QUOTIDIEN ECONOMIQUE GRATUIT de Charles SANNAT – Édition du 27-28-30 mai, du 2-3-4 juin 2014


Charles SANNAT

 

http://www.lecontrarien.com

 

« Trop peu et trop tard… »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Houlalala, c’est le drame, le séisme, et disons-le stupeur et tremblement au sein de notre « crasse » politique qui ne s’attendait pas à un tel résultat du Front National. C’est vrai qu’avec la croissance hallucinante qui nous assaille c’est un résultat surprenant. C’est vrai que comme il n’y a aucun problème de délinquance c’est surprenant, c’est vrai que comme il n’y a pas 6 millions de chômeurs et 12 millions de pauvres dans notre pays c’est surprenant et comme il est vrai que nous n’avons plus de frontières et que notre pays est ouvert à tous vents ou presque qu’il s’agisse des services des marchandises ou des personnes, c’est vrai que ce résultat est très surprenant. Je n’en dirai donc pas plus sur les résultats de ce pseudo-scrutin démocratique aux élections de l’EURSS. L’Europe est devenue une vaste bouffonnade et une association de malfaiteurs qui n’ont pour objectif que de ruiner les peuples du vieux continent. Alors, tant que cette situation durera, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Les abrutis bien-pensants pourront se lamenter tant est plus, cela n’y changera rien. La seule solution pour ceux qui veulent « endiguer » la montée du Front National – qui, pour information, est définitivement monté – c’est de traiter les problèmes.

Nos politiciens étant des crétins idéologues ayant oublié tout bon sens, tout sens des réalités du pays et tout pragmatisme, ils feront « trop peu et trop tard », pour reprendre la formule célèbre, ce qui se traduira inévitablement par un effondrement retentissent à un moment ou à un autre aussi bien économique que social.

Passons maintenant aux choses vraiment sérieuses (ces élections ne sont pas sérieuses puisque, de toutes les façons, rien ne changera après ce scrutin et tout continuera exactement comme avant).

Mario Draghi a peur de la déflation…

Franchement, je ne vois pas de quoi il a peur le Mario qui, il y a encore 3 semaines, faisait le mariole en se pavanant dans les conférences de presse où il expliquait doctement que le rythme de l’inflation tendanciel allait rejoindre son équilibre évolutif de long terme conformément aux anticipations anticipatrices des anticipateurs de la BCE (Banque des crétins européens). Bref, il n’y avait aucun problème malgré des prix qui baissent, malgré des taux de croissance minables dans les pays les plus dynamiques et des taux de croissance négative chez les moins bons, la France comme à son habitude se situant entre deux eaux avec une sublime croissance 0 ce qui veut dire zéro, nada, rien du tout. Et une croissance zéro avec une inflation à 2 %, eh bien, en réalité, c’est un appauvrissement généralisé de 2 % mais là encore il s’agit d’un concept d’une telle complexité que ce n’est pas à notre portée.

Zone euro : la BCE prête à agir face au niveau de l’inflation

C’est le titre de la dépêche AFP faisant état des derniers états d’âme du Mario qui nous a encore gratifiés d’éclairs de génie… Jugez plutôt :

« Aujourd’hui, nous partons du principe que l’inflation basse (observée) se prolongera mais reviendra progressivement à un niveau proche de 2 %, ce qui est l’objectif de la BCE »… C’est tout le problème entre réalité et rêves.

« Notre responsabilité est toutefois d’être attentif aux risques qui peuvent apparaître et peser sur ce scénario et nous préparer à agir s’ils le font »… Ce qui veut dire que les risques sont clairement en train de se matérialiser.

« La BCE doit être particulièrement attentive actuellement à l’apparition d’une spirale négative entre inflation faible, baisse des attentes d’inflation et le crédit »… Ce qui veut dire que la spirale est déjà là et que les gens, pas aussi stupides que ce que pensent nos mamamouchis, adoptent, tous contraints et forcés d’ailleurs, une attitude attentiste.

La déflation est bien commencée en Europe !

Pour tous ceux qui pensaient qu’il n’y avait pas de déflation en Europe, eh bien les dernières déclarations de Draghi sont bien la preuve qu’il n’en est rien et que la zone euro est bien prise dans une spirale déflationniste qui ne sera vraisemblablement pas enrayée de sitôt.

Car ce que fera Mario Draghi, à savoir baisser les taux de quelques « pouièmes » ou encore organiser un vague « crédit easing », sera là encore bien trop peu et bien trop tard puisque ce qui rend l’économie européenne déflationniste ce n’est pas uniquement les anticipations des consommateurs, c’est avant tout le carcan de la monnaie unique qui oblige à des politiques de rigueur et d’austérité QUI sont par définition déflationnistes.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

 

Source ici Romandie.com

 

Conséquences des élections européennes sur les marchés en vidéo

Voici une petit vidéo de synthèse que je vous conseille de visionner. Attention à ce que nous disent les taux d’intérêt qui sont bas, vraiment trop bas et cela ne présage rien de bon car cela indique clairement que les marchés anticipent une déflation majeure et ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. Charles SANNAT… read more.

 

La chef du Département fédéral suisse des finances réfute la fin du secret bancaire

GENÈVE, 25 mai – La chef du Département fédéral suisse des finances, Eveline Widmer-Schlumpf, a réfuté la fin du secret bancaire, après l’annonce du lancement de négociations sur l’échange automatique d’informations fiscales, a rapporté dimanche la presse locale. « La norme mondiale pour l’échange d’informations ne concerne que l’échange transfrontalier de données », a-t-elle affirmé. Cette norme ne… read more.

 

CHIFFRE DU JOUR : hallucinant, le nombre de cartes bancaires émises atteint 4,39 milliards en Chine

BEIJING, 26 mai – Le nombre de cartes bancaires émises par les institutions financières chinoises a atteint 4,39 milliards à la fin du premier trimestre, soit une moyenne de 3,24 cartes par personne, selon les dernières données publiées lundi par la Banque populaire de Chine (banque centrale). Le nombre de cartes de paiement s’est élevé à… read more.

 

Europe : l’avenir est-il encore du côté des BRICS ?

Le Brésil est-il toujours attractif ? Dans un précédent dossier, nous analysions les défis majeurs auxquels est confrontée l’Europe. Ballottée entre un traité transatlantique aux promesses fallacieuses et des relations tendues avec la Russie, l’Europe est à la recherche de nouveaux marchés pour écouler sa marchandise. On entend beaucoup parler du « bel avenir économique… read more.

 

Analyse technique de l’or et l’argent qui vont tenter une percée (Tradosaure)

Je vous invite à aller voir la dernière analyse technique de notre ami Trado pour qui l’or et l’argent vont tenter une percée. Bon visionnage à toutes et tous. Charles SANNAT Voir la Vidéo de l’ami Trado ici  

 

 

« Est-ce le moment d’emprunter ? »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Aujourd’hui, je voulais rapidement partager avec vous quelques idées au sujet du crédit et également vous glisser au creux de l’oreille que les taux n’ont jamais été aussi bas.

Un simple tour sur le site Internet du courtier Cafpi vous apprendra que, pour la première fois, les taux d’emprunt sont même passés sous la barre des 2 % pour un crédit immobilier d’une durée de 10 ans. 1,99 % pour être précis. Disons-le, ce n’est vraiment « pas cher » pour de l’argent que nous n’avons pas !

Sur 20 ans, il vous en coûtera 2,67 % et sur vingt ans 2,87 %. Il s’agit-là de taux hors assurance qui, elle, dépend de l’âge et de l’état de santé du « capitaine ».

Alors avec de tels taux, faut-il emprunter ? Est-ce le moment ?

À cette question, je répondrais intuitivement par deux autres questions. Emprunter pour quoi faire ? Acheter de l’immobilier locatif ? Une nouvelle voiture ? Vos prochaines vacances ?

Ensuite, pourquoi les taux sont-ils aussi bas et qu’est-ce que cela nous apprend ? C’est cette question d’ailleurs qui me semble la plus importante.

Les taux sont bas depuis le début de la crise, ou plus précisément le début de l’intervention massive des banques centrales qui ont piloté aussi bien des injections massives de monnaie que des taux d’intérêt directeurs désormais proches de zéro à peu près partout dans le monde occidental.

Mais depuis quelques jours, les taux baissent de plus en plus car en réalité, les marchés et c’est plus particulièrement le cas anticipent un risque de déflation et ça, ce n’est pas une bonne nouvelle de façon générale pour l’économie.

Alors cela nous amène à une autre question.

Doit-on s’endetter en période de déflation ?

C’est là que la réponse va devenir largement plus compliquée. La déflation c’est la baisse généralisée du niveau des prix. Mais ce que nous vivons pour le moment est ce que j’ai qualifié « d’indéflation », un moment assez inédit dans nos économies où nous avons une coexistence d’un mouvement inflationniste sur certains actifs (la bourse, les obligations par exemple, ou encore les matières premières) et une baisse, donc un mouvement déflationniste, sur d’autres agrégats économiques comme les salaires et les retraites par exemple et c’est encore plus marqué dans les pays du sud de l’Europe comme la Grèce évidemment ou encore le Portugal sans oublier l’Espagne avec 12,5 % de baisse moyenne des revenus en 2013.

De façon générale, on s’endette lorsque l’on a de la visibilité, or notre monde économique manque cruellement de visibilité. Difficile avec 6 millions de chômeurs de retrouver facilement du travail si l’on perd le sien. Mais il s’agit là d’une généralité d’ordre général et bien entendu, tout cela dépend de votre savoir-faire, de votre expérience, de votre niveau de revenu, bref… de ce qui caractérise votre situation personnelle.

Logiquement, je conseillerais à ceux qui ont de la visibilité, une certaine sécurité professionnelle effectivement de financer des projets en profitant de ces taux très bas. D’ailleurs, la déflation a cela de « génial » que lorsque l’on a un peu d’argent et que certaines choses baissent comme le prix des voitures, par exemple, de permettre d’acheter dans d’excellentes conditions.

On en revient donc à la question : s’endetter pour quoi faire ?

Étant de la vieille école paysanne, on ne s’endette que pour acheter un « actif ». Je sais que sur ce sujet-là je suis un peu « psycho-rigide » comme dit ma femme, mais le crédit ce n’est pas pour financer les prochaines vacances du mois d’août car le crédit à la consommation peut très vite devenir un piège.

Avec les nouvelles lois Alur de Cécile Duflot, je déconseille l’investissement immobilier à vocation de placement locatif car vous pourriez vous retrouver coincer par des systèmes de blocage de loyer et des travaux d’amélioration de l’habitat forts coûteux.

Reste donc en termes d’investissement dans un actif l’immobilier de résidence principal et de résidence secondaire et là il y a des choses à faire.

Pour votre résidence principale, un achat immobilier n’est pas qu’un raisonnement purement financier, c’est aussi un projet de vie, un projet de couple ou familial et les couples et les familles ont besoin de projets partagés ! Donc ceux qui veulent se loger mieux, plus grand ou ce genre de chose peuvent le faire sans hésiter et profiter pleinement de ces taux historiquement bas. Encore une fois, on loge dans sa maison… pas dans son PEA ou son assurance vie.

Autre élément à garder en tête : avoir trop de sous à la banque par les temps qui courent n’est pas l’idée la plus géniale, donc mieux vaut dépenser votre argent dans un appartement que d’attendre de vous le faire « chyprer » lors de la prochaine crise bancaire. Enfin, même si les créances seront a priori reprises par une autre banque en cas de faillite de votre banque, il n’en demeure pas moins que je préfère devoir de l’argent à la banque (du coup c’est la banque qui a un problème) plutôt que d’être dans une situation où la banque me doit de l’argent (mon épargne déposée) et dans ce cas, c’est moi qui ai un problème !!

Revendre de l’immobilier en attendant une baisse éventuelle cela veut dire placer l’argent de la vente… mais où ? Le faire sur un contrat d’assurance vie fonds euros avec tous pleins de dettes d’États tous plus insolvables les uns que les autres pourrait ne pas être l’idée du siècle… En cas de défaut, vous vous retrouveriez sans la valeur « d’usage » de votre résidence principale (à savoir encore une fois que l’on vit dans sa maison, pas dans son assurance vie) et sans l’argent de la vente parti en fumée dans la faillite… bref, vous seriez ruiné !

Pour l’immobilier de résidence secondaire que l’on peut aussi appeler les « bad » pour base autonome durables avec potager, poulailler et… stock de boîtes de conserves (PEBC), vous avez actuellement d’excellentes affaires à réaliser car les prix dans les zones rurales ont considérablement baissé !! Alors trouver une maisonnette de campagnette à 70 000 euros c’est parfaitement possible et 70 000 euros sur 10 ans à 1,99 %… c’est une idée qui doit se travailler en terme patrimonial et aussi en terme de plaisir. Avant d’être un refuge en cas de problèmes économiques majeurs, votre investissement dans une résidence secondaire sera tout d’’abord une maison de campagne, de vacances et de week-end !! Côté pile, si tout va mieux que bien, vous aurez une maison dont profiter en famille. Côté face, si tout part en vrille économiquement et socialement… vous aurez un lieu ou adopter la stratégie dite du « canard » à savoir « on se planque, on se met à l’abri et on attend que ça passe »…

N’oubliez pas de renégocier tous vos crédits !

C’est une évidence, cela va sans dire… mais qui va mieux encore en le disant ! N’oubliez pas de renégocier vos crédits en cours, cela peut vous faire une substantielle économie surtout si la durée de votre crédit est encore longue (supérieure à 10 ans généralement).

Alors pourquoi s’endetter ?

En réalité, le fond de ma pensée est que plus que jamais il est en fait indispensable de se désendetter de façon générale et d’être le plus autonome possible en anticipant des baisses significatives de vos revenus. Encore une fois, il s’agit là d’une « moyenne », tel ou tel cadre dans telle ou telle entreprise pourra même voir son salaire augmenter surtout s’il est banquier…

La seule dette que je pourrais accepter est celle consistant à se loger car le logement c’est aussi une part importante de votre résilience et de votre résistance à la crise.

De la même façon que l’on n’achète pas un truc dont on n’a pas besoin uniquement pour faire une déduction fiscale et payer moins d’impôts, il est inutile de s’endetter sous prétexte que l’argent n’est pas cher… ce n’est pas une bonne raison, ni une raison suffisante.

L’endettement doit faire sens aussi bien dans une approche patrimoniale globale que dans ses aspects affectifs, c’est la raison essentielle pour laquelle ma conclusion est pas de crédit par les temps qui courent, sauf pour votre résidence principale et/ou une maison à la campagne qui vous servira de refuge.

À mon sens, la meilleure répartition patrimoniale reste sa résidence principale dans une grande ville (cela retrouvera toujours une valeur donc c’est un bon élément de stockage de valeur), puis une maison à la campagne avec poêle à bois, potager et poulailler… et enfin, pour le cash, de l’or et de l’argent métal, en banque vous aurez le minimum nécessaire, minimum qui peut être très élevé dans certaines situations patrimoniales (type contrat d’assurance vie pour réduire les droits de succession en cas d’héritage très conséquent). Dans ces cas, seul l’or et l’argent pourront vous permettre « d’assurer » ces sommes placées dans des produits vendus comme sans risque mais étant devenus par la situation économique fondamentalement risqués !

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

Site Cafpi ici

 

France : la confiance des ménages reste stable en mai (Insee)

PARIS, 27 mai – En mai, l’indicateur synthétique de la confiance des ménages est demeuré à son niveau d’avril, a rapporté mardi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages de l’Insee étudie l’opinion qu’ont les ménages sur certains aspects de leur situation économique personnelle (situation financière,… read more.

 

Elections 2014 en Belgique : un fossé se creuse entre les deux prinicpales communautés (ANALYSE)

BRUXELLES, 26 mai – Les élections du 25 mai 2014 en Belgique, dont les résultats officiels ne sont connus que ce lundi après un retard de publication dû à un important bug électronique qui a perturbé le dépouillement, démontrent une fois de plus que le fossé entre les deux principales communautés, est en train de se… read more.

 

Défaite des grands partis aux élections européennes, l’analyse des résultats vue par les Chinois !

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Le président de la BCE prévient la zone euro d’un risque de « spirale négative »

LISBONNE, 26 mai – La zone euro connaît un risque de « spirale négative », a averti lundi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi. M. Draghi a tenu ces propos lors d’une conférence à Sintra, près de la capitale portugaise de Lisbonne, durant le forum de la BCE se terminant mardi. Le forum de… read more.

 

L’UE s’accorde sur un nouveau cadre pour la protection des secrets commerciaux

BRUXELLES, 26 mai – L’Union européenne (UE) s’est accordée lundi sur une approche générale pour établir un nouveau cadre destiné à la protection des secrets commerciaux, selon un communiqué publié par l’organisation. Le nouveau cadre vise à faciliter le processus pour les juridictions nationales de faire face au détournement de renseignements commerciaux confidentiels, de supprimer les… read more.

 

Le FMI appelle les banques centrales à maintenir la stabilité financière

LISBONNE, 26 mai – La Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a appelé les banques centrales à prendre comme objectif principal d’assurer la stabilité financière et de maintenir le niveau d’inflation au plus bas, a rapporté lundi le quotidien portugais Publico. « Nous devons continuer à travailler au renforcement des cadres prudentiels du secteur… read more.

 

 

« Les États-Unis en récession, et Poutine va vendre son gaz aux Japonais ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Évidemment, en ce jour férié passé à désherber mon potager (c’est difficile de faire du bio sans produit chimique… il est indispensable d’utiliser beaucoup d’huile de coude), je me demandais bien ce que j’allais pouvoir vous raconter (entre deux piqûres de ronces, d’orties et autre joyeuseté champêtre). Heureusement, les Américains (et accessoirement les Russes) ont pensé à ma détresse intellectuelle et sont vite venus à mon secours en me fournissant deux sujets. Le premier est exquis et le deuxième croustillant.

Figurez-vous que finalement, à la réflexion, les USA sont en récession. Cette dépêche est divine.

États-Unis : l’économie s’est contractée de 1 % au premier trimestre

Voilà, c’est le titre de la dépêche de l’AFP. L’économie américaine s’est contractée. Ce que j’aime c’est le « davantage que prévu »… Rien du tout oui, « ILS » avaient tous prévu un PIB en hausse. Bref, les Ricains nous avaient expliqué que leur PIB avait augmenté d’un petit 0,1 % tout symbolique mais en réalité, il n’en est rien puisqu’en « deuxième estimation » (c’est déjà drôle en soi la 2e estimation incertaine au doigt mouillé après un calcul en 1re estimation à la louche), le PIB est carrément en baisse de 1 %, et une baisse de 1 % c’est une récession !

Bon, c’est la première fois depuis 2011 que les USA voient leur PIB baisser mais ce n’est pas grave du tout car c’est à cause du froid… Oui, aux États-Unis, ils ont dû affronter un « polar vortex », soit un vortex polaire et ils se sont caillés de très longs mois. Résultat chez nous, en France, quand on a froid, on se chauffe plus donc on consomme plus d’électricité, plus de fioul, plus de gaz, on achète plus de pulls, de parkas, de doudounes et même des bonnets… Résultat ? Si les ventes de maillots de bain chutent drastiquement, il y a plein d’autres produits qu’on s’arrache… Même que quand il fait froid, j’achète plus de soupe (Royco) ou encore plus de choucroute… C’est excellent la choucroute et le cassoulet l’hiver, ça tient au corps comme on dit.

Mais aux États-Unis, rien du tout. Ils ne se sont pas chauffés plus, ils ne se sont pas achetés plus de pulls, et ils ont à peine bouffé plus de soupe, sans oublier que même McDo a vu ses ventes baisser de 1,7 %… Alors croyez-vous que ce soit vraiment à cause du froid ? Cette explication ne tient tout simplement pas la route (sauf pour UPS et autre camionnette sans pneus neige).

D’ailleurs lisez bien cette phrase au passage : « L’hiver particulièrement rigoureux a affecté tous les secteurs de l’économie hormis les dépenses de consommation, qui se sont maintenues à +3,1 % portées par les dépenses dans les services (+4,3 %)… » Tiens donc, finalement la consommation est même en hausse ! Comme quoi, les Américains vont bien se mettre au chaud au Wall Mart du coin !!

Alors la baisse du PIB s’explique par la révision à la baisse des stocks (les entreprises préférant déstocker que de produire plus, ce qui n’a rien à voir avec l’âge du capitaine ou la température ambiante, sans oublier les dépenses d’investissement qui ont dramatiquement chuté de 11,7 % avec, pour finir, des exportations elles aussi en recul de 6 %…

Mais que toutes les bonnes âmes « optimistes » se rassurent, je ne suis qu’un horrible pessimiste puisque même l’AFP vous dit que « cette contraction ne fait pas craindre une récession, définie par deux trimestres consécutifs de recul du PIB »… Je vous rappelle quand même que s’il faut 2 trimestres consécutifs pour parler de récession, il n’en faut qu’un pour parler de croissance… il ne faut donc pas être dupe ni naïf, pour ne pas dire complètement abruti, par les crétineries langagières de ceux qui vous dirigent. C’est la merde mais tout le monde fait semblant que tout va bien, jusqu’au jour où tout cela nous pétera lamentablement à la figure.

Un gazoduc pourrait relier le Japon à la Russie

Pendant ce temps, nos amis russes, par la voix de l’Agence de Presse RIA Novosti, nous apprennent qu’après avoir négocié avec les Chinois LE contrat du siècle de plus de 400 milliards de vente de gaz mais qui seront payés en yuans et en roubles ils s’attaquent désormais au marché japonais, et pas qu’un peu !!

Lisez plutôt :

« Un groupe de parlementaires japonais propose de construire un gazoduc reliant l’île russe de Sakhaline au Japon pour 6 milliards de dollars, a annoncé mercredi l’agence Bloomberg se référant au député nippon Naokazu Takemoto.
Le groupe d’initiative Pour la construction d’un gazoduc entre le Japon et la Russie envisage de soumettre le projet au premier ministre nippon Shinzo Abe en juin, en vue de proposer sa réalisation au président russe Vladimir Poutine pendant sa visite au Japon à l’automne prochain.

Long de 1 350 km, le gazoduc sous-marin dont la construction pourrait prendre cinq ans relierait la partie sud de Sakhaline à la ville de Hitachi, à 150 km de Tokyo, via les îles de Hokkaido et de Honshu. Il pourrait acheminer environ 20 milliards de m³ de gaz naturel an au Japon, ce qui correspond à 1 500 tonnes de gaz liquéfié et représente 20 % des besoins annuels du Japon.
«Le prix du gaz naturel sera deux fois moins cher que le prix du gaz liquéfié», estime le député Takemoto.

Selon lui, le projet de gazoduc russo-nippon existe depuis dix ans, mais les sociétés énergétiques japonaises n’affichent un intérêt pour cette idée que depuis l’accident nucléaire de Fukushima et l’arrêt des réacteurs nucléaires du Japon en 2011, qui a provoqué une hausse des importations de gaz liquéfié.
La récente annonce de la signature d’un contrat gazier russo-chinois de 400 milliards de dollars a eu un grand retentissement au Japon. Le groupe public russe Gazprom fournira 38 milliards de m³ de gaz par an à la Chine pendant 30 ans. »

Il n’y a pas à dire, le monde est en train de changer à grands pas et la désaméricanisation de l’économie mondiale est en marche. Le Japon est un « très » fidèle allié des USA, si les Japonais signent un tel contrat et qu’en plus ils ne paient pas le gaz russe en dollars, ce sera une nouvelle étape de la marginalisation des États-Unis qui ne pourront compter comme allié que l’abruti de l’Élysée, n’osant même pas parler du peuple français, ce qui ne fera pas bien lourd !

Vous voyez donc également pourquoi l’accord de partenariat transatlantique est aussi stratégique pour les USA. Pour nous, ce sera la catastrophe mais comme nous sommes dirigés par des crétins vendus à des intérêts étrangers…

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

Source PIB USA en récession ici

Gaz russe vendu au Japon via un nouveau gazoduc ici

 

France : le chômage bondit en avril

PARIS, 28 mai – Fin avril, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi) à Pôle emploi a augmenté de 14 800 en France, a annoncé mercredi le ministère du Travail. La catégorie de référence de Pôle emploi recense plus de 3,364 millions de chômeurs, en augmentation de… read more.

 

La dette publique espagnole devrait atteindre 104 % du PIB en 2017

MADRID, 28 mai – La dette publique espagnole devrait atteindre 104 % du PIB du pays en 2017, selon une étude de l’Association des caisses d’épargne espagnoles (FUNCAS) parue mercredi. L’étude, qui a été menée par Sara Balina et Angel Berges, indique que les entreprises comme les familles devraient continuer à réduire leurs dettes durant les… read more.

 

GB : les syndicats vent debout contre les contrats « zéro heure »

« Des employés disponibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sans garantie de minimum horaire et donc de salaire : les contrats «zéro heure» de plus d’1,4 million de personnes encouragés par le gouvernement britannique suscitent l’hostilité croissante des syndicats. En cause : l’intention du gouvernement de David Cameron de suspendre les allocations chômage… read more.

 

UE : Schäuble veut réorganiser la Commission autour de « super-commissaires »

« Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble milite en faveur d’une réorganisation de la Commission européenne, autour d’une poignée de commissaires responsables de grands pôles de compétences, dans une tribune à paraître vendredi en Allemagne ». Voilà donc de quoi les dernières élections européennes vont accoucher. Des super-commissaires, avec des super-pouvoirs, pour une super-Europe, qui fera… read more.

 

Les réserves pétrolières russes suffisantes pour 30 ans d’exploitation

MOSCOU, 28 mai – Les gisements de pétrole existant en Russie pourraient assurer une production annuelle de 600 millions de tonnes au cours des trente prochaines années, a annoncé mercredi le ministre russe des Ressources naturelles Sergueï Donskoï. S’exprimant à la Douma (chambre basse du Parlement russe), M. Donskoï a indiqué que la Russie était fortement… read more.

 

Chômage : « Analyser les chiffres avec prudence » (François Rebsamen)

Avec 14 800 personnes de plus au chômage, ce qui permet d’atteindre un nouveau record historique à 3 364 100, notre ministre de l’Emploi qui ne réussit pas à en créer un seul lâche quelques petits commentaires tous aussi crétins les uns que les autres. François Rebsamen a déclaré dans un communiqué qu’il appelle « à… read more.

 

 

« Nous avons au mieux 18 mois devant nous »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Jacques Attali est décidemment particulièrement en forme ces dernières semaines. Alors qu’il nous avait gratifiés d’un excellent papier que j’avais repris dans les colonnes du Contrarien Matin et intitulé « Débrouillez-vous », le voilà qui poursuit dans sa veine contrarienne en nous prédisant une énorme crise en 2015 dans son dernier article dont le titre est « La prochaine crise : en 2015 ? ».

Jacques Attali y développe un raisonnement l’amenant à étayer pourquoi il pense que l’on arrive à la fin d’un cycle et donc au seuil d’une nouvelle crise qui ne sera jamais que le prolongement de celle que nous n’avons pas quitté depuis l’épisode paroxystique de 2007/2008.

Il explique surtout ce qu’il faudrait faire pour éviter cette nouvelle crise, et là, permettez-moi d’être dubitatif d’ailleurs sur deux choses. La première étant que même les éléments avancés ne me semblent pas de nature à nous permettre d’éviter ce qui va nous déferler dessus dans la mesure où cela ne répond pas ni à la raréfaction du travail ni à la raréfaction des ressources naturelles, et la deuxième c’est que quand bien même Jacques Attali aurait raison (et moi tort), il est fort à parier que rien de ce qu’il n’avance ne sera mis en place pour la simple et bonne raison que notre Monsieur 3 % (voir le dernier sondage du Figaro à ce sujet) qui siège à l’Élysée n’a toujours pas la moindre conscience de ce à quoi il est confronté et n’a, pour ainsi dire, strictement rien compris à la situation économique de notre pays. Je vous passe également le manque cruel de courage dont il a fait preuve jusqu’à présent et je le vois assez mal mettre encore plus de flexibilité dans le marché du travail alors que dès 2015 nous aurons de facto la suppression du régime (ultra-flexible) des auto-entrepreneurs aligné sur celui de la micro-entreprise avec quelques menus contraintes en plus…

Je vois également mal notre nodocéphale élyséen se changer brutalement en De Gaulle ou en Churchill capable de changer en totalité les modalités de fonctionnement de notre société. Notre situation est fondamentalement au-delà de toute notion de réforme. Encore une fois, nous vivons sur des structures héritées de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il y a 70 ans ! Nous étions en plein exode rural, nous avions besoin de bras pour remplir nos usines d’ouvriers, la mondialisation n’existait pas, pas plus que le transport aérien de masse ou encore les TGV, je ne parle même pas des réseaux informatiques, de la dématérialisation ou de l’informatique et de la révolution robotique qui nous arrive dessus !

Bref, il y a peu de chances que cette « nouvelle » crise – car n’en doutez pas, on vous la « vendra » comme étant « nouvelle » – puisse être évitée, ce qui nous amène donc à ses conséquences potentielles.

Les conséquences de la future crise de 2015

En gros, pour Attali (et je pense exactement la même chose), nous avons atteint des niveaux d’endettement jamais vu en temps de paix dans les pays dits « développés ». Lors de la prochaine crise, il faudra bien passer à la caisse et payer les pots cassés, cela ne pourra se faire que par la ruine des épargnants puisqu’en réalité, ceux qui ont financé les dettes sont bien les épargnants finaux à travers leurs différents supports d’épargne. Effacer les dettes ce n’est pas uniquement « punir » les méchantes banques (qui d’ailleurs le méritent), effacer les dettes c’est surtout effacer l’épargne des gens, une épargne sur laquelle ils comptaient pour tout un tas de choses et de projets.

Jacques Attali vous met en garde contre l’affaire chypriote qui préfigure les « bail-in », c’est-à-dire les effacements de dettes, à venir ainsi que sur la nouvelle législation européenne (encore peu connue selon lui ce qui est vrai pour le « vulgus pecum » mais nettement moins pour le contrarien moyen parfaitement informé) qui donne tout le cadre juridique à nos autorités politiques et monétaires pour nous ruiner au-delà de 100 000 euros, ce qui ne veut pas dire, soit dit en passant, que nous ne le serons pas sous cette fameuse barre des 100 000 euros. Tout dépendra de l’ampleur de la future catastrophe.

Enfin, Jacques Attali évoque à juste titre bien que « trop » pudiquement le véritable risque des pays européens qui est un risque de balkanisation et de guerres civiles.
« D’autre part parce que, à la différence des crises précédentes, le monde est loin d’être en paix ; les guerres et les menaces de guerres, civiles ou entre nations, se multiplient rendant les investisseurs plus frileux encore. »

Traduisons clairement ce que sous-entend ici Jacques Attali. Il faudrait être sourd et aveugle ou un « fasciste » du politiquement correct pour ne pas se rendre compte des fractures qui cisaillent de nombreux pays européens et ces fractures, que cela plaise ou non, sont d’ordre ethnique et religieux sur fond de misère sociale compensée par des aides massives afin de maintenir un semblant d’ordre social. Tout cela peut se déchirer en un clin d’œil en cas de crise grave menant par exemple à l’insolvabilité de l’État français et à son incapacité par exemple à verser les prestations sociales tant attendues dans certains quartiers.
Cette radicalisation de part et d’autre dans une Europe multiculturelle en échec patent se matérialise évidement par le vote massif Front National en France lors des dernières élections européennes. Certains s’en réjouiront, d’autres (dont beaucoup ne sont pas allés voter car ils avaient forcément autre chose de beaucoup plus important à faire) en « pleurent ».

Peu importe tout cela car ce sera balayé par la crise et je vous laisse imaginer l’état de notre pays si demain les « gamelles » étaient vides. Il est fort probable que de nombreux pays européens, dont le nôtre, connaîtraient des situations de violences extrêmes confinant à une forme de guerre civile avec des populations urbaines absolument pas en mesure de s’autosuffire au moins en partie et dépendant en totalité soit des modes de transports et d’approvisionnements soit des aides sociales soit des deux… Si jamais toute cette belle mécanique venait à se gripper, tout ce qui est actuellement contenu par des digues plus ou moins fragiles se déverserait et l’état réel de notre pays apparaîtra crûment à tous, et croyez-moi ce ne sera pas beau à voir.

Alors comment vous préparer ?

Voilà la question que nous nous posons tous et à laquelle chacun, dans notre configuration personnelle et « sous contrainte », nous essayons de répondre.

Lorsque que l’on parle de se protéger de faillite bancaire et d’effacement de l’épargne, il n’y a pas 36 solutions. Il faut évidemment débancariser au maximum et avoir son argent en dehors des griffes de l’État. Il faut donc détenir des actifs tangibles comme l’or, l’argent et même dans une certaine mesure des billets de banque (les retraits étaient très fortement limités à Chypre).

Lorsque l’on parle de possibles ou d’éventuelles guerres civiles, il faut se situer dans des zones rurales et non-urbaines. Cela est également valable pour l’autonomie d’une famille toujours plus facile à la campagne qu’en ville. Un simple potager et un poulailler vous aideront grandement à améliorer l’ordinaire.

Nous avons vécu l’exode rural puisque les villes avaient besoin de bras pour faire tourner les usines. Les progrès technologiques étant passés par là, l’avenir sera rural et nous devrions vivre comme la Grèce qui est précurseur sur ce point-là, un véritable exode urbain.

Quittez les villes tant que vous le pouvez car après il se pourrait qu’il soit trop tard et je vous renvoie à l’article précédent du même Jacques Attali où il vous appelait à vous « débrouiller » ! Oui, n’attendez plus de savoir ce que l’État pourra faire pour vous, car l’État est devenu le problème et ne nous apportera plus aucune solution.

Le temps des demi-mesures est révolu. Il y aura à l’avenir deux types de gens. Ceux qui auront su prendre à temps les bonnes décisions et changer leur postulat de vie, ceux qui en un mot auront décidé de se débrouiller et tous les autres.

Je vous souhaite à toutes et tous bonne chance et beaucoup de courage dans vos prises de décisions car vous allez devoir décider aujourd’hui, sur un risque hypothétique pour demain, de changer de vie tout de suite ! Évidemment, c’est tout sauf facile ou évident surtout lorsque cela engage une famille, un conjoint et des enfants et que vos choix iront complètement à l’encontre du consensus mou qui nous entoure.

En cette veille du 70e anniversaire du débarquement allié en Normandie, je me souviens de ma grand-mère paternelle qui avait été prise pour une grande folle en faisant rentrer 600 boîtes de pâtés début 39. Je me souviens de ma grand-mère maternelle qui avait demandé sa mutation en tant qu’institutrice dans un bled de campagne de 250 habitants car elle avait 3 gamines en bas-âge à nourrir. Je me souviens de ce que l’on m’a raconté sur la réaction de son inspecteur d’académie qui l’a longuement regardée et lui a trouvé l’un des villages les plus reculés de France en lui disant le plus sérieusement du monde : « Si cela devait mal se passer, là-bas au moins vous ne devriez pas voir trop de boches. »

Aujourd’hui, la probabilité pour que les choses se passent très mal augmente de jour en jour. Je laisse donc la parole à Jacques Attali lui-même en relayant ici son dernier article que je vous invite à lire là encore avec attention autant pour ce qu’il dit, que pour ce qu’il suggère ou encore pour ce qu’il ne dit pas, tant les propos d’Attali, un homme brillant, peuvent et doivent se lire sur ces trois niveaux.

« La prochaine crise : en 2015 ? » par Jacques Attali

« L’avenir pourrait nous rappeler très bientôt que, depuis plus de vingt-cinq ans, une grande crise économique et financière s’est déclenchée tous les sept ans :

En octobre 1987, le Dow Jones perd 22,6 % en une journée ; c’est le premier krach de l’ère informatique. La crise s’étend vite ; le 2 novembre 1987, Time Magazine fait sa couverture sur : « La panique s’empare du monde ». La FED réussit à calmer le jeu.

En décembre 1994, alors qu’une euphorie des entreprises fondées sur Internet enfle dans la Silicon Valley, l’Orange County, tout à côté, spécule sur les marchés financiers, et se déclare en faillite ; un peu plus tard, une brutale et brève crise monétaire et financière asiatique se propage en Russie et au Brésil puis aux États-Unis. La FED réussit là encore à maîtriser la situation.

Dès avril 2001, la bulle Internet, qui s’est formée depuis cinq ans, explose ; l’indice Dow Jones perd 7,3 % en une journée. Encore une fois, la FED calme le jeu en inondant le pays de liquidités, qui se transformeront en crédits immobiliers.

À l’été 2008, l’explosion d’une bulle sur la titrisation des crédits hypothécaires déclenche une nouvelle crise, cette fois véritablement planétaire. Les banques centrales et autres prêteurs permettent une nouvelle fois, aux États et aux entreprises, de s’endetter à bas taux, sans pour autant obtenir qu’ils investissent et se réforment.

Nous approchons de la fin d’une nouvelle période de sept ans. Des bulles se sont partout reformées. Et si la croissance n’est pas au rendez-vous, ou si une crise géopolitique vient l’interrompre (en Ukraine, en Chine, au Brésil, ou ailleurs) ces bulles exploseront ; les taux d’intérêt monteront ; le financement des emprunts deviendra très difficile ; la mondialisation fera le reste et les marchés, qui ne disent plus la valeur du risque, seront une nouvelle fois pris de panique.

En toute logique, cette crise devrait se déclencher en 2015. Si on ne s’y prépare pas, elle sera pire que les précédentes, en particulier en Europe. Pour deux raisons : d’une part, parce que presque tous les jokers ont été utilisés – nul ne pourra s’endetter d’avantage – et la BCE, même en utilisant tous les moyens à sa disposition, y compris les plus hétérodoxes, ne pourra pratiquement rien. D’autre part parce que, à la différence des crises précédentes, le monde est loin d’être en paix ; les guerres et les menaces de guerres, civiles ou entre nations, se multiplient rendant les investisseurs plus frileux encore.

Il n’y aura alors plus d’autres solutions que de payer la note ; en clair, de rembourser les dettes ou de les annuler. Et cela ne pourra être fait, en particulier en Europe, qu’en mettant à contribution les détenteurs finaux des créances, c’est-à-dire les épargnants, qui verront leur épargne spoliée, non par l’inflation, mais par une ponction sur leurs comptes, comme cela fut le cas à Chypre (ce que permettent explicitement les accords récents sur l’Union Bancaire, dits de « bail in », même si c’est encore peu connu).

Il est encore temps de s’en rendre compte. Et d’agir. En particulier en Europe, en recréant les moyens d’une croissance saine et durable ; cela ne passe que par quatre moyens, qu’il faut d’urgence utiliser simultanément :
Une action pour faire baisser significativement l’euro relativement au dollar, qui suppose que les ministres des Finances de la zone euro la demande enfin explicitement à la Banque Centrale.
Une relance de l’investissement, qui ne peut venir que par de grands projets publics, en particulier en matière de réseaux d’énergie et de télécommunication, financés par des eurobonds, ou par la BEI, ou par les diverses Caisses des Dépôts nationales. Encore faudrait-il que ces institutions cessent de s’accrocher à leur sacrosaint triple A, qui les paralyse.

Une accélération des réformes de structure dans l’Europe du Sud, en particulier en France, libérant les forces créatrices, comme l’ont fait, chacun à leur façon, avec le succès que l’on sait, les Allemands, les Anglais, les Suédois, et les Canadiens.

La recherche attentive de la paix, en particulier entre les Européens et leurs voisins de l’Est et du Sud.

Si tout cela n’est pas très vite entrepris, avec courage et ténacité, en particulier par les pays européens enfin rassemblés, bien des orages éclateront. Dans les 18 prochains mois.
Personne ne pourra prétendre qu’il n’était pas prévenu. »

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

Le blog de Jacques Attali est ici

 

La banque française BNP Paribas menacée d’une amende de 10 milliards de dollars aux États-Unis

PARIS, 30 mai – Les autorités américaines réclament la somme de dix milliards de dollars à la banque française BNP Paribas pour avoir violé l’embargo américain contre Cuba, le Soudan et l’Iran entre 2002 et 2009, rapporte vendredi la presse française, citant le quotidien américain The Wall Street Journal. « Ce serait l’une des plus grosses amendes… read more.

 

Vers un troisième plan d’aide pour la Grèce !

Comme vous en avez été informé doctement par « Claire Chazal » (je n’ai rien en particulier contre elle, c’est juste pour illustrer la pensée unique de nos médias qui nous abreuvent d’âneries), la crise est derrière nous, l’Espagne va très bien, le Portugal s’en sort et tout va mieux que bien dans notre monde de Bisounours,… read more.

 

L’UEE doit définir le développement de ses membres dans un environnement complexe (Medvedev)

MOSCOU, 29 mai – Le traité signé jeudi par la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan pour la création de l’Union économique eurasienne (UEE) définira le développement commun de ces pays dans le contexte d’une réalité économique changeante, a déclaré le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. « Un grand événement a eu lieu : le traité sur… read more.

 

« THE » Revue de l’or du Web du 23 mai : l’or dans le monde, en Europe et en France

Dans cette revue du Web du 23 mai, un zoom sur la stabilisation de la demande mondiale en or au premier trimestre 2014 selon les chiffres du World Gold Council parus cette semaine. À l’échelle européenne, les banques centrales ont renouvelé leur accord de coordination sur les ventes d’or. En France enfin, un point sur la… read more.

 

Plus de transparence sur les résultats liés aux importations et exportations d’or en Suisse

Les principaux agents du marché de l’or en Suisse sont arrivés à un accord avec les régulateurs afin d’offrir d’une manière plus transparente et fréquente les informations liées aux exportations et importations de l’or. Depuis le 1er janvier 2014, ces informations d’entrée et de sortie de l’or seront publiées mensuellement. Ces informations en Suisse offrent… read more.

 

Les USA attaquent la France en s’en prenant à BNP Paribas

« Les déboires judiciaires de BNP Paribas prennent une tournure politique », c’est le titre de cette dépêche AFP qui revient sur la cas de la BNP qui est la plus grosse banque française et l’un des mastodontes européens. Les Américains souhaitent imposer une amende record de 10 milliards de dollars ainsi que la démission de très… read more.

 

 

« La croissance sans emploi, un phénomène profond et durable »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

C’est l’un de mes chevaux de bataille économique préféré. En effet, je pense, et c’est une conviction, que nous sommes arrivés à un point d’inflexion majeur (et de grâce, encore une fois, ne me sortez pas l’exemple des Canuts et le refus du prôôgrèès technique, ce qui était valable il y a deux ou trois siècles peut l’être nettement moins de nos jours) concernant les évolutions technologiques et leur compatibilité avec un haut niveau d’emploi.

En clair, les progrès de l’informatique associés à l’électronique, aux biotechnologies et évidemment à la robotique vont conduire et conduisent déjà non pas à une suppression pure et simple de la notion de travail mais à la disparition plus ou moins rapide de l’emploi de masse corollaire jusqu’à présent de la consommation de masse et de la production de masse.

J’insiste sur cette notion de masse d’emploi. Le problème n’est pas la disparition (pour le moment) du travail mais sa raréfaction et le fait que notre chômage endémique et en hausse constante depuis maintenant 40 ans matérialise la « fin du travail pour tous ».

Économiquement, le fait que le travail soit le mode de redistribution le plus utilisé à travers le monde pour « répartir » plus ou moins équitablement la création de richesse va nous conduire à une insolvabilisation progressive des ménages. Raréfaction du travail = raréfaction du nombre de consommateurs solvables = à un moment ou à un autre baisse de la consommation = baisse des profits pour les entreprises !

La relation économique est simple à comprendre. Elle est même évidente. Dans mes propos, il ne s’agit même pas de dire « je suis pour ou contre les progrès techniques », il s’agit simplement de constater les faits et les faits sont toujours têtus. Il y a de moins en moins de boulot.

C’est dans ce contexte que la grande entreprise Amazon, qui est devenue en quelques années l’une des plus grosses multinationales mondiales de la distribution et de la vente en ligne, a annoncé lors de son assemblée générale qu’elle allait s’équiper de 10 000 robots alors qu’elle n’en utilise actuellement « que » 1 300 ! Évidemment, on tient à rassurer le crétin. Aucun problème pour l’emploi et il n’y aura aucun licenciement !!

Ne soyons pas dupes ni naïfs ! Bien sûr qu’il n’y aura aucun licenciement et cela pour deux raisons faciles à comprendre, encore faut-il juste le dire et le rappeler à ceux qui n’y penseraient pas tout seuls.

Premièrement, Amazon est en croissance forte dans la mesure où les ventes en ligne sont encore en croissance et que cette entreprise est en train de multiplier les secteurs de produits qu’elle ne couvrait pas jusqu’à présent (au départ, Amazon ce n’était que la vente de livres). Logiquement, Amazon doit donc recruter, ouvrir de nouveaux entrepôts, etc. Prendre 10 000 robots ce n’est pas de l’emploi en moins et des licenciements, c’est simplement de l’emploi qui ne verra jamais le jour… Cela illustre donc parfaitement le concept de croissance…. sans emploi qui n’a manifestement pas effleuré l’esprit des abrutis qui nous dirigent et qui attendent la croissance comme une vache attend le passage du train (ou alors ils font juste mine de …).

Deuxièmement, là encore il convient d’être réaliste. Quelle est, à votre avis, l’ancienneté moyenne dans une entreprise comme Amazon, ou pour être encore plus précis quel est le « turn-over » naturel une fois que vous avez marché pendant 20 km lors de votre journée de travail avec des cadences assez élevées ? Résultat, eh bien chez Amazon (comme dans de très nombreuse entreprises désormais), c’est marche ou crève et beaucoup « crèvent » sur le bord des allées débordant de produits que nous commandons sans fatigue affalés devant notre écran d’ordinateur. Les effectifs tiennent donc au mieux quelques années avant d’être totalement rincés, sans oublier aussi l’aspect cyclique de l’activité de cette entreprise qui va réaliser une part importante de son chiffre d’affaires au moins de décembre en recrutant des saisonniers pour un mois, ce dont elle pourra se passer.
Là encore, il n’y aura pas de licenciement. Il n’y aura que des démissions de « faibles » qui ne tiennent pas le coup et qui iront rejoindre les troupes de Paul Emploi, le 1er employeur de France avant d’aller grossir les rangs du RSA et des Restos du Cœur.

La robotique recrute !

Évidemment, lorsque Kiva System vend des robots à Amazon, Kiva recrute, certes, mais nettement moins que le nombre d’emplois qui ne sera jamais créé grâce à ses solutions automatisées et en plus certainement pas sur le même niveau de compétences. Encore une fois, je vous mets en lien source le site de Kiva, vous pourrez par vous-même regarder et consulter les offres d’emplois. Elles sont assez peu nombreuses et surtout très techniques. Alors que ferons-nous de tous ceux qui ne seront pas des ingénieurs de hauts niveaux, c’est-à-dire de 95 % de la population mondiale ?

Là encore, il ne s’agit ni de déplorer ni d’applaudir mais de constater les faits. Naturellement, le cours de bourse d’Amazon monte en flèche à l’idée d’une croissance sans avoir besoin d’employer plus de monde !! Jusqu’au jour, bien entendu, où les marchés s’apercevront qu’il n’y a plus d’acheteur solvable.

Il n’y a pas que les robots qui suppriment de l’emploi

Il y a aussi Internet, et c’est particulièrement palpable dans le secteur bancaire où, finalement, le modèle des banques en ligne désormais parfaitement mature est bien plus efficace et rentable que la banque traditionnelles avec des réseaux de centaines d’agences. Résultat ? Rien qu’en France prévoyez le non-remplacement dans le meilleur des cas des 400 000 collaborateurs qui font fonctionner actuellement les milliers d’agences qui maillent le territoire français. Dans le pire des cas, la BNP, après avoir payé son amende américaine, pourrait vouloir aller un peu plus vite et faire un plan de « sauvegarde » de l’emploi (c’est-à-dire virer du monde).

Un monde sans travail, sans croissance, et de raréfaction généralisée

Des ressources alimentaires plus cher, peu ou pas de travail, une croissance dont au mieux personne ne profitera ou presque, voilà ce à quoi vous devez vous préparer, sans oublier des États surendettés qui ne pourront que faire faillite dans un tel contexte.

Voilà ce à quoi vous devez vous préparer et peu importe que cela prenne 18 mois ou 4 ans car nous aurons vraisemblablement à vivre cet effondrement économique et social.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, Directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

Article de La Tribune sur Amazon et ses 10 000 robots

Le lien vers le fournisseur officiel de robots d’Amazon

 

Hollande : le sondage à 3 % du Figaro qui devrait faire trembler notre pays

« François Hollande est redevenu «Monsieur 3 %». Les Français ne sont plus que 3 % à le préférer comme candidat du PS à la prochaine présidentielle de 2017, selon l’étude OpinionWay réalisée en exclusivité pour Le Figaro Magazine. Le même chiffre que les sondages lui donnaient quelques mois avant la primaire de 2011, quand il… read more.

 

Le roi d’Espagne abdique et est succédé par le prince Felipe

MADRID, 2 juin – Le roi Juan Carlos d’Espagne a abdiqué lundi de son poste de chef d’État. La décision du monarque a été annoncée à la nation par le Premier ministre Mariano Rajoy, qui a rapidement organisé une conférence de presse lundi pour faire une « déclaration institutionnelle ». Dans une brève déclaration à la presse où… read more.

 

Fin 2013, 710 000 milliards de dollars de produits dérivés !! Mais tout va très bien

Voici ce que l’on peut lire sur le site de la BRI, la Banque des règlements internationaux, et le chiffre fait frémir. Fin 2013, les marchés de produits dérivés de gré à gré ont continué à se développer pour atteindre un montant notionnel de contrats en cours s’élevant à $ 710 000 000 000 000… read more.

 

799 morts dans de violentes attaques à travers l’Irak en mai (ONU)

BAGDAD, 1er juin – Au total, 799 Irakiens ont été tués et 1 409 autres blessés dans de violentes attaques au mois de mai, dont une majorité de civils, selon un communiqué de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak (MANUI) publié dimanche. D’après le communiqué, 603 civils et policiers et 196 membres des forces… read more.

 

Delamarche et Pascal Auclair sur BFM Business dans le face-à-face

Excellent Olivier Delamarche dans ce face-à-face qui a décortiqué quelques chiffres économiques américains montrant bien encore une fois que les USA ne connaissent aucune reprise. Loin de là. Pour le moment, l’autisme l’emporte. Peu importe. Les fondamentaux sont désastreux, le compteur tourne et le moment de la remise à plat du système approche. Charles SANNAT

 

10 000 Français sont payés pour venir en vélo au travail ! Et moi le vélo ça m’emmerde !!

C’est le titre d’un article du magazine Challenges qui nous apprend que « 0,25 euros par kilomètre : à partir de ce lundi 2 juin, quelques 10 000 chanceux vont pouvoir faire fructifier leurs coups de pédales. Le gouvernement vient en effet de lancer une expérimentation dans 19 entreprises, implantées sur tout le territoire, visant à… read more.

 

 

carte des région François Hollande

« La réforme des régions, François joue au puzzle et enfume le peuple ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Bon, mes chers lecteurs, l’information du jour c’est la nouvelle carte des régions dans notre beau pays. François est à la manœuvre et ma femme, qui me fait manger depuis 4 ans des cordons bleus Le Gaulois pour pouvoir terminer cette satanée carte de France, va sans doute être déçue de tous ces efforts en vain. Notre carte ne sera plus valable. 68 kilos de cordons bleus plus tard. Je n’en peux plus de ces cordons bleus. Je crois que je préfère définitivement mes boîtes de raviolis qui ont l’avantage énorme de se conserver plus longtemps !

Bref, on fusionne quelques régions et notre pingouin élyséen prend son air de fier à bras comme s’il se prenait pour un Napoléon des temps modernes. Avec la réforme des régions, nous allons voir ce que nous allons voir !

La France ne sera plus en déficit.
La France n’aura plus de chômage.
La France aura un budget en excédent.
La France va se réindustrialiser.
La France n’aura plus aucun souci de délinquance.
La France va retrouver la croissance.
Les salaires vont pouvoir augmenter.
L’euro va devenir une excellente monnaie pour notre pays.
La Grèce va être sauvée définitivement.
Bruxelles va nous féliciter.
Les agences de notation vont augmenter nos notations.
Les investisseurs étrangers vont se précipiter chez nous.
Les touristes vont nous envahir avec des mallettes entières de billets qui seront déversés lors de leur séjour.
Les impôts vont chuter de façon géniale.
Les prestations sociales vont pouvoir être améliorées.

Oui mes chers camarades contrariens, dès demain tout cela sera réalité car notre marmiton de l’Élysée tendance nodocéphale pense tenir entre ses petits doigts boudinés le Saint Graal de la réforme dans notre pays, celle qui nous fera rentrer de plain-pied même pas dans le 21e siècle mais carrément dans le 3e millénaire (soyons ambitieux, après tout le « changement c’est maintenant »).

Un nouveau coup de communication pour occuper les esprits !

Alors il découpe François et nous donne par la même occasion de quoi occuper notre temps de cerveau disponible. Mes braves, parlez de la couleur du futur drapeau de votre future nouvelle région, cela vous évitera de vous mobiliser sur les véritables sujets.

Pendant que nous débattrons à n’en plus finir sur le nouveau format des nouvelles plaques d’immatriculation – symbole essentiel de l’appartenance régionale –, notre pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans une merde noire. Nous avons, depuis bien longtemps, dépassé le stade de la chienlit chère au Général.

Alors nous aurons un traité transatlantique signé en douce par un Parlement européen et des gouvernements à la solde de pouvoirs extérieurs, nous aurons le chômage et les licenciements en hausse, nous aurons la désindustrialisation de la France et une « croissance » sans emploi portée par l’intégration dans notre PIB du trafic de drogue et l’argent de la prostitution (dernière grande trouvaille de nos zélites débiles pour truquer les chiffres), nous aurons tout cela mais François, l’abruti de l’Élysée, nous a trouvé l’un des plus beaux sujets pour faire diversion et enfumer le peuple qui, je dois vous l’avouer je n’en doute pas, ne sera cette fois pas dupe !

Cette « réforme » n’a aucune utilité macro-économique !

Comme il n’y a pas grand monde pour expliquer à notre mamamouchi présidentiel qu’il est un sombre crétin, je m’y colle et je me dévoue n’étant pas vraiment préoccupé par mon « évolution de carrière », ce qui me confère une légère liberté de ton.

Le problème de notre pays n’est pas encore une fois au niveau de la « réformette » mais d’une adaptation complète et totale de l’ensemble de nos structures héritées du CNR (le Conseil National de la Résistance). Notre organisation date d’il y a 70ans ! Ce n’est pas la couleur du papier peint qu’il faut changer ! C’est tout le bâtiment qu’il faut raser et reconstruire sur de nouvelles bases si nous souhaitions éviter un effondrement.

Alors passer de x à y régions ne changera rien à l’état déplorable de notre nation.

En plus, on nous explique doctement que cela va nous faire économiser de l’argent… alors là, je me marre. Je n’ai jamais vu l’État réussir à économiser de l’argent. Chaque année, les prélèvements, les impôts et taxes de toutes sortes augmentent considérablement pour une qualité de service rendu en face en chute libre !

Je me demande donc combien ça va coûter de trouver le nouveau nom de chaque région (il nous faudra bien quelques sociétés de communication avec des contrats plantureux pour nous y aider, et je crois que la société Bygmalion est déjà occupée à autre chose ces derniers temps).

Je me demande où nous allons installer le nouveau siège de chaque nouvelle région. On ne va pas utiliser l’ancien, hein… soyons sérieux, il ne faudrait pas avantager les uns au détriment des autres. Je pense qu’il va donc falloir bâtir quelques nouveaux édifices somptueux afin de pacifier les relations entre les fusionnés. Évidemment, cela devrait nous coûter un peu de pognon, le nôtre hein, pas le leur !

Je me demande ce que l’on fera des anciens édifices.

Je me demande combien cela va nous coûter de changer tous les panneaux.

Je me demande combien cela va nous coûter de changer les papiers à en-tête et toutes les autres joyeusetés de ce type, nouveau logo, etc.

Je me demande encore ce que l’on va faire des doublons chez les fonctionnaires car si deux régions fusionnent, on a par exemple deux services de comptabilité. Or un seul suffit (c’est le principe des économies d’échelle) mais si on n’en a qu’un, on en fait quoi du deuxième ? On vire tout le monde ? Hahahahaha j’en rigole d’avance.

François vient de faire encore une énorme connerie qui va achever de le faire passer pour le président le plus niais que nous ayons jamais eu

Voilà, donc François est content, il a tranché, il a fait preuve d’autorité, il a su donner une vision pour l’avenir de son pays, François est beau, François est grand, sauf que, comme à chaque fois, le diable se cache dans les détails et que la dernière connerie présidentielle va en fait commencer par nous coûter un pognon de dingue, une démotivation généralisée, des guerres de périmètres à n’en plus finir et qu’encore une fois, au lieu de simplifier et de rationaliser, tout cela va partir encore plus vite en vrille. D’ici un an, soit plus rien ne marche au niveau régional, soit cette réforme n’aura été qu’un coup de communication qui se fracassera sur la réalité et les petites baronnies locales.

Deux principes auraient dû éclairer notre phare éteint de l’Élysée. Le premier « primum non nocere », le principe des médecins, qui signifie « tout d’abord ne pas nuire », ce qui veut dire que parfois il faut savoir ne rien faire.

Le deuxième, « le diable se cache dans les détails ». François peut annoncer ce qu’il veut, la mise en pratique va se révéler assez lente, longue et douloureuse et il peut compter sur toutes les bonnes âmes pour localement ralentir son « rêve » cartographique qui, en soit, de toutes les façons, ne changera rien à la lente déliquescence de notre pays.

Alors ne soyons pas dupes, laissons ce sujet aux autres et concentrons-nous sur les véritables problèmes… en attendant la coupe du monde de foot et le tour de France…

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement http://www.lecontrarien.com.

Vous trouverez le texte ci-dessous écrit par notre président de la République au sujet de sa réforme des régions et publié le 3 juin sur le site de l’Élysée :

Depuis deux siècles, la République a cherché à concilier l’unité de l’État, avec l’exercice le plus libre possible de la démocratie locale.

Mais il a fallu attendre les grandes lois de décentralisation de 1982 sous la Présidence de François Mitterrand, pour élargir les responsabilités des communes et des départements, et faire des régions des collectivités locales à part entière.

Puis sous la présidence de Jacques Chirac, la République décentralisée a été consacrée dans la Constitution. C’était aussi une façon de reconnaître que nos territoires et les élus qui les représentent, ont incontestablement contribué depuis trente ans à la modernisation du pays et à l’amélioration de la vie quotidienne des Français.

Le temps est venu de donner une forme nouvelle à cette ambition. Parce que notre organisation territoriale a vieilli et que les strates se sont accumulées. Parce que les moyens de communication, les mutations économiques, les modes de vie ont effacé les limites administratives. Parce que nous devons répondre aux inquiétudes des citoyens qui vivent à l’écart des centres les plus dynamiques et qui redoutent d’être délaissés par l’État en milieu rural comme dans les quartiers populaires.

Le temps est donc venu de simplifier et clarifier pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources. Le temps est venu d’offrir une meilleure qualité de service et de moins solliciter le contribuable tout en assurant la solidarité financière entre collectivités selon leur niveau de richesse.

La réforme que j’ai demandée au Premier ministre et au Gouvernement de mettre en œuvre, en y associant toutes les familles politiques, est majeure. Il s’agit de transformer pour plusieurs décennies l’architecture territoriale de la République.

Au plus près des habitants, la commune est l’institution à laquelle chaque Français est le plus attaché. C’est dans ce cadre que se pratiquent chaque jour la solidarité et la citoyenneté. Elle doit demeurer « une petite République dans la grande ». La spécificité de notre pays c’est de compter 36 700 communes.

L’ensemble du territoire national est aujourd’hui couvert par des intercommunalités. Mais elles sont de taille différente et avec des moyens trop faibles pour porter des projets.

Ce processus d’intégration doit se poursuivre et s’amplifier. C’est le sens de la réforme proposée. Les intercommunalités changeront d’échelle. Chacune d’entre elles devra regrouper au moins 20 000 habitants à partir du 1er janvier 2017, contre 5 000 aujourd’hui. Des adaptations seront prévues pour les zones de montagne et les territoires faiblement peuplés.

L’intercommunalité deviendra donc, dans le respect de l’identité communale, la structure de proximité et d’efficacité de l’action locale. Il faudra en tenir compte pour lui donner le moment venu toute sa légitimité démocratique. Comme il en a été décidé pour les 13 métropoles et le Grand Paris qui ont été créés par la loi du 27 janvier 2014.

Les régions, quant à elles, se sont imposées comme des acteurs majeurs de l’aménagement du territoire. Mais elles sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante. Leurs ressources ne correspondent plus à leurs compétences, qui elles-mêmes ne sont plus adaptées au développement de l’économie locale.

Pour les renforcer, je propose donc de ramener leur nombre de 22 à 14. Elles seront ainsi de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales. Une carte a été définie. Elle prend en compte les volontés de coopération qui ont été déjà engagées par les élus, dont je veux saluer le sens de l’intérêt général. Elle sera soumise au débat parlementaire. Mais il faut aller vite car il ne nous est pas permis de tergiverser sur un sujet aussi important pour l’avenir du pays.

Demain, ces grandes régions auront davantage de responsabilités. Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures.

Pour remplir leur rôle, elles disposeront de moyens financiers propres et dynamiques. Et elles seront gérées par des assemblées de taille raisonnable. Ce qui veut dire moins d’élus.

Dans ce nouveau contexte, le conseil général devra à terme disparaître. La création de grandes régions, et le renforcement des intercommunalités absorberont une large part de ses attributions. Mais cette décision doit être mise en œuvre de façon progressive car le conseil général joue un rôle essentiel dans la solidarité de proximité et la gestion des prestations aux personnes les plus fragiles. Et il ne peut être question de remettre en cause ces politiques. Pas davantage les personnels dévoués qui continueront à les mettre en œuvre. Du temps est nécessaire et de la souplesse est indispensable. Une large initiative sera laissée aux élus pour assurer cette transition. Certaines métropoles pourront reprendre les attributions des conseils généraux et toutes les expérimentations seront encouragées et facilitées.

L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020. Je veux croire qu’une majorité politique nette se dessinera en faveur de ce projet et que s’y associeront les élus qui, dans l’opposition aujourd’hui, souhaitent eux aussi l’aboutissement de cette réforme. D’ici là, les élections pour le conseil départemental seront fixées le même jour que celles pour les futures grandes régions à l’automne 2015. Avec le mode de scrutin qui a été voté par la loi du 17 mai 2013.

Le département en tant que cadre d’action publique restera une circonscription de référence essentielle pour l’État, autour des préfets et de l’administration déconcentrée avec les missions qui sont attendues de lui : garantir le respect de la loi et protéger les citoyens en leur permettant d’avoir accès aux services publics où qu’ils se trouvent. Mais il devra renoncer à exercer les compétences reconnues aux collectivités.

Cette grande réforme s’inscrit dans la volonté de moderniser notre pays et de le rendre plus fort. Elle est tournée vers les citoyens car il s’agit de simplifier notre vie publique, de rendre plus efficace nos collectivités et de limiter le recours à l’impôt. Elle repose sur les valeurs qui doivent nous rassembler : le souci constant de la démocratie, de la solidarité et de l’efficacité. Et c’est pourquoi j’appelle tous les citoyens et, en particulier, tous les élus locaux qui par leur engagement quotidien font vivre les institutions de la République, à s’associer à sa réussite.

François Hollande

 

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