La Dictature à la Française – Un passeport pour vôtre liberté



Auteur : Le Moal Claude
Ouvrage : La Dictature à la Française Un passeport pour vôtre liberté
Année : 2007

Avant-Propos

Le sage n’affirme rien qu’il ne peut démontrer.
Pour beaucoup, le fait de donner comme titre à un livre : La
dictature à la française, pourrait paraître provocateur,
anachronique, excessif, subversif ou paradoxal, tant une habile et
insistante propagande a su distiller dans les esprits de nos
concitoyens, que la France terre des lumières des philosophes,
patrie des Droits de l’Homme, est naturellement le pays des
libertés individuelles.
Difficile pour qui se contente de recevoir ces idées et ces préjugés,
sans faire le moindre effort pour en vérifier la pertinence et la
validité, de croire que la réalité objective peut être si
diamétralement en opposition avec ce genre d’affirmation sans
fondement et de croyance aveugle. Nos gouvernants ne
s’empressent-ils pas de clamer péremptoirement à la face d’un
monde si crédule, que nous sommes les porteurs du flambeau de la
liberté qui répand ses lumières sur une humanité souffrante dans
ses ténèbres d’ignorance…
Alors, forcément, il y a comme une incongruité insolente d’oser
qualifier de dictature le régime, les régimes qui ont, et qui
gouvernent cette nation française. Pourtant, si l’on prend la peine
de faire abstraction des lieux communs, bourrages de crâne et
autres litotes surannées que nous recevons de toutes parts et de
tout temps, et qu’à notre tour nous véhiculons machinalement, de
façon routinière et somnambulique, il ne serait plus si évident que
cela, que nous soyons véritablement le pays des libertés

individuelles et encore moins celui où se pratique les Droits de
l’Homme.
Ceci n’est pas un préjugé, ni une affirmation péremptoire sans
fondement, mais une triste et implacable réalité que je vais
démontrer d’une façon indiscutable tant sur le plan de la stricte
morale juridique, – celle qui dans un État de droit est la valeur
commune -, que sur le plan historique et politique. La liberté et les
Droits de l’Homme ne sont pas une affaire de propagande et de foi
aveugle, mais de véritable Justice et de Foi éclairée par la raison la
plus objective, celle de l’épreuve. Mon but n’est pas d’essayer de
convaincre qui que ce soit d’une opinion qui serait la mienne, et
pour aussi cohérente qu’elle puisse paraître, elle n’en resterait pas
moins sujette à caution. La démonstration, que j’entends faire,
concernant la réalité de la dictature à la française, repose sur des
faits établis, vérifiables et juridiquement incontestables. Ce n’est
pas un point de vue émotionnel ou passionnel, mais un accablant
constat de flagrants délits.
Pour ceux qui auraient quelques difficultés intellectuelles à
admettre la chose comme possible (dictature à la française), qu’il
me soit permis de rappeler que la liberté ne s’exprime jamais dans
un suivisme, – comme je l’expliquerai un peu plus loin par un
extrait de mon livre : Le troisième OEil et l’infini -, mais est
d’abord un acte rebelle. La liberté de croire est une chose, mais la
liberté de ne pas croire en est la contrepartie sans laquelle cette
liberté de croyance ne peut avoir d’existence possible. Ce qui
donne une consistance supérieure à une croyance par rapport à une
autre, réside dans une mise à l’épreuve sur l’enclume des réalités.
En science une hypothèse peut être séduisante, élégante, porteuse
d’espérance, elle ne deviendra une réalité objective que si elle
réussit à subir les tests de l’application pratique dans son
environnement naturel.

Mon propos ne sera donc pas politique, philosophique,
théologique ou théorique, mais bel et bien pragmatique. Non
seulement je vais démontrer que nous sommes bien sous le joug
d’une implacable dictature, mais je vais en expliquer les tenants et
les aboutissants, ainsi que les moyens de pouvoir éventuellement y
porter remède.
Un petit rappel sommaire nous permettra de mieux fixer le décor
dans lequel la pièce va se jouer.
La Révolution de 1789, contrairement aux balivernes que la
propagande politiquement orientée véhicule, s’est achevée le soir
du 26 août 1789, lorsque le roi accepta la célèbre Déclaration des
Droits de l’Homme et du Citoyen. L’essence de cette Révolution
pacifique y est entièrement contenue. C’est d’ailleurs ce que
l’histoire et l’humanité en retiennent encore aujourd’hui. Après ce
26 août 1789, commence la réaction des forces négatives et
réactionnaires connues sous le vocable de : la terreur. Le fruit de
cette Révolution est celui des siècles des lumières, il renferme une
puissance redoutable celle qui constitue un poison violent contre
les forces totalitaires et despotiques. Difficile d’imaginer que ces
forces autocratiques et tyranniques, qui étaient au fait du pouvoir
depuis des siècles, qu’elles allaient accepter de boire ce poison
mortel de gaieté de coeur et avec l’allégresse qui portait si
généreusement l’ensemble des membres de la Constituante. Ces
forces réactionnaires cimentées par leurs privilèges, leurs
pouvoirs, leurs profits, leurs trafics si lucratifs et leur orgueil de
classe n’ont eu de cesse que de s’opposer à cette Révolution
lumineuse et inspirée par la Divine Providence, comme j’aurai
l’occasion de le souligner lors de prochains commentaires.
Seulement voilà, si les lois de causalité du Destin s’imposent dans
la sphère du vice, celles de la Divine Providence, par leurs vertus,
sont toujours supérieures aux lois du Destin et finissent

inéluctablement par s’imposer à tous, c’est juste une question de
temps, cet habile stratège. Comme j’ai coutume de le dire :
Une pensée juste en vertus est plus puissante que toutes les
armées du monde, voilà pourquoi elle est redoutée par toutes les
dictatures.
La Révolution française nous a légué cet héritage grandiose et
universel, celui qui délimite notre périmètre individuel de liberté
qu’aucun gouvernement, sauf à être parfaitement corrompu, n’a
jamais le droit de franchir sous peine de forfaiture. Nous en
sommes tous les héritiers, mais que vaut un héritage que le ou les
héritiers laissent tomber en désuétude par manque de pratique ou
d’utilisation ?… Il ne vaut plus rien et sombre dans l’ignorance,
l’oubli et le mépris… L’héritage est sublime et grandiose, mais
encore faut-il que les héritiers en soient conscients et qu’ils
sachent se montrer à la hauteur des richesses qu’ils reçoivent, ne
serait-ce que pour être au moins capables de le transmettre dans le
même état et avec la même valeur aux générations futures. La
gratitude de l’héritier se manifeste dans le respect et la
considération qu’il accorde à ce qu’il reçoit, et à ceux qui ont lutté
pour qu’il puisse profiter des richesses transmises sans autre effort
que celui qui consiste à savoir les recevoir.
Nous avons la chance d’avoir reçu dans nos berceaux, ce don de la
Divine Providence qui consiste à naître dans le pays ayant été la
matrice de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Cette lumineuse oeuvre de Justice – dont tant de peuples assoiffés
et asservis sont encore actuellement privés, et qui représente pour
eux la source salvatrice à laquelle ils désirent s’abreuver -, est en
vérité, comme je vais là encore le démontrer, la plus méconnue et
la plus méprisée par les membres du corps social qui en sont les
principaux bénéficiaires. Si, selon la tradition orientale, chaque
individu a un patrimoine karmique qui lui est propre et qu’il doit

assumer, il en est de même pour les Nations, et ce patrimoine
karmique national doit aussi être assumé par les membres du corps
social de cette Nation. Il n’y a pas de hasard ni de coïncidence,
sauf à croire que la Justice Divine n’existe pas, et que le chaos est
le maître de la création. Si nous naissons dans une région, sous un
certain climat, dans une culture avec ses traditions sociales,
politiques, philosophiques et religieuses, c’est que nous devons
confronter notre propre patrimoine karmique à ces paramètres
extérieurs, pour éprouver l’un et l’autre. Vivre dans le pays des
Droits de l’Homme sans être capables de faire l’effort de se
montrer dignes de cet héritage, et sans avoir la gratitude d’en
préserver les richesses, pour être en mesure, le moment venu, de
s’acquitter de cette dette en le transmettant intact à nos enfants,
c’est manifestement avoir gravement démérités de la Divine
Providence. Probable que cette ingratitude, dont l’ignorance ne
constitue en rien une circonstance atténuante, mais le contraire,
viendra s’inscrire dans le solde négatif du patrimoine karmique de
l’individu et de la Nation corrompue…
La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789,
sera donc le principal instrument de ma démonstration. Sa
puissance et sa richesse, dont j’espère révéler à vos yeux les
lumières subtiles, sont telles, que cette Déclaration subordonne
tous les actes législatifs, exécutifs et judiciaires de tous les
gouvernements. Il me suffira de mettre en évidence les violations
les plus flagrantes et les plus indiscutables, sans qu’il soit
nécessaire d’être exhaustif et pointilleux sur le détail, pour révéler
la réalité patente des impostures, des mensonges, des tromperies,
faussetés, mystifications, hypocrisies des gouvernements
corrompus qui sont à l’origine de cette dictature et de son maintien
au pouvoir.

Mais avant, revenons sur un aspect des choses que j’appelle : la
normalité ambiante, et dont hélas sont victimes beaucoup de nos
concitoyens.

Puisqu’il faut un début à tout…

suite…

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