Histoire de l’antisémitisme


 
Auteur : Gendrot Alfred (Drault Jean)
Ouvrage : Histoire de l’antisémitisme
Année : 1944

I – LES CAUSES DE L’ANTISÉMITISME
Les créateurs de l’antisémitisme ne sont point des Aryens féroces poussant, par goût du sang, au massacre des Juifs, comme l’insinuaient volontiers l’Univers israélite, le Droit de vivre et la masse énorme des journaux juifs ou judaïsants qui ont pullulé dans toutes les langues, aux quatre coins de la planète.
Les créateurs de l’antisémitisme sont les Juifs eux-mêmes. Evidemment, ils ne le font pas exprès. Mais quand, dans une ville, vient s’installer un israélite suivi bientôt de plusieurs de ses frères, on peut dire, sans se tromper : «L’antisémitisme est en route ».
Celui qui a constaté cette vérité est un Israélite qui fit beaucoup parler de lui. Il fut le grand metteur en scène de la célèbre affaire Dreyfus. C’est Bernard Lazare.
Il ne peut pas être renié par ses congénères. Il était intelligent, ne rougissait point de sa race qu’il défendait tout en reconnaissant ses défauts. Il est l’auteur d’un livre intitulé L’antisémitisme, dans lequel on peut lire les lignes qui vont suivre. Elles libèrent les antisémites de l’accusation d’avoir créé l’antisémitisme par un goût naturel autant que dépravé et retardataire pour la persécution d’une race qualifiée d’inoffensive par ceux qui en font partie :
«Partout, écrit Bernard Lazare, où les Juifs – cessant d’être une nation prête à défendre sa liberté et son indépendance, se sont établis, partout s’est développé l’antisémitisme, ou plutôt l’antijudaïsme, car antisémitisme est un mot mal choisi, qui n’a eu sa raison d’être que de notre temps, quand on a voulu élargir cette lutte du Juif et des peuples chrétiens, et lui donner une philosophie en même temps qu’une raison plus métaphysique que matérielle.
«Si cette hostilité, cette répugnance même, ne s’étaient exercées vis-à-vis des Juifs qu’en un temps et en un pays, il serait facile de démêler les causes restreintes de ses colères ; mais cette race a été, au contraire, en butte à la haine de tous les peuples au milieu desquels elle s’est établie. Il faut donc, puisque les ennemis des Juifs appartenaient aux races les plus diverses, qu’ils vivaient dans des contrées fort éloignées les unes des autres, qu’ils étaient régis par des lois différentes, gouvernés par des principes opposés, qu’ils n’avaient ni les mêmes moeurs, ni les mêmes coutumes, qu’ils étaient animés d’esprits dissemblables ne leur permettant pas de juger également de toutes choses, il faut donc que les causes générales de l’antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent.
«Ceci n’est pas pour affirmer que les persécutions des Israélites eurent toujours le droit de leur côté, ni qu’ils ne se livrèrent pas à tous les excès que comportent les haines vives, mais pour poser en principe que les Juifs causèrent – en partie, du moins, leurs maux.
«Devant l’unanimité des manifestations antisémites, il est difficile d’admettre, comme on a été trop porté à le faire, qu’elles furent simplement dues à une guerre de religion, et il ne faudrait pas voir dans les luttes contre les Juifs, la lutte du polythéisme contre le monothéisme, et la lutte de la Trinité contre Jéhovah. Les peuples polythéistes, comme les peuples chrétiens, ont combattu, non pas la doctrine du Dieu Un, mais le Juif».

Les antisémites, avant le livre de Bernard Lazare, n’auraient jamais osé espérer qu’un Israélite leur donnerait un jour acte de ce que la lutte défensive engagée par eux, contre la nation juive, n’était pas une guerre religieuse, mais une guerre de race.
Jadis, Edouard Drumont avait beau dire que s’il arrivait un jour au pouvoir, la seule synagogue qu’il fermerait serait la Bourse, toute la presse juive criait que sa campagne antijuive était un attentat à la liberté de conscience.
D’où cette plaisante riposte de Drumont dans la France juive devant l’opinion. Il reproche aux Juifs de jouer, à ce su-jet, le rôle du Sourd dans l’opéra-comique du Sourd ou l’Auberge pleine, d’où ce quiproquo (page 24) :
«Un voyageur arrive, demande une chambre.
– Nous n’en avons plus.
– Que vous êtes aimable ! J’avais réellement besoin de repos.
Le sourd se dirige vers la meilleure chambre de l’hôtel.
– Mais je vous dis que c’est loué !
– Ne vous donnez pas la peine de me conduire, je trouverai tout seul.
Il se déshabille, malgré les cris de l’hôtelier.
– Mais, Monsieur, je vous répète que cette chambre n’est pas libre.
– Merci mille fois, merci de votre sollicitude, je suis fort bien, et je crois que je ferai une bonne nuit.
Impossible de se faire comprendre de ce faux sourd résolu à ne rien entendre et qui finit par s’installer dans le lit d’autrui.
Israël s’amuse ainsi à jouer avec nous aux propos interrompus :
– Comment se fait-il qu’en quelques années la fortune presque entière de la France se soit centralisée entre quelques mains juives ?
– Quoi ! Malheureux ! Vous voudriez, au nom des préjugés d’un autre âge, nous empêcher d’adorer ce Dieu de Jacob, de célébrer Yom-Kippour et Peçah ?

– Vous vous êtes abattus comme une pluie de sauterelles sur cet infortuné pays. Vous l’avez ruiné, saigné, réduit à la misère, vous avez organisé la plus effroyable exploitation financière que jamais le monde ait contemplée.
– C’est la fête de Soucoth qui vous gêne ? Soucoth, la poétique fête des feuillages… Allons donc, soyez de votre temps, laissez à chacun la liberté de conscience.
– Les Juifs allemands que vous avez trouvé le moyen d’introduire dans tous les emplois, dans les ministères, dans les préfectures, au Conseil d’Etat, sont d’impitoyables persécuteurs, ils vilipendent tout ce que nos pères ont respecté !
Les principes de tolérance proclamés par 89 ! Il n’y a que ça ! C’est la gloire d’Israël d’avoir défendu ces doctrines. Cher et bon Israël ! Israël, phare des nations ! Israël est le champion de l’Humanité ; il veut le bien de tous les peuples…, c’est pour cela qu’il le leur prend.
Dans ces conditions, conclut Edouard Drumont, on le comprend, aucune discussion sérieuse n’est possible».
Depuis que Drumont a écrit ces lignes, Israël, par l’organe de Bernard Lazare, semble donc avoir condescendu à ce qu’en effet, les antisémites, ou plutôt, les anti-Juifs, car les sémites non-juifs sont également anti-juifs, font à Israël non pas une guerre de religion, mais une guerre de race défensive.
Les Juifs, d’ailleurs, s’ils ont cessé de se plaindre d’être persécutés pour leur religion, ont fait porter leurs récriminations sur la barbarie des guerres de race. Ils feignent d’oublier, en condamnant le racisme, qu’ils s’affirment eux-mêmes une race, et même une race supérieure aux autres, une race élue, à laquelle Jéhovah a promis la domination du monde, une race d’élite destinée à subjuguer les autres races, les non-juives, créées et mises au monde par ledit Jéhovah pour fournir aux Juifs des esclaves de tout repos, du bétail humain à mener au fouet et à la trique.
C’est même pour cela que les races non-juives se sont si souvent rebiffées, et que leur révolte contre ces conceptions d’un asiatisme antique a pris le nom d’antisémitisme ou d’antijudaïsme.
Bernard Lazare en convient, lorsque après avoir reconnu que les peuples polythéistes, c’est-à-dire païens, comme les peuples chrétiens, ont combattu non pas la doctrine du Dieu Un, c’est-à-dire le monothéisme, mais le Juif, il ajoute :
«Quelles vertus ou quels vices valurent au Juif, cette universelle inimitié ? Pourquoi fut-il tour à tour, et également, maltraité et haï par les Alexandrins et par les Romains, par les Persans et par les Arabes, par les Turcs et par les nations chrétiennes ? Parce que partout, et jusqu’à nos jours, le Juif fut un être insociable.
Pourquoi était-il insociable ? Parce qu’il était exclusif, et son exclusivisme était à la fois politique et religieux, ou, pour mieux dire, il tenait à son culte politico-religieux, à sa loi».
Or, la loi d’Israël lui ordonne de ne pas considérer les non-Juifs comme les égaux des Juifs. Jéhovah ne veut pas d’une humiliation pareille pour son peuple bien-aimé qu’il châtie d’ailleurs bien souvent pour sa désobéissance aux lois divines. Qui aime bien châtie bien.
«Israël, nous avoue encore Bernard Lazare, Israël est placé sous l’oeil même de Jéhovah, il est le fils préféré de l’Eternel, celui qui a seul droit à son amour, à sa bienveillance, à sa protection spéciale, et les autres hommes sont placés au-dessous des Hébreux ; ils n’ont droit que par pitié à la munificence divine, puisque, seules, les âmes des Juifs, descendent du premier homme. Les biens qui sont délégués aux Nations appartiennent en réalité à Israël».
Vous avez bien entendu ! Votre montre, si vous n’êtes pas Juif, ne vous appartient pas. Elle appartient au Juif qui vous la prendra. Telle est la loi d’Israël. Si vous ne la laissez pas prendre au Juif qui en a envie, vous êtes classé parmi les antisémites les plus féroces. Le jour où un Daladier ayant pris plus d’apéritifs que les jours précédents fabriquera, en collaboration avec un Mandel et un Marchandeau, un décret-loi punissant les attaques contre un individu d’une autre race que la vôtre, habitant votre pays, ne fût-ce que depuis une heure, ne soyez pas étonné d’être incarcéré comme le furent Serpeille de Gobineau et ces vaillants rédacteurs de Je suis partout, au besoin d’être passé à tabac comme Degrelle, d’être révolvérisé sur les routes comme De Ludre, enchaîné et menacé du peloton d’exécution comme Boissel, tué à coups de baïonnette comme des centaines de non-Juifs.
De cette croyance en un Jéhovah qui l’aime comme ses petits boyaux, qui lui dit que tous les biens des non-Juifs sont aux Juifs, l’Israélite tire l’orgueil immense qui attire un peu plus sur lui l’hostilité des autres nations.
M. de Vriès de Heckelingen, dans son ouvrage L’Orgueil juif, a étudié cette caractéristique de la mentalité des peuples d’Israël qui vaut à ce dernier tant de déceptions et d’ennuis. Nous y renvoyons le lecteur.
Israël, naturellement, se plaint d’être tyrannisé. Ses premiers tyrans ne furent pourtant pas des antisémites, mais les puissants de sa nation : les prêtres, les Pharisiens, les riches de Jérusalem.
C’est là une des curiosités de l’Histoire du Peuple hébreu que M. Georges Grandjean, dans son livre : La destruction de Jérusalem, premier pogrom, a fort bien mis en évidence.
Historiquement, constate Bernard Lazare, l’exode des Juifs, à travers le globe, commença au quatrième siècle avant Jésus-Christ. Dès 331, Alexandre transportait des Juifs à Alexandrie, Ptolémée en envoyait en Cyrénaïque, Seleucos en conduisait à Antioche. Les conquérants successifs de la Palestine en emmenaient chacun un lot comme captifs. Ces cap-tifs arrivèrent à se libérer, à former des colonies ou plutôt des communautés un peu partout. A la naissance de Jésus-Christ, ces colonies juives étaient devenues fort riches. Il y en avait en Egypte, en Phénicie, en Syrie, en Pamphylie, en Cilicie. La Grèce en comptait de nombreuses. Les vieux Grecs aryens de la belle époque littéraire et artistique ont été fort judaïsés et leurs descendants d’aujourd’hui n’ont plus guère que le nom seul de Grecs.
Les Juifs étaient partout haïs parce qu’ils prétendaient, quoique ayant abandonné la Palestine, rester de la nation juive et considérer Jérusalem comme leur vraie patrie. Ils ne voulaient pas s’intégrer aux pays qui les avaient accueillis. On peut même dire qu’ils ne le pouvaient pas, Jérusalem étant la seule ville où l’on pouvait adorer Dieu, et où Jéhovah pût agréer leurs prières, leurs sacrifices et leurs offrandes.
Ce sont les pontifes du Temple de Salomon, le grand-prêtre en tête, qui avaient créé ce dogme et qui avaient imposé cette obligation à la crédulité de la masse juive. Mais bien des Juifs gémissaient d’être pareillement tyrannisés par leur propre gouvernement.

Dans cet immense Temple de Jérusalem, se gobergeait une nuée de profiteurs, prêtres, lévites, pharisiens, qui vivaient grassement du service de Jéhovah, dans un sanctuaire luxueux et splendide, gorgé de trésors s’accumulant sans cesse.
«Le trafic, l’usure, non autorisés à Jérusalem, écrit Georges Grandjean, étaient prescrits par les Prêtres du Temple aux Juifs habitant Rome, Athènes et Alexandrie. (A Jérusalem, l’usure ne pouvait être pratiquée par les Juifs que sur d’autres Juifs, et cela était contraire à la loi.)
«De quoi eût été faite la fortune du Tabernacle ? Comment Pontifes, Diacres, Pharisiens de toutes grandeurs et de tous poils eussent-ils vécu, si les Juifs de la dispersion n’avaient point traité les peuples de la Terre comme peuples conquis ? Ce qui était péché à Sion devenait donc un exploit à Rome et à Alexandrie. Les prescriptions de la Loi sont privilèges du Peuple élu et ne concernent que lui.
«Dégagés des pratiques incommodes de Jérusalem, les Juifs de la dispersion n’en restèrent pas moins soumis à la loi. Dans les boutiques des fripiers, comme chez les riches trafiquants ou chez les usuriers célèbres (de Rome, Athènes et Alexandrie) le même Credo montait vers le Temple, les mains se tendaient vers lui, suantes d’or.
«L’abondance des offrandes que les synagogues recueillaient démontre que Jérusalem dominait cette organisation admirable mais dangereuse. L’on ne se contentait pas d’envoyer ce tribut à la Ville sainte. Chaque année, la députation qui s’acheminait vers la Mecque sioniste était suivie par des milliers de pèlerins : tout fils d’Israël étant tenu une fois sa vie durant, d’aller sacrifier au seul autel où les victimes fussent agréées».
Chaque Juif était d’ailleurs imposé. Il payait au grand prêtre le didragme, contribution à l’entretien du Temple ; ses offrandes étaient ad libitum.
Chaque communauté juive, dans toutes les nations non-juives, constituait ainsi une «pompe à phynances», drainant vers Jérusalem des monceaux d’or extraits de ces nations. Quelle gigantesque exportation de capitaux ! Vous supposez bien que les peuples non-juifs finissaient par trouver abusives ces évasions de leur monnaie et que l’antisémitisme s’implantait automatiquement chez eux.
Cicéron, dans son Pro Flacco, où il combat les «superstitions barbares» des Juifs, où il les accuse de «montrer du mépris pour les splendeurs de la République romaine», ajoute que ces hommes étaient à craindre, qui, «se détachant de Rome, tournaient les yeux vers la cité lointaine, cette Jérusalem, et la soutenaient des deniers qu’ils tiraient de la République». Il plaidait pour le proconsul Flaccus, citoyen romain attaqué par les Juifs1.
Ont-ils jamais changé ? De nos temps, cette création du Sionisme, ce retour à la Palestine, cette colonie juive protégée par l’Angleterre, basée sur des achats de terrains aux Arabes avec des fonds que les Rothschild et les autres banquiers juifs du monde entier ont acquis à coups de Bourse en ruinant des millions de non-juifs de partout, est-ce autre chose que les capitaux du monde entier drainés de nouveau vers Jérusalem, comme si un Temple rebâti redemandait l’or confisqué par Titus, destructeur du vieux Temple ?
Dans l’antisémitisme antique, il n’y eut pas que le drainage éhonté vers le Temple, de l’or des goym, il y eut le mépris affiché par les Juifs des dieux locaux vénérés dans les nations, qui avaient accueilli Israël ; il y eut aussi, plus particulièrement en Grèce, les luttes des diverses écoles philosophiques se disputant des adeptes. Les stoïciens, notamment, en voulaient aux Juifs de faire du prosélytisme parmi les Grecs.
Ce prosélytisme nous étonne. Les Juifs, ont affirmé tous les auteurs modernes qui se sont occupés de la question juive, ne font pas de conversions. Si, pour eux, un Juif devenant chrétien reste un Juif, car le baptême ne saurait changer la race, ni la forme du nez, ni la mentalité, un goy qui se ferait circoncire reste un goy, n’étant pas né Juif et n’appartenant pas a la race élue.
Les Juifs auraient-ils fait du prosélytisme autrefois ? Je crois que c’est le mot qui nous trompe. Ils judaïsaient, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Ils judaïsent encore aujourd’hui. Cette judaïsation leur faisait et leur fait des alliés. La France est encore judaïsée aux deux tiers. Elle pense juif. Les coups de Bourse n’ont jamais choqué personne, même parmi les gogos qu’ils ont ruinés et qui se contentent de déplorer le désastre dont ils sont victimes comme des vignerons gémissent quand l’ouragan de grêle a anéanti leur récolte. Les chutes subites de titres en Bourse, les dévaluations de Poincaré, d’Auriol et de Blum n’ont rien enseigné à la plupart des Français. Ils comprennent l’opération criminelle quand on la leur explique, mais leur intoxication les empêche de réagir. Ils sont judaïsés. Il a fallu cent ans de presse juive pour les amener à ce degré de déformation mentale dont ils pâtissent. Peut-être faudra-t-il cent ans de cure antijuive pour que la France redevienne complètement française. L’Allemagne, elle, a réagi. Mais les Juifs assurent qu’ils la judaïseront à nouveau dès que le temps redeviendra beau… pour eux.
L’antisémitisme, vieux de plusieurs siècles, doit sans cesse recommencer la lutte.
L’Antiquité et le Moyen Age étaient plus compréhensifs.

II – L’ANTISÉMITISME DANS L’ANTIQUITÉ ET AU MOYEN AGE

suite…

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