Humour diplomate !


lelibrepenseur.org

Caricature réussie signée par ce dessinateur du Der Spiegel allemand sauf qu’il faut rappeler que la CIA fait la même chose depuis des décennies dans le monde entier en kidnappant en toute illégalité, ceux qu’elle estime être ses ennemis  et en les emmenant dans des prisons également illégales puisque secrètes dans d’autres pays que les États-Unis, sans aucun jugement ni procédure judiciaire quelconque. Du coup, cette hypocrisie qui consiste à être choqué par le comportement de la Saoudie maudite sans jamais parler des exactions de la CIA de Bush, Obama Trump est juste insupportable !

https://i2.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2018/10/consulat-saoudien-istanbul-caricature-e1539469268607.jpg?resize=768%2C626

Les liens entre Tor et le gouvernement américain


triangle.eklablog.com

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/15/Tor-logo-2011-flat.svg/1200px-Tor-logo-2011-flat.svg.png  https://www.idboox.com/wp-content/uploads/2017/01/cia-archives-.jpg

Traduction de l’article du journaliste Yasha Levine (suivi de son 1er appendice), auteur de Surveillance Valley, révélant que le projet Tor, qui est présenté comme un moyen permettant de garantir l’anonymat sur le net, est financé par l’agence gouvernementale BBG (Brodcasting Board of Governors, un paravent de la CIA) et coopère avec les agences de renseignement américaines. Il était bien connu que le projet Tor avait été financé à l’origine par l’U.S. Navy (et était donc un projet du DARPA, le département de R&D de l’armée américaine — voir à ce sujet l’article fascinant de Nafeez Ahmed, Comment la CIA créa Google [traduction française / v.o. en anglais]). Les recherches de Levine dévoilent comment la direction de Tor collabore activement avec les diverses branches du gouvernement américain.

 

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« Le 22-23 oct., j’ai rencontré environ 50 agents du FBI et du Département de la Justice à San Diego. Le contexte était une conférence qu’ils dirigeaient, intitulée « industrie et gouvernement », née des fiascos du CALEA [ndt: loi encadrant les interceptions de télécommunications par les forces de l’ordre américaines] / des interceptions légales / des clés de chiffrement. À présent, ils rassemblent deux fois par an des gens venus de l’industrie pour leur parler le plus tôt possible du fonctionnement des forces de l’ordre et de quelles fonctionnalités elles pourraient bénéficier, de sorte que l’industrie puisse installer des backdoors dès les débuts du processus de création, lorsque le coût est encore peu élevé. »

The Tor Project, une organisation privée à but non lucratif, pierre d’angle du dark web à laquelle les activistes de la vie privée vouent un véritable culte, est financée presque à 100 % par le gouvernement américain.

Durant l’écriture de mon livre Surveillance Valley, j’ai pu accéder, via une demande FOIA, à environ 2500 pages de correspondance — comprenant des contrats, des stratégies, des budgets, et des mises à jour de statut — entre le Tor Project et son principal financier, une organisation dérivée de la CIA aujourd’hui connue sous le nom de Broadcasting Board of Governors (BBG), qui supervise les opérations de propagande américaines à l’étranger telles que Radio Free Asia et Radio Free Europe.

(L’ensemble des documents est disponible ici)

J’ai obtenu les documents en 2015. À cette époque, j’avais déjà passé deux ans à rendre compte des liens profondément contre-nature entretenus par Tor avec la branche du gouvernement américain consacrée aux changements de régimes. En suivant la piste de l’argent, je découvris que Tor n’était pas une organisation issue de la base. Je pus démontrer qu’en dépit de son vernis d’indépendance radicale et de ses prétentions à aider ses utilisateurs à se protéger de la surveillance gouvernementale sur internet, Tor était financé presque à 100 % par trois agences de la sécurité nationale américaine : la Navy, le département d’état et le BBG. La piste de l’argent a révélé que Tor n’était pas une organisation issue de la base, mais un contractant militaire disposant de son propre numéro de contractant auprès du gouvernement américain. En d’autres termes : il s’agissait d’une extension privatisée du gouvernement qu’elle prétendait combattre par ailleurs.

Ce fut une révélation stupéfiante.

Pendant des années, le Tor Project — ainsi que d’autres outils crypto-gouvernementaux tels que Signal — a été traité de façon quasi religieuse par la communauté militant en faveur de la vie privée, et considéré comme le seul moyen de protéger la population contre l’espionnage pratiqué par le gouvernement sur internet.

L’Electronic Frontier Foundation a considéré que Tor était l’équivalent digital du Premier Amendement. L’ACLU l’a soutenu. Fight for the Future, le groupe d’activistes branchés de la Silicon Valley, a déclaré que Tor était « immunisé contre la NSA ». Edward Snowden a déclaré qu’il s’agissait du type de technologie issue de la base qui pouvait vaincre la surveillance en ligne exercée par le gouvernement, et a recommandé à ses suiveurs de l’utiliser. Des journalistes de premier plan de Wired, Vice, The Intercept, The Guardian et de Rolling Stone — parmi lesquels Laura Poitras, Glenn Greenwald et Andy Greenberg — ont contribué à alimenter le statut mythique de Tor comme celui d’une organisation rebelle opposée à l’état. Même Daniel Ellsberg, le lanceur d’alerte légendaire, était convaincu que Tor était vital pour le futur de la démocratie. Tous ceux qui critiquaient ce point de vue et pointaient du doigt le soutien massif apporté à Tor par le gouvernement étaient attaqués, ridiculisés, diffamés et contraints au silence. J’en sais quelque chose, puisque c’est ce que les soutiens de Tor ont essayé de me faire.

Mais les faits étaient têtus.

Les premiers éléments que j’ai pu rassembler au cours de mon enquête ne laissaient que peu de place au doute quant à la véritable nature de Tor, celle d’une arme utilisée par le gouvernement américain dans le cadre de sa politique étrangère. Mais la caisse de documents FOIA que je reçus à propos du BBG permit d’amener ces éléments de preuve à un tout autre niveau.

Pourquoi le gouvernement américain financerait-il un outil qui limiterait son propre pouvoir ? La réponse, comme je l’ai découvert, était que Tor ne menaçait pas la puissance américaine. Il l’augmentait.

Les documents FOIA montraient un niveau de coopération difficilement croyable entre le gouvernement fédéral, le Tor Project et des membres éminents du mouvement du mouvement pour la vie privée et la liberté sur internet.

Les documents montraient des employés de Tor prenant des ordres de leurs référents au gouvernement américain, dont des stratégies pour déployer leur outil censé garantir l’anonymat dans des pays que les États-Unis tentaient de déstabiliser : la Chine, l’Iran, le Viet-Nâm, la Russie. Ils montraient des réunions où l’on discutait de la meilleure tactique à adopter pour influencer la couverture médiatique et contrôler la mauvaise presse. On y trouvait des mises à jour mensuelles qui décrivaient des réunions et des sessions de formation avec la CIA, la NSA, le FBI, le département de la justice, et le département d’état. Ils révélaient les plans pour faire transiter le financement gouvernemental permettant de faire fonctionner les nœuds « indépendants » de Tor. Plus choquant encore, les documents FOIA mettaient en doute le serment professé par Tor selon lequel il n’installerait jamais de backdoor qui donnerait au gouvernement un accès privilégié au réseau Tor. (Voir plus bas)

Les documents montraient sans ambiguïté que Tor n’est absolument pas indépendant. L’organisation ne pouvait pas faire tout ce qu’elle voulait, et était strictement encadrée par des obligations contractuelles restrictives. Elle était également tenue de transmettre des rapports mensuels sur son activité au gouvernement américain, ce qui permettait à ce dernier de savoir exactement ce que développaient les employés de Tor, où ils allaient et qui ils rencontraient.

J’ai utilisé nombre de ces documents dans mon livre Surveillance Valley pour raconter l’histoire de l’évolution de la technologie concernant la vie privée, devenue un instrument de puissance pour l’armée et les multinationales. Mais aujourd’hui, je vais encore plus loin. Je publie l’intégralité des documents FOIA sur Tor et le BBG. J’espère que les journalistes et les historiens vont se servir de ces informations pour étudier les relations entre la technologie sur la vie privée, le gouvernement et la domination économique exercée par la Silicon Valley.

À cette occasion, je vais effectuer une petite vérification des faits concernant les liens entre Tor et le gouvernement, en me fondant sur ces documents. Je publierai chaque semaine un « fact-check », en commençant par celui-ci :

Fait n°1 concernant Tor : Tor renseigne secrètement le gouvernement sur ses failles de sécurité avant d’en avertir le public

Bien que les documents ne montrent pas que les employés de Tor installent des backdoors dans leur logiciel, ils révèlent néanmoins qu’ils n’ont pas de scrupules à informer secrètement le gouvernement fédéral sur ses failles de sécurité avant d’en avertir le public, ce qui donne l’opportunité au gouvernement d’exploiter ces failles bien avant que les utilisateurs de Tor n’en soient informés.

 

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Prenons l’exemple de l’incident de la « normalisation de TLS ».

En 2007, le développeur de Tor Steven Murdoch rédigea un rapport sur les problèmes et les failles de sécurité en lien avec la manière dont Tor encryptait sa connexion internet. Il s’avéra que cette connexion se faisait d’une façon tout à fait particulière, ce qui faisait que le trafic issu de l’utilisation de Tor se distinguait de tout le reste, et rendait ainsi aisément identifiables les utilisateurs de Tor, et permettait donc de les isoler au milieu du reste de l’activité sur internet. Cette particularité d’encryptage ne permettait pas seulement à des pays étrangers de facilement bloquer Tor (à l’époque, les efforts de Tor étaient principalement concentrés sur la Chine et l’Iran), mais cela permettait en théorie d’isoler et d’identifier une cible plus aisément pour tous ceux qui souhaitaient espionner et cracker le trafic sur Tor — que ce soit la NSA, le FBI ou le GCHQ [ndt : le service de renseignement électronique britannique].

Dans cet email adressé au cofondateur de Tor, Roger Dingledine, Murdoch suggérait qu’ils devraient cacher au public l’existence de cette faille de sécurité, parce que la révéler publiquement sans avoir au préalable trouvé une solution aurait pu permettre à un hacker d’exploiter cette faille : « Il serait bon de différer toute annonce du type : ‘‘ cette attaque est sérieuse ; j’espère que personne ne s’en apercevra avant que nous ayons trouvé une solution’’. »

➤ Les liens entre Tor et le gouvernement américain

Pour le moment, ce document est privé, mais il devra finalement être rendu public, partiellement ou entièrement. Je laisse cette discussion pour une date ultérieure, mais mon sentiment est essentiellement que bien que nous ne devrions pas nous en tenir au secret, il serait bon de différer toute annonce du type : ‘‘ cette attaque est sérieuse ; j’espère que personne ne s’en apercevra avant que nous ayons trouvé une solution’’. [Note manuscrite : « Ne pas rendre publique une faille de sécurité connue, tout en en informant le BBG »]

Dingledine était d’accord. Il n’a pas averti le public. Mais il n’a pas non plus gardé cette information confidentielle. Bien au contraire, il a débriefé ses soutiens au BBG, une agence issue de la CIA et qui continue à être impliquée dans des manœuvres de tentatives de changements de régime à travers le monde (voir mon livre Surveillance Valley pour mon enquête sur cette histoire). Roger a transmis cet échange avec Steven au BBG, laissant clairement sous-entendre qu’ils ne résoudraient pas cette faille de sécurité de sitôt, et que le public serait maintenu dans l’ignorance. Il termine son email par un sourire : « 🙂 ».

➤ Les liens entre Tor et le gouvernement américain

Salut Kelly, Ken,

Voici un peu de lecture pour vos heures perdues. Ce n’est qu’un premier jet, mais je pense que c’est un bon début. Les prochaines étapes consisteront à déterminer exactement ce que nous devrons *faire* — puis le faire. 🙂

Roger

Comme c’est mignon.

Donner des tuyaux sur une faille de sécurité à une agence de renseignement fédérale ? Peu importe l’ampleur de cette faille, il faudrait être naïf pour croire que le gouvernement américain ne chercherait pas à l’exploiter.

Je ne sais pas pour vous, mais je serais prêt à parier que la plupart des utilisateurs de Tor ne seraient pas particulièrement ravis d’apprendre que c’est ce qui se passe au Tor Project. Je pense qu’ils verraient là une trahison totale de la confiance qu’ils ont placée en eux. Pour eux, Tor n’est pas censé prévenir le gouvernement américain avant tout le monde sur ses failles de sécurité. Il est censé se battre dans l’autre camp : celui d’une organisation technologique privée, issue de la base, qui devrait se rebeller contre les gouvernements les plus puissants et se dresser contre les agences de renseignement à travers le monde. Telle est la mystique qui entoure Tor, et sa promesse. C’est la raison pour laquelle elle est soutenue par l’Electronic Frontier Foundation et Edward Snowden, le lanceur d’alerte le plus célèbre de ces dernières années. Certains, comme Ross Ulbricht, le fondateur du site Silk Road, ont joué leur vie sur leur croyance en l’indépendance de Tor et sa nature anti-étatique. Ce n’est peut-être pas une surprise si Ulbricht va désormais passer le reste de sa vie derrière les barreaux.

Ce bref échange (et il y en a beaucoup d’autres sur toutes sortes de sujets) vous donne un aperçu sur les relations amicales entretenues en arrière-plan par Tor avec le gouvernement américain. Tor ne considère pas le BBG comme une menace. Comment le pourrait-il ? Le BBG est un soutien financier majeur du Tor Project, ayant offert à ce dernier pour 6 millions de dollars de contrats entre 2007 et 2015. Le BBG est un ami et une source de revenus — et la direction de Tor ne demande qu’à le satisfaire. Et bien entendu, le BBG n’est pas le seul ami de Tor au sein du gouvernement américain : l’U.S. Navy et le département d’état ont eux aussi injecté des millions de dollars dans le projet, et continuent de le faire jusqu’à aujourd’hui.

Donc… Combien de temps a-t-il fallu à Tor pour révéler ses failles de sécurité au public ?

C’est difficile à dire. Mais en examinant la liste d’emails « tor-dev », il s’avère que le document transmis par Roger au BBG en 2007 n’a été porté à l’attention du public qu’en 2011. Soit quatre ans après que le gouvernement fédéral en ait été informé !

Note : il convient de se rappeler que la correspondance entre Tor et le BBG ne révèle qu’une portion des interactions entre Tor et le gouvernement fédéral. La plus grande partie du financement des organisations consacrées à la liberté sur internet se fait sous l’égide de Radio Free Asia, une compagnie privée liée au gouvernement américain, qui prétend ne pas entrer dans le cadre de la loi sur la liberté de l’information, et qui refuse donc de se soumettre aux demandes FOIA des journalistes. Nous ne savons pas non plus ce que Tor révèle à ses deux autres principaux soutiens financiers, le département d’état et l’U.S. Navy. Et nous ignorons tout autant ce que Roger Dingledine ou d’autres membres de la direction de Tor peuvent révéler au cours de leurs réunions régulières avec les forces de l’ordre et les agences de renseignement. Et ces réunions sont très fréquentes.

Petit meurtre entre amis


Les soldats d’infanterie de Satan travaillent sur le terrain de différentes manières. Une des façons d’agir la plus efficace et la moins perceptible reste la mise en place des attentats terroristes islamiques. Faire porter le chapeau de ces crimes au nom d’une religion est sa marque de fabrique. Pour qui s’intéresse un tant soit peu […]

via Petit meurtre entre amis — LeBoucEmissaire

Qui gouverne le « Web Sombre » de la pornographie et pourquoi ?


numidia-liberum.blogspot.fr

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Selon henrymakow.com , il semble que les sites très populaires de «vidéos porno gratuites» soient secrètement financés par des gouvernements ou des oligarques milliardaires, les seules entités ou personnes qui peuvent se permettre de les financer …

 

En effet, les vidéos prennent une énorme bande passante (volume de données) sur le Web, par rapport aux pages de texte ou aux photos … Une seule vidéo peut dépasser un gigaoctet, comprenant plus de données que des centaines de pages normales … et il y a une dépense importante pour montrer une telle vidéo des millions de fois … Pourtant, des milliers d’heures de porno sur le web sont disponibles gratuitement via des sites vidéo « tube », diffusant d’énormes vagues de pornographie qui ruineraient tous les propriétaires de sites Web les plus riches.

Des sites informatiques tels que TechCrunch rapportent qu’à certains moments, le site de vidéos porno gratuit le plus populaire au monde, XVideos, dépasse de plus de 2% TOUT le volume de données de trafic Internet DANS LE MONDE ENTIER … cela juste pour UN site porno gratuit. . et il y en a ainsi plusieurs sites porno autres méga-populaires.

Les sites pornographiques gratuits ont des liens publicitaires vers des sites pay-per-view, (payez pour voir), des sites cam girl, etc … mais le modèle économique ne s’additionne pas, compte tenu de l’énorme dépense occasionnée par la transmission de milliers d’heures de vidéos pornographiques gratuites à des centaines de millions de téléspectateurs. Quel que soit le chiffre d’affaires de leurs ventes publicitaires, il semble impossible que le côté « payant » finance l’opération géante d’hébergement de vidéos, encore plus grande que l’hébergement par le consortium CIA-Google de YouTube.

En outre, il est à noter qu’il existe une «police des droits d’auteur» très partielle sur les sites de vidéos pornographiques gratuites, contrairement aux films populaires hollywoodiens récents … Il semble que les propriétaires de sites « adultes » ont collectivement un mémo pour «faciliter» la diffusion gratuite de leurs marchandises.

PROFIL ETHNIQUE

La production de porno semble liée à des nations et des cultures particulières … On dit que 80% du porno est produit aux USA, presque entièrement par des producteurs juifs, et généralement avec des actrices non juives et acteurs juifs [1].

Il a été dit que le plus grand business sur Internet dans le monde est constitué par les hommes chinois cherchant à contourner leurs portails de censure pour acheter du porno japonais.

La pornographie contamine les jeunes hommes de toutes les cultures.

Au cours des dernières années, les statistiques de l’éducation se sont inversées : maintenant les femmes obtiennent désormais plus de diplômes universitaires que les hommes dans de nombreux pays, les femmes ayant beaucoup plus de motivation de carrière, et que les jeunes cerveaux masculins se sont adonnés au porno.

LE « Dark WEB » EST UNE OPÉRATION GOUVERNEMENTALE

Différents articles parlent maintenant de l’énorme quantité de matériel pédophile sur le «Dark Web», les sites Web auxquels vous ne pouvez accéder que par le biais d’outils spéciaux comme le navigateur Tor … mais cela s’avère aussi être une opération gouvernementale.

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(Image ci dessus : Le Web Sombre semble être principalement accessible maintenant par l’intermédiaire du navigateur de Tor, dont la direction est significativement juive, en incluant le rabbin dans la photo ci-dessus d’équipe de Tor etc. … Et il apparaît que l’utilisation principale du Web profond/Tor soit la pédophilie et les autres crimes transactionnels, les drogues, etc. et non pas des «opportunités des dissidents», comme on le prétend concernant la Chine, l’Iran, etc., il semble que ce soit simplement un moyen de bloquer complètement le fonctionnement de Tor.)

Le navigateur Tor a été développé par des employés du Laboratoire de recherche navale des États-Unis liés à la CIA. Le rôle clé de Tor au service des pédophiles (ainsi que des trafiquants de drogue et d’humains), a été exposé par Andrew Anglin, 33 ans, propriétaire du site nazi, Daily Stormer, qui a fermé ses portes depuis août. à plusieurs reprises à partir d’une série d’adresses Web ordinaires.

Pour les 4 millions de visiteurs mensuels qui ont visionné son site jusqu’au mois d’août, Anglin a été contraint d’utiliser le navigateur Tor, pendant toutes ces périodes entre les courts intervalles durant lesquels il peut être vu via une adresse internet normale. Tor vous permet d’héberger un site Web qui «flotte» sur les «nœuds Tor», sans avoir besoin d’une adresse «url» web spécifique – vous pouvez transmettre au monde à partir d’un simple ordinateur dans votre placard ou votre cave.

Quand le ‘néo-nazi Daily Stormer’ a été obligé à utiliser le navigateur ‘pédophile-web’ Tor, les gens du navigateur Tor ont ouvertement discuté de modifier le programme Tor pour en bannir le ‘néo-nazi’ Anglin & the Stormer … Mais le conseil d’administration de Tor semble avoir été honteux du fait qu’Anglin ait montré que cette menace a prouvé au monde que les concepteurs de Tor – ouvertement connectés aux agences de renseignement américaines – ont intentionnellement créé Tor à l’usage des pédophiles.

Dans le passé, les directeurs de Tor évitaient toujours de bloquer les pédophiles avec Tor, même s’ils pouvaient facilement installer des outils pour réprimer les liens pédophiles qui prospèrent sur Tor … Autrement dit : les néo-nazis sont mauvais, mais les pédophiles sont OK pour les Toriens.

Comme l’écrit Anglin: « Le Dark web [accessible via Tor] est principalement utilisé par les pédophiles pour partager la pornographie infantile … Le projet Tor prétend être conçu pour les dissidents politiques chinois – ou quoi que ce soit – mais l’utilisation principale du logiciel a été la pornographie infantile, et il n’est pas crédible que cette quantité de ressources serait dépensée en quelque sorte pour les dissidents politiques chinois qui peuvent simplement acheter un VPN normal s’ils en ont besoin. Les trafiquants d’esclaves, les terroristes, les assassins et les trafiquants utilisent également le service Tor. L’équipe de développement de Tor n’avait jamais fait de commentaire sur les pédophiles ni sur quiconque utilisant le service, mais a ressenti le besoin de sortir et de condamner le Daily Stormer [néo-nazi] après que le Daily Stormer ait été forcé d’héberger via Tor. »

Le prétexte «dissidents Chinois» pour Tor est donc faux … Les gouvernements peuvent facilement et simplement bloquer l’utilisation de Tor, comme le font apparemment la Chine et l’Iran … Plus il est facile pour tout gouvernement / fournisseur Internet de voir si vous avez téléchargé Tor, même s’ils ne pouvaient pas dire où vous allez l’utiliser. Développé par des personnes liées à la CIA, Tor est généralement soupçonné d’avoir des portes dérobées pour aider le gouvernement américain, la CIA-Mossad etc. pour identifier tous les utilisateurs … y compris tous les pédophiles utilisant Tor, qui peuvent être surtout connus pour la NSA, la CIA et le Mossad. Cela leur donne une mine d’or de gens qui peuvent être mis sous chantage ou détruits chaque fois que nécessaire … tout en gardant vivant le mythe de «Tor anonyme» afin de piéger un flot de nouvelles personnes.

En parlant de piégeage, le navigateur Tor avec son profil de viol-amical-d’enfants, est agressivement promu par les faux «dissidents» que tous les grands gouvernements connaissent et qui sont des farceurs, dont   Edward Snowden, Julian Assange, qui ont vendu de vrais dissidents qui sont maintenant soit emprisonnés soit morts après avoir fait confiance à ces faux «fuyards».

Mais ceci est une autre grosse histoire… voici quelques extraits du rapport des agences de renseignement européennes sur la fraude de Snowden, touchant également le pro-israélien Assange (qui a été reconnu par Zbigniew Brzezinski et Benjamin Netanyahu comme étant au service d’agences de renseignement ): Voir http: //www.veteranstoday.com/2016/09/21/russia-govt-report-snowden-greenwald-are-cia-frauds/

Wikileaks insiste sur TOR pour recevoir des «fuites», bien sûr, après quoi vous pouvez être mort une fois qu’Assange raconte à ses patrons payeurs américains tout sur vous. Dans le cas de Peter W Smith, Assange a nié avoir reçu les fuites de Smith une fois que Smith est devenu un cadavre.

Et en fait, il est facile d’accéder aux sites Tor, y compris ses sites pédophiles etc., même sans utiliser le navigateur Tor. Aaron Swartz, le dernier «hacker» dissident suicidé, a été le pionnier des liens «Web-2-Tor» … Voici, par exemple, comment vous pouvez voir le Daily Stormer d’Anglin, qu’il soit ou non sur l’Internet «normal» en ce moment

https://dstormer6em3i4km.onion.link/

 

Les agences de Renseignement américaines sont très liées à la pornographie et se tournent vers l’industrie de la pornographie pour recruter des opérateurs clés. Jimmy ‘Jimbo’ Wales, qui assistait à des fêtes d’anniversaire intimes du défunt président israélien Shimon Peres, était un vendeur de pornographie avant d’être cueilli à la main pour devenir le chef de file de Wikipedia, site géré par la CIA.

Un ancien vendeur de pornographie – la pornographie gay dans son cas – est l’agent des Rothschild, Glenn Greenwald, pompant le canular ‘Snowden‘ qui laisse une traînée de dissidents incarcérés ou morts.

À l’instar de l’industrie de la pornographie américaine, Tor semble plutôt juif. Un ancien haut personnage de Tor, Jacob Appelbaum, a quitté Tor au milieu de grands scandales d’abus sexuels. Voici un lien vers une photo des membres juifs du conseil d’administration de Tor avec un grand rouleau cérémonial de la Torah de la synagogue juive (image ci-dessus).

Note sur Assange par  Brabantian :

Assange colporte Tor, mais comme Netanyahu lui-même a laissé échapper, Assange avec ses avocats Rothschild est un atout israélien … C’est une question de plaisanterie ouverte parmi les services européens, que les gens croient au conte de fées sur Assange ‘vivant à l’ambassade d’Équateur à Londres’, durant les 7 dernières années (!) dans un petit placard.

Apparemment, Assange vit en réalité dans un domaine appartenant à un ami des Rothschild, il vient entre et sort de l’ambassade de l’Équateur pour des photos et des réunions – c’est pourquoi la police britannique surveille l’endroit, afin qu’ils puissent faire la «place libre» pour les voitures le déplaçant … Il est entendu que les Équatoriens sont soudoyés pour cela. Les diplomates russes confirment en privé qu’ils savaient depuis le début que Snowden est une fraude aussi, il fait partie d’un grand échange de faveurs entre les États-Unis et la Russie qui continue comme il l’a toujours été depuis l’époque soviétique.

écrit par : brabantian

Traduction  Hannibal GENSERIC 

NOTES

[1] Pourquoi les Juifs ont-ils créé et développé l’industrie du porno aux USA ?

 

 

 

Un ancien agent de la CIA dénonce un gouvernement fantôme secret


Traduction SLT : Pourquoi n’ y a-t-il pas plus de « lanceurs d’alerte » qui dénoncent les opérations secrètes illégales ou inconstitutionnelles du gouvernement ? Si ces activités sont tellement illégales, pourquoi les gens ne viennent-ils pas les signaler ? Au cours des cinquante dernières années, les services de renseignement du gouvernement états-unien ont mis au point […]

via Un ancien agent de la CIA dénonce un gouvernement fantôme secret — Le Blog de la Résistance

Pour les confessions, faites la queue s’il vous plaît !


anguillesousroche.com

Un agent de la CIA se confesse sur son lit de mort : « Je faisais partie de l’équipe chargée d’assassiner John F. Kennedy »

La cassette audio dans laquelle un ancien agent de la CIA et conspirateur de Watergate, E. Howard Hunt, admet sur son lit mort qu’il a été contacté pour faire partie d’une équipe de la CIA chargée de tuer JFK a été diffusée ; un fait vraiment étonnant qui a été complètement ignoré par les médias.

Saint John Hunt, fils de E. Howard Hunt, est apparu sur l’émission de radio Coast to Coast Live diffusée à l’échelle nationale pour discuter des révélations contenues dans la bande.

Hunt a déclaré que son père lui avait envoyé une cassette en janvier 2004 et a demandé qu’elle soit divulguée seulement après sa mort. La bande durait 20 minutes à l’origine, mais a été éditée à quatre minutes et demi pour la diffusion sur la radio Coast to Coast. Hunt promet que toute la bande sera téléchargée prochainement sur son site.

Regardez la vidéo ci-dessous :

E. Howard Hunt nomme de nombreuses personnes avec des connexions directes et indirectes de la CIA comme ayant joué un rôle dans l’assassinat de Kennedy, tout en se décrivant comme un «précurseur» dans l’intrigue. Saint John Hunt a convenu que l’utilisation de ce terme indique que Hunt était disposé à jouer un rôle plus important dans le complot du meurtre s’il avait été requis.

Hunt allègue sur la bande que le vice-président Lyndon B. Johnson a été impliqué dans la planification de l’assassinat et dans le dissimulation, affirmant que LBJ, « avait une envie presque maniaque de devenir président, il considérait JFK comme un obstacle à cette réalisation ».

En étant interrogé sur le fait de savoir si son père a suivi les théories de la conspiration dans l’assassinat de Kennedy, Saint John a déclaré qu’il a suivi le travail d’AJ Weberman, un écrivain autonome de New York qui, au début des années 70, a accusé Hunt d’être l’un des trois vagabonds qui ont été arrêtés à Dealy Plaza. Les soi-disant vagabonds (photo ci-dessus) ont été interrogés et plus tard les récits ont été publiés par les autorités peu de temps après l’assassinat. Weberman, l’un des fondateurs du Youth International Party, les Vippies, a publié des photographies des vagabonds et a constaté que deux d’entre eux avaient des similitudes frappantes avec Hunt et Frank Sturgis, également nommé par Hunt dans la bande comme ayant joué un rôle dans l’assassinat.

En demandant son avis sur la question de savoir si son père était l’un des vagabonds de Dealy Plaza, Saint John, dans une révélation étonnante, a déclaré que l’un d’eux ressemblait beaucoup à son père en 1963 (voir comparaison ci-dessus).

Frank Stugis, opérateur éminent de la CIA, a déclaré une ressemblance avec l’un des « vagabonds ».

D’autres chercheurs croient que le « vagabond Hunt » est en fait Chauncey Holt, qui a par la suite avoué le fait. Charles Harrelson aurait été identifié comme le troisième vagabond.

Saint John Hunt a déclaré que peu de temps avant sa mort, son père s’était senti «profondément en conflit et profondément habité par les remords» parce qu’il n’avait pas signalé l’intrigue à l’époque ni empêché l’assassinat, tous les membres du gouvernement ont détesté Kennedy et voulaient l’éjecté de n’importe quelle manière. La promesse de Kennedy de « briser la CIA en mille pièces et disperser les restes au vent » a été menée et cela a fâché presque tout le monde à l’agence.

Sources : 1. https://en.wikipedia.org/wiki/E._Howard_Hunt
2. https://www.maryferrell.org/pages/Confession_of_Howard_Hunt.html
3. http://www.nara.gov/cgi-bin/starfinder/0?path=jfkcnew.txt&id=demo&pass=&OK=OK
Via AnonHQ

 

Comment le lobby chinois a façonné l’Amérique.


les-crises.fr

par Jonathan Marshall

Le lobby chinois est un prototype du lobby étranger moderne à Washington. Il a soudoyé et plié les dirigeants politiques des États-Unis au service de la volonté des Nationalistes qui ont fui à Taïwan et qui contribuèrent au maccarthysme, signale Jonathan Marshall.

Un des premiers grands groupes de pression étrangers à prospérer après le passage du Foreign Agents Registration Act [NDT : loi relative à l’enregistrement des agents étrangers] de 1938 fut le tristement célèbre Lobby chinois, défini par William Safire dans son dictionnaire politique comme « une expression d’attaque utilisée contre ceux qui incitent à soutenir Tchang Kaï-Chek contre Mao Tsé-Toung, puis à aider Tchang à Taïwan. »

Attestant de l’importance du lobby chinois comme précurseur – et qui devrait s’appeler en fait le lobby taïwanais – Safire lui reconnaît d’avoir inspiré l’expression « lobby israélien » pour décrire le réseau de soutien tout aussi puissant d’un autre pays tout aussi petit. [NdT : William Lewis Safire est un auteur américain, journaliste et rédacteur de discours présidentiels]

Le lobby chinois a demandé — avec succès — des milliards de dollars d’aide militaire et économique pour la dictature de Tchang Kaï-Chek, d’abord en Chine continentale puis à Taïwan. Exploitant la vague anticommuniste durant l’ère McCarthy, il aussi réprimé brutalement toute critique sur les défauts de la Chine nationaliste ou toute démarche vers une reconnaissance diplomatique de la République Populaire de Chine.

Parmi ses agents américains figuraient des avocats lobbyistes à l’instar de Thomas Corcoran, un ancien partisan du New Deal qui redirigea ses talents vers les intrigues lucratives. D’autres étaient des militants anticommunistes comme le général Claire Chennault de l’escadrille des Tigres volants, qui fonda une compagnie aérienne contrôlée par la CIA – Civil Air Transport – avec l’aide de Corcoran pour soutenir les armées de Tchang Kaï-chek et conduire des opérations clandestines en Extrême-Orient.

Beaucoup étaient des partisans Républicains qui rejetaient les critiques sur la corruption du régime de Tchang et qui attaquèrent l’administration Truman pour ne pas avoir envoyé suffisamment d’aide financière et militaire afin de prévenir la « chute de la Chine ».

En 1949, deux membres du Congrès demandèrent une enquête sur « la puissance insolente » du lobby. Le député Mike Mansfield, un Démocrate du Montana qui deviendrait plus tard chef de la majorité au Sénat, accusa les représentants de la Chine nationaliste – qui avaient fui cette année-là la Chine continentale vers Taïwan au lendemain de la révolution communiste – de détourner l’aide américaine pour financer de la propagande politique aux États-Unis.

Ironiquement, une dérogation opportune de 800 000 dollars des fonctionnaires de la Chine nationaliste à Taïwan pour leur bureau de New York finança une campagne qui réussit à étouffer l’enquête proposée.

Quelques journalistes intrépides travaillèrent dur pour remédier au manque de renseignements. En avril 1952, le magazine Reporter publia deux numéros successifs dénonçant le lobby chinois.

« Pendant que ce qui reste de l’armée de Tchang Kaï-Chek rouille à Formose [autre nom de Taïwan], les lobbyistes emploient toutes leurs ressources intellectuelles et financières aux États-Unis », a fait remarquer le rédacteur Max Ascoli. « Ces deux dernières années, ils ont rencontré un succès remarquable. Une fois de plus il est démontré qu’on ne peut ni répondre ni s’opposer aux gros mensonges. »

Dans ses commentaires sur les méthodes brutales du lobby chinois – utiliser une démagogie maccarthyste et évincer du gouvernement les experts libéraux sur la Chine – le magazine l’a décrit comme « la chose la plus proche d’un véritable parti communiste que notre pays ait pu avoir. Il n’y a aucune autre organisation à laquelle le lobby chinois puisse être comparé, avec son noyau dur d’agents fanatiques travaillant à plein temps, ses légions souterraines de sympathisants égarés, ses organismes paravents, et ses fonctionnaires étrangers bénéficiant à Washington de l’immunité parlementaire et rendant consciencieusement compte au siège central. »

Le soutien de la CIA

La série du Reporter avait vraisemblablement le soutien de fonctionnaires de l’administration Truman, et fut substantiellement rendue publique par un ancien officier du renseignement américain, qui s’était fait embaucher par le Time magazine après avoir été le premier chef du bureau de la CIA à Paris.

Son coauteur eut une réunion préparatoire avec l’assistant du directeur de la CIA en mars 1952, lui donnant un détail explosif non mentionné dans la version publiée : « le gouvernement nationaliste avait versé plus de 2 000 000 de dollars à la campagne républicaine en 1948. »

Le succès des Républicains lors des élections de 1952 a cependant forcé la CIA à se rapprocher du lobby chinois. Les organisations pro-Taïwan comme le « Comité pour la Défense de l’Amérique en aidant la Chine anticommuniste » et le « Comité des affaires nationales » ont compté parmi leurs dirigeants ou administrateurs des prête-noms connus pour des opérations de propagande de la CIA, comme William Donovan, ancien chef du Bureau des services stratégiques, Jay Lovestone, un organisateur de projets financés par la CIA, et Cord Meyer, qui a pris en charge la Division des organisations internationales de l’Agence en 1954.

La CIA a également financé clandestinement des organisations anticommunistes, comme le « Comité de l’Asie libre », et « l’Aide aux intellectuels chinois réfugiés (ARCI) », qui ont renforcé les messages du lobby chinois.

Le président exécutif de l’ARCI, Christopher Emmet, a salué ainsi son rôle : « sensibiliser les Américains à la cause anticommuniste chinoise… La raison en est que l’appel humanitaire pour les secours permet incidemment de donner tous les faits politiques concernant la persécution, etc. Il ne suscite pas de contestations et d’attaques, comme c’est le cas dans la propagande politique directe. »

La première étude théorique sur cette campagne de pression a finalement paru – brièvement – en 1960. Dans son introduction à « The China Lobby in American Policy », le politologue Ross Koen a fait sensation en affirmant « qu’il existe… de fortes preuves selon lesquelles un certain nombre de fonctionnaires chinois [nationalistes] ont participé à la contrebande illégale de stupéfiants aux États-Unis, au su du gouvernement nationaliste chinois et avec sa connivence. Les preuves indiquent que plusieurs Américains éminents ont participé à ces transactions, et en ont bénéficié. Elles indiquent en outre que le business des stupéfiants a été un facteur important dans les activités et les transformations du lobby chinois ».

Un énergique publicitaire du lobby chinois a obtenu des épreuves préliminaires du livre et les a partagées avec des alliés dans l’administration Eisenhower. Ensemble, ils ont exercé de lourdes pressions juridiques et politiques sur l’éditeur, Macmillan, pour retirer le livre. Le livre n’a été réédité qu’en 1974, par Harper & Row.

Richard Nixon et le lobby chinois

Grâce à ses campagnes de propagande percutantes, le lobby chinois a empêché la reconnaissance diplomatique par les États-Unis de la République populaire de Chine – le pays le plus peuplé de la Terre – pendant plus de deux décennies. Son influence sur la politique étrangère des États-Unis n’a été rompue qu’en 1972, lorsque le président Nixon a finalement ouvert des pourparlers avec Pékin pour aider à mettre fin à la guerre du Vietnam.

Ironiquement, Nixon était depuis longtemps l’un des partisans les plus ardents défenseurs du lobby de la Chine. Il a remporté l’élection de sénateur de Californie en 1950 en partie en exploitant l’insatisfaction populaire à l’égard de la « perte » de la Chine par l’administration Truman et de la guerre sanglante qui a suivi en Corée.

Le chroniqueur de Washington, Drew Pearson, a publié plus tard le fait que Nixon avait obtenu un grand versement en espèces de l’un des neveux de Tchang pour aider à financer sa campagne réussie de 1950 contre Helen Gahagan Douglas, titulaire démocrate libérale. Pearson a également appris – mais n’a pas publié – le fait qu’un agent nationaliste chinois avait fourni 500 000 dollars en espèces pour financer les dépenses de campagne d’autres sénateurs républicains à l’échelle nationale.

Des années plus tard, lors de la campagne électorale présidentielle de 1968, Nixon a utilisé les services d’une éminente personnalité du lobby chinois, Anna Chennault – veuve de l’ancien général américain Claire Chennault et, à part entière, prodigieuse collectrice de fonds pour les républicains – comme son émissaire privé auprès du président du Vietnam du Sud.

Grâce à elle, Nixon a secrètement bloqué la proposition du président Johnson pour des pourparlers de paix entre le Vietnam du Nord et du Sud, afin de ralentir l’essor de la campagne de Hubert Humphrey. Johnson, apprenant par des sources de renseignements top secrètes l’intervention de Nixon/Chennault , n’a rien dit publiquement, mais s’est plaint amèrement au leader républicain du Sénat, Everett Dirksen : « C’est une trahison ».

L’héritage du Lobby chinois

La même année, le lobby chinois a suscité un lobby parallèle soutenant la dictature militaire de Corée du Sud, un allié anticommuniste proche de Taïwan. En 1968, Richard Hanna, partisan de Taïwan et député démocrate du comté d’Orange – le fief de Nixon – « a chargé » le Premier ministre de la Corée du Sud « de faire pression sur le Congrès des États-Unis en imitant la réussite des modèles établis par Israël et Taïwan ».

À la suite de ses conseils, un homme d’affaires sud-coréen, travaillant avec l’Agence centrale coréenne de renseignement, a commencé à recycler les commissions des ventes de riz des États-Unis à la Corée afin de payer des divertissements somptueux et des pots-de-vin généreux à des membres du Congrès, à des membres du cabinet et à d’autres personnes influentes de Washington, y compris au secrétaire à la Défense Melvin Laird, pendant les années Nixon.

À la fin des années 70, un « micro » de la CIA dans le bureau du président de la Corée du Sud l’a impliqué dans un projet visant à dépenser jusqu’à un million de dollars par an pour acheter des dizaines de fonctionnaires américains, mais l’administration Nixon n’a pris aucune mesure.

En 1973, un membre du Congrès qui échapperait plus tard, à cause de la prescription, à une poursuite pour corruption, a écrit au président de la Corée du Sud une lettre d’appréciation, avec pour commentaire : « vous avez une équipe extrêmement compétente qui travaille en votre faveur et obtient de bons résultats pour votre pays. Rien, comme vous le savez, ne se passe sans beaucoup de travail et de soutien ».

L’homme d’affaires sud-coréen qui a payé les pots de vin a finalement témoigné devant le Congrès en 1978, une décennie après le début du scandale du « Corée-gate », contre l’octroi d’une immunité totale. Bien qu’il ait impliqué quelque 30 membres du Congrès, seulement 10 ont démissionné ou ont fait face à des accusations criminelles.

Taïwan, de son côté, a continué à maintenir un formidable lobby à Washington dans les années 70, malgré la trahison du président Nixon reconnaissant la Chine continentale. Le lobby a continué à gagner les cœurs et les esprits des républicains conservateurs, dont Ronald Reagan. Entre autres moyens, il utilisait les services du cabinet de relations publiques Deaver et Hannaford, qui représentait également les dictatures militaires de l’Argentine et du Guatemala.

Le partenaire du cabinet Michael Deaver, ancien adjoint du gouverneur Reagan, est devenu le chef d’état-major adjoint du président Reagan en 1981. Au grand désagrément de Pékin, les ventes d’armes américaines à Taïwan ont progressé, passant de 312 millions de dollars en 1981 à un maximum de 709 millions de dollars en 1985. Un Taïwan reconnaissant, en compagnie de la Corée du Sud, a fourni un soutien secret aux « Contras » anticommunistes qui luttaient dans ces années-là contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua.

En 1987, Deaver a été reconnu coupable de parjure devant le Congrès et devant un grand jury fédéral, concernant son utilisation de la Maison-Blanche pour des activités de lobbying.

Le lobby de Chine vit toujours, avec une influence diminuée, dans le Parti républicain d’aujourd’hui. Sa plate-forme 2016 a appelé à une augmentation des ventes d’armes à Taïwan, à réintégrer le pays dans les organisations internationales et à s’engager pour sa défense en cas de confrontation militaire avec la Chine.

Au cours de la campagne présidentielle, le candidat Donald Trump a nommé dans son équipe de transition plusieurs solides partisans de l’île. En décembre 2016, il y a eu son coup de fil bien connu au chef de Taïwan pour célébrer leurs élections respectives et se féliciter des « liens économiques, politiques et de sécurité étroits » entre les États-Unis et Taïwan.

Depuis lors, bien sûr, le président Trump s’est contredit sur cela comme sur bien d’autres politiques, coupant les ponts avec Taïwan pour cultiver le président de la Chine, Xi Jinping. Mais ne pariez pas que Taïwan est fini. Si Xi ne parvient pas à agir sur la Corée du Nord, ou si les affrontements militaires américano-chinois augmentent de nouveau en mer de Chine méridionale, la petite île qui, autrefois, a actionné une armée de supporters américains, pourrait encore rugir à Washington.

Jonathan Marshall est un contributeur régulier de Consortiumnews.com.

Source : Jonathan Marshall, Consortium News, 20-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Les carnets de Guantanamo


 

Auteur : Mohamedou Ould Slahi

Ouvrage : Les carnets de Guantanamo

Année : 2015

Emprisonné depuis août 2002 à Guantánamo, Mohamedou Ould Slahi n’a jamais été inculpé par la justice américaine. Et alors qu’un juge fédéral a ordonné sa libération, le gouvernement des États-Unis a décidé d’ignorer cette décision et ne donne aucun signe d’une quelconque volonté de lui rendre sa liberté. En 2005, trois ans après son arrestation, Mohamedou a commencé à rédiger un journal. Pendant des mois, il a écrit ses mémoires à la main, racontant sa vie avant de disparaître dans les limbes de Guantánamo, pour ce qu’il qualifie « d’interminable tour du monde » de la détention et des interrogatoires. Son journal n’est pas seulement une chronique captivante d’un déni de justice, c’est aussi un récit profondément personnel : terrifiant, parfois férocement drôle, et d’une grande élégance. Publiés pour la première fois, Les Carnets de Guantánamo sont un document d’une importance historique unique

.Mohamedou Ould Slahi aimerait dédier son récit à la
mémoire de sa mère, Maryem Mint el-Wadia.
Il souhaite également préciser qu’il lui aurait été impossible
d’inclure cette dédicace sans Nancy Hollander, et ses collègues
Theresa Duncan et Linda Moreno.

Guantanámo, l’impasse
L’extraordinaire force des pages qui suivent provient de
l’inestimable témoignage qu’elles livrent. Si Guantánamo n’a jamais été
caché, jamais il ne nous a été permis d’entrer ainsi au plus près et au
plus effrayant de cette prison.
Quatre mois après les attentats du 11 septembre, dans une
Amérique sous le choc, les autorités américaines ouvraient ce centre
de détention au mépris des règles les plus élémentaires du droit. La
légitimité de la « guerre contre la terreur » justifiant tous les moyens,
elles ne cachaient pas cette prison excentrée sur une base militaire de
Cuba, allant jusqu’à ouvrir une partie du camp aux journalistes ou
ONG, orchestrant des campagnes de communication destinées à
renforcer l’adhésion de l’opinion américaine.
Une transparence pourtant très relative : le plus inavouable a
longtemps été caché ou nié. La vitrine officielle devait tenir. Elle s’est
rapidement délitée, l’aberration du système aidant. La dé-classification
des présents carnets, la parution le 9 décembre 2014 de la version
abrégée d’un rapport du Sénat sur les méthodes de torture employées
par la CIA sont autant de récents et flagrants démentis de toute
tentative de légitimation de Guantánamo. Le droit international le dit
et le principe d’humanité le crie : rien ne peut justifier ce qui s’est
pratiqué et se pratique encore dans cette zone de non droit absolu.
Depuis l’ouverture de Guantánamo, la situation n’a pas vraiment
changé. Dès sa prise de fonction en janvier 2009, Barack Obama s’était
pourtant engagé à fermer le camp, dénonçant les dérives liées à la
guerre globale contre le terrorisme. En août 2014, il reconnaissait
publiquement que les Etats-Unis avaient « torturé des gens » et à
l’automne il réaffirmait qu’il fallait fermer Guantánamo. Mais, en
déclarant que 36 détenus ne seraient jamais jugés ni libérés, et en
réaffirmant la notion de guerre globale contre le terrorisme, il va dans
le même sens que le Congrès qui ne cesse de s’opposer à la fermeture
de Guantánamo.
Treize ans après son ouverture, le centre n’est toujours pas fermé

et les enjeux juridiques et humains qu’il pose restent entiers. Le
nombre de détenus a certes baissé (136 en décembre 2014 sur les 779
détenus sur la base depuis 2002), mais leur sort reste incertain,
imprécis. Leurs conditions de détention demeurent plus que
préoccupantes et les récentes grèves de la faim en attestent. La réponse
qui consiste à forcer les détenus à se nourrir est une forme de torture…
un cercle qui semble infernal.
La prise de conscience du scandale que représente Guantánamo est
désormais acquise. Le travail d’ONG comme Amnesty International,
qui depuis l’ouverture du camp en dénonce les dérives tout en
réclamant sa fermeture, y a sans doute contribué. La parution dans
plusieurs pays de ces carnets inédits est un pas supplémentaire.
Mais si ces prises de consciences indignent, elles doivent surtout
aider à agir. Au-delà de sa mobilisation auprès ou en faveur de détenus,
Amnesty International ne cesse de rappeler aux autorités américaines
les mesures qui sont impératives pour sortir de cette impasse : la
libération des détenus déclarés « libérables » sans les transférer dans
un pays où leurs droits risquent d’être à nouveau violés, l’inculpation
des autres devant une Cour fédérale sans requérir la peine de mort, la
traduction en justice de tous les auteurs des violations passées et
présentes, et l’attribution de réparations aux victimes.
Amnesty International
Décembre 2014

Chronologie de la détention
Février 2000 – Après avoir passé douze ans à étudier et
travailler à l’étranger, en Allemagne dans un premier temps,
puis brièvement au Canada, Mohamedou Ould Slahi décide de
rentrer chez lui, en Mauritanie. En chemin, il est à deux
reprises emprisonné sur ordre des États-Unis – d’abord par la
police sénégalaise, puis par les autorités mauritaniennes – et
interrogé par des agents américains du FBI à propos du «
complot de l’an 2000 », comme on l’a appelé, qui prévoyait de
faire sauter une bombe à l’aéroport de Los Angeles. Ayant
conclu que rien n’établit qu’il ait été impliqué dans ce projet,
les autorités le relâchent le 14 février 2000.
2000-automne 2001 – Mohamedou vit avec sa famille et
travaille en tant qu’électrotechnicien à Nouakchott, en
Mauritanie.
29 septembre 2001 – Mohamedou est emprisonné deux
semaines durant par les autorités mauritaniennes. Des agents
du FBI l’interrogent de nouveau à propos du complot de l’an
2000. Il est cette fois encore libéré. Les autorités
mauritaniennes déclarent publiquement qu’il est innocent.
20 novembre 2001 – La police mauritanienne se présente
chez Mohamedou et lui demande de la suivre pour un nouvel
interrogatoire. Il obtempère de bon gré et se rend aux locaux
de la police au volant de sa voiture.
28 novembre 2001 – Un avion de la CIA transfère
Mohamedou de Mauritanie à Amman, en Jordanie, où il est

emprisonné et interrogé pendant sept mois et demi par les
services de renseignement jordaniens.
19 juillet 2002 – Un autre appareil de la CIA récupère
Mohamedou à Amman. Il est dévêtu et menotté, on lui
applique un bandeau sur les yeux et on lui fait enfiler une
couche. Il est ensuite transporté sur la base aérienne
américaine de Bagram, en Afghanistan. Les événements
relatés dans les Carnets de Guantánamo débutent sur cette
scène.
4 août 2002 – Après deux semaines d’interrogatoires à
Bagram, Mohamedou et trente-quatre autres détenus sont
entassés dans un camion de transport militaire et envoyés à
Guantánamo. Parvenu à destination, le groupe est pris en
charge le 5 août 2002.
2003-2004 – Les interrogateurs militaires soumettent
Mohamedou à un « plan d’interrogatoire spécial »,
personnellement approuvé par Donald Rumsfeld, le secrétaire
à la Défense américain. Entre autres tortures, il subit des mois
d’isolement total, une multitude d’humiliations physiques,
psychologiques et sexuelles, des menaces de mort, des
menaces à l’encontre de sa famille, ainsi qu’un simulacre
d’enlèvement et d’extradition.
3 mars 2005 – Mohamedou rédige sa demande
d’ordonnance d’habeas corpus.
Été 2005 – À l’isolement dans sa cellule de Guantánamo,
Mohamedou rédige à la main les 466 feuillets qui deviendront
cet ouvrage.
12 juin 2008 – La Cour suprême décrète par cinq voix

contre quatre (Boumediene v. Bush) que les détenus de
Guantánamo ont le droit de s’opposer à leur détention par le
biais d’une ordonnance d’habeas corpus.
Août-décembre 2009 – Le juge de cour de district James
Robertson entend la demande d’habeas corpus de Mohamedou.
22 mars 2010 – Le juge Robertson accorde à Mohamedou
son ordonnance d’habeas corpus et ordonne sa libération.
26 mars 2010 – L’administration Obama fait appel.
17 septembre 2010 – La cour d’appel des États-Unis pour
le neuvième circuit renvoie la demande d’habeas corpus de
Mohamedou devant la cour de district. Cette affaire est
toujours en cours.
Aujourd’hui – Mohamedou est toujours détenu à
Guantánamo, dans la cellule où se sont déroulés bon nombre
des événements rapportés dans cet ouvrage.

Précisions à propos du texte, des
passages censurés et des
annotations

suite…

https://mega.co.nz/#!nQcgXDQK!VfKlO6bXOtydKvryvWd_OfcZx3gbsUpRMI1dr2ZBIm4

« la France, est le plus vieil ami des États-Unis » ; quelle bonne blague !


http://www.voltairenet.org/article164442.html

Quand la CIA menait des expériences sur des cobayes français

Un journaliste états-unien, qui enquêtait sur les expériences de contrôle mental de la CIA durant la Guerre froide, a découvert des documents relatifs à un fait divers inexpliqué en France. Il affirme qu’en 1951, la CIA aurait testé en France une arme secrète : la diffusion de LSD par aérosol. L’essai aurait été réalisé dans un village du Gard à l’insu des habitants et des autorités. Mais il aurait mal tourné et provoqué 7 décès.
Nous avons demandé à Hank Albarelli de résumer sa recherche pour les lecteurs du Réseau Voltaire.

| 16 mars 2010

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France 3 a diffusé, le 13 février 2010, « Le Pain du diable », un téléfilm de Bertrand Arthuys reconstituant minutieusement l’affaire de Pont-Saint-Esprit. Il décrit la folie qui s’est emparée du village, les soupçons qui pèsent sur le boulanger, et la volonté de certaines autorités de cacher quelque chose. Mais il se termine sur une interrogation. Soixante ans plus tard, on ignorerait toujours l’origine de l’intoxication.

Depuis des décennies, deux mystères n’ayant a priori rien en commun ont tous deux interpellé et laissé perplexes les enquêteurs les plus sérieux : celui de l’étrange et soit-disant « suicide » du docteur Frank Olson à New York en 1953, et l’intriguante vague de délires hallucinogènes survenue dans un petit village français en 1951. Comme de nombreux récits sur internet et dans les journaux télévisés l’expliquent depuis 35 ans, l’on soupçonne depuis longtemps la mort d’Olson d’être le fruit d’une opération criminelle instiguée par le gouvernement, bien qu’aucun assassin ou mobile plausible n’ait pu être assurément identifié à ce jour. La crise de folie s’étant emparée du village méridional de Pont-Saint-Esprit décontenance les scientifiques depuis des décennies, et nombre d’entre eux balaient d’un revers de main les lourds soupçons pointant vers une sorte d’attaque secrète au LSD, simplement parce que les moyens et mobiles d’un tel crime échappaient alors à l’attention du public.

En 1995, j’ai commencé à enquêter sérieusement sur la mort du docteur Frank Olson, un bactériologiste états-unien exerçant au centre ultra-secret de guerre biologique de l’U.S. Army à Fort Detrick, dans le Maryland. J’étais alors loin d’imaginer que ma découverte d’un crime derrière la mort d’Olson coïnciderait à ce point avec les horribles événements de Pont-Saint-Esprit en août 1951. Mon livre de 900 pages Une terrible erreur : le meurtre de Frank Olson et les expérimentations secrètes de la CIA durant la Guerre froide, détaille de manière pointilleuse la façon dont les deux événements se téléscopent. De récents rapports faisant état d’un « important scandale diplomatique et politique émergent et potentiellement dommageable pour les relations franco-états-uniennes », en relation avec l’explication et la documentation de mon livre concernant l’intoxication collective de Pont-Saint-Esprit, m’ont incité à rédiger cet article pour ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur ces deux événements.

L’étrange vague de folie de Pont-Saint-Esprit affecta près de cinq cent personnes, provoquant directement la mort d’au moins cinq d’entre elles et deux suicides. Au cours de la cinquantaine d’années suivante, l’incident a successivement été attribué soit à un empoisonnement à l’ergot de seigle, à savoir l’ingestion par des villageois d’un pain infecté par un champignon hallucinogène, soit à un empoisonnement au mercure. Une vaste majorité des scientifiques crédibles ayant examiné la question ont, jusqu’il y a peu de temps, conclut à une cause toujours inconnue.

Un journal français de l’époque décrit ce drame incongru : « Ce n’est ni du Shakespeare, ni du Edgar Allen Poe. C’est, hélas, la triste réalité dans tout Pont-Saint-Esprit et ses environs, où de terrifiantes scènes de délires hallucinatoires se déroulent actuellement. Des scènes tout droit sorties du Moyen-Age, saturées d’horreur et de pathos, parcourues d’ombres sinistres. » Un bref article de Time Magazine, puis un important quotidien d’information états-unien entretenant des liens très étroits avec la CIA, en faisaient quant à eux la description suivante : « Parmi les individus affectés, les délires allaient croissants : les sujets se jetaient frénétiquement sur leur lit, hurlant que des fleurs rouges s’ouvraient depuis leur corps. » D’autres commentateurs dépêchés sur place décrivaient des scènes de défenestration, d’hommes et femmes se dénudant et courant dans les rues dans le plus simple appareil, d’enfants se plaignant que leur estomac soit infesté de serpents entrelacés.

Actualités de l’ORTF

Peu après l’incident, en septembre 1951, des scientifiques écrivant pour le très respecté British Medical Journal déclarèrent que la « vague d’empoisonnements » était le résultat d’une intoxication à l’ergot de seigle. Cette explication ne se basait cependant que sur les conclusions des biochimistes envoyés sur place par les laboratoires Sandoz situés non loin de là, à Bâle (Suisse). Parmi les membres de ce contingent figurait le docteur Albert Hofmann, premier scientifique à avoir synthétisé le LSD le 16 novembre 1938. Au moment de la visite du groupe de Sandoz à Pont-Saint-Esprit, seuls quelques scientifiques dans le monde, pas plus de huit ou dix, étaient informés de l’existence de LSD de synthèse. En outre, et c’est là un fait aussi, voire plus important, pour ainsi dire personne dans la France de 1951, en dehors de quelques responsables chez Sandoz, ne savait que cette société menait des activités secrètes et en étroite collaboration avec la CIA.

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En 1938, le chimiste Albert Hofmann (1906-2008) parvient à synthétiser pour le laboratoire Sandoz le principe actif de l’ergot de seigle : le LSD. En 1951, il intervient comme expert dans l’affaire de Pont-Saint-Esprit.

Sandoz fournissait non seulement d’importantes quantités de cette drogue à la CIA, mais conseillait également le service sur ses utilisations potentielles, défensives ou offensives, notamment en vue des expérimentations secrètes aux Etats-Unis et en Europe. Pour résumer la longue explication développée dans mon livre, l’intoxication de Pont-Saint-Esprit était le résultat d’une expérience menée conjointement par l’Army et la CIA dans le cadre du Projet MK/ULTRA. C’est en effet précisément le département que le Docteur Frank Olson dirigeait, la Division des opérations spéciales de Fort Detrick, qui supervisa l’expérience française.

Il me paraît important de préciser que l’intrigue générale autour du mystère de Pont-Saint-Esprit m’est apparue remarquablement nette et cohérente, mais également assez choquante, et je ne suis pas facile à choquer. Après une enquête plus approfondie, tout le scénario s’est révélé être encore plus remarquable dans ses détails subtils et sa nature manifeste. Même aujourd’hui, un site internet du département de la Justice avertissant des dangers du LSD déclare qu’au début des années 1950, « la Sandoz Chemical Company alla jusqu’à promouvoir le LSD comme arme chimique secrète potentielle auprès du gouvernement U.S. Leur principal argument était qu’une petite quantité de cette drogue versée dans le système d’approvisionnement en eau, ou pulvérisée dans l’air est susceptible de désorienter et rendre psychotique toute une division militaire, la rendant inoffensive et incapable de combattre. » Sans parler, bien entendu, d’une bourgade ou d’une ville entière.

De fait, en creusant plus en avant dans l’histoire, je découvris un jour des documents secrets du FBI révélant que la Division des opérations spéciales de Fort Detrick avait, un an avant l’expérience de Pont-Saint-Esprit, pris pour cible de réseau souterrain du métro new-yorkais dans le cadre d’une expérience similaire. Comme l’indique une note du FBI datée d’août 1950, « Les expériences de guerre biologique devant être réalisées par des représentants du Département de l’Army dans le réseau de métro souterrain new-yorkais en septembre 1950 ont été repoussées jusqu’à une date indéfinie. ».

Lorsque je discutai de cette note avec des anciens biochimistes de Fort Detrick, ils m’informèrent confidentiellement que les expériences de New York « étaient repoussées jusqu’au terme de l’expérience devant être menée en France. ». Un ancien scientifique de la Division des opérations spéciales ajouta : « Les résultats globaux de l’expérience dans le Sud de la France ont été positifs, mais nous avons également constaté un effet indésirable, ou ce qu’il conviendrait maintenant d’appeler une réaction du « cygne noir ». Nous n’avions absolument pas prévu que plusieurs personnes mourraient. L’expérience ne devait pas aboutir à cela, alors elle a été renvoyée au bureau d’étude. »

Les mêmes scientifiques confirmèrent que suite à l’expérience de Pont-Saint-Esprit, la Division des opérations spéciales de Fort Detrick se rendit de nouveau à New York en 1956 pour réaliser les expériences dénommées opérations Big City et Mad Hatter (« le cinglé »). Il s’agissait de projets secrets impliquant la pulvérisation de produits chimiques sous forme d’aérosols au travers du pot d’échappement d’une automobile conduite autour de New York par la CIA et des scientifiques de l’Army. Avant cela, en 1952 et 1953, des expériences plus limitées furent menées dans des wagons du métro new-yorkais par George Hunter White, un agent du Bureau fédéral des narcotiques travaillant secrètement comme agent de la CIA. À au moins deux reprises, White fit détonner des engins à aérosols spécialement conçus et remplis de LSD. La CIA détruisit les rapports écrits de White traitant de ces expériences en 1973. En remontant un peu en arrière dans le temps, je découvris la véritable cause de l’intoxication du Sud de la France : une note d’un informateur confidentiel de la CIA qui m’avait été remise en 1999 constitua la première preuve solide en ma possession indiquant que quelque chose n’était pas clair à propos de l’incident. Ce rapport, daté de décembre 1953, relatait une rencontre entre l’informateur non identifié et un responsable de la Sandoz Chemical Company à New York. L’informateur écrivait qu’après « avoir bu plusieurs verres », le responsable de Sandoz éructa : « Le « secret » de Pont-Saint-Esprit était que le pain n’était pas du tout en cause. », avant de poursuivre : « Pendant des semaines les Français assignèrent nos laboratoires à des analyses de pain. Il ne s’agissait pas de l’ergot de seigle, mais d’un composé de type diethylamide. » Le responsable entendait bien entendu par là qu’une drogue synthétique était à l’origine de la vague de folie de Pont-Saint-Esprit.

Selon son propre rapport, l’informateur de la CIA demanda alors : « Si la substance n’était pas dans le pain, alors comment est-elle arrivée dans l’organisme des gens ? »
À cela le responsable répondit : « Une expérience. » Soudainement préoccupé, l’informateur interrogea : « Une expérience ? ». Et le responsable de Sandoz rétorqua de façon dérobée : « Peut-être le gouvernement français, » sachant que l’informateur états-unien connaissait probablement bien l’identité des véritables auteurs de l’expérience. Ce fut, en somme, une grande scène de comédie politique et de subterfuge qui se conclut par ces mots du responsable de Sandoz : « Une raison secondaire expliquant ma présence ici aux Etats-Unis est que je dois me débarrasser de notre LSD. Si la guerre éclate notre LSD disparaîtra. ».

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Selon la presse états-unienne, suite à la parution du livre d’Hank Albarelli, Erard Corbin de Mangoux, directeur de la DGSE, aurait adressé une demande d’explication au départment d’Etat.

L’indice que je découvris ensuite, dans la chaîne des preuves, était un document non daté de la Maison-Blanche faisant a priori partie d’un dossier plus large qui avait été remis aux membres de la Commission Rockefeller formée en 1975 par le président Gerald Ford pour enquêter sur les pratiques abusives de la CIA. Le document contenait les noms de deux ressortissants français ayant secrètement émargé à la CIA, et faisait directement référence à « l’incident de Pont-Saint-Esprit », reliant en outre un ancien expert de la CIA en guerre biologique et le chef de la Division des opérations spéciales de Fort Detrick. Ce document, conjointement à un autre, constituait d’après moi la preuve irréfutable.

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En 2005, un reporter du quotidien Baltimore Sun, Scott Shane, qui travaille maintenant au New York Times, écrivait : « L’[U.S.]Army n’a aucun dossier sur MK/NAOMI ni sur la Division des opérations spéciales [de Fort Detrick]. » Lorsque Scott, puis moi-même, avons demandé les dossiers pour les deux, l’Army répondit qu’elle « ne pouvait en trouver aucun ». En 1973, la CIA détruisit toutes ses archives sur MK/NAOMI et son travail avec la Division des opérations spéciales de Fort Detrick. L’une des raisons évoquées pour cette destruction, expliqua la CIA, était que « les gens ne comprendraient pas ou interpréteraient mal les raisons ayant poussé l’agence à réaliser beaucoup de ses projets. ». Lorsque le reporter Shane pressa un ancien officier de haut rang de la Division des opérations spéciales d’évoquer les projets antérieurs de la division, Andrew M. Cowan Jr. répondit « je ne donne tout simplement pas d’interview sur ce sujet. Cela doit au moins rester classifié pour éviter que ces informations se retrouvent entre les mains d’un agité. »

Plus haut dans l’article, j’ai écrit que l’expérience de Pont-Saint-Esprit me choqua au premier abord. Par bien des aspects, j’éprouve toujours ce sentiment. Mais peut-être pas pour toutes ces raisons que beaucoup de lecteurs imagineraient. Tout d’abord, je suis choqué lorsque je lis sur internet des réactions à ce sujet tel qu’il est traité dans mon livre, comme par exemple « Et alors, au moins ils ne l’ont pas fait dans une petite ville d’Amérique », ou pire encore, « Pourquoi n’ont-ils pas choisi une ville du Mexique ; c’est plus proche ? ». Je suis attristé de constater que certains États-uniens sont devenus blasés et insensibles aux actions arrogantes et horribles de la CIA par le passé. La torture est maintenant approuvée aux États-Unis par une grande partie de la population. Certains États-uniens mieux intentionnés affirment prier pour un retour à « Un pays dont le gouvernement honorait, respectait et observait les droits humains, et les lois et traités internationaux », protégeant les prisonniers de guerre, les combattants ennemis et les prisonniers, or en vérité tout examen objectif et sérieux de l’histoire de la Guerre Froide aux États-Unis met systématiquement en lumière de nombreuses instances d’horrible maltraitance des détenus et prisonniers étrangers.

Le Projet Artichoke de la CIA, mis en oeuvre au cours des années 1950 et 1960, a soumis de nombreux prisonniers étrangers et d’agents doubles présumés à des traitements barbares, dont des électrochocs, des lobotomies et des chocs d’insuline provoqués par des drogues. D’innombrables citoyens états-uniens disparurent des rues de New York et San Francisco pour être victimes d’expériences secrètes uniquement parce qu’ils faisaient partie de groupes minoritaires ; pauvres, paumés, criminels ou perçus comme tels, prostitués. Nombre d’entre eux subirent des séquelles physiques et mentales permanentes en conséquence de ces expériences. On administra du LSD à près de 6 500 soldats états-uniens, à leur insu, dans les années 1950 et 1960. Beaucoup parmi eux ont dû vivre en permanence avec ces souffrances, d’autres se sont suicidés. En 1953, un ressortissant étranger fut emprisonné et torturé huit mois durant, au Panama, par la CIA simplement parce qu’il était soupçonné de collaborer avec des responsables du renseignement français. Par la suite, il est bien probable que la CIA ait assassiné ce même homme après qu’il eût anonymement révélé à un journaliste qu’il connaissait l’identité du commanditaire de l’assassinat du président John F. Kennedy.

Entretien de Hank Albarelli à Russia Today (12 mars 2010), en anglais

Bande annonce du livre (en anglais)Article exclusif. Version française : Réseau Voltaire

« A Terrible Mistake : The murder of Frank Olson and the CIA’s secret Cold War Experiments » est une enquête sur les expériences de drogues conduites par la CIA durant la Guerre froide, et plus particulièrement sur la mort du docteur Frank Olson, un chimiste affecté à Fort Detrick, chargé d’étudier les applications militaires des drogues. En 1975, face aux enquêteurs de la Commission Rockefeller, l’US Army avait admis avoir fait absorbé au chercheur du LSD à son insu, ce qui aurait provoqué une crise de délire pendant laquelle il se serait défenestré. Le Pentagone avait offert 750 000 dollars d’indemnisation à sa famille. Mais, en 1994, une expertise médico-légale pratiquée après exhumation du corps avait invalidé la version officielle et conclu à un probable homicide.
De nouveaux documents attestent que le docteur Olson dirigea diverses expériences de guerre chimique, notamment… à Pont-Saint-Esprit.

La fabrication du Président Nicolas sarkozy


Description de l'image  Thierry Meyssan Axis for Peace 2005-11-18 n1.jpg.

Auteur : Réseau Voltaire
Ouvrage : La fabrication du Président Nicolas sarkozy
Année : 2008

 

 

OPÉRATION SARKOZY : LES RELATIONS ANCIENNES ET INTIMES DE NICOLAS SARKOZY
AVEC LA CIA… ET AVEC LA MAFIA CORSE

Posted by libertesinternets under Censure, Fascisme d’aujourd’hui, Libertés publiques, Lobby Pro- Israël, Manipulation de l’opinion, Nicolas Sarkozy, Néo-connerie, Observatoire de l’empire, Politique et Propagande, Presse aux ordres

Note de L&I : cette version est celle récupérée sur le site du Réseau Voltaire. Elle est donc l’unique véritable. Toutes celles circulant
sur les sites d’extrème droite comme TOUT SAUF SARKOZY, VOX NR ou sur les sites d’extrème gauche comme INDYMEDIA,
OPERATIONSARKOZY etc. sont fausses et trafiquées pour nuire à Thierry Meyssan.
[Thierry Meyssan – Voltaire – 10/07/2008]

NOTE DU RÉSEAU VOLTAIRE : Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table
ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008 ) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.
L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal
news magazine russe actuel.
Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était
hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.
—————-

 

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses
propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit
au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les
informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en
assume seul la responsabilité.
Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant
sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils
ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant
chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète
confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre
l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre
compte depuis longtemps.
C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant
dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.
Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et
professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.
Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États -Unis et d’Israël a pu devenir le chef
du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une
longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour
contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services
US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse,
Étienne Léandri.
En 1958, les États -Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique,
décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la
CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est
son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce
une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir à la force .
Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la
contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop
tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur
indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se
rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors
toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de
ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la
prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de
l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-newyorkaise
des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri («
l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste
Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.
Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp
atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen
(1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir
de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance
atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnom Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de
dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son
entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis
que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme
Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace
politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un
cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison
lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché
commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique
hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une juriste juive originaire
de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se
remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par
ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une
brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis
président de l’Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une
organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique,
la fameuse « French connexion » qu’Hollywood devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres
investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le
délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient «
l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un «
suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration
centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu,
son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y
joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-soeur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin
de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une
propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise
cardiaque.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre
animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de
maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation
avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un
tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.
C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent
Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard
Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de
Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États
d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard
Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le
vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue
traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour
témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en
puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle
de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier (Jean-Claude Méry).
Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison
encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait
parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des
affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise
à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il
sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour
noyauter les grandes administrations.
Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a
immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police
parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas
Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du
référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le
projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été
trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Peccatte,
immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux
fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan
Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes
bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que
son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas
son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était
président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été
fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie
politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique
pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux
adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite
formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide
(Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA ). Ce n’est pas la première fois que
les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est
devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].
Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leurs suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds
monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy
prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête
avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs -Élysées, qui était jadis le rendez-vous
de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y
recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de
France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le
yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une
amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé
de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien
Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que
Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la
liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.
Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteel (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles
malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].
Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier
d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish
Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci
(qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla,
préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par
Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

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[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001
[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001
[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.
[4] Les requins. Un réseau au coeur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.
[5] Un relais des États -Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.
[6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.
[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action
Quaterly, n° 76, 1999.
[8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI , par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.
[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.
[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.
[11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français , Réseau Voltaire, 22 juin 2005.
[12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.
[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés , Réseau Voltaire, 16 octobre
2001 et 9 février 2004.

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Remarque de KG : De Gaulle lui-même n’a pas été clair, car sa volonté d’indépendance s’est construite avec l’aide
technique nucléaire états-unienne, en échange de la livraison « discrète » de cette même technologie à Israël. Un service
direct à la « Maison Rothschild » qui a créé ce pays comme « tête de pont » de ses entreprises au Moyen-Orient, en
instrumentalisant le sionisme. Se soumettre ainsi à une dynastie dominante n’est pas une marque de grandeur. Cela fait
illusion au bénéfice des maîtres de la finance et de l’économie, dont les pouvoirs se sont encore renforcés avec la mise
en place du 11 septembre et la médiatisation guerrière dont ils profitent si bien !

 

FIN.