Au-delà des apparences – La dimension scientifique de la vie quotidienne


pdfarchive.info

Ouvrage: Au-delà des apparences – La dimension scientifique de la vie quotidienne

Auteur: Pépin Raynald

Année: 2001

 

 

Préface

La science à la conquête de notre quotidien

Il y a une grande science : celle qui explore l’Univers, la vie et la conscience, celle
qui nous ramène aux origines de l’espèce humaine, celle qui nous propose de
grands exploits en technologie et de grandes expéditions pour repousser les frontières
de l’ignorance. Et il y a aussi la science de tous les jours, qui passe pratiquement
inaperçue tellement elle est imbriquée dans notre quotidien. Pourtant, le croiriezvous,
elle est tout aussi fascinante. C’est un vulgarisateur hors pair, Raynald Pepin, qui
a fait le pari de nous la faire découvrir.
Les lecteurs de Québec Science connaissent bien ce professeur de physique : depuis
1988, il signe dans ce magazine une chronique mensuelle dans laquelle il décortique
les phénomènes qui traversent la vie ordinaire pour en montrer la vraie nature. C’est
à la même exploration du quotidien qu’il nous convie tout au long de ce livre. Au fil
des chapitres, il prend en exemple la vie d’une famille semblable à tant d’autres pour
extraire de sa vie quotidienne la science et pour nous montrer combien chaque événement
apparemment banal peut être ponctué d’une foule de phénomènes physiques,
chimiques ou biologiques. Soudainement, toutes ces petites choses qui paraissaient si
coutumières – la tache de café sur la nappe, la cuisson des oeufs, l’affichage à cristaux
d’une montre, la consistance de la balle de neige, la buée sur le miroir… – prennent
une autre dimension. Bien sûr, cela n’a rien de comparable avec l’organisation d’une
mission dans l’espace, mais on constate à quel point la science est partout. Mieux : elle
est un fantastique passeport vers une autre vision des choses.
Rares sont ceux qui, comme Raynald Pepin, osent investir avec zèle et plaisir le
monde des évidences et des apparences. Avec son éloquence et son sens de la communication,
il nous invite à voir le monde pour ce qu’il est, non pas pour ce qu’il
paraît être. Ce qui est d’ailleurs le point de départ de n’importe quelle démarche de
réflexion scientifique.
Cela constitue ni plus ni moins un travail d’éducation qui ne sera jamais un luxe
dans notre société. Selon un sondage régulièrement cité, on apprend qu’une personne
sur quatre pense encore que le Soleil tourne autour de la Terre ! Ainsi, ce que l’astronomie
actuelle admet sans difficulté (grâce à Copernic) dépasse encore l’entendement
d’une partie de la population. Bien sûr, il est facile de comprendre comment,

pendant des milliers d’années, Homo sapiens sapiens a pu croire que le Soleil tournait
autour de son monde: tous les matins, il y a un soleil qui surgit à un point de l’horizon,
traverse le ciel et se couche à l’opposé. Il constatait là une évidence et ne pouvait
que croire à ce qu’il voyait : le Soleil tournait autour de la Terre. Mais s’il avait
rencontré Raynald Pepin, il aurait découvert que ce qui est évident n’est pas nécessairement
vrai. Et cela s’applique à une multitudes de choses.
Ainsi, pour comprendre la véritable nature des choses et des phénomènes, il n’y a
que le questionnement, la réflexion, l’expérimentation, bref la Science. Et c’est ce qui
nous ouvre les portes d’un monde fertile, bouillonnant et stimulant pour l’imagination
: celui des connaissances.
Une chose est certaine: vous avez maintenant ce qu’il faut pour aller au-delà des
apparences. Ce bouquin ne cessera pas de vous intriguer jusqu’à la dernière page,
jusqu’à la dernière phrase, voire jusqu’à la toute fin de celle-ci, alors que le seul point
à la fin d’une phrase contient plus de mille milliards d’atomes. C’est dire la dimension
cachée de l’Univers que vous tenez maintenant entre vos mains!
Raymond Lemieux
Rédacteur en chef de Québec Science

 

 

Avant-propos

Ce livre est rempli de futilités. À quoi peut bien nous servir de savoir qu’une inspiration
fait pénétrer 10 000 milliards de milliards de molécules d’azote et d’oxygène
(dont 79% sont inutiles) dans nos poumons, ou que de l’eau salée comme
l’eau de mer bout à 100,6 °C, et non à 100°C? Ça ne sert à peu près à rien. Ce livre
n’est donc pas un ouvrage pratique, sauf si vous voulez apprendre à actionner la chasse
d’eau de vos toilettes (chapitre 2) ou si vous voulez essayer ma recette de pâté chinois
(chapitre 6)… Bref, c’est un livre inutile, culturel. Un ouvrage de culture scientifique.
Bien sûr, c’est moins noble que la peinture ou la poésie mais, que voulez-vous, l’auteur
est nul pour écrire des poèmes.
La beauté de ce livre, c’est celle de la science, donc de la curiosité et du questionnement,
du plaisir d’apprendre et de comprendre. En science, il y a les supernovæ, les
nanotechnologies et la biologie moléculaire, mais il y a aussi notre quotidien, si routinier
qu’on ne s’en extasie plus. Pourtant, ce quotidien est si étrange quand on s’y
attarde.
Pourquoi le plancher de notre maison nous supporte-t-il ? Pourquoi les oeufs que je
fais cuire durcissent-ils ? Même fugitivement, nous nous posons tous et toutes ces questions.
La plupart du temps, faute de pouvoir trouver la réponse, par manque de temps
ou de sources d’information, nous nous en désintéressons vite. Ou encore, à force de
vivre ou de côtoyer certains phénomènes, nous nous habituons et nous finissons par
oublier nos questions.
Cet ouvrage espère contribuer à ranimer la flamme de la curiosité qui persiste en
chacun de nous. On y parle de connaissance et de science dans un contexte familier :
notre quotidien, ce qu’on vit tous les jours. Il me semble que c’est par là, tout autant
qu’avec les interrogations sur l’Univers ou sur l’évolution, qu’on devrait apprivoiser la
science. Celle-ci, en nous faisant comprendre notre environnement, nous permet d’y
vivre plus à l’aise, de l’apprécier et même, dans certains cas, de mieux le maîtriser. Par
exemple, si l’on comprend ce qui se passe dans un oeuf qui cuit, on a des chances de
faire de meilleurs oeufs à la coque !
Le livre que vous tenez entre les mains est, d’une certaine façon, l’aboutissement
d’une chronique publiée depuis une douzaine d’années dans le magazine Québec
Science. Il reprend des informations déjà publiées et en ajoute de nouvelles, tout en
concentrant «l’action », car il raconte la journée d’une famille ordinaire. Cette
concentration permet de faire des liens entre plusieurs situations et phénomènes à

première vue disparates, par exemple les oeufs à la coque et… les couches pour bébés.
L’analyse de la vie quotidienne permet aussi de faire appel à diverses disciplines, chimie,
biologie et physique, en mettant l’accent sur la dernière, puisque c’est la spécialité
de l’auteur.
Le texte est entrecoupé de petites expériences, simples et souvent amusantes, qui
permettent d’aborder ou de mieux comprendre un sujet; n’hésitez pas à les essayer, ne
serait-ce que pour vous délasser! Vous trouverez aussi, à la fin de l’ouvrage, diverses références
qui vous permettront d’en apprendre davantage sur certains des sujets abordés.

 

Remerciements
Ce livre n’aurait jamais vu le jour sans la collaboration de nombreuses personnes
et de nombreux organismes. Je remercie en particulier le ministère de la Culture
et des Communications du Québec, qui en a subventionné la rédaction et la
publication par le biais du programme Étalez votre science. Mes remerciements vont
aussi au magazine Québec Science et à ses rédacteurs en chef successifs, Isabelle
Montpetit, Étienne Denis et Raymond Lemieux, pour leur appui, ainsi qu’aux lecteurs
et lectrices qui m’ont écrit, suggéré des sujets ou soumis des questions.
J’aimerais aussi exprimer ma gratitude aux centaines de personnes (impossible de
les nommer toutes ici !) qui, dans le cadre de mon travail de journaliste à Québec
Science, ont accepté gentiment de répondre à mes questions, de chercher pour moi
une information et de me consacrer cinq minutes ou une heure selon les cas. Sans leur
apport, ce livre aurait été beaucoup moins intéressant.
Plusieurs personnes ont relu une partie ou la totalité du manuscrit avant publication.
André-Marie Tremblay, Robert St-Amour et Michel Groulx en ont vérifié le
contenu quant à la véracité scientifique en physique, en chimie et en biologie. Martin
Paquet, Sarah Perreault et Noémie Séguin-Tremblay m’ont fait de judicieux commentaires
sur le texte dans son ensemble et ont débusqué de nombreux passages peu
clairs ou superflus. Ma compagne, Marie-Hélène Legault, a eu le courage de relire tout
le texte, après s’être tapé toutes mes chroniques pendant plus de 12 ans (!), et a elle
aussi fortement contribué à l’améliorer. À toutes et tous, un grand merci !
Enfin, je voudrais exprimer ma reconnaissance à Jean-Marc Gagnon et Lise Morin,
des Éditions MultiMondes, pour leur excellent travail et pour leur appui et leurs encouragements.
En tant que responsables de Québec Science, à l’époque, ce sont eux qui ont
généreusement accueilli dans leurs pages le jeune et inexpérimenté journaliste que
j’étais alors. Des années plus tard, c’est encore eux qui me publient!
Je me suis efforcé d’écrire un livre correct sur le plan scientifique et je n’y ai évidemment
mis aucune erreur délibérée. Mais j’ai assez d’expérience pour savoir que
rien n’est jamais parfait. Si vous trouvez une erreur ou une imprécision dans le texte,
j’apprécierais que vous me la signaliez par courriel à http://www.multim.com.
Bonne lecture !
Raynald Pepin

 

CHAPITRE 1

Dès potron-minet
La lumière blafarde de l’aube éclaire la chambre. Éveillé à moitié par un bruit non
identifié, Antoine entrouvre les yeux et s’assoit dans son lit. Il lui semble voir
bouger quelqu’un de l’autre côté de la fenêtre embuée. Comment est-ce possible ?
Sa chambre est à l’étage et il n’y a pas de balcon à l’extérieur. Pourtant, le mouvement
se répète. Saisi, le garçon se lève d’un bond pour aller prévenir ses parents.
Qu’est-ce qui se passe ? Le plancher cède sous son poids. Ou plutôt, il passe à travers
comme si c’était un nuage. À l’aide ! Il essaie de se retenir avec les bras. En vain :
sa chute s’accélère. Il traverse le salon et plie ses jambes pour amortir le choc sur le
plancher du rez-de-chaussée, sur lequel il arrive à 25 km/h.
Le plancher du salon ne résiste pas plus. Antoine entrevoit à peine la salle de jeu
au sous-sol, puis s’enfonce dans la dalle de béton, le gravier, la terre, la roche. Granit
ou calcaire ? Pas le temps de faire de la géologie, ironise-t-il, alors que la gravité accélère
toujours sa chute. Il est déjà à plusieurs kilomètres sous terre et la température
dépasse les 50 °C. Je vais rôtir, s’effraie-t-il. Il ouvre la bouche pour crier, mais son
appel s’étrangle dans sa gorge.
Il s’agite furieusement et… se réveille. Ouf ! il est encore dans son lit. Foutu cauchemar!
Avant de se lever, il tâte précautionneusement le plancher du pied. Ça
semble tenir. Il se lève. Voilà le résultat des cours de science de ma mère, se dit-il : on
dort mal.
Atomes et molécules
La veille, Antoine avait commencé une recherche scolaire sur le bois. Il avait demandé
à sa mère, professeur de sciences au secondaire, de quoi le bois était fait. Sophie lui
avait parlé de la composition de la matière. Tous les objets qui nous entourent seraient
constitués d’ATOMES1 si petits que nous ne pouvons pas les voir. Le seul point à la fin
d’une phrase contiendrait plus de mille milliards d’atomes. Étrange !


1. Les mots indiqués en petites capitales sont définis dans le glossaire à la fin du livre.


Sa mère avait ajouté qu’un atome, c’était surtout du vide. Au centre de l’atome,
il y a un «NOYAU», minuscule et très dense, autour duquel gravitent des ÉLECTRONS.
Un atome complet fait un peu plus d’un dix-millionième de millimètre (ou
0,0000000001 mètre); il est donc un million de fois moins large qu’un cheveu. Le
noyau est cent mille fois plus petit que l’atome et les électrons sont si petits qu’on ne
connaît même pas leur grosseur. Ainsi, 99,999 999 999 999 9% de l’atome est vide !
L’existence des atomes, avait dit sa mère, permet d’expliquer une foule de phénomènes
qui se passent autour de nous, comme le fait qu’une ampoule brille, que le pain
rôtit dans le grille-pain ou que le savon nettoie. Mais elle ne lui avait pas expliqué
comment le plancher ou le sol pouvaient nous supporter si les atomes n’étaient pas
pleins et collés ensemble. C’était assez pour chicoter l’inconscient d’Antoine.
Si le plancher ne cède pas, c’est que ses atomes se « tiennent » grâce à deux effets.
D’abord, une force appelée la FORCE ÉLECTRIQUE attire les atomes les uns vers les
autres. Ensuite, les propriétés et le mouvement incessant des électrons empêchent les
atomes de s’enfoncer les uns dans les autres, comme s’ils étaient durs.
Antoine se dirige vers la salle de bain. À chaque pas, des atomes du plancher et
de ses pieds sont déplacés, puis reprennent leur position normale sous l’effet combiné
des forces électriques et du mouvement des électrons.

Lever et gravité
Dans la chambre voisine, Pierre et Sophie, les parents d’Antoine, dorment encore,
béatement au chaud sous l’édredon. Hélas, le radioréveil commence à sonner. Rachel,
la petite dernière, a encore tripoté les boutons au hasard hier. Sans le savoir, elle a mis
le volume au maximum et synthonisé la station hard rock. La main de Pierre jaillit des
draps et, selon un geste maintenant bien au point parce que répété cinq jours sur sept,
s’abat sur l’appareil. Ouf ! le silence revient.
Pierre soupire et se lève péniblement. Passer de l’agréable position horizontale à la
périlleuse station debout constitue tout un changement pour son corps d’âge mûr.
Debout, les effets de la gravité, la force d’attraction exercée par la Terre, se font
davantage sentir. À un degré moindre, ça ressemble à ce que vivent les astronautes qui
reviennent sur Terre après un séjour en apesanteur. Au cours de la nuit, les disques
intervertébraux gonflent, les courbes de la colonne vertébrale se redressent un peu et
le corps s’allonge. Une personne couchée peut gagner jusqu’à deux centimètres, comparativement
à près de quatre centimètres pour un astronaute qui passe plusieurs jours
en apesanteur. En se levant, Pierre commence déjà à se ratatiner. Dans une heure ou
deux, il aura repris sa taille habituelle.

Un autre grand changement se produit lors du lever : le sang migre. Quand Pierre
est couché, le sang se distribue de façon plus uniforme dans son corps. Dès qu’il se
lève, une quantité de sang allant d’un demi-litre à un litre passe dans ses jambes, qui
enflent. La nuit, il y a moins de sang dans les jambes et davantage dans le thorax.
Pierre pourrait se dire que la gravité complique la vie. C’est parfois vrai, surtout
quand il tombe ou que Rachel échappe son verre de lait. Mais la gravité présente aussi
beaucoup d’avantages. Grâce à la gravité, le lait de Rachel coule de son verre à sa
bouche et son urine descend quand elle va aux toilettes. Sans gravité, Pierre ne pourrait
pas se déplacer facilement (il ne serait pas en contact avec le sol), skier (il ne descendrait
pas) ou jouer au soccer (le ballon partirait dans l’espace). Sans gravité, la
Terre ne retiendrait pas son atmosphère et Pierre ne pourrait pas respirer.

La respiration
Justement, Pierre prend une grande respiration avant de commencer à s’habiller. En
quelques secondes, 10 000 milliards de milliards de molécules d’oxygène et d’azote
pénètrent dans ses poumons. Les MOLÉCULES sont des assemblages d’atomes retenus
ensemble par la force électrique. Par exemple, une molécule d’oxygène (O2) comprend
deux atomes d’oxygène2, une molécule d’azote (N2) est faite de deux atomes
d’azote. Une molécule d’eau (H2O) est constituée de deux atomes d’hydrogène (H)
liés à un atome d’oxygène (O). Une molécule de cellulose du plancher en bois
contient des milliers d’atomes d’hydrogène, d’oxygène et de carbone (C).
Dans les poumons de Pierre, l’air se rend jusqu’au fond de petits sacs appelés
alvéoles, où il se dissout dans le liquide présent à la surface. L’oxygène et l’azote dissous
franchissent ensuite la mince paroi des alvéoles pour atteindre les capillaires où
circule le sang.
L’azote se dissout mal dans le sang. En revanche, l’oxygène se lie très bien aux
molécules d’hémoglobine, qui sont quelques centaines de millions dans chacun des
globules rouges de Pierre. Heureusement, car l’oxygène est indispensable à l’organisme.
Toutes les cellules du corps utilisent de l’oxygène dans des réactions chimiques
servant à stocker de l’ÉNERGIE. Cette énergie est par la suite consommée dans diverses
activités cellulaires, comme le transport d’atomes à travers les membranes cellulaires,
la synthèse de nouvelles molécules ou la contraction musculaire à laquelle Pierre doit
avoir recours pour enfiler ses chaussettes. 3
Dès potron-minet


2. «O2 » est la formule chimique de la molécule d’oxygène. «O» est le symbole de l’atome d’oxygène
et «2» en indice signifie qu’il y a deux atomes d’oxygène dans la molécule.


 

Électricité et ampoules à incandescence
Maintenant habillé, Pierre se rend à la chambre de Julie et de Rachel pour les
réveiller, une des tâches difficiles de la journée. Comme le store est baissé, il fait
sombre et Pierre actionne l’interrupteur mural qui contrôle la prise de courant dans
laquelle est branchée la lampe placée sur la table de chevet.
La lumière envahit la chambre : magie ! Du moins, c’est ce qu’auraient pensé nos
lointains ancêtres s’ils avaient assisté à la scène, car ce n’est qu’en 1799 qu’Alessandro
Volta, un Italien, a inventé la pile électrique ; auparavant, les sources de COURANT
ÉLECTRIQUE ne fournissaient du courant que très brièvement. Puis, durant tout le
19e siècle, des dizaines de chercheurs se sont escrimés à mettre au point une ampoule
à INCANDESCENCE dans laquelle un mince filament, chauffé par le courant qui passe,
devient lumineux.

Bien qu’on lui en donne souvent le crédit, ce n’est pas le célèbre Edison qui a
inventé l’ampoule électrique. Dès les années 1840, des inventeurs anglais et américains
avaient breveté des ampoules à incandescence, mais le filament finissait
par fondre, s’il était en platine ou fait d’autres métaux, ou par s’enflammer s’il était en
carbone. C’est Edison qui a réussi à rendre l’ampoule électrique fonctionnelle. Vers la
fin de 1880, son laboratoire avait mis au point une ampoule avec filament
en carbone qui éclairait pendant plus de 250 heures, surtout grâce au vide fait dans
l’ampoule, ce qui empêchait le filament de brûler. Edison a aussi conçu le système
nécessaire au fonctionnement de ses ampoules: génératrices d’électricité, réseaux
électriques, interrupteurs et même… compteurs d’électricité !
Aujourd’hui, Pierre ne se préoccupe pas de tout ça quand il actionne l’interrupteur;
l’important est que ça marche! Pourtant, ici aussi, il s’en passe des choses. Ainsi, l’interrupteur
sert de valve pour le courant électrique. À l’intérieur, une languette métallique
fixée à l’une des deux bornes est alignée vers l’autre borne. Quand l’interrupteur est fermé
(off), l’extrémité interne du bouton repousse cette languette et l’empêche de toucher à la
seconde borne: le courant ne peut pas circuler, car il n’y a pas continuité dans le circuit
électrique. En déplaçant le bouton, on libère la languette, qui se plaque sur la seconde
borne: le courant peut passer et alimenter la lampe.
Dans un matériau isolant, comme le plastique ou le caoutchouc, chacun des électrons
reste lié à un noyau d’atome et ne peut pas se déplacer à grande distance. Dans
un fil de cuivre, comme dans tous les métaux, la plupart des électrons restent aussi
liés à un noyau, mais certains sont « libres » et peuvent se déplacer. Ce sont eux qui
donnent naissance au courant électrique, un courant d’électrons.
Dès qu’un courant électrique passe dans le filament de l’ampoule, le mouvement
des électrons libres les fait entrer en collision avec les atomes du filament, ce qui
transfère de l’énergie aux atomes, qui se mettent à vibrer davantage. En effet, aucun
atome ou molécule n’est immobile, même dans un solide. Les molécules d’un gaz
comme l’air se déplacent en tous sens à environ 500 mètres par seconde. Dans un
solide, les atomes vibrent autour d’une position moyenne et les molécules tournent,
s’étirent et se tortillent. Sur le plan microscopique, la matière ressemble à une cour
d’école ou à une garderie : tout bouge tout le temps dans tous les sens.
La vibration accrue des atomes dans le filament correspond à une hausse de température
et le fil s’échauffe. Cet échauffement, provoqué par le passage du courant, est
appelé EFFET JOULE, du nom du physicien anglais qui a proposé au 19e siècle la loi de

Du soccer dans le fil !
Il n’y a courant électrique que dans certaines conditions. Généralement, les électrons
libres d’un métal se déplacent en tous sens mais restent en moyenne au même
endroit, comme des joueurs de soccer qui courent des kilomètres durant une partie
tout en restant sur le même terrain. Les électrons battent les footballeurs à plate
couture, car ils se déplacent à plus d’un million de kilomètres à l’heure. Comme les
électrons restent en moyenne au même endroit, il n’y a pas de courant électrique.
Quand l’interrupteur est en position de marche, les électrons du fil sont soumis à ce
que la physique appelle un CHAMP ÉLECTRIQUE3. Généré à la centrale électrique, ce
champ est présent dans tout le circuit de distribution de l’électricité. Il modifie l’environnement,
car il influe sur toutes les particules ayant une CHARGE, comme les
électrons du fil, qui subissent une force électrique proportionnelle à leur charge.
Cette force électrique est la même que celle qui assure la cohésion des atomes, des
molécules et de la matière.
Sous l’influence du champ électrique, les électrons libres du fil bougent à une vitesse
résultante de moins d’un centimètre par seconde. Cette lente dérive4 se superpose à
leur mouvement échevelé.
Comment se fait-il que l’ampoule s’allume presque aussitôt, bien que la lampe soit
située à plusieurs mètres de l’interrupteur ? C’est qu’il n’est pas nécessaire que les
électrons présents près de l’interrupteur atteignent la lampe pour que celle-ci s’allume.
Il suffit que les électrons présents dans le filament bougent eux-mêmes, ce qui
est presque instantané car l’établissement du champ électrique dans le fil se propage,
lui, presque à la vitesse de la lumière. C’est comme quand on presse le piston d’une
seringue : bien que le liquide en contact avec le piston bouge lentement, le liquide
sort tout de suite à l’extrémité de l’aiguille.


3. Il existe toujours dans la matière des champs électriques locaux non nuls. Quand l’interrupteur est en position de marche, un champ électrique s’établit dans un fil à grande échelle.
4. En réalité, le courant dans les circuits domestiques est un courant alternatif : le champ électrique s’inverse 120 fois par seconde (en Amérique du Nord ; 100 fois par seconde en Europe) et le sens du courant aussi. Quand la source d’électricité est une pile, le courant, dit continu, va toujours dans le même sens. Pourquoi utiliser un courant alternatif ? Parce qu’il est plus facile à produire, au moyen d’alternateurs, et qu’on peut modifier facilement la tension électrique (en volts) au moyen d’appareils appelés transformateurs, qui fonctionnent plus simplement en courant alternatif. Que le courant soit alternatif ou continu ne change rien au fait que le filament de l’ampoule est chauffé par le courant.


la conservation de l’énergie. Le filament s’échauffant, les atomes deviennent « EXCITÉS
», c’est-à-dire qu’ils ont plus d’énergie qu’à l’ordinaire. Ils retournent à leur état
habituel en émettant cette énergie excédentaire sous forme de rayonnement5.
Depuis 1906, les filaments d’ampoule sont en tungstène, un métal plus résistant
que le carbone d’Edison. De tous les métaux, le tungstène est celui qui a la plus haute
température de fusion (3400°C) et qui s’évapore le plus lentement. La longueur et le
diamètre (typiquement 0,04 millimètre) du filament font que le courant ordinaire le
porte à incandescence. Le filament d’une ampoule ordinaire (100 watts) est chauffé à
environ 2500°C. À part la soudure à l’arc, il n’y a rien de plus chaud dans notre environnement.
Si Pierre branchait cette ampoule ordinaire à une pile de 1,5 volt, le filament
s’échaufferait, mais très légèrement, pas assez pour émettre de la lumière.
À 2500°C, le filament rayonne, sous forme de LUMIÈRE VISIBLE, moins de 10% de
l’énergie consommée par la lampe. Une ampoule d’une PUISSANCE de 100 watts émet
donc moins de 10 watts de lumière. Le reste de l’énergie est émis sous forme de rayons
invisibles, les INFRAROUGES. Les infrarouges sont un rayonnement de même nature
physique que la lumière visible mais un peu moins énergétique. Ces rayons infrarouges
chauffent la pièce où se trouve la lampe ainsi que l’ampoule elle-même ; c’est pourquoi
on se brûle si on touche à une ampoule allumée.

Couches pour bébés et gels
Après que Pierre a allumé la lumière, un premier obstacle à la sérénité de cette journée
surgit. Julie n’a pas envie d’aller à l’école et ne veut pas sortir du lit. Rachel, en
revanche, après avoir bougonné quelques secondes, se lève et court aux toilettes pour
ne pas ajouter un pipi à ceux qui sont déjà dans sa couche. À la fin de la nuit, celleci
pèse plus de 300 grammes : Rachel a uriné au moins 250 millilitres6.
À deux ans et demi, Rachel est propre le jour mais elle a encore besoin d’une
couche la nuit. Ses parents lui mettent une couche jetable car ce type de couche
absorbe plus d’urine et garde davantage l’enfant au sec qu’une couche en coton, ce qui
réduit les réveils intempestifs.
Autrefois, les mères ne disposaient que de couches en coton (à l’époque, les pères ne
s’occupaient guère de ces «frivolités»). Les fibres de coton sont constituées de CELLULOSE.


5. Vous vous demandez pourquoi le fil de cuivre amenant le courant au filament s’échauffe moins et n’émet pas de lumière, lui ? C’est que le courant est proportionnel au nombre d’électrons libres et à leur vitesse. Le fil de cuivre est plus large que le filament et contient davantage d’électrons. Ceuxci se déplacent donc moins vite, subissent moins de collisions et transfèrent moins d’énergie aux atomes du fil.
6. La densité de l’urine est très proche de celle de l’eau, soit un gramme par millilitre.


Cette longue molécule naturelle est formée par l’association de nombreuses molécules
de GLUCOSE, un type de SUCRE. Les premières couches jetables sont apparues dans les
années 1950. Le matériel absorbant était constitué de fibres cellulosiques provenant
du bois plutôt que du coton. À peu de choses près, c’était du papier journal. Les fibres
de cellulose étant peu absorbantes, il en fallait une grande quantité, ce qui rendait les
premières couches jetables volumineuses et inconfortables.
Ce n’est qu’à partir des années 1980 que la majorité des parents ont commencé à
utiliser des couches jetables qui, entre-temps, avaient bénéficié de nombreuses améliorations.
Aujourd’hui, ces couches sont un fleuron de notre civilisation technologique…
et une plaie de nos dépotoirs, alors qu’elles comptent pour 2 % des déchets de
l’Amérique du Nord.
De l’intérieur vers l’extérieur, les couches jetables comprennent un tissu poreux et
hydrophobe (pour diminuer le contact de la peau avec l’humidité), une bourre absorbante,
puis une pellicule de plastique qui protège les vêtements. La bourre comprend des
fibres qui stabilisent un matériau synthétique superabsorbant. Ces matériaux présentent
l’avantage de retenir beaucoup de liquide, plus de 10 fois leur poids. De plus, ils se transforment
en gel quand l’urine y pénètre, ce qui diminue les risques de fuite ou de reflux.
Un GEL, en chimie, c’est un réseau tridimensionnel de longues molécules qui retient
un liquide. Ces macromolécules sont enchevêtrées et liées par des forces électriques. Les
gelées de canneberges, les poudings au tapioca, les poudings instantanés, certaines garnitures
à tarte commerciales, les gelées aromatisées (du type Jell-O) sont des gels dont
les macromolécules sont des pectines, de l’amidon ou de la gélatine. Quand on fait cuire
un poulet et qu’on laisse refroidir le liquide restant à la fin de la cuisson, on obtient une
gelée jaunâtre sous une couche de gras. Cette gelée contient de l’eau, des produits
solubles dans l’eau et de longues molécules de gélatine libérées par la cuisson.
La conception des couches n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser. Par
exemple, la formation d’un gel pourrait bloquer l’entrée subséquente d’urine (comme
si l’on versait de l’eau sur du Jell-O). Pour éviter cet inconvénient, les fabricants
jouent sur les dimensions des particules du matériau superabsorbant ainsi que sur le
nombre et la nature des fibres. Une proportion plus élevée de fibres, par exemple,
contribue à écarter les particules du matériau absorbant et à laisser des passages pour
l’urine. Bien choisies, les fibres peuvent conduire l’urine, par capillarité, dans des parties
de la couche éloignées du « site d’entrée ». La capillarité, nommée par analogie
avec l’élévation de l’eau dans des tubes de verre très fins appelés capillaires, est le
même phénomène qui fait que la cire fondue monte dans la mèche d’une bougie ou
que le café monte dans un cube de sucre dont seule la base trempe dans le liquide. Elle
résulte de l’affinité, de l’attraction, entre les molécules du liquide (eau ou cire) et
celles de l’autre matériau (verre, coton de la mèche ou sucre).

Tissus et frottement

suite… PDF

Ce qu’ être Juif signifie pour moi


Cet article m’a été inspiré par un email de mon traducteur français : Tu sais Henry, lorsque j’ai fait la première traduction, il s’agissait avant tout de te faire connaitre en France, et sans prétention aucune, je pense y être parvenu ! Tu fais maintenant partie des quelques auteurs abordant le sujet et avec les mises à […]

via Ce qu’être Juif signifie pour moi — Henry Makow

Peur et dégout en Afghanistan


  Résultat de recherche d'images pour "sony chris marchal"
Auteur : Marchal Sony Chris
Ouvrage : Peur et dégout en Afghanistan Témoignage d’un militaire canadien
Année : 2014

 

 

 

Préface
Que mon cheminement universitaire ait croisé, un jour, celui soldatesque de M. Marchal
fait partie de ces hasards de la vie qui vous font sourire – et qui vous transforment aussi.
J’avais entrepris, au coeur de l’implication du Canada dans la guerre d’Afghanistan, un
projet de recherche sur le témoignage guerrier ; et ce n’est qu’après maintes hésitations,
m’avait-il alors lui-même avoué, qu’il avait fini par se porter volontaire. J’avais déjà
interviewé près d’une centaine de militaires, au moment où il m’a approchée, et je me suis
souvenue de lui, par la suite, comme d’un individu renfrogné au point de me laisser
intriguée, mais inquiète lorsqu’il a quitté mon bureau après presque deux heures
d’entrevue. Mon appréhension était cependant dominée par un sentiment d’infini respect
pour un jeune individu aussi généreux de son temps, et particulièrement courageux dans sa
démarche et dans l’honnêteté de son récit. Je me disais qu’il fallait être guerrier jusqu’aux
os pour vouloir continuer à lutter après quatre déploiements en Afghanistan ; son champ
de bataille s’était fait intérieur et il guerroyait – avec quelle surprenante naïveté, avec
quelle maladresse parfois, mais avec quelle force aussi – contre la mort de l’âme qui
menace à chaque moment du jour, à chaque heure de la nuit.
Quelques années plus tard, il s’est inscrit à mon cours sur le témoignage, qu’il
enrichissait grâce à sa propre expérience de guerre – et grâce à sa personnalité. S’il avait
toujours son air bourru, il l’agrémentait désormais d’un humour dont seuls les élèves
officiers du Collège militaire royal du Canada sont capables, vu leur esprit de camaraderie
estudiantine intensifié par la promiscuité de la vie en résidence et par les pénibles
exercices militaires qu’ils subissent, le plus souvent au petit matin, et ce, au coeur d’une
session universitaire rigoureuse et pendant les saisons les plus froides et arides de l’année.
Un jour où mes étudiants me devaient un bref résumé de lecture, voici que M. Marchal me
soumet un manuscrit de plus de 400 pages… « Je viens tout juste de le terminer, donc
c’est la version non corrigée, non censurée ; je vous demanderais de ne pas le faire
circuler », avait-il précisé dans son courriel. Le temps s’était soudain arrêté. C’était un de
ces rares moments où le chercheur a l’impression de tenir entre ses mains la pierre
philosophale : le coeur battant, je parcourais à cent milles à l’heure les pages encore
vierges de censure, voyant se dévoiler sous mes yeux le secret même de mon objet
d’étude, la quintessence du témoignage, celui dont rêvent tous les théoriciens du genre,
infiniment reconnaissante de ce partage et de cette confiance. C’est ce joyau que vous
tenez entre vos mains.
J’ai donc trimbalé son manuscrit dans mon sac à dos toute la session durant, annotant
une page, puis l’autre, chaque fois qu’une occasion se présentait. C’est ainsi que j’ai
appris à mieux connaître ce narrateur, ce « Sony » généreux, sympathique, honnête, franc,
boulimique de vie, comme le prouve cette prodigalité de mots qui n’est, somme toute,
qu’un bref aperçu d’une vie riche et complexe. Sony nous invite, dans son témoignage, à
le suivre pas à pas, là où ça pue, là où ça fait mal, là où il a eu peur, là où il a vomi, là où il
a ri, aussi, et là, surtout, où il a aimé. En fait, son expérience de l’Afghanistan, c’est nous
qui la lui avons imposée ; Sony est un enfant de notre société et c’est aux dépens de nos
décisions politiques qu’il est devenu un homme – regardez les photos qu’il a
généreusement jointes à son témoignage et qui nous dévoilent ce passage de l’enfance… à la mort de cette enfance ; nous nous devons de parcourir avec lui les dédales d’un chemin
poussiéreux, violent et mortel où nous l’avons entraîné. Sans chercher pourtant la
quintessence de ce qu’il a vu, ressenti et subi, sans faire l’éloge de la guerre ni condamner
la mission, Sony nous laisse à nos réflexions, poursuivant le récit de ses aventures
singulières avec cette verve propre aux soldats qui respectent ou sont, du moins, fascinés
par leurs ennemis et qui embrassent le danger ; en fait, ils accourent vers lui
volontairement, au prix de leur vie.
Comme eux, Sony transforme le théâtre de la guerre non pas en récit épique – car
l’héroïsme n’intéresse pas les soldats –, mais en défi qui, bien que décrit à grandeur
d’homme, le place pourtant au-dessus de l’humain. Magicien des mots, illusionniste de la
vie, le narrateur nous donne l’impression que c’est nous qui l’accompagnons dans sa
descente en enfer quand, en fait, c’est plutôt lui qui nous tend la main pour nous aider à
mieux cheminer dans les dédales de notre conscience. S’il nous saisit d’angoisses par la
nature de son vécu, il nous ménage, cependant, par son humour qui, à chaque page, nous
surprend, par sa passion déraisonnée pour l’aventure guerrière, par son amour du métier, et
de la vie. Car Peur et dégoût en Afghanistan, c’est d’abord et avant tout le récit d’une
passion forte, brute, qui aurait pu si souvent et pour diverses raisons lui être fatale, mais
d’où il ressort, finalement, plus robuste. Certains le qualifieraient de résilient, d’autres de
chanceux, d’autres encore de « postrau » fonctionnel. À mes yeux, Sony est tout
simplement soldat. Ses mots, écrits avec une plume qui tranche comme l’épée, avec un
« parler franc et soldatesque », comme dirait Montaigne, nous racontent, dans un souffle,
sa vie de passion, parfois tendre, souvent violente. Par la force des choses, par la puissance
des images, des sons et des odeurs qui nous envahissent et qui nous enchaînent, cette vie
devient un peu nôtre.

Stéphanie A.H. Bélanger, Ph.D.
Professeure agrégée au Département d’études françaises
du Collège militaire royal du Canada.
Directrice associée de l’Institut canadien de recherche
sur la santé des militaires et des vétérans.

 

 

À propos de l’auteur
Sony Chris Marchal a joint les Forces armées canadiennes en septembre 2000. Il a servi au
sein du Royal 22e Régiment de 2001 à 2008. Durant cette période, il a occupé plusieurs
postes, incluant ceux de parachutiste et d’opérateur en renseignement tactique.
De 2008 à 2010, il a servi comme opérateur en renseignement au sein de la branche du
Renseignement militaire canadien. En août 2010, il a renoncé à son grade de caporal-chef
pour rejoindre le Collège militaire royal du Canada, à Kingston, afin d’y poursuivre ses
études dans le but d’obtenir sa commission comme officier des Forces armées
canadiennes. Au cours de ses dix années de service comme membre du rang, il a participé
à quatre déploiements en Afghanistan dans le cadre de l’opération Athéna. Après avoir
terminé avec succès son baccalauréat en histoire en 2014, il continue son développement
professionnel en tant qu’officier au sein des Forces armées canadiennes.

 

 

 

Avant-propos
Certains se demanderont pourquoi j’ai emprunté la formule « peur et dégoût » utilisée
d’innombrables fois par le journaliste et écrivain américain Hunter S. Thompson qui
l’avait lui-même volée à un de ses contemporains. En fait, le titre Peur et dégoût en
Afghanistan s’est imposé de lui-même, car à chacune de mes missions dans ce pays,
j’avais avec moi, dans mes bagages, quelques ouvrages de cet auteur que je lisais lorsque
mon moral était en chute libre, ou lorsque je voulais simplement oublier, l’espace de
quelques heures, l’endroit où je me trouvais et m’évader dans son univers chaotique.
Certains trouveront peut-être le style littéraire un peu minimaliste, ou encore populiste,
voire vulgaire dans certains passages. C’est pourtant celui que j’ai choisi d’adopter : le
style de celui qui raconte son histoire assis avec des amis autour d’une bière, dans un pub,
un soir de semaine. J’ai voulu garder cette approche terre-à-terre qui, me semble-t-il,
projette mieux l’atmosphère et l’ambiance des soirées anodines où les anciens combattants
décident de s’ouvrir après quelques verres. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai favorisé l’emploi
du « on » plutôt que du « nous ».
Bien que je sois un militaire de carrière, et toujours au service de mon pays, le récit qui
suit ne représente pas la vision des Forces armées canadiennes, ou celle du gouvernement
du Canada ; il s’agit simplement de mes expériences personnelles et de ma perception des
différents événements décrits ici. Car au-delà de la politique et de la rhétorique, la mission
canadienne en Afghanistan a été avant tout une expérience humaine.
Mon but en écrivant ce livre n’est certainement pas de faire l’apologie de l’engagement
canadien en Afghanistan, ni d’ailleurs son procès, mais simplement de partager avec le
lecteur mon expérience personnelle au coeur du conflit afghan. Je n’ai pas la prétention
d’avoir été le soldat le plus éprouvé lors de mes déploiements dans cette région du monde.
J’ai eu la chance de vivre beaucoup de choses hors de l’ordinaire, mais je n’ai jamais
réellement craint pour ma vie, comme ce fut le cas pour bon nombre de mes camarades.
Cela explique peut-être les excellents souvenirs que je garde de mon temps là-bas, et
l’envie d’y retourner à tout prix qui m’obsède depuis des années.
L’idée d’écrire ce livre m’est venue en juillet 2011 alors que je me trouvais dans un
centre de rétablissement, travaillant sur mon alcoolisme et mon agressivité. C’était un peu
plus d’un an après mon retour de ma quatrième et dernière mission. Un mois plus tôt, à la
mi-juin, j’avais décidé de faire ce que je n’aurais jamais pensé faire de ma vie. J’ai pris le
volant dans mon VUS, je me suis rendu à l’hôpital de la base de Kingston, et j’ai demandé
à rencontrer les spécialistes de la santé mentale. En marchant dans les corridors de l’aile
spécialisée, je me suis senti comme un paria. J’ai eu l’impression de me trahir moi-même,
moi qui avais si souvent ri des gars ayant eu recours à ce type de service. J’ai eu honte.
J’ai espéré que personne ne pouvait me voir. Finalement, je suis arrivé au bureau qu’on
m’a indiqué. Je me suis empressé d’entrer. Puis j’ai soufflé un peu. J’ai rencontré un
travailleur social, puis un psychiatre. J’ai passé plus d’une heure avec eux. Je leur ai
raconté ma vie de long en large. Ils m’ont écouté. Ils m’ont demandé ce que j’attendais
d’eux. Je leur ai répondu que je l’ignorais. Que j’aimerais juste redevenir comme j’étais
avant : un gars calme et non colérique, un mari aimant, un soldat professionnel. Ils m’ont demandé si j’étais prêt à aller séjourner dans un centre de la région de Québec. Je leur ai
répondu que je n’y voyais pas d’objection. Ils m’ont dit que j’y serais traité pour la gestion
de la colère, comme je le désirais, mais que je devrais également suivre une cure de
désintoxication pour l’alcool, car ma consommation les inquiétait. J’ai accepté. Ils m’ont
expliqué que je devais partir pour une période de trente jours à la troisième semaine de
juillet 2011. En attendant, ils me donnaient une série de numéros de téléphone, incluant les
leurs, en me disant de ne pas hésiter à les appeler si jamais je sentais que j’étais en train de
perdre le contrôle encore une fois. Je les ai remerciés et j’ai quitté leur bureau. Je me suis
alors senti comme dans les limbes. J’ai eu des étourdissements ; mon champ de vision se
limitait à un mince tunnel. Je transpirais. Sans vraiment m’en rendre compte, je me suis
rendu jusqu’au stationnement. Je me suis tenu debout à côté de mon VUS. J’ai essayé de
déverrouiller la portière, mais mes mains tremblaient trop. Je me suis senti mal. J’ai mis
un genou par terre. J’ai vomi tellement j’avais honte de moi. Pas d’avoir sombré dans
l’alcoolisme et la dépression, mais de m’être abaissé à demander de l’aide au service de
santé mentale.
Au moment où j’écris ces lignes, je suis revenu de ma dernière mission en sol afghan
depuis un peu plus de deux ans, soit depuis mai 2010. Ce soir, nous sommes
le 20 juin 2012, et je viens de regarder mon ex-femme partir au volant de son camion de
déménagement. Je suis resté assis quelques minutes sur le perron devant la maison. J’ai bu
une bière en flattant mon chien, puis je suis rentré à l’intérieur. Assis dans mon bureau, je
regarde les murs : ils sont couverts de certificats militaires, de mentions élogieuses et
d’autres décorations. C’est peu de réconfort quand on regarde sa vie personnelle
s’effondrer devant soi. Depuis mon retour deux ans plus tôt, ma vie personnelle a pris une
très mauvaise tangente, mélangeant alcoolisme, dépression et agressivité. Bien que mon
ex-femme ait toujours été d’un très grand soutien, nous nous sommes éloignés au point de
ne pratiquement plus nous connaître. J’ai dû prendre la décision la plus difficile de ma
vie : la quitter après tout ce qu’elle avait fait pour moi. Je l’ai fait pour elle, car elle mérite
mieux ; et je l’ai fait pour moi également, car la vie à la maison était devenue
insupportable. C’est entre autres pourquoi je commence l’écriture de ce livre. Je veux
tenter de comprendre ce qui s’est passé. J’ai adoré mon temps en Afghanistan. Ça a été
une expérience professionnelle et personnelle incroyablement enrichissante. Pourtant, il
semblerait que cette expérience que j’ai tant aimée ait eu un effet dévastateur sur ma vie
personnelle, au Canada, à la maison, là où j’aurais dû retrouver mon havre de paix après
de longues périodes en zone de guerre. Bref, en écrivant ce livre, j’espère mettre de l’ordre
dans mes idées et comprendre pourquoi ma vie est telle qu’elle est en ce moment : un
chaos total.
Bien qu’il me soit impossible de me souvenir exactement de chacun des mots prononcés
lors des conversations ou encore des dates de chaque événement, je me suis assuré de
rester le plus fidèle possible aux messages passés lors de ces discussions et à la
chronologie des événements décrits dans cet ouvrage. Puisque je n’ai jamais tenu de
journal de guerre, j’ai dû me baser sur des échanges de courriels que mon père a eu la
bonne idée de conserver, de même que sur des archives personnelles, telles que des photos
et des rapports. J’ai également bénéficié des archives personnelles d’un ami et collègue de
travail qui, étant plus rigoureux que moi, a tenu un journal de guerre tout au long de ses
déploiements. De manière générale, je me suis surtout fié à mes souvenirs. Pour des raisons de sécurité opérationnelle, j’ai dû changer certains noms et modifier légèrement
certains détails. Je me suis cependant assuré que ces changements ne portent aucun
préjudice à la véracité des événements dépeints.
Finalement, je me permets de rappeler au lecteur qu’il doit prendre mon récit pour ce
qu’il est : des observations, des perceptions et des expériences vécues par un simple soldat
des Forces armées canadiennes, sans prétention, et qui, de manière générale, a pris plaisir
à jouer dans le carré de sable afghan. Aussi, veuillez excuser mon ton parfois sarcastique
ou cru.
Bonne lecture.
***
Note : Le jargon militaire étant criblé d’anglicismes, j’ai fait de mon mieux pour
franciser autant que possible mon récit, et je crois avoir réussi à le faire en grande partie.
Cependant, il y a un mot que je n’ai su traduire, ou du moins pour lequel je n’ai pu trouver
une traduction adéquate : « compound ». Celui-ci revient fréquemment dans mon texte et
fait référence tant aux installations de la coalition qu’à celles des Afghans. Certes,
quelques mots de remplacement m’ont été suggérés. « Enceinte », par exemple, n’était pas
trop mal, sans toutefois couvrir pleinement la signification du terme. D’autres, tels que
« maison close », étaient totalement ridicules. Aussi, je m’en suis tenu au mot anglais,
dont je vous donne ici une courte définition. Un compound est un terrain fermé par une
clôture ou un mur à l’intérieur duquel on trouve généralement une cour ainsi qu’un ou
plusieurs bâtiments. Sur les bases et les camps de la coalition, les compounds consistent
généralement en une cour entourée d’une clôture de treillis de trois mètres de haut sur
laquelle on appose une toile quelconque pour empêcher que l’on puisse voir à l’intérieur.
Dans le cas des compounds afghans, on parle plus de hauts murs de briques et de terre
séchée. Les dimensions de ces installations varient amplement, leur configuration
également. J’espère que cette courte explication facilitera la lecture de mon récit.

 

 

Sony s’en va-t-en guerre

suite…

histoireebook.com

Ils sont polis et cognent à votre porte le samedi matin.


LLP

Une justice parallèle pour les Témoins de Jéhovah pédophiles

Le problème encore une fois n’est pas celui de la pédophilie au sein de la secte des témoins de Jéhovah mais bien la protection policière et judiciaire dont bénéficient les auteurs et dont ils profitent, malgré des milliers de plaintes. On ne peut empêcher un sociopathe de faire le mal en se contentant seulement de le raisonner, sachant qu’il est déconnecté de la communauté humaine et qu’il est dépourvu de la moindre empathie ; par contre, on se doit de l’en empêcher physiquement en l’éloignant des enfants et lorsque le crime est commis en procédant à son arrestation et en le punissant d’une peine d’emprisonnement, conformément à la loi.  Bizarrement, ce qui fonctionne parfaitement pour un feu rouge ou un vol à l’étalage s’écroule totalement lorsqu’il est question du viol de centaines et de centaines d’enfants commis au sein de cette secte dont le fondateur, rappelons-le, était franc-maçon. Reste donc à se poser les bonnes questions…

 


Ils sont polis et cognent à votre porte le samedi matin.

Mais on en connaît peu sur eux. Saviez-vous que les Témoins de Jéhovah ont leur propre système de justice ? Des tribunaux internes qui interprètent la Bible de façon stricte… et qui ont parfois pour effet de protéger des pédophiles.

Mélanie Poirier avait 10 ans lors de son premier cours de piano. La séance a duré une heure et elle a changé sa vie. C’est ce jour-là que son professeur l’aurait agressée sexuellement pour la première fois.

« Semaine après semaine, à tous les cours de piano, il se masturbait devant moi. Et il me demandait de le toucher », se souvient-elle. Pendant ce temps, son père attendait dans la pièce à côté, sans savoir ce qui se passait.

Les cours de piano ont duré cinq ans, et les agressions présumées aussi, selon Mélanie, qui ne se sentait pas capable de dénoncer son professeur, Témoin de Jéhovah lui aussi : « Si j’étais allée raconter cette histoire seule, ça n’aurait rien donné du tout. Je n’aurais pas été crue, les anciens ne se seraient même pas arrêtés à écouter mon histoire ».

Les « anciens » sont un groupe d’hommes qui forme le premier palier de la structure de pouvoir des Témoins.

Elle conservera son secret près de 20 ans jusqu’à ce qu’elle rencontre une autre victime présumée de son professeur de piano. Ensemble, elles le dénonceront à leur congrégation.

Un « comité judiciaire » est alors convoqué pour chacune. Il s’agit d’un tribunal interne où un panel de trois anciens doit déterminer si des principes bibliques ont été enfreints. Les dénonciations, à la police ou à la Direction de la protection de la jeunesse, ne sont pas expressément interdites. Mais elles ne sont pas encouragées à moins que les lois locales ne les rendent obligatoires.

Avant d’obtenir justice devant les siens, Mélanie devra toutefois subir une autre épreuve : confronter son présumé agresseur, un décret basé sur une citation biblique.

« Je pensais que ça serait difficile. Ça n’a pas été difficile. Ça a été la catastrophe », se rappelle-t-elle.

Selon Mélanie, les Témoins de Jéhovah sont toujours une organisation dangereuse pour les enfants.

« Je me dis qu’en ce moment, il y a des enfants qui sont en danger avec ce qui se passe dans les comités quand une victime va parler. C’est la parfaite place pour un pédophile pour se cacher. » – Mélanie Poirier

Nous avons contacté l’ancien professeur de piano de Mélanie. Il a nié ces allégations et a refusé de répondre à nos questions. Une plainte à la police de Laval a été déposée contre lui il y a quelques semaines.

« As-tu aimé ça? »

Agressée pendant plusieurs années par une personne de son entourage, Marie-Claude Lavoie avait 14 ans lorsqu’elle s’est confiée à des copines Témoins de Jéhovah comme elle.

À l’époque, un comité judiciaire est convoqué, auquel son présumé agresseur ne sera pas convié, car il n’est pas Témoin lui-même. Marie-Claude doit donc se présenter seule, sans l’appui de sa mère. Les femmes n’ont pas le droit d’assister à ces comités ni d’accéder à quelque poste décisionnel que ce soit.

Les trois anciens, tous dans la quarantaine, auraient commencé la rencontre en lui rappelant qu’elle aurait dû se battre jusqu’à la mort et qu’elle ne semble pas assez traumatisée.

Les choses ne seraient pas améliorées par la suite. On lui demande de tout raconter… et même plus.



« Est-ce que tu as aimé ça? », une question humiliante, mais qui ressemble étrangement à une autre question que les anciens étaient tenus de poser dans ce genre de forum. La question numéro 9 du formulaire Abus sexuel d’enfant : « Combien d’anciens estiment que la victime est à blâmer ou a volontairement participé aux actes? »

Une copie d’un formulaire plus récent doit être envoyée au quartier général des Témoins de Jéhovah de chaque pays lorsqu’une victime fait des allégations de ce type.

La règle des deux témoins

La « règle des deux témoins », un des principes fondamentaux des Témoins de Jéhovah : il faut deux témoins – ou un aveu – pour qu’une dénonciation soit retenue par les anciens.

« Un seul Témoin ne suffira pas contre un homme pour constater un crime ou un péché. » – Deutéronome 19:15

C’est ce qu’a constaté – avec horreur – la mère d’un petit garçon de cinq ans qui aurait été victime d’agression sexuelle par un ancien lors d’un voyage de pêche avec son père. Elle nous raconte le retour de son fils et ce qu’il aurait subi ensuite…



Personne n’avait été témoin des incidents et l’abuseur présumé n’a pas été inquiété.

La mère a contacté les autorités, puis a retiré son signalement, craignant de traumatiser son fils à nouveau. Incapable d’accepter la décision des anciens, elle a fini par quitter les Témoins de Jéhovah. Son fils en fait toujours partie et elle n’a plus de contact avec lui.

Ceux qui salissent l’organisation

Mélanie et son père Benoît ne sont plus Témoins de Jéhovah. Benoît, lui-même ancien pendant plus de 10 ans et ex-ami de l’agresseur, ne s’est jamais remis de la façon dont sa fille a été traitée par l’organisation.

Il lance aujourd’hui un émouvant appel à ceux et celles qui hésitent encore à parler.


 


Qui sont-ils?

Les Témoins de Jéhovah sont un mouvement religieux apocalyptique, qui fait la promotion d’un mode de vie conservateur basé sur le respect des principes bibliques. Ses fidèles sont convaincus que la fin du monde, l’Harmaguédon, est à nos portes. Ils se mélangent peu au reste de la société, mais ne vivent pas dans des communautés fermées. En général, leurs enfants fréquentent les écoles de leur quartier.

Ils sont 8 millions dans le monde, 115 000 au Canada.

C’est un mouvement hautement hiérarchisé. Il est contrôlé par la société Watchtower, dont le quartier général était situé dans le quartier new-yorkais de Brooklyn, jusqu’à son récent déménagement dans une partie plus rurale de l’État.

Watchtower vaut plus d’un milliard de dollars. C’est un empire financier construit sur un impressionnant portefeuille immobilier et sur la publication des célèbres magazines La Tour de garde.

Les instructions aux fidèles émanent du Collège central, un groupe de sept hommes âgés considérés comme le canal de Dieu sur Terre. Ces instructions, qui régissent les moindres aspects de la vie des Témoins, font l’objet de révisions constantes contenues dans des documents confidentiels destinés aux fidèles, et surtout aux anciens.

Chaque salle du Royaume, leurs lieux de cultes, contient des dossiers sur les transgressions des fidèles, mais qui leur sont inaccessibles. Les rares dossiers obtenus l’ont été grâce à des mandats de perquisition.

Ailleurs dans le monde

En Australie, une commission royale d’enquête a fait une découverte étonnante en ouvrant les dossiers d’agressions sexuelles présumées conservés dans les coffres du quartier général des Témoins de Jéhovah de Sydney. Sur 1006 cas d’abuseurs sexuels présumés, aucun n’avait été dirigé vers la police ou la protection de l’enfance.

En Californie, la cour a ordonné cette année à la société Watchtower de remettre sa liste de pédophiles, construite à partir des documents détenus par la société. Depuis 1997, la direction des Témoins exige que chaque dénonciation d’un fidèle soupçonné de pédophilie soit envoyée au quartier général.

Dans un mémo confidentiel aux anciens, Watchtower leur demande même d’envoyer ces informations dans des « enveloppes bleues spéciales ».

C’est d’ailleurs en Californie que la première décision civile reconnaissant la responsabilité des Témoins de Jéhovah dans l’abus sexuel d’un enfant a été rendue. Des dommages de 28 millions de dollars – réduits en appel – ont été accordés à la plaignante Candace Conti, agressée par un Témoin pédophile connu qui faisait du porte-à-porte avec elle.

Depuis le 1er août 2016, certains assouplissements ont été décrétés dans les instructions aux anciens. Par exemple, une victime d’abus sexuels ne serait plus obligée de confronter son agresseur présumé.

Nous avons rejoint le quartier général des Témoins de Jéhovah à Toronto. On a […]

Pasquale Turbide d’Enquête / Le Huffington Post [Québec]

 

l’émergence du roi Maigne et la nouvelle-Jérusalem


Auteur : Guillot Fabrice
Ouvrage : L’émergence du roi Maigne et la Nouvelle-Jérusalem
Année : 2013

 

 

Mon pauvre coeur est un hibou
Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue.
De sang, d’ardeur, il est à bout.
Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
Guillaume Apollinaire

 

avertissement
Je tiens d’emblée à mettre en garde les lecteurs que le dossier que vous vous apprêtez à lire risquera d’en choquer plus d’un (j’entends surtout pour la partie terminale) ; mais il faut savoir d’une part que je ne suis pas là pour entretenir l’illusion des masses, à la différence de bon nombre d’acharnés et fanatiques de la mouvance nouvel-âgiste à propos notamment de la fameuse date du 21 décembre 2012 et que d’autre part, je ne cherche pas non plus à faire du sensationnalisme. Les éléments qui suivent reflètent une probabilité avant tout, une éventualité, même si ceux-ci ont de fortes présomptions de réalisation. Pour ce dernier cas, cela permettra peut-être de s’armer mentalement afin de se préparer au pire plutôt que de baigner dans l’illusion permanente de l’arrivée d’un Messie ou du paradis sur Terre. En parlant de Messie justement, vous saurez plus de quoi il en retourne tout à la fin de ce dossier.

 

première partie

 

introduction
Effectuant des recherches depuis maintenant de nombreuses années suscitées par un désir constant de percer le secret de bien des mystères qui nous entourent, à la différence de pas mal de personnes adeptes de la spécialisation dans telle ou telle branche, je m’affiche davantage comme un spécialiste de la non-spécialisation, plus susceptible selon moi de relier les différentes parties de ce grand tout qui nous intrigue tant, un peu d’ailleurs à la manière de reconstituer les morceaux du grand puzzle des énigmes de notre monde dont les pièces sont éparpillées partout dans l’espace et le temps.
Il y a quelque temps, je suis tombé sur un livre ayant pour ainsi dire apporté plus d’eau à mon moulin; ce livre s’intitule Le Grand Dérangement ou La part de fable dans l’Histoire, paru aux éditions Louise Courteau au Québec en 2011. Son auteur, Daniel Leveillard est Président National de l’Académie de Recherche Sociétaire des Hautes Etudes en Sciences Religieuses; il s’était déjà distingué avec Les Mystères de Sang Royal – De Charlemagne à Louis XVII, existe-t-il une survivance ?, Editions Lanore – Paris 2005. Chercheur en anthropologie culturelle, cet historien et auteur a retracé la généalogie des lignées royales françaises depuis l’origine de la royauté en France. Ses nombreuses recherches, son talent d’écrivain ainsi que son style de rédaction et son esprit d’analyse lui ont valu le qualificatif d’érudit par certains. Même si cela s’avère indiscutable sur de nombreux points, cet auteur semble toutefois se méprendre sur certains autres que nous tenterons de clarifier au fil de notre démarche mais il n’en reste pas moins que cet ouvrage me permit de complémenter remarquablement mes recherches dans des secteurs auxquels je n’avais d’ailleurs jamais pensé.
Ayant alors en mains une kyrielle d’éléments nouveaux, il fallait donc y mettre de l’ordre afin d’en faire faire ressortir quelque chose de cohérent; ceci fut fait grâce à une personne dont je fis la connaissance il y a
quelques mois seulement. Cette personne s’est vu attribuer certaines facultés
parapsychiques à la suite d’événements tragiques de son existence
et ce, notamment par l’intermédiaire d’un oiseau particulier nichant à
proximité de son domicile et dont les apparitions et le comportement
lui apparurent à la longue comme des messages; ce volatile, un hibou,
lui ayant fait reprendre espoir pour ainsi dire en vint alors à devenir tout
simplement son animal fétiche dont elle fit son symbole. Les lecteurs
bien entendu au fait du symbolisme négatif de cet oiseau répandu par les
Illuminatis comme à Bohemian Grove par exemple, ne doivent pas forcément
en déduire par là des visées similaires chez cette personne. Tout
dépend de la façon avec laquelle on utilise une image, un symbole ou une
connaissance qui restent en réalité on ne peut plus neutres. En tout cas,
cette personne, que j’appellerai la Dame au Hibou, me permit par ses facultés
d’entrevoir certains liens entre différents domaines d’investigation
ainsi que certaines dates en relation avec le sujet dont nous allons traiter.
Mais commençons tout d’abord si vous le voulez bien, par le commencement,
avec le très bon ouvrage de Daniel Léveillard.

Louis XVI et l’opération Varennes
Le thème majeur du livre de Mr Leveillard s’articule autour d’une certaine
prophétie, la Prophétie du St-Pape et du Grand Monarque ainsi
que du personnage dont serait issu ce Grand Monarque, à savoir, le roi
de France Louis XVI. Il faut ici informer les lecteurs que cet écrivain
reste avant tout convaincu qu’au moment où ce descendant caché fera son
apparition, ce sera alors pour l’humanité l’inauguration d’une civilisation
de l’Amour, avec un A majuscule. Ce Grand Roi, ce Roi Maigne (1), ce
Grand Monarque donc, qui fera resurgir le Rameau des Lys tant attendu.
Je crois personnellement qu’un tel espoir tient surtout ses origines dans la
religion chrétienne avec l’invention du personnage de Jésus dont Daniel
Léveillard reste manifestement lui aussi un partisan de l’historicité, tout
comme nous allons le voir d’ailleurs, le roi Louis XVI lui-même. De

——————————————

1 – De l’ancien français maigne, maine, dérivé du latin magnus « grand »

——————————————

plus, malgré les recherches étymologiques de noms qu’il dissèque pour y
trouver un sens caché, il n’a jamais dans son livre essayé de décortiquer ce
nom même de J. é. s. u. s. … Enfin passons. Ce qu’il importe ici n’est pas de
mettre l’emphase sur le caractère frauduleux à l’origine de cette religion
(comme de toutes les autres dites du Livre par la même occasion) mais
plutôt sur la vertu et la droiture que ladite religion aurait pu inspirer chez
certains. Et il en fut donc apparemment de Louis XVI qui aurait essayé
de faire passer les intérêts du peuple avant ceux de la monarchie. Ce souverain
lucide, bienveillant, progressiste, en avance sur son temps, avait déjà
pressenti qu’une trop grande importance accordée à la technologie à des
fins capitalistes ne pouvait être, à plus ou moins long terme, que néfaste à
la société. Etant de plus et par voie de conséquence, un fervent opposant à
la Révolution, il en vint donc à être désigné dans les encyclopédies et dictionnaires
conventionnels comme un roi faible, sans autorité manifeste.
C’est bien parce qu’il représentait une menace certaine que l’Histoire l’a
décrit sous ces traits. En fait, pour parvenir à une meilleure approche
de la réalité, il suffit souvent de retourner les informations à 180°, ce qui
en application de notre cas ici, donnerait quelque chose du genre « le roi
Louis XVI était un faible oui, mais pour la Fraternité Babylonienne,
ceux communément appelés les Illuminatis (puisqu’il aurait été fort pour
les masses) ». Il devait donc d’autant disparaître que celui-ci est issu des
mêmes lignées. Car il y aurait bel et bien une évidence de l’ascendance davidique
des rois de France, où il a fallu à un certain moment de l’Histoire,
redéfinir le tracé frontalier pour donner à cet empire Franc qui allait devenir
la France, la forme d’un polygone particulier, à 6 côtés précisément.
Cet Hexagone, frontière extérieure, permettant à son tour le tracé intérieur
de cette autre figure emblématique, l’étoile de David.
En tout cas, pour en revenir à la forte impression que l’histoire du
Rédempteur (se rapportant vraisemblablement à celle du dieu Horus)
eut sur notre monarque, il faut citer certains passages du livre lors de
cette fameuse et surtout drôle de fuite à Varennes où il s’arrangea pour
être au nombre de treize, comme dans le fameux tableau de Léonard de
Vinci, où les synchronicités ne sont pas absentes.

Jugez plutôt :
(p. 302)  » Treize personnes – Louis XVI, Marie-Antoinette, leurs
deux enfants, Louis-Charles et Marie-Thérèse, sa soeur Elisabeth, Mme
la Duchesse de Tourzel, gouvernante des enfants, deux femmes de
chambre, mesdames Brunier et de Neuville, trois domestiques, messieurs
de Moustier, de Malden et de Valory et le coiffeur Léonard, soit douze
personnes, en plus du cocher, Balthazar, ce qui fait treize.  » C’est beaucoup
trop pour ne pas être remarqués. En outre, on a beau ne pas être
superstitieux, le nombre treize n’a pas vertu de porter bonheur !
 » On fait mieux pour passer inaperçus, où la raison eût voulu que le
roi partît seul avec sa fille d’un côté, la reine avec son fils d’un autre côté,
ce qui n’aurait nécessité que l’usage de cabriolets, plus discrets et plus
rapides, et ce qui préservait le sang royal dans le cas où l’un des deux fût
pris, ou du roi ou du dauphin. Tout cela ne tient pas debout. « 

Effectivement cela n’a pas de sens où l’on se pose alors cette question :
(p. 308)  » Louis XVI était-il un imbécile, ou ceux qui ont préparé
l’opération, à la tête desquels l’incontournable Fersen ? Sûrement pas.
Alors quoi ? Par une curiosité remarquable, c’était le jour d’été, et le chef
de la garnison qui l’arrêtait s’appelait d’Etez. La coïncidence était-elle fortuite
? Ce serait prêter beaucoup au hasard. A la vérité, le scénario était
écrit, et qui en doute considère ceci : « Bonjour Sire », lui dit cet homme. Il
connaissait effectivement le roi ! Or après Drouet qui déjà l’avait connu,
la suite de négligences tournerait carrément à un je-m’en-foutisme absolument
incompatible avec cette opération où se jouait rien de moins que
l’avenir de la nation.
 » Mais réfléchissons : « Bonjour Maître », avait dit le disciple à Jésus,
par où il le livrait. L’histoire prend ici une autre dimension. De l’autre côté
de la rivière était une auberge dont l’enseigne était Au Grand Monarque.
Par une curieuse coïncidence, il existe une prophétie qu’on appelle « du
Grand Monarque ». Jadis, à Babylone, on fêtait le Grand Monarque le
11 mars, date où la berline fut terminée de construire. Cette prophétie du
Grand Monarque est liée à la prophétie des papes, écrite par un certain
Malachie, alors que Louis XVI était là en vert malachite. Pour tout finir,
Drouet était allé chercher le cheval Isabelle dans le hameau de Malassis,
alors que Malachie en français se dit Malassis.
 » Mauvais jeu de mots, peut-être, mais qui niera que Louis XVI était
« mal assis » sur son trône ? Et qui niera que, se livrant lui-même, comme
Jésus au Jardin des Oliviers (1), il triomphait devant le peuple, le message
étant : « Si j’avais voulu fuir, je l’aurais fait sans problème ». Et qui
en doute considère ceci. La rivière, à cet endroit où le roi était arrêté,
comporte un gué. Il était facile de passer, où personne n’aurait osé tirer
sur le roi. On dit communément qu’il manqua soixante-douze mètres
pour que ce fût réussi. En fait, cinq mètres les pieds dans l’eau, et c’était
gagné. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Il n’y a qu’une réponse possible :
Louis XVI ne voulait pas passer. La réussite était dans l’apparence d’un
échec, où tout était minutieusement préparé. »

——————————————–

1 – La couleur malachite rappelant le vert olive.

——————————————–

Daniel Leveillard nous parle alors du rapport de cet échec de l’opération
Varennes avec le secret de la disparition de Louis XVII (le vrai) :
(p. 309) « Quel scénario de génie ! Cette sacrée berline, où il aurait fallu
un fiacre. Un sacré fiacre, un saint fiacre, alors que Louis XVI avait dit
à Marie-Antoinette : « J’ai trouvé la clef » au jour de la Saint-Fiacre. Oui,
tout était calculé. Tout le monde ne parlait plus que de la fuite avortée. Ce
qu’on appelle détourner l’attention. C’était en 1791, personne ne s’interrogeait
sur le vrai dauphin de France, et l’enfant dans la voiture n’était qu’un
substitut. Ce qui ne veut pas dire, comme le bruit en courut pourtant,
qu’à Varennes on avait changé l’enfant, mais que, puisqu’il n’y a pas de
fumée sans feu, le mystère résidait dans l’aîné. »
Voici maintenant à la page 310 le message rendu par Louis XVI dans
une apparition au pape Pie X qu’on ne saurait difficilement accuser d’affabulation :
« « Plusieurs se sont assis sur mon trône et y ont trouvé leur perte.
Tout ce qui aura survécu de mes descendants s’assemblera un jour autour

de la place où mon sang a coulé. Au milieu d’eux paraîtra celui qu’on croît
mort. C’est lui qui doit tenir mon sceptre en sa main. C’est mon aîné. »
C’est-à-dire non pas le Louis XVII du Temple, Louis-Charles, mais
Louis-Xavier qui effectivement, était l’aîné, lequel donc ne serait mort
qu’officiellement, et non en réalité. Ce que confirma Marie-Julie Jahenny
sur les propos de la Sainte-Vierge : « C’est un Louis XVII inconnu. » « 
le saint-Suaire
Pour la poursuite de notre dossier quant à la survivance de Louis XVII,
il est impératif de prendre en considération un élément, artéfact plus précisément,
possédant la particularité de défier aussi bien historiens que
scientifiques à travers les siècles et ce, jusqu’à nos jours. Abordons alors
dès à présent le problème posé par le fameux Linceul de Turin ou Saint-
Suaire.
Mr Leveillard y consacre d’ailleurs un chapitre où il y voit l’oeuvre d’un
faussaire génial qui nous mène directement au Sang Royal. Cette idée de
sang royal lui fait évoquer la promulgation en France, de la loi salique (le
2 février 1319), puisque liée à ce sang. Une loi, d’origine judaïque bien plus
que salienne et qui priva, selon lui, les anglais de régner sur la France, d’où
naîtra la Guerre de Cent Ans avec l’idée anglaise à la fin de ladite guerre
de priver la France de son trône. Leveillard relève une coïncidence donc,
l’apparition du Saint-Suaire en ce 14ème siècle où, selon lui, « le dessin serait
apparu spontanément sur ce linceul vierge qu’était alors le drapeau
de France ». Mais la plus grande coïncidence concerne en fait (p. 252) « une
tache de sang, à l’endroit du coeur, qui dessine à la perfection le visage de
profil de Louis XVI (ou d’un sosie) (1).
Quelques lignes plus loin, notre historien affirme que « le fils caché de
Louis XVI, ce Sang Royal qu’on disait mort et donc « feu », avait en fait
échappé, et pris identité comme étant né un 12 avril. Or, le 12 avril 1997,
le Saint-Suaire échappait à un feu pris dans la nuit. Je ne crois pas que ce
soit par hasard mais « Main de Dieu » (2). »

————————————————

1 – ndlr : retenez bien ce dernier terme.
2 – ndlr : n’a-t-on pas encore employé cette dénomination pour l’élection du pape François Ier qui a fait la fierté du peuple argentin, l’ancienne Main de Dieu ayant été dans ce pays celle du joueur Maradona lors de son but resté célèbre, en
coupe du monde 1986 ?

————————————————

L’auteur rappelle la « tradition du Grand Roi
ou Grand Monarque, ce descendant caché de
Louis XVI et donc de son sang et à sa ressemblance,
dont il est dit encore qu’on verra son vrai
visage quand ce sera l’heure de Pierre II.  » Or,
poursuit Leveillard, « lors de l’ostension de 1898,
lorsqu’on photographia le Saint-Suaire, d’où fut
révélé cet incroyable mystère que le dessin était
en fait comme un « négatif photographique », le
photographe s’appelait Secundo Pia, qui signifie
« Pierre II ». » (p. 253)
Par conséquent,  » qui aurait pu dessiner à
l’avance les traits physiques de cet autre roi, de
figure semblable au Roi Martyr (Louis XVI), ô
combien sacrifié, mais par lequel doit s’exercer la
Main de Dieu et cet immense mystère où se profile,
dans l’ombre, la résurgence du Rameau des
Lys, ce rameau « replié dans un coin » ? « 
Il faut savoir, nous dit Leveillard, « qu’un français,
Normand de surcroît, Charles-Tiphaigne
de la Roche, dans un roman intitulé Giphantie
(1760), anagramme de son nom, avait déjà décrit
le procédé de catalysation (p. 255). Mais il reste
curieux, poursuit-il, que le découvreur du Suaire
à Constantinople était un certain Orthon de la Roche (p. 258) », où il y
voit à nouveau la Main de Dieu.
Continuons donc notre chemin, notre quémin en bon vieux français, à
la recherche d’autres synchronicités.

A propos de ce fameux linge, on nous fait remarquer qu’ « aucun fil
n’est tiré, ce qui suggère une évaporation du corps ; alors le Suaire, effectivement,
semble laisser transpirer cette idée précisément d’une évaporation,
et transpiration, donnant d’ailleurs au mot Suaire sa signification
logique, issue du mot sueur, le linge dès lors étant bien un suaire et non
un linceul ayant servi à l’ensevelissement de Jésus. La distinction n’est
pas vaine entre le Saint Linceul des origines et le Saint-Suaire actuel,
qui laisse entendre deux linges différents, et sans aucun doute d’époques
différentes, même si linceul et suaire sont devenus synonymes de nos
jours. Puis un peu plus loin, considérant à nouveau cette tache de sang
au niveau du coeur et représentant quelqu’un à la ressemblance de Louis
XVI, comme un il est de mon sang, ou un de ses descendants, je reviens
à cette évaporation du fils de Louis XVI, qu’on dira effectivement mort,
tradition étant qu’il se soit évaporé dans la nature ».
Nous avons vu avec l’auteur que ce fils cryptique de Louis XVI avait
pris identité sous pseudonyme, comme étant né un 12 avril. Or justement,
« le 12 avril 1997, le Saint-Suaire échappait au feu, comme s’il avait
été protégé par une mystérieuse évaporation d’eau empêchant le feu de
l’atteindre. Et c’est en 1204 que le Saint-Suaire, évaporé, a été retrouvé,
dans Constantinople en feu ; comme 12.04 et 12 avril. Précisément, la
prise de Constantinople eut lieu un 12 avril. » (p. 259)
« Ce linge, poursuit-il, particulièrement lié à Louis XVI par les liens
du sang, porte en ses traits le dessein relatif à la résurgence du Rameau
des Lys, cette tache de sang où se profile le portrait d’un homme à la
ressemblance de Louis XVI et donc un de ses descendants. Ce Suaire
faisait jadis l’objet d’une ostension annuelle, dont la fête avait été fixée au
4 mai. Or, c’est le 4 mai 1789 que l’on voit pour la dernière fois le fils aîné
de Louis XVI, Xavier. On retrouve ce lien avec le Saint-Suaire, comme
si le Suaire attirait l’attention sur Xavier, ô combien oublié de l’Histoire. »
Pour conclure ce chapitre sur le Saint-Suaire, l’auteur nous explique
qu’il ne peut y avoir de hasard ; « dès lors, comment ne pas y voir la Main
de Dieu ? Et donc que ce linge « est l’expression de ce dessein de Dieu, relatif
à la résurgence du Rameau des Lys, ce Grand Roi, ce Roi Maigne, ce

Grand Monarque, dont la tradition du même nom affirme que sa vie doit
récapituler la vie de Jésus, et qui donc, en ce sens, sera à l’image de Jésus.
Comme un jumeau (encore lui !). (…) Ces évangélistes (du latin evangelium
signifiant « annonce ») « avaient nécessairement en esprit cette vision
future du Grand Monarque qui sera à l’image de Jésus, mais également la
vision de ce jumeau dont la mort sacrificielle, à l’image de Lazare, serait le
Image reconstituée par la nasa à partir du saintsuaire
de Turin (1978).
Petite anecdote sur l’utilisation de ce portrait : il s’agit
cependant d’un « miracle ou prodige mensonger »,
accompli par le gourou Saï Baba, comme il s’en opère
de plus en plus en notre époque de profonde séduction.
… Puis, Saï Baba a porté son attention sur la photo
du Christ que mon amie
avait dans ses mains. Elle fut fascinée en regardant la main de Saï Baba s’élever en formant
une ondulation et retirer l’image du Christ du Suaire de Turin imprimée en noir
et blanc jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une feuille blanche glacée. Puis, de la même manière,
il créa sur la feuille blanche une impression, tout comme si l’image était dans un plateau
à développement pour photos et, peu à peu, l’image du Christ ressuscité est apparue en
couleur comme vous la voyez maintenant.
Sur le Suaire, l’image des yeux est inhabituelle : on a l’impression
que les yeux sont ouverts, globuleux, décentrés en strabisme
convergent ; il a fallu attendre les études tridimensionnelles du
sturp en 1978, complétées par le Père Filas, Jésuite mathématicien,

catalyseur psychologique aboutissant à la révélation du vrai visage de ce
monarque à l’image de Jésus. » (p. 259)

La Mythologie Grecque au secours d’un Dauphin
Quant à ce fils aîné de Louis XVI, Xavier, que l’histoire a fait passer
pour mort, « dans le calendrier républicain, au 4 juin, jour officiel de la
mort du fils aîné de Louis XVI, on mit la Saint-Barbeau, un poisson
qui en verlan se lit « beau bar », le bar étant un poisson également. Et la
ville de Varennes porte en armoiries précisément 2 beaux bars en reflet,
qui reflètent parfaitement l’esprit de Louis XVI car ce dernier, en parfait
Bourbon, aimait pratiquer l’art du jeu de mots. « Bobard » en vérité, que
la fuite à Varennes, et bobard que la mort de Xavier, qui fut effectivement
conduit à Quillebeuf, où dans l’église il y a Saint-Léonard, patron des enfants
évadés, qui seul justifie la présence du coiffeur Léonard à Varennes.
Un jeu de mots pour signer non pas sa propre évasion, mais celle de son
fils. » (p. 312)
Comme si tout ceci n’était pas assez fort de jeux de mots et synchronicités,
l’opération Quillebeuf n’était pas autre chose nous rappelle
Leveillard. Dans sa note additive en fin d’ouvrage sur la survivance de
Louis XVII, il revient sur cette opération. Jugez encore ce petit morceau
d’anthologie :
physicien et théologien, pour qu’une étude approfondie des
yeux révèle une particularité qui avait échappé jusque là : en réalité,
ce ne sont pas les globes oculaires que l’on voit, mais des piécettes
qui ont été posées sur les yeux du mort. En dépit des difficultés
énormes dues à la petitesse des images par rapport à la dimension des fils du tissu (0,25
mm de diamètre alors que chaque piécette mesure environ 17 mm de diamètre et que la
taille des lettres est de l’ordre de 1 x 4 mm seulement), la photographie a permis de voir
ces piécettes et d’identifier presque formellement celle qui est sur la paupière droite : il
s’agit d’un lepton, pièce de monnaie d’usage quotidien au début de notre ère (celle que les
Évangiles nomment denier ou obole).

(p. 504)  » Maintenant où était le vrai Louis XVII ? A ce sujet, j’ai déjà
expliqué très clairement comment Louis-Xavier était parti pour une ville
de Normandie portant son anagramme, à savoir « X à Vire » (incognito
à Vire). Ou quelque part alentour, dans les Vaux de Vire. Louis XVII
ne portait-il pas le titre ducal de « Normandie » (qui, selon le voeu de
Philippe II Auguste aurait dû revenir de facto au fils aîné du roi, c’est-àdire
Louis-Xavier) ? On le confie alors à une mère nourricière qui devient
administrativement sa mère biologique, laquelle a toute liberté quant à
ce fils qui lui échoit. En quelque sorte, celle-ci hérite d’un blanc-seing.
Or, comment s’appelait la mère nourricière de Louis-Xavier à Versailles ?
Elle s’appelait Geneviève Poitrine. La poitrine d’une femme se dit « sein »
et « Geneviève » vient du latin genova qui signifie « blanc ». Un blanc sein.
J’ai expliqué aussi comment cette mère de remplacement se prénommait
« Ambroisie », mot qui rappelle le Lait de Mai des anciens qui symbolisait
le lait maternel, issu de la poitrine (de la Vierge Maia) comme abrosios en
grec, signifie « non mort », alors que Xavier est « non mort ».
(p. 505)  » Le 4 juin, l’enfant disparaît. Quarante jours plus tard, c’est
la Bastille. Et six mois plus tard, le 30 janvier 1790, c’est le naufrage du
bateau Télémaque. Que cela a-t-il à voir ? Certes, à priori rien du tout.
Pourtant, il existe un calendrier de confusion, dit calendrier des mages,
fondé sur la confusion précisément des deux nouvel an, civil et religieux,
au temps des mages à Babylone. Or, dans ce calendrier, où le 22 septembre
est confondu avec le 14 mars, le 30 janvier 1790 équivaut au 14 juillet 1789,
première coïncidence. Deuxième coïncidence, le bateau porte le nom de
Télémaque, alors que Télémaque est le nom du fils d’Ulysse,le héros grec,
où l’on trouve l’homophonie remarquable de « Fils du Lys », ce qui rappelle
le fils du roi. Troisième coïncidence, ce bateau est censé porter le
Trésor de la Couronne, et qui niera que pour la Couronne, le fils aîné de
France ne soit un précieux trésor ?
Quatrième coïncidence, le bateau aurait sombré à cause d’un mascaret.
Mais il n’y a pas de mascaret en janvier. De plus, ce n’est pas une vague
de si peu de mètres qui peut faire couler un navire de haute mer apte à
affronter les tempêtes. A condition il est vrai, qu’il soit face à la vague

et non pas amarré, mais cela tous les marins le savent. Or, justement, il
aurait été amarré, ce qui est invraisemblable, et d’autant que le mascaret
est un phénomène prévisible dont on sait à l’avance qu’il va se manifester.
Cette histoire est impossible. D’ailleurs, l’épave n’a jamais été retrouvée
malgré de nombreuses recherches. En fait de mascaret, l’histoire réelle est
bien plutôt celle d’une mascarade.
Cinquième coïncidence, bien que cela ne tienne pas debout, admettons
que l’histoire soit véridique. Cela revient à dire qu’Adrien Quémin
aurait commis une faute professionnelle grave. Au regard du sinistre
(perte du Trésor Royal), il aurait mérité la prison à vie. Au contraire, il
va bénéficier d’une rente à vie ! Dans une belle maison au Val de la Haye.
De plus, le Val de la Haye est une bourgade où étaient les meilleurs capitaines
de navigation en Seine. Imaginons un capitaine qui aurait commis
une faute aussi grave vivre là, au milieu de capitaines avertis ! Il nous faut
expliquer ! Enfin, tout l’équipage aurait disparu avec le Télémaque, sauf le
capitaine et un moussaillon. C’est vraiment trop ! Le moussaillon, c’était
Louis-Xavier, où Adrien Quémin devient une figure du père (1). Car, sixième
coïncidence, ce capitaine est né le 23 août 1754, comme Louis XVI,
dont il était en quelque sorte un jumeau, un double (encore !), une représentation.
Louis XVII qui sombra là dans l’anonymat plus certainement
que le bateau, où c’est la France qui sombrait.
En fait, Adrien Quémin a conduit Louis-Xavier jusqu’à Quillebeuf
(par ce petit quémin le long de la Seine !). Septième coïncidence, cette
bourgade est placée sous le patronage de St-Léonard, saint patron des
évadés et de même celui des prisonniers qu’il faisait s’échapper ! L’église
portant le nom de Notre-Dame de Bon Port comme Louis-Xavier était
donc arrivé à bon port. Adrien avait rempli la mission qu’on lui avait
confiée. Quant à Xavier, après être passé « de l’autre côté de l’eau », for-

————————————

1 – ndlr : ajoutons aussi que ce patronyme rappelle le latin que mando signifiant
précisément « chargé de mission », qui donnera « commando » ; de plus,
Adrien viendrait aussi du latin ater, qui a donné « atérien », signifiant « noirci »,
« obscurci » et « atermoiement », précisément « gagner du temps en obscurcissant
les faits. »

————————————

cément en barque, il fut confié à sa nouvelle mère, au nom d’Ambroisie,
qui en fit son fils. Concernant encore ce Saint-Léonard, on trouve à ses
pieds dans cette église, deux prisonniers, d’une taille infantile, à genoux,
face à face. Comme deux enfants qui seraient le reflet l’un de l’autre et
donc, deux « jumeaux » (toujours là !), rappelant Charles, prisonnier au
Temple, et l’enfant mort au Temple, mis en ressemblance de lui.
A tout cela s’ajoute une autre coïncidence. Si cette thèse est véridique,
alors le Val de la Haye devient symbole du transbordement de
Louis XVII qu’on disait mort, et donc, symboliquement, un transbordement
des cendres. Or, en 1840, quand on procéda au transfert des cendres
de l’Empereur (Napoléon), il se trouve que le 9 décembre, le bateau qui
transportait le corps en direction de Paris, et qui s’appelait Normandie
(comme Louis XVII), fut soudain frappé d’une panne de moteur et dut
s’arrêter afin qu’on procédât à un transbordement vers un petit bateau de
pêche, la Dorade, qui était là. Justement, là, au Val de la Haye, presque
devant la maison d’Adrien Quémin. Pour comble, la ville sur l’autre rive
s’appelle « Couronne » ! »
De plus, « le Télémaque en réalité avait été rebaptisé juste auparavant
du nom de Quintanadoine (formé de Quinte « 5ème » ; Anax, « Roi » ; Do,
« donner » ; Ino, « Force de Dieu ») qui signifie « La Main de Dieu donnera
un roi à la 5ème génération ».

Un Dauphin traverse la Manche
Afin de continuer sur notre quémin, il
est bon de faire quelques rappels de cette
loi salique ; cette loi, inventée de toutes
pièces en 1319 et d’origine judaïque privait
les Britanniques du droit de régner
en France, loi de succession de mâle en
mâle. Celle-ci, « pour rappeler la loi franc-salienne, n’a pour autant rien
de franc alors que c’était la loi en Israël. La leçon étant d’importance.

Bien sûr, il y avait la question d’Isabelle à qui revenait de droit le trône
de France, ce qui n’était pas grave, lequel trône revenait de droit à son
fils Edouard dès son accession au trône d’Angleterre, ce qui, là, était très
grave : « Roi de France et d’Angleterre » (la cause de la guerre de Cent
Ans), mais il y avait aussi cette autre raison : c’est alors même qu’Israël
était sur le point de renaître, que le roi de France accepta la charge de
« successeur de David », retirant par là même ce titre aux prétendus rois
de Jérusalem. » Une guerre de Cent Ans donc, « où les rois d’Angleterre
se disaient rois de France et que la France nia en invoquant cette loi salique
; une guerre qui n’aurait jamais eu lieu sans Guillaume (retenez ce
prénom), usurpateur du trône selon les Anglais et l’Eglise – ni donc la
Révolution ! » (p. 244)
« Un jour, vous serez sans roi ! » : ce terrible serment fait par les
Anglais au lendemain de cette guerre n’était pas un vain mot, et personne
ne pouvait l’ignorer depuis François 1er rencontrant un Henri VIII suffisamment
explicite (« Moi, Henri VIII, roi de France et d’Angleterre…. »). »
Précisons donc ici la définition première du Royaume-Uni : Royaume
non pas entre les îles Britanniques que nous connaissons mais entre l’Angleterre
et la France où le trait d’union représente la Normandie. Car
apparemment, « sans la faute de Guillaume, l’Angleterre devrait être aujourd’hui
française et où la Manche n’était pas considérée par les Anglais
comme une mer (séparant deux pays), mais comme un chenal traversant
le pays (« Channel » en anglais). »

On peut donc logiquement penser à ce moment que le vrai Louis XVII
ait rejoint l’Angleterre, vraisemblablement à partir de Quillebeuf, à l’estuaire
de la Seine. Cette opération, d’après les travaux de la Dame au Hibou,
visait bien à donner vengeance aux anglais, pénalisés par cette loi salique.
Pour terminer, cette traversée fut probablement entreprise avec celui
qui, selon Daniel Leveillard, « apparaît sous les traits de Condé, l’incorruptible
organisateur. C’est lui, en effet, qui a eu la charge de conduire
Xavier, officiellement mort, en sa demeure mortuaire. Evasion de Xavier
qui prit alors nouvelle identité comme étant né un 12 avril, date si intimement
liée au Saint-Suaire. Condé donnera à son régiment la cocarde
noire, et vocation de fidélité à ce Roi Noir que sera Louis XVII. « Noir »
signifiant « caché » dans la symbolique biblique, rejoignant cet immense
mystère du Roi Noir de la tradition des mages, nommé Balthazar, comme
le cocher chargé de conduire la famille royale lors de la fameuse évasion
vers Varennes avait nom Balthazar. » (p. 265)
Un roi bien mort pour les masses et bien Maure, donc caché, pour une
minorité !

Autres Prophéties
Avant de traverser nous aussi la Manche, recensons avec l’auteur tout
ce qui a pu être annoncé à propos de la venue de ce Grand Roi car il n’y eut
pas simplement celle du Saint-Pape. Concernant celle-ci, je tiens à préciser
que Daniel Leveillard assimile ce pape qui dévoilera ce Grand Roi
comme le 111ème dans la prophétie de St-Malachie, à savoir Benoît XVI,
raison pour laquelle il lui écrivit une longue lettre. Mais il ressortirait
en fait que Malachie parlait du 112ème après celui en place au moment de
ses visions, c’est-à-dire Clément IV, ce qui nous donnerait donc le pape
François. De plus, le site Wikipédia parle bien d’une 112ème devise, Petrus
Romanus qui, nous dit-on, apparaît pour la 1ère fois dans l’édition princeps
d’Arnold de Wyon du Lignum Vitæ de 1595.
La plus connue de ces prophéties est celle dite du Roy des Frayeurs
de Michel de Nostre-Dame à propos du fils Capet. Ce fils Capet que
les républicains au moment de la Révolution avaient ordre de rechercher

par toutes les routes de France. En parlant de Nostradamus justement,
permettez-moi alors d’ouvrir une parenthèse de taille. D’après un certain
Rudy Cambier, les fameuses Centuries n’ont pas pu être rédigées par celui
que l’on présente comme le plus grand visionnaire de l’Histoire qui s’en est
ainsi approprié la paternité. Au cours de ses travaux, il s’est aperçu que le
langage de ces fameux quatrains n’appartenait pas à la région de Provence
de Nostradamus mais aux frontières belges et qui de plus, relevait du 14ème
siècle et non du 16ème ! Ces célèbres quatrains dont le caractère sybillin
peut prêter à de nombreuses interprétations, auraient été composés entre
1323 et 1328 par un moine cistercien du nom de Yves de Lessines, prieur
et 15ème abbé de l’abbaye de Cambron, entre Mons et Ath, à la frontière
belge donc, et révélerait l’emplacement d’un trésor templier. C’est la forme

du futur employé dans ces Centuries qui ont fait croire à un caractère
prophétique mais le fait est qu’on y trouve effectivement des allusions
troublantes au fils Capet. C’est donc à cause de ces allusions intrigantes
que j’ai décidé d’inclure ici cette prophétie du Roy des Frayeurs, même si
ce caractère prophétique des Centuries n’est pas fondé en réalité. La parenthèse
étant fermée maintenant avec cette imposture qui risquera d’en
surprendre beaucoup parmi vous j’en conviens, et confirmée d’ailleurs par
la Dame au Hibou, dressons pour terminer avec Daniel Leveillard la liste
d’autres prophéties plus claires avec le sujet nous concernant (p. 471) :
La prophétie du Champ des Bouleaux, la prophétie Emilienne, la prophétie
de Limoges, la prophétie de Mayence, la prophétie de Plaisance, la
prophétie d’Orval, la prophétie de Prémol…
Prophéties auxquelles s’ajoutent, hors les 2 voyants de La Salette,
sainte Mélanie Calvat et saint Maximin Giraud, toute une pléthore
d’autres saints personnages (dont la liste serait ici inutile).
Force est de constater un nombre relativement important de prophéties
liées à ce Grand Monarque, ce qui devrait marquer par conséquent
un étape cruciale dans l’Histoire de l’Humanité.

Un Dauphin traverse l’Atlantique
Avec la disparition du vrai Louis XVII du territoire français, nous en
perdons logiquement la trace si l’on se fie aux historiens et chercheurs de
ce pays, l’intérêt étant d’aller voir « ailleurs ». Etant parti à la poursuite de
notre Dauphin, je me suis mis alors moi aussi à naviguer, non pas sur les
mers mais sur la Toile. En consultant certains forums chez nos collègues
d’Outre-Manche et d’outre-Atlantique, j’ai pu tomber sur une certaine
Donna Kimmons, aujourd’hui installée à Wimberley au Texas. Cette
personne qui descendrait du roi Edouard VII et du clan Plantagenêt
(confirmant une fois encore la même origine des lignées royales franco-
britanniques, où l’on aurait ici à faire à deux côtés d’une même pièce,
un peu à l’instar des Beatles et des Rolling Stones dans l’industrie du
Rock), me donna un nom qui effaça alors mes doutes. En effet, il était fait
mention dans le livre « Le Plus Grand Secret » de David Icke, de l’existence

d’un certain Daniel Payseur comme
descendant caché du roi Louis XVI, ce
même nom de Payseur que ma correspondante
texane venait de me donner.
De plus, il n’y avait aucun doute non
plus du côté de la Dame au Hibou. Nous
en savons un peu plus dans ce livre à
compter de la page 310 où Icke nous informe
que « deux ans après l’exécution
du roi Louis XVI, le Dauphin s’est évadé
dans un panier à linge avec l’aide de
son médecin, le Dr Naudin. Le neveu
retardé du marquis de Jarjayes lui a été
substitué et il est décédé en 1795. Le prince a été amené secrètement au
château de Vendée et s’est vu offrir l’asile par le prince de Condé. Par la
suite, le prince Louis a été déplacé vers une forteresse près du Rhin où il
a vécu sous le nom de baron de Richmond. Il est arrivé en Angleterre en
1804 (confirmé par la Dame au Hibou) avec l’intendant royal de France,
George Payseur, et il a reçu la protection du roi George III […]. Le prince
a alors encore une fois changé de nom pour celui de Daniel Payseur, pendant
que George Payseur devenait George Bayshore. George III a alors
donné au prince un bateau et accordé à George Bayshore 600 acres (quel
chiffre !) de terres en Caroline du Nord. »
On nous informe ensuite qu’ « avant de quitter l’Angleterre, le prince
avait acheté des parts dans la Virginia Company, et une fois en Amérique,
a acheté des mines d’or, dont la Gold Hill Mining Company. […] Puis, avec
l’invention de la locomotive à vapeur, Payseur a commencé à construire
des chemins de fer et à les louer aux compagnies.[…] Payseur et les chemins

de fer possédaient en quelque sorte les premiers biens immobiliers
de l’Amérique. L’essentiel de cette législation se trouve dans les archives
du Congrès de 1854. La Cie Lancaster Railways de Payseur contrôlait,
via l’Alabama Minerai Company, la Cie Coca-Cola, Pepsi-Cola, General
Motors, Boeing, Ford, Standard OU … ! »
On s’aperçoit donc que notre fils caché s’est constitué un véritable empire,
une fois parvenu dans le Nouveau-Monde. Il n’est pas besoin d’être
prophète pour en déduire qu’il eut lui aussi une descendance. J’ai pu arriver
ainsi à retrouver une partie de cette descendance grâce à certains documents
disponibles sur la Toile et des informations fournies par Donna
Kimmons. Voici donc ce que l’on peut récolter :
Daniel Payseur (1781 – 1860) qui aurait eu 2 fils dont l’un, Adam, aurait
été assassiné jeune, le 2ème fils s’appelant Jonas W.
Jonas W. Payseur (1819 – 1884) que David Icke ne mentionne pas dans
son ouvrage, et Lewis Cass Payseur (1850 – 1939), fils aîné de Jonas, qui
sera chargé de gérer le gigantesque empire de son grand-père décédé en
1860 (à noter que d’après la Dame au Hibou, Lewis Cass Payseur serait né
non pas en 1850 mais 1845 mais cela n’a pas grande importance ici).
Un empire comprenant des compagnies ferroviaires, mines d’or et
d’argent, forêts, banques et Cies apparentées, filatures de coton, sociétés
de machines à coudre, compagnies d’alimentation électrique, aciéries et
autres industries sidérurgiques, sociétés automobiles, compagnies d’assurances,
industries du tabac, fabriques de montres, compagnies immobilières,
alimentaires et diverses. C’est dire justement l’ampleur de ses
possessions, un véritable empire. Comme si cela ne suffisait pas, notons
que les négociations qui aboutirent à la création de la Réserve Fédérale
eut lieu sur les terres de Jekyll Island en Géorgie qui appartenaient encore
aux Payseur et où tous ces géants de la finance, Rockefeller, Morgan,
Rothschild et Harriman en étaient des administrateurs. Précisons pour
terminer, qu’à l’origine, Daniel Payseur se trouvait à la création d’une
compagnie de télégraphe, la Western Union (ayant créé une filiale en
1875, la AT & T) ainsi que de l’Office des Services Stratégiques, l’OSS,
ancêtre direct de la CIA !

Les documents sur lesquels on peut tomber sur Internet évoquent
aussi la descendance de ce L. C. Payseur, qu’il eut avec sa femme, Mary
Alice Hudson. Ce couple aurait eu 3 filles, Pearl, Una et Iola. Vu apparemment
l’absence d’héritier mâle, la famille s’est vu obligée à un moment
d’en trouver un pour la poursuite de la gestion de cet empire colossal.
Celui-ci aurait été trouvé en la personne de Leroy Springs (vrai
nom Springstein), un parent de la famille Rothschild qui aurait passé le
flambeau à sa mort en 1931 à son fils, Elliot. Ce qui expliquerait qu’aujourd’hui,
cet empire serait aux mains des Rothschild mais ce qu’il importe
ici est que nous avons des engrenages aux noms différents mais
s’imbriquant dans d’autres, ce qui permet à la mécanique Illuminati, celle
de la Fraternité Babylonienne, un fonctionnement sans heurt dans l’édification
du Nouvel ordre Mondial.

Conclusion
Voilà donc notre enquête qui semble toucher à sa fin. Mais je me
doute que vous devez avoir une réaction en tant que lecteurs avertis que
vous êtes. Effectivement, nous avons là une descendance du souverain
Louis XVI qui se termine sur une dépossession pure et simple d’un empire
gigantesque, nous venons de le voir. Vient aussitôt à l’esprit cette
fameuse prophétie des papes et du Grand Monarque où ce descendant
caché du Roi Louis XVI fera surface à la 5ème génération. D’après ces documents
disponibles, il semblerait que cette descendance justement s’arrête
à la 3ème avec le décès de Lewis Cass Payseur, n’ayant engendré que
des filles ; ce qui expliquerait aussi la transmission de ses biens colossaux
à une autre dynastie, celle des Rothschild par l’intermédiaire de ce
Leroy Springs. La piste que nous avons suivie, en partant de France, puis
en Angleterre et enfin, en Amérique serait-elle fausse ? De plus, comment
expliquer d’un côté, le comportement du roi Louis XVI voulant
d’abord faire passer les intérêts du peuple avant ceux de la Monarchie et
de l’autre, celui d’un fils versé dans la gestion d’un empire fabuleux accumulant
richesses sur richesses, en totale contradiction apparente avec la
politique du roi de France ? Y aurait-il un lien logique entre ces éléments
à première vue incohérents ? Pour clore cette première partie, comment
expliquer d’une part, ce moyen effroyable (la décapitation) utilisé aux fins
de faire disparaître ce roi qui dérangeait tant et d’autre part, la protection
apportée au descendant de ce même monarque, qui s’est vu hissé au sommet
d’un véritable empire financier ?
Tout ceci semble en effet déconcertant mais le chapitre suivant le sera
bien davantage. Un monde où la réalité, vous le savez désormais, dépasse
bien la fiction.

 

2ème partie

Nous avons pu nous rendre compte dans la première partie, de ce périple
pour le moins incroyable dans l’univers des jeux de mots, synchronicités,
coïncidences et autres homophonies, où le lecteur averti ne sait
plus quand la matrice intervient ou bien le roi lui-même. Mais il faut rappeler
ici que le monarque en question à l’origine de toute cette saga faisait
lui aussi partie des lignées dirigeantes de cette planète, ce qui laisse entendre
qu’il devait avoir à son actif plusieurs clés quant au fonctionnement de
cette même matrice ou du moins quant à l’importance capitale du langage
codé, de la langue des oiseaux et du symbolisme en général. En tout cas,
le rouage qu’il représentait faisait crisser toute la mécanique Illuminati,
vu qu’il ne respectait pas le plan, rouage qui devait donc disparaître pour
redonner à cet ensemble toute sa fluidité et son fonctionnement optimaux.
La mécanique étant de nouveau bien huilée, tout allait pouvoir reprendre
sur de meilleures bases. Pour être à même de poursuivre notre quémin des
découvertes au sujet de cette étonnante prophétie, il nous faut alors remonter
un peu plus loin dans le temps. Comme le disent certains d’ailleurs, ceux
qui contrôlent le passé, contrôlent le présent ; eh bien, faisons-en autant.

Une Montagne Royale pour une Cité Nouvelle
Ayant relevé l’influence que la fameuse trinité chrétienne eut sur de
nombreux sujets au fil de l’Histoire, incluant comme on l’a vu Daniel
Leveillard et le roi Louis XVI, nous allons à présent en donner un autre
exemple qui aboutira à la fondation d’une ville pour le moins singulière.
Beaucoup d’éléments qui suivent représentent la traduction que j’ai
faite de passages d’un autre très bon ouvrage, celui de Francine Bernier,
cité en fin d’article dans les références bibliographiques.

Cela se passa au 17ème siècle
En France à cette époque, deux hommes auraient affirmé avoir reçu
une révélation divine pour l’un et pure illumination pour l’autre ; tous deux
faisant remonter leurs visions à la Vierge Marie. Le premier s’appelait
Jean-Jacques Olier et le second, Jérôme de la Dauversière.
Jean-Jacques Olier (1608 – 1657) de Verneuil (près de Poissy dans les
Yvelines actuelles), fondateur de la Compagnie des Prêtres du Saint-
Sulpice, avait entrepris de créer après le Concile de Trente, un nouveau
concept de séminaire pour le clergé, afin de restaurer à ce dernier, sa forme
apostolique la plus pure, qu’il voyait comme un besoin d’accomplir la volonté
du Père Charles de Condren, successeur du Cardinal de Bérulle
comme directeur de l’Oratoire de France et membre d’une Compagnie
énigmatique, la Compagnie du Saint-Sacrement. En 1651, il nomma son
projet Compagnie des Prêtres du Clergé de France, une entité séparée
du séminaire, qu’il supervisa en tant que supérieur avec 12 prêtres, pour
suivre l’exemple du collège des apôtres. Ces hommes furent alors appelés
Messieurs du Saint-Sulpice. Mais c’est 16 ans plus tôt, en 1635 exactement,
qu’il reçut sa divine révélation, lorsqu’il rejoignit cette mystérieuse
Compagnie du Saint-Sacrement.
Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière (1608 – 1692) était collecteur
d’impôts. C’était apparemment un homme très pieux de La Flèche en
Anjou. Il affirma un jour lui aussi, avoir eu une inspiration divine, plus
particulièrement en 1630, l’année où la Compagnie du Saint-Sacrement
(CSS) fut formellement organisée en tant que mission fonctionnelle.
Maintenant me direz-vous, quel point commun peut-il y avoir entre
ces deux hommes, outre une certitude d’illumination ? Cette révélation
divine qu’ils reçurent l’un et l’autre, consistait alors en l’établissement
d’une mission particulière située au même endroit, sur une île très précisément
; île qui fut découverte un siècle plus tôt par un autre français,
l’explorateur Jacques Cartier. C’est le 2 octobre 1535 exactement que ce
dernier atteignit cette île du Nouveau-Monde, une île en forme de croissant
et possédant une montagne haute de 232 m. (760 pieds). Au moment
de cette découverte, notre explorateur avait trouvé en son sommet, un

village Iroquois nommé Hochelaga, entouré de bois luxuriants. Cartier
décida alors de dédier cette montagne à son bienfaiteur, le roi de France
François 1er, en lui donnant, en vieux français du 16ème siècle, le nom de
Mont Réal, soit la Montagne Royale, aujourd’hui appelée Mont-Royal.
Il le fit en ces termes :
 » Parmi ces champs se trouve ladite cité d’Hochelaga, près de et
jouxtant une montagne qui est, alentour, labourée et fertile, au sommet
de laquelle on peut voir très loin. Nous appelâmes cette montagne,
Mont Royal. »
Avant de retrouver nos
deux protagonistes, relevons
d’abord un élément
intéressant quant à la nature
même de cette montagne.
Il faut savoir que, bien que le Ministère des Ressources Naturelles du
Gouvernement Canadien le nie purement et simplement, le Mont‑Royal
était autrefois un volcan. Or, figurez-vous que dans les anciennes traditions
Amérindiennes, un volcan était considéré comme royal, à la différence
des autres montagnes dites ordinaires ou sans feu. Elle était vue
comme un Dieu du feu, un être suprême. Par conséquent, le peuple
d’Hochelaga a-t-il pu être au courant et parler à Cartier de cette tradition
païenne ?
Retour au 17ème siècle maintenant. Il appert qu’à cette époque, la chrétienté
visait à étendre son domaine d’action aussi loin que possible et
plus particulièrement dans les contrées du Nouveau-Monde. Justement,

en 1635, la Vierge Marie aurait confié à Jean-Jacques Olier l’établissement
d’une mission chrétienne sur l’île du Mont Réal, qu’il devait lui consacrer.
Cette mission paraissait d’autant plus importante aux yeux de notre fervent
mystique que les missionnaires en Nouvelle-France ne parvenaient
pas à convertir les indigènes qui selon lui, voyageaient trop et trop souvent
d’une tribu à l’autre, sans rester suffisamment de temps pour mener
à bien leur conversion. Olier était donc résolu, suite à cette vision, à y
établir un centre durable, essentiel selon lui, à une bonne propagation de
la chrétienté. Curieusement, notre deuxième grand mystique, Jérôme Le
Royer, avait déjà décrit la topographie de cette île, qu’il prétendait avoir
vue en vision lors d’un moment d’ardente prière. Tel qu’affirmé plus haut,
c’est en 1630 donc, qu’il révéla avoir fait l’expérience « d’illumination pure,
d’un état de profonde grâce ». A lui aussi, la Vierge Marie aurait demandé
d’y créer une congrégation d’Hospitalières, c’est-à-dire de femmes qui s’occuperaient
des pauvres (des femmes qui se trouvaient déjà à l’Hôtel-Dieu
à La Flèche en Anjou). Le Royer fit part également après d’une autre
rencontre avec la Sainte-Vierge lui confirmant sa mission.
Ces deux individus se virent alors contraints d’aller rendre visite à
un certain prêtre, un jésuite et autre mystique, le Père Claude Bernier à
Meudon. Chose incroyable, nos deux hommes aux mêmes inspirations,

se pointèrent exactement le même jour pour voir ce même prêtre au sujet
d’un même projet ! Projet donc, qui avait pour cible, cette ville du Mont
Réal qui prit alors le nom de Ville-Marie (jusqu’en 1705). Coïncidence ?
Dessein ? Cité dont le nom aurait été choisi par Olier et officiellement
fondée le 18 mai 1642 par Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve. Cité
qui avait aussi pour nom Marianopolis, terme rare employé surtout par
les Nonnes Hospitalières de l’Hotel-Dieu de Montréal dans leurs archives
officielles.
Il fallait pour cela fonder un nouveau groupe afin
de travailler main dans la main; un groupe fondé
officiellement 4 ans plus tard, en 1639, qui reçut le
nom de Société des Messieurs et Dames de Notre-Dame de
Montréal pour la conversion des sauvages
qui prit par la suite la forme abrégée, Société de Notre-Dame
de Montréal, créée donc par cette énigmatique et ardente compagnie
à laquelle Olier et Le Royer appartenaient, la Compagnie du Saint-
Sacrement. Le sceau de ladite société, de forme ovale, fut conçu
peu de temps après la nomination d’Olier :
La Vierge tenant son fils et
portant une cape rouge, la couleur
de l’élévation spirituelle et de la révélation, le feu du Saint-Esprit ou
baptême du feu.
Il est possible que Le Royer connaissait Olier de par leur affiliation à la
Compagnie du Saint-Sacrement pour expliquer leur arrivée concomitante

chez le jésuite. Sur ses visions de la topographie de Montréal, il se peut que
Le Royer ait eu accès aux cartes publiées par Giovanni Battista Ramusio
dès 1550 ou être au fait des expériences des Jésuites en Nouvelle-France,
publiées par un éditeur local, de même que des Voyages de la Nouvelle-
France de Samuel de Champlain, publiés en 1632. Mais Le Royer était
considéré comme un fervent chrétien et véritable mystique, pas seulement
au vu d’un mode de vie exemplaire et vertueux mais aussi apparemment
de certaines habitudes étranges de mortification telles que flagellation
quotidienne, port du cilice ainsi que d’une ceinture et de gants faits de
quelque 2 000 pointes acérées pressant contre sa peau nue, d’où un statut
de quasi-sainteté. Par où donc ses allégations de pure illumination de la
Vierge semblaient authentiques, vu qu’un saint ne peut mentir.
Cette île du Mont Réal donc, maintenant Ville-Marie, présentait alors
toutes les caractéristiques de l’Utopia absolue : terre de nulle part, lointaine,
insulaire et inaccessible, littéralement une Nouvelle- Jérusalem, telle
qu’imaginée par les mystiques du 17ème siècle et rappelant la Cité de Dieu
chrétienne idéale de St-Augustin (354-430) qui réunira tous les vertueux,
anges, saints, hommes d’intégrité. Ce concept de cité divine ressemble
aussi beaucoup à la terre utopique créée par l’Archevêque Sulpicien de
Cambrai (1695), François Sajignac de La Mothe Fénelon (1651-1715),
dont l’oncle, le Marquis Antoine de Fénelon, était un ami proche d’Olier
et Vincent de Paul. Fénelon parla de cette utopia dans ses admirables et
poétiques Aventures de Télémaque (cela ne vous rappelle rien ?) à propos
d’une terre où le Temple est consacré à la Sagesse et à la Raison, et où les
prêtres sont les protecteurs de la plus haute vertu morale parmi les hommes.
On peut facilement arguer que l’apparition mariale à nos deux pionniers
ait pu leur faire ressentir le besoin impérieux de créer une telle
« Utopia » à Ville-Marie par l’entremise de cette mystérieuse Compagnie
du Saint-Sacrement. Précisons que celle-ci fut d’abord organisée sous
l’autorité d’un comité composé de 9 membres (comme les 9 Templiers
d’origine) changés tous les 3 mois. De plus, son fondateur, Henri de
Lévis, Duc de Ventadour en Limousin (1596-1660), était non seulement
le neveu d’Henri de Montmorency – ancien prétendu Grand Maître

des Chevaliers Templiers de 1574 à 1615 – mais figura aussi parmi les
premiers propriétaires de Nouvelle-France. Voici son pédigrée : Prince
de Maubuisson, Comte de la Voulte-en-Velay, Seigneur de Cheylard &
Vauvert, Gouverneur du Languedoc, Vice-régent de Nouvelle-France
(1625-1627), allié de la famille Condé, ordonné prêtre en 1642 et chanoine
de Notre-Dame de Paris en 1650. Mais ce n’est pas tout : il est aussi un
descendant légitime de la vieille dynastie Lévis qui possédait le Comté
de Foix incluant les châteaux de Montréal-de-Sos et Montségur, lesquels
châteaux jouèrent un rôle important dans le mystère des Cathares et l’histoire
du Saint-Graal. Ce château de Montréal-de-Sos qui devint paraît-il
un refuge du « Graal » (Sang Réal) après la chute de Montségur. Signalons
que ce Duc de Ventadour, fervent apôtre de la Contre-Réforme, ainsi que
d’autres de sa lignée comme un certain Gabriel de Thubières de Lévis
de Queylus (Caylus) qui fut le premier Sulpicien Supérieur à Montréal,
insistaient qu’il descendaient de Levi, fils de Jacob, père des Lévites et
étaient par conséquent les cousins de la Vierge, également de la tribu de
Lévi. Il n’y a guère de doute que le prénom Louis, utilisé par cette lignée
de rois de France et donc fils de David, a pour origine le vocable hébreu
levi ou levis, le u et le v étant interchangeables linguistiquement. Or, il
appert que Lévis est aussi comme par hasard une ville du Québec (sur la
rive droite du Saint-Laurent, en face de Québec City); et pour en revenir
à cette drôle de fuite de Louis XVI à Varennes, précisons qu’il existe
aussi une ville de Varennes au Québec, en Montérégie, avec notamment
la Basilique Sainte-Anne de Varennes.
Finalement, cette île de Montréal ne serait-elle pas le site parfait
pour l’établissement de la Nouvelle-Jérusalem, avec l’aide de quelque
Templariste clandestin, groupe maçonnique n’ayant rien à perdre ? Peutêtre
cette Montagne Royale représentait-elle ce symbolisme très ancien
du centre du Nouveau Monde, l’Omphalos, comme le Mont du Temple
de Jérusalem formait l’axis mundi de l’Ancien Monde ?

Une Sainteté étendue à la Province
Cette mission apostolique à Ville-Marie se reflète aussi dans la dénomination

des rues, qui commença logiquement par la partie que l’on
appelle aujourd’hui le Vieux Montréal. C’est en 1672 que le Sulpicien
François Dollier de Casson (1636-1701) et le notaire Bénigne Bossuet
dit Deslauriers (1639-1699) conçurent le plan orthogonal de la cité, basé
sur la topographie naturelle de la région qui était une colline petite mais
longue. C’est donc à l’endroit le plus élevé que choisit Casson pour l’édification
de la première église paroissiale, consacrée à Notre Dame. La rue
Notre-Dame s’élevant le long de la ligne de crête de la colline, il établit 2
autres rues parallèles, les rues St-Jacques et St-Paul, et 6 autres sur l’axe nord-sud :
– St-Pierre ;
– St-François (d’après François d’Assise, renommée par la suite
St‑François Xavier par les Jésuites) ;
– St-Joseph (d’après l’Hôpital du même nom, aujourd’hui la rue
St‑Sulpice) ;
– St-Lambert (aujourd’hui St-Laurent, servant de ligne de partage
est et ouest de l’île de Montréal) ;
– St-Gabriel et
– St-Charles.
Selon les urbanistes de Montréal, cette rue Notre-Dame s’appelait
avant l’intervention de Casson, le Coteau St-Louis. Par la suite, beaucoup
d’autres rues furent ajoutées. Nous voyons donc que ceci évoque les premiers
saints ou apôtres liés à la Terre Sainte, à l’église chrétienne primitive
et même à Sion (en Suisse) ainsi qu’aux héros de l’ère Mérovingienne tels
que St-Eloi, St-Maurice (St-Moritz, de Maur ou Maure) et St-Anthony.
Même St-Sulpice qui donna son nom à la paroisse et la Compagnie était
un protégé de l’orfèvre St-Eloi, Grand Vizir de (St) Dagobert, le bon
roi (Mérovingien). Notons également que la première église de Notre-
Dame (1672-78) se situait sur l’axe parfait est-ouest, l’axis mundi du nouvel
état Sulpicien pour ainsi dire, aujourd’hui la rue Notre-Dame, droit
devant la deuxième église du 19ème siècle connue sous le nom de Basilique
Notre‑Dame. A propos de Sion justement, écartons-nous un instant de

notre quémin avec Daniel Leveillard à nouveau où il nous fait remarquer
dans son livre (cité dans la 1ère partie) que, « si c’est en Normandie anglaise,
vers 1254, qu’on commence à parler du mouvement réformiste,
c’est en ce même temps que, en ce qui deviendra la Suisse, on commence
à parler d’un mouvement sioniste. Moins de quarante ans plus tard, en
1291, la Confédération Helvétique naissait. Six ans plus tard, en 1297, ce
mouvement sioniste avait son siège dans la ville suisse portant le nom de
Sion, avant d’être déplacé à Bâle où 600 ans (le chiffre !) plus tard, le 29
août 1897, Theodor Herzl fera sa déclaration sioniste qui mettra le monde
à feu et à sang : « Dans 50 ans, Israël sera redevenu Israël. » Qui, versé
dans l’histoire des religions s’en étonnera, puisque ce mouvement étant
basé sur la Kabbale, il ne pouvait effectivement naître… qu’à Bâle. » (p. 358)
De retour sur notre quémin de la sainteté maintenant, il faut relever
cette distinction de taille avec le Québec. Savez-vous que le Québec est
le seul endroit au monde à posséder autant de villes, villages, patelins et
autres bourgades dont le nom débute par saint ? Si une liste exhaustive
de toutes ces localités vous intéresse, reportez-vous alors à un document
numérique intitulé La Revanche des Bâtards de Pierre de Châtillon (auteur
d’un ouvrage sur les Bouleversements Climatiques (1)) qui en recensa
plusieurs centaines, 648 exactement avec ce préfixe comme St-Augustin,
St-Claude, etc. et un peu moins (111) avec le vocable saint intermédiaire
comme le Mont-St-Hilaire par exemple. Ce document est disponible sur
la Toile. C’est pour cela et d’autres raisons qu’il parle du Québec comme
de la Terre Promise mais nous verrons plus loin à qui surtout cette promesse
s’adresse.
Comme si cela ne suffisait pas, ce vocable de saint ne fut pas appliqué
seulement à des localités mais à quantité de patronymes québecois. Il
suffit pour cela de jeter un oeil dans les annuaires téléphoniques pour
se rendre compte d’une telle ampleur. Des saints partout dans les pages

————————————-

1 – Bouleversements Climatiques – Leurs cycles révélés – de l’Atlantide au 21e siècle
par Pierre De Châtillon ; Edt. Nenki.
ISBN: 2-923386-03-5

————————————-

blanches ! Vivant dans de saintes localités ! Aux saintes rues ! Tout ceci
n’est-il pas incroyable ? Tout cela ne serait-il pas trop beau pour être vrai ?

De Mystérieuses Armoiries et une Couleur Royale
Parmi ce groupe de mystiques arrivés à Ville-Marie, figuraient aussi
deux femmes d’exception, Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys. La
première se distingua notamment dans la construction du premier hôpital
Hôtel-Dieu en 1645 et dans l’inauguration du second en 1654 et
fut aussi la trésorière du projet de la nouvelle cité; la deuxième, quant à
elle, dans la construction de la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours.
Ces deux femmes pieuses avaient un rôle plus ou moins complémentaire
dans le service à autrui : Jeanne Mance était chargée davantage des soins
et de la charité, et Marguerite Bourgeoys, de l’éducation. Ce qui nous
intéresse ici plus particulièrement sont les armoiries des familles Mance
et de Mance qui présentent une relation entre ce patronyme en question
et les armes parlantes de la famille, expression héraldique désignant une
suggestion pictoriale ou un jeu de mots sur le nom de famille du porteur.
Le patronyme Mance a la même racine latine que le nom italien
Mancini et Mancino (signifiant gaucher), dérivant de manus, « main ». Des
noms qu’on trouve principalement en Italie et en Corse et partageant une
racine très intéressante avec le nom espagnol d’un arbre fruitier pour le
moins inhabituel. En effet, il existe une espèce d’arbre qui produit des
fruits rouges et verts, très semblables aux pommes, le mancenillier. Cette
espèce, Hippomane mancinella en latin (famille des euphorbiacées) qui
pousse uniquement en Amérique équatoriale, surtout aux Antilles, a
sûrement été décrite par Christophe Colomb. Le fruit de cet arbre, la
mancenille, du volume d’une pomme d’api, viendrait de l’espagnol manzanilla,
petite pomme et que l’on retrouve au nombre de douze dans les
armoiries de Jeanne Mance, dans un arbre doré, sur fond bleu royal et
encadré de rouge; héraldiquement parlant, on avait à l’origine d’Azur à
la mancine d’or au fruit de sable bordé de gueules. Ceci est la description
initiale où le sable héraldique est en fait noir car correspondant aux armoiries
des Mance ou de Mance mais cette couleur fut changée après en

bleu par Jeanne Mance, donnant alors 12 pommes bleues, ce qui fait que
l’armorial en question (fruit d’azur en héraldique) n’appartient qu’à Jeanne
Mance. Vu que seuls les descendants mâles de la première personne, selon
la tradition, pouvaient porter les armoiries familiales, celles particulières
de Jeanne Mance n’auraient pas vraiment d’archives connues, d’où
son absence apparente dans les documents disponibles sur la Toile.
La racine mancinella, comme pour la famille de Rome Mancini, proviendrait
aussi de mancus, signifiant « né défectueux, imparfait, incomplet »,
d’où gaucher. Comment dès lors appliquer cette définition à un arbre
fruitier ?
Cet arbre* est en réalité très trompeur. En effet, malgré une grande
beauté, il serait extrêmement dangereux car ses fruits, ses feuilles et sa sève
sont fort toxiques ; c’est pour cela qu’il fut aussi surnommé « arbre-poison »
ou « arbre de mort ». Il paraîtrait que celui qui déciderait de s’abriter sous
son feuillage en cas de pluie finirait avec la peau brûlée, l’eau ayant été au
contact des feuilles et fruits avant de toucher notre malheureux.

———————————————-

* Hippomane mancinella, Mancenillier – Le latex de
cette euphorbiacée est très toxique, il déclenche par simple
contact avec la peau ou les muqueuses, une réaction inflammatoire
intense. Toutes les parties sont empoisonnées
mais la quantité de latex peut varier suivant les saisons.
Même le bois est toxique.
Le simple contact cutané avec les feuilles, le fruit ou la
sève peut provoquer des dermatites bulleuses sévères, parfois
purpuriques. En général, les gens qui mordent dans
la pomme la recrachent aussitôt en raison de son goût
très âcre. Mais s’ils avalent la bouchée, les conséquences
peuvent être très graves. Mordre le fruit entraîne des brûlures
intenses, un gonflement des lèvres, la tuméfaction de
la langue qui se couvre de cloques. Toute la muqueuse de
la cavité buccale se détache ensuite par large plaques. Les oedèmes pharyngés peuvent
nécessiter une trachéotomie. L’intoxication s’accompagne d’une chute de la tension artérielle
et d’un choc. Les conséquences peuvent être fatales. En cas de pluie, il convient de
ne pas s’abriter sous l’arbre, car l’eau ruisselant des feuilles se charge d’éléments toxiques.
C’est pourquoi il est conseillé de ne pas faire la sieste sous l’arbre. Enfin si le pollen emporté
par le vent se colle sur la peau, il peut aussi causer de douloureuses dermatites. Des cas
de conjonctivites ont été signalées pour des personnes s’étant assises sous l’arbre.

———————————————-

Nous retrouvons ici un principe purement chrétien avec la célèbre histoire
du fruit défendu d’Adam et Eve. D’après Francine Bernier donc, cet
arbre à l’ombre mortelle est devenu un symbole puissant (d’où sa présence
en héraldique) à de nombreuses générations de poètes français comme
Dumas, Cocteau et particulièrement Victor Hugo dans Les Misérables
ou Les Travailleurs de la Mer par exemple ainsi que dans une eau forte où
l’ombre en question forme un crâne.
Comment expliquer dès lors l’adoption d’un arbre vénéneux comme
emblème d’une famille très pieuse ? Peut-être afin d’afficher une volonté
de résister à la tentation ?
En tout cas, douze pommes bleues, d’après F. Bernier encore, se traduisent
littéralement par « pommes bleues de midi »; ces dernières se trouvant
prétendument mentionnées dans un document codé découvert en
1887 dans la vieille église de Rennes-le-Château lors de travaux de rénovation
entrepris par le célèbre Béranger Saunière. Le voici :
« Bergère, pas de tentation que Poussin Teniers gardent la clef pax dclxxxi
(1681); par la croix et ce cheval de Dieu j’achève ce dæmon de gardien à midi
pommes bleues. » Nous retrouvons là Nicolas Poussin (1594-1665) et David
Teniers Le Jeune (1610-1642) qui étaient bien connus dans le cercle de la
Compagnie du Saint-Sacrement. Intéressant de noter que Poussin produisit
la majeure partie de son oeuvre durant les mêmes trente années de la
Compagnie du Saint-Sacrement et qu’il cessa de peindre en 1665, l’année
où la Compagnie du Saint-Sacrement fut dissolue par Nicolas Fouquet,
Ministre des Finances du Roi et membre de la Compagnie. C’est aussi
pendant les dernières années de la Compagnie du Saint-Sacrement que
les armoiries des (de) Mance furent conçues où Jeanne Mance était considérée
comme une vraie salvatrice et bergère de la mission à Montréal car
elle était retournée à Paris en 1650 craignant que ladite mission n’avorte
pour convaincre les Olier et consorts. C’est après ce succès qu’elle réorganisa
la Société de Notre-Dame où elle devint la seule trésorière, un titre
qui à l’époque, ne désignait pas seulement une personne responsable de
l’argent d’une organisation mais aussi, en purs termes ecclésiastiques, la

gardienne du trésor de l’église. Notre brave Saunière n’avait-il pas trouvé
un trésor qui fit sa renommée ? Il faut aussi savoir que le nom « pommes
bleues » fait référence à un phénomène optique censé se produire à midi le
17 janvier (jour le fête de St-Sulpice et aussi celui de l’attaque d’apoplexie
de Saunière) quand le soleil traverse un vitrail ( Jésus relevant Lazare
des Morts) dans cette même église où la lumière bleue apparaît sur les
meubles avant de s’arrêter (s’estompant alors) sur l’autel avec son bas-relief
de Marie-Madeleine en génuflexion, avec un crâne à ses genoux.
F. Bernier nous donne alors une transcription de « pax 681 » avec un
code phonétique français, « mais si sang, quatre font un » où elle lie ce chiffre aux
quatre personnages les plus influents de l’établissement de cette mission au
Nouveau-Monde, à savoir outre Olier et La Dauversière on l’a vu, de Renty et
Fancamp, mais nous donnerons nous aussi une autre signification plus loin.
En tout cas, le décodage de notre auteur donnerait Bergère ( Jeanne Mance), pas
de tentation (pas de risque); Poussin et Teniers gardent la clef; mais si sang
est versé, les quatre s’unissent comme un (la Société de Notre-Dame) ; et
au nom de la croix (Templière ou patente) et à travers cette cavale de Dieu
(sainte croisade), j’achèverai mas mission comme gardienne en terre de Mance
(Montréal). De plus la cavale de Dieu
pourrait décrire une cabale, croisade chevaleresque (à l’autre bout de l’Atlantique)
entreprise au nom de Dieu et sub rosa (nous y reviendrons).
Cet arbre représenterait un vrai paradoxe. En effet, le tronc doré, associé
aux douze fruits, représenterait donc un symbole de vie, l’Arbre de

Vie, où lesdits fruits témoignent de la finalité de la croissance, donc de la
vie. Mais cet arbre, on vient de la voir, est un « arbre de mort », en l’occurrence,
l’Arbre Cabalistique de la Connaissance, interdit et empoisonné,
ou encore l’Arbre de la Gnose, mortel. Aurions-nous là un arbre double
symbolisant l’état androgyne primordial, la perfection spirituelle ? Où
l’atteinte d’un parfait équilibre ne s’acquiert qu’à la conjonction de deux
opposés, le noir et le blanc du jeu d’échecs et du plancher franc-maçonnique,
jour/nuit, lumière et ténèbres, yin et yang … ?
En creusant plus avec Bernier, nous pourrions aussi lier cet aspect
négatif de l’arbre à la main gauche par laquelle des gestes mauvais étaient
commis, d’où le terme sinistre (qui donna sénestre en héraldique) et qui
désignait Esau (ou Edom signifiant rouge) car fils de la main gauche
d’Isaac. Inversement, les 12 pommes feraient référence aux 12 tribus de
Jacob, frère jumeau d’Esau, qui lui, était le fils de la main droite d’Isaac
(dextre en héraldique). Vu qu’Isaac était l’héritier trompeur de la lignée
de Seth-Abraham, les fils d’Isaac furent séparés à partir de là, Israël en
tant que peuple élu d’un côté et les non-juifs, dépourvus de bénédictions,
de l’autre.
Nous venons de voir cette notion de principe double, gémellaire où la
réunion de deux opposés ou deux jumeaux antagonistes est une clé à la
réalisation d’un total équilibre mais on a du mal à saisir toutefois la raison
d’une telle coloration en bleu. D’où pourrait bien provenir ce pigment ?
Nous avons vu en première partie les nombreux vocables empruntés
par Daniel Leveillard aux fins de désignation de ces lignées royales :
Précieux Sang, Sang Royal, Sangréal, Saint Graal. Mais parmi ces qualificatifs,
il en est un justement que notre auteur n’emploie pas, peut-être
par ignorance ou autre raison ; un terme qui reste plus usité oralement
de nos jours chez les Anglo-Saxons que chez nous. Il s’agit du Sang Bleu
(Blue Blood en anglais); mot que l’on trouve aujourd’hui uniquement
dans le dictionnaire (français ou anglais) défini très simplement comme
« sang noble, aristocrate ». Quel lien alors entre cette couleur et le fluide vital
? Certains auteurs comme Peter Moon y voient l’inclusion ou production
de cobalt dans le sang, élément rappelons-le, qui depuis le 16ème

siècle était utilisé comme colorant bleu du verre. Tout ce qui semble rester
de la couleur bleue liée à l’aristocratie dans la langue française, outre
la courte définition ci-haut, se trouve aussi dans l’ancien juron sacrebleu !,
forme alternative de sacredieu !, contraction de sacré et Dieu. Ce dieu
qui, ne l’oublions pas, était encore écrit au pluriel au début de l’Ancien
Testament, montrant bien par là leur caractère sacré avec comme dénominateur
commun, cette couleur bleue (que l’on retrouvera dans le panthéon
de certains pays tels que l’Inde ou le Tibet).
D’une manière différente, nous pouvons aussi relever que le bleu se
retrouve symbolisé dans cet autre fruit qu’est le raisin qui donne le vin
rouge, le nectar des dieux. Ce vin rouge symbolisant à son tour le sang
humain. Autrement dit, nous aurions du sang bleu (le raisin) donnant
du sang rouge (vin). Faut-il voir là l’action créatrice de l’Humanité (sang
rouge) par ces dieux (sang bleu) que d’aucuns ont nommés Annunaki ?
Pour couronner le tout, le nectar (vin rouge donc sang humain) étant la
boisson des dieux, faut-il y voir une pseudo-description des rituels sataniques ?
Pour terminer, signalons que selon un autre chercheur, William
Henry, ces raisins étaient justement assimilés à des pommes bleues, représentant
le centre de la création et servant à ouvrir des portes ou passages
vers d’autres royaumes, ce qui nous renvoie aux portes des étoiles.

La Belle Province et sa Reine
Vous-souvenez-vous ? C’était en 1988 au concours Eurovision de la
chanson. C’est avec cette chanson intitulée Ne partez pas sans moi en
représentant la Suisse qu’elle commença à gagner beaucoup en popularité
mais c’est à l’âge de treize ans seulement, en 1981, qu’elle lance selon
Wikipedia, ses deux premiers albums, au Québec justement. Rien
d’étonnant puisqu’il s’agit en réalité d’une québécoise et non d’une suissesse.
Vous l’avez reconnue, Céline Dion.
Tout le monde connaît ensuite son parcours impressionnant où après
quantité d’albums, la voici maintenant depuis plusieurs années en spectacle

dans une ville pour le moins particulière. Il s’agit de Las Vegas. Las
Vegas, capitale mondiale du jeu, donc de la tromperie et de l’illusion avec
notamment ses enseignes lumineuses à en mettre plein la vue, effets d’autant
plus hypnotisants que cette ville est entourée par le désert de tous
côtés, la faisant apparaître donc plus comme un mirage qu’une réalité. Ce
Colosseum au Caesar’s Palace de Las Vegas semble être son lieu de prédilection;
en effet, Céline Dion est la toute première artiste à avoir décroché
un contrat de plusieurs années avec ce haut-lieu du spectacle (d’abord
3 ans puis 5) à se montrer sur scène plusieurs fois par semaine. Précisons
aussi que d’après le site Wikipedia, ce Colisée fut construit expressément
dans ce but avec 95 millions de dollars investis dans la construction de
cet amphithéâtre. Et puis en 2009, lors d’une pause, elle en profite pour
se faire construire une superbe propriété sur une petite île de Floride,
Jupiter Island. Et puis en 2010, la voilà qui donne naissance à des jumeaux
au centre médical de St-Mary’s de West Palm Beach ! Et depuis,
elle a retrouvé le chemin des planches avec salle comble à chacune de ses
apparitions.

Comment diable expliquer un tel succès ?
Grâce au travail de certains chercheurs anglo-saxons, on s’est rendu
compte que d’après la New England Historical Genealogical Society
et plus particulièrement le Burkes Peerage, 33 des 42 présidents américains
jusqu’à Clinton sont liés à Charlemagne et 19 au roi d’Angleterre
Edward III, tous deux appartenant à cette lignée sanguine. Il faut savoir
que le Burkes Peerage est la bible de la généalogie royale et aristocratique,
se trouvant à Londres; il nous apprend que chaque élection présidentielle
depuis et incluant Washington en 1789 a été remportée par le candidat
possédant le plus de gènes royaux. Ne nous y trompons pas, le président
est élu non par les votes mais par le sang ! Quel rapport me direz-vous
avec notre diva ?
Et bien figurez-vous que d’après ces recherches, Céline Dion ne serait
pas épargnée puisqu’elle descendrait tout simplement de Charlemagne !
Ce qui ferait d’elle une cousine au deuxième degré notamment de George

Bush et même Madonna ! Incroyable, n’est-ce pas ? A propos de la famille
Bush, il faut savoir que Prescott Bush, de son vrai nom George Sherff
Senior venait de l’Allemagne Nazie et serait arrivé aux USA avec le fiston,
G. Sherff Jr. vers la fin des années trente (ce qui fait que Bush père
n’avait pas le droit de devenir président mais c’est une autre histoire). Et
où croyez-vous que notre star est née ? Près de Repentigny, dans une petite
ville du nom de…Charlemagne !
Comme si cela n’était pas déjà assez fort de synchronicités, il faut
ajouter que d’après les travaux de Daniel Leveillard sur la composition
des dynasties royales de France, nous aurions une récurrence constante
de 14 générations avec chaque dynastie. En effet, la première, celle dite
des Mérovingiens, comprenait 14 générations, de même pour la suivante
dite des Carolingiens et puis la troisième, des Capétiens et encore la

quatrième, celle des Valois et enfin la cinquième, celle des
Bourbons dont le 14ème descendant correspondrait selon
notre auteur au 5ème descendant caché de Louis XVI.
Or, par une étrange coïncidence, Céline Dion est la
dernière d’une famille de 14 justement ! En d’autres
termes, une artiste descendant de Charlemagne, née
dans une bourgade du même nom, qui chante au palais de
César, qui donna naissance à des jumeaux et vit sur l’île de
Jupiter ! Tout cela n’est-il pas incroyable encore une fois ?

David Icke et les Reptiliens
A l’heure actuelle, presque tout le monde versé dans la thèse conspirationniste
a entendu parler de David Icke, cet anglais, que nous avons
cité un peu avec le cas de Daniel Payseur, dont la carrière de footballeur
fut réduite à néant par une arthrose précoce. Surnommé par certains
« l’archi-conspirationniste n°1 dans le monde », cet homme aurait commencé
à écrire des livres suite à des visions (encore !) qu’il aurait eues vers la
fin des années 1980 ou début 1990. Précisons ici que seuls deux de ses
livres semblent avoir été traduits en français et ce, aux éditions Louise
Courteau encore une fois : les ouvrages intitulés Les Enfants de la Matrice
et Le Plus Grand Secret. Dans le sujet qui nous intéresse, David Icke met
en lumière l’origine reptilienne des lignées mérovingiennes notamment,
dynasties à la source desquelles on trouve le fameux Mérovée lui ayant
donné son nom. Ces lignées royales auraient des ramifications multiples
et donc avec la couronne britannique dont il est beaucoup question dans
ses livres. Or il en ressort un personnage mystérieux dont il semble indiquer
la primauté dans la vie cachée de ce monde particulier qui nous
échappe, un personnage mentionné aussi par certains autres spécialistes
du genre. Dans cet univers clos qu’est le leur, ce personnage répondrait
au nom de code de Pindar. Ce vocable pour le moins obscur signifierait,
en langage codé donc, « Pinnacle du Dragon » ou encore « Pénis de Dragon ».
Icke et d’autres assimilent encore cet homme mystérieux au Marquis de
Libeaux. D’après Icke, il serait un des plus hauts membres de la dynastie
Rothschild mais il ressortirait des travaux avec la Dame au Hibou que
ce n’est pas le cas (nous y reviendrons). En tout cas, ce Pindar serait le
seul qui ferait trembler la reine Elisabeth (dont le nom soi-dit en passant
signifierait « Temple du Lézard EL », Beth en hébreu voulant dire « maison »
ou temple et El, la divinité) et dirigerait les rituels Illuminatis les plus
importants, étant de ce fait le seul à répondre directement des reptiliens
de la Terre creuse.
Parmi les autres versés dans la thèse reptilienne, citons également un
certain Anton Parks. Curieusement, lui aussi affirme avoir reçu des visions
(quand il était adolescent) et possède un style d’écriture où personne

ne peut et ne doit remettre en question tout ce qu’il nous balance.
Pourquoi ? Il n’y a pas vraiment matière à s’étonner; ces personnes sont
formées afin de préparer les consciences au Nouvel Ordre Mondial. Quant
à Icke, ceci explique pourquoi il occupe toujours le devant de la scène
après 20 ans à écrire des livres, donner des conférences et faire des dvds.
Bien sûr, étant programmées, ces personnes croient agir pour le bien de
l’humanité (cela ne vous rappelle-t-il rien ?). Figurant parmi les amis de
David Icke, se trouve outre-Atlantique, un certain Steward Swerdlow, lui
aussi versé dans le domaine.
Cet homme, apparemment, est un rescapé du projet Montauk qui,
comme vous le savez, s’occupait de programmation mentale et de voyages
dans le temps et qui s’est déroulé à l’extrémité nord de Long Island dans
l’état de New-York; lui aussi oeuvrerait pour le bien de l’humanité (sur son
site expansions.com) après toutes les horreurs qu’il aurait subies et fait
subir durant ce projet, en apprenant notamment à ses clients comment
s’auto-guérir, moyennant finance cela va de soi. Il faut savoir pour information
que ce type est le petit-neveu du premier président de l’Union
Soviétique, Yakov Sverdlov, qui se distingua notamment en faisant massacrer
la famille du tsar à Iekaterinbourg le 17 juillet 1918, ville à laquelle
il donna alors son nom, Sverdlosk. En parlant de sang royal justement,
Swerdlow écrivit un livre au titre révélateur, Blue Blood, True Blood (Sang
Bleu, Vrai Sang), où il parle de la création des races humaines par les
reptiliens. Ajoutons au passage que Blue Blood signifie aussi au sens figuré
et politiquement parlant, « conservateur » ou encore « pur jus », titre que l’on
retrouve dans une chanson de Madonna.
Pour en terminer avec lui et par une curieuse coïncidence, il rencontra
celle qui allait devenir son épouse d’une manière relativement similaire à
celle d’Anton Parks, qu’il raconte dans une sorte de pseudo-biographie
intitulée, Montauk, The Alien Connection aux éditions SkyBooks dont la
maison fut créée par Peter Moon (dont nous avons parlé très brièvement
plus haut), celui qui co-écrivit la saga de ce projet avec un certain Preston
Nichols, ingénieur de génie en électronique et ancien participant-cobaye
dans toute cette affaire.

Pour en revenir à notre Pindar, il faut savoir qu’il
se trouve aujourd’hui à Long Island toujours,
mais dans la partie est de l’île cette fois, un grand
vignoble appelé Pindare (avec un e) Vineyards.
Ce nom aurait été choisi en l’honneur du célèbre
poète (ce qui explique le e) mais cela reste très curieux
tout de même car on y retrouve justement
le symbolisme du raisin qui donnera le nectar
des dieux. A propos de programmation mentale,
les membres de la Fraternité Babylonienne ou Illuminatis si vous
préférez, disposent de toute une palette de techniques aussi variées et
diaboliques les unes que les autres, techniques ayant été plus ou moins
compilées par maints spécialistes du genre et regroupées dans des projets
tel que Montauk (on l’a vu), MK Ultra, MALTA (pour Montauk Alsace
Lorraine Time Archives) et bien sûr Monarque, projets comptant à leur
actif des superproductions telles que Lenny Kravitz ou encore le voisin de
Céline Dion, un certain Tiger Woods.
Ne nous y trompons pas, Louis XVI ne faisait pas exception à la
règle du droit de régner en fonction du sang, il appartenait lui aussi à
une pure lignée de la race du dragon mais, comme on l’a vu, sa conduite
n’allait pas dans le sens voulu. Et pour ce qui est de sa mystérieuse descendance,
qu’en est-il ? De Louis XVII (Xavier) alias Daniel Payseur à
L. C. Payseur le petit-fils, bien sûr tous de la même lignée, nous avons
vu plutôt l’inverse où cette fois, les intérêts de la Fraternité Babylonienne
n’étaient plus bafoués. Alors ?

Une Devise Provinciale pour un Bouquet Final
Afin de nous lancer dans le dénouement de cette royale intrigue, il
nous faut débuter par les armoiries, non plus cette fois de Jeanne Mance,
mais du Québec. F. Bernier nous rappelle qu’elles furent établies en 1868
par la Reine Victoria (l’année où le Canada devint une Confédération) et

qui portent, outre le lion de l’Empire Britannique (qui soi-dit en passant
remplaça le dragon avec Guillaune Ier), 3 fleurs de lys de la Maison de
Bourbon, fleurs qui auraient été choisies à l’origine en 1376 par Charles V
‘Le Sage’ pour honorer la Sainte-Trinité.
C’est en 1883 apparemment que l’ingénieur et ministre adjoint des
Travaux Publics du Parlement du Québec, Eugène-Etienne Taché
(1836-1912) conçut la devise Je Me Souviens. Le 15 février 1978, quand
le débat sur le changement de mots sur les plaques d’immatriculation
faisait rage, Hélène Paquet, la petite- fille de Taché, avait écrit une
lettre au journal Montréal Star où
elle déclarait que la devise de 3 mots provenait d’un poème anonyme dont
le premier vers se terminait par Je Me Souviens / Que né sous les lys je crois
sous la rose ; par conséquent, la formulation complète de cette devise qui
donna lieu à toute une pléthore d’interprétations. Parmi celles-ci, citons
celle d’un de mes anciens collègues de travail près duquel j’avais cherché
à en savoir plus; il m’avait répondu plein d’émotion : « Je me souviens
être né sous le Fleurdelisé (le Québec) et d’avoir grandi sous l’Unifolié (le
Canada) », afin de montrer qu’il avait subi la domination anglaise, ici, celle
du Canada anglophone. Avant de vous présenter une interprétation différente
nous concernant au plus haut point, il nous faut revenir à notre
mystérieux Pindar.
Afin de dissiper certains doutes, je fis donc appel aux services de la
Dame au Hibou. Comme nous l’avons vu, en se fiant à la documentation
disponible, on s’aperçoit que L C Payseur n’eut que des filles. Là est le
hic justement car il aurait bien eu un fils, donc caché lui aussi (comme

son arrière-grand-père Xavier), un héritier mâle que la Fraternité allait
alors choisir pour une mission différente. Elle commença pour se faire,
à lui donner un nom de code pour le moins obscur, Pindar. D’après la
Dame au Hibou, celui-ci serait né vers 1905-06; son père L. C. Payseur,
né en 1850 on l’a vu, aurait eu alors la cinquantaine bien passée lorsque
Pindar vit le jour, ce qui explique peut-être son absence officielle dans la
généalogie.
Où donc, selon vous, peut-on trouver un indice illustrant ces quatre
descendants cachés de Louis XVI ? Redonnons alors la parole à Daniel
Leveillard : « Le Grand Monarque, descendant de Louis XVI, sera forcément
lié à un énigmatique Jean-Baptiste, puisque tel est le prénom prophétique
donné à Louis XVII, en référence à la décapitation de son père.
La référence au prophète, décapité et appelé « le Précurseur » fait ainsi de
Louis XVII le précurseur du Grand Monarque, dont il annonce le grand
mystère du Sang Royal. »
 » Il est dit aussi que ce Grand Monarque, roi de France, ne sera pas
entendu dans son pays, et qu’il la fera entendre (sa voix) depuis un autre,
que Nostradamus appelle Hespérides. Le jeu de mots évident implique
« Hespér », Espérance. […]
 » Or, dans ce jeu d’artifices, le bouquet final est peut-être une composition
de 4 fleurs de lys, rappelant les 4 rois cachés entre Louis XVII et
le Grand Monarque. Quand celui-ci étant rejeté par son propre pays, sa
voix se fera entendre dans une autre nation, nécessairement francophone.
« Quatre fleurs de lys », c’est le drapeau du Québec et cette province qui
faisait partie de la Nouvelle-France est toujours francophone. En outre,
le saint-patron du Québec est Jean-Baptiste. » (p. 453)
Leveillard parlait aussi de l’un des faux-prétendants, Charles-
Guillaume Naundorff, le « faux Dauphin », dont une branche s’était fixée
justement au Canada :
 » […] Ce n’est pas pour rien que la branche cadette des descendants de
ce Naundorff, qui prétendait être Louis XVII, s’est installée au Canada.
A Ottawa, parce que c’est la capitale, mais cette ville se trouve à la frontière
du Québec, à deux pas de l’Outaouais et pas si loin de Montréal.

« Mont Réal », nom qui signifie Mont Royal (on l’a vu), haut lieu royal,
Lieu du Sang Royal – du Sang Réal. » (p. 454)
Un drapeau du Québec
donc, avec ses quatre fleurs
de lys sur fond bleu royal,
représentant nos quatre
descendants cachés (non
pas entre Louis XVII et
le Grand Monarque mais
entre Louis XVI et ce dernier).
Ce qui nous donne
ceci :
Nous avons vu que les armoiries établies par la Reine Victoria ne comportent
que trois fleurs de lys; notre Pindar étant né vers 1905, il n’était
donc pas encore de ce monde au moment de la création de ces armoiries
en 1868 où il n’y avait alors que trois descendants cachés, d’où les trois
fleurs de lys. C’est bien-sûr une hypothèse d’interprétation.
Reste donc maintenant ce cinquième et dernier descendant caché, celui
qui devra faire son apparition le moment venu, annoncé par de nombreuses
prophéties.
C’est en cela qu’il faut revenir sur cette fameuse devise Je me souviens
que né sous les lys je crois sous la rose. Nous allons alors nous concentrer
non pas sur les trois premiers mots (ceux figurant sur les plaques d’immatriculation)
mais sur les trois derniers : sous la rose. Quel pays est connu
entre autres pour avoir cette fleur comme symbole ? Bien sûr, vous avez
deviné, c’est l’Angleterre. Outre une interprétation littérale, il faut aussi y
ajouter une autre, cachée, c’est le cas de le dire, sub rosa (sous la rose), signifiant
justement secret, caché. Ce qui nous amène par conséquent à un

cinquième monarque caché et ayant grandi manifestement en Angleterre.
Comme si cela n’était pas tout, nous trouvons une autre devise dans la
basilique Notre-Dame de Montréal cette fois, sur une colonne à droite
du sanctuaire où l’on peut lire : Comme un lys au milieu des épines.
De quelles épines parle-t-on ici ? Doit-on les prendre au sens figuré
ou faut-il y voir les appendices protecteurs de cette autre fleur emblématique
? Ce qui nous renvoie encore à l’Angleterre, un lys ayant été planté
au beau milieu d’une roseraie.
Il ressortirait des consultations avec la Dame au Hibou que Pindar
fut à un moment contraint de quitter l’Amérique pour venir s’installer
justement en Angleterre, apparemment vers la fin de la deuxième Guerre
Mondiale, soit vers l’âge de 40 ans. Pourquoi alors ne pas rester là où son
arrière-grand-père avait été envoyé ? Effectivement, deux scénarios opposés
ici : Daniel Payseur, après un court séjour en Angleterre, nous l’avons
vu, fut envoyé en Amérique et Pindar faisant le trajet inverse. D’un côté,
la conduite vertueuse de Louis XVI et de l’autre, le rôle de sa descendance

au profit de la Fraternité. Comment donc expliquer ces types de comportement
pour le moins antagonistes, avec une descendance aboutissant,
comme nous l’a révélé David Icke, à la tête de réseaux sataniques ? C’est
un exemple caractéristique de l’abhorration pure et simple des reptiliens
à l’encontre de tout ce qui est contraire à leur éthique et plus particulièrement
lorsqu’il s’agit d’un des leurs. La prise en charge du vrai Dauphin
Xavier qui, par définition, a dû hérité d’une partie des gènes dérangeants
de son père, s’est donc révélée essentielle aux fins de le faire rentrer dans
les rangs, permettant le recouvrement à la mécanique Illuminati d’une
fluidité de fonctionnement qui s’était vu sévèrement altérée suite à la politique
de Louis XVI.
Pourquoi Londres serait-elle si importante à la Fraternité, outre son
rôle de capitale du Grand Empire Britannique ?
L’institut Tavistock de Londres fut créée en 1920
à Tavistock Square comme clinique psychiatrique (la
Clinique Tavistock), par Cyril Burt (1883-1971),
expert en recherches sur le para-normal, et Hugh
Crichton-Miller (1877-1959), vice-président de
l’Institut C. G. Jung deZürich.
En 1921, le onzième duc de Bedford, marquis de
Tavistock, donna à l’Institut
un siège où furent menées des recherches sur les psychoses traumatiques par bombardement
sur des rescapés de la première guerre mondiale. Il s’agissait d’identifier, avec des
critères scientifiques, le seuil de rupture de la résistance d’un être humain soumis à des
sollicitations limites. Le projet était patronné par le Bureau pour la Guerre psychologique
de l’armée britannique sous le commandement du psychiatre John Rawlings Rees.
En 1932 un réfugié d’Allemagne, Kurt Lewin, spécialiste en dynamique des groupe,
c’est-à-dire de techniques de manipulation de l’individu inséré dans un groupe, visant à
lui faire acquérir une nouvelle personnalité et de nouvelles valeurs, devint directeur de
l’Institut Tavistock. Lewin était le fondateur de la Clinique psychologique de Harvard,
qui devait jouer un rôle essentiel pour convaincre les Américains à entrer en guerre
contre les Allemands.

Il faut savoir que cette cité se distingue aussi par la présence en ses
murs d’un établissement connu surtout des spécialistes de la question,
un centre éducatif pour le moins spécial et réservé non pas au vulgum
pecus mais à des personnes censées tenir par la suite des postes-clés dans
la politique mondiale de la Fraternité. Il s’agit de l’Institut Tavistock des
Relations Humaines, un des plus grands centres de lavage de cerveau de
la planète.
Il est indubitable que celui qui allait porter le nom de Daniel Payseur
reçut une formation, peut-être pas nécessairement dans ce bâtiment vu
qu’à l’époque, il n’était pas censé exister (création vers 1920 selon certains
sites ou 1913 selon d’autres) afin d’être prêt pour la grande traversée de
l’Atlantique. Quant à son arrière-petit-fils Pindar, encore appelé Marquis
de Libeaux, il y séjourna un moment afin de recevoir une formation
d’autant plus spéciale qu’il allait cette fois devoir occuper une position
extrême dans la hiérarchie. Ne vous faîtes pas d’illusions chers lecteurs,
même Adolf Hitler est passé par là.
Nous avons vu avec les pommes bleues que, pour un bon fonctionnement
d’un système, la notion de rétablissement d’équilibre était nécessaire
avec conjonction de deux forces opposées, ici en l’occurrence la polarité
positive (car négative pour les masses) représentée par Daniel Payseur
ou Pindar et la polarité négative (car positive pour les masses) représentée
par Louis XVI.
C’est à partir de ce moment que ça commence à se corser. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’il semblerait qu’en dépit de la programmation
que Pindar aurait subie afin de diriger les rituels de la Fraternité,
quelque chose n’aurait pas fonctionné comme prévu. Il y aurait eu alors
quelque résurgence de gènes dérangeants, expliquant une certaine réticence
à se montrer à la hauteur de la tâche, tâche qui fut apparemment
menée d’après la Dame au Hibou, à contre-coeur.
Il y avait comme qui dirait une épine différente dans la roseraie qu’il
fallait retirer !
Toujours selon la Dame au Hibou, Pindar, né vers 1905 souvenez-vous,
serait mort dans les années 1990, ce qui lui donnait donc un âge pas mal

avancé lors de son trépas voulu par la Fraternité. Pourquoi dans ce cas,
attendre tout ce temps avant de remplacer l’indésirable ?
C’est à ce moment que je me rappelai un document que j’avais lu sur
le site de la bibliothèque des Pléiades (bibliotecapleyades.net), site ésotérique
mêlant environ 80 % d’anglais et 20 % d’espagnol, écrit par un soi-disant
contacté d’Andromède, Alex Collier. Tenez-vous bien, celui-ci expliquait
clairement que celui devant faire son apparition, non seulement
sera un double, un sosie du portrait du Saint-Suaire (dont la confection
selon ses dires aurait été l’oeuvre des Gris afin de renforcer les convictions
des croyants), mais sera aussi une entité robotoïde, en d’autres termes, un
clone. Quel rapport alors avec notre Pindar ?
Eh bien, il semblerait (suivant les travaux avec la Dame au Hibou)
qu’avant les années 1990 justement, la technique de clonage humain
n’était pas encore au point. Il a donc fallu attendre à la Fraternité la maîtrise
de cette prouesse pour créer un double de Pindar, exactement à son
image. C’est de ce Pindar-là dont parle David Icke en laissant entendre
qu’il pouvait faire trembler la reine. N’ayant par définition pas d’âme, ce
clone était donc à même de faire exécuter les rituels les plus diaboliques
sans réfléchir. Maintenant, comment prétendre de l’authenticité de tout
ceci ? Difficile à croire à première vue mais dans un monde où la réalité
dépasse la fiction, tout justement relève du possible. En tout cas, il nous
reste toujours nos quatre descendants. Et ce cinquième, alors, où est-il ?
Pindar (le faux) étant une copie, il n’a donc pu avoir une progéniture,
n’est-ce-pas ?

Eh bien accrochez-vous.

N’avez-vous jamais remarqué que les enfants de la Princesse Diana ne
ressemblent pas vraiment à leur père officiel, le Prince Charles ? Or, il en
est un des deux qui nous intéresse plus particulièrement ici, vous l’avez
deviné, c’est l’aîné (toujours !), le Prince William. Il appert en fait que
David Icke parle de Pindar comme étant le vrai père du Prince William.
Que se serait-il alors passé ? Il y aurait eu insémination artificielle dite
in vitro, car ce qui était important, c’était de préserver la lignée royale

d’origine, raison pour laquelle Pindar, descendant des Bourbons par
Louis XVI et donc des lignées précédentes, devait impérativement avoir
lui aussi un descendant mâle. La Prophétie du Grand Monarque rappelez-
vous, faisait mention d’un roi caché et devant émerger à un moment
précis, afin de se révéler au grand jour. Mais quelle est la meilleure façon
de protéger un secret, chers lecteurs avertis que vous êtes ? Est-ce en le
maintenant au fin fond d’un puits ou d’une crypte souterraine ou bien en
l’exposant à la vue de tout le monde ?
Le Prince William est né un 21 juin, le jour du solstice d’été, le fameux
jour qui mit fin à cette drôle de fuite du roi Louis XVI. Un jour précis
donc, scellant pour ainsi dire le déclin d’un monarque et l’avènement d’un
autre, son descendant. Le solstice d’été se traduisant aussi par la naissance
de l’emprise des ténèbres sur la lumière, vu qu’à partir de ce jour, la durée
d’ensoleillement commence à décroître.
Le Prince William (Arthur Philip Louis), duc de Cambridge, né dans un
hôpital Saint-Mary’s (le nom ne vous interpelle-t-il pas ?), et portant aussi le
nom de son aïeul, Louis, comme par hasard.
Un cinquième descendant caché d’un côté, dans la mesure où personne
ne soupçonne le futur rôle qui lui incombera et connu du monde entier de
l’autre, vu sa position dans la couronne Britannique. Deux polarités opposées
une fois de plus réunies pour l’atteinte d’un parfait équilibre. C’est pas fort ça ?
Amusez-vous maintenant mes amis
à comparer le visage de notre prince avec celui reconstitué
par la Nasa du Linceul de Turin .

Incroyable n’est-il pas ?

Quant à ce prénom William, Guillaume en français, il est fort possible
qu’il fut choisi en l’honneur ou hommage de celui par la faute duquel
débuta officiellement la Guerre de Cent Ans, Guillaume Ier, dit
Le Conquérant dont descendent les rois d’Angleterre. Selon Daniel
Leveillard, Guillaume Ier « ne fut titré roi d’Angleterre que par lui-même,
où il aurait dû rester vassal du roi de France. »
Notons enfin que si la Révolution française eut son monarque décapité,
il en fut de même de la Révolution anglaise avec Charles Ier de la
maison des Stuarts, dont la Princesse Diana qui avait effectivement du
sang de Bourbon, était une descendante.

Notes additives pour un Feu d’Artifice final
On peut maintenant facilement conjecturer que dès l’avènement
du Nouvel Ordre Mondial, le Prince William établira ses quartiers au
Canada, à Ottawa pour commencer, vu que c’est la capitale actuelle, le
temps que le transfert à Montréal puisse s’opérer, où notre cinquième
descendant, révélé cette fois, se fixera vraisemblablement de manière définitive.
Il est intéressant de noter à ce sujet que certains sites sur la Toile
parlent justement d’Ottawa comme capitale occulte du nom.
Désormais, une question devrait affleurer votre esprit, et bien légitime
à première vue. Pourquoi Montréal ? Quel intérêt à opter pour une
contrée n’ayant pas vocation de paradis tropical ?
La soi-disante volonté d’y reproduire « l’Eglise Parfaite de Jésus » par
notre poignée de mystiques on l’a vu, est-elle à elle seule une condition
nécessaire et suffisante pour y établir la future capitale du nom ?
Vous vous souvenez que lorsque Jacques Cartier découvrit cette île,
il se trouvait au sommet du Mont Royal un grand village Amérindien,
Hochelaga. Nous avons vu aussi que les autochtones considéraient cette
montagne comme sacrée, vu qu’elle est un ancien volcan. Montréal étant
une île de forme particulière (un croissant), donc ceinte d’eau, est de
surcroît traversée par un nombre important de cours d’eau souterrains.
Nombre de gens connaissent l’importance de cet élément dans le passage
d’une dimension à l’autre et que l’on peut voir représentée dans la

porte des étoiles de la série Stargate. Eh bien figurez-vous qu’à l’instar
du CERN de Genève ou du plateau de Gizeh, le Mont-Royal ferait aussi
partie du lot. De plus, la présence d’une telle quantité d’eau en ferait,
selon la Dame au Hibou, la plus puissante du globe. De plus, certains
adeptes de la thèse ufologique connaissent l’utilisation de cheminées volcaniques
comme conduits vers la Terre creuse pour nombre d’ovnis, sans
le passage par les ouvertures polaires, bien qu’ici, Montréal pourrait aussi
servir de plateforme avancée stratégique vu sa proximité des Etats-Unis
et son éloignement relatif du pôle nord.
Comme nous venons de voir la meilleure façon de cacher un secret,
l’aménagement au sommet du Mont-Royal de cette étendue d’eau artificielle
qu’est le Lac des Castors vers 1938, servirait-il à masquer l’entrée
d’un tel conduit ? Un bassin ressemblant à un trèfle à quatre feuilles qui
plus est, transformé en patinoire l’hiver, où le public se divertissant, ne se
douterait donc de rien ?

Des travaux de restauration du bassin eurent lieu en 2012 avec notamment
un assèchement complet de ce dernier mais je ne suis pas en
mesure ici de décrire dans quelles circonstances cela s’est déroulé ; on
peut par contre arguer qu’il avait donc besoin d’un petit décrassage au
vu des plantes qui devaient proliférer, d’une opération « DeskTop » si vous
préférez. Mais il serait utile de questionner les amateurs locaux afin de
savoir si l’activité ufologique pendant la période des travaux était restée
la même. Une réponse positive me surprendrait. Curieusement, l’été 2011,
alors que je me trouvais avec mon collègue Amérindien sur le toit de
l’immeuble où je résidais, à scruter le ciel nocturne, nous vîmes passer
au-dessus de nos têtes un engin silencieux en direction du Mont‑Royal.
En tout cas, mon collègue avait ressenti d’ailleurs une drôle d’impression
en grimpant sur un monument au bord du Lac des Castors, positionné
là manifestement dans un but bien précis. En effet, d’après la Dame
au Hibou, les monuments épars sur ce sommet délimiteraient justement
l’emplacement de la porte stellaire. Il serait peut-être intéressant pour les
créateurs du film La Révélation des Pyramides d’y effectuer quelques mesures
et calculs où l’on y relèverait à coup sûr de curieuses coïncidences.
Je ne serais pas surpris outre mesure qu’en langage indigène, Hochelaga
veuille dire porte des étoiles, raison pour laquelle ce lieu était tenu en
si grande estime par ces peuples Iroquois, Hurons et Algonquins. Ces
infidèles donc, qu’il fallait impérativement convertir en commençant par
prendre possession de ce qu’ils considéraient à fortiori comme des sites
sacrés majeurs en érigeant :
– tout d’abord une grande croix sur le côté supérieur sud de la
montagne, le 06 janvier 1643, jour de l’Épiphanie (l’année suivant la
fondation de Ville-Marie) par l’entremise de Paul de Maisonneuve
dans une cérémonie d’adoubement réminiscente de l’Ordre
du Temple où il fut fait Premier Soldat de la Croix. Croix
qui fut remplacée par la suite et que l’on peut toujours
voir, de jour comme de nuit. Même si l’on s’en tient
à la version officielle, la croix ayant servi à la crucifixion
ou plutôt cruci-fiction, reste
donc un symbole de torture (je ne tiens pas ici à railler tous ceux et
celles qui la portent autour du cou en signe de protection mais à leur
ouvrir les yeux).
– un moulin à vent, en 1658, sur l’ancienne pyramide de terre (à
quelques hectomètres au nord-est de la chapelle Notre-Dame de
Bon-Secours), sorte de tumulus funéraire rappelant ceux de la civilisation
Mississipienne et évidemment tenu en grand respect.
– une mission Sulpicienne en 1676, sur le versant sud-ouest de la
montagne qui allait être transformée en fort en 1685.

Le Soufre comme Odeur de Sainteté
D’autres symboles furent ajoutés ensuite comme la pyramide et la
chouette qu’on retrouve au sommet de deux gratte-ciel, le 1501 McGill
College et la Tour KPMG respectivement, afin de parer la cité moderne
comme il se devait (1).
Pour en revenir aux jumeaux, il y avait un spécialiste de la question justement,
s’étant tristement illustré pendant la deuxième Guerre Mondiale,

—————————————-

1 – Note de Lenculus : Il serait fort à propos à un de nos lecteurs assidus
d’effectuer une recherche et un document sur le sujet. Pour référence nous vous
conseillons de lire l’ouvrage remarquable de Dominique Setzepfandt, François
Mitterand Grand Architecte de l’Univers La symbolique maçonnique des Grands
Travaux de François Mitterrand. En chargement gratuit sur histoireebook.com/
index.php?category/S/Setzepfandt-Dominique. D’autres ouvrages sur le sujet et
principalement L’Archéomètre Clef de toutes les religions & de toutes les sciences
de l’antiquité Réforme Synthétique de tous les Arts Contemporains de saint-Yves
d’Alveydre pourront vous guider dans vos recherches.

—————————————-

celui que l’on a surnommé « l’Ange de la Mort d’Auschwitz », Joseph
Mengele. Or, son bras droit, le Dr Ewen Cameron, s’illustra à
sa manière dans d’épouvantables expériences dans un bâtiment
de l’Université McGill à Montréal, une des universités canadiennes les
plus prestigieuses, l’Allan Memorial Institute. Expériences de conditionnement
à grand renfort d’électro-chocs notamment où les pauvres
cobayes furent détruits à jamais.Il possédait également un institut
dans l’ouest de l’île. Curieusement, Montréal organise chaque année un
festival des jumeaux (existant aussi dans d’autres localités) où frères et
soeurs viennent parader. Côté psychiatrique toujours, il
faut aussi ajouter un autre épisode

de la Belle Province : celui dit des Orphelins de Duplessis (du nom du
premier ministre de l’époque, Maurice Duplessis) qui débuta dans les
années 1940 pour se terminer dans les années 1960. Il y était question de
mauvais traitements infligés à des milliers d’enfants orphelins ainsi que
d’abus sexuels notamment par les représentants de l’Eglise Catholique
Romaine avec la complicité du Collège des Médecins du Québec qui falsifiait
beaucoup de dossiers médicaux afin que des enfants, classés mentalement
déficients soient assujettis à toute une batterie de tests et expérimentations.
Cela occasionna un grand nombre de suicides qui sévissent
encore aujourd’hui.
Cette sainte province, on vient d’en avoir un aperçu, eut donc à subir
plusieurs épisodes de dégradation psychologique sur une population affichant
encore à l’heure actuelle un taux d’analphabétisme et d’illettrisme
très fort et bien-sûr voulu par la Fraternité, mêlé de plus à un autre taux
important, celui d’une consanguinité et d’endogamie d’origine.
Quant aux saintes voiries, eh bien celles-ci n’ont pas été épargnées non
plus : à Montréal, elles se trouvent dans un état de délabrement parfois
stupéfiant, d’une part avec les fameux nids-de-poule omniprésents et
d’autre part, avec la présente permanente de chantiers qui, sous prétexte
de rénovation, d’entretien ou d’embellissement, contribuent à la dégradation
et la laideur permanentes des ponts et chaussées sans parler des
problèmes de fluidité du trafic urbain. En d’autres termes, une dégradation
pure et simple de cet aspect sacré, ce sacré voulu à l’origine par les
fondateurs de Ville-Marie.

La fête continue
Ce côté sacré qui était aussi désiré par cette fête de la Saint-Jean
(Baptiste) où, le 24 juin est justement la fête nationale du Québec, avec à
l’origine, un feu censé symboliser la lumière, source de vie, symbole païen
purificateur, se retrouve aujourd’hui sous sa forme antagoniste (rappelez-
vous le rétablissement d’équilibre), le feu destructeur, avec d’innombrables
incendies dans cette ville de Montréal où l’origine criminelle n’est

plus à démontrer. Ces incendiaires serviraient-ils par hasard une autre
cause sans le savoir ?
Le côté sacré également présent dans tout le lexique religieux s’est retrouvé
dans toutes sortes de jurons et insultes dont certains noms ont été
déformés par l’usage; des noms bien français ceux-là, alors que la langue
orale québecoise est surtout constituée d’américanismes, illustrant pour
ainsi dire, l’emprise de l’anglais sur le français. Cette langue anglaise qui,
au demeurant, dérive apparemment pour une bonne part du normand et
qui commence aussi aujourd’hui à s’imposer dans l’Hexagone (au même
titre qu’ailleurs) grâce notamment à l’entrée d’Internet et de Facebook
dans chaque foyer.

On continue. Vous êtes toujours là ?

La magie ressentie par les premiers fondateurs de Ville-Marie dans
cette pseudo-reconstitution du Temple de Salomon qu’était le Grand
Séminaire du Saint-Sulpice de Montréal avec ses deux énormes colonnes
corinthiennes rappelant Jachin et Boaz, symboles des jumeaux inséparables
et fils d’Isaac, se retrouve aujourd’hui sous forme de conditionnement
très subtil de la population avec qui plus est, diffusion de « drogues
respirables » (confirmée par la Dame au Hibou), mélangées logiquement
aux autres constituants des fameux chemtrails (1). L’impression ressentie,
je peux vous le confirmer, est mystérieusement agréable par moments;
sensation devant être perçue surtout par les nécessiteux et parias de la
société, ceux-là même qui étaient pris en compte par Jeanne Mance et
Marguerite Bourgeoys, ainsi que par tous les immigrés ayant tout perdu
dans ce pays (et j’en connais croyez-moi !).
Finissons maintenant avec cette couleur royale, que nous retrouvons
aujourd’hui avec la technologie dans les Blue Dvds, le Blue Tooth notamment.
Couleur que nous retrouverons dans un projet qui fut porté à la
connaissance du public par un québecois justement, Serge Monast. Pour
ceux qui n’en ont pas entendu parler, il s’agira de projeter en somme, à un

——————————————–

1 – Encore un anglicisme adopté, à prononcer kem.

——————————————–

moment particulier de l’édification du nom, des images holographiques
des sauveurs des grandes religions afin que les masses se rallient derrière.
Tous les sauveurs se fondront alors en un seul qui sera bien réel celui-là,
et dont vous connaissez désormais l’identité.
Il faut ajouter que Serge Monast fit aussi découvrir en 1995 des textes
encore très peu connus qui seraient peut-être à l’origine de sa mystérieuse
disparition en décembre 1996; il s’agit des Protocoles de Toronto, sorte de
complément de ceux mieux connus des Sages de Sion et qui furent rédigés
dans cette ville de l’Ontario, la plus grande du Canada, justement
pendant l’Expo 67 à Montréal. Il fut aussi le créateur de la Presse Libre
Internationale qui fut reprise sur un site de la Toile du même nom par un
autre québecois, Nenki.
Que resterait-il aujourd’hui de cette flamme qui anima l’esprit de nos
mystiques visionnaires et fondateurs de Ville-Marie ? Il semblerait qu’elle
ne soit pas tout à fait éteinte; effectivement, nous avons encore cette incroyable
maison d’édition Louise Courteau avec ses ouvrages aux titres
aussi révélateurs et provocateurs les uns que les autres tels par exemple
ceux d’un autre québecois, Normand Rousseau, spécialiste des études bibliques
et théologiques avec La Bible Immorale et La Bible Démasquée.
Citons pour information aussi le cas de Frère André, canonisé par le
Vatican en 2010 et qui, comme Jérôme de La Dauversière, portait une
ceinture de clous (1).
—————————————–
1 – Il vaut mieux porter une ceinture à clous que des chaussettes à clous. L’on
se déplace plus loin et longtemps. (dixit Lenculus ou le bon sens incarné.)

—————————————–

 

Conclusion
Nous voilà enfin arrivés au bout de notre quémin chers lecteurs, un
chemin de croix, de galère ayant fait découvrir son lot de révélations et de
chocs où l’illusion vole en éclats. Pourquoi pensez-vous que le gouvernement
canadien mène depuis tant d’années maintenant une telle campagne
d’immigration sur son propre territoire chers lecteurs ? Et plus particulièrement
au Québec ? A l’instar de son voisin américain, les moyens de
séduction ne font jamais défaut. Il est évident qu’à propos des chemtrails,
ceux-ci sont omniprésents mais cela dit, avec Montréal, il doit y avoir
quelques variables surtout dans la composition et la concentration, un
peu à la manière des religions faites sur mesure pour les peuples à qui elles
allaient être destinées. Mais lorsqu’on peut remonter ce chemin jusqu’à
sa source, on s’aperçoit que la même force est présente partout mais sous
des masques différents.
Vous avez pu remarquer que la signature matricielle reptilienne se
retrouve dans tout un étalage de symboles que les masses adoptent soit
grâce au divertissement, soit par conditionnement ou encore par simple
mimétisme. Des faux dieux donc, se faisant vénérer par l’exhibition de
signes révélateurs tout en restant cachés. Savez-vous par hasard comment
s’appelle celui chargé de la préparation et la supervision de tous les
spectacles de Céline Dion à Las Vegas ? Un certain…Franco Dragone !
Incroyable n’est-ce pas ? Quant à Michel de Nostre-Dame, je conçois que
ce qui a été relevé puisse en stupéfier beaucoup, mais ce nom lui fut sûrement
octroyé aux fins de servir la Fraternité, notamment au-travers de
toutes les connotations de peur que les nostraddicts de Ruby Cambier parviennent
à dénicher dans des quatrains qui n’ont rien de prophétique en

réalité. A propos justement de cette basilique Notre-Dame, saviez-vous
que ce terme dérive de basiliscus en latin, basilikos en ancien grec signifiant
« petit roi », où la connexion reptilienne se retrouve aussi avec ce petit lézard
qu’est le basilic ou encore ce serpent fabuleux du même nom, dont le regard
avait, dit-on, la faculté de tuer. Des créateurs se distinguant aussi par
leur côté destructeur (rétablissement de l’équilibre), laissant leur marque
dans le vocabulaire par exemple avec des mots comme dégringolade, cette
façon de chuter dérivée de gringole, mot apparenté à gargouille, signifiant
en héraldique, « tête de serpent terminant une croix ». On encore dans le
premier signe annonciateur d’effondrement d’un édifice représenté par
la fissure, encore appelée lézarde. Il est à ce titre encore singulier de trouver
à Montréal un nombre incroyable de bâtiments à l’état d’abandon.
Coïncidence ?
Quant à Astana qui semble aussi sur certain sites être désignée
comme capitale du nom, elle risquera dans notre dossier, de jouer le rôle
de centre religieux mondial, sorte de capitale religieuse si vous préférez,
un peu comme Jérusalem en Israël alors que Tel Aviv en est la capitale politique
et administrative, comme risquera de l’être Montréal, la Nouvelle-
Jérusalem, prévue à l’origine pour devenir la Cité de Dieu, la Véritable
Arcadie pour le Retour du Grand Monarque.
Bien sûr, comme je l’ai dit, je ne peux évidemment certifier que tout se
déroulera ainsi même si nous avons exploré un certain nombre de pistes
flagrantes. Et cela pourra également, je le répète, contribuer à une préparation
psycho-mentale en vue notamment d’un travail de résistance
personnelle aux fins de ne pas céder aux nombreuses solutions de facilité,
pièges fantastiques de la Matrice. Il est clair que la Résistance avec
un grand R, évoquée d’ailleurs remarquablement par T S dans ses éditoriaux,
est une clé appartenant au trousseau qui, lui seul, est à même de
débloquer toutes les portes et de se déjouer ainsi et de manière définitive,
du cycle infernal des naissances et des morts. La question restant biensûr
de savoir combien de clés figurent sur ce trousseau.
Il est possible également que ces pièges matriciels étaient bien connus
des membres de certains groupes religieux et que leur comportement

et ascèse en conséquence, pourrait être une deuxième clé; comme les
Carmélites par exemple avec Ste-Thérèse d’Avila et St-Jean de la Croix
ou encore les Templiers dont les crypto-membres ultérieurs de l’Ordre
que furent selon toute vraisemblance, nos mystiques fondateurs de Ville-
Marie, même si ceux-ci furent semble-t-il manipulés.
Apportons ici une remarque. Suite aux travaux avec la Dame au
Hibou, il semblerait justement que l’âme de Louis XVI ne soit plus de
ce monde. Précisons ici qu’une âme bonne sera récupérée à la rupture du
cordon d’argent qui marque la mort physique définitive d’un individu,
par la Fraternité aux fins de la faire rentrer dans les rangs. Or, en ce qui
concerne Louis XVI, il apparaîtrait que son retour ici-bas n’aurait altéré
en rien sa façon de concevoir les choses et son comportement serait
donc resté pour ainsi dire le même, ce qui fait que « l’état-major » reptilien
aurait pressenti que son renvoi sur Terre aurait été pour eux une perte
de temps et d’énergie. Ajoutons encore, qu’appartenant à ces lignées aristocratiques,
ce personnage de haut-rang était donc par définition plus
susceptible de connaître le parcours à effectuer menant à la sortie de ce
dédale matriciel. Pour ce qui est des masses, bien sûr, ce n’est pas la même
histoire, même si on peut toujours se baser en partie sur l’exemple de ce
personnage de sang réal et cette capacité incroyable de Résistance qu’il
a su manifester; mais l’essentiel est que chacun surtout a le devoir d’établir
ses propres points de repère (à commencer par l’affranchissement
des religions où, après le matérialisme » du Judaïsme et la culpabilité du
Christianisme, nous avons aujourd’hui en plein épanouissement, le fanatisme
de l’Islam, outil fantastique du nom) et ce donc, non pas dans les
pages des livres soi-disants sacrés et leurs belles promesses de paradis,
mais à partir d’une feuille blanche.
Je termine maintenant en adressant d’abord mes remerciements à
Daniel Leveillard, Francine Bernier et bien sûr, la Dame au Hibou, sans la
recherche et les travaux desquelles personnes, la constitution de ce dossier
aurait été délicate, et enfin, mes vives pensées au peuple Amérindien.

 

Sources

« Le Grand Dérangement ou La part de fable dans l’Histoire » – Daniel
Leveillard – Louise Courteau éditrice 2011.
« The Templars’Legacy in Montreal, the New Jerusalem » – Francine
Bernier with collaboration of Eric Caire and John Koopmans –
Frontier Publishing / Adventures Unlimited Press 2001.
« Le Plus Grand Secret » – David Icke – Louise Courteau éditrice 2001.

 

annexes

La fuite de Louis XVI
son arrestation à Varennes

Les modalités de l’évasion
Le principe consistait à se faire passer pour l’équipage de la baronne de Korff, veuve d’un
colonel russe qui se rend à Francfort avec deux enfants, une femme, un valet de chambre et
trois domestiques. Une berline fut spécifiquement commandée (infra).
Le trajet, choisi par Louis XVI pour se rendre à Montmédy, empruntait la route de
Châlons-sur-Marne. A Pont-de-Somme-Vesle un premier détachement de 40 hussards
de Lauzun, aux ordres du duc de Choiseul suivrait l’équipée jusqu’à Sainte-Menehould
où un détachement du régiment Royal Dragons escorterait directement la berline : à Clermont-
en-Argonne, un escadron du régiment des Dragons de Monsieur aux ordres du comte
Damas rejoindrait la berline. A la sortie de Varennes, un escadron de hussards de Lauzun
bloquerait durant vingt-heures les éventuels poursuivants : le poste de Dun sur-Meuse serait
gardé par un escadron des hussards de Lauzun et le régiment de Royal Allemand cantonnerait
à Stenay. Le Roi pourrait gagner ainsi la place forte de Montmédy où l’attendrait le
marquis de Bouillé.
Le roi ne part pas seul ! Trois nobles, recrutés par le comte d’Agoult, vont assurer la protection
du roi. Il s’agit de François-Florent de Valory, François-Melchior de Moustier et
de Jean-François Malden, qui voyagent déguisés en domestiques, et mènent la berline du
roi. De plus, un cabriolet suit l’équipage royal ; il transporte deux gouvernantes : Madame
Brunier et madame de Neuville.
Le roi emmène également une partie de sa famille : sa femme, ses enfants, sa soeur.
De faux papiers : Les passeports de Louis XVI, Marie-Antoinette d’Autriche, le Dauphin,
Marie-Thérèse de France, de madame Elisabeth, de la marquise Louise-Elisabeth de Croÿ
de Tourzel donnent de nouvelles identités aux fuyards :
Louis XVI : M. Durand (intendant de la baronne de Korff) ; Marie-Antoinette d’Autriche
: Mme Rochet (gouvernante des enfants de Mme de Korff) ; Marie-Thérèse de
France (Madame Royale) : Fille de Mme de Korff (elle reste habillée en fille) ; Le Dauphin :
Fille de Mme de Korff (il est vêtu en fille) ; Madame Elisabeth (soeur du roi) : « Rosalie »,
demoiselle de compagnie ; Louise-Elisabeth de Croy de Tourzel : la baronne de Korff.

Départ de Paris – 20 juin 1791
21 heures 45 – Axel de Fersen arrête une berline en haut du faubourg Saint-Martin, à l’entrée
de la route de Metz. À la même heure, 180 dragons (soldats) envoyés par le marquis de
Bouillé viennent cantonner à Clermont-en-Argonne et 40 hussards à Sainte-Ménehould ;
ils doivent protéger la route que doit suivre la voiture royale pour se rendre à Montmédy.
22 heures 30 – Deux femmes de chambre de Marie-Antoinette, Madame Brunier et Madame
Neuville, les premières dames de Madame et du Dauphin, quittent les Tuileries pour
Claye-Souilly où elles doivent rejoindre la berline royale.
22 heures 50 – Axel de Fersen emmène des Tuileries le dauphin (futur Louis XVII de
France), sa soeur, Marie-Thérèse de France et leur gouvernante, Louise Elisabeth de Croÿ
de Tourzel.
23 heures 30 – Louis XVI et Marie-Antoinette font semblant de se coucher selon le cérémonial
habituel. Ils sortent du château chacun de leur côté.

Fuite de la famille royale : 21 juin 1791
Minuit – Louis XVI monte dans une « citadine » (voiture de ville) stationnée près des Tuileries,
rue de l’Echelle… Il y retrouve sa soeur Élisabeth de France. Marie-Antoinette les rejoint
quelques minutes plus tard. Pour le voyage, la famille royale doit rejoindre une autre berline.
1 heure 50 – La famille royale atteint la berline avec une heure et demie de retard sur
l’horaire prévu. Marie-Antoinette s’était perdue dans les méandres des rues entourant le
Louvre.
2 heures 30 – Premier relais à Bondy : Axel de Fersen qui avait accompagné la famille
royale la quitte.
4 heures – Un cabriolet avec les deux femmes de chambre rejoint la berline royale à
Claye-Souilly.
7 heures – Le valet de chambre s’aperçoit que Louis XVI n’est pas dans sa chambre aux
Tuileries. Le comte de Provence (futur Louis XVIII de France) quitte Paris au petit matin
avec son ami d’Avaray, et arrive sans la moindre difficulté par Maubeuge et Avesnes, à
Mons, en Belgique. De là, il gagne Marche où il apprend l’arrestation de son frère Louis
XVI.
8 heures – La nouvelle du départ de Louis XVI se répand dans Paris. L’Assemblée constituante,
après avoir hésité entre la fuite ou l’enlèvement, déclare qu’il a été « enlevé » par des
contre-révolutionnaires. Pourtant, elle sait que c’est faux : le ministre de la justice, Duport du
Tertre, se présente avec un manifeste laissé par le roi pour expliquer sa fuite. Le roi dénonce
l’anarchie qui règne en France, la constitution qui ne lui laisse que le vain simulacre de la
royauté.
10 heures – 60 hussards arrivent à Varennes-en-Argonne.
11 heures – Les voitures royales s’arrêtent à Montmirail. Elles ont trois heures de retard
sur l’horaire prévu. À Paris, La Fayette envoie des courriers dans toutes les directions pour
arrêter la famille royale. À Sainte-Ménéhould et Clermont-en-Argonne, la population s’inquiète
de l’arrivée des cavaliers, la garde nationale prend les armes.

16 heures – La berline royale arrive à Châlons-sur-Marne avec quatre heures de retard. Elle doit atteindre Pont de Somme-Vesle où des soldats doivent escorter le roi. Mais les cavaliers détachés à Pont de Somme-Vesle, fatigués d’attendre le passage de la voiture royale et menacés par les paysans, reçoivent l’ordre de leur jeune chef, le duc de Choiseul, de se replier à travers champs et de gagner Varennes en Argonne en évitant les routes.
20 heures – La berline royale s’arrête devant le relais de Sainte-Menehould. Le maître de poste, Jean-Baptiste Drouet, qui a séjourné à Versailles, et qui, selon la légende, compare le visage du « valet de chambre » à l’effigie royale d’un écu, reconnaît le roi, mais ne réagit pas. Il ne se lance à la poursuite de la berline royale que lorsque les courriers de La Fayette annoncent la fuite de Louis XVI.
20 heures 10 – La voiture quitte le relais en direction de Clermont en Argonne (Meuse) où les attend un détachement de dragons commandé par le colonel Damas…
21 heures – Jean-Baptiste Drouet et son ami Guillaume montent à cheval. Le premier des deux pique sur Clermont, le second coupe par la forêt d’Argonne au village des Islettes pour se diriger vers Varennes en Argonne , où ils pensent que se dirigent les voitures royales. À Sainte-Ménéhould, les dragons sont désarmés sans résistance par la population.
22 heures 50 – La berline royale s’arrête à l’entrée de Varennes pendant qu’un postillon cherche le relais. Les voyageurs sont étonnés de ne trouver aucun des cavaliers qui devaient les escorter. Ils frappent à la maison de monsieur de Préfontaines qui dit tout ignorer d’un relais… En effet, ne voyant rien venir, le relais a été déplacé dans la ville basse, de l’autre coté du pont enjambant la rivière l’Aire.
22 heures 55 – Jean-Baptiste Drouet et Guillaume arrivent à Varennes, passent devant la berline à l’arrêt, et avertissent le procureur-syndic, l’épicier Jean-Baptiste Sauce, que les voitures de la famille royale en fuite sont arrêtées en haut de la ville. Ils décident de barricader le pont de l’Aire, passage obligé. La garde nationale de Varennes se mobilise et son commandant, le futur général Radet fait mettre deux canons en batterie près du pont.
23 heures 10 – Les deux voitures de la famille royale sont immobilisées bien avant la barricade, sous la voûte de l’église Saint-Gégoult qui enjambe la rue. Jean-Baptiste Sauce, sous la pression des patriotes qui se trouvaient à l’estaminet « du Bras d’or », oblige les voyageurs à descendre et les fait entrer dans sa maison qui est à quelques pas. Le tocsin sonne, la garde nationale est mise en alerte.

La Nuit à Varennes – 22 juin 1791
00 heure 30 – Le juge Destez qui a vécu assez longtemps à Versailles reconnaît formellement
le roi. Les hussards, qui n’ont pas été rassemblés par leurs officiers (dont le lieutenant
Bouillé, fils du marquis de Bouillé), pactisent avec la foule. Le chirurgien Mangin monte
à cheval pour porter la nouvelle à Paris. Le tocsin sonne et de plus en plus de paysans, de
gardes nationaux arrivent à Varennes.
7 heures 45 – Les patriotes de Varennes, avec les envoyés de l’Assemblée législative, Bayon
et Romeuf, officiers de la Garde Nationale de Paris, décident de renvoyer la famille royale à
Paris. Alertée par le tocsin qui sonne partout, une foule énorme vient border la route, suivie
par le cortège des prisonniers, encadré par la Garde Nationale varennoise et les dragons
ralliés aux patriotes.

 

FIN.