Humour diplomate !


lelibrepenseur.org

Caricature réussie signée par ce dessinateur du Der Spiegel allemand sauf qu’il faut rappeler que la CIA fait la même chose depuis des décennies dans le monde entier en kidnappant en toute illégalité, ceux qu’elle estime être ses ennemis  et en les emmenant dans des prisons également illégales puisque secrètes dans d’autres pays que les États-Unis, sans aucun jugement ni procédure judiciaire quelconque. Du coup, cette hypocrisie qui consiste à être choqué par le comportement de la Saoudie maudite sans jamais parler des exactions de la CIA de Bush, Obama Trump est juste insupportable !

https://i2.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2018/10/consulat-saoudien-istanbul-caricature-e1539469268607.jpg?resize=768%2C626

“Rêve américain” … la fin du chemin ?


madaniya.info

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Par Robert Bibeau

1 – La mystique américaine… qui en rêve encore ?

Les réalisations de l’épopée mystique des pèlerins du MayFlower n’auront duré que quatre siècles finalement. Le bilan est lourd cependant. Cette ex-colonie de peuplement, formée de colons désespérés – des réfugiés de l’Angleterre Anglicane intégriste, conquérante et acrimonieuse – l’Angleterre impérialiste à son apogée – aura tué des centaines d’ethnies amérindiennes.

Massacrer des Français au Nord, des Espagnoles au Sud, des Mexicains à l’Ouest ; et des millions de citoyens d’autres nationalités, des Allemands, des Japonais, des Coréens, des Vietnamiens, tous les peuples d’Amérique latine, chacun leur tour, et certains, comme les Haïtiens, à maints retours.

Tuer la piétaille-mercenaire au Moyen-Orient, après les avoir recrutés en tant que djihadistes «faisant du bon boulot» (sic) et maintenant c’est le tour des peuples d’Afrique, avant que les Chinois ne passent à la moulinette.

Ce n’est pas nous qui l’affirmons, ce sont les caciques qui l’attestent «Le Rêve américain… Les Américains eux-mêmes n’y croient plus» (1) La litanie des plaintes s’égraine tel un chapelet de prières mortuaires :

«Nos politiciens sont restés les bras croisés alors que des millions d’emplois bien rémunérés ont été délocalisés à l’étranger, que l’infrastructure économique s’est complètement volatilisée et qu’une multitude de petites entreprises ont été étouffées par des kilomètres de formalités administratives. Maintenant, on en récolte les effets. Aujourd’hui aux États-Unis, dans 20 % des familles américaines, plus personne ne travaille, et plus de 102 millions d’Américains sont sans emploi. (…) 51 % de l’ensemble des travailleurs américains gagnent moins de 30.000 dollars par an.

Et la Réserve fédérale indique que 47% des Américains sont incapables de sortir 400 dollars pour couvrir les frais relatifs à une urgence imprévue sans devoir emprunter ou vendre quelque chose.» (2)

Face au calvaire du prolétariat étatsunien, il ne faut surtout pas adopter une attitude idéaliste ni une vision métaphysique ou spiritualiste, présentant le monde, alternativement comme un enfer sur terre, où chacun subit son châtiment, puis un ciel mérité où ils pourront psalmodier les psaumes à la félicité et la grandeur de l’Oncle Sam, notre ami yankee sous le règne de Barak ou de Donald (sic).

Ainsi, une critique idéaliste de la saga américaine écrit ceci : «Mais nos dirigeants continuent à faire comme si de rien n’était. Ils appliquent toujours les mêmes méthodes qui ne fonctionnent pas, tout en conservant l’espoir d’obtenir des résultats différents (…) C’est souvent le constat que font, en ces termes, Paul Craig Roberts, Kunstler, Butler, Derbyshire… Ces gens sont nostalgiques de l’Amérique de leur jeunesse, celle de «L’American Way Of Life »(3).

Nous nous inscrivons en faux face à de telles assertions. Ces politiciens poltrons ne sont pas «nos» dirigeants, mais bien leurs» dirigeants, à ceux d’en face, qu’ils nous demandent de plébisciter lors d’élections truquées à intervalle régulier. Heureusement, près de 70% des ouvriers américains et autant d’ouvriers français n’ont pas participé aux dernières mascarades électorales. Parait qu’il en est ainsi dans d’autres pays (4).

2 – Les lois imparables de l’économie politique capitaliste

Il faut bien comprendre que «leurs dirigeants politiques» ne font qu’appliquer les règles de l’économie capitaliste, ils n’ont aucune alternative, aucun autre choix, aucune autre possibilité. Le mode de production capitaliste est ainsi fait que nul ne peut y contrevenir.

Un exemple simple servira d’illustration. Chacun connait la monnaie – chacun sais que mondialement «leurs dirigeants» se doivent d’appliquer une politique monétaire commune que pourtant chaque prétendant à la gouvernance politique prétend différente de celle de ses concurrents «aspirants dirigeants», que ce pays soit ou non membre de l’ALENA, ou de l’Union européenne.

Voici une situation réelle vécue mondialement depuis vingt ans. Il y a plusieurs années, la consommation nationale et mondiale de marchandises s’affaissant, toutes les banques centrales du monde ont abaissé leurs taux d’intérêt préférentiels, histoire d’accroitre le crédit, c’est-à-dire la quantité d’argent en circulation, afin de relancer la consommation et par ricochet la production (de plus-value). Elles ont toutes appliqué le même remède suicidaire à la suite de la FED américaine. Il en résulta une réduction des taux d’intérêt sur les prêts, donc le cout de l’argent diminua et sa «profitabilité» également. Les banques imprimèrent de l’argent à profusion, – dollars de monnaie pour chaque dollar de production).

Mécaniquement, l’argent, comme l’eau qui coule, chercha d’autres débouchés pour se «valoriser» et pour «profiter», car c’est la fonction de l’argent (capital) de s’accumuler (5). Ils imaginèrent alors les investissements spéculatifs très risqués, tellement risqués qu’ils n’étaient adossés à aucune valeur réelle et qu’ils s’effondrèrent soudainement avec leurs «subprimes» de pacotilles.

On connut également une recrudescence des abris fiscaux au Panama et dans de multiples planques fiscales illicites ou illégitimes, toutes plus connues les unes que les autres de «leurs dirigeants» politiques (6).

Tous appliquèrent le même stratagème, tous les riches s’entend, peu importe leur nationalisme, une fumisterie politique tout juste bonne à faire s’étriper les pèquenots sur les champs de bataille nationalisés. Et «leurs dirigeants» regardèrent passer la parade, impuissant. Aujourd’hui, 100 000 milliards de dollars errent à la bourse à la recherche de «valeurs».

Enfin, dernier acte de la saga de la monnaie mondialisée, toutes les banques centrales du monde après avoir copieusement inondé les marchés de papier monnaie dévaluée préparent maintenant une remontée graduelle des taux d’intérêts de façon à rendre les investissements plus alléchants, et les prêts d’argent plus payants de façon à permettre aux riches de continuer à rançonner leur prolétariat national (même au Kurdistan- Rojava libéré) (sic) !

Et vous savez ce qu’il adviendra suite à cette hausse des taux d’intérêt pour les prolétariats du monde entier surendetté (endettés parce que leur salaire n’augmente pas alors que les prix grimpent dans chaque pays libéré – néocolonisé)? Des centaines de millions de chômeurs et des centaines de millions de travailleurs vont tout perdre sous les griffes des huissiers et les banques grevées de ces millions de mauvaises créances vont réclamer de «leurs dirigeants» l’assistance de «l’État providence» pour les riches alors que la go-gauche va pleurnicher, manifester et pétitionner futilement contre cette iniquité, réclamant que les dirigeants des riches leur rendent leurs «acquis sociaux». Du «Déjà vu».

Nous venons de décrire le scénario d’une vraie politique structurante mondialisée. Mais dites-nous chers lecteurs, quel «dirigeant» politique s’est opposé avec succès, et dans la durée (sans se faire tuer ou renverser) à cette politique structurante du Grand capital mondialement appliquée ?

Il est illusoire et autiste de prétendre que «leurs dirigeants» appliquent tous les mêmes méthodes «en croyant à des résultats différents». Ils n’ont pas cette innocence. Leurs dirigeants sont poings et pieds liés dès qu’ils acceptent le «job politique» et ils ne prennent aucune décision qui aille à l’encontre des lois impératives de l’économie politique capitaliste.

Nous avons fait dernièrement la démonstration de comment Donald Trump, l’anti-establishment, est rentré dans le rang de l’establishment en moins d’un an (7). Voilà pourquoi nous disons que tous ces polichinelles, candidats aux mascarades électorales occasionnelles, c’est blanc-bonnet et bonnet-blanc, ce que les prolétaires savent déjà, il n’y a que la go-gauche qui ne le sait pas.

3 – La solution

Il n’y a qu’une seule et unique façon de réparer les erreurs, non pas de l’homme blanc, comme le prétendent les Jésuites de la pastorale dominicale, mais les décisions des «dirigeants capitalistes au pouvoir».

Il est faux de prétendre que nos pères, soudeurs ou plâtriers de leur métier, aient une quelconque responsabilité dans la politique monétaire ou colonialiste mondiale. L’unique correctif sera de renverser leur mode de production moribond et de construire un nouveau mode de production radicalement différent, communiste prolétarien (nous n’avons pas écrit socialiste vous aurez remarqué). Nous spécifions «prolétarien» afin de distinguer ce nouveau communisme socialiser du communisme primitif.

NOTES
  1. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-reve-americain-les-americains-eux-memes-ny-croient-plus/
  2. Mascarades électorales sur notre webmagazine http://www.les7duquebec.com/s=mascarade+électorale
  3. N’en déplaise à l’ONG OXFAM qui pétitionne pour obtenir l’aumône des milliardaires.http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/la-richesse-continue-de-se-concentrer-au-sommet/
  4. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/la-richesse-continue-de-seconcentrer-au-sommet/
  5. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-nouveau-donald-trump-reformater/

SKULL & BONES – La vérité sur la secte des présidents des États-Unis


histoireebook.com

  https://i0.wp.com/freshfiction.com/images/authors/9091.jpeg
Auteur : Robbins Alexandra
Ouvrage : Skull & Bones La vérité sur l’élite secrète qui dirige les États-Unis
Année : 2005

Traduit de l’anglais
par Bruno Drweski avec Gaétane Vallifuoco

 

 

Introduction
LA LÉGENDE DES SKULL & BONES

Au début des années 1830, un étudiant de Yale, du nom de William H.
Russell – qui allait devenir plus tard, l’auteur du discours d’adieu de l’école,
et major de la promotion 1833 -, se rendit en Allemagne pour y effectuer
une année d’études. Russell venait d’une famille démesurément riche qui
était à la tête de l’une des organisations d’affaires les plus méprisables
d’Amérique au XIXe siècle : Russell and Company, un empire du trafic de
l’opium. Par la suite, Russell deviendrait membre du parlement de l’État du
Connecticut, général de la garde nationale du même État et fondateur de
l’institut universitaire et commercial de New Haven. Lors de son séjour en
Allemagne, il devint l’ami d’un dirigeant d’une société secrète allemande,
dont le symbole était une tête de mort. Très rapidement, il fut embrigadé
dans ce groupe, un prolongement de la fameuse société du XVIIIe siècle, les
Illuminati1. Quand il revint aux États-Unis, il trouva une atmosphère à ce
point antimaçonnique que même son honorable société étudiante, Phi Bêta
Kappa, avait été dépouillée de tous ses secrets, sans autre forme de procès.


1 Nom souvent donné à tort aux Illuminés de Bavière, ordre fondé en Allemagne en 1776, par confusion avec les vrais llluminati, société secrète ayant existé au Moyen Âge. [N.D.F.]


Exaspéré, Russell rassembla le groupe d’étudiants les plus prometteurs de sa
promotion – donc Alphonso Taft, le futur secrétaire à la Guerre, procureur
général, diplomate en Autriche, ambassadeur en Russie et père du futur
présidcent des États-Unis William Howard Taft- et, par vengeance, il créa la
société secrète la plus puissance que les États-Unis ont jamais connue.
Ces hommes avaient nommé leur organisation la« Fraternité de la mort»,
ou, de manière plus informelle, l’ordre du« Crâne et [des] os» (« Skull &
Bones »). Ils adoptèrent le symbole numérologique 322, parce que leur
groupe, fondé en 1832, était le second chapitre d’une organisation
allemande. Ils vénéraient la déesse Eulogie2, célébraient les pirares et
conspiraient pour dominer le monde.
Après cent soixante-dix ans d’existence, les Skull & Bones ont étendu
leurs tentacules dans tous les recoins de la société américaine. Ce petit
groupe a développé des réseaux qui ont placé trois de leurs membres au
poste politique le plus puissant du monde. Et l’influence de la société
secrète augmente – l’élection présidentielle de 2004 a, pour la première
fois, mis en jeu deux candidatures représentées chacune par un
skullbonien. Elle est aujourd’hui, comme l’a déclaré un historien, << une
« mafia internationale » [. .. ] sans contrôle et totalement méconnue». Dans
sa soif de créer un nouvel ordre mondial, restreignant les libertés
individuelles et plaçant en fin de compte solidement le pouvoir au sein de
familles riches et influences, elle a déjà réussi à infiltrer les principaux
centres de recherche, les principales institutions politiques, financières,
médiatiqueset gouvernementales du pays. Ce sont ses membres qui, de fait,
gouvernent les États-Unis depuis des années.
Les Skull & Bones cultivent leurs talents en sélectionnant des adhérents
au sein de la classe des juniors de l’université de Yale, un établissement connu
pour son élitisme étrange, gothique, et sa dévotion rigide envers le passé. La
société secrète évalue scrupuleusement ses candidats, favorisant les
protestants et, désormais, les catholiques blancs, avec une prédilection pour
les enfants des membres riches de la confrérie originaires de la côte est des
États-Unis. Elle est dirigée par environ une vingtaine de familles figurant


2 la déesse grecque de l’éloquence, (n.d.e.)


parmi les plus influences du pays- Bush, Bundy, Harriman, Lord, Phelps,
Rockefeller, Taft et Whitney, entre autres-, qui sont encouragées à se marier
entre elles pour consolider leur pouvoir. Elle force même ses membres à
confesser toutes leurs histoires sexuelles pour que le « club >>, puisse
déterminer si le nouveau skullbonien sera digne des lignées des prestigieuses
dynasties Skull & Bones. Un rebelle ne sera jamais un Skull & Bones ; et de
même personne dont l’origine indiquerait qu’il ne se sacrifierait pas pour le
bien supérieur de la grande organisation.

suite page 13

Dr. María Páez Víctor : « Les États-Unis se sont opposés, ont déstabilisé, renversé ou assassiné chaque réformateur progressiste apparu sur la scène politique dans la région depuis plus d’un siècle » — Algérie Résistance


Dr. Maria Paez Victor. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Pouvez-vous nous dire quelle est la situation […]

via Dr. María Páez Víctor : « Les États-Unis se sont opposés, ont déstabilisé, renversé ou assassiné chaque réformateur progressiste apparu sur la scène politique dans la région depuis plus d’un siècle » — Algérie Résistance

« Les travailleurs du monde ont besoin de s’unir »


mohsenabdelmoumen.wordpress.com

31 May 10`6: "Refinery Town" author Steve Early

 

Qui est Steve Early ?

Steve Early est un journaliste, avocat, organisateur ou représentant syndical américain actif depuis 1972. Pendant 27 ans, Early était un membre du personnel de Communications Workers of America (Travailleurs des Communications d’Amérique) basé à Boston. Il a terminé sa carrière de CWA en 2007, après avoir été assistant administratif du vice-président de CWA District 1, qui représente plus de 160 000 travailleurs à New York, en Nouvelle-Angleterre et au New Jersey.

Steve Early a aidé à l’organisation de la CWA, à des négociations et/ou des grèves majeures impliquant NYNEX, Bell Atlantic, AT & T, Verizon, Southern New England Tel, SBC, Cingular et Verizon Wireless. Il a également aidé l’organisation du secteur public de CWA, ainsi que des fusions avec d’autres affiliés de l’AFL-CIO et des syndicats indépendants.

En tant que journaliste indépendant, Steve Early a été publié dans The Nation, The Boston Globe, Boston Herald, New York Times, Washington Post, Los Angeles Times, Newsday, The Wall Street Journal, Christian Science Monitor, Philadelphia Inquirer, USA Today, Toronto Globe & Mail, The Berkshire Eagle, The Progressive, CounterPunch, Beyond Chron, The Guardian, In These Times, Our Times, American Prospect, Mother Jones, Labor History, New Politics, New Labor Forum, Social Policy, Labor Notes, Labor Studies Journal, WorkingUSA, Labor Research Review, Monthly Review, Technology Review, Boston Review, Dollars and Sense, Socialism and Democracy, Democratic Left, The Guild Reporter, Jacobin, Tikkun, and Labor: Studies in Working Class History in The Americas.

Seul ou avec des co-auteurs, Steve Early a également contribué par des chapitres à huit collections éditées. Parmi ceux-ci, un essai souvent cité : « Membership Based Organizing, » dans A New Labor Movement For The New Century, publié par Gregory Mantsios (Monthly Review Press, 1998), « Globalization and De-Unionization in Telecommunications: Three Case Studies in Resistance » (co-écrit avec Larry Cohen) dans Transnational Cooperation Among Labor Unions, publié par Michael Gordon et Lowell Turner (Cornell University Press, 2000); « The NYNEX Strike: A Case Study in Labor-Management Conflict Over Health Care Cost Shifting, » dans Proceedings of NYU Annual National Conference on Labor (Little, Brown &Co., 1991); « Defending Workers’ Rights in the Global Economy: The CWA Experience » (co-écrit avec Larry Cohen) dans Which Direction For Organized Labor? publié par Bruce Nissen (Wayne State University Press, 1999) et aussi réimprimé dans Le Syndicalisme Dans La Mondialisation, publié par Annie Fouquet, Udo Rehfeldt, et Serge Le Roux (Les Editions de L’Atelier, Paris, 2000); « Strike Lessons From The Last Twenty-Five Years » dans The Encyclopedia of Strikes, » publié par Ben Day, Manny Ness, et Aaron Brenner (M.E. Sharpe, Inc., April, 2009); « The Enduring Legacy & Contemporary Relevance of Labor Insurgency, » in Rebel Rank-and-File: Labor Militancy and Revolt From Below During the 1970s, publié par Cal Winslow, Aaron Brenner, et Bob Brenner (Verso, 2009), et “Back to the Future: Union Survival Strategies in Open Shop America,” (co-écrit avec Rand Wilson) in Wisconsin Uprising: Labor Fights Back, publié par Michael D. Yates, (Monthly Review Press, 2012).

Early siège aux comités consultatifs éditoriaux de quatre publications sur le travail – Labour Notes, New Labour Forum, WorkingUSA et Social Policy. Il est également membre du conseil d’administration de United For a Fair Economy. Il est membre de la Pacific Media Workers Guild (Unité des pigistes), une filiale du TNG/CWA.

Early est diplômé du Middlebury College et de la Catholic University Law School. Il a été admis au barreau du Vermont et aux tribunaux d’État et fédéraux du Vermont en 1976. Dans les années 1970, Early travaillait pour United Mine Workers et écrivait pour The UMW Journal, quand il a reçu un National Magazine Award en 1975.

Son site officiel

 

Mohsen Abdelmoumen : Vous avez écrit un livre sur la ville de Richmond en Californie où vous vivez, préfacé par le Sénateur Bernie Sanders : « Refinery Town: Big Oil, Big Money, and the Remaking of An American City ». Ce livre nous montre l’expérience de cette ville qui a remporté des luttes telles que d’augmenter le salaire minimum local, défaire un projet de développement de casino, défier les saisies immobilières et les expulsions et demander une taxation équitable du Big Oil et du Big Soda. Peut-on dire que l’expérience de Richmond devrait inspirer les militants progressistes dans d’autres villes du monde ?

Steve Early : La lutte pour la revitalisation et la démocratisation de Richmond, en Californie, une ville ouvrière multiraciale de 110 000 habitants près de San Francisco, fait partie d’une tendance de réforme municipale plus importante aux États-Unis. Ce courant a émergé pendant une période d’impasse politique au niveau de l’État et du fédéral pendant l’administration Obama.Sous Donald Trump, nous sommes allés de mal en pis, forçant les dirigeants de mairie progressistes à déployer les ressources limitées du gouvernement local pour lutter contre la pauvreté, l’inégalité et la dégradation de l’environnement parce que le gouvernement aux plus hauts niveaux échoue à résoudre de tels problèmes, sous l’ère Trump, qui les rend pires.

Dans d’autres pays, il existe une tendance similaire au «progrès local» – par exemple, des maires de gauche et des membres du conseil municipal ont été élus dans des villes comme Barcelone et Madrid sur un programme similaire de promotion de la participation directe des citoyens aux affaires municipales.

Dans la politique électorale au niveau national aux États-Unis, ceux qui ont le plus de poids – ce que Bernie Sanders appelle «la classe des milliardaires» – sont bien placés pour gagner, que leur candidat présidentiel soit premier ou deuxième.

Le succès à plus long terme de la «résistance» actuelle des citoyens à Trump dépend de la construction d’une base organisationnelle plus large pour la gauche américaine dans la politique locale, l’organisation du travail et la construction du mouvement social.

Selon Sanders, «nous avons besoin d’une stratégie à 50 États, qui engage les gens – jeunes et travailleurs – à se lever et à se présenter aux conseils scolaires, à se présenter au conseil municipal et à la législature de l’État, de sorte que le gouvernement, à tous les niveaux, commence à écouter les gens ordinaires au lieu des contributeurs de la campagne.»

«Prendre le contrôle de la mairie de Richmond ou de toute autre ville ne suffira pas à garder l’argent hors de la politique», souligne Sanders. « Cela ne peut pas arrêter le changement climatique, éliminer l’injustice économique et le racisme, ou arrêter tous les abus des forces de l’ordre. S’attaquer à ces problèmes nécessite un renforcement des mouvements à l’échelle nationale et mondiale.» Mais les «villes rebelles» sont un endroit-clé où ce mouvement peut se développer et devenir plus fort.

D’après vous, la lutte contre le grand capital ne passe-t-elle pas aujourd’hui par des luttes locales contre des multinationales, des banques, etc. ? N’y a-t-il pas une nécessité de réinventer la lutte ?

Je pense que les progressistes aujourd’hui ne réinventent pas tant cette lutte que de faire revivre une tradition politique et d’organiser une stratégie vieille de plus d’un siècle.

Avant la Première Guerre mondiale, nous avions un parti socialiste dans notre pays basé sur la masse qui comptait près de cent mille membres cotisants. Il a grandi en partie grâce au militantisme ouvrier mais aussi en défiant les intérêts commerciaux locaux pour le contrôle de la mairie.

Des maires socialistes ont été élus dans soixante-quinze villes de vingt-quatre États. Dans l’ensemble, environ 1200 socialistes ont servi dans des fonctions publiques et ont utilisé leurs postes municipaux pour améliorer les services aux travailleurs et aux pauvres, y compris les logements sociaux, l’assainissement et la réparation des rues. Ils ont également empiété sur le marché privé en prenant en charge les entreprises locales d’électricité et d’eau et en faisant publiquement des services publics, dont certains survivent à ce jour.

Ces gains de la gauche ont été inversés lorsque le gouvernement américain a réprimé les socialistes opposés à la conscription militaire et à la participation des États-Unis à l’abattoir impérialiste de la Première Guerre mondiale.

Pour freiner l’influence radicale au niveau local, de nombreuses villes, comme Richmond, ont également adopté une forme de gouvernement municipal. Le nombre de maires élus à temps plein, qu’ils soient socialistes ou non, a été réduit dans tout le pays. Un plus grand nombre de membres du conseil municipal le sont devenus à temps partiel, élus dans toute la ville (plutôt que dans leur propre quartier ouvrier) et se sont contentés de définir des politiques générales exécutées par des professionnels formés et orientés vers les affaires.

Ce n’est qu’après les mouvements des années 1960 que les radicaux américains ont commencé à regagner du terrain dans la politique locale – d’abord dans des villes universitaires comme Berkeley et Santa Cruz, en Californie, Madison, Wisconsin et Burlington, dans le Vermont. Kshama Sawant, conseillère municipale Alternative Socialiste à Seattle, Gayle McLaughlin, la maire du parti Green à deux mandats de Richmond, le maire radical noir Chokwe Antar à Jackson, Mississipi, et beaucoup d’autres comme eux représentent une vague plus récente et plus importante de rebelles de gauche.

Ce qu’ils ont tous en commun aujourd’hui, c’est un engagement à remettre en cause le pouvoir des entreprises – et les Démocrates d’entreprise et les Républicains conservateurs qui sont leurs serviteurs tout aussi dévoués.

D’après ce que j’ai lu de vous, vous préconisez une idée originale, à savoir organiser les luttes au niveau local, notamment en structurant les forces progressistes au niveau de la ville, pour ensuite construire un grand mouvement d’envergure nationale. Pour vous, les luttes locales sont-elles nécessaires comme première étape en vue d’un changement d’ordre général ?

Je ne veux pas faire une trop grande vertu de la nécessité momentanée « de municipalisme ». L’une des façons dont les progressistes de Richmond ont réagi à l’élection de Trump l’automne dernier est de se joindre à des anciens partisans de Bernie partageant les mêmes idées dans le réseau de campagne post-Sanders connu sous le nom de Our Revolution (OR).

En novembre 2016, Our Revolution a permis de recueillir des milliers de dollars pour les deux candidats au conseil municipal soutenus par l’Alliance progressiste de Richmond. Les deux ont remporté des sièges au conseil, ce qui lui donne une «super-majorité» de cinq membres sur sept.

Si OR est en train d’atteindre son plein potentiel en tant que force de changement à l’intérieur ou à l’extérieur du Parti démocrate, il faudra deux, trois, beaucoup de groupes locaux comme la RPA (ndlr : Richmond Progressive Alliance) ou le Vermont Progressive Party, la formation de troisième parti du Vermont inspirée par la propre carrière de Sanders dans l’État.

La RPA a voté en faveur d’une affiliation officielle avec OR en janvier et poursuit maintenant des activités de sensibilisation auprès d’autres groupes locaux partageant les mêmes idées en Californie. Les progressistes de Richmond savent qu’ils doivent faire partie d’un mouvement progressiste plus large pour défendre les gains municipaux passés et faire de vrais changements à des niveaux de gouvernement plus élevés que la mairie de Richmond. Ainsi, l’une des fondatrices de la RPA, l’ancienne maire de Richmond, Gayle McLaughlin, se présente au poste de lieutenant-gouverneur de la Californie en tant que progressiste indépendant, et la vice-maire Jovanka Beckles fait campagne, avec le soutien de la RPA, en tant que candidate «libre d’entreprise» à la législature de l’État.

Dans le livre « The civil wars in US Labor : Birth of a New Workers’ Movement of Death Throes of the Old« , vous mettez le doigt sur la plaie en montrant les lacunes du mouvement syndical américain qui, au lieu de défendre les intérêts des ouvriers, s’est perdu dans des luttes internes qui portent préjudice à la lutte ouvrière. Peut-on dire qu’il faut réformer ou changer radicalement le fonctionnement du mouvement syndical américain ?

Au début des années 1950, près du tiers de la main-d’œuvre américaine était syndiquée. Aujourd’hui, il y a moins de 7% dans l’industrie privée et 12% globalement.

Jusqu’à récemment, les militants syndicaux ici faisaient souvent la distinction entre «organisation externe» – le processus de recrutement des travailleurs actuellement sans droits de négociation collective – et «organisation interne». Cette dernière fait référence aux efforts déployés par les membres existants des syndicats pour renforcer leurs conventions collectives avec les employeurs par le biais d’activités de mobilisation sur le lieu de travail, y compris des grèves ou d’autres manifestations au travail.

Cette distinction n’existe bien sûr pas dans beaucoup d’autres pays, comme la France, où l’affiliation syndicale est volontaire, plus fluide, et où de multiples syndicats sont en concurrence et/ou coopèrent dans le même lieu de travail ou entreprise. La construction de la force organisationnelle dans un lieu de travail, nouveau ou ancien, où il y a peu ou pas de présence syndicale, exige le même type de recrutement individuel de collègues, suivi par des démonstrations de solidarité.

Aux États-Unis, à la suite de revers juridiques et politiques de plus en plus nombreux, pratiquement toutes les organisations syndicales font maintenant face au même défi que les syndicats français. Dans l’ensemble du pays, les forces de droite ont rendu plus difficile pour les syndicats d’obtenir le soutien financier des 14,6 millions de travailleurs qu’ils représentent encore dans le secteur privé et public. Pour survivre, et encore moins réussir, dans ce nouveau milieu de travail, les syndicats doivent retourner à leurs racines et recommencer à fonctionner comme ils l’ont fait avant l’adoption de la Loi Wagner vieille de 81 ans, la loi fédérale adoptée sous la pression de l’organisation syndicale industrielle dirigée par la gauche dans les années 1930.

Un aspect négatif du modèle de la loi Wagner était de faire de la syndicalisation un phénomène du «tout ou rien». Si une minorité organisée de travailleurs tentait d’agir collectivement dans un lieu de travail «non syndiqué», la direction n’était pas légalement tenue de répondre à leurs demandes et, très souvent, les syndicats n’offraient guère de support durable pour l’activité de l’atelier des non-payeurs de cotisations.

En outre, la législation fédérale du travail aux États-Unis favorise grandement les syndicats en place, ce qui signifie qu’il est beaucoup trop difficile pour les travailleurs de passer d’un syndicat à un autre, s’ils sont insatisfaits de leur représentation sur le lieu de travail et de leur soutien. Une fois à l’abri de la menace de défection, les dirigeants syndicaux des États-Unis sont devenus trop libres pour ignorer les plaintes et les problèmes de base, tout en favorisant, dans certains secteurs, des «partenariats» patronaux-syndicaux d’une valeur discutable pour les travailleurs.

Votre livre essentiel « Save our Unions : Dispatches From A Movement in Distress » n’appelle-t-il pas à une refondation du mouvement syndical pour plus de combativité et d’efficacité afin de défendre les intérêts de la classe ouvrière face au grand capital ?

Aux États-Unis, il y a maintenant un réseau d’activistes syndicaux qui existe depuis près de 40 ans et qui a fait la promotion d’une telle «refondation» à travers Labor Notes.

Avec d’autres membres de mon syndicat, je suis depuis longtemps un partisan de Labor Notes. Il fonctionne comme un projet d’éducation ouvrière indépendant axé sur la base qui produit un bulletin mensuel et organise des séances de formation locales, régionales et nationales qui favorisent une plus grande démocratie syndicale et un militantisme pour mieux défendre les intérêts des travailleurs contre les grands capitaux.

La prochaine conférence Labor Notes – plus de 2 000 syndicalistes américains et étrangers y ont participé ces dernières années – aura lieu à Chicago, du 6 au 8 avril. Pour plus d’information, voir ici. Il n’y a pas de meilleure foule à fréquenter si vous voulez rétablir «l’activité dans le mouvement ouvrier».

« Embedded With Organised Labour : Journalistic Reflections on the Class War at Home » fait l’historique du mouvement syndical aux USA et comment il a pu cristalliser les luttes de la classe ouvrière dans le passé. Selon vous, peut-on dire que le mouvement syndical doit apprendre la leçon de ses expériences passées pour être efficient ? Y a-t-il une nécessité de donner un souffle nouveau au mouvement syndical ?

Les batailles de plus en plus défensives des travailleurs américains suggèrent qu’un nouveau modèle de fonctionnement syndical est à la fois possible et nécessaire pour la survie du mouvement ouvrier. Alors que de plus en plus de syndicats sont attaqués, les membres de la base se rendent compte qu’ils ne peuvent pas être des consommateurs passifs de services syndicaux. Dans les lieux de travail qui manquent de «sécurité syndicale» ou de négociations collectives formelles, les travailleurs eux-mêmes prennent davantage de leadership et d’initiative, tout en dépendant beaucoup moins des fonctionnaires et du personnel à plein temps.

Dans l’ensemble des États-Unis, il faudra une mobilisation des travailleurs beaucoup plus large et plus concertée pour que les «travailleurs organisés» restent «organisés» sans les protections juridiques de l’État ou fédérales du passé. En politique, comme au travail, il est temps de prendre de nouvelles directions et de moins dépendre des Démocrates qui ont été largement inutiles dans la lutte contre les pratiques antisyndicales et les conditions d’ouverture des magasins.

Lors du vote présidentiel primaire au printemps 2016, de nombreux militants syndicaux figuraient parmi les 13 millions d’Américains qui ont voté pour le membre le plus pro-ouvrier du Congrès américain et son seul sénateur socialiste, Bernie Sanders du Vermont.

L’insurrection électorale de gauche de Sanders a attiré le soutien de Démocrates désabusés, d’indépendants et même de certains Républicains de la classe ouvrière. En attirant l’attention sur la domination des deux principaux partis politiques par la «classe des milliardaires», la campagne populaire de Sanders a favorisé un débat et une discussion qui n’avaient que trop tardé entre les militants syndicaux sur la nécessité d’une transformation des syndicats, sur le lieu de travail, dans la communauté et la politique aussi.

Le réseau national que certains d’entre nous ont aidé à former pour soutenir sa campagne – connu sous le nom des «Travailleurs pour Bernie» – s’est transformé en un groupe appelé les «Travailleurs pour Notre Révolution».

Vous avez une longue expérience dans le mouvement syndical, notamment dans le Communications Workers of America (CWA). Que pouvez-vous nous dire au sujet de votre expérience au sein de cette organisation ?

Je suis fier de rapporter que le syndicat auquel j’ai appartenu pendant 37 ans était le plus important des États-Unis à soutenir Sanders à la présidence. Quand je suis allé travailler pour CWA en 1980, ce n’était pas le genre de syndicat à soutenir un athée socialiste juif, un ancien militant anti-guerre qui n’a jamais été démocrate.

C’est donc un signe de changement au sein du droit du travail. Il reflète, dans le cas de CWA, un élargissement de la composition du syndicat au cours des quatre dernières décennies. Ce qui a commencé comme un syndicat d’entreprise dans l’industrie de la téléphonie – composé presque entièrement de travailleurs des télécommunications – est maintenant beaucoup plus diversifié, une organisation regroupant des travailleurs des secteurs privé et public, des cols blancs et des cols bleus, avec des membres du secteur manufacturier, des médias, de l’enseignement supérieur, des soins de santé et des compagnies aériennes.

Cette plus grande diversité a contribué à un plus grand pluralisme politique et à un soutien à la politique progressiste.

D’après vous, peut-on appeler à la constitution d’un front syndical sur le plan mondial pour contrer l’ultralibéralisme mondialisé et l’impérialisme ?

La mondialisation, la restructuration des entreprises, la déréglementation ou la privatisation et une myriade de formes de  sous-traitance ont créé de nouveaux terrains de travail nettement défavorables aux travailleurs, aux États-Unis et dans de nombreux autres pays. Les organisations syndicales, enracinées dans un seul État-nation, ont été forcées à repenser leurs stratégies d’organisation et de négociation et leur structure.

Beaucoup ont réalisé l’importance de la solidarité transfrontalière et des liens syndicaux internationaux. Mon syndicat, CWA, a investi beaucoup de ressources dans le maintien de relations avec des organisations syndicales semblables au Canada, au Mexique, en Allemagne et dans d’autres pays où nous traitons avec des employeurs communs, comme T-Mobile, le fournisseur de services de téléphonie cellulaire.

Les travailleurs du monde ont besoin de s’unir, comme l’a fait valoir un célèbre économiste radical du XIXe siècle. Et, heureusement, au XXIe siècle, nous avons beaucoup plus d’outils pour une communication plus rapide, une meilleure information, et une coordination plus étroite de l’action syndicale sur une base transfrontalière. Le défi, bien sûr, est de s’assurer que ces liens impliquent réellement les travailleurs eux-mêmes, par opposition à la seule bureaucratie du travail.

Ne pensez-vous pas qu’un syndicat corrompu est le meilleur allié des classes dominantes ?

Dans un pays dépourvu de tout droit statutaire à l’assurance maladie universelle, aux pensions, aux vacances ou à d’autres congés payés, la négociation collective fait encore une grande différence dans la vie de 16 millions de personnes. Les contrats syndicaux définissent les salaires, les conditions d’emploi, les «avantages sociaux» et une procédure de contestation de la discipline injuste; la plupart des travailleurs non syndiqués n’ont rien de comparable et les employeurs puissants sont libres de dicter les conditions d’emploi comme ils l’entendent. Ou de redéfinir la nature de l’emploi, laissant des millions de personnes maltraitées et exploitées comme un travail occasionnel sous toutes ses formes.

Chaque fois que les syndicats eux-mêmes sont coupables de mauvaise conduite organisationnelle – en particulier sous la forme d’une implication de la direction dans la corruption financière – cela sape et discrédite grandement l’idée qu’une action collective est absolument nécessaire pour améliorer le lieu de travail et améliorer les conditions de vie de la classe ouvrière.

Donc, en ce sens, un syndicat corrompu est un allié de la classe dirigeante dans son combat sans fin pour réduire l’influence des syndicats aux États-Unis.

À votre avis, la société capitaliste et son mode de consommation ne débouchent-ils que sur l’aliénation des classes dominées ?

Je ne suis pas un théoricien mais cette formulation me semble juste.

L’humanité peut-elle survivre à un autre siècle capitaliste ?

SUITE …

Matthew Hoh : « le militarisme est l’une des vraies religions des États-Unis » — Algérie Résistance


Matthew Hoh. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Vous êtes membre du Center for International Policy. Pouvez-vous […]

via Matthew Hoh : « le militarisme est l’une des vraies religions des États-Unis » — Algérie Résistance

Dr. William Alberts : «Contrairement aux États-Unis, la Corée du Nord et l’Iran n’ont pas envahi ou bombardé l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et le Vietnam» — Algérie Résistance


Rev. William Alberts. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Pensez-vous que la déclaration de Donald Trump […]

via Dr. William Alberts : «Contrairement aux États-Unis, la Corée du Nord et l’Iran n’ont pas envahi ou bombardé l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et le Vietnam» — Algérie Résistance

Discours temporel sur une religion atemporelle: Trump et l’islam


Par Chems Eddine Chitour

«Many people are saying it was wonderful that Mrs. Obama refused to wear a scarf in Saudi Arabia, but they were insulted. We have enuf enemies»                    («De nombreuses personnes disent que c’était merveilleux que Mme Obama refuse de porter un foulard en Arabie, mais [les Saoudiens] ont été insultés. Nous avons déjà assez d’ennemis»)  Donald Trump, 29 Janvier 2015

 

Une habitude des hommes politiques occidentaux de donner leur vision de l’Islam une religion qui est l’espérance de plus d’un milliard d’humains. Même, le pape Benoît XVI en son temps s’était autorisé lui aussi, à donner sa vision de l’islam avec, en creux , expliquer d’une façon prosélyte les dangers de l’islam. Le monde avait besoin de souffler après la tornade Bush et sa croisade assumée, sa lutte entre le bien et le mal. Autant de termes bibliques qui contribuent à élargir le fossé. On se souvient aussi du «beau discours» de Obama à l’université du Caire où avec des envolées lyriques peut-être sincères, il appelait à la paix avec beaucoup de respect envers les musulmans. Ce fut huit ans de haine de mort, violentes, avec en prime la création ex nihilo de Daech EI…que l’on combat d’un côté et que l’on soutient de l’autre. La fameuse phrase de Laurent Fabius à propose d’une organisation terroriste crée par les occidentaux pour diaboliser l’Islam et au passage détruire la Syrie «  Al Nosra fait du bon boulot » raisonne encore dans nos têtes !!!

Résultat des courses: un prix Nobel fut attribué à Obama, et ses deux mandats ont vu aussi les pires dérives, notamment les attaques ciblées «d’ennemis de la nation américaine» principalement des pays musulmans. Les attaques par drones firent beaucoup de dégâts ce qu’un euphémisme désigne par dommages collatéraux. Entendons par là la mort, le deuil et les traumatismes à vie de ceux qui en réchappent. Là encore nous fûmes d’une certaine façon, déçus d’Obama qui tergiversait – il tenait toujours la canne par le milieu- Il annonça lui-même la mort de Bin Laden et avait laissé Hillary Clinton faire sa guerre en Libye avec comme cadeau sa fameuse phrase à l’annonce du lynchage du dirigeant musulman: «Je suis venu, j’ai vu… Il est mort.» Bref, l’élection de Trump contre toute attente avait permis naïvement de faire naître des espoirs chez les musulmans et les autres, «Tout sauf Clinton disait-on au vu de son comportement va- t-en guerre contre l’islam et son alignement éternel sur Israël.

La doxa occidentale et la faute originelle

Il est convenu dans les pays occidentaux que chaque fois qu’il y ait un attentat, sans aucune réserve on désigne l’islam comme bouc émissaire. L’attentat de Charlie Hebdo attribué immédiatement aux islamistes ne s’avère pas aussi juste, il y aurait dans le coup des services de gendarmerie qui auraient été en relation avec un indic qui serait partie prenante du transport des armes qui ont servi au massacre…

D’autre part, sans faire dans la concurrence victimaire, tous les attentats réalisés par des terroristes dits islamiques avec des armes vendues par les Occidentaux se sont soldés par la perte de près de 500 vies. De l’autre côté du curseur, l’unité de référence est différente. Il faut multiplier par 100 pour avoir une idée des pertes de vies humaines. Nous l’avons vu avec Andres Breivik, nazi qui s’assume et qui a tué près d’une soixantaine d’enfants et à qui on trouve des circonstances atténuantes. Le criminel a fait un procès à l’Etat norvégien du fait que la lumière crue de la cellule le gêne. Il a gagné son procès!

Dans ces conditions où pour l’Occident il n’y a pas de bénéfice du doute qui ne peut être dissipé qu’après une enquête minutieuse, la messe est dite concernant l’Islam; «Ce n’est pas toi c’est donc ton frère!». Si en plus même au sein de la «oumma» islamique, plus atomisée que jamais, des guerres hégémoniques pour le leadership divisent encore plus l’unité du monde musulman, les Occidentaux ont beau jeu de dresser les uns contre les autres surtout si en plus cela rapporte. C’est le cas de la haine viscérale d’une monarchie moyenâgeuse qui exporte le terrorisme salafiste responsable des malheurs actuels, avec la bénédiction de l’Occident qui veut stopper l’Iran qu’elle accuse de vouloir étendre le chiisme. Pour cela l’Arabie saoudite s’associe avec Israël et les Etats-Unis qu’elle appâte.

Donald Trump en Arabie Saoudite : soutien politique contre mégacontrats

 Il y a un an, la monarchie saoudienne avait réservé un accueil assez glacial à son prédécesseur, Barack Obama, critiqué pour avoir amorcé un début de rapprochement avec l’Iran. Justement, la visite de Trump le 20 mai en Arabie saoudite qui aurait coûté près de 60 millions de dollars pour son organisation! samedi 20 mai. L’Arabie saoudite ne demande qu’à intensifier ses relations avec les États-Unis, pour cela il y a un prix à payer. D’autant que les relations étaient dégradées par Barack Obama car il avait renoué le contact avec l’Iran. Donald Trump a reçu de la main même du roi Salmane, une des distinctions les plus importantes du pays. Des accords commerciaux pour un montant de 380 milliards de dollars. Sur l’ensemble de ces contrats, un tiers concerne la vente d’armement. «La valeur des investissements dépasse les 380 milliards de dollars», a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Al-Jubeir lors d’une conférence de presse avec son homologue américain Rex Tillerson.

Le commerce des armes

La signature de très gros contrats. Outre les rencontres bilatérales, dont celle avec le roi Salmane, Donald Trump a consacré la première de ses deux journées à Riyadh aux investissements, avec l’annonce d’une série de contrats gigantesques. «C’était une journée formidable», a lancé samedi le président républicain. «Des centaines de milliards de dollars d’investissements aux Etats-Unis et des emplois, des emplois, des emplois.» L’agence officielle saoudienne SPA a fait état de 34 accords dans des domaines de la défense, du pétrole et du transport aérien. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a pour sa part évoqué des contrats militaires d’une valeur de près de 110 milliards de dollars, présentés comme «l’accord d’armements le plus important de l’histoire des Etats-Unis». Ils ont pour but de «soutenir la sécurité à long terme de l’Arabie saoudite et de l’ensemble du Golfe face à la mauvaise influence iranienne et aux menaces liées à l’Iran qui existent aux frontières de l’Arabie saoudite», a assuré Rex Tillerson. C’est donc coup double pour les Etats -Unis: des contrats mirobolante avec en prime la diabolisation de l’Iran ce qui n’est pas pour déplaire à Israël.

Justement, le professeur Jules Dufour nous explique le commerce des armes.

«Le commerce mondial des armements est florissant. Des guerres qui se prolongent s’avèrent un condiment parfait pour les industries de guerre des pays occidentaux. Depuis le début du siècle, les monarchies du Golfe utilisent les dividendes générés par les exportations de pétrole en étant parmi les plus actifs dans l’importation d’armements. Il s’agit d’une escalade dans ce recours au matériel de défense. Se trouvant dans l’aire immédiate de l’influence de la Russie et voisins de l’Iran et d’Israël les pays du Golfe continueront de s’approvisionner avec les armements produits en Occident. Il importe de rappeler que les principaux exportateurs d’armements de l’UE ont vu leurs ventes grimper en 2016 et, notamment, la France qui a atteint un niveau record de 20 milliards de dollars avec la vente d’une valeur de 16 milliards d’euros grâce à l’Inde qui a conclu en septembre 2016 l’achat de 36 avions de combat Rafale fabriqués par le groupe Dassault, pour environ 8 milliards d’euros. Après des débuts difficiles à l’exportation, le Rafale a trouvé pour la première fois preneurs en 2015: le Qatar et l’Égypte ont chacun acquis 24 appareils. (Le Monde).» (1)

Le discours sur l’islam : Rien de nouveau sous le soleil

Dans un discours à Riyadh, devant les représentants d’une cinquantaine de nations musulmanes, dont 37 chefs d’Etat ou de gouvernement, Donald Trump s’est déclaré, dimanche, porteur d’un message «d’amitié, d’espoir et d’amour». Il a exhorté les pays musulmans à n’offrir aucun «refuge aux terroristes» et a annoncé un accord avec les pays du Golfe pour lutter contre le financement du «terrorisme». «Il s’agit d’une bataille entre des criminels barbares qui cherchent à éradiquer la vie humaine et des gens bien de toutes les confessions qui cherchent à la protéger», a-t-il déclaré. Invitant les pays arabes à compter avant tout sur eux-mêmes, il a estimé que «les nations du Proche-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase cet ennemi à leur place.»

Donald Trump a appelé tous les pays à «isoler» l’Iran. «En attendant que le régime iranien montre sa volonté d’être un partenaire dans la paix, toutes les nations dotées d’un sens des responsabilités doivent travailler ensemble pour l’isoler», a-t-il dit en accusant la République islamique d’attiser «les feux du conflit sectaire et du terrorisme.»

Pour le Réseau Voltaire dont les propos sont curieusement équilibrés:

«Contrairement à ce que rapportent les agences de presse occidentales et à ce qu’avait fait le président Obama en Égypte il y a huit ans, le président Donald Trump n’a pas prononcé de discours sur l’Islam lors de son voyage en Arabie saoudite. Rappelant que son voyage qui débutait en Arabie saoudite, terre des Lieux saints de l’islam, se poursuivrait à Jérusalem, Bethléem et au Vatican, il a appelé à la pratique de la tolérance et du respect entre les trois religions abrahamiques. Centrant son discours sur la lutte contre le terrorisme, il a fait appel aux sentiments religieux et humanistes des responsables musulmans présents pour leur enjoindre à ne plus coopérer avec ceux qui sèment la mort. Il les a invités à participer au Global Center for Combating Extremist Ideology (Centre global pour combattre l’idéologie extrémiste). En voici les principaux extraits:» (2)

«Nous ne sommes pas ici pour donner des conférences, nous ne sommes pas ici pour dire aux autres comment ils doivent vivre, agir, apprendre ou adorer. Au lieu de cela, nous sommes ici pour offrir un partenariat – basé sur des intérêts et des valeurs partagés – afin de poursuivre un avenir meilleur pour nous tous. (…) C’est un choix entre deux futurs – et c’est un choix que l’Amérique ne peut pas faire pour vous. Un meilleur avenir n’est possible que si vos nations rejettent les terroristes et les extrémistes. Mettez les dehors. Mettez les hors de vos lieux de culte. Mettez les hors de vos communautés. Mettez les hors de votre terre sainte. Mettez les hors de notre terre.» (2)

Curieusement une fois de plus l’inflexion du discours de Thierry Meyssan qui avait une analyse plus lucide, trouve quelques circonstances atténuantes à ce discours au point de l’expliciter pour nous qui n’avons rien compris, semble –t-il nous dire.

Il écrit : «Pour notre part, écrit-il l’Amérique s’est engagée à ajuster ses stratégies pour faire face à l’évolution des menaces et aux faits nouveaux. Nous éliminerons les stratégies qui n’ont pas fonctionné et nous appliquerons de nouvelles approches éclairées par l’expérience et le jugement. Nous adoptons un réalisme de principe, ancré dans des valeurs communes et des intérêts partagés. (…) Les responsables religieux doivent rendre cela absolument clair: la barbarie ne vous délivrera aucune gloire – la dévotion envers le mal ne vous apportera aucune dignité. Si vous choisissez le chemin de la terreur, votre vie sera vide, votre vie sera brève, et votre âme sera condamnée. (…) Avec l’aide de Dieu, ce sommet marquera le début de la fin pour ceux qui pratiquent la terreur et répandent leur vil credo. Dans le même temps, nous prions pour qu’on puisse se souvenir un jour de ce rassemblement comme le début de la paix au Moyen-Orient – et peut-être même dans le monde entier. (…) Je vous demande de vous joindre à moi, de vous joindre à moi, de travailler ensemble, et de lutter ensemble – Unis, nous ne faillirons pas. Je vous remercie. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse vos pays. Et Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique.» (2) Amen.

Pour ceux qui espéraient, avec l’élection de Donald Trump, une politique étrangère alternative des Etats-Unis, je crois que c’est raté.:

«Guerre du Bien contre le Mal, des gens sensés contres les barbares», guerre contre le terrorisme, diabolisation de l’Iran, de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas, le président américain a en revanche a été très obséquieux envers ses hôtes saoudiens, soulignant qu’ils ont signé pour 400 milliards de dollars de contrat (dont plus de 100 milliard pour l’armement), et se réjouissant de l’octroi de pouvoirs supplémentaires au femmes saoudiennes d’ici 2030. Point très surprenant: il appelle tous les pays arabo-musulmans à chasser les terroristes hors de leurs frontières (et par conséquences, à les répandre dans le monde) là où l’on aurait pu s’attendre de sa part, à ce qu’il appelle plutôt à les tuer (ce qui ne serait pas une solution en soit) ou à les capturer.» (3)

Il n’a pas parlé de la dimension spirituelle de la région et de son apport à la condition humaine, il est venu le vé des troupes pour combattre un monstre que l’Occident a crée et qu’il nomme Etat Islamique. Les Musulmans qui ont toutes les peines du monde – exception faite de l’Arabie saoudite- à prendre leur distance avec cette idéologie mortifère concoctée dans les laboratoires des pays occidentaux qui veulent reshaper le monde,

Cela nous rappelle en définitive le discours du bien et du mal cher à Bush Junior Trump relance la machine néoconservatrice. Ça a toujours été le discours des néoconservateurs depuis Bush, Sarkozy, Blair Hollande, Fabius, Thierry Meyssan semble vouloir encore et toujours défendre Trump. C’est un discours de Tartuffe destiné à tromper les citoyens de l’Occident (Les autres de toutes façons ne croient pas en la civilisation occidentale). Trump sait bien que le terrorisme mondial est organisé pas les USA, Israël, les rois du pétrole dont les Saoudiens, avec la complicité des gouvernements européens. Ce n’est pas en jouant les Tartuffes que Trump va convaincre les Saoudiens d’arrêter leur guerre terroriste au Yémen.

Donald Trump en Israël

Le président américain est arrivé en Israël, le 22 mai accueilli par le Premier ministre israélien. Il s’est ensuite rendu à Jérusalem, ville sainte pour chrétiens, juifs et musulmans, après avoir affirmé que la paix apparemment insaisissable entre Israéliens et Palestiniens était possible. M.Trump a certes nommé comme nouvel ambassadeur David Friedman, un opposant de la solution à deux Etats. dans un entretien au quotidien Israel Hayom: il déclare aucun gel des colonies ne sera exigé par Washington; aucun plan ou feuille de route ne sera imposé. Le déménagement de l’ambassade vers Jérusalem, promis pendant sa campagne est en attente. Pas de contrat pas un dollar! Au contraire l’aide américaine est de 3 milliards de dollars et les armes américaines aux Israéliens seront toujours les meilleures que celles du bas de gamme fourguées aux Arabes et aux musulmans pour qu’ils s’entretuent.

La considération de Trump pour l’Islam

Tout à fait autre chose en termes d’empathie et de respect. Donald Trump s’est rendu devant le Mur des Lamentations, une première pour un président américain en exercice. Avant Donald Trump, aucun président américain en exercice ne s’y était rendu. Dans cet ordre d’idées, nous avons remarqué que la première dame américaine avait les cheveux découverts, lors de sa visite , comme le fit Michelle Obama dans les mêmes conditions ce qui a provoqué le twitt de Donald Trump du 29 janvier 2015. Twitt dans lequel il constatait le non respect du peuple saoudien. L’histoire ne s’arrête pas là , de passage au Vatican ( à la fois Etat, et Mecque des Chrétiens, la femme et la fille de Trump ont mis des voilettes pour être reçu par le pape. Cette symbolique à géométrie variable plus que cent discours la perception de l’Occident de la considération qu’il a pour le judaïsme , le christianisme et le tiers exclus de la Révélation Abrahamique.

Conclusion

 Rien de nouveau sous le soleil mais Business as usual En définitive, Trump fait coup double, il pompe encore les ressources financières de l’Arabie, et il s’assure que le job sera fait concernant la destruction de la Syrie, du Yémen, et l’Iran. +110 milliards d’armement pour faire quoi? Tuer en finançant les groupes terroristes. Pour continuer à tuer les Yéménites qui ont à faire à une épouvantable épidémie de choléra? Pour attaquer un jour l’Iran? Pourtant, il suffit de 50 milliards de dollars/an pour éradiquer la faim sur Terre!!!

Le président américain veut faire pression pour officialiser la réconciliation Riyadh/Tel-Aviv afin de relancer un hypothèque processus de négociation entre Israéliens et Palestiniens. En cherchant aussi à aider les Saoudiens à sortir de leur enlisement au Yémen, le président américain veut un nouveau partage de type Sykes-Picot avec la Russie. Il s’assure de nouveaux alliés. Israël et l’Arabie saoudite pour redessiner le Moyen-Orient au grand malheur des peuples qui y vivent et qui, on l’aura compris, ne seront pas consultés…

S’agissant de ceux qui dictent la norme à une religion, il eut été hautement souhaitable que le politique se tienne d’une façon équidistante des religions, car dicter une norme à une espérance, atemporelle, c’est peut-être le dernier arrêt avant l’avènement définitif du money-théisme…

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

Notes

1.Jules Dufour http://www.mondialisation.ca/les-ventes-darmements-au-moyen-orient-en-continuelle-expansion/5591253

2.http://www.voltairenet.org/article 196408.html

3.http://arretsurinfo.ch/video-trump-en-arabie-saoudite-extrait-dun-discours-tres-preoccupant/

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/267613-trump-et-l-islam.html

Qui nous affame? De la crise financière à la famine organisée. L’Odieuse stratégie des riches.


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Ouvrage: Qui nous affame ? De la crise financière à la famine organisée.

L’Odieuse stratégie des riches

Auteur: Daniel Estulin

Année: 2014

Traduit de l’anglais par C. P. HENRY

 

 

Affirmons pour commencer que Wall Street n’est qu’ une mystification.
La vérité est ailleurs. C’est un parc d’attractions, un cirque ambulant,
avec ses jongleurs, ses danseuses du ventre, ses bonimenteurs, ses
chanteurs de second ordre et ses strip-teaseuses. Et nous, spectateurs
béats, sommes hypnotisés par le spectacle. On se plante devant l’estrade,
jour après jour, nuit après nuit, en prenant note des marges bénéficiaires,
des progressions, des incitations financières, des produits dérivés. Quelle
folie ! Combien de millions d’entre nous sont prêts à croire tout ce qui sort
de la bouche des experts en Bourse ? Se rend-on compte qu’un nombre
infime d’individus au sommet de la pyramide sont prêts à nous annoncer
n’importe quoi pourvu que nous investissions quelques euros que nous
n’ avons peut-être même pas dans ce gigantesque système de Ponzi ?
Ajoutons que pour la plupart des gens la seule vérité en matière
économique ne leur parvient que par le biais de la télévision.
Une génération entière de nos contemporains ne connaît rien à
l’ économie hormis ce qui leur est offert par Wall Street. Wall Street est
devenu la Bible, la révélation ultime. La Bourse américaine fait et défait
les présidents, les premiers ministres, les ministres des finances ou les
chanceliers de l’Échiquier. Essayons d’imaginer quelles seraient les
conséquences si l’on découvrait que toute la structure de Wall Street et
des marchés boursiers n’ était qu’ une imposture ? Une mauvaise blague
organisée par des individus peu recommandables ? Des individus prêts à
recourir à tout un arsenal de vieilles ficelles pour maquiller la vérité, afin
d’empocher des gains boursiers et financiers totalement artificiels.
Je voudrais que nous nous accordions d’abord sur quelques faits. Les
résultats de la Bourse n’ont absolument rien à voir avec la réalité.
L’économie repose sur des considérations centenaires, et non sur les
chiffres de clôture de Wall Street la semaine passée. Wall Street est une
attraction de foire qui ne devrait convenir qu’ à des enfants en bas âge.

L’idée fausse que nous entretenons tous à propos de l’économie découle
du fait que nous considérons qu’ il s’agit d’une affaire d’argent. La
richesse, pourtant, n’est pas déterminée par l’argent. Les statistiques
concernant les flux monétaires n’ont rien à voir avec les véritables
prévisions de richesse. C’est le développement de l’esprit de chaque
individu qui influe le plus sur la planète. Voilà la véritable mesure de
l’ humanité.
De ce fait, ce n’est pas l’argent, pas plus les statistiques ou une
quelconque théorie monétaire qui déterminent la manière dont fonctionne
une économie, mais un facteur physique. Et dans ce facteur physique, il
faut inclure le cerveau humain, radicalement différent du cerveau animal
puisqu’ aucun animal n’est capable d’inventer, seul l’homme est doté de
cette capacité. Et c’est ainsi que nous organisons notre système social par
l’ adoption de conventions sociales, qui dictent notre conduite en tant
qu’ êtres humains et produisent des effets physiques. En conséquence, si
nos conventions sont défectueuses, nous allons au-devant de sérieux
problèmes. Des problèmes prévisibles, en termes physiques.
Avant même d’analyser les points les plus subtils de la crise que nous
traversons, je voudrais que mon lecteur comprenne bien ceci : ce à quoi
nous assistons aujourd’hui dans le monde, c’est-à-dire la destruction
totale de l’économie mondiale, n’est pas un accident ni une erreur de
calcul résultant de combines de la part de politiciens maladroits. Cette
situation est la conséquence d’une stratégie conçue délibérément. Dans
un but bien précis. La raison en est que l’Empire a pris conscience du fait
que le progrès de l’humanité signifie la fin imminente de sa propre
hégémonie. Celui-ci ne peut survivre dans un monde où le progrès
scientifique et technologique se répand partout. L’Empire a besoin d’un
monde d’êtres humains abrutis et serviles, de moutons dociles ; c’est pour
servir cette cause que l’Empire entreprend de détruire les structures
fondamentales telles que l’état-nation, une assistance vitale qui sous-tend
le progrès de l’humanité. Il s’attaque délibérément aux États-nations, aux
pays indépendants, en visant les économies de ces nations afin de les
détruire dans le but de préserver son pouvoir. Une stratégie délibérément

conçue et appliquée.
Mais qu’ appelons-nous l’Empire ? Ce n’est ni un roi ni une reine
installés sur un trône en or massif. Les Empires sont au-dessus des rois.
Nous parlons ici d’un système de contrôle. Un contrôle de tout ce qui se
passe, opéré par le biais d’un système monétaire international aux mains
de grandes banques internationales. La mondialisation, on le constate,
n’ est rien d’autre qu’ un nouvel avatar de l’Empire. Elle est synonyme
d’élimination de l’état-nation, de l’éradication de la liberté, de l’ élimination
de tous les droits.

Le Fonctionnement de l’argent
C’est ici que nous abordons le problème de l’économie. L’économie n’a
rien à voir avec l’argent. Ce que vise l’élite, c’est un Empire. Trop d’entre
nous s’ imaginent que pour mettre en place un Empire, il faut de l’argent.
Ce n’est pas lui qui détermine la richesse ni l’économie. L’argent est un
instrument. Il n’influe pas sur le développement de la planète. Une
croyance erronée implique que l’argent exprime une valeur physique
intrinsèque. Une valeur s’exprime, non pas en tant que quantité mais
seulement en tant qu’ effets relatifs de la croissance ou de la décroissance
du potentiel physique relatif population-densité d’un individu dans une
société donnée. La valeur de l’argent ne réside pas dans l’ échange
individuel mais dans l’unité fonctionnelle, que l’on nomme dynamique
unificatrice, du processus social d’une nation.
Savez-vous ce qui influe sur le développement de la planète ? C’est
l’ esprit humain, l’intelligence. Voilà l’instrument capable de mesurer
l’humanité. Ce qui sépare l’homme de l’animal, c’est sa capacité à
découvrir des principes physiques universels destinés à accroître et
améliorer le pouvoir de l’homme sur la nature par kilomètre carré
d’espace. Cette capacité lui permet d’innover, en vue d’ améliorer ensuite
la vie des habitants de cette Terre. Le développement de l’ humanité, le
développement du pouvoir de l’individu et de la nation dépendent des
développements scientifiques, des découvertes scientifiques et du progrès
technologique.
En réduisant la productivité, en réduisant les infrastructures, en
limitant les inventions et la technologie, on provoque un effondrement de
la population. Tant que vous parvenez à maintenir les gens dans
l’ignorance et la surpopulation, une infime minorité sera en mesure de les
contrôler.

La crise monétaire que nous connaissons actuellement reflète
l’ incohérence imposée par le processus de destruction matérielle de
l’ économie. Cet effondrement n’ est pas la conséquence de la fluctuation
des marchés financiers. La crise financière résulte du fait que nous
dépendons d’un système hyper-inflationniste : si vous prenez en effet en
compte le montant total de l’argent censé être en circulation et tentez de
dégager le pourcentage de cette masse monétaire qui correspond à une
réalité physique, vous vous apercevez qu’ il est devenu infime, proche
même de zéro. Mais cela ne constitue pas la crise en soi ! La crise se
mesure à la production physique per capita. Et les ressources dont
dépend cette production s’effondrent.
L’avenir de l’humanité repose sur l’économie physique, les
transformations physiques du monde qui nous entoure. Je vous donne
un exemple. Imaginons un monticule de terre qui s’ avère riche en minerai
de fer ; si l’ on exploite ce minerai, qu’ on l’utilise pour produire du métal,
puis que l’ on utilise ce métal pour fabriquer de l’acier et que cet acier sert
à fabriquer des machines-outils afin de produire toutes sortes de choses,
des voitures, des trains, des engins spatiaux, des réacteurs nucléaires… À
chaque étape de ce processus, le produit issu de la transformation
présente plus de valeur pour la société et a plus de valeur en termes
physiques que le produit dont il est issu. Le produit final vaut plus que la
somme des apports.
Lorsque l’on met en place une infrastructure, nous réorganisons en
vérité l’espace-temps physique de la biosphère, afin de lui permettre
d’atteindre des niveaux de plus en plus élevés de densité du flux
énergétique.
Par conséquent, si l’ on parle d’un système que l’ on fait évoluer à des
densités de flux énergétique de plus en plus élevées, par exemple en
passant d’une économie fondée sur le charbon à une économie reposant
sur le pétrole, puis à une économie reposant sur le nucléaire, on accroît
la puissance de production du travail humain à chaque étape, et c’est
ainsi que se crée la véritable richesse. Les gens se livrent à des activités
de production. À quoi sert donc l’ argent dans ce cas ? Il n’ intervient que
pour faciliter les échanges, le commerce, entre les personnes qui
produisent. Il ne possède pas de vertus magiques. Ni de valeur
intrinsèque.
Si vous êtes agriculteur, vous produisez des céréales, mais vous n’avez
pas envie d’échanger votre récolte contre un tracteur avec votre

concessionnaire de machines agricoles. Alors il faut une solution de
rechange que nous appelons l’argent. On choisit dans le monde physique
un étalon qui servira à établir la valeur d’une certaine somme, ce qui
facilite les échanges entre les personnes. Mais la valeur n’est pas dans
l’ argent lui-même. La valeur réside dans la richesse physique que
représente cette somme d’argent. L’énorme erreur qu’ a fait l’Empire, et
que perpétuer le système bancaire, c’est affirmer que l’argent possède une
valeur, et que nous en voulons toujours plus. Et ainsi, parce qu’ il existe
aujourd’ hui un système de renflouement des banques, nous sommes
contraints de nous précipiter au secours du système bancaire, et pour ce
faire, de fermer définitivement les secteurs productifs de notre économie.
On ne peut se permettre une économie nucléaire parce que ceux qui
contrôlent l’ argent détruisent systématiquement la richesse de l’ économie
dans le but illusoire de maintenir la valeur de l’ argent.
Et quelles sont les conséquences d’une telle conduite ? En créant de
plus en plus d’ argent par ces opérations de renflouement, la valeur de cet
argent s’ effondre de façon spectaculaire jusqu’ à devenir pratiquement
nulle. C’est à ce phénomène que l’on assiste aujourd’hui. C’ est ce qu’ on
appelle l’ hyperinflation. Les banques centrales doivent faire marcher la
planche à billets sans discontinuer pour tenter d’ enrayer le mouvement.
C’est ce qui se passe aujourd’ hui. Nous sommes en train de détruire le
peu de richesse que nous possédions pour tenter de sauvegarder la valeur
de l’ argent, ce qui est d’ une imbécilité totale, et qui ne fonctionnera
jamais.

Pourquoi l’Empire est-il en train de
détruire le système financier mondial ?

La planète compte aujourd’ hui un peu plus de 7 milliards d’individus.
La Terre est une petite planète aux ressources naturelles limitées et
confrontée à une explosion démographique sans précédent. Les
ressources en eau et en nourriture commencent à se faire rares. Ainsi, si
l’ on en croit une étude de la mission GRACE de la NASA sur la gravité et le
climat, les nappes phréatiques de l’Inde ont perdu un cinquième de leurs
réserves au cours des deux dernières années[1]. Le secteur agricole de
l’ Inde utilise près de 90% des ressources totales en eau du pays. Le
problème de la rareté de l’ eau devient de plus en plus pressant, et l’ Inde
s’ apprête à connaître des pénuries de nourriture catastrophiques. D’ ici les
douze prochains mois, l’ Inde sera contrainte d’ importer de la nourriture.
Si l’ on prend en compte une population de 1,2 milliard d’habitants, les
maigres surplus alimentaires qui existent dans le monde vont fondre
dangereusement, ce qui accroîtra la situation mondiale, déjà précaire.
L’ élite du monde comprend parfaitement cela. David Rockefeller
comprend la situation. Les rois et les reines de la planète en ont bien
conscience. En l’ absence de progrès scientifique et technologique, on ne
peut soutenir un certain niveau de population car si une population
s’ accroît de plus en plus rapidement, il faut une technologie de plus en
plus complexe pour assurer sa survie. Néanmoins, avec le progrès
technologique, un système oligarchique ne pourrait survivre très
longtemps, où que l’on se trouve. Des nations qui favoriseraient le
développement créatif de l’ intellect au sein de leur population
produiraient des individus qui ne sauraient tolérer indéfiniment des
formes de pouvoir oligarchiques.
Par conséquent, du point de vue de l’ élite, si vous voulez contrôler les

ressources en eau et en nourriture, il est impératif de réduire la
population mondiale dans des proportions “gérables”. Sept milliards
d’individus aujourd’ hui, le double dans quelques décennies seulement,
c’est trop de bouches à nourrir. Voilà ce qu’ ont compris les Rockefeller et
consorts, même si cette problématique semble nous échapper. Pour que
l’ élite puisse s’asseoir aux meilleures tables, vous et moi devons mourir de
faim. La conclusion n’est-elle pas limpide ?

La réduction de la population
et les « limites à la croissance »
du Club de Rome
Le Club de Rome est l’institution mondiale la plus active en faveur de la
thèse d’une dépopulation malthusienne. Parmi ses membres, on compte
quelques-unes des personnalités les plus influentes de la planète. Comme
David Rockefeller, Michael Gorbatchev, le roi et la reine d’Espagne, la
reine Beatrix des Pays-Bas, le prince Philippe de Belgique. Fondé en avril
1968 par des hauts responsables européens du monde des Assurances, à
l’ origine suisses et vénitiens, le Club de Rome accueille les membres les
plus anciens de la noblesse noire de Venise, descendants directs des
familles vénitiennes les plus riches de toute l’Europe, qui contrôlaient et
dirigeaient Gênes et Venise au XIIe siècle.
Le Club a publié en 1972 un des documents les plus pernicieux de tous
les temps, Les Limites à la croissance, qui démontre que la planète sera à
court de ressources d’ici 40 ans. Pour que l’humanité survive, il est donc
impératif de remettre en cause notre style de vie et de réguler la
population mondiale.
Toujours selon le Club de Rome, et dans l’objectif de notre survie à
tous, l’ humanité doit réduire sa dépendance à la technologie, ralentir la
course au progrès, à l’ innovation et aux avancées technologiques, et
imposer à l’ échelle mondiale un régime de « désintégration contrôlée » de
l’économie.
« Depuis cette date, la thèse des Limites à la croissance a été intégrée
dans le monde entier par les gouvernements, les institutions
gouvernementales supranationales, les administrations chargées de
l’ éducation, les programmes universitaires et ainsi de suite, c’est-à-dire

qu’ elle transparaît désormais dans tous les aspects de la culture
populaire. Avec pour conséquences la désindustrialisation générale, des
guerres et le génocide auquel nous assistons aujourd’ hui[2]. »
L’objectif final étant l’ effondrement de l’économie mondiale, même avec
leur version de ressources « illimitées », qui exclut toute découverte
scientifique, ou le développement de nouvelles technologies
révolutionnaires. Si l’ on arrive à éliminer le jargon et la confusion qui
émaillent le rapport, celui-ci ne laisse que peu de doutes quant au
véritable objectif du Club de Rome : « En cherchant un nouvel ennemi qui
pourrait nous unir, nous sommes parvenus à la conclusion que la
pollution, la menace du réchauffement de la planète, la rareté des
ressources en eau, la famine et autres menaces pourraient faire l’affaire. »
Et la conclusion s’impose donc : « Le véritable ennemi, c’est l’ humanité
elle-même. »
Ainsi, les institutions internationales les plus influentes promeuvent
des politiques de régression dans le domaine technologique, et une
réduction de la population mondiale de plusieurs milliards d’individus,
c’est ce que j’ai appelé un génocide, vous l’ aurez compris.
Toutefois, avant d’ être en mesure de réduire la population et maîtriser
le troupeau, il est impératif de détruire l’ économie et la demande. Peut-être
vous demandez-vous pourquoi David Rockefeller et consorts tiennent
tant à détruire la demande ? Ne souffriraient-ils pas financièrement de
cette destruction ? La réponse est NON. Ils n’en pâtiraient pas le moins du
monde pour la simple raison qu’ils contrôlent déjà la majeure partie de la
richesse mondiale. Leur principal souci en cette période de l’ Histoire est
d’assurer la survie de leur espèce. Et, affirmons-le une fois de plus, pour
qu’ ils puissent survivre en ces temps de pénurie des ressources
naturelles, une grande partie d’entre nous doit périr. Nous avons tous
entendu parler de la Grande Dépression. Toutefois, la plupart des gens
ignorent tout de leur histoire et n’ ont pas les outils nécessaires pour
comprendre ce qui s’ est passé pendant cette période. Contrairement à ce
qu’ expliquent les livres d’histoire “officiels”, la Grande Dépression n’ est
pas l’événement qui a anéanti les capitalistes américains. Au cours de
cette période, les riches se sont enrichis en transférant simplement la
richesse des moins riches vers les poches de ceux qui étaient déjà nantis.
Voilà comment la Bank of America s’est adjugé des milliards de dollars
par le biais des saisies de propriétés entre 1929 et 1937. N’ allez pas
imaginer une seconde que les plus riches des nantis souffriront de

l’ effondrement qui nous guette. Les seuls à en pâtir, ce sont vous et moi.
La question se pose maintenant de savoir comment détruire la
demande. De toute évidence, en détruisant sciemment l’ économie
mondiale. Ou, en d’autres termes, par la désintégration contrôlée. C’est
précisément la pierre angulaire d’un autre document politique préparé
par une organisation différente de l’élite du monde : Projet pour les
années 80, publié par le CFR, le Council on Foreign Relations.
Désintégration contrôlée et démantèlement des concentrations
industrielles et scientifiques avancées de la planète. Le CFR, une des
institutions majeures de l’oligarchie aux États-Unis, qualifiait alors ce
projet « d’entreprise la plus importante de son histoire ».
« Les 33 volumes du rapport de la CFR ont servi de ligne directrice à
l’oligarchie, forte de son pouvoir, pour mettre en place son plan à partir
de la seconde moitié des années 70 jusqu’à la fin des années 80. Ainsi fut
générée une des modifications les plus cruciales de la politique en matière
d’économie et d’état-nation du XXe siècle — la révolution conceptuelle
qui annonce l’économie post-industrielle[3]. »
Quel sens donner à ce terme de « désintégration contrôlée » ? L’objectif
est de démanteler l’économie mondiale, mais de façon ordonnée et
contrôlée. Du moins l’oligarchie espérait-elle contrôler le processus. Dans
ce but, il s’avérait nécessaire pour les forces extérieures de provoquer des
crises susceptibles de mettre à mal l’économie de la planète : chocs
pétroliers, suspension des crédits, crise des taux d’intérêt ralentissant
fortement l’économie, jusqu’à ce qu’elle atteigne un taux de croissance
proche de zéro, ou même négatif. Simultanément, on assiste à la création
du marché au comptant du brut, des marchés de l’euro bond, ainsi qu’au
blanchiment de vastes quantités d’argent sale provenant du trafic de
drogue au travers de certaines banques parmi les plus influentes dans le
monde. Au cours des dernières années, certaines des plus importantes
institutions bancaires mondiales ont été prises la main dans le sac,
accusées d’avoir blanchi des milliards de dollars de bénéfices frauduleux
en provenance des mafias de la drogue par le biais de leurs coffres
réputés. Citons au hasard Wachovia Bank, HSBC, CitiGroup, et Coutts, la
banque privée de Sa Majesté la reine d’Angleterre.
Il existe une autre organisation étroitement liée au Club Bilderberg et
au Council on Foreign Relations, c’est la Commission Trilatérale, plus
connue sous l’appellation de Trilatérale. Mise en place en 1973, il s’agit
d’une initiative de David Rockefeller. Tous ses membres partagent la

même philosophie antinationaliste, qui vise à empêcher les forces
nationales, dans leurs pays respectifs d’exercer une influence sur la
politique. En établissant la Trilatérale, David Rockefeller désirait favoriser
« l’unité des pays industrialisés, afin qu’ensemble ils soient en mesure
d’atteindre leur objectif d’une structure économique et politique mondiale
plus intégrée[4]. »
La stratégie de David Rockefeller « révèle également un fait absolument
fondamental à propos de la richesse et du pouvoir : peu importe l’argent
dont dispose un individu, si celui-ci ne sert pas à s’emparer et à contrôler
les organisations qui produisent les idées et les politiques visant à guider
les gouvernements et les individus qui les servent, le pouvoir réel d’une
grande fortune n’atteindra jamais son potentiel de départ[5]. » En dépit de
la nature essentiellement financière des intentions et des méthodes de la
Trilatérale, son objectif politique n’a pas varié depuis 40 ans : « Quoique
la Commission s’intéresse essentiellement à l’économie, les membres de la
Trilatérale se sont fixé un objectif politique vital : s’assurer le contrôle de
la présidence des États-Unis[6]. »
Une des recrues les plus notables de la Trilatérale a été le candidat à la
présidence, et futur président, Jimmy Carter. En ce qui concerne le récit
de la sélection de Carter pour la présidence, je vous recommande la
lecture de La Véritable histoire du Club Bilderberg.
Une fois installé à la présidence des États-Unis, Jimmy Carter, le favori
de la Trilatérale, a instillé au sein de son Administration, et au nom de
l’oligarchie, le Projet pour les années 80 de la CFR. Les principaux
rédacteurs et responsables du Projet se sont retrouvés à partir de 1977
aux plus hautes marches du pouvoir pour prendre en charge le
gouvernement de Jimmy Carter. Deux des neuf directeurs du Projet,
Michaël Blumenthal et Zbigniew Brzezinski ont été nommés
respectivement aux postes de secrétaire au Trésor (l’équivalent du
ministre des Finances) et de conseiller à la Sécurité nationale. Le poste de
secrétaire d’État (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères) a échu à
Cyrus Vance, qui avait dirigé un groupe de travail du Projet. Et Paul
Volcker, porte-parole du Projet « désintégration programmée » a été
bombardé président de la Réserve fédérale américaine.
« À partir de la semaine du 6 au 12 octobre 1979, Paul Volcker a décrété
une hausse des taux d’intérêt par le biais d’une augmentation du taux
des fonds fédéraux ainsi que de certaines catégories d’exigences de
réserves imposées aux banques commerciales. Il a poursuivi

cette politique jusqu’ à ce qu’ en décembre 1980, les principaux taux de
prêt des banques commerciales américaines atteigne 21,5%[7]. »
« Les conséquences de cette politique, se sont avérées rapides et
catastrophiques, surtout parce que l’oligarchie avait eu recours à deux
canulars à propos du pétrole dans les années 70, résultant en une
hausse phénoménale du cours du brut. Aux États-Unis, de vastes pans
de la production industrielle et agricole s’effondrèrent. Entre 1979 et
1982, la production des secteurs suivants de l’industrie manufacturière
américaine a subi des pertes selon les proportions per-capita indiquées :
équipement pour l’usinage du métal, en baisse de 45,5% ; bulldozers, en
baisse de 53,2% ; secteur automobile, baisse de 43,3% ; aciéries, en
baisse de 49,4%[8]. »
Cela n’annoncerait-il pas une avancée majeure vers une société postindustrielle?

Bien évidemment, l’histoire était en marche.

Le rêve de Franklin D. Roosevelt
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Empire était encore très
faible, l’Europe était en ruine, et les États-Unis étaient devenus, et de
loin, la nation la plus puissante de la planète. Et sous la présidence de
Roosevelt, comme il l’avait déclaré à plusieurs reprises à Churchill, les
États-Unis ne s’étaient pas engagés dans la guerre pour préserver
l’Empire britannique, les Britanniques devaient y renoncer de leur propre
gré, ce qui constituait pour eux une menace très réelle. Ils ont ainsi
décidé, dès la mort de Roosevelt et dès qu’ils ont senti qu’ils allaient
gagner la guerre, que les Alliés allaient l’emporter, de saper la puissance
des États-Unis. L’Empire ne pouvant battre les États-Unis sur le plan
économique ou militaire, ils s’en sont pris à la domination politique et
culturelle américaine. En réalité, ils ont tout fait pour pousser l’Amérique
au suicide, en utilisant des traîtres au sein des banquiers de Wall Street,
ainsi que les Brahmanes de Boston, le noyau dur de l’establishment
américain, pour fomenter ce suicide économique. Ils ont ainsi provoqué
l’arrêt du grand bond en avant que le pays était en train d’accomplir vers
une économie nucléaire, le programme « des atomes pour la paix ». Le
projet a été abandonné. Ce qui a pris sa place, c’est l’ère de l’information,
la réorganisation des journaux, les ordinateurs et les magouilles
financières.

« Les mesures de protection mises en oeuvre du temps de Roosevelt ont
été systématiquement démantelées, favorisant le passage de l’industrie
américaine d’une puissance industrielle vers une économie fondée sur les
services et la spéculation. Les États-Unis sont ainsi devenus une nation
de consommateurs plutôt que de producteurs, l’industrie manufacturière
étant externalisée vers des pays où la main-d’oeuvre s’avérait moins chère,
sous le prétexte fallacieux que cela rendrait l’Amérique plus compétitive,
alors que la véritable conséquence était la destruction de la nation. Sous

prétexte de « l’économie de marché et de la mondialisation, les États-Unis
ont fait de leur économie un paradis de la spéculation, de l’établissement
de cartels et d’entreprises géantes, qui prêtent allégeance non pas à la
nation, mais à des financiers[9]. »
Mais comment tout cela a-t-il pu se passer ?

Bretton Woods et le
canular pétrolier des années 70
Le 1er juillet 1944, le président Franklin Delano Roosevelt décide
d’organiser une Conférence monétaire et financière des Nations unies
dans la cité balnéaire de Bretton Woods, New Hampshire, dans les salons
du Mount Washington Hôtel. Cette conférence réunissant 44 pays a établi
ce que nous appelons désormais le système monétaire de Bretton Woods,
un accord de traité international dont l’objectif était de réguler le
commerce mondial et la stabilité monétaire et financière de la planète.
Une des clauses majeures des accords de Bretton Woods concerne la
création d’un système de fixation des taux de change des devises entre les
nations signataires.
Dans le cadre de cette clause de Bretton Woods, un taux standard
d’échange basé sur le cours de l’or a été établi, le dollar américain étant
assujetti au cours de 35 $ l’once d’or. « Après la guerre, la valeur de la
livre britannique, du franc français, de la couronne suédoise, de la lire
italienne, et après 1948 du mark allemand, a été fixée pour tous à un
taux proportionnel, reconnu et plus ou moins permanent, par rapport à la
devise américaine[10]. » Les accords de Bretton Woods éliminaient ainsi
totalement le risque de pertes financières catastrophiques qui pourraient
résulter d’opération spéculatives sur les devises.
Les taux de change devaient ainsi varier en fonction du dollar ou de
l’or. À la condition, bien sûr, qu’il eût été nécessaire de résoudre un
conflit entre nations, car si un pays refusait votre devise, il pouvait choisir
l’or au taux fixé. Le commerce international s’en trouvait donc
parfaitement stabilisé, ce qui était une nécessité à l’époque puisqu’une
grande partie de la planète pansait ses plaies et avait besoin de se reconstruire.

C’est sur ces bases économiques solides que le monde à l’orée de la
Seconde Guerre mondiale a été reconstruit, sous l’impulsion de la
puissance industrielle des États-Unis[11].
« À l’issue de la guerre, le dollar s’est imposé comme la seule devise
majeure, soutenu qu’il était par l’économie industrielle la plus puissante
et productive du monde, la plus grande nation commerciale, et celle qui
possédait les réserves en or les plus vastes pour épauler le dollar. Le
dollar américain, en résumé, était la seule monnaie qui valait,
littéralement “son poids en or”. Les réserves en or de l’Europe avaient
depuis longtemps été épuisées par le coût de la guerre.
L’objectif était d’encourager les gouvernements signataires à ne pas
dévaluer leur devise en actionnant la planche à billets ou en créant des
déficits, problème majeur nuisant à la stabilité dans de nombreux pays
d’Europe au cours de la période d’après-guerre. De plus, la garantie d’un
taux de change fixe devait faciliter la reprise du commerce international
dans les meilleurs délais[12]. »
La conférence de Bretton Woods est également à l’origine de la création
du Fonds monétaire international (le FMI) et de la Banque mondiale, «
avec pour objectif spécifique de gérer les problèmes économiques des
pays industrialisés, principalement en Europe, ravagés par la guerre[13]. »
Dans l’optique de Roosevelt, le FMI et la Banque mondiale devaient
s’engager à prêter également des fonds à des pays récemment libérés du
joug colonial afin qu’ils puissent se développer par eux-mêmes.
La perspective était un monde dans lequel chaque nation serait libre de se
développer pour le bien de ses citoyens. Tel se présentait le système de
Bretton Woods, malgré les efforts de l’oligarchie pour saboter ses travaux,
par le biais d’individus comme John Maynard Keynes, un des
économistes britannique les plus connus « qui avait adhéré à l’idéologie
fasciste en 1938, et dont le système monétaire reposait sur l’Empire
britannique[14]. »
Toutefois, l’oligarchie européenne était déterminée à démanteler le
système mis en place par Roosevelt pour l’ère d’après-guerre
annonciatrice de la décolonisation à l’échelle planétaire. Les Britanniques,
par l’intermédiaire d’Harold Wilson ont porté les premiers coups visant à
affaiblir et détruire le système de Bretton Wood vers le milieu des années
60, mais il faut attendre 1971 et Richard Nixon pour en sceller le destin.
À partir de cette date, tout est en place pour l’élimination du système de

taux de change fixes, qui favorisait le développement productif et
l’investissement réels. À partir de 1971, le monde bascule entre les mains
des spéculateurs.

La fin de Bretton Woods
« La guerre du Vietnam dans les années soixante portera le coup fatal au
système de Bretton Woods. Les déficits publics colossaux engendrés par le
financement de cette guerre impopulaire ont permis aux banques
centrales étrangères d’accumuler de vastes réserves de dollars par le biais
de ce qu’on a appelé le marché Eurodollar. Après 1965, les banques
centrales européennes, surtout la Banque de France, se sont mises à
convertir de plus en plus de ces réserves de dollars en or de la Trésorerie
américaine[15]. »
Fin 1969, l’économie américaine renoue avec une dépression majeure.
En 1970, l’administration Nixon, appuyée par la Réserve fédérale, a
relâché sa politique monétaire en vue de réduire les taux d’intérêt et de
stimuler la croissance dans le pays. Les spéculateurs internationaux sur
les taux de change ont réagi immédiatement en lançant une attaque
généralisée contre le dollar.
En août 1971, les réserves en or officielles américaines avaient fondu
de moitié par rapport à celles de 1958. En théorie, si toutes les banques
centrales avaient exigé de l’or en échange de leurs réserves en dollars, les
États-Unis auraient dû faire face à une banqueroute totale. Les accords
de Bretton Woods sur le taux de change et l’or étaient au bord de la
rupture.
« Dans les premiers jours du mois d’août 1971, la Trésorerie américaine
a reçu des informations concernant un projet d’entente des banques
centrales européennes sur ce qui restait des réserves d’or officielles des
États-Unis. Une attaque concertée qui devait être menée par la Banque de
Grande-Bretagne et la Banque de France. Mais avant la date prévue pour
cette offensive, le président Nixon a annoncé, le dimanche 15 août 1971,
à un monde frappé de stupeur que la Réserve fédérale américaine cessait
purement et simplement d’honorer ses obligations spécifiées dans les
accords de Bretton Woods de racheter des dollars contre de l’or. Le dollar,
à l’instar des autres devises importantes du monde, serait désormais
flottant[16]. »
C’est le président Nixon qui, en rompant le lien de convertibilité entre le
dollar et l’or, a précipité le démantèlement « du système de Bretton
Woods, et pavé la voie au genre de manipulations que nous avons

connues depuis. Fluctuation des monnaies, « crises » pétrolières et plus
récemment tous les types de bulles imaginables. Ces dernières coïncident
avec la formation du groupe Inter-Alpha, un groupe bancaire oligarchique
dirigé par David Rothschild, responsable de la bulle financière récente, et
qui a pris les commandes en remplacement des accords de Bretton
Woods.
Le système de Bretton Wood favorisait la stabilité, et si votre objectif est
de plonger le monde dans le chaos, votre première tâche est de détruire
les éléments de la stabilité. Comment ferez-vous pour éliminer la stabilité
des marchés ? D’abord, vous vous débarrassez des taux de change fixes,
des échanges de devises, puis vous cooptez la Banque mondiale et le
Fonds monétaire international pour en faire des agences de l’Empire,
jetant à la poubelle les objectifs primordiaux de Roosevelt, qui étaient d’en
faire des agences de décolonisation.

Le FMI et la Banque Mondiale
On estime généralement aujourd’ hui, et en cela on a tort, que les
objectifs primordiaux de la Banque mondiale et du FMI, dont les États-
Unis demeurent le principal contributeur financier et seul détenteur d’un
pouvoir de veto, sont les mêmes qu’à l’origine. Il s’agissait à leur création
de favoriser le développement et de pallier à la pauvreté dans le tiersmonde,
mais dans la pratique, ces organismes ont aggravé
l’appauvrissement et la déchéance de millions de gens par le biais d’un
programme de prêts baptisé « Programme d’Ajustement Structurel » (PAS),
qui a réussi à ajouter au fardeau des nations emprunteuses en termes de
dette, d’intérêt, de stagnation et d’instabilité.
Le résultat le plus frappant des prêts d’ajustement structurel de la
Banque mondiale et du FMI, c’est que l’argent prêté aux pays sans
ressources est utilisé pour le remboursement immédiat d’intérêts aux
institutions bancaires occidentales. Ce n’est pas innocent car la Banque
mondiale et le FMI font aujourd’hui office d’agents du nouveau système
colonial.
Les PAS ouvrent la voie à la libéralisation des économies africaines et
autres, ce qui implique que les entreprises étrangères sont encouragées à
s’approprier des secteurs définis de l’économie. Les pays les moins
favorisés du tiers-monde n’ont d’autre choix que de se plier aux mesures
drastiques exigées par la Banque puisque ces mesures, selon les propres
termes de la Banque Mondiale, s’avèrent « essentielles pour maintenir la
croissance et la stabilité économique », remplissant un des objectifs
fondamentaux de l’oligarchie qui demeure acheter à vil prix pour revendre
très cher.

1973 : La rencontre de Bilderberg
et le projet de canular pétrolier
Au cours des premiers mois de 1973, le dollar chute, tandis que les
économies de la France, de l’Allemagne et du Japon commencent à
prospérer. À la même époque, le mark allemand avait déjà dépassé de
beaucoup la livre britannique et, vers juillet-août, était en passe d’affirmer
son hégémonie face à un dollar américain chancelant.
C’est au mois de mai 1973 que le groupe Bilderberg organise une
conférence dans la station balnéaire de luxe de Saltsjobaden, en Suède. «
Certains membres de l’élite proche des centres bancaires et financiers de
New York ont décidé qu’il était grand temps d’élaborer un choc
spectaculaire en vue de renverser la direction prise par l’économie
mondiale, même au prix d’une récession de l’économie américaine, dont
ils se souciaient peu tant qu’ils continuaient à contrôler les flux
financiers[17] ».
La pièce maîtresse sur l’agenda de cette conférence Bilderberg a été à
l’origine du choc pétrolier de 1973 : une augmentation prévue et
imminente de 400% du cours du brut de l’OPEP. Si l’on en croit
l’économiste William Engdahl, « le thème de toutes les discussions n’était
pas de savoir comment, nous, un groupe de représentants parmi les plus
puissants du monde industrialisé, pourrions convaincre les pays arabes
de l’OPEP de renoncer à une telle augmentation des cours du pétrole brut.
En réalité, les membres présents à la conférence se sont simplement
demandé comment ils pourraient bien utiliser cette manne de pétrodollars
qui ne manquerait pas de remplir les coffres des banques à Londres et à
New York en provenance des revenus pétroliers de l’OPEP.

« Le choc pétrolier intervient deux ans après la décision de laisser flotter le dollar, alors que celui-ci chute lourdement, parce que l’économie
américaine commence à présenter des ruptures spectaculaires avec la
période qui a suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, où les États-
Unis représentaient une puissance industrielle de premier plan, et où les
réserves en or étaient en corrélation parfaite avec le reste de l’économie[18].»

 La vraie raison de la hausse
de 400 % du cours du brut

La hausse de 400 % du cours du brut en 1973-1974 a sauvé le dollar.
Le dollar a continué de flotter sur une mer de pétrole. Une nouvelle fois, il
faut se souvenir que Richard Nixon avait rompu le lien entre le dollar et
l’or de façon unilatérale en août 1971, et qu’à la suite de cette décision, la
devise américaine avait plongé de quelque 40% face aux principales
monnaies d’échange, comme le mark allemand ou le yen japonais. Ce qui
a sauvé le dollar, ce qui a sauvé Wall Street et la puissance du dollar en
tant qu’entité financière, mais sans sauver l’économie américaine, loin de
là, c’est la hausse de 400 % du cours du brut décidée par l’OPEP.
Le choc pétrolier a donné un coup d’arrêt à la croissance en Europe,
étouffé le processus d’industrialisation des pays en développement dans le
tiers-monde, qui jouissaient pourtant d’une dynamique de croissance
rapide au début des années 70 et il a fait pencher de nouveau la balance
du pouvoir du côté de Wall Street et du dollar au sein du système
monétaire.
Cette opération visait à inaugurer un processus systématique de pillage
de la véritable richesse productive des grands pays de la planète, l’Arabie
Saoudite et tous les autres pays du Golfe n’étant plus que des États
fantoches sous la domination de la City de Londres.
Comment pouvez-vous affirmer cela, me demanderez-vous ? Eh bien, il
faut savoir que « le marché du brut est contrôlé non par l’OPEP mais par
l’Empire britannique par le biais de la domination des géants de
l’industrie pétrolière qui constituent le cartel international du pétrole. Ces
sociétés qui contrôlent le transport, la transformation et la distribution
des produits pétroliers, ont la mainmise sur la partie physique du marché
du pétrole, tandis que les prix dépendent des marchés financiers. Cet

arrangement permet une désynchronisation des cours du brut et de l’offre
et de la demande, et s’est révélé extrêmement profitable pour les
financiers qui contrôlent l’Empire[19]. »
Ce canular pétrolier est à l’origine d’un volume énorme de transfert de
richesse, surtout vers les pays de l’OPEP, ce que l’on appelle depuis les
pétrodollars, mais tout cet argent a immédiatement pris le chemin de
Londres et de Wall Street où il a été géré. De cette façon, l’oligarchie
financière s’est servie de ce tour de passe-passe dans les centres
financiers importants pour s’assurer la mainmise absolue sur le crédit
mondial et veiller à ce que celui-ci ne serve plus au développement.
Cette manne financière a servi à « fonder des opérations visant à
transformer les États-Unis de l’intérieur, ce qui incluait la prise de
contrôle du système bancaire américain et la cartellisation, déguisée sous
les termes de fusion/acquisition, des entreprises américaines. Wall Street
s’est transformée en un gigantesque casino, les paris sur les instruments
financiers remplaçant l’investissement, rompant ainsi tout lien avec la
réalité économique. Dans le même temps, les pétrodollars servaient à
financer des opérations de guerre culturelle contre les Américains eux-mêmes,
afin de les rendre aveugles aux dégâts engendrés par le processus
de transformation, ou même à les persuader qu’il s’agissait là d’un
véritable progrès[20]. »
« Cette manipulation du choc pétrolier de 1973-1974, qui a introduit la
spéculation financière dans les marchés du brut par le biais du marché
au comptant, a entraîné la création d’un vaste pool de pétrodollars grâce
auquel la City de Londres a été à même de mener sa guerre contre les
nations. Ces pétrodollars, mêlés aux bénéfices tirés du trafic de drogue
orchestré par l’empire britannique, « Dope, Inc. », sont à l’origine de la
restructuration de Wall Street dans les années 70, ouvrant la voie aux
obligations à risques des années 80, puis aux produits dérivés des années 90[21].

Comment fonctionne un marché au comptant

Avant le déclenchement de la guerre israélo-égyptienne en 1973, le prix
du pétrole brut était fixé par des contrats à long terme entre nations, par
exemple entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite dans lequel le cours du
brut au travers des compagnies pétrolières était fixé à 10$ le baril
pendant des années. Ce prix ne pouvait être changé et ne fluctuait donc
pas. Que s’est-il passé ensuite ? La guerre israélo-palestinienne a servi de
prétexte pour déclencher un embargo sur le pétrole contre les États-Unis
et certains autres pays. Afin de s’approvisionner en brut, l’oligarchie a mis
en place un marché au comptant à Rotterdam où les États-Unis et les
autres pays figurant sur la liste noire allaient acheter du brut, mais en le
payant au cours du marché. Le marché au comptant était né ; un
mécanisme qui permettait d’acheter et de vendre du pétrole au cours
supporté par le marché.
Tout ce bel arrangement était savamment orchestré : la création d’un
marché au comptant et ses conséquences, la flambée des prix du brut.
Dès que le cours du brut a flambé, dès que cette manne de pétrodollars a
commencé de s’accumuler en Europe, s’est créé le « marché de
l’Eurodollar ». Ainsi a décollé le processus à la base de l’Empire financier
responsable d’une véritable opération de guerre financière contre les
États-nations au bénéfice de Wall Street. « Plus tard, le choc pétrolier
servit à promouvoir l’idée que les États-Unis “consommaient trop”
d’énergie et qu’il fallait se restreindre… En même temps, grâce aux
mesures combinées de “conservation” de l’énergie, des prix en hausse et
des pénuries organisées, la base industrielle américaine s’est réduite,
remplacée par le canular de l’Ère de l’information post-industrielle[22]. » De
nouveau nous abordons le sujet des mesures tendant à créer une société post-industrielle.
De nos jours, le cours du pétrole brut est déterminé par la spéculation
dans les marchés à terme et ce cours s’avère beaucoup plus élevé que si
l’on fait la somme du coût de l’extraction, du transport, du raffinage
auquel on ajouterait le prix des produits issus de ce raffinage. Cela peut
sembler surprenant, mais près de 60% du cours du brut actuel est le
résultat de la spéculation organisée par les grandes banques
commerciales et les fonds spéculatifs par le biais des bourses du pétrole à
Londres et New York.
Il s’agit donc bien d’une gigantesque escroquerie financière qui a servi à
l’Empire pour mener son offensive de prise de contrôle de la planète. « Les
effets de cette offensive sont devenus clairs aujourd’hui. La bulle financière a éclaté, et ce grand moteur financier qui était censé remplacer
l’industrie en tant que moteur économique de l’avenir n’a pas plus de
substance que les habits neufs de l’empereur. Que nous reste-t-il
désormais ? Un système bancaire en faillite au sommet d’une ; carcasse
rouillée d’économie ; nous ne dépendons plus que de cartels d’entreprises
multinationales, que d’aucuns appellent la « World Company », pour la
plupart des choses indispensables à notre vie[23]. »

Produits dérivés, prêts hypothécaires
et bulle spéculative

suite…

histoireebook.com

 

 

Le 11 septembre a détruit les États-Unis d’Amérique


La Genèse des temps modernes ! Les masques sont tombés.

mondialisation.ca

Par Dr. Paul Craig Roberts

Les événements du 11 septembre 2001 ont changé le monde. Ils ont fourni l’alibi au gouvernement américain pour lancer des attaques militaires sur sept pays du Moyen-Orient, causant des pertes de civils se comptant en millions de morts et envoyant des vagues de réfugiés musulmans dans le monde occidental. Le gouvernement américain a gaspillé des milliards de dollars pour détruire ces pays et pour assassiner des femmes et des enfants, tandis que les infrastructures publiques aux États-Unis se sont détériorées, des maisons américaines ont été saisies et les besoins de santé américains ont été laissés sans surveillance. Le 11 septembre a également été  l’excuse pour la destruction de la protection prévue par la Constitution des États-Unis pour assurer la liberté du citoyen américain. Aujourd’hui, aucun Américain n’a plus la protection de ses libertés civiles que la Constitution garantit.

Le 11 septembre 2001, lorsqu’un voisin m’a appelé et m’a dit d’allumer la télévision, j’ai interrompu ce que je faisais et j’ai regardé la télévision. Ce que j’ai vu, c’est que les deux World Trade Center Towers avaient explosé. J’avais souvent apprécié de déjeuner dans le restaurant sur le toit d’une des tours de l’autre coté de la rue où j’avais mon bureau au Wall Street Journal.

Un minuscule et fragile avion de ligne en aluminium a frappé une grande tour en acier et un autre avion de ligne en aluminium a frappé l’autre. Il y avait des panaches oranges à l’extérieur des bâtiments. Ensuite, environ après une heure, moins dans un des cas, plus dans l’autre, les deux tours ont explosé étage par étage alors qu’elles tombaient sur elles-mêmes.

C’était précisément la façon dont les nouvelles ont décrit ce que je voyais. « Cela ressemble exactement à une démolition contrôlée », ont annoncé de nouvelles sources. Et en effet, c’était ça. En tant qu’étudiant en technologie de la Georgia Tech, j’avais assisté à une démolition contrôlée, et c’est ce que j’ai vu à la télévision, de même que c’est ce qu’ont vu les sources d’information.

Plus tard ce jour-là, Larry Silverstein, qui possédait ou détenait le bail du World Trade Center, a expliqué à la télévision, que l’effondrement en chute libre en fin d’après-midi du troisième gratte-ciel WTC, bâtiment 7, sur lui-même était une décision délibérée de « faire sauter » le bâtiment. « Faire sauter » est le terme utilisé par la démolition contrôlée pour décrire un bâtiment à détruire, câblé avec des explosifs. Le bâtiment 7 n’a pas été touché par un avion de ligne et n’a subi que des incendies de bureau mineurs et très limités. La déclaration de Silverstein a ensuite été corrigée par les autorités pour signifier que les pompiers avaient été retirés du bâtiment. Cependant, de nombreuses vidéos montrent que les pompiers étaient déjà sortis, l’un d’eux affirmant que le bâtiment allait être démoli.

Comme il n’y a aucun doute que le bâtiment 7 a été câblé pour la démolition, la question est : pourquoi ?

Parce que les Américains sont des gens insouciants et confiants en la bonté intrinsèque de leur pays, des années se sont écoulées avant même que les experts aient remarqué que l’histoire officielle était en contradiction totale avec les lois de la physique connues, était aussi en contradiction totale avec la façon dont les bâtiments s’effondrent suite à un dommage asymétrique, et que ces bâtiments n’auraient pas pu s’effondrer en étant touchés par des avions de ligne alors que qu’ils satisfaisaient à tous les exigences réglementaires pour résister aux collisions avec de tels avions. Beaucoup ne savaient même pas que le troisième gratte-ciel, le bâtiment 7, s’était aussi effondré.

Le professeur Steven E. Jones, professeur de physique à la BYU, a été le premier à s’apercevoir que l’histoire officielle était une pure fantaisie. Sa récompense pour avoir parlé a été de voir son contrat de travail annulé par la BYU. Beaucoup croient que c’est sous la pression du gouvernement fédéral, sous la menace que tout le soutien fédéral à BYU serait annulé à moins que Stephen Jones ne soit viré.

Cynthia McKinney, une femme noire qui représentait un district du Congrès de la Géorgie à la Chambre des représentants des États-Unis était soit beaucoup plus brillante, soit beaucoup plus courageuse que ses collègues blancs. Elle a soulevé des questions évidentes au sujet du 11 septembre, des questions demandant des réponses, et elle a perdu son siège.

Environ cinq ans après le 11 septembre, l’architecte de San Francisco, Richard Gage, a remarqué que les trois bâtiments du WTC n’étaient pas tombés conformément aux explications officielles. Il a formé un mouvement nommé Architectes et ingénieurs pour la vérité du 11 septembre (A&E for 9/11 Truth), qui compte environ 3 000 membres. Ce groupe comprend des architectes de haut niveau et des ingénieurs des structures qui sont réellement expérimentés dans la construction de gratte-ciel. En d’autres termes, ce sont des gens qui savent de quoi ils parlent.

Ces 3 000 experts ont déclaré que l’explication officielle de l’effondrement de trois gratte-ciels est en contradiction avec les lois de la physique, de l’architecture et de l’ingénierie structurelle connues.

En d’autres termes, l’explication officielle est totalement impossible. Seul un public non instruit et ignorant peut croire l’histoire officielle du 11 septembre. La population des États-Unis correspond à cette description.

A&E for 9/11 Truth a obtenu progressivement l’assentiment des architectes et des ingénieurs. Il est très difficile pour un architecte ou un ingénieur de soutenir la vérité, parce que la population américaine, et les sociétés de construction patriotiques dont les employés collent des drapeaux américains sur leurs camions ne veulent pas embaucher des architectes et des ingénieurs qui sont « les ennemis de l’Amérique alignés avec des terroristes arabes ». En Amérique, si vous dites la vérité, vous risquez de perdre vos clients et même votre vie.

Pensez maintenant aux physiciens. Combien de facultés de physique connaissez-vous qui ne dépendent pas des subventions fédérales, en général pour un travail lié au domaine militaire ? Il en va de même pour la chimie. Tout professeur de physique qui, devant le fait évident que l’histoire contrevient aux lois de la physique connues a contesté l’histoire officielle du 11 septembre, a mis en danger non seulement sa propre carrière, mais aussi les carrières de son département entier.

La vérité en Amérique est extrêmement coûteuse à exprimer. Elle a un prix élevé que presque personne ne peut se permettre de payer.

Nos maîtres le savent, et ils peuvent donc se passer de la vérité à volonté. En outre, tout expert assez courageux pour dire la vérité est facilement marqué comme un « théoricien de la conspiration ».

Qui vient à sa défense ? Pas ses collègues. Ils veulent s’en débarrasser aussi vite que possible. La vérité est une menace pour leur carrière. Ils ne peuvent pas se permettre d’être associés à la vérité. En Amérique, la vérité est un mot qui peut tuer votre carrière.

En Amérique, la vérité devient un synonyme d’« agent russe ». Seuls les agents russes disent la vérité, ce qui signifie que la vérité est un ennemi de l’Amérique. On prépare des listes de sites Web qui parlent de vérité au pouvoir en place et sont donc séditieux. Aux États-Unis, aujourd’hui, les gens peuvent mentir à volonté sans conséquence, mais il est mortel de dire la vérité.

Soutenons A&E for 9/11 Truth. Ce sont des personnes héroïques. Le 11 septembre a été l’excuse fabriquée de toutes pièces pour 16 ans de crimes de guerre des néo-conservateurs contre des millions de personnes, des peuples musulmans, dont le reste cherche maintenant refuge en Europe.

Les néo-conservateurs sont un petit nombre de personnes. Pas plus d’une douzaine tout au plus. Pourtant, ils ont utilisé l’Amérique pour tuer des millions de personnes. Et maintenant ils fomentent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord. Le monde ne survivra jamais à une telle guerre.

Les Américains sont-ils si insouciants qu’ils resteront à regarder ailleurs alors qu’une douzaine de néo-conservateurs sont prêt à détruire le monde ?

Paul Craig Roberts

Article original en anglais :

9/11 Destroyed America

 

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Michèle pour le Saker Francophone