Les Juifs et I’antisémitisme


 
Auteur : Rebatet Lucien Romain (François Vinteuil – François Vinneuil)
Ouvrage : Les Juifs et l’antisémitisme
Année : 1938

PRÉFACE
Le texte présenté ici n’a, à notre connaissance jamais été
réédité depuis sa première parution dans les deux numéros
spéciaux du journal Je Suis Partout. Le premier numéro, qui
date du 15 avril 1938, était sobrement intitulé < Les Juifs >.
C’est de sa deuxième page que nous avons tiré le titre de ce
livre. Le second, intitulé < Les Juifs et la France >, date du 17
février 1939. Lucien Rebatet en avait été le principal rédacteur.
L’article d’Alain Laubraux (« Scandales ») et celui de Charles
Lesca sur la situation en Amérique latine ont été intégrés dans
le présent ouvrage. Les articles de Robert Brasillach et de
Pierre-Antoine Cousteau font I’objet d’une publication à part,
réunis dans une brochure, sous un titre emprunté à un des
articles de Robert Brasillach: <.
Lucien Rebatet, fameux journaliste et écrivain, a connu
quelques déboires après la défaite de I’Allemagne du fait de son
engagement politique. Il fut arrêté en Autriche le 8 mai 1945
sur mandat d’arrêt du juge Zoussman et condamné à mort le 23
novembre 1946 pour ses écrits. Grâcié par Vincent Auriol le 12
avril 1947 en compagnie de Pierre-Antoine Cousteau, sa
condamnation fut commuée en peine de travaux forcés à
perpétuité. Le 16 juillet 1952, il fut finalement libéré, après sept
ans et deux mois de prison.
Les articles réunis dans ce livre forment une remarquable
synthèse sur le sujet, et permettent de comprendre plus
aisément les sentiments qui animaient une grande partie de la

population occidentale à cette époque. Lucien Rebatet, bien sûr,
n’a pas été le premier à analyser l’influence grandissante
du peuple juif dans nos sociétés. Mais à la veille de la Seconde
Guerre mondiale, il est sans doute, avec ses amis du journal Je
Suis Partout, l’une des têtes de file du grand courant
nationaliste en France.
Son antisémitisme est, comme celui de ses prédécesseurs,
avant tout la réaction de défense d ‘un <<indigène > contre ce
qu’il considère comme une agression extérieure. Edouard
Drumont, dans sa << France juive >, en 1886, avait déjà alerté
l’opinion sur ce qu’il considérait être les méfaits de l’arrivée
des Juifs aux plus hauts postes de la société et sur les dangers
que cette mainmise présentait pour la civilisation chrétienne. Car
si Edouard Drumont avait saisi toute I’ampleur du problème et
ses conséquences dans tous les domaines de la vie sociale,il
n’en restait pas moins un homme de son siècle : la religion
catholique et I’armée représentaient pour lui les deux piliers
encore solides d’une nation déjà entrée en décomposition.
Puis vint Louis-Ferdinand,la bourrasque littéraire, dont le
génie laissera une empreinte indélébile dans la littérature
française. Quand il écrivit son merveilleux Voyage au bout de
la nuit en 1932, rien n’annonçait le fameux pamphlet de 1937,
Bagatelles pour un massacre qui le coupera définitivement des
milieux bien-pensants de la démocratie.Céline sera le premier
en France à dénoncer I’antiracisme des Juifs et leur
responsabilité dans l’abâtardissement planifié de la race
blanche. Car le fond du problème, selon lui, est bien là : afin de
se prémunir contre une nouvelle réaction nationaliste, les Juifs
encouragent par tous les moyens I’ immigration africaine et la
dilution de nos peuples dans un salmigondis d’ethnies de tous
les coins du globe. Quel meilleur moyen de se protéger contre
nous, en effet, qu’en nous diluant dans une masse d’étrangers
naturalisés?
Lucien Rebatet, il faut le dire, n’a jamais réellement alerté

ses lecteurs sur le danger que représentaient les idées
humanitaires distillées par les Juifs et leurs conséquences
fâcheuses pour I’avenir de la race blanche. L’auteur des
Décombres, grand critique d’art et homme d’une immense
culture, est semble-t-il, beaucoup plus sensible à la décadence
culturelle et artistique de I’Europe soumise à I’influence des
Hébreux, qu’à la menace biologique pesant sur notre race. En
fait, Céline s’en était déjà magistralement chargé.Tout comme
Edouard Drumont, ces auteurs avaient bien appréhendé dans sa
totalité le problème juif. Tout trois ont bien dénoncé la
diabolique collusion entre les financiers internationaux et le
marxisme international. Tout trois nous ont mis en garde contre
les manæuvres d’ Israël, sa propagande égalitaire inlassable, ses
calomnies incessantes, sa formidable capacité de destruction.
Mais il semble que chacun de ces grands Français en soit venu
à réagir d’abord pour défendre ce qu’il croyait être le fond
même de la civilisation de I’Europe : L’Eglise, pour Drumont;
la culture, pour Rebatet; la race, pour Céline le nordique.
Lorsque I’on sait I’immense passion de I’auteur d’une
histoire de la musique pour les arts en général – la peinture, la
musique, le théâtre, en particulier – il nous est effectivement
permis de penser que I’antisémitisme de Rebatet trouve sa
source première dans son rejet de la laideur et son désir de
renouer avec la véritable culture française. A ce sujet, il écrira
un remarquable article dans le numéro de février 1939 (La
corruption des esprits).
C’est ce numéro que nous présentons ici en premier.
L’analyse historique qu’il présente dans le cadre français,
permet de mieux situer I’action d’Israël dans le temps, depuis
son émancipation jusqu’aux bouleversements du XX. siècle.
Dans le numéro de 1938,Lucien Rebatet s ‘attache surtout à
dénoncer les responsabilités d ‘Israël dans le communisme et les
pressions exercées par la haute finance sur le destin des nations.
Lucien Rebatet qui, dans les derniers mois de la guerre,

affirmait qu’il préférait <<tout, plutôt qu’une victoire du capitalisme américain, tout, plutôt que la putréfaction du parlementarisme libéral >),avait la conviction que la violence
du système marxiste était finalement moins nocive que
l’hypocrisie des droits de I’homme. Plus vénimeuse encore que
le communisme, la démocratie, qu’abhorrait par dessus tout
I’auteur des Décombres, s’est effectivement avérée être
I’instrument idéal pour détruire les nations et édifier le
gouvernement mondial. Et le fait est que dans cette perspective,
la démocratie est en passe de réussir là où le communisme a
échoué lamentablement. Elle substitue aux valeurs de tradition,
d’héritage et de communauté, qui font la force des peuples
dignes de vivre, un matérialisme désespérant, une frénésie
égalitaire qui finit par étouffer ceux qui se sont laisser séduire
par les attraits de la société de consommation et ses plaisirs
éphémères.

En 1945, pourtant, les troupes soviétiques étaient
redoutables, et le régime marxiste,s ‘il s’était imposé à I’ Europe
toute entière,n’aurait pas reculé devant les nécessités de
purification dénazificatrices et les déportations en masse. Mais
Lucien Rebatet, comme il le dit lui-même au début des
Décombres,n ‘a <<jamais eu dans les veines un seul globule de
sang démocratique> .
Alors même que les armées alliées approchent de Paris, il
n’hésite pas à fustiger <<I’ affreuse cafardise du biblisme
capitaliste des Anglo-américains> >. Nous sommes alors en
juillet 1944. Le 28 juillet, il signe son dernier article qu’il
intitule courageusement <Fidélité au national-socialisme> .
Lucien Rebatet est mort le 24 aout 1972, ne reniant rien de
ses idées. Son æuvre, au delà de I’engagement politique, fait
honneur à la littérature française et à l’esprit français

PREMIÈRE PARTIE
Je Suis Partout
17 février 1939

suite…

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