Algérie : la peur d’une Révolution pacifique est la voie pour la guerre


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Tinariwen, pluriel de ténéré, signifie déserts en tamasheq, un dialecte dérivé du tamazight.

Tinariwen est une étendue géographique commune au Tchad, Niger et Algérie ; dans ce dernier pays, il intègre le Tassili n’Ajjer ou Hoggar et le Tassili. Toute cette région est classée Biosphere Reserve par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). [1] En plus de son caractère universel, en économique des ressources naturelles, la valeur de cette étendue interétatique est comme celle du ciel, elle est celle de son existence [2].

Le récipiendaire du Nobel de littérature 2016 est le chanteur Bob Dylan. À Tamanrasset (Algérie) est né le groupe d’artistes Tinariwen qui brille aux quatre coins du globe. Il est un potentiel lauréat d’un Prix mondial hors catégorie s’il existait pour la sacralisation du patrimoine de l’humanité comme l’a fait la Bolivie avec sa Loi sur la Terre-Mère [3].

Dans son œuvre Ulla Illa [4] déclamée en tamazight et tamasheq, le parler des Terguis (ou Touaregs), dans une traduction, Tinariwen dit :

It’s better for a man to preserve his soulful nobility and keep his memories safe

Ce vers sera le vecteur porteur de l’argumentaire [5] qui couvrira les domaines suivants : le retour de l’Algérie vers l’endettement, la peur d’une révolution pacifique et l’élévation du risque de guerre en Algérie et dans la sous-région du désert nord-africain.

Les équations qui dynamitent l’Algérie et vident sa souveraineté 

Radicalement contre la dévaluation du dinar et pour une surévaluation discrétionnaire et arbitraire de l’ordre de 60% de sa valeur, telle a été la position de l’auteur.

En notes de fin de document sont données les équations du taux de change réel et du prix de cession du gaz ; en leur ajoutant celles de la démographie et en étudiant le détail des équations secondaires (sous-équations), les Algériens prendront conscience que tous leurs sacrifices sont les derniers soucis des Occidentaux parce que les instruments internationaux sont en dehors de tout controle des autorités algériennes. Si à l’intérieur du pays et c’est valable pour l’ensemble des pays sous-développés, la propension est à l’excès de mots creux, de slogans vides, dans les négociations internationales, ce sont ces équations qui sont utilisées et ce sont elles qui vident les politiques nationales de toute efficacité. Ce sont elles qui symbolisent les valeurs de l’indépendance et de la souveraineté. C’est aussi la raison qui fait que les chiffres algériens sont les matériaux d’une bombe thermonucléaire fabriquée par les autorités et risque d’exploser le pays en le menant à une guerre interne.

L’Algérie est dans le tourbillon de la dette internationale 

En ce début novembre (2016), la Banque africaine de développement (BAD) a officialisé un prêt de 900 millions d’euros à l’Algérie pour le « programme d’Appui à la Compétitivité Industrielle et Energétique en Algérie (PACIE) » qui s’inscrit dans « dans le cadre du Nouveau Modèle de Croissance Economique (NMCE) » [6]. Nos recherches sur le site Internet de la BAD sur le NMCE et les caractéristiques de ce prêt (partie don et partie prêt avec durée et taux d’intérêt), les critères d’évaluation de ce projet, l’information des populations ainsi que la reddition de compte, de même pour les aspects liés à la soutenabilité du projet, au respect du droit des peuples africains à la maitrise de leur destin ont été infructueuses.

Une nouvelle psychologie pour l’endettement futur 

En Algérie, le mot « zaâma » usité par toute la nation signifie « comme si. » Il est le véhiculaire de la psychologie qui sous-tend que la BAD sera conciliante sur l’exécution de ce programme et au pire, cette dette libellée en euros et non en dollars U.S sera transformée en question politique qui trouvera une réponse à l’africaine.

Sans avancer avec certitude que c’est une recommandation des conseilleurs occidentaux de l’Algérie, c’est une tactique des autorités politiques, économiques et monétaires pour montrer la porte de l’enfer aux Algériens et leur faire accepter les douleurs de l’austérité.

Cette psychologie est une banale continuité de la double théorie du choc, celle de l’ajustement structurel et celle mentale, à ne pas confondre avec morale, appliquée depuis plus de trois ans au peuple.

Cette dette de 900 millions d’euros confirme l’étude du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes du tiers-monde (CADTM) qui a annoncé que le FMI et la BM précipitent le Sud dans une nouvelle crise de la dette [7].

Une aumône à 900 millions d’euros contre la dignité des Algériens 

suite…

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