A la rencontre des étrusques


 
Auteur : Jannot Jean-René
Ouvrage : A la rencontre des étrusques
Année : 1987

CHAPITRE I

Mythes, mystères, mirages : le faux problème des origines.

Tout le problème des origines se trouve ainsi faussé, les données falsifiées, les sources sollicitées
Gardons-nous de croire qu’une semblable attitude a été exclusivement celle des hommes de l’antiquité qui avaient à compter avec des cités étrusques tantôt hostiles et tantôt alliées, et dont il importait, dans des écrits de propagande et selon les besoins de la cause, de prouver que l’origine était tantôt barbare, tantôt honorable ; l’éveil des nationalités et des nationalismes, les mouvements idéologiques depuis la fin du XVIIIème siècle ont largement emboîté le pas des falsificateurs antiques et ont donné à leurs explications une autre forme et une autre portée.
Pourquoi donc s’est-on posé ces questions précisément à propos des Étrusques ? Pourquoi n’a-t-on jamais cessé de les poser ? Pourquoi ont-elles semblé si longtemps légitimes ? L’obscurité de la langue, l’incapacité à la comprendre et à la parler sont sans aucun doute responsables de cette atmosphère de mystère génératrice de toutes les erreurs et de tous les mensonges dont nous allons parler. Qui s’est jamais demandé d’où venaient les Ombriens ou les Osques ? Leur langue ne paraissait pas aux Romains fondamentalement étrangère, aussi la question ne se posait pas. Les Grecs ne s’interrogeaient pas non plus sur l’origine des Macédoniens. En revanche la Grèce, puis Rome n’ont jamais véritablement admis que dans leur domaine géographique ait pu exister une civilisation avancée, mais fragile, originale, mais ouverte à toutes les influences et en particulier aux leurs, irréductible en un mot en dépit de sa familiarité. La reconnaissance inévitable de cette différence a été imposée par la langue et explique la permanence de la question.

LES MYTHES ORIGINELS.

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