Le dossier Saragosse


  Résultat de recherche d'images pour "De Villemarest Pierre"
Auteur : De Villemarest Pierre
Ouvrage : Le dossier Saragosse
Année : 2002

 

Pierre Faillant de Villemarest, né à Chalon-sur-Saône le 10 décembre 1922 et mort le 22 février 2008, est un ancien résistant, membre des services de contre-espionnage français, devenu journaliste et écrivain, spécialiste des relations internationales.
Issu d’une famille très ancienne, Pierre Faillant de Villemarest a suivi des études en droit et en sciences politiques, études qui furent interrompues par son engagement contre l’occupation nazie de la France.
En septembre 1940, il participe à la création de « la Dernière Colonne », un petit groupe de résistants dont les fondateurs étaient Emmanuel d’Astier de La Vigerie et Édouard Corniglion-Molinier. On y trouve également Lucie Aubrac, Louis Aragon et André Philip. Ce groupe deviendra Libération-Sud. À la suite d’un différend politique, Villemarest rejoint l’Armée secrète dont il commande en 1943 un groupe franc dans le Vercors. Agent P2 du réseau Kléber, spécialisé dans le renseignement, il participe à la dénazification de l’Allemagne et de l’Autriche, et tisse des liens avec les services américains et anglais dès cette époque.
Après la guerre, il est décoré de la croix de guerre 1939-1945, de la Croix du combattant volontaire de la Résistance et de la médaille des engagés volontaires.
De 1945 à 1950, il est membre du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Il est emprisonné pendant la guerre d’Algérie pour son appartenance à l’Organisation armée secrète (OAS), après son passage au Mouvement populaire du 13-Mai (MP-13) de Robert Martel. En 1968, il épouse Danièle Martin, fille du docteur Henri Martin, cofondateur de la Cagoule et membre de l’OAS.
Pierre de Villemarest était membre de l’Amicale des anciens des services spéciaux de la Défense nationale (ASSDN).
Devenu journaliste, il travailla à partir de 1951 au service étranger de l’Agence France-Presse (AFP), et collabora à diverses publications dont L’Aurore, Valeurs actuelles, Défense de l’Occident, La Vie française, Le Quotidien de Paris, Historia.
Il a aussi fait partie du comité de rédaction du journal Monde & Vie, « bimensuel catholique et national » de Claude Giraud, animatrice à Radio Courtoisie. Avec sa femme Danièle Martin, Pierre de Villemarest anima par ailleurs un Libre journal sur cette radio. Lors d’une émission animée par Claude Giraud le 20 mars 1997, il tint des propos considérés comme révisionnistes sur les chambres à gaz nazies, ce qui entraîna une mise en demeure de la part du CSA, et une plainte en 1997 de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation dans le cadre d’« actions juridiques contre le négationnisme ». Dans une lettre adressée au Réseau Voltaire, l’intéressé écrira n’avoir « jamais nié l’holocauste », mais posséder « [des] chiffres qui ne correspondent pas à ceux qui sont habituellement cités ».
Pierre de Villemarest était le directeur du Centre européen d’information (CEI), basé à Cierrey, dans l’Eure, qu’il fonda en 1970. La Lettre du Centre européen d’information, dont il était le rédacteur en chef, décrit notamment les activités de la Trilatérale et du Groupe Bilderberg. Il lui fut reproché par ses opposants de diffuser des théories conspirationnistes.
Pierre de Villemarest était vice-président du Syndicat national de la presse privée, membre de la Société des auteurs et créateurs de Normandie, et l’un des animateurs du Centre de recherches sur le terrorisme depuis le 11 septembre 2001. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, très diffusés dans certains pays d’Europe de l’Est, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, portant sur les sujets dont il était un spécialiste reconnu, tels que les services de renseignement soviétiques, la Gestapo, l’espionnage contemporain, le terrorisme, ou encore les rapports URSS-Allemagne.

suite…

Le-dossier-Saragosse