lsraël et la traite des Blanches


 
Auteur : Ryssen Hervé
Ouvrage : Israël et la traite des Blanches
Année : 2010

Depuis la chute du mur de Berlin, en 1989, des centaines de
milliers de jeunes femmes d’Europe de I’Est ont été happées par des
réseaux de prostitution et emmenées vers des destinations lointaines.
L’Organisation internationale des Migrations estime aujourd’hui à
500 000 le nombre de ces jeunes femmes de l’ancien bloc communiste
tombées dans les réseaux mafieux. Les médiats restent extrêmement
discrets sur ce sujet. Au mois de mai 2000, pourtant, un rapport
d’Amnesty international avait révélé I’ampleur du phénomène et
pointé du doigt l’Etat d’IsraëI, la plaque tournante de ce trafic’.

1. Esclave sexuel en lsraël
L’effondrement de I’URSS, en 1991, avait provoqué un appauvrissement
considérable de la population. Pour tenter d’échapper à la
misère et de subvenir aux besoins de leurs familles, de nombreuses
jeunes filles russes, ukrainiennes ou moldaves, avaient alors répondu à
certaines offres alléchantes publiées dans les journaux. Malheureusement
pour elles, ses offres de travail à l’étranger s’avéraient souvent
être des pièges posés par des proxénètes internationaux.
Le phénomène fut si important que le très cosmopolite New York
Times du 11 janvier 1998 avait été obligé d’ouvrir le dossier, avec un
article de Michael Specter sur les << naïves femmes slaves > >. Le
journaliste relatait l’histoire poignante d’une jeune beauté ukrainienne
de 21 ans qui, de son village, avait répondu à une annonce dans un
journal local et s’était retrouvée en IsraëI, contrainte de se prostituer.
Les filles, apprenait-on, étaient envoyées jusqu’au Japon et en
Thaïlande par des réseaux tenus par les mafieux « russes » basés à
Moscou. Rappelez-vous: à cette époque, tous les médias parlaient de
la terrible « mafia russe ».
Le Jerusalem Post du 13 janvier 1998 avait repris ces informations.
Ainsi, on apprenait qu’il y avait plus de 10 000 prostituées en
IsraëI,presque toutes russes et ukrainiennes.Les femmes,achetées et
vendues par les proxénètes étaient séquestrées dans des bars et des
bordels,et rapportaient chacune à leur propriétaire entre 50 et 100 000
dollars par an.


1 Les éditions francophones d’Amnesty Intemational. http:/iefai.i-france.com. Human
Rights Abuses of LI/omen Trfficked from Countries of the Former Soviet Union into
Israel’s Sex Industry.


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