L’ENFANT, ce GLANDULAIRE INCONNU


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Auteur: Dr Jean Gautier
Ouvrage: L’enfant ce glandulaire inconnu

Année: 1981

PRÉFACE
Peut-on penser qu’avec toutes nos connaissances actuelles sur l’enfant, un livre peut encore apporter quelque chose de vraiment nouveau ? On pourrait en douter. Pourtant ce livre dont la première édition, à compte d’auteur, date de 1961 reste toujours aussi fondamental par les connaissances qu’il révèle.
Il apporte la solution à de nombreux problèmes de l’enfance : désadaptation scolaire et intellectuelle, agitation, allergie, énurésie, croissance, toutes sortes de handicaps mentaux, etc. Toutes ces questions restent cruciales pour de très nombreux parents qui cherchent, en vain, ce qui serait le début d’un immense espoir, mais surtout un moyen de soigner et de guérir leur enfant.
En quoi la connaissance approfondie de l’enfant est-elle absolument primordiale ? En ce que l’enfant est d’abord soumis à la grande loi de croissance alors que l’homme ne l’est plus. Connaître comment croît l’enfant, c’est connaître comment l’homme fonctionne. Tout cela implique la notion de genèse. Qu’est-ce qu’une genèse ? C’est l’ensemble des faits et des événements qui ont contribué à la formation de quelque chose.
L’Embryologie étudie la genèse de l’enfant à un stade très précoce : dès l’union des 2 gamètes mâle et femelle. La Psychologie étudie la genèse de l’enfant dès le berceau, sous un angle plus vaste qui comprend à la fois la maturation physiologique et l’incidence du milieu environnant sur cette maturation. On sait actuellement qu’il y a une évidente interaction entre les deux. Cette psychologie spécialisée est dite Psychologie « génétique » en ce qu’elle étudie la genèse de l’enfant.
Mais il manque à ce grand corps de connaissances une clé qui lui ouvrirait de nombreuses portes et qui restent encore fermées. Cette clé est contenue dans ce livre qui représente l’énorme travail de synthèse d’un savant méconnu : le docteur Jean Gautier, de Bordeaux. On ne pardonne pas à J. Gautier d’être génial, c’est-à-dire créateur, et en avance sur son temps, ces découvertes ayant plie de 30 ans et n’étant toujours pas officiellement connues. Surtout, l’on n’admet pas les travaux et les idées qui ne suivent pas la filière des grandes universités. On reprochera sans doute à J. Gautier de ne pas être un homme de laboratoire ni d’employer systématiquement ce qu’on appelle la méthode scientifique où l’expérimentation est décisive. Mais cette dernière a ses limites et, souvent, elle ne respecte pas les échelles d’observation, donc elle échoue. Pour J. Gautier, l’évidence physiologique existait. Il l’a montré par son efficacité thérapeutique indéniable.
L’endocrinologie de J. Gautier est originale. Elle se défie des analyses de laboratoire et elle est surtout une psycho-endocrinologie. Si, par exemple, la thyroïde est si importante, ce n’est pas seulement parce qu’elle peut être la cause de la maladie de basedow
mais c’est surtout parce qu’elle est à l’origine de tout processus vital et qu’elle est
responsable d’une psychologie particulière. Chaque glande influence notre esprit d’une
manière qui lui est propre. Il fallait que ce soit dit et expliqué en des termes nuancés
pour ne pas faire penser que notre vie psychique provienne seulement de nos glandes
endocrines. Celles-ci pourtant nous conditionnent totalement dans notre caractère et
toute notre personnalité.
Ce livre remet en cause un dogme : la primauté du système nerveux. En réalité, c’est
le système glandulaire qui règle le système nerveux et non le contraire. On sait en effet
que la thyroïde, dès la période foetale, est nécessaire à la maturation du tissu nerveux
cérébral. Il est normal qu’ensuite, ce soit encore cette glande qui préside aux enregistrements
nerveux et à la qualité des automatismes. Actuellement beaucoup de recherches
se font au niveau neuroendocrinien. On sait depuis longtemps toute l’importance des
endocrines mais cela n’empêche pas de penser malheureusement que c’est encore le système nerveux qui les commande.
Selon les critères actuels, certains termes techniques seront considérés comme
impropres. Par exemple, hyperthyroïdie » chez Gautier signifie toutes les tendances
à l’hyperfonction et aussi à l’instabilité thyroïdienne ; tandis que ce terme en médecine
signifie surtout les grands syndromes thyroïdiens en hyper comme la maladie de
Basedow. Ce sont des détails. Au sujet de la mémoire, l’auteur ne tient pas compte des
découvertes sur la « mémoire à court terme » ou sur la « mémoire à long terme ». La plupart
de ces questions n’étaient pas connues il y 20 ans. De toute façon, elles ne changent
rien par rapport aux connaissances apportées par Gautier qui lient la mémoire aux
possibilités de la glande thyroïde agissant sur les enregistrements cérébraux.
Cette nouvelle édition a été soigneusement revue et corrigée. Le texte original a subi
quelques retouches et suppressions nécessaires qui alourdissaient l’exposition des idées
sans apporter d’informations nouvelles. Nous en avons pris la responsabilité en tant
que légataire de tous les manuscrits de J. Gautier et sachant qu’ainsi nous ne trahissions
pas sa pensée. Puisse ce livre apporter beaucoup d’espoir et devenir un nouveau tremplin de recherches pour l’avenir.
Jean du Chazaud
(Paris, mars 1981)

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