Jean XXIII & Vatican II sous les feux de la Pentecote luciférienne



Auteurs : Demoiselles Lebaindre et Grandjean (José Michaël – Phazaël – Yaël de Sainte Marie – Georges Lacordelle)
Ouvrage : Jean XXIII & Vatican II sous les feux de la Pentecote luciférienne
Année : 1985

« Le plus terrible châtiment du péché en cette vie,
est lorsque Dieu permet que le pécheur tombe en beaucoup d’autres désordres,
en lui retirant les grâces spéciales que l’on appelle de préservation ».
Dupont, L. I, méd. 18, § II, 2°.

Écrit en janvier 1985, par les demoiselles Lebaindre et Grandjean1, ce texte, malheureusement, n’a circulé que
dans un milieu restreint. Depuis, la réflexion sur l’événement du Concile a beaucoup avancé et de nombreux documents
nous ont permis de mieux comprendre ce qui s’est passé. Monseigneur Tissier de Maillerais, dans son discours
fameux des ordinations du 27 juin 2002 à Ecône, a le mieux synthétisé l’affaire du Concile :
une secte gnostique a éclipsé l’Église, usurpant tout, pour imposer une nouvelle religion.
Oui, il s’est passé quelque chose de très très grave au début du Concile. Et comme ce document l’explique et le
prouve, Dieu a permis par une juste justice que tous soient aveuglés. Vatican II est un châtiment, châtiment des
péchés des clercs qui, depuis la mort de saint Pie X, ne croyaient plus au démon, ne savaient plus ses projets, ne
combattaient plus ses troupes, ne veillaient plus, laissaient l’erreur tout envahir, édulcoraient la vérité, dormant
paisiblement pendant que les ennemis investissaient la maison. La conséquence fut terrible : Dieu permit que TOUS
apostasient et une hiérarchie parallèle gnostique imposa son pouvoir avec insolence, violence, détruisant tout.
Ils étaient docteurs en Vérité, ils connaissaient la vérité, ils l’avaient enseignée, et pourtant !
Comment tombèrent-ils dans les pièges sataniques de la liberté religieuse, de l’oecuménisme, du ralliement au
monde, de la destruction des sacrements, des catéchismes, du droit canon, de l’inversion de la grille amis-ennemis,
etc. etc. ?
Allant contre la vérité connue, ils firent le péché irrémissible contre le Saint-Esprit et depuis, après avoir fait
le pire des blasphèmes contre le premier commandement, après avoir fait de nombreux péchés mortels contre la
Foi, ils ne sont plus en état de grâce, ils vivent en état de péché mortel, sans même la volonté et encore moins
quarante ans après, la possibilité d’en être absous. Abandonnés de Dieu qui leur a retiré les grâces spéciales de
préservation, ils sont comme des astres morts errants.
En relisant le vénérable Holzhauser, on voit que tout fut annoncé : les péchés méritant le châtiment, le châtiment
lui-même, et la sentence : « tu as le nom de vivant, mais tu es mort ».
Pour nous aujourd’hui ce texte est une leçon, car l’analyse du travail satanique des Illuminati, dont les résultats
sont palpables, indiscutables, nous permet de comprendre que le même plan ennemi recommence dans les milieux
de la Tradition.
Des hiérarchies parallèles, liées à des groupes lucifériens, des travaux occultes, un manque de surveillance et de
sanction contre les esprits faux, leur promotion à des postes clefs, attaquent la vérité connue, ruinent la Foi, détruisent
de l’intérieur les familles qui voudraient garder la Foi, et ont déjà engendré l’apostasie de beaucoup. Les
ralliés sont presque tous d’anciens fidèles de la Tradition.
Le dernier livre de l’abbé Célier2, l’Arsène Lupin de la tradition, qui sous le pseudonyme de Paul Sernine attaque
la vérité connue, est une moquerie de la gnose, pour mieux laisser les gnostiques faire leur travail de sape. La publication
de ce livre, sous l’oeil bienveillant de ses supérieurs, démontre à tous leur incompétence, leur léthargie, leur
manque de courage ; ne nous étonnons pas si demain un châtiment terrible arrive.
Professeur de philosophie au cours scandaleux connu par Le Dieu mortel, livre qui aurait mérité le pilon, il fit
pire depuis. Pendant dix ans comme directeur de la revue Fideliter et des éditions Clovis, il ne cita jamais les auteurs
antilibéraux, n’en diffusa aucun, et au contraire se lia à ceux qui les combattaient. Au lieu de former de vrais
chrétiens, de les armer pour la défense de leur Foi, il les déforme par des articles inutiles ou insignifiants. Avec
son ami de Tanouarn, de quel camp sont-il ? Pour qui travaillent-il ?
Nihil novi sub sole. On ne se moque pas de Dieu. Très sainte Vierge Marie, protégez-nous de ces menteurs, de
ces pervers, de ces hypocrites, de ces blasphémateurs, de ces mercenaires de Satan. Nous les craignons plus, eux
qui tuent les âmes, que ceux qui tuent les corps.
Louis-Hubert Remy, 30 novembre 2003,
en la fête de saint André, celui qui fut le premier à dire : « Nous avons trouvé le Messie » .

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1 Qui signent, José Michaël, ou Phazaël, ou Yaël de Sainte Marie, ou ici Georges Lacordelle. Lire, Le délire sacré, disponible.
Formées par le Père Catry, (qui aura pour pseudonymes, Michaël, Daniel Jacob ou J.M. Jourdan), leurs écrits mériteraient une
plus large diffusion, en particulier L’Eglise occultée. Nous ferons connaître au plus tôt, Satan dans l’Eglise.
2 La paille et le sycomore.

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« Dans un siècle – disaient les Actes de la Haute Vente des Carbonari (que Pie IX a fait publier) – les évêques et les
clercs penseront marcher derrière la bannière des clefs de Saint-Pierre alors qu’ILS SUIVRONT NOTRE ÉTENDARD ».
Infiltrations maçonniques dans l’Eglise, abbé E. BARBIER.
« Notre complot sera dévoilé, les nations se retourneront contre nous
…et notre domination sur eux ne sera jamais réalisée » Le luciférien PIKE.
« Un jour viendra où un pape inspiré du Saint-Esprit déclarera que toutes les excommunications sont levées,
que tous les anathèmes sont rétractés, que tous les chrétiens sont unis à l’Eglise,
que les Juifs et les Musulmans sont bénis et appelés par elle ;
que tout en conservant l’unité et l’inviolabilité de son dogme, elle permet à tous les cultes de s’en
rapprocher par degré en embrassant tous les hommes dans la communion de son amour et de ses prières…
Il faut, en répandant l’esprit de charité universelle, préparer l’avènement de ce grand jubilé… »
Eliphas Lévi (ex-abbé Constant), Cours de philosophie occulte, le 21 Janvier 1862.

UN TEXTE IMPORTANT DE SAINT JEAN DE LA CROIX

Au début de cet ouvrage, il est bon de rappeler ce texte si important de saint Jean de La Croix, qui doit nous guider
dans notre lutte contre l’illuminisme envahissant.

« TOUT D’ABORD, LA PERFECTION DE LA FOI QUI DOIT REGIR L’AME EST AMOINDRIE, ET C’EST DEROGER GRANDEMENT A SES LOIS
QUE D’ADHERER AUX MANIFESTATIONS EXTRAORDINAIRES QUI SE PRODUISENT PANS LES SENS ; COMME NOUS L’AVONS DIT, LA FOI
EST AU-DESSUS DE TOUS LES SENS. VOILA POURQUOI L’AME QUI NE FERME PAS LES YEUX A TOUT CE QUI LUI VIENT PAR LES SENS
S’ELOIGNE DU MOYEN QUI LA CONDUISAIT A L’UNION DIVINE.
…CES COMMUNICATIONS SONT UN OBSTACLE POUR L’ESPRIT SI ON NE LES REJETTE PAS , CAR L’AME S’Y ARRETE ET L’ESPRIT NE
PREND PAS SON ESSOR VERS L’INVISIBLE.
L’AME APPORTE PEU A PEU UN SENTIMENT DE PROPRIETE A CES COMMUNICATIONS ; ELLE NE MARCHE PAS DANS LA VOIE DU RENONCEMENT
ET DU DENUEMENT SPIRITUEL.
…L’AME PERD INSENSIBLEMENT L’EFFET SPIRITUEL QUE CES COMMUNICATIONS CAUSENT DANS SON INTERIEUR ; ELLE S’ATTACHE
A CE QU’ELLES ONT DE SENSIBLE, A CE QU’IL Y A DE MOINS IMPORTANT…
QUAND L’AME RECHERCHE CES COMMUNICATIONS, ELLE OUVRE LA PORTE AU DEMON, QUI LA TROMPERA DANS DES COMMUNICATIONS
SEMBLABLES QU’IL SAIT TRES BIEN SIMULER ET TRAVESTIR ET FAIRE PARAITRE COMME VENANT DE DIEU. CAR, IL PEUT,
NOUS LE DIT L’APOTRE, SE TRANSFIGURER EN ANGE DE LUMIERE. (II COR. XI, 14).
IL CONVIENT DONC A L’AME DE LES REPOUSSER LES YEUX FERMES, SANS EXAMINER D’OU ELLES PROVIENNENT. SANS CELA ELLE
SE PRETERA SI BIEN A CELLES DU DEMON ET LUI DONNERA A LUI-MEME TANT DE PRISE QUE, LOIN DE RECEVOIR CELLES DE DIEU,
ELLE RECEVRAIT CELLES DU DEMON, ET CELLES-CI DEVIENDRAIENT SI NOMBREUSES QUE CELLES DE DIEU VENANT A CESSER, TOUT
CE QUI SE PASSERAIT ALORS NE SERAIT QUE L’OEUVRE DU DEMON, SANS QUE DIEU Y FUT POUR RIEN. C’EST CE QUI EST ARRIVE A
BEAUCOUP D’AMES IMPRUDENTES ET IGNORANTES. ELLES SE COMPORTAIENT AVEC TANT DE SECURITE AU MILIEU DE CES MANIFESTATIONS,
QU’IL A ETE TRES DIFFICILE DE RAMENER UN GRAND NOMBRE D’ELLES A CHERCHER DIEU DANS LA PURETE DE LA FOI.
BEAUCOUP D’ENTRE ELLES N’ONT MEME PU ETRE RAMENEES DANS LA BONNE VOIE, CAR LES ILLUSIONS DU DEMON AVAIENT PRODUIT
EN ELLES DE PROFONDES RACINES.
IL EST DONC SAGE DE FERMER LA PORTE A TOUTES CES MANIFESTATIONS ET DE LES REJETER TOUTES… QUAND L’AME LES REJETTE
ET Y EST OPPOSEE LE DEMON, VOYANT QU’IL NE PEUT PLUS LUI NUIRE, CESSE PEU A PEU SON ACTION.
AUSSI LE DEMON EST-IL TRES SATISFAIT QUAND IL RENCONTRE UNE AME QUI DESIRE DES REVELATIONS OU S’Y PORTE. IL A
ALORS UNE OCCASION FACILE DE LUI SUGGERER SES ERREURS ET DE LA RETOURNER DE LA FOI AUTANT QU’IL LE POURRA. CAR,
AINSI QUE JE L’AI DIT, CETTE AME QUI DESIRE LES REVELATIONS SE MET DANS UNE DISPOSITION TRES CONTRAIRE A LA FOI ET S’ATTIRE
BEAUCOUP DE TENTATIONS ET DE DANGERS ».

LA MONTÉE DU CARMEL, livre Il, ch. 10.

LA REALISATION DES DESSEINS DE LUCIFER PAR LE MOYEN D’UN PAPE ET D’UN CONCILE
Les desseins de Lucifer ne visent rien moins que l’entière possession du monde. Et cette possession vise en tout
premier lieu l’Eglise Catholique Romaine, la grande Ennemie, la seule Ennemie. Tout le reste du monde en effet, tombe
comme un fruit trop mûr, lorsque l’Eglise n’est plus la Lumière des Nations, la Gardienne de la Vérité, la Source de la
Charité, lorsque l’Eglise n’est plus celle qui apporte à la terre l’Espérance !
Il ne faut donc pas s’étonner que l’Épouse du Christ soit l’objet d’un complot ourdi par les suppôts de Satan, les religieux
de Lucifer, autrement dit, ceux qui peuplent les Sociétés secrètes, les Congrégations initiatiques, tous ceux qui se
rangent sous l’appellation générale de Contre-Eglise. Écoutons parler un franc-maçon :
« Le 15 janvier 1881, Le Journal de Genève publiait une conversation de son correspondant à Paris avec l’un des
chefs de la majorité franc-maçonne qui dominait alors comme aujourd’hui la Chambre des Députés. Il disait : « Au fond
de tout cela, il y a une inspiration dominante, un plan arrêté et méthodique, qui se déroule avec plus ou moins d’ordre,
de retard, mais avec une logique invincible. Ce que nous faisons, c’est le siège en règle du catholicisme romain
…nous voulons le faire capituler ou le briser. Nous savons où sont ses forces vives, et c’est là que nous voulons l’atteindre ».
(Cité par Mgr Delassus dans La conjuration antichrétienne).

Bien des textes de ce genre seraient à citer. Il ne fait pas de doute que l’Eglise, comme son Époux Divin, est appelée
à être crucifiée, et crucifiée par les héritiers de ceux à qui Notre-Seigneur a dit : « Vous avez pour père le diable ».
Mais pour que la conjuration Franc-maçonnique pût aboutir (dans la mesure permise par DIEU, et grande est cette
mesure), il fallait nécessairement provoquer un « événement-choc » en vue de tout remettre en question. On a entendu
prononcer la formule fameuse : « Eglise, que dis-tu de toi-même ? ».
Psychologiquement, le moyen de « l’événement-choc » est très fort, si fort même qu’il peut entraîner une véritable subversion
(= ce qui était au-dessus passe au-dessous et réciproquement). Il suffit par la suite de créer les conditions favorables
pour que le virus inoculé (celui de la gnose judéo-maçonnique) parvienne à se développer : matraquage et recyclage
réussissent à merveille ! Il ne reste plus alors qu’à engendrer la plus extrême confusion pour dérouter les esprits
sourcilleux, et enfin constituer une hiérarchie parallèle entraînant la victoire définitive : c’est ce à quoi nous assistons ! …
L’événement-choc rêvé depuis longtemps par la Contre-Eglise a été le Concile Vatican II. Il est aisé de se rendre
compte que le projet de ce Concile a hanté les esprits des ennemis de l’Eglise du Christ :
« Je crois, dit le prêtre luciférien Roca, que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les
préceptes de l’Eglise romaine, subira prochainement dans un Concile oecuménique, une transformation (comprenons :
une démolition), qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité (comprenons le dépouillement de ce qui fait la beauté,
la majesté du culte rendu à DIEU au sein de l’Église) de l’âge d’or apostolique, le mettra en harmonie avec l’état nouveau
de la conscience et de la civilisation moderne (comprenons la mise en harmonie avec la conscience et la civilisation
de la Contre-Eglise). (L’abbé Gabriel, cité par Virion, Mystère d’iniquité, p. 33)
Et encore, de ce même personnage :
« Il en ressortira (du Concile oecuménique) une chose qui fera la stupéfaction du monde et qui jettera ce monde à
genoux devant son rédempteur (il s’agit du nouveau rédempteur, celui de l’Enfer). Cette chose sera la démonstration
de l’accord parfait entre l’idéalité de la civilisation moderne et l’idéalité du Christ et de Son Évangile (comprenons :
l’accord parfait entre la Contre-Eglise et l’Eglise catholique romaine).
« Ce sera la consécration du Nouvel Ordre Social (comprenons : l’ordre nouveau du monde nouveau de la Contre-
Eglise) et le baptême solennel de la civilisation moderne (comprenons le baptême donné par l’Église à la civilisation
diabolique de la Franc-maçonnerie) ».
En 1910, le Rose-Croix (adepte de la Société secrète rosicrucienne qui revêt des apparences catholiques) Rudolph
Steiner, fondateur de la Société anthroposophique, écrivait de façon claire et nette :
« Nous avons besoin d’un Concile et d’un Pape qui le convoque ».
Retenons bien l’expression « Nous avons besoin… » Elle nous montre clairement, que pour investir l’Eglise de manière
à la conduire au Golgotha, les hordes sataniques voulaient un certain Concile et un certain Pape inconscient du danger,
pour le convoquer.
Les ondes sataniques, une fois mises en route, ont couru à travers le Milieu catholique. Quelques personnages les ont
captées, et ainsi ont pu transmettre au Cardinal Roncalli le « divin message » relatif au futur « Pape’ »qu’il devait être et au
futur Concile qu’il devait convoquer. A son tour, ledit Cardinal – devenu ‘Pape’1 en effet – a lui-même capté les ondes relatives
au Concile. Et les Pères Conciliaires accourus à son appel, ont capté toutes sortes d’inspirations qui venaient de
l’En-Bas et qu’ils ont cru venir de l’En-Haut. Il en est résulté pour l’Eglise la plus vaste « auto-démolition » (Paul VI) de
toute son histoire bimillénaire, agrémentée d’une invasion d’illuminismes interprétés comme une ‘‘nouvelle Pentecôte »,
et pour les occultes une joie dont ils n’ont pu contenir l’explosion !….

I – L’ILLUMINISME DE JEAN XXIII
Comme cela lui avait été prédit le Cardinal Roncalli a été élu ‘Pape’ sous le nom de Jean XXIII, le 28 octobre 1958, et
il a convoqué le Concile Vatican Il le 25 janvier 1959.
On a dit et répété que Jean XXIII a été un « Pape de transition ». L’expression est d’une certaine manière exacte, car
elle indique le début de la « mutation » du catholicisme traditionnel en catholicisme protestantisé, en catholicisme judéomaçonnisé.
Sous un aspect de bonhomie souriante, d’un optimisme rebelle aux « prophètes de malheur »‘, d’un pacifisme
à toute épreuve, d’une inaltérable sérénité … le nouveau ‘Pape’ a engendré une véritable révolution « en tiare et en
chape » selon le voeu de Nubius, chef de la Haute-Vente.
Cette révolution dûe à un véritable obscurcissement de l’esprit, peut s’expliquer tout au moins en partie, par ce
que nous appellerons « l’illuminisme de Jean XXIII ». De cet illuminisme, nous avons un exemple frappant dans la manière
dont « le bon Pape Jean » a reçu la révélation de la Convocation du Concile. Écoutons-le :
 » …obéissant à une voix intérieure que Nous considérons comme venue d’une impulsion supérieure (?), nous
avons jugé le moment opportun pour offrir à l’Eglise catholique et à toute la famille humaine un Nouveau Concile
OEcuménique… » (Bulle Humanæ Salutis)
Nous lisons dans le premier volume des Actes de Jean XXIII pour le deuxième Concile du Vatican :

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1 ‘Pape’ signifie que ce ‘pape’ est de la lignée des JEAN : Jean XXIII ; Montini Jean-Baptiste : Paul VI ; Jean-Paul I ; Jean-Paul Il.

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« La genèse d’une décision d’une telle portée (celle de la convocation du Concile) n’est pas sans mystère (?). On
pourrait penser qu’elle a été le fruit d’un long labeur. Bien au contraire, nous dit le Saint-Père lui-même, elle n’a pas
nécessité une réflexion prolongée, elle a été une « fleur spontanée d’un imprévu printemps » (p.45).
Plus tard lui-même précisera les circonstances dans lesquelles l’idée lui est venue, née « comme une humble fleur cachée
dans les prés » … En se préparant pour célébrer la cérémonie du 25 Janvier 1959, dans la basilique Saint-Paul, Sa
Sainteté eut, « avec une violente intensité l’inspiration de convoquer la famille catholique… » (p. 85).
Le 24 Janvier 1960, ouvrant le Synode Romain, à Saint-Jean de Latran le Souverain Pontife voulut faire connaître ouvertement
ce que jusque-là, il n’avait confié qu’à quelques-uns, comme s’il s’agissait d’un secret religieux :
« Tandis que nous étions plongés dans notre humble prière, nous avons ressenti, au tréfonds de notre âme simple,
une sollicitation divine (?) en vue de l’ouverture d’un Concile oecuménique » (p. 69).
Le motu proprio du 5 Juin 1960 scellera, par l’accent solennel de ses premiers mots, la candide ouverture de « l’âme
simple » : « … nous avons retenu une inspiration du Très-Haut » (p. 93)
Nous lisons encore dans l’Osservatore Romano (édition française) du 23 Octobre 1959 sous le titre Les Laïcs et le
Concile OEcuménique, ces mots de Jean XXIII :
« Nous écoutâmes une inspiration dont Nous sentîmes la spontanéité, dans l’humilité de Notre âme, comme un
choc imprévu et inattendu… »
Enfin dans le même journal à la date du 10 Juin 1960, Jean XXIII revient à sa fleur de printemps :
« Nous avons considéré comme un inspiration du Très-Haut (?) la pensée qui dés le début de Notre Pontificat s’est
présentée à notre esprit comme une fleur d’un printemps inattendu, celle de convoquer un Concile oecuménique… »
Il s’agit donc bien en ce qui concerne la convocation du Concile Vatican II, d’une intuition toute immédiate, toute
spontanée, d’une « impression » pour ainsi dire ineffaçable, d’une lumière exaltante. Mais la véritable question est de savoir
l’origine d’une telle inspiration.
Jean XXIII, lui, n’a aucun doute (en cela il ne suit pas saint Jean de la Croix !), et c’est là justement que se situe son illuminisme
: il parle d’une « sollicitation divine », d’une « inspiration du Très-Haut ». Et pourtant le doute apparaît lorsque l’on
considère l’ensemble de son Pontificat, car un grand nombre de mesures prises par lui, rejoint les projets des puissances
occultes qui à leur manière « gouvernent » l’Église du Christ.

II – CONSÉQUENCES DE L’OBSCURCISSEMENT DE L’ESPRIT DE JEAN XXIII

suite…

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