LE LIVRE NOIR DU TERRORISME


 

Auteur : Jean-Paul Ney & Laurent Touchard

Ouvrage : Le livre noir du terrorisme

Année : 2004

« Ce ne sont pas ceux qui font le mal qui rendent le mal insupportable,

mais ceux qui regardent et laissent faire ».

Albert Einstein

I) COMPRENDRE LA MENACE TERRORISTE

« Celui qui aura fait des oeuvres pleines dans la balance aura pour demeure le paradis. Mais, celui qui aura fait de moins bonnes oeuvres aura pour demeure le fossé. Le fossé est un feu ardent »
101e sourate du Coran.

DÉFINIR LE TERRORISME

Le terrorisme et ses origines
Le Département de la Défense américain définit le terrorisme comme étant « L’utilisation calculée de la violence ou de la menace de violence afin de susciter la peur, dans des buts généralement politiques, religieux ou idéologiques ». Pour le Département d‟Etat, le terrorisme est « un acte violent prémédité, commis à des fins politiques contre des cibles non combattantes (civils, personnels militaires non armés et/ou pas en service, attaques contre les personnels armés et les installations militaires n’étant pas en situation d’hostilité militaire) par des groupes sous-nationaux ou des agents clandestins, et dont le but est généralement d’influencer une population ; quant au terrorisme international, il représente un terrorisme impliquant les citoyens ou le territoire de plus d’un pays ; on appelle groupe terroriste tout groupe recourant ou ayant des sous-groupes significatifs recourant au terrorisme international ». Enfin, la France a établi sa propre définition, indiquant qu‟il s‟agit d‟une « entreprise délibérée tendant, par l’intimidation ou la violence, à renverser les institutions démocratiques ou à soustraire une partie du territoire national à l’autorité de l’Etat ».
Jacques Baud, dans son ouvrage l‟Encyclopédie des Terrorismes1, distingue différentes formes de terrorismes. Du terrorisme de droit commun – tels que les réseaux de criminalité organisée : Organizatsiya en Russie, mafias italiennes, narcotrafiquants de Colombie, du Mexique – en passant par le terrorisme politique – avec par exemple, l‟IRA -, par le terrorisme à cause unique – dont les actions violentes sont menées au nom d‟une idée plutôt que de convictions politiques, à l‟image de certains groupes anti-avortements, racistes, écologistes -, jusqu‟au terrorisme religieux. Il précise également la définition du Département de la Défense, indiquant que le terrorisme « n’est ni une idéologie, ni un objectif politique, ni une fatalité. C’est une méthode de combat. Une méthode que l’on peut réprouver, et dont la légitimité se trouve davantage dans les objectifs politiques que dans les objectifs opérationnels. »


1 Encyclopédie des Terrorismes, Jacques Baud, éditions Lavauzelle 1999 et 2003 pour la dernière édition.


Le terrorisme est à la fois un mode d‟expression et un mode d‟action au service d‟une cause. Mode d‟expression sans dialogue possible et mode d‟action aveugle selon les uns, rhétorique d‟une justice pour laquelle les dommages collatéraux sont inévitables selon les autres… Abdul Rahman Khader, fils d‟un lieutenant de Ben Laden rapporte l‟ambiance et les propos de son père suite aux tragédies du 11 septembre 2001 : « Quand on a découvert les images, tout le monde riait. (…) Il me disait qu’ils devaient frapper l’Amérique. (…) Il répondait alors : ces innocents paient des impôts et le gouvernement, avec, achète des armes pour tuer des musulmans. Nous frappons l’économie américaine et il y a des dommages collatéraux.»2

Les premiers assassinats politiques et religieux se sont certainement produits dès l‟instant ou l‟homme s‟est organisé en société, avec une hiérarchie. Probablement bien avant la sédentarisation de ces sociétés. Jean-Marie Pelt analyse parfaitement le mécanisme du pouvoir : « La prééminence du chef est une donnée très forte, qui se manifeste à partir de l’organisation des animaux supérieurs. Dès que la collectivité est structurée et organisée, se dégagent des chefs, généralement au cours de combats (…) Dans la plupart des cas cependant, le chef s’impose surtout par la force de son poing ou des ses arguments »3. Mécanisme qui conduit souvent à utiliser le terrorisme pour régner ou contrer l‟influence de rivaux. Dans l‟Antiquité, les Zélotes – juifs opposés à l‟occupation romaine en Palestine – recourent à ce qu‟il conviendrait d‟appeler aujourd‟hui du terrorisme. La secte des Assassins musulmans emploie aussi de telles méthodes, notamment contre les Croisés, au Moyen-Age.

Mais c‟est en pleine Russie tsariste que se développe le terrorisme moderne, dans la seconde moitié du XIXe Siècle. Les actions menées par les nihilistes, ainsi que se désignent les premiers révolutionnaires russes, aboutissent à la révolution de 1905. Netchaïev, le premier chef des nihilistes, estime que tout est permis pour atteindre les buts fixés. Il va jusqu‟à assassiner un de ses complices qui le suspecte d‟être davantage un mythomane qu‟un chef de valeur. Netchaïev meurt finalement en prison en 1882. Toutefois, sa relève est assurée. Véra Zassoulitch commet certainement le premier acte terroriste moderne, en tirant sur le général Trepov, préfet de police de Saint-Pétersbourg, le 5 février 1878. Ainsi débute la longue et sanglante chronologie des attentats. De 1878 à nos jours. Des balbutiements des nihilistes à l‟hyperterrorisme de la mouvance al-Qaïda. Durant toutes ces années, des noms comme Ravachol – anarchiste français -, Gavrilo Princip – assassin de l‟archiduc d‟Autriche-Hongrie François-Ferdinand, dont la mort aura pour conséquence le déclenchement de la Première Guerre Mondiale -, Vlada – meurtrier du roi Alexandre de Yougoslavie, à Marseille le 9 octobre
1934 – … Puis, survient la Seconde Guerre Mondiale…


2 Envoyé Spécial du 18/03/2004.
3 Diplomatie Magazine n°7, février-mars 2004, voir aussi La Loi de la jungle, par Jean-Marie PELT, éditions Fayard, 2003.


Le terrorisme pendant la Guerre Froide
Afin de combattre le nazisme depuis les pays occupés, la Grande-Bretagne, et dans une moindre mesure les Etats-Unis, soutiennent différentes organisations politico-militaires. Dans toute l‟Europe occupée, en Chine, aux Philippines. Pour former ces combattants civils, Britanniques et Américains engagent des unités spéciales : Special Air Service (SAS), commandos de l‟Office of Strategic Service (OSS), ancêtres plus ou moins directs des SOG et autres Special Forces modernes. Ils parachutent également des armes, des moyens de transmissions, de l‟argent… Ces alliés majeurs s‟efforcent, avec des fortunes diverses, de prendre le contrôle politique des mouvements qui se développent. Le mot d‟ordre de l‟organisme britannique chargé d‟organiser la subversion, le Special Operation Executive (SOE) est alors « Set Europe ablaze4 ». Lorsque s‟effondre le régime nazi, puis l‟hégémonie japonaise en Asie du Sud-Est, nombre de ces mouvements refuse d‟accepter les autorités d‟après-guerre. Au contraire, ils leur disputent le pouvoir. Dès la fin 1944, les Britanniques sont confrontés aux partisans communistes en Grèce. Les partisans de Tito en Yougoslavie prennent le pouvoir. En Italie, les mafias, soutenues par les Américains, contre Mussolini, se développent comme jamais auparavant. De la chute des Philippines – début 1942, plusieurs semaines après l‟invasion nippone – jusqu‟en 1945, les Huk livrent un combat sans merci aux Japonais. En 1948 ils entrent en lutte armée contre les autorités de Manille appuyées par Washington.
Ces confrontations entre guérillas et gouvernements légaux sont renforcées par l‟antagonisme Est-Ouest, né de la Guerre Froide. L‟Union Soviétique entreprend de soutenir plus ou moins activement – selon l‟éloignement géographique – les partis communistes locaux, tandis que Washington, timidement secondé par la Grande-Bretagne en plein marasme économique, fournit un appui aux groupes et mouvements de droite et d‟extrême droite. L‟Ukrains’ka Povstans’ka Armiia (UPA) combat les communistes en Ukraine et Pologne jusqu‟en 1950. A l‟autre bout de la planète, la guérilla communiste de Mao écrase les forces du Kuomintang. Plus le monde s‟enfonce dans la Guerre Froide, plus les grandes puissances s‟affrontent par pays et par guérillas interposées. Et souvent, Etats et guérillas du Tiers Monde n‟hésitent pas à user du terrorisme. Celui-ci s‟institutionnalise d‟ailleurs. Comme méthode de combat non conventionnelle, il s‟inscrit dans la panoplie de moyens utilisables en cas de guerre. Le KGB dispose de ses services spéciaux. Les Spetsial’novo Naznatcheniya – Spetsnaz, ou Troupes à Usage Spécial – qui dépendent de la 5e Direction du service de renseignement militaire soviétique, le Glavonoe Razvedivatel’noe Upravlenie (GRU) peuvent mener de véritables actions terroristes. Vladimir Rezun, alias Viktor Suvarov, transfuge du GRU en 1978, détaille cette menace5. Même s‟il l‟exagère, elle est toutefois réelle.


4 Mettez l’Europe à feu.
5 Soviet military intelligence, par Viktor Souvorov, Londres 1984.


L‟OTAN et les Etats-Unis ne sont pas en reste. Ils organisent des réseaux « stay-behind », en l‟occurrence des structures clandestines maintenues en sommeil. Des militaires de réserve constituent le noyau de ces organisations. Il est prévu de les activer en cas d‟invasion du pays par les forces de l‟Armée Rouge, ou bien de coup d‟état communiste. Outre une mission de renseignement, ces réseaux doivent organiser la résistance derrière les lignes ennemies et initier de véritables campagnes terroristes contre l‟occupant et les sympathisants locaux. Les réseaux stay behind se développent également en dehors de l‟espace géographique de l‟Alliance Atlantique : en Autriche, en Suède et en Suisse. En Corée du Sud, en réponse à la tentative d‟assassinat du président Park Chung-hee par un groupe de 31 Nord-Coréens, les services de renseignement sud-coréens constituent leur propre commando, également de 31 hommes, avec la mission de tuer Kim Il-sung dans des attentats suicides à la bombe. L‟abandon de la mission et la décision d‟en éliminer – purement et simplement – les membres provoque leur mutinerie. Version sanglante de l‟arroseur arrosé, les hommes du commando tentent d‟assassiner Park Chung-hee. De 1951 à 1954, le ministère de la Défense sud-coréen indique que 13.835 militaires reçoivent une formation pour mener des actions clandestines en Corée du Nord, incluant des assassinats. Au moins 5.300 de ces agents auraient été tués une fois infiltrés au Nord…
Le terrorisme institutionnel est bien plus qu‟une possibilité conditionnée par l‟éclatement d‟une guerre mondiale. Les grandes puissances et leurs alliés y ont recours presque systématiquement. Le programme Phoenix, mené par les Etats-Unis au Vietnam et au Vietnam du Nord, à partir de 1967, le démontre parfaitement. Dans le cadre de la lutte contre les communistes vietnamiens, des éléments issus d‟unités spéciales américaines6 ou sud-vietnamiennes7, sèment la terreur dans le camp adverse. Pas uniquement par des assassinats comme le veut la légende, mais aussi par le biais d‟actions politiques et de propagande. Le programme Phoenix s‟imbrique dans toute une série d‟opérations clandestines, menées bien avant 1967. Egalement avant ce programme, dans les années 1960, la CIA tente de faire assassiner Fidel Castro à plusieurs reprises. Quant à la France, elle combat le FLN avec des méthodes similaires à celles de l‟organisation algérienne : postes de radios piégés, assassinats… En 1957, le SDECE8 fait abattre Marcel Leopold, en Suisse. Celui-ci fournissait des explosifs au FLN. La formule lapidaire de Charles Pasqua, « Il faut terroriser les terroristes », n‟a jamais été aussi vraie que durant la Guerre Froide.
Les pays de l‟Est ne peuvent pas non plus être qualifiés d‟enfants de coeur. Toute une série d‟assassinats ont pour but de terroriser les dissidents politiques qui s‟expriment de l‟autre côté du Rideau de Fer… A cet effet, les moyens les plus


6 Special Forces, SEAL
7 Luc Luong Dac Biet (LLDB, équivalent sud-vietnamien des Special Forces), Lien Doi Ngoui Nhia, (LDNN, équivalent sud-vietnamien des SEAL), Provincial Reconnaissance Unit (PRU)
8 Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage, aïeul de la DGSE.


divers sont utilisés : pistolet au cyanure pour le meurtre de deux nationalistes ukrainiens, système de projection d‟une capsule de ricine camouflée dans un parapluie, pour tuer le Bulgare Georgi Markov, projet de Staline d‟attenter à la vie de Tito avec des projectiles infectés par le virus de la peste pulmonaire… Lorsque le KGB ne délègue pas les tâches, ses propres services spéciaux, les Osobyy Otdyel’ (OO) sont chargés des assassinats. Entre la fin des années 1970 et le début des années 1990, le KGB/SVR a probablement disposé de pastilles de substances radioactives, susceptibles de provoquer des cancers. Et si la Corée du Sud utilise le terrorisme comme méthode de combat, elle ne fait que suivre le chemin tracé par la Corée du Nord. Tout au long de la Guerre Froide, plusieurs unités qui dépendent du Département des Opérations, infiltrent des agents clandestins au sud. Certains terroristes nord-coréens opèrent même bien au-delà des frontières de la péninsule. Le 29 novembre 1987, un Boeing de la Korean Airline disparaît au large de la côte birmane, suite à un attentat à la bombe. Cette action aurait été organisée par une espionne de Corée du Nord, que certains accusent également d‟être une « créature » des services sud-coréens…

Outre le terrorisme institutionnel « direct », les deux blocs soutiennent des groupes terroristes, ou des mouvements de guérilla adeptes du terrorisme. Ce soutien se fait éventuellement par pays interposés, mais toujours avec les encouragements discrets de l‟un des deux grands. La République Démocratique Allemande (RDA) est l‟un des alliés de l‟URSS le plus impliqué dans cette aide aux groupes terroristes. La Division Principale XXII du Ministerium für Staatssicherheit9 (MfS ; Ministère de la Sécurité d‟Etat), officiellement chargée de la lutte contre le terrorisme international, assure en fait l‟appui logistique à des groupes terroristes d‟extrême-gauche, dont la Rote Armee Fraktion (RAF ; Fraction Armée Rouge), palestiniens, comme le groupe Abu Nidal. Cuba fournit une aide aux terroristes de l‟ETA en Espagne, à des mouvements de guérilla d‟Amérique latine…

Les pays occidentaux de l‟Est ne sont pas les seuls à soutenir le terrorisme. Forts de la sympathie de l‟Union Soviétique, de nombreux pays moyen-orientaux ou d‟Afrique épaulent des organisations terroristes. Cette aide s‟inscrit dans le cadre de la lutte contre l‟impérialisme. Elle est aussi parfois motivée par une idéologie religieuses. La Libye s‟est particulièrement impliquée dans les années 1980. Elle a financé et armé des groupes terroristes, formés certains de leurs membres aux techniques militaires. Cet appui ne s‟est pas limité à la zone du Moyen-Orient. Des mouvements tels que le Movimimiento 19 de Abril (M-19 ou Mouvement du 19 Avril) en Colombie, l‟Irish Republican Army (IRA) en Irlande du Nord, al-Zulfiqar au Pakistan, le Moro National Liberation Front (MNLF) au Philippines en ont bénéficié, parmi une trentaine d‟autres. Des mouvements palestiniens comme le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) ont pour leur part reçu une aide de la Syrie, ainsi que la Rengo Sekigun (l‟Armée Rouge Japonaise) et le Partiya Karkeren Kurdistan (PKK, Parti


9 Plus connu sous le nom de Stasi.


des Travailleurs Kurdes). Opérant en Irak et en Turquie, la guérilla kurde y combat deux ennemis potentiels de la Syrie.

A l‟instar de la Libye et de Syrie, l‟Irak de Saddam Hussein soutient une multitude de groupes terroristes implantés au Moyen-Orient. Avec la menace de la révolution islamique iranienne, l‟Occident prend parti en faveur de l‟Irak dans le conflit qui l‟oppose à l‟Iran. En conséquence, en 1982, Washington raye l‟Irak de la liste des pays soutenant le terrorisme. Bagdad maintient pourtant des liens étroits avec des groupes terroristes palestiniens ou des mouvements de guérilla anti-iraniens qui pratiquent également le terrorisme. Un des groupes palestiniens les plus virulents, le Fatah-Conseil Révolutionnaire (Fatah-CR) est expulsé en 1983. Mais il ne s‟agit qu‟une manoeuvre officielle destinée à satisfaire Washington et les Occidentaux. Dans la réalité, le contact n‟est pas coupé. Le régime de Saddam Hussein contribue aussi à la création du Front de Libération de la Palestine en 1977, tout en s‟impliquant dans les sanglantes luttes d‟influence entre mouvements et groupes palestiniens.

L‟Iran constitue un exemple à part. Après la révolution islamique de 1979, le pays refuse de s‟aligner à l‟Ouest, monde du Grand Satan américain, et à l‟Est, avec l‟Union Soviétique marxiste et athée. Afin d‟exporter cette révolution islamique, le régime de l‟ayatollah Khomeyni favorise l‟émergence d‟organisations terroristes chiites, en particulier au Liban, avec le Hezbollah. Le Cercle des Mouvements de Libération, créé en 1980, gère les moyens attribués aux organisations islamistes, y compris terroristes, de par le monde. Les terroristes sont formés aux techniques militaires par des instructeurs des brigades al-Qods des Pasdarans. Le Liban, quant à lui, est pris dans la tourmente d‟une guerre civile qui devient conflit régional entre la Syrie et Israël. Terre de chaos, il est aussi terre de prédilection pour des dizaines d‟organisations terroristes palestiniennes ou pro-iraniennes, comme le Hezbollah. Des attentats qui annoncent l‟ère de l‟hyperterrorisme y sont commis. Tout d‟abord avec les premières attaques suicides lancées par des terroristes musulmans. Le 16 avril 1983, des Palestiniens font exploser une voiture piégée contre l‟ambassade des Etats-Unis à Beyrouth, tuant 63 personnes. Quelques mois plus tard, le 23 octobre 1983, un double attentat suicide au camion piégé est perpétré contre le quartier-général des Marines et contre le quartier-général du contingent français au Liban. Ces deux actions provoquent la mort de 239 Marines américains et de 58 parachutistes français.

L‟exemple le plus éclatant de soutien d‟un pays d‟Afrique à un groupe terroriste est celui d‟Entebbe. En juillet 1976, un vol d‟Air France, avec une majorité de passagers israéliens, est détourné par des terroristes du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Après un long périple, l‟appareil est finalement autorisé à se poser en Ouganda, à Entebbe. Sur place, toutes les facilités sont données aux terroristes, en attendant que leurs revendications soient satisfaites par Israël. Les forces ougandaises vont jusqu‟à assurer la surveillance du terminal dans lequel sont retenus les otages. L‟audacieux raid d‟une unité spéciale israélienne permettra de

sauver la plupart des passagers. L‟Angola, pays d‟Afrique affilié au bloc de l‟Est, secondé par Cuba, soutient pour sa part la South West African Peoples Organization (SWAPO) qui se rend responsable de nombreux attentats en Afrique du Sud.

Le terrorisme pendant la guerre d’Afghanistan, l’avant al-Qaïda

suite…

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