La bête financière


 par Lotfi Hadjiat


Comme je l’avais prédit dans mon article du 10 mai 2016, intitulé Le vent a tourné, le Brexit l’a emporté. Jour de grâce pour les croyants, que ce 24 juin 2016. Jour où la bête financière fut vaincue. Jour également où ce maudit TAFTA fut flingué. Pour ceux qui aiment les chiffres, 2 + 4 = 6, juin = 6 et 2016 se finit par 6. Le glas a enfin sonné pour le Veau d’or, il titube, il chancelle, il est déjà à l’agonie. « Là où le péril croît, le salut croît aussi » disait Hölderlin ; effectivement, c’est en Angleterre, le bastion de la finance apatride, que celle-ci a été vaincue.

Le Veau d’or unique, la monnaie unique voulaient se substituer au Dieu unique, mais ils ont été brisés ce vendredi, jour de la mort du Christ chez les chrétiens. Personne ne croyait au Brexit, même les croyants étaient sceptiques et se résignaient à la puissance de la bête. Et même après ce miracle du 24 juin, des croyants continuent de fustiger la toute puissance financière, et donc de croire à cette toute-puissance, au lieu de croire à la toute-puissance divine. Le lobby financier n’est pas tout puissant ; la vermine de Bruxelles, toujours prompte à limiter la casse de ses intérêts putrides, est par exemple impuissante à contraindre Londres d’enclencher le fameux article 50 rapidement. Oui, les puissances financières s’écrouleront, même JP Morgan, même Goldman Sachs, oui, même Rothschild… Tout est périssable excepté Dieu. Ce n’est pas seulement l’arnaque bancaire européenne qui va s’effondrer, l’OTAN aussi, avec Donald Trump aux commandes… Oseront-ils assassiner Donald qui s’est tant réjoui de la victoire du Brexit ? Ils en sont tout à fait capables. En tous cas, une chose est sûre, toutes les hyènes de la crasse médiatique stipendiées soutiendront Hilarystérique jusqu’à leur dernier souffle fétide… avec la grande prêtresse Laurence Haïm en tête de l’arrogante et bruyante propagande. Mais « beaucoup de bruit pour rien », disait Shakespeare ; les décrets divins sont inébranlables. Et malgré toutes les machinations de Don Pedro et Don Juan, Béatrice et Benedict se marient ainsi que Hero et Claudio. Mais revenons au Brexit, les experts craignent une période d’incertitude. Ah ces experts, ils sont avares en tout, sauf en euphémismes… Se doutent-ils que notre « plus ardent souhait » est de voir le dernier expert en économie « pendu avec les boyaux du dernier » analyste financier ? Jean Meslier ne m’aurait pas contredit, surtout en voyant la tête de Nicolas Doze sur BFMTV le matin du 24 juin !… la tête du voleur, dans la nuit, surpris par la lumière… « Le Brexit n’aura pas lieu. […] Le Brexit c’est un petit peu comme l’arme nucléaire, c’est la dissuasion qui ne doit jamais être activée », affirmait-il boursouflé de certitude le 4 février 2016. « Sauf si l’irrationnel s’empare du truc », ajoutait-il à moitié hystérique. En revanche, le fait que 1% de la population mondiale détienne la moitié de la richesse mondiale, ça c’est parfaitement rationnel…

Incertitude, ruine, chaos, désillusion, déchirement, destruction, déception, ténèbres, égarement, sang, poussière… voilà le menu de l’après-24 juin dont personne ne sera épargné. L’humanité n’est plus sauvable. Car toutes les boîtes de Pandore ont déjà été éventrées mille fois. L’histoire de l’humanité touche à sa fin sordide, et à sa comparution prochaine. On ne peut pas revenir en arrière. Une petite minorité continuera à croire en Dieu. L’humanité a commencé dans le sang, avec Caïn, et elle finira dans le sang. La bête financière, la bête du mensonge ne se laissera pas faire, ne se laissera pas tuer, elle luttera jusqu’au bout. Montrant jour après jour son visage toujours plus terrifiant. Le mensonge n’était plus tenable et ce 24 juin béni il n’a pas tenu, et il ne tiendra plus, Israël et ses suppôts n’en ont donc plus pour longtemps. La « paix mondiale » par les bombardements, la « paix » par le mensonge et par le flouze en guise de dieu unique, avec Jérusalem pour capitale, est morte, et laissera place, dans la douleur, à la paix divine. Le Brexit n’est finalement pas un « saut dans l’inconnu » comme le répète frénétiquement les médias, mais dans le connu, connu par les Écritures.