Santé et Guérison par le Jeûne


  Arnold Ehret | Ehretismo e Fruttalia
Auteur : Ehret Arnold
Ouvrage : Santé et guérison par le jeûne Le régime sans mucus
Année : 1922

Préambule
L’ouvrage d’EHRET «Santé et Guérison par le Jeûne», peut vous restituer la
santé en alternant courts jeûnes et régimes de transition, votre corps sera
enfin plus libre et vous vous apercevrez que «la vie mérite d’être vécue».
Dès que vous aurez retiré des bienfaits de ce traitement vous pourrez
alors conseiller cette lecture autour de vous.
Faites lire « Santé et Guérison par le jeûne » et vous rendrez à votre prochain
le plus grand des services.

L’animal malade s’abstient de manger. Pourquoi l’homme malade n’en
fait-il pas autant ? C’est qu’il craint de dépérir davantage alors qu’il n’est
plus capable d’assimiler ce qu’il ingurgite. Mais l’idée que l’on puisse vivre
longtemps sans nourriture touche les fibres les plus profondes de chacun,
ébranlant les convictions habituelles. Cependant, des médecins naturistes
et autres ont obtenu par le jeûne des résultats tels qu’il est devenu impossible
de négliger l’importance de cette thérapeutique. Si elle est encore
peu connue, et même suspecte, c’est que la cure de jeûne a besoin
d’être dirigée, Il faut tenir compte de l’état du patient et prévoir comment
I organisme va réagir. C’est là qu’Ehret a été véritablement illuminé. Jeûner
suivant ses indications c’est jeûner avec confiance, car il indique à
l’avance ce qui va se passer.
Comme la nature ne fait pas de miracle, le jeûne a besoin d’être alterné
avec des régimes puissamment éliminateurs, dits de transition. Ceux-ci,
dosés convenablement, procurent un soulagement immédiat et le malade,
qui entrevoit la guérison possible, se libère de toute crainte, car un
jeûne rationnel est véritablement sans danger.
Dans un corps régénéré, le cerveau fonctionne d’une manière surprenante.
L’esprit, les pensées, l’idéal, les aspirations subissent des changements
Fondamentaux indescriptibles. L’homme chante sa joie et son
triomphe sur toutes les misères de la vie qu’il laisse derrière lui. Cela ne
vaut-il pas la peine d’essayer ?

Note de l’éditeur
La plupart des personnes, dès 40 ans, ont un corps délabré ; même des
jeunes gens et des jeunes filles sont atteints de constipation, de déviation
de la colonne vertébrale, souffrent de carences et ont de ce fait un moral
encore pire que leurs maux physiques ; bref les corps ne sont plus suffisamment
sains pour recevoir le souffle de l’esprit.
Nous pensons être utile à ces personnes qui ont tout essayé auprès de
plusieurs médecins, y compris des homéopathes, des guérisseurs, et qui
ont tenté des cures naturistes et spirituelles, des régimes, des villes d’eaux.
A chaque nouvel essai, elles ont pu sentir un mieux, mais passager, et elles
voudraient guérir !
Le jeun tel que le décrit Ehret est surtout pour les personnes ne pouvant
ou croyant ne pas pouvoir jeûner.
Ses régimes de transition avec légumes crus et cuits, fruits crus et cuits,
puissants et seuls vrais éliminateurs de tous les poisons et drogues qui

encombrent l’organisme, nous semblent la panacée à faire connaître. Si l’on
suit bien les instructions d’Ehret, le seul danger — inespéré ! — c’est de recouvrer
la santé.
Jeûner requiert un acte de la volonté. La peur doit être exclue. Pendant
un jeûne on peut continuer à vaquer à ses occupations, en se réservant
la possibilité de se reposer dès que le besoin s’en fait sentir.
Recouvrer la santé c’est revivre enfin, c’est être libéré de toutes les mutilations
internes qui nous rendent esclaves de nos maux. Nous avons déjà
partiellement expérimenté le jeûne selon Ehret et nous pouvons affirmer
qu’il est efficace.
L’ouvrage sera lu non seulement par des personnes entendant parler du
jeûne pour la première fois, mais également par des personnes ayant déjà
entrepris plusieurs jeûnes. Elles peuvent différer d’avis sur l’emploi de lavements
et purgations que recommandent, outre Ehret, les Drs. Hanish,
Bertholet, Vivini et bien d’autres. Elles peuvent estimer que certains des
aliments de transition proposés sont à remplacer par d’autres.
Que chacun fasse selon son tempérament, son intuition. Mais l’on reconnaîtra
qu’Ehret va à l’essentiel. Ses révélations concernant la pureté du
corps humain sont surprenantes et cela vaut bien la peine d’essayer.
Deux personnes qui s’aiment sont pleines de la vitalité dont nous entretient
Ehret. Elles ne se bourreront pas d’aliments nuisibles. Pense-t-on à mal
manger en contemplant un magnifique lever ou coucher de soleil dans
les montagnes, lors d’une prière, d’une communion ardente, lorsqu’un travail
absorbant, une étude nous accaparent entièrement ?
Il semble qu’il y ait plusieurs chemins pour atteindre Santé et Bonheur ; celui
que nous propose Ehret est — et les nombreuses personnes qu’il a guéries
pourraient si besoin était l’attester —, au moins, entièrement valable,
accessible et sûr.
G. V.

PRÉFACE DU TRADUCTEUR
Je ne sais pas qui était le Prof. Ehret. Je ne sais même pas s’il était Américain
ou Allemand. On m’a dit qu’il était mort à 56 ans d’un accident d’automobile,
après avoir été considéré comme perdu à l’âge de 30 ans pour
une grave maladie de reins. Il avait réussi à s’en guérir et avait atteint un
stade de santé supérieure.
Au cours de ses efforts pour acquérir cette santé supérieure, il semble
avoir été illuminé par des accès d’intuition qui lui ont permis de synthétiser
en une doctrine particulièrement cohérente les principes qu’il y a lieu de
mettre en oeuvre pour débarrasser le corps de ses impuretés au moyen

de jeûnes périodiques, et d’acquérir ainsi des immunités naturelles permettant
d’échapper aux maladies et de faire disparaître celles dont on
était atteint.
Ayant obtenu sur moi-même et autour de moi des résultats excellents et
en concordance parfaite avec les affirmations d’Ehret, je crois qu’il n’est
pas sans intérêt de publier la présente traduction adaptation. J’ai appris
par expérience qu’en agissant progressivement, il était facile de jeûner
une semaine sans absorber la moindre nourriture solide, sans interrompre
ses occupations, et tout en supportant mieux que les gros mangeurs les
fatigues physiques les plus intenses. C’est à la rupture du jeûne qu’il faut
prendre le plus de précautions et j’attire spécialement l’attention des lecteurs
sur les recommandations détaillées qu’Arnold Ehret formule à ce sujet.
Aux lecteurs possédant déjà des connaissances médicales étendues, les
idées d’Ehret pourront paraître un peu romancées et n’avoir pas les bases
scientifiques suffisantes pour satisfaire réellement les esprits cartésiens.
D’autres estimeront que les exclusives qu’il lance contre certaines catégories
d’aliments sont trop absolues, surtout pour le régime de ceux qui sont
appelés à vivre dans des pays trop peu ensoleillés où il n’est pas possible
de récolter à proximité pendant toute l’année les fruits et légumes nécessaires.
Dans ces pays, une activité professionnelle trop trépidante, à laquelle
il est souvent impossible d’échapper lorsqu’on est en bonne santé,
force à remplacer certains aliments par des excitants peu physiologiques
ou par des aliments jouant un rôle d’excitant, ceci même contre son gré.
Cependant, il me semble qu’Ehret résume bien le point de vue qui intéresse
le malade dans toute la mesure où ce point de vue est en opposition
avec celui qui intéresse le pharmacien.
La médecine classique apprend à guérir les maladies par la pharmacopée
et les soins adjuvants. N’est-il pas plus intéressant pour le patient
d’acquérir les immunités naturelles qui permettront par exemple de ne
jamais attraper la grippe et de passer avec infiniment | moins de risques
à travers les épidémies ?
Ceci dit, voici l’essentiel de la doctrine d’Ehret. On voudra bien se rappeler
qu’elle a été élaborée dès 1906.
Le Traducteur.

Notions préliminaires
Presque toutes les maladies, quelle que soit leur appellation médicale, résultent
de constipations, d’obstructions du système tissulaire du corps humain.
Tout symptôme spécial résulte donc d’une constipation locale
extraordinaire due à une accumulation plus grande de déchets à cet
endroit. Les points d’accumulation spéciaux sont la langue, l’estomac, et
plus particulièrement le tube digestif tout entier. L’existence de ces dépôts
est la cause profonde de la constipation intestinale.
En moyenne, tout le monde a continuellement dans les intestins au moins
5 livres de matières non éliminées qui empoisonnent le courant sanguin et
le corps tout entier.
Toute personne malade a, depuis l’enfance, le corps plus ou moins encombré
de mucus provenant de substances alimentaires artificielles non
digérées, non éliminées.
La technique du Professeur Ehret, avec régime alimentaire sans mucus,
paraît constituer l’action compensatrice la plus efficace connue jusqu’ici
contre les maladies. De nombreux malades déclarés incurables ont été
sauvés par son application systématique.
Le régime sans mucus comporte tous les fruits crus et cuits, les végétaux
sans amidon et les légumes cuits ou crus, principalement verts. La méthode
de guérison par le régime sans mucus est une combinaison de jeûnes
longs ou courts, étudiés pour chaque cas particulier, et accompagnés
de menus à changements progressifs tendant vers une alimentation
non formatrice de mucus. Le régime lui-même peut guérir pratiquement
sans jeûne presque toutes les maladies, bien que la cure sans jeûne demande
beaucoup plus de temps que la cure avec jeûne.
Pour la plupart des médecins, la genèse des réactions du corps humain,
spécialement lorsqu’il est malade, reste un mystère. Combien ils sont loin
d’une doctrine susceptible d’application généralisée. Par exemple, les
Naturopathes emploient continuellement le mot « vitalité >> et cependant
ni les médico-scientifiques ni les naturopathes ne peuvent dire ce
qu’est la vitalité.
Le Professeur Ehret s’est efforcé de déraciner certaines erreurs et de montrer
la vérité sous un jour si nouveau et si simple qu’elle devient aisément
accessible à tous.
La simplicité et la clarté de sa doctrine lui permettent de descendre du
général au particulier. Elles sont fondamentales pour le succès de ses

cures. Il répète sans cesse que les énoncés qui ne peuvent pas être compris
par le bon sens ne sont pas sérieux, si scientifique que soit leur apparence.
Cependant, on aurait tort d’imaginer que toute maladie spécifique peut
être guérie par l’absorption d’une nourriture convenable, ou de menus
spéciaux, ou par la pratique de longs jeûnes, si le tout est accompli sans
expérience, sans doctrine, et sans avis autorisé pour chaque cas individuel.
Le jeûne est connu depuis des siècles comme une loi infaillible de la nature
pour réagir contre les maladies. Mais pourquoi son emploi ne s’est-il
pas généralisé, et n’a-t-il pas été suivi d’un succès universel ? Parce qu’on
n’y a jamais recouru systématiquement et correctement selon l’état du
patient.
La moyenne des gens n’a pas la moindre idée des processus d’élimination
des déchets du corps, du temps que ces processus demandent, de la
manière et de la fréquence selon lesquelles le régime doit être changé, ni
de ce que signifie l’expulsion des formidables quantités de déchets accumulés
dans le corps pendant toute la vie.
La maladie est un effort du corps pour éliminer les déchets, le mucus et
les toxines. La technique d’Ehret vient en aide à la nature de la façon la
plus simple et la plus parfaite. Ce n’est pas la maladie, c’est le corps qu’il
faut guérir. Il faut le nettoyer, le libérer des déchets, des matières étrangères,
du mucus et des toxines qui y sont accumulés depuis l’enfance. On
ne peut pas acheter la santé dans une bouteille. On ne peut pas guérir
un corps, c’est-à-dire purifier un système, en quelques jours. Il faut compenser
le mal qui lui a été fait pendant toute la vie.
La technique d’Ehret n’est ni une cure ni un remède. C’est une régénération
continue, un nettoyage complet, aboutissant à un état de santé incroyablement
parfait.
Elle est fondée sur le fait que les encombrements organiques sont à la
base de toutes les maladies et constituent les causes les plus évidentes
d’une vitalité diminuée, d’une santé insuffisante, d’un manque de forces
et d’endurance et de toute imperfection dans la santé. La santé que la
doctrine habituelle appelle normale apparaît plutôt comme un état pathologique
lorsqu’on la compare avec celle que l’on atteint par la méthode
d’Ehret.
Le mécanisme humain comporte un système tubulaire élastique. Or la
nourriture « civilisée » n’est jamais entièrement digérée, et les déchets correspondants
ne sont jamais complètement éliminés. Le système tout entier
est progressivement constipé, spécialement à l’endroit des symptômes
maladifs et dans le tube digestif. Telle est la base de presque toutes les
maladies.
Dissoudre ces déchets, les éliminer soigneusement et intelligemment sous
contrôle, tel est l’objet de la technique des guérisons par le régime sans
mucus.

Maladies latentes aiguës et chroniques
Outre le mucus et les substances toxiques qui l’accompagnent, le corps
humain contient des matières étrangères telles que l’acide urique, les toxines
et plus spécialement les médicaments dont on s’est servi.
Des années d’observation ont montré que les drogues ne sont pas toujours
éliminées comme les déchets de nourriture : certaines d’entre elles,
surtout quand elles contiennent des métaux lourds, des vaccins, des albumines
étrangères… s’accumulent dans le corps et y restent pendant
des dizaines d’années.
On a observé des centaines de cas où des drogues prises 10, 20, 30 et
même 40 ans auparavant, étaient expulsées avec le mucus par sa technique
d’élimination. Ceci est évidemment un fait de première importance
pour le médecin pratiquant.
Lorsque l’on permet au corps de dissoudre ces poisons chimiques, ils se
trouvent réintroduits dans la circulation pour être éliminés par la voie rénale.
Le système nerveux et le coeur en sont affectés, et il peut en résulter
une nervosité extrême, des étourdissements, des battements de coeur
excessifs et d’autres sensations étranges.
Les personnes qui ne savent pas interpréter ces phénomènes se trouvent
devant des mystères. Elles appellent le médecin de la famille, qui diagnostique
généralement une maladie de coeur et incrimine le manque
d’aliments au lieu d’incriminer les drogues qu’il a peut-être prescrites lui-même
dix ans auparavant.
Or, la plupart des personnes considérées comme normales et en bonne
santé ont le corps encombré par une accumulation chronique de déchets
de nourriture, de poisons et de médicaments. C’est cela qui constitue
leur maladie latente.
Lorsque ces matières, cause de maladie latente, sont accidentellement
mises en mouvement, par exemple par un rhume, le malade expulse une
grande quantité de mucus et se sent mal à l’aise. Il essaie d’arrêter le
rhume au lieu de se réjouir du processus naturel de nettoyage. Si la quantité
de mucus libéré est suffisamment importante pour causer un choc au
système tout entier, mais sans danger, le diagnostic peut être la grippe.

Si la nature approfondit son travail éliminatoire, notamment dans l’organe
si important que sont les poumons, tant de poisons et de mucus se trouvent
libérés à la fois que la circulation du sang se fait avec une grande
résistance, comme dans une machine mal nettoyée ou une automobile
qui roule avec les freins serrés. Le corps réagit par une chaleur anormale
qu’on appelle la fièvre.
Les médecins baptisent alors le phénomène du nom de pneumonie. Or la
pneumonie n’est qu’un effort fiévreux de la nature pour libérer un organe
vital de ses déchets.
Si ce sont les reins qui ont à éliminer le mucus libéré, et qui en reçoivent
un choc, il peut en résulter des lésions néphrétiques.
Bref, lorsque la nature, dans ses efforts fiévreux pour éliminer du mucus et
des produits toxiques, essaie de sauver une vie humaine, on appelle cela
une maladie aiguë.
La profession médicale possède plus de 4.000 noms de maladies. Chaque
maladie spéciale est qualifiée d’après le lieu respectif de l’élimination
qui l’accompagne ou d’après le point congestionné où le courant sanguin
trouve un passage difficile, cause de douleur.
Exemple : douleur dans les articulations comme dans le cas de rhumatismes.
Pendant des siècles on a mal interprété cet utile effort de la nature en
vue d’une guérison spontanée. On s’est efforcé d’en supprimer les effets
au moyen de drogues, et les malades ont continué à manger en .dépit
des signaux d’alarme, de la douleur et de la perte de l’appétit.
Malgré l’aide du médecin — aide trop souvent dangereuse et dommageable
— la vitalité du patient, et plus spécialement ses facultés d’élimination,
sont diminuées. Sous ce handicap, les phénomènes naturels perdent
une partie de leur efficacité et se produisent moins vite ; le cas devient
alors chronique.

Diagnostic général
Pourquoi le diagnostic ?
S’il n’y a qu’une seule maladie, on peut se demander pourquoi un diagnostic
est nécessaire. Si toute maladie est due à un encombrement interne
provenant de nourriture non digérée, de mucus, d’acide urique, de
substances toxiques, de drogues… pourquoi faire un diagnostic ? C’est ce
que nous allons voir en recherchant pourquoi les régimes de fruits et le
jeûne mis entre des mains inexpertes ont produit des résultats si douteux.

L’emploi inconsidéré de ces régimes a provoqué bien des malentendus
provenant de la croyance qu’ils conviennent à tout le monde et dans
tous les cas. Or rien n’est plus éloigné de la vérité. Il y a peu de traitements
qui demandent autant d’observation individuelle et de changements
continuels de régime pour faire face aux réactions du patient. C’est
pourquoi les personnes qui essaient sans méthode, sans l’avis d’un technicien,
aboutissent si souvent à des résultats déplorables.
M. Me Fadden, par exemple, et bien d’autres recommandent le jeûne
dans tous les cas. Or, de deux patients, l’un peut recouvrer complètement
la santé après deux ou trois semaines de jeûne, alors que l’autre
peut mourir du même traitement. C’est pourquoi un diagnostic individuel
de l’état général et local et des encombrements organiques est nécessaire.

Diagnostic constitutionnel
Pour faire ce diagnostic, il faut être fixé sur les points suivants :
· Etat d’encombrement relatif du corps.
· Prédominance des mucus ou des poisons dans cet encombrement.
· Présence ou absence de pus, quantité et nature des drogues employées
précédemment.
· Existence d’un organe ou d’un tissu interne en voie de décomposition.
· Degré de diminution de la vitalité.
Dans cette voie, l’observation et l’expérience montrent que l’aspect général
du patient et notamment sa mine renseignent toujours un peu sur
son état interne.

Diagnostic médical
Le diagnostic habituel ne projette guère de lumière sur ces sujets, bien
que les médecins le considèrent souvent comme plus important que la
guérison effective. Leur diagnostic est généralement fait d’une série de
descriptions de symptômes, d’après lesquels on a dénommé des milliers
de maladies. Combien de malades disent « le docteur n’a pas trouvé ce
que j’avais ». Le diagnostic médical est-il vraiment si difficile?
Le nom de la maladie n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant, car la
même ordonnance peut être bonne contre la goutte, l’indigestion ou le
mal de Bright.
Par exemple, la question de savoir s’il faut jeûner et combien de temps il
faut jeûner ne dépend pas du nom de la maladie, mais bien de l’état
d’encombrement du patient et de la diminution de sa vitalité.

Concept naturiste
Le Naturisme est en avance sur la médecine lorsqu’il enseigne que toute
maladie résulte d’un état de réceptivité. Mais le naturisme n’explique pas
suffisamment la source, la nature et la composition des matières étrangères
qui sont à la base de cet état de réceptivité.
Le Docteur Lahmann dit : « Toute maladie est causée par de l’acide carbonique
et du gaz. » Mais il n’enseigne pas que la source de ces gaz réside
dans la décomposition des aliments non éliminés, c’est-à-dire dans
du mucus en état de fermentation continuelle.
Le Docteur Jaeger dit : « Toute maladie est une puanteur. La nature
donne son diagnostic au moyen d’une mauvaise odeur qui indique le
point jusqu’où la décomposition interne a progressé. »
Le Docteur anglais Haigh, fondateur du régime antiacide urique, base
son diagnostic général sur l’hypothèse que la majorité des maladies proviennent
de l’acide urique, lequel constitue en effet à côté du mucus une
fraction importante des matières pathogènes.
Le naturisme attache une importance considérable au diagnostic des
symptômes, bien qu’il reconnaisse le caractère unique des origines.
Diagnostic par l’urine
Beaucoup de médecins considèrent ce diagnostic spécial comme le plus
important, mais ils l’interprètent généralement à faux.
A côté du tube digestif, les canaux urinaires constituent la principale avenue
d’élimination. Aussitôt que l’on passe au régime naturiste, il apparaît
dans l’urine des déchets, du mucus, des poisons, de l’acide urique et des
phosphates, de l’acétone, etc. et son analyse devient alarmante.
La même chose arrive dans la plupart des cas quand on tombe malade.
Chacun s’inquiète de cet effort du corps pour éliminer les déchets, alors
que cette élimination nation constitue justement le processus de débarras
et de guérison.
Si l’on trouve du sucre et de l’albumine dans les urines, on dit que c’est très
sérieux et on diagnostique respectivement le diabète ou le mal de Bright.
Avec les traitements médicaux habituels, dans le cas de diabète, le patient
peut mourir par dénutrition de sucre, par suite de l’absence dans son
régime du sucre et des éléments susceptibles de former du sucre. Dans le
cas du mal de Bright, le patient peut mourir du remplacement forcé des
albumines par un gavage d’aliments riches en albumine.

Ehret estime que tout ce que le corps expulse est déchu, pourri, mort. Le
cas échéant, l’élimination montre simplement que le patient est dans un
état avancé d’encrassement intérieur, causant déjà une altération de
certains organes internes et une décora position rapide de l’alimentation
ingérée. Ces cas, comme la tuberculose, doivent être traités très soigneusement,
et très lentement.
Aspect du côlon humain
Le diagnostic doit renseigner autant que possible sur l’aspect général intérieur
du côlon. C’est d’une importance primordiale. Le diagnostic
consistera donc principalement à découvrir dans quelle mesure le tube
digestif du patient est encombré par des déchets.
Les spécialistes des autopsies disent que 60 à 70 % des côlons disséqués
contiennent des matières étrangères telles que des vers, et aussi des matières
fécales dures comme des pierres, datant de dizaines d’années. Les
parois intérieures de l’intestin grêle sont souvent aussi incrustées de matières
fécales anciennes et dures ; elles ressemblent à des tuyaux de cheminée
ayant besoin d’être ramonés.
Sous l’effet du traitement, certains malades gras éliminent rapidement 25
à 30 kg de déchets, dont 5 à 7 livres rien que du côlon, ces derniers déchets
consistant principalement en matières fécales durcies et très anciennes.
La moyenne des gens que l’on dit être en bonne santé traînent
continuellement avec eux depuis leur enfance plusieurs kilos de matières
jamais éliminées. Une bonne selle par jour ne signifie rien. Un homme gras
et malade n’est qu’un cloaque ambulant.
Il est surprenant de voir le nombre de malades qui sont dans cet état et
qui ont déjà fait des cures soi-disant naturistes.

Diagnostics particuliers

suite…

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