Écrits de combat 1999 – 2004


 
Auteur : Berclaz René-Louis
Ouvrage : Écrits de combat 1999 – 2004
Année : 2004

PRÉSENTATION
Quand la justice est rendue au détriment de la vérité, le temps des plaidoyers se termine en
même temps que s’ouvre celui des réquisitoires. Le temps des plaidoyers a commencé avec la
création de l’Association Vérité et Justice, fondée le 17 janvier 1999 par Jürgen Graf, Philippe
Brennenstuhl et l’auteur des présents écrits. Ses buts étaient de défendre les libertés d’opinion et
d’expression et de promouvoir la libre recherche en histoire. Conjointement, Vérité et Justice a tenté
de venir en aide aux personnes victimes de persécutions politiques ou idéologiques, aussi bien en
Suisse qu’à l’étranger. Les fondateurs croyaient possibles un débat franc et loyal, où chacun pourrait
exposer librement sa cause, comme il est d’usage en Suisse depuis que les citoyens des cantons
eurent décidé de vivre ensemble afin de mieux se protéger des ingérences étrangères. Le citoyen
suisse qui accomplit son devoir militaire est prêt, au besoin, à donner sa vie pour le salut de la patrie,
à condition toutefois qu’il soit possible d’y vivre en homme libre : et pour vivre librement, il faut pouvoir
dire ouvertement ce que l’on pense de la chose publique, sans risque de se retrouver en prison.
Prenons acte qu’une telle liberté n’est plus de mise par les temps qui courent, ce qui implique la
rupture du pacte social qui lie le citoyen à l’Etat. Par conséquent, il va de soi qu’on ne peut exiger du
soldat le sacrifice suprême pour sauvegarder les intérêts d’un Etat devenu un bantoustan, au propre
comme au figuré, effrontément exploité par de redoutables lobbies prédateurs qui y dictent leur loi.
C’est pourquoi le devoir de tout citoyen digne de ce nom est de faire ce qu’il faut pour rétablir dans
leur plénitude nos droits ancestraux.
Après plus de trois ans d’activité, après avoir organisé de nombreuses conférences en Suisse
et à l’étranger, publié un bulletin et édité livres et brochures, l’Association Vérité & Justice fut dissoute
par la justice du canton de Fribourg en date du 6 mars 2002 et ses biens spoliés par l’Etat. Ceci sans
compter les multiples procédures pénales engagées contre ses dirigeants, avec comme bilan final
l’exil de Jürgen Graf à Moscou, et l’incarcération pour une durée de trois mois de Philippe
Brennenstuhl et de onze mois pour l’auteur de ces écrits, ces peines étant exécutées au cours de
l’année 2005. Par conséquent, cette même année clôt la période des plaidoyers et, avec l’année
2006, s’ouvre le temps des réquisitoires. Pour marquer la transition en même temps que présenter en
un seul volume le dossier des graves atteintes que subissent nos droits fondamentaux, j’ai décidé de
publier des extraits de mes écrits les plus significatifs parus dans Vérité & Justice entre 1999 et 2004.
Pour les compléter, j’ai ajouté (texte en italique), les commentaires du professeur Robert
Faurisson concernant la conférence organisée par Vérité & Justice qui aurait dû se tenir à Beyrouth
(mars-avril 2001), interdite au dernier moment par le premier ministre Rafik Hariri, et le compte-rendu
de Jürgen Graf sur la conférence de Moscou (janvier 2002). Afin d’illustrer les conditions dans
lesquelles les révisionnistes doivent vivre pour travailler, j’ai ajouté le compte-rendu inédit d’une
rencontre mouvementée qui a eu lieu à Côme, en octobre 2001, rencontre préparatoire à la
conférence de Moscou qui devait se tenir avec succès trois mois plus tard.

Mise en garde en forme de réquisitoire
Depuis le 1er janvier 1995, date de l’introduction de la loi sur la « discrimination raciale » (art.
261 bis CPS), la Suisse vit sous le régime du bâillon et sous la menace du bâton. Rappelons que
cette loi, sous couvert de lutter contre le racisme, permet à un lobby tout-puissant de s’approprier
notre passé et prétend interdire la publication de toute recherche historique concernant certains
points controversés de l’histoire de la Deuxième guerre mondiale. Certes, notre Constitution fédérale,
si elle garantit formellement les libertés d’opinion et d’expression (art. 16), a prévu, par son article 36,
de restreindre les droits fondamentaux pour autant qu’un intérêt public le justifie et, le cas échéant,
pour protéger un droit fondamental d’autrui, quand bien même, et il est important de le relever,
l’essence des droits fondamentaux est inviolable (art. 36, alinéa 4).
Ces façons d’octroyer des droits d’une main pour mieux les reprendre de l’autre ouvre la
porte à d’innombrables interprétations dignes du meilleur pilpoul, une pratique qui fait
merveilleusement bien les affaires des grands rabbins et pitoyablement mal celles des petits esprits
qui prétendent à nos destinées. C’est par ce pauvre moyen que l’on ose restreindre la liberté
d’expression en invoquant la protection de la dignité humaine, un droit fondamental également
protégé par la Constitution fédérale (art. 7). Il semble pourtant évident que la faculté de s’exprimer,
pour autant qu’on le fasse selon les règles du débat académique, est une manifestation de cette
même dignité humaine.
A l’évidence, la liberté d’expression et la dignité humaine sont la condition l’une de l’autre.
C’est ainsi que l’on peut comprendre le Premier Amendement de la Constitution américaine, lequel
garantit sans réserve la liberté d’expression, comme droit inhérent à la dignité humaine. L’absence en
Suisse d’une Cour constitutionnelle permet d’éluder le débat sur le fond en cas de conflit entre
plusieurs droits fondamentaux. Ce n’est évidemment pas au justiciable de faire les frais d’une telle
carence, inexplicable pour un pays qui se pose en modèle d’Etat de droit.
Il est dès lors évident que la faculté d’interprétation qui est ainsi laissée aux tribunaux quant à
l’application de l’art. 261 bis CPS suscite de nombreuses critiques, même au sein des parlementaires
qui l’avaient pourtant approuvé en 1992. Une telle manipulation de nos droits fondamentaux s’est
concrétisée à l’occasion des procès intentés à des révisionnistes, le premier étant celui intenté à
l’historien bâlois Jürgen Graf en juillet 1998, puis, en avril 2000, au directeur du Courrier du Continent
Gaston-Armand Amaudruz, pour ne citer que les plus exemplaires.
Tous mes écrits publiés dans Vérité et Justice ont pour seul but de mettre en lumière les
conséquences néfastes pour l’exercice de nos droits fondamentaux de l’article 261 bis CPS. Une telle
démarche – la critique des lois – est absolument licite et s’inscrit dans le libre exercice de nos droits
fondamentaux protégés par la Constitution fédérale. Pour qu’une telle critique soit pertinente, elle doit
dépasser le stade des généralités pour entrer dans l’exposé de cas concrets : et c’est l’étude même
de ces cas concrets – les écrits qui me sont reprochés – qui ont fait l’objet d’une répression pénale
basée sur l’application de l’art. 261 bis CPS.
On se rend compte qu’il devient alors impossible d’exercer une critique de cette loi – critique
licite et reconnue comme telle – parce que cette critique tombe elle-même sous le coup de la loi
critiquée !
Un Message du Conseil fédéral (FF 1992 II 308s) est significatif de sa mise sous influence,
pour ne pas dire sous tutelle, quand il allègue, et au conditionnel s’il vous plaît : « … par ailleurs, les
Juifs retireraient des avantages économiques de l’Holocauste », qu’il faut comprendre dans le sens
où, selon le Conseil fédéral, les Juifs n’en retireraient aucun, et que prétendre le contraire serait une
manifestation d’antisémitisme primaire… Depuis les révélations de Nahum Goldmann en 1976,
confirmées plus tard par celles de Norman Finkelstein dans un livre en forme d’aveu intitulé
L’industrie de l’Holocauste, on sait à quoi s’en tenir à ce sujet : « Les Allemands ont payé une dette
énorme, si énorme que personne – ni eux ni moi – n’avait pensé qu’elle atteindrait le chiffre
approximatif de quatre-vingts milliards de marks. » (Nahum Goldmann, Le paradoxe juif, Stock, 1976,
page 174) Ce Message, qui semble avoir valeur de dogme pour les tribunaux, fut spectaculairement
démenti par les faits quelques années plus tard lors de la crise des fonds juifs en déshérence. Il est
donc particulièrement malvenu de se baser sur un tel Message pour accabler les partisans de la libre
recherche historique en leur attribuant des intentions qu’ils n’ont pas.
Voilà qui en dit long sur l’origine des ingérences étrangères qui instrumentalisent notre Etat
de droit à des fins inavouables, et qui cultivent en son sein une forme particulièrement perverse de
terrorisme judiciaire dirigé contre ceux qui osent encore dénoncer de tels agissements.
L’historien et philosophe Philippe Nemo, dont je cite ici la note 64 de son essai Qu’est-ce que

l’Occident ? publié en octobre 2004 aux Presses Universitaires de France, expose un avis pertinent
sur la question, valable aussi pour la Suisse.

« Rien n’est censé être, par principe, tenu à l’abri de la critique. Il n’y a pas de dogme, de
vérités « sacrées », intangibles, que l’on n’ait pas le droit d’interroger et de remettre en cause. En
revanche, étant donné que ce qui rend la liberté de penser féconde, ce n’est pas l’acte libre du
penseur en lui-même, mais la confrontation des diverses hypothèses sur l’espace public, l’exercice
fécond de la liberté de penser par un citoyen a pour condition sine qua non la reconnaissance de la
même liberté de penser chez les autres. En d’autres termes, il faut qu’il y ait adhésion sans réserve
aux règles mêmes du pluralisme, déontologie de la presse, règles du débat académique, règles du
débat public en général. Cela exclut donc que quiconque, pour faire prévaloir une vérité, puisse
compter sur quelque forme que ce soit de coercition étatique. Le mouvement « politically correct » qui
a sévi pendant quelques années dans les universités américaines était à cet égard une grave
régression civilisationnelle. De même que la loi du 13 juillet 1990 imaginée en France par le député
communiste Gayssot pour frapper de sanctions pénales l’expression de toute opinion concernant le
génocide des juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale qui divergerait si peu que ce
soit de la version couramment reçue (« Seront punis… ceux qui auront contesté… l’existence d’un ou
plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du Statut du tribunal militaire
international annexé à l’Accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les
membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit Statut, soit par une
personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale »). Cette loi
fut votée comme un seul homme par l’Assemblée nationale, circonvenue en l’occurrence par la
pression médiatique comme les assemblées révolutionnaires l’étaient par les sans-culottes armés de
piques. La loi Gayssot, en effet, ne limite pas l’interdiction de l’expression de certaines pensées à ce
qui pourrait troubler en pratique l’ordre public, mais elle interdit l’expression de certaines opinions en
tant que telles (« ceux qui auront contesté… »). Elle institue donc un dogme d’Etat. Le caractère
partisan et le non-sens scientifique de ce dogme ne se perçoivent que trop bien a contrario par le fait
que la loi ne rend pas passible de sanction pénale la sous-estimation des crimes communistes, qui
ont eu la bonne fortune de ne pas être visés par le Tribunal de Londres dont les Soviétiques étaient
membres. Un rapport de force devient ainsi norme de vérité. D’autre part, il est sans précédent qu’on
donne comme critère de vérité scientifique des jugements de tribunaux. On peut exprimer les mêmes
réserves au sujet des lois actuellement discutées, ou projetées, concernant les sectes, l’homophobie,
l’islamophobie, etc. – bref, tout ce qui ne plaît pas à l’opinion dominante ou, plus exactement, à
l’opinion des actuelles catégories dominantes. L’existence de ces censures n’a de sens que si l’on
croit que toute vérité scientifique possible au sujet de l’homosexualité, de l’islam et des autres sujets
concernés est d’ores et déjà entièrement disponible et que les thèses prévalant actuellement à leur
sujet ne seront jamais modifiées par le progrès des connaissances. Ce dispositif répressif revient à
identifier les vues de la classe politique au pouvoir – pourtant bien fragiles, puisqu’elles sont
essentiellement inspirées par la mode et les médias – avec quelque Savoir Absolu. J’aimerais qu’on
me dise en quoi consiste, aux bûchers près, la différence entre ce dispositif pénal « moderne » et
l’Inquisition (qu’on professe pourtant haïr). Mais l’analyse de la triste régression des Lumières en
France dont ces lois de censure sont, tout à la fois, un symptôme et une cause, excède le propos du
présent essai. »
L’action entreprise par l’Association Vérité et Justice a permis de constater que la loi sur la
discrimination raciale (article 261 bis CPS), est manifestement contraire à l’intérêt supérieur du pays,
car on était loin de se douter, à l’époque (1992-1994), qu’elle servirait de cheval de Troie dans
l’affaire dite des prétendus « fonds juifs en déshérence ». Cette loi fut préalablement imposée en
prévision de cette affaire, sous la pression d’un lobby belliciste et prédateur, dans un but bien précis,
mais qui n’apparut qu’après coup. Pour appliquer le bâillon en douceur, on a préparé le terrain en
faussant le débat (la grosse presse refusait les annonces payantes des opposants) et désigné
comme « racistes » ceux qui critiquaient le projet de loi, dont les arguments et les intentions furent
grossièrement diffamés et falsifiés. Dix ans plus tard, on ne peut que constater l’étendue des dégâts
et du préjudice causés à la réputation du peuple suisse, à cause d’une loi qui l’empêche de réfuter les
accusations monstrueuses d’avoir été complice du génocide des Juifs pendant la Deuxième guerre
mondiale. Mais il est devenu interdit d’en faire la démonstration à cause de la nouvelle loi sur la
« discrimination raciale »….
Autre interprétation abusive invoquée pour justifier l’introduction de la norme pénale
antiraciste : le fait que la Suisse ait signé la Convention internationale sur l’élimination de toutes les

formes de discrimination raciale du 21 décembre 1965, avec comme conséquence la révision du droit
pénal du 2 mars 1992 (FF 1992 III pp 165 ss) : or, nulle part cette Convention n’assimile le
révisionnisme au racisme, à tel point que le premier projet de loi antiraciste présenté en 1990 aux
Chambres fédérales est vierge de tout dispositif antirévisionniste. Ce n’est que le 17 décembre 1992
que le Conseil national approuva subrepticement l’adjonction du dispositif antirévisionniste au projet
initial, en violation flagrante du principe intangible en droit de l’unité de la matière.
Depuis 1999, il est évident de voir que la loi sur la discrimination raciale (art. 261 bis CPS) est
incompatible avec la nouvelle Constitution fédérale, censée garantir nos droits fondamentaux. Si la
Constitution fédérale garantit formellement ces droits fondamentaux, le droit appliqué, par le
truchement de l’article 261 bis CPS, en réduit la portée au point de faire de ces droits des coquilles
vides. J’ai constaté, malgré tous mes efforts, qu’il est impossible d’exposer ces contradictions auprès
des autorités compétentes, raison pour laquelle je suis obligé de mettre en doute leur bonne foi, leur
impartialité, voire leur intégrité. Nulle part, dans les considérants des jugements et arrêts rendus par
les tribunaux, on ne fait mention de ces contradictions, ne serait-ce que pour les réfuter.
Encore faut-il relever que l’« incitation à la discrimination raciale » est en soi un concept
éminemment subjectif, violant le principe de l’« interprétation stricte », fondement du droit pénal,
surtout si la cause n’est pas suivie d’effet. Voilà qui correspond parfaitement à la définition du délit
d’opinion propre aux Etats totalitaires. Il est particulièrement inquiétant de relever que les tribunaux
ont la prétention de juger l’Histoire en refusant systématiquement de faire appel à des experts ou de
se référer à des pièces probatoires présentées par la défense, quand bien même le droit d’être
entendu est explicitement reconnu par l’art. 29, alinéa 2, de la Constitution fédérale.
Il résulte de ces faits que les articles suivants de la Constitution fédérale ont été violés par les
juges ayant condamnés des révisionnistes :

Article 7 Cst : La dignité humaine doit être respectée et protégée.
Les juges impliqués ont violé la dignité des révisionnistes condamnés, au sens des articles 8,
9, 16, 17, 20, 23, 29, 34, 35 et 36 de la Constitution fédérale, au sens où ces droits fondamentaux
font intrinsèquement partie de la dignité humaine.

Article 8 Cst, alinéa 2 : Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment (…) de ses
convictions religieuses, philosophiques ou politiques….
Les juges impliqués ont bafoué les convictions révisionnistes partagées par de nombreux
citoyens suisses, convictions aussi honorables que d’autres.

Article 9 Cst : Toute personne a le droit d’être traitée par les organes de l’Etat sans arbitraire et conformément aux règles de bonne foi.
Les juges impliqués ont pris des décisions arbitraires et contraires aux règles de la bonne foi,
car selon une jurisprudence constante du Tribunal fédéral, il est admis que la liberté d’expression ne
peut être limitée que si elle présente « un danger sérieux, direct et imminent », susceptible de
troubler l’ordre public. Or, jamais l’accusation n’a prétendu que les publications révisionnistes
constituaient un tel danger. Dès lors, on peut se demander pourquoi les tribunaux ont dérogé à cette
règle dès lors qu’aucune explication n’a été fournie à ce sujet (réf. Jean-Daniel Perret, La liberté
d’opinion face à l’Etat, La Baconnière, Neuchâtel, 1968, 235 pages).

Article 16 Cst, alinéa 1 : La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties.
Les juges impliqués ont violé la liberté d’opinion et le droit supérieur du public d’être informé
au sens de l’article 34 de la Constitution fédérale.
Alinéa 2 : Toute personne a le droit de former, d’exprimer et de répandre librement son opinion.
Les juges impliqués ont entravé le droit d’exprimer et de répandre une opinion, à défaut de
pouvoir la réfuter selon les règles du débat judiciaire.
Alinéa 3 : Toute personne a le droit de recevoir librement des informations, de se les procurer
aux sources généralement accessibles et de les diffuser.
Les juges impliqués ont entravé le droit supérieur du public d’être informé au sens des articles
17 et 34 de la Constitution fédérale.

Article 17 Cst, alinéa 2 : La censure est interdite.
Les juges impliqués ont instauré une censure de fait.

Article 20 Cst : La liberté de l’enseignement et de la recherche scientifiques est garantie.

Les juges impliqués ont entravé la recherche scientifique dans le sens où ils privent des
enseignants et des chercheurs scientifiques d’une source de renseignements, en l’occurrence les
publications révisionnistes, confisquées et détruites par ordre de justice.
Article 23 Cst, alinéa 1 : La liberté d’association est garantie.
Les juges impliqués ont interdit une association avant même d’attendre la confirmation des
condamnations pénales de ses dirigeants.
Article 29 Cst, alinéa 2 : Les parties ont le droit d’être entendues.
Les juges impliqués ont privé les révisionnistes du droit d’être entendus, au sens où ils ont
systématiquement refusé d’entendre des experts cités par la défense.
Article 34 Cst, alinéa 2 : La garantie des droits politiques protège la libre formation de l’opinion
des citoyens et des citoyennes (…).
Les juges impliqués ont violé le droit à la libre formation de l’opinion des citoyens, autrement
dit le droit supérieur du public d’être informé sur l’Holocauste et le Rapport Bergier par rapport au
point de vue révisionniste.
Article 35 Cst, alinéa 2 : Quiconque assume une tâche de l’Etat est tenu de respecter les droits
fondamentaux et de contribuer à leur réalisation.
Les juges impliqués ont violé sciemment plusieurs droits fondamentaux protégés par la
Constitution fédérale, ce qui tombe sous le coup de l’article 275 du Code pénal suisse :
« Celui qui aura commis un acte tendant à troubler ou à modifier d’une manière illicite l’ordre fondé
sur la constitution de la Confédération (…) sera puni de l’emprisonnement pour cinq ans au plus. »
Article 36 Cst, alinéa 3 : Toute restriction d’un droit fondamental doit être proportionnée au but
visé.
Les juges impliqués ont privilégié les intérêts d’une minorité au détriment de la majorité du
peuple suisse en présentant comme délictueuses les thèses contraires au Rapport Bergier.
Alinéa 4 : L’essence des droits fondamentaux est inviolable.
Les juges impliqués ont violé sciemment l’esprit de plusieurs droits fondamentaux, en
corrélation avec leurs violations de l’art. 35 Cst.
Par ailleurs, les jugements rendus par ces mêmes juges constituent indiscutablement un abus
d’autorité selon l’article 312 du Code pénal suisse :
« Les membres d’une autorité et les fonctionnaires qui, (…) dans le dessein de nuire à autrui, auront
abusé des pouvoirs de leur charge, seront punis de la réclusion pour cinq ans au plus ou de
l’emprisonnement. »
Au vu de ces considérations, la violation des articles 275 CPS et 312 CPS est réalisée par les
juges impliqués. Il ressort que les jugements rendus dans les procès intentés aux révisionnistes sont
arbitraires et inconstitutionnels, et que ces mêmes juges violent constamment la Constitution fédérale
et bafouent ouvertement la volonté et la dignité des citoyens suisses qui ont approuvé en votation
populaire ladite Constitution. Par ailleurs, les mêmes juges ont agi sciemment, car tous les éléments
d’appréciation étaient à leur disposition. Tous les facteurs subjectifs et objectifs de ces crimes sont
ainsi réalisés. Mais ce sont pourtant les révisionnistes qui se retrouvent en prison.
Il n’appartient évidemment pas aux révisionnistes de se faire justice eux-mêmes. Mais leurs
procès ont révélé les dessous inquiétants d’une certaine pratique de la justice dans notre pays, digne
des meilleurs procès staliniens.
Les propos lucides et courageux de l’historienne Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire
perpétuel de l’Académie française, accordés à l’hebdomadaire Les Nouvelles de Moscou, montrent
que la dérive totalitaire des pays soumis à ces législations d’exception est une triste réalité de notre
époque.

« La télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar.
Nous avons des lois qui auraient pu être imaginées par Staline. Vous allez en prison si vous dites
qu’il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision. Les gens ne peuvent exprimer leur opinion sur les
groupes ethniques, sur la seconde guerre mondiale et sur beaucoup d’autres choses. »

(Propos rapportés par Le Monde du 17 novembre 2005)
Au vu de ces avertissements justifiés et répétés, il appartient dès lors à chaque citoyen
d’assumer ses responsabilités, car ce qui arrive aujourd’hui aux révisionnistes concernera tôt ou tard
d’autres citoyens, jusqu’au jour où il sera trop tard pour réagir.
L’adage dit que le citoyen suisse se lève tôt, mais se réveille tard ; raison pour laquelle il est
plus tard qu’on ne le croit, mais jamais trop tard pour bien faire, autrement dit abroger purement et
simplement l’art. 261 bis du Code pénal suisse, comme le demande d’ailleurs expressément la
motion parlementaire présentée en date du 8 octobre 2004 par le conseiller national Bernhard Hess,
et cosignée par cinquante députés, sur les deux cents que compte le parlement helvétique (motion
No 04.3607).

1. – Le retour en force d’un argument faible : la censure

suite…

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