Nuit debout, un titre explicite


par Pierre Dortiguier

lelibrepenseur.org

 

Chroniques-Dortiguier


http://i1.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2016/04/nuit-debout_Dortiguier-LLP2.jpg


Nuit debout, un titre explicite


Le passage de la nuit au jour, des dalles noires aux blanches, comme on le voit dans les lieux d’initiation maçonnique transformés parfois en musée, bref, de l’obscurité ou obcurantisme à la lumière, est un thème qui n’est nouveau que pour une jeunesse naïve et suffisamment affaiblie pour être guidée par des néo-trotskystes ou agitateurs aux paroles creuses, mais aux actions violentes et coordonnées !
L’article de Thierry Meyssan sur le site du Réseau Voltaire, avec sa clarté habituelle, explique suffisamment cette nouvelle version du printemps arabe en version européenne et multiculturelle, puisque les comités mis en place sont autant d’étiquettes où viennent se coller les mouches ! L’on en distribue pour tous les goûts, de l’écologie à la France-Afrique, de l’anticapitalisme à toutes les branches du féminisme ! L’arbre planté sur la place égyptienne Tahrir est sans racines, mais autorise, sous le couvert de l’agitation, toutes les opérations de transfert de personnel politique. Ce qui a échoué à Damas a réussi à Kiev, avec les mêmes victimes que sous notre Révolution française, communarde, front-populaire ou soixante-huitarde. Mais le spectacle qui nous est préparé d’outre Atlantique et à travers ses relais, feront surgir des Cohn-Bendit nouveaux, tout aussi peu solides moralement, mais verbeux et suivis par un « peuple toujours léger, quelquefois cruel », pour reprendre le mot de Voltaire au maréchal de Richelieu ! Nous l’avons déjà publié, et aucune répétition n’est de trop.
Le résultat, comme au théâtre, est la dénouement, le deus ex machina, une équipe en place qui aura entendu la voix de la jeunesse et des laissés pour compte du monde du travail, en punissant la partie du patronat que sont les P.M.E., une inflation financière et une mobilisation de ceux sortis de la nuit pour avancer, tels des morts-vivants, sous la bannière d’un front populaire contre la tyrannie, en visant en premier la Russie, pour détacher celle-ci des affaires européennes, laisser le champ libre aux U.S.A. et à ceux qui les soutiennent. La censure ne nous permet pas d’en dire davantage.
Bref, la guerre intestine, nationale et européenne, car ce mouvement n’a, comme l’argent, point de frontière, renaît, comme un fantôme qui s’agite pour faire peur aux nantis, entendez aux derniers vestiges de la propriété, et c’est la cas de le dire, notre bourgeoisie sera traitée comme les Palestiniens, spoliée et abandonnée aux illusions, cependant que la crise financière éclatée servira de tremplin à de nouveaux tyrans encagoulés, qui auront davantage poussé la génération présente au massacre programmé, un voyage au bout de la nuit, mais sans aube sereine !