La dernière Bataille


Abbé Luigi VillaFranco Adessa

Monsieur l’abbé Luigi Villa et l’ingénieur Franco Adessa, son  collaborateur

Auteur : Adessa Franco
Ouvrage : La dernière bataille
Année : 2017

 

 

Pourquoi la dernière bataille à laquelle
nous invite la Sainte Vierge a-t-elle
pour champ la chaîne des Monts Sibyllins
et les zones environnantes?
Pourquoi ces terres sont-elles secouées
par des tremblements de terre,
les églises détruites? Pourquoi la basilique
du Patron de l’Europe, Saint Benoît
de Nursie, a-t-elle été rasée au
sol?
Marco Ribechi écrit: «La chaîne des
monts Sibyllins, dès la plus haute antiquité,
est un lieu magique, mystérieux,
considéré comme la destination
de pèlerinages occultes et de
rencontres blasphématoires entre
sorciers et démons. Réceptacle de
créatures à mi-chemin entre le diabolique
et le mythologique. De nombreux
noms de lieux semblent confirmer
ces légendes: Grotte du Diable,
le Pic du Diable, la Fosse de l’Enfer,
la Gorge du Maudit Enfer, Le Col
Mauvais, le Lac de Pilate, la Grotte
des Fées ou Grotte de la Sibylle.
En 1420, Antoine de la Sale recueillit
une légende selon laquelle une grotte
sur le Mont Sibylle serait l’entrée du
royaume d’une déesse de l’amour.
Nécromanciens, sorciers, démons
auraient habité sur le mont de la Sibylle
et dans la grotte. Mais à proximité,
se trouve un lieu non moins
sombre et énigmatique: le Lac de Pilate,
au pied du Pic du Diable, dominé
par le sommet pointu du Mont
Vecteur».
Luigi Paolucci a écrit, dans son livre
“La Sibylle des Apennins”: «Les plus
anciens témoignages relatifs à notre
mont, remontent à l’an 1300. Ils
concernent le Lac de Pilate où la renommée
des eaux enchantées et peuplées
de démons en forme de poissons,
attire l’attention de nécromanciens
qui y affluent pour consacrer
les livres de magie (grimoires) comme
dans le lieu le plus approprié où
les esprits invoqués sont prêts à obéir
à ceux qui, en échange, leur donnent
leur âme».
Marco Ribechi: «Juste sur le Lac de
Pilate – selon la légende – les démons
qui infestent auraient besoin
d’un sacrifice humain annuel».
Antoine de la Sale parle d’une forte
réaction des gens du lieu contre les
nécromanciens et d’une attitude soupçonneuse
envers les visiteurs étrangers.
Il raconte que deux hommes furent
capturés non loin du lac et furent
barbarement tués. Un prêtre fut traîné
jusqu’à Nursie et là, brûlé sur le bûcher
et son compagnon fut dépecé sur
place et jeté dans les eaux du lac.

Toujours de la Sale recueille des témoignages
locaux qui affirment que
les pratiques nécromanciennes avaient
pour conséquence le déchainement de
terribles tempêtes. Par contre, au
XVIe siècle, Benvenuto Cellini raconte
dans son autobiographie, qu’un
nécromancien lui avait recommandé
le Lac de Nursie (Pilate) comme l’endroit
le plus adapté pour consacrer
les livres au démon et que les gens
du lieu étaient tout à fait disponibles
pour collaborer à cette pratique.
Cette apparente contradiction
pourrait être due à des intérêts économiques
de la part des gens du lieu. En
ces siècles, on appelait alternativement
le Lac “de Pilate” ou “de la Sibylle”.
Dans le premier cas, le nom, si suggestif,
ramène à la mémoire l’époque
où Rome était la capitale du monde
antique. On raconte une légende antique
selon laquelle l’empereur Vespasien,
après avoir incendié Jérusalem,
aurait convoqué Pilate, vieux désormais,
l’accusant de ne pas avoir empêché
trente-sept ans auparavant, la
crucifixion du Christ Rédempteur,
du temps où il était Procurateur en Judée.
C’est pourquoi Pilate fut
condamné à mort, mais il lui fut
concédé un dernier désir. Le vieux romain
demanda que son corps fût déposé
sur un char traîné par des boeufs
et abandonné à son destin. On le lui
concéda, mais l’empereur, intrigué par
cette étrange requête, chargea
quelques soldats de suivre le char. Les
bêtes errèrent jusqu’aux montagnes de
Nursie et, arrivées sur la rive du petit
lac, elles s’y jetèrent entraînant le char
et le cadavre dans les eaux gelées, qui
devinrent rouges. (…).
L’association du Lac avec le nom de
la Sibylle pourrait par contre être liée
aux pouvoirs prophétiques que le
lieu conférait aux devins et aux sorciers.
Toujours Benvenuto Cellini
confirme que l’alchimie pratiquée sur
les mont Sibyllins et les alentours du
Lac de Pilate, avait pour but d’évoquer
les démons pour qu’ils puissent
indiquer les trésors cachés sous terre.
Il faut aussi rappeler les témoignages
du frère de l’Observance franciscaine
Bernardin Benavoglia qui parle
“d’hommes diaboliques” qui
construisent des “autels à trois
cercles” et qui “se mettant comme
offrande dans les troisième cercle”,
invoquent le démon, en lisant ses
noms sur un livre.

Nicolò Peranzoni confirme cette pratique
lorsqu’il écrit: “Deux cercles
taillés sur les pierres proches de la
rive du lac avec quelques caractères”
tandis que Francesco Panfilo
parle d’un cercle à l’intérieur duquel
“on prononce Tau, Erux et un caractère
différent qui indique les
noms du Dieu suprême”. Par le principe
de l’inversion des symboles utilisés
en magie noire, le “Dieu suprême”
est représenté par le démon le
plus puissant, peut-être Lucifer lui-même”.
Antoine de la Sale écrit dans son
oeuvre “Le Paradis de la Reine Sibylle”
(vers 1420), que le Pape Innocent
(1352) ou le Pape Urbino (1362) fit
détruire la Grotte de la Sibylle pour
en empêcher l’accès. La coutume de

dresser des potences au niveau des
cols qui donnent accès au lac de Pilate,
semblerait toutefois antérieure…
Le motif est pourtant clair: décourager
les pratique nécromanciennes
autour du lac.
D’où l’origine des toponymes Potence
de Presta et Potence Violette dans
la zone du mont Vecteur.
Marine Montesano, dans son “…sacré
aux Grottes Nursines” (Institut
Supérieur d’Études Médiévales, Ascoli
Piceno 2003) reporte comment
Enea Silvio Piccolomini, le futur Pape
Pie II,… raconte qu’il a entendu
parler d’une assemblée de sorcières,
de démons et d’ombres nocturnes,
ainsi que d’évocations d’esprits qui
enseigneraient les arts magiques.
La présence de sorcières outre que de
nécromanciens sur les monts Sibyllins
pourrait être motivée par la consécration
du “Lac de la Sibylle” à l’énergie
chtonienne de la prophétesse dans
les légendes païennes. On croyait que
quelques pratiques de “consécration”
et d’“évocation” pouvaient
fournir des effets plus évidents grâce
à la présence d’une ou plusieurs
femmes.

Sous cet aspect, les “histoires” entendues
par Piccolomini pourraient se
rattacher aux “fées” ou “servantes de
la Sibylle” qui d’habitude descendaient
à Foce (village entre la grotte
et le lac) pour danser avec les gars du
lieu. Ces “fées” étaient très belles en-dessus
de la taille, mais avaient des
pieds de bouc, ce qui permettait de les
reconnaître facilement. Elles pouvaient
danser toute la nuit, mais devaient
faire retour dans le règne souterrain
avant l’aube. On pourrait interpréter
la dance des “fées” comme un
sabbat ou un rituel magique d’évocation,
donnant ainsi une plus grande
consistance à la présence des “sorcières”
ou “fées” autour du Lac de Pilate.
Une autre source des faits, à propos
de l’histoire et des mystères de la
chaîne des Monts Sibyllins, est la
“Chronologie historique de la visite
à la grotte de la Sibylle”, où il est
dit:
«On en trouve la première mention en
69 après J.C., avec Svetonius, lorsqu’il
dit que Vitellius “célébra une
veillée sacrée sur les jougs de
l’Apennin”. Trebellius Pollione, en

268 après J.C., dans “Scriptores Historiæ
Augustæ”, raconte que Claude II
le Gothic se fia en cette année-là des
réponds de l’oracle de la Sibylle de
l’Apennin. (…)
Dans la période 1320-1340 eurent lieu
des éboulements à l’intérieur de la
grotte, causés par le tremblement de
terre de 1328 et la fermeture de
l’antre par des actions politico-religieuses,
mises en lumière par l’historien
Falzetti (… luttes entre hérétiques
et dominicains; bulles et édits
de l’Église pour contraster les hérésies
des templiers, alchimistes, spirituels,
cathares, patarins, etc…, qui
avaient trouvé refuge dans les
terres de la Sibylle).
En 1452, dans un parchemin (n. 40)
retrouvé dans les archives historiques
de la commune de Montemonaco, est
stigmatisé la fréquentation de Montemonaco,
du Lac de la Sibylle et de la
grotte sibylline de la part de chevaliers
qui arrivaient d’Espagne et du
règne de Naples pour pratiquer l’alchimie
et consacrer des livres magiques
“ad lacum Sibyllæ (qu’on appellera
peu après Lac de Pilate). Durant
un procès, on excommuniera
puis absoudra toute la population et
les autorités de la commune de
Montemonaco pour avoir aidé les
chevaliers étrangers à se rendre au
lac de la Sibylle et à la grotte. (…).
L’an 1578 est la date emblématique
gravée sur la roche, à côté du vestibule
écroulé et encore visible de nos
jours. La date qu’on y lit sans trop de
difficulté aujourd’hui encore, est
1378, mais il s’agit peut-être d’une
transformation faite au XVII-XVIII
siècle, du nombre cinq qui, écrit en
chiffres arabes, devient trois.
Par cette modification, quelqu’un a
probablement voulu établir une relation
avec la date de naissance
(1378) du mythique Christian Rosenkreuz
(Christian Rosecroix) pour indiquer, selon une hypothèse

encore récente, la présence des rose-croix
sur les terres de la Sibylle et leur
lien idéal avec la grotte mythique.
Roses + croix, sculptées sur les linteaux
des fenêtres et portails de
pierre, se trouvent reproduites, pendant
tout le XVIIe siècle, dans de
nombreux hameaux de la ceinture sibylline”.
À propos des Rose-croix, rappelons
un document ultra-secret, rédigé dans
l’euphorie de la renaissante maçonnerie
italienne – un volume lithographique,
hors commerce, destiné aux
hauts gradés administratifs de l’Institution,
publié à Florence en 1945.
À propos de la “Naissance de l’actuelle
franc-maçonnerie, le document
dit: «Le rose-croix Jean Théophile
Desaguliers et Jacques Anderson,
ministre protestant et d’autres, convoquèrent,
le 24 juin 1717 à Londres, les
membres des quatre loges qui s’y
trouvaient en activité à ce moment-là.
Cette réunion avait pour but de fondre
la Fraternité des Maçons Libres et Acceptés
avec la Société Alchimiste des
Rose-croix, de permettre aux Rosecroix
de mettre en sûreté leurs recherches
alchimiques et leurs idées
gnostiques et rationalistes, sous le
couvert respectable de la Fraternité,
et de procurer aux Maçons Libres
et Acceptés les avantages que seulement
les adeptes riches, influents et
ambitieux des Rose-croix pouvaient
leur apporter, étant donné la réelle décadence
qui menaçait la Fraternité primitive».

C’est ainsi que de ce compromis naquit
la Franc-Maçonnerie, le 24 juin
1717. Rappelons-nous d’ailleurs, que
le devoir du chevalier Rose-croix est
de combattre le Catholicisme et son
but final est d’effacer de la face de la
terre le Sacrifice du Christ sur la
Croix.
En 1773, Mayer Amschel Rothschild
avec une douzaine de financiers juifs
ses amis, donna le coup d’envoi au
plan de la constitution d’un Gouvernement
mondial pour s’approprier de
toutes les ressources de la planète et
dans le but déclaré de décimer la population
mondiale.
A.M. Rothschild confia à Adam Weishaupt
la création du satanique
Ordre des Illuminés de Bavière qui,
en secret, devait assumer la direction
de toutes les Obédiences maçonniques
du monde.
Le dessein et la stratégie de cette direction
mondiale suprême sont énoncés
en termes clairs par leurs dirigeants:
«Notre but final est celui de Voltaire
et de la Révolution française:
c’est-à-dire l’anéantissement complet
du catholicisme et même de
l’idée chrétienne».
«Le poignard le meilleur pour assassiner
l’Église et la frapper au
coeur est la corruption».
«Nous avons entrepris la corruption
en grand, la corruption du peuple
per le clergé et du clergé par nous».
Cependant, pour corrompre le clergé,
il était nécessaire que le Trône de
Pierre fût occupé… par le Chef suprême
du satanique Ordre des Illuminés
de Bavière.
Ce nouveau “Pape”, uni au chef de la
famille Rothschild et à Lucifer, formerait
le “triangle” de l’Antéchrist
et devrait reconnaître le secret le plus
profond et le plus jalousement gardé
par les Chefs Inconnus de la franc-
Maçonnerie: la rédemption satanique
de la Triple Trinité maçonnique.
L’oeuvre corruptrice de la Sibylle
Apennine montait en grade et requérait
un changement de lieu et de nom:
“Sibylle” vaticane et “Grotte” vaticane.
En conclusion, nous reportons un fait
qui s’est passé récemment (2016) sur
les Monts Sibyllins. Trois jeunes gens
de l’Ombrie du groupe “The X
plan”, depuis toujours intéressés par
les histoires qui circulent sur la présence

sur les Monts Sibyllins de la fameuse
Sibylle, après un “calcul astrologique
et numérologique du lieu”,
partant des résultats obtenus, ont décidé
que le jour le meilleur pour avoir
un “signe” de la Sibylle serait le 3
juillet.
Une fois arrivés à la grotte de la Sibylle,
il ont continué jusqu’à Casale
Lanza et dans cette vallée, sous un
ciel serein et sans un nuage, tout à
coup à partir de rien, il ont vu sur le
flanc du Mont Priora, une forme
qu’ils considèrent comme celle de la
Sibylle dans l’acte de pousser un
hurlement. L’image est restée immobile
pendant environ 8 minutes, pour
se confondre ensuite dans la lumière
et les ombres environnantes.
Les trois jeunes gens considèrent que
par cette apparition, la Sibylle a voulu
transmettre le message de sa présence
et de sa souffrance comme une invitation
à respecter son règne naturel.
Une fois vérifiée sur internet l’unicité
de leur témoignage, ils concluent:
«Notre défi est de comprendre si
l’an prochain, le même jour et à la
même heure, se produira le même
phénomène».

Grimoire:
Le livre des ombres

suite…

histoireebook.com

 

 

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