Al-Mouwatta


al-Mouwatta  Résultat de recherche d'images pour "al mouwatta"

Auteur : Imam Malik

Ouvrage : AL-MOUWATTA

 

 

 

Introduction sur l’ouvrage:

– Le plus célèbre ouvrage composé par l’Imâm de Médine, c’est Al-Mouwatta. Il s’agit d’un ouvrage compilant des éléments de la Sounna purifiée, ainsi que certaines opinions juridiques émises par les nobles compagnons, les Successeurs et autres savants parmi les pieux prédécesseurs.

Mâlik rédigea cet ouvrage pendant plus de dix ans et ne cessa de le mettre à jour et de l’enrichir pendant près de quarante ans. Hârûn Ar-Rashîd lui proposa de l’accrocher à la Ka’ba, à la Mecque Honorée, pour témoigner de ses vertus et pousser les gens à s’y conformer. Mais l’Imâm Mâlik déclina cette offre et justifia son refus en ces termes : « Ô Emir des Croyants, quant à accrocher Al-Muwattâ’ à la Ka’ba, [je ne le souhaite pas], car les compagnons du Messager de Dieu – paix et bénédictions de Dieu sur lui – divergèrent dans les jugements dérivés et se dispersent dans les pays, et chacun estime avoir raison. » « Ô Emir des Croyants, la divergence entre les savants est une miséricorde de Dieu envers cette communauté », dit-il.

Il est le livre le plus authentique a son époque après le Coran comme disait ach-Châfi’i (que Dieu lui fasse miséricorde) : « L’ouvrage le plus authentique après le Livre de Dieu est le Mouwatta de Mâlik ».

Il s’agit d’un ouvrage de Fiqh où l’Imâm Mâlik souhaita exposer les opinions qui relèvent du consensus dans la jurisprudence médinoise, s’appuyant sur des preuves issues de la Sounna considérée et appliquée à Médine. C’est dans cette perspective qu’il déclina les questions juridiques.

Quant a ses chaînes de transmissions, il y en a certaines qui font partie de ce qu’on appelle « La chaîne dorée », comme c’est le cas par exemple pour la chaîne qui se compose de « Malik, selon Nâfi’, selon Ibn ‘Omar (que Dieu agrée le père et le fils).

A noter encore que Al-Mouwatta ne contient pas que des Hadith dont la chaîne de transmission est continue. Il contient aussi des « Marâssil » (c’est à dire des Traditions où il y a une rupture de la chaîne de transmission au niveau du « Sahabi » (Compagnon)). En effet, l’Imam Malik prend en compte les « Marâssil », bien que les savants du Hadith recensent ce genre de narrations comme « Dhaif » (faible). Cela dit, l’Imam Ibn Abd Al Barr (que Dieu lui fasse miséricorde) -le grand Hâfidh (mémorisateur de Hadiths) de l’Andalousie-, qui était le Cheikh d’Ibn Hazm rahimahoull-Lahu ta`ala et qu’on surnommait le « Boukhâri » de Al Andalous, dans son excellent ouvrage « At-tamhid » (qui est un Charh d’Al Muwatta) a étudié tous les « Marâssil » qu’il contient et a réussi à les remonter jusqu’au Prophète Mouhammad (paix et bénédiction de Dieu sur lui), à l’exception de deux ou trois.

« Al Mouwatta » contient aussi des Hadiths avec des ruptures ailleurs dans la chaîne de transmission. A côté de cela, on peut également y trouver les dires des compagnons (رضي الله عنهم ), des Tâbi’ine (la génération suivante) – la pratique des gens de Médine à l’époque constitue une source de législation importante chez l’Imam Malik- , ainsi que des avis juridiques.

Al-qâdî „Iyâd de Ceuta rapporte dans son livre Al-Madârik (2/73) pour les circonstances de l‟écriture du Muwattaa :
« Le Calife Abû Jaafar Al-Mansour Al-‘abbâsî – premier Calife de la dynastie des Abbasites-, a dit à l’Imâm Mâlik : « O Abû ‘Abdellah ! Rassembles cette science et écris un ouvrage : évites dans cet ouvrage les particularités(les extêmes) (shawâddh) d’Ibn Masoud, les choses difficiles (shadâid) d’Ibn Omar et les dérogations d’Ibn Abbâs ; et cherche plutôt le juste milieu en toute chose et ce qui fait unanimité chez les compagnons et Imâms, et fais de cette science une science unifiée »

1 – Les heures fixées pour les prières

Chapitre I : Les moments de la prière
1 – Ibn Chéhab a rapporté que Omar Ibn Abdel-Aziz avait un jour retardé la prière de l’asr. Ourwa Ibn Al-Zoubair se rendit chez lui et lui raconta que Al-Moughira Ibn Chou’ba avait retardé pour un jour la prière, alors qu’il se trouvait à Koufa; Abou Mass’oud Al-Ansari entra chez lui et dit: « Que signifie cela ô Moughira ? Ne savais-tu pas que Gabriel descendit du ciel, fit la prière du midi et l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) la fit également, puis Gabriel fit la prière de l’asr et l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) la fit, puis Gabriel fit la prière du coucher du soleil et l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) la fit également puis Gabriel fit la prière du soir et l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) la fit également, puis Gabriel fit la prière de l’aube et l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) la fit. Par suite Gabriel dit: « voilà ce qui t’est ordonné ». Et Omar Ibn Abdel-Aziz répondit: « assure-toi mieux sur ce que tu rapportes ô Ourwa ! Est-ce Gabriel qui a indiqué les moments de la prière à l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ? ». Ourwa répliqua: « Je ne fais qu’une répétition de ce que Bachir Ibn Abi Mass’oud Al-Ansari a rapporté d’après son père ».

2 – Aicha (que Dieu l’agrée), la femme de Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) faisait, dans son appartement, les deux prières du midi et de l’asr avant que le soleil n’y fût trop élevé. (Il faut entendre par là, que l’ombre n’avait pas encore envahi l’appartement de Aicha , la femme du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) .

3 – Ata Ibn Yassar a rapporté qu’un homme vint trouver l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et lui demanda le moment de la prière de l’aurore, mais il ne lui répondit pas. Et, lorsque ce fut le lendemain, l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit la prière de l’aurore juste à l’apparition de l’aube, et le surlendemain, il la fit à la clarté du jour, puis demanda: « où est l’homme qui est venu me demander au sujet de moment de la prière ( de l’aurore )? » L’homme répondit: « me voilà ô Envoyé d’Allah. L’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) répliqua: « il est à situer entre ces deux temps ».

4 – Aicha , la femme du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a rapporté que: « alors que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) faisait la prière de l’aurore, les femmes quittaient la mosquée, calfeutrées de leurs manteaux, à tel point qu’on ne les reconnaissait pas dans l’obscurité ».

5 – Abou Houraira a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: « Celui qui parvient à faire une raka’t de la prière de l’aurore avant l’apparition du soleil, c’est comme s’il a fait la prière à son heure fixe; et celui qui parvient à faire une raka’t de la prière de l’asr avant le coucher du soleil, c’est comme s’il a fait la prière à son heure fixe ».

6 – Nafe’, esclave de Abdallah Ibn Omar , a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab avait écrit à ses préfets: « la prière est la chose à laquelle je tiens beaucoup d’importance celui qui la fait à la perfection, et la retient à jamais, aura gardé sa religion. Celui qui la manque, pourra négliger de ce qui est de beaucoup moins important. Et il ajoute: « faites la prière du midi, quand l’ombre d’une chose est d’une coudée, jusqu’à ce que l’ombre de l’un de vous soit aussi longue que sa taille. La prière de l’asr est, tant que le soleil est haut dans le ciel, blanc et pur, et qu’un cavalier puisse faire le parcours de deux parasanges ou trois, avant son coucher; la prière du coucher est à la disparition du soleil; celle du soir, quand disparait le crépuscule jusqu’à l’écoulement du premier tiers de la nuit. Celui qui dort sans la faire, puisse Allah ne le fasse pas dormir, celui qui dort sans la faire, puisse Allah ne le fasse pas dormir, celui qui dort sans la faire, puisse Allah ne le fasse pas dormir. Quant à la prière de l’aurore, vous la faites tant que les étoiles paraissent scintillantes et entremêlées.

7 -Omar écrivit à Abou Moussa : « fais la prière du midi quand le soleil commence à quitter le méridien; la prière de l’asr quand il est blanc et clair avant qu’il ne soit jauni; la prière du coucher du soleil quand celui-ci disparaît; la prière du soir peut être retardée jusqu’à la fin du premier tiers de la nuit; et celle de l’aurore est à faire quand les étoiles sont brillantes et entremêlées. Récite dans cette prière deux longues sourates du « Moufassal ».

8 – Omar Ibn Al-Khattab écrivit à Abou Moussa Al-Ach’ari : « fais la prière de l’asr tant que le soleil est encore blanc et pur, et qu’un cavalier puisse parcourir une distance de trois parasanges (avant son coucher); celle du soir est à faire en s’étendant jusqu’à l’écoulement du premier tiers de la nuit; et si tu veux la retarder, jusqu’à minuit, qu’il en soit, mais prends garde de ne pas être parmi les insouciants (à ne pas la négliger) ».

9 – Abdallah Ibn Rafe’ , l’affranchi de Oum Salama la femme du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a demandé à Abou Houraira au sujet des moments de la prière; il lui répondit: « je vais te les montrer: fais la prière du midi lorsque ton ombre est à la hauteur du ta taille, celle de l’asr lorsque ton ombre est de double, celle du coucher du soleil lorsque celui-ci disparaît, et celle du soir dans le temps qui te sépare du tiers de la nuit. La prière de l’aurore est à faire tant qu’il fait toujours nuit ».

10 – Anas Ibn Malek a dit: « nous faisions la prière de l’asr et l’un de nous pouvait aller au quartier de Bani Awf, et les trouver faisant la même prière ».

11 – Anas Ibn Malek a dit: « nous faisions la prière de l’asr, et quiconque pouvait se rendre à Qoubaa et le soleil était encore élevé ».

12 – Al-Kassem Ibn Mouhammad a dit: « Je rencontrais les compagnons du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ne faisant (toujours) la prière du midi qu’au moment de la fraîcheur ».

Chapitre II : Le moment de la prière du Vendredi

13 – Souhail Ibn Malek a rapporté d’après son père qu’il a dit: « Je voyais, le Vendredi, un tapis appartenant à Ali Ibn Abi Taleb , bien étalé sur le mur du côté de la mosquée. Le tapis étant couvert de l’ombre, Omar Ibn Al-Khattab , entra dans la mosquée et fit la prière du Vendredi ». Malek (le père de Souhail) a ajouté: « ayant terminé la prière, nous nous abandonnions à la sieste de la canicule ».

14 – Ibn Abi Salit a rapporté que Osman Ibn Affan fit la prière du Vendredi à Médine et celle de l’asr à Malal. Et Malek s’explique à ce sujet: « c’était pour faire la prière à la première heure du midi et pour accélérer la marche ».

Chapitre III : Celui qui parvient à faire une seule raka’t en commun

15 – Abou Houraira a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: « Celui qui parvient à faire une seule raka’t en commun, c’est comme s’il a fait toute la prière ».

16 – AbduBah Ibn Omar Ibn Al Khattab disait: « si tu as manqué à l’inclinaison en commun, c’est comme si tu as manqué une raka’t ». ( litt. une prosternation ).

17 – Abdallah Ibn Omar et Zaid Ibn Thabet disaient: « Celui qui parvient à faire l’inclinaison en commun, c’est qu’il a accompli une raka’t ».

18 – Abou Houraira disait: « Celui qui parvient à faire l’inclinaison en commun, aura fait une raka’t en commun; et celui qui a manqué la récitation de la « fatiha », ( la mère du Livre) « c’est qu’il a perdu tant de biens ».

Chapitre IV: Le déclin du soleil et l’obscurité de la nuit

19 – Abdallah Ibn Omar disait: « le déclin du soleil signifie le moment où il quitte le méridien ».

20 – Abdallah Ibn Abbas disait: « le déclin du soleil est le moment de l’apparition de l’ombre, et l’obscurité de la nuit est à la tombée de celle-ci, en devenant toute sombre ».

Chapitre V : Le moment fixé de la prière

21 – Abdallah Ibn Omar a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: « celui qui manque la prière de l’asr, a perdu sa famille et ses biens ».

22 – Yahya Ibn Sa’id a rapporté que Omar Ibn Al-Khattab , finissant la prière de l’asr, croisa un homme l’ayant manquée; Omar lui dit: « qu’est-ce qui t’a empêché de faire l’asr en commun ? » L’homme présenta une excuse et Omar répliqua: « tu t’es privé de sa récompense ».

23 – Yahya Ibn Sa’id disait: « Celui qui prie, devrait faire sa prière à son heure fixe; mais s’il la retarde, il aura perdu sa meilleure récompense ou de ce qui lui vaudrait de mieux que sa famille et ses biens ».
Malek a dit: « L’homme qui se trouve en voyage et qui retarde sa prière, soit par insouciance soit par oubli, jusqu’à ce qu’il rencontre sa famille, s’il est chez soi et qu’il est à l’heure, qu’il fasse sa prière au complet comme s’il est en ville, mais s’il est présent et que le temps s’est écoulé, qu’il la fasse abrégée, comme celle d’un voyageur, car il ne fera que ce qu’il devait faire (selon le cas) ».
Et Malek ajouta: « C’est ce que j’ai constaté les hommes faire chez nous (à Médine), ainsi que ceux qui sont versés dans la religion ».
Malek a dit aussi: « le crépuscule est la lueur rouge vue après le coucher du soleil; quand cette lueur disparaît, ce sera le moment de la prière du soir et aura dépassé celui de la prière du coucher du soleil ».

24 – Nafe’ a rapporté que Abdallah Ibn Omar fut évanoui et perdit conscience; (reprenant ses sens, il n’a pas fait la prière manquée) ».

Malek a dit: « Je pense, et Allah sait mieux que quiconque, que le temps s’était écoulé. Quant à celui qui reprend conscience au moment de la prière, il doit la faire. ».

Chapitre VI : Le fait de se coucher avant d’accomplir la prière

25 – Sa’id Ibn Al-Moussaiab a rapporté: « en retournant de la bataille de Khaibar, l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) marcha la nuit » et lorsqu’il fut presque minuit il campa et dit à Bilal : « réveille-nous au moment de la prière de l’aurore ». L’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dormit ainsi que tous ses compagnons; quant à Bilal , il resta éveillé le temps qu’Allah voulut, puis il appuya son dos contre sa monture juste avant l’aube et ses yeux se fermèrent malgré lui. Personne ne se réveilla, ni l’un des compagnons, ni l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ni Bilal , juste au moment voulu; ils ne se réveillèrent que sous l’effet de la chaleur solaire. Comme l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fut surpris, Bilal lui dit: « ô Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) celui qui a enlevé ton âme a enlevé la mienne ». L’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit aux hommes: « allons, en route ». Les hommes poussèrent leurs montures et se mirent en route, et après avoir marché une certaine distance, il ordonna Bilal de faire l’appel à la prière. L’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit la prière de l’aurore, et une fois la prière achevée, il dit: « Celui qui omet une prière, qu’il la fasse quand il se rappelle », car Allah le Béni et le Très-Haut a dit: « Fais la prière en souvenir de Moi » (Sourate 20 : Ta-Ha verset 14)

26 – Zaid Ibn Aslam a rapporté: « une nuit, allant à la Mecque, l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit halte et chargea Bilal de réveiller les hommes au moment de la prière (de l’aurore). Bilal se coucha ainsi que tous les hommes. Quand le soleil fut déjà du haut, au-dessus de l’horizon, les hommes se réveillèrent tous effrayés; alors, l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) leur ordonna de monter et partir pour sortir de la vallée (où ils se trouvaient) en disant: « un démon se trouve dans cette vallée ». Ils montèrent et quittèrent la vallée, puis l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) les ordonna de descendre et de faire leurs ablutions et demanda à Bilal d’appeler à la prière. L’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit la prière de l’aurore en commun; une fois la prière achevée, et s’apercevant de leur frayeur, il leur dit: « Hommes! Allah a enlevé nos âmes, et s’il le veut, il nous les aura rendues dans d’autres circonstances. Lorsque l’un de vous s’endort sans avoir fait sa prière, ou qu’il a oublié de la faire, qu’il l’accomplisse quand il s’en souvienne, tout comme s’il l’avait accomplie à son heure fixe ». L’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) tourna du côté de Abou Bakr en disant: « le diable vint surprendre Bilal alors qu’il voulait faire la prière, et l’endormit; il ne cesse de le bercer comme une mère qui dodeline son petit ». Puis l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ayant convoqué Bilal , ce dernier lui raconta ce que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avait dit à Abou Bakr qui s’écria: « Je témoigne que tu es l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) »

Chapitre VII : L’interdiction de faire la prière du midi au moment de la canicule

27 – Ata Ibn Yassar a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: « la chaleur étouffante provient de l’émanation de la Géhenne, Lorsque la chaleur devient si ardente, attendez la fraîcheur pour faire la prière (du midi) ». Et il ajouta: « l’Enfer se plaignit au Seigneur en disant: Seigneur, mes parties se sont dévorées les unes les autres; Allah lui permit d’avoir chaque année deux haleines: une en hiver, et une autre en été ».

28 – Abou Houraira a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: « lorsque la chaleur devient suffoquante, attendez, pour la prière, le moment de la fraîcheur, car la chaleur a pour origine la Géhenne ». Abou Houraira ajouta que: « l’Enfer s’est plaint à son seigneur, qui lui permit d’avoir toutes les années deux haleines: une en hiver, et une en été ».

29 – Abou Houraira a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: « lorsque la chaleur devient si intense, attendez la fraîcheur pour faire la prière, car la chaleur provient de l’ardeur du feu de la Géhenne ».

Chapitre VIII : L’interdiction d’entrer dans la mosquée après avoir mangé de l’aîl et se couvrir la bouche

30 – Sa’id Ibn Al-Moussaiab a rapporté que l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit: « celui qui mange de cette plantation, doit s’écarter de nos mosquées, afin de ne plus nous gêner par l’ordeur de l’aîl ».

31 – Abdel-Rahman Ibn Al-Moujabbar a rapporté que chaque fois que Salem Ibn Abdallah voyait un homme, couvrir sa bouche, en priant, par son vêtement, il l’attirait avec force de par le vêtement jusqu’à ce qu’il le lui écarte de sa bouche ».

2 – La pureté rituelle

Chapitre I : Les ablutions

suite…

al-mouwatta-de-l-imam-malik