LES CHRONIQUES DU MONDIALISME



Auteur : Hillard Pierre
Ouvrage : Chroniques du mondialisme – Novembre 2003 Octobre 2012 Décembre 2013
Année : 2014

Avant-Propos
En ce début d’année 2014, une inquiétude croissante envahit certains
observateurs au vu de tous les événements qui secouent la planète. En
effet, on assiste à une mutation accélérée d’un monde prêt à basculer
vers une étape supérieure préparée depuis longtemps par les thuriféraires
du nouvel ordre mondial. Ce passage ne peut se faire qu’à travers un feu
ardent. De nombreuses étapes ont déjà été franchies afin d’aboutir à cet
idéal de communauté humaine unifiée et régie par une religion universelle
en voie de parachèvement.
Pour mieux saisir ce remodelage en cours, nous devons avoir une
vision longue de l’Histoire. Celle-ci n’est pas uniquement matérielle. Elle
repose d’abord sur une métaphysique qui irrigue la vie des Etats et
l’activité des hommes. Pour cela, tout chercheur se doit de définir le type
de métaphysique adoptée par les sociétés humaines pour comprendre les
conséquences civilisationnelles. Il est impératif de saisir ce qui fait l’esprit
d’un système. Celui-ci est toujours le reflet d’une spiritualité qu’on peut,
à titre personnel, approuver ou non. Il n’empêche que pour la
compréhension de cette spiritualité, l’essentiel n’est pas d’éprouver un
sentiment de rejet ou d’acceptation. Il est, d’abord et avant tout, de
pouvoir définir ses traits propres, son essence, d’une manière structurée
et logique, et cela, aussi froidement que le rapport d’un médecin légiste
qui a procédé à une autopsie. Cette étude conduit tout d’abord à montrer
que si, à titre individuel, il existe des personnes athées, dans sa globalité
la nature humaine est profondément religieuse et recherche plus ou moins

confusément des éléments de réconfort et d’espoir. À ces peuples, il est
proposé et imposé depuis plus de deux siècles, comme nourriture, une
religion appelée « les droits de l’homme », véritable « système
d’exploitation », au sens informatique du terme au moins, structurant les
codes politiques, juridiques et psychologiques des sociétés occidentales.
Cette religion des droits de l’homme est absolument incontournable. Elle
est l’alpha et l’oméga de l’Occident. Cela est vrai pour les États
européens, les États issus de l’influence coloniale européenne et les
autorités de l’Église depuis Vatican II. Comment peut-on expliquer une
telle mutation sachant que l’Occident, après avoir été païen, fut
profondément catholique ?
En partant de l’ère païenne, on peut relever les magnifiques œuvres
architecturales et littéraires qui ont jalonné le monde antique. Le
paganisme et ses multiples dieux, conduisant à l’acceptation de vérités
multiples et réformables à tout moment, offraient aux hommes un cadre
de vie les poussant à jouir de l’existence et des biens de ce monde. Ce
comportement conduisait à la recherche des plaisirs allant des plus
grossiers aux plus raffinés. Néanmoins, il existait, mais moins nombreux,
des païens capables de mener une vie plus austère et maîtrisée.
Cependant, dans les deux cas, ces mondes vivaient dans un cadre dont la
finalité était terrestre ; d’une certaine manière un idéal de vie fixé et
plaqué au niveau du sol. Les préceptes d’homme déchu par le péché
d’Adam ne pouvant être relevé que par la Rédemption étaient inconnus
du monde antique.
L’avènement du christianisme a littéralement pulvérisé le cadre païen.
En effet, le Christ, considéré par les chrétiens comme le Messie mort et
ressuscité, a introduit des concepts révolutionnaires pour l’époque. Par
son enseignement, le Christ a proclamé que la vie sur terre n’était
qu’« une vie » et que la vraie vie était de gagner le Ciel afin de contempler

Dieu face à face. Et comble de la stupéfaction pour un monde antique
imprégné de l’existence des dieux aisément identifiables, la nouvelle
religion issue de la Révélation indiquait l’existence d’un Dieu unique mais
aussi trinitaire : une unité de substance, la seconde engendrée par la
première, la troisième procédant des deux autres ; Dieu le Père, Dieu le
Fils et Dieu le Saint-Esprit. L’impossibilité pour la nature humaine de
concevoir et de voir ce mystère peut être surmontée avec un don gratuit
de Dieu appelé grâce sanctifiante. Cette élévation de l’homme vers Dieu
ne peut se faire qu’à partir du baptême, véritable tremplin greffant la
nature humaine sur une vie surnaturelle. Toujours dans la logique du
christianisme – et nous demandons au lecteur, peu importe ses
conceptions personnelles, de comprendre au moins le déroulement du
raisonnement proposé par cette religion sans oublier les conséquences
politiques – les vertus surnaturelles infusées par le baptême se
développent à condition que le baptisé mène une vie conforme aux
commandements édictés par le Christ et ses vicaires, les papes. La notion
d’amour du prochain et de son ennemi, ainsi que la notion de pardon
furent des éléments distinctifs par rapport au monde païen. Fort de ces
caractéristiques, le baptisé nourri par la grâce pareille à une respiration
entre le Ciel et sa vie terrestre pourra, après sa mort, jouir pour l’éternité
de la vision béatifique. Il va de soi que ce concept était absolument
étranger au monde païen, d’autant plus que le christianisme introduisit un
autre élément révolutionnaire : la distinction entre le spirituel et le
temporel. Par la suite, le catholicisme s’est enraciné dans l’Empire
romain. Il eut à subir les foudres des empereurs romains, qui
s’acharnèrent sur les premières communautés chrétiennes en les
martyrisant à Rome et dans de nombreuses régions de l’Empire. Cette
opposition des chrétiens aux préceptes des païens venait aussi du fait,
comme l’affirment les Saintes Écritures au psaume 95, 5, que « Tous les

dieux des païens sont des démons. » L’incompatibilité entre ces deux
mondes était donc complète. Malgré ces tribulations, les communautés
catholiques se répandirent en particulier en raison du dévouement et de
l’exemplarité de la plupart des chrétiens face aux épreuves. La
reconnaissance officielle du catholicisme comme une des religions de
l’Empire en 313 par l’édit de Milan fut un tournant décisif. Cet édit
permettait aux chrétiens de ne plus adorer l’empereur comme un dieu. Le
concept de distinction du spirituel et du temporel commençait ainsi à
imprégner l’appareil politique romain.
Le christianisme s’est développé et a monté en puissance malgré les
invasions barbares. Du chaos engendré par la disparition de l’Empire
romain, il ne restait plus qu’un rocher solide : l’Église incarnée par la
papauté. Peu à peu, l’Église a pu imposer ses concepts à tout l’Occident
grâce à l’évangélisation mais aussi à la conversion des princes au
christianisme. Le baptême de Clovis en 496, la configuration d’une
autorité politique légitimée par l’Église et le choix de Paris comme
capitale de son royaume en 510 posaient les fondements de la première
nation catholique : la France. Sous la direction de l’évêque saint Rémi,
rappelant au fier prince franc ses devoirs pour sa personne et son
royaume du fait de sa conversion sous l’égide du Christ « Roi des
nations », la personne royale est à part, considérée, de par son sacre,
comme le « lieutenant du Christ ». Sa mission première est d’assurer à
ses sujets un cadre politique, en liaison avec l’Église, leur permettant de
gagner le Ciel. De par ce baptême, la France devient le fer de lance de
« l’Israël du Nouveau Testament ». Son obéissance aux préceptes de
l’Église conduira à l’obtention de grâces. En revanche, son obstination
dans une politique non conforme aux préceptes indiqués par l’Église
conduira à des châtiments. Ces avertissements ne sont pas sans rappeler
ceux intimés à l’Israël de l’Ancien Testament. C’est ainsi, dans cette

même optique, que sainte Jeanne d’Arc viendra rappeler au dauphin
Charles les obligations issues du baptême de Clovis, après
l’extraordinaire événement de la « Triple donation » du 21 juin 1429(1).
Et c’est là où nous devons évoquer le point central d’où tout découle : la
non-reconnaissance par les Juifs du règne social du Christ et de son
Église.
La non-reconnaissance du caractère messianique du Christ par les
Juifs a conduit ces derniers à continuer d’attendre « leur » véritable
messie. Le judaïsme talmudique considère le Christ comme un imposteur
qu’il faut abattre en tant qu’objet de scandale. Pour les représentants de
la synagogue, le véritable messie doit apporter à Israël la gloire et une
dignité au-dessus des autres peuples. Cette vision religieuse, qui est aussi
matérielle et charnelle avec ses conséquences politiques (point capital à
ne pas oublier), est diamétralement opposée à celle du christianisme.
D’un point de vue catholique, l’action du Christ a révoqué définitivement
l’Ancienne Alliance (épître aux Hébreux VIII-XI) en ouvrant le chemin
du Salut à l’ensemble de l’humanité divisée en nations dans le cadre
d’une Nouvelle Alliance. En dehors de quelques Juifs à reconnaître la
messianité du Christ, notamment les premiers chrétiens, le refus obstiné
de la majorité d’accepter le Christ comme Fils de Dieu fait que, selon la
Tradition de l’Église, le peuple juif mené par la synagogue est sous
l’emprise de Satan. Ce prince déchu se sert de ce peuple rebelle pour
combattre l’Église, ses œuvres et les États s’inspirant du catholicisme. Ce
fait a été clairement affirmé par le Christ quand Il lance : « Vous êtes du
diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez
accomplir » (Jean VIII, 44). Ces propos ont été réitérés d’une manière
formelle par saint Jean qui, dans l’Apocalypse, réaffirme deux fois les
méfaits de la « synagogue de Satan » (Apocalypse II, 9 ; III, 9). Nous
demandons toujours au lecteur, même choqué, de conserver le fil de ces

propos factuels afin de comprendre la logique des comportements des
uns et des autres dans cette affaire.
En raison de cette opposition systématique à l’Église, la synagogue a
produit le Talmud, sorte de code juridique, régissant la vie des Juifs afin
de les conforter dans leurs convictions face à un monde temporel et
spirituel catholique. En réaction, les autorités de l’Église ont combattu ce
Talmud considéré comme une menace profonde en raison aussi de
passages cachés aux chrétiens. La première condamnation eut lieu en
1244 avec le document Impia Judaeorum perfidia (« La perfidie impie
des Juifs ») du pape Innocent IV. Elle faisait suite au premier procès du
Talmud qui eut lieu en 1240, à Paris, sous l’égide de Saint Louis
opposant des rabbins, en particulier Yehiel de Paris, face à des
ecclésiastiques comme le franciscain Nicolas Donin. Le résultat de ce
procès aboutit à brûler 24 charrettes de manuscrits talmudiques le 20 juin
1242 en place de Grève (actuelle place de l’Hôtel de Ville). Les
condamnations papales du Talmud vont se multiplier avec, par exemple,
Clément VIII (Cum hebraeorum malitia, 1593). La Tradition de
l’Église a toujours été théologiquement anti-judaïque mais jamais
antisémite. Au contraire, la promotion de l’antisémitisme entraîne
obligatoirement des théories racialistes, darwiniennes et politiques qui ont
toujours été réprouvées par les Pères de l’Église.
Cette opposition systématique s’est traduite pour la synagogue par un
contre-projet spirituel et politique pour le peuple juif et pour les non-juifs
(« Les Gentils »). Cette vision du monde s’appelle le noachisme. Une
répartition définie de la mission des Juifs et du rôle attribué aux Gentils à
l’échelle planétaire consiste à mettre un terme définitif au message
traditionnel du Christ et de son Église, ainsi qu’à renverser la politique
des États s’inspirant de son enseignement. Il s’agit de revenir à l’antique
vision du mosaïsme (la religion de Moïse) pour les Juifs seuls et à

attribuer aux Gentils les sept lois du noachisme, commandements imposés
aux fils de Noé : 1) l’obligation d’avoir des magistrats (chargés de
surveiller la bonne application des mesures) ; tandis que les six autres lois
condamnent 2) le sacrilège, 3) le polythéisme, 4) l’inceste, 5) l’homicide,
6) le vol et 7) l’usage d’un membre d’un animal vivant (pas de cruauté à
l’égard des animaux). Dans cette structure politique et spirituelle émanant
de la synagogue, les non-juifs, constituant l’humanité avec ses
subdivisions ethniques, sont sous la direction d’un peuple prêtre (le
peuple juif), ce dernier étant l’intermédiaire, et le seul, entre le genre
humain encadré religieusement et politiquement d’un côté, et le Dieu
unique de l’autre. Cependant, la concrétisation de cet idéal ne peut se
faire qu’à la condition expresse de procéder à une révision complète des
dogmes catholiques. Parmi les sept lois du noachisme, la condamnation
du polythéisme est formelle et s’applique au catholicisme. Cette religion
qui est monothéiste, mais aussi trinitaire, est considérée par la synagogue
comme une religion polythéiste (un tri théisme). Elle doit être réformée
afin d’aboutir, comme l’explique un des grands porte-parole de cette
pensée, le rabbin Élie Benamozegh, au « catholicisme d’Israël(2) » Il
s’agit de faire disparaître le caractère messianique du Christ, la Sainte
Trinité et le dogme de l’immaculée Conception. L’Église catholique
réformée et vidée de sa substance pourra ainsi être réintégrée dans les
structures régissant la synagogue, cette dernière se considérant comme la
seule héritière du message du Dieu unique dans le cadre d’une religion
universelle.
Point capital à relever, la mission du peuple prêtre placé entre les nonjuifs
et le Dieu unique ne peut être totale qu’avec la disparition de tous les
autres intermédiaires. Seule la religion catholique défend le principe des
intermédiaires avec la reconnaissance d’un clergé qui est ordonné (le
prêtre est le « transparent du Christ »), le tout couronné par un

intermédiaire suprême en la personne du pape, le vicaire du Christ. Dans
le domaine temporel, les rois de France étaient des intermédiaires en tant
que « lieutenants du Christ ». L’accomplissement de l’idéal de la
synagogue ne pourra se faire qu’avec l’effacement complet d’un ordre
spirituel et politique issu de la Rédemption. La mise à mort de Louis XVI,
intermédiaire entre le Christ et son peuple le 21 janvier 1793, fut une
avancée décisive dans la longue marche permettant la concrétisation de la
doctrine issue du judaïsme talmudique. Comme l’affirme le rabbin
Isserles : « À mon humble avis, toute la Loi est en péril par le fait
d’introduire un médiateur entre Dieu et nous ; il y a un prétexte à
nier Dieu en disant que le médiateur seul nous suffit, comme cela
s’est vu d’ailleurs à l’origine du polythéisme(3). » Fort de ces propos,
le catholicisme traditionnel n’a pas sa place. Et ce qui est vrai dans le
domaine temporel avec la mort de Louis XVI est valable pour l’Église
qui, depuis Vatican II, s’engage à reconnaître les Juifs comme leurs frères
aînés. Ce concept est en complète opposition avec la Tradition de
l’Église qui enseigne au contraire que le judaïsme post-biblique, d’esprit
démoniaque, est réprouvé et rejeté par Dieu d’une manière irrévocable.
La doctrine issue du judaïsme talmudique consistant à installer une
religion universelle selon ses codes propres a obligatoirement des
conséquences politiques. Afin de mener à bien les points défendus par la
synagogue, il s’avère nécessaire de parfaire les structures politiques
favorisant une gouvernance mondiale. Ces structures régissant l’humanité
unifiée doivent épouser parfaitement les canons spirituels du mosaïsme
pour les Juifs et du noachisme pour les non-juifs. Comme le rapporte
avec raison le rabbin Benamozegh : « Cette place particulière accordée
à Israël n’est donc pas, comme on l’a trop souvent reproché aux
Juifs, un égoïste privilège ; c’est le complément religieux nécessaire
à la constitution de la grande famille humaine […]. Dans ce monde

des nations qui constituent une grande famille, Israël apparaît
comme le cœur de l’humanité avec une fonction toute particulière, et
la glorieuse mission de travailler à l’unité future de tout le genre
humain(4) ».
Dès les débuts du christianisme, une bataille s’engage entre les agents
de la synagogue et de l’Église. Cette dernière réussit à imposer son
modèle et sa vision du monde à tout l’Occident. Du Ier siècle jusqu’au
XIIIe siècle, l’Église et les États catholiques tiennent la dragée haute face à
toutes les menaces. En effet, durant cette période, on observe une
floraison d’hérésies qui menacent de subvertir le monde chrétien. Toutes
les hérésies qui parsèment cette période (l’arianisme, les bogomiles, les
nestoriens, les cathares… et autres mouvements) se caractérisent
toujours par une influence du judaïsme cherchant à mettre à bas les
sociétés de cette époque construites sur l’enseignement de l’Église. Par
exemple, le principe du « gilgoul » (principe de la métempsycose), propre
à la Kabbale(5), se retrouve dans le catharisme quand ce dernier professe
sa croyance dans la migration des âmes. Ce concept est absolument
rejeté dans la Tradition de l’Église. Ces hérésies n’étaient que les
paravents de la synagogue. On retrouve ces influences du judaïsme
talmudique même dans l’orthodoxie. Comme le rappelle Alexandre
Soljenitsyne dans son livre Deux Siècles ensemble la fin du XVe siècle en
Russie connut un assaut de la synagogue pour modifier les structures
religieuses de l’orthodoxie et le cadre politique. Cette tentative fut
appelée « l’hérésie des judaïsants ». À cette époque, un Juif appelé
Skharia aidé de ses coreligionnaires réussit à convaincre les dirigeants
orthodoxes que la Loi de Moïse était la seule divine. Il niait la divinité du
Christ, la Sainte Trinité et rejetait la Sainte Vierge. Il poussa même le
clergé à prendre des prénoms juifs. Ainsi, le pope Alexis à Novgorod prit
le nom d’Abraham et sa femme celui de Sarah. Du noachisme à l’état

pur ! Cette tentative de soumission de l’orthodoxie à la synagogue alla
très loin puisque l’archimandrite Zosime, acquis à l’hérésie, fut nommé à
la tête de l’Église russe tandis que certains membres de la famille
impériale succombaient aussi aux nouveaux concepts. Le monde spirituel
et temporel russe était presque dans la main de la synagogue. Il fallut
attendre l’action efficace de l’archevêque de Novgorod, Gennadius, pour
décapiter l’hérésie lors d’un concile tenu en 1490(6).
Ce combat mené victorieusement par l’Église et les États face aux
tentatives d’inversion de la synagogue a connu ses premiers revers au
tournant du XIVe siècle et XVe siècle. L’époque du « Grand Schisme »
qui se produisit en pleine guerre de Cent Ans aboutit à la présence de
deux papes, l’un à Avignon, l’autre à Rome, de 1378 à 1417. Le
relâchement théologique de certains membres du clergé, la débauche
pour d’autres et l’amour des biens de ce monde furent des fêlures qui
profitèrent à la partie adverse. Dans ce rapport de force, les hommes
d’Église avaient perdu des convictions amoindrissant les capacités de
résistance et de réplique des États et des peuples. Ces faiblesses
permirent à la synagogue de s’engouffrer dans la brèche. Décadence de
la théologie scolastique, et désordre de la vie politique et civile
conduisirent les élites à se tourner vers des œuvres brillantes vues comme
des remèdes parmi les auteurs païens. Le principe en lui-même n’était
pas mauvais. On oublie trop souvent que les dirigeants de l’Église ont
encouragé l’étude de ces textes. Cependant l’étude des classiques grecs
et latins n’était pas une fin en soi. Ils devaient servir de marchepied pour
approfondir la connaissance du christianisme permettant d’établir le
contraste entre les écrivains païens et le plus apporté par la Révélation.
En raison du désordre provoqué par le Grand Schisme et de l’anarchie
générale due à la guerre de Cent Ans, le concept du « plus » ne fut pas
observé. Les intellectuels de cette époque restèrent fixés à la lettre de

leurs lectures. Certes, ce fut progressif comme c’est le cas avec
Pétrarque (1304-1374). Mais l’étude des idées païennes, aux dépens
des principes émanant de la Révélation, fit tache d’huile. L’idée de
l’homme déchu et racheté par le christianisme se substitua en faveur du
principe de l’homme s’élevant par les seules forces de sa raison et de son
libre arbitre. C’est le principe nietzschéen avant l’heure du « surhomme ».
La marche et le progrès du genre humain de plus en plus déifiés prirent le
dessus. L’idéal de jouissance offerte par la vie terrestre se substitua à la
finalité du Ciel prescrite par l’Église. Le surnaturel fut placardisé. La
diffusion de ces idées bénéficièrent de l’action d’hommes de talent
comme Comenius (né Amos Komensky, 1592-1670, membre de la
branche protestante des Frères moraves). Convaincu de la nécessité de
la pédagogie pour tous, il développa tout un programme éducatif, en
particulier en faveur des enfants pour formater leurs esprits selon ses vues
rationalistes. Dans le rationalisme, seule la raison humaine est en mesure
de connaître et d’établir la vérité. Il n’est donc pas étonnant qu’un institut
comme l’Unesco, émanation direction de la mystique mondialiste, ait
lancé un « Prix Comenius » en 1992.
La conséquence de tout ce travail en amont, coupé de plus en plus de
l’enseignement de l’Église, se référant systématiquement aux auteurs
païens fit que le nouvel état d’esprit toucha les arts et la littérature puis,
de proche en proche, la sphère du religieux, annonçant ainsi la Réforme
et ses dérivés comme le gallicanisme et le jansénisme ; l’ensemble
aboutissant à la laïcisation des principes constituant l’État. 1789 était en
germe dans la Renaissance. Depuis cette date, la Révolution avec un
grand « R », c’est-à-dire le renversement complet d’un monde hérité de
la Rédemption, était en marche.
La Réforme insufflée par Martin Luther et Jean Calvin (sans oublier
Philipp Melanchthon ou encore Thomas Cranmer) institua une plus

grande liberté de conscience religieuse parmi les fidèles convertis au
protestantisme. Le croyant, même commettant des actes délictueux, peut
être sauvé à condition d’émettre un acte de foi intérieur par l’imputation
des mérites du Christ. Une telle conception des choses ouvre de larges
portes et permet des combinaisons multiples d’arrangement. L’acte se
faisant sans intermédiaire (sans le prêtre pour la confession), le pasteur
n’est qu’un fonctionnaire comme le rabbin. Là aussi, on peut reconnaître
la tendance du protestantisme qui, outre la diversité de chaque individu
voyant « midi à sa porte », n’est qu’un christianisme judaïsé. Cette
évolution des pensées et la mainmise du protestantisme sur l’Europe du
Nord n’ont fait qu’accélérer la désacralisation des sociétés. Dans cette
affaire, la franc-maçonnerie joua un rôle supplémentaire. Officiellement
créée en 1717 par deux protestants anglais à Londres, James Anderson
et Théophile Desaguliers (fils de huguenot émigré en Angleterre), sa
philosophie première repose sur le triptyque : le nominalisme (pas de
vérité éternelle), le naturalisme (pas de religion révélée d’où une
opposition foncière au catholicisme) et la primauté de l’homme. Ces
principes sont dans la continuité des idées de la Renaissance. Elles n’ont
fait que prendre de l’ampleur et s’affirmer avec le temps. Bien entendu, la
maçonnerie a des racines profondes dont on peut retrouver des traces
dans des documents émanant de groupes discrets luttant contre la mission
de l’Église et son modèle de civilisation. C’est le cas d’un document, la
Charte de Cologne, datant de 1535 comme le rapporte le livre
prophétique de monseigneur Delassus La Conjuration antichrétienne,
paru en 1910(7). La maçonnerie, véritable Golem de la synagogue
(créature humanoïde de la mythologie juive qui assiste et protège son
créateur), a trouvé au XVIIIe siècle auprès des philosophes des Lumières
(Voltaire, Diderot…) un appui capital. Ces derniers ont façonné l’esprit
des élites en faveur d’une désacralisation totale de la société avec la

promotion des droits de l’homme, qui ne sont qu’un noachisme laïcisé.
La proclamation du Tiers État comme assemblée constituante, le 17 juin
1789, renverse complètement l’édifice de la France née du baptême de
Clovis. Selon les nouveaux « dogmes » instituant la République, l’autorité
vient de l’homme seul qui est son propre juge, son propre maître, sa
propre loi, sa propre référence(8).
La Révolution de 1789 est l’an I d’un nouveau baptême qui, si on s’en
tient aux travaux émanant de laïcs catholiques et d’ecclésiastiques du
XIXe siècle et d’une partie du XXe siècle (Joseph de Maistre, Louis de
Bonald, monseigneur Gaume, monseigneur Delassus, monseigneur de
Ségur, Louis Veuillot, cardinal Pie…), fut d’essence satanique.
Cependant, il ne faut pas voir les événements de 1789 comme une fin.
C’est tout l’inverse. C’est un passage vers un niveau supérieur pour
aboutir en fin de course à une gouvernance mondiale. 1789 a été une
étape décisive dans la mise en forme du mondialisme. D’ailleurs, le
révolutionnaire Anacharsis Cloots (1755-1794) dans son ouvrage La
République universelle avait bien compris que 1789 n’était qu’un
tremplin vers l’établissement d’une humanité unie dans un cadre politique
planétaire sous l’égide des droits de l’homme. Qui plus est, les
événements révolutionnaires étaient dans la conformité du judaïsme
talmudique puisqu’ils détruisaient un intermédiaire, le lieutenant du Christ
en la personne de Louis XVI. Ils faisaient entrer les Juifs dans la société
française, devenus de plein droit français en septembre 1791, permettant
ainsi de préparer l’avenir. Les propos d’Adrien Duport à la séance de
l’Assemblée du 27 septembre 1791, membre du club des Jacobins,
furent déterminants pour l’accession à la citoyenneté française après
quelques échecs enregistrés au début de la Révolution. Son discours
résume parfaitement cet oecuménisme mettant toutes les religions sur le
même pied et permettant ainsi de poser les fondements d’une religion

universelle encadrée par le noachisme : « Je crois que la liberté des
cultes ne permet plus qu’aucune distinction soit mise entre les droits
politiques des citoyens à raison de leur croyance. La question de
l’existence politique (des Juifs) a été ajournée. Cependant, les Turcs,
les musulmans, les hommes de toutes les sectes sont admis à jouir en
France des droits politiques. Je demande que l’ajournement soit
révoqué et qu’en conséquence il soit décrété que les Juifs jouiront en
France des droits de citoyen actif.(9) » Ces propos cadrant
parfaitement avec l’esprit de la Révolution sont à mettre en parallèle avec
ceux très profonds de Samuel Cahen qui, dans la revue Archives
israélites en 1847, n’hésitait pas à afficher ses sentiments où se mêlent
unité du genre humain et messianisme juif : « Et nous aussi, nous
soutenons, à l’exemple de célèbres talmudistes, qu’il ne faut pas
entendre l’arrivée du Messie dans le sens grossier des soi-disant
conservateurs. Le Messie est venu pour nous le 28 février 1790 avec
la Déclaration des droits de l’homme. Le Messie que nous attendons,
c’est la diffusion des lumières, c’est la reconnaissance de tous les
droits, c’est l’émancipation de l’humanité entière […](10). »
Après la tempête de 1789 et la diffusion du nouvel évangile des droits
de l’homme en Europe grâce aux conquêtes napoléoniennes, un nouveau
cadre spirituel et politique s’impose pour la France. Le monde politique
ancien ayant été déraciné, les nouveaux principes diffusent à partir du
XIXe siècle des nouveaux codes en France, mais aussi en Europe comme
dans le Nouveau Monde afin de procéder au passage par étape à l’étage
supérieur (« étape » : terme capital dans la promotion du mondialisme).
En lisant tout le programme condensé dans l’ouvrage du rabbin Élie
Benamozegh, Israël et l’humanité, on se rend compte qu’il s’agit ni plus
ni moins de réaliser l’antique idéal de la synagogue consistant, d’une part,
à régenter l’humanité dans un cadre politique unifié (une République

universelle) et, d’autre part, de remettre à l’honneur la Jérusalem de
l’Ancien Testament porte-glaive du messianisme triomphant(11) sur les
ruines du trône de saint Pierre. Cette politique de très longue haleine a été
poursuivie entre autres par « l’Alliance israélite universelle », fondée en
1860 par Adolphe Crémieux, dont la mission est de continuer l’oeuvre de
la Révolution. Parmi la liste des présidents, notons la présence du juriste
René Cassin lié au général de Gaulle dès la Seconde Guerre mondiale.
Cette volonté de faire aboutir les principes issus de la Révolution a été
très bien résumée par un historien juif J. Salvador auteur d’un livre sur le
Christ et sa doctrine(12). Son ouvrage a fait l’objet d’une recension dans
les colonnes des « Archives israélites » sous la plume de Maurice Hess
en 1864 qui, tout en donnant largement son avis, n’hésite pas à citer
directement l’auteur : « L’auteur s’efforce ici à démontrer qu’il ne
suffit pas de faire la critique de Jésus, pas plus que de faire un roman
de sa vie, pour répandre la lumière sur la naissance, la croissance et
la décadence du christianisme, mais que, pour faire comprendre ce
mouvement qui nous entraîne encore aujourd’hui, il faut remonter
plus haut, embrasser des horizons plus étendus, expliquer comment
les dix-huit siècles de la foi sont sortis des dix-huit siècles de la loi,
pourquoi l’antique Jérusalem fut matériellement vaincue par
l’antique Rome, en même temps que la ville universelle, par son
contact avec la ville éternelle, fut transformée elle-même en ville
éternelle, – par quel enchaînement d’événements historiques enfin
cette dualité de centre religieux est devenue, depuis la décadence du
catholicisme, une véritable pluralité indéfinie, ayant la tendance
manifeste de se replier au centre unique qui les a engendré tous ; en
d’autres termes, pourquoi il devient aujourd’hui une nécessité
historique :
Que les inspirations de la Judée et son levain originel interviennent

encore une fois ;
C’est ce que l’auteur s’est efforcé à démontrer, et en voici la
conclusion dernière :
Tel Jésus-Dieu et non pas homme, s’est substitué d’autorité aux
dieux établis et a trouvé sa plus haute manifestation dans le sein de
Rome : tel un messianisme des nouveaux jours doit éclore et se
développer ; telle une Jérusalem de nouvel ordre, saintement assise
entre l’Orient et l’Occident, doit se substituer à la double cité des
Césars et des Papes.
Or, je ne m’en cache point : depuis une longue suite d’années, je
n’ai nourri d’autre pensée que l’avenir de cette oeuvre. – Autant que
mes forces ont pu me le permettre, j’en ai dressé le drapeau. Il ne
tardera pas à flotter avec efficacité entre des mains plus jeunes que
les miennes ».
Et Maurice Hess de conclure : « Nous sommes heureux de nous
trouver en parfaite communion de sentiments avec les conclusions
de l’auteur(13). »
Cet idéal n’a fait que se poursuivre dans l’action menée par la politique
anticatholique de la IIIe République en France, la destruction de
l’Autriche-Hongrie catholique après la Première Guerre mondiale et la
suprématie du monde anglo-saxon judéo-protestant imposant son modèle
à partir du traité de Versailles (1919). Les idéologies nazies et
communistes sont apparues comme des oppositions face au modèle
général gérant le monde occidental. En fait, ces idéologies n’ont été que
les branches rebelles, des dissidences « protestantes » si l’on peut dire,
de la philosophie maçonnique. Cette dernière se consacre à la primauté
de l’homme en général. Le nazisme et le communisme se sont focalisés
sur une catégorie d’homme. Dans le cas allemand, ce fut la promotion
ethnique du Germain, de l’Aryen paré de toutes les qualités par rapport

aux autres peuples de la terre. On retrouve en particulier les germes de
cette théorie dans la Société de Thulé. Dans le cas russe, le communisme
a misé sur l’aspect sociétal, le travailleur (l’ouvrier et le paysan) aux
dépens d’autres catégories sociales, essentiellement bourgeoises et
aristocratiques. Ajoutons que ces branches furent faussement dissidentes,
car elles ont été appuyées dans leur avènement par les grands financiers
de Wall Street et de la City comme l’a prouvé d’une manière irréfutable
le grand historien Antony Sutton(14). Outre le fait d’être d’excellents
laboratoires pour étudier les effets de la dictature au niveau d’un pays et
de la manipulation des foules (Edward Bernays, 1891-1995, neveu de
Freud en savait quelque chose) – en attendant d’en élargir
l’expérimentation à l’échelle planétaire dans le cadre du nouvel ordre
mondial en cours de réalisation –, ces idéologies favorisées à l’origine par
l’oligarchie ont été de parfaits allume-feux pour provoquer les chaos
permettant le passage d’un monde ancien à un monde nouveau.
N’oublions jamais que ces passages violents obéissent aux règles de la
nature. Par exemple, la mutation de la chenille en papillon passe par une
zone intermédiaire, l’élaboration d’un cocon, qui autorise par une violente
révolution tissulaire, le climax, la transformation en chrysalide. Les
docteurs Frankenstein du monde oligarchique expérimentent le même
procédé sur les États et le genre humain.
La révolution de Vatican II, qui n’est que 1789 dans l’Église, a été
l’estocade décisive conduisant le vicaire du Christ à plier le genou devant
le Sanhédrin. Depuis ce moment, l’Église est « éclipsée ». Comme le
rapporte Radio Vatican, recevant le président du Congrès juif mondial en
septembre 2013, Ronald S. Lauder, le pape François s’est plu à rappeler
que « pour être un bon chrétien, il est nécessaire de comprendre
l’Histoire et les traditions juives », tout en affirmant que les Juifs et les
chrétiens ont les mêmes racines. Une telle déclaration s’inscrivant dans la

tradition du noachisme se comprend en raison de l’ouverture de l’Église
au monde depuis Jean XXIII. Le président du Congrès juif mondial,
parfaitement conscient de la revanche en cours de la synagogue sur
l’Église, s’est fendu d’une déclaration qui sonne l’hallali ou plutôt le
chofar(15) : « Le pontificat de François a non seulement relancé
l’Église catholique, mais aussi donné un nouvel élan aux relations
avec le judaïsme. Jamais ces 2000 dernières années, les relations
entre l’Église catholique et le peuple juif n’ont été si bonnes. L’œuvre
des papes successif au cours des cinq dernières décennies a
contribué à surmonter beaucoup de préjugés. Cela nous permet
maintenant de travailler ensemble pour défendre la liberté religieuse
partout où elle est menacée et quelle que soit la communauté
affectée(16) » Cette situation et ces propos révèlent que les autorités de
l’Église conciliaire se soumettent aux principes de la synagogue
aboutissant à la logique progressive du triptyque juif : techouva (le
processus de repentance), tikkounolam (la réparation) et tsedaka (le
principe religieux de l’aumône et de la justice – en termes plus directs une
« amende » – pour demander pardon de ses péchés).
Cent ans après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, qui
fut le lancement de tout un processus de mutations, l’année 2014
s’annonce comme une accélération d’un compte à rebours qui s’emballe.
Unification de blocs continentaux (l’Union européenne, l’Union
eurasienne, l’Union africaine, le marché transatlantique…), rivalités
féroces dans le contrôle de zones d’influences, recherches de terres rares
(groupe de métaux), guerre des monnaies, endettement himalayen des
États dont certains sont en cours d’éclatement, effondrement inévitable
de l’économie américaine dont le « roi » dollar et paupérisation croissante
s’entrechoquent pour créer les tensions nécessaires nourrissant les
guerres et les politiques d’anéantissement. La création du « Georgia

Guidestones » en 1980, réunissant un ensemble monumental de six blocs
en granit faisant suite à une commande anonyme, affiche en plusieurs
langues la volonté d’aboutir à une humanité de moins de 500 millions
d’individus. Un véritable programme gravé sur la pierre présente les plus
strictes mesures d’une gouvernance mondiale dictatoriale(17). Ce
monument ne doit pas être vu comme un simple élément décoratif. Enfin,
il faut ajouter ce fait majeur qui est la destruction de la cellule familiale
classique, conséquence logique des principes de 1789. Théorie du genre
et mariage pour tous ne sont que les premières étapes pour dissoudre ce
qui constitue le socle même de la civilisation. Associée à cette volonté de
mélanger les populations, cette philosophie du « glocal » (combinaison du
local et global) consiste à installer partout des populations hétérogènes et
déracinées sur tous les continents. La finalité de cette utopie est de créer
un bloc humain planétaire indifférencié allant de pair avec la promotion du
transsexualisme stade suprême fusionnant le corps de l’homme et de la
femme.
Ce livre, Chroniques du mondialisme, recueil de nombreux articles,
poursuit l’objectif de commenter et d’expliquer les phénomènes en cours
qui se précipitent. En effet, il est tout à fait possible de comprendre, à
partir de nombreux textes officiels et en les agençant, que les événements
politiques, économiques, militaires et religieux constituent un tout
permettant la concrétisation du nouvel ordre mondial. Commençant par
un rapport détaillé traitant de la construction européenne liée à la
régionalisation et à l’aménagement du territoire dans le but de favoriser la
création d’un bloc euro-atlantique, ce document paru sur le site de
géopolitique « Diploweb » en novembre 2003 annonçait dans quelle voie
les blocs européen et américain s’engageaient. L’insulte suprême de la
« théorie du complot » balancée à l’époque par une multitude de
personnes à l’esprit déstructuré, empoisonné et subjugué par les sirènes

du système(18) montre à ces « fruits secs » ne s’appuyant pas sur
l’expérience de l’Histoire que la possession de documents dûment
répertoriés suffisaient à connaître et à cadrer les grandes lignes engageant
l’Europe et l’Amérique comme l’a officialisé le porte-parole du système,
le Président Obama, dix ans plus tard lors de son discours sur l’état de
l’Union, en février 2013. Par la suite, la présentation de 43 articles parus
sur le site « Boulevard Voltaire » passent en revue les points clés des
événements qui s’étalent d’octobre 2012 à décembre 2013. Reproduits
in extenso avec les notes de bas de page lors de leur parution, nous
avons ajouté parfois d’autres informations en note afin de compléter
l’article. Nous avons voulu présenter ces textes, avec les annexes qui les
accompagnent, pour les générations futures. En ce début d’année 2014,
les maux sont trop profonds pour être réglés d’une manière pacifique.
Nous croyons fermement au renouveau sur des bases saines raccordées
au Ciel. Pour ceux qui liront cet ouvrage, qu’ils sachent que le
témoignage apporté par l’auteur est celui d’un témoin honnête vivant une
sale époque. Que le lecteur de l’avenir jetant un regard sur les premières
années du XXIe siècle puisse comprendre les causes anciennes du mal qui
ont saisi l’humanité et le prix qu’elle aura à payer pour se relever… avant
l’assaut final.
Paris, le 31 janvier 2014

La régionalisation et l’aménagement
du territoire en Europe :
une révolution politique en faveur
d’un partenariat transatlantique ?

suite…

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