Aurore — La Lyre d’Apollon


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Dans l’impavide aurore, témoin de nos nocturnes déboires Le sage, reflétant les étoiles, voit la flamme de l’espoir Limpide et cependant caligineuse entité, pleine d’austère aménité La lune, comme absente de l’Empyrée, et le soleil, gage de l’été Jouent à se cacher l’un de l’autre au sein de l’azur éthéré, Et les vagues de l’Océan […]

via Aurore — La Lyre d’Apollon

L’esprit perdu d’Abel


lelibrepenseur.org

par Lotfi Hadjiat

 

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Peut-on inclure Caïn dans la tradition primordiale comme le fit René Guénon ? Essayons de revenir à la racine métaphysique de cette question. En commençant par le commencement, c’est-à-dire par la métaphysique des possibles.

Dieu a créé la possibilité du mal mais Il n’a pas créé le mal. Il a aussi créé la possibilité de combattre le mal par le mal et la possibilité de combattre le mal par le bien. Il est la source créatrice de tous les possibles, je veux dire par là que cette source n’est pas une possibilité, elle est, et elle est la seule à être. Dieu a créé la possibilité d’imperfection sans créer l’imperfection. La réalisation éventuelle de ces possibles ne relève pas de Dieu, cependant la possibilité de cette réalisation relève de Dieu. La réalisation est une direction que peut prendre un possible. Étant entendu qu’il y a plusieurs directions possibles pour un possible. La réalisation n’est pas un point d’arrêt au bout d’une direction. Une direction n’a pas de bout, elle n’aboutit jamais à l’être, sauf quand elle revient à Dieu. Prenons un fruit par exemple : une possibilité germe, le germe murit, puis il pourrit, enfin la pourriture se décompose et de cette décomposition naissent des possibilités de recomposition, et ainsi de suite…, il n’y a pas de point d’arrêt. Même la mort n’est pas un point d’arrêt ; la refuser ou pire, vouloir l’abolir comme tente de le faire la science moderne, est une absurdité. Un possible peut prendre de multiples directions mais il ne s’interrompt jamais en tant que possible.

Lorsqu’on oppose traditionnellement l’être et le non-être, on oppose en fait le réalisé et le non-réalisé. Dieu n’est donc pas un réalisé, une réalité, Il n’est pas créateur des réalisés, des réalités. Et lorsqu’on oppose le bien et le mal, on oppose au fond la direction vers la source divine créatrice et la direction opposée. Le cas où celle-ci persévère et s’obstine dans son opposition, est appelé traditionnellement : Satan. Quant à la direction vers la source divine elle est appelée traditionnellement : le Verbe divin. Dire que l’opposition du bien et du mal naît d’une confusion, d’une illusion, est donc une erreur, une erreur que commit René Guénon. Très précisément, dans les textes traditionnels, le Verbe divin créé Adam et le jardin d’Eden, Il créé une terre bénie où règne une harmonie subtile qui rapproche les créatures et où la vie prospère, mais après la chute morale d’Adam, celui-ci se retrouve sur une terre maudite. Les textes ne disent pas que Dieu créé la terre maudite et ses multiples formes matérielles, une terre où prospère la maladie, la mort, la vermine, une terre où règne la division, source d’hostilité, qui sépare les créatures ; cette terre maudite était une possibilité et elle fut réalisée, créée par Satan et ses légions, créée par un dévoiement de l’Eden, un dévoiement partiel. L’Enfer étant un dévoiement total. Voilà, ce me semble, le sens ésotérique du Coran. Voilà ce qu’enseignait Abel, la tradition primordiale. Caïn enseignait plutôt que Dieu avait créé cette terre maudite, incomplète, imparfaite, que l’homme pouvait parfaire, compléter. Dire de Caïn qu’il peut être inclus dans la tradition primordiale serait une erreur, une erreur que commit Guénon. Car Caïn-Israël et ses héritiers furent et sont une rébellion contre Dieu, les ennemis de l’humanité ; Ali Mansour Kayali fut le premier à identifié Caïn à Israël.


Quoi qu’il en soit, pour combattre aujourd’hui Caïn-Israël et ses héritiers, il faut revenir à l’esprit d’Abel.


L’influence néfaste de Caïn-Israël et de ses héritiers sur l’héritage spirituel de son frère Abel fut décisif dans les grandes traditions, égyptienne, hindouiste, perse. La figure d’Abel fut calomnié, perverti, supplanté par celle de Caïn. Chez les Égyptiens, Osiris-Caïn devient le bon qui supplante son frère Seth-Abel le méchant. Chez les hindouistes, Mitra-Abel garant de l’amitié, de l’honnêteté, de l’harmonie entre les hommes et de la justice dans la répartition des richesses parmi les hommes, fut détrôné par Varuna-Caïn, son frère. Il n’y a qu’un seul hymne à Mitra-Abel dans le Rig-Veda, contre quatre à Varuna-Caïn, le tyran cupide sur un trône de diamants, l’exploiteur implacable, l’oppresseur de peuples impitoyable et ses « espions aux mille yeux » (Atharva Veda, 4.16), l’accusateur à l’armure d’or suivi par des légions de nâgas, des êtres mi-homme mi-serpent, le dieu au caractère violent et au colères terribles qui, chevauchant un makara, monstre marin, saisit les hommes à l’aide de serpents pour les maintenir dans l’abîme, tout comme la kundalini, en chaque homme, est maintenue prisonnière dans le plus bas chakra, lovée comme un serpent… Il est très significatif que le védisme ait fait de Varuna-Caïn le maître de l’ordre cosmique et de Mitra-Abel le gardien de l’ordre terrestre, le chapelin du roi Varuna-Caïn, le guerrier cosmique. Ici l’élément corrupteur est Varuna-Caïn, le « puissant magicien » (Rig Veda, 5.85), et l’élément civilisateur est Mitra-Abel le juste. Varuna-Caïn et sa descendance instituèrent sans doute le système de castes, à Sumer puis en Inde, « Je suis Varuna roi. (…). Je règne sur le peuple de la race supérieure », dit dans une formule typiquement caïnite l’hymne à Indra et Varuna (Rig Veda, 4.42). Et Mitra-Abel et sa descendance luttèrent contre les injustices liées aux castes, « C’est vers Mitra que les cinq classes gouvernent, vers le dieu dont l’appui est si fort ! », dit l’hymne à Mitra (Rig Veda, 3.59).

Chez les Perses, on trouve dans la doctrine zervaniste, pré-zoroastrienne, un mythe qui raconte l’histoire de Zurvan, un être d’une nature divine lumineuse, qui eut deux fils, des jumeaux, Ahriman qui sortit le premier et Ohrmazd. Le premier, Ahriman-Caïn, fut l’incarnation du mal et le second celle du bien. À leur naissance, Zurvan-Adam, en voyant Ohrmazd-Abel, demanda à Ahriman-Caïn : « Qui es-tu ». Ce dernier lui répondit : « Ton fils ». Le père lui rétorqua alors : « Mon fils est d’une odeur suave, et il est lumineux, et toi, tu es ténébreux et puant ». Zurvan-Adam ne reconnut donc pas Ahriman-Caïn comme son fils ; à ce propos, le Zohar et le Talmud disent tous deux que Caïn fut le fils d’Ève et du Serpent (Satan). Mais la réponse de Zurvan laisse aussi à penser que le « lumineux » Ohrmazd-Abel fut blond aux yeux clairs, et que le « ténébreux » Ahriman-Caïn fut sombre de peau, cette peau sombre est sans doute cette fameuse marque de Caïn dont parle la Bible. La doctrine zervaniste nous dit ensuite que Ahriman-Caïn domina le monde, domination contre laquelle lutta Ohrmazd-Abel et sa postérité durant des millénaires. Cette doctrine zervaniste laisse donc entendre que Abel était de type européen scandinave et qu’il eut une descendance. Cela pourrait peut-être expliquer pourquoi les Scandinaves sont les gens les plus honnêtes et les moins corrompus du monde. Quoi qu’il en soit, pour combattre aujourd’hui Caïn-Israël et ses héritiers, il faut revenir à l’esprit d’Abel.

Dr. François-Bernard Huyghe : « Je ne serais pas étonné que Daech, après la perte de la Syrie et de l’Irak, continue à essaimer dans d’autres pays »


Algérie Résistance

François Bernard Huyghe1

Dr. François-Bernard Huyghe. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Les gouvernements occidentaux sont-ils impuissants face au terrorisme ?

Dr. François-Bernard Huyghe : Nous avons des attentats terroristes en Occident depuis la fin du XIXe siècle. Il y en a eu pour diverses raisons, tantôt par des anarchistes, tantôt par des indépendantistes, tantôt l’extrême-gauche, l’extrême-droite, etc. et personne n’a trouvé la solution miracle. En ce moment par exemple, en France, nous vivons une situation où en dépit de l’écrasement militaire de Daech, il y a tous les deux mois un attentat ou une tentative d’attentat se réclamant du califat mené avec plus ou moins de moyens, donc il y a une sorte de routine…

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Chutzpah : le juif sioniste Jared Kushner dépouille le peuple palestinien !


lelibrepenseur.org


Il y a quelques années, lors des précédents gouvernements US, le lobby sioniste essayait tout de même de camoufler sa présence dans les négociations avec la Palestine. Aujourd’hui, la situation s’est tellement détériorée et le lobby sioniste se sentant tellement puissant qu’il ose envoyer comme arbitre un juif orthodoxe messianiste ultra sioniste pour gérer la question palestinienne ! C’est du jamais vu dans toute l’histoire de l’humanité. Dans n’importe quel tribunal cette médiation aurait été annulée pour conflit d’intérêts ! Malheureusement dans le cas présent, il est impossible de dire quoi que ce soit, sinon vous allez vous faire traiter d’affreux antisémite dans la seconde qui suit…


Après trois guerres arabo-israéliennes, des dizaines de milliers de Palestiniens tués et des millions de réfugiés, Kushner croit-il vraiment que les Palestiniens se contenteront d’argent ?

N’y a-t-il aucune humiliation épargnée aux Palestiniens ? Après Oslo, après la « solution à deux états », après les années d’occupation israélienne – de la « Zone A » et de la « Zone C » pour définir sous quelle sorte d’occupation les Palestiniens doivent vivre – après l’énorme colonisation juive de terres volées à leurs propriétaires arabes, après les massacres collectifs de Gaza, et après que Trump a décidé que Jérusalem, l’ensemble de Jérusalem, doit être la capitale d’Israël, va-t-on demander aux Palestiniens de se calmer pour de l’argent et pour un malheureux village ?

N’y a-t-il aucune honte épargnée ? Car les Palestiniens doivent bientôt recevoir l’« accord final » – « final », comme en dernier, définitif, terminal, concluant, plus-aucune-carte-à jouer, retirez-vos-billes, jouez-le-tout-pour-le-tout, c’est-à-prendre-ou-à-laisser, allez-au-diable, cesser-de-s’abstenir, « accord » de fin de partie. Un pitoyable village comme capitale, pas de fin de la colonisation, pas de sécurité, pas d’armée, pas de frontières extérieures, pas d’unité – en échange d’une énorme somme d’argent, des milliards de dollars et d’euros, des millions de livres, des tas de dinars et de shekels et de fric et d’argent sale, du vrai “pognon”.

« Je crois », a dit cette semaine le Prince héritier Kushner, « que les Palestiniens sont moins investis dans les points de discussion des hommes politiques qu’ils ne le sont dans la volonté de voir comment un accord leur donnera, ainsi qu’à leurs descendants, de nouvelles possibilités, des emplois plus nombreux et mieux payés et des perspectives de vie meilleure.” Le gendre de Trump – « conseiller » pour le Moyen-Orient, promoteur immobilier et investisseur des USA – est-il en train de délirer ? Après trois guerres arabo-isréliennes, après la mort de dizaines de milliers de Palestiniens et après des millions de réfugiés, Jared Kushner croit-il vraiment que les Palestiniens vont se calmer pour de l’argent ?N’a-t-il pas remarqué – jamais- que les Palestiniens qui ont manifesté, qui ont souffert, qui sont morts et qui ont perdu leurs terres depuis 70 ans, n’ont pas manifesté dans les rues de chez eux pour de meilleures routes, pour des zones libres de droits de douane ou pour un autre aéroport ? Pense-t-il que les gens de Gaza sont descendus dans les rues de chez eux et ont marché vers la barrière-frontière mortelle parce qu’ils exigent de nouvelles maternités ? Comment peut-il humilier un peuple arabe dans son ensemble en suggérant que sa liberté, sa souveraineté, son indépendance, sa dignité, la justice et l’appartenance à une nation sont simplement des « points de discussion d’hommes politiques » ? N’y a-t-il aucune limite à cette folie ?Non, il n’y en a pas. Quant aux détails donnés au compte-gouttes sur l’« accord final » de Trump-Kushner, qui apparaissent dans les journaux israéliens -avec en tête le vénérable Haaretz- c’est que les Palestiniens devront renoncer à Jérusalem-Est en tant que capitale de la future « Palestine », qu’Israël se retirera d’une poignée de villages à l’Est et au Nord de Jérusalem – dont le misérable village d’Abu Dis – pour créer une « capitale » à la Potemkine [1], mais restera pour toujours dans la Vieille Ville. Qu’un état palestinien sera complètement démilitarisé ( autant pour la « sécurité »), mais que chaque colonie juive construite illégalement sur des terres arabes – pour les Juifs et les Juifs seulement – sera maintenue et qu’Israël contrôlera l’ensemble de la Vallée du Jourdain. Le droit au retour ? Oubliez-le.Et tout cela pour des milliards de dollars dans des projets d’infrastructure, une zone franche à Al Arish dans le Sinaï, une profusion d’argent au profit de la Cisjordanie, une nouvelle direction palestinienne – s’en irait le corrompu, l’arrogant, le sénile, le dictatorial Mahmoud Abbas, dont la direction n’a « aucune idée » et n’a fait « aucun effort susceptible de réussir » (cette dernière allusion de la part de Kushner, bien sûr) au profit d’un homme nouveau et pragmatique qui sera (pensée ici encore plus délirante) encore plus docile, plus épris de paix et plus à plat ventre que Abbas lui-même.
Toutes ces bêtises dépendent des largesses de l’Arabie Saoudite – dont l’incompétent prince héritier semble être en conflit avec son royal père, qui n’entend pas renoncer à l’initiative saoudienne initiale d’état palestinien avec Jérusalem comme capitale – et de la faiblesse du Roi Abdullah de Jordanie, dont les souffrances financières imposées à son pays par le FMI ont provoqué des émeutes sans précédent et la chute de son gouvernement, comme du soutien du maréchal-président de l’Egypte qui sera soi-disant content d’imposer sa loi et des avantages financiers à la frontière entre l’Égypte et Gaza.
Ah oui, et il n’y aura aucun lien concret entre Gaza et la Cisjordanie. Le Hamas a été oublié, semble-t-il.Que fait-on, rire ou pleurer ? Quand Trump a déplacé l’ambassade des EU de Tel Aviv à Jérusalem au beau milieu du massacre à Gaza, le monde a crié – mais ensuite s’est tu. L’écran partagé de l’adulation diplomatique et du massacre collectif, à peine à une centaine de milles plus loin, a en quelque sorte normalisé le mélange de mort et d’injustice dans le conflit arabo-israélien. Oui, ils ont réussi leur coup. Si les diplomates américains peuvent se mettre au garde-à-vous à Jérusalem à rebours du crépitement des tirs des snipers le long de la frontière avec Gaza, quelle est la prochaine étape ?Il ya quelque chose de bizarre, de presque comique, pour ce qui est des photographies des « pacificateurs » diplomatiques américains assis autour du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
En Occident, nous faisons le choix – pour des raisons éthiques fondées – de ne pas mettre l’accent sur l’origine religieuse ou ethnique de ces hommes. Mais les Israéliens le font, le philosophe Uri Avnery le fait, et Haaretz le signale : qu’ils sont tous Juifs – au moins deux d’entre eux sont des partisans enthousiastes de la colonisation israélienne des terres de la Cisjordanie palestinienne, dont l’ambassadeur des EU en Israël, qui a qualifié le modéré groupe de pression juif de J Street [2] de « pire que les kapos ».N’était-il pas possible, parmi l’ensemble du corps diplomatique des EU et des « conseillers » de l’Amérique, de trouver au moins un Américain musulman pour se joindre à l’équipe ?
Les « pacificateurs » n’auraient-ils pas tiré avantage d’une voix seulement venant d’un homme ou d’une femme partageant la même foi que l’« autre » moitié de la paix arabo-israélienne proposée ? Mais non. Et cela n’aurait rien changé. Abbas a rompu toutes les relations diplomatiques avec la Maison Blanche depuis la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme la capitale d’Israël, et a rappelé son ambassadeur à Washington. L’« accord final » – l’accord d’Oslo initialement, bien que cela ait été une coupe empoisonnée, et ensuite toute une série de reculs et de retraits miniatures et d’occupations supplémentaires, et ensuite des conférences ad hoc « anti-terroristes » ad hoc – ne constitue maintenant que l’humiliation totale des Palestiniens : pas de Jérusalem-Est, pas de fin de la colonisation, pas de reconnaissance du droit au retour, pas d’état, pas d’avenir. Juste du fric.Traduit de l’anglais par Yves Jardin, membre du GT de l’AFPS sur les prisonniers.

Association France Palestine Solidarité
Photo de couverture : Reuters 
[1NDLR AFPS : Potemkine : après que les Russes ont vaincu les Turcs et annexé la Crimée en 1783, la tsarine Catherine II a nommé Grigori Potemkine, gouverneur des territoires conquis. En 1787, Catherine II a visité le Sud de l’empire russe et a été impressionnée par les transformations réalisées. Certains ont alors accusé Potemkine d’avoir construit de faux villages pour épater la tsarine. Le mythe des « villages Potemkine » s’est perpétré jusqu’à aujourd’hui.
[2J Street est un groupe de pression juif, à but non lucratif, créé en 2008 et basé aux Etats-Unis. Il a pour but de mettre fin au conflit israélo-palestinien et israélo-arabe de manière diplomatique et pacifique. Il conteste la prétention de l’AIPAC (équivalent du CRIF aux USA), soutien de la droite israélienne et proche du Likoud, à représenter l’opinion majoritaire des Juifs américains.

Les deux portes


sophiaperennis.unblog.fr

 par Pierre-Yves Lenoble

 

« C’est ainsi qu’il y a des lieux qui sont plus particulièrement aptes à servir de « support » à l’action des « influences spirituelles », et c’est là-dessus qu’a toujours reposé l’établissement de certains « centres » traditionnels principaux ou secondaires, dont les « oracles » de l’antiquité et les lieux de pèlerinage fournissent les exemples les plus apparents extérieurement ; il y a aussi d’autres lieux qui sont non moins particulièrement favorables à la manifestation d’ « influences » d’un caractère tout opposé, appartenant aux plus basses régions du domaine subtil ; mais que peut bien faire à un Occidental moderne qu’il y ait par exemple en tel lieu une « porte des Cieux » ou en tel autre une « bouche des Enfers », puisque l’ « épaisseur » de sa constitution « psycho-physiologique » est telle que, ni dans l’un ni dans l’autre, il ne peut éprouver absolument rien de spécial ? », René Guénon (Le Règne de la Quantité, Gallimard, 1972, p. 133).

 The Last Judgment (central panel of the Triptych of the Last Judgment)

Chez l’ensemble des peuples traditionnels, on retrouve l’idée générale que l’accès au séjour post-mortem s’effectue suite à un choix fatidique entre deux portes symboliques, l’une ouvrant vers le monde d’en-haut, le Ciel paradisiaque réservé aux élus et aux justes, l’autre précipitant les damnés vers les profondeurs de l’abîme infernal.

Comme le veut le paradigme traditionnel, ces deux portails symboliques ont été intégrés dans différents niveaux de compréhension et facettes de l’existence humaine. Ainsi on les retrouve dans un nombre considérable de récits mythiques, d’enseignements théologiques et autres textes religieux jouant un rôle important à la fois de discriminateurs des âmes d’outre-tombe, de modèles cosmologiques et calendaires, mais aussi de principes architecturaux et de lieux-saints intégrés dans une géographie sacrée.

Tout d’abord, intéressons-nous à l’aspect essentiel des deux portes imaginales, à savoir leur fonction ontologique, lors de la mort (clinique ou initiatique). En effet, les enseignements traditionnels affirment tous en substance qu’au moment du décès, l’âme humaine se voit soumise à un choix douloureux entre deux voies, à un jugement implacable (telle la « pesée de l’âme ») ou à une épreuve décisive (passage des rochers qui s’entrechoquent ou du pont périlleux, combat contre un monstre, quête d’un objet magique perdu… etc.) dont l’issue déterminera définitivement sa destinée d’outre-tombe : soit la réintégration au paradis via la « porte du ciel » (janua coeli), soit la punition éternelle des flammes de l’Hadès via la « porte des enfers » (janua inferni).

En d’autres termes, franchir la porte céleste équivaut au salut de l’âme, à un retour à l’état primordial d’avant la « Chute », c’est parvenir à ce que le moi supérieur (notre personnalité éternelle, notre conscience pure) se dépouille du moi inférieur (notre individualité passagère, notre mental changeant) enfermé dans les limites du monde conditionné, en vue de s’extraire subtilement de la pesanteur de la matérialité et s’élever d’un degré supplémentaire sur l’échelle universelle des états multiples de l’Être : c’est pourquoi la porte paradisiaque est toujours décrite comme étroite, c’est le « trou de l’aiguille » qui ne laisse pas passer les êtres à l’ego trop « riche » et qui s’ouvre seulement pour quelques rares élus.

Notons qu’au niveau de la physiologie subtile, la « porte du ciel » a été comparée à un minuscule orifice situé au sommet du crâne, à un point secret où aboutit l’artère coronale et par lequel s’extirpe l’esprit humain ; cet organe subtil a été fréquemment assimilé à la glande pinéale (ou épiphyse), c’est également Kether (la « couronne »), la plus haute des Sephiroth de l’arbre kabbalistique, ainsi que la tête de serpent présente sur le front des Pharaons, ou encore le « troisième œil » des doctrines orientales. Cela explique aussi l’ancestral rite de trépanation des crânes pratiqué aux quatre coins du globe (songeons dans la même veine à la tonsure des moines), en tant que matérialisation symbolique sur le cadavre du trou par lequel l’âme s’échappe du corps…

Trepanation, Naes

En revanche, la porte infernale — nommée également « Bouche des Enfers », « Trou du Diable » ou « Mâchoires de la Mort » — est réservée à la grande majorité des hommes (n’oublions pas qu’il y a « beaucoup d’appelés mais peu d’élus »), qui ont perdu leur conscience qualitative propre durant leur existence terrestre en développant et en renforçant leur âme basse liée aux besoins du sexe et du ventre, soit la partie psychique qui reste attachée à la dépouille corporelle et qui se dissout petit à petit dans les puissances infra-terrestres ; en ce sens, l’Enfer n’est pas un châtiment divin mais le résultat d’un choix personnel, une auto-punition réservée aux âmes qui s’aiment trop, une issue fatale destinée à ceux qui n’ont pas réussi à sortir d’eux-mêmes…

Pour appuyer nos propos, nous tenons à reproduire cet important rappel émis par Julius Evola : « Le destin de l’âme dans l’outre-tombe comporte donc deux voies opposées. L’une est le « sentier des dieux », appelé aussi la « voie solaire », ou de « Zeus », qui conduit au séjour lumineux des immortels, représenté comme sommets, cieux ou îles, du Walhalla et de l’Asgard nordiques jusqu’à la « Maison du Soleil » aztéco-péruvienne réservée également aux rois, aux héros et aux nobles. L’autre est la voie de ceux qui ne survivent pas réellement, qui se redissolvent peu à peu dans les souches d’origine, dans les totems qui, seuls, ne meurent pas : c’est la voie de l’Hadès, des « Enfers », du Niflheim, et des divinités chthoniennes. (…) L’idée de tourments, de terreurs et de punitions dans l’au-delà — l’idée chrétienne de l’ « enfer » — est récente et étrangère aux formes pures et originaires de la Tradition où se trouve seulement affirmée l’alternative entre la survivance aristocratique, héroïque, solaire, olympienne pour les uns, et le destin de dissolution, de perte de la conscience personnelle, de vie larvaire ou de retour au cycle des générations pour les autres » (Révolte contre le monde moderne, Les éditions de l’Homme, 1972, p. 92).

L’accès victorieux au séjour des immortels est donc particulièrement ardu et périlleux pour l’être aspirant à une plus-que-vie : il suppose la réussite de l’épreuve ultime — le « grand passage », le « franchissement du seuil » — imposée au proprium humain lors de la mort, à savoir la douloureuse scission entre la part physio-psychique contingente et la part spirituelle transmigrante. Passer à travers la porte céleste équivaut à ce que le véritable Moi renie en toute conscience le moi animal (« séparer le subtil de l’épais » suivant l’adage alchimique) ; pour reprendre le symbolisme biblique, c’est parvenir à terrasser les Chérubins armés de glaives de feu, postés par Dieu devant l’entrée du Paradis suite à l’expulsion du proto-couple humain (Genèse III, 24).

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Au demeurant, nous rappellerons que toutes les sacralités anciennes ont fait état de ces deux portes supra-terrestres, l’une anagogique, l’autre catagogique, dans leurs différents corpus mythologico-religieux et, en conformité avec le paradigme traditionnel faisant du domaine matériel un reflet du domaine spirituel, elles ont toutes mis en correspondance symbolique et analogique la destinée post-mortem du moi désincarné avec les phénomènes observables dans la nature (comme la course des astres ou l’enchaînement des saisons).

Comment ne pas évoquer ici l’antique dieu latin Janus, généralement figuré avec deux visages opposés (on parle alors de Janus Bifrons), dont le riche symbolisme recouvre une multitude de significations ontologiques et cosmologiques.

Ainsi, Janus (dont le nom dérive de janua : « porte ») est typiquement une divinité ouranienne et solaire (son parèdre féminin est la déesse Jana ou Diana, la lune), il incarne le portier célestiel et le discriminateur des âmes, il représente le pivot du cosmos et l’initiateur par excellence.

L’un de ses visages regarde l’avenir et le levant, il symbolise la « porte du ciel » (janua coeli) ouvrant la « voie des dieux » réservée aux héros et aux élus, c’est également tout autant l’aube journalière que le solstice d’hiver, marquant la naissance et le début de la phase croissante du soleil annuel (le mois de Janvier qui ouvre l’année lui est consacré), l’autre regarde le passé et le couchant, c’est la « porte de l’enfer » (janua inferni) ouvrant la voie simplement humaine (le « chemin de perdition »), le crépuscule, le solstice d’été marquant l’enclenchement de la phase descendante du soleil, mais aussi, par analogie, la précipitation des âmes damnées dans les profondeurs du monde des ténèbres.

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Notons que dans le cadre de l’évangélisation de l’Europe dans les premiers siècles de notre ère, ce florissant symbolisme cosmique du dieu Janus a été christianisé, comme du reste moult traditions païennes, ses deux faces devenant les deux saints Jean fêtés aux solstices (le folklore paysan parle ainsi de « Jean qui pleure » et « Jean qui rit » pour qualifier les portes solsticiales) ; dans le même registre, le Christ a reçu les attributs cosmo-symboliques du Sol Invictus romain (le « soleil invaincu ») et du dieu céleste Mithra dont la naissance était célébrée le 25 Décembre…

Jésus en personne ne déclare-t-il pas : « Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage » (Jean X, 9)? Il est à ce titre intéressant de constater que le même sens symbolique est appliqué à Agni, l’ancestral dieu solaire des indo-européens ; on peut lire par exemple dans le Aitereya Brâhmana (III, 42) cet hymne explicite : « Agni s’éleva jusqu’à toucher le ciel : il ouvrit la porte céleste. (…) il laisse passer quiconque comprend cela »…

Dans une perspective concordante, nous signalerons que l’architecture traditionnelle, notamment la disposition des bâtiments sacrés, a partout et toujours matérialisé cette « porte étroite » permettant à l’être en voie de libération de s’extraire hors de l’espace/temps intra-cosmique, de sortir à l’extérieur de la « caverne du monde » (songeons par exemple à l’ « œil du dôme » sachant que le dôme symbolise la voûte du ciel, à la croisée d’ogives ou à la clé de voûte, sans parler des ouvertures au sommet des tentes traditionnelles afin de laisser s’échapper la fumée, des différents types d’ « arcs de triomphe » ou de certains monuments explicites telle la fameuse « porte du Soleil » à Tiwanaku en Bolivie).

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Nous terminerons cet aperçu en évoquant la géographie et la topographie sacralisées des Anciens, qui savaient reconnaître dans le paysage naturel les endroits particulièrement chargés d’influences subtiles, tant positives que négatives : il y avait donc des lieux assimilés à des « portes du ciel », mais aussi à des « portes des enfers ». Suivant cette vision qualitative et différenciatrice de l’espace, il existait deux types de lieux sacrés éparpillés sur la surface terrestre, certains, bénéfiques, porteurs de forces tellurico-spirituelles ascendantes, d’autres, maléfiques, porteurs de malédiction et de forces infra-terrestres corrosives.

Cicéron (De Diuinatione I, 36) délivrait à cet égard de précieuses indications quant à cette connaissance ancienne des différentes qualifications du sol et du sous-sol : « Mais quoi ? Nous ne voyons donc pas combien les territoires sont variés ! Certains sont meurtriers, comme Ampsancte en Hirpinie et, en Asie, les Plutonia, que j’ai vus ; d’autres sont insalubres, d’autres encore, sains ; il en est qui produisent des intelligences aiguës, d’autres qui les font obtuses : tout cela résulte de la variété du climat et des différentes exhalaisons de la terre ».

De même, certaines cités saintes comme Babylone (de l’akkadien Bâb-ilim : « porte de dieu »), Jérusalem et La Mecque ont reçu le titre de « porte du ciel » en tant que centres cérémoniels et haut-lieux où pouvait s’établir la communication directe terre/ciel ; les traditions juives et musulmanes affirment que les prières des fidèles disséminés aux quatre coins du globe sont toutes captées en un unique point central (respectivement le sanctuaire de Jérusalem et de La Mecque), puis sont envoyées d’une seule voix au royaume des Cieux situé à l’exact vertical.

Observons également que ces sites sacrés, situés idéalement sur l’axis mundi, étaient en relation avec le monde inférieur des morts et se présentaient comme des « portes des enfers ». Les légendes disent par exemple que la cité de Babylone avait été construite sur Bâb-apsî (« porte d’Apsu », Apsu désignant les régions inférieures du chaos pré-formel), et il est dit que le Temple de Jérusalem est situé au-dessus du monde souterrain et qu’il renferme la « bouche du tehôm » (tehôm étant les eaux chaotiques inférieures).

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Tout cela concorde bien avec la définition du « temple » (templum) donnée par le savant romain Varron (De la langue latine VII, 6) qui expliquait que tout temple digne de ce nom est d’une nature triple et se trouve toujours intégré aux trois plans d’existence du cosmos (Enfers, Terre, Ciel) : chaque temple est donc à la fois un temple céleste (templum a natura in caelo), un espace consacré au sol (templum ab auspiciis in terra) et un templum sub terra (souterrain)…

On peut constater par ce qui précède que toute forme de manifestation dans l’univers, et à plus forte raison tout être humain, se voit nécessairement confrontée au choix fatidique entre ces deux portes. Du point de vue métaphysique, on peut déclarer plus laconiquement que rien n’est immobile et inchangeant excepté l’Un, ainsi toute chose manifestée est soumise au mouvement respiratoire continu d’expansion puis de résorption : dès lors, l’âme humaine ne peut jamais être complètement apaisée, elle est perpétuellement condamnée à l’alternance, à progresser ou à régresser… sachant que le retour final à Dieu, la fonte dans l’Être unique, nécessite purement et simplement l’extinction intégrale de tout état transitoire de manifestation, car comme l’enseignait Maître Eckhart : « Le royaume des Cieux est pour nul autre que ceux qui sont totalement morts. Ceux-ci sont morts bienheureux, morts et enterrés dans la Divinité »…

Rev. Dr. Mitri Raheb : «Israël fait partie intégrante de l’histoire coloniale moderne»


Algérie Résistance

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Rev. Dr. Mitri Raheb. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre « Faith in the Face of Empire », vous décrivez la souffrance spécifique des chrétiens palestiniens. Pouvez-vous nous expliquer ce que signifie être chrétien palestinien sous l’occupation israélienne ?

Rev. Dr. Mitri Raheb: Pour un chrétien palestinien, vivre sous l’occupation israélienne peut signifier des choses différentes. Pour les chrétiens vivant à Gaza, cela signifie vivre dans une grande prison à ciel ouvert sans beaucoup de chances d’entrer et de sortir, et avec des conditions de vie qui se détériorent : seulement 4 heures d’électricité par jour, une eau potable salée et l’air et la mer pollués. Pour les chrétiens…

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La Bajon – Députée


lelibrepenseur.org

Excellent sketch avec de très bonnes vannes et une chute mémorable. La seule question qui reste à se poser est la suivante : pourquoi aucun autre humoriste ne réalise des sketchs semblables, susceptibles de passer à la télévision ou à la radio ? Au lieu de cela, ils passent tous leur temps à faire des blagues du niveau collégien, portant toutes sur le sexe. Il est d’ailleurs clair que si les humoristes actuels faisaient le pari de s’abstenir de parler de sexe, ne serait-ce que pendant six mois, il n’y aurait plus de production artistique en France.

LaBajon

 

 

 

Raoul Hedebouw : « Nous sommes en train de voir une guerre entre bloc impérialiste et pays indépendants qui peut malheureusement déboucher sur un conflit mondial. »


Algérie Résistance

POLITICS LIEGE FIRST MAY PTB

Raoul Hedebouw. DR.

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Mohsen Abdelmoumen : Dans le livre que vous avez coécrit avec Peter Mertens « Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise », vous parlez de la dérive néolibérale et vous proposez une alternative. Pensez-vous que la crise systémique du capitalisme offre des perspectives vers la constitution d’une vraie gauche combattante qui encadre la lutte ouvrière ?

Raoul Hedebouw : Oui, cela me paraît clair. On ferait bien d’analyser la séquence dans laquelle on se trouve, c’est-à-dire début des années 1990 avec la chute du mur de Berlin et des pays socialistes, les néolibéraux ont créé une séquence qui était celle ou il n’y avait plus d’alternative, le…

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Algérie/Palestine : une autre époque !


lelibrepenseur.org

par Abderrezak

http://i1.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2018/06/Palestine-zakat-aumone-Alg%C3%A9rie.jpg?w=720

Saviez-vous que pendant les années 70, l’aumône de la fin du ramadan était versée par les Algériens afin de soutenir la lutte du peuple palestinien ! Le document ci-dessus le prouve, c’est un bon rappel pour l’histoire.

Persécution de la conscience morale


par Pierre Dortiguier

Chroniques-Dortiguier

Persécution de la  conscience morale

Prenons cette somme d’invectives que la tribune du Point lance contre Monsieur Salim Laïbi ; elle est constituée d’une suite non d’idées vraies ou fausses, de faits réels ou supposés, mais de signaux pour demander à la machine humaine de s’arrêter, comme à un allumage de feux rouges, sous peine de risquer ce déraillement que l’on entend par dérapage ! Nous ne les reprendrons point séparément, car il appartient à notre ami de les réfuter, et les lecteurs de son site l’auront accompagné dans cette tâche nécessaire.

Qu’il y ait, comme à la base de tout ce qui forme l’esprit républicain ou pagaille démocratique ou corruption générale nourrie par le règne des riches ou ploutocratie et autres friponneries, ce sentiment de jalousie que le grand Goethe disait être la vérité du principe d’égalité, de ce qui met sur le même plan bien et mal, vrai et faux, innocence et impureté, religion et incrédulité, colonisation et émancipation des peuples, il suffit d’en lire la première ligne : avoir un million de vues, pour cet article parisien, est très suspect en effet, quand on n’est pas promu par les médias officiels, car l’on peut instruire, là où maintenant l’on tient le public dans l’ignorance ou laisse mariner leur capacité de jugement dans une bouillie de semi-vérités, soit d’écorce vraisemblable avec un fruit intérieur empoisonné !

Les termes de complotisme, de révisionnisme, bref tous les poncifs s’y trouvent, et qui justifient la seule loi fondamentale du système révolutionnaire maçonnique mis en place ou formalisé depuis l’époque de Philippe-Égalité, du Duc d’Orléans, dont un chartiste apprécié, feu mon ami d’études Jean Dérens me confiait qu’il stipendiait le hideux Marat ; ce que seules les archives n’ont révélé qu’au XXe siècle. Et cette loi fondamentale est celle des Suspects qui suffit à vous décapiter physiquement ou moralement. C’est cette Terreur qui est périodiquement remise à l’ordre du jour. Elle a des imitateurs à l’étranger, mais sa marque de fabrique, sa touche d’origine est parisienne, et à cet égard les dénonciateurs Marseillais voulant clouer Salim Laïbi au pilori ; sont dignes de leurs éducateurs !


Ce type de procès court à travers les âges. 


Vraiment ridicule est l’accusation de favoriser le terrorisme qui lui est faite, mais, au fait, quel éducateur a mieux expliqué patiemment et avec retenue que celui qui est maintenant accusé et sur son site du LLP démonte, comme dans la vidéo sur le massacre de Nice, les rouages de la subversion moderne ayant d’abord en 1992 frappé son pays natal, et je puis préciser, sa famille ?

Que des gens aient des opinions, ou sans atteindre jusque là, des réflexes différents, surtout au sein d’une communauté religieuse, cela se voit ailleurs, chez les Chrétiens anciens et nouveaux, charnels ou utopistes etc., partout où l’homme se frotte à ses semblables, avec la même capacité à piquer que le hérisson dont parle avec esprit Schopenhauer. Mais qu’on agite un drapeau religieux, pour clouer un homme au poteau, et lui faire subir le spectacle de la danse du scalp, démontrerait, s’il en était encore besoin, un type d’opération d’envergure, sous faux drapeau, en l’occurrence musulman, sorte de perpétuelle machination Gladio dont le terme final est une mise à mort médiatique !

Je n’accuse personne, avec des effets de manches, en avocat bavard comme sont les sophistes gardiens des démocraties mues aisément en tyrannies (comme nous l’ont fait savoir les Conventions révolutionnaires et leur succession soviétique) mais constate en amateur de l’art rhétorique et de  logique, qu’il eût été facile de répondre à tout ce qui semble insupportable aux rédacteurs de cette accusation publique, par justement des réfutations argumentées sur chacun des points soulevés. M. Salim Laïbi est sensé ; il n’est pas homme, à cet égard, à se réjouir de la mort d’un être cher, comme  cela  a été fait contre lui par un semi-habile dans un moment d’égarement ou d’absence de maîtrise de soi, porte ouverte aux démons. Ses livres et vidéos sont construits, et témoignent d’une attention continue, d’un goût de la précision, du genre de celle que je voulais qu’eussent mes élèves. Au lieu de mesurer la solidité de ses arguments on lui adresse un panier d’insultes et d’affirmations péremptoires, exactement comme ce panier de figues mêlées dans lequel Cléopâtre, pour se suicider, aurait demandé qu’on plaçât un serpent.

Il y a dans tout procès, particulièrement sur fond religieux ou communautaire, à considérer l’importance première, oui, la primauté de la conscience morale sur la profession de foi, d’être en bref scrupuleux : on peut, sinon, réunir une foule et lui faire crier des slogans, des mots qui frappent (slogan est le mot écossais formé sur l’allemand schlagen, frapper), même et surtout si elle n’a compris que superficiellement les choses, comme les Évangiles s’accordent à faire crier à mort envers Issa (béni soit-il) devant un haut fonctionnaire romain convaincu de l’innocence de l’accusé. Ce type de procès court à travers les âges. Mais bâtir une idée politique ou religieuse, ou tenir une opinion contre quiconque, sans un solide socle moral préalable, tout comme écrire une histoire sans examen des sources, est malhonnête. Salim s’est toujours astreint à cette règle d’examen, et cela contrarie les passions qui ne s’enflent que d’envie et éclatent un jour en brisant l’âme qui les a enfantées.

Pierre Dortiguier

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