L’affaire Fulcanelli – L’énigme résolue


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Auteur : Grimault Jacques
Ouvrage : L’affaire Fulcanelli L’énigme résolue
Année : 2015

 

Loin de nous l’idée de heurter ou de
froisser quiconque dans ses croyances,
opinions, options philosophiques ou
convictions religieuses, par les propos,
idées, concepts ou images que nous
présentons que l ‘on veuille nous
considérer avec la bienveillante
neutralité qui sied à toute personne
ayant à coeur de ne pas trop vite
accuser son prochain ; nous n ‘écrivons
pas pour faire du prosélytisme (religieux
ou sectaire), ni dans le but d’instiller ou
d’inoculer une croyance à ceci ou à cela,
politique ou autre, mais nous tentons
d’éclaircir une situation compliquée, qui
permet trop souvent et trop facilement
de leurrer, manipuler ou tromper les
ignorants : ce faisant, nous élargissons
les aspects culturels trop souvent
ignorés ou volontairement ostracisés.
Profitable lecture !

Bref préambule
Depuis la parution de deux ouvrages magistraux
traitant d’alchimie – Le Mystère des Cathédrales,
puis Les Demeures Philosopha/es (chez Jean
Schémit, libraire-éditeur, 52 rue Laffitte, 75009
Paris – 1926, puis 1930) – certains des amateurs
de la noble Science se sont penchés sur la
personne du – ou des scripteurs – se dérobant
sous le pseudonyme de .leur auteur, Fu/cane/li.
C’est ainsi qu’à ce jour, plus d’une vingtaine de
prestigieux candidats ont été avancés par divers
‘chercheurs’, sans pour autant définitivement
pouvoir être identifiés à cet homme d’un savoir
et d’une générosité hors du commun, semblant pourtant fort
connu à son époque. Tordant les éléments factuels du côté de
leurs opinions déjà faites et ométant certains faits et aspects, ces
personnes ont ainsi démontré leur inaptitude pour la science : ni
capacités d’observation, ni patience, ni ténacité, ni entendement
ou intuition – et pas davantage de morale – ne sont leurs
apanages. Chaque année voyant hélas paraître des enquêtes
orientées, tendancieuses, dépourvues de rigueur et le plus souvent
irrespectueuses, donnant à la fois une piètre idée de ces amateurs
d’enquêtes – ce qui est sans gravité ni conséquences – et de
l’alchimie elle-même, ce qui est plus gênant, nous nous sommes
trouvés comme contraint à prendre la plume … Aucun des
‘Fulcanellisables’ avancés n’ayant pu totalement satisfaire aux
critères encadrant cette identification – très peu nombreux, certes,
et qui plus est relativement incertains, car hormis les indices laissés
dans ces deux splendides ouvrages par l’auteur Oes auteurs (?) lui
(eu.x) -même(s), puis ailleurs par son digne et laborieux préfacier,
Eugène Canseliet (1899-1982) -, il n’a pas été possible à ce jour
d’établir avec assez de sûreté l’identité du savant scripteur inconnu
– des inconnus ? – signataire(s) … Cette enquête reste ouverte …
Mais se dot avec le présent ouvrage !

Certes, la perspective de livrer au public ce patronyme aimé et
voulu inconnu fut âprement débattue en nos âme et conscience,
mais le fait de pouvoir rendre l’hommage mérité à ce merveilleux
et généreux homme, et l’envie de le soustraire enfin aux vilénies
dont il a été accablé depuis si longtemps par un si grand nombre,
nous aura motivé et encouragé à passer outre à sa propre
demande, pour le bien de tous, le sien, et celui de !’Alchimie. Car à
ce jour, et contre toute attente, aucun des « propagandistes de la
découverte finale», rassemblant ce qui pouvait ressembler aux
rares confidences de son préfacier et successeur, mais tout en
éloignant les aspects dissonants qui pourraient nuire à leur
‘incroyable découverte’, n’est parvenu à même tant soit peu
approcher la vérité de cette aventure culturelle, sociale,
scientifique et spirituelle réellement extraordinaire, dans la plus
rigoureuse acception de cette épithète … Étant de la parentèle de
l’unique auteur réel et vrai des célèbres ouvrages édités sous le
désormais prestigieux pseudonyme – ainsi que le Lecteur pourra le
vérifier au fil de son avancée -, nous n’avons pas eu à chercher
longtemps l’identité de ce savant révéré, précieux et si rare, dont le
nom civil exact n’a toujours pas été rendu public: nous n’avons eu
qu’à patiemment attendre .. . son 175èmc anniversaire!
De Paul Lecour (dit Paul Le Cour, 1887-1954), qui n’en fut pas
très éloigné grâce à Pierre Termier, géologue membre de l’Institut
passionné <l’Atlantide, de l’active et consciencieuse Geneviève
Dubois au disert Jean-Claude Allamanche, qui ne l’ont cependant
pas même senti, en passant par le pourtant perspicace Walter
Grosse et l’élégant et cultivé Jean Artéro, qui passèrent eux aussi à
côté sans le discerner, ou encore le compulsif Richard Khaitzine et
l’ambitieux Filostène, ou le romancier Henri Loevenbruck, ce sont
des dizaines de ‘chercheurs’ qui ont ainsi échoué à percevoir quel
prestigieux autant que savant homme se dérobait ainsi sous ce
pseudonyme. Pourquoi ont-ils tous échoué, sans exception ?
Parce qu’ils ont notamment négligé d’étudier le style de la pensée
directrice de l’écriture, pourtant si caractéristique, et l’engagement moral
et religieux du scripteur, tenu à la plus stricte discrétion du fait de son
très haut profil social et scientifique, extrêmement visible.

Ils ont aussi et surtout soigneusement ‘oublié’ d’analyser le
contenu des découvertes providentielles de Jean Laplace (1951-
1996) – héritage de M. Canseliet au plus estimé et actif de ses
successeurs – relatives à l’ouvrage repris par Fulcanelli, Finis Gloria
Mundi, et les titres des chapitres de l’ouvrage, révélés en cette
occasion. Ouvrage que nous possédons en entier évidemment …
Nous offrirons là non seulement un portrait de cet homme
remarquable, d’un savoir et d’une générosité exceptionnels, mais
aussi des preuves directes et factuelles de ce que nous avançons,
ceci afin notamment de mettre un terme aux errements
préjudiciables de ces pseudo-chercheurs ridicules, confondant le
doigt avec la Lune, que cet auteur a pourtant montrée si
charitablement et avec tant d’application et de précision, et pour
enfin ouvrir en grand les chemins de la reconnaissance amplement
méritée par celui grâce à qui ]’Alchimie – spirituelle et matérielle,
c’est-à-dire vraie car complète – est devenue désormais accessible
et universellement partagée : contemporaine . ..
Loin des tambours des songe-creux, des litanies des
inconditionnels de la sottise ésotérico-initiatico-cabalisticomédiatique
rongés par le dogmatisme des écoles et des maîtres,
des simili-scientifiques pseudo-cartésiens et autres ersatz de
zététiciens, cette authentique révélation rendra à cet homme de
génie et de bonté l’éclat de sa victoire, due à ses seuls mérites et
qualités, et à l’acharnement exemplaire autant que discret d’une
existence toute entière consacrée à la science et à l’excellence dans
le comportement moral, social et culturel. . .

Voici ce que dit l’Ençyclopédia Universalis sur Fulcanelli

Voici ce que dit l’Ençyclopédia Universalis, référence du savoir
universitaire, en un article de René Alleau sur Fulcanelli :
«On ne sait rien de l’auteur qui signait Fulcanelli, mais Le Mystère
des cathédrales (Paris, 1926) et Les Demeures philosophales et le
Symbolisme hermétique dans ses rapports avec l’art sacré et l’ésotérisme du
Grand Œuvre (Paris, 1930), parus entre les deux guerres mondiales,
s’imposèrent d’emblée à l’attention des curieux d’alchimie ainsi
que des historiens de l’art. Son nom hermétique, qui semble une
combinaison de Vulcain et d’Élie, ne permet pas de l’identifier.
Le secret est resté bien gardé.
Dans Le Matin des magiciens, Jacques Bergier prétend l’avoir connu.
Il aurait été ingénieur à la Compagnie du gaz.
On l’identifie souvent à Jean-Julien Champagne, mort en 1932 et
illustrateur de l’édition originale, parfois à Rosny-aîné ou encore
au libraire Pierre Dujols.
D’autres identifications plus fantaisistes, et redonnant corps au
mythe de Nicolas Flamel, regardent Fulcanelli comme un adepte
immortel et plusieurs fois centenaire.
Son principal disciple, Eugène Canseliet (1899-1982), alchimiste
connu du grand public et auteur de plusieurs ouvrages, affirme
avoir fréquenté longtemps Fulcanelli, qui aurait trouvé la pierre
philosophale et l’immortalité, mais il se refuse à toute information
précise.
Tous deux se réclament d’une mystérieuse société secrète, la
Fraternité d’Héliopolis, dont les origines remonteraient à l’Égypte du
début de l’ère chrétienne …
Les affirmations de ce mystérieux personnage sont intéressantes.
Il a voulu montrer d’abord que les chefs-d’œuvre de l’art gothique
doivent être interprétés essentiellement comme l’expression d’une
pensée alchimique, et que des adeptes supervisèrent directement
ces travaux. S’il semble difficile d’admettre toutes les propositions
de l’auteur, celui-ci a eu au moins le mérite d’attirer l’attention de
nos contemporains sur un aspect trop négligé de l’art médiéval. »
Fin de citation.

suite…

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