom d’Ahmad. Celui donc qui aura cru en lui, se sera (bien) guidé. Et celui (par contre) qui aura mécru en lui, sera, lui, maudit. »

Selon le fils d’Abbas : « Acquittez-vous de l’obéissance que Je vous ai ordonné et gardez-vous de la désobéissance que Je vous ai interdite, à l’égard du Prophète [Mohammad] et d’autres prophètes ; Je tiendrai Mon engagement à votre égard, c’est-à-dire Je serai satisfait de vous et vous ferai entrer au Paradis ».
De même : «  « et c’est Moi que vous devez redoutez » c’est-à-dire : « redoutez que Je ne fasse descendre sur vous des châtiments comparables à ceux que J’ai fait descendre sur certains de vos ancêtres : les métamorphoses et d’autres châtiments que vous connaissez ».
En clair, c’est comme si le Seigneur des mondes leur disait : c’est Moi que vous devez redouter et craindre ô vous, ceux d’entre les Fils d’Israël, qui avez négligé l’engagement pris avec Moi et qui déclarez mensonger Mon prophète alors que J’avais conclu une Alliance avec vous, par les Livres que Je vous ai révélés par l’intermédiaire de Mes prophètes ; cette Alliance impliquait que vous crussiez en ce prophète et que vous le suiviez. Sinon, si vous ne vous repentez pas et si vous ne revenez pas vers Moi en suivant ce prophète et en reconnaissant la Vérité de ce que J’ai fait descendre vers lui, J’abattrai sur vous un châtiment comparable à celui infligé aux hommes qui vous ont précédés et qui ont refusé Mon ordre et traité Mes envoyés de menteurs.

« Et quand on leur dit : « Croyez à ce que Dieu [Elohîm] à faire descendre », [c’est-à-dire le Coran] ils disent : « Nous croyons à ce qu’on a fait descendre à nous » [c’est-à-dire la Torah]. Et ils mécroient ce qui est en dehors de cela, alors que ceci est la Vérité, confirmateur de ce qu’il y a avec eux… [la Bible] » (Coran II 91).

Le sens selon les commentateurs est le suivant : « O vous les Docteurs des Gens du Livre (la Bible), reconnaissez la vérité du Coran que J’ai fait descendre sur Mon envoyé Mohammad et qui confirme votre Livre, la Thora et l’Évangile, dans lesquels l’engagement avait été pris avec vous, qu’il y aurait un Messager, Prophète, suscité vers vous avec la Vérité ! Ne soyez donc pas les premiers à nier la véracité de ce Coran alors que vous possédez à son sujet une science que d’autres que vous ne possèdent pas ». 

Selon le fils de Djarîj : « Dieu possède la Science [véritable] au sujet de l’injustice des hommes qu’ils soient juifs, nazaréniens, ou appartenant à toutes autres traditions et Il sait ce qu’ils font. Le propre de l’injustice des juifs [de l’époque du Prophète], est d’avoir été impie à l’égard de Dieu, d’une part en transgressant l’ordre qu’Il leur avait donné d’obéir et de suivre le « Louangé » [annoncé dans leur Livre] et cela, alors qu’ils avaient eux-mêmes imploré [contre les Arabes associateurs] l’assistance de ce Prophète avant qu’il ne soit suscité et, d’autre part, ils ont été impies dissimulateurs en reniant la vérité de sa fonction prophétique alors même qu’ils savaient qu’il était prophète et messager ».

Plus de 14 siècles ont passés, et rien ne changent dans la mentalité des gens. Toutefois, un « petit nombre », un « petit reste », croira au Messager de l’Islam et au Livre divin : le Coran. Ils se convertiront, et ceci jusqu’à nos jours… Ils seront alors regardés, par leur ancienne communauté, comme des « lépreux » de la société, des renégats, des marginaux ! 

Si vous entendez la parole divine, surtout ne pas endurcir son cœur à la vérité. Sinon… 

   Selon les commentateurs coraniques : « Ils [les gens de la Thora] détournent les termes [de la Thora] de leurs significations » (Coran V 13).
A leur Créateur de leur dire ceci : Nous avons endurci le cœur de ces Fils d’Israël qui ont rompu leurs engagements avec Nous, de telle sorte que leur cœur devînt impénétrable au moindre bien et que l’assistance divine en fût retirée ; c’est ainsi qu’ils perdirent la foi et cessèrent d’être bien guidés, ce qui les amena à altérer la Parole que leur Seigneur avait révélée à Moïse, c’est-à-dire la Thora, à en modifier les termes et à l’écrire sous une forme autre que celle sous laquelle elle avait été révélée tout en affirmant aux ignorants que c’était là la Parole que Dieu avait fait descendre sur Son prophète Moïse (sur lui la Paix !).
A l’époque du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), le Seigneur des mondes comptera la communauté juive d’Arabie au nombre des contemporains de Moïse (sur lui la Paix !) qu’Il a décrits en premier lieu et qui rompirent les engagements qu’Il prit avec eux dans la Thora, car ces Juifs qui refusaient de reconnaître le Prophète, non seulement étaient descendants de ces gens-là, mais suivaient aussi la même voie qu’eux pour ce qui est du mensonge envers Dieu (Sur ce procédé rhétorique : Coran II 91 ; III 21-2 et III 181-2 + coms.).

LES LOIS TORANIQUES FACE AUX AUTRES LOIS DIVINES

Les effusions de sang

L’animal et l’homme dans la Bible. Ce que nous cache le monde de la Synagogue. Ce qui leur fut commandé concernant l’offrande.

   Comme nous le savons tous l’animal domestique occupe une place importante, voir centrale dans la vie d’un homme toranique. Il y a d’abord le récit sur la vache rousse (Coran II 67-73), et l’holocauste. A ce sujet, et selon Elie Munk :

 …le Zohar fait ici allusion au sacrifice de Noé :  « Pourquoi l’animal doit-il expier pour l’homme ? Puisque c’est l’homme qui a péché, c’est sa chair et son sang qui devraient être versés sur les hauteurs de l’autel ! C’est Dieu qui a fait l’esprit de l’homme et l’esprit animal et les a distingués, comme il est dit dans l’Ecclésiaste (III,21) : « L’esprit de l’homme montera là-haut et l’esprit de l’animal descendra vers la terre. » Avant que l’homme n’ait péché, il est dit : « Je vous donne toute herbe portant de la semence… ce sera votre nourriture. » (Gen. I,29). Mais dès qu’il eut laissé au mauvais penchant le pouvoir dominateur, ce fut la chair des animaux qu’il convoita et Dieu lui permit de consommer la viande de l’animal. Depuis lors, la chair de l’homme a le désir de la viande, son âme se repaît en en mangeant. Aussi Dieu dit-il : « A partir de maintenant, c’est la viande de l’animal qui expiera vos péchés. » Le sang qui reste servira également à l’expiation, ainsi qu’il est dit : « Car le principe vital de toute créature, c’est son sang qui est dans son corps. » (Lév. XVII,14). Depuis cette époque, c’est le corps de l’animal qui a servi à expier le péché des hommes. (Bible. Nb. 28 2).
   Interprétation très personnelle et rabinique.

   Toujours selon Elie Munk : La consommation du sang a dû faire une véritable passion pour nos ancêtres. Déjà le Midr. Sifré répond que les Juifs goûtaient au sang jusqu’à la débauche ; Nah’m. ajoute qu’ils le consommaient pour leurs rapports avec les démons et l’utilisation pour la divination. Il rappelle en outre les quatre raisons pour lesquelles il était important de préciser que la consommation du sang restait défendue.
…Il convient ici de signaler que le sang a la couleur rouge, qui est celle d’Esaü, l’ennemi d’Israël. C’est à cause de son affinité pour cette couleur qu’il a reçu le nom d’Edom : la racine de ce nom est la même que celle du sang. […] Cet état de fait suffirait déjà à justifier l’interdiction de la consommation du sang pour les Israélites… » (Deut. 12 23.).
B. Lazare p. 354-358, rappelle encore que les Juifs s’adonnèrent à la sorcellerie. Ils furent les magiciens par excellence. On sait la place que le sang occupa toujours dans les maléfices. On attribuait au sang, surtout au sang vierge, des vertus incomparables : « Le sang était guérisseur, évocateur, préservateur, il pouvait servir à la recherche de la pierre philosophale à la composition des philtres et des enchantements. Or, il est fort probable, certain même, que des Juifs magiciens durent immoler des enfants. » 

   Les effusions de sang et leur rattachement. 

   Les effusions de sang provenant des holocaustes et des sacrifices de victimes animales semblaient, sous l’ancienne loi, les rattacher au rang des hommes. Mais, dans tout cela, seul le rang humain déteint la perfection en ayant assumé, lui, le « Dépôt de la Foi ». (Coran XXXIII 72). Quant au fils de Marie (sur lui la Paix !), il conservait le « Dépôt de la Foi » dont il s’acquittait ; c’est pourquoi, dit-on, les Juifs lui vouèrent leur hostilité farouche. 
Si on posait cette question : pourquoi Adam (sur lui la Paix !) a-t-il accepté de porter « le Dépôt de la Foi » en dehors des cieux et de la terre (Coran XXXIII 72) ? La réponse serait : parce que celui-ci à goûter au plaisir du Paradis. Il eut un ardent désir d’y revenir. Il accepta donc de porter ce « Dépôt » pour ainsi revenir dans ce lieu paradisiaque. On a dit également, parce qu’en lui se trouvait la force du prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Et Dieu est plus Savant ! 

   La distinction entre vrais et faux prophètes.  

   La venue du Messager de l’Islam amena la communauté juive d’Arabie de venir souvent polémiquer avec lui. Et comme il se présentait à eux comme un messager du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha ; ils lui diront entre autre : 

   « Vraiment Dieu (Hachem), dans Son pacte (ou Alliance), nous a enjoint de ne pas croire en un messager tant qu’il ne nous a pas apporté une offrande que le feu (céleste) consume. »

   Certains Juifs s’excuse de leur mécréance en ce prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !), sur un rite ; ils veulent que soit établi le sacrifice par le feu céleste (Comparer : Bible. Deut. 13 2-6, 18 9-21 ; I Rois 18 38). Ce rite existe réellement dans la Bible (originelle).  D’où la réponse divine :

   « Mais les messagers avant moi sont venus avec les preuves (évidentes), et avec ce que vous dites ! Pourquoi donc les avez-vous tués, si vous êtes véridiques ? »

   Et surtout :

   S’ils te traitent de menteur, les prophètes avant toi ont très certainement été traités de menteurs, qui étaient venus des preuves et le Livre (le Psautier) et le Livre lumineux (Coran III 183-4).

   Pour trancher de cette question à verse et controverse.

   Pour trancher sur cette question qui divise le monde toranique avec : 1) le monde de l’Evangile, 2) le monde de l’Islam traditionnel, deux critères sont mis en avant : 
– fidélité à la doctrine yahviste (Bible. Dt. 13), 

– et réalisation des faits annoncés. Et dans ce domaine pas touche aux lois toraniques ! Elles sont, disent les gens de la Synagogues, immuables ! Ce que le monde de l’Évangile comme le monde de l’Islam traditionnel rejettent.
Mais la façon dont présente le ‘prophète’ le monde de la Synagogue, n’a rien de commun avec l’Islam traditionnel. En lisant leur interprétation, on note d’emblée qu’on est plus prêt du culte des Pharaons (le Sabéisme) que du Culte du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes. Ainsi la Bible ne cesse de mettre en avant un combat perpétuel entre vrais et faux prophètes. Le prophète d’Israël est plus une sorte de « voyant », « visionnaire », que d’un prophète du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes au sens propre du mot. D’où une altération dans sa signification, ceci est expliqué, d’ailleurs, par le peu de foi qu’on les Fils d’Israël et les Judaïsés dans leurs prophètes, tout au long de leur histoire biblique. Ils se permettent de les juger, de les condamner, d’interpréter en leur faveur, leurs paroles comme bon leur semble ! Ce que ne ferai jamais un croyant soumis sincère. 

 A été traité de menteurs parmi les prophètes : David et Salomon, son fils. Rois en Israël, le monde de la Synagogue et toranique refusa de voir en eux des prophètes-rois ! Le monde de la Synagogue est donc pour un La.ï.cisme pur et dur. Une séparation de pouvoir entre temporel et spirituel. Tous deux ont été traités également de sorciers.
Le Messie fils de Marie et Mohammad fils de ‘Abd Allah. Ce que ne mentionneront jamais, disent les commentateurs, dans le verset 183, c’est qu’aucune offrande ne devra être exigé, de la part des Fils d’Israël et des Judaïsés, à ces deux prophètes (sur eux la Paix !). Et ceci était mentionné dans leurs Écritures. Mais…

Pour le Messie, les gens de la Synagogue, à travers Paul, feront d’une offrande animale une offrande humaine, en la personne du Messie fils de Marie (sur lui la Paix !) (Bible. Eph. 5 2) ! Naguère, et sous l’ancienne loi rabbinique, l’animal devait expier pour l’homme, là c’est l’homme-dieu qui devait expier pour l’homme (entendre : les Fils d’Israël et les Judaïsés ? Enfin, pour le monde de la Synagogue, le Messie (lequel n’est pas reconnu comme l’un de leur prophète) méritait de mourir car : 1) il voulait abolir le sabbat, 2) toucher aux lois bibliques , 3) sa mère était une femme de mauvaise aloi, 4) et il a osé abuser d’Israël avec le tétragramme. 

Établissement d’institutions chargées de rendre la justice

   Selon le monde toranique :

   « Les hommes ont l’obligation d’établir des tribunaux, chargés de faire observer les  » Sept lois des enfants de Noé « . Il est inutile de les appeler des  » lois  » s’il n’y a pas de juges pour les faire appliquer si nécessaire.

Cependant, il est très difficile, voire impossible, d’observer ce commandement dans les États qui, en garantissant la  » liberté de religion « , donnent droit de cité aux pratiques idolâtres. Il n’est pas possible, en effet, dans ces pays, d’instituer des juridictions chargées de punir l’ensemble des sept lois noa’hides ».

   Nous dirons : Le Saint et Seigneur d’Israël a demandé, par l’intermédiaire de Ses Prophètes (sur eux la Paix !), aux gens de la Bible (toranique + évangélique) :
1) de croire sincèrement au Saint et Seigneur d’Israël et des mondes, Allaha et de se comporter en piété.
2) d’établir la Torah et l’Évangile et ce qui a été descendu vers eux de la part de leur Seigneur (Coran V 65-6).
Mais au lieu de cela, ils prirent leur Livre : la Bible en aversion. Et ce qui a été descendu à la communauté mohammadienne, de la part de leur Seigneur, va faire croître beaucoup d’entre eux en rébellion et mécréance. A partir de là, on comprend que la terre n’a pas deux religions et deux lois distinctes comme voudrait nous le faire croire les gens de la Synagogue, toranique : Judaïsme & Noa’hisme. Et vérité, combien le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !

   L’ère messianique annoncée. La destruction du Faux-Messie (l’Antéchrist) et de ses affidés.

   Abou Horeirah rapporte que le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) a dit : 
   « Les prophètes sont frères, issus de mère différente, leur religion est unique. »
   Je suis l’homme le plus proche de Ichoua (Jésus), fils de Marie, car il n’y aura aucun prophète entre lui et moi et il sera mon vicaire par rapport à ma communauté. Il descendra donc et lorsque vous le verrez, reconnaissez-le :
   Il sera de taille moyenne, d’un teint brun clair, les cheveux lisses comme s’ils étaient humides, revêtu de deux pièces d’étoffe aux reflets jaunes, il brisera la croix [les crucifix], tuera le « porc » [domestique ou sauvage : le sanglier], répandra des biens en abondance et combattra les hommes jusqu’à ce qu’ils acceptent la Soumission (ou en arabe, l’Islam) en sorte que Dieu fera périr le « Messie de l’égarement« , le Menteur, l’Imposteur et la « Sécurité » descendra sur terre en sorte que les lions s’égayeront avec les chameaux, les tigres avec les vaches, les loups avec les moutons ; les jeunes gens joueront avec les serpents sans mal pour les uns ou les autres ; Ichoua (Jésus) restera quarante ans sur terre après quoi il mourra et les [gens] soumis prieront sur lui et l’enseveliront ». (à suivre)

Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !




 

 

Le Messager de l’Alliance.

L’Unicité et l’Unité de la Religion divine : la Soumission.

Parole d’un sage : « N’est-ce pas vrai que tout en dehors de Dieu est vain ? » 

LE TESTAMENT DE NOÉ

   L’Imam Ahmad (que Dieu lui fasse miséricorde) a rapporté, d’après ‘Abd Allah fils de ‘Amrou : « Nous étions chez le Prophète (sur lui Prière et Paix !), lorsqu’un homme du désert vêtu d’une tunique (arabe, djoubbah) fabriqué à Saihân (Syrie) rayé et serti de brocard entra et dit : « Votre compagnon que voici veut rabaisser tout cavalier fils de cavalier et élever tout berger fils de berger ! » Le Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) le prit alors par le pan de sa tunique et lui dit : « Ne vois-je pas sur toi les vêtements de quelqu’un qui n’a pas d’intelligence ? » Il dit ensuite : « Lorsque le prophète de Dieu, Noé, fut à l’article de la mort, il appela son fils et lui dit : « Ô mon fils ! Je te laisse ce testament consistant en deux recommandations et deux interdictions. Je te recommande de témoigner qu’il n’y a de dieu que Dieu (Hachem, Allaha), car si on mettait les sept cieux et les sept terres sur l’un des plateaux d’une balance et l’attestation qu’il n’y a de dieu que Dieu sur l’autre, la balance pencherait du côté du plateau de cette dernière. Et si les sept cieux et les sept terres étaient un anneau solide, la formule « Il n’y a de dieu que Dieu, et pureté à Dieu et louange à Lui ! » les aurait brisés. C’est par elle aussi que se lient les choses et par elle que la Création reçoit leur subsistance. Quant aux choses que je t’interdis, ce sont l’Associationnisme (arabe, le chirk), l’orgueil (l’arrogance).

           Il dit : J’ai dit (ou on a dit) : « O Messager de Dieu ! Nous savons ce que signifie l’Associationnisme ; mais qu’est-ce l’arrogance orgueil ? S’agit-il d’avoir une paire de belles sandales avec de beaux lacets ?  » Il (le Prophète) dit : « Non ! » « S’agit-il de porter un beau vêtement ? » Il (le Prophète) dit : »Non ! » Il dit : « Est-ce le fait de posséder [pour l’individu] une monture qu’il monterait ? » Il dit (le Prophète) : « Non ! » « Est-ce le fait d’avoir des amis pour l’un d’entre nous qui lui permettrait de s’asseoir auprès de lui ? Il dit (le Prophète) : « Non ! » J’ai dit (ou on a dit) : « O Messager de Dieu qu’est-ce que l’arrogance alors ? » Il (le Prophète) dit « L’arrogance (الكبر) consiste à ignorer (nier) la Vérité (سفه الحق) et à mépriser les gens (غمض الناس – calomnieur, diffamateur) ». 

Conclusion.

   La religion de Noé (sur lui la Paix !) est bien celle des prophètes d’avant lui et d’après lui. Non pas le Noa’hisme comme le prétendent, à tort, le monde de la Synagogue. N’en déplaise aux détracteurs de la Religion divine ! De plus, l’histoire du prophète Noé (sur lui la Paix !), n’ayant rien à voir, de près ou de loin, avec la légende ; mais elle met en exergue la vérité sur la religion de l’ensemble du monde prophétique. L’Unicité divine et l’Unité dans la religion datent de la nuit des temps. Depuis l’apparition de l’homme sur terre. Le Judaïsme n’est donc pas l’héritier, comme il le prétend à tort, du pur Monothéisme. Avant l’apparition du prophète Ya’cob (Jacob) (sur lui la Paix !) et de ses douze enfants qui formeront plus tard les 12 Tribus d’Israël ; le Monothéisme était bien là, et surtout la Soumission comme religion des hommes de l’époque. N’en déplaise au monde de la Synagogue, toranique ! Secundo : Tous les prophètes, sans exception, ont appelé à l’Unicité divine. Et ici, nous voyons que Noé (sur lui la Paix !) ne fait pas exception à la règle. Il met, du même coup, en valeur la formule de l’Unicité divine. Troisièmement : Par cette formule le monde vit et les choses s’unissent. Rien n’est rattaché ici aux Fils d’Israël et aux Judaïsés. Et par cette formule le monde entier vit, non par les prétentions des gens de la Synagogue. Quatrièmement : Face au Monothéisme se trouve l’Associationnisme. Il perdra l’homme dans ce monde et dans l’Autre, sauf s’il se repent. Cinquièmement : Au Seigneur des mondes de révéler :  

           « Qui délaisse la Tradition d’Abraham si ce n’est celui qui ignore sa propre âme ? 
           Nous l’avons en effet élu dans ce monde, et dans l’Autre, il est parmi les Pieux parfaits ».
           « Lorsque son Seigneur lui dit « Soumets-toi » et [qu’]il dit (répondit) « Je me suis soumis au Seigneur des Mondes » ». (Coran II 130-1 – langage biblique, toranique : juste, même sens, qui implique l’idée de soumis à…).
           
           Commentaires. 

           « Qui délaisse la Tradition d’Abraham…»  
           C’est-à-dire : quels sont les gens qui délaissent cette Tradition (milla) pour une autre ? La question fait allusion aux Juifs (Yahoûd) et aux Nazaréniens (naçarâ – chrétiens) qui préfèrent respectivement la tradition juive et la tradition nazarénienne (chrétienne) à la Soumission fondamentale. Pourtant, la Tradition d’Abraham est la religion pure (hanafiyya) et saine (mousallama). Dieu (exalté soit-Il !) (Hachem, Allaha) a dit : « Abraham n’était ni un Juif, ni un Nazarénien (chrétien) mais un pur (hanîf) et un soumis (mouslim) » (Coran III 67).  
           Qatâda a dit : « Ceux qui ont délaissé la Tradition d’Abraham sont les Juifs et les Nazaréniens qui ont adopté respectivement le Judaïsme et le Nazarénisme (christianisme) connue comme une innovation qui ne vient pas de Dieu et qui ont laissé la Tradition d’Abraham c’est-à-dire la Soumission en mode pur. C’est ainsi que Dieu suscita Son Prophète Mohammad avec la Tradition d’Abraham ».
           « il est parmi les Pieux parfaits » Parmi les descendants d’Adam, celui qui est « çâlih » est celui qui s’acquitte des droits que Dieu a sur lui. Dieu informe donc ici qu’Abraham a été dans ce monde un Ami pur (çafiyy) et qu’il est dans l’Autre un Saint (waliyy), parvenu « aux aiguades » réservés aux Saints de Dieu qui ont atteint la certitude totale au sujet de Son pacte.
           « Lorsque son Seigneur lui dit « Soumets-toi » et [qu’]il dit (répondit) « Je me suis soumis au Seigneur des Mondes » ».
           « soumets-toi ! » c’est-à-dire : Voue-Moi une adoration pure et sincère et soumets-toi à Moi par l’obéissance. Quant à l' »Islam », sens : maçdar du verbe « aslama », d’où l’impératif « aslim ».   
           Quelqu’un nous dira peut-être que la particule « idh » doit renvoyer à un moment précis, et il nous demandera quel est ce moment. Nous répondrons que ce passage vient à la suite de l’affirmation « Nous l’avons en effet élu dans ce monde », mentionnée dans le verset précédent ; voici donc le sens de l’ensemble : Nous l’avons en effet élu dans ce monde lorsque son Seigneur lui dit « Soumets-toi » et qu’il dit (répondit) « Je me suis soumis (aslamtou) au Seigneur des mondes ». 
           Enfin quelqu’un nous demandera peut-être ceci : Dieu appela-t-il Abraham à la Soumission et, éventuellement, dans quel état était alors Abraham ? Nous répondrons qu’il en est effectivement ainsi et que tout ceci est évoqué dans les passages où Dieu dit qu’Il éprouva Abraham par les étoiles, la lune et le soleil et que finalement Abraham dit ceci : « O mon peuple ! Je me suis affranchi de ce que vous associez [à Dieu] ; en vérité, j’ai orienté, en mode pur, ma face vers Celui qui créa, en les séparant, les cieux et la terre, et je ne suis pas d’entre les associateurs » (Coran VI 79). (V. Tabarî).

Reproches.

          Ce qui leur est reproché (aux gens de la Bible) ici c’est d’être attaché à leur religion respective avant même d’être attaché à ce qui est le fondement de ces deux religions et qui en constitue l’essentiel. Ce n’est donc pas la spécificité de ces formes traditionnelles qui est ici en cause et, dont la légitimité est par ailleurs reconnue (Coran II 62) mais la question limitative et particulariste que les Juifs et les Nazaréniens ont respectivement de ces deux formes de la Tradition abrahamique ; celle-ci sera appelée « hanafiyya mousallama », le « Religion pure et saine » qui est la Soumission fondamentale au Principe Unique, ou encore le Monothéisme pur et intégral tant sur le plan doctrinal que sur le plan dévotionnel. Cette religion (dîn) n’est en définitive rien d’autre que la réalisation en mode abrahamique, de l’adéquation primordiale, scellée dans toute âme, entre l’existence immédiate et sa finalité ultime dans l’inaltérable harmonie de l’Unique : « Je n’ai créé les génies et les hommes que pour qu’ils M’adorent » (Coran LI 56) … « et tu ne verras pas de hiatus dans la création du Tout-Miséricordieux » (Coran LXVII 3). Le Prophète a dit : « Tous les hommes naissent soumis ; ce sont leurs parents qui les rendent juifs, nazaréniens (chrétiens) ou dualistes (mages) ».
           Ce verset est d’ailleurs formulé sans spécification, en sorte que, si les commentaires indiquent qu’il fait allusion aux Juifs et aux Nazaréniens oublieux de leurs origines, rien n’empêche de considérer qu’il peut s’appliquer à tous ceux qui peuvent se trouver dans une erreur équivalente ; les aspects circonstanciés et structurels des versets du Coran ne doivent pas faire oublier que le Coran est en premier lieu un « guide » pour les « soumis » (V. Coran II 2).

      L’Alliance biblique.

Pour le monde biblique, toranique, toute alliance avec le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes ne peut se faire sans « écoulement » d’un sang. Et cela commence donc par la circoncision (mila). Aussi, a-t-on dit : Ainsi, cette union par le sang est mise en relation avec le motif même de la création dans l’union du ciel et de la terre (voyez le traité Chabbate 137b).
           Nous dirons : Cela est faux. Tout alliance contractée avec les Fils d’Israël et les Judaïsés ont été faites à travers leurs Écritures : la Torah, le Psautier et l’Évangile. Et ceci par l’intermédiaire de leurs prophètes (sur eux la Paix !). Car pour condamner quelqu’un, la loi exige des témoins et des preuves écrites. Et quels meilleurs témoins que leur divin Créateur, leurs Prophètes et leurs Écritures ! Et ici, on peut s’étonner de cette valorisation du « sexe » par le monde de la Synagogue ! ? Shalom Ben-Chorin d’ailleurs d’écire : Le membre de la Connaissance [ou le sexe !!!], placé sous le signe du péché originel, est dès lors consacré à Dieu et donc dépénalisé. (Marie, un regard juif sur la mère de Jésus. Edit. Desclée de Brouwer). En vérité, combien le Saint et Seigneur d(Israël et des mondes est au-dessus de ce qu’ils décrivent et Lui associent !
         De même : 

En ce sens, les prophètes utilisent toujours ce mot « ôrla, prépuce, bouché » pour qualifier le peuple qui ne veut pas connaître la parole de D.ieu, ni l’entendre , ni l’appliquer, ni se différencier par là des autres peuples et qui finira par en mourir après avoir cru dans les alliances internationales avec les puissants, au lieu de miser sur cette alliance unique avec le D.ieu des Juifs.
Les prophètes Jérémie et Ezéchiel, surtout, utilisent ce mot pour  interpeller le peuple : vous êtes des bouchés, votre oreille est bouchée, votre cœur est bouché. Lisez Jérémie 6, 10 et 9, 25, et Ezéchiel 44, 1 et 9 ; ils montrent combien la fermeture des oreilles et des cœurs entraîne la fermeture des bénédictions que l’alliance de la circoncision aurait dû assurer.
Cette nécessité d’interpeller le peuple est comme une jalousie amoureuse où quelqu’un ne veut pas perdre l’amour obsédant pour l’autre et sait que l’autre, finalement, ne peut vivre que par cela. La position extrême de cette attitude est celle du prophète Eliyahou qui a secoué Israël s’éloignant à la dérive, et il a volé à la défense du peuple pour le faire survivre avec une violence de langage et des actes. Il est allé jusqu’à dire à D.ieu que Son peuple a oublié Son alliance. Or, jamais on ne doit dire du mal d’Israël, cela n’est jamais pardonné par le Ciel. Le midrache raconte qu’alors Dieu lui a dit, : « à cause de ces paroles accusatrices, tu devras désormais aller assister à chaque circoncision pour être témoin de la fidélité de Mon peuple ». C’est l’origine de la chaise d’Eliyahou le prophète, présente à chaque circoncision, nommée, et mise en valeur pour se souvenir de tout cela, pour honorer Eliyahou et bien comprendre l’importance de cette alliance. Il est nommé pour cela l’ange de l’alliance, maleakh habbérite. (Voyez le texte dans I Zohar 93a).

Nous dirons : Élie (en hébreu : אֵלִיָּהו [ēliyahū], Dieu est son seigneur ; en arabe : ايليا [īlyā] dans la Bible, ou إِلْيَاس [ilyās] dans le Coran) est un prophète dans la Bible comme dans le Coran. Secundo : Nous connaissons tous le peu de valeur qu’accorde les gens de la Synagogue pour/envers leurs prophètes (sur eux la Paix !). Ni ils les honorent ni ils les respectent. De plus, ils se permettent de critiquer leurs paroles comme ici concernant le prophète Élie (sur lui la Paix !). Ce qui est inacceptable ! Troisièmement : ils ont fait de lui « l’ange de l’alliance ». Ce qui est faux. L’ange de l’alliance, dans les Écritures, concerne uniquement le Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !). Qu’on en juge : 

« Voici que J’enverrai Mon messager
Par Ma présence, il réservera alors un chemin.
Et alors, il viendra à son Temple.
Le saint que vous vous sollicité,
le messager circoncis qu’aussi vous désirez.
Voici qu’il vient a dit Dieu, Seigneur des armées. »
   Autre version :
« Voici, Je vais envoyer Mon mandataire,
pour qu’il déblaie la route devant Moi.
Soudain, il entrera dans son sanctuaire,
le maître (l’Adôn) dont vous souhaitez la venue,
le messager de l’alliance que vous appelez de vos vœux :
Voici qui vient, dit l’Eternel-Cebaot. »

   De même :

   Voici, J’envoie Mon messager. Il aplanira le chemin devant Moi.  Subitement, il entrera dans son Temple, le Maître que vous cherchez, L’Ange de l’Alliance que vous désirez ;
   Le voici qui vient dit le Seigneur, le tout-puissant. (Bible. Malachie. 3 1).

Quand Héraclius vint au pouvoir, ce fut l’époque où naquit le Prophète annoncé dans la Bible. Il vit dans une vision que le règne du « prophète circoncis » était arrivé. En clair, cela signifiait qu’enfin le règne des incirconcis, instauré par Paul allait prendre fin. On lui conseilla alors de tuer tous les circoncis du royaume, sous-entendu : les Juifs

   On notera la parole des Judaïsés au temps du Messager de l’Islam : « Nos cœurs sont incirconcis » : quand c’est Dieu qui a scellé leurs cœurs à cause de leur mécréance, si bien qu’à part quelques-uns ils ne croiront pas. (Coran IV 155 ; II 88).

   Preuve que c’est bien la foi des Fils d’Israël et des Judaïsés qui est à mettre en doute, non celle de leurs prophètes. Et le Saint et Seigneur d’Israël et des mondes a permis à Ses prophètes de dénoncer les égards le langage et les faux pas des Fils d’Israël et des Judaïsés. Et à cause de cela, Il leur dira : Chaque fois, en vérité, qu’un messager vous apportait ce que vous-même ne désirez pas, comme vous vous enfliez! Car les uns vous les traitiez de menteurs et les autres vous les tuiez (Coran II 87). 
   Et jusqu’à ce jour, note bon nombre de gens du monde islamique, le comportement de la Synagogue vis-à-vis de ceux et de celles qui ne veulent pas penser comme eux, et partager leurs idées ; reste le même. Tous ces gens doivent être combattus, dénoncés, traduits devant les tribunaux, accuser de faire de l’anti-judaïsme, etc. !
   Enfin, on notera l’influence du Sabéisme, du paganisme, sur les croyances du monde toranique. Du « sang » versé lors d’une circoncision peut-il rapprocher l’individu du Saint et Seigneur d’Israël et des mondes ? Le monde toranique le croit, la réalité veut qu’il ne soit pas ainsi. L’homme parfait est uniquement celui qui pratiquera deux circoncisions : celle du sexe, pour les enfants mâles, et celle du cœur une fois devenu adulte. Car seule la piété, la pratique réelle de son culte, obéir au divin Créateur, peut rapprocher réellement de Lui, et non du sang animal ou humain. Dans le cas contraire, c’est vivre dans une illusion. Et tout au long de son histoire, les Fils d’Israël et les Judaïsés, partie d’entre eux ; ont vécu dans cette illusion et ont fait vivre autrui. En quoi croyaient-ils vraiment ? Et étaient-ils gens de la foi et de sa pratique ? 

   Le monde biblique, évangélique.

   Pour lui, et sur ordre de Paul, pas de circoncision. Et bon nombre de gens de l’Évangile répugne de parler de cela, et de se circoncire. Certes, ils admettent volontiers que le Messie était circoncis, mais ils pensent que cela ne les concerne pas. D’où leur aversion pour cette tradition abrahamique. Aussi, militeront-ils contre la circoncision et l’excision, de Paul à nos jours ! Et jugeront très sévèrement toute personne voulant imiter leurs prophètes (croyants & incroyants) ! Le sacrement du baptême n’est pas reconnu par le divin Créateur, Allaha (Coran II 138). La majorité des gens de l’Évangile verront leur Nouvelle Alliance, eux aussi, par le sang [présumé] versé par le Messie (sur lui la Paix !) (Coran IV 157). Car dans un cas comme dans l’autre, pas d’Alliance sans versement d’un sang : animal (toranique, humain (évangélique). Ce que l’Islam traditionnel récuse !

   L’Islam traditionnel.

   Il ne reconnaît ni l’a version toranique des faits ni la version évangélique. La Bible actuelle n’étant pas source de référence. Le Messager de l’Islam est venu pour rétablir la tradition abrahamique (dans son intégralité) comme par exemple la circoncision. Et il est venu aussi et surtout pour circoncise le cœur des gens. Et c’est là la preuve du bienfait divin à son égard. D’une de ses grandes qualités. Nous avons vu que le monde de la Synagogue dit volontiers : « les prophètes utilisent toujours ce mot « ôrla, prépuce, bouché » pour qualifier le peuple qui ne veut pas connaître la parole de D.ieu, ni l’entendre , ni l’appliquer, ni se différencier par là des autres peuples… »

   Dans Isaïe, le prophète, il était, dit-on écrit (et concernant le Sceau de la Prophétie) :

   « Il ouvre les yeux bornes et fait revivre les cœurs morts… »
autre variante :
   « Il ouvrira les yeux bornes et les oreilles sourdes, et fera revivre les cœurs incirconcis » (Comparer : Bible. Is. 42 1-4).

   On a dit que Dieu le Très-Haut a dit encore :

   « O Mohammad ! Certes, Je vais faire descendre sur toi, une Nouvelle Thora. Par elle, tu ouvriras des yeux aveuglés, des oreilles sourdes, des cœurs incirconcis.
   D’elle sortira la science, la compréhension de la sagesse, et le printemps (ou pluie printanière) des cœurs. »  

   Enfin, aboû Moussa Ach’ari rapporte du Prophète (sur lui Prière et Paix !) : « Lorsque Dieu (exalté soit-Il !) veut faire miséricorde à une communauté, Il fait périr son prophète avant elle, de façon à en faire son éclaireur et son devancier. Mais s’Il veut la perte d’une communauté, Il la châtie alors que son prophète est encore en vie et la fait périr sous ses yeux, consolant ainsi son prophète des moments où son peuple l’a traité de menteur et lui a désobéi.’ (Transmis par Mouslim).

   C’est justement ce qui arriva à des prophètes comme : Noé, Isaïe, Jérémie, Zacharie et son fils (sur eux la Paix !), pour ne parler qu’eux. 

   Aboû Sa’îd et Aboû Horairah rapportent du Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) : « Tous les prophètes que Dieu a envoyés et tous leurs successeurs ont eu deux catégories de conseillers : ceux qui leur ordonnaient de se conformer à la loi et qui les y incitaient et ceux qui leur ordonnaient de faire ce qui est blâmable et qui les incitaient. Seuls seront préservés (de l’égarement) ceux que Dieu aura préservés. » (Transmis par Bokharî).

   Aboû Horairah rapporte du Messager de Dieu (sur lui Prière et Paix !) : « Les fils d’Israël étaient commandés par des prophètes. Chaque fois qu’il en mourait un, un autre lui succédait. Après moi, il n’y aura pas de prophète mais des vicaires en grand nombre. » Ils demandèrent : « Que nous ordonnes-tu ? » Le Prophète répondit : « Respectez le pacte passé avec le premier, donnez-leur ce qui leur revient de droit. Demandez à Dieu ce qui vous revient et Dieu leur demandera des comptes au sujet de ceux qu’Il leur aura confiés. » (Transmis de Bokharî et Mouslim). 

   Le fils de ‘Omar a rapporté le récit suivant : « Nous nous demandions pourquoi le pèlerinage de l’Adieu avait reçu ce nom et ce, en présence du Prophète (sur lui Prière et Paix !). Alors, le Messager de Dieu prit la parole, glorifia Dieu et Lui adressa des louanges puis il évoqua longuement l’Antéchrist en ces termes : « Il n’est pas un prophète qui n’ait mis en garde sa communauté contre l’Antéchrist, à commencer par Noé, suivi en cela par tous les prophètes postérieurs. S’il venait à apparaître parmi vous et que vous ayiez des doutes à son sujet, il ne vous échappera pas que votre Seigneur n’est pas borgne alors que l’Antéchrist, lui, l’est et que son oeil droit est comparable à un raisin sec. Dieu a rendu votre sang et vos biens sacrés de même qu’Il a fait de ce jour un jour sacré, de ce mois un mois sacré et de cette terre une terre sacrée. Ai-je bien fait parvenir (le message) ? Ils dirent : « Oui, ceux qui étaient présents. » Le Prophète reprit : « Mon Dieu sois mon témoin ! Mon Dieu sois mon témoin ! Mon Dieu sois mon témoin ! Prenez garde ! A ma mort, ne redevenez pas (semblables à) des mécréants en vous entre-déchirant. » (Transmis par Bokharî et Mouslim). 

   Rejet du Prophète ou des Signes divins ?

   Le père de Sâlih a dit : “ L’ange Gabriel vint un jour vers le prophète (sur lui Prière et Paix !) alors que celui-ci était assis et triste. L’ange lui dit : “ Qu’est-ce qui t’attriste ? ”
   Il dit : “ ces gens me déclarent menteur ! ”  
   L’ange lui dit alors : “ En vérité, ils ne considèrent pas comme menteur ; ils savent que tu es véridique, mais ce sont les Signes de Dieu que les gens injustes rejettent. ”  
   Nouvelle confirmation : Le père de Ishaq rapporte que Nâdjiya a dit : “ Abou Djahel dit un jour au Prophète (sur lui Prière et Paix !) : “ Ce n’est pas toi que nous mettons en doute, mais nous mettons en doute ce que tu transmets ”. C’est alors que Dieu révéla : “ Or, en vérité, ils ne te considèrent pas comme un menteur, mais ce sont les Signes de Dieu que les gens injustes rejettent ”. (Coran VI 34). 

   Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu’Il aime et agrée !

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DESCRIPTION DE L’AFRIQUE SEPTENTRIONALE.


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Auteur : Abd Allâh ibn Abd al-Azz Ab Ubayd al-Bakr (1040-1094)

Ouvrage : Description de l’Afrique septentrionale

Année : 1859

TRADUITE
PAR MAC GUCKIN DE SLANE

INTRODUCTION.

En 1831 feu M. Quatremère publia, dans le recueil intitulé
Notices et Extraits, etc. tome XII, une traduction abrégée
d’un manuscrit arabe appartenant à la Bibliothèque impériale,
et renfermant une notice topographique et historique
de l’Afrique septentrionale. Ce traité, auquel un célèbre polygraphe
espagnol, Abou-Obeid el-Bekri, mit la dernière
main en 1868 de J. C. est cité très-souvent par les écrivains
arabes des siècles suivants. Il jouit encore, chez les musulmans
occidentaux, d’une grande réputation, honneur pleinement
justifié par l’importance et l’exactitude des renseignements
qu’il fournit aux historiens et aux géographes.

La traduction de M. Quatremère révéla à l’Europe savante
la haute importance de l’ouvrage arabe, bien qu’elle laissât
beaucoup à désirer. Sans compter la suppression de presque
toutes les notices historiques et l’existence de plusieurs lacunes
dont ce savant ne s’était pas aperçu, on y remarqua,
presque à chaque page, des erreurs à rectifier, des questions


J. As. Extrait n° 11. (1858.)


à éclaircir. L’incorrection du seul texte qu’il avait à sa disposition
contribua, de la manière la plus fâcheuse, aux difficultés
de la tâche dont il s’était chargé. En effet, le manuscrit
de Paris, bien qu’il soit d’une écriture ancienne et très belle,
ne porte jamais les points diacritiques aux endroits où
ces indications orthographiques étaient de première nécessité;
aussi les noms des localités et les mots berbères sont-ils
très-souvent indéchiffrables, à moins que le lecteur ne les
connaisse d’avance. Il en résulta que, dans le travail de
M. Quatremère, travail estimable sous d’autres points de
vue, un grand nombre de mots sont restés illisibles par la
faute du copiste arabe. Pour remédier à ces imperfections,
le secours d’un second manuscrit du même ouvrage aurait
suffi, en y ajoutant, toutefois, une meilleure connaissance
de l’Afrique septentrionale que celle que l’on pouvait avoir
en France à l’époque où cet orientaliste distingué terminait
sa traduction. On peut même dire avec assurance que l’on
fait toujours une chose hasardeuse en essayant de traduire
un ouvrage arabe sur un seul manuscrit, à moins que ce
manuscrit ne soit autographe ou corrigé par l’auteur.
Guidé par ce principe, j’avais fait, il y a quelques années,
la comparaison de quatre exemplaires du Traité d’El-Bekri,
ce qui m’avait permis d’en améliorer le texte, en faisant disparaître
plusieurs lacunes et en corrigeant beaucoup d’erreurs.
Mais je ne m’étendrai pas davantage sur ce sujet,
l’ayant déjà traité assez longuement dans la préface de mon
édition du texte arabe de notre géographe. Le lecteur y trouvera
aussi une notice biographique d’El-Bekri, qui naquit
d’une famille illustre, probablement vers l’an 1828 de J. C. Il
composa plusieurs ouvrages sur divers sujets, et mourut
en 1094.
Il me restait à donner une traduction complète de ce
traité, et, maintenant, grâce à la Société asiatique, j’ai le
plaisir de livrer mon travail au public. Les personnes qui
voudront bien comparer la traduction de mon prédécesseur
avec la mienne remarqueront que celle-ci est beaucoup

détaillée, et que les matériaux plus amples que j’avais à ma
disposition et les facilités que m’a données mon séjour en
Afrique m’ont mis en état de rectifier, dans presque tous
les cas, l’orthographe des noms propres et des mots berbères.
J’ai conservé de la version de M. Quatremère un certain
nombre de passages, dans lesquels le texte arabe se
trouvait rendu avec une netteté parfaite.. Ailleurs on verra
de grandes différences entre les deux traductions, différences
provenant, en général, du mauvais manuscrit dont cet orientaliste
s’était servi. On pourra remarquer que le premier traducteur,
ayant sous les yeux certains passages correctement
écrits, les avait mal compris. J’ose croire que, partout où
je me suis écarté du sens donné par lui, l’examen du texte
arabe suffira pour justifier ma hardiesse.
M. G. De S.

suite…