Ovnis : l’armée démasquée – 50 ans de manipulation psychologique


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Auteur : Dehlinger Emmanuel
Ouvrage : Ovnis : l’armée démasquée 50 ans de manipulation psychologique
Année : 1999

 

 

 

17 avril 1966, comté de Portage, Ohio. Deux policiers, Dale Spaur et
Wilbur Neff patrouillent en voiture vers 5 heures du matin. Un ovni lumineux
de 12 mètres de diamètre vient planer à 30 m au-dessus d’eux puis
s’éloigne. Ils le poursuivent sur plus de 110 km jusqu’à devoir quitter l’Etat
de l’Ohio pour la Pennsylvanie où deux autres policiers les rejoignent.
L’objet disparaît ensuite à grande vitesse, selon le témoignage des quatre
policiers. A la suite de cette affaire, le NICAP (National Investigations
Committee on Aerial Phenomena) publie un rapport détaillé de 125 pages.
Pourtant, la commission d’enquête Blue Book de l’US Air Force cherche à
persuader Dale Spaur qu’il n’a vu qu’un satellite et qu’il a chassé la planète
Vénus. Sa vie en sera détruite. Selon l’astronome Allen Hynek : « L’opinion
publique en a conclu qu’il s’agissait d’un officier frappé de déséquilibre
mental et victime d’une hallucination. […] Spaur est devenu la risée de tous,
et la publicité qui l’a entouré s’est révélée désastreuse. La combinaison de
tous ces événements a brisé son foyer – sa femme l’a quitté – et a démoli sa
carrière et sa santé. » [GB97 p. 126-127, citant Allen Hynek, « The UFO Experience. A
Scientific Inquiry » p. 107-108].

Ce livre est dédié à sa mémoire, ainsi qu’aux victimes anonymes du
phénomène OVNI.

 

 

 

AVANT-PROPOS
On nous a souvent demandé à la suite de la rédaction de cet ouvrage ce que
nous avions contre les extraterrestres. Qu’il nous soit permis d’exprimer ici
clairement que nous n’avons rien contre eux.
Nous nous rallions volontiers sur ce point à ce que dit Christian de Duve,
Prix Nobel de médecine en 1974 : « La vie est née par un très grand nombre
d’étapes de nature chimique, qui étaient hautement probables dans les
conditions où elles ont eu lieu ». Il ajoute que si les scientifiques s’accordent
volontiers sur la première partie de cette phrase, c’est surtout les
biochimistes, conscients de la nature très déterministe de la chimie, qui sont
convaincus du caractère « hautement probable » de l’apparition de la vie,
pourvu qu’on lui en laisse le temps. Pour Christian de Duve, la vie est donc
« un impératif cosmique », pour peu que l’on rencontre dans l’univers
d’autres planètes ayant une histoire semblable à celle de la terre, comme le
supposent aujourd’hui les cosmologues. Bien sûr, il faut encore compter
quelques milliards d’années supplémentaires pour passer de la première
cellule vivante à un être intelligent capable de construire un vaisseau spatial
lui permettant de venir nous rendre visite, mais l’univers pourrait être assez
vieux pour avoir permis ce processus.
Alors, nous dira-t-on, pourquoi refuser d’attribuer les manifestations d’ovnis
dans le ciel aux extraterrestres ? Simplement parce que depuis plus de 50 ans
que le phénomène OVNI se manifeste abondamment sur terre, on n’a jamais
pu prouver qu’il était dû à des extraterrestres, pas plus que l’on a pu prouver
qu’il était d’origine intra terrestre. A partir du moment où il n’y avait de
preuve ni dans un sens ni dans l’autre, cela a donné naissance à une sorte de
guerre de religion très intolérante entre les « croyants » et les « sceptiques »,
où chaque camp a surtout cherché à conforter sa conviction plutôt que
d’essayer vraiment de comprendre l’origine du phénomène, au demeurant
fort complexe.
Cette « guerre de religion », nous le verrons, a été largement encouragée par
les manipulateurs qui sont à l’origine du phénomène OVNI et que nous
avons voulu démasquer dans cet ouvrage, à savoir les militaires des grandes
puissances de ce monde, Etats-Unis en tête. De ce fait, on nous a également
souvent demandé à la suite de la rédaction de ce livre ce que nous avions
contre les militaires. Une fois encore, qu’il nous soit ici permis d’exprimer
clairement que nous n’avons rien contre eux. Il se trouve simplement qu’en
cherchant à résoudre l’énigme du phénomène OVNI, notre enquête nous a
conduit à conclure à leur responsabilité directe. Mais il faut bien préciser que          nous ne parlons ici que d’une petite fraction de l’armée, en l’occurrence
certains services secrets et certaines forces spéciales, et que le reste de
l’armée, c’est-à-dire la majorité des militaires, est comme les populations
civiles victime de cette manipulation.
Notre vision, peut-être simpliste, des armées occidentales est celle
d’organisations au service de la protection de nos démocraties, organisations
malheureusement nécessaires car chacun sait qu’il existe encore trop de
dictatures aux visées hégémoniques sur notre planète, et que « la Justice sans
la Force est impuissante ». Nous attendons donc de ces armées qu’elles
respectent les valeurs démocratiques, au moins en temps de paix et vis-à-vis
de leurs propres compatriotes. Ce qui nous a incité à rédiger cet ouvrage,
c’est que cette extraordinaire manipulation, doublée de la nécessaire
désinformation des médias, ne nous paraît pas en accord avec ces valeurs,
surtout lorsque le phénomène OVNI blesse ou tue, que ce soit des civils ou
des militaires du rang. Cela se produit encore trop souvent aujourd’hui et,
semble-t-il, pas toujours accidentellement. Comment dans ces conditions le
commandement de l’armée pourrait-il mériter la confiance de ses propres
soldats et de la population civile, alors qu’une cellule de ce commandement
les trompe et se livre à des expériences à leurs dépens ?

Emmanuel Dehlinger
Paris, le 20 juillet 1999

A propos de l’auteur :
Ingénieur diplômé, Emmanuel Dehlinger s’intéresse depuis plus de 10 ans à
tout ce qui défie notre compréhension de l’univers. Il a aussi approfondi
longuement ses connaissances de la psychologie humaine.

PROLOGUE
Alors que certains de nos lecteurs seront très au fait du phénomène OVNI,
d’autres risquent de le découvrir ici pour la première fois. Nous avons donc
choisi d’introduire cet ouvrage par la présentation d’un cas exceptionnel qui
contient presque tous les aspects du phénomène et qui peut faire office de
« cas d’école ». Ce cas est relaté par Jean Sider dans son ouvrage « Contacts
supra-terrestres, Leurres et manipulations, Tome I » [JS94 p. 139-177] et il
intéressera aussi bien les néophytes que les experts car nous allons tenter de
le présenter sous un jour nouveau.
Habituellement, ce type de cas dont le contenu est rocambolesque fait
immédiatement fuir les scientifiques qui se convainquent rapidement de la
mythomanie des témoins, tandis que les esprits moins critiques ne peuvent
que conclure à l’existence des extraterrestres tant les phénomènes rapportés
semblent inexplicables en d’autres termes.
Nous suggérerons cependant une autre alternative dans l’interprétation des
faits : celle d’une manipulation psychologique des témoins par une agence
militaire. Dans un premier temps cette interprétation risque de paraître tout
aussi improbable au lecteur, mais le contenu de cet ouvrage étayera
ultérieurement point par point chacun des aspects de cette manipulation qui
ne seront qu’évoqués ci-dessous. Il s’agit ici d’introduire le phénomène
OVNI par un exemple qui en contient divers aspects afin d’en rendre par la
suite l’analyse détaillée moins abstraite pour le lecteur.
Nous symboliserons la nature de cette manipulation par les logos suivants
insérés dans le fil du récit :

• Champ électromagnétique perturbant les appareils électriques ou agissant
sur le cerveau des témoins pour provoquer des hallucinations sonores ou
visuelles, voire une paralysie temporaire. Ce rayonnement peut être
ambiant ( ) ou focalisé sur un des témoins ( ).
• Témoin mis sous hypnose à son insu selon la technique Eriksonienne
( ).
• Mise en scène avec ou sans acteurs ( ).
• Projection lumineuse artificielle par ionisation de l’atmosphère ( ). Ce
processus sera décrit en détail dans la deuxième partie de ce livre.

Les enquêteurs sur cette affaire sont le Dr John Deer, Ph. D., qui était à
l’époque sismologue à L.S. Geological Survey de Denver (Colorado) et le
Dr Leo Sprinkle, Ph. D., sociologue qui travaillait à l’université de Laramie
(Wyoming). Les témoins quant à eux seront désignés sous des pseudonymes.
Les deux principaux sont Barbara, la femme de John qui est directeur la nuit
dans une entreprise importante du Colorado, et Jim, un collègue de travail de
John et ancien officier de sécurité de l’US Air Force. Les enquêteurs ont
estimé que tous les témoins impliqués étaient de bonne foi et équilibrés.
L’histoire débute en 1975 dans un ranch situé dans le comté d’Elbert au
Colorado, dans un secteur des montagnes rocheuses. Jim, John et Barbara
ont acheté en commun une ferme délabrée abandonnée depuis plusieurs
années dans un joli site de prairies et de bois et ils l’ont restaurée en l’espace
de trois mois. Lorsque des phénomènes étranges ont commencé à se
produire, ils ont d’abord envisagé une mystification faite par des plaisantins
puis leurs soupçons se sont portés vers les militaires, à juste titre comme
nous le verrons tout au long de cet ouvrage. Mais, comme à l’accoutumé
pourrait-on dire, ils ont fini par se rallier à l’hypothèse extraterrestre car les
phénomènes observés dépassaient largement le cadre de leur compréhension
rationnelle et les poussaient tout naturellement dans ce sens. De plus en plus
traumatisés, ils ont fini par quitter les lieux, ce qui était sans doute le but
poursuivi par les manipulateurs car il faut préciser tout de suite que ce ranch
dominait une zone stratégique de l’US Air Force parfaitement visible depuis
cette hauteur.
Voici donc la description de ces phénomènes étranges :
Les témoins entendent régulièrement des bourdonnements insolites ( ),
d’autant plus intenses que le vent souffle fort, et ils ont observé plusieurs
fois des ovnis émettant un bruit similaire ( ). Il est même arrivé que la
manifestation de ce bruit soit telle que les témoins ne puissent plus
s’entendre parler entre eux. Le bourdonnement ne cesse pas même après
avoir coupé l’alimentation électrique sur tout le domaine.
Alors qu’ils regardent la télévision un soir, Jim se sent soudain paralysé et
Barbara est victime d’une tachycardie ( ou ) tandis que Steve est
paniqué. Peu après, Barbara essaye de raconter cet incident à John mais à
chaque tentative, elle se met à bredouiller et à bafouiller, puis son élocution
redevient normale ( ).
Alors que le fils de John et des amis étudiants font une randonnée dans les
bois des environs, ils découvrent une des vaches du troupeau mutilée de

façon chirurgicale à moins de 200 m du ranch ( ) et ont l’impression d’être
suivis en rentrant à la maison ( ) où ils arrivent traumatisés. En retournant
sur leurs pas avec Jim, ils découvrent dans la neige d’énormes traces (45 cm)
de pieds de « bigfoot » qui suivent les leurs jusqu’à l’intérieur de la grange
( ). Bigfoot est cet être folklorique américain velu et simiesque équivalent
au Yeti himalayen. Il est si connu aux Etats-Unis qu’on doit pouvoir trouver
dans les boutiques de jouets des panoplies complètes comprenant des pieds
en plastique permettant de laisser de fausses empreintes. Quelque temps plus
tard, Jim en compagnie d’autres amis découvre sur son domaine une
deuxième bête mutilée dont le propriétaire ne sera jamais identifié. Cette
bête aurait dû franchir deux barrières pour arriver là où elle fut trouvée. Jim
évoque à cette occasion le grand nombre d’hélicoptères qui évoluent dans le
secteur et dont certains atterrissent au milieu de leurs champs sans raison
apparente. Il a cru au début que ces hélicoptères étaient responsables des
mutilations mais s’est mis à douter plus tard de cette hypothèse, supposant
que des témoins auraient forcément observé les mutilateurs à l’oeuvre.
Le policier qui accepte de le rencontrer lui indique qu’il n’enquête que pour
un cas sur quatre tellement les mutilations de bétail sont fréquentes dans la
région. On verra plus loin que ce phénomène touche en fait tous les Etats-
Unis depuis la fin des années 60 et qu’il est attribué soit à l’armée soit aux
extraterrestres, les fermiers étant généralement plus favorables à l’hypothèse
militaire. C’est pourquoi, lorsque le policier suggère une origine extraterrestre
à ces mutilations, Jim lui rétorque que s’il n’a rien de mieux à
proposer comme explication, il vaudrait mieux qu’il s’abstienne. Au total, le
ranch perdra six têtes de bétail en deux ans, toutes mutilées. Le montant de
la prime offerte par les fermiers pour la capture des mutilateurs atteint déjà
500 000 dollars à cette époque.
Jim téléphone à la base militaire voisine pour demander pourquoi des
hélicoptères atterrissent parfois dans les prairies du ranch. L’officier de
surveillance radar lui répond qu’il n’a rien observé d’anormal sur ses
écrans (!) puis le colonel lui recommande d’oublier cette histoire. Une autre
fois, Jim téléphone pour se plaindre que plusieurs avions militaires viennent
de survoler son domaine à très basse altitude. L’officier lui demande alors ce
qu’il pense des mutilations de bétail, comme pour indiquer que cela est lié.
Jim lui répond qu’elles sont probablement dues aux ovnis, plutôt qu’au
gouvernement ou aux sectes sataniques. Apparemment satisfait de cette
réponse, l’officier en veine de confidences en oublie le secret défense et lui
confie que la base a aussi beaucoup de problèmes avec les ovnis et que le
personnel a reçu des consignes strictes de sécurité à ce sujet. Poursuivant ce

dialogue surréaliste, l’officier demande : « Avez-vous eu à vous plaindre des
bigfoots ? ». Jim répond qu’il en a vu, et l’officier de surenchérir que le
personnel a aussi reçu des consignes concernant les bigfoots ! De deux
choses l’une : ou bien la base a réellement des problèmes avec les extraterrestres
et il est inconcevable qu’un officier en parle à un civil au
téléphone, ou bien, et c’est fort probable, notre officier ne fait que participer
à une manoeuvre d’intoxication ( ).
Un soir où trois employés du ranch sont dehors, ils sont attirés par un bruit
puis se retrouvent poursuivis par un bigfoot qui traverse une clôture de fils
de fer barbelés sur laquelle Jim retrouvera plus tard une touffe de poils ( ).
Ce scénario peu imaginatif s’est répété plusieurs fois aux Etats-Unis sans
que l’origine des poils examinés en laboratoire ait jamais pu être déterminée.
Le bigfoot laisse ce soir-là des traces de pieds arrivant jusqu’au ranch et Jim
a photographié ces traces.
Les témoins éprouvent une sensation de harcèlement ainsi que des
sentiments de dépression et d’angoisse ( ) et les heurts entre eux
deviennent fréquents. Jim soupçonne qu’un agent immobilier souhaitant
racheter le ranch à bas prix cherche à les effrayer. Mais un soir où le
bourdonnement se fait entendre ( ), il observe un disque lumineux
traversant la propriété à faible allure ( ). Deux amis lui racontent alors
que deux de leur proches circulant en voiture ont été poursuivis par un ovni
sur la route qui passe derrière le domaine du ranch. Parvenus à leur domicile,
ils se sont réfugiés chez eux tandis que tous les habitants du lieu ont pu
observer le disque resté en sustentation durant près de trois quarts d’heure
au-dessus de leur voiture. Jim qui commence à envisager sérieusement
l’hypothèse extraterrestre décide alors de s’excuser auprès du policier qu’il
avait rabroué et tous deux deviennent bientôt bons amis. Une autre fois,
Barbara et deux passagers de sa voiture observeront tôt le matin un énorme
ovni en forme de cône ( ).
Les habitants du ranch entendent aussi des claquements secs comme une
porte de voiture que l’on ferme brutalement, ou des coups frappés sur les
murs de la maison ( ). Un soir, Jim se précipite et aperçoit un bigfoot qui
s’enfuit. Un autre soir, très énervé par les coups répétés, Jim se rue dehors
avec son fusil et tire sur le bigfoot s’enfuyant. Jim est bon tireur et la
créature est touchée mais ne semble pourtant pas trop incommodée. Elle
porte sans doute un gilet pare-balles ! Ultérieurement les habitants du ranch
entendent une plainte rauque se mêlant à une sorte de bip-bip : c’est bien sûr
le cri du bigfoot blessé. On le voit, la mise en scène continue à être simpliste.

Un soir où il rentre de la ville, Jim découvre les trois enfants terrés dans une
des chambres et épouvantés depuis que les coups ont redoublé d’intensité
dans la journée. Pris de colère, il sort pour menacer violemment les intrus et
hurle qu’il ne cédera jamais à leurs pressions. Une fois calmé, il sort à
nouveau de la maison pour travailler et il entend une voix « en
stéréophonie » lui annoncer « Dr Jim, nous acceptons ! » ( ). Jim est alors
bouleversé, ce qui évoque le syndrome de Stockholm qui est tel qu’une
victime en vient à aimer ses bourreaux car ce sont les seuls qui soient
capables de diminuer sa souffrance et qui peuvent de ce fait recevoir sa
reconnaissance.
Un autre soir, Barbara et Jim découvrent que les organes de transmission de
leurs deux voitures ne fonctionnent plus alors que les véhicules sont toujours
parfaitement entretenus. Jim soupçonne à nouveau un agent immobilier
cherchant à les chasser. Les organes de transmission et les engrenages
devront être entièrement changés.
Jim a accepté de prêter un terrain comme piste d’atterrissage à deux pilotes
d’avion. Trois semaines plus tard, les événements prennent une tournure plus
dramatique : malgré un temps superbe, l’avion d’un des pilote s’écrase près
du ranch avec deux passagers à bord ( ). Nul doute que les militaires de la
base située en contrebas devait voir d’un mauvais oeil le survol de leur
territoire. Mais pour faire bonne mesure et montrer que l’armée est innocente
de ce crime, on rapporte que deux appareils de la Garde Nationale de l’Air se
seraient également écrasés à proximité alors qu’ils poursuivaient un
ovni ( ), ce qui conduit immédiatement à penser que les militaires seraient
eux aussi les victimes de ces phénomènes et non pas leurs instigateurs. Sauf
qu’il ne s’agit pour ces deux avions militaires que d’une rumeur initiée fort à
propos. Le lendemain de ce double crash supposé, deux escadrons de
chasseurs-intercepteurs, soit 26 avions, survolent le ranch et tournent dans le
secteur durant un temps assez long comme s’ils cherchaient quelque
chose ( ). On rapporte aussi que des gens qui enquêtaient de façon
approfondie sur les mutilations de bétail ont disparu : autre rumeur pour
dissuader les curieux ou élimination physique des gêneurs ? L’enquête ne le
dit pas.
Une nuit, alors que plusieurs amis sont restés dormir, neuf disques
atterrissent ostensiblement en face de la maison ( ). Barbara observe
depuis sa fenêtre Jim qui s’avance vers les engins lorsque quelque chose lui
brûle soudain le front ( ) et la fait tomber à la renverse sur le divan.
Harry qui était à ses côtés appelle aussitôt et Jim revient en courant tandis
que les disques disparaissent. Durant cet incident, David s’est retrouvé         temporairement paralysé ( ). Une fois rétabli, il sort avec Jim et ils
entendent un son suraigu qui durera toute la nuit ( ). David sera ensuite
malade pendant trois jours ( ).
Les habitants du ranch ont découvert au sommet d’une colline une parcelle
de terrain brûlée de plus de 10 m de diamètre ( ) ou rien ne poussera
pendant un an. Jim et le fils aîné de John montent un soir en voiture jusqu’à
la trace et leur véhicule semble éclairé à leur arrivée par un phare situé dans
un bois. Ils se dirigent à pied vers cette lumière et trouvent en chemin une
sorte de boîte éclairée de l’intérieur ( ) qui émet un bourdonnement ( ).
Jim s’avance seul puis arrivé à un mètre de la boîte, il se retourne brièvement
pour parler au fils de John tandis que l’« objet » en profite pour se
volatiliser. Jim dit alors à l’adolescent de rentrer à la maison tandis que luimême
continue à avancer en direction des arbres. Sa progression devient de
plus en plus difficile alors que la paralysie le gagne ( ) et il s’arrête à
proximité de la lumière qui se trouve dans les feuillages. Il aperçoit alors en
contrebas à une quinzaine de mètres un disque légèrement éclairé ( ) et
deux humanoïdes se tenant à proximité ( ). Ceux-ci sont vêtus d’une
combinaison moulante et ressemblent à des humains maquillés dont les yeux
seraient plus grands. Ils s’expriment dans un anglais parfait avec les
expressions et l’accent de la région. Ils demandent à Jim de ne pas
s’approcher des « boîtes noires » qui peuvent être très dangereuses et ils en
font aussitôt la démonstration : un bigfoot qui était tapi dans l’ombre ( ou
) se dirige sur leur ordre vers une de ces boîtes ( ou ) et s’écroule
dès qu’il arrive à proximité. « Comme vous avez pu le constater, cette boîte
peut être très dangereuse » commente un des « extraterrestres » pour le cas
où Jim n’aurait pas bien compris. On le voit, le scénario est toujours de
qualité assez médiocre. Jim s’en retourne ensuite au ranch en constatant :
« franchement, ils ne m’ont pas fait une forte impression ». Cependant, il est
maintenant convaincu que les bigfoots sont bien sous contrôle des extraterrestres.
Au total une vingtaine de personnes auront pu apercevoir un
bigfoot à proximité du ranch, dont une fois l’un d’eux qui a imité Barbara se
baissant et plaçant sa main au-dessus des yeux pour mieux l’observer.
Autre manifestation étrange, une après midi où Jim est accueilli par son
chien qui court vers lui, celui-ci se met soudain à aboyer furieusement contre
lui comme s’il avait perçu une odeur inhabituelle ( vers le chien). Une
autre fois, un ami militaire qui termine son footing du matin se sent contraint
de rebrousser chemin plusieurs fois alors qu’il tente de rentrer au ranch. Il
explique à Jim qui a assisté à son étrange manège que chaque fois qu’il se
rapprochait de la maison quelque chose s’emparait de son esprit et l’obligeait
à revenir sur ses pas ( ).

Une nuit, Jim se réveille brusquement ( ) et observe par la fenêtre un être
vêtu d’une combinaison moulante ( ). Il va trouver dans sa chambre
Barbara qui est dans un état second et très agitée ( ). La porte d’entrée
s’ouvre ensuite brusquement ( ) et lorsque Jim va pour la refermer, une
voix intérieure lui déclare « Nous n’avons pas besoin d’ouvrir votre porte
pour entrer dans votre maison ! » ( ). Confiant ce qu’il vient d’entendre à
Barbara, celle-ci le regarde comme s’il était devenu fou !
Un week-end où plusieurs amis ont été invités, le courant saute vers 2h du
matin ( ) alors que la maisonnée joue à un jeu de société. Tous entendent
alors une voix semblant provenir des haut-parleurs de la chaîne hi-fi qui leur
dit en substance « Attention, nous vous permettons de rester. Nous ne vous
avons pas réellement beaucoup causé de désagréments (sic). Ne nous obligez
pas à prendre des initiatives que vous regretteriez… » ( et ). Daniel,
un des invités qui est spécialiste en électronique, est convaincu qu’il s’agit
d’un canular sophistiqué et il entreprend de démonter entièrement la chaîne
hi-fi à la recherche d’un récepteur, mais il ne trouve rien. En revanche, il
constate avec surprise que la platine disque fonctionne même lorsqu’elle est
débranchée ( ).
Une autre nuit vers 2h du matin, Jim se réveille brusquement et constate
qu’il est paralysé ( ou ). Il voit dans sa chambre une drôle de
créature d’environ 2,10 m de haut dont la tête est recouverte d’un casque de
cosmonaute. Cet être semble parfaitement réel et Jim n’a pas le sentiment
d’halluciner. Pourtant l’humanoïde s’évanouit soudain, « un peu comme on
éteint une lumière » ce qui suggère une hallucination ( ou ). Au
total, Jim aura été paralysé sept fois durant toute cette affaire.
Peu de temps après, le harcèlement s’intensifie encore et les habitants du
ranch commencent sérieusement à envisager d’aller vivre ailleurs. C’est ce
qu’ils se résoudront à faire en 1979 après avoir vendu leur propriété à des
gens qui ne signaleront par la suite aucune anomalie, peut-être parce que
l’US Air Force aura enfin acquis ce ranch par leur intermédiaire. Et c’est
donc ici que cette histoire prend fin.
On pourrait objecter que tous les phénomènes d’origine électromagnétique
( ) observés dans cette affaire ont été provoqués accidentellement par les
puissants radars de la base militaire proche qui assure une surveillance active
de l’espace aérien. Mais l’examen détaillé des faits montre que certaines
influences électromagnétiques ne sont pas accidentelles mais opportunes, et
que des phénomènes bien réels et non hallucinatoires sont aussi observés

simultanément par plusieurs témoins, tandis que certaines traces physiques
subsistent au sol.
Les conséquences psychologiques de ces événements furent telles que
Barbara dut finalement consulter un psychiatre régulièrement tout en étant
parfaitement consciente que celui-ci ne croyait pas un mot de ces histoires.
Elle perdit quinze kilos en quatre ans et se mit à fumer jusqu’à trois paquets
de cigarettes par jour alors qu’elle n’avait jamais fumé auparavant. Quant
aux deux fondateurs de l’APRO (Aerial Phenomena Research Organization)
qui avaient publié cette affaire, ils moururent quelques années plus tard ce
qui mit un terme définitif à l’enquête qu’ils avaient promis d’approfondir.

PREMIERE PARTIE :

SYNTHESE DU PHENOMENE OVNI

suite…

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