L’influence à distance


L'INFLUENCE A DISTANCE COURS PRATIQUE TELEPSYCHIE 1971 PAUL CLEMENT JAGOT  Résultat de recherche d'images

Auteur: Paul-Clément Jagot

Ouvrage: L’influence à distance – Cours pratique de télépsychie, de transmission de pensée et de suggestion mentale

Introduction
Il existe un moyen sûr d’influer sur autrui, de loin comme à proximité , un moyen assez subtil pour demeurer inaperçu, si pro- fondement qu’on subisse son invisible action, à laquelle, d’ailleurs, nul n’est inaccessible.
Ce moyen n’est autre que la propriété communicative, dominatrice et attractive de toute pensée émise intensément.
Certains l’utilisent qui l’ignorent ou le contestent, sans se rendre compte qu’ils doivent entièrement à l’activité puissamment irradiante d’une vigoureuse organisation psychique l’ascendant de leur personnalité.
D’autres voudraient apprendre à user délibérément de cette influence. C’est surtout à l’intention de ces derniers que j’écris ce livre dans la rédaction duquel prédomine, par conséquent, le souci de la clarté, de la précision et de la simplicité.
La première partie expose les notions théoriques et pratiques dont la connaissance parfaite est indispensable à qui veut tenter, soit d’obtenir les phénomènes télépsychiques, soit d’appliquer l’influence mentale à l’une des possibilités auxquelles sont consacrés les chapitres suivants.
Comme pour toute chose, chacun vient au monde plus ou moins qualifié pour l’action à distance, mais le présent ouvrage s’est précisément fIXé le but de permettre à ceux qui sont peu doués de tirer de leurs aptitudes actuelles le maximum d’effets et de les fortifier par l’entraÎnement.
J’affirme qu’avec un peu d’attention et de bonne volonté, la plupart d’entre nous peuvent mettre largement à profit l’enseigne- ment qui suit.
Paul-C. JAGOT .

PREMIERE PARTIE 

Théorie Et procédés

CHAPITRE I

Le pouvoir de la pensée

1. La communication et l’imposition de la pensée
La réalité des divers phénomènes d’influence directe d’un esprit sur un autre esprit a été surabondamment vérifiée .Plusieurs enquêtes, simultanément conduites en Europe et aux Etats-Unis par des personnalités ou des groupements scientifiques, ont permis de dégager d’une importante masse d’observations la certitude que la pensée se communique parfois spontanément, d’une personne à une autre, à travers la distance. Nombre de chercheurs ont tenté, d’autre part, avec succès, la transmission concentrée d’images à un collaborateur éloigné. L’exécution d’ordres, mentalement intimés à un sujet d’expériences, a été également obtenue. On a, enfin, réussi à provoquer l’hypnose, à l’improviste, hors de la présence de l’hypnotisé.
Vous trouverez, au paragraphe 4 : « Travaux antérieurs ». les références documentaires à ces quatre genres de manifestations télépsychiques.
A priori. tout cela ne semble pas impliquer la possibilité, en général, d’influer sur quelqu’un par des suggestions intérieurement formulées;
encore que nombreux, ceux qui se sont révélés émissifs ou percipients d’irradiations mentales ne constituent Qu’une minorité.
Faut-il donc considérer la communication et l’imposition de la pensée comme exceptionnelles, et la majorité d’entre nous comme inapte à opérer ou à subir l’action télé psychique ? C’est l’opinion de certaines compétences. D’autres, non moins avérées, professent, au contraire, que toute pensée s’extériorise et tend à affecter, conformément à ce qu’elle exprime, l’individu à qui l’on pense. L’expérience pratique m’a rangé, sans réserves, à ce dernier avis.
La répercussion instantanée et intégrale d’une image, d’un état affectif, sur l’écran intellectuel ou la sensibilité d’un tiers proche ou lointain reste exceptionnelle. De tous les faits recueillis, il résulte que semblable manifestation paraît nécessiter, de la part de l’émetteur, une qualité et une vigueur d’émotion singulières.
Certes, une suggestion ne saurait envahir d’emblée la conscience de qui n’offre pas à semblable irruption la plus extrême réceptivité. Ce que j’affirme, ce que j’ai vérifié et que d’autres ont vérifié, c’est que si l’on réitère longuement, ardemment, la suggestion, tout se passe comme si l’on projetait sur le sujet une effluve imprégnant qui éveille graduellement et fait bientôt prédominer en lui les dispositions suggérées.
Si étranger soit-il à une notion, même imprécise, de cette loi, tout individu volontaire et tenace impose inconsciemment ses exigences. Et comme la goutte d’eau dont la chute répétée entame peu à peu une dure margelle, l’action mentale du plus faible peut, à la longue, marquer son empreinte sur de robustes résolutions.

2. L’activité affective et cérébrale
Nous sommes tous impressionnés à notre insu par d’innombrables projections psychiques, de même que nous affectons, sans le savoir, non seulement les gens faisant l’objet de nos pensées, mais aussi ceux parfois inconnus qu’elles évoquent. Cet incessant phénomène demeure obscur, imperçu, car nous ne saurions discerner qu’une faible partie des éléments dont la confluence donne naissance à nos impressions, à nos sentiments, à nos convictions. S’il en est qui nous viennent du dehors, ils échappent donc nécessairement à la conscience.
Ainsi, l’irradiation télépsychique, conséquence inévitable de l’activité affective et cérébrale, doit être considérée comme une propriété normale de l’esprit humain. Si elle n’engendre que rare- ment ces communications instantanées qui l’ ont rendue évidente, elle n’en joue pas moins un rôle perpétuel et considérable dans la vie quotidienne. Mais les orages n’ont-ils pas tonné des siècles avant qu’on s’aperçût de la présence et de l’activité universelle de l’agent dont ils étaient la seule manifestation frappante ?
Je me propose de vous expliquer comment utiliser délibérément cette propriété de la pensée que chacun émet inconsciemment, et souvent dans un sens contraire à son bien. Pour en user avec profit, il convient d’en gouverner l’émission et d’en proportionner l’énergie, la durée, la fréquence, aux résistances qu’opposent à son influx les caractéristiques morales du destinataire.
D’ailleurs, si précisément et si longuement exprimée qu’elle soit, une incitation mentale ne possède par elle-même qu’une faible vigueur propulsive, d’ où l’insuffisance d’une froide et systématique expérimentation de laboratoire à rendre intégralement compte du pouvoir de la pensée. Ce sont, en effet, les émotions intenses, les sentiments exaltés, les avidités ardentes qui irradient le plus efficacement notre invisible influence.

3. L’action délibérée

suite…

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