Vatican II DEMI-TOUR!


 
Auteur : Villa Luigi
Ouvrage : Vatican II demi-tour !
Année : 2011

Abbé Luigi Villa
Doct. en théologie

Traduction
par le Père Louis Demornex

«Nous ne pouvons rien
contre la vérité».
(II Cor. 13, 8)

PRÉSENTATION
En dépit des silentiaires mis en action par l’autoritarisme
postconciliaire, mes écrits donnés aux impressions, à cause de
leur étude critique du Concile Vatican II, ont fait un certain
bruit, pour avoir découvert et dénoncé les multiples “erreurs”
contenues dans les textes conciliaires (Constitutions,
Décrets, Déclarations).
Jusqu’à présent, une certaine partie seulement des critiques
catholiques s’étaient limitée à dénoncer les sophismes, les
contradictions, les coups de main, les mystérieux arbitraires
des documents postconciliaires. Mais personne n’avait montré
du doigt Vatican II lui-même, à travers une étude systématique,
fondée sur une confrontation directe de ses textes avec
les textes dogmatiques du Magistère de toujours, à travers la
Tradition de vingt siècles de conciles oecuméniques infaillibles
et de l’enseignement de tous les Souverains Pontifes
précédents.
Il est clair que cette étude présuppose la question préjudicielle
de la “qualification théologique” à attribuer à Vatican

II, à savoir s’il est couvert du charisme de l’infaillibilité ou
pas.
Les meilleurs théologiens l’ont exclu, d’autant plus qu’on
y constate bien des “erreurs” graves, déjà condamnées par le
Magistère solennel de l’Église.
On peut également observer que dans les textes de Vatican
II, manquent les définitions dogmatiques et les condamnations
relatives de qui n’en accepte pas la doctrine. Mais Vatican II
n’a rien définit. Donc personne ne peut y faire appel, pour différents
motifs. Par exemple: dans la “Constitution liturgique”
on a délibérément ignoré la doctrine de Pie XII exposée
dans la “Mediator Dei”, comme on aussi ignoré la
“Pascendi” de saint Pie X, dans laquelle fut condamné le
modernisme; de même dans la déclaration sur la “liberté religieuse”,
on ignora le “Syllabus” de Pie IX qui condamnait,
au n° 15, la thèse qui affirme que chaque homme est libre
d’embrasser la religion qui en conscience, lui semble vraie, ce
qui exclut les droits de Dieu qui s’est révélé, devant lequel
l’homme n’a aucun droit de choisir, mais uniquement le devoir
d’obéir. Au n° 14, il condamne aussi quiconque affirme
que l’Église n’a aucun droit d’exercer le pouvoir judiciaire et
coercitif.
Il ne s’agit que d’exemples, mais on pourrait continuer,
comme nous le ferons dans toute notre recherche pour démontrer
que Vatican II fut conduit sur le bord de la ruine.
Je crois qu’un jour viendra où Vatican II sera déclaré
“nul” par un sentence solennelle d’un Souverain Pontife qui
le fera apparaître comme une caillou erratique abandonné au
fond d’un cimetière.

INTRODUCTION
Le Concile Vatican II a été l’un des plus longs, de l’annonce
à la clôture.
Il a duré 5 ans, 10 mois et 34 jours. Ce fut un des Conciles
les plus laborieux: 168 Congrégations générales, plus de 6.000
Interventions écrites ou orales, 10 Sessions publiques, 11
Commissions et Secrétariats, des centaines d’experts. En plus,
il a émané 4 Constitutions, 9 Décrets, 3 Déclarations.
C’est pourquoi on le compara à un labourage dans le
champ de l’Église. Mais à la clôture de Vatican II, l’Église
s’ouvrit à une saison de fléchissements à la mondanité. C’està-
dire que ses fruits furent la désacralisation, le démocratisme,
la socialisation et la banalisation de l’Église que la cardinal
Ottaviani définit “un éloignement impressionnant de la doctrine
catholique”. Comment se fait-il que trois Papes aient accepté
une doctrine clairement en contradiction avec tout ce
qu’avaient affirmé tout de même 260 Pontifes?
Mgr Spadafora, le grand professeur de l’Université du Latran
et “expert” pour la Sainte Écriture a affirmé: «Vatican II
est un Concile anomal».

Le retournement improviste de la ligne doctrinale
catholique opéré par une Alliance de Cardinaux et évêques
français et belges, animés par les experts Rahner, Küng, De
Lubac, Chenu, Congar, et par les jésuites de l’Institut Pontifical
Biblique, a fait de Vatican II un néfaste “conciliabule” des
“experts” néo modernistes qui ont dupé la masse ignare des
Pères conciliaires. Mais comment ont-ils frappé la doctrine de
l’Église? … Il n’y pas de vérité révélée qui ait été laissée intacte,
à commencer par les Constitutions présentées comme
expressions essentielles propres au Concile: la “Lumen Gentium”
et la “Gaudium et Spes”, avec des erreurs dogmatiques,
comme l’expression selon laquelle le Corps Mystique de Jésus-
Christ “subsiste” dans l’Église catholique, ce qui contredit
l’identité exprimée par saint Paul, à savoir que l’Église est
le Corps du Christ et le Magistère pérenne, infaillible de
l’Église, de même que le dogme “hors de l’Église, pas de
salut”… Pour ne pas parler des Documents visiblement erronés:
“Nostra Ætate” (sur les religions non chrétiennes) et
“Dignitatis humanæ” (sur la liberté religieuse); erreurs qui
sont à l’origine de manifestations hérétiques et syncrétistes, tel
que la journée oecuménique d’Assise.
Mais alors, l’Esprit Saint n’a-t-Il pas aidé les Papes du
Concile?… Mgr Spadafora l’explique de cette manière: “L’assistance
de l’Esprit Saint présuppose que de la part du Pape, il
y ait une correspondance sans réserve; si vient à manquer cette
correspondance, l’assistance de l’Esprit Saint est purement
négative, c’est-à-dire qu’elle empêche seulement que le vicaire
du Christ impose à l’Église comme dogme infaillible, l’erreur.”
Après ce que nous avons dit, l’Église malade de Concile
est en train de se développer, surtout sur l’hérésie majeure de
la “liberté religieuse”, l’hérésie de la “Fraternité” universelle.
Donc l’après Concile n’est autre que la conséquence naturelle
et nécessaire du Concile, le panier des mauvais fruits
de cet arbre contaminé qui assurent la continuité, la légalité de
l’action des Papes Paul VI et Jean Paul II.
La conclusion devrait donc être claire: le retour à un Vatican
III d’un Pape réparateur.

Mais le Pape actuel, Benoît XVI, répéta aux participants
de la plénière de la Congrégation pour le clergé, le 16 mars
2009, la nécessité de se rattacher à la Tradition ecclésiale ininterrompue
et de “favoriser chez les prêtres, surtout ceux des
jeunes générations, une réception correcte des textes du Concile
Œcuménique Vatican II, interprétés à la lumière de tout le
bagage doctrinal de l’Église”.
Et dans la “Lettre” du 10 mars 2009, il dit:
«… il faut se remettre en mémoire que Vatican
II porte en soi l’entière histoire doctrinale de
l’Église. Si l’on veut être obéissant au Concile,
il faut accepter la foi professée au cours des siècles
et on ne peut pas couper les racines sur
lesquelles l’arbre vit».
Donc, d’après Benoît XVI, Vatican II n’est crédible que si
on le voit comme une partie de l’entière et unique Tradition de
l’Église et de sa Foi.
De même le porte-parole du saint Siège, le Père Lombardi,
a dit le 15 janvier 2010: “Les conclusions du Concile Vatican
II et en particulier le document “Nostra Ætate” ne sont
pas en discussion”. Il a ensuite précisé que, comme le Pape l’a
indiqué plusieurs fois, l’adhésion au magistère du Concile
Vatican II, dont la Déclaration “Nostra Ætate” est un document
essentiel, est la condition pour la vraie communion ecclésiale.
Pour nous, au contraire, Vatican II est en contraste avec la
Tradition de l’Église. De fait, Vatican II a représenté une
“nouvelle Pentecôte”, un “évènement charismatique” qui a refait
l’Église en la libérant de la Tradition.
Vatican II n’a-t-il pas été appelé par les Papes mêmes,
(Jean XXIII et Paul VI), ses exécuteurs et dirigeants, un “Concile
pastoral et non dogmatique”? Donc sa “pastoralité” consiste
en dernière analyse, en la relation de l’Église avec le
monde, et ceci en fait un Concile différent des autres, justement
parce que privé d’un caractère doctrinal “définitoire”. La

chose bizarre est que l’absence d’intentions définitoires contredit
la qualification de “dogmatique” des deux Constitutions:
la “Lumen gentium” et la “Dei Verbum” qui furent reproposées
comme “Constitutions dogmatiques”, parce que reproposées
comme vérités de foi, dogmes définis dans des Conciles
précédents (pp 50-51). Mais il reste évident que les
autres documents de Vatican II n’ont pas non plus le caractère
dogmatique et donc que leurs doctrines ne peuvent pas se
ramener à des définitions précédentes, qu’elles ne sont pas infaillibles
ni irréformables, ni même donc contraignantes. Si on
les niait, on ne serait pas pour autant formellement hérétique .
Si par contre on les imposait comme infaillibles et irréformables,
on irait contre le Concile lui-même.
On pourrait donc accepter le caractère dogmatique dans le
seul cas où Vatican II propose de nouveau comme vérités de
foi, des dogmes déjà définis dans des Conciles précédents.
“Par contre, les doctrines qui lui sont propres ne pourront
absolument pas être considérées comme dogmatiques, pour la
bonne raison qu’elles sont privées de l’inévitable formule
définitoire et donc de la relative “voluntas definiendi” (p. 51).
Voilà pourquoi les textes qui présentent quelque ambigüité,
peuvent être objet de critique historique et théologique.
Nous pouvons en avoir un exemple avec la “Constitution
pastorale”, la “Gaudium et Spes” sur l’Église dans la monde
contemporain, où le terme “pastoral” devient un terme humanistique
de sympathie, d’ouverture, de compréhension envers
l’homme, son histoire et “les aspects de la vie actuelle et
de la société humaine”, avec une attention particulière aux
“problèmes qui aujourd’hui semblent les plus urgents”.
La “Gaudium et Spes” est donc un document imprégné de
la culture et des institutions (GS 53), du progrès économique
et social (GS 66), du progrès technique (GS 23) et du progrès
humain (GS 37, 39, 53, 72)). Comme on le voit, il s’agit d’un
“christianisme nouveau” qui élargit ses frontières aux “chrétiens
anonymes” de Karl Rahner, et à ceux de Schillebeeckx,
et aux chrétiens “mûrs” des assises conciliaires.

Il est donc tout à fait clair que la “Gaudium et Spes” est un
document pastoral dénué de valeur contraignante, d’où par
conséquent est exclue tout intention définitoire. Mais alors,
pourquoi les tenants du progressisme voudraient en faire un
“dogme”, de même qu’ils voudraient faire du Concile luimême
un dogme absolu, alors qu’il était bien clair qu’il ne
voulait affirmer aucun principe absolu.
Et pourtant, le résultat concret du bilan post conciliaire fut
admis par Benoît XVI lui-même dans son “Rapport sur la
foi”, où il est écrit:

«Il est incontestable que les vingt dernières années
ont été décidément défavorables pour
l’Église catholique. Les résultats qui ont suivi le
Concile semblent cruellement opposés aux attentes
de tous, à commencer par celles de Jean
XXIII et de Paul VI (…). On s’attendait à un
bond en avant et on s’est trouvé au contraire en
face d’un processus progressif de décadence qui
a vécu son développement en large mesure sous
le signe d’un rappel à un présumé “esprit du
Concile”, et qui de cette manière l’a discrédité
(…) L’Église d’après le Concile est un grand
chantier, mais un chantier dont on a perdu le
projet et où chacun continue à fabriquer à son
goût».

On a eu un vrai “tsunami” bourbeux et irrésistible! Et il
n’est pas difficile de prouver à présent que Vatican II ne s’est
pas situé dans le sillon de la Tradition, mais bien dans une
quasi-totale rupture avec son passé!
C’est Paul VI lui-même qui a admis dans son fameux discours
à l’audience générale du 15 juillet 1970, la situation
désastreuse de l’Église:
«L’heure présente… est une heure de tempête!
Le Concile ne nous a pas donné pour l’instant,

dans bien des domaines, la tranquillité désirée,
mais il a plutôt suscité des troubles…».
Face à ce fait déconcertant, me vient à l’esprit le passage
évangélique de Jean, au chapitre XI, 51:

«… hoc autem a semetipso non dixit… sed cum
esset Pontifex anni illius… prophetavit».

Un Pape du Concile à donc confessé (malgré lui?) une
dure réalité tout à fait humiliante pour toute l’Église.
Cette “confession” de Paul VI m’a stimulé à entreprendre
ce travail historique théologique sur Vatican II. C’est pourquoi
je me servirai de la technique indiquée par le divin Maître
dans le passage de saint Luc:

«De ore tuo judico… serve nequam!» (Lc XIX, 22)

Dans le but d’établir une confrontation entre la doctrine de
Vatican II et celle des définitions infaillibles des Conciles
OEcuméniques et des Papes de la Tradition de vingt siècles, je
me servirai de l’”Enchiridion Symbolorum, Definitionum et
Declarationum de rebus fidei et morum” de Denzinger.
Malheureusement, Vatican II s’est proposé de “tout réformer”
dans l’Église, sous l’étiquette captieuse du “but pastoral”,
y compris l’exposition de la Doctrine dogmatique,
comme s’est clairement exprimé Jean XXIII dans son discours
d’ouverture du Concile, le 11 octobre 1962:

«Il est nécessaire (?) que cette doctrine… certaine
et immuable… soit approfondie et présentée
de manière… à répondre aux exigences de
notre temps!».
Donc non pas selon les exigences intrinsèques de la Volonté
de Dieu “revelante”, mais d’après les exigences de l’homme
de notre temps!.. Or ceci est un vrai renversement de l’ordre

surnaturel!.. En effet c’était un plan du modernisme qui
voulait adapter la Loi Divine (= Révélation) à la volonté de
l’homme!
Et alors les “faits” furent désastreux, ouverts à toutes les
hérésies, sans que la Hiérarchie catholique ne fasse de résistance.
Les catéchismes de type hollandais répondirent exactement
aux exigences des temps modernes, supprimant de fait
tout le surnaturel.
La fin pastorale n’a donc servi qu’à faire confusion entre
les termes “dogmatiques” et “pastoraux”. Le Pape Jean XXIII
lui-même n’a pas su nous donner un exemple pratique de la
façon dont on pouvait présenter la doctrine certaine et immuable
sous une forme différente de celle traditionnelle de
vingt siècles, sans en changer radicalement le sens!
On peut se demander: comment se fait-il que l’assemblée
des Pères conciliaires n’a pas même eu l’air de s’apercevoir de
l’embûche contenue dans cette idée bizarre de changer la
forme d’exposition de la doctrine, ce qui depuis plus d’un demi-
siècle était la marotte et le programme maximum du modernisme?
Et comment se fait-il qu’ils ne se sont pas alarmés
aux paroles de défit que Jean XXIII avait adressé contre “les
prophètes de malheur” qui annoncent des évènements toujours
funestes, comme si la fin du monde menaçait?… Était-ce alors
un geste de “Nouvelle Pentecôte” qui ferait refleurir l’Église
que de se pencher maternellement sur les champs de l’activité
humaine?..
On s’en est bien vite aperçu: la prophétie de Jean XXIII
n’a pas fait refleurir l’Église, mais tout au contraire, elle a été
le début d’une catastrophe! Devant l’évidence des faits, ce
sera Paul VI lui-même qui dira dans son discours du 7 décembre
1968 au Séminaire Lombard:

«L’Église se trouve en une heure d’inquiétude
et d’autocritique… on dirait même… d’autodestruction!».

Il s’agit d’un vrai désarmement en pleine bataille, introduit

par le Pape Jean dans son discours du 11 octobre 1962:

«Toujours l’Église s’est opposée aux erreurs;
souvent elle les a condamnées avec la plus
grande sévérité… à présent pourtant, l’épouse
du Christ… préfère utiliser le remède de la miséricorde,
plutôt que celui de la sévérité!!».

C’est ainsi que le “plan moderniste maçonnique” a pu se
réaliser à travers un Pape (lui aussi “franc-maçon”!), un
“plan” qui démantelait et abattait tous les murs, dégarnissait
toutes les défenses, désarmait tous les combattants et se
libérait de toute propagande défaitiste!
“O infelix astutia!” (Saint Augustin), tel fut le déshonneur
qui a enveloppé Vatican II parce qu’il ne l’a pas empêchée,
mais au contraire l’a faite sienne!.. Le refus de Vatican II d’engager
le charisme de l’infaillibilité contient la vraie explication
de toutes les funestes ambigüités qui se trouvent dans ses
pages, et mêmes de véritables “hérésies”.
Le but de mon étude est donc de fixer les idées sur les différents
aspects du thème qu’il faut traiter, à la lumière de la
doctrine infaillible du Magistère solennel de l’Église.
En ce sens, mon acte d’accusation contre Vatican II est
donc de discréditer la tentation de capitulation inconditionnée
devant les “erreurs” qui ont désormais pénétré dans la plupart
des esprits, qui conditionnent désormais la vie spirituelle du
restant des fidèles à tous les niveaux de l’Église.
C’est pourquoi on doit pouvoir discuter librement de la
plus ou moins orthodoxie de Vatican II et analyser les textes
d’un “Concile pastoral” qu’on nous impose au contraire come
dogmatique et donc dorénavant comme la seule référence
magistérielle.
Il nous faut alors non seulement des éclaircissements sur le
sens des termes, mais encore des révisions et des rectifications.
De Vatican II est en effet issue une “nouvelle langue” pour

mieux communiquer avec le monde moderne.
Le “jésuite yankee”, John O’Malley, a écrit un livre:
“Qu’est-ce qui s’est passé à Vatican II?”, dans lequel il rend
“inadéquates” les contrapositions bien connues libéraux-conservateurs,
pour comprendre les conflits qui eurent lieu pendant
Vatican II. Dans son livre, il parle en effet d’ “un réseau
d’interconnexions vraiment remarquables” qu’il sous-entend
aux documents de Vatican II.
Ce “réseau” concerne un nouveau vocabulaire. Les documents
des assises conciliaires présentent une nouveauté linguistique
qui s’applique à différentes questions: qu’on pense à
des mots comme “dialogue”, “collégialité”, “développement”,
“frères et soeurs”, “conscience”… Le langage se détache
comme une grande nouveauté car il décrit et prescrit des actions
nouvelles de la part de l’Église.”
Karl Rahner qualifia le Concile comme le moment de
la naissance de “l’Église mondiale”, après “l’Église judaïque”
et les deux millénaires “hellénistiques”.
L’Osservatore Romano du 25 janvier 2010 a liquidé la
valeur permanente de Vatican II, affirmant que ce Concile
“doit être interprété historiquement, et ne pas devenir un
mythe”. Vu cependant qu’on proclame que le catholicisme ne
peut pas être vécu sans référence à Vatican II, n’importe quelle
position herméneutique qui en explore la continuité avec le
magistère précédent, devra la soupeser avec la même autorité
pontificale, pour pouvoir s’en tenir ensuite à l’aphorisme: “un
Pape scelle et un autre descelle!”
On sait que dans l’Église antique, on avait coutume de réagir
aux crises doctrinales par des Conciles, une sorte de nouvelle
réflexion collective de la Foi. Au point où se trouve aujourd’hui
l’Église de Rome, l’alternative entre une crise autodestructive
ou un changement de Réforme, était déjà dans le
projet des intellectuels les plus connus de notre temps. Il faut
cependant se rappeler que les ruptures positives furent les
tâches de l’Église pour s’ouvrir à une plus grande intelligence
du “dépôt de la Foi” et pour une plus grande fidélité à l’esprit
du Fondateur!

Chapitre 1

MAIS ALORS, POURQUOI
UN “NOUVEAU CONCILE”?

suite…

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