La légitimité de la présence de l’état d’Israël aux Nations-Unies


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Pierre Dortiguier

Chroniques-Dortiguier


                  


La légitimité de la présence de l’État d’Israël aux Nations-Unies


La colère causée par le scandale de la nomination de l’ambassadeur Danon (homonyme du célèbre sioniste égyptien Danone connu pour avoir donné son nom au produit laitier, et alors proche des Jeunes Turcs) est vue, non sans raison, comme une « victoire historique » par ce diplomate et par  le mouvement qui fait de tous les Juifs ou demi-juifs par leur mère, sur des critère raciaux, réalistes, les conversions étant tolérées et non encouragées, des citoyens potentiels de l’entité sioniste. Le pays leur appartient, pour eux, de droit divin. L’embarras des diplomates arabes et des pays musulmans, sur le plan  juridique, vient, à notre sens, de l’ignorance par la génération frappée d’amnésie et formée aux demi-vérités de l’histoire officielle et des sciences humaines, de la condition posée en 1948 à l’acceptation de la Jewish Agency transformée avec un coup de pouce de Staline et bien sûr la réserve sioniste US et ses agents, dont le socialiste Léon Blum, Parisien élu dans une région de vignobles de Narbonne – et leader du Front Populaire – qui donne son nom à une colonie sioniste en State of Israël !

Cette condition fort raisonnable et entièrement conforme au droit international réclame que l’entité règle le problème des réfugiés, leur permette de recouvrer leurs biens. Condition inacceptable pour un groupe d’hommes, unis par une loi statutaire et qui refusent l’égalité de condition avec le reste du genre humain, d’où son insensibilité au terrorisme, et le choix constant de ce dernier pour maintenir, dans l’abaissement, autrui : « Acheteur, ouvre les yeux », tel est le conseil, à leur propos, que donne Kant aux victimes des usuriers en Pologne, précise-t-il,  dans une note de son Anthropologie (1798) à un texte consacré aux trompeurs sur la marchandise, trompeurs heureux, mais d’autant plus haïs, quand ils sont découverts, précise le père de l’idéalisme allemand.

Les sionistes, à leur entrée, par un faux et hypocrite engagement, ont trompé les Nations-Unies, et seul le vaccin maçonnique, tout comme Lavrov évoque « le vaccin de Nuremberg », empêche les autres diplomates de réagir !


Orient, réveille-toi ! Osten, erwache, eût dit un prédicateur saxon célèbre !


Cette condition de légitimité a priori du dit « État d’Israël » ne devait pas contrevenir, mais bien correspondre aux anciennes résolutions des Nations-Unies sur un partage du territoire avec un souci d’assurer la libre propriété antérieurement acquise par les Arabes, chrétiens et musulmans, du mandat anglais de Palestine. Proposition utopique, quand on connaît la nature et les racines idéologiques (au sens large) du mouvement sioniste mêlé au terrorisme communiste russe, visant à la dépossession des terres, que confirme le dernier quatrième voyage au Kremlin de Netanyahou scellé par un accord militaire assurant la sécurité d’Israël lui permettant d’occuper les territoires du Golan et de frapper le  mouvement patriotique Hezbollah libanais, et renforçant à l’intérieur de la Fédération de Russie toute répression de ce que le peuple sent et sait être une politique vicieuse d’oligarques, car il voit la continuité avec le Régime précédent, avec les mêmes hommes, la même corruption, les mêmes liens avec l’Occident, la même finalité de favoriser un « désordre organisé ». Bref la Révolution permanente, l’agitation et la corruption sans fin.

Pendant une génération, l’Assemblée générale des Nations-Unies exigeait du gouvernement de Tel-Aviv, en reprenant la condition de l’acceptation de membre de la communauté des Nations, la restitution des biens des Palestiniens chassés par le dynamitage des maisons, les meurtres odieux, comme celui – entre d’autres – du petit village de Deir Yassin (1948), et seul le veto américain annuel  bloquait tout rappel à l’engagement souscrit par Israël.

Hypocritement, des pays du Conseil de Sécurité votaient la motion, sachant qu’elle serait finalement refusée.

Nous estimons que cette affaire est une question de justice ; mettre en cause la nomination du sieur Danone ou Danon est une attitude politique compréhensible, mais limitée, car elle manifeste ce que l’on appelle dans la philosophie allemande romantique, après Goethe, la « belle âme » ! Il faut acculer l’État sioniste, au contraire, par une politique réaliste – celle qui sait que le mal est dans le monde, l’optimisme étant le paravent des escrocs –  à remplir les engagements qu’il a signés, en posant sa candidature. Les grandes puissances auraient cette obligation si la situation de crise économique et financière ne les soumettait à des hors la loi, entendons à ceux hors de la loi commune des hommes.

Cette victoire historique d’Israël appelle à la résistance, dira-t-on, autant dire que la maladie appelle un recouvrement de la santé : il y a là quelque chose de bien naïf, et la formule de Spinoza, philosophe persécuté par ses coreligionnaires de Hollande, et devenu chrétien libéral, celui que le fameux Moses Mendelssohn (1729-1789) qualifiait de « chien crevé » (toter Hund en allemand), reste un conseil utile aux hommes de justice, aux gens de bien, que la politique ne consiste pas à traiter les hommes, comme ils devraient être, mais comme ils sont.

Que sont les délégués sionistes aux Nations-Unies ? des gens qui usurpent un siège qui ne leur fut octroyé que sous les conditions de la justice qu’ils ont dédaigné de remplir, car leur seule monnaie est la terreur, leur seule éducation est le mépris, et l’exemple de leur greffe de Daesch sur le monde musulman leur permettant ainsi de rayer toute présence chrétienne en Orient, qui leur fut une épine dans le pied, notamment en Syrie et au Liban, montre que la civilisation a du souci à se faire ! Orient, réveille-toi ! Osten, erwache, eût dit un prédicateur saxon célèbre !