L’APICULTURE POUR TOUS


  Emile Warré

Auteur : Abbé Warré

Ouvrage : L’APICULTURE POUR TOUS

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Emile Warré fut abbé pendant la première moitié du XXième siècle dans le nord de la France. Il fut curé, entre autre, de Martainneville (au sud d’Abbeville) dans la Somme, puis, plus tard, à Saint Symphorien dans l’Indre et Loire. 

Emile Warré s’engagea dans l’apiculture en suivant les pas de son père. Mais il ne se contentât pas de juste faire du miel. Il fit aussi énormément d’expérimentations sur plusieurs centaines de ruches. On peut le considérer (avec le frère Adam) comme le dernier ‘grand’ apiculteur. Ses recherches, qui prirent fin en 1951, bénéficièrent des travaux de ses illustres prédécesseurs tel que le révérant L. Langsthroth (1810 – 1895) , C. Dadant (1917 – 1902), G. de Layens (1834 – 1897), l’abbé Voirnot (1844 – 1900).

Dans les 12 éditions successives de son livre « L’apiculture pour tous » Warre nous présente son observation d’essaims à l’état sauvage (C’est-à-dire sur des rayons bâtis hors de toute ruche et où l’homme n’intervient pas) et son expérience acquise en utilisant (pendant des dizaines d’années) presque tous les types de ruches connues. En effet, E. Warre possédait plus de 300 ruches. Chaque type de ruches y était présent en une douzaine d’exemplaires. Il put ainsi voir les points forts et les points faibles de chaque modèle.

Les observations d’essaim naturel tiennent en 4 points :

  • Dans la nature les abeilles construisent toujours les rayons en descendant (du haut vers le bas).
  • Au fur et à mesure que les rayons sont étendus vers le bas le haut est réservé au miel.
  • Il y a rarement plus de 8 rayons.
  • Quand les abeilles se regroupent pour passer l’hiver, l’essaim ne dépasse pas 30 cm de diamètre.

Son expérience peut se résumer à :

  • Les ruches de type Dadant sont trop grandes, lourdes, difficiles à climatiser par les abeilles. Les rayons sont trop longs (surtout pour l’hiver). Il faut un gros essaim de départ (3 à 4kg). Elles nécessitent beaucoup de réserves en hivers (18 à 20 kg).
  • L’utilisation de cadres avec des feuilles de cire gauffrée est couteuse et complexe. Les manipulations des cadres et les ouvertures de la ruche sont sources de stress et de maladies pour les abeilles.
  • La cire gaufrée utilisée comme fondation des rayons est une fausse économie.

C’est sur ces bases que l’abbé Emile Warré a conçu sa ruche populaire, dans un premier temps avec cadre, puis ensuite sans cadre. Tout au long de ce site nous montrons, avec des arguments modernes, pourquoi nous pensons qu’aujourd’hui encore, cette façon de voir l’apiculture nous semble la plus saine pour les abeilles, le miel et l’apiculteur.

On trouve de nombreux hommes d’église dans l’histoire de l’apiculture :

  • L’abbé J.L. Christ (1739-1813)
  • Le révérant Lorenzo Lorraine Langstroth (1810 – 1895)
  • Le pasteur Johannes Dzierzon (1811-1906)
  • L’abbé Jean-Baptiste Voirnot (1844 – 1900)
  • Les abbés Sagot et Delépine qui publièrent ensemble en 1891 et 1900 le livre « Les Abeilles, Leur Histoire, Leur Culture ».
  • L’abbé Collin et son « Guide du Propriétaire des Abeilles »
  • L’abbé Warre (18xx 1951)
  • Le Frère Adam Kehrle (1898 – 1996)

A noter que Charles Dadant (1817 – 1902), qui connu très bien le révérant L. L. Langstroth, était plutôt un anticlérical !…

Pour l’anecdote : Il existe en Belgique (région Wallonne), prés de Durbuy, un village nommé Warre, dont l’ histoire de la chapelle mérite le détour. Mais il n’y à (à ma connaissance) aucun lien avec l’abbé Emile Warre. Pour les généalogistes il faut noter que sur les cartes de 1775 le village est désigné par le nom de « War » alors que les cartes de 1840 on trouve le nom « Warre ».