Nuit du destin -Poème-


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Chroniques-Dortiguier

 

Nuit du destin


J’écris en philosophe et non pas en flatteur

Des illusions du jour que la nuit porte en rêve !

Seule la volonté rencontre ma faveur

Quand elle est angélique et prend la forme d’Ève.

Il est un pays pur que Firdousi chantait,

Plus  grand que fut la Perse et qu’il nomma l’Iran

Pareil à Ouranos, où la lignée était

Qui du Ciel descendit, en conservant son rang !

Les premiers sont ces dieux qui furent des Titans,

Plus grands que sont les rois, et ressemblent aux fées,

Se croyant magiciens, et comptant bien plus d’ans

Que nos vieillards d’ici, aux pensées étouffées

Par la vie immédiate et le profit rapide

Qu’un Moïse enseigna à son peuple avare,

Et Issa – soit-il béni – dit être un mauvais fluide

Où l’âme illusionnée dans un tombeau s’enterre.

Mais en ce mois béni que les Imams éclairent

Car le jeûne est pensée, libérée des entraves,

La vue décèle au Ciel où les djinns toujours errent,

Un Ange ouvrant un coffre où des sentences brèves

Donnent à chacun son dû, comme trouve son heure,

Ces fleurs magnifiques, qui sont d’Allah la gloire