La compil Dieudo


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Auteur : M’bala M’bala Dieudonné
Ouvrage : La compil Dieudo
Année : 2005

AAARGH REPRINTS
An 2005

 

LA COMPIL DIEUDO

Compilation de quelques articles significatifs concernant le cas rare
d’un humoriste qui ne s’aplatit pas devant les maîtres de l’époque et ne
leur cire pas les pompes. En plus, il est noir !!! Nul n’est parfait !

« Mon expérience m’a emmené à me dire que le
véritable danger, c’est la puissance sioniste dans
ce pays « 

 

Des propos de l’humoriste Dieudonné sur la Shoah soulèvent
l’indignation
Mercredi à Alger, l’humoriste a notamment qualifié la Shoah de « pornographie mémorielle »
Le ministre de la justice, Dominique Perben, a demandé, vendredi 18 février, au parquet de
Paris l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « contestation de crimes contre l’humanité », après
des propos controversés de l’humoriste Dieudonné sur la mémoire de la Shoah. L’enquête
préliminaire vise à établir les propos précis de Dieudonné, mais aussi à déterminer dans quelle
mesure ils peuvent être poursuivis puisqu’ils ont été prononcés à l’étranger, précise une source
proche du dossier. La loi prévoit que la justice française puisse être compétente pour les crimes et
délits commis par un Français à l’étranger.
Mercredi, à Alger, lors d’une conférence de presse, Dieudonné avait réagi à des déclarations
de Jean-Pierre Raffarin, qui avait dénoncé, samedi 12 février, lors d’une réception du Conseil
représentatif des institutions juives de france (CRIF), « ceux qui font du racisme un fonds de
commerce, un fond de salle pour certains artistes qui cherchent à faire applaudir la haine ».
Une « guerre au monde noir »
Se sentant directement visé par le premier ministre, Dieudonné lui a reproché d’être allé au
dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France. « Raffarin en personne était au
CRIF le week-end dernier, et il m’accuse parce qu’il faut toujours leur lécher le cul à cette équipe de
malfrats, de mafieux qui est en train d’entraîner la République française dans la guerre civile », a-t-il
lancé. Dieudonné a fustigé « la soumission totale des dirigeants et responsables français à la volonté
du CRIF », une « organisation anticonstitutionnelle et sectaire ».
Au cours de cette conférence de presse, l’humoriste a qualifié la Shoah de « pornographie
mémorielle ». « Ça devient une overdose, ça devient malsain », a-t-il déclaré, évoquant parallèlement
les « quatre cents ans d’esclavage » subis par le « monde noir ». « Je comprends que certains qui ont
vécu ça [la Shoah] dans leur chair ont du mal à entendre ça. Mais ils doivent comprendre que moi
aussi, c’est dans ma chair ». L’humoriste a affirmé que « les autorités sionistes » qui, selon lui , dirigent
le cinéma, l’empêchent de faire un « film sur la traite négrière ».

« C’est une guerre qui est déclarée culturellement au monde noir. Il est normal que le monde
noir réponde, dise ‘non, nous ne nous soumettrons pas à votre pouvoir' », a-t-il encore déclaré, selon
l’interview diffusée sur le journal en ligne Proche-Orient Info, ajoutant que « la population antillaise est
née du fruit du viol depuis quatre cents ans ».
« Propos aussi irresponsables que dangereux »
Les déclarations de Dieudonné ont suscité, vendredi, des réactions indignées. « Les propos de
Dieudonné sur la Shoah tombent sous le coup de la loi. Je considère qu’ils sont déshonorants pour
celui qui les exprime, et je considère qu’il ne peut pas y avoir une comptabilité des tragédies », a
déclaré François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, vendredi sur Europe 1. Il a
souligné que la « tragédie du peuple noir liée à l’esclavage », dont Dieudonné entend défendre la
mémoire, devait être « dénoncée » et « reconnue » mais qu’il y avait aussi « la tragédie du peuple juif, la
Shoah ». « La minorer, la sous-estimer, la disqualifier en parlant de pornographie, mérite non pas
simplement l’accusation judiciaire, mais l’accusation politique », a-t-il dit.
Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a dénoncé les
« nouveaux dérapages » de Dieudonné et ses « propos aussi irresponsables que dangereux ». « Si le
MRAP constate effectivement aujourd’hui un déficit manifeste de connaissance et de reconnaissance
de certains crimes historiques touchant encore aujourd’hui des populations vivant en France, rien ne
peut justifier de salir délibérément une autre mémoire. »
L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a accusé l’humoriste de vouloir « monter les
communautés les unes contre les autres en instrumentalisant la mémoire ». Pour Yonathan Arfi,
président de l’UEJF, Dieudonné, qui « a définitivement sombré dans la paranoïa et l’obsession
antisémite », « doit être marginalisé ». Dans l’hebdomadaire Le Point, le philosophe Bernard-Henri
Lévy estime cette semaine que Dieudonné est « un fils de Le Pen ».
« Je n’ai pas parlé comme ça »
Vendredi, l’humoriste a répondu à la vague d’indignation provoquée par ses propos sur la
Shoah, qualifiée de « pornographie mémorielle ». « Je n’ai pas parlé, comme ça, de pornographie
mémorielle », a-t-il déclaré sur LCI, soulignant avoir cité, lors de sa conférence de presse mercredi à
Alger, un ouvrage de l’historienne israélienne Edith Zertal, La Nation et la mort, la Shoah dans le
discours et la politique israélienne. « C’est elle qui nous parle, qui nous raconte son parcours et son
analyse. Je n’ai à aucun moment, moi, développé ce sujet, je n’ai fait que la citer », a-t-il ajouté.
Dieudonné a fait plusieurs fois l’objet de poursuites pour propos antisémites. Le tribunal
correctionnel de Paris lui a reconnu, en mai 2004, le droit de critiquer la politique du gouvernement
d’Ariel Sharon en Israël sans être accusé d’antisémitisme. Quelques jours plus tôt, le tribunal
correctionnel d’Avignon l’avait condamné à 5 000 euros d’amende pour des « propos racistes » et des
« injures raciales » visant les juifs. Dieudonné a été relaxé en appel en juin 2004 après avoir dit préférer
le « charisme de Ben Laden à celui de George W. Bush ».
Avec AFP et Reuters
Le Monde, 19 février 2005.
Et Perben et Raffarin et Hollande disent que les propos de Dieudonné « tombent sous le coup
de la loi ». Ils se gourent complètment. La loi, ils n’y connaissent rien et l’agitent poru faire peur aux
citoyens qui ont quelque chose à dire.

L’humoriste Dieudonné, à nouveau accusé d’antisémitisme, tente
de se justifier
L’humoriste Dieudonné, à nouveau soupçonné d’antisémitisme après des propos tenus
mercredi à Alger, a tenté de se justifier, samedi 19 février à Paris, au cours d’une conférence de
presse tendue. « Je n’ai pas associé la Shoah à une pornographie mémorielle », a répété Dieudonné
qui s’est posé en victime d’une « manipulation » et « d’une affaire bis du RER D », référence à une fausse
agression antisémite en 2004 inventée par une affabulatrice.
Relancé à de nombreuses reprises par des journalistes, interrompu et pris à partie par des
supporteurs souvent virulents, il a refusé d’expliquer clairement ce qu’il entendait par « pornographie
mémorielle », expression utilisée mercredi à Alger lors d’une conférence de presse. S’abritant derrière

l’historienne israélienne, Idith Zerthal, qui serait l’auteur de cette expression, Dieudonné a regretté
une « différence de traitement dans la mémoire » des crimes contre l’humanité.
« Pourquoi n’y a-t-il pas de commémoration aussi importante des 400 ans de l’esclavage ? », a
demandé l’humoriste qui s’exprimait au théâtre de la Main d’Or (11e arrondissement), qui programme
sa pièce Mes excuses. Il a regretté une « hypertrophie qui existe dans la communication sur la
commémoration de la Shoah », qualifiée de « crime contre l’humanité inqualifiable ». La Shoah est un
« drame que je n’ai jamais remis en cause, qui appartient à l’histoire de l’humanité, qui est terrible », at-
il ajouté.
« Le sionisme, sida du judaïsme »
Questionné sur ses critiques à l’égard du conseil représentatif des institutions juives de France
(CRIF) décrit mercredi comme un « organe d’inquisition », Dieudonné a répondu trouver « inacceptable
qu’au sein d’une République (…), 17 ministres se retrouvent au milieu d’une réunion communautaire »
le 12 janvier.
Le ministre de la justice, Dominique Perben, a demandé vendredi une enquête préliminaire au
sujet des propos de Dieudonné M’Bala M’Bala qui s’est dit prêt à remettre à la justice les
enregistrements de la conférence de presse d’Alger. Poursuivi à plusieurs reprises pour des propos
jugés antisémites par ses détracteurs, l’humoriste a jusqu’à présent été relaxé.
Dans un entretien publié samedi par le quotidien algérien francophone L’Expression,
l’humoriste a par ailleurs relancé la polémique. « Nous n’avons pas les mêmes droits que les sionistes.
Eux, dans une école, il suffit qu’un petit soit traité de sale juif pour que tout le monde se lève. Pour
moi, le sionisme, c’est le sida du judaïsme », a déclaré Dieudonné au quotidien.
Le député européen Harlem Désir (PS) a réagi samedi à ces propos, en affirmant qu’il « faut
boycotter Dieudonné et ses spectacles comme on a boycotté, hier, l’apartheid et demander à la
justice de le condamner sans ménagement », a-t-il dit dans un communiqué samedi. Selon l’ancien
président de SOS-Racisme, « Dieudonné ajoute l’ignoble à l’indécence » et « il est aujourd’hui l’un des
plus grands antisémites de France ».
Le Monde, 19 févier 2005.
Rappelons que Harlem Désir est garçon de bain au Parti socilaiste.

Dieudonné s’empêtre dans l’antisémitisme
au nom des Noirs
Ariane Chemin
L’humoriste reproche au « lobby sioniste » de revendiquer « l’unicité de la souffrance » empêchant
l’émergence de la mémoire de la traite des Noirs. La polémique intervient quand des enfants
d’immigrés revendiquent une place pour l’histoire de l’esclavage et de la colonisation
Il a choisi son théâtre, celui de la Main-d’Or, dans le XIe arrondissement de Paris. Rameuté
son fan-club – plus quelques figures de l’antisionisme radical, comme, à l’accueil, Ginette Skandrani,
proche du négationniste tunisien Mondher Sfar. Il a apporté ses cassettes vidéo, aussi.
Samedi 19 février, pour sa conférence de presse improvisée, Dieudonné avait installé deux
écrans de télévision et montré deux petits extraits de celle qu’il a donnée, mercredi 16 février à Alger,
à l’occasion de la tournée de son spectacle « Mes excuses ». Il veut prouver que ce n’est pas la Shoah
qu’il a associée à une « pornographie mémorielle », comme l’a rapporté le site d’information en ligne
Proche-Orient. info, mais sa commémoration.
Le matin même, dans un entretien au quotidien algérien L’Expression (du 19 février),
l’humoriste déclarait encore : « Les sionistes ont une sorte d’impunité. Eux, dans une école, il suffit
qu’un petit soit traité de sale juif pour que tout le monde se lève. Pour moi, le sionisme, c’est le sida
du judaïsme. »
Les propos de l’humoriste à Alger ont fait sursauter la presse française, et conduit le ministre
de la justice, Dominique Perben, à demander, vendredi, l’ouverture d’une enquête préliminaire pour
« contestation de crimes contre l’humanité » (Le Monde daté 20-21 février), au risque de devoir modifier
cette qualification. Dieudonné, en effet, nie. « Je n’ai pas prononcé cette phrase qui est insultante pour
la mémoire de la Shoah et qui tombe sous le coup de la loi. »
En Algérie, trois jours plus tôt, il avait insulté le Conseil représentatif des institutions juives de
France (CRIF), qu’il avait traité d' »équipe de malfrats » et de « mafia »,et égrené tous les poncifs de

l’antisémitisme. Mais, de fait, il n’avait pas nié l’extermination des juifs durant la seconde guerre
mondiale. « J’ai dénoncé « l’hypertrophie » qui existe dans la communication sur la commémoration de
la Shoah », s’est-il justifié samedi, s’abritant derrière – et détournant – le livre d’une historienne
israélienne, Edith Zertal, intitulé La Nation et la mort, la Shoah dans le discours et la politique d’Israël
(La Découverte, 2004).
« J’espère que le garde des sceaux va effectivement ouvrir une enquête, et je m’y associe. Les
accusations portées contre moi sont graves », a lancé Dieudonné, samedi. Il s’en est pris à la presse.
« Pas la presse pourrie », dit-il, mais une « presse gourmande et gloutonne », qui, selon lui, rejoue le
« RER D bis » – en référence à la fausse agression antisémite inventée par Marie Leblanc en juillet
2004, et qui avait fait immédiatement réagir le chef de l’Etat.
« Jamais condamné »
La salle lui est acquise. « Qui s’est permis de colporter cette phrase ? Il s’agit d’une
manipulation d’un petit organe communautaire qui s’appelle Proche-Orient.info, un site que tout le
monde utilise comme si c’était une agence de presse. J’espère que Dominique Perben trouvera
l’auteur de cette phrase infâme. » « Est-ce que Proche-orient.info est là ? », demande une voix
menaçante.
« Je n’ai jamais été condamné. Comment se fait-il que la presse se veuille au-dessus des
lois ? », reprend l’humoriste. Ses propos ont pourtant suscité, ces derniers jours, de vives
protestations des responsables politiques. Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé
(UMP), estime ainsi que Dieudonné a « définitivement quitté le registre du comique pour celui de
l’indignité ». Le premier secrétaire du PS, François Hollande, et Harlem Désir ont appelé au
boycottage des spectacles de l’humoriste. « C’est aujourd’hui l’un des plus grands antisémites de
France », affirme le député européen socialiste.
« Jusqu’à présent, les poursuites engagées contre lui soit par le procureur de la République,
soit par des associations se sont conclues par des relaxes », confirme son avocat, Me François Roux.
En 2004, il avait comparu pour « diffamation publique à caractère raciste » à la suite d’une plainte
déposée par le parquet après un sketch douteux, sur le plateau de « On ne peut pas plaire à tout le
monde ». En treillis, chapeau noir et papillotes, Dieudonné avait lancé un appel aux « jeunes gens dans
les cités (…) à rejoindre l’axe américano-sioniste qui vous offrira beaucoup de débouchés », et salué,
bras tendu, « Israël ! » – ou « Israheil ». Le procureur avait requis une amende de 10.000 euros, mais
Dieudonné avait une nouvelle fois été relaxé. Benoît Delepine, pionnier des « Guignols de l’info »
sur Canal+ ; Christophe Alevêque, qui travaille avec Laurent Ruquier ; Robert Ménard, président de
Reporters sans frontières, étaient venus le défendre à la barre, au nom de la liberté de l’humoriste et
de la liberté d’expression.
Le Monde 22 février 2005.
Proche-orient.info à l’origine de la polémique
Jeudi 17 février, à 16 h 16, Proche-orient.info, quotidien électronique créé en 2002 par
Elisabeth Schemla et Nicole Leibowitz – ex-rédactrices en chef du Nouvel Observateur -,
spécialisé sur le Proche-Orient, la laïcité, l’islamisme et l’antisémitisme, annonce qu’il a
« enregistré intégralement en audio -la- conférence de presse à Alger » de Dieudonné. Le site
explique alors que, pour l’humoriste, « la Shoah est « une pornographie mémorielle » ». Depuis, il a
mis en ligne, samedi, la vidéo de la conférence de presse et corrigé son titre, précisant que
Dieudonné visait « la mémoire de la Shoah ».
Voir aussi « Dieudonné s’enlise dans la confusion » – « Entouré d’antisionistes radicaux, l’humoriste a tenté
d’expliquer ses propos tenus à Alger » par Catherine Coroller, Libération, 21 février 2005.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=277170

Antisémite, Dieudonné ?
Michel Collon
Même parmi ceux qui soutiennent la libération du peuple palestinien, certains
finissent par douter. Tant d’accusations dans les médias! « Pas de fumée sans feu » ?
Qu’on aime ou non son humour, il est important d’éclaircir cette nouvelle « affaire
Dieudonné ». Pour tester comment on nous informe.

Dieudonné a-t-il traité la Shoah de « pornographie mémorielle », comme l’en
ont accusé les médias français? Avant toute vérification, le secrétaire du PS appelle
à boycotter ses spectacles. Et Perben, ministre de la Justice, réclame une enquête
pour « contestation de crime contre l’humanité ». (Fera-t-il pareil contre l’Etat
français qui a formé et protégé les génocidaires rwandais ?)
En réalité, Dieudonné a démenti le jour même. « Je cite en fait l’auteur Idith
Zertal, qui parle de ‘pornographie mémorielle’. Un peu comme l’auteur Norman
Finkelstein parle de ‘L’industrie de l’Holocauste’, elle, elle parle des
commémorations excessives, de l’hypertrophie dans la communication autour de ce
crime contre l’humanité, indigne, insupportable » et que « je n’ai jamais remis en
cause bien évidemment. Je ne fais que la citer. Ce terme-là, dans la bouche d’une
Israélienne dont les parents sont morts dans les camps, m’interroge. »
Avez-vous lu ce démenti dans les médias qui avaient accusé Dieudonné ?
Pratiquement pas. Voilà comment on nous désinforme.
Une suggestion : écrivez au ministre de la Justice Perben, demandez-lui de
mener son enquête jusqu’au bout et de bien nous informer : qui a menti, comment
et pourquoi ?
En fait, il existe dans nos pays un puissant lobby sioniste au service d’Israël.
Sa stratégie ? Vu que la politique d’apartheid est indéfendable, sa stratégie consiste
à traiter les critiques d' »antisémites ». Tout l’effort de ce lobby est de semer la
confusion entre trois notions bien différentes : juif, israélien, sioniste. Et faire croire
qu’en dénonçant les crimes d’Israël, on devient du coup antisémite.
En réalité :
— Un sioniste est celui qui justifie l’occupation de la Palestine par un Etat
raciste. Lequel a chassé et veut toujours chasser les habitants d’origine au nom
d’une théorie du « peuple élu par Dieu il y a deux mille ans ». Etat condamné par des
dizaines de résolutions de l’ONU et sauvé uniquement parce que les USA financent
cet Etat comme porte-avion pour contrôler le Moyen-Orient et son pétrole.
— Un Israélien est celui vit dans cet Etat. Où la majorité soutient les
politiques d’apartheid néocolonial, mais dont beaucoup de citoyens sont eux-même
victimes de la politique agressive de leurs dirigeants.
— Un juif est celui qui croit à cette religion. La majorité des Juifs ne vivent
pas en Israël et beaucoup désapprouvent sa politique. Qu’on soit croyant ou non,
toute discrimination sur base de la religion doit être fermement combattue.
Mais qui est vraiment Dieudonné? Juste un ‘comique’ ou bien une vision bien
documentée sur le colonialisme d’hier et d’aujourd’hui, et les divers racismes qui
l’accompagnent ? Pour ceux qui refusent les étiquettes plaquées d’avance et qui
préfèrent penser avec leur propre cerveau, on recommande l’excellent petit livre du
journaliste belge Olivier Mukuna : Dieudonné, entretien à coeur ouvert.

Extraits :
— « Comment Ariel Sharon peut-il être crédible en avançant l’argument de la Shoah
alors qu’il a soutenu l’apartheid en Afrique du Sud et que l’Etat israélien impose la
même politique aux Palestiniens ? » (p. 41)
— « Soyons honnêtes, la communauté juive (de France) ne fait pas partie de celles qui
souffrent le plus du racisme. Elle n’est pas la plus pauvre, elle n’enregistre pas de
décès suite à des actes de racisme, elle n’a pas de problèmes d’intégration en ce qui
concerne le logement et le travail. La propagande sioniste est aussi organisée autour
d’une pleurnicherie interminable qui légitimerait le monopole du combat antiraciste. »
(p. 48)
— « En France, beaucoup ont peur d’aborder certains thèmes ‘sensibles’ dont le
sionisme. » (p. 72)
— « Jean-Marie Le Pen, qualifié à juste titre d’antisémite, n’a jamais eu trop de
difficultés à trouver des plateaux télé accueillants. On peut aussi se demander
pourquoi des invités médiatiques permanents, comme Bernard-Henri Lévy ou Alain
Finkielkraut ne veulent pas débattre avec moi. Normal : ils ne peuvent entendre
certaines vérités. C’est illusoire de penser qu’il existe une véritable liberté d’expression
dans ce pays. Il y a une latitude d’expression dans un cadre déterminé. Et moi, je suis
hors de ce cadre. » (p. 74)

Dieudonné Entretien à coeur ouvert, Par Olivier Mukuna, 2004, ISBN 2-87262-217-9, 120
p., 10 euros
http://www.epo.be/editions/presentation.php?
Pour contacter ou inviter l’auteur, Olivier Mukuna : kadtshi@yahoo.fr
DESINFORMATION ?
L’affaire Dieudonné pose des questions cruciales :
– Qui contrôle notre info ?
– Sur base de quels intérêts décide-t-on qui est « personna non grata » dans le débat politique ?
– Comment s’organise une campagne médiatique pour diaboliser et discréditer les « méchants » que le
public ne peut entendre ?
Notre Attention, médias! avait abordé ces questions. Y compris cette stratégie des fausses infos, avec
rectifications hyper-discrètes, tardives ou inexistantes. Créer l’impression « Il n’y a pas de fumée sans
feu ».
http://www.michelcollon.info/attention_medias.php
Plus récemment, Geoffrey Geuens dans son Tous pouvoirs confondus a analysé de façon exhaustive les
rapports entre pouvoirs économiques, politiques et médiatiques. On y trouvera de précieuses données
sur les croisements d’intérêts.
http://www.epo.be/editions/presentation.php?isbn=2-87262-193-8
21 février 2005
http://stcom.net/

Tirer les enseignements de l’affaire Dieudonné
(par Capino, sioniste ultra)
Nous manquons de discernement et de sang-froid !
Les derniers développements concernant nous rappellent au moins une chose :
nous aurions pu éviter que de tristes individus à la recherche de célébrité ou de
légitimité politique, occupent le devant de la scène médiatique et judiciaire. Ce faisant,
nous avons été malheureusement contraints d’en parler.
Il y a un an, après la prestation douteuse d’un sur le plateau d’une émission
d’une chaîne publique, France 3 en l’occurrence, un silence méprisant aurait eu un
double avantage :
– Il aurait compris que la provocation ne compense pas le manque de talent et
aurait sans doute renoncé à de telles pratiques.
– une telle affaire n’aurait pas été montée en épingle où, de réaction hystérique
en décision de justice plus ou moins inique, beaucoup d’énergie a été inutilement
dépensée.
Nous recevons à Primo de nombreux messages ignobles ou provocateurs de la
même veine que ceux colportés par M. M’Bala M’Bala. Il s’agit, pour la plupart,
d’individus plus ou moins paumés. Il rêvent tous de suivre les traces d’un Dieudonné
qui n’existait pas avant que l’indignation le transforme en porte drapeau.
Leur faire la moindre publicité consisterait à allumer de nouveaux foyers qui
ouvriraient à ces pervers la voie du succès médiatique, celui qui conduit directement au

plateau de Thierry Ardisson. Son succès est fondé sur le tandem provocation-indignation.
Il est grand temps de réagir avec discernement et de réserver notre énergie à ce
qui en vaut vraiment la peine.
A ce qui constitue des infractions caractérisées et condamnables par la loi, ou à
ce qui est une insulte aux valeurs démocratiques et humanistes même dans le cadre
de la loi.
A choisir, à quoi est-il plus important de réagir :
– A un clown triste, déguisé en Juif religieux et faisant le salut nazi ?
– Ou aux déclarations d’un Président de la République d’un grand pays européen
qui, par exemple, remet en cause les racines judéo-chrétiennes de l’Europe?
Primo-Europe, 18 décembre 2004
http://www.primo-europe.org/declaoffi.php
Ce Capino (pas Lapino) est un employé d’Isranews, enregistré à Sderot, en Israel.

Une petite brise marine nous ramène un jeu de mots
Polémiques autour d’un  » jeu de mot  » qu’une petite brise marine aurait ramené d’Alger et
parachuté mystérieusement sur le site  » Proche-Orient. Désinfos « 
Par Ginette Hess Skandrani
Lors de la Conférence de presse organisée par l’association  » Les Ogres  » donnée le
samedi 19 février au  » Théâtre de la main d’or » par l’humoriste, toute la presse, (télés, radios et
journaux) s’est précipité pour couvrir cette manipulation si bien orchestrée par le site sioniste.
Ils étaient tous persuadés que Dieudonné allait amplifier le scandale et qu’ils pourront
continuer à tartiner à longueur de pages et d’images, ces propos inventés de toutes pièces.
Les films vidéos ramenés d’Alger par Dieudonné et projetés dans la salle, ont dû les
décevoir car ils ont bien démontré l’ampleur du mensonge.
Accusé d’avoir contesté un crime contre l’humanité lors d’une conférence de presse à
Alger, jeudi le 17 février, avec une phrase insultante sur la mémoire des juifs, Dieudonné
dément avoir lié la célèbre phrase de l’historienne Edith Zertal « pornographie mémorielle » à la
Shoah. Il a nommément accusé le site « P.O. Point. infos » d’être à l’origine de ce montage qui a
été repris bêtement par toute une presse française docile et facilement manipulable. Alors que la
presse algérienne, apparemment plus libre, a largement couvert l’événement et rendu hommage
à notre  » Troubadour des temps modernes « .
Dieudonné a plusieurs fois contesté toutes les accusations malhonnêtes et non vérifiées,
colportées par les uns et les autres.
Nous étions quelques uns à nous poser la question : « Le site Proche-Orient. Désinfos,
serait-il en train de devenir la nouvelle agence de presse qui alimente les journaux français ? Et,
dans ce cas, nous pouvons nous demander à quoi sert l’AFP. ? « 
Dieudonné a aussi réagi à la demande d’enquête préliminaire demandée par le Ministre
de la Justice Dominique Perben pour bien vérifier si les propos rapportés par « 
P.O.Point.Désinfo  » tombaient sous le coup de la loi sur le négationnisme. L’humoriste
demande également cette enquête préliminaire afin que la personne qui a inventé les propos
qui lui sont attribués, soit inculpée.
« Je cite en fait l’auteur israélienne Edith Zertal, qui parle de  » pornographie mémorielle « 
dans son livre La nation et la mort, a expliqué l’humoriste. Elle parle des commémorations
excessives, de l’hypertrophie dans la communication autour de ce crime contre l’humanité,
indigne, insupportable et que  » je n’ai jamais remis en cause bien évidemment « .

 » Je suis un humaniste, un citoyen de la planète et je me bats contre tous les
communautarismes. Nous venons de commémorer le soixantième anniversaire de la Shoah,
pourquoi ne pas commémorer les 400 ans d’esclavage qui est également un crime contre
l’humanité ? Je ne remets pas en question la shoah, mais j’évoque le devoir de mémoire pour
chacun d’entre nous et je me refuse de classifier les génocides. Laisser mourir la majorité des
populations atteintes du sida en Afrique est également un crime contre l’humanité. « 
Paris 19 février 2005

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy
Dieudonné, fils de Le Pen
Jean-Marie Le Pen n’avait que des filles. Et bizarrement ingrates, par les temps qui
courent. Eh bien voilà. C’est réparé. L’actualité, bonne mère, est en train de lui donner des
fils. Enfin un, en tout cas, Dieudonné, dont le dernier show, au Zénith, il y a quelques
semaines maintenant, n’a pu que combler d’aise le vieux chef du Front national.
Qu’on en juge.
Les noms de personnalités juives huées par une salle de jeunes, probablement
antiracistes.
Lui, Dieudonné, « interdit d’antenne à la télé » parce que, chez Ardisson, c’est «
Bénichou qui parle à sa place ».
Des insultes contre le CRIF.
Des blagues graveleuses ou diffamatoires contre Elie Wiesel ou moi-même.
Un personnage imaginaire au nom délicat de Goldenkraut – que l’on prend soin,
chaque fois, de bien prononcer Golden-crotte – dont la spécialité est de reprocher aux «
nègres » leur « ingratitude » vis-à-vis du « peuple élu » qui leur a « apporté Diderot,
Montesquieu, Rousseau qui, comme chacun sait, étaient tous juifs à 90 % ».
Le fantasme lepéniste d’une France livrée, pieds et poings liés, à un redoutable lobby
sioniste dont on ne peut parler qu’« à voix basse », en « s’accrochant », car « il y a eu »
(l’humoriste, là, feint une hésitation)… il y a eu (il regarde derrière lui « car les sionistes,
murmure-t-il à la plus grande joie de la salle, c’est toujours dans le dos qu’ils attaquent »),
car il y a eu, donc, « la Shoah ».
Les vieux rires gras sur Bruel, « vous savez, Maurice, celui qui a changé de nom,
remarquez, c’est son problème » : les mots de Le Pen là aussi ; le même ton ; les mêmes
lourdes insinuations du mouchard qui va se lâcher mais qui sait qu’il faut faire attention car il
est en train – c’est toujours lui, Dieudonné, qui parle – de « mettre les pieds dans une zone
interdite » ; la même vulgarité, en un mot, à la fois lyncheuse, cauteleuse et augmentée, «
artiste » oblige, de remarques empoisonnées sur le fait qu’il a commis, lui, « une grave
erreur » stratégique en ne comprenant pas que c’est en faisant « du Bruel » qu’un homme
de scène peut, dans ce pays, « être diffusé dans la grande distribution » et « réussir ».
Contre Marc-Olivier Fogiel enfin, contre l’animateur télé chez qui l’ex-humoriste en
perdition commit son sketch désormais fameux du juif orthodoxe faisant le salut nazi, des
mots d’une bassesse, d’une obscénité et, finalement, d’une violence assez inouïes : il nous a
fait « sa petite chatte », hurle-t-il face à ses 5 000 supporters ravis ! il nous a fait « une
descente d’organes », insiste-t-il, avant de les inviter à conspuer, en cadence, le nom du
misérable ! le type même, autrement dit, de la charge anti-homosexuelle, que le beauf
lepéniste classique a la prudence, d’habitude, de réserver à ses soirées privées, mais qui
trouva là, en plein Paris, une grande salle prestigieuse, populaire et au public chauffé à blanc
pour faire entendre son cri de rage désinhibé.
Et puis, last but not least, car c’est évidemment le plus triste et, d’une certaine façon,
le plus grave, la montée sur scène, au terme de ce pathétique happening homophobe et
antisémite, de trois témoins de moralité venus dire leur solidarité avec leur copain «
bâillonné » : il y eut là Daniel Prévost clamant que « Dieudo » est non seulement le plus «
grand », mais le plus « courageux » des amuseurs d’aujourd’hui ; le judoka Djamel Bouras,
saluant en lui l’« homme libre » que « certaines puissances », suivez mon regard, voudraient
voir réduit au silence ; et, incroyable mais vrai, l’acteur le mieux payé du box-office français,

le porte-parole d’une génération, l’homme qui a su, au lendemain du 11 septembre, trouver
des mots si justes pour stigmatiser l’affront fait à l’islam par les fous de Dieu devenus
kamikazes, il y eut, donc, Jamel Debbouze venu dire que c’est pas sympa, de la part de l’ami
Dieudo, de s’être ainsi marginalisé et d’avoir laissé les copains seuls se « farcir Drucker et
Enrico Macias » mais que, bon, il a quand même eu « les couilles de dire tout haut ce que
nous pensons, nous, tout bas ».
De cette soirée terrible, de ce concert transformé en meeting, de cette cascade de
dérapages et de hurlements de fureur qui n’avaient plus rien à voir – est-il nécessaire de le
préciser ? – avec la-légitime-critique-de-la-politique-de-l’Etat-d’Israël-et-de-Sharon, la
presse a peu parlé : une déclaration du porte-parole du PS, Julien Dray, au micro
d’Elkabbach, à Europe 1 ; une autre du vice-président de SOS Racisme, Patrick Klugman, sur
iTélévision ; une brève du Parisien ; c’est à peu près tout, il me semble, jusqu’à ces lignes
que j’ai moi-même, je l’avoue, peut-être par sympathie pour Debbouze, hésité plusieurs
semaines à écrire. Que serait-ce, encore une fois, aurions-nous et aurais-je moi-même ainsi
temporisé, combien serions-nous, surtout, à être déjà descendus dans la rue si c’était, non
Dieudonné, mais Le Pen qui avait consacré toute une soirée, sur une grande scène, à casser
du juif et du pédé ?
Le point 03/02/05 – N°1690.

Extrait d’une dépêche AFP du dimanche 6 mars 2005:
Un homme interpellé après avoir agressé verbalement Dieudonné à
Orly
(…)
Avant cet incident, interrogé sur son agression en Martinique mardi dernier, Dieudonné
avait fait un parallèle entre sa situation et celle de Bruno Gollnisch, numéro 2 du Front national,
récemment exclu pour cinq ans de l’université Lyon III à la suite de ses propos controversés sur
les chambres à gaz.
« Je me suis battu politiquement contre l’extrême droite en France, à Dreux. J’ai des
positions politiques qui sont radicalement opposées, mais quand je vois ce qui se passe aussi
avec M. Gollnisch, retirer son travail à quelqu’un sans que la justice ait pu se prononcer. On est
dans un Etat de droit, sous la pression d’un lobby qui se croit tout permis dans ce pays », avait-il
affirmé.
Dieudonné avait ajouté : « Ce n’est pas pour défendre les opinions politiques (de Bruno
Gollnisch), mais je trouve ça incroyable. C’est ce qu’on me fait à moi, on m’interdit de jouer dans
des salles simplement parce que je déplais à un petit groupe d’individus ».
Revenant sur son agression en Martinique, il avait enfin déclaré que ses agresseurs
étaient « le bras armé d’une idéologie ultra-sioniste très présente en France » et s’en était pris aux
médias, victimes selon lui d’une « grande manipulation sioniste ».

Petits souliers
C’est bien mon avis, il avait l’air d’un petit garçon dans ses petits souliers, dieudo, dans la
difficulté, et qui qui ne sait pas comment se sortir d’un mauvais pas. lanzmann, vieille canaille
fanatique sioniste, avait dit que l’hommage rendu aux victimes d’auschwitz était de la
ponographie, jean-luc nancy, philosophe de réputation mondiale, et dont on peut dire pour le
moins que ses propos sont plus que mesurés, avait dit que ce pseudo hommage était de de la
pornographie. Et ce qu’on voyait, c’était un gros gamin dans la colle, tout penaud, qui devant
deux peroxydées ayant le culot et l’effronterie de pérorer tout à loisir et l’impudence
d’interroger dieudonné comme si elles étaient le ministère public en personne sur ce qu’il avait
dit et pas dit. répétant vingt fois la question pour bien lui montrer qu’il aurait beau faire, sa
réputation de menteur était faite. devant ces fouquet-tinville en tailleur channel, l’accusé
répétait en ânnonant qu’il n’avait jamais dit une horrreur pareille. il a insisté sur sa qualité
d’humoriste, précisé qu’il est un bon garçon qui veut être bien avec tout le monde ; mais on

organise pas une conférence de presse, du reste pas organisée du tout, mais entièremement
improvisée, en qualité d’humoriste, pour réconcilier tout le monde et accréditer la légende que
tout finit en france avec des chansons et des bons mots, humoriste c’est un métier, comme moi
je suis traducteur d’allemand, mais on était là pour faire de la politique. dieudo nous a
déconsidérés, nous a ridicululisés devant deux pétasses qu’il aurait fallu exclure de la salle avec
un coup de pompe dans le cul, les conseillers de dieudo disaient n’importe quoi ou rien du tout,
si c’est ça les ogres, eh bien les sionistes font pouvoir s’en donner à coeur joie et continuer à
manger des petits enfants tandis que les victimes pourront goûter les plaisirs raffinés du
végétarisme et des nourritures spirituelles très allégées ! on a demandé à dieudo s’il avait dit
que le crif c’était de la racaille, il a bafouillé, non non jamais des horreurs pareilles, et bien s’il
n’a pas dit que le crif c’est de la racaille, il a eu bien tort, car c’est de la racaille ! l’ujf aussi, la licra
itou, avocats sans frontières ni déontologie et sos racisme tout autant, dire qu’on laisse ces
pourritures nous donner des leçons d’antiracisme ! malaparte disait que la pire chose qu’ait
produite le fascisme c’est l’antifascisme, on peut dire la même chose du racisme, la pire chose
qu’ait produite le racisme c’est l’antiracisme, l’antiracisme vénal de ces gens qui se croient la
conscience du monde en plus d’être les maîtres de la finance mondiale et de la puissance
militaire. ça devrait leur valoir mille milliards d’année de sheol !
Un piéton de Paris
26 février 2005.

Un nouveau pas dans la malhonnêteté
Ceci est une appréciation du contenu de la conférence de de Dieudonné , qui a eu lieu le
19 février 2005, à 14 heures au Théâtre de la Main d’Or à Paris. Cette conférence a été donnée au
sujet de l’expression que les Juifs sionistes lui reprochent d’avoir employé pour qualifier la
commémoration récente du camp d’Auschwitz.
Dieudonné a qualifié cette commémoration en raison de son caractère particulièrement
extraordinaire de : « pornographie mémoielle », reprenant ainsi exactement l’expression relative à
ce type de commémorations de la Shoah, qui a été imaginée par un écrivain juif israélien.
La presse voulait implicitement faire dire à Dieudonné qu’il contestait l’unicité de la
Shoah, contestation qu’il dissimulerait sans doute selon elle, sous l’énoncé de sa dénonciation de
l’hypertrophie commémorative, qui selon lui caractériserait cette commémoration.
On s’aperçoit là que les journalistes ont été briffés par leurs chef, auxquels des instances
supérieures ont logiquement ordonnées de faire ce briefing à leurs subordonnés, ces chefs étant
très probablement de simples exécutants de la tactique mise au point par les instances juives qui
de fait commandent aux médias et à la politique en France, et plus largement au monde
capitaliste.
Le but de cette manoeuvre qui concerne le domaine juridique est d’étendre la notion
pénale de contestation de crime contre l’humanité, qui devrait pouvoir englober la contestation
de l’unicité de la Shoah, interdisant de la comparer à n’importe quels autres crimes contre
l’humanité, comme le fait Dieudonné, interdisant de mettre en perspective, de relativiser la
Shoah, au regard de tous les évènement de l’entière histoire humaine, qui sont aussi qualifiables
de crimes contre l’humanité, tels particulièrement l’esclavage et la déportation des Africains aux
Amériques, et le génocide récent du Rwanda (1994), que dénoncent Dieudonné.
Il s’agit d’un nouveau pas dans la malhonnêteté et le terrorisme moral et intellectuel juifsionistes
qui se dessine et qui tente d’être imposé : interdire de comparer, de mettre en
perspective, de relativiser, tout crime commis contre les Juifs, en interdisant de les classer dans
la catégorie où se trouvent les crimes de même nature, dits , commis contre les non-juifs. Il s’agit
bien d’un manoeuvre pour discriminer les Juifs des non-Juifs, d’une manoeuvre à caractère
raciste, ou plutôt antisémite, selon la qualification officielle, dans ce cas.
Ce caractère raciste ou antisémite se révèle par cette affaire comme intrinsèque,
constitutif des instances juives sionistes, et on peut contempler là le spectacle d’authentiques
racistes et antisémites, qui persécutent pour racisme et antisémitisme un authentique citoyen du
monde, comme l’est Dieudonné, pour son opposition à l’ordre raciste et antisémite que tente
d’instaurer à toute la planète Terre et à l’humanité, les instances juives sionistes, dont Roger
Cukierman, le chef du CRIF, est l’ordonnateur en France.

L’avancée dans cette direction par les potentats juifs sioniste est périlleuse, car cette
avancée va mener inévitablement à porter à la lumière le caractère sur-humain, donc inhumain,
que ces potentats donnent à l’état de juif, à porter à la lumière le caractère fondamentalement
raciste de l’état de juif selon eux, et à éclaircir aux yeux de tous, que ces dirigeants et plus
largement l’idéologie juive contenue dans le judaïsme, imposent aux Juifs de considérer tous les
non-juifs comme des non-humains, ce qui est d’ailleurs enseigné par le Talmud, un ensemble de
livres qui forment le socle de la loi juive et qui modèlent la mentalité juive, Talmud qui
conditionne l’esprit des Juifs. On trouve énoncé textuellement dans le Talmud, que seuls les
Juifs sont des êtres humains, que les non-juifs sont des non-humains, des animaux qui sont mis
à la disposition des Juifs par dieu, comme tout ce qui existe dans sa création. […]
Il était à remarquer lors de cette conférence de , le comportement des . Ce comportement
révèle qu’on à faire à de purs agents de propagande, mais plus encore, à de purs persécuteurs,
des petits procureurs, des inquisiteurs à la petite semaine, qui ont entièrement intégrés et fait
leurs l’idéologie de leurs maîtres. Grossiers, arrogants, agressifs, haineux, dociles, veules, lâches
et vulgaires, voilà tels qu’ils sont apparus, particulièrement cette d’Europe 1, une jeune tarée
excitée et aboyeuse, qui exposait de plus la raie de ses grosses fesses aux yeux du public, sur la
tribune même.
On nous a informé, lors de cette conférence de ce que le site internet « poche-orient.info »
dirigé par Elisabeth Schemla, site internet qui a lancé cette campagne de persécution, est
domicilié en Israël. Il faut remarquer que tous les médias français obéissent à cette campagne, ce
qui démontre de façon évidente qui commande l’appareil de propagande en France, et donc qui
nous commande.
Il est apparu clairement à l’occasion de cette conférence la tactique visant à détruire
Dieudonné. Cette tactique consiste en la multiplication des actions en justice à son encontre,
même si, et surtout si elles n’ont aucune chance d’aboutir à une condamnation. Dieudonné nous
a appris qu’il avait été poursuivi 17 fois par les Juifs sionistes, et que toutes ces poursuites ont
échoué. D’une part cette tactique permet de blanchir l’appareil judiciaire du soupçon de
partialité, alors qu’il est certain que tout l’appareil judiciaire en France est dans les mains des
Juifs sionistes, comme le sont les médias qui ne constituent que l’appareil de propagande du
régime totalitaire siono ou judéo-capitaliste, comme l’est l’appareil politique, dit , qui n’est que
l’organe policier du régime, spécialisé dans la contrainte politico-sociale de la population, dans
son encadrement, dans la canalisation et la neutralisation des manifestations de contestation de
l’ordre du régime.
Cette tactique permet de maintenir le mirage de l’indépendance des juges et de l’équité
de la justice. En ce qui concerne Dieudonné, à raison d’environ 3000 à 4000 euros ou plus de
frais d’avocat par poursuite, la simple accumulation de ces frais suffit à le conduire
mathématiquement et inexorablement à la ruine, et à l’éliminer à terme de la place publique. Si
la justice était réellement impartiale et indépendante, les juges auraient pris en compte les effets
de cette tactique, qu’ils ne peuvent ignorer, et auraient condamné les organisations juives
sionistes au remboursement de l’intégralité des frais de défense supportés par Dieudonné, et
ainsi qu’à des dommages et intérêts conséquents.
Il est clair que nous sommes en fin de course d’un régime qui dégénère et qui se sait
acculé. La pénurie prochaine, suivie de la disparition définitive du pétrole va porter le coup de
grâce à la dictature mondiale judéo-occidentale marchande. La disparition du pétrole va en effet
priver de ce qui permet au déséquilibre de l’ordre inégalitaire en Occident de se maintenir : la
consommation de produits de pacotille donnés aux membres des classes moyennes
prépondérantes en Occident, en échange de leur acceptation de leur privation du réel pouvoir
sur leur existence, et de leur soumission à l’illusion de la démocratie, de l’Etat de droit, et au
respect de la façade des .
Ce régime va se disloquer de lui-même et il n’y aura pas un individu, à part ceux de la
caste des dirigeants exploiteurs et leurs valets, pour le regretter. Tout le monde sera soulagé par
le dévoilement de sa réalité, et par la délivrance du mensonge qui imprègne et empoisonne la
totalité de toute existence, de toutes consciences, dès son vacillement. Il est aussi évident que
dès qu’il commencera à s’effondrer, le sionisme et l’Etat d’Israël commenceront à s’effondrer
d’eux-mêmes.
Il n’y a rien d’autre à faire qu’à préserver la flamme de la lucidité et de la conscience, car
maintenant, c’est l’esprit qu’ils veulent assassiner, et à tracer les formes possibles d’un monde
fondé sur la vraie égalité et le respect total de toutes les formes de la vie, de l’existant, humains
et non-humains, animés et soi-disant inanimés, d’un monde qui sera fondé sur la nonprédation.
On peut considérer que la prédation comme mode d’être d’une entité doué d’une grande
faculté intellectuelle, comme l’est l’homme, est le signe qu’elle demeure enclose dans une

inadaptation à l’existence. La prédation pour une entité douée d’intelligence est un
enfermement régressif à un stade archaïque qu’elle devrait avoir dépassé.
Il faut se demander ce qui fait qu’une entité supérieure est maintenue dans un mode
d’être caduc et destructeur, non-viable, et surtout découvrir quelle est la partie culturelle
spécifique qu’elle porte en elle, dont elle peine à se libérer, et qui lui interdit d’évoluer vers la
manière d’être viable arrivée à son stade, celle non-prédatrice.
Le régime judéo-occidental marchand est le régime totalitaire qui a vaincu les deux
autres régimes totalitaires de l’histoire humaine, qui étaient aussi occidentaux : le nazisme et le
communisme. Il est le premier régime réellement totalitaire de l’histoire, puisqu’il est le premier
à avoir réussi à asservir toute la planète. C’est donc logiquement le plus féroce, le plus nuisible
et le plus inhumain de ces trois régimes, car il est le vainqueur des deux autres. Le régime
communiste arrive par ordre de morbidité en second, et en troisième vient le nazisme, qui a été
vaincu en premier, qui a donc été le plus faible, donc le moins nocif des trois.
Le communisme et le judéo-occidentalisme marchand se sont servis du nazisme vaincu
pour masquer leur propre horreur.
Il faut s’attendre à subir, pendant la phase d’effondrement du régime judéo-occidental
marchand, une répression de masse pire que celles mises en oeuvre par les régimes nazi et
communiste. Cette répression sera menée par des gens dont l’esprit aura été façonné par une
culture fondée sur l’agression, culture vieille de trois milliers d’années, et imprégnés par l’idée
de ne voir dans la plupart des humains, que des objets, des choses animées à haïr, à détruite et à
exploiter. Cette répression sera menée par des gens qui auront été conditionnés à éveiller, à
entretenir, à exacerber la haine, la cruauté, le sadisme en eux-mêmes et le désir de vengeance
sans limite, et formés à l’hypocrisie, la mauvaise foi, la dissimulation ; au plus total mensonge.
Michel Dakar, 20 février 2005-12-25

Dieudonné et ses amis antisémites
Samedi au théâtre de La Main-d’Or, Dieudonné a tenté lamentablement d’expliquer
l’inexplicable : ses propos tenus à Alger. La seule porte de sortie qu’il ait trouvée a été de
nier avoir qualifié la Shoah de « pornographie mémorielle ».
Dieudonné était pour l’occasion entouré d’antisionistes radicaux : Ginette Skandrani,
Nouari Khiari et Sadek Maata.
Ah, Dieudonné ! Les spectaculaires louvoiements de Dieudonné, qui rappellent tant les
dénégations des extrémistes de droite !
Dieudonné a qualifié à Alger la Shoah de « pornographie mémorielle », il s’est dit
« condamné à mort par Bernard-Henri Levy et Finkielkraut, ces imposteurs et toute la
chialerie internationale », mais, devant la levée de boucliers que ces immondices ont
suscitée, craignant sans doute des ennuis judiciaires (il risque de un à cinq ans de prison
pour contestation de crimes contre l’humanité), il a employé samedi l’ultime ressource des
populistes : il a prétendu que ses propos avaient été déformés. C’est lui la victime.
Hélas pour Dieudonné, l’interview qu’il avait donnée à Alger est disponible sur le site
Proche-orient.info, à cette adresse :
mms ://stream2.ipercast.net/proche-orient.info/Alger/Dieudonne_High.wma. Et ce qu’on peut y
entendre est tristement identique à ce qui a soulevé l’indignation.
Le quotidien Libération est revenu dans son numéro d’aujourd’hui sur la dernière
conférence de presse de Dieudonné. Dans la garde rapprochée du comique figuraient
plusieurs sinistres personnages : Ginette Skandrani, Nouari Khiari et Sadek Maata.
Revenons sur le parcours de ces individus.
Ginette Skandrani s’est fait connaître en assurant la promotion de la pétition « Les
Européens veulent la paix », initiée par Alain de Benoist et à laquelle s’étaient ralliés des
fascistes bon teint, des nostalgiques de la collaboration, des membres du comité scientifique
du Front national, et qui avait reçu la caution de consciences planétaires comme Noam
Chomsky ou Peter Handke (auteurs d’ouvrages négationnistes). Ginette Skandrani a
dirigé ensuite une association pro-palestinienne, La Pierre et l’Olivier, qui a coédité un des
principaux faux antisémites de ces dernières années intitulé Le Manifeste judéo-nazi d’Ariel
Sharon. Les autres coéditeurs du faux ne sont autres que le Parti des Musulmans de France
de l’antisémite Latrèche, le Parti de la France Plurielle, et le Collectif de la Communauté

Tunisienne en Europe dirigé par Mondher Sfar. Cet opposant au président Ben Ali, est surtout
connu en France pour ses collaborations répétées aux publications négationnistes de La
Vielle Taupe. Ginette Skandrani collabore également à la Gazette du Golfe et des Banlieues,
publiée par l’AAARGH (L’Association des Anciens Amateurs de Récits de Guerres et
d’Holocaustes – site négationniste), où s’exprime aussi Alain de Benoist, de la Nouvelle
Droite, Israel Shamir
Sur le site Réveil Tunisien, site tunisien militant pour les droits de l’homme on peut lire
ceci : « Le journal L’Audace, qui couvrit sans commentaires le procès de Roger Garaudy sous
la plume de Ginette Skandrani, qui ne dément pas son adhésion aux thèses de ce dernier, et
mêla son keffieh aux crânes rasés venus soutenir Roger Garaudy au Palais de Justice de
Paris… » (« Aspects actuels du négationnisme en Tunisie », Luiza Toscane, 25 juin 2003).
Nouari Khiari, alias Lerappel, sévit sur Mejliss, qui n’est autre que le forum d’Oumma,
oppportunément renommé pour éviter les ennuis judiciaires que des débordements
antisémites fréquents ne pouvaient manquer d’entraîner. Nouari Khiari est un proche de
Farid Smahi, du Front National. Le 21 avril semble l’avoir ravi ; Le Nouvel Observateur note
en effet que Nouari Khiari « dansait de joie le 21 avril au siège du Front à Saint-Cloud »
(http://www.nouvelobs.com/articles/p2054/a235233.html). Le 29 novembre 2004 à Paris, le
tribun Nouari Khiari s’est lancé dans une harangue anti-Tsahal et antisémite.
Le converti Sadek Maata, qui a longtemps écumé les forums d’Oumma sous le
pseudonyme de Makhlouq, est le dirigeant de la Ligue internationale de défense de l’islam et
des musulmans. Le 29 novembre 2004, il a publié un texte dans lequel il donnait libre cours
à sa rage antisémite et dans lequel il qualifiait le sionisme d’idéologie « raciste ». Il reprochait
aussi à la police française d’avoir fait son travail en protégeant le concert du KKL en faveur
d’Israël. Mais si l’on suivait les idées de Maata, il aurait sans doute fallu laisser s’organiser un
pogrom… Maata a également publié un éditorial antisémite sur le site Islamiya après le
match de football France-Israël.
Dieudonné, Skandrani, Khiari, Maata : voilà une bande de quatre antisémites acharnés
qui attisent régulièrement la haine à l’égard des Juifs en France. Il serait souhaitable que
leurs agissements soient enfin réprimés par la Justice, si l’on veut que chaque citoyen puisse
vivre sereinement en France, dans la paix civile.
16 Mars 2005
http://www.afrikara.com/index.php?page=commentaires&art=555
On voit là un bel exemple de pénétration occulte des sionistes sur un site africain. Les gens qui
gèrent ce site sont, ou des imbéciles manipulés, ou des hypocrites achetés :
L’équipe afrikara.com. Président de la publication : IPOUA Sylvain sipoua@afrikara.com; Directeur
de Publication et rédacteur en Chef : ZE BELINGA zebelinga@afrikara.com; Comité de lecture :
IPOUA SYLVAIN, ZE BELINGA, ALI BENG, AKAM AKAMAYONG, PIERRE PRECHE. Equipe
éditoriale permanente : ZE BELINGA, ALI BENG, PIERRE PRECHE, AKAM AKAMAYONG, EDMOND
KOULA. Graphisme et programmation : KARINE MIMOUN, JEAN MARC KNACK. Conseils et
contributions occasionnelles : Karine Balogun : littérature et rapports avec les éditeurs; Buata
Malela : littérature; Lomo Myazhiom : édition, histoire, sociologie; Amin Youssouf : Nouvelles
technologies. Adresse Afrikara: 84 rue des étudiants 92400 Courbevoie :
webmaster@afrikara.com

LES VOMISSEURS DE BILE
De la cause noire à la haine des juifs
Dieudonné : Enquête sur un antisémite
L’affaire Dieudonné qui scandalise aujourd’hui la France est un double
drame. Celui de la chute tragique d’un humoriste de talent et celui de la
naissance troublante d’un antisémitisme sur le terreau progressiste
Claude Askolovitch
Dieudonné est donc le diable, il doit être content. Il y a une jouissance de la chute

chez ce comique, désormais incarnation du «nouvel antisémitisme», lâché par ses amis,
conspué par la totalité de la presse et du monde politique. Un acharnement à dévoyer
son talent, comme s’il fallait prouver l’existence de l’ennemi par son propre martyre. «Si
Dieudonné est exécuté, c’est bien que les juifs sont intouchables», suggère un ancien
compagnon de l’artiste, pas encore échaudé. La transgression a bon goût: des mots
hideux que l’on se met en bouche, que l’on prend plaisir à proférer, à suggérer, à
instiller. Lobby, puissance occulte, pouvoir juif. Les juifs contre les Noirs. Auschwitz
contre l’esclavage.
Le souvenir de la Shoah est une «pornographie mémorielle», a expliqué
Dieudonné la semaine dernière à des journalistes algériens, ravis d’entendre un expert
décrire la France en «territoire occupé par le sionisme». En matière d’antisémitisme, le
comique fait preuve de répétition. Son thème, obsessionnel, depuis plus d’un an ? Les
juifs – ou les sionistes – tiennent les médias. Ils imposent le culte de leur martyre à
l’opinion. Ils exploitent la Shoah à des fins mercantiles et politiques. Abrités derrière
Auschwitz, ils occultent leur participation à la traite des Noirs, étouffent la mémoire de
l’esclavage et massacrent les Palestiniens. Et auraient peut-être même inventé le sida…
Dieudonné ressasse ses thèmes jusqu’à la nausée.
Son dérapage algérois, révélé par le journal internet Proche-Orient.info, n’est
qu’une redite. Mais il survient après plusieurs mois de tolérance molle. Dieudonné était
l’ami de trop de monde, tant de gens l’avaient aimé. Comique métis, ancien partenaire
d’un juif, Elie Semoun, dans un duo de potaches antiracistes. Militant de gauche,
candidat anti-lepéniste aux élections, sur une ligne basiste, façon «motivé-e-s».
Dieudonné, en dépit de ses délires, était aussi l’ardent défenseur d’un projet de film sur
l’esclavage aux Antilles, Le Code noir. Pour financer ce rêve, il avait même rencontré
l’été dernier le président de la République du Bénin, Mathieu Kérékou. Aujourd’hui, la
croisade antijuive du comique a tout balayé. Jusqu’à ce film. Ses amis rompent et
s’interrogent sur ce suicide moral. Folie ? Persécution ? Conflits récurrents avec des
animateurs de télévision juifs? Influence d’amis extrémistes ? Dans les milieux noirs, on
pointe le soutien de Dieudonné à un groupe radical et mystique, le Parti kémite,
profondément anti-Blanc, à qui il a offert son théâtre, la Main d’Or, pour organiser un
congrès. D’autres se souviennent de son amitié passée avec un représentant français
de la Nation de l’Islam de Louis Farrakhan. On pointe sa prise en main par des pro-
Palestiniens radicaux. On évoque ses liens avec l’écrivain antisémite Alain Soral. On
cherche une explication. On ne découvre qu’un gâchis humain. Et plus encore: une
horreur politique.
Dieudonné est aussi un révélateur. Sa transformation inquiète moins que sa
permanence. Le comédien reprend en les exacerbant des fantasmes courants dans
une gauche tiers-mondiste ayant pignon sur rue: l’idée d’une «injustice» dans le
traitement des racismes ou d’une exagération de l’antisémitisme, ou d’une exploitation de
la Shoah par Israël. Dieudonné le bouffon hurle ce que d’autres murmurent. Il n’est pas
convenable. Il emploie une rhétorique violente et populiste, mais fabriquée à l’usage des
foules de gauche. Il est un alchimiste de la transgression. Il joue de son passé. Il
culpabilise ses potes, les prend en otage. Le 29 décembre dernier, on voit ainsi Jamel
Debbouze, comique préféré des Français, monter sur scène au Zénith pour applaudir
Dieudonné. «Il a les couilles de dire ce qu’on pense», lance Jamel, après que
Dieudonné se fut payé les juifs, les sionistes «qui frappent toujours dans le dos».
Dire tout haut ce que l’on pense tout bas ? Une rhétorique typiquement
«lepénienne» dans la bouche du gentil Jamel ? Cela en dit long sur la légèreté politique
de Debbouze, qui reniera d’ailleurs Dieudonné quelque jours plus tard. Mais aussi sur
l’effet pervers du personnage «Dieudo». Un joueur de flûte, qui conduit ses amis sur un
chemin périlleux. Ce qui trouble dans l’affaire Dieudonné? Son succès. Les
applaudissements aujourd’hui de la presse algérienne. Ce rappel de la popularité de
l’antisémitisme dans les médias arabo-musulmans. Les réticences de militants de la
cause noire n’osant pas attaquer Dieudonné de peur d’être assimilés à ses ennemis, de
hurler avec les loups. «J’ai défendu Dieudonné dans un premier temps, et j’avais tort,
constate l’écrivain Calixte Beyala. Il veut nous faire croire à nous les Noirs que les juifs
sont responsables de nos malheurs. Il travestit l’histoire, invente une haine qui n’a pas
lieu d’être. Et cela peut marcher auprès de jeunes ignorants si on ne se met pas en

travers.»
Mais les Noirs ne sont pas la seule cible. Témoin cette confidence d’un humoriste
parisien, bien blanc, très à la mode, et éminemment progressiste: «Au fond, on peut
comprendre sa colère, quand on voit Finkielkraut ou Bernard-Henri Lévy abriter leurs
positions acquises en brandissant l’antisémitisme.»
Dieudonné n’est pas un penseur, mais il capte l’air du temps. Son duo avec Elie
Semoun témoignait de la fraternité naïve née des années 1980. Son néo-antisémitisme
porte la marque de notre époque perturbée. Marquée par la seconde Intifada, le 11-
Septembre et l’invention d’une «nouvelle judéophobie» théorisée par le chercheur
Pierre-André Taguieff (Prêcheurs de haine, Mille et Une Nuits): une détestation des juifs
nourrie du progressisme, grandie entre les sociétés arabo-musulmanes et certaines
gauches radicales, validée par la souffrance palestinienne; une nazification d’Israël,
élargie aux juifs dans leur ensemble… Au nom de l’amour de l’humanité.
Qui a soutenu Dieudonné depuis un an ? Des saltimbanques, par solidarité
corporatiste. Des activistes de gauche. Des militants ultras de la Palestine, qui avaient
fait de Dieudonné la figure de proue de leur liste Europalestine aux élections
européennes. Qui le défend encore aujourd’hui ? Un progressiste, inscrit au barreau de
Montpellier, ami intime et défenseur de José Bové, ancien avocat du Larzac et de Jean-
Marie Tjibaou ! Me François Roux a connu Dieudonné en 2001, quand l’humoriste ne
chargeait pas encore les juifs, mais les Blancs en général, et les catholiques en
particulier, responsables collectivement de l’esclavage. L’Agrif – association d’extrêmedroite
fondée par le catholique intégriste et FN Bernard Antony – avait attaqué l’artiste.
Roux l’avait défendu. Dieudonné était alors une bonne cause. Un métis. Anti-Le Pen.
Pro-Kanak.
Puis «Dieudo» est devenu douteux, mais Me Roux est resté. Il a défendu
Dieudonné, avec talent, de procès en procès. Malgré le sketch du rabbin nazi qui a
provoqué le premier scandale, en décembre 2003, dans l’émission de Fogiel. Malgré
l’accumulation de dérapages de son client. Habitude et solidarité ? Incapacité à rompre ?
Incapacité à voir ? Refus de trahir un homme qu’on a aimé ? Espoir de le voir sortir de
son enfermement ? L’affaire Dieudonné, depuis quatorze mois, vient illustrer la myopie
d’une partie de la gauche quand le mal naît de ses rangs.
En février 2004, quand son spectacle à l’Olympia est annulé, le comité de soutien
à Dieudonné organise un rassemblement de protestation. Mouloud Aounit, secrétaire
général du Mrap, fait partie des manifestants. Il insiste pour monter à la tribune. A ce
moment, Dieudonné a déjà joué les rabbins nazis sur France 3. Il a déjà expliqué au
Journal du Dimanche que ses adversaires sont des «anciens négriers reconvertis
dans la banque». Il a déjà confié au site noir BlackMap que les juifs sont un peuple «qui
a bradé l’Holocauste, qui a vendu la mort et la souffrance pour monter un pays et
gagner de l’argent». Le patron du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre
les Peuples ne l’en soutient pas moins. Choix tactique ? Aounit se prépare alors à entrer
en politique, voulant capter des suffrages «banlieusards»; il pousse son organisation à
se solidariser avec des courants pro-islamistes.
Les violences de nervis juifs d’extrême-droite, qui ne se contentent pas de huer
Dieudonné mais agressent physiquement ses spectateurs, offrent une raison pour ne
pas condamner le comique. Mais aujourd’hui, on ne peut plus louvoyer. Aounit explique
gravement – et en se trompant – que Dieudonné pratique le «négationnisme». Tardif
retournement. Le comique est devenu médiatiquement infréquentable. Il a pourtant été
longtemps fréquenté.
Lors de son procès en première instance, pour le sketch de France 3, Dieudonné
a été défendu par Robert Ménard, président de Reporters sans Frontières, par l’exauteur
des Guignols Benoît Delépine et le comique Moustic. Témoignages de moralité.
Mais dans le prétoire, fervent soutien également, était présente Ginette Skandrani,
personnage sulfureux. Cette sexagénaire, environnementaliste alsacienne, antiisraélienne
extrémiste, travaille couramment avec des négationnistes. Et elle est
toujours membre du parti Vert. «J’ai même voté oui à la consultation pour l’Europe. On
dit que je suis d’extrême-droite alors que j’ai défendu les sans-papiers! Quand j’ai vu
François Roux au procès, on s’est salués.» Skandrani assiste toujours Dieudonné. Elle
assurait l’accueil des journalistes lors de la conférence de presse organisée samedi au

théâtre de la Main d’Or. Dans la salle, venu également soutenir Dieudonné, un militant
islamiste, Nouari Khiari, animateur des manifestations dures des pro-voiles l’an dernier,
mais également militant pro-Le Pen, qui fêtait la victoire du «Menhir» le 21 avril 2002, au
siège du Front national !
Roux l’ami de Bové et Khiari le supporter de Le Pen ? Dieudonné ou la confusion
inévitable. Le bateleur populiste vend une camelote idéologique que d’autres ont
inventée. En 1987, l’avocat Jacques Vergès, chargé de défendre Barbie, recrute un
confrère algérien, Nabil Bouaïta, et un Congolais, Jean-Martin M’Bemba. Défendre un
nazi tueur de juifs en s’abritant derrière la souffrance des peuples colonisés. Le
Congolais plaide en évoquant les Noirs massacrés aux colonies. L’Algérien explique
que les Israéliens sont les nazis d’aujourd’hui. CQFD. Me Vergès, autoproclamé «salaud
lumineux», a inventé une rhétorique. Quatorze ans plus tard, en septembre 2001, en
Afrique du Sud, à Durban, une conférence antiraciste placée sous l’égide de l’ONU
tourne à l’hystérie antisémite. «Kill, kill, kill the Jews», scandent des manifestants
«pro-Palestiniens». [Pur fantasme de ce crétin de journaliste ! ] Pour beaucoup,
Durban est une prise de conscience. Celle d’un délire antisémite qui s’abrite derrière la
cause palestinienne. Mais c’est aussi un gâchis. Car la conférence, originellement,
aurait dû marquer la reconnaissance mondiale de l’esclavage, et mettre à l’ordre du jour
la réparation de ce crime contre l’humanité. La tempête anti-juive est telle que ce débat
est occulté. Certains militants noirs en déduiront que la question juive, décidément,
oblitère bien la cause noire ! Aujourd’hui, Dieudonné nous joue Durban au cabaret.
Dieudonné dans le texte :
«Je pense que le lobby juif déteste les Noirs ! Etant donné que le Noir dans
l’inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que
c’est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro
et avoir droit à la reconnaissance…» Interview au site Blackmap.com, 2003.
«La population juive n’aime pas que je dénonce certaines de leurs manipulations
médiatiques. Quand ils se plaignent de racisme, il faut arrêter. Il n’y a pas
d’antisémitisme en France.(…) D’où viennent ces pressions, si ce n’est de ces gens que
j’accuse d’avoir organisé un lobby puissant et d’avoir la main basse sur tous les
médias?» The Source, janvier 2004.
«Aujourd’hui, ce sont les sionistes qui tiennent les commandes. [Bernard-Henri
Lévy] soutient comme beaucoup de « penseurs » un mensonge politique monstre, assis
sur une escroquerie qui se sert du drame de la Shoah. En France, la domination des
sionistes est objective: ils possèdent des réseaux extrêmement puissants.» Interview à
24 heures, décembre 2004.
«C’est quand même amusant de voir à quel point le pouvoir sioniste en France va
jusqu’à priver une partie de la population du devoir de la mémoire. Les juifs ont souffert
moins que les Noirs. On ne parle que des chambres à gaz, mais les Noirs ont été jetés
vivants à la mer.» Interview à l’Echo d’Ora», février 2005.
«Ce sont tous des négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et
aujourd’hui l’action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d’Ariel Sharon.
C’est Israël qui a financé l’apartheid et ses projets de solution finale.» Interview au
«Journal du Dimanche», 8 février 2004.
« Nous sommes des sous-citoyens. Nous n’avons pas les mêmes droits que les
sionistes. Eux, dans une école, il suffit qu’un petit soit traité de sale juif pour que tout le
monde se lève. Pour moi, le sionisme c’est le sida du judaïsme. » Interview à «
l’Expression », février 2005.
Nouvel Observateur Hebdo N° 2103 – 24/2/2005
http://archives.nouvelobs.com/recherche/article.cfm?id=136329

« Au sein de la communauté afro antillaise, Dieudonné est
très critiqué
Par Marc Knobel (judéocrate)
le 21-03-2005
Plus personne ne doute aujourd’hui de l’antisémitisme de Dieudonné
dont les propos détestables ne visent qu’à stigmatiser la communauté juive.
Malheureusement, il semblerait que les frasques minables de Dieudonné
rencontrent un certain écho, notamment auprès des jeunes. Reste que, les
intellectuels de premier plan et de nombreux militants antiracistes
(notamment ceux de la communauté afro antillaise) ne sont absolument
pas dupes. Dieudonné est également critiqué sur de nombreux sites de l’Internet.
Comme le souligne très justement Patrick Girard, dans un article publié par
Marianne « Non, Dieudonné ne nous représente pas » (19 au 25 mars 2005). « En
tentant de s’abriter derrière (le poète) Aimé Césaire, Dieudonné entend surtout
dissimuler une réalité moins intéressante pour lui : sa marginalisation auprès de
ceux en particulier africains, dont il prétend abusivement être le porte parole.
Ecrivains, intellectuels et responsables d’association, y compris ceux qui l’avaient
initialement soutenu lors de l’annulation de son spectacle à l’Olympia, excédés par
ses déplorables déclarations, ont rompu avec lui et l’ont fait savoir publiquement. »
Dans ce document de travail, nous citons quelques extraits, publiés ici ou là,
sans pour autant être exhaustif. Par là même, nous voulons rendre hommage à la
clairvoyance de ceux et celles que nous citons.
L’écrivain Camerounais Calixte Beyala [plagiaire reconnue] condamne les
propos de Dieudonné :
L’écrivain Calixte Beyala préside le Collectif Egalité et combat notamment
l’insuffisante représentation à la télévision de la diversité ethnique de la population
française. Le 21 février 2004, au nom de la liberté d’expression, elle avait apporté
son soutien à Dieudonné, lorsqu’il avait tenu un spectacle sur un trottoir, en face de
la salle de l’Olympia parce qu’il avait été privé de cette salle la veille.
Un an plus tard, dans un point de vue qu’elle publie dans Le Monde («Les
convoyeurs de la haine», édition du 21 février 2005), sans jamais citer Dieudonné,
Calixyte Beyala s’insurge contre l’idée qui voudrait que Juifs et Noirs soient opposés
par un contentieux vieux de plusieurs siècles. Elle note au passage que les médias
n’ont rien arrangé en faisant de Dieudonné le porte-parole des Noirs de France.
Extraits :
« Oui, il faut parler de la Shoah. Oui, il faut se battre afin que l’histoire de
l’esclavage soit connue du grand public. Non, une tragédie n’exclut pas l’autre et il
n’existe aucune hiérarchie dans la souffrance. »
Pendant plusieurs mois, j’ai eu l’impression d’assister à la projection en boucle
d’un navet. Le scénario me semblait si grotesque que, me disais-je, seul un imbécile
pourrait y croire. Un Noir joue le rôle du méchant sioniste et achève son sketch par un
« Heil Israël l’inacceptable ». Des Juifs apeurés crient à l’antisémitisme. Et moi,
spectatrice, croyant avoir compris le script, je hurle devant l’écran : « Ne vous
inquiétez pas. Ce n’est qu’un bouffon ! »
Je reste quelque peu abasourdie lorsque la lumière se fait mais que le Noir
oublie d’ôter son costume de scène et continue à interpréter son personnage. Je dois
bien me rendre à l’évidence, je me suis trompée. Il ne s’agit nullement d’un gag.
Comment expliquer autrement que, plus d’un an après, l’affaire Dieudonné soit encore
au coeur des débats ? Comment en sommes-nous arrivés à de telles extrémités ?

Noir sur blanc, on verbalise sur des rancoeurs qui existeraient entre les Noirs et
les Juifs. On nous fait comprendre qu’un contentieux vieux de plusieurs siècles
opposerait ces peuples.
On dit à nos enfants que les Juifs ne les aiment pas ; qu’ils ont esclavagisé les
Africains ; qu’ils les ont spoliés ; qu’ils ont diffusé le sida en Afrique ; qu’il existerait
chez les Juifs des lobbies qui empêcheraient la télévision, la presse écrite et la classe
politique de prendre en compte la traite négrière et le racisme dont ils sont victimes ;
on laisse entendre d’ailleurs que l’Etat israélien aurait organisé avec l’Afrique du Sud,
pays de l’apartheid à l’époque, un plan d’extermination des peuples noirs ; on
stigmatise les personnalités juives et, comble des abominations, on clame à tout va
qu’on s’en fout de la Shoah et qu’il existe d’autres souffrances dont on devrait parler,
notamment de l’esclavage. Je veux sortir de ce cauchemar.
Comment un homme digne de ce nom est-il capable de proférer de telles
horreurs ? On parle trop de la Shoah, trouvez-vous ? [Oui, oui, oui ]Comment se faitil
que j’ai l’impression du contraire ? Qu’il faudrait sans cesse rappeler aux jeunes
générations ce qui a été, afin que cela ne se reproduise plus ? Moi, voyez-vous, je suis
obsédée par le visage de ces milliers d’innocents massacrés par les nazis. [C’est
exactement ça, un lavage de cerveau.] Et quand j’apprends par ailleurs que des
mères juives ont tué leurs enfants avant de se donner la mort, l’image des mamans
noires jetant leurs progénitures par-dessus bord pour les empêcher de devenir des
esclaves se fige sous mes yeux. [Ce sont des inventions d’esprits malades.]
Que de différences dans l’histoire de ces deux peuples, mais que de similitudes
dans leurs souffrances. Oui, il faut parler de la Shoah. Oui, il faut se battre afin que
l’histoire de l’esclavage soit connue du grand public. Non, une tragédie n’exclut pas
l’autre et il n’existe aucune hiérarchie dans la souffrance. Mais peut-être allez-vous
décréter que je suis une mauvaise Noire ? [Non, mais une pauvre conne qui avale
tout, oui.]
Aucun Noir ne saurait conforter des antisémites dans leurs phantasmes du Juif
grand possesseur des richesses et grand confiscateur du bien-être mondial. Un
antisémite est forcément un raciste. Noirs et Juifs sont ainsi des alliés naturels, ayant
des ennemis communs et l’ont démontré à travers l’histoire.
Des Juifs ont lutté aux côtés de Martin Luther King. Des Juifs ont aidé des Noirs
américains à acquérir leurs droits civiques et on ne saurait gommer des faits aussi
palpables que la présence de certaines personnalités juives auprès des peuples noirs
lorsqu’ils souffraient. On ne saurait effacer des archives ces images émouvantes des
GI noirs libérant les Juifs des camps de concentration. On ne saurait ne pas rendre
hommage aux hommes venus d’Afrique, des Antilles ou de la Guyane bataillant en
Allemagne pour que cesse l’abjection. Beaucoup y ont laissé leur vie… »
L’opinion de Dominique Sopo, président de SOS Racisme :
Dans une tribune de Libération, (Contre le corporatisme racial, 23 février
2005) Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, s’adresse à Dieudonné et
dénonce les propos tenus par l’humoriste lors d’une conférence de presse à Alger le
vendredi 18 février. Dieudonné a notamment parlé de «pornographie mémorielle» à
propos de la mémoire de la Shoah et a qualifié le sionisme de «sida du judaïsme» :
[SOS-Racisme est une officine judéo-sioniste inventée par les socialistes et
payée par eux. Sopo est un de leurs nègres de service. En voici la preuve:]
«Monsieur Dieudonné, en multipliant les déclarations antisémites, vous
choisissez, comme tout bon communautariste, d’enjoindre des gens à se reconnaître
d’autant plus rapidement dans une communauté particulière qu’ils seraient assaillis par
des ennemis sournois.
Ainsi, à vous entendre, la situation des Noirs se trouverait améliorée si les Juifs
se trouvaient dénoncés pour leurs prétendus crimes. N’avez-vous pas laissé sousentendre
récemment qu’il faudrait étudier si l’Etat d’Israël n’était pas responsable de
l’introduction du virus du sida en Afrique ? Vous avez poussé l’ignominie antisémite
jusqu’à affirmer dernièrement que les cérémonies entourant les commémorations de la
libération des camps de concentration et d’extermination nazis relevaient de la
«pornographie mémorielle». En contrepoint, vous affirmez qu’on ne parle pas
suffisamment de l’esclavage subi par les Noirs pendant plusieurs siècles. Comme si
finalement l’espace médiatique occupé par la dénonciation de la Shoah se faisait au
détriment des drames subis par les populations noires à travers l’Histoire. Cette

analyse nous révulse profondément car elle renvoie chez vous à deux volontés
funestes. Tout d’abord, celle visant à faire croire qu’il existerait une concurrence entre
les drames. Contrairement à vous, nous n’estimons pas que la Shoah serait la chose
des Juifs et la traite négrière la chose des Noirs. Les crimes contre l’Humanité sont
pour nous des leçons universelles et non pas des trésors à conserver jalousement pardevers
soi à des fins de construction identitaire.
Ensuite, celle poussant les populations noires à se construire uniquement à
travers un statut de victime. [Cette phrase n’a ni queue ni tête.] Il est vrai qu’il est
toujours plus simple de s’engager dans cette voie que de s’efforcer de mobiliser sur
une identité positive. En voulant enfermer les Noirs dans le rôle de «fils d’esclaves»,
vous ne concevez finalement les Noirs que comme des populations passives,
incapables d’écrire leur vie et leur Histoire, ce en quoi vous rejoignez par ailleurs,
bizarrement, le prisme livré par l’imagerie coloniale.
Mais le plus grave, dans votre cas, c’est que vous tentez de brouiller les pistes
en prétendant parler au nom de l’antiracisme. Nous vous nions ce droit. Car pour
nous, l’antiracisme, ça n’est pas du corporatisme racial. C’est un projet de société qui
s’efforce de voir reconnue l’égale dignité des gens indépendamment de leurs origines,
religions ou cultures. Et votre couleur de peau n’est d’aucune utilité dans votre
tentative de dévoiement du discours antiraciste. Il ne suffit pas d’être Noir pour
exhiber un brevet d’antiracisme. La récurrence de votre antisémitisme et votre
communautarisme à la Farrakhan en attestent suffisamment ! Quel aplomb d’ailleurs
de se présenter comme un antiraciste quand on se construit comme la version black
de Jean-Marie Le Pen.
Car nous sommes amenés à constater que, tout comme le leader frontiste, vous
n’avez que la haine à proposer. Comme si les Noirs en France iraient mieux s’ils se
mettaient à jalouser et à détester les Juifs ! Pour notre part, nous pensons que les
populations noires, tout comme celles issues de l’immigration maghrébine, trouveront
leur juste place dans la société en luttant contre les ghettos et les discriminations
raciales. Cette exigence nécessite de s’engager dans une citoyenneté active, une
perspective qui se trouverait irrémédiablement bouchée si votre approche victimaire
venait à prévaloir. Mais n’est pas Mandela ou Luther King qui veut, Monsieur
Dieudonné ! Vous apparaissez même, par votre haine et votre narcissisme médiatique,
comme l’exact contrepoint à ces deux grands leaders noirs dont l’humanisme et la
qualité continue d’en faire des références. »
La réaction d’Harlem Désir, député européen, ancien président de SOS
Racisme : [Ce type est tout ce qu’il y a de plus débectant dans les fripouilles
que le PS a utilisé pour faire semblant d’avoir une politique pour les jeunes
« basanés ». Il en a tiré une rente à vie, juste pour faire la mariole, comme
on le voit ici:]
Dans un communiqué publié le Samedi 19 février, le député européen
Harlem Désir (PS) réagit également aux propos tenus par Dieudonné lors d’une
conférence de presse à Alger, le vendredi 18 février:
Il «faut boycotter Dieudonné et ses spectacles comme on a boycotté, hier,
l’apartheid et demander à la justice de le condamner sans ménagement». «En
déclarant à la presse algérienne que «le sionisme est le sida du judaïsme» après avoir
parlé de la Shoah comme d’une «pornographie mémorielle», Dieudonné ajoute
l’ignoble à l’indécence» et «il est aujourd’hui l’un des plus grands antisémites de
France». Il appelle «ceux qui ont fait preuve de trop d’indulgence à son égard jusqu’ici
d’ouvrir les yeux et à cesser de lui trouver des excuses», faisant référence à «une
partie des communautés africaines et antillaises en France».
«On ne peut accepter qu’il se drape dans la cause de la défense des peuples
noirs pour avancer son antisémitisme nauséeux».
L’opinion de Serge Bilé, journaliste et écrivain franco-ivoirien :
Lors d’une conférence de presse qu’il a donné à Alger, Dieudonné a montré
un livre de Serge Bilé, journaliste et écrivain franco-ivoirien, auteur d’un ouvrage
intitulé Noirs dans les camps nazis pour souligner que les noirs avaient eux aussi
été des victimes du nazisme. Le 21 février, Serge Billé réagit par voie de
communiqué et dit refuser d’être utilisé par Dieudonné pour «étayer (ses) propos,
scandaleux sur la Shoah» :

« Je ne crois pas, contrairement à Dieudonné, à «la concurrence des victimes».
Toutes les douleurs sont à respecter et je n’ai pas besoin, pour dénoncer ou
commémorer la traite négrière, d’agresser qui que ce soit, ni de minimiser la
souffrance de qui que ce soit». «Ma démarche, avec ce livre, consiste, uniquement, à
rappeler qu’il est temps de prendre en compte la douleur des nôtres dans la grande
histoire de la seconde guerre mondiale». «Je précise, enfin, que Dieudonné n’est, pas
plus que moi, le porte-parole de la communauté noire de France. Il ne représente que
lui-même et ceux qui veulent bien le soutenir dans son jusqu’au-boutisme. Je
m’attacherai, quant à moi, toute ma vie, à combattre le racisme sans faire de racisme
à rebours, et à me battre, avec constance, pour la dignité des miens, encore trop
souvent bafouée, sans attenter à la dignité de l’autre».
La réaction de Mme Taubira (députée PRG):
Le 22 février, la députée de Guyane Christiane Taubira (PRG), ancienne
candidate des radicaux de gauche à l’élection présidentielle de 2002, a regretté sur
RCI les récents propos de l’humoriste Dieudonné. Christiane Taubira a fait valoir
qu’il ne fallait pas «confondre les tragédies humaines» :
«On ne doit pas confondre les tragédies humaines, il n’y a pas de hiérarchie à
mettre entre ces tragédies humaines» et il faut «éviter la concurrence des victimes»,
précisant citer le philosophe et sociologue Jean-Michel Chaumont.
«La concurrence des victimes» ne sert aucune cause», a-t-elle ajouté, «il y a un
travail de fond à accomplir pour que la souffrance qui émane de quatre siècles et demi
de traite négrière et d’esclavage soit prise en compte». «Les autorités françaises se
sont déjà inclinées devant cette souffrance, en reconnaissant que c’est un crime contre
l’humanité», mais elles «doivent s’incliner de façon plus continue, plus
résolue».
«C’est un travail que nous devons accomplir de la même façon qu’au sortir de la
deuxième guerre mondiale, les juifs ont accompli un travail de fond de sensibilisation,
de valorisation, de réhabilitation», a ajouté Mme Taubira. [Voilà que la Taubira
avoue avoir pris pour modèle l’énorme appareil de propagande des judéosionistes.
Le mouvement noir serait bien avisé de ne pas prendre ce chemin
qui ne les mènera qu’à une chose: se soumettre aux volontés des judéosionistes,
gardiens de LEUR temple.] « Nous avons à poursuivre notre propre
travail et ça ne peut pas se faire au détriment d’une autre souffrance », a-t-elle
précisé.
La députée de Guyane a estimé que Dieudonné était «depuis quelques temps
dans une spirale de la démesure». «Je pense probablement qu’il y a un entourage qu’il
lui est très défavorable, je le regrette profondément et je ne peux pas m’associer à
des propos qui tournent en dérision une souffrance qui a concerné des hommes».
L’opinion du portail d’information de l’Afrique centrale, afriquecentrale.info :
Dans un article publié le 6 mars 2005, « Dieudonné M’Bala M’Bala, la honte de
l’Afrique », sur afriquecentrale.info, on peut lire le propos suivant :
« L’humoriste franco-camerounais Dieudonné M’Bala M’Bala ne fait plus rire
personne. Ses outrances verbales à l’encontre de la communauté juive française lui
valent l’hostilité d’une grande majorité de ses ex-fans et quelques ennuis du côté de la
justice française. L’homme cherche les problèmes et il les trouve. M’Bala M’Bala se
veut le porte-parole de la communauté noire ; il ne l’est pas. »
Sur le site Amadoo.com (connecting black people) :
Sur ce site très fréquenté par la communauté noire, le point de vue suivant
est publié le 18 février 2005 :
« Ne comptez pas sur Amadoo pour s’indigner suite aux propos de Dieudonné
sur la Shoah. Dans cette histoire, seul Dieudonné nous intéresse et sûrement pas la
polémique. Dieudonné essaye de mettre une noble cause sur le devant de la scène. La

cause qu’il défend est la raison d’être d’Amadoo. Nous ne pouvons donc que le
soutenir dans sa démarche. Mais (oui il y a un mais), le bouffon Camerounais défend
mal la cause tout en croyant bien faire. Mballa pense en effet que nous vivons dans un
monde dominé par les juifs et que c’est la raison pour laquelle on nous prend les
oreilles avec la Shoah et autre holocauste. Si Mballa veut que les choses changent, il
faut qu’il tape sur les gouvernants africains et sur tout le reste.
Les juifs ne sont en rien responsables du fait que l’Esclavage du peuple noir
n’intéresse par grand monde même pas les Noirs eux-mêmes. (…)
Dieudonné mercredi à Alger a tenu des propos assez crus sur la Shoah, qu’il a
comparée à une « pornographie mémorielle.» ont suscité des réactions indignées en
France, où François Hollande a estimé qu’elles tombaient sous le coup de la loi. « Les
propos de Dieudonné sur la Shoah tombent sous le coup de la loi. Je considère qu’ils
sont déshonorants pour celui qui les exprime et je considère qu’il ne peut pas y avoir
une comptabilité des tragédies », a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste
vendredi sur Europe 1.
Si quelqu’un osait tenir des propos pareils sur le monde Noir, il y aurait une
levée immédiate de boucliers au sein de notre communauté (il faut l’espérer). On ne
peut donc accepter de tels propos.
Encore une fois, il ne s’agit pas ici de condamner Dieudonné (nous n’en avons
d’ailleurs pas les moyens), mais de lui donner des conseils simples et gratuits: Les
juifs ne sont pas responsables de la déportation des Noirs vers les USA. S’il veut
casser du juif qu’il le fasse si ça l’amuse mais qu’il le fasse en son nom propre. Sans y
associer la communauté noire qui dans son ensemble a de l’estime pour le comédien,
mais pas pour le militant qui s’attaque à une minorité pour faire reconnaître la sienne.
La communauté juive est forte et bien organisée et vigilante des que le moindre
dérapage apparaît. Il n’y a pas de quoi les critiquer. (…)
Vous voulez être respectes ? Il y a encore beaucoup de chemin en faire. Les
propos de Dieudonné ne devraient pas beaucoup aider. Foutez la paix aux Juifs et
essayez de vous organiser comme eux au lieu de les critiquer. »
[Ceci montre que sur Internet on trouve beaucoup de nègres
blancs…]
Dieudoné selon le BDP-Gabon :
Cet article a été publié sur le site Internet du BDP-Gabon par le Dr. Daniel
Mengara, le leader du BDP-Gabon Nouveau, mouvement gabonais d’opposition en
exil dont la direction se trouve dans le New Jersey, aux Etats-Unis. Le Dr. Mengara
est professeur d’études francophones à l’université d’état de Montclair dans le New
Jersey.
Nous reproduisons ci-après quelques extraits de ce point de vue :
« Le tollé qui a accueilli la publication le 17 février dernier (…) d’un article dans
lequel Dieudonné M’bala M’bala aurait traité la Shoah juive de «pornographie
mémorielle» est assez édifiant. La polémique née de cette supposée déclaration, que
le démenti de Dieudonné n’a pas pu apaiser, traduit clairement le malaise des races
qui existe dans la société française d’aujourd’hui.
Que la cause défendue par Dieudonné M’bala M’bala soit juste ne fait aucun
doute. Elle est même, dans l’absolu des choses, noble. Dieudonné donne voix à une
cause nègre trop souvent dissimulée sous le tapis de l’hypocrisie politique,
spécialement en France où la langue de bois politique est devenue l’image de marque
de ceux-là mêmes qui, derrière les murs, voient encore les Noirs comme des humains
par accident.
Mais Dieudonné a choisi de défendre la noble cause du Nègre avec les mauvais
outils et par le mauvais combat. En utilisant, comme il le dit lui-même, l’arme de
« l’anti-sionisme politique » pour pourfendre le racisme historique ambiant dans la
France chiraquienne et condamner le manque d’attention porté aux causes nègres,
Dieudonné s’est épistémologiquement égaré.
Disons-le tout de suite: l’intention du comique est bonne, et n’importe quel Noir
ayant longtemps subi, directement ou indirectement, les rudes assauts de l’oppression
raciale partagera sans doute la rage historique qui anime Dieudonné. Mais il y a
comme un hiatus dans sa démarche. (…)

La maladresse de Dieudonné est en effet criante, malgré ses bonnes intentions:
on ne peut reprocher aux Juifs de vouloir conserver la mémoire historique d’un peuple
qui, comme le peuple noir, a connu une extermination génocidaire. On ne peut non
plus leur reprocher leurs succès intellectuels, économiques ou politiques, surtout si de
tels succès visent à rappeler au monde la souffrance des Juifs, qui est une souffrance
résultant de crimes contre leur humanité. Le leur reprocher, c’est un peu faire montre
de jalousie envers un peuple qui a, au cours de son parcours historique, su faire
preuve de solidarité nationaliste envers lui-même et remonter la pente à chacune de
ses descentes aux enfers; le leur reprocher, c’est aussi reconnaître sa propre
incapacité. (…)
Que les Juifs, par nationalisme et devoir de mémoire, aient pu mettre leur cause
au centre de la conscience humaine internationale n’est pas en soi un fait qui doit leur
être reproché. Les vraies questions que Dieudonné, et partant, tout Nègre, doivent se
poser sont les suivantes: Pourquoi les Noirs ont-ils tendance à oublier là où les autres
se souviennent? Pourquoi les Noirs ont-ils tendance à abandonner là où les autres
perdurent? Pourquoi les Noirs ont-ils tendance à avoir peur de mourir là où les autres
sont prêts à donner leur vie pour une cause commune ou pour leur pays ? Pourquoi les
Noirs ont-ils tendance à se diviser à cause d’intérêts personnels ou particuliers là où
les autres s’allient et se sacrifient pour atteindre un objectif commun ? Combien de
vrais martyrs du peuple y a-t-il eu en Afrique en dehors de Nelson Mandela ?
Trouver des réponses claires à ces questions se doit de devenir le devoir de tout
Africain, qu’il soit du continent ou de la diaspora. Les Africains et Noirs en tous genres
doivent abandonner la langue de bois et commencer à se regarder en face.
La mise en esclavage du Noir africain fut sans doute le crime le plus odieux que
l’homme n’ait jamais eu à commettre contre l’homme. A côté de l’horrible holocauste
des Juifs en Europe lors de la deuxième guerre mondiale, il y a le fait, indéniable et
reconnu, de plus de quatre siècles d’holocauste du Noir par l’esclavage transatlantique
organisé par les Européens. Cependant, cet esclavage des Noirs, Dieudonné ne doit
jamais l’oublier, fut aussi arabe. Avant même que les Européens ne commencent le
leur au 15e siècle, les Arabes transféraient déjà des millions de Nègres vers l’Arabie et
le Moyen-Orient depuis le 7e siècle. Zanzibar fut la plaque tournante de ce commerce
d’hommes et de femmes. La seule différence entre les deux formes d’esclavages est
que celui des Européens fut plus intensif puisqu’il fit, en quatre siècles seulement, plus
de ravages que l’esclavage arabe en près de 1200 ans. Les chiffres les plus osés
estiment l’holocauste transatlantique des Noirs par les Européens à près de 28 millions
sur 400 ans, et le génocide esclavagiste des Noirs par les Arabes sur 1200 ans à près
de 20 millions (morts et survivants inclus dans les deux cas). Aussi fous ou exagérés
que ces chiffres puissent paraître, ils traduisent néanmoins le fait indubitable que le
Noir fut la victime tout autant du capitalisme impérialiste européen que du
prosélytisme guerrier arabe. Et ce n’est pas fini: Le Soudan et la Mauritanie sont
encore là pour nous rappeler que l’esclavage arabe est toujours présent en Afrique.
[Rappelons que ces chiffres ne sont pas appuyés par des documents; ils sont
politiques.]
Il y a donc comme un petit malaise quand Dieudonné va s’attaquer aux Juifs
dans un pays arabe d’Afrique nommé Algérie. S’il faut véritablement parler réparations
et devoir de mémoire, les Noirs doivent se tenir prêts à demander des comptes non
seulement aux Européens, mais aussi aux Arabes. (…)
Le Juif, dans ce sens, devrait en toute logique devenir un allié, implicite ou
explicite, du Noir. L’histoire des deux peuples est similaire: tous deux ont subi des
holocaustes. Leur histoire est également différente: à son holocauste, le juif a répondu
par un « plus jamais » catégoriquement nationaliste, tandis que le Noir a choisi d’oublier,
de renoncer, de se prostituer. L’exemple du Juif, qui consiste en un nationalisme
inébranlable et à un sens de la solidarité qui, au-delà des états et des frontières,
s’affirme avec une abnégation que l’on ne peut manquer d’admirer, aurait dû servir
d’inspiration aux Noirs du monde et leur apprendre la leçon fondamentale: seuls les
peuples qui s’assument ont une voix.
Pour imposer aux autres le devoir de mémoire qui lui fera justice sur le plan
historique, le Noir devra donc se défaire des postures immobilistes de victime qui sont
maladivement devenues son refuge en ce contexte de mondialisation implacable, et
rallumer le flambeau longtemps éteint qui fut celui de Senghor, Césaire, Fanon,
Marley, Garvey, Kenyatta, Nkrumah, Lumumba, Luther King, Malcom X, Mandela,
parmi d’autres. Ces noms qui symbolisent les valeurs de panafricanisme et de
négritude d’antan manquent cruellement au monde africain d’aujourd’hui: les
Africains, qu’ils soient sur le continent ou dans la diaspora, représentent de nos jours

un monde hétéroclite écartelé par ses souffrances individuelles et handicapé par une
approche individualisée, voire isolée, de ses combats.
Dieudonné, en bien ou en mal, a le mérite d’avoir rappelé aux Nègres de France
et d’Afrique les enjeux existentialistes auxquels le Noir doit continuellement faire face.
Il a défini la cause, la bonne cause. Il devra maintenant, pour réussir, adopter le bon
combat. Celui qui consiste, si telle est sa vocation, à devenir le Messie qui revigorera
les Nègres non seulement de France, mais aussi du monde, pour, collectivement,
imposer à ceux qui ont voulu en faire un simple accident de l’histoire, le cruel souvenir
du Nègre déshumanisé. Pour cela, nul n’est besoin de taire le souvenir Juif fait pour
exprimer la souffrance juive. Les Noirs devront eux-mêmes, s’ils se veulent crédibles,
trouver la voix de leur propre souvenir. »
Pourquoi L’amitié Judéo-noire ? [Association enièrement bidon lancée par des
judéo-sionistes pour s’infiltrer dans le mouvement noir et le saboter s’il ne
travaille pas au profit d’Israël, dont on doit se souvenir qu’il est très
présent en Afrique pour les armes, l’espionnage et les « services de
sécurité.]
Dernier point (provisoirement) à signaler, la création d’une association qui
prône entre peuple juif et peuples noirs, le respect et la fraternité :
(http://www.amitiejudeonoire.com)
« L’Amitié Judéo-Noire souhaite faire en sorte qu’entre peuple juif et peuples
noirs, africains et antillais, la connaissance, la compréhension, le respect et l’amitié
se substituent aux malentendus et aux manifestations d’hostilité.
Au sein de l’Amitié Judéo-Noire, nous voulons, par un dialogue fraternel et par
une coopération active et amicale, travailler sur l’histoire et la mémoire du peuple
juif et des peuples noirs, africains et antillais, et à combattre l’antisémitisme et le
racisme dans toutes leurs manifestations. Nous excluons de notre activité toute
tendance au syncrétisme et toute espèce de prosélytisme. Nous ne visons
aucunement à une fusion des opinions, qui doivent rester diverses et variées. Nous
ne réclamons de personne aucune abdication ni renoncement à ses attaches
ancestrales ; mais nous attendons de chacun, dans la conscience de ce qui
distingue et de ce qui unit Juifs et Noirs, une entière bonne volonté, une totale
loyauté d’esprit dans la recherche, en même temps qu’un rigoureux effort de vérité.
En toutes circonstances et face à tous les bonimenteurs et autres
falsificateurs de la Vérité, nous souhaitons rappeler l’ancienneté des bonnes
relations entre nos peuples. En effet, plus de deux millénaires témoignent
d’échanges ancestraux sur les plans économique, littéraire, artistique, musical,
scientifique, agronomique ou culinaire.» [Pur baratin. Les lois juives ont
toujours permis l’esclavage. Elle ne sont pas abolies, que l’on sache. ]
Note : Nous rappelons que les propos cités dans les tribunes et les interviews
n’engagent que leurs auteurs.
http://www.grioo.com/forum/viewtopic.php?t=2145&sid=5f59c769eaa479f5470ddbfbbbcaf893

Le compilateur de ces nègres blancs, dits aussi « bounty », Knobel, est un salarié du bureau
parisien d’une des grosses agences de police juive des Etats-Unis, le centre Wiesenthal. Ces
gens-là sont grassement payés pour contrôler l’opinion publique, supprimer les critiques envers
la politique de génocide menée par les sionistes en Palestine, et protéger le pillage des ressources
scientifiques et techniques au profit des laboratoires israéliens.

Si vous aimez rire, « 1905 » c’est du délire !
Entretien avec Dieudonné sur son dernier spectacle.
Par Silvia Cattori
silviacattori@yahoo.it
Première Partie
SC : « 1905 » c’est la loi dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est aussi
votre nouveau spectacle cent ans après. (1) Tout y passe. La guerre, la mort, le
racisme, les chinois, les gens du show-biz « qui baissent le froc ». Le public rit
sans discontinuer, il en ressort comblé. Vos personnages, réunis dans une sorte
de citoyenneté « foireuse » finissent pas réaliser que, face aux manquements des
politiques, seule leur humanité peut encore les sauver. Que par delà leurs
différences, il y a une communauté de destin qui les unit. Est-ce bien là le fonds
de votre spectacle ?
Dieudonné : C’est une réflexion sur la laïcité. « 1905 » était une loi étonnante
dans l’histoire de la République ! C’était un projet incroyable ! Cela me plait de
savoir qu’il y a cent ans des hommes de bonne volonté ont imaginé séparer les
églises de l’Etat, les affaires publiques des affaires spirituelles. Même si dans les
faits cette loi n’existe pas.
SC : Une loi dont vous regrettez l’idéal perdu ? La laïcité comme remède aux
guerres, aux conflits ?
Dieudonné : Cette loi n’a jamais été appliquée. Mais j’aime son utopie. J’aime ce
projet qui appelle les religieux à rentrer chez eux. Sarkozy est revenu sur cette loi.
Il n’y a jamais eu autant de références religieuses dans le discours politique
qu’aujourd’hui.
SC : N’est-ce pas le fait d’avoir été l’objet d’attaques, par des citoyens qui se
servent de la religion pour exercer des pressions sur l’Etat, qui vous a amené à
vous interroger sur la signification de cette loi ?
Dieudonné : Le centenaire de cette loi humainement formidable me permet en
effet de me situer dans une époque de l’histoire où il y avait des ouvertures. Et de
m’interroger sur les dérives qui menacent aujourd’hui la liberté d’expression.
SC : En somme le spectacle « 1905 » est une réponse à ceux qui sont en
contradiction avec cette loi. Une occasion de remettre les pendules à l’heure ?
Dieudonné : Qui aujourd’hui bafoue et gangrène les valeurs de la République ?
Qui se permet de donner des leçons de morale au chef de l’Etat, au Premier
Ministre si ce n’est le CRIF ?(2) Quand on pense, qu’après le 11 septembre 2001,
Jacques Chirac et tout le gouvernement Jospin, se sont donné rendez-vous dans
une Eglise pour prier Dieu de les préserver du terrorisme, on a de quoi s’interroger.
Et tout cela cent ans après la séparation de l’Eglise et de l’Etat !
SC : Qu’est-ce que cela prouve ?
Dieudonné : Cela prouve que la loi 1905 était un projet quasi mystique, une quête
messianique. Qu’il y avait alors un état d’esprit, une volonté de redonner aux
citoyens leur humanité. Mais où sont passés ces hommes aujourd’hui ?
SC : On dirait que, loin des artifices du show-biz, vous avez gagné en maturité,
en subtilité, en densité. A croire que les procès en cascade sont source de
nouvelles inspirations pour vous. Dans « 1905 » vous parvenez à faire rire et
réfléchir sur des thèmes qui passent généralement par-dessus la tête des gens.
Est-ce bien là votre objectif ?
Dieudonné : Je ne suis pas là pour donner des leçons. C’est le rire qui m’intéresse.

C’est mon mode d’expression. C’est toute ma vie. Et on veut me condamner pour
mon franc-parler ! Hier au tribunal le procureur a requis deux mois de prison et 20
000 Euros d’amende. Parce que j’ai fait la caricature d’un colon extrémiste,
Dominique Perben et tous ses amis sionistes veulent me condamner !
SC : Qui sont ces « amis sionistes » ?
Dieudonné : Tant d’associations m’en veulent, que je ne sais plus…Hier parmi
l’accusation, il y avait Gilles-William Goldnadel, vice président de l’Association
France-Israël, Alain Jakubovich, responsable du CRIF à Lyon, l’Union Etudiante
Juive française.
SC : Qu’est-ce que vous ressentez en présence de personnages qui, tel Gilles-
William Goldnadel, cherchent à vous détruire ?
Dieudonné : Un froid. Goldnadel est impressionnant de froideur.
SC : Leur hostilité finira-t-elle par vous pousser dans les cordes ?
Dieudonné : Je sais que dans le regard de ces sionistes qui veulent me
déshumaniser je ne suis qu’un nègre. J’ai de l’incompréhension devant tout cela.
J’en viens à penser qu’il n’y a pas plus raciste que l’idéologie sioniste que ces
sectaires veulent imposer. Le sionisme est une escroquerie. Il va à l’encontre du
concept d’universalité. Il y a eu l’apartheid en Afrique du Sud. Maintenant il y a le
sionisme qui est une idéologie raciste basée sur le mensonge et l’intimidation.
SC : Ne vous êtes-vous pas exposé à un grand risque en touchant à ce tabou, à
l’Etat d’Israël et ses colons ?
Dieudonné : Je ne l’ai pas cherché. Je pensais que, dans le cadre de la loi, on
pouvait rire de tout. Je suis pris dans une machination sans savoir où et quand cela
s’arrêtera. J’ai fait des caricatures de toutes sortes de gens, sans problèmes. Le
jour où j’ai caricaturé un colon israélien j’ai mis le doigt sans m’en rendre compte
sur quelque chose d’énorme. Depuis, je suis témoin de quelque chose d’incroyable.
Il y a de quoi se demander pourquoi les dirigeants de ces organisations juives qui
me poursuivent ont plus d’influence sur le pouvoir politique en France que les
dirigeants d’organisations musulmanes ou bouddhistes?
SC : Tout cela devient tellement limpide dans votre spectacle ! Votre public ne
peut que s’instruire et se régaler.
Dieudonné : La difficulté de cette mise en scène était d’aborder plusieurs thèmes :
la guerre, la mort, les doutes, tout en la gardant accessible à un large public.
SC : Pari réussi ?
Dieudonné : Je crois être parvenu à toucher la sensibilité de chacun, à un moment
où à un autre du spectacle, et à faire en sorte que tout le monde s’y retrouve. Les
gens me suivent, rient aux éclats.
SC : Ils rient alors que le fond est dramatique.
Dieudonné : C’est le propre de l’homme de pouvoir rire de ses malheurs. La laïcité
vue par Maklouf, l’Africain, devient un sujet comique. Ca fait du bien d’en rire. Rire
pour transcender la douleur et la souffrance.
SC : Oui je l’ai pensé en regardant le public. Je me suis dit que tous ces
spectateurs sont là à vous suivre, heureux, avec leur souffrance et leur amour.
Vous les bercez d’un humour subtil, d’un conte qui les fait avancer, et de cela, ils
vous sont reconnaissants.
Dieudonné : Le rire ne triche pas. C’est le rôle du bouffon de communiquer par
l’humour.
SC : On vous sent d’une solidité à toute épreuve. Si l’on ne vous avait pas

ostracisé n’auriez-vous pas manqué quelque chose de fort ?
Dieudonné : C’est une expérience forte en effet.
SC : Qu’avez-vous ressenti lors de la campagne médiatique de mars, quand le
quotidien Le Monde a écrit que Dieudonné « ne faisait plus rire » ?
Dieudonné : Ben oui. C’est cela qui est drôle. On m’a jeté à terre, attaqué
physiquement. On a condamné mes agresseurs à la prison ferme. De cela, qui ne
me faisait pas rire, les médias n’en ont pas parlé.
SC : Dans « 1905 » comme dans « Mes excuses » vous vous êtes servi de votre
propre vécu. Une manière de dire : voilà ce qui m’est arrivé, ce que j’ai découvert
au passage que vous ne pouvez pas voir tant que vous n’êtes pas passé pas par
là. Cela peut vous servir… à mieux voir.
Dieudonné : Je suis conscient de cela. Je suis tombé sur un filon. Dix huit procès
en un an, c’est exceptionnel. Cela dit « Mes excuses » exprimaient un sujet plus
serré. J’aimerais un jour le rejouer.
SC : Bernard-Henri Lévy reste votre cible favorite. Pourquoi lui ?
Dieudonné : Cet homme qui est, depuis vingt cinq ans, la coqueluche des médias,
incarne à lui tout seul, le faux, l’arrogance, le mépris, la suffisance qui caractérise
le sionisme. Il est pour moi, l’archétype parfait. Le Ken, le mari de Barbie. Si on
devait représenter la petite poupée sioniste, B.H.L., serait le Ken, la marionnette
parfaite.
SC : Pendant qu’il brille sur tous les plateaux de TV, vous êtes interdit de
médias.
Dieudonné : Si c’est cela être une star ! Il ne brille pas. Il ne brille pas. On peut
briller dans les tribunaux, on peut briller dans les prisons ! On peut briller dans les
hôpitaux ! On brille rarement dans les médias. Il peut y avoir parfois quelques
nobles esprits qui s’expriment à la TV. Mais ils ont rarement la maîtrise de leur
propos. Ce ne sont pas eux qui dominent. La TV – comme la comédie humaine – est
l’art du mensonge. Il s’agit d’une entreprise privée, avec des objectifs et une ligne
éditoriale bien précise.
SC : Bernard-Henri Lévy a le pouvoir de vous détruire. Il a appelé au boycott de
vos spectacles. Ce n’est pas peu.
Dieudonné : Je n’ai rien, c’est vrai. Plus ça va, moins j’ai. Pour l’instant j’ai encore
ce théâtre ; c’est déjà énorme de pouvoir travailler quand cette bande veut votre
mort. Même si je n’avais plus ce théâtre, il y a encore la rue. Cette posture me
permet de rester créatif, entier et sincère face au mystère de la vie, aux doutes. Je
laisse B.H.L. à ses certitudes et ses mensonges. Il me fait penser à Achille Zavata,
à Bozo le clown. Un clown pathétique. Il sera un jour un personnage caricatural de
comédie. C’est sûr.
SC : Pensez-vous le mettre en scène ?
Dieudonné : Oui j’y songe. Vous savez, avec lui il n’y a pas grand-chose à faire : il
suffit de le saisir dans son quotidien et de le projeter tel quel. C’est une nature
comique malgré lui.
SC : Pas de langage de haine, donc, dans votre spectacle. Pas de facilités non
plus. On retient de « 1905 » que, dans la République, tout le monde est gêné aux
entournures, qu’il y a un malaise profond, et que plus personne ne s’y retrouve.
Dieudonné : On est aujourd’hui dans une situation d’injustice et de mensonge qui
nous met en danger. L’Etat se prosterne devant le communautarisme le plus
effroyable, le plus virulent, le plus haineux : les dirigeants d’organisations juives
sionistes donnent le ton. Les élections de 2007 vont être surprenantes. Cette fois je
peux le comprendre. Déjà le non à la Constitution sème le trouble.

SC : Qu’allez-vous voter ?
Dieudonné : Je voterai non.
SC : Le quotidien Le Monde a écrit le 9 mai que vous vous étiez « glissé » dans
le cortège des Indigènes, comme celui qui est mal venu et que vous en aviez été
chassé…
Dieudonné : (Rire) Ce quotidien était jadis la fierté de la France. Pourquoi
colporter des mensonges ? Pourquoi ne sont-ils pas venus m’interroger ? J’étais
dans le cortège avec les musulmans de France. On veut faire de moi un individu qui
incarne le mal. Quand je dis « On », je me réfère à une certaine presse qui perd
chaque jour des lecteurs. Moi je préconise Internet. C’est là que l’on peut,
aujourd’hui, trouver une information digne de ce nom. Je ne suis qu’un artiste dans
cette aventure. Je joue mon rôle le plus honnêtement possible comme noir et
humoriste. S’en prendre à un humoriste, ce n’est pas glorieux de leur part. En
même temps je suis détaché. Je me sens serein par rapport à tout cela. Parfois je
me dis que j’aurais dû appeler ce spectacle « Mes adieux ».
SC : Songez-vous à quitter la scène ?
Dieudonné : Je pense qu’il y aura un autre spectacle : « Mes adieux ». J’ai très
envie de partir en Afrique et faire du cinéma là bas. Plein de choses peuvent se
passer.
SC : Mais vous avez ici un public qui vous aime !
Dieudonné : J’ai un public énorme.
SC : On n’a pas réussi à vous écarter.
Dieudonné : Au contraire. Mon public grandit.
SC : Avez-vous eu des moments de déprime durant cette longue saison en
enfer ?
Dieudonné : Je fonctionne bien sous la pression. Quand il y a une pression il y a
chez moi expression, création. J’ai la chance d’avoir ce théâtre et de pouvoir
m’exprimer.
SC : Vous êtes une vraie bête de scène.
Dieudonné : C’est mon métier.
SC : J’entends dire partout que vous êtes le plus grand, depuis Coluche.
Dieudonné : Oh ! Je ne sais pas. Mais dans le registre de l’humour j’ai une
certaine maîtrise. Voilà. Et les gens se marrent.
SC : Comment pouvez-vous imaginer vous en aller après tout cela ?
Dieudonné : Non, non. Je ne fuirai pas. Il y a un rapport de force. Je peux être
poussé.
SC : Craignez-vous que ce bras de fer puisse vous être fatal ?
Dieudonné : Là, pour l’instant, on ne peut pas me pousser davantage. Je ne suis
plus sur la scène médiatique. Mais à partir du moment où on grandit, là on peut
vous pousser vers l’extérieur. Je commence à représenter des gens, des forces. Ca
c’est pour eux le plus grand danger. Paradoxalement, cette force qui me protège
peut être ce qui me mettra en difficulté. Le pouvoir a peur de cette force. Tant que
j’étais seul, je pouvais faire rire dans mon coin. Là, je sens que les gens sont de
plus en plus nombreux à me dire qu’ils me soutiendront, qu’ils me suivront où que
j’aille. C’est troublant !
SC : C’est là une grande responsabilité.

Dieudonné : Je m’y était un peu préparé depuis que j’ai rencontré Aimé Césaire.
Je découvre que c’est une autre vie que celle de l’artiste qui crée seul dans son
coin, qui pourrait commencer. Est-ce que j’y vais ? Je ne sais pas. Je pense que je
ne pourrais pas la fuir. Je ne veux pas fuir. Ce qui m’arrive, ce que l’on attend de
moi, je ne l’avais pas prévu. Ou alors confusément. Je ne suis pas
communautariste. Toutefois ma quête de justice parle à une population noire,
aujourd’hui encore fatalement esclave de cette utopie. Je suis enchaîné à ce rêve
de liberté. Quand j’ai entendu Aimé Césaire dire de moi « Il est jeune, il va à
l’essentiel, il est notre avenir », j’ai senti qu’on attendait de moi autre chose que
des sketches. Je ne vois plus comment je pourrais réintégrer le système. Ce n’est
plus une histoire de carrière. Il s’agit d’humanité.
SC : Blancs noirs ou jaunes, nous partageons les mêmes rêves, non ?
Dieudonné : C’est tout le monde qui peut se reconnaître dans l’universalité. Est-ce
que nous y arriverons ? Est-ce que c’est simplement l’état d’esprit dans lequel on
va accomplir ce parcours ? Ca n’est que ça qui importe. J’aime bien cette idée que
le but lui-même, si on le fixe dans le cadre de sa propre existence, porte une notion
d’accomplissement en soi. J’ai l’impression que ce but existait avant ma naissance
et existera après. C’est une quête humaine. Il n’y a pas de projet autre que
d’amener l’humanité à ce réveil. Mais ce n’est pas Dieudonné Mbala Mbala qui va
faire cela tout seul. On peut être jaune, blanc, noir, on se retrouve frères en
humanité. Face à l’empire du mensonge j’ai ma conscience. Avançons tous
ensemble. On est tous dans le même bateau. On a tous besoin les uns des autres.
(1) Théâtre de la Main d’Or. 15, Passage de la Main d’Or. Paris. Tél : 01 43 38 06
99.
(2) Conseil Représentatif des Institutions Juives de France
http://www.politiquedevie.net/Palestine/DieudonneSilviaCattoriMai2005.htm
Deuxième partie
3 juin 2005
Voir aussi l’article de Christian Cotten : Et Dieudonné dit au peuple élu : arrêtes tes
conneries
Pourquoi devons-nous encore donner la parole à Dieudonné ? Ce n’est
certainement pas par monomanie. Mais parce que, dès lors qu’une personne est
victime d’un lynchage médiatique, il est urgent de réagir. Le cas de Dieudonné
n’est pas isolé, loin de là. Mais son cas sonne le tocsin de nouvelles menaces : si
nous n’y prenons pas garde, demain il sera trop tard. Alors que la défense des
citoyens devrait être au coeur de la politique, il n’en est rien. L’Etat et les
politiciens participent eux aussi de cette intolérance intellectuelle qui sévit en
France. Or, quand les médias ou des groupes qui instrumentalisent une cause, se
transforment en procureurs, ce sont les fondements d’une société démocratique
qui sont ébranlés. Les affirmations de Proche-Orient Info – un site spécialisé dans
des campagnes de calomnies et de dénigrement – auraient dû être considérées
avec précaution par la classe politique. Une classe qui joue sur les ambigüités et
se range de plus en plus souvent du côté des imposteurs. Ainsi à coups de
campagnes épouvantail et de campagnes assassines, des centaines de personnes
ont été, ces dernières années, exclues de la société. Une fois frappées par
l’anathème, ces personnes, même si elles ont été cent fois innocentées par les
tribunaux, n’en demeureront pas moins ruinées financièrement et moralement
pour le restant de leurs jours. Dire d’une personne qu’elle est « antisémite », «
néo nazie », « fasciste », « négationniste » – accusations sans fondement dans la
grande majorité des cas – est une méthode totalitaire. Rien de moins.
Silvia Cattori.

S.C. Dieudonné, depuis notre premier entretien, en novembre 2004, un nouvel
incident est survenu, qui vous a remis à la « Une » du feuilleton médiatique. Les
reproches avancés n’ont-ils pas porté gravement atteinte à votre honneur, à votre
aura d’artiste ? Dix sept procès… Dieudonné : Dix huit.
S.C. N’êtes vous pas fatigué d’aller de procès en procès ? Dix-huit tribunaux en
une année c’est beaucoup !
Dieudonné : Bien sûr, c’est énorme ! On préférerait passer son temps à autre
chose. Mais il suffit de penser à Mandela, à Martin Luther King, à Djibaou, pour se
dire, voilà, il y a des causes difficiles. Je ne pense pas que je verrai de mon vivant
le résultat du travail fait pour parvenir à l’égalité des droits. J’y participe à mon
humble niveau. Il n’y a rien de désespérant si on projette son action sur plusieurs
générations. On se dit, bon, ça avance un petit peu. Quant aux faits que l’on me
reproche, j’ai été relaxé dix sept fois.
S.C. Sur quelle base êtes-vous accusé ?
Dieudonné : On m’accuse d’avoir offensé la religion juive. Or ce n’est pas du tout
un fait religieux que j’ai caricaturé lors de mon sketch en décembre 2003. J’ai
caricaturé un fait politique.
S.C. N’êtes-vous pas excédé ?
Dieudonné : Il y a une telle violence en face, une telle haine ! Une telle férocité !
On m’a harcelé, frappé physiquement. A un moment donné on s’habitue à tout.
Puis cela vous donne de l’énergie. On arrive à transformer cette énergie négative
en positif, à se servir de toute cette folie, pour rentrer en soi et créer. Si j’ai écrit
autant de spectacles en si peu de temps c’est sans doute en partie à cause de toute
cette pression qui a pesé sur mes épaules. A un moment donné je dois passer à la
phase de l’expression.
S.C. Qui sont les personnes qui font le plus peser cette pression ?
Dieudonné : Des représentants du CRIF, de l’UEJF. Et les journalistes qui
travaillent dans la même optique qu’eux. Tout ce que vous dites est passé au
crible, pour vérifier s’il y a un mot permettant de porter plainte contre vous.
S.C. Lors de votre présence à l’émission Infrarouge à la Télévision suisse
romande, en février 2004, quelqu’un n’avait-il pas porté plainte contre vous ?
Dieudonné : Le tribunal de Genève, en Suisse, a rejeté la plainte qu’un certain
Isaac Cohen avait déposée. Il alléguait, entre autre, que j’avais « accusé l’Etat juif
d’avoir collaboré à un programme d’extermination raciale en Afrique du Sud ».
S.C. N’avez-vous pas prêté le flanc à la critique quand, à Alger, vous avez parlé
de « pornographie mémorielle » ?
Dieudonné : Je crois qu’il n’y a rien d’extravaguant à dire que l’instrumentalisation
politique de la souffrance est obscène. Sur le fond je trouve que c’est une belle
formulation. On doit pouvoir parler de pornographie mémorielle quand il y a des
abus. Ces termes ne sont pas de moi. S’ils provoquent des réactions contrastées,
ouvrons le débat. Parlons de ce qui pose problème. Ne détournons pas les faits.
S.C. Pensez-vous avoir été l’objet d’un montage?
Dieudonné : Complètement. On m’a prêté des propos que je n’ai pas tenus. On a
dit «Dieudonné a dit que la Shoah est une pornographie mémorielle ». Je n’ai
jamais dit cela. Je n’ai jamais associé la Shoa à cette phrase. Ce à quoi je me
référerais, n’avait évidemment rien à voir avec le passé. C’est insensé de vouloir
me prêter des idées qui sont si éloignées de moi. Maintenant c’est à la justice de se
prononcer.
S.C. Quel intérêt avait le site Proche-Orient info à diffuser une fausse information

? Miser sur l’effet ravageur que cela produirait, pour faire de l’humoriste qui
dérange, le scandale de la République, le faire taire ?
Dieudonné : Je crois que c’était un projet de solution finale en ce qui concerne
mon existence médiatique. Ils ne peuvent pas me faire taire. Je ne crains rien. Je
subis ce chantage pour m’être opposé au lobby sioniste. Ils ont voulu me frapper
professionnellement et financièrement. Nous avons porté plainte contre le site
Proche Orient info. Je n’ai rien à me reprocher. Quand je regarde mes enfants je
me sens bien avec moi. Vous me direz que c’est facile à dire puisque je peux les
nourrir.
S.C. Pensez-vous vraiment pouvoir gagner la partie ?
Dieudonné : J’irai jusqu’au bout de mon parcours d’humoriste. Si je dois m’arrêter
à 40 ou 41 ans, ça aura déjà été un temps de pur plaisir. J’ai toujours fais mon
métier sincèrement. Si je devais me plier, ce ne serait plus le même travail. Faire
rire de manière bêtement mécanique, non. J’aime qu’il y ait une réflexion dans
l’humour. Sinon je ne m’y retrouve pas. Je crois que je continuerai tant que cela
sera possible. J’adore la scène. Mais, s’il le faut, je suis capable de faire autre
chose. Si je dois m’autocensurer, renoncer à ma liberté de pensée pour continuer
d’exister comme humoriste, cela ne m’intéresse pas.
S.C. On vous sent serein, malgré tout. Mais êtes-vous conscient que vous êtes
embarqué dans une guerre ?
Dieudonné : Oui c’est une guerre.
S.C. Ceux qui la mènent, veulent la gagner, ils y mettront les moyens.
Dieudonné : Oui, je sais.
S.C. Comment pouvez-vous supporter de vous voir constamment dénigré, traité
de raciste, mois après mois, par des personnes publiques, comme BHL ou Alain
Finkielkraut mais aussi des gens du spectacle ?
Dieudonné : Je suis vraiment pour eux le diable. Ils ont déclenché une guerre
nucléaire contre un moucheron, un moustique. Qui peut piquer, mais bon, qui ne
tue pas. Ils me font des procès, ils peuvent aller jusqu’à me frapper, ils peuvent me
tuer financièrement. Là, ils sont au maximum de ce qu’ils peuvent faire. Pour faire
plus, ils doivent passer à quelque chose qui n’est plus légal. Par chance je n’ai
quasiment pas de besoins. J’ai un théâtre. Il tourne. Cette légèreté artisanale qui
fait qu’on peut rebondir.
S.C. Dans « 1905 » vous dites « tôt ou tard ils vont me dégommer ». Vous le
pensez sérieusement ?
Dieudonné : Je me dis qu’effectivement, face à toute cette haine, il peut y avoir
un ou deux déséquilibrés qui…
S.C. N’avez pas peur de ce qui vous attend si vous tenez tête ?
Dieudonné : Non, je ne vis pas dans la peur. Mais on m’a déjà frappé, je sais ce
que cela signifie. S’ils m’attaquent avec un couteau, cela peut être dangereux. Je
m’attends au pire en toute sérénité. La peur est un sentiment qui est en chacun de
nous. Il faut lui laisser une petite place. Mais pas la première place. Ce qu’il y a de
plus difficile à assumer dans cette guerre, c’est que face à la haine on se trouve
constamment pris dans le tourbillon de la défense. Je n’ai jamais répondu aux
attaques. Sauf devant les tribunaux et sur scène, où je fais rire de ce vécu.
S.C. Vous avez de l’audace. Une audace rare. Vous dites des choses qui ne sont
pas visibles aux yeux de tous, mais qui deviennent immédiatement palpables une
fois mises en scène.
Dieudonné : Je crois que c’est le rôle de l’humoriste. Je n’ai pas de regret par
rapport à mon travail. Je l’ai fait honnêtement et sincèrement. Yo soy un hombre

sincero. (rire)
S.C. Ne pensez-vous pas qu’au travers de cette controverse, vous avez ouvert un
champ qui dépasse le cadre de la France ; et réussi à faire s’opérer une jonction
entre beur, black, blanc. La couleur disparaît et le sentiment que dans la lutte
face aux injustices, « on est tous des nègres » fini par prévaloir ? Aussi, le débat
autour du film sur l’esclavage et la colonisation, que vous comptez réaliser, n’a-til
pas éveillez les consciences de tous ceux qui sont sensibles à une mémoire
coloniale mal assumée. Autrement dit, n’est-ce pas la voix de l’universalisme laïc
que l’on veut étouffer ?
Dieudonné : Oui. Cette description me ressemble bien. Ma mère est blanche, mon
père est noir. Je n’ai pas de religion. Je suis prédisposé peut être à l’universel de
manière naturelle. Cela n’a pas été un problème pour moi d’envisager la fusion
avec le reste de l’univers. Je conçois que, pour certains, c’est difficile de quitter le
nid douillet du communautarisme. Ça fait peur. Mais c’est la préhistoire de
l’humanité le communautarisme. C’est Néandertal et Cromagnon. Mais voilà, on a
peut être une autre destinée que l’affrontement communautariste cyclique.
S.C. A côté des aspects pénibles n’y a-t-il pas eu des bonnes et belles surprises
?
Dieudonné : Ah ! Oui, il y a eu des choses formidables. Une chaîne de solidarité,
d’amour même, que je ne pouvais même pas imaginer. C’est un bonheur de voir
des familles entières qui disent vouloir me protéger.
S.C. Vous donnez à votre public des clés pour comprendre dans quelles intrigues
le monde politico-médiatique évolue en France.
Dieudonné : Oui. C’est important de comprendre à quel point il y a de l’agressivité
et de la haine chez ceux qui veulent dominer. De comprendre que le pouvoir rend
fou. Que le pouvoir de l’argent, le pouvoir du monde de la nuit et du spectacle n’est
pas quelque chose de brillant.
S.C. Quel est votre sentiment aujourd’hui ? Etes-vous détaché de cet univers du
show-biz que vous avez côtoyé ?
Dieudonné : Je ne l’ai pas trop côtoyé.
S.C. Ce monde de la nuit et ne vous manque-t-il pas ?
Dieudonné : Non, non. Ce n’est pas mon univers. Je n’ai jamais habité Paris. J’ai
fait trois ou quatre sorties, peut être un peu plus. Non ce monde de la nuit et du
spectacle médiatique ne m’attire pas.
S.C. Si je comprends bien, vous vous mettez en danger à la façon d’un Don
Quichotte.
Dieudonné : Oui, on commence à m’en parler. La liberté est aussi une histoire de
mots, de dialectique. L’autodérision est bénéfique quand le doute s’installe. Un
artiste doit pouvoir s’exprimer sans peur. Il y a un public face à lui qui s’interroge,
qui a également besoin de cette liberté. Le rire est là pour le libérer de ce qui lui
pèse. Je parle de ce rire sincère, qui peut déranger le pouvoir, mais qui est
salutaire. Un artiste ne doit pas tricher, ne doit pas s’autocensurer. Si je devais
faire de la politique je saurais m’adapter. Mais là je fais mon métier d’humoriste. Le
rire a besoin de liberté.
S.C. Vous transmettez par l’humour des messages que les intellectuels, en
France, semblent incapables de faire passer depuis belle lurette.
Dieudonné : L’idée qu’un clown, un humoriste noir, puisse ébranler ce pouvoir si
écrasant qu’est le sionisme, un pouvoir qui a déjà généré tant d’injustices, n’est pas
pour me déplaire.

S.C. La partie n’est pas jouée. Pour l’instant n’est-ce pas vous qui êtes ébranlé
?
Dieudonné : J’étais condamné de toute façon. Ma nature étant ce qu’elle est, je ne
peux pas collaborer.
S.C. Qu’entendez-vous par « collaborer » ?
Dieudonné : Jouer les amuseurs d’Etat. Les amuseurs asservis au pouvoir.
S.C. Ne l’avez-vous pas fait du temps où vous vous exhibiez sur les plateaux de
télévision ?
Dieudonné : Non, j’ai travaillé honnêtement. J’ai fait ce chemin en toute naïveté.
S.C. En toute naïveté ?
Dieudonné : Oui, en toute naïveté. Par mon parcours j’ai découvert… j’ai vu des
choses, tout cela s’est recoupé et voilà, je suis dans la situation que vous savez. Et
je ne m’en plains pas.
S.C. Donc aucune pression ne vous fera reculer ?
Dieudonné : Je crois que je peux continuer quoi qu’il arrive.
S.C. N’est-il pas troublant pour vous de découvrir que même les gens les mieux
avertis n’ont pas compris que dans votre propos à Alger, vous ne faisiez pas
référence au passé, mais à l’excès de commémorations ? N’est-ce pas la preuve
que la manipulation de Proche Orient Info a bien fonctionné ?
Dieudonné : En France il y a un aveuglement autour de l’accusation
d’antisémitisme. On diffame des gens avec une facilité déconcertante.
S.C. Ces avanies ne vous ont-elles pas révélé votre capacité à endurer mais
aussi à rebondir ?
Dieudonné : Ma nature, encore une fois, ce n’est pas de résister, de rendre les
coups. Quand je m’investis pour une idée, je le vis comme une libération. Cette
expérience me libère de chaînes, de leurres, et l’agressivité de ceux qui veulent me
faire taire n’y changera rien. Cela peut paraître étrange. On me frappe. Dans un
premier temps j’ai envie de rendre les coups. Mais je ne les rends pas. On me
frappe encore et là je ne sens quasiment plus rien. C’est comme si cela ne me
concernait plus. Je me sens un peu spectateur et j’ai un peu pitié de ceux qui m’en
veulent.
S.C. C’est une belle posture, mais vous n’allez pas faire une carrière avec ça !
Dieudonné : Quelle carrière devrais-je faire ? Celle de qui ?
S.C. Celle de tous les autres humoristes, comme Djamel ou Seimoun ?
Dieudonné : Je ne voudrais pas. Je les trouve formidables. Mais je n’ai pas le
courage de me compromettre jusque là. Je n’ai pas cette force.
S.C. Parce qu’il faut se compromettre ?
Dieudonné : Oui.
S.C. Quand vous voyez des choses que vous n’aimez pas cela vous attriste-t-il ?
Dieudonné : Je ne suis pas de nature triste. Mon entourage vous dirait que je ne
suis pas triste. Mais je peux souffrir, être attristé, comme tout le monde.
S.C. Pleurez-vous parfois ?
Dieudonné : Oh ! Je pleure comme tout le monde. Je pleure de temps en temps.
Je pleure seul. Cela fait du bien. Quand les gens m’aiment c’est plutôt là que les
larmes viennent. Pas quand on me blesse.

S.C. Avec vos spectacles vous devez avoir de nombreuses occasions de vous
émouvoir. Il y a beaucoup d’amour dans le public.
Dieudonné : Oui, c’est vrai. Quand les gens sont sincères cela me touche.
Fin de l’entretien enregistré le 12 mai 2005 à Paris.
Voir la première partie « Si vous aimer rire, « 1905 » c’est du délire » ou sur le site http://www.lesogres.org
Voir aussi l’article de Christian Cotten : Et Dieudonné dit au peuple élu : arrêtes tes conneries
Silvia Cattori – de nationalité suisse et de langue maternelle italienne – a fait des études de
journalisme à l’Université de Fribourg, avant s’expatrier et d’évoluer dans le monde des fonctionnaires
internationaux et de la diplomatie. Elle a essentiellement travaillé comme journaliste indépendante et
sous divers pseudonymes. Elle se consacrait depuis quelques années à des activités littéraires quand, en
2002, lors de l’effroyable opération israélienne « Boucliers de protection », elle a décidé d’aller en
Palestine. Choquée par ce qu’elle y a découvert, elle se consacre depuis, à attirer l’attention du monde
sur la gravité des violations commises par l’Etat d’Israël contre une population sans défense. Nota
bene. Cet article est en Copyleft. Tout site, ou forum, qui entend le diffuser et le mettre en ligne, doit
d’abord en demander l’autorisation à son auteur : silviacattori@yahoo.it
http://www.politiquedevie.net/Palestine/DieudonneSilviaCattori2.htm

DU CÔTÉ DES SIONARDS

Dieudonné : « Dans les livres de classe de mes
enfants, j’ai arraché les pages sur la Shoah »
Document : sur Beur FM, Dieudonné parle des « sionistes », de la Shoah et du « racisme
anti-goy »
Le 28 mars 2005, le comédien Dieudonné est en direct au micro de Beur FM. Il est là
pour faire la promotion de son dernier spectacle. Mais l’essentiel de l’émission – aussi
bien dans la partie où il est interviewé par le journaliste de Beur FM que dans la partie où
il répond aux questions des auditeurs – a pour thème l’obsession de Dieudonné : le
complot sioniste.
Quand on dit « sioniste », tout le monde se comprend à mi-mot. Le « complot »,
explique Dieudonné, ne vise pas seulement les Noirs, les Musulmans et les Arabes. Il
vise l’ensemble des non-Juifs. D’où la nécessité, selon lui, de la « lutte contre le racisme
anti-goy ».
Dieudonné s’étend longuement sur les persécutions dont il affirme être l’objet. Son
seul crime, dit-il, est « d’aborder le sujet du sionisme, qui est un sujet tabou ». Et il
dénonce « cet impérialisme nauséabond, ce sentiment de supériorité qui écrase une partie
du monde et qui commence à être extrêmement pesant ».
Pour donner un aperçu du climat régnant à l’antenne, une brève citation suffira. Un
jeune enfant prénommé Ismaël est au téléphone. Récitant manifestement sa leçon, il
déclare : « Moi, je suis un goy et fier de l’être ». Dieudonné lui répond, au milieu des rires
attendris : « Moi aussi ».
On trouvera ci-dessous de larges extraits des déclarations de Dieudonné au micro
de Beur FM. Étant donné que certains de ces propos sont particulièrement graves, nous
avons ajouté des notes auxquelles le lecteur est invité à se reporter.
Sur la « pornographie mémorielle » et la Shoah
Je n’ai jamais associé la Shoah à la pornographie, c’est une manipulation (1). C’est
carrément créé, c’est de la fabrication. (…)
Je suis en Algérie, qui est effectivement plus ou moins un second pays pour moi,
parce que j’ai découvert une population vraiment formidable. Quelque part, je suis
algérien aujourd’hui.
J’étais en Algérie, discuter du spectacle et du sionisme en général. (…) Et je
reprenais une expression d’une historienne qui s’appelait… qui affirmait, si vous

voulez, qui avait inventé ce terme, qui disait que c’était une pornographie
mémorielle (2). Et je trouvais que le terme était assez justement trouvé. Le terme
d’une sociologue, une historienne… l’objet d’un terme, c’est de provoquer un
débat. En tout cas à aucun moment je n’ai associé la Shoah à la pornographie
mémorielle.
Sur les accusations d’antisémitisme portées contre lui
Bon, c’est vrai qu’il y a une certaine tendance des mouvements extrémistes
sionistes à dire que la justice française est antisémite. Tout le monde est
antisémite. À partir du moment où vous n’êtes pas d’accord avec eux, vous êtes un
antisémite. (…) Apparemment il y a une certaine presse qui n’en a rien à faire.
C’est la justice de la presse, de certains médias. Je pense à Bernard-Henri Lévy ou
Finkenkraut [sic] qui a traité carrément les Noirs de sous-hommes en disant que
quasiment les Antillais étaient des assistés, que l’idéologie des Antillais, des Noirs
de France… puisqu’il a fait une pétition, là, il disait : les Noirs filent un mauvais
coton, pour faire un parallèle avec les champs de coton. Pour vous dire à quel point
dans le mauvais goût, dans la négrophobie on est en train de glisser avec ce genre
de personnage. Et eux, ils ont un libre accès aux médias.
Sur « la hiérarchie des souffrances »
400 ans, des centaines de millions de personnes touchées, esclavagisés, pas une
ligne dans les manuels scolaires, pas un film. J’ai simplement dit que ce serait bien
que la République, parce qu’on nous vend « liberté, égalité, fraternité », à ce
moment-là que la République mette les souffrances au même niveau. Parce qu’il y
en a une dont on entend parler en permanence. Pourquoi pas, mais il faudrait que
l’on parle de la même chose, il faudrait mettre au même niveau, parce que je pense
qu’il ne faut pas hiérarchiser les souffrances à l’intérieur de la République. La
République doit mettre au même niveau. Or, aujourd’hui, elle ne le fait pas, parce
qu’elle est effectivement à mon avis sous des groupes de pression qui sont
extrêmement nuisibles au projet républicain et à l’utopie républicaine.
Sur la lutte contre le racisme
Il y a une véritable injustice dans le traitement de la lutte contre le racisme. Nous
avons été manipulés par ces partis politiques, notamment le Parti socialiste et toute
l’équipe à Julien Dray (…) qui ont instrumentalisé la lutte contre le racisme et qui
n’ont fait finalement qu’inciter au racisme. Aujourd’hui, quand on voit un
Finkenkraut [sic] qui se lâche carrément, qui dit qu’il y a un racisme anti-Blanc, que
les Noirs sont plus ou moins en train de faire chauffer la marmite et qu’ont va
manger des Blancs dans la rue. Alors que cet homme fait partie effectivement de
réseaux extrêmement puissants qui ont par rapport aux médias une influence
considérable, il voudrait continuer à nous donner des leçons de morale en disant
que les nègres en France filent un mauvais coton idéologique.
Sur « une souffrance sacralisée »
La vérité est qu’il y a une inégalité dans le traitement de la souffrance dans ce
pays. On a d’un côté une souffrance sacralisée, qui est mise sur un piédestal. C’est
quasiment devenu messianique. Il faut suivre, comme ça, les commémorations. Et
de l’autre côté, des populations qui ont souffert et qui n’ont pas de leçons à
recevoir de cette souffrance et qui sont obligées de… je refuse que mes enfants, à
l’école, je leur ai dit non, j’ai arraché les pages. Je leur ai dit : vous n’étudiez pas
cette souffrance-là tant qu’il n’y aura pas les autres. Il n’y a aucune raison que
vous, descendants d’esclaves, vous n’ayez pas accès à votre histoire.
Sur le « communautarisme »
Je pense qu’il y a un cancer, c’est les communautarismes, qui est orchestré,
organisé par une association comme le CRIF qui est une association ultracommunautaire.
Ils ont appelé au boycott de mon spectacle. Je suis dans le
collimateur de ce M. Cukierman que je n’ai jamais vu. D’ailleurs invitez-le, moi je
veux bien que l’on discute avec M. Cukierman. Quel est son projet ? Organiser une
vase ratonnade contre les Noirs et les Arabes ? C’est cela son véritable projet ?
Diviser la France pour je ne sais pas quoi, et pour servir les intérêts d’un autre
pays ?

Sur « les Juifs négriers »
Il y a eu des Juifs négriers, mais ça, il s’en sont foutu mais plein les fouilles avec le
commerce des Noirs. (…) C’est une communauté qui a particulièrement bien gagné
sa vie, mais ce n’est pas la seule, les protestants, les chrétiens, ont bien gagné leur
vie, mais la communauté juive, notamment aux États-Unis avec quasiment le
monopole sur les armateurs, les bateaux, un certain M. Lopez, Abraham Lopez. Il y
avait, euh… c’est l’histoire, c’est historique, c’est comme si vous… il n’y a pas de
discussion (3).
Sur le « Code noir » édicté par Louis XIV en 1685
Le premier article du « Code noir », c’est : « Nous interdisons le commerce aux
Juifs ». Mais pourquoi ? Parce que les Juifs avaient le, ce commerce-là, avaient le
monopole de ce commerce depuis longtemps et qu’il fallait introduire une
dimension chrétienne, c’est-à-dire qu’il fallait arrêter de castrer les mâles, il fallait
arrêter de jeter les enfants à l’eau (4).
Sur la mise en cause de Bruno Gollnisch, suite à ses déclarations sur les
chambres à gaz
Qu’on enlève le travail à un homme, sans être passé par la justice, juste sous les
pression d’un lobby, je trouve ça scandaleux et je le dis et je le répète. Ce qui
arrive à M. Gollnisch est strictement illégal et j’espère qu’il gagnera. (…) Ce qui est
terrible et insupportable c’est de voir un homme, un père de famille, se retrouver
dans une situation – mais – délirante, sous la pression d’un lobby – et en plus il n’a
rien dit, visiblement -, sous la pression d’un lobby qui fait pression.
Sur les « tabous »
C’est amusant de voir à quel point il existe des tabous, et l’on ne touche pas
visiblement à une catégorie toute particulière qui est le sioniste en général. C’est
quand même incroyable de voir à quel point on est dans une société… je pense
simplement que nous sommes aujourd’hui dans une configuration d’injustice totale
face aux valeurs de la République. Marianne a des enfants, nous sommes tous des
enfants de la République. Et il y a un chouchou dans la maison. Il serait temps que
Marianne mette de l’ordre.
Sur le « racisme anti-goy »
On voit bien que cette manipulation sioniste, si vous voulez, montre à quel point ils
sont désemparés, ils commencent à faire tout et n’importe quoi. Ce qui est plutôt
bon signe. Il y a un racisme anti-goy qui est en train de se développer chez les
sionistes, qui est de nature à rassembler, je le vois, les Blancs, les Noirs, les
Jaunes, les Arabes et c’est ce qu’ils sont en train de provoquer. Cette association,
j’ai commencé à en entendre parler (5), une pétition contre le racisme anti-goy, et
je pense que je ferai partie des signataires. (…) Ils sont aujourd’hui, mais c’est
plutôt bon signe, ces gens qui sont là pour gangrener la République française, pour
déstabiliser, il faut absolument qu’ils se cachent, qu’ils trouvent des boucliers. (…)
Je crois que cette association qui lutte contre le racisme anti-goy, elle va se mettre
en place parce que c’est une volonté délibérée de déstructurer les valeurs
intrinsèques de cette République (6).
Lire également :
dans L’Arche n°563-564, mars-avril 2005 : « Les documents de la nouvelle affaire
Dieudonné : Ce qu’il a dit sur les Juifs et les Noirs, sur l’esclavage et la Shoah ».
dans L’Arche n°562, février 2005 : « L’aveu de Dieudonné : Sa crise
d’antisionisme, c’était une affaire de gros sous ».

———————————

NOTES
1. « Pornographie mémorielle » : voici les propos de Dieudonné sur ce sujet. « Moi, je parle
aujourd’hui de pornographie mémorielle. Ça devient insupportable. (…) Voilà, c’est une manipulation.
Je parle de pornographie mémorielle. Je pense que ça devient pornographique » (conférence de presse
à Alger, le 16 février 2005, retranscrite dans Le Monde du 22 février 2005). « Une partie des Juifs se
sont enrichis en vendant des enfants noirs sur les marchés. Aujourd’hui, il faut réhabiliter la vérité
historique et arrêter cette manipulation dont les sionistes ont l’habitude. C’est de la pornographie
mémorielle » (interview au quotidien L’Écho d’Oran, 20 février 2005).
On trouvera l’intégralité des déclarations de Dieudonné dans « Les documents de la nouvelle affaire

Dieudonné », L’Arche n°563-564 (mars-avril 2005).
2. Cette historienne dont Dieudonné a oublié le nom s’appelle Idith Zertal. Elle a démenti à plusieurs
reprises, sans aucune ambiguïté, non seulement avoir « inventé » ce terme mais même l’avoir jamais
utilisé (voir L’Arche de mars-avril 2005)].
3. Cet « Abraham Lopez » dont parle Dieudonné s’appelait en réalité Aaron Lopez. Il s’agit d’un
armateur qui vivait à la fin du XVIIIe siècle dans la ville américaine de Newport. Comme tous les
bateaux de l’époque, les siens transportaient aussi des cargaisons d’esclaves. Aaron Lopez n’avait
évidemment pas le « monopole » de l’armement, ne serait-ce que dans sa ville de Newport, et encore
moins le « monopole » de la traite des esclaves.
Le nom de Lopez figure habituellement, comme une prétendue « preuve » du rôle des Juifs dans
l’esclavage, dans des pamphlets antisémites rédigés par des néo-nazis américains. Ces pamphlets, qui
ont été récemment traduits en France, sont sans doute à l’origine des connaissances « historiques » de
Dieudonné.
On trouve ainsi le nom d’Aaron Lopez, avec l’assertion que « le vaste trafic d’esclaves noirs fut un
monopole juif », dans un écrit d’un antisémite obsessionnel nommé Jacques Daudon, fondateur du Parti
des Français Progressistes et Humanistes (P.F.P.). M. Daudon donne pour référence trois livres : La
pieuvre mondialiste attestée par les Protocoles des Sages de Sion, de Sulkos, Les responsables de la
seconde guerre mondiale, de Rassinier, et Les mythes fondateurs de la politique israélienne, de
Garaudy.
Le plus ironique, dans cette affaire, est que les principaux propagateurs du mythe des « esclavagistes
juifs » sont des nazis américains, qui ne pardonnent pas aux Juifs leur rôle dans la campagne pour les
droits civiques des Noirs aux États-Unis.
4. Voici ce que le « Code noir » (le document de 1685 dans lequel Louis XIV réglemente l’esclavage
dans les colonies françaises) dit au sujet des Juifs : « Article 1. Voulons et entendons que l’édit du feu
roi de glorieuse mémoire notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos
îles. Ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les Juifs qui y ont établi
leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d’en sortir
dans trois mois, à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et
de biens. »
En d’autres termes, Louis XIV réitère, dans le contexte spécifique des colonies françaises, l’édit
d’expulsion des Juifs de France qui avait été signé par Louis XIII en 1615. Lu par Dieudonné, cela
devient : « Nous interdisons le commerce aux Juifs ».
Mais, en matière de falsification historique, Dieudonné (ou celui qui le fournit en arguments antisémites)
ne s’arrête pas là. Il invente non seulement que les Juifs auraient pratiqué dans les îles le commerce des
esclaves mais qu’ils en auraient eu « le monopole ».
Dieudonné atteint le comble de l’odieux lorsqu’il explique aux auditeurs de Beur FM (sans que le
journaliste intervienne, pour le contredire ou le tempérer) que l’expulsion des Juifs par Louis XIV avait
pour objet d’« introduire une dimension chrétienne » dans les pratiques esclavagistes – les Juifs et eux
seuls ayant pour habitude, selon Dieudonné, « de castrer les mâles », et « de jeter les enfants à l’eau ».
5. Dieudonné parle de « cette association », cette « pétition contre le racisme anti-goy » dont il a
« commencé à entendre parler », comme s’il s’agissait d’une initiative à laquelle il serait étranger. En
fait, trois jours après l’émission sur Beur FM, le site internet dirigé par Dieudonné publie un appel intitulé
« Le racisme anti-goy » (http://lesogres.org/article.php3 ?id_article=278), où on lit (la graphie d’origine
a été conservée) : « Les sionistes sont aux abois, tant il est vrai que leur seule arme réside dans la
manipulation des faits et des consciences. (…) Face à ce qui paraît comme la manipulation sur ce
thème de la haine anti-blancs, certains lancent l’idée de l’association de lutte contre le racisme ANTIGOY,
ce racisme dont l’impunité n’a que trop duré. OUVRONS NOTRE ESPRIT ET RÉSISTONS A

——————————————–

L’OPPRESSEUR. »
6. Sur les liens entre le mythe du « racisme juif » et l’antisémitisme moderne, voir les divers exemples
analysés par Pierre-André Taguieff dans son article « Des thèmes récurrents qui structurent l’imaginaire
antijuif moderne » (L’Arche n°560, « Les dangereux fantasmes de l’antisionisme militant », novembredécembre
2004).
L’Arche n°565, mai 2005
Reproduction autorisée sur internet avec la mention d’origine
http://www.col.fr/arche/article.php3?id_article=108

L’HISTOIRE ÉDIFIANTE DE QUELQUES BRUTES JUIVES

Quand Radio J offrait une tribune aux agresseurs de Dieudonné
« Radio J va oser un grand coup ! Sans pour autant bénéficier d’une reprise des médias nationaux. Et pour
cause ! Dix jours après leur libération, la radio communautaire invite trois des agresseurs de Dieudonné :
Yorham, Arié et Julien. Objectif : mieux « revenir sur cet incident, comprendre ce qui a généré cette

démarche et puis ce qu’ils ont vécu » [1].
D’emblée le ton est donné. Sur le mode « Laissons aux garnements qui ont fait une bêtise compréhensible
l’occasion de l’expliquer ». Hallucinant ! De mémoire de journaliste, nous n’avions jamais vu un média
qui cherche à s’entretenir avec des repris de justice dès leur sortie de prison. En cherchant à les présenter,
de manière voilée, comme des demi-héros ! Voici quelques extraits de cet entretien édifiant, mais aussi
interpellant quant au degré de fanatisme communautaire qu’il contient.
Présentateur : Messieurs, merci d’avoir accepté notre invitation. Alors, le 1er mars dernier, à l’aéroport
de Fort-de-France, vous êtes sur place, par hasard, pour accompagner quelqu’un de votre famille et là,
vous rencontrez Dieudonné ; et votre sang ne fait qu’un tour. Est-ce bien de cela dont il s’agit ?
Arié : Oui, on n’était déjà pas très très heureux de le voir. On était très énervé et très remonté. En
partant de l’aéroport, on l’a revu encore, nos voitures roulaient, côte à côte. Alors, l’idée nous est
venue de lui donner une petite correction pour tout ce qu’il avait dit (…) On l’a suivi jusque sur le
parking d’ATV et…
Présentateur (l’interrompt) : Encore une fois, ce n’est pas prémédité ! Vous le rencontrez par hasard. Et
à ce moment-là, combien de temps dure l’effet de cette action heu… violente, il faut bien appeler les
choses comme elles sont, vous lui avez porté des coups. Ça a duré combien de temps ?
Tous : Quinze secondes, ça a duré quinze secondes.
Présentateur : Alors, comment ça s’est passé ? Vous l’avez frappé chacun à votre tour ?
Yorham : A partir du moment où il est rentré à l’intérieur du parking, on s’est approché de lui, et puis,
heu… on lui a sauté dessus, quoi !
Inouï. A ne pas en croire ses oreilles ! Le tribunal de Fort-de-France a jugé la préméditation comme une
circonstance aggravante. Les jeunes expliquent eux-mêmes qu’ils ont décidé de suivre l’humoriste pour lui
filer une « petite correction ». Mais tout cela s’est passé « par hasard » et a duré le temps de se dire
« bonjour ». Quant aux interrogations du présentateur sur les techniques sionistes visant à commettre une
agression rapprochée, elles donnent la nausée…
Présentateur : Alors, est-ce que vous avez eu, comme certains l’ont laissé entendre, des propos racistes
« anti-black » à son encontre ?
Julien : Non, à aucun moment, on a eu des propos racistes, c’était pas le but. C’est pour les propos
qu’il tenait, lui, pas pour sa couleur de peau. Il aurait pu être de n’importe quelle couleur, c’est les
propos qu’il a tenu qui nous ont amenés à faire ça.
Présentateur : Alors, pour remettre les choses en perspective, vous vivez dans la société martiniquaise et
vous avez même des amis « blacks » ?
Arié : Bien sûr, y a même des gens qui ont plaidé en notre faveur dans notre procès. On a eu des lettres
de clients, d’amis, des Martiniquais sur place, qui nous ont soutenus.
Présentateur : Donc c’est un mauvais procès qui vous est fait lorsqu’on dit que vous avez eu des propos
racistes à l’encontre des « blacks » ?
Puisque la justice s’est prononcée en estimant que le doute bénéficiait aux accusés, pourquoi revenir avec
insistance sur cette prévention raciale au lieu de se contenter de rappeler les attendus du jugement ? A trop
vouloir en faire, le maquillage tombe : le coup des « amis blacks », du clientélisme et des soutiens
intéressés, n’est pas nouveau. L’objectif est plutôt de faire passer un message : les vraies victimes ne sont
pas celles qu’on croient …

Julien : J’ai justement l’impression que ce procès a été une révélation de l’anti-judaïsme qui règne làbas,
on a rencontré à ce moment-là, c’était assez féroce, cette façon dont les gens étaient anti-juifs (…)
Par rapport à ça, j’ai l’impression que Dieudonné a un peu manipulé tout le monde, manipulé la
justice, il a essayé de diviser au nom du peuple. Donc il faut bien insister là-dessus : l’agression n’a
pas eu lieu contre des Noirs, c’est lui qu’on visait ! Il aurait pu être effectivement d’une autre couleur
de peau, c’était pareil ! On va pas parler de Dieudonné, à partir du moment où il y a quelqu’un qui
tient des propos comme ceux qu’il a tenus, depuis trois ans, sur la scène médiatique, contre le peuple
juif, je pense qu’il mérite quand même qu’on puisse essayer de lui donner une bonne correction, une
bonne leçon !
Atterrant ! Et ces types sont en liberté, prêts à recommencer, s’il le faut… Totalement sous le charme, le
présentateur doit néanmoins sauver les apparences. Il lâche l’indispensable discours formaté sur le respect
des lois de la République pour mieux « comprendre » qu’il y avait « quelque chose à faire », au nom des
« années précédent la Shoah »…
Présentateur : Je voudrais qu’on essaye de comprendre… C’est vrai que vous avez été condamné, on ne
peut pas se faire justice soi-même, sinon aucune société ne … ne peut tenir. On en parlait avec Julien,
hors antenne. Julien, qui a de la famille qui est morte en déportation, vous êtes jeune, une vingtaine
d’années, qu’est-ce qui s’est passé dans votre tête pour vous dire, effectivement, il y a quelque chose à
faire : j’ai l’impression de revivre quelque chose qu’on m’a appris qui était les années précédent la
Shoah, c’est bien cela ?
Julien : Ouais ! Déjà, on va partir sur le fait que ça fait plusieurs années qu’on voit Dieudonné, sur la
scène médiatique, proféré des propos insupportables pour la communauté juive. Et je pense que chaque
juif sera d’accord avec moi. D’accord ?
Présentateur : Les médias, juifs en particulier, ont mis l’accent sur ses propos, ont dénoncé, il y a eu
des éditoriaux, des prises de positions, je crois qu’il y a eu site internet que vous regardiez avec
beaucoup de précision et vous nous disiez que, quelque part, les informations que vous avez lues là-bas,
vous ont conforté dans votre détermination ?
Arié : C’est le site Proche-Orient.info qui nous a vraiment bien informé sur tout ce qui était dit par
Dieudonné. C’est un exemple parmi tant d’autres.
Présentateur : C’est vrai d’ailleurs qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César, c’est Elisabeth
Schemla qui a rapporté sur son site les extraits de la conférence de presse de Dieudonné à Alger dans
laquelle il a, en particulier, parler de la « pornographie mémorielle ». Ce sont des choses qui sont du
domaine heu… effectivement insupportables.
Après avoir plaqué une grille de lecture des années trente sur tout porteur de critiques virulentes à
l’encontre du sionisme pour en faire un « nazi » en puissance à tabasser d’urgence, c’est la minute de
gloire d’un site responsable d’une désinformation aux conséquentes violentes, déjà condamné dans le passé
pour diffamation [2]. On s’éloigne, de plus en plus, de la tentative d’essayer de « comprendre »…
Julien : Justement, par rapport à ce qu’Elisabeth Schemla a ramené d’Alger, cette comparaison de la
Shoah avec une pornographie mémorielle [3] plus tout ce qu’a dit Dieudonné avant, ça fait mal, très
mal au peuple juif, très mal à la communauté juive de France. Et « pornographie mémorielle », en toute
honnêteté, ça n’est pas passé ! (…) On ne va pas faire une division entre juifs Ashkénazes et juifs
Sépharades, même si nous, en tant que juifs Sépharades, on n’a pas eu de familles véritablement
déportées dans les camps, d’un côté, ça nous touche quand même profondément !
Présentateur : Bien sûr ! C’est le même peuple !
Julien : Quand on entend quelqu’un proférer ce genre de propos en comparant, puisque c’est ce que
Elisabeth Schemla a dit sur Proche-Orient.info, c’est ce qu’on a pu, en tous les cas, entendre ; elle l’a
revendiqué fortement, elle a dit que Dieudonné avait comparé la Shoah à la pornographie mémorielle…
Au-delà du bourrage de crâne évident exercé sur ces jeunes, l’intox se répétant pour la seconde fois et

risquant de porter atteinte à la « vigie de l’antisémitisme » le présentateur intervient :
Présentateur : C’est pas exactement la Shoah ! C’est la commémoration …
Julien (l’interrompt) : La commémoration, etc. Mais de la façon dont ça été dit, c’est pas qu’on a mal
compris, mais il y a eu cette confusion qui a été faite… je vous parle au moment où nous, on a fait
l’agression. C’est-à-dire que ça faisait une semaine que ces propos avaient été proférés. Tout de suite,
on a compris que la Shoah, on la comparait à un simple film X et ça, c’est pas possible ! Ça peut pas
passer. Ça veut dire que tous les morts qu’il y a eu pendant la seconde guerre mondiale : les six
millions de juifs qui ont été lâchement assassinés, c’est quoi ? Ça veut dire que ce sont des acteurs de
films X ? Mettez-vous à notre place, quand on l’a vu à l’aéroport, notre sang n’a fait qu’un tour dans
nos têtes, c’était pas possible de laisser passer. Pour nous, c’était comme une sorte d’opportunité.
Présentateur : C’était pas un raisonnement, c’est une action, heu… on va dire : instinctive, immédiate,
c’est pas prémédité. Est-ce que vous avez compris que tout le monde, dans la communauté juive
notamment, a condamné cette action en disant qu’on ne pouvait pas se faire justice soi-même ?
Yorham : On a entendu deux versions par rapport à ça. Il y avait des personnes qui nous soutenaient,
qui étaient d’accord et qui nous ont encouragés dans notre acte, et puis d’autres qui ne nous
soutenaient pas. Nous, notre sentiment, si on a fait ça, bien sûr, c’est au nom du peuple juif, c’est pour
les juifs, pas pour notre plaisir personnel…
Présentateur : Julien ?
Julien : Ce qui est dur à accepter, c’est que… Voilà, Dieudonné, je ne peux pas vous donner le nombre
exact de procès qu’il a eu, mais à chaque fois, il est passé à travers, d’accord ? Cette madame Schemla,
elle le condamne sur son site, puis après, c’est nous qu’elle condamne. Alors que…
Présentateur : Ça, ça a du mal à passer ?
Julien : Ça a du mal passer ! C’est vrai que l’acte, c’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais
derrière, il faut soutenir. On est un peuple. On n’a pas fait ça pour rien. On n’a pas fait ça pour notre
plaisir personnel.
Présentateur : On a bien compris que la démarche n’était pas celle de quelques décervelés qui voulaient
se faire plaisir, vous pensiez bien faire, même si, effectivement, il est difficile de soutenir une action
d’auto-justice dans une société démocratique où, théoriquement, c’est la justice qui doit prendre en
charge les condamnations dès lors qu’il y a des délits.
« Difficile de soutenir » ? Radio J, elle, l’a fait. Sans le moindre complexe et sans aucune dénonciation
critique de la part des autres médias… ».
NOTES
[1] Radio J, 10 avril 2005.
[2] Le 25 mars 2005, Elisabeth Schemla, directrice de Proche-Orient.info a été condamnée pour diffamation envers Patrick
Farbiaz, attaché parlementaire de Noël Mamère (Les Verts). Selon Patrick Farbiaz, Proche-Orient.info a fait appel et l’affaire
devrait être à nouveau jugé en janvier 2006
[3] A l’époque de cette interview, cela fait déjà plus d’un mois qu’aucun media n’ose encore relayer une telle contre-vérité.
Extraits du livre Egalité Zéro – Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné, d’Olivier Mukuna,-
Editions Blanche, 2005.
http://lesogres.org/article.php3?id_article=1143

EXPLICATION ENTRE DIEUDONNE et Pierre
TEVANIAN
Fin mai 2005, Pierre Tévanian met en ligne, sur son site Les mots sont importants, un
texte intitulé « Un négationnisme respectable » dans lequel il dénonce les propos
intolérables tenus par Max Gallo sur l’esclavage et la traite négrière.
A travers cette dénonciation, il prétend montrer comment les médias se saisissent, plus
ou moins vigoureusement de certaines affaires, selon le sujet dont on parle et selon la
personne qui les déclenche. Pour cela, il fait un parallèle entre l’affaire Dieudonné et ce qu’il
appelle, à juste titre, « la non-affaire » Max Gallo.
Il rappelle, à ce propos, que Max Gallo a littéralement nié l’esclavage et la traite
comme crimes contre l’humanité et que cela n’a fait que peu de remous dans la presse et dans
le monde politique. Parallèlement, il écrit que les paroles de Dieudonné ont « suscité une
condamnation légitime et même nécessaire de la part d’organisations comme le MRAP et la
Ligue des Droits de l’Homme ».
Le message de Pierre Tévanian est le suivant : les propos de Dieudonné doivent être
condamnés mais ceux de Max Gallo doivent l’être également. Il écrit lui-même : « En d’autres
termes, une fois condamnés les propos de Dieudonné, tout reste à faire ».
Pour consulter ce texte, se rendre sur
http://lmsi.net/article.php3 ?id_article=389
Pierre Tévanian évoque, pour illustrer son opinion sur Dieudonné, un certain nombre
de citations reprises par différents grands médias après la conférence de presse donnée par
Dieudonné à Alger en février 2005. Pierre Tévanian fait partie du mouvement des
« Indigènes de la République » mais a écrit ce texte à titre personnel. Après avoir eu
connaissance de cet article, Dieudonné a souhaité rencontrer son auteur pour lui dire ce qu’il
en pensait et avoir un débat constructif.
Nous publions ici des extraits de cette rencontre :
Dieudonné :
J’ai lu votre article et je trouve que ce n’est pas une posture très noble. La moindre des choses
aurait été de venir me rencontrer pour ne pas répéter ce qu’il se dit partout. Avec votre texte,
vous cautionnez la désinformation qu’il y a eu autour de mes propos. Vous ne vérifiez pas vos
sources, c’est un travail intellectuellement malhonnête !
Pierre Tévanian :
Si dans les propos que j’ai mis en note, il y en a qui sont faux, vous me le dites et je le
signalerai…
Dieudonné :
Toutes les citations sont fausses ou sorties de leur contexte… Ce qui est grave, c’est que vous
reprenez des choses sans les avoir vérifiées. C’est un peu comme l’affaire du RER D. Vous
foncez comme les autres dans une sorte de rumeur-poubelle qui dit : « Oh là ! C’est le diable !
Ce mec est mauvais. »
Tévanian :
Je ne crois pas avoir dit ça.
Dieudonné :
Vous citez les mêmes phrases qui ont été reprises sur Radio J.
Tévanian :
Moi j’ai fait une recherche Internet…
Dieudonné :
Sur quel site ?
Tévanian :
C’est un site qui s’appelle « communautarisme.net ». Idéologiquement, je pense que c’est un
site à la con, mais le dossier m’avait l’air sérieux parce que c’était une reprise d’une chronologie
qui…
Dieudonné :
Qui était faite par qui ?
Tévanian :
Par le site…
Dieudonné :
Ben vous voyez, ça allait donc dans une certaine direction.
Tévanian :
Non. Il y avait tout… Il y avait le bidonnage d’Alex Moïse, les agressions…

Dieudonné :
Vous ne pouvez pas comparer des faits réels pour lesquels des mecs ont été condamnés à six
mois de prison avec des faits imaginaires…
Tévanian :
C’était des citations de journaux…
Dieudonné :
Le RER D aussi c’était des citations de journaux. Alors, le lendemain du RER D vous auriez dit
quoi ? Vous auriez dit : c’est dégueulasse quand même cette agression par des noirs et des
arabes sur cette jeune juive des quartiers de Neuilly. Vous auriez dit ça ?
En ce qui me concerne, je ne peux pas faire des procès à tout le monde. J’attaque Bernard-Henry
Lévy et un certain nombre de journaux mais je ne peux pas les attaquer tous. Il y eu 400 ou 500
articles. Donc au final, c’est la victoire par noyade dans ce jeu médiatique… Impossible de se
battre ! Or, j’ai gagné tous les procès qu’on m’a intentés. Et maintenant je suis dans une
deuxième phase : j’attaque. C’est pour cela qu’avant de faire un papier comme celui-là qui est
quand même agressif et qui condamne, la moindre des choses, vu la désinformation qui
m’entoure, c’était de vous assurer de ce que vous dites, en venant voir la personne.
Tévanian :
Moi, j’ai tendance à me méfier des médias. Mais, ce que j’ai repris là, ce sont des passages de la
transcription de la conférence d’Alger. Si c’est faux, là c’est clair, vous le dites et vous attaquez
en diffamation…
Dieudonné :
Mais, je ne peux pas attaquer tous les journaux et tous les sites. J’ai attaqué Proche-orient.info
en diffamation pour divulgation de fausses informations ayant entraîné un trouble à l’ordre
public. Le procès aura lieu dans quelques mois. J’attaque donc et je remets en cause les propos
rapportés par eux…
Tévanian :
Ce que vous attaquez, c’est quand ils vous font dire « la Shoah est une pornographie
mémorielle » alors que vous ne l’aviez pas dit ?
Dieudonné :
Voilà !
Tévanian :
Mais, moi je ne reprends pas cette phrase, justement.
Dieudonné :
On est d’accord qu’on parle de la conférence d’Alger ?
Tévanian :
Oui
Dieudonné :
Ce sur quoi vous appuyez votre travail, c’est sensé être une retranscription à la lettre d’un
passage. Est-ce que ça a été coupé ? Est-ce que ça a été monté ? Vous savez quand même qu’on
peut faire dire tout à une phrase si on la coupe ou si on met trois petits points au moment où il
ne faut pas le faire. La conférence a duré deux heures : moi, j’ai les cassettes. La presse
algérienne aussi était là. Alors, à moins que cette presse ne soit une presse d’antisémites, de
salopards, pourquoi n’allez-vous pas voir tous les papiers qui ont été écrits à partir de cette
conférence de presse par ces journalistes là ? Vous auriez pu au moins aller voir ce qu’ils ont
retenu de mon discours. Tous leurs papiers sont plutôt positifs, je crois qu’ils ont compris ce
que je voulais dire. Que des gens n’aient pas voulu comprendre, c’est un fait. Mais que vous,
vous réutilisiez des propos qui ont été montés et que vous me disiez : « oui, mais à priori c’est
retranscrit » ! Je pense que le travail de fond que vous auriez dû fournir n’a pas été fait. Vous
auriez au moins pu dire ce que la presse algérienne avait transcrit. C’est quand même pas de
la merde ! C’est pas parce qu’ils sont Algériens qu’ils ne sont pas crédibles !!!
Tévanian :
Ce n’est pas parce que c’était la presse algérienne que je ne l’ai pas fait. C’est parce que le centre
de mon texte n’était pas Dieudonné mais Max Gallo et l’écart dans les réactions…
Dieudonné :
Mais, je n’ai jamais dit ce que Max Gallo a dit.
Tévanian :
On est d’accord.
Dieudonné :
C’est politiquement correct de me cracher à la gueule !
Tévanian :
Je n’ai pas l’impression de m’être mis du coté du manche et d’avoir voulu montrer patte
blanche vis-à-vis des médias. Je ne suis pas dans ces sphères-là…

Quand vous dites : « Il faut reprendre le contexte, donc lire la presse d’Alger », moi j’ai envie de
dire : Mon texte, il faut le remettre dans son contexte aussi. D’abord mon texte dénonce le
traitement médiatique qu’il y a eu autour de vous…
Dieudonné :
Vous y allez timidement…
Tévanian :
Non, si vous remettez ce texte dans son contexte. Moi, cela fait des années que j’anime ce site
(lmsi.net) dont l’activité est d’analyser des discours. Nous avons notamment beaucoup de textes
sur la question du racisme et si vous le consultiez, vous verriez que ce n’est franchement pas du
coté des médias que je me mets. Je passe mon temps à leur taper dessus et les gens que j’attaque
c’est principalement les Finkelkraut et compagnie. Moi, je suis dans un milieu de militants, de
gens qui s’en fichent des médias, qui se battent contre les sionistes qui vous emmerdent. Je ne
pense pas que le fait d’avoir dit, dans ce texte, qu’il y a des formulations de vous que je ressens
et qualifie de racistes que je me mets nécessairement du coté du manche. D’ailleurs, j’ai bien
pris garde à ne pas dire « Dieudonné est raciste ». Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la rumeur
médiatique, ce n’est pas de stigmatiser des personnes, c’est d’analyser des discours. Je ne me
positionne pas par rapport aux médias. J’évolue plutôt dans des milieux militants où il y a
franchement des gens qui passent leur temps à s’embrouiller avec ces sionistes-là et qui ont été
gênés par des formules que vous avez dites.
Dieudonné :
Pour moi, ce texte est le texte de quelqu’un qui a envie d’être publié chez Gallimard ou chez
Calmann-Lévy. Quelqu’un qui aurait l’ambition d’apparaître tout à fait correct par rapport au
sionisme et à la violence que j’ai subi, pour essayer d’être publié au même titre que Calixte
Beyala et compagnie…
Tévanian :
Il y a un passage dans le texte où je dis que les sionistes que vous désignez existent bel et bien et
que c’est une petite clique malfaisante.
Dieudonné :
Ce n’est pas une petite clique malfaisante. Quand on vient vous cogner sur la gueule, quand on
vous interdit de travailler dans ce pays, il ne s’agit pas d’une simple petite clique malfaisante… !
Me critiquer moi, vous avez raison mais franchement qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis un simple
artiste avec un petit théâtre, je n’ai aucune puissance de feu politique. Vous vous situez dans le
camp du plus fort. Et puis, Max Gallo, pourquoi ne pas l’attaquer directement ? Pourquoi
passer par mon affaire en cautionnant le discours dominant pour arriver enfin à dire ce qu’est
Max Gallo ? Ce n’est pas correct ! Pourquoi utiliser ce parallèle entre Max Gallo et moi ? Je n’ai
pas tenu des propos comparables aux siens !
Tévanian :
Vous n’avez pas tenu de propos négationnistes. D’ailleurs, le parallèle n’est pas fait entre Max
Gallo et vous. Il est fait entre Max Gallo, Veinstein et Faurisson.
Dieudonné :
Pourquoi suis-je dans le texte alors ?
Tévanian :
Parce que je parle du traitement médiatique et de la concurrence des victimes et que c’est un
texte de critique des médias. Je critique le tapage médiatique qu’il y a eu sur Dieudonné en
disant que dans le même moment, il aurait pu y avoir un tapage médiatique sur des propos qui
sont pires…
Dieudonné :
Non, vous dites : il y a eu condamnation des propos de Dieudonné et c’est bien.
Tévanian :
Je dis que c’est bien que des gens, dont c’est le boulot, comme le MRAP ou la LDH, aient dit que
les propos de Dieudonné étaient choquants, parce que je le pense.
Dieudonné :
Mais vos sources, ce sont les médias, ce n’est pas la personne concernée.
Tévanian :
Oui, mais c’est la même chose pour les 400 textes de mon site.
Dieudonné :
Mais, pour les autres personnes, vous avez des bouquins, des traces écrites certifiées. Pour moi,
il n’y a pas de livres, juste des paroles retransmises par les médias et qui ont été montées,
mutilées, tronquées.
Tévanian :
J’ai eu un doute, c’est pour cela que j’ai dit en note « selon ce que rapporte Antoine Spire ». Moi,
j’ai vu votre spectacle « Mes excuses ». Il y a des choses qui m’ont plues et des choses qui m’ont
choquées. C’est pour cela qu’en lisant l’article d’Antoire Spire, ça m’a étonné et j’ai eu un doute

sur la véracité des propos rapportés. [Rappelons qu’Antoine Spire, ancien permanent du PCF, a
été chassé de l’université de Bordeaux pour plagiat et fraude.]
Dieudonné :
Dans la mesure où il y a des choses que je n’ai pas dites, c’est moi qui me retourne vers vous et
qui vous dis que ce n’est pas honnête. Vous les avez diffusés sans venir me voir, sans avoir pris
le soin de les vérifier. C’est cela que je vous reproche.
Tévanian :
Mais, c’est de bonne foi, parce qu’on ne peut pas à chaque fois aller voir la personne dont on
parle pour faire cette vérification là. Par exemple, il y a un passage où je me suis posé la
question de la véracité : c’est celui où vous auriez dit « il y a un complot juif ». Si vous me dites
que vous n’avez pas dit ça, moi, demain, j’écris : Dieudonné nous fait dire qu’il n’a jamais dit ça.
Dieudonné :
Ben ! Je vous le dis : je n’ai jamais dit ça, je ne prononce pas le mot juif. Après mes différents
procès, j’ai compris qu’il pouvait y avoir interprétation sur ce mot alors que sur sioniste, il n’y a
pas d’interprétation possible.
[Note de la rédaction (des Ogres) : La phrase ci-dessus est abondamment reprise par les
médias (merci de citer votre source au passage), pour tenter de démontrer que quand
Dieudonné dit « sioniste » en réalité il penserait « juif ». Nul ne songe à conclure de cette
phrase ce qu’elle veut dire : Sioniste et Juif ce n’est pas pareil. Parfois il faudrait dire « Juif
 » (1er article du Code Noir par exemple), mais ce mot « Juif » est diabolisé et accaparé et
instrumentalisé par les sionistes si bien qu’il est devenu impossible de l’employer sans le
voir détourné du sens qu’il avait dans le contexte de ce qu’on dit. Il n’y a pas
d’interprétation possible sur le mot « sioniste » car il veut dire « idéologie politique », et non
une religion entière ou tout un peuple. Dieudonné signifie ici qu’il faudrait dans certains
cas pouvoir dire tranquillement « Juif » quand c’est justifié, mais qu’il ne peut plus, et donc
se voit contraint de dire sioniste POUR QUE SA PENSEE NE SOIT PAS DEFORMEE, et
non pas pour masquer sa pensée. De plus, ces journalistes médisants négligent le fait que
la publication de cette phrase est la volonté de Dieudonné et de ce site qui le défend, et
non une « pseudo révélation d’un journaliste rapporteur ». Dieudonné a voulu que cette
phrase soit publiée, et donc discutée. Et ceux qui l’instrumentalisent sans rendre compte
de ce fait, se disqualifient au plan déontologique.]
Tévanian :
C’est là où je ne suis pas d’accord, parce qu’il y a un discours antisémite qui dit sioniste à la
place de juif pour ne pas se faire condamner. Autre exemple, il y a des tas gens qui tiennent des
propos islamophobes à longueurs de temps, mais qui nous disent : non, ce n’est pas de
l’islamophobie, on parle des islamistes ; on combat un courant politique dangereux, intégriste.
Dieudonné :
On a le droit de ne pas aimer les islamistes quand même ! Je comprends ce que vous voulez
dire. Mais, pour moi, le raciste contre qui on se bat tous ensembles, qui prend le soin de ne pas
dire musulmans mais islamistes, tant mieux : ça veut dire que, lui, il commence à être dressé.
Même s’il pense « arabe », s’il dit « islamiste », je préfère. Intellectuellement, il se sent obligé de
réduire.
Tévanian :
Je suis d’accord qu’au niveau de l’individu, c’est appréciable que le raciste prenne des gants et
dise des mots un peu moins durs.
Dieudonné :
Moi, pour les avoir encaissé, c’était pas de « sale Bokassiste » qu’on me traitait. Non ! Non !
C’était : « sale nègre ». Le mec, il m’aurait dit : « sale Bokassiste », ah ça va ! ça va ! C’est bon !
S’il se cache derrière ça, ça m’arrange, je préfère !
Tévanian :
Ben moi, je vais vous dire pourquoi ça ne m’arrange pas forcément. Je ne veux pas minimiser.
L’injure de personne à personne, c’est une chose. Mais, quand ça rentre dans la loi, là c’est autre
chose et ça fait des dégâts. Le racisme, pour entrer dans la loi, il a besoin de s’annoncer sous une
forme plus douce. Donc, on ne peut pas se réjouir complètement quand quelqu’un au lieu de
dire : l’islam et les musulmans, c’est du caca ; il vous dit : « interdiction de tous les signes
religieux au nom de la laïcité ». Cette loi fait des ravages.
Dieudonné :
Je suis contre cette loi et je suis totalement d’accord pour dire que l’affaire du voile est un faux
problème. Le vrai combat, la vraie gangrène communautaire aujourd’hui, c’est le CRIF.
Tévanian :
J’ai envie de dire que la vraie gangrène communautaire dans ce pays, c’est le CRIF, mais c’est
aussi le Front National, c’est aussi Philippe Devilliers, c’est aussi le PS blanc…etc.
Dieudonné :

Au Front National, il y a plus de diversité qu’au CRIF. Il y a des gens de toutes les religions,
de toutes les couleurs. Le Front National c’est déjà plus représentatif que le CRIF qui est la lame
pure.
Tévanian :
Qu’un communautarisme soit d’une minorité ou d’une majorité, c’est du communautarisme. Je
pense que le communautarisme le plus puissant en France c’est la communauté blanche.
Dieudonné :
Mon expérience m’a emmené à me dire que le véritable danger, c’est la puissance sioniste
dans ce pays : la capacité de maîtrise des médias et des politiques. Le non qui s’est exprimé
contre la constitution, c’est un non aux médias français, un non à l’information, un non à ce
qu’on nous raconte. Et pourtant, on n’a jamais autant vendu le oui. Aujourd’hui, les médias
disent « les politiques ont été désavoués » alors que les politiques ne font que suivre les médias.
C’est en ça que j’en viens à dire que la vraie vérole c’est le sionisme, parce que la puissance de
feu de ce groupe à l’intérieur de la République est énorme. Ils seraient capables de
recommunautariser la France, pour diviser pour mieux régner. On est en train de passer dans
un schéma à l’anglosaxone où finalement notre souci d’universalité passe à l’as…
Tévanian :
Mais l’universalisme a-t-il existé ? Quand est-ce que la France a été, réellement dans les faits,
universaliste et pas communautariste ? Elle a toujours été, à sa manière (qui n’est pas la
même que celle des anglais), une République de blancs avec une hiérarchie.
Dieudonné :
D’accord, ça n’a pas été appliqué mais il y a eu un rêve. Il y a eu cette utopie, cette loi de 1905,
cette idée de société universaliste qui n’a pas été réalisée dans les faits, j’en conviens. Mais
l’utopie a existé.
Tévanian :
Le « mouvement des indigènes » m’a intéressé parce qu’il dit que la racine du problème est
dans la République française. Quand on dit ça, la République française est emmerdée. Quand
vous dites, c’est les sionistes, c’est le CRIF, il y en a un qui est super content, c’est le petit flic
blanc. Ça donne une arène politique où on a des noirs en train de se battre avec des juifs et où le
gentil policier blanc catholique va dire : attention danger de guerre civile. Chirac, son seul
recours pour pouvoir redevenir président, ça a été de dire qu’il y avait une menace du Front
National en France. Là, c’est la même chose, il va dire : la France est menacée par l’éclatement
communautaire, le seul garant, c’est qui ? Eh bien c’est la République française laïque,
universaliste et c’est le gendarme blanc qui va dire au CRIF, là vous exagérez, qui va dire aux
noirs de se calmer…etc. Quand vous dites que c’est la principale vérole, vous sous-entendez
qu’il y avait un corps sain qui a été vérolé mais il n’était pas sain.
Dieudonné :
Non le corps sain c’est l’utopie, pas la République dans laquelle nous vivons. Moi, je vous parle
d’un projet qui n’a jamais été réalisé, d’une utopie qui est aujourd’hui vérolée par le sionisme.
Regardez le patron de l’UMP qui veut être président de la République : le premier voyage
officiel qu’il fait, c’est en Israël. Il est allé, juste avant, chercher la béatification des sionistes newyorkais.
Vous me dites que le sionisme c’est un élément parmi tant d’autres. Moi, je vous dis
que le sionisme aujourd’hui c’est l’expression nue de ce pouvoir. Ils sont rentrés dans une
spirale et aujourd’hui ils nous disent : vous allez accepter cette domination. Le peuple
palestinien, c’est ni plus ni moins que nous demain. Moi, je suis métis. Vous me voyez comme
un homme noir, mais je ne suis ni noir, ni blanc, je n’ai pas de communauté. Pour moi, il y a une
utopie républicaine et je n’ai pas d’autre projet que cette utopie. Quand je fais des sketchs, c’est
mon métier, j’en ai fait sur tout le monde. Toutes les communautés, pas de problème. Un
jour, je critique le sionisme, là c’est la levée de boucliers générale. Si vous touchez au
sionisme, vous touchez le pouvoir ; on vous dit : tu dégages. On m’a tapé dessus
physiquement.
Je me suis battu contre le FN à Dreux. Eh bien ! C’était finalement plus démocratique que les
sionistes. Les sionistes, ils perdent devant les tribunaux et ils viennent vous casser la gueule
physiquement et, étonnamment, la police n’est pas là. Bizarrement, tu sens que tu es proche du
pouvoir ; le FN, lui, ce n’est pas le pouvoir. Donc, je pense que, se battre contre le
communautarisme en France, c’est se battre contre le sionisme qui est en train de
communautariser la France parce que c’est son intérêt. Moi, comme je n’ai pas de communauté,
je suis assez à l’aise pour vous en parler. Je pense qu’aujourd’hui, nous sommes esclaves d’un
groupe d’individus qui ont le pouvoir (et ce ne sont pas les juifs), ce sont les sionistes : un
groupe guidé par une idéologie diabolique. Ils le disent.
Finkelkraut, si vous l’écoutez bien, il dit que l’heure est venue de l’accomplissement, c’est à
dire : nous allons guider l’humanité. Les sionistes sont aujourd’hui dans une démonstration de
force quasiment ouverte Eh bien, moi, je leur ai dit : je vous emmerde !

Tévanian :
Quand vous dites qu’il y a une vérole, vous sous-entendez qu’il y avait un corps sain.
Dieudonné :
Le corps sain, c’est l’utopie : on va à l’école, on travaille, on paye nos impôts, etc. Moi je n’ai pas
de communauté autre que ce projet. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Que je donne du
fric aux noirs, aux arabes ? Non, moi je sers, je travaille pour un projet qui est la République. Je
ne sais pas ce que c’est mais, en tout cas, si je n’y crois plus, c’est la guerre civile, donc j’y crois.
Je ne veux pas donner de l’argent aux sionistes, à ce groupe qui domine le monde occidental.
Moi, ils m’ont bien fait comprendre : tu l’as bien compris Dieudonné, quand tu as sorti ton truc,
on t’a tapé, on peut faire de toi le diable, nous avons tous les pouvoirs.
Franchement, je crois avoir été extrêmement juste dans la provocation.
J’ai provoqué les chrétiens, les noirs, les musulmans, pourquoi, tout d’un coup, il y a un
problème ? Parce que le pouvoir, il est là.
Vu qu’on est dans une démocratie, allons-y, critiquons le sionisme ! Je ne critique pas un
homme ni une communauté, je critique un projet, une idéologie. Vous me dites que c’est une
erreur politique. Moi, je dis que l’erreur politique, c’est de quitter le chemin de la vérité. Je suis
un artiste et je ne peux pas quitter ce chemin là. Peut-être qu’en politique, il faut être malin…
peut-être. Mais moi, je n’ai pas l’intention de faire autre chose que de dire la vérité. Quand les
gens me demandent « mais ça mène où ton truc ? » ; moi je dis : je suis face au pouvoir et je lui
dis : vas te faire foutre ! Il me semble qu’il faut qu’il y ait des gens qui fassent ça. Chacun à sa
manière !
Vous me dites que c’est la République qui est colonialiste, raciste, impérialiste, etc. Je suis
d’accord, mais je vous pose une question : je me suis attaqué à la République, à sa prétention
civilisatrice, au racisme d’Etat, à tous les communautarismes ; pourquoi, quand je m’attaque
aux sionistes, là ce n’est plus possible ; on me casse la gueule, on m’empêche de travailler,
etc. ?
Tévanian :
Il y a pleins d’explications possibles. Il n’y en a pas qu’une qui serait que les sionistes sont au
sommet de la pyramide. Pour moi, ils sont un rouage, ils sont les chiens de garde…
Dieudonné :
Les chiens de garde ??? Quand 17 ministres de la République baissent la tête au dîner du
CRIF devant Cukierman, vous m’excusez, mais le CRIF n’est pas un chien de garde à ce
moment là. C’est plutôt lui le maître-chien.
Il y a un problème de compréhension entre nous. La République pour vous, c’est l’Etat dans
lequel on est et, pour moi, la République, c’est un projet qu’on n’a jamais atteint, qui n’a jamais
été réalisé.
Par rapport à la toute puissance du sionisme qui n’est pour vous qu’un rouage, je pense qu’il
vous manque une étape dans le raisonnement. Moi, c’est le terrain. Ce sont les coups
physiques qui m’ont ouvert les yeux.
Tévanian :
J’ai envie de dire que les algériens en lutte se faisaient torturer par des harkis…
Dieudonné :
Quoi !!! Vous comparez le sionisme aux harkis ? Le sionisme, ce n’est pas un harki. Le sionisme
c’est le patron !
Tévanian :
Je ne suis pas en train de faire une équivalence, je pense juste que celui qui donne les coups les
plus forts n’est pas forcément celui qui est au pouvoir.
Dieudonné :
Non, celui qui peut faire interdire tous vos spectacles, celui qui peut interdire la vente de vos
DVD, ce n’est pas un harki, c’est le pouvoir et lui seul peut faire ça.
http://lesogres.org/article.php3?id_article=556

Dieudonné relaxé pour un sketch controversé
PARIS (AP) – La cour d’appel de Paris a confirmé mercredi la relaxe de l’humoriste
Dieudonné rejugé pour « diffamation raciale » pour avoir caricaturé un juif extrémiste au cours
d’une émission de télévision.
Le ministère public avait requis une peine qui ne soit pas inférieure à deux mois
d’emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d’amende à l’encontre de Dieudonné. Les
motivations de la décision n’étaient pas disponibles dans l’immédiat.

L’humoriste était poursuivi pour son sketch dans l’émission « On ne peut pas plaire à tout
le monde » diffusée le 1er décembre 2003 sur France-3. Il y invitait les jeunes des cités à
rejoindre « l’axe américano-sioniste » avant de terminer par un salut au bras levé au cri de « Israël »
interprété comme « Isr-heil » par les parties civiles.
La présidente de la 11e chambre de la cour d’appel de Paris, Laurence Trebucq, a
assorti la lecture de la décision d’un commentaire tout personnel. Ce n’est pas parce que la
justice ne vous sanctionne pas sur une prévention précise que cela veut dire que vous avez
raison, a-t-elle déclaré en substance.
« Je suis évidemment satisfait de cette décision. J’espère que c’est une page qui se
tourne », a déclaré Dieudonné à la presse en ajoutant qu’il ne souhaitait plus évoquer le conflit
israélo-palestinien dans ses sketches. « Je laisse à d’autres humoristes le soin de traiter ce sujet
précis ».
Le 27 mai 2004, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Dieudonné, estimant que
ses propos ne présentaient pas un caractère diffamatoire à l’égard des juifs. AP
http://fr.news.yahoo.com/050907/5/4klwx.html

Plainte de Dieudonné pour « injure raciale » :
Fogiel et Tessier condamnés
Le tribunal correctionnel de Montpellier a donné gain de cause jeudi à l’humoriste
Dieudonné qui avait porté plainte contre le contenu d’un SMS pour « injure à caractère racial »,
en condamnant à des amendes l’animateur Marc-Olivier Fogiel, l’ancien PDG de France
Télévisions, Marc Tessier, ainsi que deux responsables de production.
Marc-Olivier Fogiel, animateur de l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur
France 3, a été condamné à 5.000 euros d’amende, M. Tessier à 4.000 euros, Laurent Bon,
journaliste, à 2.000 euros et Alexandre Gamelin, assistant de production, à 1.000 euros.
Le tribunal a ordonné en outre la diffusion de la condamnation dans la prochaine
émission de Marc-Olivier Fogiel et sa publication dans plusieurs journaux.
Le SMS qui a mis le feu aux poudres, diffusé en décembre 2003, dans le cadre de
l’émission de France 3, était ainsi rédigé : « Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur
les odeurs des blacks ? Té tellement bête que ça me choque même plus ».
Dieudonné avait déposé plainte auprès du procureur de Nanterre début 2004, une plainte
classée sans suite. L’humoriste avait alors engagé des poursuites, sous forme de citation directe,
devant le tribunal de Montpellier, siège du cabinet de son avocat Me François Roux.
Lors de l’audience du 9 septembre, Dieudonné avait indiqué s’être « senti injurié » par ce
SMS. M. Gamelin avait affirmé avoir rédigé lui-même ce SMS, à la demande de son supérieur
hiérarchique, Laurent Bon. M. Fogiel avait précisé que ce SMS était un condensé de plusieurs
SMS envoyés par les téléspectateurs.
« La vérité éclate aujourd’hui après toutes les relaxes dont j’ai fait l’objet et cette
condamnation. Nous attendons maintenant des sanctions exemplaires de France 3 contre
Fogiel », a indiqué jeudi soir Dieudonné à l’AFP.
AFP, 29 septembre 2005.
La direction de France 3 soutient l’animateur dont le plateau a été envahi,
dimanche soir, par des partisans de l’humoriste.

DIEUDONNÉ DEMANDE LA TÊTE DE FOGIEL
Muriel Frat
[11 octobre 2005]
Le mauvais feuilleton qui met aux prises Marc-Olivier Fogiel et Dieudonné se poursuit.
Après l’envahissement, dimanche soir, du plateau de l’émission «On ne peut pas plaire à tout

le monde» par ses partisans, l’humoriste a continué, hier, d’échanger des noms d’oiseaux
avec l’animateur de France3.
«Dieudo» réclame officiellement la démission de Marc-Olivier Fogiel, qu’il accuse
d’avoir diffusé à l’écran un SMS à caractère raciste. Présenté comme écrit par un
téléspectateur, ce minimessage, qui faisait suite à un sketch de l’humoriste sur la
communauté juive, posait la question: «Dieudionné, cela te ferait rire si on faisait des
sketchs sur les odeurs des Blacks?» Le 29 septembre, Marc-Olivier Fogiel et l’un de ses
collaborateurs chargé des SMS, Alexandre Gamelin, ainsi que Marc Tessier, l’ancien PDG de
France Télévisions, avaient été condamnés en première instance pour injure à caractère
racial à cause de ce SMS. Tous ont décidé de faire appel.
«Après cette condamnation, nous nous attendions à une réaction de la classe
médiatique et politique, tempête Dieudonné. Il devenait évident que le service public devait
écarter un animateur négrophobe, pris en flagrant délit de falsification de SMS. Mais il ne
s’est strictement rien passé.» C’est alors que Dieudonné et quelques amis, dont Princesse
Erika, Daniel Prévost, Clémentine Célarié, Sonia Rolland, ont décidé d’appeler à une
manifestation devant le studio d’où est diffusée l’émission de Fogiel pour marquer leur
indignation. «Notre idée était de l’attendre, de lui jeter des oeufs et de lui demander de
s’excuser, affirme Dieudonné. Pas d’envahir le plateau.»
Il n’empêche, les partisans du comédien ont bel et bien envahi les lieux aux alentours
de 20h40. Comment ces cinquante manifestants ont-ils pu faire irruption aussi facilement?
Pourquoi le système de sécurité, pourtant composé, selon la chaîne, de vingt-cinq agents,
n’a-t-il pas fonctionné? «Il s’agit d’une émission assez lourde, avec 200 personnes dans le
public et environ cent techniciens et personnels de production», plaide France3.
Comme chaque dimanche soir, le public – des téléspectateurs qui se sont inscrits
longtemps à l’avance – est arrivé vers 19èhè15. Chacun a montré patte blanche, produisant
une pièce d’identité et offrant son sac à la fouille, avant d’aller dîner puis de s’installer. «Les
intrus ont pénétré sur le plateau dix minutes avant le début de l’émission en fracturant une
porte technique métallique qui permet de relier au studio le car régie situé à l’extérieur»,
raconte un responsable de France3.
Craignant des débordements, le commissaire en charge du secteur a téléphoné à
Dieudonné afin qu’il vienne calmer ses troupes. Arrivé vers 21h20, celui-ci a rencontré un
Marc-Olivier Fogiel «extrêmement nerveux, aux mains moites», dixit Dieudonné. Le plateau
a finalement été évacué pacifiquement et l’émission a pu reprendre à l’étage des invités, là
où se trouvent les espaces d’attente et les salles de maquillage. Faute de temps, deux invités
– Jacques Peyrelevade pour le Crédit lyonnais et le chanteur Raphaël – ont été
déprogrammés.
«Nous allons porter plainte contre X au nom de la liberté d’expression qui a été
entravée, a annoncé hier Vincent Meslet, directeur des programmes de France3.
L’envahissement d’un plateau est une pratique inadmissible. Nous n’avons pas
l’intention d’écarter Marc-Olivier Fogiel de l’antenne comme le demande Dieudonné. France3
et Marc-Olivier Fogiel sont solidaires.»
De son côté, l’animateur de «On ne peut pas plaire à tout le monde» a indiqué qu’il ne
démissionnerait pas. «Peut-être que le SMS en question, un condensé de plusieurs SMS de
téléspectateurs, était mal rédigé, mais cela ne mérite pas une démission. J’ai encore des
choses à dire. Et je renouvelle mes excuses aux personnes de la communauté noire qui ont
été blessées. Je fais de la télé pour défendre des idées de tolérance et je vais continuer.»
Malgré les menaces physiques dont l’animateur se dit victime. Il aurait été averti par
des amis que «des extrémistes violents, au sein de la communauté noire, manipulés par
Dieudonné» pourraient s’en prendre à lui physiquement. «Fogiel est en panique, il inverse
les rôles, c’est moi qui ai été agressé au mois de mars à la Martinique», conclut Dieudonné,

qui, selon certains observateurs, serait lui-même manipulé par des groupuscules d’extrême
gauche.
En tout cas, Marc-Olivier Fogiel bénéficie désormais d’une protection comme les
hommes politiques les plus en vue, et le dispositif de sécurité de son émission sera renforcé
dès dimanche prochain.
Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/tele/20051011.FIG0259.html?074909
Notre commentaire : Fogiel est le type même de la vipère lubrique qui a comme seul but de
déconsidérer, embarrasser, humilier et rabaisser ses interlocuteurs. C’est un vicieux qui met tout le
monde mal à l’aise. Il correspond exactement à la caricature que les antisémites traditionnels font du juif:
intriguant, à la fois cauteleux et insolent, servile envers les puissants et terrible avec les plus faibles,
ramassant pour ce faire le pognon à la pelle. Qu’un sale type de ce genre fasse carrière à la télévision de
service public en dit long sur ce qui la domine.
Toutes les vidéos où les branleurs et branleuses du PAF dégueulent tranquillement sur
Dieudonné. A stap et à se tordre :
http://intox.hopto.org/
A VOIR
Description du Skyblog : http://egalitezero.skyblog.com/
L’objectif de ce blog est de contourner l’omerta médiatique envers mon livre « Egalité Zéro – Enquête sur
le procès médiatique de Dieudonné » (Editions Blanche, novembre 2005), de pouvoir vous informer sur le
suivi factuel, mais aussi de répondre à toutes vos questions. Bref: n’hésitez pas et faites tourner !

Une colère noire
L’affaire Fogiel-Dieudonné (1). La relaxe de l’humoriste, banni des scènes, et
la condamnation, sans conséquences, de l’animateur Marc-Olivier Fogiel:
un deux poids- deux mesures qui constitue aux yeux des Noirs la preuve
du racisme latent en France.
par Stéphanie BINET et Blandine GROSJEAN
Tous les samedis après-midi, le Théâtre de la Main-d’Or à Paris tient son
assemblée générale. Pas pour programmer les spectacles de son gérant, l’humoriste
Dieudonné, mais pour continuer à mordre les mollets de Marc-Olivier Fogiel, devenu pour
l’assistance la figure emblématique d’un PAF raciste. Convoquées par e-mails ou SMS,
jointes au téléphone par l’humoriste lui-même, plusieurs centaines de personnes se
serrent sur les bancs du théâtre pour les deux premières réunions. Devant, des fans de
Dieudonné, des proches du collectif qui gère son site Internet, les Ogres. Sur les gradins,
une majorité de jeunes, moins de 30 ans, noirs pour la plupart, mais aussi un bon tiers de
curieux de toutes origines et de tous âges. Princess Erika appelle les personnalités noires
à boycotter l’émission de l’animateur : «C’est une double escroquerie, les gens paient
pour envoyer des SMS, et il se permet de les réécrire. Mais, en plus, il nous insulte avec
l’argent de la redevance. Il faut que Fogiel parte pour que tous les animateurs de radio et
de télé sachent qu’à l’avenir ils ne peuvent plus se permettre d’insulter les Noirs.» Le 29
septembre, Fogiel a été condamné pour injure à caractère racial (1), pour un message
«sur les odeurs des Blacks» diffusé dans son émission le 5 décembre 2003. En octobre,
l’assemblée réclamait une «sanction» du CSA et, pendant trois semaines, 200 à 300
personnes se sont réunies le dimanche soir à La Plaine-Saint-Denis, devant le studio 101
d’où est diffusée en direct On ne peut pas plaire à tout le monde (près de 3 millions de
téléspectateurs). Jamais Dieudonné n’avait réussi à mobiliser aussi longtemps autour de
son nom.

Le sketch «Isra-Heil»
Sur la scène, le rappeur de La Brigade, Franco, tente d’expliquer la rhétorique de
l’humoriste : «Quand nous parlons de la mémoire de l’esclavage, des massacres des
Algériens, on nous explique que c’est difficile de reparler de choses qui se sont passées
il y a longtemps. Ce n’est pas si impossible que ça puisqu’il y a les commémorations de la
Shoah. Les Juifs savent plus que d’autres ce que c’est de ne pas être reconnus dans leur
souffrance. C’est en ça que ce sont nos amis plutôt que nos ennemis.» La salle applaudit.
Disiz La Peste refuse de se départir de son optimisme : «Aujourd’hui, je suis indigné par le
SMS de Fogiel mais, pour moi, ça relève d’un racisme latent, inconscient. Le même qui
veut que les Noirs seraient plus doués pour le basket et la musique et que les Blancs
seraient plus intelligents.» Dans le public, les questions fusent : «Qu’est-ce qu’on fait
après l’amendement sur l’enseignement du colonialisme de manière positive ?» ,
«Comment on s’organise ?» Le CSA n’a pas sanctionné, l’animateur s’est excusé, la
pression est retombée mais, à la Main-d’Or, on ne désarme pas. L’affaire Fogiel-
Dieudonné a cristallisé des colères éparpillées.
Le point de départ remonte au 1er décembre 2003. L’humoriste est l’invité surprise
de Fogiel pour Jamel Debbouze, la tête d’affiche de sa Spéciale comiques. Dieudonné se
présente sur le plateau cagoulé, sa voix est déformée. Il porte le chapeau et les papillotes
des juifs orthodoxes, puis lit un texte griffonné sur un papier. «Monsieur Fogiel, vous avez
invité sur ce plateau l’humoriste musulman Jamel Debbouze.» Il vient annoncer sa
conversion «au fondamentalisme sioniste pour des raisons qui me sont purement
professionnelles, enfin spirituelles». Il encourage les jeunes gens dans les cités à
rejoindre «l’axe americano-sioniste qui vous offrira beaucoup de débouchés» et termine
son sketch en levant le bras droit et en criant «Isra-Heil». Debbouze rit, Fogiel aussi. Ils
danseront ensemble à la fin de l’émission sur une chanson d’Henri Salvador.
Le lendemain, c’est le scandale : le Consistoire israélite de France, l’Union des
étudiants juifs, la Licra, le Mrap annoncent qu’ils vont porter plainte. C’est finalement le
ministre de la Justice, Dominique Perben, qui déclenche la procédure pour diffamation
raciale. A l’époque, Dieudonné joue le Divorce de Patrick. Les salles où il doit se produire
reçoivent quotidiennement des centaines d’appels ou de fax menaçants. Une jeune fille
est blessée à Lyon par un flacon contenant un produit chimique lancé par un manifestant
anti-Dieudonné. A Paris, l’Olympia annule le spectacle en février 2004.
Quelques jours après le sketch «Isra-Heil», Fogiel débute son émission par des
excuses à la communauté juive, puis diffuse une vingtaine de SMS que les
téléspectateurs auraient envoyés, dit-il, lors de la précédente émission. Le bandeau, qui
défile en bas de l’écran, cite : «Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les
odeurs des Blacks ? T’es tellement bête que ça me choque même plus.» Entre les deux
émissions, Marc-Olivier Fogiel et son équipe ont sélectionné dix-sept messages sur les 2
300 reçus concernant l’intervention de Dieudonné. L’animateur fait valider leur passage à
l’antenne par la direction des programmes de France 3. Mais sur ces dix-sept textos,
certains ont été réécrits, – «en respectant l’indignation des téléspectateurs»-, par
Alexandre Gamelin, l’assistant de l’émission.
Un SMS fabriqué
Dans un premier temps, Dieudonné dépose une plainte devant le tribunal de
Nanterre pour incitation à la haine raciale ; l’affaire est classée sans suite. L’avocat de
l’humoriste, domicilié à Montpellier, porte alors l’affaire devant les tribunaux de sa ville.
Devant cette juridiction, Fogiel raconte que le SMS incriminé est le condensé de deux
autres ainsi libellés : «Si on se mokai de musulman com Dieudo se moke des Juifs, il nous
foutrai une bombe» et «Dieudonné tu as la couleure et tu as dit-on l’odeur [d’une] grosse
merde, c’est drôle non, c’est ça ton humour.» L’animateur fait valoir que le SMS ainsi
fabriqué signifiait en fait : «Que dirait-on si un humour aussi déplacé et odieux s’exerçait
à l’encontre de la communauté noire ?» Dans l’attendu du jugement, le tribunal remarque
que «la seule référence en l’occurrence à l’odeur des personnes de race noire renferme
une connotation raciste, méprisante et outrageante».
Familier des procédures devant les tribunaux, Dieudonné décide d’exploiter cette
victoire judiciaire, d’autant que, cette fois, c’est lui qui a porté plainte. Entre-temps,
l’humoriste a été relaxé, le 2 avril, pour le sketch «Isra-Heil». «Le personnage incarné par
le prévenu ne représente pas les personnes de confession juive dans leur ensemble, mais
une certaine catégorie de personnes uniquement dans l’expression de leurs idées
politiques», notent les juges. Jusqu’à présent, et sous réserve d’une procédure en cours,
l’humoriste a gagné les procès qui lui ont été intentés pour racisme, antisémitisme,

incitation à la haine raciale, apologie d’acte terroriste, et ne manque pas de le faire
savoir.
Les plaintes à son encontre, à partir de janvier 2002, sont consécutives à des propos
sur les juifs et la Shoah. Pour une interview donnée à Lyon Capitale en janvier 2002 –
«pour moi les juifs, c’est une secte, une escroquerie» -, Dieudonné a bénéficié d’une
relaxe confirmée en cour d’appel, mais cassée en mars dernier. Relaxe aussi, confirmée
en appel le 2 juin 2004, pour avoir proclamé «je préfère le charisme de Ben Laden à
celui de George Bush». Plus récemment, ses déclarations au journal algérien
l’Expression le 18 février 2005 – «le sionisme est le sida du judaïsme» – lui ont valu
l’ouverture d’une enquête préliminaire pour «contestation de crime contre l’humanité». En
revanche, le 7 mai 2004, Alexandre Moïse, secrétaire général de la Fédération sioniste
de France, animateur de la campagne d’annulation des spectacles de Dieudonné, est
condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour dénonciation mensongère : il
affirmait être victime de menaces antisémites… dont il était l’émetteur. «Qui en a parlé
dans les médias ?, demande l’humoriste, et de mon tabassage à Fort-de-France, le 2 mars
dernier, par quatre hommes ?» (dont trois porteurs de passeports israéliens, condamnés à
six mois de prison dont un ferme, ndlr).
Attaquant, Dieudonné flirte avec les lignes jaunes. Attaqué, il retourne la situation
judiciaire et clame sa victimisation. Il arrive aussi qu’il brandisse l’action judiciaire
comme une menace. Le 16 février 2005, il affirme, lors d’une conférence de presse à
Alger, que la manière dont est entretenu le souvenir de la Shoah relève de la
«pornographie mémorielle», deux mots grappillés dans un texte signé du traducteur de
l’historienne israélienne Idith Zertal (que Dieudonné n’a pas lu). Reprenant le terme,
relayé par le site proche-orient.info, les médias français rapportent que Dieudonné
qualifie la Shoah de «pornographie mémorielle». L’entourage de l’humoriste laisse
entendre qu’une plainte a été déposée contre proche-orient.info pour «diffusion de
fausse nouvelle» – façon de suggérer qu’il est victime de désinformation. L’éditrice du
site, Elisabeth Schemla, affirme qu’il n’a jamais déposé plainte. Menace qu’il met, en
revanche, à exécution quand il se penche sur la Vérité sur Dieudonné, un livre enquête
publié ce mois-ci et sur lequel son avocat, efficace, obtient en référé la suppression de
plusieurs passages (2).
Alors, quand est tombée la condamnation de Fogiel, Dieudonné et ses supporters
ont décidé de battre le rappel afin que les médias ne puissent l’ignorer. Le message est
simple : personne ne bronche quand l’animateur est condamné, alors que Dieudonné,
cible de multiples critiques, a toujours été relaxé, il y a donc deux poids et deux mesures.
L’arrogance de l’élite blanche
A ce titre, l’affaire du SMS marque un tournant et l’humoriste élargit son audience.
Le silence des médias, l’indifférence des responsables politiques et des organisations
antiracistes ont apporté aux yeux des «Noirs de France» «la» preuve de l’arrogance et du
mépris de l’élite blanche et médiatique. «Un animateur condamné pour antisémitisme
aurait au moins été mis à pied pendant quinze jours», note Hervé Mbongun, rédacteur en
chef de Grioo. com. «Une partie du message de Dieudonné n’est pas à rejeter, on voit
que certains se sont servis de ses outrances pour nier en bloc les souffrances des Noirs»,
avance Patrick Lozès, pharmacien, membre de l’UDF et président de Capdiv, association
travaillant sur les questions de la diversité en France. Même le président du puissant
collectif des DOM (départements d’outre-mer), Patrick Karam, opposé aux tentations
«afrocentristes» de Dieudonné, jubile : «Nous étions écoeurés car Dieudonné a été
lynché sans procès ; quand Finkielkraut a dit « les Martiniquais sont des assistés », il ne
s’est rien passé.» La condamnation de l’animateur de France 3 est arrivée comme du
miel après les incendies parisiens d’immeubles d’Africains, après les images des Noirs
abandonnés en Louisiane, celles de ceux qui s’échouaient sur les barbelés de Ceuta et
Melilla. «Nous qui avons joué les fayots de la République, milité pour l’intégration, nous
n’avons pas été entendus. Lui, il apporte la preuve du racisme par le scandale. Par
procuration, les Noirs retrouvent une fierté», analyse Stéphane Pocrain, ex-porte-parole
des Verts, fondateur du Comité pour l’égalité.
(1) L’animateur a été condamné à 5000 euros d’amende et l’ex-Pdg de France Télévisions, Marc Tessier, à 4000 euros.
(2) La Vérité sur Dieudonné, Anne-Sophie Mercier, Plon. L’éditeur a fait appel.
Demain la suite : «la Nébuleuse Dieudonné» 9 novembre 2005
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337029

La nébuleuse Dieudonné
Porté par le vent du scandale, l’humoriste est devenu un porte-drapeau de la
cause noire. Il a ses partisans, ses activistes et ses suiveurs, rassemblant
tous azimuts des militants modérés à d’autres moins recommandables.
par Stéphanie BINET et Blandine GROSJEAN
Personne ne prétend que Dieudonné ait le charisme de Malcolm X ou l’envergure
de Martin Luther King. Seulement, «il n’est plus possible d’être contre lui. Affectivement,
pour un Noir, je veux dire. Le critiquer, c’est s’attirer les applaudissements des Blancs
bien-pensants», admet Stéphane Pocrain, ancien porte-parole des Verts. Dieudonné
fédère autour de lui ceux qui se voient écartés des logements, des bonnes écoles, des
médias, et cristallise un ras-le-bol, une impatience, des appétits d’action autour de la
cause noire.
«Quand Dieudonné est venu sur le lieu des incendies [fin août], on était contents
qu’il nous soutienne», raconte un représentant des Travailleurs ivoiriens de France,
Gogona Gnizako, «mais on avait peur qu’il pète les plombs». Lors des manifestations qui
ont suivi ces incendies, Jean-Baptiste Ayrault du DAL (Droit au logement), a vu
Dieudonné «piquer» aux famil les de victimes la tête de la manifestation. Mais il estime
que l’humoriste aide les luttes, par ses relais chez «les Blacks conscientisés, installés».
La Guyanaise Christiane Taubira, ancienne candidate (PRG) à la présidentielle de 2002,
ne parvenant pas à élargir son audience, les Noirs de France ne voient pas d’autre tête
d’affiche disponible pour porter leur colère, «son nouveau créneau», raille Patrick Karam
du puissant collectif des DOM. «La rancoeur est telle, et tellement légitime chez les Noirs,
que les plus modérés sont obligés d’être moins modérés», admet lui aussi Patrick Lozès,
membre de l’UDF et président du Capdiv, qui regroupe acteurs et chercheurs de la
minorité noire. Dieudonné dit que le 20 février 2004, après l’annulation de son spectacle
à l’Olympia, il a compris que les Africains et les Antillais présents s’identifiaient «à
l’injustice dont [il était] victime» : «Je dois être à la hauteur de l’espoir qu’ils ont mis en
moi, je dois parler en leur nom et les protéger.» Gaspard-Hubert Lonsi Koko, membre du
bureau fédéral du PS, président du Club Afrique, soutient cette stratégie : «Le moment est
propice.»

La base logistique
Le Théâtre de la Main-d’Or que Dieudonné gère depuis 1999, et le site ogres.org
sont à la fois son refuge, son porte-voix, ses oreilles, «le» QG. Le premier accueil le les
spectacles de l’artiste qui lui permettent de survivre financièrement. Le second diffuse sa
parole, les actions, la ligne. Ce think-tank opérationnel se veut offensif par le choix de son
nom (les Ogres, Ouvertures géographique religieuse ethnique sociale), le ton, l’audience
(40 000 connexions revendiquées). C’est une toute petite structure bénévole, sans
hiérarchie mais totalement au service de l’entreprise artistique, politique et judiciaire de
Dieudonné. Elle est constituée de six personnes qui restent dans l’ombre : un ingénieur en
physique, un informaticien, un cadre de la Poste, une sociologue retraitée, une
infirmière, un expert comptable. «Deux hommes blancs, deux hommes noirs et deux
femmes», dit Dieudonné. Un système d’alerte très au point se met en branle dès qu’un mot
est prononcé, écrit sur leurs causes ou sur leur star. La machine à recycler les infos
concernant de près ou de loin les ennemis et les amis de la cause peut se montrer
redoutable quand il s’agit de dénoncer les «traîtres».

Le noyau antillais
La conversion de l’humoriste en activiste de la cause noire – sur le terrain des
discriminations et celui de la reconnaissance et réparations de l’esclavagisme – a
plusieurs sources. L’antillaise est la plus chargée d’histoire, la plus émotionnelle, et ce
sont d’ailleurs des militants antillais qui constituent le noyau dur de son entourage, via le
Coffad (Collectif des fils et filles d’Africains déportés, par mimétisme avec l’association
fondée par Serge Klarsfeld). Ils sont sa caution, son label de «descendants d’esclaves» :
nombre d’Antillais- en tout cas pour les plus âgés – contestent en effet ce titre aux
Africains qui sont à leurs yeux des négriers (1) et n’admettent donc pas que Dieudonné,
métis franco-camerounais, porte leurs revendications. Mais, à mots couverts, les deux
principaux mouvements de lobby antillais (le collectif dom et le Comité pour la marche
du 23 mai) reconnaissent aujourd’hui que Dieudonné a fait avancer leur cause identitaire
à pas de géant, en énonçant de manière fracassante ce qu’Aimé Césaire a dit de façon
«tellement subtile que ça n’a fait aucun bruit chez les Blancs». «Il a permis aux Antillais
de sortir cette douleur cachée de l’esclavage. Je dirais donc que la communauté antillaise
est partagée en deux, ceux qui le soutiennent totalement, et ceux, dont je fais partie, qui
ne le critiqueront pas», conclut un responsable de ces associations. «Beaucoup de
jeunes Antillais, plus ou moins acculturés, sont en phase avec Dieudonné», estime aussi
Henri Delaunay-Belleville, martiniquais, président de l’Ecole normale sociale (qui forme
des travailleurs sociaux) : «Ils appartiennent à une nouvelle culture urbaine où se
retrouvent les migrants, les beurs des deuxième ou troisième générations, les Africains,
les métis, des Portugais qui souffrent de discrimination, de la stigmatisation de leur
quartier et qui ont vu leurs parents maltraités. Son discours leur apparaît pertinent, parce
qu’il est agressif.»

Shoah et Yovodah
C’est auprès des membres – peu nombreux – du Coffad que s’élabore la quête
frénétique de parallélisme avec tout ce qui touche au génocide des Juifs, jusqu’à la
tentative de créer un terme équivalent à Shoah : «Yovodah» devrait remplacer le mot
esclavage. Les amitiés de Dieudonné avec les mouvances «vert-brun» et «rouge brun» –
mil itants d’ultra-gauche ou écologistes dont l’antisionisme frise l’antisémitisme – se sont
nouées autour de la question palestinienne et d’Israël, sujets de commentaires récurrents
chez l’humoriste : «On interdit aux Africains de consulter leurs archives. Comme on
interdit aux Palestiniens de retourner sur leurs terres», répète-t-il. Après les élections
européennes de 2004, où il fut proche d’Euro-Palestine (très anti-Sharon), il s’affiche avec
Ginette Skandrani, exclue des Verts pour «cryptonégationnisme». Il fréquente aussi Alain
Soral, écrivain aux propos sexistes, homophobes et violemment antisionistes.

Les intellectuels réservés
Au-delà de ce premier cercle, Dieudonné est soutenu, pas toujours ouvertement,
par quelques militants des Indigènes de la République, dont le sociologue Said
Bouamama. Les trois coordonnateurs de l’ouvrage collectif la Fracture coloniale : la
société française au prisme de l’héritage colonial (La Découverte) font également partie
de ses sources d’inspiration. Mais le seul et unique universitaire qui accepte de travailler

directement avec lui, «sa caution scientifique», est Louis Sala-Molins, professeur de
philosophie politique et de droit à l’université Toulouse-II, auteur de l’ouvrage le Code
noir ou le calvaire de Canaan (Puf, 1988) et accusateur public de l’Occident «blanc» et
«judéo-chrétien». C’est Sala-Molins qui aide Dieudonné à écrire le scénario de son film –
toujours pas financé – sur le Code noir (2). S’ils reconnaissent que Dieudonné a sorti
l’histoire de l’esclavage de l’«angle mort» où elle végétait, d’autres chercheurs estiment
qu’il a «perverti» le sujet. Travailler sur l’esclavage expose désormais les chercheurs noirs
aux soupçons d’antisémitisme. «Nous sommes désormais sommés de nous positionner pro
ou anti-Dieudonné, donc d’utiliser la prudence lexicale des politiques, quand nos travaux
nécessitent de nommer et dire les choses clairement», explique un sociologue.

Les musiciens attirés
Lors des conférences de presse au Théâtre de la Main-d’Or, beaucoup d’artistes sont
présents, issus du rap et du reggae, des musiques qui, via les radios Skyrock et Génération,
obtiennent toujours une bonne audience auprès des 15-25 ans. Parmi eux, le rappeur
hardcore Booba, l’une des meilleures ventes de rap français en 2005 (200.000
exemplaires écoulés de son dernier album, deux disques d’or consécutifs des précédents),
est une icône des jeunes de banlieue. Jusqu’à maintenant, il ne s’était engagé pour
aucune cause. L’acteur-rappeur Stomy Bugsy (400.000 exemplaires pour ses premiers
albums) est à l’affiche de nombreux blockbusters (Gomez et Tavares, le Boulet, les Jolies
Choses…). Disiz La Peste, qui a vendu plus de 600.000 exemplaires de son J’pète les
plombs, a obtenu son premier rôle dans le long métrage Dans tes rêves. Les Nubians,
deux chanteuses franco-camerounaises, font partie des rares artistes françaises à avoir
percé aux Etats-Unis (400.000 exemplaires vendus outre-Atlantique). Avec les rappeurs de
la Brigade (90.000 albums de leur premier CD), elles sont les plus militantes sur la
question de l’identité noire. Joey Starr, lui, a refusé de rejoindre Dieudonné : «Il m’avait
appelé (…), j’ai voulu lui envoyer Olivier Besancenot de mon collectif Devoirs de
mémoires. J’ai cru qu’il allait me faire un ulcère. Dieudonné confond son fonds de
commerce et sa cause.»

Les ultras
Désordonnée, bricolée, la machine Dieudonné – un zeste de scandale, une cible
médiatique, un procès – est néanmoins en marche et roule désormais sans lui : des
associations antillaises comptent attaquer en justice la journaliste Elisabeth Levy et le
directeur de l’information de France 3, Paul Nahon, et certains réclament leur démission.
Lors d’une émission de la première sur France Culture, le second a trouvé que l’hommage
rendu aux victimes martiniquaises du crash de la West Caribbean était «une cérémonie
compassionnelle un peu ridicule». Commentaires du site de Dieudonné, les Ogres : «On
attend leur analyse sur les commémorations télévisées de la Shoah qui les touchent sans
doute de plus près.» Les mêmes ont déjà dans le collimateur l’historien Olivier Petré-
Grenouilleau (3), le philosophe Alain Finkielkraut, l’écrivain Max Gallo et, dans le futur,
toute personne mettant en cause leur vision de la traite, qu’ils entendent voir reconnue
comme un génocide, et pas seulement comme un crime contre l’humanité. «La traite
négrière transatlantique est un mégacrime contre l’humanité», martèle Joss Rovelas,

syndicaliste de la Poste, membre du Coffad.
Pour le compte de Dieudonné, mais sans que celui-ci n’apparaisse, Jean-Pierre
Omotunde (guadeloupéen) menace le réalisateur (guadeloupéen) Jean-Claude Flamand
Barny. L’auteur de Nèg’marron est coupable d’être en pourparlers avec France 2 pour un
téléfilm sur le Code noir. «L’heure est extrêmement grave, balance Omotunde sur le site
africamaat. On ressent une nouvelle fois dans notre communauté ce que nous détestons
le plus : le parfum de la traîtrise. Jean-Claude Flamand fait-il semblant d’oublier que la
communauté noire s’organise massivement depuis plusieurs mois pour contrer le refus des
autorités cinématographiques françaises de financer le projet de film sur le même thème
lancé par Dieudonné ?» C’est aussi dans ces milieux que prospèrent de moins en
moins discrètement les thèmes empruntés à la Nation de l’Islam de Louis Farrakhan
sur le rôle prétendu des Juifs dans la traite des Noirs d’Afrique, le repli communautaire
et la menace de la violence brandie par la Tribu Ka.
(1) Les Antillais, descendants d’esclaves, estiment que les Africains ont, au moins pour certains d’entre eux, participé à
l’organisation de la traite des Noirs à destination de l’Amérique.
(2) Promulgué en 1685, le Code noir réglemente le statut et la vie des esclaves dans les colonies françaises.
(3) Les Traites négrières : essai d’histoire globale, Gallimard.
Libération, 10 novembre 2005.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=337340

Dieudonné : lettre ouverte à Alain Finkielkraut…
lundi 28 novembre 2005
Monsieur,
Dans une interview au quotidien Israélien Haaretz qui a suscité une vive polémique dans
les médias, vous vous en prenez une nouvelle fois à moi, en me qualifiant de « patron de
l’antisémitisme » en France.
Outre le caractère gravement diffamatoire de cette accusation, le fait qu’elle soit proférée
dans un journal israélien alors même que j’ai déjà été agressé en Martinique par quatre citoyens
de cette nationalité, tous condamnés par la justice française, constitue un véritable appel au
meurtre…
Multirécidiviste de la calomnie à mon endroit, vous ne me laissez donc d’autre choix que
de saisir la justice de mon pays, laquelle m’a déjà lavé à 18 reprises de ces accusations
infâmantes, afin qu’elle mette le délinquant que vous êtes hors d’état de nuire.
J’observe par ailleurs que vous avez récemment adopté une posture républicaine et
patriotique, qui vous conduit à stigmatiser la « haine » des jeunes issus des minorités visibles
pour la France et la République, jeunes dont je serais le leader emblématique.
Dans cette même interview pourtant, vous déclarez un peu plus loin que la France «
mérite votre haine », induisant cette curieuse idée selon laquelle il y aurait une bonne et une
mauvaise haine de notre pays.
Je n’ai pour ma part aucune haine pour la France. Tout au contraire, je crois oeuvrer à la
réconciliation des Français de toutes origines par la lutte contre le communautarisme et la
promotion de l’idéal républicain.
Si je demande à ce que les questions relatives à l’esclavage et à la traite des noirs soient
débattues, c’est dans un cadre démocratique, dans une perspective de réconciliation de tous les
enfants de la République.
Je n’ai pas noté que, s’agissant des persécutions antisémites, vous manifestiez la même
mansuétude à l’endroit de ceux qui ne partagent pas votre lecture de l’histoire.
Je suis prêt, si vous le souhaitez, à engager un débat avec vous sur le désamour de
certains pour la France et la République.

Ensemble, nous pourrions ainsi nous interroger sur l’origine du rejet de certains jeunes de
banlieue de leur propre pays. Dans quelle mesure, par exemple, une certaine « haine », réputée
« méritée », n’aurait-elle pas conduit à une instrumentalisation du combat contre le racisme ?
Depuis « l’idéologie française » de votre ami BHL, jusqu’à votre interview dans ce
quotidien israélien, les exemples de discours de haine à l’endroit de la République française
n’ont en effet pas manqué.
De ce débat pourrait surgir une réponse inattendue à une bien intéressante question : les
émeutiers sont ils davantage les enfants de Dieudonné ou ceux de Finkielkraut ?
Salutations républicaines.
Dieudonné Mbala Mbala

La vengeance d’une blonde ?
Dieudonné obtient en référé la suppression de passages d’un livre sur
lui
Mercredi 02 novembre 2005, 19h37
Source : http://www.linternaute.com/actualit…
Le négationnisme à la Mercier : Dieudonné Négationniste de la Traite !Quand on lit les
dépêches tordues, ci-dessus par exemple, on croit qu’une révélation fracassante de l’Anne-
Sophie va démontrer que Dieudonné est un (« vrai ») négationniste. Sous entendu de la Shoah.
Accusation totalement infâmante…
« Les passages prêtaient à Dieudonné un certain nombre de positions sur la communauté
juive et lui attribuaient notamment une forme de négationnisme ».
La « forme » en question n’a en réalité rien à voir avec la Shoah ! Mercier cause en fait
négationnisme de la Traite des Noirs ! Oui, vous lisez bien, Dieudonné nierait la Traite des
Noirs !
Voici le passage complet du livre,aux pages 185, 186, 187 :
Pour Alain Finkielkraut, l’enjeu est crucial. »Qu’on se s’y trompe pas, l’affaire est grave.
Cette incroyable polémique autour du livre de Pétré-Grenouilleau montre que les contempteurs
du livre ne sont pas là dans une demande de mémoire, mais dans une demande de mythe et
d’idéologie. La mémoire n’a de sens que liée à l’histoire, or ceux qui manifestent aujourd’hui
céder sur le plan des faits historiques. Sinon, on installe ces populations dans une posture de
créancier perpétuel par rapport à la République, avec les conséquences que l’on imagine. (1) »
Les conséquences ? La non-intégration, car on ne s’intègre pas dans le déni, la haine et le
ressentiment.
Dieudonné lui-même est évidemment très représentatif de ce courant de pensée : sa
volonté de « faire la lumière sur l’esclavage » est d’abord une négation de l’histoire, puisqu’il
s’agit de reconnaître le pseudo-monopole des Juifs dans la traite négrière et de passer sous
silence les rôles respectifs des Arabes et des Noirs.
Négationniste, Dieudonné l’est également, à sa manière, quand il s’affiche dans des
conférences de presse avec Thierry Meyssan, et cautionne ainsi les thèses de l’homme qui fait
un carton dans les pays du Golfe avec son best-seller L’effroyable imposture, un pur délire qui
attribue les attentats du 11 septembre 2001 à une conjuration « américano-sioniste ». Dieudonné a
même joué récemment dans un film avec Thierry Meyssan, Etat de guerre, qui compare
ouvertement les Américains aux… nazis.

(1) Entretien avec l’auteur, 15 septembre 2005.

Extrait « La vérité sur Dieudonné » par Anne-Sophie Mercier, Ed. Plon.
[P185 (3 lignes) P186 (27 lignes) P187 (3lignes)] – Le gras et les sauts
de ligne ont été ajoutés pour aider à la compréhension.

Le « négationnisme » de Dieudonné dont parle Mercier serait donc double :
— un « négationnisme » des attentats du 11 septembre 2001 (conjuration « américanosioniste »
puis « Américains » comparés aux « nazis »)
— un « négationnisme » des « rôles respectifs des Arabes et des Noirs » « dans la traite
négrière » (tout en faisant « reconnaître le pseudo-monopole des Juifs »).
Selon Mercier Dieudonné est donc « négationniste » sur la Traite des Noirs et sur les
attentats du 11 septembre 2001 ! Il voudrait dédouaner les Arabes et des Noirs… de la Traite
Française ! Il aurait les pensées de Thierry Meyssan, du fait de sa simple présence dans un film
que ce dernier a fait !
Le mélange « nazis » en fin de paragraphe et l’expression « Les Juifs » (pourtant
normalement situé dans le contexte littéral du Code Noir au sens historique), avec la Traite des
Noirs et le 11 septembre, tend à amalgamer dans les esprits le mot négationnisme avec LE
négationnisme dont tout la presse parle habituellement, celui de la Shoah…
Voila comment on se retrouve qualifié de négationniste dans la presse, sans avoir même
rien dit sur la Shoah. Si : C’est un drame absolu. Simplement, pour certains, il ne faut pas
ajouter que la Traite est un crime.
Mercier, elle, est bien amalgamasioniste.
lesogres.org

Critiquer Dieudonné ?
La Justice censure un livre sur l’humoriste.
Surprenant. Le tribunal de Grande instance de Paris a exigé la
suppression de dix passages du livre « La vérité sur Dieudonné », jugé
« injurieux ». Analyse de la décision.
C’est une étonnante décision qu’a rendue la semaine dernière le tribunal de Grande
instance de Paris. En l’espèce, on peut estimer que la justice vient de passer un nouveau cap
dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire » ou plutôt « les affaires » Dieudonné.
Jusqu’à présent, dans la vingtaine de cas qui leur avaient été soumis, les juges avaient
feint d’ignorer ou ont minimisé les dérapages antisémites de l’humoriste pour justifier leurs
décisions de relaxe. Mais non contents de l’absoudre de manière quasi systématique dans ses
outrances, les magistrats parisiens semblent avoir décidé d’inter-dire désormais toute cri-tique
de l’artiste, dès lors que celle-ci fait référence à son obsession des Juifs et de décourager tous
ceux qui voudraient dénoncer son antisémitisme.
C’est ainsi que le juge des référés du tribunal de Paris a ordonné le 2 novembre la
suppression de dix passages du livre de la journaliste Anne-Sophie Mercier « La vérité sur
Dieudonné » (Plon), considérés comme « outrageants » à son en-contre. Dans son ordonnance,
le président du tribunal, Jacques Gondran de Robert, a estimé que l’ouvrage « contient des
passages injurieux » et a condamné les éditions Pion « à supprimer lesdits passages dans toutes
les éditions ultérieures ainsi qu’à insérer dans l’édition actuellement en librairie un
avertissement aux lecteurs ». Pour justifier sa décision, le président Gondran de Robert souligne
que « ces ex-pressions sont outrageantes et que ˜ ne se rapportant à aucun fait précis – elles sont
constitutives du délit d’in-jures publiques envers M.Dieudonné M’Bala M’Bala, dit Dieudonné
».
« Les bras m’en tombent !, confiait au lendemain du jugement l’avocat d’Anne-Sophie
Mercier, Maître Jean-Claude Zylberstein. J’aurais aimé tout de même une motivation plus
circonstanciée. Soutenir comme le fait le président du tribunal qu’il n’y a aucun fait précis
permettant d’évoquer l’antisémitisme de Dieudonné, c’est un peu fort ! Ou alors, nous n’avons
pas appris le français dans la même école ».
La lecture des passages incriminés conduit en effet à s’interroger sur le degré de
perspicacité des juges qui ont parcouru l’ouvrage avant de se prononcer. Premier extrait dont le
tribunal a demandé la suppression : « S’il y a quelqu’un que Dieudonné, justement, voudrait

sans doute voir disparaître, c’est Bernard-Henri Lévy ». Pour justifier une telle affirmation.
Anne-Sophie Mercier s’appuie sur toute une série de déclarations publiques de l’humoriste. La
journaliste rappelle que BHL est vilipendé dans tous les spectacles de l’artiste depuis des
années. Qu’il est devenu pour Dieu-donné, « la quintessence du juif puissant et profiteur ». Le
livre rapporte notamment cette citation de Dieu-donné datant de novembre 2004: « Bernard-
Henri Lévy, qui a voulu me priver de ce qui est ma raison d’exister, me ruiner, est l’enfant d’une
famille qui a bâti son immense fortune sur le sol africain, sur l’exploitation éhontée des bois
précieux d’Afrique ». Et la journaliste de conclure : « Le mythe du Juif suceur de sang a encore
de beaux jours devant lui ». Cette dernière phrase fait également partie des dix passages dont le
tribunal a exigé la suppression.
Autre extrait censuré, le récit du spectacle donné au Zénith il y a un an : « Le 29 décembre
2004, s’est donc déroulé à Paris le plus grand meeting antisémite qu’on ait vu depuis soixante
ans.
Et c’est un homme de gauche, proche des Verts, héros de l’antiracisme, qui l’a animé ». Là
aussi, le tribunal de Grande Instance de Paris a estimé qu’il s’agissait d’une imputation
injurieuse carne reposant « sur aucun fait précis ».
Pourtant, Anne-Sophie Mercier se livre à un compte-rendu détaillé de cette soirée au
Zénith. Elle raconte le bras d’honneur de Dieudonné envoyé « au peuple élu » devant un public
hilare ; Dieudonné faisant huer par les cinq mille spectateurs les noms, de BHL, Finkielkraut,
Patrick Bruel, Pierre Bénichou, Marc-Olivier Fogiel… ; Dieudonné et ses personnages fictifs : le
Professeur Goldinkrote, le Professeur Blumenthal… ; Djamel Debbouzze rejoignant Dieu-do sur
scène et déplorant devoir se taper à la télé « les Drucker et les Enrico Macias » ; enfin, l’acteur
Daniel Prevost lui aussi sur scène félicitant l’humoriste de « dire tout haut ce qu’une bonne
partie des Français disent tout bas »… Actualité Juive, il faut le rappeler, avait été l’an passé le
premier organe de presse à avoir révélé le scandale de ce spectacle au Zénith.
Mais tout cela est manifestement insuffisant pour les juges du tribunal de Grande
Instance de Paris qui, une fois de plus, ont décidé de donner raison à Dieudonné en
condamnant l’ouvrage, en le mettant en cause et en imposant une astreinte de 100 euros pour
chaque exemplaire qui se-rait mis en vente sans les modifications imposées. « Nous avons fait
appel de ce jugement, indique-t-on chez Plon, mais en attendant, la sortie du livre est
totalement compromise. C’est bien une décision de censure à laquelle nous sommes
confrontés».
Clément Weill-Raynal
Actualité Juive, N° 909 du 10/11/05, page 35.

L’animateur Marc-Olivier Fogiel présente ses excuses
Bien cachée page 29, en bas, et étrangement absente de l’archive électronique du journal,
on remarque cette brève dans Le Monde du 18 octobre 2005:
Le magazine dominical de France 3 «On ne peut pas plaire à tout le monde» a commencé,
dimanche 16 octobre, par des excuses de son animateur-producteur Marc-Olivier Fogiel alors
que 150 manifestants s’étaient de nouveau rassemblés devant les studios à l’appel de
l’humoriste Dieudonné. Dès le début de l’émission, à 20h 50, M. Fogiel a présenté ses excuses
après avoir été condamné ainsi que la chaîne publique pour la composition et la diffusion, en
décembre 2003, d’un SMS qui répliquait au sketch à connotation anrisémite de l’humoriste
Dieudonné. Le message proposé sur France 3 disait : «Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des
sketches sur les odeurs des blacks ? Té tellement bête que ça me choque même plus.»
Dimanche, M. Fogiel a expliqué : «Si ce SMS a choqué certains d’entre vous, nous en sommes
désolés, meurtris, et nous continuerons à lutter dans cette émission contre toutes les formes de
discrimination, notamment celle que subit la communauté noire aujourd’hui.» Après avoir
hésité, l’animateur-producteur et France 3 ont décidé de faire appel de la décision du tribunal
de Montpellier qui les avais condamnés en première instance.

AFFAIRE DIEUDONNÉ
Fogiel et France-3 renoncent à l’appel
NOUVELOBS.COM | 15.12.05 | 19:02 􀀁􀀁Michel Denisot s’est expliqué devant le CSA des
débordements après l’irruption en plateau de partisans de Dieudonné et d’intermittents la
semaine dernière.
L’animateur-producteur Marc-Olivier Fogiel et la chaîne France-3 ont fait savoir
jeudi 15 décembre qu’ils ont décidé de se désister de l’appel qu’ils avaient formé à
l’encontre du jugement du tribunal correctionnel de Montpellier en date du 29 septembre
2005, les condamnant pour injure raciale à la suite d’une plainte de l’humoriste
Dieudonné.
Selon un communiqué de PAF Productions, la société de production de Marc-
Olivier Fogiel, et de la chaîne, la Cour de Montpell ier a été informé officiellement de ce
désistement.
Volonté d’apaisement
Marc-Olivier Fogiel ayant déjà eu l’occasion de s’exprimer publiquement tant sur
l’origine que sur le sens du SMS incriminé, diffusé le 5 décembre 2003 dans l’émission de
France-3 « On ne peut pas plaire à tout le monde », la décision de se désister de l’appel
traduit une volonté d’apaisement, note le communiqué.
A cette occasion, Marc-Olivier Fogiel et France-3 présentent à nouveau leurs
regrets à tous ceux que la diffusion de ce SMS a pu choquer. Ils rappellent que « le sens
de celui-ci était bien évidemment de souligner que toute forme de racisme est
intolérable ».
Marc-Olivier Fogiel, animateur de l’émission « On ne peut pas plaire à tout le
monde » sur France 3, avait été condamné le 29 septembre à 5.000 euros d’amende,
Marc Tessier, à l’époque PDG de France Télévisions (dont fait partie France 3), à 4.000
euros, et deux responsables de production, Laurent Bon, journaliste, et Alexandre
Gamelin, assistant de production, à, respectivement, 2.000 et 1.000 euros.
EN CONCLUSION DE L’ANNÉE 2005-12-23

Dieudonné candidat à la
présidentielle de 2007
L’humoriste a annoncé jeudi soir sur la scène du Zénith son intention de se présenter
à l’élection présidentielle de 2007.
Créé le 23 décembre 2005
Mis à jour le 23 décembre 2005 à 08h22
Dieudonné à l’Elysée en 2007 ? L’idée fait sourire, mais l’humoriste, lui, s’y verrait bien.
Il a annoncé, jeudi soir, sa participation à l’élection sur la scène du Zénith, à la fin d’une
représentation exceptionnelle de son spectacle intitulé « 1905 » et dédié à la laïcité.
L’artiste avait déjà été candidat en 2002, mais il s’était rapidement retiré de la course aux
500 parrainages d’élus locaux indispensables pour valider une candidature.
Maître dans l’art de la provocation
Rendu célèbre dans les années 1990 pour ses sketches avec Elie Semoun, Dieudonné,

39 ans, se trouve au coeur d’une intense polémique. Taxé d’antisémitisme par ses
détracteurs, il se pose en redresseur de torts d’un pays qui occulterait son rôle dans
l’esclavage et la traite des Noirs. « La République française doit considérer également la
souffrance de tous les concitoyens, de manière équitable », déclarait-il en mars 2005,
réfutant pour autant toute « compétition victimaire » entre minorités. Alors que le débat sur
le passé colonial de la France est en ébullition, ses prises de position lui valent autant
d’indéfectibles partisans que de tenaces contempteurs.
Tous s’accordent au moins sur un point: au fil des ans, Dieudonné est passé maître dans
l’art de la provocation. En novembre 2003, il affirme que les juifs sont « une secte, une
escroquerie », ajoutant : « C’est une des plus graves parce que c’est la première. » Il sera
prochainement rejugé pour ces déclarations. Il récidive un mois plus tard, sur le plateau
de l’émission de Marc-Olivier Fogiel, où il apparaît grimé en juif religieux, exécutant le
salut nazi au cri de « IsraHeil ». Même s’il est relaxé deux ans plus tard, il est devenu aux
yeux de certains, dont Elie Semoun, un « Le Pen de gauche ». Récemment, il a
déclenché une nouvelle fois la polémique en évoquant, en février 2005 à Alger, la
« pornographie mémorielle » qui prévaudrait autour de la mémoire de la Shoah.
Parallèlement, l’hostilité à sa personne se radicalise. En mars 2005, à Fort-de-France
(Martinique), l’humoriste est agressé et frappé par quatre personnes qui lui reprochent ses
prises de position sur la communauté juive.
Dieudonné et la politique
Pour autant, Dieudonné, est l’un des seuls humoristes à s’être frayé un chemin dans
l’arène politique en se présentant à plusieurs reprises devant les électeurs. En 1997, il
concourt pour les élections législatives dans la circonscription de Dreux (Eure-et-Loir),
face notamment à Marie-France Stirbois (FN). Il obtient 7,74 % des voix au premier tour.
Il participe également aux régionales de 1998 – où sa liste obtient 5%. En 2002,
Dieudonné tente, dans le sillage de Coluche en 1981, de se présenter à l’élection
présidentielle. Mais sa tentative fait long feu en raison de son incapacité à réunir les 500
parrainages d’élus. En juin 2002, il se présente aux législatives à Sarcelles (Val d’Oise) o
il est très largement battu par le candidat du PS, Dominique Strauss-Kahn. Dieudonné ne
se décourage pas pour autant et rempile en juin 2004 aux européennes. Il occupe la
quatrième place sur la liste Euro-Palestine qui obtient 1,83% des voix en Ile-de-France.
Quelques mois plus tard, il rompt avec ce mouvement pour ne pas, dit-il, diviser la
« résistance palestinienne ».
TF1.fr
http://news.tf1.fr/news/france/0,,3274763,00.html

DIEUDO FINIT L’ANNÉE EN BEAUTÉ

Candidature à l’élection présidentielle
de DIEUDONNÉ MBALA MBALA
La France traverse actuellement une grave crise démocratique, identitaire et sociale.
Une crise démocratique, caractérisée par une privation croissante de liberté d‚expression.
Dans les domaines politiques, historiques ou sociétaux, nous assistons à l’émergence
‘‚une dictature du politiquement correct, avec le concours de médias serviles et le recours
croissant à l’institution judiciaire, pour museler tout discours « déviant ». Les campagnes de
diabolisation, les poursuites et parfois les condamnations de personnalités se multiplient, la
censure gagne chaque jour du terrain.
Le référendum sur la constitution européenne, qui a vu le peuple dire NON à l’essentiel
de la classe politico-médiatique, en dépit d’une campagne de propagande digne d’un état
totalitaire, est venu démontrer la rupture entre le peuple français et ses prétendues élites.

Une crise identitaire, avec la montée des communautarismes sur fond d’ultralibéralisme
made in USA.
L’utopie républicaine, progressiste par essence, est mise à mal par le néolibéralisme
planétaire, qui impose à tous les peuples, y compris par la guerre, un modèle américain, ultraindividualiste
et marchand.
Au projet de République égalitaire, se substitue désormais un communautarisme radical,
racial, sexuel ou religieux, dont découle une « guerre des droits », interdisant tout projet citoyen
collectif.
Ce renoncement à une République citoyenne se traduit dans le domaine de la politique
internationale, par l’alignement progressif de la France sur la politique belliqueuse de « l’axe du
bien ». La position française sur les dossiers iranien et syrien illustre cette dérive atlantiste.
Une crise sociale avec la ghettoïsation des banlieues, l’exclusion croissante des minorités
visibles et la paupérisation des classes populaires.
L’explosion de la jeunesse des banlieues a mis en évidence l’exclusion de millions de
Français de la République, et notamment de nos compatriotes noirs, arabes ou asiatiques,
toujours désignés comme « immigrés », quand bien même ils sont nés en France, et souvent de
familles françaises.
En dépeçant l’outil industriel français, l’ultralibéralisme a condamné au chômage, à
l’exclusion, et à la précarité, des millions de citoyens. Ce fléau frappe prioritairement les
familles issues de l’immigration, confrontées de surcroît à un véritable racisme institutionnel.
Les élèves issus des milieux populaires n’ont quasiment pas accès aux grandes écoles,
l’échec scolaire gagne du terrain et le niveau des bas salaires ne permet plus aux jeunes
d’acquérir leur autonomie dans des conditions décentes.
Au totalitarisme de la pensée unique, au communautarisme porteur de divisions, et, à
l’exclusion sociale, je souhaite, par ma candidature, opposer les valeurs Républicaines de
LIBERTÉ, d’ÉGALITÉ, et de FRATERNITÉ.
LIBERTÉ
Je propose de restaurer la Liberté d’expression, par l’abrogation des lois racisantes du 13
juillet 1990 dite loi Gayssot, du 29 janvier 2001 sur le « génocide » arménien, du 21 mai 2001 dite
loi Taubira, du 22 décembre 2004 et celle du 23 février 2005 faisant obligation aux enseignants
de souligner les aspects « positifs » de la colonisation.
Par la constitutionnalisation de la pluralité et de l’indépendance du pouvoir médiatique,
nous garantirons une véritable information des citoyens, sans laquelle il ne saurait y avoir ni
démocratie, ni liberté.
EGALITÉ
Je propose de rétablir l’Égalité des droits entre tous les citoyens quelle que soit leur
couleur, leur origine ou leur religion, par la fin des privilèges de caste ou de lobby.
La république, conformément au choix fait par les Français à l’occasion du référendum
sur la constitution, doit garantir l’égalité et la protection des citoyens face à la mondialisation
ultralibérale et communautariste élitaire.
Elle doit également promouvoir l’égalité entre les peuples du monde, en s’opposant à la
politique d’agression de l’axe américano-sioniste contre des nations souveraines.
FRATERNITÉ
Je propose de rétablir la FRATERNITÉ par une politique d’ouverture et par la mise en
oeuvre d’un plan Marshall de déghéttoïsation sociale et ethnique des quartiers riches et pauvres.
Nous devons permettre aux minorités visibles et aux classes populaires en général,
d’accéder à une pleine citoyenneté, laquelle passe par l’emploi et la réussite scolaire.
Une ré-urbanisation humaniste doit être mise en oeuvre pour sortir des ghettos. Les
discriminations raciales et sociales doivent être combattues dans tous les domaines.
Ensemble, édifions la République Nouvelle, favorisons la réappropriation de la France
par l’ensemble de ses citoyens, libérons notre nation de la mainmise de lobbies qui nous
divisent pour mieux « régner ».
Vive la République française !
Dieudonné Mbala Mbala
Vendredi 23 décembre 2005

 

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L’adoption servile par certains sites noirs, militant pour la libération des descendants d’esclaves,
du modèle sioniste est la plus énorme erreur que puissent faire les Noirs aujourd’hui:
Voir le site africamaat qui reprend toute la mythologire sur le Cyclon B:
http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=414
Voir les déclaration de Patrick Karam
http://www.collectifdom.com
Voir le site COFFAD
http://www.coffad.net/
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AAARGH
http://vho.org/aaargh
http://aaargh.com.mx
http://litek.ws/aaargh
Le site en français (sans les livres)
http://daaargh.narod.ru
Nous travaillons en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en italien, en
roumain, en russe, en tchèque, en danois, en indonésien, en portuguais, en
néerlandais…
Les périodiques de l’AAARGH
http://geocities.com/ilrestodelsiclo
Consei ls de révision
Gaette du Golfe et des banl ieues
The Revisionist Clarion
Il resto del siclo
El Paso del Ebro
Das kausale Nexusblat t
O revisionismo em lengua portugês
Arménichantage
(trimestriels)
Nouveautés de l’AAARGH
http://litek.ws/aaargh/fran/nouv.html
Livres (260) des éditions de l’AAARGH
http://aaargh.com.mx/fran/livres/livres.html
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pour l’AAARGH. Travaillons tous à notre liberté commune.
Certains veulent abroger la loi Gayssot. Nous, nous l’ignorons.