Déterminisme et responsabilité


 
Auteur : Hamon Augustin Frédéric Adolphe
Ouvrage : Déterminisme et responsabilité
Année : 1898

PRÉFACE
Depuis environ trente ans, grâce à l’impulsion
d’un grand remueur d’idées, Lombroso, une science
nouvelle est née et s’est considérablement développée.
Peu à peu, l’anthropologie criminelle a vu
augmenter le nombre de ses adhérents. Toute une
littérature s’est progressivement réalisée. Plus que
d’autres, les savants italiens y participèrent, car
c’est en Italie que cette science naquit. Sous l’instigation
du maître Lombroso, une pléiade de
médecins et quelques juristes s’adonnèrent à ces
études.
Des recherches multiples furent entreprises dans
les diverses branches de l’étude des criminels. Le
nom d’anthropologie criminelle subsista, quoique
la chose s’étendît bien au-delà de l’anthropologie,
car la psychologie, la sociologie criminelles firent
bientôt partie de ces études.
En somme, la criminologie, c’est-à-dire l’étude
du crime et du criminel, était entreprise avec la
méthode positive. Par ce fait elle entrait dans l’orbe

des études scientifiques. En Italie d’abord, puis en
France, en Allemagne, en Russie, en Belgique,
aux Etats-Unis et enfin en Grande-Bretagne, surgirent
des savants qui s’adonnèrent à cette science.
Une des causes, et non des moindres, du développement
rapide de la criminologie scientifique
fut l’audace des conclusions aventurées de Lombroso
et de ses disciples directs. Elles froissaient
toutes les idées préconçues. Par suite, elles attirèrent
l’attention. Bien que fausses très fréquemment,
ou que parfois prématurées, ces conclusions
bruyantes auront eu l’insigne mérite de promouvoir
les études scientifiques sur les criminels. Ce
sera le perpétuel honneur de Lombroso d’avoir ainsi
donné une puissante impulsion à des études
tombées dans l’oubli. Dans ce siècle, en effet,
quelques savants avaient soutenu certaines des
mômes idées que défendit plus tard le professeur
de Turin. Il a tiré de l’oubli ces études. Il a suscité
de si nombreuses recherches dans cette partie
de la science si peu existante avant lui qu’on peut
dire qu’il l’a créée. Il me plaît d’autant mieux de
reconnaître cette grande importance de l’enseignement
de Lombroso que j’estime, avec beaucoup
d’autres criminologistes, que maintes de ses déductions
sont ou fausses ou exagérées. Je pense qu’il
manque souvent des fois d’esprit critique. Au cours

du traité complet de criminologie que je prépare,
et dont ce volume est une sorte d’introduction, je
crois qu’il m’arrivera assez fréquemment de le
montrer. Qui a lu ses oeuvres a aussitôt perçu
combien la masse de faits apportés est insuffisamment
élaborée, digérée. Le plus souvent les faits
signalés ne sont pas vérifiés. Et trop souvent, il est
arrivé qu’on a prouvé leur non-existence ou leur
inexactitude. Les disciples de Lombroso, les orthodoxes
principalement, ont présenté ces défauts,
mais à un bien moindre degré.
Rapidement l’étudiant en sciences criminologiques
s’aperçoit que la base manque à la criminologie,
j’entends une base qui permette son
étude comparative dans le temps et dans l’espace.
Il voit qu’il n’y a pas de définition du crime ou
plutôt qu’il y en a foule, éminemment diverses
entre elles. Les criminologues ne s’entendent pas
sur la définition du crime, c’est-à-dire de la matière
qu’ils étudient, dont ils traitent. Déjà en 1892,
nous remarquions que, de cette divergence de terminologie
dérivaient souvent des divergences de
conception, sur les criminels. Et nous écrivions
alors 1 ce que nous maintenons encore aujourd’hui.


1 Crime et Criminalité, article dans l’Almanach de la Question
sociale pour 1893. — Paris, 1892, in-8″.


« La différence qui existe entre le crime considéré
scientifiquement et le crime considéré juridiquement
a encore une autre influence, qui,
souvent, vient fausser les systèmes élevés par
les savants superficiels. En effet, presque tous
les criminalistes, pour établir leurs théories, se
basent sur des statistiques que les diverses administrations
pénitentiaires ou judiciaires ont établies.
Or, nécessairement, ces statistiques ne comprennent
que les criminels juridiquement criminels
et point du tout les auteurs de l’acte antisocial^
que la loi ne reconnaît pas. Même le sociologue
qui, avec soin, analyse les phénomènes sociaux
peut, sans craindre d’être démenti — car les
preuves abondent— affirmer que nombre de juridiquement
criminels n’entrent point dans ces statistiques
par la raison simple qu’ils ne sont pas
inquiétés et sont souvent très honorés. Le crime
occulte dépasse de beaucoup le crime poursuivi et,
à ma connaissance, sauf M. Corre, aucun criminaliste
n’a signalé cette vérité éclatante 2. De là
résulte que les statistiques n’ont qu’une valeur
très relative et que les savantes déductions que


1 A ce moment, je considérais avec le Dr Corre le crime comme
un acte antisocial. Je synonymisais les deux expressions.
2 Depuis cette époque, MM. Manouvrier, Debierre, ont signalé
ce fait.


l’on en tire n’offrent, elles-mêmes, qu’une très
grande relativité. Les criminalistes actuels en général
considèrent l’acte antisocial comme exceptionnel,
alors qu’en réalité il est la règle ; et il ne peut
pas en être autrement, car toute notre organisation
sociale incite à le commettre. L’honnête homme,
a dit M. le professeur Paul Albrecht, en s’appuyant
sur des considérations anthropologiques, est une
anomalie. C’est le criminel qui est un normal…
Le moindre observateur des phénomènes sociaux
constatera aisément que l’acte antisocial est bien
plus fréquent que l’acte social, que, par conséquent,
l’homme antisocial est bien la règle, et
l’homme social l’exception. En se basant sur des
considérations sociologiques, on peut dire : le criminel
est le normal, et l’honnête homme une anomalie.
Je défie qu’on puisse réfuter cette assertion
si, par criminel, on entend auteur d’une nuisance
à la collectivité ou à l’individu.
« Evidemment tous les actes antisociaux n’ont
pas la même valeur, ne sont pas identiques. Ils
varient autant qu’ils ont d’auteurs, et c’est cette
variabilité qui fait errer les criminalistes. En effet
ils n’étudient que certaines manifestations de
l’acte antisocial, celles qui, dans notre état de civilisation,
révoltent le plus les sentiments de la
moyenne humaine. Ils oublient d’étudier les

autres manifestations du crime, manifestations
plus graves que les précédentes, mais ne paraissant
pas telles, parce que notre habitude à les voir
perpétrer nous empêche de concevoir combien
elles sont nuisibles. Chacun peut s’en convaincre
en parcourant les journaux, les revues de toutes
natures, en lisant les oeuvres des sociologues de
toutes les opinions. De là résulte que la généralité
des criminalistes étudient ce que je puis qualifier
de crime exceptionnel. Les crimes monstrueux
les intéressent, et ils en examinent les auteurs,
déduisant de cette étude des considérations anthropologiques
ou sociologiques qu’ils veulent
appliquer à la généralité des criminels. C’est ainsi
que Lombroso a établi son type d’homme criminel
en se basant sur les quelques dizaines, centaines
ou môme milliers d’individus juridiquement criminels
qu’il a observés, mensurés dans les prisons.
Comme terme de comparaison, il observait, mensurait
des individus dits honnêtes K Or qui
prouve que ces individus juridiquement honnêtes
n’étaient pas des antisociaux au premier chef?
Evidemment rien. Or, comme l’observation des
phénomènes sociaux montre la fréquence des actes


1 Une série de ceux-ci est constituée par les soldats morts à,
Solférino ! Lombroso a considéré ces sujets comme normaux,
honnêtes. La mensuration de leurs crânes lui a servi de point de
comparaison !!


antisociaux cl, par suite, le grand nombre de leurs
auteurs, on peut établir, sans erreur probable,
qu’une bonne partie des honnêtes gens examines
par Lombroso ou ses élèves, comme termes de
comparaison, ne peuvent pas en servir, parce qu’ils
sont eux-mêmes antisociaux. La population des
prisons et des bagnes, pour un analyste profond de
la société, ne paraît pas plus antisociale que ne
l’est une bonne partie de la population libre. Un
aliéniste criminaliste, M. Marandon de Montyel,
n’a-t-il pas écrit : « Chacun de nous porte en son
cerveau un criminel qui sommeille et dont le réveil
dépend en partie de sa léthargie, en partie du
degré de l’excitant, de sorte que le délinquant de
demain, selon les circonstances, sera peut-être
vous, peut-être moi ^. » M. Marandon donne au
terme criminel la signification qui, plus exactement,
s’applique au monstre du crime. Combien
alors cette pensée est plus vraie, si le mot criminel
signifie auteur d’acte antisocial. On peut même
dire dans ce cas que le criminel ne sommeille pas
dans le cerveau, mais qu’il y est fort bien réveillé.
« Il résulte de cet aperçu que les conclusions
anthropologiques ou sociales que les criminalistes
tirent de leurs études des statistiques judiciaires


1 Archives d’anthropologie criminelle, 1892.


et pénitentiaires, des mensurations de la population
des prisons, sont de suite frappées d’impuissance.
Elles reposent sur des exceptions et non
sur la généralité des auteurs d’actes antisociaux.
Je ne veux pas dire, d’ailleurs, que toutes ces
conclusions soient fausses ; elles peuvent contenir
une partie de vérité, surtout en ce qui concerne
l’étude des facteurs : milieu social, milieu
cosmique. En effet le criminel légal peut dans ce
cas être justement considéré comme un spécimen
d’antisocial, sur lequel agissent les milieux social
et cosmique dans les mômes conditions que sur
la généralité des antisociaux occultes. Par contre,
en ce qui concerne le facteur individuel, les conclusions
déduites par les criminalistes sont viciées
faute de terme de comparaison sûre ; de là résulte
qu’on ne peut généraliser et établir un type criminel
; tout au plus peut-on établir des types criminels.
« De l’avis de tous les criminalistes contemporains,
le crime reconnaît comme causes génitrices
trois facteurs : milieu individuel, milieu social,
milieu cosmique. Par milieu individuel ils entendent
la conformation crâniale, cérébrale; le
tempérament, la conformation du corps, en un
mot la manière d’être de l’organisme physique
tout entier. Par milieu social ils entendent l’éducation,

l’instruction, les moeurs et coutumes de la
collectivité ambiante, les conditions de la vie économique,
intellectuelle, morale. Par milieu cosmique
ils entendent la température, l’état hygrométrique,
électrique, de l’atmosphère physique du
sol où vit l’auteur de l’acte antisocial. »
Le crime est généré sous l’influence de ces trois
facteurs. Le libre arbitre des métaphysiciens est,
par conséquent, nié par les criminologues. Logiquement
s’en déduit l’irresponsabilité des criminels.
Cependant nombre de criminalistes concluent
encore à la responsabilité pénale mitigée, sinon
entière, des délinquants. Je ne parle pas de la responsabilité
civile, car il est certain que notre sentiment
de justice serait profondément froissé si
un individu, auteur d’un préjudice à un autre
individu ou à la collectivité, et capable de le réparer^
ne le réparait pas.
Cet illogisme des criminalistes provient de la
crainte qu’ils éprouvent pour la société si l’irresponsabilité
de tous les criminels était prônée. La
téléologie sociale altère leur caractère de scientistes.
La suppression de la pénalité entraînerait, à leur
avis, une surproduction de crimes. Cela les épouvante,
et alors l’homme de science s’efface devant
le citoyen, le bourgeois, le privilégié social. Ce
n’est pas la faute du criminel, a dit substantiellement

M. Dubuisson, s’il est mal né et s’il a été
élevé pour le crime, mais on doit le punir, le châtier,
parce qu’il faut satisfaire la société, parce que
la répression est légitime !
Par ce rapide aperçu sur la criminologie, on voit
combien son enseignement scientifique présente
de failles. Nous ne parlons point des cours émanant
des criminalistes classiques, qui n’ont pour
ainsi dire rien de commun avec la science. Nous
entendons parler de la criminologie enseignée par
l’école positive italienne et ses émules plus ou
moins différenciés. Des nombreux traités écrits
par les Lombroso, les Ferri, les Colajanni, les
Gorre, les Havelock Ellis, les Debierre, les Garofalo,
les Tarde, des centaines d’études spéciales
faites par une pléiade de scientistes en Italie, en
France, en Allemagne, en Russie, en Espagne, en
Grande-Bretagne, il ressort l’existence de beaucoup
de lacunes. Une seule sorte de criminels,
ceux selon la loi, est examinée. Les criminologues
ont emboîté le pas à la police, selon l’expression
de M. Manonvrier, et il faut avouer que c’est un
procédé un peu primitif pour faire de la psychologie
et de la criminologie ! Le crime occulte, c’est à-
dire celui qui échappe à la répression légale soit
parce qu’il est licite, soit parce que son auteur est
au-dessus de la loi, le crime occulte, dis-je, est de

beaucoup le plus nombreux. Son étude vient modifier
quasi complètement la criminologie scientifique,
surtout en ce qui concerne le facteur individuel.
Relativement à la responsabilité, à la pénologie,
parmi les adeptes ou les émules de l’école lombrosienne,
aucun n’a été logiquement jusqu’au
bout de la doctrine ; tandis que certains maintenaient
encore la responsabilité, tout en rejetant
le libre arbitre, d’autres gardaient la terminologie
sans lui conserver son sens, et ils n’osaient l’affirmer.
Et cela les induisait en multiples erreurs.
Au lieu de parler de réactivité sociale, de traitement
et de thérapeutique du crime, ils s’en
tenaient toujours aux peines, aux châtiments, à
la répression empirique. Et cela perpétuait les
idées fausses.
La vue de ces diverses lacunes de la criminologie
scientifique a fait naître en nous l’idée de
les combler. Il nous a paru qu’un traité logique
de criminologie serait bien accepté du public que
ces questions intéressent. Pour le rédiger, il
importait d’être assez objectif, assez dépourvu
de préjugés pour étudier la criminologie et conclure
avec autant d’indifférence et de froideur
que si l’on étudiait l’histologie, la bactériologie.
Il fallait de plus ou que l’on fût dans une situation

indépendante ou que l’on eût un caractère
très indépendant pour que, en dépit des inconvénients,
on exprimât librement la vérité scientifique
sans souci de choquer l’opinion, sans finalité
sociale préconçue.
Nous croyons qu’un fonctionnaire de quelque
ordre que ce soit, par exemple un professeur soit
d’une faculté de médecine, soit d’une faculté de
droit, ne remplit point les conditions nécessaires
pour écrire ce traité complet de criminologie. Il
serait dans l’obligation de laisser dans l’ombre
toute une série de criminels, et non des moins
intéressants, par exemple dans les criminalités
politique et professionnelle.
Bien que fort pauvre, il nous a paru que nous
possédions l’indépendance requise. En même
temps il nous a semblé que nous étions suffisamment
dépourvu de préjugés, que nous avons
l’esprit assez objectif — les critiques de nos précédents
travaux en témoignent — pour entreprendre
l’étude du crime et des criminels en faisant
table rase des idées préconçues, des opinions
régnantes. Encore que nous pensions ainsi, nous
hésitâmes longtemps. L’oeuvre nous apparaissait
trop grande, trop lourde pour nous. Nous nous
jugions trop faible pour l’entreprendre. La confiance
nous manquait, bien qu’un savant, un haut

caractère, une grande intelligence, le D’ Gorre,
nous eût maintes fois encouragé à l’écrire. Il nous
estimait apte à mener à bonne fin cette tâche
ardue. Peu à peu cependant la confiance en nous
vint, grâce à l’accueil plutôt favorable que les
criminologistes firent à nos modestes opuscules
de criminologie (en 1895), à nos essais de psychologie
professionnelle et sectaire (1894 et 1895). Des
encouragements nous vinrent des professeurs
E. Ferri, Lacassagne, et d’autres encore. Aussi
quand le professeur Elisée Reclus et M. Fernand
Brouez , l’éminent directeur de la Société Nouvelle 1
qu’une douloureuse maladie tient éloigné de tout
labeur, me conseillèrent de faire un cours à l’Université
Nouvelle de Bruxelles, j’acceptai, avec
appréhension, certes, de traiter de la criminologie.
J’espère mener à bonne fin cette étude en un
délai de quelques années et ardemment souhaite
ne pas être au-dessous de la tâche entreprise.
L’Université Nouvelle, sur le vu du syllabus
de mon cours, voulut bien m accorder une chaire.
En mai 1897, nous avons exposé à nos auditeurs,
en sept leçons, une sorte d’introduction générale à
la criminologie. Avant d’aborder l’étude du crime


1 Cette revue, après une belle existence de douze années, a
cessé de paraître. Elle est remplacée par l’Humanilé nouvelle,
qui la continue exactement avec le même esprit.


et des criminels, il était nécessaire d’élucider, de
fixer certains points préliminaires. L’homme était-il
libre ou déterminé ? Qu’est-ce que le crime ?
Quelle est sa nature ? Qu’est-ce que la responsabilité
? Quel est son processus évolutif? Sur quoi
est-elle basée ? Existe-t-elle ou non ? L’examen de
ces questions a fait le sujet de nos leçons de cette
année, de celles qui constituent ce petit volume.
Dans les années suivantes nous traiterons du
crime et des criminels politiques, du crime professionnel.
Nous entendons désigner par ce dernier
terme les crimes provoqués par la profession,
les actes-nuisances qui sont les effets directs
immédiats de la profession : brutalité et prépotence
des militaires ; prépotence des magistrats ;
corruption des fonctionnaires et des parlementaires
; falsification des industriels et des commerçants,
etc., etc. Ensuite le cours sera consacré
au crime et aux criminels banals, je veux
dire à cette masse qui peuple les prisons et les
bagnes et qui réellement constitue la tératologie
criminelle. Sans doute, en une cinquième année,
nous dresserons l’étiologie des diverses modalités
du crime, classant ses différents facteurs; nous
passerons en revue l’évolution des peines, analysant
leur valeur au point de vue de la suppression
de la criminalité, montrant peut-être

l’utilité sociale de substituer une hygiène et une
thérapeutique sociales, un traitement scientifique
en un mot, à la répression empirique actuelle.
Gela sera comme la conclusion générale de ce
cours complet de criminologie.
Nous le répétons, nous ne dissimulons point
que l’oeuvre est importante et lourde. Avant de
l’entreprendre, plus d’une fois nous reculâmes.
Mais notre timidité fut vaincue par les encouragements
que quelques éminents savants nous
adressèrent. L’accueil fait à nos cours par les auditeurs
de l’Université Nouvelle et, en particulier,
par quelques-uns des maîtres, qui voulurent bien
suivre ces leçons avec assiduité, n’a fait qu’accroître
notre confiance. Il nous donne l’espoir de
mener à bonne fin ce traité de criminologie qui
réellement manque dans la littérature scientifique.
Si nous ne parvenons à réaliser nos intentions,
nous aurons au moins sans doute, pour une petite
part, aidé à promouvoir la science. Ce seul résultat
nous consolera de notre échec d’autant plus aisément
que d’autres alors mèneraient à bien l’oeuvre
que nous aurions laissée ou inachevée ou mal faite.
Ce qui importe, c’est l’incessante progression
des connaissances humaines.
A. Hamon.
Bruxelles-Paris, mai-juin 1897.

PREMIERE LEÇON
LIBRE ARBITRE ET DÉTERMINISME

suite…

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