ADN juif Génétique et Kabbale


 
Auteur : Shazarahel
Ouvrage : ADN juif Génétique et kabbale
Année : 2012

A tout instant
des âmes rentrent et sortent de ce monde :
je dédie cette troisième édition de « ADN juif »
à l’élévation de l’âme de Ariel Pessah, de mémoire bénie,
et à la petite Aurora,
pour ce que cette petite fille représente vraiment ;
l’aurore d’un nouveau jour
et que sa vie soit bénie du ciel.
Ce livre est également dédié
à la mémoire des soeurs Anna et Ruth « Rurù » Macharot, 17 et 14 ans,
disparues à Auschwitz au printemps 1944.
Nous ne les oublierons jamais.

NOTE DE L’AUTEUR
Nous vivons actuellement une époque extraordinaire, nous
sommes en train de franchir le seuil de la plus grande révolution de
l’histoire : la rencontre entre la science et la mystique.
Ces deux dimensions de l’existence étaient considérées jusqu’ici
comme deux extrêmes inconciliables.
Aujourd’hui, nous savons que les plus récentes découvertes de
la science, de la physique quantique, de l’astronomie, de la biochimie
et de la génétique, non seulement révèlent une étrange similitude
avec les concepts ésotériques de l’antique Kabbale juive, mais également,
en interagissant avec celle-ci, peuvent nous ouvrir les portes
de nouvelles dimensions de compréhension de l’univers, nous faire
découvrir une nouvelle connaissance cosmique qui révolutionnera
toute notre existence.
Certaines théories scientifiques modernes, comme par exemple
la théorie des Supercordes ou la Théorie M, assurent que l’univers
n’est autre que « son, vibration », en accord avec la Kabbale juive qui,
depuis la nuit des temps, affirme que tout ce qui existe est le fruit
d’infinies combinaisons des 22 sons archétypes de la parole divine :
les 22 lettres de l’alphabet hébraïque sont les gènes de l’ADN cosmique et les atomes dont notre langage se compose.
La Kabbale nous dit que les lettres hébraïques sont les canaux
cosmiques qui permettent aux astres, à l’espace-temps, aux membres
du corps humain et aux molécules de communiquer.
Il en découle donc, qu’il existe un lien profond entre notre état
de santé psychophysique et les mots que nous prononçons.
La Kabbale nous enseigne comment régénérer, à l’aide des mots,
les parties de notre corps, de notre psyché et de notre âme affaiblis
ou malades : la mystique du langage est une initiation à l’auto-guérison.
Ce texte se propose d’être un modeste instrument qui encourage,
incite le lecteur à s’ouvrir à de nouvelles perspectives de recherches
inexplorées.
Shazarahel

Lettre du Rav Haïm Dynovisz

Il y a plus de 2000 ans, Rabbi Chimon Bar Yohaï nous avait prévenu
: « Juste avant la délivrance finale, les fenêtres du ciel s’ouvriront,
la sagesse de la connaissance du monde et de la nature se propageront
sur terre » (Zohar-Paracha Noah).
Comment la science prépare-t-elle à la délivrance finale alors
que notre actualité semble prouver le contraire ? Alors que c’est, précisément
la révolution industrielle, le progrès et le développement
des techniques qui ont contribues à l’éloignement entre le monde et
son Créateur. Qu’en est-il aujourd’hui de la conscience spirituelle ?
Il faut donc admettre que le Zohar ne fait pas allusion à cette
pseudo-science là, caractérisée par des dispositifs non-édifiants et
dont les effets n’ont jamais été ni calculés ni maîtrisés. Les apprentis
sorciers sont les grands ennemis de D.ieu car on ne joue pas avec Sa
création.
Le Zohar HaQadoch fait allusion à la vraie science, celle qui se
dévoile de plus en plus ces dernières années et qui rejoint d’une
manière surprenante tous les principes, règles et enseignements les
plus profonds, les plus mystérieux et les plus cachés de la Torah
d’Israël. La foi et le savoir ne sont pas en contradiction. Ce livre,
ADN juif, en est la preuve, une preuve magnifique qui réconcilie la
vraie science à la vraie Torah.
Rav Haïm Dynovisz

Lettre du Rav Haïm Rosenfeld
(Président et Directeur du
Centre Historique du Temple de Jérusalem)

Au-delà de l’enseignement profond que nous donne l’auteur du
livre, Shazarahel a un réel souhait de faire comprendre aux lecteurs,
le sens caché de la Torah, aux moyens de textes adaptes mais aussi
par des illustrations, de nombreux dessins, croquis, photos et codes
accessibles à tous.
Rambam, Rachi entre autres, dans la transmission de leur études
font de petits dessins ou croquis pour mieux faire comprendre
leurs messages.
Selon le Zohar (tome 2, page 149A, tome 3, pages 79A, 127B et
159A) à l’époque, la dimension ésotérique de la Torah ne devait pas
être relever. Shazarahel, dans son livre, suit la pensée du Ari Zal. Ce
Maître souligne que dans la phase préalable a la délivrance messianique,
que le Monde vit actuellement juste avant le Chabat de l’umanité,
il est une Mitsvah (précepte positif) d’étudier, dans la mesure de ce
que l’on peut en comprendre, la partie ésotérique de la Torah.
Ce livre nous fait mieux appréhender notre mission et responsabilité
dans notre vie de tous les jours, car chacun d’entre nous detient
une parcelle du Créateur en lui, comme le rappelle l’auteur.
Le peuple juif se doit d’appliquer les 613 Commandements et
les Nations les 7 lois Noahides pour entre en phase avec le Créateur
et sa création.
Rav Haïm RosenfeldI


I Rav Haïm Rosenfeld, responsable depuis 15 ans à l’Institut du Temple de Jerusalem
de la section Europe, Afrique, Canada et Russie, en tant que Directeur du Centre
Historique du Temple. A ce titre il a parcouru le monde pour y donner des cours er
des conferences et realise de nombreuses expositions presentant objets, tableaux et
maquettes du Temple eriges à Jerusalem sur le Mont Moria.


PRÉSENTATION
Au termes d’années d’études très intenses, l’écrivain et peintre
italo-israélienne Shazarahel donne naissance à un livre inédit, unique
en son genre. Nous avons le plaisir de souligner, en l’interprétant
comme un heureux présage, que la première édition de cette oeuvre a
été publiée l’année de la venue au monde du premier enfant de notre
chère amie Shazarahel, une petite fille prénommée Estèr Malkah.
ADN juif se propose d’analyser la profonde signification de la
vie, de la Création et de l’existence à travers son code informatif, son
ADN : les lettres du Aleph-bet hébraïque et les mots qui dérivent des
combinaisons infinies de ces lettres.
La génétique de l’homme et de l’animal est fondée sur un code
informatif dont l’unité élémentaire est l’acide nucléique. L’union de
trois acides nucléiques élémentaires définit une triplette appelée
« codon », en d’autres termes une unité fonctionnelle, le gène, dans lequel
est écrite une unique information. L’ensemble de tous les gènes
d’un organisme vivant constitue le génome, c’est-à-dire le matériel
génétique qui rassemble les informations nécessaires à la vie et à la
croissance d’un organisme bien défini.
Nous devons constater dans tout cela un fait surprenant. Cette

ressemblance entre le Mot hébreu et la structure de l’ADN a de toute
évidence quelque chose d’incroyable.
Le mot hébreu est, en règle générale, trilitère, c’est-à-dire construit
sur une base de trois lettres « radicales » (en hébreu les voyelles
ne s’écrivent pas).
Toutes les lettres de l’alphabet hébraïque constituent donc une
unité élémentaire (de la même manière que l’acide nucléique) lesquelles,
associées à deux autres lettres dans une racine, donnent un
mot (équivalent du « gène »). Ce mot, uni à d’autres mots, constitue
l’information complète, le concept exprimé par une phrase.
La Torah, rédigée sans interruption, comme les deux chaînes
hélicoïdales de l’ADN, est l’information complète qui régit toute
l’existence.
La moindre erreur d’écriture recensée dans la Torah détermine
une erreur d’information, exactement comme une erreur d’écriture
de l’ADN détermine une pathologie génétique : une erreur dans la
vie de l’être humain, plus ou moins grave et plus ou moins incompatible
avec une fonction correcte ou même simplement avec la vie.
A l’image de ces possibilités infinies de combinaison et de
recombinaison génétique, dans les mécanismes de « linkage » et de
« Crossing over », les possibilités de combinaison des lettres hébraïques
et, par conséquent, les possibilités de discussion et d’interprétation,
sont tout autant infinies.
La découverte géniale de Watson et Crick, Prix Nobel de Médecine
en 1962, faisait ressortir dans la Science moderne ce qui avait
déjà été écrit par HaChem au moment de la Création.
Cette théorie est le résultat d’années études très approfondies et
trouve son application dans le « Chéma Israël », la principale prière

du Judaïsme. Cette prière, récitée deux fois par jour, en début et en
fin journée (ainsi qu’au coucher), est insérée dans les Téfilines et les
Tsitsit portés par les hommes, ainsi que dans les Mezouzot se trouvant
sur les linteaux des portes, comme le stipule le commandement.
Ces objets de culte ne doivent pas être considérés, comme le
pensent malheureusement les non connaisseurs, comme une « protection
» de l’individu et de son lieu d’habitation, mais comme un
véritable catalyseur d’énergie spirituelle, d’une puissance et d’une
efficacité extraordinaires. Ils doivent rappeler sans cesse au Juif, l’importance
de la Loi à laquelle il doit se conformer à chaque instant de
son existence.
Il existe par ailleurs une valeur numérique à chaque lettre hébraïque
(Guématria). Celle-ci permet de découvrir des correspondances
entre des mots, au premier abord très éloignés les uns des autres,
ou même entre des mots de différentes langues et des mots hébreux,
simplement en translittérant les premières dans la Langue Sacrée.
Ceci constitue un signe évident que toutes les langues ne sont rien
d’autre que les dérivés d’une même langue d’origine qui fut divisée
en plusieurs à l’époque de la Tour de Babel. Les hommes de cette
époque fautèrent contre Dieu et le Maître du monde décida donc de
séparer les peuples en leur conférant à chacun une langue différente.
Les lecteurs qui, en lisant le titre, s’attendent à une étude justificative
de l’existence d’une « race juive », seront déçus, car ce concept
est totalement étranger à la mentalité juive.
ADN juif est un voyage dans le monde de la sagesse qui, à
travers l’aspect le plus difficile et profond des sens cachés de la Torah,
la Kabbale, se propose d’offrir une clé de lecture qui permette de
concilier ce que, jusqu’à aujourd’hui, il nous est apparu comme

inconciliable et contraire : le rapport entre foi et science.
Il ne s’agit pas d’un livre de simple lecture, mais bel et bien d’un
livre d’étude, qui recense notamment toutes les difficultés que l’on
peut rencontrer lorsque l’on résume en quelques pages tout un ensemble
de concepts très profonds, en usant d’un langage qui n’est
pas à la portée de tous, mais qui exige un minimum de connaissances,
pour le moins fondamentales, de la Torah.
C’est un texte qui doit être lu et relu, étudié, pesé avec attention,
en s’attardant, en retournant de quelques pages en arrière et en réfléchissant.
Ce qui est fascinant dans cet ouvrage est la simplicité descriptive
de l’auteur, l’élégance de son langage et l’énorme travail d’étude
qui a concerné non seulement la Torah, le Talmud et les traditions
juives, mais également la physique, la médecine et la biologie moléculaire.
Malgré son jeune âge, l’auteur a entrepris et mené son étude
pendant des années au prix de nombreux sacrifices et renoncements,
pour sa famille mais aussi pour elle-même.
Nous adressons à Shazarahel tous nos meilleurs voeux ainsi que
notre profonde reconnaissance pour nous avoir offert ces pages de
précieux savoir hébraïque.
Ernesto Ariel PintoreIII


III Le Dr. Ernesto Ariel Pintore est médecin, chirurgien orthopédiste.
Au terme d’une formation décennale dans les meilleurs services de chirurgie
orthopédique en France et en Angleterre, il exerce aujourd’hui sa profession
en Italie. Auteur de nombreux ouvrages publiés dans le monde entier, il
enseigne dans des écoles de spécialisation en orthopédie et traumatologie,
participe notamment en tant qu’intervenant dans divers congrès et dirige
cours et mastères en Italie et à l’étranger.


PRÉFACE
L’ouvrage ADN juif met en relation la Kabbale et la science. La
tentative de trouver un lien entre la science et la Kabbale n’est pas
une nouveauté mais date déjà d’une époque très ancienne, aussi
vieille que le monde de la Kabbale elle-même.
L’un des plus anciens manuscrits de cette discipline est « Le
Livre de la Formation », Séfer Yétsirah, ouvrage écrit entre le premier
et le neuvième siècle de notre ère et attribué à Abraham Avinou. Cet
important texte de base, fonde la Création sur les vingt-deux sons
des lettres de l’alphabet hébraïque ainsi que sur les dix nombres.
L’auteur montre la structure du monde et ses frontières comme
dépendantes des lettres. Il traite de trois éléments – le feu, l’air et
l’eau -, des directions de notre monde en trois dimensions, du temps
provo-qué par le mouvement des astres, du corps humain et ses
membres, en se référant toujours aux lettres hébraïques.
Les lettres hébraïques sont subdivisées en différents groupes.
Les lettres du Tétragramme Y H V – י , ה, ו , constituent les limites
des directions de l’espace du monde physique. Dans le « Livre de la
Formation » se trouvent des groupes de lettres classés en fonction de
la grammaire de la langue hébraïque et en fonction de critères
phonologiques communs à toutes les langues qui ont existé jusqu’à
présent.

La création par les lettres se base sur les lois du langage qui sont
également les lois de la nature. Les lettres de la langue hébraïque
rassemblent la science et la Kabbale.
Dans le présent ouvrage, Shazarahel met par exemple en relief
les associations qu’il est possible de faire entre la forme graphique de
la lettre Aleph א et le modèle à double spirale de l’ADN. Cette spirale
apparaît également en plaçant à la verticale une séquence de lettres
Tsadé צ ou Lamed .ל
Ce jeu de formes était déjà pratiqué par les Kabbalistes au XIIIe
siècle. Nous en avons recensé quelques exemples dans des oeuvres
entièrement dédiées aux lettres, comme dans Pèrouch HaAutiot de R.
Ya’acov ben Ya’acov HaCohen, ainsi que dans des oeuvres de Rabbins
qui observaient la Kabbale linguistique, comme R. Abraham
Aboulafia et R. Yossef Gikatila.
R. Moïse Cordovero également, dans son oeuvre kabbalistique
fondamentale, Pardès Rimonim, fait usage de ce type d’associations
graphiques. Par exemple la lettre צ est vue comme un plan ou une
carte du cosmos, fondement des éléments du feu et de l’eau, des
directions est / ouest et des sphères kabbalistiques (Pardès Rimonim,
chapitre 8, paragraphe 11).
L’un des livres de philosophie du XIIIe siècle, écrit par R. Isaac
ibn Latef, s’intitule Tsourat ha’Olàm, « La Forme du Monde ». Un autre
ouvrage s’intitule en revanche « Petit Monde », ‘Olàm Qatan, dans
lequel nous voyons les Kabbalistes suivre les traces des philosophes.
Les auteurs mystiques des courants liés au Zohar, qui marchaient
au départ dans les pas de Rambam Maïmonide, mettaient en
rapport les concepts de base tirés de la philosophie aristotélicienne,
et qui contenaient notamment des références à la science de l’époque.

Ces derniers ont conçu le cosmos comme s’il était composé de trois
mondes, trois niveaux placés les uns sur les autres, où le monde le
plus élevé influence celui du bas.
Le monde supérieur est la demeure des intelligences séparées,
c’est-à-dire des anges. Le monde central est l’espace des astres et des
planètes. Le monde inférieur est notre monde, le monde matériel qui
mue, dégénère et meurt.
A partir de ce schéma, R. Yossef Gikatila a placé divers éléments
dans les différents niveaux, parmi lesquels les points vocaliques. Il
en parle dans sa grande oeuvre Ginat Egoz, « Le jardin des noyers »,
comme dans le texte Cha’ar haNiqoud, « La porte du point ».
Les voyelles sont des points placés autour des lettres, généralement
au-dessus. Dans la plupart des textes ou des manuscrits, les
points vocaliques n’étaient pas transcrits sur le papier. Ils étaient
donc invisibles à l’oeil et transmis uniquement par tradition orale.
C’est pour cette raison que, dans l’effort de comprendre la structure
des points vocaliques et leur relation avec les lettres, l’on accédait à la
connaissance du Créateur. R. Yossef Gikatila fut le premier à développer
ce thème et à démontrer que les points représentent d’une
part, les trois mondes, et de l’autre, les sphères de l’Arbre de Vie.
Dans son Ginat Egoz, R. Yossef Gikatila nous enseigne que les
lettres א et ת, la première et la dernière lettre de l’alphabet
hébraïque, sont animées par les cinq voyellesIV de base présentes
dans toutes les langues AEIOU (que nous retrouvons également dans


IV En hébreu le terme tnouà indique aussi bien la voyelle que le mouvement.
Tnuòt sont donc des voyelles et des mouvements, ou mieux, les voyelles sont
le fruit du mouvement des lèvres et de l’air dans l’action de prononcer. Ce
sont donc ces voyelles qui animent la communication en utilisant des consonnes.


la phonologie moderne), et qui sont à la base du mouvement qui
caractérise notre monde : il n’y a pas de vie sans mouvement. Il en
découle que le monde dépend des secrets des points vocaliques.
Shazarahel a découvert que même les points de l’alphabet du
Braille moderne s’intègrent à la mystique des points.
Le livre de Shazarahel suit le lien qui unit la Kabbale à la science,
mais à partir du point de vue de la science moderne du XXIe
siècle.
Le livre que le lecteur tient dans ses mains, le guide à partir de
ce qui est invisible jusqu’au monde de la sagesse cachée de la Kabbale.
Dr. Orna Rachel WienerV


V Le Docteur Orna Rachel Wiener a obtenu son Doctorat en Kabbale à l’Université
Bar Ilan de Ramat Gan. Elle est l’auteur de la recherche philosophique
The Mysteries of the Vocalization of the Spanish-Castilla Kabbalah in the 13th
century. Thérapeute et formatrice de spiritual healing à partir de l’aura tridimensionnelle
de l’être humain. Elle est aussi peintre et réalise des tableaux
en s’inspirant de l’aura humaine, de la Bible, de la Kabbale et de la nature.


NOTE DE LA SECONDE ÉDITION ITALIENNEVI
Bien avant que la première édition d’ADN juif ne voie le jour,
j’avais déjà pressenti que ce texte susciterait des malentendus, notamment
dans un moment où l’on a tendance à rechercher une explication
génétique à tout ce qui n’est que le fruit d’un choix personnel,
dicté par notre libre arbitre. Et en effet, c’est exactement ce qui s’est
produit : sur Facebook il est possible de voir toutes les polémiques
que le seul titre a généré, bien avant la publication du livre !
Un jour, peut-être, je raconterai l’histoire d’ADN juif, ou plutôt
ce que ces simples feuilles de papier ne disent pas, en révélant les
infinies péripéties et tous les obstacles indescriptibles que j’ai dû
franchir pour que ce texte puisse être publié.
A cause de certains malentendus, ô combien prévisibles, dès le
début, j’avais pensé qu’il était de mon devoir d’apporter une précision,
à mon sens juste : ce texte n’appuie pour rien au monde les
fausses théories de la « race juive », mais souhaite tout simplement
mettre en évidence le lien profond qui s’est instauré entre l’ADN
physique et l’ADN spirituel du peuple d’Israël.
On ne peut toutefois remettre en question qu’il existe effectivement
une composante génétique dans le fait d’être juif, comme il est
indéniable que les « descendants » d’Abraham soient juifs ou que ce-


VI Le volume a été publié pour la première fois en langue italienne en
décembre 2010 sous le titre DNA ebraico, connessione fra scienza e kabbalah (Ed.
GDS) ; la seconde édition italienne est sortie en 2011 (Ed. Psiche2, Turin)


lui qui naît de mère juive est lui-même juif. Pour appuyer cette réalité,
considérons également le fait culturel que pour la Halakha, les
Juifs ne peuvent se marier qu’avec des Juifs. Nous pouvons considérer
un autre fait historique : la marginalisation et la ségrégation du
peuple juif, perpétuées pendant des siècles et ayant empêché leur
insertion au sein d’autres peuples et cultures.
Par de récentes études, nous savons par exemple que la plupart
des cohanim possèdent les haplogroupes J1 et J2 de l’ADN du chromosome
Y, en confirmant ainsi qu’ils descendent de façon patrilinéaire
d’un ancêtre commun qui devrait être le grand prêtre Aaron, duquel
descend toute la lignée sacerdotale.
Mais, tout en admettant qu’il existe une composante génétique
dans le fait d’être juif, nous ne pouvons en aucun cas parler de « race
». Tout d’abord parce que quiconque peut devenir juif en décidant
librement de se convertir au judaïsme et en respectant les commandements
de la Loi juive. Ensuite parce que, par exemple, une personne
naissant de mère juive et de père non juif est juive, tandis
qu’une personne naissant de mère non-juive et de père juif n’est pas
juive, même si de fait, comme dans le premier cas, 50% de son patrimoine
génétique est « juif ».
En ce sens, les critères d’appartenance au judaïsme définis par
l’idéologie nazie sont purement génétiques. Les lois raciales nazies
considéraient aussi comme « juifs » tous ceux qui n’étaient pas juifs
selon la Loi juive, car ce qui faisait d’un homme un Juif était justement
et uniquement son ADN. Il suffisait alors à un chrétien d’avoir
un seul grand-parent ou même un lointain parent juif, ou, dans des
termes plus scientifiques, il suffisait d’avoir dans son ADN un quelconque

 gène « juif » pour être considéré indigne d’exister et être supprimé.
Ces effroyables théories racistes qui ont entraîné la Shoah, tentative
d’extermination systématique du peuple juif, étaient fondées
sur un malentendu scientifique issu de nouvelles découvertes dans le
domaine génétique et qui voyaient l’homme comme la somme de ses
gènes.
Aujourd’hui, bien au contraire, la science a démontré que le génome
humain n’est autre que le résultat d’une interaction entre empreinte
génétique et environnement.
La science, s’est pendant longtemps partagée entre des courants
de pensée et des théories qui, soit, voyaient l’homme comme le fruit
des influences reçues par l’environnement dans lequel il se forme,
soit, le voyaient en revanche comme le résultat de la somme de ses
gènes, a aujourd’hui pris conscience que tout homme est le fruit de
son patrimoine génétique et de l’environnement dans lequel il grandit.
De la même manière, tous les Juifs reçoivent un héritage génétique
et culturel qui entre en interaction.
Selon l’épigénétique, l’hérédité ne concerne pas seulement les
facteurs génétiques mais également les conditions environnementales
que l’ADN enregistre et archive en tant qu’expérience « vécue ».
Dans un certain sens, notre ADN est comme une bande magnétique
sur laquelle sont enregistrées les expériences de nos ancêtres,
ainsi que le résultat que ces expériences ont généré.
A ces deux éléments, hérédité et environnement, la Torah en

ajoute un troisième : la volonté, le libre arbitre. La libre volonté constitue
l’élément déterminant qui fait toute la différence entre les êtres
humains. Il en est déjà question dans la Genèse, dans le récit des
deux jumeaux, Esaü et Jacob qui, bien qu’ils possèdent le même patrimoine
génétique et le même environnement, ont fait des choix de vie
complètement différents et incompatibles (Berechit 25,19-34; 27,1-
28,9).
Bien que tous les êtres humains aient le même génome, ce qui
fait la différence et qui justifie le caractère unique et inégalable de
l’individu, ce sont les infinies variations des gènes en question ; en
d’autres termes, les « mutations » des gènes qui peuvent aussi être
dupliqués, supprimés, déplacés et inversés. Un fait encore plus déconcertant
est que le séquençage du génome humain a révélé que le
nombre de gènes de notre ADN n’est pas si différent de celui des
souris et des vers.
Alors, si d’un point de vue génétique tous les hommes sont à la
fois égaux et différents et, si le nombre de leurs gènes n’est pas
beaucoup plus élevé que celui des organismes primitifs, qu’est-ce qui
fait donc la différence, pour en arriver à parler d’« ADN Juif » ?
Ce n’est pas le génome qui est différent, mais l’information qui
passe à travers celui-ci. Et quelle est cette information ? La Torah est
l’information, le message que les Juifs conservent et transmettent de
générations en générations. Ceux qui se convertissent au judaïsme,
entrent, eux aussi, en possession de cette information qu’ils transmettront
à leur tour de père en fils.
Certains textes new age actuellement à la mode ont fait le même

rapprochement entre ADN et lettres hébraïques, entre ADN et Noms
de D.ieu en hébreu. De nombreux « maîtres » et nouveaux « gourous
» affirment avoir eu des visions mystiques et reçu des révélations
divines de personnages mystérieux tels que Hanokh, le prophète
Elie, et assurent que le réveil des 12 couches multidimensionnelles de
l’ADN est possible uniquement en faisant usage des Noms divins en
langue hébraïque.
On trouve sur internet, et également dans le commerce des « remèdes
alchimiques », sous forme de gouttes, avec autant de Tétragramme
divin sur l’étiquette, qui promettent d’aider l’homme à
atteindre son élévation mystique.
Au-delà de cet impropre et ô combien discutable usage des
Noms divins en hébreu (un usage qui, d’un point de vue de la loi
hébraïque, est d’ailleurs sacrilège et blasphème, puisqu’il viole le
premier commandement qui est celui de ne pas prononcer le Nom de
D.ieu en vain), nous pouvons cependant constater que ce phénomène
dénote une prise de conscience progressive, même à l’intérieur
du monde laïc et non-juif (un monde qui souvent possède de rares,
voire aucune notion d’hébraïsme, Torah, hébreu, kabbale), de l’extraordinaire
pouvoir que ces sons, archétypes de la langue sainte,
peuvent exercer sur notre information génétique.
Dans la première édition, j’avais exprimé le souhait que ce livre
devienne un lieu qui permette aux âmes de se retrouver, qu’il soit
cette petite allumette capable d’aviver un grand feu au plus profond
des lecteurs. C’est chemin faisant que mon souhait a commencé à se
réaliser, jusqu’à arriver à cette seconde édition qui est le fruit d’une

collaboration avec Valeria Montis,VII doctorant en biotechnologies,
rencontrée au cours d’une conférence que je donnais.
Toutes les nouveautés et découvertes qui enrichissent cette
seconde édition ne sont plus le résultat de cette réflexion unique et
solitaire qui est la mienne, mais de la collaboration interactive et du
dialogue ininterrompu entre Valeria Montis et moi-même. C’est à elle
que j’adresse ma plus profonde estime et gratitude pour avoir corrigé
les ébauches que je lui ai confiées et m’avoir aidée à définir plus
correctement, d’un point de vue technique, les concepts élaborés
ensemble.
Shazarahel


VII Valeria Montis est diététicienne diplômée en Biotechnologies, Docteur
en Biotechnologies.


LA MYSTIQUE DU LANGAGE

suite…

ADN-juif-Genetique-et-kabbale

Quel juif errant ? Anatomie du peuple élu


  Afficher l'image d'origine
Auteur : Atzmon Gilad
Ouvrage : Quel juif errant ? Anatomie du peuple élu
Année : 2011

Traduit de l’anglais par Anne LUCKEN

 

 

«Les Nazis m’ont fait craindre d’être un Juif,
et les Israéliens me font honte d’être un Juif »

Israel Shahak

AVANT-PROPOS
Mon grand-père était un homme charismatique et
poète, et un ex-terroriste sioniste. Ancien chef important
de l’organisation terroriste de droite lrgun, il a eu, je dois
l’admettre, une formidable influence sur moi dans mes
jeunes années. Il affichait une haine implacable envers
tout ce qui n’était pas juif. Il détestait les Allemands; par
conséquent il n’aurait pas permis à mon père d’acheter une
voiture allemande. Il méprisait également les Anglais pour
avoir colonisé sa « terre promise». Je ne peux que supposer
qu’il ne détestait pourtant pas les Anglais autant que les
Allemands, car il permit à mon père de conduire une vieille
Vauxhall Viva.
Il était aussi assez en colère contre les Palestiniens, parce
qu’ils s’éternisaient sur la terre dont il était sûr qu’elle lui
appartenait, à lui et à son peuple. Souvent, il se demandait :
« Ces Arabes ont tant de pays, pourquoi doivent-il vivre
exactement sur la même terre que celle qui nous a été
« donnée» par notre Dieu ? ». Mais plus que tout, mon
grand-père détestait les Juifs de gauche. li est important ici
de mentionner que comme les Juifs de gauche n’ont jamais
produit aucun modèle connu de voiture, cette répugnance
particulière n’a pas abouti à un conflit d’intérêts entre lui
et mon papa.

Comme partisan du sioniste révisionniste de droite, Zeev
Jabotinsky 1
, mon grand-père comprenait évidemment qu’une
philosophie de gauche était en contradiction fondamentale
avec toute forme de système de valeurs juif. Étant un
ancien terroriste de droite, ainsi qu’un fier faucon juif, il
savait parfaitement que le tribalisme ne peut coexister sans
heurts avec l’humanisme et l’universalisme. À la suite de son
mentor Jabotinsky, il adhérait à la philosophie du << Rideau
de Fer ». Comme Jabotinsky, mon grand-père respectait les
Arabes, il avait une haute opinion de leur culture et de leur
religion, pourtant il pensait que les Arabes en général, et les
Palestiniens en particulier, devaient être affrontés sans crainte
et avec acharnement.

Citant l’hymne du mouvement politique de Jabotinsky,
mon grand-père répétait souvent :

De La fosse de pourriture et de poussière
Par le sang et la sueur
Une race s’élèvera jusqu a nous
Fière, généreuse et féroce.

Mon grand-père croyait en la renaissance de la fierté de la
«race juive», et moi aussi, lorsque j’étais très jeune. Comme
mes semblables, je ne voyais pas les Palestiniens autour de moi.
Ils étaient assurément là- ils réparaient la voiture de mon père
pour moitié-prix, ils construisaient nos maisons, ils nettoyaient
le désordre que nous laissions derrière nous, ils trimballaient 2
des boîtes dans l’épicerie du coin, mais ils disparaissaient


1 Vladimir Ze’ev Jabotinsky était le fondateur du révisionniste sioniste, un auteur, un orateur
et un militaire. I ‘héritage de Ze’ev  Jabotinsky est porté aujourd’hui par le parti Herur lsraël
(fusionné avec d’autres partis de droite pour donner le Likoud en 1973) et par le mouvement de la jeunesse sioniste, Betar.
2 en anglais:• schlepped•, forme passée du verbe• to schlep., terme familier d’origine yiddish.[NDT]


toujours juste avant le crépuscule et réapparaissaient avant
l’aube. Nous ne les fréquentions jamais. Nous ne comprenions
pas vraiment qui ils éraient et ce qu’ ils représentaient. La
suprématie étaie ancrée dans nos esprits, nous regardions le
monde à travers des lunettes racistes et chauvines. Et nous
n’en ressentions aucune honte.
À dix-sept ans, je me préparais à accomplir mon service
obligatoire au sein de l’IDF3 . Adolescent bien bâti, rempli
d’enthousiasme militant, je devais rejoindre une unité de
secours spéciale de l’armée de l’air. C’est alors que l’inattendu
arriva. Lors d’un programme de jazz, très tard dans la nuit,
j’entendis Bird (Charlie Parker) avec Strings.
]’étais bouleversé. Cette musique était plus organique,
poétique, sentimentale et sauvage que tout ce que j’avais
entendu jusque là. Mon père avait l’habitude d’écouter Bennie
Goodman et Artie Shaw, et ces deux là étaient plaisants –
ils savaient parfaitement jouer de la clarinette – mais Bird,
c’était une histoire complètement différence. Il y avait là une
production intense, quasi libidinale, d’esprit et d’énergie. Le
matin suivant, je fis l’école buissonnière et courus à Piccadilly
Records, le numéro un des magasins de musique à Jérusalem.
Je trouvai la section jazz et achetai tous les disques de be-bop
qu’il y avait sur les étagères, ce qui se montait probablement
à deux albums. Dans le bus du retour, je réalisai que Parker
était en fait un homme noir. Ce ne fur pas une surprise totale,
pourtant ce fut une sorte de révélation. Dans mon monde, ce
n’était que les Juifs qui étaient associés à quoi que ce soir de
bien. Bird fut le début d’un voyage.
À cette époque, mes semblables et moi-même étions
convaincus que les Juifs étaient bel et bien le Peuple Élu.
Ma génération avait été élevée sur le terreau de la fantastique


3 Israël Defense Forces [NDT]


victoire de la Guerre des Six-Jours. Nous étions totalement
sûrs de nous. Comme nous étions laïcs, nous associions
chaque succès à nos qualités sur-puissantes. Nous ne croyions
pas à une intervention divine, nous croyions en nous-mêmes.
Nous pensions que notre force provenait des esprits et de la
chair ressuscités des Hébreux. Les Palestiniens, de leur côté,
nous servaient docilement, et il ne semblait pas, à ce moment,
que cette situation pourrait jamais changer. Ils ne montraient
pas vraiment de signes de résistance collective. Les attaques
sporadiques appelées « terrorisme» nous faisaient sentir dans
notre droit, et nous remplissaient d’un vif désir de revanche.
Mais quoi qu’il en soit, au milieu de cette orgie de toute puissance
– et ce, à ma grande surprise-, je me rendis compte
que les personnes qui m’enthousiasmaient le plus éraient une
bande de Noirs Américains – des gens qui n’avaient rien à voir
avec le miracle sioniste ou avec ma propre tribu chauvine et
exclusive.
Deux jours plus tard, j’achetai mon premier saxophone.
C’est un instrument très facile pour débuter – demandez à
Bill Clinton – mais apprendre à jouer comme Bird ou comme
Cannonball Adderley semblait une mission impossible. Je
commençai à m’entraîner jour et nuit, et plus j’avançais,
plus j’étais impressionné par les formidables performances
de la grande famille des musiciens Noirs Américains que je
commençais à bien connaître. En un mois je découvris Sonny
Rollins, Joe Henderson, Hank Mobley, Thelonious Monk,
Oscar Peterson et Duke Ellington, et plus je les écoutais,
plus je réalisais que mon éducation judéocentrée était, d’une
certaine manière, totalement mensongère.
Après un mois passé avec un saxophone fourré dans la
bouche, mon enthousiasme de combattant militaire avait
complètement disparu. Au lieu d’hélicoptères volant derrière

les lignes ennemies, je commençais à rêver de vivre à New York,
Londres ou Paris. Tout ce que je voulais, c’était d’avoir la
possibilité d’écouter les plus grands joueurs de jazz en Live,
car nous étions au début des années 70 et beaucoup d’entre
eux étaient encore parmi nous.
Aujourd’hui, les jeunes qui veulent jouer du jazz ont
tendance à s’inscrire dans une école de musique. C’ était
très différent à mon époque. Ceux qui voulaient jouer de la
musique classique rejoignaient un conservatoire, mais ceux qui
voulaient jouer juste pour l’amour de la musique, restaient à la
maison et swinguaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il
n’y avait pas de cours de jazz en Israël à cette époque, et dans
ma ville, Jerusalem, il y avait seulement un tour petit jazz-club
abrité dans un vieux et pittoresque bain turc reconverti. Chaque
vendredi après-midi, il s’y tenait une séance d’improvisation, et
pendant mes deux premières années de jazz, ces impros furent
la substance de ma vie. Je cessai toute autre chose. Je pratiquais
jour et nuit, même lorsque je dormais, et me préparais pour
la prochaine << impro du vendredi». J’écoutais la musique
et interprétais quelques grands solos. Je jouais dans mon
sommeil, imaginant les changements d’accords et volant au-dessus
d’eux. Je décidai de consacrer ma vie au jazz, acceptant
le fait que, comme Israélien blanc, mes chances d’arriver au
sommet étaient plutôt minces.
Je ne réalisais pas encore que ma nouvelle dévotion au
jazz avait bouleversé mes tendances nationalistes juives ; que
ce fut probablement à ce moment que je laissais derrière
moi ! l’Élection pour devenir un être humain ordinaire. Des
années plus tard, je m’apercevrai qu’en effet le jazz fut mon
échappatoire.
Il ne me fallut que quelques mois, pourtant, pour
commencer à me sentir de moins en moins relié à la réalité qui m’entourait.

suite page 16

Quel juif errant

Antisémitisme et Révolution


 
Auteur : Lazare Bernard
Ouvrage : Antisémitisme et Révolution
Année : 1899

Lettre de Jean Mouton à son ami Jacques

Mon cher Jacques,
Depuis longtemps je ne t’ai pas écrit : la besogne a été dure depuis quelques mois, et je rentrais le
soir si harassé que je n’avais pas le courage de lire ; je gagnais mon lit et je dormais comme une
brute, jusqu’au moment de reprendre la chaîne. J’avoue même que pendant ces jours de rude travaux
j’enviais ton sort, et lorsque je suais devant les fourneaux je te voyais paisiblement debout devant ta
casse en train de composer quelque bouquin que tu liras.
Enfin, depuis une quinzaine nous avons un peu de répit, j’ai repris mes lectures et j’ai naturellement
besoin de tes conseils. Benoît le libraire, tu le connais je crois, c’est le petit vieux qui a sa boutique
au coin de notre rue et de la rue Neuve, m’a prêté la «France Juive», de Drumont, et je viens
d’achever le premier volume. Ce livre m’a laissé perplexe et je vais franchement t’avouer pourquoi.
Tu sais que si je suis devenu autre chose qu’une bête de somme, c’est à toi que je le dois, tu m’as
éduqué, tu m’as enseigné un peu d’histoire, trop peu hélas ! tu m’as fait connaître les oeuvres de ceux
qui ont été les amis du peuple, tu m’as appris que c’était un peu de nous-mêmes, prolétaires, que
dépendait notre bien-être futur, enfin tu m’as montré quels étaient nos ennemis, comment nous
étions domestiqués par le capital et ce qu’il faudrait faire pour échapper au joug qui nous abrutit. Or,
est-ce parce que depuis longtemps je ne t’ai vu, ou que tu ne m’as pas soutenu de tes lettres, mais j’ai
trouvé que Drumont, qui cependant ne s’accorderait pas avec toi sur bien des points, dit des choses
très justes et très bonnes. Je laisse de côté ses prétentions religieuses et son désir avoué de nous
replacer sous la dénomination de la bonne mère Église dont nous sommes à peine délivrés, mais
cela mis à part, il m’a semblé qu’il ne faisait pas mauvaise besogne. Il a l’air d’en savoir long sur
l’Histoire de France et même sur la vieille histoire, et ce doit être un gaillard très instruit, il n’est pas
toujours d’accord avec le petit manuel que tu m’as envoyé, mais je ne suis pas sûr que ce soit ce petit
manuel qui ait raison, car il ne parle pas des juifs, et Drumont fait bien voir que ce sont les juifs qui
ont toujours amené la misère des pauvres bougres en les exploitant de toutes les façons ; la preuve
en est qu’on les massacrait, et on avait des motifs pour ça. Or, d’après ce que dit Drumont, la misère
autrefois était bien moins grande, et je le crois sans peine, car je vois tous les malheureux qui sont
autour de nous ; il a donc peut-être raison lorsqu’il assure que si la détresse et le désespoir ont
augmenté, c’est parce qu’on a permis aux juifs de vivre libres, qu’on ne leur fait plus rendre gorge,
qu’on les a laissé piller et voler tout à leur aise, qu’on leur a permis de mettre la main sur la finance,
sur le commerce, sur l’industrie, de telle façon qu’aujourd’hui ils sont les maîtres de la France, qu’ils
possèdent tout et sont la cause de la misère du prolétaire. C’est eux aussi qui ont corrompu les
moeurs, ils ont fait de l’argent le dieu moderne, ils ont sollicité les consciences, ils les ont achetées et
ils ont démoralisé les aryens.
Comment ne m’as-tu jamais parlé de tout cela ? j’en suis fort surpris. Trouverais-tu que ces idées ne
sont pas justes, et que les affirmations de Drumont sont exagérées ? Je tiens à ce que tu me donnes
ton avis là-dessus, mais jusqu’à ce que tu m’aies prouvé le contraire, je suis très disposé à croire que
si, selon le conseil de Drumont, on instituait une chambre de justice chargée de faire rendre gorge
aux financiers, et si l’on prenait des mesures pour empêcher les juifs de nous envahir et de nous
gruger, tout irait bien mieux. D’ailleurs nous n’allons pas dans leur Jérusalem, pourquoi donc
viennent-ils chez nous ?
Réponds-moi bien vite, mon cher Jacques, car cette question m’intéresse beaucoup. J’en cause tous
les jours avec Benoît qui est très antisémite, et, ma foi, il faut bien que je te le dise, c’est lui qui m’a
un peu converti ; or, si Benoît a tort, j’aurais grand besoin de tes arguments pour lui prouver qu’il se

trompe. Distingue-toi, parce que je lui montrerai ta lettre.
Je te serre la main. Ton ami,

Réponse de Jacques à son ami Jean Mouton

Mon cher Jean,
Laisse-moi te dire d’abord que j’ai été très content de recevoir ta lettre, car je craignais que tu ne
fusses malade. Tu vas bien, le travail marche, il n’y a pas de chômage, les petits peuvent avoir les
pieds chauds et l’estomac plein, voilà qui est excellent ; je voudrais que tous les camarades fussent
comme toi, qu’ils aient l’esprit tranquille et puissent s’occuper à lire et à discuter pour se former des
idées. Ton épître m’a fait plaisir, j’ai vu par elle que tu avais toujours autant d’ardeur à t’instruire et je
me suis souvenu de nos entretiens d’il y a quatre ans.
Tu n’as pas changé depuis ce temps, mon bon Jean, tu es toujours le même : le meilleur des
prosélytes, et tu te laisses vite agacer. Allons, ne fais pas ta moue, tu sais bien que j’ai raison, mon
gros, et qu’on te prend facilement ; assieds-toi donc à califourchon sur ta chaise, prends ta tête à
deux mains et écoute-moi, nous allons causer un peu de ce qui t’intéresse.
Alors tu crois que ces gredins de Juifs ont conquis la France et même le monde, qu’ils nous ont
infecté de tous les péchés, de tous les vices ; qu’ils sont nos maîtres, qu’ils nous gouvernent en
même temps qu’ils nous pourrissent, et tu penses que si on les supprimait l’âge d’or renaîtrait sur la
terre parce que la France serait aux Français, l’Allemagne aux Allemands, la Russie aux Russes, etc.
Quand je dis que tu crois cela, je veux dire que Benoît te l’a fait croire, et c’est Drumont qui l’a fait
croire à Benoît. C’est donc à Drumont qu’il faut répondre. Je vais, si tu veux, résumer en quelques
lignes la théorie antisémite :
« Les Juifs, dit Drumont, et d’autres encore, sont des Asiatiques, des Orientaux, des étrangers, de
race et de constitution différente de la nôtre. Ils ne peuvent comprendre nos idées et nos sentiments.
Ils contribuent à altérer l’esprit français, ils sont immoraux et n’ont pas la notion du juste ; ils
corrompent les chrétiens qui sans eux auraient toutes les vertus ; c’est à eux enfin que nous devons
les excèsdu régime capitaliste. Ils sont la cause de «l’agonie de la nation» qui est «mise à la glèbe
par une minorité infime». Grâce à ce «corps étranger, introduit dans un organisme resté sain jusque
là», grâce à lui, «l’argent auquel le monde chrétien n’attachait qu’une importance secondaire et
n’assignait qu’un rôle subalterne» – exemple, la conquête du Nouveau-Monde, par la plus chrétienne
de toutes les nations – «est devenu tout puissant». On serait entre aryens que tout se passerait bien
mieux. Nous sommes enjuivés.»
Vois-tu, mon bon Jean, Drumont, dont tu as reconnu les phrases, voit aussi juste là que lorsqu’il
écrit, que «le duc de la Rochefoucauld et le prince Kropotkine ont à peu près les mêmes idées sur la
propriété» et que «la notion du bien et du mal est également oblitérée chez eux». Laissons de côté la
question aryenne et sémite, j’y reviendrai, nous en causerons ensemble et tu verras qu’il n’y a ni
peuples aryas, ni peuples sémitiques et que toutes ces belles phrases qui opposent le noble aryen au
vil sémite sont des phrases vides et qui prouvent seulement la complète ignorance de ceux qui les
écrivent.
En réalité, les Antisémites sont tous des esprits simplistes, un peu naïfs et souvent peu instruits. Ils
procèdent à peu près comme les sauvages qui ne voient pas très nettement les véritables causes des
événements, et qui prennent un phénomène pour la cause d’un autre, simplement parce que ces deux
phénomènes se produisent en même temps. Suppose cependant que le jour même où une maison a
brûlé on ait constaté qu’elle venait d’être envahie par les rats, diras-tu que les rats ont provoqué
l’incendie, ou qu’ils en sont la cause ? non, n’est-ce pas. C’est cependant là la façon de raisonner des
Antisémites.

Ils se trouvent en présence d’une organisation fort complexe, résultat d’une évolution économique
lente, dont le règne du capital, le triomphe de l’argent, la royauté industrielle et financière ne sont
que le dernier terme. Ils ne considèrent que le présent et ils attribuent aux juifs ce qui est le produit
de milliers de causes ayant agi pendant des siècles. Mais les Antisémites ignorent le séculaire travail
qui a préparé la domination capitaliste actuelle. Ils ne savent pas que pour amener la prépondérance
de la bourgeoisie contemporaine il a fallu ces deux grands mouvements d’expansion qui s’appellent
d’abord les Croisades – moment où l’Orient a commencé à civiliser l’Occident brutal et barbare – et
ensuite la découverte de l’Amérique ; il a fallu les multiples colonisations de l’Espagne, du Portugal,
de l’Angleterre, de la Hollande, de la France, et tout l’effort du régime commercial ; il a fallu
l’établissement du crédit public et l’extension des grandes banques ; il a fallu le développement des
industries manufacturières, les progrès scientifiques qui ont amené la création et le
perfectionnement du machinisme ; il a fallu toute l’élaboration législative concernant le salariat,
jusqu’au moment où, sous la Révolution Française, la bourgeoisie enleva même aux prolétaires le
droit d’association et celui de coalition ; il a fallu encore bien d’autres causes, des causes morales,
historiques et religieuses pour créer la société bourgeoise. Et l’on vient te dire que ce sont les juifs
qui ont fait tout cela ! Allons donc ! ceux qui affirment pareille chose mentent sciemment, ou ils
sont d’une absolue et stupéfiante ignorance. Ils n’ont pas le choix.
Je sais bien que beaucoup d’Antisémites disent imperturbablement : «Tout allait mieux dans la
vieille France, sur la terre des lys, fidèle à son Dieu et à son roi. On y avait le respect de l’autorité et
celui des choses saintes, on y pratiquait l’altruisme, on chérissait les monarques pères du peuple et
la noblesse qui était prête à défendre les petits ; c’est qu’alors il n’y avait pas de juifs, on était entre
Français et on s’entend toujours quand on est en famille.»
C’est pour cela qu’après des années d’ignominies et de misère, le peuple couvrait de boue et
d’insultes le cercueil de Louis XIV ; c’est pour cela que l’Histoire de France pourrait se faire par
l’Histoire des révoltes du peuple malheureux et opprimé par ceux qui étaient alors les capitalistes,
capitalistes terriens aussi durs que les capitalistes agioteurs ; la noblesse et le clergé auxquels se
joignit la bourgeoisie dès qu’elle put.
On te raconte que c’est aujourd’hui seulement que les financiers tiennent le haut du pavé et qu’ils
vivent sur le pré du pauvre, on te raconte que seulement aujourd’hui la corruption est la maîtresse et
que ce sont les juifs qui ont perverti les descendants des preux et les fils des Gaulois. Ce sont des
mensonges, mon pauvre Jean ; sous Louis XIII et sous Louis XIV – je ne veux pas remonter plus
haut – les traitants étaient déjà les maîtres. Si tu lisais les mémoires du temps, ceux de Tallemant des
Réaux par exemple, tu verrais quelle était leur rapacité, comment ils faisaient fortune, comment ils
tenaient le haut du pavé et comment la noblesse, tout en se moquant d’eux, épousait leurs filles et
vivait à leurs crochets. La cupidité était alors aussi effroyable qu’aujourd’hui et elle se montra
pleinement lorsque, sous la régence du duc d’Orléans, l’Écossais Law vint appliquer son système,
fonda sa banque et sa compagnie des Indes. Tout le monde alors spéculait, avait soif de l’argent,
voulait en avoir par tous les moyens ; les duchesses étaient aux genoux de Law, elles lui baisaient la
main pour tirer de lui quelques actions, ce qui faisait dire à la mère du Régent : «Si les duchesses
agissent ainsi, que lui laisseront donc les autres femmes.». Le nonce du Pape assistait aux fêtes
données par l’Écossais, des ducs, des princes demandaient à épouser sa fille qui avait alors huit ans ;
les marquis et les comtes prenaient pour beaux-pères les plus notoirement tarés des spéculateurs, ils
se contentèrent de lâcher leurs femmes quand ils eurent mangé la dot et que le système s’écroula.
Alors, lorsque tout parut compromis, les grands agioteurs réalisèrent leurs mauvais papiers en
bonnes valeurs marchandes ; ils accaparèrent les subsistances. C’était le temps où le duc de La
Force, pair de France, président du Conseil des Finances et du Commerce, accaparait pour plusieurs
millions d’épicerie et de vivres, avec la complicité des moines du couvent des Grands Augustins. Le
duc d’Antin, le duc de Guiche, le Maréchal d’Estrées en agissaient de même et les couvents étaient
leurs entrepôts. Pour faire un exemple, c’est-à-dire obligé par la clameur et la colère du peuple, le
gouvernement fit condamner aux galères… l’intendant du duc de La Force.
En même temps le Père La Valette, un jésuite, supérieur des Missions de la Martinique et grand

commerçant, faisait une banqueroute de trois millions, mais se trouvait dépassé par un autre
banqueroutier célèbre : le prince de Guéménée. Quant au clergé, il se tirait d’affaire, après la chute
de Law, par une escroquerie : il se faisait autoriser à payer ses dettes avec des billets qui n’avaient
plus de valeur. Mais, me diras-tu, il y avait les hautes cours de justice ; de temps en temps on forçait
les sangsues à dégorger. Oui, quand on avait dilapidé le trésor à tel point qu’il était vide, on faisait
remplir la caisse par quelques financiers choisis pour le dilapider de nouveau. Parlons-en des
Hautes Cours de Justice. En 1716, la noblesse ruinée souleva le peuple contre les financiers, elle
s’enrichit aux dépens des traitants, laissant ses alliés gros Jean comme devant. Le peuple dansait
devant le buffet, pendant ce temps les gens de cour et les juges remplissaient leurs poches, et le duc
de Saint-Simon pouvait dire de celui qui présidait la Chambre de Justice, Lamoignon : «Il y gagna
beaucoup d’argent et s’y déshonora.» Le déshonneur était médiocre, car tous faisaient comme lui.
Les courtisans faisaient commerce de leur influence, ils touchaient des pots de vin pour arrêter les
poursuites et faisaient chanter les récalcitrants.
Trouves-tu ces moeurs bien différentes de celles d’aujourd’hui ? non, n’est-ce pas, eh bien ! en ce
temps les juifs n’étaient rien. Sais-tu combien il y en avait à Paris, à cette époque ? cent dix, dont
quatre étaient banquiers, les autres marchands, brocanteurs ou graveurs sur métaux et sur pierres.
Penses-tu que ce soient ces cent dix juifs qui aient amené cette corruption ? Non, cette décrépitude
était le signe de la fin d’un régime. De même aujourd’hui. Quand les antisémites parlent de l’agonie
de la France, ils se trompent, il ne s’agit que de l’agonie de la bourgeoisie, et cette agonie, ce ne sont
pas les quatre-vingt mille juifs de France qui l’ont amenée, ce ne sont pas davantage les huit
millions de juifs du globe qui causent la mort de la société capitaliste, pense un peu à ce que
peuvent faire huit millions de juifs parmi les 1,500 millions d’hommes qui vivent sur le globe, ou si
tu ne veux considérer que les nations de race blanche, parmi 507 millions d’individus.
L’Antisémitisme, mon pauvre Jean, c’est bon pour les curés, les réactionnaires et les bourgeois, car
ce sont les seuls qui peuvent – ou qui espèrent – en tirer quelque chose ; ils comptent, grâce à lui,
échapper aux coups dont ils sont menacés et renforcer leur puissance. En entretenant, en fomentant,
en propageant l’Antisémitisme, les curés pensent détourner l’Anticléricalisme, la réaction, étrangler
la république et rebâtir le trône, la bourgeoisie, chrétienne ou voltairienne, sauver la caisse. Quant à
toi et moi, pauvres bougres et prolétaires, qu’avons-nous à attendre de ce mouvement ? rien du tout,
mon ami, et notre situation n’en serait pas changée.
Remarque qu’un grand nombre d’Antisémites – et Drumont est du nombre – te disent que la
Révolution française était une abomination parce qu’elle a renversé le vieil état chrétien, et ils
t’affirment sans rire que c’est le Juif qui a fait la révolution, en haine de Jésus-Christ. Renvoie-les
donc à l’école et demande-leur s’ils veulent te faire prendre des vessies pour des lanternes. La
Révolution, c’est notre oeuvre à nous, et si les juifs y ont participé, je ne leur en veux pas de mal, pas
plus que je n’en veux à Karl Marx, ou à Lassalle, qui étaient israélites, au contraire. J’aime mieux
ces juifs que Drumont qui, au fond, avec tout l’Antisémitisme chrétien, a la haine de l’esprit
moderne et voit le salut dans la religion et dans la foi, c’est-à-dire dans l’oppression intellectuelle et
morale et dans l’imbécillité. Méfie-toi de ces gaillards-là, Jean ; ils voudraient réaliser le règne de
Dieu et le règne de Dieu, vois-tu, c’est le règne de la barbarie, de la sottise, de l’ignorance et de la
tyrannie.
Tous les Antisémites ne sont pas religieux, me diras-tu. C’est vrai ; à côté des Antisémites
catholiques et protestants qui te disent que le Juif est dangereux parce qu’il est anti-chrétien, il y a
les Antisémites patriotes. Ceux-là t’annoncent gravement que la France est la reine des nations, que
tous les autres peuples lui sont inférieurs, que de cette divinité nationale il ne peut rien sortir de
mauvais. Si donc le mal existe en France, s’il y a des exploiteurs du pauvre monde, des spéculateurs
malhonnêtes, des pots de viniers, des maîtres chanteurs, la faute en est aux étrangers qui corrompent
les nobles Gaulois (?), et, naturellement, aux juifs. C’est une conception de vaniteux bébête, que le
chauvin français partage avec le chauvin allemand, le chauvin italien, avec tous les chauvins.
Béhanzin ne se faisait-il pas appeler le roi des rois et ne tenait-il pas le peuple dahoméen pour le

plus parfait des peuples ? Tout ça c’est des mots, et il n’y aurait aucun étranger en France que tu
serais obligé quand même de travailler tes douze heures par jour pour gagner maigrement ta vie.
Méfie-toi de cet égoïsme patriotique, de ce protectionnisme national, il te coûtera cher un jour, c’est
avec ça qu’on te tirera le meilleur de ton sang. Méfie-toi des pseudo-socialistes qui te déclarent que
si tes salaires sont bas, la faute en est aux ouvriers étrangers et aux juifs, et que tu seras plus
heureux lorsqu’on aura chassé les uns et les autres. Comme le bourgeois rirait s’il pouvait te pousser
contre tes frères de misère, contre tes compagnons de chaîne et préserver ainsi sa peau.
Mais revenons aux Juifs. Crois-tu que tu serais bien avancé, le jour où tu aurais chassé de France ou
massacré le petit Jacob, mon voisin que tu connais, qui est ouvrier tapissier et gagne cinq francs par
jour quand il ne chôme pas, ce qui arrive cent journées par an ? Aurais-tu résolu la question sociale
lorsque le petit Jacob aura disparu ? Ton voisin Jacob est une exception, me répondras-tu, mais,
mon pauvre ami, sur huit millions de juifs, il y en sept qui sont dans la situation du petit Jacob ou
dans une situation pire. En Russie, en Galicie, en Roumanie, en Serbie, en Turquie, à Londres, à
New-York, dans certains quartiers de Paris leur misère est affreuse. Ils sont pour la plupart des
artisans et en cette qualité ils pâtissent de l’état social. Ils sont même parmi les prolétaires les plus
déshérités, parmi ceux dont les salaires sont les plus bas, je te démontrerai ça tout au long un jour, si
la chose t’intéresse.
Il reste donc un million de juifs capitalistes, ou petits bourgeois dans le monde entier, eh bien, le
jour où l’on viendra te raconter que ce million d’hommes en opprime des centaines de millions, tiens
toi les côtes de rire, envoie ton Antisémite apprendre ce qu’il ne sait pas, et sois assuré que, quand
bien même tu supprimerais ce million de juifs et les autres par-dessus le marché, la société
capitaliste resterait la même. De même qu’il est faux de dire que les juifs ont constitué la société
telle qu’elle est, il est faux de dire que leur suppression amènerait un changement.
Sais-tu le résultat que cela aurait ? D’abord il n’y aurait plus de fonctionnaires juifs. Mais, dis-moi
un peu, qu’est-ce que cela peut te faire qu’il y ait beaucoup de juifs dans les administrations, dans les
ministères, dans les préfectures, etc. ? Si on les chassait, comme le veut ce bon M. Denis et autres
excellents bourgeois qui ont une progéniture à caser, tu n’aurais que l’avantage médiocre de nourrir
des budgétivores chrétiens au lieu de budgétivores juifs. Quelle joie serait la tienne, n’est-ce pas ?
Le second avantage que tu retirerais de la suppression des juifs, serait de n’avoir que des patrons
chrétiens ! Eh bien, crois-tu que ce soient seulement les juifs qui veulent restreindre ton droit de
coalition ; sont-ce eux qui ont préparé la nouvelle loi sur les syndicats et les grèves, sont-ce eux qui
sont cause du chômage, de la baisse des salaires ; sont-ce les juifs seuls qui refusent d’accepter la
journée de huit heures et qui repoussent systématiquement toutes nos revendications ? Tu as vu ce
qui se passait alors qu’il n’y avait pas de juifs. Enlève les enfants d’Israël de ce monde et tu verras si
les associations financières, les unions patronales, les trust, les syndicats capitalistes ne subsisteront
pas, tu verras si, quand même, lorsqu’on le pourra, on ne pratiquera pas le Sweating-System, comme
disent les Anglais, c’est-à-dire l’art de faire suer le prolétaire et de le faire crever à la tâche.
Au fond, et tu dois le comprendre maintenant, l’Antisémite te dit simplement et naïvement qu’il vaut
mieux être dévoré par des Français de France que par des fils d’Abraham. A quelle sauce aimes-tu
mieux être mangé, toi ? A aucune, n’est-ce pas mon vieux, alors moque-toi de ceux qui te disent : il
ne faut supprimer que les juifs.
L’Antisémitisme t’importe peu à toi prolétaire, et il me laisse indifférent. Cependant, diras-tu, il a
une cause ; oui, pour les bourgeois, mais quant à toi, tu n’as aucune raison d’être Antisémite. Le Juif
ne te lèse pas toi, il ne peut léser que le capitaliste, et l’Antisémitisme est une lutte de riches, un
combat entre des détenteurs du capital. C’est le commerçant, le financier, l’industriel chrétien qui
peuvent avoir à se plaindre du Juif. Le petit bourgeois dévoré par l’Agio rend le Juif responsable de
cet état de choses dont il n’est qu’une des moindres causes – et je parle du Juif financier, c’est-à-dire,
d’une poignée d’individus en France ; – mais la véritable raison de l’Antisémitisme bourgeois, c’est la
concurrence, la concurrence directe entre les manieurs d’argent, entre les négociants et les fabricants
juifs et chrétiens. Mais nous, nous ne subissons pas plus le patronat juif que le patronat protestant et

catholique, au contraire, car là c’est le nombre des patrons qui nous importe, et ce ne sont pas les
Juifs qui sont le nombre. Expulse Rothschild, et les bagnes de Schneider, de Lebaudy, de Sommier,
de Chagot, de Motte, de Harmel, de Rességuier, des Reille, etc., seront quand même debout.
L’Antisémitisme, crois-moi, c’est le paratonnerre de la bourgeoisie capitaliste. Tiens, laisse-moi te
donner un exemple. Tu as entendu raconter l’histoire de voyageurs poursuivis dans la neige par les
loups. Ils sont sur leur traîneau, bien emmitouflés de fourrures, et la meute les poursuit ; alors, pour
retarder l’assaut, ou pour y échapper tout à fait, ils jettent aux poursuivants les provisions de route,
et finissent par sacrifier un de leurs chevaux autour duquel les loups se disputent comme des sots en
laissant fuit l’attelage. Aux malheureux qui souffrent, aux prolétaires qui peinent, la bourgeoisie
voudrait sacrifier quelques douzaines de juifs et sauver ainsi son traîneau chargé de butin.
Qu’arriverait-il si on confisquait les biens des capitalistes juifs ? Les capitalistes chrétiens se
partageraient les dépouilles naturellement, et il n’y aurait plus de bornes à leur puissance puisqu’ils
auraient supprimé une concurrence dangereuse. Ils seraient alors les seuls maîtres, et nous aurions la
joie d’être exclusivement dévorés par des gens que Drumont reconnaîtrait pour de bons Français et
qui auraient été soigneusement baptisés.
Les antisémites ne sont pas des partageux, mon pauvre Jean, ils aiment le potage, et ils veulent le
manger en famille, mais ils ne sont pas nos parents et ils voudraient encore moins partager avec
nous qu’avec les juifs.
Ne te laisse donc pas prendre à des phrases vides. Regarde de près ce qu’ils sont, les antisémites : ils
sont les ennemis de tout ce que nous chérissons. Mais Drumont, diras-tu, tape cependant sur tous les
riches. Assurément et s’il était capable de réfléchir, il reconnaîtrait que c’est moi qui ai raison et que
ses idées sont fausses, étroites, incomplètes et injustes, il avouerait qu’il a fait une mauvaise oeuvre.
Il s’est trop avancé maintenant pour oser reconnaître la médiocrité de sa conception ; d’ailleurs il est
perturbé par l’hystérie religieuse et d’autre part s’il fait illusion avec de gros fatras, il est sur bien des
points ignorant comme une carpe et sa façon d’écrire l’histoire vaut bien celle du père Loriquet.
N’a-t-il pas fait de bien, cependant, pourras-tu me demander ? Il a donné à quelques-uns qui l’ont
cru sincère l’illusion qu’il était un démolisseur. En laissant de côté l’historien et le socialogue qui
sont inférieurs et négligeables, ils estimaient Drumont comme un destructeur, un agent de désordre,
un élément de révolution, et mon ami Nathan, qui est juif, croyait qu’il pouvait porter de rudes
coups au capital et à la société, et que, ironie des choses, ce représentant du passé pouvait servir à
préparer un avenir qui ferait horreur à son âme chrétienne s’il le pouvait concevoir tel qu’il sera.
Mais il a fallu en rabattre pour ne voir dans Drumont que ce qu’il était : le porte-parole des sots qui
mangent leur juif quotidien, des bourgeois qui pensent préserver leurs coffres-forts, des parasites
sociaux qui veulent être nommés sous-préfet à la place de M. Abraham, et percepteur à la place de
M. Nephtari, l’agent enfin de nos pires ennemis : ce troupeau de sacristains qui veut nous ramener
dans le giron de l’Église romaine d’où nous avons eu tant de mal à nous évader.
Laisse donc cette bande de bourgeois te parler de sémites et d’Aryens, de conceptions aryennes et de
corruptions sémitiques, de noblesse aryenne et d’abjection sémitique. Ce sont de grands mots qui
n’ont pas de sens ; ne te laisse pas troubler la cervelle par eux ; ils ne veulent rien dire. Il n’y a pas
d’Aryens, il n’y a pas de sémites : il y a des pauvres et des riches, des exploiteurs et des exploités. Il
n’y a pas de morale aryenne et de morale sémitique, l’une admirable et l’autre ignoble : il y a une
morale universelle, laïque, large et libre, et il y a des morales religieuses, intolérantes, particulières
à quelques groupes d’hommes abêtis par une foi irraisonnée. Quant aux religions sémitiques dont on
t’a dépeint avec raison tout l’horreur, je n’en connais plus qu’une de vivante aujourd’hui : c’est la
religion catholique, qu’un grand nombre d’antisémites veulent restaurer.
Ces explications te suffisent-elles, mon bon Jean ? Si elles peuvent te convaincre, ce que j’espère,
communique-les à ton ami Benoît et dis-lui d’en faire son profit lui aussi. A ceux qui viendront
désormais te vanter l’antisémitisme, réponds que l’antisémitisme tend simplement à mettre des
préjugés religieux au service des intérêts commerciaux et industriels privés, de la concurrence entre

deux catégories de capitalistes, et de l’égoïsme chauvin qui est une des formes de cette concurrence.
A ceux qui dénonceront devant toi le péril juif, réponds en attaquant le capital, quel qu’il soit, juif ou
chrétien : le capital sans qualificatif. A ceux qui t’engagent à crier à bas Israël, réponds encore à bas
le capital, à bas la propriété, et ne sors pas de là, ne te laisse pas détourner de ta route par ceux qui
veulent t’engager dans une impasse qui ne te conduira à rien. Va ! la finance, l’agio, le capital, la
propriété, tous tes ennemis, en un mot, ne sont pas juifs, ils sont universels, ils sont chrétiens, ils
sont musulmans, ils sont bouddhistes. Prends garde de ne pas les aider et de compromettre la cause
en soutenant inconsciemment la leur. Ils se riraient de toi après que tu leur aurais servi sottement
d’auxiliaire et profiteraient de leur victoire pour mieux t’asservir. Au revoir, mon cher Jean ; si tu as
encore quelques questions à me poser, ne te gêne pas ; j’ai du temps le soir pour te répondre.
Bonne poignée de mains de ton ami
JACQUES.
Pour copie conforme:
BERNARD LAZARE.

Livre Jaune N° 6


Auteur : Collectif d’auteurs
Ouvrage : Livre Jaune N° 6

Année : 2001

 

 

Attention  » Ces informations ne sont importantes que pour ceux qui pensent de façon autonome. Pour les robots biologiques, elles n’ont aucune valeur. Nous ne voulons pas les déranger.

 

Le but de ce livre est de publier des informations, ce
qui, en démocratie, n’est pas passible de poursuites .

Si ce que vous lisez vous paraît complexe, vous devez
comprendre que l’on ne peut décrire le monde aussi
simplement que l’on décrit une banane.
Ne vous attendez pas à voir ces informations reprises
par les politiques, les médias ou les économistes : ils n’en
ont pas le droit !

 

ATTENTION!
Nous attirons votre attention sur le fait que les
Illuminati – les hommes gris, le World Management Team
que nous traitons ici, n’appartiennent pas à une race ou à
une religion précise. De même que la mafia ne représente
pas le peuple italien dans son ensemble, les Illuminati ne
représentent ni le peuple juif ni aucun autre peuple en
particulier.
La conspiration dont nous parlons réunit les gens les
plus riches de ce monde. Ce sont eux qui veulent soumettre
la planète entière, s’ils ne l’ont pas déjà fait. On peut dire
que c’est une association multinationale des plus grandes
banques du monde. Les victimes de ces empires qui prospèrent
au cours des différentes guerres incluent toutes les
religions du globe : les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans,
les Bouddhistes – oui, tout le monde! Vous et moi ! (bourreau
et victime en même temps). Vous êtes une victime,
parce que l’on vous trompe. Vous êtes un bourreau, parce
que vous soutenez les escrocs !
Ou bien, appartenez-vous à l’une des 99 familles qui
se trouvent au sommet de la pyramide ? Nous, non ! Ce qui
nous étonne, c’est que les frères les plus expérimentés des
loges n’ont pas remarqué que la partie supérieure de la
pyramide -l’oeil qui voit tout- n’est pas en relation avec
la partie inférieure.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
C’est pourtant simple !
Les grands prédateurs, les autorités, qui incluent tout
le monde dans leur jeu, laisseront la partie inférieure de la

pyramide s’auto-détruire, de façon contrôlée, au plus tard
quand ils n’auront plus besoin des « frères » et du reste, le
peuple d’esclaves.
Nous espérons sincèrement qu’on ne soupçonnera plus
d’antisémitisme les auteurs des Livre Jaune No 5 et No 6, car
les prédateurs ne veulent pas créer l’homme nouveau, mais
plutôt « l’esclave » nouveau.
Lisez attentivement nos informations, dans leur ensemble,
sinon abstenez-vous de lire ce livre.

 

Préface

Déclaration universelle des Droits de l’Homme
(ONU, 1948)
«Tout individu a droit à la liberté d’opinion et
d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions, et celui de chercher, de recevoir et de
répandre, sans considérations de frontières, les informations
et les idées, par quelque moyen d’expression que ce soit. »
Savez-vous qu’il peut être dangereux de mettre en pratique
ce droit fondamental à la liberté d’expression ?
L’institut américain de recherche en histoire (Institute
for Historical Review) a-t-il subi des pressions et des dommages
après ses prises de position sur la Shoah, alors que
celles-ci ne sortaient pas du cadre imposé par les conventions
académiques ? Il a été victime de cinq attentats à la
bombe, a connu deux manifestations organisées par des
membres de l’organisation extrémiste de défense juive JDL),
qui scandaient des menaces de mort. Les menaces au téléphone
étaient quotidiennes. Le 4 Juillet 1984, le bâtiment
a été incendié, les bureaux et les salles d’archives ont été
complètement détruits. (Tract de l’Institute for Historical
Review, Coste Mesa CA 92627, USA avec pour titre : 66
questions et réponses sur la Shoah)
Comme nous l’avons constaté, la liberté d’expression
n’est pas protégée par la loi ! Quelle valeur réelle a donc
cette loi ?

Mesdames, Messieurs,
Vous voici en possession du Livre Jaune No 6. Nous
vous prierons de bien vouloir nous excuser pour les coquilles

éventuelles. Notre unique objectif est de vous communiquer
des informations, pas de devenir riches ou célèbres, mais
des informations qui vous paraîtront sans doute à première
vue incroyables. Nous savons que de plus en plus de gens
s’intéressent à ce type d’informations. Pour pouvoir prendre
des décisions en toute liberté, il faut être informé à 100 %.
Si ce n’est pas le cas, votre décision sera toujours l’objet d’une
manipulation, comme vous pouvez le constater par vous-mêmes
dans la sphère politique. Nous espérons que ce n’est
pas comme cela que vous voulez décider de votre avenir.
Ou bien si?
Quand le Livre Jaune No 5 est paru, on nous a souvent
demandé si nous étions des gens sérieux, ce qui ne nous
étonne pas, car une maison d’édition sincère a l’air souvent
moins sérieuse qu’une maison d’édition qui ne publie que
des romans -la vente de ces livres n’ayant pour but que de
vous faire dépenser votre argent. Notre objectif est de faire
quelque chose de« vrai», de« sincère» dans ce monde. C’est
pour cette raison que nous publions ces informations, qui
révèlent en fait des crimes dirigés contre la vie, contre les
hommes, donc contre vous et moi.
Nous ne répéterons pas assez que cette élite et les
scientifiques qui l’entourent savent très bien que leur système
de contrôle est à deux doigts de s’effondrer, pour la
simple raison que les équilibres énergétiques, c’est-à-dire la
constitution de la matière, sont en mutation. Dans beaucoup
de domaines les autorités sont dépassées.
Le collectif d’auteur ne peut pas garantir que toutes
les informations contenues dans ce livre soient réellement
exactes. Nous vous conseillons donc, cher lecteur, de vous
faire votre propre opinion, en toute liberté.
Ce qui est sûr, c’est que les événements rapportés dans
les deux livres sont bien réels (l’existence du comité des 300,
les Bilderberger, l’ONU et la Croix Rouge fondée par les
Francs-Maçons, les disques volants du Troisième Reich, la

présence des Rothschild au traité de Versailles, l’assassinat
de Kennedy par son chauffeur William Greer, les massacres
de Begin en Palestine, les principes de Machiavel, les machines
à énergie libre). Toute personne qui pense de façon
libre saura replacer ces événements dans leur dimension
réelle et identifiera le jeu diabolique qui se trame dans les
coulisses du pouvoir.
Ces faits ne sont pas nouveaux, mais on continue à les
cacher au plus grand nombre. Pendant combien de temps ?
La lecture des deux ouvrages devraient vous mettre les idées
en place.
Vu sous un autre angle, les Illuminati (ou World
Management Team) ne sont pas autant obsédés par le secret.
Quand vous voyez deux hommes politiques se serrer la main
en public, c’est souvent pour transmettre un message de loge,
non verbal, qui indique à l’autre le degré de son pouvoir
réel. Les images véhiculées par les médias permettent de
transmettre aux frères de loge des messages codés. C’est le
degré de connaissance et de compréhension qui permet à
chaque lecteur, ensuite, d’interpréter plus ou moins bien le
message en question . Cette façon de communiquer est bien
réelle. 80 % des messages secrets sont véhiculés par les
médias, grâce à des images et des textes codés. C’est ce qui
découle d’un rapport de commission sénatoriale américain,
suite à une enquête sur la CIA. Pour plus d’informations à
ce sujet, nous vous conseillons le Dictionnaire politique de
Code, Liechtenstein No 2/8, rubrique Signaux.
Il n’y a pas de canal plus simple, plus économique et
plus efficace pour transmettre des signaux que celui d’une
publication en langage crypté dans un organe de presse à
grand tirage, comme le New York Times, le Washington Post
ou le Figaro.
Forts de ces informations, vous pourrez, en vous promenant
dans la ville que vous habitez, prendre conscience
d’une réalité occultée par une autre réalité apparente.
Observez les symboles des entreprises, celles pour lesquelles

vous travaillez ou celles où vous faites vos achats, ou les
symboles des banques. Les pièces de monnaie et les billets
de banque que vous manipulez tous les jours recèlent des
informations capitales.
Prenons un exemple : la symbolique satanique occulte,
au dos du billet de un dollar américain. On distingue au-dessus
de l’aigle américain une étoile de David, en reliant
bien les étoiles entre elles, elle apparaît distinctement. Cela
 vous permet de savoir à qui « appartiennent » les Etats-Unis,
de qui ce peuple « libre » dépend réellement financièrement.
Chers lecteurs, connaissez-vous d’autres associations qui impriment
leur emblème sur des billets de banque ?
Jetez un oeil dans un passeport allemand, si vous êtes
un esclave germanique, ou sur la pièce de 2 Mark, qui a été
modifiée il y a quelques années. En reliant les traits les uns
aux autres, on voit apparaître comme par hasard l’étoile de
David. Au centre de Francfort se dresse la tour de la Foire,
couronnée de la pyramide des Illuminati ! Il n’est pas difficile
de savoir qui domine financièrement l’Allemagne, et
quel pouvoir se manifeste de la sorte. Comptez les faces de
la pyramide du Grand Louvre à Paris, il y en a 666, 675
pour être précis (666 + 9).

Les images suivantes sont extraites du livre de Johannes
Rothkranz, La Future dictature universelle, que vous pouvez
commander dans toutes les librairies qui diffusent des livres
allemands.
«L’ère des pyramides a commencé », c’est le titre donné
par un quotidien allemand à cette illustration d’un reportage
de fond. Le 29 mars 1989, François Mitterrand, membre
notoire de plusieurs loges, a présidé à l’inauguration de la nouvelle
entrée du Louvre, qui est recouverte par une pyramide.
Mitterrand a soutenu de tout son poids ce projet pourtant très
controversé. La presse, qui est chapeautée par les loges, a cru
bon de faire savoir qu’elle mesure 21,60 m de haut (9 en
numérologie) et qu’elle est faite de 675 plaques de verre (666 + 9).

Sur le côté face de la nouvelle pièce de 10 Francs français,
on peut voir l’image de Lucifer (le porteur de lumière),
sous la forme d’un ange nu avec le poing levé, qui porte un
hexagramme (!)sur le front. Le côté pile est dominé par l’emblème
maçonnique  » « Liberté, Egalité, Fraternité ». Remarquez
également le triangle maçonnique. En France, c’est la Grande
Loge qui domine depuis la fin du siècle dernier, sans partage.
Sur le billet de 50 Francs, vous trouyerez un mouton. Le
mouton en question, c’est vous et moi, rien de plus. Qui va
travailler pour quelque billets de banques au service du grand
Monopoly des Illuminati, appelé économie de marché ? Quand
les moutons s’éveilleront-ils, pour apprendre à détecter les
signaux ? (en bougeant le billet presque à plat, vous trouverez
le mouton en surbrillance. Amusez-vous !)

Les signaux, vous les trouvez partout, ils ne sont pas
secrets. Lisez attentivement votre quotidien, d’un oeil clair,
observez les contradictions qui se répètent tous les jours,
regardez bien la main de votre maire, qui porte sans aucun
doute une bague bien précise, ornée de symboles étranges.
Regardez bien votre carte de crédit, sur laquelle vous pourrez
trouvez un certain nombre de symboles et de codes chiffrés,
ainsi que les objets que vous achetez, qui comportent
des indications sur l’origine du produit. Pensez au nouveau
symbole européen avec un fond bleu, qui permet de vous
localiser par satellite (à qui appartiennent les satellites ?).
Bientôt les amendes seront directement débitées de votre
compte. Les surfaces argentées brillantes du billet de 100
Francs français peuvent également être détectées par satellite.
Ceci est aussi valable pour les billets allemands. Celui
qui pense que son bas de laine est bien caché sous son
matelas se trompe !
Tout ceci n’est- il pas infiniment pratique ? Reste à
savoir pour qui ?
Nous vous laisserons regarder encore d’autres images,
bourrées d’information passionnantes.

Le monument révolutionnaire de François Mitterrand
annonce aux initiés la Troisième Guerre mondiale. Le cube,
qui est un symbole bien connu des trois premiers degrés maçonniques,
a une signification occulte et magique dans les
degrés supérieurs. On peut voir distinctement toutes les faces
de ce bâtiment de bureaux gigantesque en béton, réparties en
25 (5 x 5) grands carrés, eux-mêmes constitués de 49 (7 x 7)
carrés, plus petits. Selon un maçon de degré supérieur, Jules
Boucher, ce motif correspond exactement au« carré magique»,
carré constitué d’un nombre de parties précises, auxquelles
on attribue un chiffre particulier, qui correspond à la série
mathématique de ces parties. Ces chiffres sont choisis de telle
façon que leur somme verticale, horizontale et diagonale soit
toujours la même. Le « carré magique» en 25 parties est
attribué à Mars, dieu de la guerre. Le fait que chacun des 25
carrés (5 x 5) du cube de Mitterrand constitue également un
carré magique de 49 (7 x 7) parties, est sans doute la suite
mathématique du carré intermédiaire à 36 parties (6 x 6).

Dans la carré magique à 36 parties, la somme est de 111, de
telle sorte qu’un cube fait de 6 carrés magiques à 36 parties,
comporte 6 fois le chiffre 111, ce qui nous donne le chiffre
satanique, 666. Le carré à 36 parties est attribué, selon
Boucher, au soleil, qui joue un rôle prépondérant dans tous
les systèmes gnostiques, de l’Antiquité à l’anthroposophie de
Rudolf Steiner.
Une photo qui représente un signal d’une force impressionnante,
et qui a fait le tour de la presse internationale au
cours de l’été 1989. A’ la fin du sommet du G7 de Paris, en
juillet 1989, les chefs d’état et de gouvernement des 7 pays
les plus industrialisés, accompagnés du président de la commission
européenne, ont fait cette photo devant la Grande
pyramide du Louvre. Le président Mitterrand est au centre,
entre le président Bush et Margaret Thatcher. Le fait de placer
les hommes politiques occidentaux les plus importants dans
un grand rectangle, qui contient également l’agent de sécurité,
correspond exactement à leur place dans la grande Loge.

D’après Jules Boucher (La symbolique maçonnique, Paris
1953), le temple de la loge est orienté à l’est, comme le sont
les églises catholiques. La totalité des personnes présentes et
placées dans les allées gauches et droites du temple porte le
nom de colonnes. À droite c’est la colonne Nord, à gauche la
colonne Sud. Les néophytes se trouvent dans la colonne Nord,
parce qu’ils sont en partie encore dans les ténèbres, et que ce
côté est le plus sombre. Les compagnons sont dans la colonne
Sud, les maîtres peuvent se mettre du côté de leur choix. Les
vénérables, les membres de l’ordre du rite français, les
conseillers du rite écossais, les anciens maîtres du siège,
les maîtres du siège en visite sont placés à l’est, de chaque
côté du maître qui préside. Le tapis sombre sur lequel ont pris
place les huit hommes politiques a la forme d’un T, Tau en
grec. La croix latine, nous dit Boucher, symbolise l’évolution
liée au spirituel, c’est-à-dire la tête de l’homme, alors que le
Tau représente une élévation purement spirituelle. En d’autres
termes, le Tau symbolise le fait qu’il s’agit de frères de loge,
éclairés par la gnose, des frères qui ont la « connaissance », la
position des huit « maîtres de la connaissance» à la tête est
du long rectangle symbolise le fait qu’il s’agit de grands
dignitaires de la maçonnerie. La pyramide que l’on voit dans
le fond et qui domine l’ensemble symbolise le fait que ce
sommet du G7 de 1989 a fait progresser la cause des Grands
Maîtres du secret. Alors que des millions de gens ne comprennent
pas ce message codé, il est tout à fait clair pour les initiés.

Le projet architectural auquel tenait particulièrement le
frère François Mitterrand. « L’arche de la Défense » de 112
mètres de haut, « l’arche de fraternité » a été inaugurée pour
l’ouverture du sommet du G7 de 1989. Apparemment, elle
devait faire savoir aux initiés qui était le maître de ce sommet.
Le dé ou le cube sont un des symboles maçonniques et sataniques
les plus courants. Pour les maçons, il représente la pierre
qui doit être polie, la purification de l’humanité. En appliquant
le système des chiffres sur les six côtés carrés du cube, on arrive
également au chiffre satanique 666. L’arche à la forme d’un
cube.

Le pentagramme, l’étoile à cinq branches dessiné d’un
seul trait. C’est un des plus anciens symboles qui soient, et
sans doute le symbole maçonnique occulte le plus utilisé. On
pense qu’il est apparu à Babylone, comme formule magique
pour conjurer les mauvais esprits. Sa signification est multiple.
Il représente par exemple les cinq sens, mais aussi l’unification
des principes mâle et femelle, pair et impair. Il est aussi un
symbole magique du retour dans la joie, chez les païens c’est
un signe de la divinité, dans le judàïsme, c’est le signe du
Pentateuque (les cinq livres de Moïse). Comme le chiffre 5
n’a aucune signification chez les Chrétiens, et qu’il était à
l’époque du Christ un symbole chargé de signification magique
et gnostique, il n’est jamais devenu un symbole du Christ, on
peut même dire qu’il est le symbole anti-chrétien par excellence !

Le pentagramme est aussi appelé pentacle quand il est à
l’intérieur d’un pentagone ou d’un cercle. Dans la magie satanique
et dans le temple de Satan, le pentagramme représente
l’homme despotique et la pseudo-religion de l’hominisme, ou
Satan et la pseudo-religion du satanisme. Dans le premier cas,
une des branches de l’étoile est dirigée vers le haut, et symbolise
la tête de l’homme, les autres branches représentent les
bras et les jambes écartés. S’il y a deux branches dirigées vers
le haut (comme ici), il s’agit de la tête de Satan, sous forme
d’une tête de bouc avec deux cornes. Le célèbre bâtiment du
ministère de la Défense américain, le Pentagone, a exactement
la forme d’un pentagone, à côtés égaux, il doit jouer un rôle
de premier plan dans le déclenchement de la Troisième Guerre
mondiale!

La « réconciliation » franco-allemande, le noyau dur de
« l’unité européenne », présenté à l’aune du grand « M », par
le grand maître maçonnique F. Mitterrand et par le cryptoisraélien
Helmut Kohl, alias Kohn.

C’est un fait connu que le pentagramme a une signification
magique et occulte, alors qu’il apparaît sur nombre
de drapeaux nationaux. Quand une nation conçoit un
nouveau drapeau, elle réfléchit longuement aux symboles
qu’elle va utiliser. Ce n’est donc pas un hasard si des nations
très différentes utilisent des pentagrammes sur leurs
drapeaux nationaux.
Comptez maintenant les pays qui ont officiellement un
gouvernement « autonome » ! C’est un fait établi que le
World Management Team, les Illuminati, dominent tous
ces pays Vous rendez-vous compte ce que le mot pouvoir
exprime réellement ?
Ce n’est pas tout, pensez un peu avec nous.
Dans beaucoup de langues, l’abréviation des USA et de
l’Union soviétique est exactement inverse : US et SU. C’est
l’opposition typique de la magie cabalistique, de deux principes
contraires, dont l’interaction doit générer l’union universelle

recherchée. Les initiés ont su dès la Seconde Guerre mondiale
que les deux superpuissances, américaine et soviétique, sont
dirigées par la même puissance satanique. Bien que le réarmement
allié ait énormément été mis sous pression, on n’a
pas oublié des deux côtés d’apposer l’énorme sceau satanique
blanc sur les chars et les avions ! Les Goyim n’y ont vu que
du feu, jusqu’à aujourd’hui.
Les chars américains portaient le pentagramme, même
s’il ne facilite pas le camouflage. Comme pour bafouer l’honneur
des « idiots utiles », qui se donnaient, de façon héroïque
et sans le savoir, à l’avènement du « Nouveau Monde >>, on
les honorait à l’ouest comme à l’est du pentacle : l’étoile
argentée américaine , l’emblème de la Garde
Soviétique , et l’ordre soviétique de la guerre
patriotique !

Vous voyez comme ces quelques informations, qui vous
donne un aperçu de la franc-maçonnerie, peuvent modifier
votre image du monde. Pour finir cette série d’illustration,
voici une publicité parue dans un journal allemand, comme
pour donner l’exemple, ce qui ne veut pas dire que les choses
sont différentes dans votre pays « démocratique » .

JOYEUX NOËL !
Encore une information sur la franc-maçonnerie, elle
nous vient de Jean Vaquié : «Tous les partis politiques sont
issus de la maçonnerie », dit-il, «qu’elle en ait pris la tête à
leur création, ou qu’elle s’y soit installée au fur et à mesure.
Les partis politiques apparaissent comme les organes puissants,
parce qu’ils agissent en public, alors que la maçonnerie
agit dans l’ombre. En réalité, les partis dépendent de la
société secrète, ils ne sont que ces porte-parole, pour un
certain électorat. Les programmes des partis ne sont que des
éléments concrets du grand dessein maçonnique ». Jean
Vaquié, Réflexions sur les ennemis et la manoeuvre, Lecture
et Traditions No 126, Vouillé 1987, page 21)
Ce qui évidemment ne concerne pas que la France,
mais bien la majorité des pays du globe. La république allemande
n’en est pas exclue, comme on peut le voir dans la
liste des hommes politiques qui font partie ou ont fait partie
des Clubs Lions et Rotary. Certains d’entre eux s’ébattent
dans la pyramide à dollars, à laquelle ils se donnent corps
et âme, à l’inverse de leurs apparitions quotidiennes sur la
scène politique, à Bonn.
« Il ne fait pas de doute », dit Vaquié, « que la maçonnerie
a investi non seulement les partis politiques, mais aussi
l’administration, l’armée, la justice, les universités, l’industrie,
la finance, en un mot tous les organes de la société … »

Ne jugez pas. Réfléchissez !

Vous prenez un groupe de gens A, qui se bat contre
un groupe de gens B. Il y a ceux du groupe C, qui donnent
de l’argent au groupe A, pour mieux anéantir le groupe B.
Et pour finir, vous avez le groupe D, ceux qui entretiennent
des rapports soi-disant diplomatiques et amicaux avec
les gens des groupes A, B, et C.
Réfléchissez un instant sur cette information, neutre
et dénuée de valeur. Vous ne pourrez vous faire une opinion
objective de cette réalité, que si vous vous placez vous-mêmes
en dehors de ces différents groupes, c’est-à-dire que
vous ne prenez parti pour aucun des groupes, et que si vous
analysez sans « émotion ». L’accusation d’antisémitisme est
donc caduque.
Revenons à notre jeu : l’homme qui s’appelait Hitler,
à l’intérieur de ce jeu en 3D, et qui a introduit le nationalsocialisme,
a été financé par des hommes d’affaires et des
banques, indirectement par les Rothschild, qui savaient pertinemment
qu’Hitler utiliserait les Juifs, pour des expériences
« scientifiques » cruelles, pour ensuite les exterminer de
toutes les façons imaginables. Le Vatican (trust financier au
nom de la foi) connaissait les idées et les agissements
d’Hitler, ce qui ne l’a pas empêché de participer au jeu,
comme partenaire des trois autres groupes, avec comme
slogan : « L’argent pour les banques, la terre à Hitler, pour
les Juifs« l’amour», qui ne coûte rien, et les survivants pour
moi, le Vatican, que je contrôle parce qu’ils sont chrétiens ».
Vous comprenez la simplicité de ce jeu, qui continue
toujours d’ailleurs ? Si on inclut les impératifs diplomatiques,
vis-à-vis des Russes, Français, Polonais, Anglais,
Japonais, Américains et des sociétés secrètes, tous ceux qui
ont participé et qui continuent à jouer à ce grand Monopoly,
on a de plus en plus de mal à s’y retrouver.
Nous, le collectif d’auteurs, nous nous identifions tout
simplement à l’homme, qui enfin s’éveille. Il est bien temps
que vous vous y mettiez aussi ! Nous vous donnerons des
informations non censurées, pas pour vous prouver quelque

chose, seulement pour vous inciter à penser et à agir en
homme libre. Plus vous disposez d’informations sur ce qui
se passe dans le monde et dans les coulisses, plus vous comprendrez
que le pays auquel vous appartenez, et le métier
que vous exercez n’ont plus aucune importance. Détenteur
d’un passeport, vous êtes un esclave moderne, dans le camp
de concentration que nous avons construit de nos propres
mains, qui connaît un développement technologique ultra
moderne, qui ne sert pas à grand-chose d’autre qu’à nous
contrôler, et en dernier lieu à nous détruire. Ou bien
entretenez-vous des rapports, cher lecteur, avec les 2000
familles les plus influentes de la planète ? Non, donc vous
ne pouvez pas être au courant des projets futurs et de l’avancement
réel de la technologie !
Mettez de côté les dénominations et les identifications,
détendez-vous et faites le silence, pas de téléphone, pas de
musique. Avec un esprit clair, pensez à ce que l’homme est
capable de faire à son prochain : nous vivons dans un monde
d’une brutalité incommensurable, de guerres, de tortures,
de crimes et atrocités, d’abus généralisés, d’expériences incroyables
sur l’être humain, à travers des projets secrets, etc.
A’ chaque fois, on donne des noms, des signes, pour
discriminer le bien et le mal. En réalité il s’agit tout simplement
d’êtres humains qui éliminent physiquement ou
psychiquement des humains, pour le compte d’autres êtres
humains.
Un exemple pour illustrer la puissance de la pensée et
de ce que nous pouvons en tirer comme conclusion. Sur
une photo du printemps 1998, qui a fait le tour des journaux,
on voit Helmut Kohl, alias Kohn, décorer un soldat.
C’est apparemment un événement pour la société, parce que
le soldat défend son pays, sa patrie, il mérite sa décoration.
Un homme libre reconnaîtra clairement ce qui sous-tend
cette manifestation. Un être humain en félicite un autre, le
décore, pour le remercier d’être capable de tuer d’autres
humains pour défendre ses intérêts, que l’on désigne également
par le mot patrie. La patrie n’est qu’un prétexte. Pour

qui les soldats meurent-ils ? Pour sauvegarder les intérêts
des Illuminati !
Nous opposons-nous pour cette raison à Kohl ou à
notre patrie ?
Non!!!!
Comprenez-vous le lavage de cerveau ? Arrêtez de lutter
! Nous identifions clairement les contradictions et la folie
qui se sont emparées du monde. Nous creusons pour aller
au fond des choses, pour savoir qui joue et comment on
 joue a ce Jeu.
Vous aussi?
Arrêtez de ne porter que des jugements et de vouloir
trouver des coupables, pour les clouer au pilori et avoir la
conscience tranquille.
Nous participons tous à ce jeu !
Prenez conscience de votre situation, reconnaissez que
vous jouez aussi. Ce n’est qu’à partir de cet instant que vous
pourrez changer quelque chose. Selon le slogan : « Nous n’en
sortirons pas vivants, de toute façon, ou nous mourrons
comme des moutons (spectateurs), ou nous choisissons la vie
de manière radicale, pour prendre la responsabilité de nos
actions ». Quand vous vous sentez agressés, vous défendez-vous
? Si quelqu’un vous vole votre voiture, de quelque
nationalité qu’il soit, appelez-vous la police ? Votre réaction
vous paraît évidente. Pourquoi ne faites-vous rien si
quelqu’un essaie de prendre votre vie, votre liberté ou l’ oxygène
vital, si quelqu’un empoisonne l’eau, la nourriture ou
la nature ? Ne sommes-nous pas nous-mêmes ceux qui
aident le World Management Team à nous prendre la vie?
Il est vraiment temps que nous, les hommes, reconnaissions
que nous avons une capacité d’action dans notre
propre existence, indépendamment de notre position

sociale, et que nous acceptions le fait d’être devenus des
esclaves, des robots biologiques, qui fonctionnent selon un
programme bien pensé. Nous sommes déjà conditionnés
dans le ventre maternel, dès que le coeur commence à battre,
et l’éducation nous inculque d’autres conditionnements.
Déprogrammez-vous, en prenant pleinement conscience de
ces conditionnements, élevez votre niveau de conscience.
Un homme libre ne peut pas tuer d’autres êtres humains !
Il ne les exploite pas non plus, ni ne les trompe ou les
torture. Aucun ordre ne peut le pousser à nuire à son prochain.
Un homme authentique aime tous les êtres humains
et partage son savoir. Entre hommes qui s’aiment, il n’y a
pas de secrets.
Observons-nous bien : sommes-nous des hommes libres
ou bien des robots biologiques ? D’après Einstein, nous n’utilisons
que 10 % de notre cerveau. Ce qui veut dire que nous
ne sommes que 10 % d’un homme. Qui contrôle les 90 %
restants de notre cerveau ?
Si nous ne le faisons pas, qui le fera ?
Relisez bien ces informations, réfléchissez à la question.

En ce qui concerne les extra-terrestres, nous vous dévoilons
un secret, qui n’en n’est plus un depuis longtemps,
car beaucoup de gens le savent. Des physiciens sérieux et
d’autres scientifiques osent dire tout fort dans les médias
qu’il doit y avoir des formes de vie extraterrestre. Il y a
encore beaucoup de gens qui doutent de l’existence des
OVNI, alors que d’autres se posent la question : s’agit-il
d’extra-terrestres, de la CIA, ou … ?
Si, dans les trois années qui viennent, des responsables
politiques nous parlent d’OVNI, à grand renfort de publicité,
c’est qu’il ne seront pas pilotés par des extraterrestres.

Si vous y croyez, comme beaucoup de gens avant vous, c’est
que vous êtes tombés dans le piège des politiques et des
 hommes d’Eglise. Nous ne pouvons pas en dire plus à l’heure
actuelle, lisez le chapitre Happy Birthday CIA !
 Evidemment, ceux qui agissent dans l’ombre (World
Management Team ) ont intérêt à dissimuler les tenants et
les aboutissants, les manipulations des cerveaux sinon, ils
perdraient de leur pouvoir. D’où le lavage de cerveau de la
part des médias, mais un oeil éveillé peut reconnaître la vérité,
malgré les stratégies codées. Il ne faut pas croire que le
destin ou le hasard ont déterminé le cours de l’histoire du
XXième siècle. Même ce qui se passe à l’est de l’Europe sert
en fin de compte à l’exécution du grand projet et de son
objectif: l’établissement d’une dictature à l’échelle mondiale.
L’oligarchie qui détient le vrai pouvoir agit dans l’ombre et
manipule nos responsables politiques comme des marionnettes.
La danse macabre qu’ils mettent en scène n’a pas
encore atteint son apogée.
Revenons un peu à Johannes Rothkranz :
Savez-vous que les Francs-Maçons se reconnaissent
comme une alliance secrète ? « Les membres du rite écossais
(du 4ième au 33ième degré) ont l’obligation de se présenter
à la loge de St-Jean (du 1 er au 3 ième degré) avec les insignes
des degrés de maître, de porter les vêtements de maître, sans
montrer les rubans de couleur ou les tabliers des degrés les
plus élevés ; ils n’ont pas le droit de dire qu’ils appartiennent
à un degré supérieur. Pour un maçon ordinaire, il n’y
a aucun moyen de connaître les enseignements et les rites
de la maçonnerie écossaise, ni les noms des frères de degré
supérieur … Comme ils sont les véritables activistes de la
maçonnerie, les maçons des degrés supérieurs possèdent le
vrai pouvoir, ce sont les véritables initiés. Plus d’une fois,
les loges se sont révoltées contre le pouvoir incontrôlable
des maçons de degré élevé, à chaque fois sans succès ! »
(Konrad Lerich, maçon du 33ième degré après avoir quitté la
maçonnerie, dans son livre Le Temple des Francs-Maçons
du 1er au 33ième degré, Berne 1937).

« Tout profane, même s’il n’est pas activiste, qui en
sait plus sur le travail ésotérique des maçons qu’il ne devrait,
est indirectement un ennemi » (Carl H. Claudy, Introduction
to Freemasonry III – Master Mason, Washington 1949).
« Je suis maçon du 33 ième degré et membre de la Delta
Kappa Epsilon, de la Phi Delta Phi et de la Michigamus,
toutes des sociétés secrètes» (l’ancien président américain
Gerald Ford à un journaliste, cité par Peter Blackwood, Les
réseaux d’initiés, Leonberg 1986).
Voulez-vous savoir enfin ce qui se trame dans l’ombre ?
Les informations que nous avons rassemblées dans ces deux
Livres Jaunes vous seront d’une grand utilité. Mais nous le
répétons encore une fois. Adoptez un point de vue neutre,
lisez attentivement page après page. C’est le seul moyen
de digérer ces informations dans leur contexte et de
comprendre le Monopoly auquel nous participons tous.
Quand les hommes cesseront de se mentir, ils cesseront
de mentir aux autres. Ce sera le commencement de la véritable
humanité.
C’est la seule opinion que nous défendons ! C’est la
raison d’être de ce livre.

PS : Certains nous reprochent de répandre la peur.
Chers lecteurs, cette pensée est loin de nous. Nous transmettons
des informations, car nous croyons que -chaque ego
a besoin d’informations, pour comprendre le caractère vain
de l’auto-destruction. Si vous avez peur, c’est que celle-ci
est à l’intérieur de vous ! Vous avez peur car cela pourrait
vous concerner.
Cela vous concerne !
Surmontez votre peur, pour être libre !
Sinon vous ne pourrez pas agir !

Felix & le Collectif d’auteurs

 

1. Happy Birthday CIA

 

suite…

http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/06/17/Livre-Jaune-N-6

Livre Jaune N° 5


 

Auteur : Collectif d’auteurs
Ouvrage : Livre Jaune N° 5
Année : 2001

 

Note de l’éditeur
Ce livre s’adresse en premier lieu aux historiens et aux élites,
mais aussi à tous les êtres humains de cette planète.
Il y a des indices très clairs qui montrent que l’on nous
trompe. Les informations qui nous parviennent sont filtrées.
Notre regard, qui est normalement très clair, (regardez un enfant
dans les yeux !) est systématiquement troublé. Lentement,
imperceptiblement, nous nous dirigeons vers la chute, financière,
spirituelle et morale.
Personne ne donne réellement l’impression de vouloir préparer
un monde meilleur !
Ce ne sont pas ceux qui font le mal qui rendent le monde
insupportable, mais bien ceux qui regardent et laissent faire.
Si nous étions vraiment lucides, nous aurions vite fait de
démasquer notre propre égarement, car tout le chaos autour de
nous fait partie d’un système, d’un plan. Nous nous conduisons
comme des moutons qui jouent le jeu et se laissent manipuler.
Tous les événements insupportables et indignes que nous
voyons autour de nous trouvent leur origine et leurs racines dans
l’Histoire.
Est irresponsable celui qui dit que le monde ne l’intéresse
pas, qu’il ne l’a jamais intéressé. Celui-là n’a vraiment aucune
raison de s’étonner.
Les grandes mensonges sont comme les vagues d’un lac. Si
on y jette une pierre, la première vague en entraîne une autre.
Chaque vague est une intrusion dans notre vie intime.
Nous ne voulons pas en être conscients. Nous ne voulons
pas prendre conscience de l’intégralité du monde qui nous entoure.
En séparant les événements les uns des autres, nous créons
des identifications artificielles et nous contribuons à entretenir
les grands menteurs à l’aide de nos petits mensonges.

Et nous ne nous rendons même pas compte que dans tous
les métiers nous collaborons peu à peu à notre propre empoisonnement.
Est-il si difficile de comprendre que toutes les décisions
politiques (dont on nous dévoile seulement une petite partie, en
termes diplomatiques) ont des conséquences directes sur notre
alimentation, notre façon de penser, de parler, de ressentir. Elles
ont une influ.e nce sur nos doutes, nos maladies imaginaires, ,
notre ego surestime.
Ce sont ces vagues qui nous guident et nous manipulent.
Ceux qui pensent qu’ils y échappent se trompent, ils sont ignorants.
Nous devons remplacer l’ignorance par la connaissance.
Tout homme est, comme « Dieu », avant tout une énergie.
Il existe donc sur la Terre 7 milliards d’énergies, si le chiffre que
l’on nous donne n’est pas une manipulation de plus.
Chacun de nous comprend qu’énergie est synonyme de
pouvoir. Le pouvoir est synonyme de contrôle. C’est ce principe
qui régit les lois de l’univers.
Il serait logique que nous sachions à qui nous donnons cette
énergie. Le savons-nous, oui ou non ?
En lisant ce livre vous en prendrez en partie conscience. Les
informations que vous pouvez y trouver ne sont pas neuves. Nous
les avons mises en relatio n, pour que chacun de nous puisse comprendre
à quel point cela le concerne, et qu’en fait, il soutient ce
système, qui l’opprime et l’empoisonne lentement.
Si vous voulez vivre, ces informations sont vitales, sinon,
 tant pis …
Les Editions Félix savent qu’il n’existe pas de nationalités.
Ce n’est qu’une illusion. Les faits parlent d’eux-mêmes. Indépendamment
de toute nationalité, nous devons nous éveiller. L’élite
dirigeante ne s’identifie pas à une quelconque nationalité. Est-ce
si difficile à comprendre ?
Vous et moi, nous sommes avant tout de l’énergie.
Voici un communiqué à tous les présidents, tous les intellectuels
et non intellectuels, à tous les suiveurs, à tous les petits
bourgeois, à tous les croyants, catholiques, protestants, , musulmans,
à tous les athées, à tous les représentants des Eglises, à
toutes les administrations, aux experts, aux juges, aux procureurs
et aux condamnés. Votre comportement est honteux. A’ tous les

militaires et à tous les policiers, devons-nous escorter et protéger
cette mafia du pouvoir ? ,
Serons-nous un jour sur le banc des accusés ?
A’ tous les médecins et leurs patients, à tous les professeurs
et leurs élèves, à tous les avocats, voleurs, prisonniers, clochards,
libraires, ménagères, noirs, blancs, jaunes, verts, rouges etc. mais
surtout à tous les riches magnats et ceux qui veulent le devenir,
à tous les anarchistes, terroristes, mystiques :
A’ tous les hommes !
Où êtes-vous, que faites-vous ?
Vous n’êtes pas écoeurés de vous faire manipuler ?
On empoisonne la Terre tous les jours un peu plus : les produits
synthétiques, les conservateurs, de E118 à E136, la xanthine,
les caoutchoucs, les extraits d’algues indigestes, les champignons,
tout ce que nous digérons ; chaque jour nous consommons
en moyenne 2,6 grammes d’acide cyanhydrique, de plomb,
d’arsenic, de cuivre, de paraffine, de salpêtre, de goudron et autres
poisons. Toute l’alimentation est traitée de façon chimique, c’est
de la matière morte que nous mangeons.
Savons-nous qui nous empoisonne ?
Nous sommes les responsables !
La Food et Drug Administration des E » tats-Unis a enregistré
plus de 800 produits chimiques comme additifs alimentaires.
Nous mangeons des fruits traités chimiquement, des légumes
transgéniques et radioactifs. On nous parle tous les jours de scandales
concernant les transformations que subissent les aliments.
Sommes-nous aveugles et sourds ?
Peut-être sommes- nous déjà les robots consentants de l’avenir,
les disciples de George Orwell, auprès de qui le lavage de
cerveau a bien fait son effet ?
Le cancer progresse, les allergies augmentent. Nos enfants
souffrent d’eczéma, de démangeaisons.
Voici quelques chiffres de l’Organisme mondial de la santé :
En 1960 1 % de la population souffrait d’allergie.
En 1994 il y en a 14 %.
Les problèmes cardiaques et circulatoires sont multipliés par
14, les rhumatismes par 17, le cancer par 20, l’obésité par 35,
diabète par 59, les allergies par 70, la maladie d’Alzheimer par 89.

Ces informations nous suffisent pour commencer à agir.
De combien d’informations supplémentaires avez-vous
besoin ?
Si les prévisions de certains scientifiques se vérifient, le gouvernement
en est conscient, un déplacement des pôles se produira
bientôt. La conséquence en sera la même pour tout le
monde, llluminati, clochards, hommes politique, escrocs.
La conscience globale de l’humanité s’élèvera.
Les egos en pâtiront. Celui qui voudra survivre devra élever
son niveau de conscience. Il pourra alors traverser, comme le
chameau de la Bible, le trou d’une aiguille.
La solution est si simple !
Celui qui sourit à telle et telle phrase n’a pas encore compris
: celui qui détient l’information la garde pour lui, même s’il
en divulgue la moitié, il empêche toute décision libre. (Un peuple
a-t-il besoin de services secrets ?)
Tout cela fonctionne bien parce que les gens ne s’intéressent
pas vraiment aux véritables informations, ils pensent que
tout ne peut pas être si fou, si hallucinant.
C’est là que le bât blesse, là qu’il faut chercher, si nous
voulons découvrir la véritable vie et ne pas avoir peur.
Pourquoi un peuple entier, un individu, a-t-il peur et s’empoisonne-
t-il ? Pourquoi continue-t-il à accélérer ce qu’il redoute
le plus, sa propre mort, sans rien faire ?
Quel paradoxe !
Question sur question. Ce livre peut vous aider à progresser.
Les informations les plus brûlantes tombent de l’arbre,
comme des pommes trop mûres. Allez-y ! Informez-vous. N’ayez
aucune appréhension, nous n’en avons pas. Vous savez qu’information
rime avec savoir et pouvoir. Prenez le pouvoir sur vousmêmes
avant qu’il ne soit trop tard.
Nous vivons dans une démocratie. La démocratie repose
sur la pensée qui cherche à garantir dans un pays les plus grands
avantages par une synthèse sociale optimale. Ce qui veut dire
que la liberté de chacun est garantie contre toute intrusion extérieure.
Le paradis n’existe pas.
Le citoyen qui veut jouir de sa liberté a besoin de vivre dans
une société dont les règles sont optimisées, empreintes de l’esprit

de liberté des droits de l’homme et inscrites dans leur constitution.
Seule la liberté optimale de l’individu crée un état vraiment
libre et lui donne sa réelle légitimité : c’est son état souverain.
~ Vous comprenez maintenant l’origine des Editions Félix.
La deuxième raison en est la suivante :
Au début nous étions trois, à la recherche d’un sens dans
notre vie. Chacun a trouvé le sien et contribue à sa façon au
développement.
~ L’un de nous est parti chercher de l’or en Equateur, a eu
des contacts au Venezuela avec des objets volants non identifiés
(ovni) et donc des rapports avec différents services secrets.
Nous nous sommes posé la question : que faire de tout cela ?
L’autre a vécu dans la société cosmopolite de la politique
et de la culture : il a vécu la lutte d’egos puissants, s’affrontant
dans un esprit de domination.
Nous nous sommes posé la question – Que faire de toutes
ces expériences ?
Le troisième, associé dans un cabinet à un homme d’affaires
international (complètement dépossédé de toute sensibilité humaine,
un zombi criminel), a eu connaissance des rites et pratiques
des grandes banques, des gouvernements du Tiers Monde,
des banques privées, des affaires de traitement de déchets
nucléaires, des commerces d’armes.
Nous nous sommes posé la question – Que faire de toutes
ces connaissances ?
Nous avons réfléchi au devenir de l’homme dans un monde
criminel.
Qui sont les criminels ? Nous tous.
Nous sommes tous largement au courant de ces agissements
criminels. Que faisons-nous ?
D’où viennent ces pulsions excessives, ce désir de puissance,
cet égoïsme, cette furie destructive, cette lâcheté, cette folie décadente
qui ne prêche que le ici et maintenant, sans réel investissement
social !
Les animaux ont des comportements plus évolués. Ce qui
est prédit dans ce livre est du domaine du réel !
Nous dirigeons nos instincts et pulsions vers ce qui est futile,
concret, confortable. Nous recherchons la tension, l’aventure, le

bonheur en général. Il n’y a pas de bonheur complet, du moins
dans cette dimension, même avec de l’alcool, de l’ecstasy, de la
cocaïne, de la pornographie.
Ce ne sont que des illusions et de la perte d’énergie !
Ces pulsions mal gérées sont dangereuses, elles rendent fanatiques,
irréalistes, fatalistes et jaloux. L’histoire, même manipulée,
est pleine d’exemple de catastrophes collectives dues au
laisser aller et à la décadence progressive d’une société.
Nous avons besoin d’une direction positive car l’ego, le narcissisme,
le matérialisme sont des dangers. Nous pensons agir
pour le bien des autres, alors que ce n’est souvent que le besoin
de puissance qui nous pousse à agir, afin d’obtenir un avantage
personnel. Le besoin d’aventures, codé, trouve son contentement
dans ce qui est négatif. Il remplace souvent la chaleur humaine
et l’amour. Il nous mène à toutes les violences, à tous les excès
sexuels. Notre quête en avant est sans limite, nous négligeons
nos bonnes relations, nous perdons de vue de vieux amis, sans
cesse à la recherche de nouvelles aventures. Il n’y a guère que les
douleurs collectives qui nous rassemblent dans la recherche de
solutions.
La vérité est toute simple : nous sommes notre plus grand
ennemi!
Un des meilleurs exemples en la matière, parmi tant d’autres,
est le souvenir du Titanic, fleuron de l’Occident. Aujourd’hui
nous connaissons tous les détails de la vie à bord. Le Titanic transportait
tous les représentants de cette même société qui continue
à diriger le monde aujourd’hui, arrogante, imbue de son
pouvoir, superficielle, ennuyeuse, décadente. Une chose est certaine,
personne n’avait envie de perdre sa vie au fond de l’océan
au milieu des icebergs.
Symboliquement, cette catastrophe représente bien notre
société, perturbée, qui court à sa propre perte.
Ce jour- là il n’y avait pas de pilote, le capitaine dormait,
malgré les dangers évidents de cette région polaire. L’armateur
et la plupart des gens pensaient que ce paquebot était insubmersible.
L’ambition était sans bornes. Les mécaniciens et charbonniers
étaient aux ordres, ils devinrent les victimes de cette idiotie.
Le rendement précédait le plaisir de vivre.
La terre est notre Titanic !

Voulons-nous couler ?
Voulez-vous couler ?
Si vous ne prenez pas tout cela au sérieux, écoutez au moins
ce que disait J.F. Kennedy dans son discours à la paix de 1962 :
« J’ai pris conscience que rechercher la paix est moins dramatique
que de poursuivre la guerre, mais l’homme de paix prêche
souvent dans le désert. Pourtant rien n’est plus important que la paix. »
Les Éditions Félix ne représentent aucune communauté d’intérêts,
nous n’appartenons à aucune religion, aucun parti politique,
aucune nation. La paix est notre seul souci, paix entre les
individus, entre les peuples.
Nous voulons informer, chacun a le droit à l’information
pour prendre sa vie en main.
Il n’y a pas de raison de lutter pour ou contre quelqu’un.
Les leaders de ce monde ne sont que le miroir de notre propre
monde. Nous acquiesçons ou non. Notre consentement silencieux
n’est-il pas comparable au comportement d’un troupeau de moutons
qu’on finit par mener à l’abattoir ? La passivité domine et
elle permet tout, à nos dirigeants. Si nous ne nous levons pas en
disant : Stop, je ne suis pas d’accord! ,
La plupart des gens pensent qu’un autre agira à leur place.
Je ne veux pas prendre de responsabilités : Deviens mon maître,
mon guide, mon ersatz de père ou de mère !
En fait nous n ‘avons besoin de personne.
Les personnes qui nous soutienn ent vivent sur tous les
continents. Ils nous font parvenir des informations, dans tous
les domaines. Nous les publions.
Où pensez-vous que l’on puisse faire disparaître de
l’énergie ?
L’énergie ne disparaît pas, elle se transforme. Si vous
chercher une preuve, éteignez donc une lampe chez vous. Le courant
ne disparaît pas, il se déplace, ailleurs.
Nous sommes de l’électricité !
La preuve de Dieu ne peut être scientifique, dommage pour
la science, mais on ne peut voir Dieu qu’avec l’esprit !
Nous sommes une maison d’édition récente. Nous avons à
l’ heure actuelle trois livres à notre catalogue. Les Éditions Félix
produiront en tout une dizaine d’ouvrages. Il ne nous reste pas

beaucoup de temps. Acceptez le prix que nous pratiquons et nos
conditions de distribution, ce qui nous permettra de continuer à
exister et de vous procurer des informations pertinentes. Pensez
aux sommes d’argent que vous avez dépensées ces dix dernières
années pour vous informer. Nous ne touchons pas de salaire. Si
vous disposez d’informations sérieuses et que vous vouliez
contribuer à changer les choses de façon créative et pacifique,
nous sommes à votre disposition pour une Terre libre avec des
penseurs individuels qui ne veulent plus souffrir.
Celui qui aura lu ces dix livres n’aura plus qu’à travailler
sur lui-même.
Voici les premiers :
1. Le livre jaune No. 5 Collectif d’auteurs internationaux
2. Le principe Lola René Egli, Suisse
3. Sur les traces de Nikola Tesla, énergie libre, oui ou non ?
Collectif d’auteurs internationaux
4. La guerre des virus : Sida et Ebola, phénomène naturel, accidentel
ou intentionnel ? Len Horowitz, USA
 Etes-vous bien sûrs de savoir ce qui se passe réellement » sur
notre planète ? Beaucoup de gens prétendent que tout est entre
les mains de quelques hommes puissants. Notre collectif d’auteurs
confronte le lecteur à cette affirmation. Il décrit clairement les
ramifications qui existent entre les loges, l’occultisme, la politique
et la haute finance.
Le problème auquel nous sommes confrontés est le suivant :
il est difficile d’identifier des coupables ; ce ne sont pas les francs-maçons,
ni les sionistes, ni Satan, ni les extra-terrestres. Nous
sommes tous coupables. C’est pourquoi nous devons franchir le
pas et nous opposer à ce système de contrôle, de pouvoir et de
manipulation. Ce livre n’est pas seulement le résultat d’expériences
et de recherches personnelles. Nous publions également
des témoignages d’agents secrets à la retraite, qui choisissent de
révéler des dossiers tenus top secrets jusqu’à maintenant. Nous
ne nous bornons pas à dépeindre l’arrière-plan des événements
politiques, nous dévoilons aussi les secrets d’une technologie qui
pourrait contribuer à sortir l’humanité de sa condition misérable
et voulue.

Je voudrais terminer ce préambule en vous racontant une
fable (trop réelle, hélas ! !). Si vous connaissez déjà tout le système
bancaire, vous pouvez passer directement au chapitre suivant.
Sinon, lisez attentivement ce qui suit, cela vous servira à comprendre
les enjeux financiers dans lesquels vous vous embrouillez.
C’est pourtant si simple :quelqu’un complique les données pour
que les spécialistes seulement s’y retrouvent et tirent leurs marrons
du feu (à vos dépens, évidemment … ). Ce texte est écrit bien
simplement, avec des mots et une situation qu’un enfant peut
comprendre. Quand vous entendrez parler de haute finance, vous
connaîtrez les dessous de la machination et vous ne serez plus
dupes. Laissez les banquiers essayer de vous endormir avec de
belles paroles, tout en se plaignant des vicissitudes du marché
boursier. Rien n’est plus pareil quand on sait! Voici maintenant
mon histoire inspirée du livre de Hans-Jürgen Klaussner
L’économie humaine libre.

L’investisseur, inventeur du produit argent !

Voici la définition du mot investisseur, extraite d’un
dictionnaire de 1790 et interprétée à ma façon :
L’investisseur est une personne qui pratique l’ingérence de
façon inutile dans une société basée sur les services. Il s’immisce
dans la relation entre prestataire et client parce que ces personnes
ne se connaissent pas et ne se font pas confiance mutuellement.
Il profite du fait qu’elles n’ont pour l’instant pas réussi à
s’accorder pour mettre au point un titre universel de crédit ou
d’échange de prestations autre que l’argent.
La perturbation et l’ingérence consistent dans le fait, précisément,
que l’investisseur les a persuadés d’effectuer leurs transactions
à l’aide d’un papier qu’il a lui-même fabriqué et pour
lequel il facture une commission de 6 %.
Prenons un exemple et imaginons la situation suivante:
M. Martin a livré une vache à M. Dubois. M. Dubois doit,
en contrepartie, livrer à M. Martin une voiture à cheval.
M. Martin s’engage à rembourser la différence, qui est de

10 poules, à M. Dubois, en temps voulu et au plus tard dans un
an.
La transaction a été définie à l’aide d’un titre de paiement,
mis à la disposition par l’investisseur. Ce titre doit être renouvelé
à chaque transaction et il induit des frais. Il faut penser qu’
à l’époque à laquelle il a été introduit, il y a deux cents ans, imprimer
du beau papier coûtait cher, les ordinateurs n’existaient
pas encore. Il a donc eu l’idée simple de prendre une feuille de
papier et d’en faire des coupures, sur lesquelles il imprime par
exemple la somme de
100 Francs.
Voilà comment a été inventé ce que l’on appelle l’argent.
L’argent correspond à une valeur. Combien vaut mon travail
ou mon produit?
L’histoire qui illustre ce propos ressemble à ceci:
Nous sommes en 1794. Deux hommes sont assis à une table
de restaurant, en train de conclure un marché. Après être tombés
d’accord, ils confirment leur engagement par une poignée de
main. Survient un étranger. Celui-ci a compris ce qui se déroulait
à leur table et se présente comme étant M. X, un investisseur.
Les deux commerçants sont un peu surpris, car ils n’ont
jamais entendu parler d’investisseurs. M. X se présente de la
manière suivante :
~ «j’ai entendu votre discussion, de loin. Ecoutez ma proposition,
Messieurs. Vous, M. Martin venez de promettre de livrer à
A M. Dubois une vache à telle et telle date. Etes-vous sûr que
M. Dubois vous livrera en contrepartie la voiture à cheval qu’il
vous a promise? Je peux vous assurer que de nos jours c’est prendre
un risque de faire confiance à quelqu’un uniquement sur sa parole
et de lui donner la marchandise, sans être sûr d’obtenir une
contrepartie. Tant de choses peuvent arriver!!»
Il commence donc par déstabiliser M. Martin en le poussant
à douter de l’honnêteté de M. Dubois, doute qui n’ existait
pas forcément auparavant. «Que puis-je faire ? », demande
M. Martin.
M. X sort un billet de sa poche et explique : « Regardez
messieurs, j’ai obtenu de notre roi le privilège de fabriquer des

billets de banque et j’en ai l’exclusivité. Ceux-ci portent l’inscription
100 Francs-or et la signature du roi en garantit la valeur.
Avec ce billet vous pourrez effectuer votre transaction en toute
confiance. Pour vous, M. Martin, c’est une sécurité, au cas où vous
ne recevriez jamais la voiture que M. Dubois vous a promise. »
– « De quelle sécurité voulez-vous parler ? » demande
M. Martin.
-«Premièrement, ce billet m’oblige à vous remettre à la
place de M. Dubois la valeur de 100 pièces or, valeur certifiée par
ce billet. De mon côté, pour être sûr de récupérer l’argent prêté,
je fais un crédit à M. Dubois.
-Mais qu’est-ce qu’un crédit?
Je prête à M. Dubois ce billet de 100 Francs pour qu’il puisse
acheter la vache. Comme garantie, M. Dubois hypothèque sa
maison et s’engage à me rembourser le billet que je lui ai prêté,
avec 6 % d’intérêt, c’est-à-dire une valeur marchande de 6 Francs,
l’équivalent de 20 kilos de farine, dès qu’il vous aura livré la
voiture. C’est vous M. Martin qui remettrez à la livraison de la
voiture ce billet à M. Dubois, ce qui lui permettra de rembourser
le crédit.
-«Quel est l’avantage pour moi? »
– « Vous, M. Martin, disposerez de ce billet de 100 Francs,
qui est garanti par le roi, lorsque vous aurez livré la vache à
M. Dubois. Comme M. Dubois a gagé sa maison, il a tout intérêt
à vous livrer la voiture, pour pouvoir récupérer ce billet. Il me
rembourse les 100 Francs plus les intérêts, je le délivre de son
hypothèque. N’est-ce pas là un moyen sûr de faire aboutir la
transaction ? »
Messieurs Martin et Dubois approuvent de la tête.
M. Dubois veut savoir à son tour pour quelle raison il doit
s’acquitter d’un intérêt.
– « Vous savez», répond l’investisseur, «j’ai dû construire
à mes frais une machine pour fabriquer les billets et importer un
papier spécifique. Le roi exige une commission pour apposer sa
signature, tout cela prend du temps et de l’énergie, ce qui fait que
je suis obligé de facturer une commission, un intérêt. Votre avantage
n’est pas négligeable, puisqu’il vous permet de dormir tranquillement,
vous pouvez être rassurés tous les deux, je veillerai
au bon déroulement de la transaction. »

Tout est limpide.
M. X a, par cette démarche, déclenché l’irrésistible essor
d’une prospérité due à l’introduction du taux d’intérêt.
De plus, il dispose du monopole de fabrication de l’argent
et il s’enrichit sans réellement produire de biens matériels.
Ce que M. X ne dit pas, c’est qu’une fois la transaction terminée,
il ne détruira pas le billet de 100 Francs, alors que la vache
finira par être mangée et que la voiture à cheval servira, en dernier
lieu, après quelques années de service, à faire du bois de chauffage.
En imprimant une fois un billet il pourra l’utiliser plusieurs
fois. Ainsi, il pose la première pierre de sa future fortune.
Aujourd’hui, M. X peut acheter le monde entier grâce à
son taux d’intérêt, sans jamais rien produire réellement.
M. X se réjouit d’avoir deux nouveaux clients, deux
hommes qui ne doutaient pas particulièrement l’un de l’autre,
mais dont il est maintenant le créancier.
Cet unique et même billet sert évidemment à de multiples
reprises, pour divers clients et à chaque fois, il se multiplie, par
le biais de l’intérêt.
Il demande audience auprès du roi et lui explique qu’il a
besoin de fabriquer plus de billets, car la demande a augmenté,
tout le monde veut maintenant faire du commerce avec ces bons
de garantie. C’est compréhensible, puisque M. X a fini par
convaincre le monde entier du danger de commercer sans autre
garantie que la bonne foi.
M. X imprime de plus en plus de billets, le roi appose sur
chacun sa signature, ce qui semble être une garantie suffisante
pour tout le monde. M. X, homme débrouillard et malin, s’est
assuré le monopole de la fabrication sur un vaste territoire. Il
accumule les intérêts et achète des biens immobiliers, en grande , quantite.
Deux cents ans plus tard, c’est lui qui possède presque toutes
les richesses du monde. Peu de gens ont eu son idée. Voilà
pourquoi il est maintenant le maître du monde.
S’il avait commencé à l’époque de Jésus-Christ avec une
pièce d’or, sa richesse dépasserait aujourd’hui celle de la Terre
entière.
M. X connaît la gloire, le jour où le roi le fait venir et lui
dit qu’il a besoin de grosses sommes d’argent pour acheter des

soldats. La guerre est aux portes du pays. M. X ne pouvait pas
mieux tomber. Par les garanties que lui propose le roi, il est certain
de devenir propriétaire de l’hypothèque, si le roi n’est pas
en mesure de le rembourser. En y ajoutant les intérêts cela fait
une belle somme. Le roi est sûr de payer, car un roi ne peut pas
faire faillite, c’est le peuple qui paie pour lui, en dernier ressort.
Comment joue-t-il à ce jeu ?
Le roi obtient 100.000 Francs en coupures de 10 Francs
de la part de son imprimeur. Le taux d’intérêt est fixé à 6 %.
L’hypothèque est un terrain avec son château. Le roi pense
pouvoir, par l’impôt, récupérer l’argent qui lui sert à payer les
soldats. C’est un droit qu’il vient de créer, les impôts n’existaient
pas sous cette forme jusque-là.
Les soldats, voyant pour la première fois des billets de
banque se demandent ce qu’ils peuvent en faire. Le roi leur
explique que ces billets portent sa signature et peuvent être
échangés contre toutes sortes de biens, vêtements et nourriture.
Le billet de 10 Francs correspond à ce dont ils ont besoin, chaque
mois, pour payer le loyer, la nourriture et les vêtements, pour
deux personnes. Les soldats partent en guerre, la plupart ne
reviendront malheureusement jamais. Le roi ne parvient pas à
collecter la somme nécessaire au remboursement .. Il ne peut donc
pas acquitter sa dette envers le prêteur. Le château revient à M. X.
Voilà qui est un moyen facile de s’enrichir. Son seul travail
productif a été la fabrication des billets. L’investissement qu’il a
dû engager pour fabriquer les 100.000 francs est donc minime
par rapport au château et au terrain dont il est devenu propriétaire.
Si le calcul du roi avait été juste, M. X n’aurait eu comme
rétribution que les intérêts. Les soldats auraient, par leurs achats,
contribué à l’impôt, le roi aurait pu racheter son hypothèque.
La perte de la guerre est une aubaine pour M. X, elle lui assure
une plus value confortable.
Ce jeu a été joué à maintes reprises dans l’Histoire, toujours
dans le même espoir, que l’emprunteur ne puisse rembourser le
créancier. Le roi ne pouvait pas savoir que son propre imprimeur
avait également prêté de l’argent au roi ennemi, peut-être
même dans l’intention d’acheter encore plus de soldats. C’est

donc M. X, en quelque sorte qui, par la somme qu’il prête, décide
de la victoire.
C’est de cette façon que les guerres se font depuis deux cents
ans, sans que personne n’y trouve à redire. La bénédiction de
l’argent et des intérêts qui en découlent a développé sa propre
dynamique et son autonomie.On fini par considérer l’argent
comme un produit à part entière. A force de méfiance, l’argent
est devenu la seule véritable monnaie d’échange.
C’est M. X et son capital qui dominent le monde, de façon
absolue et sans restriction d’aucun gouvernement.
Cette époque est bientôt révolue, car nous sommes entrés
dans l’âge d’or des ordinateurs. Les échanges qu’ils permettent
ne nécessitent plus l’utilisation d’argent. Il existe d’autres valeurs
d’échange.
Il n’y a rien à objecter contre l’argent, si ce n’est le taux
d’intérêt parasite qui est fauteur de trouble. Le taux d’intérêt n’est
plus nécessaire dans une société d’échanges de services.
Nous terminerons l’histoire de notre M. X en abordant la
loi du karma.
M. X, inventeur de l’argent et du taux d’intérêt, est mort le
22 novembre 1830. Ses héritiers ont pu conserver le privilège
de la fabrication de l’argent et tous les droits afférents pour une
durée minimale de cent ans. Ils ont mis en circulation beaucoup
d’argent, en accordant de plus en plus de crédits aux rois et nobles
de tous les pays. Ils ont fomenté bon nombre de guerres depuis
des dizaines d’années en prenant toujours le soin de financer les
deux parties. De la sorte, ils ont toujours été du côté des gagnants
et de plus, ils se sont appropriés les biens du perdant. Leur fortune
est devenue peu à peu colossale, leur pouvoir dépasse actuellement
de loin celui des rois et des gouvernements. Ceux-ci ont
toujours fait appel aux mêmes familles pour leur financement.
L’inventeur de ce système regarde tout cela du haut de son
fauteuil céleste et au fil du temps, il commence à s’inquiéter,
voyant l’abus que ses héritiers font du pouvoir de l’argent. Il
demande à sa hiérarchie spirituelle le droit de revenir sur terre
pour une nouvelle incarnation, afin de mettre un terme à l’usure
que pratiquent ses descendants. Celle-ci étouffe le monde et le
réduit en esclavage. Son intention est de se racheter de son karma
négatif.

Il est très probable qu’il ait repris une forme humaine.
Dans notre incarnation nous véhiculons tous une partie du
divin; les investisseurs doivent se rappeler leurs engagements de
jeunesse, chercher à s’améliorer dans tous les domaines, celui de
la morale et du divin. Eux aussi appartiennent au monde de
l’esprit, dont nous sommes tous un maillon.
Le jeu de l’argent et du taux d’intérêt:
Pour essayer de faire comprendre à un enfant de dix ans ce
qu’est l’économie de marché, je vais vous raconter une histoire
vraie. Elle illustre bien l’esclavage suicidaire auquel nous a conduit
l’argent.
Imaginons que sur Terre il n’y ait qu’une seule banque, un
seul taux d’intérêt. Aucun argent ne vient donc alimenter le
système de l’extérieur, à part la lumière du jour de l’énergie du
soleil. C’est elle qui nous permet de fabriquer tous les biens dont
nous avons besoin.
Grâce au taux d’intérêt, à la spéculation sur les bénéfices et
sur les taux de change, la quantité d’argent peut doubler tous les ans.
Par contre notre taux de croissance naturelle n’excède pas les 5 %.
La différence entre ces deux taux induit que tout va à
l’argent et que ceux qui le possèdent s’approprient peu à peu
tous les biens de ceux qui produisent réellement quelque chose.
Si vous imaginez toutes les sommes dont nous allons parler, transposées
en milliards de dollars, vous aurez une idée des enjeux
économiques actuels.
Le jeu commence :
Imaginez que vous ayez besoin de 10.000 Francs. Vous
venez me voir, moi, la Banque Mondiale et je vous prête cet
argent pour un an, à un taux de 6 %. Rappelez-vous ! Au début
il n’y a que 10.000 Francs en jeu. L’année passe et vous constatez
qu’il n’y a toujours que 10.000 Francs en circulation. Comment
pourrez-vous me rembourser 10.600 Francs ?
Je vais vous faire deux propositions. La première est la suivante:
 «Ecoute, je vois que tu es sérieux et travailleur, ne t’en
fais pas. Paie-moi les intérêts et garde l’argent. »

Dans ce cas, vous me payez 600 Francs et il n’y a plus que
 9.400 Francs en circulation. A ce rythme, au bout de dix-sept
ans, il n’y a plus un franc dans votre caisse. Vous avez toujours
payé les intérêts, jamais le capital. Au bout de dix-sept ans vous
n’avez plus d’argent et vous me devez toujours 10.000 Francs.
C’est pour cela que je vous conseille tout de suite la deuxième
solution:
Je vous dis,« Ecoute», en souriant gentiment,« tu te donnes
tant de mal et tu es si honnête. Ne te soucie même pas des intérêts
qui sont si ridicules. Je te les prête aussi, à 6 %. »
Ce qui fait 36 Francs par an. Vous acceptez, plein de gratitude.
Vous me devez maintenant 10.600 Francs. Au bout de cinq
ans vous commencez à être inquiet, car maintenant vous me devez
13.382 Francs et au bout de vingt ans le chiffre est multiplié par
trois, nous en sommes à 32.071 Francs.
La différence de 22.071 Francs par rapport aux 10.000
Francs du départ est pour moi un gain virtuel, puisque je n’ai
pas touché l’argent, que vous n’avez d’ailleurs pas. Je n’ai fait
qu’augmenter mes quantités de crédit.
Le petit jeu continue : Vous êtes un homme honnête qui
tient sa parole. Mais là, vous ne savez plus comment faire pour
tenir votre engagement. En tant que partenaire, je vous aide. Je
vous dis combien d’impôts vous allez payer, combien de jours
de vacances je vous accorde. Je sais où est le seuil de la douleur,
je ne dois pas exagérer. Mais je vous tiens en mon pouvoir. Je
peux exiger l’argent quand bon me semble, je sais que vous ne
pourrez pas payer. Vous trouverez toutes les échappatoires, vous
vous tordrez dans tous les sens, vous aurez honte, mais vous ferez
ce que j’aurai décidé: pour votre bien ! (C’est peut-être à partir
de cette situation qu’a surgi cet adage: Je veux votre bien et je le
veux en entier !!)
L’atout dont je dispose est que je ne joue pas ce jeu qu’avec
vous, mais également avec vos enfants, vos amis, vos frères et
soeurs. Chacun est lié par la parole. Je fais tout pour favoriser la
concurrence, la compétition, tout autour du globe, pays contre
pays, et je vous plonge dans la méfiance, les uns envers les autres,
pour que vous soyez coupés des autres, de l’énergie collective.
Surtout, je vous laisse dans l’ignorance au sujet de mon jeu. S’il

y a 10.000 Francs en circulation, vous ne pouvez pas en rembourser
10.600 Francs. Mais comme tout le monde participe,
vous faites pareil.
Il y a aujourd’hui beaucoup de gens qui ont démasqué ce
va et vient perpétuel. Mais c’est un peu tard; les banques possèdent
presque la totalité des richesses de ce monde, grâce à la dette.
La Banque Mondiale qui accorde des crédits de développement
ne le fait pas gratuitement. Les taux d’intérêts sont sa source
de richesse et elle maintient ainsi le monde dans la dépendance
et l’esclavage.
L’économie de marché est donc vraiment du pain béni pour
toutes les banques!

 

Avant-propos
Essayez d’imaginer un instant que vous êtes un extraterrestre.
Vous venez de parcourir des années-lumière avec votre
vaisseau spatial et vous vous dirigez vers la planète Terre. Votre
mission est d’explorer cette planète, de prendre contact avec ses
habitants pour échanger savoir et informations à tous niveaux.
Si tout se passe pour le mieux, si vous arrivez à la conviction
que ses habitants sont honnêtes et prêts à tout pour la paix, la
Terre pourrait alors être admise à la Fédération intergalactique.
C’est en tout esprit d’ouverture que des contacts pourraient alors
avoir lieu avec les habitants d’autres planètes. La conscience terrestre
progresserait nettement, cet avancement toucherait aussi
les domaines de la technologie et de la santé.
Vous voilà propulsé dans l’orbite terrestre, allumez donc
votre moniteur et branchez-vous au hasard sur les ondes. Vous
captez aussitôt un poste émetteur d’informations qui transmet
ce qui se passe sur Terre. Vous réalisez alors que vous vous
trouvez sur une planète guerrière où les habitants se battent, non
contre une planète ennemie, mais bien entre eux depuis des
millénaires, ce que vous étiez à mille lieues d’imaginer !
Première constatation : aucun concept ne peut justifier ces
guerres puisque les uns se battent au nom de leur foi, d’autres
pour la couleur de leur peau. Certains ne sont pas satisfaits de la
superficie de leur pays, d’autres combattent pour pouvoir survivre.
Certains n’ont de cesse de penser à l’argent mais, pour la
plupart, chacun ne pense qu’à soi. Vous vous rendez donc compte
que cette planète n’est pas du tout mûre pour recevoir les informations
et la technologie que vous avez à lui offrir. Quel que
soit le pays où vous atterrirez, il est sûr et certain que vos cadeaux
ne serviraient pas le bien de tous les habitants de la Terre, mais
seulement les intérêts égoïstes des dirigeants de chaque pays.

Il est possible que vous songiez alors à votre planète natale
au temps où elle était, elle aussi, en guerre. C’est sûr, c’était il y
a des millénaires mais ce scénario, vous ne désirez pas du tout le
revivre et constater, de plus, qu’on a lancé des missiles sur votre
vaisseau spatial. Votre décision est alors prise : vous préférez
rendre visite à une autre planète.
Vous aussi, vous êtes-vous déjà posé cette question : Pourquoi
les hommes se font-ils sans arrêt la guerre?
Le savant suisse Jean-Jacques Babel a constaté que depuis
les 56 derniers siècles, l’humanité a mené 14 500 guerres qui
ont provoqué trois milliards et demi de morts. Cela représente
la moitié de la population mondiale d’aujourd’hui. Pour la seule
année 1991 on a, par exemple, enregistré 52 guerres ou foyers
de crise sur notre Terre. Cela signifie qu’après d’innombrables
conflits sur cette planète, dont deux guerres mondiales en un
siècle, cette année-là a vu 104 idéologies s’opposer, dont la
requête était manifestement assez importante pour justifier à
nouveau le massacre de plusieurs millions d’hommes.
Quel but sous-tend donc la guerre entre les hommes ?
Le sujet de la guerre est depuis des siècles le casse-tête des
organisations de la paix mais aussi des philosophes. Ils en sont
venus à la conclusion que presque toutes les créatures de la Terre
s’affrontent régulièrement par manque de nourriture et de territoire.
On ne peut tout de même pas imputer à l’homme l’agressivité
des animaux entre eux, car celui-ci possède au moins une
intelligence, une conscience et une éthique. Que l’on pense à la
différence qui existe entre deux bêtes de proie qui se battent pour
un butin, et des multinationales d’armement qui vivent de la vente
d’armes et donc, de crises permanentes.
Que le combat pour la vie puisse servir de distraction, nous
le savons depuis l’antique Rome où, sous la devise panem et
circences (du pain et des jeux de cirque) des gladiateurs combattaient
entre eux ce qui faisait la joie de la plèbe et l’empêchait
de s’appesantir sur sa propre impuissance. C’est le même principe
qui sous-tend, aujourd’hui, la télévision, la vidéo et les grands
matchs de football : on donne au citoyen superficiel, la possibilité
d’échapper au néant et au poids de son existence.
De quoi nous détournent donc les médias ?

C’est à nous demander de quoi nous prendrions conscience
si nous n’étions constamment distraits de nous-mêmes.
Il n’est pas nouveau qu’un tiers tire avantage de la guerre
que se font deux autres pays. Il est bien connu que lorsque deux
personnes se disputent, la troisième s’en réjouit. Transposons ce
dicton à un pays ou à notre planète entière et nous en verrons le
bien-fondé. Les systèmes bancaires, par exemple, qui accordent
un prêt à un pays belligérant ont tout intérêt à ce que la guerre
ne prenne pas fin trop vite.
C’est par des guerres et des troubles qu’on peut pousser un
peuple à accepter et même à souhaiter que naissent des institutions
auxquelles il n’aurait jamais spontanément consenti
(l’OTAN, l’ONU).
Serait-il possible qu’il n’y ait pas que l’industrie de l’armement
qui tire profit des guerres ? Qu’est-ce qui pousse donc les
hommes à se haïr indéfiniment jusqu’à tuer leurs propres congénères
? Qu’est-ce qui est assez important pour nous pousser à
exterminer une vie ? N’avons-nous donc rien appris de ces centaines
de millions d’hommes morts à la guerre et de la souffrance
qui en a résulté ?
Prenons l’exemple de l’ex-Yougoslavie où, depuis des décennies,
plusieurs peuples vivaient en paix. Ils viennent de s’égorger.
Qu’est-ce qui pousse ces hommes à considérer soudainement
comme leurs pires ennemis, ces frères qui vivaient dans le même
village, parlaient la même langue, portaient les mêmes vêtements,
partageaient les mêmes amours, les mêmes joies, les pleurs et les
rires ? Qu’est-ce qui fait qu’ils égorgent leurs enfants, violent leurs
femmes et leurs mères, envoyant leurs maris en camp de
concentration ?
Cela n’évoque-t-il rien pour nous ?
Est-ce que ce sont vraiment des motifs idéologiques propres
à certains groupements qui ont causé cette guerre ou bien faut-il
trouver qui tire les ficelles en coulisse ?
Qui pourrait assumer le rôle du tiers ? D’où vient donc cette
idée préconçue de l’adversaire, inculquée à l’homme par les religions,
les livres scolaires et les mass media ?
Quels buts visent ces êtres à l’origine de cette idée
constamment suggérée ?

À qui pourrait profiter la haine croissante et la dégénérescence
de l’humanité ?
Peut-être à Satan, Lucifer, Ariman, Baphomet ou à d’autres,
à des entités insaisissables à qui on ferait volontiers porter la
faute ?
Dans ce livre nous raconterons l’histoire de quelques personnages
bien tangibles qui, en 1773, établirent un projet à
Francfort dans une maison de la Judenstrasse (rue Juive). Ils voulaient
préparer la voie pour leur Gouvernement mondial unique
jusqu’en l’an 2000 au moyen de trois guerres mondiales. Un projet
parfaitement élaboré, basé sur les faiblesses et les peurs des
hommes et qui finirait par se retourner contre eux.
Le but d’un gouvernement mondial n’a en soi rien de nouveau
puisque le Vatican tient toujours à faire de notre terre, un
monde catholique (ce mot veut dire universel) Pour cette raison,
il a fait torturer et massacrer des millions d’hommes, comme nous
le prouve l’Histoire. Des civilisations entières ont été décimées
pour la plus grande gloire de Dieu. De quel Dieu s’agit-il donc ?
Vous aurez des réponses surprenantes au cours de votre lecture.
L’islam, (ce mot veut dire soumission à Dieu) s’est donné le
même but. Etant la plus grande et la plus fanatique des religions,
il en a toutes les opportunités. De quel Dieu s’agit-il ? Est-ce le
même?
N’oublions pas que l’idéologie russe panslaviste, instaurée
à l’origine par Guillaume le Grand, exigeait l’élimination de
l’Allemagne et de l’Autriche pour annexer l’Inde et la Perse, après
avoir mis le joug sur l’Europe.
Notons aussi l’idéologie de l’Asie aux Asiatiques qui réclame
que la Confédération des Etats asiatiques soit sous le contrôle
du Japon.
Remarquons aussi l’idéologie pangermaniste qui prévoit un
contrôle de l’Europe par l’Allemagne pour l’ élargir, plus tard,
au reste du monde.
Cependant, les personnes dont il est question dans ce livre
n’ont absolument rien à voir avec une quelconque religion et n’appartiennent
à aucune nation. Elles ne sont ni de gauche, ni de
droite, ni libérales, mais utilisent toutes les institutions pour poursuivre
leurs buts. Certes, elles font partie d’une quelconque organisation
pour rendre difficiles d’éventuelles enquêtes, pour

créer la confusion chez les curieux et les attirer ainsi sur une fausse
piste. Ces personnes se servent des chrétiens comme des juifs,
des fascistes comme des communistes, des sionistes comme des
mormons, des athées comme des satanistes, des pauvres comme
des riches, de … tous !
Mais elles se servent surtout des ignorants, des paresseux,
de ceux qui se désintéressent de la vie et de ceux qui n’ont pas
d’esprit critique ..
Entre initiés, les personnes citées ci-dessus s’appellent les
Illuminati (les illuminés, ceux qui savent), Big Brother, le gouvernement
invisible, les hommes gris, le gouvernement de
l’ombre, le gouvernement secret, l’establishment.
Les agissements des Illuminati sur Terre remontent à
environ 3.000 siècles av. J.-C. quand ils infiltrèrent la Fraternité
du serpent en Mésopotamie, dont ils se servirent à des fins négatives.
Il est plus que probable, il est même pratiquement sûr que
ce drame a débuté longtemps avant la période mentionnée ci-dessus,
si ce n’est à l’époque où l’ego s’est développé. Nous pouvons
faire remonter cet événement à une période précise de
l’Histoire, simplement grâce à l’action de la Fraternité du serpent.
Ce n’est qu’après 3.000 générations que lui succédèrent d’autres
groupements, tels que les juifs, les chrétiens, les francs-maçons
ou d’autres communautés religieuses que nous connaissons.
Comme on pourra le constater facilement à la lecture de ce livre,
quelques membres de la communauté sioniste ont, entre autres,
colporté jusqu’à aujourd’hui ce jeu dont ils ne sont ni les tenants
ni les aboutissants. Ce qui a commencé jadis fonctionne
aujourd’hui encore selon les mêmes modalités. Il nous suffit donc
de regarder la situation présente pour voir où se trouve le
problème.
On peut certes rattacher le système de pensée ou de foi des
Illuminati à celui de Machiavel (le machiavélisme ou la justification
d’une politique de pouvoir dépourvue de normes éthiques
et, par conséquent, de tout scrupule politique).
Voici un petit exemple, celui du pouvoir :
Imaginons que vous êtes le nouveau roi d’un pays et que
vous voulez avoir l’assurance de le rester. Alors vous convoquez
séparément deux personnes dont vous êtes certain qu’elles feront
 ce que vous leur direz. À l’une vous donnez des directives de

gauche et financez la création d’un parti. Avec l’autre, vous agissez
de même en lui faisant créer un parti de droite.
Vous venez de donner la vie à deux partis d’opposition, vous
financez la propagande, les votes, les actions et vous êtes exactement
au courant de leurs moindres plans. Ce qui signifie que
vous les contrôlez tous les deux. Pour qu’un parti ait l’avantage
sur l’autre, vous n’avez qu’à lui donner plus d’argent. Les deux
chefs de parti croient vous avoir à leur côté et vous êtes ainsi
l’ami des deux.
Le peuple est tellement pris dans ce va-et-vient entre gauche
et droite qu’il ne peut lui venir à l’esprit qu’en tant que roi, vous
puissiez être à l’origine de la dissension.
Le peuple va même vous demander aide et conseil.
Prenons un autre exemple : l’argent.
Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), les Etats du
Nord (opposés à l’esclavage) combattaient ceux du Sud (favorables
au maintien de l’esclavage).
Avant la guerre, la famille Rothschild envoya des agents pour
renforcer une prise de position pour l’union chez les Etats du
Nord, et en même temps d’autres agents Rothschild suscitaient
une attitude contre l’union, chez les Etats du Sud.
Lorsque la guerre éclata, la banque Rothschild de Londres ,.
finança les Etats du Nord et celle de Paris, ceux du Sud. Les seuls
a avoir gagné cette guerre furent les Rothschild.
Résumons brièvement ce système :

1. On provoque des conflits qui font que les hommes se battent
entre eux et non contre ceux qui sont à l’origine de la dissension

2. On ne se montre pas comme le véritable instigateur.

3. On soutient tous les partis en conflit.

4. On passe pour une instance bienveillante qui pourrait mettre
fin au conflit.
Voilà le chemin suivi par les Illuminati qui veulent dominer
le monde ; provoquer autant que possible la discorde parmi les
hommes et les nations sur Terre. Ceux-ci, perdus dans un flot
d’informations contradictoires, ne pourront remonter jusqu’aux
vrais instigateurs. Des sociétés secrètes internationales leur servent
d’instrument puissant pour semer la discorde entre les hommes.

Nous les étudierons de plus près. Les hommes empêtrés longtemps
dans des guerres finiront par en avoir assez de combattre
et en viendront à implorer un gouvernement mondial.
C’est alors que le plan devient évident. On exigera de l’instance
bienveillante de mettre fin au conflit. Et qui joue ce rôle
sur notre planète ? L’ONU ! Nous verrons qui se trouve en réalité
derrière l’ONU.
Les· Illuminati dont nous parlons ne sont pas n’importe qui,
ils sont les hommes les plus riches du monde.
Ils n’apparaissent ni à la télévision ni dans d’autres supports
médiatiques puisqu’ils possèdent et contrôlent non seulement ces
médias, mais aussi tous les services d’information. S’il arrive qu’on
parle d’eux, ce n’est qu’en termes neutres ou positifs.
La plus grande partie du peuple ne connaît même pas leurs
noms. Même les auteurs qui ont mis à nu leurs machinations ne
sont pas devenus célèbres bien qu’ils eussent mérité un prix Nobel.
Réagir serait louable, mais comment six milliards d’hommes
peuvent-ils se défendre contre quelque chose dont ils ne
connaissent même pas l’existence ?
Il ne faut pas oublier non plus que presque tous les humains
ont été, et sont, tellement préoccupés par leurs propres petits
problèmes personnels qu’ils n’ont jamais eu la vision globale des
événements de ce monde, ni de leur entourage, ou, peut-être,
ont-ils perdu cette vision entre-temps ? La majeure partie de la
civilisation actuelle souffre de gel politique et s’est retirée de ces
événements. Ce retrait est dû au manque de temps, au manque
d’intérêt, de sens critique et de connaissances spécifiques. En se
retirant, on n’y changera sûrement rien. Au contraire, ceci est
voulu par nos dirigeants. Quiconque abandonne, facilite la tâche
des Illuminati. La vérité qui s’impose en premier lieu est donc
d’en savoir plus sur leurs faits et gestes et de rester constamment
vigilants.
Ainsi qu’un grand instructeur du monde le constatait :
Trouvez la vérité, car c’est la vérité qui vous affranchira !
On pourrait, en conséquence, diviser les hommes en trois
types :
1. ceux qui agissent,
2. ceux qui sont spectateurs des événements,
3. ceux qui s’étonnent que quelque chose se soit passée.

Si nous voulons trouver la vérité, sans pour autant passer
notre vie à la chercher, nous devons nous donner la possibilité
d’examiner et d’admettre sans répit toute nouvelle information.
Cela peut signifier aussi que si notre esprit est déjà rempli d’opinions
établies, de points de vue, de dogmes ou d’une conception
du monde bien figée, il n’y a plus de place pour une autre vérité.
De plus, la vérité est peut-être complètement différente de ce
 que nous nous imaginons.
Oublions, à la lecture de ce livre, nos opinions pesantes en
matière de religion, de politique et d’ethnie, soyons simplement
des êtres humains, des petits enfants curieux et capables d’apprendre.
Essayons aussi de ne pas comparer ce qui est dit avec une
opinion ou un point de vue déjà existant. Suivons notre intuition,
notre sentiment et ressentons nous-mêmes si ces informations
sonnent juste même si elles finissent par nous déstabiliser.
Faisons fi de notre pensée routinière qui pourrait nous
souffler :
Mon Dieu, si tout ça est vrai, quel sens a donc ma vie et
quel rôle est donc le mien dans ce scénario ?
Ce livre est un appel à chaque lecteur pour qu’il exerce son
esprit critique et devienne un citoyen émancipé. Cherchez, trouvez
votre vérité et examinez les choses sans les relier, si possible, à
un système de valeurs.

 

Introduction
La réalité historique peut être considérée sous deux aspects.
Le premier concerne l’opinion générale qu’on appelle l’opinion
publique, répandue auprès de chaque citoyen par les mass media.
L’autre, par contre, a trait aux événements qui ne sont pas rendus
publics. C’est le monde des agissements des loges secrètes qui
entremêlent capital, politique, économie et religion. C’est à ce
niveau que naissent les nations, que les guerres sont ourdies, que
les présidents sont nommés ou éliminés s’ils ne fonctionnent pas.
Pour le citoyen qui forme principalement son opinion et sa
conception du monde à partir de ce que véhiculent les médias,
tels que les journaux, la télévision, la radio, les connaissances
apprises à l’école ou la littérature de monsieur de tout le monde,
peu des choses dont nous parlerons dans les pages suivantes lui
seront familières.
Il est facile de comprendre des pensées du style :Je n’ai encore
jamais entendu parler de ça. Evidemment, les agissements
d’une loge secrète n’atteignent leur but que s’ils restent secrets.
L’existence à elle seule d’une loge secrète montre qu’il y a des
choses qui ont une si grande importance aux yeux des frères de
la loge, que ceux-ci désirent les cacher aux yeux des autres hommes.
Qu’est-ce que cela peut donc bien être ?
De nombreux frères de loges de sociétés secrètes différentes
occupent des positions dont nous ne pouvons que rêver. Cela
montre que, quoi qu’ils vous cachent, c’est cela même qui les a
amenés précisément à la position qu’ ils occupent.
L’une des organisations principales qui tire toutes les ficelles
aux USA est le CFR (Council On Foreign Relations). Cette organisation,
à moitié secrète, est sous la domination du syndicat

Rockefeller et d’une société secrète européenne qui porte le nom
de Comité des 300 (l’explication vous en sera donnée plus tard).
Dans le livre du Dr John Coleman intitulé Conspirators
Hierarchy : The Commitee of 300, apparaît le nom suivant : Sir
John J. Louden.
Il est représentant de la N.M. Rothschild Bank à Londres.
Ses autres titres sont : président du Comité de conseil international
de la Chase Manhattan Bank (Rockefeller) ; président de
la Royal Dutch Petroleum ; directeur de la Shell Petroleum
Company Ltd. ; administrateur de la Ford Foundation.
Ceci montre que cet homme réunit à lui seul un pouvoir et
une influence extraordinaires. Comment en est-il arrivé là ?
Cela provient justement du fait qu’il est membre de Sociétés
et Ordres secrets. Et, notamment du Comité des 300. Dans le
Comité des 300, se trouvent 300 personnes de ce calibre (et Sir
Louden n’est certainement pas le plus puissant). Pouvez-vous
imaginer que les décisions prises par ces personnes en réunion
puissent avoir une influence considérable sur notre histoire
mondiale?
Ces personnes ont des secrets qu’elles cachent au public.
Elles savent ce que nous ne savons pas et c’est la raison pour
laquelle ceux qui s’appellent les Illuminati (les éclairés, ceux qui
savent) détiennent une telle puissance. Ne voulez-vous pas savoir
quels sont les secrets de ces Illuminati ?
Leurs secrets sont presque tous en relation avec le passé de
notre Planète, avec la genèse et l’origine de l’homme (quand et
comment), avec la raison de sa présence sur Terre, avec les ovnis
et les conséquences qui s’ensuivent (ovni = Objet Volant Non
Identifié). Telle est la désignation courante pour des engins
volants, le plus souvent en forme de soucoupes ou de cigares. Ils
possèdent deux champs magnétiques inversement rotatifs et sont
d’origine extranéenne ou parfois terrestre).
Je suppose que beaucoup parmi vous ne lisent pas avec
plaisir le mot ovni. C’est pour cela qu’il est important que nous
nous ouvrions à ce qui est nouveau, bien que le sujet des ovnis
ne soit pas si nouveau, bien au contraire. Aux Européens on
donne, en effet, volontairement de fausses informations, comme
à la plupart des gens sur Terre, quand il s’agit d’ovnis. Et voilà

que nous avons affaire aux Illuminati qui contrôlent justement
les médias ! Quelle coïncidence !
Un petit exemple vous fera comprendre que le thème des
ovnis a bien un fondement très réel et très terrestre.
Il y avait, outre la Société Thulé qui sera décrite en détail
plus loin, un autre ordre secret dans le troisième Reich : la Société
Vril. Cette dernière s’occupait presque exclusivement de ce qu’on
appelle communément les ovnis et de leur construction. C’est
pour elle qu’ont travaillé Victor Schauberger et le Dr W. O.
Schumann, Schriever, Habermohl, Mi ethe, Epp et Belluzo. La
plupart des pilotes anglais et américains encore vivants se souviennent
probablement de leurs réalisations comme des FooFighters.
Les travaux furent énormément accélérés lorsque,
d’après leurs dires, une soucoupe non terrestre fit, en 1936, une
chute en Forêt-Noire sans pour autant être endommagée1. Après
avoir étudié attentivement la propulsion et relié ce savoir à celui
déjà énorme de la Société Vril sur l’implosion et l’antigravitation,
on entama la construction de prototypes. Des réalisations telles
que le Vril 7, un hélicoptère supersonique en forme de disque (à
ne pas confondre avec les V1 et V2, bombes autopropulsées à
grand rayon d’action), étaient déjà si stupéfiantes que le StealthBomber
actuel de l’US Air Force, ressemble presque à un jouet.
Citons l’exemple du Vril 7, réalisé par Richard Miethe, lequel,
équipé de douze turbopropulseurs BMW 028, a atteint lors d’un
essai en vol le 14 février 1944 à Peenemünde, après un décollage
vertical, la hauteur de 24.200 rn et en vol horizontal la vitesse
de 2.200 km/h. Dès la fin de l’année 1942, on avait fabriqué
plusieurs exemplaires de l’avion circulaire RFZ 6, nommé
Haunebu II. Son diamètre était d’environ 32 rn, sa hauteur au
centre de 11 rn et sa vitesse de 6000 km/h à proximité de la Terre.
Il avait une autonomie en vol de 55 heures, décollait à la verticale,
il pouvait voler aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale
et surtout en angle droit (ce qui caractérise la façon de voler des
ovnis aperçus partout dans le monde). Plus tard, d’autres Vrils
furent, cependant, encore plus performants puisqu’ils permirent,
début 1945, de faire le tour de la Terre en quelques heures. Un
Haunebu II construit, plus tard, en version grand modèle, avait
un diamètre de 120 rn, dortoirs intégrés. Mais pourquoi avoir

fait ces dortoirs puisqu’il ne fallait que quelques heures pour faire
le tour de la Terre ? (Dans le chapitre du même nom, vous trouverez
plus d’explications sur la société Vril et ses réalisations.)
Beaucoup d’entre vous vont maintenant se poser la question
: Pourquoi Hitler n’a-t-il pas gagné la guerre s’il avait à sa
disposition une telle technologie ? Une des raisons est qu’un assez
grand nombre de disques volants atteignaient des performances
fantastiques en vol mais leur utilisation à des fins militaires
était presque impossible. La cause en était la suivante : le champ
magnétique créé par le mécanisme de lévitation procurait aux
disques volants une sorte de bouclier de protection qui les rendait
quasiment invincibles. Ce champ magnétique avait, cependant,
l’inconvénient de ne pas permettre l’utilisation d’armes traditionnelles,
car les projectiles ne pouvaient pas traverser sans
frottement ce rideau magnétique. Les projets dépendaient de la
Société Vril et de la SS E IV (bureau d’études secret pour l ‘énergie
alternative des SS). Cela signifie qu’ils n’étaient pas directement
sous les ordres d’Hitler et du parti nazi ; en fait, ils n’avaient
pas été élaborés à des fins proprement guerrières. Ce n’est que
plus tard, quand la situation de l’Allemagne en guerre empira,
qu’ il fut question de faire entrer en action les disques volants.
La plupart des hommes n’ont pas eu le moindre pressentiment
des vrais buts de Hitler, de sa formation, des loges dont il
était membre, de l’ idéologie qu’il fit sienne. Ils ignoraient qui
l’avait promu à cette position, qui le finançait et ne savaient rien
des motifs cachés qui sous-tendaient cette deuxième guerre mondiale.
L’idéologie d’Hitler n’a rien à voir avec ce que nous désignons
du nom de réalité générale, ni avec ce qui est raconté dans
les livres scolaires sur le troisième Reich. Hitler était un mystique,
un occultiste jusqu’à la pointe des pieds. Il faut se situer
dans cette optique pour comprendre ce qui se passa pendant le
troisième Reich. Pour la plupart des historiens matérialistes, les
procès des criminels de guerre à Nuremberg étaient un mélange
de contes de Grimm et de contes à dormir debout. Ils ne pouvaient
pas se mettre dans la peau des accusés et ils manquaient
de connaissances préalables pour saisir ce que ces hommes racontaient.
Dieter Rüggeberg l’expose avec justesse, en disant:
Seul un occultiste peut en reconnaître un autre.

Dans les chapitres suivants sur les sociétés de Thulé et de
Vril, nous nous pencherons plus sur les idéologies qui les sous-tendaient.
Hitler et ces sociétés secrètes en savaient bien plus sur
l’origine de l’homme, la constitution de la Terre, l’antigravitation,
la libre énergie, que ce que l’on nous a enseigné jusqu’à
aujourd’hui. C’est pourquoi, de crainte que nous puissions découvrir
ces secrets, les alliés nous ont soustrait livres et écrits sur
ces sujets ou nous ont même défendu de les lire. Ils s’assuraient
ainsi de la possibilité de continuer à manipuler l’humanité. Les
alliés portaient un intérêt capital à la technologie de la Société
Vril. Ses découvertes avaient été gardées secrètes par le troisième
Reich. Ce sont les Russes qui ont eu d’abord en mains les plans
de construction. Les scientifiques, tels que Victor Schauberger
et Werner von Braun, tombèrent entre les mains des Américains
lors de l’opération Paperclip. Le plus grand secret rattaché à la
sûreté aux USA concerne, aujourd’hui, les constructions d’engins
volants développés selon ces plans. Ils furent, entre autres, un
des motifs qui provoqua la mort de J. F. Kennedy.
Mais il y eut encore différentes expériences menées pendant
le troisième Reich. Les révéler maintenant déstabiliserait
complètement la plupart des lecteurs attachés à leur conception
du monde. Elles feront, plus loin, l’objet d’un chapitre séparé.
Pourquoi la plupart d’entre nous n’en avons-nous pas entendu
parler ? Citons, par exemple, l’édification de l ‘état allemand
Neuschwabenland (la nouvelle Souabe) dans l’Antarctique pendant
la Deuxième Guerre mondiale. Pourquoi l’ amiral Richard
E. Byrd a-t-il eu besoin de 4.000 soldats américains armés, d’un
porte-avions et d’un grand soutien militaire quand il alla explorer,
en 1947, l’Antarctique ? Comment se fait-il qu’il n’en revint
que quelques centaines d’hommes vivants ? Voilà des questions
restées sans réponse.
Pourquoi si peu de personnes n’ont jamais entendu parler
ni de ces événements ni des développements de Nikola Tesla,
dont font partie les machines à énergie libre, la transmission
d’énergie sans fil, l’antigravitation ainsi que la modification du
temps au moyen d’ondes stationnaires. Quelles en seraient les
conséquences si nous avions accès à la connaissance des formes
d’énergie libre, à celle de l’utilisation de soucoupes volantes qui
n’ont besoin que d’un champ électromagnétique comme source

d’énergie et si nous pouvions les utiliser pour notre propre usage,
comme carburant par exemple. Cela signifierait que nous
n’aurions plus besoin de nous servir d’essence. Il n’y aurait plus
de déchets, donc plus de pollution. Nous n’aurions plus besoin
de centrales nucléaires, les hommes ne pourraient plus être enfermés
dans un pays derrière des frontières, et surtout nous
aurions beaucoup plus de temps à notre disposition puisqu’il ne
serait plus nécessaire de travailler autant pour payer les frais de
chauffage, de courant, d’essence. Nous pourrions, pendant ce
temps, en profiter pour méditer sur le sens de la vie. Et ces formes
d’énergie existent. Elles existent au moins depuis quatre-vingt-dix
ans.
Pourquoi sont-elles tenues secrètes ? Parce que par le biais
de la mainmise sur l’énergie, la nourriture et en occultant des
connaissances, il est possible d’exercer un contrôle sur les hommes
de notre Terre. Si quiconque venait à découvrir et utiliser ces
connaissances, les Illuminati ou d’autres égoïstes ne pourraient
plus jouer aux tout-puissants. Les Eglises, les sectes, les drogues
perdraient également de leur importance. Il est donc important
pour les Illuminati que ces choses restent cachées du reste du
monde, ainsi leur pouvoir leur permet de continuer à nourrir
leur ego avide de puissance.
Ceci n’était qu’un petit aparté pour montrer que le thème
des ovnis est plus explosif et réel que beaucoup ne veulent
l’admettre. La stratégie moqueuse de l’establishment anglo-américain
a coûté plusieurs milliards de dollars, jusqu’ici, pour
que le sujet des ovnis soit ridiculisé avec autant de succès par les
massmedia.
Ajoutons ici que le premier commandement d’une loge
secrète est de ne jamais citer le nom de la loge en public ; prononcer
même le nom d’un frère de loge est parfois passible de
peine de mort (comme ce l’est dans la 99ème loge).
Quiconque prononçait le dernier théorème de Pythagore,
roctagon, était passible de mort dans l’école secrète de Pythagore.
L’octagon est une clef importante pour comprendre le
Merkabah (désignation du champ magnétique de l’homme) et
apporte donc l’Illumination, c’est-à-dire une solution aux
problèmes que nous avons. (Mer – ka – bah = deux champs

lumineux inversement rotatifs qui véhiculent corps et esprit =
dématérialisation et téléportation du corps physique)2
Savoir tenir un secret est une force en soi. Cela permet de
mener à bien des opérations sans se trouver face à des complications
légales ou à un adversaire potentiel. Cela fait naître aussi
un lien, celui d’un grand savoir, parmi ceux qui savent.
À cet endroit du livre prenons connaissance de la scène capitale
du Nom de la Rose d’Umberto Eco lorsque l’abbé aveugle
demande à l’enquêteur William de Baskerville :Que voulez-vous
vraiment ? Baskerville répond : Je veux le livre grec, celui qui,
d’après vous, n’a jamais été écrit. Un livre qui ne traite que de la
comédie, que vous haïssez autant que le rire. Il s’agit probablement
de l’unique exemplaire conservé du deuxième livre de la
poésie d’Aristote. Il y a beaucoup de livres qui traitent de la
comédie, pourquoi ce livre est-il précisément si dangereux? L’abbé
de répondre : Parce qu’il est d’Aristote et qu’il va porter à rire.
Baskerville réplique : Qu’y a-t-il de si inquiétant dans le fait que
les hommes puissent rire ?
L’abbé : Le rire tue la peur et sans peur il ne peut y avoir de
foi. Celui qui n’a pas peur du diable, n’a plus besoin de Dieu.
Cette phrase nous rapproche, plus que nous ne le pensons,
de la solution à de nombreux problèmes qui sont nôtres sur cette
Planète. Beaucoup parmi vous le savent ou le découvriront
bientôt. Relisez donc une deuxième fois cette citation.
Si une loge secrète trompe le public en lui mentant et en le
manipulant pour accéder à un pouvoir politique et économique,
à nos dépens, garder un secret peut devenir un instrument de
mort.
Cela ne signifie pas que toutes les sociétés secrètes sont
destructrices ou méchantes. Par exemple, une des nombreuses
branches des francs-maçons qui vit le jour après 1307 est issue
des Templiers qui furent pourchassés par le Vatican sur l’ordre
du roi français Philippe IV. Ceux qui purent échapper à l’arrestation
et à la torture imposées par les inquisiteurs se réfugièrent
surtout au Portugal, en Angleterre et en Ecosse. Là-bas, ils
travaillèrent pendant des siècles, en secret, pour apporter la justice
au monde et pour faire avancer les droits de l’homme. Mais
l’Histoire montre que, d’un autre côté, des sociétés secrètes, telles

que, par exemple, le 33ème degré du Rite écossais des francs-maçons,
peuvent être une force dangereuse capable de mettre
en place des gouvernements, de les renverser et de se servir
d’alliances secrètes pour provoquer des bouleversements globaux.
Énormément de livres ont eu pour sujet les Illuminati. Ils
se sont, certes, aperçus de ce qui se passe parmi nous, mais leurs
arguments furent trop subjectifs et ils n’ont finalement mis la faute
que sur un autre groupe ou sur Satan. C’est pourquoi vous avons
essayé de concentrer de façon relativement sommaire et sans préjugés
les faits qui me paraissent être les plus importants, concernant
des secteurs très différents de la politique, la religion et la
finance. Ainsi, toute personne, même sans confession, qui se sent
libre et capable de réfléchir par elle-même devrait pouvoir
accepter ces faits et s’attaquer aux causes, quelle que soit la
couleur de sa peau. Le livre devrait donc nous permettre de comprendre
pourquoi les Illuminati ne désirent pas que quiconque
puisse avoir le droit de tout savoir.
Aucun auteur ne peut probablement réussir à nous donner
une image globale parfaite de l’enchevêtrement des loges, de la
haute finance et de la politique sur cette planète. Ce livre vise
surtout à vous montrer quel est le but que poursuivent ces
personnes et la façon dont elles s’y prennent.
Comme nous l’avons déjà mentionné, l’action des Illuminati
remonte au moins jusqu’aux Sumériens mais cela nous mènerait
trop loin d’en parler maintenant et nous ferait passer à côté de
notre but. Nous allons donc commencer à nous intéresser aux
francs-maçons. Tournons notre regard vers les trois derniers
siècles, c’est amplement suffisant. Si les noms et les institutions
changent au cours de l’Histoire, la force présente, elle, par contre,
ne change pas.
Pour résumer, disons qu’il y a beaucoup plus de loges et
d’ordres secrets que le livre n’en mentionne et qu’ils en existent
depuis la nuit des temps. Ce livre doit permettre de comprendre
que loges et ordres secrets sont étroitement entremêlés, il peut
nous amener à pressentir aussi qu’il y a plus que jamais des êtres
puissants qui ont des conceptions de valeurs un peu différentes
des nôtres.

Ce livre existe pour donner un aperçu global des réseaux
négatifs. Mais notre monde matériel ne pouvant exister que dans
la polarité, nous pouvons partir du principe qu’il y a un potentiel
tout aussi important de forces positives et constructrices qui
maintient l’équilibre. Seulement, la plupart des hommes ne sont
pas conscients de l ‘existence de telles forces, ni des effets provoqués
par ceux qui les utilisent dans des buts très précis. Cela explique,
entre autres, pourquoi ils se laissent encore si facilement
abuser.
Notre but principal est de montrer les chemins positifs tout
en traitant ce thème assez négatif pour que nous accédions nous-mêmes
à notre liberté. Ainsi, nous pourrons développer, conformément
à la nouvelle ère qui arrive, une nouvelle compréhension
des forces cosmiques (en grec cosmos = ordre), des réseaux
dans leur globalité, des rapports d’homme à homme et nous pourrons
élargir notre conscience.
Ne vous laissez pas décourager si vous ne pouvez pas maîtriser
tout de suite ce flot d’informations. Si vous avez à maintes
reprises des difficultés de compréhension ou si vous vous sentez
perdus dans ces enchevêtrements, ne sautez pour autant aucun
chapitre car la cohérence dépend de la lecture de tous les chapitres.
Prenez votre temps et n’hésitez pas à faire parfois deux lectures.
La bibliographie permet une étude autodidacte et vous invite
à approfondir votre voyage de découvertes à travers la jungle
des informations. La rétrospective historique ne prend en considération
que la pointe de l’iceberg.

 

Il y a tant et tant de loges …

 

suite…

http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/06/17/Livre-Jaune-N-5

Un cas d’insoumission. Comment on devient révisionniste.


Auteur : Theil Georges (Dubreuil Gilbert)
Ouvrage : Un cas d’insoumission Comment on devient révisionniste
Année :2002

 

 

Nous n’aurions sans doute pas songé à mettre en ligne cette naïve bluette s’il ne s’était trouvé un
juge de Limoges, un de ces rhadamante de province, aussi borné qu’un nain de jardin, nommé François
Casassus-Buihle, qui, dans une désinvolte de matamore, a, le 7 octobre 2005, condamné l’auteur de ces
pages, un Gilbert Theil, à six mois de prison ferme, plus 40.000 euros d’amendes, pour déviance de la
pensée. Alors, à la face de ce juge imbécile, nous jetons ce livre pour qu’il soit lu par l’immense jury des
honnêtes gens. Que le juge de Limoge, condamné par acclamation, retourne à ses enfers et à leur néant !
Ce livre n’a jamais été mis en vente et il n’a circulé que dans un cercle très restreint. Nous n’avons
pas cru bon de demander à l’auteur la permission de le mettre à la disposition des internautes puisque la
loi française, dite Gayssot, du nom d’un stalinien attardé, ne lui permet pas de consentir.

 

En mémoire des 9000 civils allemands (dont quatre mille
enfants) innocents, assassinés en Mer Baltique le 30
janvier 1945 pour le seul fait d’être allemands, ans le
torpillage du Wilhelm-Gustloff par l’Armée Rouge.

 

PRÉFACE
Le révisionnisme historique a été la grande aventure intellectuelle de la fin du
XXe siècle. À l’aube du XXIe siècle, l’aventure se poursuit, tout aussi périlleuse.
Mais que sait-on des révisionnistes ? De quelle étoffe sont-ils faits ces insoumis
qui, en France ou à l’étranger, persistent à braver les lois écrites et non écrites ? On les
traque, on les cloue au pilori et il arrive qu’on brûle leurs livres. Dans les médias, on les
accable d’outrages et on ne les autorise pas à présenter leurs arguments ou leur défense.
Peu à peu, ces rebelles, ces réfractaires, ces refuzniks se voient contraints à la
clandestinité, y compris sur Internet où ils sont depuis peu pourchassés.
Dès lors, comment le grand public les connaîtrait-il ?
À cette question le cas de Gilbert Dubreuil offre un élément de réponse.
Né en 1940, Gilbert Dubreuil fait en province de solides études. Il se forge même
la réputation d’un surdoué des sciences et des lettres. Il voit s’ouvrir devant lui un avenir
prometteur.
Toutefois, entre 13 et 22 ans, des événements tragiques sont venus marquer de
leur sombre empreinte l’existence de l’adolescent et du jeune homme. Tardivement, on
lui a révélé qu’en avril 1944 son père avait été tué dans des circonstances obscures soit
par des Géorgiens sous uniforme allemand, soit par des miliciens français ; ce père
ingénieur de son métier, avait été trouvé en possession d’une arme. Déjà, lors de la
première guerre mondiale, le père de ce père avait, en 1916, trouvé une mort tragique au
Tonkin ; il formait sur place des tirailleurs tonkinois pour les envoyer en France « tuer
du Boche » dans le cadre de la Revanche. D’autres deuils frappent une famille qui
semble comme marquée par le destin. La réaction du jeune homme est inattendue. Au
lieu d’incriminer, comme le veut une certaine imagerie conventionnelle, les « Huns » ou
les « Nazis » pour leur responsabilité supposée dans le déclenchement des deux guerres
mondiales, il va s’interroger sur le mystère historique qui fait que, de 1870 à 1945, en
l’espace de trois générations, Allemands et Français se soient ainsi entretués.
En tant que Français, c’est aux Français qu’il pose ses questions sur le sujet.
Orphelin d’un père qui, lui-même, était pupille de la Nation, il demande : « Qui, en
France, a bien pu vouloir cela ? » ou encore : « Pourquoi a-t-on envoyé à la mort tant de
Français pour tuer des Allemands? » (À l’inverse, un jeune Allemand pourrait poser à
ses compatriotes des questions équivalentes sauf que, dans le cas de la deuxième guerre
mondiale, aucun Allemand, y compris Adolf Hitler, n’avait souhaité une guerre contre la
France puisque c’est la France qui a cru devoir entrer en guerre contre lui).

Chez le jeune Gilbert d’autres questions s’ensuivent et notamment celle-ci :
« Pourquoi, après l’armistice du 8 mai 1945, a-t-il fallu déshonorer les Allemands ? »
On peut, en effet, se demander de quel droit les bouchers du camp des vainqueurs ont
jugé et condamné les vaincus dans un pays qu’ils avaient réduit en cendres et dont des
millions d’habitants, à l’Est, étaient contraints à une affreuse déportation, dans des
circonstances bien pires que celles qu’avaient connues les juifs.
En matière de cynisme et de pharisaïsme, on ne fait pas mieux que le procès de
Nuremberg (1945-1946). Le vainqueur y juge le vaincu. Sa loi est rétroactive. Il institue
la responsabilité collective. Il n’est « pas lié par les règles techniques relatives à
l’administration des preuves ». Il n’exige pas que « soit rapportée la preuve de faits de
notoriété publique » (sic). Les yeux fermés, il accorde valeur de preuve authentique à
des milliers de rapports rédigés par des « commissions de crimes de guerre » françaises,
britanniques, américaines, soviétiques, yougoslaves, polonaises, tchécoslovaques,… et
c’est ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, que les rapports de la police politique
soviétique acquièrent valeur de « preuves authentiques » et ne peuvent être l’objet de
contestation. D’ailleurs, quasiment rien ne peut être contesté en matière d’accusation dès
lors que l’accusé appartient à une organisation « criminelle » ; tout au plus, l’individu
relevant d’une telle organisation aura-t-il l’autorisation de plaider que, personnellement,
il n’a joué aucun rôle dans ce crime. C’est ce qui explique que, de 1945 à nos jours, on a
vu tant d’Allemands ou tant de « collabos » à la fois accepter ou paraître accepter
l’existence du crime et contester une participation personnelle à ce crime. Il n’y avait – et
il n’y a – là aucune hypocrisie ni aucune lâcheté de la part des accusés mais la simple
soumission forcée à l’article 10 du Statut du tribunal militaire international. On n’avait
pas – et on n’a pas – le droit de contester l’existence et le fonctionnement de chambres à
gaz homicides à Auschwitz mais on avait – et on a – le droit de dire : « Personnellement,
je n’en ai pas vu ou je n’ai participé à aucun gazage ». Tous les avocats des accusés ont
dû suivre cette calamiteuse ligne de défense. Comme dans les procès de sorcellerie, il
leur a fallu cautionner l’existence du Malin, la réalité des sabbats, la véracité de toutes
sortes d’horreurs sataniques tout en cherchant à faire croire que leurs clients, pourtant
sur place ou informés, n’y avaient personnellement pris aucune part !
Les articles 10, 19 et 21 du Statut qui permettent ces ignominies seraient à
reproduire en lettres d’infamie dans le Grand Livre de l’histoire des procès truqués, des
mises en scène judiciaires, des parodies de justice.
Mais peut-être l’article 13 dépasse-t-il en la matière les articles 10, 19 et 21. Il est
clair comme le couperet de la guillotine. Citons-le :
Le tribunal établira les règles de sa procédure. Ces règles ne devront en
aucun cas être incompatibles avec les dispositions du présent Statut.
En bon français : les juges du siège rédigeront leur propre code de procédure
pénale ! Et ils pourront le faire de façon quasi arbitraire puisque, aussi bien, les
dispositions du Statut se réduisent à trente articles assurant à l’accusation la plus grande
latitude et à la défense le minimum de droits.
Le tribunal de Nuremberg n’a rien prouvé. Il a affirmé.
Le grand public l’ignore mais les spécialistes le savent: tous les procès exigés et
obtenus depuis plus d’un demi-siècle par des organisations juives soit contre des
Allemands, soit contre des non-Allemands qui sont accusés d’avoir collaboré à la
persécution des juifs sont calqués sur le procès de Nuremberg. Encore au procès de
Maurice Papon on a vu jouer l’article 10 : tout le monde a supposé, sans le moindre
commencement de preuve, que le IIIe Reich avait suivi une politique d’extermination

physique des juifs ; personne n’a contesté, protesté, réclamé de preuve. Les avocats de
l’accusé, tout comme leur client, ont plié l’échine. Tout le monde savait qu’en exigeant
une preuve, une seule preuve, on aurait déclenché une tempête à l’échelle du monde.
Aujourd’hui, en France, la version casher de l’histoire de la seconde guerre
mondiale est officiellement imposée à tous par une disposition législative datant du 13
juillet 1990 et improprement appelée « loi Gayssot » alors qu’il s’agit d’une loi préparée
et obtenue par Laurent Fabius. Dès le printemps 1986, le grand rabbin René-Samuel
Sirat, flanqué de Pierre Vidal-Naquet et d’autres personnalités juives, avait demandé
l’institution d’une loi spéciale afin d’empêcher la contestation des conclusions du procès
de Nuremberg en matière de « crimes contre l’humanité », c’est-à-dire, pour parler clair,
de « crimes contre les juifs ». Laurent Fabius a été le porte-parole et la courroie de
transmission de cette exigence juive.
Bien des intellectuels préconisent la lutte contre le mensonge institutionnalisé et
contre la force injuste de la loi mais peu s’y risquent effectivement.
Giibert Dubreuil, pour sa part, a choisi le risque. Il l’a fait en décidant de révéler
ici comment et pourquoi il s’est lancé dans l’aventure révisionniste.
Jean Norton
10 avril 2002

 

Je pense à Bernanos. Comme il est à l’aise dans son
monologue avec Dieu. Les responsabilités lui pèsent, il en prend
et il en laisse. Il a une conscience pourvue de tous les
perfectionnements de la technique moderne, une conscience à
thermostat […]. Il repousse Nagasaki avec horreur, il gémit sur
Hambourg et il règle avec soin le degré de massacre permis pour
la défense de la Personne Humaine. Cela me fait penser à certain
film de propagande sur la R.A.F. Avant le départ de l’escadrille,
on voyait s’avancer un prêtre portant l’étole : il venait bénir les
engins qui allaient dans un quart d’heure écrabouiller quelques
milliers de femmes et d’enfants « hitlériens ». Vos défenseurs de
la Personne Humaine sont pareils à ce prêtre imprudent. Ils
portent de belles étoles, mais nous n’oublions pas qu’ils ont béni
le visage de la Mort. Il n’y a pas d’armées du Droit.
Maurice Bardèche, Lettre à François Mauriac, La Pensée
Libre, Paris, 1947, p. 131.
Tu trembles, carcasse ? Tu tremblerais bien davantage si
tu savais où je te mène.
Turenne

 

I
TENTATIVE DE MEURTRE,
AVEC PRÉMÉDITATION,
CONTRE L’ALLEMAGNE ?

 

C’était en 1967, au Quartier latin ; je me retrouvai ce jour-là nez à nez avec
Jacques Joubert, comme moi ancien taupin au lycée Saint-Louis, perdu de vue depuis
six ans. Il était devenu ingénieur de l’Aéronautique. Nos itinéraires respectifs avaient
divergé ; j’avais gardé de lui le souvenir d’un acharné travailleur qui pourtant différait
des autres taupins : il sortait dans le monde, il avait des connaissances ailleurs qu’en
mathématiques-physique, et, de plus, il courait les filles comme ne le faisaient pour
ainsi dire jamais les élèves de Mathématiques spéciales.
Notre rencontre ne dura qu’une demi-heure. Au moment de nous serrer la main,
j’eus la prémonition que nous ne nous reverrions sans doute jamais. Il tint à me dire :
« J’ai un livre à te recommander. C’est le dernier Rassinier : Le Drame des Juifs
européens. Il ne te laissera pas insensible. »
Sur ce sujet j’en étais resté à deux ouvrages iconoclastes de Maurice Bardèche,
que je tenais d’un cousin radical-socialiste décédé trop jeune : Nuremberg ou la Terre
promise, et Nuremberg II ou les Faux Monnayeurs, deux ouvrages publiés par Maurice
Bardèche en 1948 et 1950. Je me portai à la librairie Gibert toute proche, et en ressortis
avec Le Drame des Juifs européens, la dernière publication de Paul Rassinier.

AS, ET PETIT CHELEM

Dix ans plus tôt, l’année du bac math’élem, j’étais ce qu’on appelait un as, un surdoué
scolaire, et on m’avait propulsé, dès que j’eus obtenu mes deux bacs vers la « prépa » de
Saint-Louis, la taupe. Après des débuts en fanfare, l’échec à l’X deux ans plus tard me
blessa au plus haut point. Comment avais-je pu échouer, moi qui quatre ans auparavant
avais passé si brillamment mon premier bac dès la classe de seconde A’ (latin-grecmaths),
puis math’élem avec la mention bien ! Moi qui lisais en traduction les
philosophes grecs dès l’âge de douze ans, qui n’avais jamais mérité moins de 17/20 en
mathématiques et en physique ! La vérité était que mon côté « surdoué » avait bel et
bien disparu vers mes 17-18 ans, et que je me refusais à l’admettre. Je vivais en quelque
sorte de restes qui pouvaient faire illusion par moments, aussi bien à moi-même qu’à
l’entourage. J’étais peut-être encore capable d’étincelles, mais sans plus. « Quelque peu
surdoué », devait me dire drôlement mon vieux professeur de mathématiques de
l’époque, retrouvé bien longtemps après, et qui voulait résumer le cas sans flagornerie.
Ces dix années 1957-1967 avaient fait de moi un autre homme, en qui subsistait
maintenant la volonté de me rattraper, avec ces restes justement. Une rencontre m’avait
marqué, peu après mon installation à Paris, celle de ma nouvelle logeuse du XVIIe

arrondissement, m’ouvrant des horizons insoupçonnés par le récit qu’elle me fit de ce
qu’avec son mari elle avait vécu durant la période de l’Occupation à Paris. Elle m’avait
prêté un exemplaire des Décombres, de Lucien Rebatet, qui me fit forte impression.
J’avais effectué ensuite mon service militaire de seize mois dans une unité de l’OTAN
qui m’avait fait côtoyer journellement Américains, Allemands, Anglais, Belges, dans
l’inénarrable contexte « post-atomique » de mon bataillon (11).
Au retour de l’armée j’avais été victime d’un accident de moto, dans Paris, où je
fus bien près de perdre la vie, et qui me laissa de longues séquelles. Encore
convalescent, je rencontrai la même année la ravissante Beatrix ; je l’épousai l’année
suivante. J’avais accompli ma remise sur pied professionnelle. Cadre fonctionnaire,
j’avais la volonté de passer, dès que l’ancienneté statutaire serait atteinte, le concours
interne spécial de mon ministère qui me permettrait, après un cursus incluant la scolarité
complète des dix-sept mois de l’ENA, d’accéder au corps des Administrateurs civils. Ce
qui advint, comme prévu.
Quand je franchis, fin décembre 1971, rabelaisien joyeux, la porte de l’Ecole
nationale d’administration alors installée rue des Saints-Pères, je dédiai ce succès (mon
petit chelem !) à mon père tombé mortellement 27 ans plus tôt, parce qu’il avait eu sa
conception de la liberté comme pouvait l’avoir eue en avril 1944 l’homme de 27 ans
qu’il était alors.

MOURIR À 27 ANS

Ce 10 avril 1944, mon père circulait au volant d’une camionnette de l’usine Celtia,
non loin de Neuvic, en Corrèze. Cette usine de fabrication de bobines de bois pour les
filatures et le commerce avait été achetée par son oncle et il en était le directeur
technique. Il avait pu ce jour-là réaliser son projet de se rendre à Brive avec un
contremaître de l’usine pour un achat de machine et il avait proposé à la soeur de sa
femme, ma tante Christine, de les accompagner : une aubaine pour elle dans ces temps
de restriction sévère en matière de circulation automobile. Elle avait pris avec elle, pour
ce voyage, son jeune fils âgé de quatre ans, mon cousin germain. Peu avant la petite
ville d’Egletons, soit trente kilomètres après leur départ, un petit pont, dans une courbe :
une patrouille allemande, en barrage volant, ordonne de faire halte. Elle est composée
de ces supplétifs géorgiens (les Vlassov), qui, à l’époque, représentaient la Wehrmacht
en Haute-Corrèze.
Contrôle des papiers, fouille experte du véhicule. « À qui ce revolver ? » interroge
le sous-officier en vert-de-gris, brandissant l’arme qu’il vient de saisir sous la banquette
du passager avant. Les trois passagers blêmissent et se regardent. Mon père, sourire aux
lèvres, se désigne. Alors, le Géorgien se saisit de lui : « Vous, arrêté ! », et ordonne aux
autres occupants du véhicule de faire demi-tour pour rejoindre leur point de départ, sans
autre forme de procès,
Le soir même, mon père est incarcéré à deux kilomètres de là au lycée Albert-
Thomas d’Egletons, dont une partie sert de casernement aux mêmes Géorgiens. On
barricade une salle pour lui, après y avoir installé un bat-flanc. Ses gardiens, confie-t-il
à sa jeune épouse (autorisée à venir le voir chaque jour), ne sont pas de trop mauvais

—————————————-

1 Notre unité interalliée de l’OTAN, le JMCC (Joint Mobile Communication Center), était supposée être le « résidu »
du service de transmissions de l’Etat-major restant encore opérationnel après le désastre (survenu) d’une guerre
atomique en Europe. Basés en forêt dans des véhicules équipés d’émetteurs-récepteurs puissants, nous étions chargés
de « remettre en communication » les éléments, épars en Europe, des commandements d’unités dispersées et
épargnées par le désastre.

—————————————-

bougres. Il ne se plaint pas même de la nourriture, à l’exception notable du pain. On
vient l’informer de son transfert imminent à Limoges distant de cent kilomètres, pour y
comparaître devant le tribunal militaire allemand de la zone. Il annonce le 14 avril à ma
mère qu’il en connaît déjà la dure sentence : travail forcé quelque part dans le Reich,
sûrement avec régime sévère, et en usine d’armement compte tenu de sa qualification
d’ingénieur.
Ce jour de la mi-avril, il sait qu’on va venir le chercher sous bonne garde pour le
transfert. Il l’a dit d’ailleurs à sa jeune femme. Il se voit déjà entre deux vert-de-gris, en
route pour le Tribunal. Justement, ils arrivent ! Bizarrement, il ne s’agit pas d’un
véhicule militaire, mais d’une traction avant avec des civils français à l’intérieur ! Ils se
présentent au sous-officier géorgien, papiers à la main. Ils emmènent mon père à qui ses
gardiens ont rendu ses effets sans oublier l’argent qu’il avait emporté pour la transaction
projetée à Brive.
Le malheureux est assis entre deux sbires, sur la banquette arrière ; à leurs faces
de truands, il comprend que ce n’est ni un tribunal militaire, ni une usine allemande qui
l’attendent, mais la mort.
L’après-midi de ce même 15 avril, on vient annoncer à la mairie d’Egletons qu’à
quatre kilomètres de là, un homme jeune est allongé, mort, dans un sentier, à une
vingtaine de mètres de la vieille route Egletons-Limoges qui passe ensuite par le village
de Sarran. C’était mon père. Tué d’une balle dans la nuque, le médecin le précisera un
peu plus tard, mais tué à distance par une balle de revolver : sans fenêtre de sortie, la
balle a peu pénétré à la base du cervelet. Par ailleurs, aucune trace de lutte, visage
tranquille, léger sourire, la nuque un peu gonflée seulement par un caillot de sang
Ma mère n’a que 27 ans, et se retrouve veuve avec deux jeunes enfants : ma soeur
(deux ans) et moi (trois ans et demi).
Le lendemain, elle se précipite au bureau de l’officier allemand qu’on lui a indiqué
comme le responsable du secteur. Il la toise durement du haut de son 1m90, quand elle
ose lui demander pourquoi on a tué son époux, pourquoi on lui a aussi volé son argent.
Sans ménagement il lui réplique : « On ne vous doit rien, madame; et, même je n’ai
aucun compte à vous rendre ! Nous n’avons rien à faire de vos règlements de comptes
entre terroristes ! »

DES SATURNALES AHURISSANTES…
UN JEUNE HOMME TONNANT ET FULMINANT
UN ABATTAGE PEU RITUEL

Il était difficile, et à l’école plus qu’ailleurs, d’être un élève surdoué parmi les
«normaux».
Je le sentis très vite. Dans la salle de classe, déjà, le surdoué lève la main avant
tous les autres, sur tous les sujets. L’enseignant comprend vite cela mais il doit faire
mine de l’ignorer quelque peu, pour laisser leur chance aux autres et ne pas les humilier.
Je me retrouvais hors-compétition.
À la récréation, c’est souvent que se donnait libre cours la jalousie des élèves
ordinaires et des moins bons. Tout comprendre avant tous les autres m’isolait. À de rares
occasions, cependant, je pouvais bénéficier, en contrepartie, d’entretiens en tête-à-tête
avec mes professeurs.
Dès la classe de cinquième, je m’étais retrouvé dans un pensionnat catholique de
bon niveau, sorte de pépinière de supposées vocations sacerdotales. Pris de ferveur pour

la littérature latine, je parvenais dès les classes de quatrième et de troisième, à lire le
latin aperto libro. J’avais fait l’acquisition d’ouvrages latins hors programme et de ce fait
interdits puisqu’ils ne figuraient pas dans la liste, restreinte, des ouvrages autorisés. Lors
d’une fouille de routine, on trouva dans mon placard d’interne le Satyricon de Pétrone,
en édition bilingue Guillaume Budé. Je fus sur-le-champ convoqué chez le Supérieur et
copieusement réprimandé pour avoir été trouvé en possession d’un ouvrage aussi
« pernicieux ». Horresco referens, on me surprit quelque temps plus tard, à l’étude du
soir, en train de lire les Saturnales de Macrobe, dans l’édition bilingue Garnier. Cette
fois, le Supérieur s’étrangla d’indignation . « Mais enfin, vous ne pouviez ignorer ce que
signifie ce terme de Saturnales ! Il désigne une période finissante de l’année où le peuple
romain, la populace, se livrait ouvertement et sans frein aux pires débauches ! Comment
avez-vous pu être attiré par un ouvrage au titre pareil ? »
Manifestement, le Supérieur n’avait pas lu l’ouvrage. Je me hasardais à lui en faire
la remarque. Je lui résumai le contenu du livre. « Macrobe, lettré du IVe siècle finissant,
avait mis à profit ces jours de fête annuelle, appelés Saturnales par les Romains, pour
rencontrer quelques érudits de ses amis et discuter avec eux de littérature, de poésie, de
science ou d’histoire, en cette période fascinante où l’on allait bientôt assister à
l’effondrement de Rome. L’ouvrage est précieux pour quiconque s’intéresse à ces lettrés
romains attachés à l’ancienne religion, quelques décennies après l’édit de Constantin et
nostalgiques de la Rome impériale et ra.yonnante. »
Le cuistre en soutane rompit là et m’informa qu’il allait adresser une lettre à ma
mère.
J’appris un peu plus tard qu’en fait le saint homme s’était entretenu avec ma mère
et lui avait benoîtement expliqué que j’aurais dû être renvoyé. Je n’étais « pas pieux »
(J’avais en privé exposé au professeur de religion, brave homme au demeurant, que je
n’admettais pas certains dogmes de la foi catholique) et, surtout, j’avais introduit dans
son respectable établissement au moins deux livres « déshonnêtes ». « Compte tenu de
[mes] résultats scolaires remarquables, on voulait cependant bien [me] garder. »
Ma passion pour les lettres classiques allait aussi, bien sûr, au grec ancien qui
m’attirait par sa beauté graphique immédiate, sa délicatesse, sa précision, sa richesse ; le
dictionnaire Bailly était ma savante distraction du fait de son apparat linguistique et
philologique, qui me révélait des correspondances avec les autres langues européennes.
J’avais ainsi commencé à monter des tableaux à partir de radicaux originaux les plus
proches ou les plus probables du sanscrit et de l’indo-européen primitif restitué, dans
lesquels je classais les mots latins, grecs, romans, germaniques, slaves, qui étaient
rattachables au « squelette » primitif. Ce faisant, j’avais la sensation d’avancer sur des
sentiers escarpés menant à des sommets d’où je découvrais des paysages insoupçonnés.
Plus tard je devais, bien entendu acquérir le gros et incontournable Indogermanisches
etymologisches Wörterbuch (2) de Julius Pokorny, et me passionner pour les ouvrages
philologiques sur le sujet des langues issues de l’indo-européen primitif. (3)
Doté de la bosse des maths, j’étais toujours premier en mathématiques ainsi qu’en
physique-chimie avec une prédilection pour la trigonométrie, le calcul analytique et la
chimie minérale. Je m’étais, en troisième et seconde, procuré de gros ouvrages de
chimie, puis du matériel de laboratoire. Nanti de mes cornues et becs Auer, je procédais
avec délectation à des expériences de chimie. Cela se passait, en période de vacances,
dans une remise attenante à la belle et ancienne maison où habitait ma grand-mère

———————————————-

2 J. Pokorny, Indogermaniscbes etymologisches Wörterbuch, 2 tomes, A. Francke Editeur, Berne, 1959-1969
3 Jean Haudry : L’Indo-européen, Paris, PUF (collection Que sais-je), 1992, et Les Indo-européens, Paris, PUF
(collection Que sais-je), 1994.

———————————————-

paternelle. Près de deux hectares de parc agrémentaient cette demeure, qui fut mon
paradis.
Un jour de juillet 1956, le facteur, la mine inquiète, vient m’informer que deux
lourds colis sont arrivés à mon nom mais il se refuse à me les livrer dans sa tournée, car
ils comportent des étiquettes de couleur vive, telles que « Produit toxique »,
« Explosif », ou « Corrosif ». Ma première commande à Prolabo venait d’arriver,
comprenant les ingrédients de base. Il s’agissait notamment d’acides sulfurique et
nitrique concentrés, dans des bouteilles en verre fumé noyées dans du silice en poudre.
J’employais ces produits à la préparation de fusées que je souhaitais mettre au point à
peu de frais.
Bientôt je fus connu dans la région pour mes expériences tonnantes et fulminantes
qui alertaient chaque été le pays. Mon souci était de mettre au point, même de façon
assez rudimentaire, un mélange chimique, solide, pâteux ou pulvérulent, le plus
propulseur possible, sans que la combustion en fût ni trop rapide ni trop lente. Une de
mes premières fusées, chargée d’au moins cinq kilos d’une poudre de ma fabrication, ne
décolla pas et explosa sur sa « base de lancement » en bois. Un chêne tout proche fut
pour moitié défolié par le souffle de la déflagration. Une nouvelle fusée, celle-là bien
partie mais comme à chaque fois assez mal guidée, après une haute trajectoire
parabolique, tomba au beau milieu du troupeau de moutons d’un paysan voisin
prénommé Camille. Elle n’avait directement touché aucune bête mais une des brebis,
effrayée par la chute de la fusée brûlante qui l’avait frôlée en grondant et fumant, s’était
élancée dans la clôture barbelée toute proche, et elle s’y s’était tranché la carotide. Le
paysan qui avait assisté de loin à la scène, se précipita dans le pré avec son domestique.
Les deux vilains, se saisissant du gros cylindre métallique cabossé et encore brûlant,
m’invectivèrent : « Ta torpille, tu iras la récupérer… à la gendarmerie ! » Au tribunal de
police, le juge, se retenant de rire, m’infligea une amende de 20 francs pour « violences
légères » tandis que je lui présentai mes regrets pour cet ovicide par imprudence.

LE PARADIS, UNTER DEN LINDEN

Les vacances scolaires étaient l’occasion de lire et de prendre des notes. Ma mère
venait de m’offrir un scooter, qui devint l’instrument idéal pour l’exploration
systématique de la région. Une parente venait de me faire cadeau d’une armoire
bibliothèque vitrée (dont on devait me voler le contenu bien plus tard), que j’installai
avec enthousiasme dans ma nouvelle chambre de 45 m2, au rez-de-chaussée de la belle
maison, et qui allait rester ma Thébaïde jusqu’à mes 30 ans.
Je n’avais pas 18 ans, en ces beaux jours de juillet 1958, avec mes deux bacs et
mon ticket d’entrée en classe préparatoire scientifique pour la fin septembre. Les deux
fenêtres grandes ouvertes, avec le bourdonnement rassurant des abeilles dans le tilleul
séculaire, face à ma nouvelle bibliothèque, j’étais comblé. Je l’avais composée, cette
bibliothèque, selon les thèmes qui m’étaient chers. Face à moi, le rayon scientifique,
avec le gros ouvrage rouge de chimie générale de Troost (suranné dans son contenu), La
Terre et les Mers de Figuier, des traités d’algèbre, des épreuves de mathématiques et
physique avec corrigés, des ouvrages spécialisés de l’éditeur Dunod, et ces cinq
ouvrages de vulgarisation du physicien américain G. Gamow qui m’enthousiasmait. Ils
m’initiaient à la théorie de la relativité, à la mécanique quantique. Je goûtais le subtil
mystère des mathématiques ; pur produit du cerveau de l’homme, les mathématiques
peuvent autant vivre d’une vie indépendante que se mettre au service des sciences de la

matière. Je me passionnais pour le calcul des probabilités, les lois des grands nombres,
leurs prodigieuses conclusions aboutissant à ce paradoxe d’obtenir des certitudes à partir
de phénomènes aléatoires. À propos des jeux et des espérances de gains, une certaine
démonstration, agrémentée d’intégrales et d’équations « aux dérivées partielles » me
rappelait opportunément qu’entre toutes les stratégies possibles de jeu, la meilleure
possible est de ne pas jouer du tout.
Au-dessus, les auteurs classiques, encadrés par le Bailly et le Bornecque – les
classiques Budé bilingues, ocres pour les grecs (une quinzaine), et de couleur rouge
brique pour les latins (une quarantaine), les grammaires (Petitmangin pour le latin,
Ragon pour le grec, Carpentier-Fialip pour l’anglais), des ouvrages de toponymie de
Meillet, de Dauzat, ainsi que, plus savants et coûteux, des ouvrages de philologie
publiés chez Klincksieck. Du côté des livres anciens, j’avais reçu en cadeau le tome Il
(seul !) de l’Esprit des Lois de Montesquieu en édition cuir d’époque. Je possédais déjà
une Géographie de Crozat datant de 1794 et les Contes moraux de Madame de Genlis.
Figurait encore un Albert moderne en édition populaire du XVIIe siècle, sorte de manuel
de médecine populaire dont je me plaisais à réciter à quelque visiteur ou visiteuse les
recettes à base d’ingrédients de sorcière.
Sous l’étagère scientifique, je classais romanciers et nouvellistes : Jules Verne,
bien sûr, avec une vingtaine d’ouvrages, trois ou quatre romans de Balzac, le Mémorial
de Las Cases, Don Quichotte en traduction française, Chateaubriand avec son Itinéraire,
Edgar Poë, Dickens, Stendhal, S. Lagerlöf, des Sherlock Holmes, Wells, H. H. Ewers,
des Daudet, un Goncourt, le Roi des Montagnes d’Edmond About, Mme de Staël avec
son Allemagne, des contes de Maupassant, deux Octave Mirbeau, des Francis Carco,
Paul Morand, Montherlant, nul recueil de poésie sinon Les Fleurs du mal et une
anthologie de la poésie française où Mallarmé m’intriguait par son hermétisme. J’avais
écarté un Paul Valéry, reçu en cadeau, que je trouvais assommant. Je n’aimais pas Hugo
et je n’en voulais pas dans ma bibliothèque. Je me souviens du Candide et du
Dictionnaire philosophique de Voltaire, d’oeuvres de Saint-Simon, de Michelet, des
Mémoires du beau Lauzun. Deux Nietzsche en traduction française : Ecce homo et La
Naissance de la tragédie. Deux Céline : Voyage au bout de la nuit et Mort à Crédit.
Parmi les ouvrages peu orthodoxes, légués par le cousin radical-socialiste : La Fin des
Religions d’Auguste Dide, La Vie de Jésus de Renan, et les deux Nuremberg de Maurice
Bardèche. Je croyais sentir une parenté d’esprit entre l’ouvrage de Renan et les
Nuremberg de Bardèche. « Sais-tu bien que la Vie de Jésus de Renan est… à l’Index ? »
me dit un jour ma grand-mère, facétieuse. Cette réflexion piqua ma curiosité. J’étais
désormais « indexé ».
Sur les deux rayons du bas : voyages, géographies, ouvrages de mécanique auto et
moto, un dictionnaire médical de 1911 qui, avec insistance, préconisait l’emploi de la
Magnésie bismurée, des collections de Science & Vie, des Sherlock Holmes, des livres
de science-fiction (Jimmy Guieu !), des livraisons anciennes et récentes de Paris-Match
et quelques Crapouillot, des numéros de Signal, hebdomadaire allemand en langue
française paru sous l’Occupation, avec ses photos centrales impressionnantes de
réalisme. Bientôt, j’allais y ajouter Le Matin des Magiciens et la revue Planète.
Tout en bas, une douzaine d’ouvrages surannés qu’avait prélevés à mon intention
ma grand-mère sur sa propre bibliothèque et que j’avais fini par accepter ; des Gyp,
Marcel Prévost, Félicien Champsaur et autres Paul Bourget, une biographie de Madame
Steinheil. Sans compter une bible, protestante, dont j’avais coché les passages scabreux.
Tel était pour l’essentiel l’inventaire du trésor de mes dixhuit ans.

L’ÉNIGME DE LA MORT

Etre confronté à la mort et en prendre la mesure constitue pour l’enfant et
l’adolescent un moment décisif. Déjà, à l’âge de mes neuf ans, avait disparu ma grand-mère
maternelle qui m’émerveillait le soir avec les contes de Perrault qu’elle savait dire
à la perfection. Puis, nous avait quitté, bien trop jeune, le cousin radical-socialiste, qui
avait été mon tuteur légal à la mort de mon père. Son dernier poste avait été celui de
conseiller technique au cabinet ministériel d’Edgar Faure. Je l’admirais pour ses
connaissances et son expérience de la vie. C’est avec lui que je venais de faire mon
premier grand déplacement automobile : rejoindre Paris, plus de 400 kilomètres en
« traction avant ». Disparu encore, le grand-oncle Ernest, le patron des usines Celtia, qui
m’avait surnommé « Monsieur pourquoi » ; il savait répondre à toutes mes nombreuses
interrogations. Sur son lit de mort je n’acceptai pas de l’embrasser, comme on m’y
invitait. J’avais onze ans.
Un jour de juin 1958, on avait ramené sur la berge de notre étang le corps d’un
garçon de treize ans qui avait coulé à pic. Notre professeur de gymnastique, puis les
pompiers, venus avec leurs bouteilles d’oxygène, avaient en vain cherché à le réanimer.
Nous étions là, silencieux, à contempler la face bleuie, quand arrivèrent les parents.
Sous nos yeux la mère fut prise d’un malaise. Je ressentis la mort comme une énigme.
Quelques semaines plus tard, j’appris la mort de mon cousin Jean, âgé de 18 ans.
Grand sportif, champion de natation, il avait cherché à secourir ses compagnons mais
s’était noyé. Son corps ne fut retrouvé que dix-huit jours plus tard. Ses parents ne
devaient plus se remettre de cette disparition tragique.
En août 1962, une jeune parente, la jolie Agnès, 27 ans, quitta un soir son hôtel
madrilène où elle séjournait pour un mois comme chaque été. Peu après, elle fut
retrouvée, noyée dans l’eau peu profonde du Manzanérès.
Ces trois morts familiales : celle de mon père à 27 ans, de Jean à 18 ans, d’Agnès à
27 ans, comment les expliquer ?
Un mystère entourait la disparition brutale d’Agnès. S’agissait-il d’un suicide ?
D’un assassinat ? D’un accident ? Je parvins à me procurer des journaux et des
hebdomadaires espagnols. Tous évoquaient cette jolie jeune Française, élégamment
vêtue, qui parlait un espagnol parfait et qu’on avait retrouvée noyée : elle n’avait pas
subi de violences.
Sur les circonstances de sa disparition, j’avais personnellement entamé une
enquête mais, soudainement, sa mère, qui était notre tante (la passagère de la
camionnette quand avait été arrêté mon père dix-huit ans plus tôt), m’intima l’ordre
d’interrompre toute recherche et de lui communiquer, sans en prendre copie, tous les
éléments en ma possession.

VOUS AVEZ DIT:
AU NOM DE LA CIVILISATION ?

En somme, pour Agnès comme pour mon père, on ne souhaitait pas en savoir
plus.
Pour ma mère, son mari était simplement tombé en martyr de l’occupation, en
héros silencieux, en combattant de l’ombre.

Pour ce qui me concerne, j’étais pris entre toutes ces conjectures qui m’assaillaient
dès que je questionnais les uns et les autres : mon père, une fois arrêté, n’aurait-il pas été
dénoncé à la police allemande, ou à celle de Vichy, comme dangereux résistant (ce qu’il
n’était aucunement mais qui ne pouvait qu’aggraver son cas) ? Et n’aurait-on pas alors
organisé une mise en scène pour le faire cueillir à sa prison improvisée d’Egletons par
des tueurs à gages, des gestapaches français ? On me disait qu’il était constant que les
Allemands préféraient voir faire « le sale boulot » par des mercenaires des pays
occupés. Une autre version m’était présentée : mon père n’avait pas voulu être interrogé
par les services spéciaux qui l’attendaient avant le tribunal militaire et il avait tenté de
s’enfuir en sortant en force de la traction avant. Ou encore : la grosse somme d’argent
qu’il portait sur lui avait suscité la convoitise des occupants de la traction, qui avaient
alors préféré le liquider, prétextant ensuite qu’il avait voulu s’échapper. D’autres
explications étaient possibles. (4)
Pour la mère de mon père, son fils s’était laissé entraîner dans une aventure bien
imprudente. Toujours souriant, car telle était sa nature, mon père aurait voulu aider ces
maquisards, dont un des chefs lui avait confié un revolver « pour le cas où » : c’était le
vouer à la mort si jamais il se faisait surprendre avec cette arme. Ma grand-mère
méprisait ces maquisards qu’elle tenait quasiment pour responsables de la mort de son
fils. L’action de ces FFI, de ces FTP, par ailleurs, avait-elle seulement modifié d’un jour
la date du débarquement de Normandie et la plupart de leurs coups de main avaient-ils
entraîné d’autres conséquences que des représailles sur des populations innocentes ?
Mais souvent il lui arrivait de conclure que son fils avait agi en homme sûr de lui et
convaincu du bien-fondé de son choix. Elle avait alors dans le regard la fierté d’une
douce grande dame à qui la guerre avait fait perdre les deux hommes auxquels allait tout
son amour : son mari et son fils.
Son mari avait été tué au Tonkin en juin 1916. Il était alors jeune officier,
commandant du poste frontière de Lao-Kay, face aux successeurs des Pavillons noirs.
Auparavant, il avait fait une « glorieuse guerre » face aux Allemands, sur le front de
l’Aube, à la tête de sa compagnie de tirailleurs tonkinois lesquels avaient, presque tous,
péri broyés par les obus allemands de 77 ou étaient morts de froid dès leur premier hiver
dans la boue glacée des tranchées. Grièvement blessé, il avait bénéficié d’un
avancement de grade et d’une nouvelle promotion en Indochine. Epousant alors sa
fiancée, il avait passé avec elle en juillet 1915 trois semaines de lune de miel à Vichy.
Puis il était parti, pour ne plus jamais revenir, sinon en juillet 1916 dans un cercueil en
plomb couvert du drapeau tricolore et d’une décoration accordée à titre posthume. Il
n’avait jamais vu son jeune enfant, mon père, nourrisson de trois mois d’âge qui
deviendrait pupille de la Nation. Ce qui allait, précisément, être aussi mon cas en 1945.
Pouvait-on les qualifier d’héroïques, ces deux hommes ?
Ma grand-mère me posa un jour une question qui me donna à réfléchir:
Ton grand-père officier avait la consigne officielle d’instruire ses tirailleurs
tonkinois en vue d’en faire des « tueurs de Boches » : les plus efficaces, les plus
cruels possibles. « Il y a vingt millions d’Allemands de trop ! » avait dit
Clemenceau, n’est-ce pas ?
Oui ! Et combien de « Boches » justement ton grand-père a-t-il ainsi bien
pu faire mourir ? Quelques-uns ou des centaines ? Des milliers, peut-être ? La
France, notre pays, envoyait des officiers comme lui à 10.000 km d’ici pour

———————————————–

4 La version la plus récente, tirée du gros ouvrage Maquis de Corrèze (recueil de témoignages divers, édité par le
collectif « Maquis de Corrèze », 2, quai Edmond-Perrier, 19000 Tulle, 798 p., 1995) et présentée comme authentique
évoque une liquidation par des miliciens.

———————————————–

entraîner des Asiatiques à tuer des Allemands, nos voisins, nos proches parents,
nous le savions bien ; cela me donne le vertige. Après tout, ton père n’aurait-il
pas été victime d’une sorte de justice immanente ? Souvent, je pense qu’une
justice immanente a frappé ton père, qui, sans le savoir et bien sûr sans le
comprendre, aura payé de sa propre vie en 1944 l’erreur criminelle de nos
gouvernants que j’ai vus précipiter la France dans deux guerres contre
l’Allemagne en moins de vingt-cinq ans. N’oublions pas non plus le triste
Badinguet qui se prenait pour Napoléon et qui n’avait pas hésité en 1870 à
déclarer la guerre à l’Allemagne sous un prétexte futile, avec l’issue
catastrophique que nous savons, les Chassepots n’ayant, au bout du compte, pas
vraiment … fait merveille.
La notion de « justice immanente » me laissait, et me laisse toujours, perplexe. Et
cette réflexion me reste présente à l’esprit quand je m’interroge sur l’histoire tragique du
XXe siècle.
Il m’arrivait de lire des ouvrages violemment antiallemands, publiés avant 1914,
dans ce qui restait de la petite bibliothèque de ma grand-mère. J’ai conservé l’un d’eux :
La Menace allemande, d’un certain André Barre. Ce livre, écrit vers 1908, est un
véritable appel au meurtre, une déclaration de guerre à l’Allemagne de Guillaume II, une
ardente annonce de guerre européenne. Comme affolé par les progrès techniques et
économiques de cette Allemagne, l’auteur appelle à la mobilisation des Latins et des
Slaves contre l’Empire allemand:
Dans un espace d’années qui sera court le monde doit voir ceci: le
drapeau germanique abritera 86 millions d’Allemands, et ceux-ci gouverneront
un territoire peuplé de 130 millions d’Européens. Sur ce vaste territoire, seuls
les Allemands exerceront les droits politiques […]. Ils seront alors, comme au
Moyen Âge, un peuple de maîtres, condescendant simplement à ce que les
travaux inférieurs soient exécutés par les peuples soumis à leur domination. (5)
On sent bien dans tout l’ouvrage que l’admiration première, même quand elle est
exposée objectivement, ne tarde pas à faire place à une sourde inquiétude.
Au début du XXe siècle, un ingénieur français issu des Arts & Métiers, Victor
Cambon, (6) rédigea plusieurs ouvrages sur ce qu’il avait vu outre-Rhin. Après un
constat impartial des qualités du peuple allemand (amour de la science, travail soutenu,
confiance en soi-même, initiative hardie, esprit d’organisation, discipline), il cherchait à
s’expliquer le développement étonnant de l’industrie et de la recherche allemande. Il
l’attribuait au système de formation unique de l’Allemagne : « La prodigieuse expansion
industrielle de l’Allemagne resterait inexplicable si sa description n’était précédée d’une
visite à ses établissements d’enseignement professionnel. » Il constatait par ailleurs que
le terreau en était un véritable culte pour l’instruction à tous les niveaux ; les paysans
eux-mêmes, vivant en demi-citadins (ce qui « relève sensiblement leur intellectualité »,
précisait-il) y avaient accès :
Leur tenue s’en ressent; l’on distingue difficilement en Allemagne un
paysan d’un ouvrier endimanché et, surtout, on n’y rencontre point, comme
dans certains départements reculés de la France, de ces êtres d’aspect sauvage,

———————————————–

5 André Barre, La Menace allemande, Louis-Michaud Editeur, 1908 (?), p. 270.
6 Victor Cambon, L’Allemagne au travail, Pierre Roger & Cie, éditeurs, 1910, Paris, p. 9, p. 259

———————————————–

aux accoutrements inexpressibles, vivant seuls dans des chaumières perdues, à
la façon d’hommes préhistoriques.
Résultat de cette législation et de ces moeurs : il n’y a pas en Allemagne
un millième d’illettrés. Mais cette constatation me paraît insuffisante. Il importe
peu qu’un homme ait appris à lire, si, sa vie durant, il ne lit jamais. Or, on voit
des journaux et des livres dans les mains et dans la demeure des Allemands de
toutes les conditions.
Après de méticuleuses descriptions de sites industriels, de leur organisation de
production et de travail, il en arrivait à cette conclusion :
Certainement, l’Allemagne d’aujourd’hui ne redoute aucun producteur
comme concurrent. […] Seulement, en résulte-t-il qu’elle puisse imposer au
monde entier ses marchandises ? Ne verrons-nous pas un peu partout les
douaniers entrer en scène ? Les autres nations protégeront leurs industries
vieillies ou naissantes contre la puissante Allemagne. Déjà l’Angleterre nous en
offre l’exemple avec sa loi sur les brevets étrangers. Cet exemple suivi et
dépassé partout serait un blocus mondial. Faudra-t-il le percer à coups de
canon ? Cruelle, mais nullement invraisemblable hypothèse.
[…1 Telles sont les difficultés qui assombrissent l’horizon de l’empire
allemand ; nous les voyons nettement et devons, sans exagération, les déclarer
inquiétantes.
On voit déjà là, de façon prémonitoire qu’il n’y avait pas loin chez notre auteur,
des douaniers aux coups de canon. Pour n’en rester qu’au plan économique, et le siècle
étant écoulé, on peut ajouter aujourd’hui : en 1923, démontage et pillage des usines
allemandes ; en 1943 et 1944, destruction systématique des villes allemandes et des sites
industriels allemands, en 1945, vol des brevets allemands, captation des ingénieurs
allemands de recherche nucléaire et spatiale au profit des vainqueurs ; de 1945 à 1948,
déportation d’une vingtaine de millions d’Allemands et vol de la totalité de leurs biens ;
de 1945 à 1990, mise en esclavage des 18 millions d’Allemands de la DDR.
En 1913, un journaliste, Georges Bourdon, correspondant du Figaro, venait
d’effectuer un long voyage en Allemagne qu’il relata dans une série d’articles de ce
quotidien. Le compte rendu complet qu’il réunit ensuite en un volume intitulé L’Enigme
allemande montrait que ce qu’il avait vu outre-Rhin ne cadrait pas avec l’image négative
que la presse française donnait de l’Allemagne. Il avait l’honnêteté de l’écrire. Il
rapportait, par exemple, un entretien qu’il avait eu avec Hermann Sudermann, homme
de lettres allemand, auteur dramatique et par là en contact permanent avec le public de
son pays. (7) Le sujet en était les sentiments réciproques des deux peuples à l’égard de
leur voisin :
Ah ! [dit H. Sudermann à son interlocuteur] tous les Français sont les
mêmes !… Lorsque je vais à Paris et que j’y constate à quel point l’on s’abuse
sur les sentiments de l’Allemagne, je ne sais que dire à vos compatriotes. Je
voudrais leur crier : « Vous vous trompez ! On vous ment ! Vous vous mentez
à vous-mêmes ! » […] Oui, oui, tout ce que vous supposez, tout ce que vous
croyez, c’est de la fantasmagorie. Dans toute l’Allemagne, il n’y a que

—————————————————–

7 Georges Bourdon, L’Enigme allemande, Plon, 1913, p. 158. Le dramaturge allemand Hermann Sudermann
qu’évoque ici G. Bourdon fut, à l’époque, un auteur connu même en France, où sa pièce Magda, jouée par Sarah
Bernhardt au Théâtre de la Renaissance, avait ému Paris.

—————————————————–

sympathie pour la France et pour ce qui vient de France et je n’ai jamais
rencontré une seule personne qui ne considérât comme une calamité la seule
perspective d’un conflit nouveau. Cela, je vous le jure. C’est la vérité stricte.
Hors d’elle, il n’est qu’illusion et duperie !
[…] L’Allemagne malveillante ?… Comparez, je vous prie. Dans vos
caricatures, dans vos livres, dans vos théâtres, vos cafés-concerts, quel rôle
donnez-vous à l’Allemand ? C’est un lourdaud antipathique, un sournois, qui ne
sait pas s’habiller, mange gloutonnement et se tient mal ; les louches affaires,
les marchés équivoques, les sales trahisons, c’est le bagage du juif allemand;
enfin le personnage infâme, celui qu’on bafoue, qu’on déshonore et qu’on
déteste, toujours l’Allemand. Faites maintenant la contre-partie ; promenezvous
à travers l’Allemagne, entrez dans nos théâtres et nos cafés-concerts, ouvrez
nos journaux de caricatures, à Berlin comme à Francfort, à Breslau comme à
Munich: quand il y est question d’un Français, c’est presque toujours pour lui
donner un caractère aimable et un rôle sympathique. Encore hier, un de nos
bons romanciers Walther Blöm, publiait un roman, L’Année de fer, dont l’action
se passe pendant « la grande guerre » (celle de 1870), et, parmi ses principaux
personnages, figure un officierfrançais qu’il a paré de toutes les noblesses.
J’aurais trop beau jeu, si je voulais mettre en regard tout ce que la littérature
française, depuis Maupassant, a produit sur nous. Il vaut mieux ne pas insister.
Eh bien ! croyez-moi, en ce point comme en beaucoup d’autres, notre littérature
et notre théâtre enregistrent, à leur insu ou non, les idées et les penchants
communs à la masse. Toute ma génération a été élevée dans des sentiments de
sympathie respectueuse à l’égard de la France, et le langage que je vous tiens,
c’est celui que vous tiendrait tout Allemand instruit.
Déjà, un ouvrage français de 1876, intitulé l’Ennemi héréditaire, de Victor de
Saint-Genis, après avoir tenté de démontrer que la France avait été menacée depuis l’an
mil par les invasions germaniques (alors qu’en même temps il démontre naïvement que
les progrès territoriaux du royaume de France se sont faits aux dépens exclusifs de
l’empire germanique), s’en prenait violemment aux Français qui avaient eu le courage de
reconnaître les qualités allemandes et l’intérêt qu’il y avait lieu de porter à nos
voisins (8):
Qui donc a propagé en France tant d’erreurs dangereuses, tant d’illusions
sur le caractère, le génie, l’esprit, les appétits des Allemands ? Deux écrivains
dont le talent a servi la rancune et qui n’ont flatté l’Allemagne que pour se
venger des Français : Voltaire, qui fit tant de mal à notre pays par ses
hypocrisies élégantes et le charme éloquent de ses calomnies ; Mme de Staël,
ignorante et crédule. Nous revenons un peu tard de ces erreurs funestes.
Voltaire, « mauvais Français » ! Avoir admiré le grand Frédéric, son organisation
militaire et étatique, quel crime !
Je prenais conscience, à la lecture de tous ces ouvrages, de l’immense vague de
germanophobie activement entretenue en France bien avant 1914. Tous ces écrits
prêtaient à l’Empire allemand les plus noirs desseins; on était bien loin de l’admiration
que Taine et Renan, quelques décennies auparavant, avaient éprouvée pour la
profondeur du génie allemand. C’était de plus en plus comme une angoisse devant les

——————————————————

8 Victor de Saint-Genis, L’Ennemi héréditaire, 326 p., 1976, E. Dentu éditeur (17-19, Galerie d’Orléans, Paris) p.264.
V. de Saint-Genis fut Correspondant du Ministère pour les Travaux historiques et par ailleurs lauréat de l’Institut.

——————————————————

progrès en tous domaines de ce pays. On en arrivait à souhaiter ardemment la guerre
contre l’Allemagne, présentée d’abord comme une guerre de revanche nécessaire sur la
défaite de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine. Puis, à partir de 1905, on donnait dans
la haine raciste pure et simple. L’Allemand devait être détruit physiquement, pour la
simple raison qu’il était allemand. Les exemples abondaient d’appels au meurtre des
Allemands ; ces appels ne pouvaient manquer d’imprégner bien des esprits et d’aboutir à
la joie mauvaise d’août 1914, quand les soldats partirent en guerre … (9)
Peu de temps après, Auguste, un autre membre de la famille, allait par ses propos
me rendre encore plus perplexe. L’homme, d’une particulière sagacité, jouissait de
l’estime générale. En 1917, alors qu’il préparait le baccalauréat, il avait été appelé au
front, dans une unité d’artillerie. Il en revint marqué à jamais. Après quoi il fit partie des
troupes d’occupation françaises en Rhénanie. Plus de quarante ans après ces
événements, le bilan qu’il tirait de ces deux expériences pouvait se résumer en ces
termes :
La France n’a, en aucune manière, mérité d’être classée parmi les
vainqueurs de 1918. Cette guerre, qu’elle a ardemment désirée, lui a valu plus
de dégâts humains et de désastres psychologiques que d’avantages. En 1919, au
moment du traité de Versailles, monument d’iniquité, la France pensait sans
doute avoir gagné la guerre avec ses alliés contre l’Allemagne.
Mais cette Allemagne s’était battue à un contre six et la France ne pouvait
se targuer de lui être supérieure. Le contraire était vrai. En 1923, jour après
jour, j’ai de mes yeux vu la réalité de cette Allemagne vaincue. J’en ai été
stupéfait.
Je peux dire qu’avec l’occupation de la Rhénanie, j’ai participé à une
expédition de pillage. Nous sommes venus dans ce pays hautement civilisé en
démonteurs d’usines et en pillards. J’ai découvert l’état intérieur des habitations
et jusqu’à celles des plus modestes employés et ouvriers. Les pianos que je
découvrais parfois chez les ouvriers n’étaient pas là pour la montre. L’amour
des beaux-arts, de la musique, de la lecture, était omniprésent.
On avait osé nous lancer contre les Allemands prétendument au nom de
la Civilisation, alors que ces gens étaient bien plus avancés que nous sur bien
des plans. Cette guerre de 1914-1918 a été suscitée par un groupe de nations
jalouses et inquiètes de voir les Allemands se développer bien trop vite à leur
gré. Ce peuple nous surclassait presque en tout domaine. Nous, Français, nous
avons figuré au premier rang des nations barbares.
Ce discours, je l’ai dit, me bouleversa : je pressentis le grand mystère du XXe
siècle que je n’ai toujours pas élucidé. Je m’interroge encore sur les motifs de cette haine
qui a poussé l’Occident à se retourner contre son véritable centre de gravité, contre son
propre coeur, contre lui-même.
Trop souvent, quand il s’agit de l’Allemagne, les historiens français se font
nébuleux. Voici, par exemple, comment encore en 1958, deux de ces historiens

————————————————

9 Un aspect de cette imprégnation de haine anti-allemande m’est apparue récemment à la lecture du scénario d’un film
documentaire intitulé Docteur Cbarles Mérieux en cours d’achèvement (producteur: La Cuisine aux Images, 2001,
Lyon). Dans ce film, Marcel Mérieux, fils et successeur de Charles Mérieux (1907-2001) à la tête du laboratoire de
microbiologie, raconte qu’à 1’âge de sept ans il déclara un jour dans le cercle familial : « Mon papa donnera le tétanos
aux Allemands : ils mourront tous en quatre jours. » Les Français, on le voit, étaient imprégnés de haine contre « les
Boches » (documentation personnelle de l’auteur).

————————————————

expliquaient dans un manuel scolaire à l’usage des élèves de la classe de première, la
responsabilité des Allemands dans le déclenchement de la guerre de 1914-1918 (10):
[…] L’habileté des commis-voyageurs [allemands], qui se pliaient au goût
de la clientèle locale au lieu de lui imposer leurs modèles, conquirent au Reich
des marchés sans cesse plus étendus, aux dépens particulièrement de
l’Angleterre. Si l’Allemagne avait continué ainsi pendant une dizaine d’années,
au lieu de se lancer dans la guerre, elle eut dominé économiquement une
grande partie du monde. Mais comme l’apprenti-sorcier de la légende
germanique, l’Allemagne fut débordée par les forces qu’elle avait déchaînées.
Ces prétendues explications, à vrai dire répétitives, ne me satisfaisaient pas. En
effet, elles partent toutes d’une supposition selon laquelle l’existence de l’Allemagne
constituerait une entrave pour les autres pays d’Europe à cause du dynamisme propre
aux Allemands. Les qualités de ce peuple – méthode, technologie, souci du travail bien
fait et de l’après-vente, rigueur scientifique en tous domaines – seraient pour les autres
peuples des sources d’inquiétude. Les défauts de ces qualités, à savoir l’assurance
éprouvée par les Allemands, les font alors taxer d’arrogance. Quoi qu’ils fassent, ils
dérangent. En fait, on n’aime jamais le premier de la classe, j’en savais quelque chose
moi-même. C’est ainsi qu’on leur instruit en quelque sorte un procès permanent.
Coupables d’être ce qu’ils sont, on décrète les Allemands « trop allemands », et, à ce
titre, leurs dirigeants se retrouvent en posture d’accusés devant une sorte de tribunal
international.
Arrêtons-nous ici un instant. Dans ce procès de l’Allemagne, imaginons, après un
tel réquisitoire, ce que pourrait être une plaidoirie. L’Allemagne, un peuple « égaré » au
milieu des autres nations européennes ? On pourrait d’abord poser en principe qu’un
peuple de la communauté européenne ne s’égare pas durant des siècles sans qu’il y aille
un peu de la faute des autres. On doit convenir d’abord que tout équilibre fut rompu par
la guerre de Trente ans, où les armées de l’Europe entière chassèrent de lieu en lieu les
populations allemandes et laissèrent derrière elles un effroyable chaos. Après deux
siècles d’éclipse, durant lesquels les vainqueurs eurent soin de maintenir l’Allemagne en
état de division et de faiblesse, le peuple allemand emprunta au rationalisme français et
à la Révolution l’idée moderne de nation. On pourrait soutenir que l’Allemagne ne fit
alors qu’adopter des principes étrangers ; que, venue tard à l’intuition de son existence
nationale, elle en prit une conscience peut-être plus agressive et eut à l’imposer dans une
Europe qui ne voulait point l’admettre. On imagine sans peine la suite de ce plaidoyer,
dont tous les éléments se retrouvent aux pages des manuels d’histoire nationauxsocialistes.
Une analyse assez lucide de la question est fournie par Albert Béguin, auteur
d’un ouvrage pourtant aussi anti-allemand qu’on savait l’être en 1946 :
Il reste que nous n’avons à peu près rien fait pour maintenir l’Allemagne
dans l’union des Européens. Il reste surtout que si nous autres, peuples
d’Europe, nous avions eu à proposer à l’Allemagne une image plus
convaincante de notre communauté et de notre existence supérieure à la sienne,
elle n’eût peut-être pas exagéré nos erreurs jusqu’à en faire apparaître les pires
aspects. Sachons voir au moins qu’une Europe plus juste et plus belle eût offert
à l’appétit spirituel des Allemands d’autres exemples que ceux qu’elle a suivis,
et d’autres satisfactions que celles où elle s’est jetée avidement.

———————————————–

10 E. Jarry et P. Mazin, L’Europe et le Monde de 1848 à 1914, Editions de l’Ecole, Paris, 1958.

———————————————–

A. Béguin poursuit par une réflexion sur le national-socialisme et cette
« rééducation » des Allemands qui commençait alors :
Le national-socialisme, lui, a suscité chez ses adeptes un héroïsme,
parfois une manière de sainteté, qui certes étaient viciés au principe qu’ils
mettaient l’homme au service de l’humanité, mais qui malgré tout inspirèrent
d’authentiques sacrifices. Ces jeunes hommes ont conquis l’Europe au prix de
leur aveugle courage ; ils ont vécu pendant douze ans de l’existence étonnante,
libre, sans prudences bourgeoises, sans rien de réservé, de préservé, qui est
l’existence du soldat.
Puis ils ont connu l’immense défaite, la vanité de leur don de soi, l’échec
de ce qu’ils croyaient sincèrement être une révolution et l’aurore d’un nouveau
monde humain. Et l’on voudrait maintenant qu’ils écoutent des professeurs, des
sermonneurs en qui ils ont toujours vu, – et souvent avec raison – des gens plus
soucieux de conserver leur rang social, leur dignité bourgeoise, leurs préjugés
et leur confort spirituel, que de sauvegarder des valeurs sacrées ! Allons même
plus loin : beaucoup de ces jeunes hommes, trompés par une propagande qui
abusait des mots, ont poussé le sacrifice jusqu’au sacrilège qui consiste à se
dépouiller de son âme. […] Et l’on viendrait leur proposer une bonne petite vie
sage, organisée sur le modèle des paisibles démocraties suisses ou
scandinaves ! On peut être certain d’avance qu’ils ne comprendront même pas
de quoi on leur parle. (11)
Dans une biographie récente de Lénine, l’historienne Hélène Carrère d’Encausse,
qui ne passe pas pour être particulièrement germanophile, écrit :
[Lénine] est fasciné par le modèle intellectuel allemand (la philosophie
allemande attire particulièrement les élites russes au tournant du siècle), par la
science et la technique allemandes, par le génie allemand de l’organisation
étatique et militaire. Comparée à l’Allemagne, la Russie est pour lui
l’incarnation de la « barbarie asiatique ». Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, penset-
il, si le marxisme a été inventé et développé par les Allemands. Lorsqu’il
songe à la Russie, il considère que la révolution est la seule voie, et la plus
sûre, pour l’arracher à son retard, à la « barbarie asiatique », et à en faire un jour
à grands efforts une copie de l’Allemagne. (12)
Citons encore Robert N. Proctor, ce professeur américain d’histoire des sciences à
l’Université d’Etat de Pennsylvanie, très « politiquement correct », qui s’interroge, en
1999, à propos d’un domaine médical précis (celui de la recherche sur le cancer sous le
IIIe Reich) sur la formidable avance de l’Allemagne – « des décennies d’avance sur les
autres nations dans la mise en place des réformes sanitaires que nous considérons
aujourd’hui comme progressistes et socialement responsables » :
[…] Le nazisme s’enracina dans la culture scientifique la plus puissante
du monde, qui pouvait s’enorgueillir de détenir la moitié des prix Nobel et une
partie considérable des brevets d’invention du monde. La science et la
médecine allemande étaient jalousées par la planète entière et ce fut en
Allemagne – « la patrie des savants et des poètes » – que beaucoup

——————————————————-

11 Albert Béguin, Faiblesse de l’Allemagne, Paris, Librairie Joseph Corti, 1946.
12 Hélène Carrère d’Encausse, Lénine, Paris, Favard 1998, p. 619.

——————————————————-

d’universitaires pleins d’espoir se retrouvèrent pour se faire les dents dans le
domaine scientifique. (13)

LA PENSÉE UNIQUE

« Il faudrait que vous arrêtiez sur cette pente catastrophique… Si vous
persistez à penser et à parler de cette façon, vous allez vous attirer de graves
ennuis. Il est mal vu de prendre le parti de l’Allemagne, c’est ainsi. Que vous le
vouliez ou non, le procès de Nuremberg, après la seconde guerre mondiale, a
réglé la question. L’Allemagne hitlérienne, l’Allemagne tout court même, selon
Jaspers, a été convaincue de tant de crimes, que vos recherches et vos
remarques sur le traité de Versailles de 1919, pour sérieuses et relativement
objectives qu’elles soient, paraîtront suspectes. La découverte au printemps
1945 des camps nazis, de leurs morts-vivants et de leurs cadavres par milliers,
de leurs chambres à gaz, a démontré l’entreprise d’extermination qui se cachait
dans le nazisme : on ne reviendra pas là-dessus. Essayez de le comprendre. »
C’est ce qu’en substance il m’arrivait d’entendre lorsque dans les années soixantedix,
je me risquais parfois à exposer mon analyse de ce que je tenais pour le suicide de
l’Occident dans la première moitié du XXe siècle.
La guerre de 1914-1918 et celle de 1939-1945 m’apparaissaient de plus en plus
comme une tentative, en deux étapes, de mise à mort du peuple allemand par une
puissante coalition d’intérêts. Par ailleurs, mes nombreux voyages en Allemagne à partir
de 1967, et aussi, malgré des difficultés de toutes sortes, en « RDA », ainsi qu’en
Autriche, en Pologne, en Scandinavie et mes lectures de ce qui se publiait sur
l’Allemagne me renforcèrent dans l’opinion que ce pays était à peu près innocent de ce
qu’on lui avait imputé par des mensonges incessamment martelés.
Avant même d’avoir lu Paul Rassinier, j’avais pressenti qu’à propos de
l’Allemagne et des deux conflits du XXe siècle, une histoire officielle s’était constituée.
Dans les années soixante-dix, d’une part, ce que j’entendais de la bouche de divers
Allemands vingt-cinq ans seulement après la guerre, et, d’autre part, l’imputation
permanente faite à l’Allemagne, par les ex-Alliés et par Israël, de crimes sans
précédents, me sembla être devenu la contrepartie indispensable pour occulter à la fois
l’apocalypse du bombardement des populations civiles allemandes par les Alliés et les
abominables déportations de quelque quinze à vingt millions d’Allemands de leurs terres
ancestrales de Prusse, de Silésie, des Sudètes, de Hongrie.
Tous comptes faits, l’Allemagne n’avait-elle pas souffert plus que tout autre
belligérant ? À Hambourg, par exemple, en juillet 1943, les Anglo-américains n’avaientils
pas tenté de brûler vivante, en larguant des dizaines de milliers de bombes au
phosphore sur les quartiers d’habitation, la population civile allemande ? Près de quatrevingt
mille morts ! Plus de cent fois Oradour ! En l’espace de deux nuits et de deux jours
consécutifs de février 1945, l’aviation alliée avait perpétré à Dresde bien plus de deux
cents Oradour ! Deux cents Oradour en 48 heures ! L’instigateur de Dresde, Winston
Churchill, ne devrait-il pas figurer au rang des plus grands criminels de guerre ? (14)

———————————————————

13 Robert N. Proctor, The Nazi War on Cancer, Princeton University Press, 1999. Paru en traduction française sous le
titre La Guerre des nazis contre le cancer, Paris, Les Belles Lettres, 2001 (avec préface et traduction de Bernard
Frumer).
14 « C’est Churchill qui imposa […] les premiers bombardements de terreur sur des objectifs civils (comme la ville
de Duisbourg bombardée en juin 1940, ce qui poussa Hitler à bombarder des villes anglaises, comme Londres) ;

Churchill recommanda d’ailleurs à ses pilotes de bombarder surtout avec des bombes incendiaires les centres très
peuplés des vieilles cités, car les vieilles maisons brûlent mieux, représentent mieux la culture à détruire et sont
nettement plus peuplées de petites gens et d’ouvriers en général. Il organisa ensuite personnellement les
bombardements de terreur et d’anéantissement sur les villes allemandes bourrées de civils comme Hambourg et
Dresde, cette dernière n’étant [en février 19451 qu’une ville hôpital. » (Claude Soas, Vers un matérialisme biologique
ou la faillite du matérialisme historique, éd. privée, 1982, remaniée cri 1993, cité par Dietrich Schuler, in
L’Antigermanisme, son histoire et ses causes, traduction et adaptation de Jean-Loup Pesteil, Paris, L’Æncre, 1999.)

———————————————————

Comment expliquer que la plus grande déportation de tous les temps, voulue et planifiée
par Churchill, Roosevelt et Staline, fut celle de dix-huit millions d’Allemands chassés de
leurs terres ancestrales de 1945 à 1948, déportation qui se déroula dans des conditions si
horribles qu’elles firent vraisemblablement deux millions de victimes ! (15)
Déjà un constat s’imposait : sur ces crimes bien réels commis contre les
Allemands, la propagande officielle mise en place depuis 1945 et surtout après le
verdict du « procès » de Nuremberg, n’a rien à dire. Elle répète à satiété que les
Allemands avaient prémédité et mis en oeuvre une politique d’extermination physique
des juifs et, pour cela, avaient mis au point et utilisé des abattoirs chimiques, appelés
« chambres à gaz ». Mais où sont les preuves matérielles, les expertises, les témoins
directs dont on aurait vérifié les témoignages ? Raul Hilberg, auteur de La
Destruction des juifs d’Europe (1985), répond qu’il n’y en a pas et avance pour toute
explication que les Allemands auraient fait disparaître les preuves matérielles et
assassiné les vrais témoins. (16)
J’étais frappé par un aspect singulier du caractère germanique que je découvrais au
fil de mes séjours fréquents, de mes voyages, de mes discussions, de mes
recoupements : l’Allemand, le Germain, avance dans la vie par son patient labeur, sa
technicité, son souci d’achèvement de l’ouvrage entrepris, son honnêteté ; il y a en lui du
poète, de l’ingénieur, du chercheur, qui répugne au mensonge ou à la ruse pour
escroquer, à la duplicité et à l’arnaque en affaires. Ce n’est pas un hasard si le Candide
de Voltaire est allemand. C’est là son défaut dans un environnement cupide et jaloux.
Aussi va-t-on chercher à le tromper pour l’escroquer si possible et pour l’exploiter
toujours, de l’intérieur ou de l’extérieur. Quand il s’en aperçoit, la colère de notre
Germain peut se faire redoutable.
Après le 11 novembre 1918, ayant obtenu l’armistice, l’Allemagne fut contrainte
de tout accepter, y compris les injustices et les mensonges les plus monstrueux : sa
culpabilité, décrétée par les Alliés, dans le déclenchement de la guerre, le paiement
d’énormes réparations (trois fois et demi l’équivalent du stock d’or mondial !) (17),
l’interdiction de l’unification avec l’Autriche qui, de son côté, réclamait cette
réunification, la perte d’immenses territoires, allemands depuis plus de sept siècles,
cédés à la Pologne, l’incorporation aberrante de trois millions et demi d’Allemands à un
nouvel Etat slave créé de toutes pièces (la « Tchécoslovaquie »), le maintien après
l’armistice d’un blocus impitoyable au mépris des lois de la guerre, la perte de toutes ses
colonies au profit de vainqueurs avides de profiter des infrastructures modernes
installées par l’Allemagne dans ces pays, le vol pur et simple de ses navires et sousmarins,
bientôt le démontage et le pillage de ses usines, et pis encore, les plus infâmes
bobards de guerre répandus complaisamment par les mêmes sur son compte. Selon ces
rumeurs, entre 1914 et 1918 les Allemands avaient coupé les mains de petits enfants
belges ; ils avaient violé des nonnes dans leurs couvents avant de leur couper les seins ;
ils avaient transformé en graisse les cadavres de leurs ennemis ou de leurs propres

———————————————-

15 Heinz Nawratil, Schwarzbuch der Vertreibung 1945 bis 1948, Munich, Ed. Universitas, 1999. Traduction française
par Michel Kaiser: Le Livre noir de l’expulsion – L’Epuration ethnique des Allemands en Europe centrale et
orientale, 1945-1948, Saint-Genis-Laval (Rhône), Editions Akribeia, 2001.
16 Interview par Annette Lévy-Willard, « Hilberg avec un grand H », Libération, 15-16 sept. 2001, p. VI.
17 F. Grimm, Le Testament de Richelieu, Paris, Flammarion, 1941.

———————————————-

soldats ; ils avaient crucifié des aviateurs canadiens tombés vivants entre leurs mains ;
sept cent mille Serbes au moins avaient été gazés par les Austro-Boches.
Interview par Annette Lévy-Willard, « Hilberg avec un grand H », Libération, 15-
16 sept. 2001, p. VI.
Le vertige vous saisit à l’énumération de tous ces bobards qui, par la suite, ont été
démontés les uns après les autres.
J’avais été troublé par les deux ouvrages de Paul Rassinier : Le Drame des Juifs
européens (1964) et Les Responsables de la Seconde guerre mondiale (1967), qui
m’apportaient un singulier éclairage. Le désir d’en savoir plus, de démêler le vrai du
faux, de comprendre surtout la raison de l’occultation de la vérité historique sur la
première moitié du XXe siècle pour tout ce qui touche à l’Allemagne, et donc à notre
propre destin d’Européens, me parurent un impératif moral et psychologique bien plus
encore qu’une aventure intellectuelle non conformiste.
Une confirmation de mes constatations me vint un jour de juillet 1969. Nous
avions loué une maison en Bretagne pour nos vacances d’été. Ce jour-là, nous étions
invités à déjeuner dans leur chaumière restaurée par un couple d’amis parisiens dont
c’était la résidence secondaire. L’homme était un ethno-sociologue déjà connu dans ce
milieu quelque peu restreint, et ouvertement conscient de sa valeur. Sa femme, qui
connaissait mes sujets d’intérêt, nous avait prévenus de la sensibilité de son mari et de
ses réactions d’écorché vif (de gauche, bien entendu). Dans nos conversations, toujours
marquées idéologiquement de son côté, je n’essayais pour ainsi dire jamais de le
contredire. Il en était venu ce jour-là à ce qu’il appelait l’exploitation post-coloniale
sournoise et générale, des peuples dits du tiers-monde par les pays dits développés. Je
me décidai à sauter le pas. En la seule présence de nos deux épouses, je l’interpellai :
Peut-être avez-vous raison quand vous parlez, pour l’Afrique,
d’exploitation de ces peuples par d’autres peuples. Mais il est dans le monde
actuel une exploitation dont vous ne soufflez mot, une double exploitation qui
frappe un peuple, sous nos yeux, en 1969 et en Europe même :
— d’un côté, un morceau découpé dans la chair de l’Allemagne, et appelé
curieusement « RDA », dont les 18 millions d’habitants sont enfermés à jamais
derrière la plus formidable frontière du monde ; ces 18 millions d’Allemands,
vous devez bien le savoir, sont gardés par sept cent mille soldats soviétiques
surarmés (soit un soldat rouge pour 25 Allemands !) et astreints aux travaux
forcés pour le compte de l’occupant soviétique ; leur pays a subi un pillage
méthodique et leurs usines ont été démontées et emportées en URSS;
— de l’autre, et cela concerne au moins tous les Germains, une
propagande inlassablement martelée qui accuse le défunt Reich allemand de la
mise à mort préméditée de six millions de Juifs entre 1941 et 1945. Or, au-delà
de la calomnie de la «préméditation», ce chiffre est monstrueusement gonflé, et
Rassinier, par exemple, propose, arguments à l’appui, un chiffre maximum de
un million de morts juifs, décédés sur cette période pour toutes sortes de
raisons, hélas classiques car inhérentes à la guerre elle-même.
N’est-ce pas là une forme supplémentaire et cruelle d’exploitation,
politique ou autre, de tout un peuple, que de lui imputer à tort des millions de
morts ?
L’homme s’emporta : « Si ce que vous venez de dire se propageait, alors il faudrait
diviser l’Allemagne non pas en deux ou en quatre, mais la faire disparaître en milliers de
pièces ! Qui êtes-vous, vous-même et Rassinier, pour ne tenir aucun compte du

jugement de Nuremberg ? » Il se leva pour sortir. Nous pouvions maintenant le voir
marcher dans la prairie proche, serrant les poings et baissant la tête comme s’il avait
reçu un coup. « Je vous avais prévenu et vous l’avez néanmoins provoqué », me dit son
épouse en souriant qui ajouta « Il va revenir dans un quart d’heure. »
On se doute qu’un tel personnage a su mener à bonne fin une brillante carrière
universitaire, bien maçonnée et couronnée, je crois, par une nomination à un poste de
directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.
Quelque temps plus tard et presque coup sur coup, trois rencontres allaient encore
me frapper.
La première rencontre : au cours d’un voyage familial, un parent de mon épouse
nous présenta un jour un Allemand de ses amis, Gerd. La cinquantaine alerte, parlant un
français châtié, l’homme m’apparut cultivé et sensible. Cet Allemand était originaire des
« territoires perdus », du côté de la Posnanie, à présent polonaise. Je lui fis comprendre
que j’aimerais en savoir plus. Il devait me faire quelques jours plus tard un récit
hallucinant des conditions dans lesquelles l’expulsion, la Vertreibung, s’était déroulée
pour lui et pour sa famille, à l’automne 1945. Réfugiés dans le Brandebourg après 1945,
sa famille et lui-même avaient fui, peu de temps après, le nouveau régime communiste
installé par la force dans cette partie de l’Allemagne par les occupants soviétiques, et
qu’il appelait Mitteldeutschland (Allemagne centrale) plutôt que « DDR ». Il se trouvait
donc à présent (nous sommes en 1975) en Rhénanie-Westphalie.
Je l’écoutais ce jour-là avec intérêt en train de développer son analyse de la réalité
du régime de la DDR (« Allemagne de l’Est », pour nous autres Français). Il m’expliqua
qu’il s’agissait d’un régime d’oppression et de pillage organisé au profit des Soviétiques.
Le nombre de juifs aux rênes de ce gouvernement de la « DDR » était considérable,
hors de proportion avec leur présence dans la population. Il s’agissait de juifs qui avaient
quitté naguère le Reich, du fait des lois hitlériennes, et qui étaient revenus en force dès
après 1945 « pour remettre la main sur le peuple allemand en vue de l’exploiter
férocement, tout en satisfaisant leur fantasmes bolcheviques, leur seconde nature.
Certains sont même, dès la fin des années quarante, revenus des riches USA, pour se
retrouver installés aux postes dirigeants de cette DDR pour mieux asservir des
Allemands. » Il m’énuméra les noms de ces « dirigeants », en précisant leurs fonctions.
Il dessina devant moi l’organigramme du gouvernement communiste de la RDA et de
ses structures. Il le compléta par les noms des titulaires juifs des postes-clés. J’avais
ainsi sous les yeux l’organigramme de la structure décisionnelle du gouvernement de la
« RDA » qu’il entreprit de compléter par les noms des titulaires en poste. Je vis entre
autres apparaître les noms d’Hermann Axen, Ernst Bloch, Horst Brasch, Otto Braun,
André et Horst Brie, Kurt Cohn, Peter Edel, le couple Eisler, Hans Fruck, Ralph
Giordano, Bruno Goldhammer, Herbert Grünstein, les Gysi, Wieland Herzfelde, Stefan
Hermlin, Erwin Jacobi, Max Leon Kahane, Heinz Lippmann, Erich Markowitsch.
L’organigramme dirigeant était quasiment rempli par ces noms ! Il me demanda de
conserver le document.
Je lui fis remarquer, sans doute maladroitement, qu’ils avaient peut-être, ces juifslà,
des raisons d’avoir voulu se venger de leur exil forcé, de la déportation de certains
des leurs, et, ajoutai-je, des massacres en chambres à gaz. Il me fixa assez durement :
« Massacres en chambres à gaz ? D’où sortez-vous ce bobard ? » Je lui répondis,
comme pour atténuer mon propos, que j’avais lu Rassinier, ancien déporté et député
français, déjà bien connu en Allemagne fédérale, qui avait qualifié les chambres à gaz
homicides de «hautement improbables».
Gerd tint un peu plus tard à me parler de l’Autriche.

« L’Autriche résiduelle de 1919 (votre Clemenceau l’appelait l’Autriche
allemande, partie de cette ancienne Autriche-Hongrie qu’il avait rêvé d’abattre)
était incontestablement un morceau de l’ethnie germanique, et l’est toujours
d’ailleurs. La réunion au Reich était donc une nécessité humaine, économique
et politique. La Bretagne n’est-elle pas une partie de votre nation française ?
L’Anschluss si souvent décrié dans les manuels fut consolidé par un referendum
qui se passa sous l’oeil d’observateurs internationaux conviés en Autriche.
Avez-vous remarqué que ce fait est généralement passé sous silence ? Savezvous
que le résultat du vote, qui se passa dans des conditions de régularité
parfaite, donna une énorme proportion de « oui », de l’ordre de 98,5 % ? Savezvous
quelle était la typologie du 1,5 % totalisant les votes « non » ? Ce fut très
approximativement la population juive de l’Autriche ! Ce fut un exemple
saisissant de « vote ethnique », dont je vous laisse tirer la leçon. »
Deuxième rencontre : nous connaissions à Paris une jeune femme allemande qui
travaillait à l’ambassade de RFA en France au service des réclamations concernant les
affaires de réparations liées à la déportation. Elle nous expliqua un jour – ce devait être
en 1977 – qu’elle avait été surprise par de nombreux cas, dont elle entreprit de nous
détailler le plus récent. Un quadragénaire, juif né en Pologne, était venu à plusieurs
reprises à l’ambassade allemande de Paris se plaindre de « la responsabilité de
l’Allemagne » dans le délabrement de son état psychique. Il annonçait que toute sa
famille avait été raflée, déportée, puis exterminée dans un camp de concentration situé
en Pologne. Lui seul, âgé de 12 ans à l’époque (1944), avait pu s’échapper du convoi.
Aucun témoin n’était resté vivant, car, disait cet homme, « nous habitions un shtetl non
loin de Lublin, qui fut rasé totalement par les Nazis, et dont tous les habitants furent
déportés et exterminés. J’en suis le seul rescapé. Les Nazis ont poussé le sadisme jusqu’à
brûler toutes les archives d’état civil. Depuis près de trente ans, je ne dors pratiquement
plus , si j’y parviens, ce sont des cauchemars qui m’assaillent: je vois mes parents chéris
dans la chambre à gaz, puis brûlant sur des bûchers. J’ai les nerfs brisés. Vous,
Allemands, qui m’avez handicapé à vie, vous devez m’indemniser en capital et me payer
une pension. »
Et notre amie allemande poursuivait : « Dans ces cas-là, nous faisons des
recherches d’état-civil auprès de l’Internationaler Suchdienst (Service international de
recherches) d’Arolsen, qui centralise les informations recueillies à diverses sources,
notamment les registres entrées-sorties des camps et les listes de convois. Pour cette
personne, Arolsen nous fit savoir qu’on ne possédait aucune information sûre, et même
que la date de déportation indiquée semblait erronée en ce qui concernait la région de
Lublin. Nous en avons informé par courrier le plaignant, qui vint nous trouver à
nouveau à l’ambassade et tempêta. Il nous produisit, peu de temps après, pas moins de
cinq certificats, tous signés par des médecins dont les noms avaient une consonance
juive évidente, et qui tous concordaient pour dire que le patient venu les trouver
présentait des signes incontestables de traumatisme psychique grave, dus évidemment à
la déportation et à la mort des membres de sa famille. Que pensez-vous qu’a été la
décision finale du service des « Réparations » ? Nous avons fini par lui accorder
pratiquement ce qu’il demandait. De guerre lasse. Et nous ne savons toujours pas s’il a
vraiment perdu sa famille comme il le prétend. »
Troisième rencontre : une amie parisienne de ma femme nous présenta un jour son
nouvel ami, un médecin nommé Max Rosen. Juif d’origine roumaine né vers 1915, il
nous parlait du camp de Mauthausen où il avait été déporté en 1944, « non pas en tant
que juif », aimait-il à répéter, « mais en tant que résistant ». Son diplôme de médecin lui

— 28 —
avait valu d’être affecté là au Revier (hôpital ou infirmerie), et d’avoir effectué aussi,
chez les bien-portants du camp, diverses séances de contrôle médicaux ou sanitaires.
« À ce titre », ajoutait-il, « j’ai connu nombre de détenus de ce camp. Encore plus de
trente ans après, j’ai toujours en tête les noms de bien des détenus de Mauthausen ». Un
jour, il confia à mon épouse, assez imprudemment, qu’il devait aller prochainement à
Düsseldorf pour y témoigner devant des autorités allemandes. « Je vais certifier là-bas
que j’ai bien connu les gens qui figurent sur une liste destinée à obtenir, pour leurs
ayant-droits, des indemnités. Je dois t’avouer que ces listes sont composées de
personnes imaginaires. Je vais certifier que je les ai bien vues, connues ou même
soignées à Mauthausen «avant qu’elles ne disparaissent exterminées dans le même
camp», sans jamais avoir été enregistrées. Les Allemands nous ont tellement fait
souffrir que j’estime qu’on peut bien leur jouer ce tour. Je sais cependant que le procédé
est dangereux… »

 

II
ÉCRASONS L’INFÂME
Je rêve d’une confrérie d’hommes qui n’auraient d’égards
à rien, ne connaîtraient pas de ménagements et voudraient être
appelés « destructeurs » ; ils passeraient toute chose au crible de
leur critique et se sacrifieraient à la vérité. Mettre au jour ce qui
est mauvais et faux !
Il y a des pessimistes paresseux, des résignés ; nous ne
serons pas de ceux-là.
F. Nietzsche, La Volonté de puissance, 1875, éd. Kröner,
X, p. 420, § 293.

UN GRAND SILENCE,
AVANT LA TEMPÊTE

Mon activité professionnelle, la vie de famille, des facilités nouvelles de voyage
par avion, nous permettant de voyager à bien meilleur compte dans le monde entier,
m’avaient quelque peu écarté des préoccupations d’ordre historique. Je me contentais
d’être maintenant celui qui, blasé, pense à peu près tout savoir d’un sujet interdit. Je
croyais aussi qu’un jour prochain et sous une forme encore difficile à imaginer, la vérité
finirait bien par éclater, puisqu’il n’est, dit-on, pas possible de mentir tout le temps à tout
le monde.
Je me reproche maintenant cette attitude. Laisser courir le mensonge lorsqu’on est
assuré qu’il s’agit d’une calomnie constitue une lâcheté, en même temps, et surtout,
qu’une intolérable injustice à l’égard de celui qui en est la victime.
Jusqu’en 1986 ma position concernant la seconde guerre mondiale avait été la
suivante : Hitler, patriote allemand, était parti à la conquête du pouvoir en Allemagne,
bien décidé à pulvériser le traité de Versailles, ressenti comme une humiliation doublée
d’une mise en coupe réglée du peuple allemand par ses voisins et notamment la France.
Puis, il avait fini par accéder à ce pouvoir en janvier 1933 par des élections régulières.
Mais ce pouvoir n’était pour lui que le moyen de mettre en oeuvre, dans une vision
planétaire, la libération et le destin même de son peuple à travers un programme
esquissé dans Mein Kampf.
À l’intérieur, Hitler, convaincu pour sa part des qualités de l’homme germanique,
cherchait à remodeler le capital humain de la société allemande, en visant à préserver
son unité raciale par la mise en oeuvre de mesures pour le départ des allogènes «non-germains
» et principalement des juifs. A la fois dans leur ensemble et en chacun d’entre
eux, il percevait chez les juifs un facteur de dégénérescence. Il dénonçait leur
participation majeure, en URSS et ailleurs, au communisme bolchevique, qu’il analysait
comme une sorte d’idéologie judaïque et messianique destinée à exploiter le non-juif et
notamment l’Allemand par ailleurs hostile à cette « religion ».
Comme tous les Allemands, il avait assisté au déferlement de membres de la
communauté juive sur son pays lors de ce qu’en Allemagne on a appelé la révolution de
novembre 1918. Incitateurs majoritaires de ce mouvement, les juifs s’étaient alors
emparés du pouvoir politique. On sait que leurs tentatives d’instaurer ici et là en
Allemagne des républiques bolcheviques (en fait, des dictatures dont ils furent les
maîtres provisoires) allaient toutes s’achever en faillites, sans exception, après avoir été
le théâtre d’affrontements sanglants et de meurtres d’opposants, véritables ou prétendus
tels. Un Français, Ambroise Got, docteur en philosophie, ancien attaché militaire
français à Berlin en 1919, en a fait, quelque temps après, une description

impressionnante dans un ouvrage qui relate avec force détails cette mainmise des
bolcheviks juifs sur l’Allemagne de 1919 :
L’ancien ambassadeur de la République soviétique russe à Berlin, Joffe,
est juif. C’est lui à qui incomba la tâche de préparer la révolution allemande en
semant des millions [de marks] de propagande. La Rostra, soi-disant agence de
nouvelles, en réalité centre actif de la propagande, fut créée et l’on mit à sa tête
le juif Sobelsohn, dit Radek. C’est de la Rostra que partaient les millions de
feuilles volantes répandues par tout le pays. Levien et Axelrod ont appartenu à
la Rostra.
Les principaux comparses des révolutionnaires russes furent les deux
députés [juifs] du Reichstag, Oscar Cohn – de la circonscription de Nordhausen
– et Huga Haase […]. Au total, Cohn, Haase empochèrent environ 1.500.000
marks à l’aide desquels fut faite la révolution allemande […].
Que ce soit à Berlin, à Munich ou en province, les chefs du mouvement
sont israélites. Dans le bassin de la Ruhr, [ce sont] le juif Karski et le juge juif
Ruben, à Essen Leo Dannenberg qui à la déclaration de guerre avait fui en
Hollande, le Dr Levy, Leviné que nous retrouvons à Munich, la fameuse Rosa
Wolfstein […], ancienne caissière des grands magasins juifs Tietz à Düsseldorf.
[…]
Dans le directoire qui est constitué à Berlin au lendemain de la révolution
siègent deux juifs, tous deux avocats : Landsberg et Haase. Oscar Cohn, cidessus
mentionné, devient sous-secrétaire d’Etat à la Justice avec comme
adjoint, le social-démocrate Bernstein, juif qui est originaire de Dantzig. Le
professeur juif Preuss, qui va préparer la réforme de la Constitution, devient
secrétaire d’Etat à l’Intérieur. Il choisit pour sous-secrétaire son coreligionnaire
le professeur Freund. Autre juif Emmanuel Wurm est promu sous-secrétaire
d’Etat au Commerce et à l’Agriculture. Le juif tchèque Kautsky est chargé de
dépouiller les archives des Affaires étrangères.
Entre-temps, le ministre Schiffer s’est démis de ses fonctions et il est
remplacé par deux juifs – Dernburg et Gothein. On crée aux affaires étrangères
un département spécial pour les questions juives à la tête duquel on place le Dr
Sobernheim [juif également].
Dans le Cabinet prussien, le président du Conseil, Hirsch, qui cumule le
ministère de l’Intérieur, est israélite ; à côté de lui, le ministre de la Justice,
l’avocat Kurt Rosenfeld, et le ministre des Finances, Simon, sont également
Juifs.
Des centaines et des milliers de Sémites envahissent tous les bureaux
[…].
Dans les Etats confédérés, le même tableau se présente à nous : les Juifs
se ruent avec fièvre dans la politique dont ils ont été tenus si longtemps à
l’écart. En Bavière, c’est Kurt Eisner, alias Salomon Kuchiwsky, ce sont ses
acolytes et ses amis, tous Juifs : Rothschild, Arnold, Landauer, Konigsberger,
Kaiser, Kranold, Sreit Muhsam, Fechenbach, Bonn, etc… Les communistes
munichois Levien, Leviné, Soheimer, Toller, le ministre des Finances Jaffé
sont tous des fidèles de la religion hébraïque. Le préfet de police de Munich
Steiner est juif.

Le Dr Haas est ministre de l’Intérieur en Bade, le Dr Heinemann, ministre
des Cultes en Wurtemberg pendant que Thalheimer est ministre des Finances.
En Saxe, le président du Conseil est le juif Gradnauer. (18)
Parallèlement à la politique, ce qu’il faut bien appeler la mainmise juive sur
l’économie allemande après la première guerre mondiale fut tout aussi impressionnante.
Des intérêts juifs avaient maintenant, à la faveur de la faiblesse économique et
monétaire allemande consécutive à 1918, la haute main sur des pans très importants de
l’économie, notamment par la prise de possession capitalistique de firmes de secteursclés.
Les banques privées, leurs conseils d’administration, devinrent des « fiefs juifs ».
(19)
À la Bourse, domaine d’influence majeur, la proportion d’Israélites parmi les
membres des diverses directions, au tout début des années trente, était la suivante :
bourse des valeurs, 25 sur 36 ; bourse des produits : 12 sur 16 ; bourse des métaux : 10
sur 12 ; commission du marché à terme : 15 sur 18 ; commission d’admission des
valeurs : 18 sur 23. Le statisticien (d’origine juive) Alfred Marcus établit à l’époque le
revenu juif moyen pour 1930 en Allemagne, à 320 % du revenu moyen de la population.
À la fin des années vingt, les deux principaux groupes de presse allemands
(Ullstein et Mosse) étaient juifs. C’est dans l’entreprise dirigée par Rudolf Mosse que
paraissait avant 1933 le journal donné pour représentatif de l’opinion publique
allemande : le Berliner Tageblatt, dont le rédacteur en chef Theodor Wolff était juif,
comme… dix-sept de ses collaborateurs de la rédaction. (20)
Que cela plaise ou non, force est de con stater qu’après la défaite de novembre
1918, les membres de la communauté juive avaient conquis en Allemagne une place qui
pouvait fort bien être ressentie comme hors de proportion avec leur poids numérique
(0,8 %, au sens confessionnel). Tout se passait à présent comme si la défaite allemande
avait bénéficié, en terme de puissance, à cette communauté. Celle-ci, fort prospère
jusque là, avait pourtant déjà occupé une place enviable dans la société impériale
wilhelminienne. Mais à présent, avec la défaite, il s’agissait d’un déferlement.
Cette situation nouvelle reflétait plus qu’une simple coïncidence. L’Allernand
moyen des années vingt et des premières années trente pouvait constater que les
malheurs intérieurs et extérieurs de sa patrie s’accompagnaient d’un véritable
déferlement d’Israélites aux plus hauts postes de responsabilité de leur pays et, chez ces
privilégiés, de l’étalement de leur insolente richesse. À tort ou à raison, ils en
déduisaient que les juifs ne pouvaient prospérer autrement que sur le dos d’Allemands
maintenant voués à la misère et au chômage.
Hitler croyait à une conspiration juive. Ne lit-on pas en effet dans Mein Kampf :
«C’est ainsi que le juif est aujourd’hui le grand instigateur de la destruction de
l’Allemagne. Si l’Allemagne se libère de son étreinte, ce danger mortel pour le monde
entier sera conjuré. » L’idée n’était ni nouvelle ni même arbitraire. (21) À l’aube du XXe

——————————————–

18 A. Got, L’Allemagne après la débâcle. Impressions d’un attaché à la mission militaire à Berlin, mars-juillet 1919
(Paris-VIe, 1 rue Vavin, 1921, p. 112, …)
19 F. K. Wiebe, L’AIlemagne et la question juive (édité par l’Institut pour l’étude de la question juive de Berlin, non-daté,
probablement de 1934), p. 18 ; on se référera aussi au compte rendu du discours du 15 février 1934 du ministère
de l’Intérieur du Reich, W. Frick, dans la publication du ministère français des Affaires étrangères intitulée Bulletin
périodique de la presse allemande (n° 434, p. 17). C’est ainsi que le ministre allemand y rappelle qu’à Berlin, avant
1933, par exemple, 54 % des médecins, 48 % des avocats, 80 % des directeurs de théâtre, étaient juifs.
20 Voir Vincent Reynouard, Julius Streicher à Nuremberg [pp. 29 à 381, éd. V. Reynouard, 2001.
21 Il ne faut cependant pas occulter ici l’influence, surtout intellectuelle, du comte de Gobineau, diplomate
français, auteur de l’Essai sur l’inégalité des races humaines, ouvrage paru en 1854, et surtout de l’anglais Houston
Stewart Chamberlain, gendre de Richard Wagner, avec, dès 1898, ses célèbres Grundlagen des 19. Jahrhunderts
(Fondements du XIXe siècle), F. Bruckmann, Munich, Jubiläums Ausgabe, 1915, qui développent la théorie de «la
race aryenne qui s’améliore »: la race devient noble peu à peu comme les arbres fruitiers. Il y soutient que les

——————————————–

siècle, elle se situait plutôt dans le droit fil de ce qui était perçu depuis quelques
décennies en Allemagne comme une nécessaire résistance face à une judaïsation de ce
pays au détriment des valeurs de la germanité. (22)
Hitler était né en 1890 sujet autrichien. L’Autriche-Hongrie de la fin du XIXe
siècle comportait plus d’un million d’habitants de confession juive (4,8 % de la
population). « Ils figuraient dans la proportion de 62,9 % parmi les gens qui y ont été
condamnés pour usure », rapporte en 1899 F. Trocase, citoyen français installé à
Vienne. Il note en particulier que
La plus épouvantable forme qu’ait revêtue jusqu’ici la cruauté des Juifs
est celle qui a trait à l’exploitation du corps humain, de ce qu’ils appellent « la
bête humaine ». […] La façon dont les juifs traitent les paysans en Galicie
dépasse absolument toute imagination. Elle semblerait incroyable si elle n’était
attestée par des témoins dignes de foi. Il a été cité des cas où les cultivateurs
polonais, en guise d’intérêts pour une dette peu importante, devaient livrer leurs
enfants à des créanciers juifs, qui avaient le droit de les garder à leur service
sans leur donner aucun salaire jusqu’à l’extinction de la dette.
C’est uniquement, exclusivement par l’exploitation que le Juif autrichien
s’est enrichi. Il n’a pas travaillé; il n’a fait preuve d’aucun mérite spécial. Il n’a
jamais pris en main ni une aiguille, ni une alêne, ni une hache. Il n’a jamais
manié la charrue, ni ensemencé les champs, ni fauché les prairies. Quelle
oeuvre féconde a-t-il accomplie ? Tout pour lui, et pour lui seul. Il est devenu
riche, infiniment plus riche que les Chrétiens, et aux dépens des Chrétiens.
Tout ce que ceux-ci avaient amassé par leur travail, grossi par leurs économies,
et conservé avec mille soins minutieux, il les en a dépouillé. (23)

——————————————–

Allemands ont le devoir de devenir une race extraordinaire ; pour cela il leur faut notamment se débarrasser de
tout ce qu’il y a de sémite dans le christianisme, pour le rendre acceptable aux âmes germaniques. L’Allemagne,
une fois ce travail fait, aura une mission divine à accomplir.
22 «Il s’est formé peu à peu [entre juifs et Germains] un dualisme qui doit nécessairement aboutir à la destruction
d’une nation par l’autre. Or c’est la nôtre que le judaïsme courbe sous son joug. Ce joug, ayons le courage de le
secouer; engageons, non pas une croisade moderne, mais une lutte à mort entre la nation allemande et la nation
juive.» Egon Waldegg, Judenhetze oder Notwehr ? (Antisémitisme ou légitime défense ?), Dresde, Berlin, Otto
Hentze, 1880. [Voir Juifs et Antisémites en Europe de Jean de Ligneau, Paris, Tolra imprimeur-éditeur, 1891, p. 176].
23 F. Trocase n’est pas un antisémite primaire. Il tente dans son ouvrage de prendre même la défense des juifs,
et le fait d’une manière particulière :
« Les juifs – nous dit-on notamment – sont après tout des êtres humains ; or, quels que soient les hommes, il
faut tâcher de vivre avec eux ». Personne ne songe à inaugurer vis-à-vis des juifs des moeurs d’anthropophages ; on
leur demande simplement de ne pas martyriser les autres, de ne pas les exploiter avec tant de férocité. Peut-être
pourrait-on ajouter, à l’appui de cet argument, que les Juifs jouent dans notre société moderne un rôle que déterminent
les desseins secrets de la Providence. Certains pisciculteurs, par exemple, mettent dans leurs étangs des brochets en
proportion déterminée, 8 à 10 % environ, afin quils fassent la chasse aux autres poissons, carpes et truites, et les
maintiennent ainsi dans un état permanent d’agitation, de mouvement indispensable à toute conservation. Il est en
effet démontré par l’expérience que, dans les étangs non pourvus de brochet, les carpes et les truites perdent toute
vivacité et arrivent à tel état de torpeur qu’elles oublient même la loi de reproduction. Leur chair n’est pas mangeable.
Qui sait ? Peut-être les Juifs remplissent-ils dans le monde le rôle des brochets dans les états. Ils en font en tous cas la
besogne. »
Mais très vite il revient à la réalité : « […] Qui donc achète les maisons et les meiubles des gens après les
avoir ruinés ? Qui donc chasse le paysan de la chaumière de ses pères ? Qui excite les jeunes gens à la débauche ?
Qui fait des banqueroutes frauduleuses ? Qui enlève à l’ouvrier le bénéfice de son travail ? Qui possède le talent de
s’appuyer sur les passions politiques pour réaliser ses propres désirs et satisfaire ses intérêts ? Qui fait les coups de
Bourse ? […] L’idée fondamentale, innée chez tous les juifs e vigoureusement enracinée chez eux, qu’ils font partie du
peuple élu par Dieu, cette conviction qu’ils sont plus que des hommes, leur donne une audace à l’aide de laquelle ils
éblouissent les gens à courte vue. Mais aussi c’est là ce qui a fini par provoquer tant de haines. Les Autrichiens n’ont
pu supporter à la longue, le mépris qu’on leur témoignait en les traitant comme des êtres inférieurs.»
F. Trocase, L’Autriche juive, Paris, A. Pierret, 1899, p. 177, 178…

——————————————–

En politique extérieure, Hitler souhaitait la réincorporation au sein du Reich des
populations allemandes selon lui injustement séparées de leur patrie, comme les
Autrichiens et les Sudètes. Il voulait tisser des liens nouveaux avec les peuples de même
souche ou traditionnellement proches de l’Allemagne : Scandinaves, Baltes,
Néerlandais, Suisses, Belges et même Anglais, ainsi que Français, Hongrois, Slovènes,
Croates.
Ce projet d’un grand Empire germanique au centre de l’Europe ne pouvait
qu’inquiéter des voisins peu enclins à s’y incorporer. Il n’était pourtant pas contre nature
et on pouvait légitimement aspirer à voir se reconstituer en quelque sorte l’ancien
empire de Charlemagne, dont la dislocation en 843 avait été sans aucun doute un
malheur pour l’Europe. Et n’était-il pas permis, après tout, de rêver à la reconstitution
d’un nouveau Saint Empire romain germanique qui eût incorporé la France et, à terme,
l’Angleterre ? Avec une autre organisation de gouvernement sans doute, une autre
dénomination aussi. N’était-ce pas la seule façon, héroïque et romantique à la fois, pour
les peuples d’Europe de s’organiser enfin, en acceptant une nouvelle synergie sous la
houlette de l’Allemagne, avec ce peuple allemand « le plus cultivé du monde » selon
Renan qui n’affirmait rien à la légère. C’était sans compter avec la bassesse, la pleutrerie
des politiciens en charge des autres pays. Chez nous autres Français, s’ajoutait
l’insidieuse idéologie de la revanche, dévoyée en racisme anti-allemand, qui envahissait
toute la politique française depuis 1885, jusqu’à la conflagration de 1914, et qui allait
continuer avec la politique de pillage de l’Allemagne incluse dans le traité de Versailles
de 1919. L’Allemagne paiera ! Ehonté slogan des Clemenceau et Poincaré.
Pour les mêmes raisons qu’en 1914, les anciens Alliés, à l’exception notable des
Italiens, se considérèrent en état de guerre potentielle contre le Reich dès que le projet
de Hitler fut patent. Ils connaissaient la dynamique allemande. Leur Politique visait
naguère à la dislocation et à l’affaiblissement de l’Allemagne ; il leur suffisait désormais
de réactiver cette politique séculaire.
Le formidable redressement économique de l’Allemagne à partir de 1933,
minimisé par des historiens que gênent certaines vérités, est une source d’étonnement
pour tout honnête homme : « Six ans d’autarcie avaient fait de l’Allemagne, en 1939, le
plus grand pays industriel du monde ». (24)
Avec surprise, je découvris (et cela seulement dans les années 1980) un autre fait
historique généralement occulté : de nombreuses communautés juives du monde entier
avaient déjà déclaré la guerre à l’Allemagne dès le mois de mars 1933. (25) Les Juifs ne
constituant pas un Etat, il s’agissait d’une déclaration de guerre économique avec une
décision de boycott accompagné d’une mise en quarantaine psychologique par médias
interposés. Sûrs de leur puissance dans les rouages économiques occidentaux et de leur
toute-puissance dans les médias hollywoodiens, ils allaient pouvoir lancer nombre de
films haineux contre l’Allemagne et surtout contre les Allemands eux-mêmes. Face au
Juif Süss, à peu près la seule production national-socialiste ouvertement anti-juive sortie
des studios allemands, on peut dire qu’une déferlante cinématographique judéo-anglosaxonne
inspirée par la haine de la nouvelle Allemagne inonda l’Occident tout entier à
partir de 1933. L’Anglais Russell Grenfeld, auteur de l’ouvrage Unconditional Hatred, a
bien résumé cette situation de haine primitive et comme viscérale: « On a décrété que
l’Allemagne était une nation possédée par le démon et qu’à ce titre elle était responsable

—————————————————

24 Voir L. Genet, Précis d’histoire contemporaine, 1919-1939, Paris, Hatier, 1947, p. 209.
25 Voir le numéro du Daily Express du 24 mars 1933, au titre éloquent : Judæa déclares War on Germany, et
l’ouvrage de Hartmut Stern : Jüdische Kriegserklärungen an Deutschland (Les Déclarations de guerre juives à
l’Allemagne), FZ-Verlag, Munich, 2000.

—————————————————

de tous les maux de l’humanité. » On voit ici nettement se profiler la notion de
« culpabilité collective », qui n’est rien d’autre qu’une forme de racisme.
Les juifs qui constituaient en si grand nombre l’essentiel des conseillers
techniques de Roosevelt, président des Etats-Unis, allèrent jusqu’à l’appel au meurtre du
peuple allemand. Theodore N. Kaufman, Israélite américain influent, édita en mars
1941 son terrible livre : Germany must perish (« L’Allemagne doit disparaître »).
Largement diffusé et traduit, il exposait clairement la mise en oeuvre et l’organisation
planifiée du génocide des Allemands : il y aura lieu de stériliser la totalité des hommes
et des femmes allemands en âge de procréer, et cela de façon méthodique et rapide (26) ;
en quelques mois, il s’agira pour 20 000 chirurgiens (et plus si nécessaire) à raison de 25
stérilisations quotidiennes, de stériliser 48 millions d’Allemands et Allemandes; en
l’espace de deux générations, ce peuple aura disparu et son territoire géographique sera
réparti entre ses voisins. Des périodiques américains (tous à direction juive, il faut le
noter) osèrent traiter cette infamie de « sensationnelle idée » (Time Magazine), de
« théorie provocante, présentée de façon intéressante » (Washington Post), de « plan
pour une paix éternelle entre les nations civilisées » (New York Times).
Une variante, tout aussi monstrueuse, de génocide antiallemand programmé, le
« plan Morgenthau », date de 1944.
Morgenthau, autre juif influent de l’entourage de Roosevelt (de 1933 à 1945),
avait construit là un plan de mise à mort des Allemands par la famine organisée. Le plan
Oppenheimer, du nom d’un autre conseiller d’origine juive allemande, lui, pouvait
aboutir à la destruction totale des Allemands (et des Japonais) par la bombe atomique et
la radioactivité. En août 1945, les Allemands ayant été mis hors jeu, ce furent les
Japonais qui eurent à goûter de ce que les savants juifs avaient préparé d’aussi bon coeur
contre l’Allemagne.
Sur le front de l’Est européen on n’était pas en reste. Le « poète » chéri de Staline,
Ilya Ehrenbourg, juif lui aussi, dans d’odieuses incantations à l’usage de la soldatesque
rouge, se déchamait dans ses exhortations suant la pire haine raciale : « Tuez tous les
Allemands ! Tuez les enfants allemands dans le ventre de leurs mères
allemandes ! » ou «Les Allemands ne sont pas des êtres humains… les seuls bons
Allemands, ce sont des cadavres d’Allemands ! »
Encore à la fin de 1985, c’est avec une sorte de détachement, celui de l’historien
(?), que je prenais connaissance de tous ces faits. Le chiffre de six millions de victimes
juives m’apparaissait comme une évidente exagération, ne fût-ce que par le simple
examen démographique, aux meilleures sources, des mouvements de populations. (27) Je
voyais bien que les chiffres avaient été truqués. Je tenais maintenant pour certain que
les prétendues « chambres à gaz d’exécution » qu’on visite au Struthof, à Dachau
ou à Mauthausen étaient des impostures et que celles d’Auschwitz-1 et d’Auschwitz-11
(Birkenau) étaient « hautement suspectes », pour parler comme Rassinier. Les juifs
avaient beaucoup souffert et, dans leurs récits, ils avaient exagéré leurs souffrances ; les
médias, où ils régnaient, avaient reproduit leurs inventions. Je pensais que tôt ou tard, la
vérité se ferait jour.
C’est alors qu’au printemps 1986 éclata en France l’affaire Roques.

—————————————————

26 Theodore N. Kaufman, Germany must perish (L’Allemagne doit disparaître), 1941, Newark, Newjersey, Argyle
Press.
27 The Dissolution of Eastern European Jewry, by Walter N. Sanning, Institute for Historical Review (Etats-Unis
d’Amérique), 1983.

—————————————————

L’AFFAIRE ROQUES

Devant l’université de Nantes, en juin 1985, Henri Roques, ingénieur agronome
retraité depuis peu, avait présenté une thèse de doctorat intitulée Les Confessions de
Kurt Gerstein, étude comparative des différentes versions. Il avait obtenu la mention
très honorable. Au printemps 1986, la révélation du contenu et des conclusions de cette
thèse provoquait un scandale. Plusieurs organisations juives exigeaient l’interdiction de
la thèse ou plutôt son annulation par le ministre de l’Éducation Alain Devaquet. Au
printemps 1986, journaux et télévision dénonçaient le « scandale révisionniste ».
De quoi s’agissait-il au fond ?
On avait affirmé jusqu’ici que les Confessions de l’ancien officier SS Kurt
Gerstein, obtenues de l’intéressé en mai-juin 1945 alors qu’il était prisonnier des
Français à la prison parisienne du Cherche-Midi, constituaient la clé de voûte, la preuve
irréfutable (bien qu’isolée) émanant d’un témoin direct, de l’existence des «chambres à
gaz». En apparence, la preuve était bien irréfutable puisque son auteur était un officier
SS responsable, sous l’autorité de Glücks (inspecteur général des camps), de
l’approvisionnement des camps de concentration en désinfectant Zyklon B, gaz sous
support solide servant à l’épouillage des locaux et des vêtements depuis le début des
années vingt.
Cette déposition, quasi miraculeuse, de Gerstein, s’accompagnait de bizarreries :
d’abord elle avait été rédigée en français, langue que Gerstein maîtrisait mal, et l’officier
SS avait été peu de temps après, trouvé «suicidé» dans sa cellule du Cherche-Midi. La
Sécurité militaire française avait fait jeter le corps à la fosse commune de Thiais. Bien
que son adresse (inchangée depuis des années) soit parfaitement connue, la veuve de
Gerstein ne devait être informée de la mort de son mari qu’en 1948, trois ans après.
Manifestement il s’était agi de rendre (sciemment) inopérante toute éventuelle
exhumation suivie d’autopsie.
Henri Roques dévoilait dans sa thèse l’existence de plusieurs versions de la
fameuse « déposition », en français et en allemand. Son travail essentiel, et méticuleux,
avait consisté à décortiquer le texte et ses variantes et à en faire éclater les
invraisemblances. Après deux lectures attentives de la thèse, une conclusion
bouleversante me parut s’imposer: ces prétendues Confessions qui étaient jusqu’ici, en
l’absence de tout autre témoignage direct digne de foi, le fondement même de la
croyance à l’existence de « chambres à gaz », n’étaient que le produit d’une fabrication.
La thèse d’Henri Roques me fit l’effet d’une révélation. Nul doute que, de leur côté, ses
détracteurs allaient tenter de démontrer la fausseté de la thèse.
Un fait remarquable acheva de me convaincre, si besoin était: Michel de Boüard,
ancien président de la Commission d’histoire de la déportation de 1945 à 1981 (au sein
du Comité d’histoire de la deuxième guerre mondiale), ancien déporté à Mauthausen,
membre de l’Institut de France, venait de prendre parti en faveur des conclusions de la
thèse d’Henri Roques ! Après avoir reconnu qu’il avait en 1954 lui-même cautionné
l’existence d’une chambre à gaz là où il n’avait pu en exister (à Mauthausen), il poussait
plus avant, et, ne cachant pas son inquiétude, exprimait le fond de sa pensée : l’histoire
de la déportation était à récrire, à la lumière des travaux des révisionnistes. Dans Ouest-
France du 2-3 août 1986 (p. 6), il déclarait:
Je suis hanté par la pensée que dans cent ans ou même cinquante les
historiens s’interrogeront sur cet aspect de la seconde guerre mondiale qu’est le

système concentrationnaire et de ce qu’ils découvriront. Le dossier est pourri. Il
y a, d’une part, énormément d’affabulations, d’inexactitudes obstinément
répétées, notamment sur le plan numérique, d’amalgames, de généralisations et,
d’autre part, des études critiques très serrées pour démontrer l’inanité de ces
exagérations. Je crains que ces historiens ne se disent alors que la déportation,
finalement, a dû être un mythe. Voilà le danger. Cette idée me hante.
Germaine Tillion avait déjà noté, peu après la fin de la guerre, le phénomène
inquiétant des affabulations de tous ordres à propos des camps de concentration
allemands. En 1954, dans une étude sur « Le Système concentrationnaire allemand
(1940-1944) », elle avait écrit, à propos de ces faux témoins :
Ces personnes sont, à vrai dire, beaucoup plus nombreuses qu’on ne le
suppose généralement, et un domaine comme celui du monde
concentrationnaire – bien fait, hélas, pour stimuler les imaginations sadomasochistes
– leur a offert un champ d’action exceptionnel. Nous avons connu
de nombreux tarés mentaux, mi-escrocs, mi-fous, exploitant une déportation
imaginaire ; nous en avons connu d’autres – déportés authentiques – dont
l’esprit malade s’est efforcé de dépasser encore les monstruosités qu’ils avaient
vues ou dont on leur avait parlé et qui y sont parvenus. Il y a même eu des
éditeurs pour imprimer certaines de ces élucubrations et des compilations plus
ou moins officielles pour les utiliser, mais éditeurs et compilateurs sont
absolument inexcusables, car l’enquête la plus élémentaire leur aurait suffi pour
éventer l’imposture. (28)
Je m’en entretenais avec Pierre Guillaume, l’éditeur de la Vieille Taupe dont je
venais de faire la connaissance à cette occasion (il diffusait la thèse d’Henri Roques). Il
se moquait quand je lui faisais part de mon attente d’une réfutation de la thèse d’Henri
Roques, sans doute par Georges Wellers ou Pierre Vidal-Naquet. «Êtes-vous naïf ? Il ne
pourra jamais y avoir de réfutation scientifique. Il n’y aura que des insultes, et des
lamentations.» Il me donna à lire l’ouvrage de l’universitaire Serge Thion : Vérité
historique ou Vérité politique ? P. Guillaume, homme sympathique au premier abord,
quelque peu partial à mon goût et très marqué à gauche, me conseilla de rencontrer « le
plus grand spécialiste actuel sur le sujet » : Robert Faurisson, professeur à l’université de
Lyon-II, dont il me laissa les coordonnées personnelles.

ROBERT FAURISSON
LE VOYAGE EN POLOGNE

Je ne connaissais paradoxalement, en 1986, que peu de choses sur le professeur
Faurisson. Son analyse « érotique » parue en 1961, du sonnet des « Voyelles » de
Rimbaud avait été qualifiée d’ « assez éblouissante » par André Pieyre de Mandiargues
et d’« agitante au possible » par André Breton. Ce brillant universitaire s’était ensuite, en
spécialiste de la critique de textes, penché sur des sujets en rapport avec la seconde
guerre mondiale, dans le sillage de Paul Rassinier. Il avait fait quelque bruit en
démontrant que le Journal d’Anne Frank n’était pas authentique (il avait établi qu’il

——————————————-

28 Revue d’Histoire de la deuxième guerre mondiale, juillet 1954, p. 18.

——————————————-

s’agissait d’une fabrication, d’une supercherie littéraire) et, sur le sujet de la mortalité
dans les camps de concentration, je savais qu’il confirmait les mises au point et les
doutes argumentés de l’ancien déporté Paul Rassinier, décédé en 1967. Je savais
seulement qu’il avait ainsi appliqué ses méthodes rigoureuses à l’analyse de témoignages
présentés à Nuremberg ou ailleurs. Il avait démontré qu’il s’agissait de supercheries, de
répétitions avec variantes sur un « archétype » lui-même non fiable ou fabriqué. Il avait
aussi pu montrer que chez certains accusés allemands, des « aveux » avaient été
extorqués soit sous la torture, soit par la peur de l’exécution, soit encore par la crainte
d’être livrés aux Bolcheviques, ce qui signifiait une mort certaine.
Téléphonant au domicile du professeur, je me présentai et lui exposai mon intérêt
pour la recherche historique sur le sujet. Il me demanda ce que je savais en fait de la
question et quels ouvrages j’avais lus en la matière. Il ajouta que, puisque je souhaitais
le rencontrer et que j’avais lu Rassinier, Serge Thion et la thèse d’Henri Roques, il
m’accorderait un entretien à son domicile, mais à la condition que j’eusse lu d’ici là,
d’une part, son Mémoire en Défense et sa Réponse à Pierre Vidal-Naquet ainsi que Le
Mythe d’Auschwitz de Wilhelm Stäglich dans sa récente édition française qui
comportait, de la part du professeur, un supplément explicatif avec schémas et photos.
Du côté des historiens « officiels », il me recommandait aussi de lire Léon Poliakov,
Pierre Vidal-Naquet, Georges Wellers. Je pouvais me passer de lire, ajouta-t-il, les
misérables fabrications de plumitifs tels que Christian Bernadac, Jean-François Steiner,
Martin Gray ou Marek Halter.
Je fis les acquisitions nécessaires et me mis au travail.
La rencontre de Robert Faurisson peut vous changer l’existence. À l’écouter, de
vive voix, quelques semaines plus tard, à son domicile, je sentis que j’étais en présence
d’un homme qui détenait une arme redoutable.
Il connaissait son sujet, il maîtrisait les sources, il savait une abondance de détails,
de références, d’éléments essentiels concernant l’organisation, la prévention des
épidémies, la vie et la mort dans les camps, la circulation des données concernant les
détenus, les directives des responsables nazis et de leurs subalternes, les conséquences
de ces mêmes directives. Surtout il était passé maiÎtre dans la détection de la forgerie et
dans l’analyse des témoignages de survivants : sa règle était, et demeure, la crossexamination
(le contre-interrogatoire). Je l’entends encore me dire : «Savez-vous bien
qu’il n’existe pas un seul témoin direct d’une seule «chambre à gaz» dans un seul camp
de concentration allemand ? »
Il avait en tête les plans des camps allemands, leur organisation, leurs destinations
particulières ou successives ; et il connaissait les ordres ou notes de service afférents,
leurs états successifs, les trucages ou montages d’après-guerre.
Fasciné comme je le fus ce jour-là par son discours et la netteté de ses réponses à
toutes mes questions, son humour discret, surpris par sa capacité de passer en revue les
arguments de l’adversaire et de leur trouver la réplique, j’eus quelque peine à m’extraire
du bureau en sous-sol où il m’avait reçu parmi ses livres, dossiers et documents.
A la fin, une question me tourmentait : Robert Faurisson, qu’on ne peut prendre en
défaut de raisonnement, a démonté la plus formidable imposture de tous les temps, et
ses adversaires sont incapables de lui répliquer ; pourquoi, alors, n’emporte-til pas
l’adhésion immédiate de tout chercheur, de tout historien, du grand public éclairé, de
tout honnête homme ?
Lui-même, ce jour-là, me fournit la réponse à cette question : Parce que les
«chambres à gaz» ne sont rien d’autre aujourd’hui (nous étions alors en 1986) que le
produit par excellence d’une propagande de guerre en temps de paix et sont de ce fait
soumises aux lois de la guerre ; la contestation de leur existence est interdite, et

réprimée sévèrement ; les contrevenants sont poursuivis de cent manières ; la répression
va s’accentuer; des lois spécifiques seront édictées. (En juillet 1990, la loi Fabius-
Gayssot allait en apporter une éclatante confirmation.)
« Certes, lui dis-je alors, je peux comprendre que de puissants lobbies aient intérêt
à propager, dans les médias qu’ils tiennent en main, une version mensongère pour des
raisons politico-financières. Mais pourquoi les pouvoirs publics, la Justice par définition
indépendante, répriment-ils ceux qui ne font que demander l’ouverture d’un débat public
sur ces questions ? » R. Faurisson me répondit qu’il n’y avait guère de différence entre
les pouvoirs financiers, médiatiques, politiques et judiciaires.
Après quelques mois passés à lire sur le sujet, j’appelai le professeur pour
l’informer de mon vif souhait d’aller sur place visiter l’une de ces « chambres à gaz », à
Auschwitz-Birkenau bien sûr, puisque ce camp était tombé intact entre les mains de
l’Armée rouge en janvier 1945. Il voulut bien évoquer à nouveau les plans d’origine du
camp qu’il avait trouvé le moyen de sortir des archives du camp d’Auschwitz à partir de
1976 : ils me seraient indispensables pour suivre les transformations faites après la
guerre dans ce camp par les communistes polonais et russes.
Préalablement à mon départ en Pologne par avion, je fis un détour par son
domicile, où il me remit donc copie des plans d’origine de la Bauleitung (Direction de la
construction) en ajoutant :
« Les «chambres à gaz», dans ce grand camp pourtant tombé intact entre
les mains des Soviétiques, vous ne les verrez ni à Auschwitz, ni à Birkenau.
Vous allez voir à Auschwitz-I un abri anti-aérien avec salle d’opération
chirurgicale qui vous sera présenté par les guides comme une chambre à gaz en
état d’origine, mais vous constaterez que ce local prétendument destiné à
l’asphyxie en masse dispose… d’une petite porte-fenêtre avec ouverture… vers
l’intérieur ! Quant à l’autre porte de la pièce, elle donne sur une salle de
crématoires reconstruite : ainsi les communistes polonais n’ont-ils pas craint
d’imaginer et de «reconstituer» une salle de fours à coke donnant sur une pièce
chargée de façon répétée d’acide cyanhydrique, explosif avec l’oxygène de l’air.
Ne croient donc à cette chambre à gaz que ceux qui veulent bien y croire.
À la vérité, aucune personne dotée de sens commun n’y croit plus, et pas
même Pierre Vidal-Naquet, mais les Polonais maintiennent leur fiction, pour
les enfants des écoles et pour ceux aussi qui ont tellement besoin de croire aux
«chambres à gaz», fussent-elles impossibles ! » (29)
Il me confia aussi deux tâches, simples de prime abord : d’une part, demander sur
place à un officiel du camp-musée s’il existait des photographies d’époque de ces
«chambres à gaz» ; les Soviétiques, pour ne parler que de ceux-là, avaient certainement
dû les photographier dès leur prise de possession du camp en janvier 1945 ; d’autre part,
essayer d’obtenir la photocopie d’une ou plusieurs pages des Sterbebücher (registres
mortuaires) que les autorités allemandes du camp tenaient, paraît-il, de façon si
méticuleuse, documents là encore laissés intacts sur place par les Allemands en janvier
1945. Il me rappela de ne pas oublier de me munir d’une lampe-torche pour l’examen de
la prétendue « chambre à gaz » (maintenue par les Polonais dans une semi-obscurité) et
d’une boussole pour établir un plan précis des lieux.
Deux jours plus tard, au volant d’une Lada rouillée, louée à l’aéroport de Varsovie
(le paiement ayant été effectué au préalable à Paris), je prenais la route du sud pour

——————————————————-

29 Voir pour confirmation, près de vingt ans après la découverte de R. Faurisson, Eric Conan, « Auschwitz : la
mémoire du mal », L’Express, 19-25 janvier 1995 et, tout particulièrement, l’étonnante page 68.

——————————————————-

Oswiecim-Auschwitz. À mon arrivée sur place, au petit matin, je fis en trois heures une
première visite du camp principal et du camp voisin de Birkenau, de façon à bien situer
dans leur environnement les points intéressants pour ma seconde visite prévue pour le
lendemain. Dans l’après-midi, un officiel du camp voulut bien me recevoir, après que je
me fusse présenté à lui comme chercheur français indépendant dont le père avait été tué
en France en 1944 pour faits de Résistance. J’étais décidé à aller vite.
Ma question fut simple et se voulut d’emblée incisive:
« Puisqu’on ne peut actuellement pas voir la moindre trace de «Chambre
à gaz», ni de local à asphyxier en masse, que ce soit à Auschwitz, ou à
Birkenau, que les bétons brisés mais non disparus des crématoires de Birkenau,
dits Kremas II et III, ne peuvent en aucune manière avoir possédé une telle
installation (absence de trous d’origine pour le déversement des granulés de
Zyklon, notamment), il est indispensable pour tout chercheur de disposer des
photos de ces chambres à gaz, que les Soviétiques n’ont pu manquer de prendre
à leur entrée sans coup férir le 27 janvier 1945 dans le camp évacué par les
Allemands quelquesjours auparavant. Ces « chambres à gaz » homicides
étaient forcément des bâtiments en béton de plusieurs dizaines de tonnes, et
n’avaient pu être emportées dans leur retraite par les Allemands qui avaient par
ailleurs abandonné sur place les archives et la documentation du camp. »
Son regard se fit perçant : « Mais bien sûr, et je peux vous en montrer ! Nous
avons des photos aériennes des chambres à gaz de ce camp. »
Il alla à un tiroir d’une grande armoire métallique et me présenta des photocopies,
agrandissements de photos aériennes du camp, que je connaissais déjà par R. Faurisson.
Elles étaient maintenant devant moi, légendées en anglais et en polonais au moyen de
bulles avec flèches dirigées vers tel ou tel bâtiment. Je ne pipai mot.
« Il s’agit de photos de guerre prises en 1943 et 1944 à l’occasion de raids de
reconnaissance », crut-il bon de me préciser. Sur certains de ces agrandissements, on
pouvait voir, dans une bulle avec flèche : «Chambre à gaz», et, désigné par le bout de la
flèche, tel ou tel bâtiment.
Je ne pus m’empêcher de sourire tellement le subterfuge était voyant. Déjà Serge
Thion, par dérision, s’était amusé quelque part à légender «chambre à gaz» de simples
bunkers militaires français de la guerre d’Algérie, du côté de Colomb-Béchar.
Je fis remarquer à ce responsable du camp-musée qu’il me montrait là des photos
aériennes prises essentiellement par l’aviation sud-africaine et américaine, et qui étaient
connues de tous les chercheurs. Deux Américains de la CIA (Brugioni et Poirier)
avaient, au prix d’un montage effronté, désigné comme «chambres à gaz» des bâtiments
ou des installations dont lui-même devait bien savoir qu’ils ne pouvait rien être de tel.
Grâce aux plans d’origine de la Bauleitung nous connaissions les destinations exactes et
les fonctions de ces bâtiments et installations. Bien entendu, je me gardai de montrer à
mon interlocuteur les copies des plans d’origine qui étaient en ma possession. Pour toute
réponse, il me dit que, dans ces conditions, notre entretien était terminé et qu’il se voyait
au regret de ne pouvoir me fournir copie des autres documents demandés.
Il n’existait donc ni photos, ni traces physiques, de ce qui avait été, selon l’histoire
officielle, de gigantesques abattoirs humains. Et même on n’avait pu trouver aucune
trace documentaire, aucune allusion certaine dans aucun document officiel, aucune
référence allemande à de telles installations, aucune trace budgétaire de ce qui aurait dû
être un investissement énorme en crédits et en matériaux.

Je passai la fin de la journée et le jour suivant à reprendre d’abord la visite des
différents Blocks du camp principal d’Auschwitz, boussole et plans d’origine en main. Je
ne négligeai pas la naïve maquette du processus de mise à mort et d’incinération
proposée par les Polonais dans le Block 4, dit « de l’extermination ».
Je me dirigeai ensuite, l’après-midi du deuxième jour, vers le camp de Birkenau, à
deux kilomètres du camp principal d’Auschwitz. Je me fis montrer des unités
d’épouillage de vêtements, qui avaient fonctionné au Zyklon. Celles-ci, accessibles au
visiteur sur demande, ont été conservées. De petites dimensions, dotées de systèmes
d’accrochage pour les vêtements, elles n’ont pu bien évidemment asphyxier d’êtres
humains et, d’ailleurs, nul ne l’a jamais prétendu jusqu’ici. Les traces de bleu de Prusse,
caractéristiques de la réaction d’acide cyanhydrique avec les sels de fer contenus dans
les matériaux, y sont nettement visibles sur les parois.
À Birkenau, les alignements de baraques en bois pour loger les prisonniers (et
reconstituées depuis, avec des crédits… allemands) m’impressionnaient. J’essayai
d’imaginer ce que pouvait être une journée, une soirée ordinaire, un petit matin, à
l’époque d’activité de ce vaste camp. Je me mis à ressentir la dureté, la cruauté aussi, de
la situation des prisonnières et des prisonniers astreints là à des travaux forcés, vivant au
jour le jour, tentant de chaparder un peu de nourriture, d’organiser, comme on disait
dans l’argot du camp. Mais, pensai-je, puisque les camps d’internement, les camps de
travail sont inhérents à tout conflit de grande ampleur, les camps d’un des belligérants
ne peuvent être comparés qu’à des camps de l’autre partie. Et je ne pouvais m’empêcher
de comparer intérieurement ce camp allemand à ce que devait être le goulag soviétique :
discipline de fer aussi certainement, pénibilité extrême des travaux, comportement
brutal des gardiens et chefs de blocs, de la même façon sans doute. Me revenaient alors
en tête les nombreux témoignages de « déportés dans les deux systèmes » (tel celui de
Mme Buber-Neumann) sur la bien meilleure organisation interne, et le bien meilleur
ordinaire, des camps allemands, sur la stupéfaction des Rouges quant ils entrèrent à
Auschwitz en janvier 1945, y découvrant des installations modernes, une infirmerie
dotée de capacités d’opérations chirurgicales dont pouvaient bénéficier les détenus, un
théâtre, une piscine, un terrain de sport pour les mêmes, des cuisines, à tel point qu’ils
soupçonnèrent sur-le-champ les rares prisonniers valides restés sur place à les attendre,
d’être des complices des Nazis et non des victimes !
Mais j’étais venu pour bien plus que cela. Allais-je trouver maintenant, à
Birkenau, là où certains prétendent qu’elles ont existé et fonctionné, d’authentiques
installations ayant pu servir à un meurtre de masse par asphyxies collectives ? La veille,
le local présenté comme « chambre à gaz » du camp principal d’Auschwitz venait de
m’apparaîÎtre comme une supercherie bien misérable. Aucun chercheur sérieux, aucun
historien n’y croyait déjà plus. Ne sachant que faire à son sujet, les autorités du campmusée
avaient préféré… ne rien faire, laissant les choses en l’état. Les chambres à gaz, si
elles avaient jamais existé, ne pouvaient donc se trouver qu’à Birkenau, à l’emplacement
désigné sous le nom d’Auschwitz-II, appellation couvrant les Kremas
(morgues/Leichenkeller et crématoires, disposés en vis-à-vis, selon les plans d’origine).
J’atteignis cette partie du camp. Leur emplacement correspondait bien aux plans
d’origine. Je ne vis là que des pans de béton affaissés mais non désintégrés, comme si
une explosion de puissance très insuffisante les avait touchés. Aucune partie de
l’ensemble des deux grands crématoires K II et K III ne semble manquante. Le plafond
en béton est toujours là. Si les deux morgues (légèrement enterrées) avaient été deux
locaux d’asphyxie collective par le gaz, on devrait en priorité y voir d’abord, percés
d’origine dans la dalle-plafond encore présente, un ou plusieurs orifices d’origine de
déversement des granulés ou des plaquettes de Zyklon. Ce n’est pas le cas. Pas de traces

bleues ou bleuâtres sur les murs intérieurs qu’il est possible d’examiner si on se glisse
sous la dalle effondrée du Krerna-Il.
En supposant néanmoins que quelque 2000 personnes – qui sont prétendues avoir
été entassées là, et de façon répétitive – y eussent bien été asphyxiées en quelques
minutes, comment leurs cadavres auraient-ils pu ensuite être incinérés, puisque la
capacité de crémation (30) ne pouvait dépasser, pour ce crématoire, 80 cadavres par jour
? Qu’aurait-on fait, le soir, une fois ces 80 crémations terminées, des 1920 corps non
incinérés, restant des 2000 « gazés » du matin ? À coup sûr, il n’y aurait pas pu y avoir
de « fournée suivante ». Il eût été impossible, par ailleurs, de disposer ces corps dans
des fosses, puisque à Auschwitz, la nappe phréatique affleure à quelques dizaines de
centimètres de la surface d’un terrain autrefois marécageux (ce qui avait obligé en son
temps la Bauleitung à des opérations d’assainissement, encore visibles aujourd’hui).
L’allégation grotesque d’un processus de gazage homicide m’était déjà été apparue,
pour ainsi dire par défaut, au simple examen des plans d’Oranienburg, autre camp nazi.
Ce camp comportait des Leichenkeller (morgues) comparables aux Leichenkeller
d’Auschwitz-II. Jamais pourtant on n’a affirmé que les Leichenkeller d’Oranienburg
avaient servi de « chambres à gaz ». Au-delà de l’impossibilité physique, c’est bien la
preuve irrécusable que les installations de Birkenau n’avaient aucune destination
criminelle.
Un document de la société Degesch (qui fabriquait et conditionnait l’insecticide
Zyklon B), intitulé Directives pour l’utilisation de l’acide cyanhydrique Zyklon aux fins
d’épouillage, (31) prouve à lui seul l’absurdité de la légende de l’extermination en masse
d’êtres humains par ce moyen.
D’après ce document, un minimum de vingt heures est nécessaire pour l’aération
d’un local traité au Zyklon. On y précise que le port du masque à gaz pourvu d’un filtre
spécial (par des personnels spécialement qualifiés pour cela) est obligatoire pour
pénétrer dans un tel local au terme de ces vingt heures. A lui seul, ce mode d’emploi du
fabricant Degesch met à bas le prétendu témoignage qu’aurait rédigé Höss, responsable
du camp d’Auschwitz. Höss parle d’une équipe pénétrant sans masques, en mangeant et
en buvant, dans la « chambre à gaz », une demi-heure après l’introduction du gazpoison.
Mais il est vrai que, prisonnier des Anglais en 1946, il avait ensuite été livré aux
« spécialistes » polonais (tous d’origine juive, selon ses dires) qui le torturèrent
physiquement et psychologiquement. Ses tortionnaires lui dictèrent d’autres insanités du
même acabit, les insérèrent dans de prétendues Confessions, puis Höss fut condamné à
mort par un tribunal communiste et pendu. (32) La pendaison eut lieu, en 1947, à
l’emplacement de la prétendue chambre à gaz homicide d’Auschwitz I.

———————————————————-

30 À la suite de l’épidémie de typhus qui ravagea le camp d’Auschwitz-Birkenau durant l’été 1942, une extension à
cinq incinérateurs, de trois bouches chacun, fut construite à Birkenau (Auschwitz-II), et mise en service au printemps
1943 ; la capacité de crémation sur ce site précis fut alors, au maximum, de 15 corps simultanés (pour une durée
d’une heure trente, temps nécessaire pour une incinération au coke), soit environ 80 à 90 corps incinérés par jour.
31 Document NI-9912 (Archives du procès de Nuremberg, enregistré en date du 21 août 1947) : Richtlinien für die
Anwendung von Blausaüre (Zyklon) zur Ungeziefervertilgung (Entwesung).
32 Ceci est démontré par W. Stäglich dans son ouvrage déjà cité: Le Mythe d’Auschwitz, traduction française, Paris,
La Vieille Taupe, 1986, page 295. Par ailleurs, on doit à Robert Faurisson d’avoir « exhumé » la brochure authentique
de la Degescb (voir note précédente) qui donne le mode d’emploi du désinfectant-désinsectisant Zyklon.

———————————————————-

URSZULA

Je quittai enfin, le soir du second jour, le camp-musée d’Auschwitz, après avoir
fait l’acquisition de quelques numéros des Hefte von Auschwitz («Cahiers
d’Auschwitz », édités par l’administration du camp-musée). Dans l’immédiat, des
difficultés m’attendaient pour mon approvisionnement en carburant et lubrifiant (la Lada
consommait de l’huile). Impossible, en outre, de trouver une chambre d’hôtel à
proximité. Un cycliste à qui je promis du café s’il arrivait à me trouver une halte pour la
nuit, ainsi que de l’huile moteur, m’invita à le suivre sur une dizaine de kilomètres par
des chemins tortueux. Nous atteignîmes une petite bourgade. On allait pouvoir me loger
dans un immeuble inachevé, futur hôtel apparemment, dont seul le rez-de-chaussée était
habitable.
Une jeune femme d’une trentaine d’années, qui semblait être une cliente de cet
« hôtel » surréaliste, constata ma difficulté à m’expliquer avec une logeuse ne parlant ni
anglais ni allemand, ni français. Elle s’avança vers moi et me dit: « J’ai appris le français
au cours d’un séjour étudiant d’un an dans votre pays. Je m’appelle Urszula. Je peux
vous aider à vous faire comprendre pour l’hôtellerie. »
Le soir même, je la retrouvai, pimpante, dans le hall. N’en étant pas à mon premier
voyage dans les pays communistes d’Europe de l’Est, je soupçonnai qu’elle devait
appartenir à quelque service officiel et donc être d’une orthodoxie idéologique certaine.
Elle appartenait en effet, me dit-elle, à un service gouvernemental de contrôle
d’avancement de constructions immobilières d’Etat (sic), et l’avancement de ce futur
hôtel entrait dans son domaine de compétence professionnel. Elle se mit à me poser des
questions, intriguée de voir qu’un étranger eût ainsi la possibilité de voyager en Pologne
communiste dans un véhicule banalisé comme l’était ma Lada avec ses plaques
polonaises. Elle ignorait que ce fût possible pour des touristes occidentaux ; il suffisait,
depuis peu de temps, à Paris, au moment de la réservation, de régler la location en
devises occidentales à une agence spécialisée, avant de prendre l’avion pour Varsovie.
Elle me demanda si j’avais eu le temps de visiter ce haut-lieu qu’était le camp
d’Auschwitz.
« Dites-moi votre impression sur Auschwitz ? N’avez-vous pas senti rôder la mort
en déambulant dans le camp ? N’avez-vous pas trouvé saisissante cette entreprise de
mort, organisée à un tel point ? » Je me risquai à lui répondre que les bâtiments du camp
principal n’avaient rien de bien « saisissant », puisqu’il s’agissait des anciens bâtiments
d’une manufacture des tabacs devenue ensuite cantonnement de cavalerie du temps de
l’Autriche-Hongrie. D’ailleurs, après la guerre de 39-45, une partie des bâtiments,
jouxtant la zone polonaise d’habitation contiguë au camp d’Auschwitz, avait été
purement et simplement annexée au quartier d’habitation polonais. Des Polonais de la
banlieue d’Oswiecim habitent donc aujourd’hui dans les anciens bâtiments du camp
d’Auschwitz, lui fis-je remarquer, simplement parce ces Allemands honnis y avaient
installés entre 1940 et 1944 le sanitaire suffisant pour rendre ces bâtiments habitables.
(33) Quant au camp de Birkenau, je convenais qu’il s’en dégageait une oppressante
monotonie. Mais, à supposer qu’il en reste des vestiges, tirerait-on une impression
différente de la visite d’un camp du Goulag en Sibérie, par exemple ?
Ayant remarqué chez elle une certaine finesse, je me permis d’ajouter: « Vous me
parlez, bien entendu, du camp tel qu’il nous est présenté aujourd’hui. Mais quand on
peut consulter les plans d’origine, qu’on les examine avec attention, on est surpris de

———————————————-

33 Wilhelm Stäglich, Le Mythe d’Auschwitz, édition française, La Vieille Taqe, 1986, p. 488.

———————————————-

voir les incroyables modifications, ajouts ou effacements apportés à ce qui existait
réellement. Tenez, par exemple, le terrain de sport (avec matches de football), la piscine
à l’usage des détenus, avec plongeoir; le théâtre (qui fonctionna régulièrement) ; le
bâtiment surnommé « Canada » qui entreposait les effets et vêtements des détenus. J’ai
cherché en vain le bloc dentaire et le bloc opératoire pour les prisonniers, très modernes
pour l’époque ; dans ce dernier, savez-vous que fut opéré, par exemple, Elie Wiesel (34)
en décembre 1944 ? Il nous le raconte dans son essai autobiographique La Nuit, publié
en France en 1958 avec une préface de François Mauriac. Comme à tout visiteur, on m’a
présenté au camp principal une « Chambre à gaz en état d’origine » ; or, tous les
chercheurs savent que l’endroit fut successivement une morgue, puis un petit hôpital de
quelques chambres ; on peut encore voir très nettement les traces des cloisons des
différentes pièces. Après guerre, vos concitoyens, chère Urszula, n’ont pas hésité à
reconstruire une salle de fours donnant sur la pièce où l’on gazait, paraît-il, les
prisonniers ! Or, il s’agit là d’une impossibilité radicale ! Mon saisissement, si j’en ai
ressenti un, n’a donc pas été celui de l’horreur, mais plutôt d’indignation devant
l’imposture, après qu’on m’eût enseigné qu’en ces lieux avaient été exterminés par le gaz
des millions d’êtres humains. »
Sur le ton du sarcasme, elle me demanda : « Voulez-vous dire que ce n’était pas
du tout un camp d’extermination ? Plutôt, un camp de prisonniers dorlotés par les
nazis ? Il paraît qu’en France des personnes, des professeurs, annoncent et publient que
les camps de concentration nazis n’ont jamais existé ! Eh bien : vous venez de voir
Auschwitz aujourd’hui. Nous ne l’avons tout de même pas fabriqué ! Les tas de cheveux,
de lunettes, de chaussures, ne sont pourtant pas fictifs ! »
Je lui répliquai que je n’avais jamais entendu de professeur français assurer que les
camps nazis n’avaient pas existé, mais qu’en revanche une école de chercheurs avait
démontré que les chambres à gaz homicides d’Auschwitz n’avaient jamais pu exister.
Prétendre le contraire n’était qu’une calomnie. Le camp d’Auschwitz avait été un camp
de prisonniers à régime sévère, où ceux-ci avaient été astreints à des travaux forcés
parfois épuisants, dans ce qui était un vaste complexe industriel et agricole. Les
épidémies inhérentes à toute concentration d’êtres humains, dans les conditions de
l’époque qui plus est (les antibiotiques étaient rares), propagées par des parasites tels
que les poux, y avaient provoqué des ravages. Ces épidémies auraient été encore plus
dévastatrices s’il n’y avait pas eu de système de désinfection des prisonniers eux-mêmes,
de leurs vêtements et des locaux. Quant aux tas de lunettes, de cheveux, ou de
chaussures, notre Urszula savait-elle que les Allemands récupéraient absolument tout,
dans les pays occupés et en Allemagne même ? Des wagons venus de l’Europe entière
apportaient, à Auschwitz et ailleurs, des tas de déchets normalement jetés, mais qui, en
économie de guerre, sont recyclés par les prisonniers, justement, en ateliers : des
cheveux en quantité suffisante, par exemple, étaient voués à la fabrication de textiles
tandis que des verres et des montures de lunettes apparemment hors d’usage étaient
recyclés pour de nouvelles lunettes, etc.

———————————————————–

34 Elie Wiesel y raconte un épisode peu connu et tout à fait étonnant ; se trouvant dans une infirmerie (Revier)
d’Auschwitz (probablement Auschwitz-III) en décembre 1944 et début janvier 1945, après y avoir subi une opération
au pied parfaitement réussie, ce qui semble ahurissant dans un camp prétendu « d’extermination », lui et son père (qui
avait obtenu l’autorisation de dormir au Revier dans la chambre de son fils) se voient proposer, à la mi-janvier 1945,
par les SS qui leur annoncent l’évacuation imminente du camp devant l’avance de l’Armée rouge, de choisir entre
partir avec les Allemands vers l’intérieur du Reich, à pied et sous la neige, ou bien rester sur place et attendre les
« libérateurs » soviétiques. Quel fut le choix d’Elie Wiesel et son père ? Ils choisirent de partir à pied et sous la neige,
avec les Nazis « exterminateurs ». Un tel aveu inflige un démenti à la légende d’Auschwitz.

———————————————————–

La jeune femme, devenue nerveuse, exigea d’en savoir plus et de connaître quelle
pouvait bien être au juste l’argumentation de ces révisionnistes sur le point précis de
l’inexistence des « chambres à gaz » pour l’extermination d’êtres humains.
Je lui répondis qu’ils l’expliquaient par l’impossibilité physique et chimique du
processus d’asphyxie, qui plus est au gaz cyanhydrique porté par le Zyklon, lequel
n’était qu’un puissant désinfectant et désinsectisant pour l’épouillage des effets des
prisonniers et des locaux. Le chef de file de ces révisionnistes, le professeur Faurisson,
l’avait démontré sur des bases documentaires irréfutables et irréfutées. J’ajoutai qu’il lui
suffisait d’ailleurs, à elle-même comme à n’importe qui, de lire le mode opératoire du
Zyklon B fourni par le fabriquant de l’époque (la Degesch) pour comprendre qu’il aurait
été radicalement impossible de tuer des gens avec ce produit sans se tuer soi-même.
À m’entendre, elle semblait atterrée et comme changée d’aspect. Je souhaitai m’en
tenir là pour le moment. J’ajoutai cependant que si les chambres à gaz pour exterminer
les gens n’avaient jamais pu fonctionner, et même n’avaient jamais existé ni à Auschwitz
ou à Birkenau, c’était là, au fond, une bonne nouvelle. À ces mots, et après un silence,
Urszula, qui me regardait fixement, finit par éclater d’un rire où se sentait l’autodérision.
En Pologne communiste, on savait à quoi s’en tenir sur les mensonges de la propagande.
Que les maquillages d’Auschwitz ne fussent qu’un maquillage de plus n’était finalement
pas pour l’étonner.
Le lendemain, je poursuivis mon voyage en direction du camp de Majdanek.
Jusqu’à la nausée, de grossières supercheries et reconstructions d’après-guerre y sont
mises sur le compte des nazis, à tel point que les historiens préfèrent, en général, ne plus
parler d’exterminations dans ce camp. La supercherie des « installations
d’extermination » qui y sont montrées, toutes construites après guerre par des non-
Allemands, y est éclatante, même pour un profane, sauf peut-être pour l’écrivain juif – et
même de plus en plus juif – Bertrand Poirot-Delpech. Je me rendis ensuite vers le nordest
sur les sites de Belzec et de Sobibor (dont il ne reste strictement rien). Je retournai à
Varsovie par Treblinka où, là non plus, aucun bâtiment d’origine n’a été conservé ; on a
pourtant prétendu que le camp était doté de « chambres » fonctionnant à… la vapeur
d’eau, et qu’après 1943, les Allemands auraient déterré des corps largement décomposés
pour les brûler sur place. Or, on verra plus loin qu’il est démontré qu’aucune gigantesque
fosse à cadavres n’a été creusée dans ce camp.
Je revins de Pologne à la fois satisfait et consterné. J’étais satisfait car ce voyage
m’avait fait franchir une étape décisive de mon enquête. La lecture de Rassinier m’avait
rendu suspectes ces « chambres à gaz » ; puis l’affaire Roques me les avaient rendues
improbables ; et enfin grâce à Faurisson, au terme de ce voyage sur le site, j’avais la
preuve qu’il s’agissait d’une fiction.
J’étais en revanche consterné par l’énormité du mensonge, ou, ce qui revient sans
doute au même, par l’étendue de la croyance au bobard. Seul l’éclat de rire d’Urszula
résonnait en moi comme un signal d’espoir.
Je me confiai à un ami ingénieur que je fréquentais de longue date. D’abord
intrigué par mon discours, il me dit qu’il voulait à son tour en avoir le coeur net et pour
cela visiter les sites que je lui avais décrits. Je lui montrai les copies des plans d’époque
de la Bauleitung d’Auschwitz, et lui remis le livre de W. Stäglich (Le Mythe
d’Auschwitz), dans sa traduction française. Je pensai d’abord qu’il allait abandonner cette
idée de voyage, mais il me relança à maintes reprises, si bien que nous partimes
ensemble quelques mois plus tard, en avril 1989, dans sa voiture personnelle, pour la
Pologne, via la Tchécoslovaquie. En route, je lui servais de mentor. Je lui commentais
les lieux visités en appelant son attention sur la mise en scène de «vainqueurs» acharnés
à vouloir faire croire à l’existence de prodigieux abattoirs chimiques en béton armé dont

ne subsistait pas le moindre vestige. Là-dessus, nous prîmes connaissance du tout récent
et premier Rapport Leuchter. Je vis mon ami en proie à un trouble certain. J’assistai
bientôt, en direct, à son désarroi. Puis, après ces révélations et, comme le temps pressait,
le voyage s’acheva par une rapide visite des territoires maintenant polonais, qui avaient
été arrachés à l’Allemagne de 1945 à 1947. Pour nous, ce fut essentiellement la Silésie
et la Poméranie orientale (nous n’avions pas le temps suffisant pour aller visiter
l’ancienne Dantzig et encore moins la Prusse orientale).
Je garde un souvenir poignant de cette fin de notre périple, qui venait comme en
complément de l’épouvantable mensonge. Le coeur se serrait, en pleine campagne, à la
vue de ces bâtisses si typiquement allemandes, entre Breslau et l’ancienne Hirschberg,
qui avaient dû être avant 1945 des fermes prospères. Voilà que les Polonais avaient cru
bon de les barbouiller d’un méchant crépi pour effacer l’origine de leur construction de
facture typiquement germanique (colombages, Fachwerk), et maquiller ainsi le vol de
ces mêmes maisons. Maintenant, plus de quarante ans après, on pouvait nettement voir,
à travers le crépi justement, le noir et blanc du mélange croisé des poutres en bois qui
réapparaissait. Justice immanente, là aussi ?
L’occupant polonais de la ferme, à qui nous demandâmes l’hospitalité pour la nuit,
nous alloua deux méchants lits dans le vaste grenier, en exigea le paiement d’avance,
refusant sa propre monnaie nationale pour exiger le paiement par chacun de nous de dix
marks allemands.

LE COUP DE GRÂCE: LES RAPPORTS D’EXPERTISE
L’IMPOSSIBILITÉ RADICALE D’UN PROCESSUS
D’EXTERMINATION DE MASSE
DANS LES LOCAUX ET AUX LIEUX PRÉTENDUS

Nous voici à la fin de l’année 1989. Le Mur de Berlin, symbole d’une oppression,
d’une exploitation et d’un mensonge, s’est écroulé. Dans peu d’années, l’URSS va se
disloquer définitivement.
Dès les événements de Berlin, en novembre 1989, j’avais proposé à ma famille de
partir en voiture pour assister sur place à la casse désormais certaine du Mur et afin de
participer au dépeçage du honteux symbole, encore «en état d’origine». Les épouses
respectives avaient préféré à la fin nous laisser partir seuls, entre hommes, quitte à leur
ramener des morceaux du Mur en souvenir. Avec mon jeune fils et mon frère, nous
partîmes, pics, burins et marteaux dans le coffre. Arrivés à la porte de Brandebourg,
nous pûmes constater que beaucoup avaient eu la même idée que nous et qu’ils
s’attaquaient résolument au symbole.
Quelques semaines auparavant, le 16 septembre 1989, Robert Faurisson avait été
sauvagement attaqué dans un parc proche de son domicile par trois jeunes juifs
(simulant une partie de ballon). On avait cherché à le tuer à coups de pied. Grièvement
blessé à la face, avec de multiples fractures, il se remettait lentement. « Naturel et
normal », commenta Serge Klarsféld.
R. Faurisson avait su rapidement identifier le commanditaire de ses agresseurs, un
certain Nicolas Ulmann, fils d’un commerçant de Vichy. La juge d’instruction s’employa
à ne rien trouver.

Un an auparavant, le même R. Faurisson, cité comme témoin à Toronto dans un
procès intenté au publiciste canadien Ernst Zündel, contestataire actif de l’histoire
officielle et imposée de la seconde guerre mondiale, avait suscité une démarche qui
allait marquer le combat pour la vérité historique. Il avait proposé à Fred Leuchter,
ingénieur américain spécialiste de la mise au point et du fonctionnement de chambres à
gaz d’exécution pour condamnés à mort de certains pénitenciers aux Etats-Unis, de se
rendre avec une petite équipe sur les sites polonais où les organisations juives
prétendent que de telles installations de mise à mort en masse par asphyxie auraient
fonctionné, de prélever les échantillons nécessaires, de les expertiser et d’en tirer des
conclusions, après analyse des échantillons. En effet, ses observations, dans les années
soixante-dix, des conditions de fonctionnement de chambres à gaz d’exécution de
condamnés à mort américains (à Baltimore par exemple), où d’infinies précautions sont
prises pour exécuter un seul condamné afin de ne faire courir aucun risque à l’entourage
de l’installation, avaient persuadé R. Faurisson de la nécessité d’une expertise
scientifique des locaux ayant prétendument servi à exécuter des prisonniers à Auschwitz
et autres lieux.
Fred Leuchter procéda sur place à une confrontation scientifique des plans et des
locaux, à des prélèvements systématiques d’échantillons, qui devaient être analysés
ensuite «en aveugle» par un laboratoire américain indépendant et qui, bien entendu,
ignorerait l’objet de la recherche et l’origine des échantillons. En effet, on sait que les
matériaux tels que le ciment ou la brique, exposés à de l’acide cyanhydrique (tel qu’en
dégageaient les granulés ou les disques de Zyklon B, par définition), sont l’objet d’une
réaction chimique en présence d’acide cyanhydrique. Ces matériaux contiennent des
traces de fer (à l’état d’oxydes, de sulfates, de silicates) ; celui-ci réagit avec l’acide
cyanhydrique du Zyklon pour former des composés complexes (ferri- et ferrocyanures)
de couleur bleue caractéristique (bleu de Prusse). Ceux-ci présentent la particularité
remarquable d’être extrêmement stables dans le temps (plusieurs siècles) et d’être
pratiquement insolubles, donc insensibles aux intempéries. C’est ainsi qu’on voit
nettement des traces bleues intenses dans les unités de désinfection de vêtements, qui
ont été fréquemment soumises à l’acide cyanhydrique.
La détection de ferri- et ferrocyanures dans les échantillons de briques et de béton
prélevés en divers lieux du camp et leur teneurs comparées devait permettre de
déterminer les endroits précis de contact avec le gaz. Il s’agissait de vérifier si les lieux
prétendus de l’extermination par le gaz coïncidaient avec des traces significatives de
ferrocyanures. Or, parmi les prélèvements effectués par Fred Leuchter et son équipe en
une trentaine de points des cinq crématoires d’Auschwitz-Birkenau, aucune trace
décelable ne fut trouvée dans aucun des matériaux de ces divers locaux. En revanche,
des traces très importantes pouvaient être décelées dans les unités de désinfection de
vêtements ! Au-delà des résultats des analyses chimiques, l’analyse physique et
topologique de Leuchter fut, elle encore, sans équivoque. Ses conclusions (premier
Rapport Leuchter) furent nettes : les locaux ou installations d’Auschwitz et de Birkenau
incriminés (dénommés sur les plans K-I, K-H, K-III, K-IV et K-V), dont certains
prétendent qu’ils furent le siège de gazages d’êtres humains, n’avaient pu, en aucune
manière, être le lieu d’exécutions par asphyxie au Zyklon B : absence de traces de sels
cyanhydriques, locaux inadéquats, danger de mort pour les servants, impossibilité
matérielle du processus de « mise à mort suivie d’incinération ». (35)
Incapables de trouver une réplique à ce rapport, les sectateurs des «chambres à
gaz» se déchaînèrent dans le monde entier et singulièrement aux Etats-Unis contre la

————————————————–

35 Fred Leuchter, An Engineering Report on the Alleged Execution Chambers at Auschwitz, Birkenau and Majdanek
(Poland), Samisdat Pubhshers Ltd, 1988, 193 p.

————————————————–

personne même du chercheur et Leuchter vit sa carrière ruinée du jour au lendemain. On
répandit sur son compte de grossières calomnies et on s’abstint de produire la moindre
contre-expertise.
Une tentative, cependant. Un pharmacien de la banlieue parisienne, Jean-Claude
Pressac, s’était intéressé à titre personnel au problème des chambres à gaz et il s’était
rendu à Auschwitz à plusieurs reprises. Il n’avait, contrairement à la rumeur, jamais été
un « disciple de Faurisson ». Il avait fait la rencontre du professeur au domicile de Pierre
Guillaume. Un jour, las d’être importuné, R. Faurisson avait dû chasser J.-C. Pressac
manu militari. Ce dernier alla offrir ses services à Serge Klarsfeld. Celui-ci proposa
d’allumer un contre-feu au Rapport Leuchter et finança l’entreprise. Le résultat en fut la
publication en 1989 d’un gros ouvrage, indigeste et confidentiel, au titre en apparence
prometteur : Auschwitz, Technique and Operation of the Gas Chambers. (36) En réalité,
dans cet ouvrage ne figurait pas un seul croquis, pas une seule esquisse, pas une seule
maquette, pas une seule description cohérente, de cette fameuse «chambre à gaz». Le
malheureux pharmacien ne démontrait finalement qu’une chose : à Auschwitz-Birkenau,
il y avait bien eu… des crématoires pour incinérer les morts. Au passage, il réduisait
drastiquement le nombre des victimes incinérées, s’attirant par là la suspicion et la haine
des tenants, tel Claude Lanzmann, de la thèse des meurtres de masse en «chambres à
gaz». Ce dernier, cinéaste, en est d’ailleurs réduit à présenter des films de fiction où,
sans aucune preuve, sans aucun vestige archéologique ou trace documentaire
authentifiée, l’existence des « chambres à gaz » est présentée comme allant de soi : c’est
le cas dans son dernier film-fiction sur Sobibor (octobre 2001).
R. Faurisson devait pulvériser le livre de J.-C. Pressac, d’abord dans sa Réponse à
Jean-Claude Pressac, (37) puis face à Pressac lui-même en mai 1995 à la XVIIe chambre
du Tribunal correctionnel de Paris, où le piteux pharmacien, au bord des larmes, ne sut
que répondre aux questions successives de Me Erie Delcroix et de la présidente, Martine
Ract-Madoux. Exit Pressac.
Une tentative de contre-expertise du Rapport Leuchter fut menée par l’Institut de
criminologie de Cracovie. Les résultats des analyses chimiques tendaient à confirmer les
conclusions de F. Leuchter. Aussi s’abstint-on de publier cette contre-expertise
polonaise.
Le Rapport Lüftl (38) (du nom de son auteur Walter Lüftl, président de la chambre
des ingénieurs-chimistes autrichienne) fut publié quelque temps après. Il examine le
processus avancé par les tenants de la prétendue extermination et prouve son
impossibilité radicale. Il montre comment l’utilisation du désinfectant Zyklon pour tuer
en masse des êtres humains est ridiculement affirmée par les tenants de l’extermination.
Pour ce faire, il eût été infiniment moins dangereux, plus simple, et pour tout dire plus
efficace, d’utiliser du simple gaz carbonique (CO2) ; le problème de l’incinération en
masse se serait de toute façon posé dès le début d’une telle opération, et n’aurait pu être
résolu.
La conclusion, en forme de conseil, mettait en garde contre la propension des
juges, dans les procès de révisionnisme, à n’entendre que des « historiens » : les
scientifiques, les techniciens, sont ici indispensables.

—————————————————–

36 New York, The Beate Klarsfeld Foundation, 1989, 564 p., 45 x 30 cm.
37 Robert Faurisson, Réponse à Jean-Claude Pressac, 1994, Ed. R.H.R.
38 Walter Lüftl : Holocaust (Glaube und Fakten), Vienne, octobre 1991 ; en langue anglaise, et sous forme
condensée, in Journal of Histotical Retiew, hiver 1992-1993.

—————————————————–

Aucun contre-rapport ne put être avancé, n’a jamais été avancé, contre le Rapport
Lüftl. Ce président de la chambre syndicale des ingénieurs autrichiens fut contraint à
démissionner de son poste, mais on n’osa pas le poursuivre en justice. (39)
En 1991, survint la première édition du rapport de l’Allemand Germar Rudolf.
Germar Rudolf, qui travaillait au prestigieux Institut Max Planck rédigeait là un
rapport méticuleux, où, avec l’érudition du chimiste, il confirmait, de façon irréfutable,
les conclusions de Robert Faurisson et de F. Leuchter. Ce Rapport Rudolf, (40) envoyé
par la suite à nombre de sommités scientifiques, physiciens et chimistes, pour leurs
éventuelles remarques et critiques sur la méthode et le résultat, n’attira aucune remarque
négative ! Tant sous l’angle des considérations physico-chimiques qui mettent à mal les
allégations de témoins que par l’enchaînement sans failles du raisonnement, il aboutit à
des conclusions dévastatrices.
Citons-les, en respectant la présentation finale qui en est faite :
1/ Pour des raisons physiques et chimiques, les gazages de masse au moyen
d’acide cyanhydrique, qui, d’après des témoins, auraient été commis dans les
prétendues « chambres à gaz » d’Auschwitz, ne peuvent pas avoir eu lieu.
2/ Les processus de gazage en masse allégués par des témoins devant des
tribunaux, déclarés établis par jugement et décrits par des publications
scientifiques et littéraires, quel que soit le bâtiment d’Auschwitz dans lequel
ils sont censés avoir été mis en oeuvre, sont incompatibles avec les lois de la
nature.
G. Rudolf ne manquait pas de prévoir que l’adversaire, incapable de lui apporter la
contradiction, pourrait recourir à un subterfuge consistant à abandonner la thèse des
assassinats en « chambres à gaz » pour d’autres thèses de remplacement. Aussi, dans
une déclaration finale en forme de mise en garde, écrit-il : « Imaginer de nouveaux
scénarios et de nouvelles techniques de meurtre en masse, en contradiction avec les
témoignages, relèverait de la fabrication d’atrocités hollywoodiennes et non de
l’historiographie. »
Pour toute réponse à la publication du rapport de Germar Rudolf, le gouvernement
allemand engagea des poursuites judiciaires contre son auteur, ordonna la destruction de
l’ouvrage, démit Germar Rudolf de son poste et le contraignit à se réfugier
clandestinement à l’étranger. (41)
Enfin, en l’an 2000, eurent lieu sur le terrain des mesures du plus haut intérêt,
celles opérées par Richard Krege. Ce jeune ingénieur australien eut l’idée d’utiliser un
radar d’analyse du sous-sol (Ground Penetrating Radar), système permettant de déceler
sans ambiguïté (la propagation de ces ondes radar dans le sous-sol varie fortement si la
partie mesurée a été remuée en profondeur ou non) à un endroit donné, si le sol a été un
jour retourné, même à une date fort éloignée. Avec le révisionniste suisse Jürgen Graf, il
se rendit sur les sites polonais de Belzec, Sobibor, Treblinka et Auschwitz. Dans les
trois premiers camps, l’absence de fosses communes put être constatée. De même à
Auschwitz, sauf en des endroits précis où l’on savait déjà que des tombes communes (à
l’exclusion de toute fosse gigantesque) avaient existé. Ces expertises de Richard Krege

———————————————————

39 Süddeutsche Zeitung, 14 mars 1992, p. 8. [Il a été poursuivi par la suite, et emprisonné. Il vient d’être à nouveau
condamné à quatre ans de prison, à Vienne. Note de l’éditeur, début 2006.]
40 Germar Rudolf, Gutachten über die Bildung und Nachweisbarkeit von Cyanidverbindungen in den Gaskammern
von Auschwitz, 3e édition, 1994, 114 p. Trad. française disponible chez Vrij Historisch Onderzoek (www.vho.org).
41 Voir le gros ouvrage de Germar Rudolf (Ernst Gauss), Grundlagen zur Zeitgeschichte, Grabert (Postfach 1629, D-
72006 Tübingen, Allemagne), 1994, 416 p. Édition, fortement enrichie, en langue anglaise : Dissecting the
Holocaust, 2000, Theses & Dissertations Press, PO Box 64, Capshaw, Alabama 35142, Etats-Unis d’Amérique.

———————————————————

ne font que confirmer ce qu’avait pu établir, huit ans auparavant, le canadien John C.
Ball. Celui-ci avait analysé toutes les photos aériennes d’époque prises par des avions de
reconnaissance alliés (et aussi allemands) au-dessus des camps actuellement en territoire
polonais. Sur celles-ci, prises évidemment à l’improviste, on ne note aucune installation
qui puisse être celle de la mise en oeuvre d’un meurtre de masse, aucune concentration
suspecte de prisonniers face à un bâtiment, aucune fumée sortant des bâtiments dévolus
à la crémation. Ces photos sont la preuve matérielle irrécusable que ces camps n’étaient
rien d’autre que des camps de travail ou de transit.

LES « PROCÈS » DE NUREMBERG:
L’IMPOSTURE JUDICIAIRE

Il est impossible de comprendre le vingtième siècle si l’on ne s’est pas penché sur
ce qu’on peut tenir pour le plus grand procès en sorcellerie de tous les temps: le
procès de Nuremberg de 1945-1946 (suivi d’autres du même nom). Nous nous référons
ici à celui qu’il est convenu d’appeler le TMI – Tribunal militaire international -, dont le
texte fondateur fut celui issu de l’« Accord de Londres » (8 août 1945). Bornons-nous
ici à citer des articles du statut fondateur de ce tribunal d’exception :
art. 19 : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à
l’administration des preuves (…) ». Toute pièce que le tribunal estimait avoir valeur de
preuve était admise. Le tribunal pouvait accepter des pièces à conviction sans s’assurer
de leur fiabilité et rejeter des preuves à décharge sans donner de raisons. On pouvait
donc forger des « pièces à conviction » et ignorer des pièces à décharge. Ce qui fut fait,
à grande échelle.
art. 21 : « Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de
notoriété publique, mais les tiendra pour acquis ». C’est le tribunal lui-même qui
décidait ce qu’était « un fait de notoriété publique ».
art. 13 : « Le Tribunal établira les règles de sa procédure. Ces règles ne
devront en aucun cas être incompatibles avec les dispositions du présent Statut ». Il
s’agit bien là d’une véritable monstruosité juridique : les juges sont habilités à
improviser leur propre code de procédure pénale !
Carlos W. Porter, né en 1947 en Californie, traducteur professionnel, a eu le
mérite de se plonger dans les quarante-deux volumes (aussi bien en anglais que dans la
version allemande) des actes du procès de Nuremberg. (42)
Ce qu’il nous relate est consternant : le président du tribunal, Sir Geoffrey
Lawrence, ne comprenait pas l’allemand. L’accusateur en chef, Joseph Jackson, non
plus. Le procureur général Robert M. W. Kempner, personnage clé du tribunal, était un
israélite allemand animé d’une haine ouverte et incandescente pour les Allemands. C’est
lui qui fut le promoteur du « procès-verbal de Wannsee », document qui fut présenté
tardivement (1947) dans l’un des procès « américains » de Nuremberg comme le compte
rendu d’une conférence de hauts dignitaires allemands à Berlin-Wannsee en janvier
1942 sur l’organisation de l’anéantissement des juifs. Or il ne s’agit pas d’un « procès-

——————————————————

42 Carlos W. Porter, Non coupable à Nuremberg, 1996, Granata, Box 2145, Palos Verdes, CA 90274, Etats-Unis
d’Amérique.

——————————————————

verbal », mais d’un document ne comportant ni cachet, ni date, ni signature, aucune
indication de service, aucun numéro de dossier permettant de l’enregistrer,
dactylographié sur une machine ordinaire ; de toute façon, il ne traite que d’une
évacuation des juifs européens vers l’Est et non d’une extermination de ces juifs. (43)
Au grand procès lui-même, c’est-à-dire en 1945-1946, la défense produisit 102
témoins à décharge, et 312 000 déclarations écrites (XXI-287, 397-398) concernant les
prétendues « organisations criminelles » ; sur ce nombre, seulement quelques douzaines
furent traduites en anglais ; le tribunal ne fut donc pas en mesure de les lire ! Par
ailleurs, une seule déclaration de l’accusation (D-973) fut considérée comme une
réfutation de 136 000 documents de la défense. De plus, 6 déclarations écrites et
présentées par l’accusation furent considérées comme ayant « réfuté » les témoignages
des 102 témoins de la défense (XXI- 153).
Un examen, même rapide, des sources de « preuves » présentées au procès de
Nuremberg est édifiant. Les documents utilisés comme preuves étaient des
« photocopies » de « copies ». Beaucoup de ces documents donnés comme « documents
originaux » étaient écrits entièrement sur du papier sans en-tête et sans aucune marque
faite à la main, par des personnes inconnues. Parfois s’y trouvait un paraphe
« certifiant » le document comme étant une « copie conforme ». Beaucoup furent
« trouvés » par les Russes, ou « certifiés » par des « commissions de crimes de guerre »
soviétiques.
On réplique parfois que les Alliés auraient étudié 100.000 documents, puis choisi
1000 documents qui furent présentés devant le Tribunal, les originaux étant archivés
ensuite au Palais de la Paix à La Haye. Erreur !
Et Carlos Porter de poursuivre :
Au Palais de la Paix [à La Haye], il n’y a pratiquement pas d’originaux
allemands datant de la guerre. En revanche, on y trouve des « déclarations »
écrites après la guerre, le procès-verbal de la Commission du tribunal de
Nuremberg (structure de pré-analyse de recevabilité des documents), ainsi que du
matériel de la défense. Concernant les documents originaux allemands, le Palais
de la Paix n’en possède que des « photostats » négatifs (c’est-à-dire des
photocopies), sur du papier très fragile et qui a été agrafé. Chose étrange, les
National Archives de Washington (cf. Telford Taylor, « Use of Captured German
and Related Documents », conférence tenue sous les auspices des National
Archives de Washington) prétendent que les documents originaux seraient à La
Haye. La Haye prétend que les documents originaux seraient aux National
Archives américaines. La « Stadtarchive Nürnberg » et la « Bundesarchiv
Koblenz » n’ont pas de documents originaux du procès de Nuremberg non plus.
Un nombre important de documents, falsifiés ou sans valeur, furent présentés par
l’accusation, tel le document 1721-PS, ou le « discours de Hitler » (1014-PS), écrit sur
du papier sans en-tête, sans signature, sans cachet, par un inconnu ; et encore le
document L-3, qui ne fut cependant pas accepté par le tribunal comme preuve, mais
dont 250 copies furent distribuées à la presse comme authentiques ; et le 812-PS

———————————————-

43 En 1992, l’historien israélien Yehuda Bauer parla d’« histoire inepte » (silly story) à propos de la thèse selon
laquelle la politique d’extermination physique des juifs aurait été lancée à Wannsee, le 20 janvier 1942 (The
Canadian Jewish News, 30 janvier 1992). Huit ans plus tôt, en mai 1984, les historiens « officiels » allemands
Eberhard Jäckel et Jürgen Rohwer avaient, discrètement, largué cette thèse (Der Mord an den juden im Zweiten
Weltkrieg, DVA, 1985, p. 67). Soit dit en passant, on a là un exemple de découverte révisionniste confirmée par les
historiens orthodoxes.

———————————————-

présenté comme « copie conforme » d’une lettre non signée, présenté comme une lettre
de Rosenberg, ne comportant ni paraphe, ni numéro de fiche, et qui n’avait pas été
trouvée parmi les effets personnels du destinataire ; le 81-PS, par exemple, est une
« photocopie » avec un numéro de pièce à conviction soviétique (URSS-353 ; XXV,
156-161).
Tout cela paraissait, à Nuremberg, parfaitement normal. Le document 386-PS, dit
« protocole Hossbach », prétendu discours de Hitler du 5 novembre 1938, est une
« photocopie conforme » d’une « copie certifiée sur microfilm » d’une « copie
conforme » re-dactylographiée par un Américain, d’une « copie conforme » redactylographiée
par un Allemand (des notes prises par Hossbach et jamais approuvées
par Hitler lui-même), d’un discours de Hitler, écrit de mémoire par Hossbach cinq jours
plus tard. Carlos Porter fait remarquer avec humour qu’il ne s’agit pas ici de l’un des
pires documents, mais de l’un des meilleurs, parce que nous savons qui a préparé l’une
des « copies ».
Il conclut justement : « Une telle procédure était établie en violation des règles de
preuve de n’importe quel pays civilisé. De plus les documents n’étaient pas identifiés par
des témoins. »
Une sinistre illustration de ces infamies à Nuremberg concerne le cas de Wilhelm
Keitel, ancien chef de l’OKW (État-Major de la Wehrmacht). L’essentiel des « preuves »
contre Keitel consistait en des « rapports » de « commissions soviétiques de crimes de
guerre » (XVII, 611-612) présentés sous forme de « résumés » avec des jugements, des
conclusions, des généralisations, sans aucune annexe de preuves ou documents de base.
Il y était fait référence à des agences militaires allemandes incorrectement désignées.
Ces documents soviétiques comptèrent beaucoup pour la condamnation à mort de
Keitel. Citons parmi ceux-ci le document URSS-4, « rapport » accusant les Allemands
d’avoir propagé exprès des épidémies de typhus pour exterminer la population
soviétique! Le document 470 contre Keitel est une « copie conforme » (donc un
document réécrit à la machine pour en faire la copie) d’un « document original » écrit
entièrement en serbo-croate, avec une « signature » de Keitel tapée à la machine ! Keitel
n’entendant pas le serbo-croate, on prétendit au procès qu’il s’agissait d’une
« traduction » écrite en allemand, d’un original à présent introuvable (XV, 530-536).
Keitel fut condamné à mort et pendu.
Des actions parfaitement légales furent considérées comme des « crimes », étaient
considérées comme des inconvénients insignifiants quand elles étaient perpétrées par les
Alliés. Par exemple, Seyss-Inquart fut condamné à mort pour des actions de représailles
à la suite de sabotages ou résistance armée. Pourtant il avait été expressément admis par
l’accusation que des membres de la résistance, des francs-tireurs, pouvaient être fusillés
(V, 405).
Celui qui n’a pas pris personnellement connaissance des documents de Nuremberg
ne peut pas concevoir le caractère abracadabrant des accusations que les vainqueurs
portèrent contre les vaincus. Des énormités furent proférées tout au long du procès.
Smimov, l’avocat général soviétique, évoqua les « planchers électrisés » du camp
de Belzec (VII, 577) et Walsh, le substitut du procureur général américain, évoqua, pour
sa part, l’extermination massive de juifs dans les « chambres à vapeur » de Treblinka
(111, 570-57 1).
Marie-Claude Vaillant-Couturier, témoin de l’accusation, témoigna sous serment
avoir vu la chambre à gaz en bois (!) du camp de Ravensbrück (VI, 233). Il est vrai que
cette célèbre militante communiste, impitoyable témoin à charge à Nuremberg, osera
nier froidement, un peu plus tard, l’existence des « goulags soviétiques » ! (44)

—————————————————–

44 Histoire parallèle, émission de Marc Ferro, sur Arte, 18 mai 1996.

—————————————————–

Bien que les services de renseignement alliés (et notamment anglais) eussent su
depuis l’origine du massacre que c’étaient les Soviétiques qui avaient délibérément
exécuté des milliers d’officiers polonais à Katyn en 1940, ils avaient laissé courir la
rumeur que les Allemands en étaient les auteurs. Plus tard, les Soviétiques pendirent,
pour ce crime, sept officiers et soldats allemands : Ernst Böhm, Ernst Geherer, Herbard
Janicke, Heinrich Remmlinger, Erwin Skotki, Eduard Sonnenfeld et Karl Strüffling, et
ils condamnèrent à vingt ans de travaux forcés trois autres innocents allemands : Arno
Diere, Erich Paul Vogel et Franz Wiese. (45)
Le président Jackson demanda si 20.000 juifs n’avaient pas été volatilisés à
Auschwitz à l’aide d’une sorte de bombe atomique (XVI, 551).
Il fut question, par exemple, de véhicules spéciaux aménagés pour gazer des gens,
des « camions à gaz », qui auraient mis à mort des dizaines de milliers de personnes.
Pas une seule photographie de ce genre de véhicule ne put être présentée à Nuremberg !
Le territoire allemand, en ce début de l’année 1946, était totalement occupé par les
Alliés qui avaient donc toute latitude pour rechercher et produire un « camion à gaz ».
L’armée allemande ne possédait que d’inoffensifs camions de désinfection pour
l’épouillage des vêtements.
Smirnov, déjà cité, affirma au procès que les Allemands avaient utilisé des « fours
crématoires mobiles » pour y brûler 840.000 corps. Le même cita un « rapport » (VII,
569-570) de la « Commission extraordinaire d’Etat sur les crimes des envahisseurs
hitlériens en Lithuanie » : 100.000 corps, disait l’accusation, avaient été déterrés par les
Allemands en six mois, entassés par tas de 3000 qu’on avait arrosés de pétrole et ces
bûchers avaient été activés par quatre bombes incendiaires placées aux quatre coins du
bûcher. Alléguant que les traces du crime avaient été minutieusement effacées, le
Ministère public se dispensait d’apporter les preuves de son accusation.
La population allemande « avait pu rester propre » jusqu’à la fin de la guerre, osa
dire, le 8 février 1946, le général Rudenko, procureur général soviétique au procès de
Nuremberg, en lisant devant le Tribunal « l’appel à l’opinion mondiale [lancé] par les
représentants de plusieurs milliers d’anciens internés dAuschwitz » qui mentionne que
« les cadavres fournissaient aussi des huiles et des graisses destinées à des usages
techniques et même à la fabrication de savon » (VII, 183).
Trente-sept ans plus tard, Georges Wellers, ancien directeur scientifique du Centre
de documentation juive contemporaine de Paris, devait officiellement annoncer en 1983
que « la fabrication de savon à partir de graisses humaines appartient à la catégorie des
« bobards » qui circulaient déjà dans les camps ».
Un témoin essentiel du procès, en tous cas celui dont la déposition contribua de
façon décisive à lancer le chiffre de six millions de victimes juives, fut Wilhelm Höttl.
Cet officier allemand, arrêté à la fin de la guerre par les Américains, interné, et cuisiné
par les nombreux « conseillers » qui récoltaient des témoignages parmi les prisonniers,
accepta de passer au service des vainqueurs afin de travailler désormais pour le CIC
(ancêtre de la CIA), et d’améliorer ainsi son sort. (46) Il fut transféré dans un quartier
réservé, comme témoin spécial au procès de Nuremberg, sans être mêlé aux autres
accusés allemands. Ayant déclaré avoir connu Eichmann (l’organisateur des transferts
de juifs vers l’Est européen), W. Höttl accepta de déposer un affidavit (document écrit,
sous serment) dans lequel il mentionnait que le même Eichmann (introuvable à l’époque
du procès de Nuremberg) lui aurait confié un jour que le nombre de juifs exterminés, à
la date d’août 1944, pouvait se monter à quelques six millions. Le chiffre fut lancé. Les

————————————————————

45 Voir notamment Rivarol, n° 2248, 2 juin 1995, p. 12.
46 CIC : Counter Intelligence Corps (branche « contre-espionnage » de l’OSS devenue ensuite CIA). Selon d’autres
chercheurs, Höttl aurait déjà travaillé comme espion au service des anglo-saxons bien avant cette date.

————————————————————

avocats des accusés demandèrent la comparution de cet étrange témoin mais en vain. Ce
fut cela, Nuremberg : une entreprise de « faux-monnayeurs », où la fausse monnaie
(déclarations fantaisistes, mensongères, ou calomnieuses, un affidavit unique, voire des
« aveux » extorqués sous pression physique ou morale), était transformée en monnaie
ayant cours légal (l’histoire officielle). Le « procès » de Nuremberg fut le théâtre d’un
blanchiment d’accusations mensongères, comme ailleurs on blanchit l’argent sale de la
pègre.
La comparaison avec les procès en sorcellerie des XVIe et XVIIe siècles crève ici
les yeux. L’objectif de ces tribunaux religieux, avant que de mettre à mort dans les
flammes la présumée sorcière, était d’obtenir ses aveux publics et autant que possible
des témoignages « prouvant » que la malheureuse accusée avait bien forniqué avec le
diable. Une défense rationaliste fondée sur l’inexistence du diable eût été impensable de
la part de l’accusée et, pour le coup, eût entraîné illico au bûcher cette hérétique, cette
« négationniste ». En l’absence d’aveux de sa part, l’intervention providentielle d’un
« témoin » entraînait de facto la condamnation. Ce témoin pouvait être un ancien suppôt
du diable. Repenti entre temps, il jurait avoir entendu le diable ou à défaut l’un de ses
sectateurs, lui affirmer que la fornication était avérée. Tel avait été le cas du « témoin »
W. Höttl.
Le procès de Nuremberg était-il cependant justifiable ? Et le vainqueur était-il en
mesure de juger équitablement le vaincu ? On peut dire, à la lumière de ces quelques
énormités, avec Carlos Porter, que la simple consultation des sténotypies du procès
permet de trancher le débat. Le procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal
Militaire International n’a été qu’un lynchage judiciaire, qu’une gigantesque farce. Dès
lors, la sagesse impose de ne pas croire sans vérification préalable ce qui aurait été
« établi » à Nuremberg. Les conséquences d’un tel constat sont immenses.
Toute l’histoire de l’Allemagne entre 1933 et 1945 doit en conséquence être
revue, revisitée, réécrite.

LE « PROCÈS D’AUSCHWITZ »
(FRANCFORT, déc. 1963-août 1965)

Nous étions alors dans les années 1960. Quel était, plus de quinze ans après 1945,
l’état d’esprit des Allemands ?
Ecoutons Wilhelm Stäglich :
La majorité du peuple allemand n’y avait de toute façon pas vraiment cru. Il
subsistait des doutes notables quant à l’ampleur de l’extermination des juifs. En
revanche, les atrocités commises par les Alliés sur des « criminels de guerre »
incarcérés, les châtiments infligés pour des actions qui n’ont jamais été prouvées,
enfin et surtout les procès des chambres d’épuration intentés par des
« Allemands » contre d’autres Allemands (ce qu’on a appelé la « dénazification »)
et qui ont affecté presque chaque famille allemande avaient suscité dans de larges
couches de la population une vive amertume et même de la sympathie pour les
victimes de ces vengeances déguisées en justice. On ne voulait pas en entendre
parler. Ainsi la chasse aux nazis devint-elle de jour en jour plus impopulaire et
d’autant plus que les doutes au sujet des massacres de juifs se multipliaient et qu’à
partir de 1955 il devenait incontestable que les « chambres à gaz » exhibées après

l’effondrement du Reich, principalement à Dachau, mais aussi dans d’autres camps
n’avaient jamais existé durant l’époque du IIIe Reich. Dans ces circonstances, il
n’était pas étonnant que des voix se fissent entendre pour exiger de mettre un
terme à la « réparation » financière envers Israël décidée par le chancelier
Adenauer. C’est à coup sûr cette attitude qui a fait naître l’inquiétude chez tous
ceux qui avaient profité de la défaite allemande et du mensonge des six millions,
et qui entendaient continuer à en profiter. Les moyens de chantage politique et
financier sur le peuple allemand allaient se trouver compromis. Il fallait donc
rechercher de nouvelles voies pour maintenir l’un et l’autre.
[…] Considérant la foi quasi proverbiale que professe l’Allemand envers
l’autorité, il était tout indiqué de faire désormais entrer en action la justice
allemande et d’abuser de ses tribunaux en vue de ressusciter le complexe de
culpabilité sur de nouvelles bases. (47)
Comme le rappelle opportunément W. Stäglich, après la fin des procès des
criminels de guerre organisés par les puissances occupantes, les prétendues atrocités
nazies étaient rapidement tombées dans l’oubli au sein du peuple allemand ; par ailleurs
aucune expertise de l’arme du crime (assassinat par le gaz dans des installations
spécialement élaborées) n’avait eu lieu (et n’aura jamais lieu).
Le drame, dans des procès tels que celui, à Francfort, des « gardiens
d’Auschwitz » (1963-1965) est que l’avocat de la défense n’a généralement aucun intérêt
à ce que soit établie la vérité historique. Il se limite à présenter ce qui sera favorable à
son client ou du moins ne lui fera pas de tort. Quant au parquet, il ne faut pas oublier
que son représentant est un fonctionnaire, dépendant du pouvoir politique en place. Ces
gens-là se nourrissent pour ainsi dire en permanence d’une condamnation du régime qui
ne s’est installé que par la grâce des forces d’occupation, après la chute du Reich. Les
magistrats du parquet acceptent, sans la moindre réticence, l’arrière-plan historique tel
qu’il a été déterminé par les hommes qui, dans l’ombre, ont incité à ces procès dans un
but purement politique. Nous en arrivons là à une particularité propre à la magistrature
du parquet qui existe seulement dans les procès contre les « nazis ».
Autre point troublant : la mort suspecte de Richard Baer, dernier commandant
d’Auschwitz, mort survenue juste avant sa comparution, quand on sut qu’il ne parlerait
pas des « chambres à gaz ».
Et Stäglich de résumer avec amertume : « C’est ainsi qu’on a rendu et qu’on rend
la justice en Allemagne ». Il conclut :
[…] Cette manière de déterminer le verdict rappelle de la façon la plus
pénible la procédure utilisée dans les procès de sorcellerie d’autrefois. À cette
époque aussi, comme chacun sait, le crime n’était que « présumé », parce qu’il
était au fond impossible à prouver. Même les juristes les plus éminents de ce
temps-là […] soutenaient que, dans le cas de « crimes difficiles à prouver », on
pouvait renoncer à établir la matérialité objective du fait si la «présomption»
plaidait en faveur de son existence. Quand il s’agissait de prouver qu’il y avait
eu commerce charnel avec le diable ou que tel emplacement était un lieu de
sabbat ou autres sornettes, les juges de cette époque se trouvaient exactement
dans la même situation que nos magistrats «éclairés» du vingtième siècle face
aux chambres à gaz. Ils étaient obligés d’y croire sous peine de finir eux-

——————————————–

47 Le Mythe d’Auschvitz, op. cit., p. 317 (édition française).

——————————————–

mêmes sur le bûcher ; ce fut le même dilemme, bien que transposé, pour les
juges de la cour d’assises de Francfort appelés à se prononcer sur Auschwitz.
(48)

DES LOIS D’EXCEPTION CONTRE LES RÉVISIONNISTES

L’extermination des Juifs d’Europe par les Allemands entre 1941 et 1945, alléguée
par les organisations juives, admise par les pays d’Occident qui ont presque tous fini par
se la voir imposer comme vérité d’Etat (comme on dirait religion d’Etat), n’a pu
matériellement avoir lieu. Il s’agit là d’une conclusion fondée scientifiquement sur un
faisceau concordant de preuves : parmi les centaines de milliers de documents
d’archives en notre possession, on est frappé par l’absence totale de directives ou
documents allemands à propos d’une mise en oeuvre de mesures d’extermination.
L’absence de pièces faisant référence à d’éventuelles directives en ce sens, l’analyse des
témoignages, des dépositions à divers procès, des nombreux documents dont nous
disposons, des conclusions des chercheurs impartiaux sur le sujet (c’est-à-dire
suffisamment honnêtes pour n’avoir aucun intérêt à la propagation d’affirmations sans
preuves), de l’analyse des flux et reflux de populations et, enfin, des rapports
scientifiques d’expertises (des locaux et des processus invoqués) qui concluent tous à
l’impossibilité matérielle de la mise en oeuvre d’un tel processus ne peuvent que
renforcer notre incrédulité.
Et pourtant le summum de l’imposture est encore à venir. Le voici.
Non seulement il faut croire, sans aucune preuve et même avec la preuve du
contraire, que six millions de juifs sont morts du fait des Nazis, dont une grande partie
dans des abattoirs humains fonctionnant avec un insecticide, mais encore on en est venu
à instituer des lois spéciales dans presque tous les pays occidentaux afin de punir par la
prison, par l’amende ou par l’interdiction professionnelle ceux qui émettent
publiquement des doutes sur le sujet.
Il s’agit donc bien d’une croyance de type religieux. Qui s’aviserait en pays d’Islam
de contester publiquement l’existence d’Allah, l’authenticité du Coran ou le caractère
sacré de la Mecque ? Qui s’aviserait de ricaner devant le Mur des Lamentations ? Que
serait dans ce cas la sentence «unanime» ?
Qui dit croyance religieuse dit hiérarchie religieuse, avec ses privilèges, ses rites
et ses sites, ses grands prêtres, son Inquisition, ses excommunications, ses fulminations.

LE SCANDALE D’AROLSEN-WALDECK

Arolsen, petite ville d’Allemagne du Nord, dans l’ancien Waldeck, est le siège d’un
grand bâtiment, centre de recherches qui contient des informations capitales.
C’est en effet à Arolsen que se trouve le Service international de recherches sur les
victimes des camps de la dernière guerre et essentiellement des camps nationauxsocialistes.

————————————————

48 W. Stäglich, Le Mythe d’Auschwitz, op. cit., (édition française, p. 382-383)

————————————————

Outre sa fonction, naturelle, de recherche systématique, ce centre est chargé, face
aux éventuelles demandes de recherche ou d’indemnisation de familles de disparus, de
vérifier leur concordance avec les multiples fiches d’état civil et autres listes
nominatives : listes nominatives de convois de déportés, tant au départ qu’à l’arrivée,
listes internes aux divers camps allemands, listes de détenus transférés, registres
d’infirmeries des camps, registres des morts de ces mêmes camps, autres listes de
détenus. Un des aspects importants de l’activité de ce centre est la confrontation des
données dont il dispose avec les réclamations ou les recherches nominatives concernant
tel ou tel disparu.
On peut s’en étonner mais ce Service, bien que situé en territoire allemand et placé
sous la tutelle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de Genève, est sous
souveraineté « alliée » et… israélienne. Il comporte une proportion élevée de juifs dans
son équipe de direction. De même qu’est d’origine juive le responsable du très officiel
Institut de recherche d’histoire contemporaine de Munich. De même que la responsable
du camp-musée de Dachau. De même que le responsable du camp-musée d’Auschwitz
actuel et ses prédécesseurs.
Les informations et les statistiques dont dispose en abondance le centre d’Arolsen
sont, on s’en doute, d’une importance capitale. Car elles sont la clé ultime : c’est là qu’il
est patent qu’un holocauste a eu lieu ou n’a pas eu lieu. En effet, puisque les droits à
pension sont logiquement liés, pour les ayant-droits, à un passage au crible d’Arolsen,
on va pouvoir, disposant des statistiques et des résultats nominatifs, cerner par ce moyen
le nombre total des victimes des camps allemands. J’envisageais donc de me rendre à
Arolsen. Mais le professeur Faurisson me rappela à la réalité.
Il se gaussa de ma naïveté en cette affaire. Les données d’Arolsen, plus de 55 ans
après la fin de la guerre, sont toujours tenues rigoureusement secrètes. Elles sont encore
et toujours interdites d’accès aux chercheurs, quels qu’ils soient. De crainte de fuites
dévastatrices. On a compris qu’en effet Arolsen détient les chiffres les plus approchants,
la vérité en somme, sur l’ampleur du nombre des victimes de la « barbarie nazie », et
surtout avec des listes nominatives vérifiées. Le professeur me convainquit qu’il ne
serait pas possible, autrement que par ruse, d’avoir accès aux données d’Arolsen. Charles
Biedermann, le directeur du centre d’Arolsen, cité par la défense au procès Zündel
(Toronto, avril 1988), n’avait pas consenti devant le tribunal canadien à dévoiler le
nombre de décès dûment répertoriés qu’il détenait pourtant. « Il serait prématuré de
donner ces chiffres », fut sa réponse éhontée à la demande expresse de Robert
Faurisson, assistant d’Ernst Zündel au procès en question. On a bien entendu :
prématuré. En 1988 on était pourtant à 43 ans de la fin des hostilités !
Toutefois, les révisionnistes sont gens obstinés, patients, rusés quand il le faut, et
surtout ils sont, dans leur ensemble, armés d’outils bien affûtés.
Pour authentifier un décès de prisonnier en camp de concentration, il faut disposer
d’informations fiables et concordantes : preuve de la déportation (liste d’époque
afférente à un convoi donné) et mention chronologique sur une liste des décès du camp
(d’après ces Sterbebücher qui étaient méticuleusement tenus par l’administration des
camps, connus, pour Auschwitz, quasiment en totalité). Ces listes, quand on en dispose,
sont précieuses en ce qu’elles rassemblent, outre les noms, prénoms et dates des décès,
des données d’état civil concernant la personne, son pays d’origine, son ethnie ou sa
religion. Mais qu’advient-il d’une demande de recherche concernant une personne ne
figurant ni sur une liste d’entrée, ni sur une liste de décès, ni sur une liste
« intermédiaire » (liste de prisonniers transférés d’un camp à un autre, liste isolée de
membres d’un Kommando de travail interne à un camp, …) ? Un témoignage isolé par
exemple ne saurait ici être probant. Et des prisonniers décédés dans un camp dont les

archives ont été perdues ont pu n’être « réclamés » après-guerre par aucun proche
existant. Ceux-là vont échapper au crible d’Arolsen. C’est bien pour cela que les chiffres
d’Arolsen sont en quelque sorte des chiffres par défaut et Arolsen ne peut prétendre,
comme le croient parfois certains, donner le chiffre de la totalité des décès en camps de
concentration. Ce centre a établi un nombre de décès authentifiés par lui avec certitude
face au total des demandes nominatives de personnes disparues. Après examen des
archives soviétiques, cachées jusqu’ici pour un certain nombre d’entre elles jusqu’à
l’effondrement de l’URSS (ce qui d’ailleurs n’a pas fait notablement varier le nombre de
victimes auquel avait abouti Arolsen avant cela), le nombre total de victimes
« réclamées » dont les demandeurs ou les ayant-droits ont des raisons de penser qu’elles
ont pu décéder dans des camps de concentration hitlériens, toutes origines ou ethnies
confondues, est de 396.081 (arrondissons à quatre cent mille), selon les derniers chiffres
en notre possession. C’est là le total des fiches nominatives « entrées » à Arolsen. Parmi
ces noms-là, Arolsen a pu authentifier les décès de 291.594 peronnes (arrondissons à
trois cent mille), toutes origines confondues.
L’intérêt majeur des chiffres d’Arolsen vient de ce qu’ils sont établis selon une
démarche qu’on peut qualifier de révisionniste en ce sens qu’ils sont arrêtés à partir de
recherches documentaires croisées sur documents d’origine. Une remarque capitale à
propos des chiffres-résultats d’Arolsen : au cours du temps, ils se sont stabilisés, et ne
varient plus que de façon mineure. La révélation des archives de l’ex-URSS après 1991
n’a pas non plus apporté de modification significative du nombre des décès authentifiés.
On comprend alors pourquoi la publication ouverte de ces chiffres serait dévastatrice.
On imagine l’effroi qui saisit les autorités en charge de la version officielle des six
millions de victimes juives à l’idée des conclusions logiques et imparables que la
recherche révisionniste pourrait tirer des chiffres d’Arolsen. À coup sûr, c’est là qu’il
faut trouver la raison de la suppression par les autorités du Centre de recherches
d’Arolsen, en 1978, de son Historische Abteilung (département d’histoire).
En effet, en partant des chiffres certifiés par Arolsen, le nombre des décès
authentifiés des détenus d’origine juive, morts dans tous les camps hitlériens pour toute
la période 1933-1945, et pour toutes raisons, peut être estimé à un total à coup sûr
inférieur à 200.000 (car deux cent mille morts juifs supposerait un pourcentage bien trop
élevé, de 2/3 de juifs, dans le total des détenus des camps).
Deux cent mille décès authentifiés de juifs, au maximum, dans tous les camps
allemands, pour toute la durée de la guerre. Voilà ce dont on est certain, a établi le
Centre de recherches d’Arolsen, même si ce même centre refuse obstinément d’en
publier le chiffre. Il est patent que nombre d’autres personnes d’origine juive sont aussi
mortes, et pour d’autres raisons, entre 1941 et 1945, ailleurs que dans les camps de
concentration : celles qui ont pu avoir été tuées dans les villes allemandes bombardées
sans relâche, celles décédées hors des camps par privations de toutes sortes. Mais la
mort de ces juifs-là ne différa pas de celle qui fut le lot de bien d’autres victimes non
juives de la guerre européenne.
Ce chiffre, répétons-le, même non exhaustif comme nous venons de le voir, est
dramatiquement inférieur aux allégations sans fondement des organisations juives.
Parallèle dévastateur, il est de l’ordre du nombre des victimes allemandes en deux jours
du seul bombardement de Dresde par les Alliés en février 1945…
Qu’un centre officiel, sous tutelle de plusieurs gouvernements, se refuse à publier
le résultat de ses recherches, constitue un véritable acte de forfaiture à l’égard de la
recherche historique. Nous avons droit à la vérité, partielle ou non. Le chiffre authentifié
des décès dans les camps de concentration ne peut rester caché autrement que par une
volonté d’obstruction de la vérité, de la part des autorités officielles. Ceci nous amène à

constater que ces mêmes gouvernements, dans ce que j’ose appeler un consensus
pervers, ont estimé avoir intérêt à tenir ces chiffres sous le boisseau, et se comportent
comme de véritables receleurs. Un jour prochain, prenons-en le pari, Arolsen devra
livrer ses chiffres. Avec pièces justificatives. Justificatives, et nominatives.
Winston Churchill, le général Eisenhower, le général de Gaulle, ont rédigé après
la guerre leurs Mémoires. (49) Dans aucun de ces volumineux ouvrages, il n’est fait
allusion à un quelconque massacre par asphyxie collective dans les camps de
concentration allemands. Autrement dit, ces trois personnages-clés du conflit, chefs de
gouvernements et chefs de guerre, par là même informés aux meilleures sources et qui
auraient pu offrir un témoignage capital, ne soufflent mot d’un crime qui eût été d’une
ampleur et d’une singularité sans précédent. Il en est de même des rapports réguliers de
la Croix-Rouge ; le CICR était admis à visiter les camps de concentration et ne s’en
priva pas, pendant toute la durée du conflit : dans ses rapports, jamais aucune mention
de « chambres à gaz », sinon comme d’une rumeur. Une délégation de la Croix-Rouge
visita ainsi le camp d’Auschwitz-Birkenau en septembre 1944, et expliqua dans son
rapport qu’elle n’avait pu trouver de preuve pouvant confirmer les rumeurs dont on lui
avait fait part. (50) Il en est encore de même du Vatican, qui fut pourtant
remarquablement informé pendant toute la durée de la guerre.
Les tenants de l’extermination, comme en désespoir de cause, objectent encore
que les unités qui se nommaient Einsatzgruppen (« Groupes d’intervention ») se sont
livrées à des exécutions sommaires de nombreux francs-tireurs et partisans (souvent
juifs et encadrés par des juifs, commissaires du peuple). Il est avéré que ces
Einsatzgruppen avaient bien pour mission de sécuriser l’arrière de la Wehrmacht en
URSS, par «nettoyage» des partisans notamment, que nombre de ceux-ci étaient en effet
juifs, que le commandement allemand de ces Einsatzgruppen pouvait ne pas se sentir lié
par les lois de la guerre puisque l’URSS n’avait pas adhéré à la convention de Genève
sur le traitement des prisonniers, et que de toute façon le principe de représailles est
admis à l’encontre de francs-tireurs ou partisans. Mais là encore, des études sérieuses
ont été menées sur l’action de ces mêmes Einsatzgruppen, dont on a notamment les
ordres du jour. Les « aveux » des hauts responsables de ces unités, Oswald Pohl et Otto
Ohlendorf notamment n’ont que bien peu de valeur, car ils ont été obtenus sous la
torture. (51) Et même si on admettait pour véridiques (Ohlendorf « donna » le chiffre de
90.000 exécutions) ces chiffres extorqués sous la torture, ils ne seraient pas de nature à
infléchir la conclusion qu’il n’y a nullement eu d’holocauste, ou de génocide, ni même de
tentative de génocide des juifs européens.
Si c’était le cas, comment faudrait-il alors qualifier la mort non naturelle
entre 1939 et 1948 de plus de 14 millions de civils et militaires de nationalité
allemande ? (52)

—————————————————–

49 W. Churchill (1874-1965), The Second World War, 1948-1954 ; général Eisenhower (1890-1969), Crusade in
Europe, 1948; général de Gaulle (1890-1970) Mémoires de Guerre, 1954-1959.
50 Documents sur l’activité de la Croix-Rouge en fàveur des civils détenus dans les camps de concentration en
Allemagne – 1939/1945, 2e éd., Croix-Rouge, Genève, juin 1946, p. 91-92.
51 Oswald Pohl fut martyrisé pendant plus d’un an, entre mai 1946 et son « procès » du 3 novembre 1947 devant un
tribunal militaire américain : pour en extorquer des « aveux », ses bourreaux (des « conseillers » américains d’origine
juive) lui faisaient notamment de profondes entailles dans la chair, sur lesquelles ils versaient du sel. Voir Prominente
ohne Maske, FZ-Verlag, Munich, 1998. Ceci fut révélé à la presse américaine le 20 mai 1949 par le sénateur Mac
Carthy.
52 Le nombre des morts ressortissants du IIIe Reich (Allemands, Autrichiens, Volksdeutsche) de la seconde
guerre mondiale est un sujet délicat qu’en Allemagne même il n’est pas de bon ton de rappeler ou de révéler. Car il
montre que l’Allemagne, parmi tous les belligérants européens, est le pays qui a subi proportionnellement et de loin,
le plus de pertes en vies humaines. Les évaluations (voir notamment : Erich Kern, Verheimlichte Dokumente,
Munich, FZ-Verlag, 1988 ; Heinz Nawratil, Schwarzbuch der Vertreibung 1945 bis 1948, Munich, Universitas,
1999 ; Claus Nordbruch, Der deutscbe Aderlaß, Tübingen, Grabert-Verlag, 2001 ; l’ouvrage bien documenté de

Wolfgang Popp, Wehe den Besiegten !, Tübingen, Grabert, 2001) dépassent les quatorze millions de victimes
allemandes (civils et militaires) :
1/ victimes (essentiellement des civils) des bombardements de terreur alliés sur les villes allemandes : au
moins 650.000 ;
2/ victimes militaires (morts au combat ou victimes de partisans, « manquants » jamais revenus) : 4.800.000 ;
3/ victimes de la Vertreibung [expulsion] de 1945 à 1948: (1. Allemands des terres de l’Est: 2.230.000 ; 2.
Allemands de la Volga et autres : 350.000 ; 3. Allemands, mais non nés à l’Est: 220.000 ; en tout: 2.800.000 ;
4/ « morts pour raisons diverses » (dont famine organisée, de 1945 à 1949) militaires, dans les camps alliés, et
civils allemands dans les 3 seules zones « occidentales » d’occupation : 5.700.000 (voir James Bacque, Morts pour
raisons diverses) ;
5/ autres (morts en camps de concentration russes – jusqu’en 1955 – et en « RDA » occupée, et dans les camps
polonais, tchèques ou yougoslaves, après mai 1945) :1.430.000.

————————————————————-

YAD VASHEM

En janvier 2001, à l’invitation de proches basés à Amman en Jordanie, un couple
de mes amis avait souhaité visiter Petra, la mer Morte, Aqaba et divers sites grecs et
romains de la Décapole. Ils sont accueillis comme prévu, à 2 h du matin, à leur descente
d’avion. Ils roulent vers la capitale jordanienne distante d’une quarantaine de kilomètres.
Leur hôte leur fait savoir qu’en raison d’un contre-temps il sera trop occupé dans
l’immédiat pour se consacrer à leurs projets communs, qu’il propose de différer de
quatre jours. En attendant, il leur suggère de se rendre, seuls, en Israël. Le lendemain,
les amenant au pont Allenby, passage le plus proche pour Israël, il leur conseille de
loger pour trois ou quatre nuits au sein de la vieille ville de Jérusalem, dans un couvent
chrétien par exemple ; après quoi ils n’auraient qu’à prendre au retour un taxi collectif
jusqu’au même pont Allenby où il enverra un taxi. Le soir même, ils se retrouvent à
Jérusalem, et, pour une première nuit, « entrent au couvent » près de la via Dolorosa.
Ils passent la journée du lendemain dans les quartiers anciens de Jérusalem. Ils en
visitent le quartier chrétien. Ils se rendent au Mur des lamentations, par la partie arabe.
Ils observent les quartiers populaires palestiniens où la foule est quadrillée comme à son
insu par de jeunes juifs « banalisés musulmans » (les Mistavrazim), armés et munis de
discrets téléphones portables, tandis que des caméras omniprésentes et haut situées ne
laissent aucun angle mort pour les observateurs israéliens postés dans quelque centre de
supervision.
Le Guide du Routard signale qu’il ne faut pas manquer la visite de Yad Vashem, à
quelques kilomètres à l’ouest de Jérusalem. J’avais également conseillé cette visite à mes
amis. Deux jours après leur arrivée à Jérusalem, ils se rendent donc à Yad Vashem, par
l’autobus. Après dix minutes de marche, ils atteignent le musée-mémorial. Ils en visitent
les différentes parties, le jardin des Justes, la crypte avec la flamme, le bâtiment
émouvant avec ses milliers de petites étoiles qui vous entourent dans une semiobscurité,
des salles à thèmes, des bâtiments en travaux. Ils retournent au bâtiment
principal, dans le hall d’accueil. Des ouvrages présentés comme importants y sont
exposés sur un long comptoir. Bien en vue, disponible en trois langues, un ouvrage tout
récent, intitulé Les Profanateurs de la Mémoire ; l’auteur s’inquiète de l’argumentation
révisionniste (« négationniste », dans le jargon), jugée susceptible de troubler des gens
qui, a priori, ne sont pas nécessairement antisémites. Mes amis en acquièrent un
exemplaire en langue française. (53)

———————————————————

53 Ephraïm Kaye, Les Profanateurs de la Mémoire / Faire face au Négationnisme, Yad Vashem, 2000. Cet ouvrage,
d’une extrême indigence argumentaire, ose passer sous silence les expertises et rapports scientifiques de Fred
Leuchter, Germar Rudolf, Walter Lüftl, John Ball, etc.

———————————————————

Puis, l’homme se décide enfin à poser une question au responsable de cette salle
d’accueil. Esprit curieux, il souhaite « pour sa documentation personnelle, obtenir des
photos d’origine de ces chambres à gaz ayant fonctionné dans les camps de
concentration nazis ». À l’appui de sa demande, et de crainte que sa question trop directe
ne soit prise pour une impertinence, il se permet de faire savoir au responsable que les
Soviétiques, quand ils investirent le camp d’Auschwitz-Birkenau sans coup férir en fin
janvier 1945, auraient, forcément, trouvé de telles chambres à gaz en état d’origine
puisque le camp venait d’être évacué quelques jours auparavant par les troupes
allemandes. Par définition, ces installations en béton n’avaient pu être évacuées. Les
Soviétiques ont alors dû prendre de nombreuses photos de toutes les installations, et,
parmi celles-ci, sûrement des photos de telles chambres à gaz, ou, à la rigueur, des
vestiges de celles-ci, abandonnées depuis quelques jours par les Allemands.
La question semble désarçonner le jeune homme préposé au comptoir : « Vous
avez dit des photos de chambres à gaz ? Attendez, je vais voir mon supérieur ». Le
couple craint l’incident. Un barbu de complexion rouquine arrive, et leur déclare :
« Nous avons une photo de l’intérieur d’une chambre à gaz elle se trouve dans
l’Encyclopédie de l’Holocauste que voici ». Il désigne du doigt un gros ouvrage en
anglais, dans le haut de la vitrine.
Notre touriste s’en saisit, et à la lettre G, sous l’entrée Gas Chambers, il découvre
une courte rubrique d’une quinzaine de lignes, qui évoque l’utilisation systématique par
les nazis de chambres à gaz d’exécution ; ces lignes s’accompagnent de la photo… d’une
vaste salle de douches du camp de Majdanek ! On distingue nettement les douches avec
le caillebotis et deux fenêtres vitrées laissant inonder de lumière la salle de douches.
Une légende explique qu’il s’agit d’une salle de douches factice, pour que les détenus
abusés, après s’être déshabillés sans méfiance, soient en fait asphyxiés par le gaz sortant
des pommes de douche (!) (54)
Quel n’est pas son étonnement : on avait expliqué jusqu’ici que les détenus, après
avoir été poussés de force et en grand nombre dans une pièce aveugle et cimentée, y
étaient asphyxiés par le gaz qu’émettaient des plaquettes ou cristaux de Zyklon déversés
par des orifices pratiqués dans le plafond du local, et voilà que maintenant on explique à
Yad Vashem que les victimes étaient tuées par du gaz circulant dans des tuyaux de
douche. Où sont donc passées ici les plaquettes, les cristaux ? Quel est ce nouveau gaz
pour les tuyaux de douche ? Et surtout, étant plus léger que l’air, l’acide cyanhydrique,
sous sa forme gazeuse, devait donc monter au plafond en sortant des pommes de
douche.
Comment croire à pareilles sornettes ? La vie dans les camps de concentration n’at-
elle pas été suffisamment éprouvante pour qu’on n’aille pas inventer, au surplus, de tels
récits qui heurtent le sens commun ?

LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ SUR 1941-1945 EST-ELLE
UN COMBAT POUR LE PASSÉ OU POUR L’AVENIR ?

Je tiens pour un crime contre l’esprit et une insulte à la dignité de tous
l’interdiction, qui nous est signifiée par la loi, d’ouvrir un débat de fond sur le sujet des
camps de concentration allemands de la dernière guerre.

——————————————-

54 Cette habitude répétée de prendre les gens pour des simples d’esprit se retrouve par exemple à l’Holocaust Museum
de Washington qui ne craint pas de montrer la « porte d’une chambre à gaz », alors qu’il s’agit, tout simplement, à
Majdanek, de la porte… d’une unité de désinfection de vêtements !

——————————————-

Le citoyen français jouit, en principe, du droit à la liberté de recherche et du droit
à la liberté d’expression. Il me paraît indigne de devoir soutenir sans preuves
l’accusation portée contre l’Allemagne d’avoir mis à mort des millions d’êtres humains
dans de prétendues « chambres à gaz » dont il n’existe aucune trace, ni archéologique ni
documentaire, et cela d’autant plus que des expertises scientifiques incontestablement
sérieuses, concordantes et non démenties, ont démontré, de façon convergente,
l’impossibilité radicale d’existence et de fonctionnement de ces abattoirs chimiques aux
endroits où les « affirmationnistes » prétendent les situer.
L’argument selon lequel l’existence d’un consensus quasi général pour condamner
le régime hitlérien ôterait tout sens à un tel débat est fallacieux.
Aucun pays, aucun groupe humain, ethnique, philosophique, politique ou
religieux n’a le droit, par une propagande mensongère organisée et par des accusations
sans preuves et sans documents, d’accuser le peuple allemand de millions d’assassinats
dans des installations introuvables (et par ailleurs reconnues comme impossibles à
mettre en oeuvre). Aucun de ces pays ni aucun de ces groupes n’est autorisé à persécuter
ceux qui, à ce sujet, posent des questions et apportent des réponses. Enfin, cette
accusation et cette persécution sont d’autant plus inadmissibles qu’elles s’accompagnent
d’une exploitation financière du peuple qu’on a ainsi mis au ban de la société des
nations.
Des personnes éclairées et « bien intentionnées » me diront :
Mais à la fin, pourquoi insister si fort ? Il est évident, à présent, et nous en
sommes convaincus par le formidable appareil de recherche révisionniste, qu’il n’y
a bien sûr jamais eu d’« Holocauste » des juifs. Les honnêtes gens tout comme les
spécialistes ne peuvent qu’en convenir. Les « chambres à gaz » sont une
fantasmagorie « orientale », un conte fabuleux des Mille et Une Horreurs, une
réponse talmudique à l’oppresion d’un monde concentrationnaire organisé par des
Allemands férus de technique mais à la fin acculés à une épouvantable pénurie
alimentaire et logistique jusque dans ces mêmes camps, devenus pour le coup des
camps où la mort rôdait !
« Holocauste », dites-vous ? Mais enfin, quand comprendrez-vous qu’il n’y a
pu avoir un pareil mensonge, une pareille escroquerie, que parce que l’Allemagne
a perdu la guerre ? Le vaincu a toujours tort. Même et surtout s’il a été vaincu à un
contre dix. Dans cette guerre perdue, il y a eu également l’absence, chez les Alliés,
d’esprit de chevalerie, ce qui ne saurait nous surprendre de la part de vainqueurs
qui se sont conduits en fieffés criminels de guerre à Katyn, à Dresde, à
Gumbinnen, à Hiroshima et à Nagasaki. Il en a découlé, comme inéluctablement,
cette horrible accusation sans preuves, imposée à Nuremberg par un simulacre de
procès organisé par les mêmes vainqueurs (pour pouvoir tuer « légalement » les
dirigeants vaincus et terroriser ainsi la population allemande), ou du moins sans
autres preuves que des affirmations haineuses et grotesques, fabrications imposées
ensuite par une terreur médiatique sans cesse renforcée. Jusqu’à l’implosion finale,
qui ne manquera pas d’intervenir.
Mais pourquoi emboîter le pas aux révisionnistes, qui risquent de passer
pour des nostalgiques de la revanche ? Une explosion d’antisémitisme ne risque-telle
pas de surgir avec le révisionnisme triomphant ? Ne peut-on rien trouver de
mieux que d’être pour le coup aussi antisémites qu’eux sont anti-allemands et antieuropéens
? Pourquoi ne pas être simplement sages et laisser aux historiens seuls,
dans des ouvrages sérieux et dépourvus de toute polémique blessante, le fin mot

de cette horrible histoire ? Ainsi les braises et cendres encore brûlantes de cette
période pourront-elles refroidir.
À quoi je répondrais : occulter sciemment la vérité de peur d’être catalogué
comme antisémite n’est qu’un faux-fuyant. C’est faire la part belle aux terroristes de la
pensée. Les conclusions révisionnistes sont honnêtes, scientifiques et raisonnées. Ceux
qui pensent que les révisionnistes sont inspirés par l’antisémitisme et cherchent à se
venger sont-ils sincères ? Ne sont-ils pas, en fait, surtout dérangés par la lumière que le
révisionnisme projette crûment et d’un seul coup dans les ténèbres ? Ont-ils peur ? Du
révisionnisme on a dit qu’il constituait la plus grande aventure intellectuelle de la fin du
XXe siècle. Serait-il, en outre, l’unique catalyseur d’une renaissance de l’Occident, sa
seule chance de survie ?

POUR L’AVENIR

Mon père est donc tombé, comme on dit, pour ses idées, Il a été la victime d’une
double propagande de haine : celle que suscitaient les appels au meurtre contre
l’occupant, et celle que l’occupant, à son tour, éprouvait contre le franc-tireur. Je refuse
de croire qu’il ait donné sa vie pour que les vainqueurs de la dernière guerre civile
européenne répandent contre le vaincu une calomnie cruelle, aux retombées politiques
et financières des plus sordides. Par notre combat présent pour la vérité historique, par
des recherches inlassables et surtout par des découvertes qui se révèlent si dérangeantes,
nous pourrons remettre l’histoire à l’endroit. L’Occident, et notre pays, sont tombés si
bas qu’on a contraint la justice à protéger le mensonge et à punir ceux qui s’interrogent
sur des crimes allégués ou ceux qui les contestent avec les arguments de la science. Il
s’agit là d’une terreur judiciaire inadmissible.
Les révisionnistes usent de preuves et on ne leur réplique que par des menaces,
des incantations ou des gémissements. On les jette en prison, on les accable d’amendes.
On brise leur vie.
À l’aube du troisième millénaire, un débat international réunissant historiens,
chercheurs et scientifiques, s’impose pour répondre notamment aux expertises
révisionnistes. Toutes ces expertises ont conclu à l’impossibilité radicale de l’existence
et du fonctionnement des « chambres à gaz nazies ». Jusqu’à présent les tenants de la
vérité officielle ont fui ou refusé ce débat et ils ont cherché refuge dans la force injuste
d’une loi de circonstance.
Le temps est venu d’abandonner les subterfuges, de jeter les masques, de renoncer
à la force et d’affronter les risques d’un vrai débat en pleine lumière.
Il y va de la simple justice des hommes.

 

ÉPILOGUE JUDICIAIRE
Article de Libération
Les négationnistes témoignent de leurs obsessions à la barre
Le tribunal de Lyon jugeait hier un des disciples de Robert Faurisson.
par Olivier BERTRAND QUOTIDIEN : mercredi 30 novembre 2005
Lyon de notre correspondant
Robert Faurisson a vieilli. L’ancien universitaire lyonnais, négationniste de la première
heure, a aujourd’hui 76 ans, une couronne de cheveux blancs à l’arrière du crâne et la voix
aigrelette d’un vieillard. Il n’a en revanche rien perdu de ses obsessions. Hier, le tribunal
correctionnel de Lyon lui a offert une tribune inespérée. Faurisson devait témoigner au procès
d’un ancien conseiller régional FN poursuivi pour contestation de crime contre l’humanité. Il en
a profité pour nier une nouvelle fois l’existence des chambres à gaz faites pour tuer.
Délires. L’audience concernait Georges Theil, un homme de 65 ans moins malin que Faurisson
et déjà condamné à deux reprises pour ses délires négationnistes. Le dernier jugement, dont il a
fait appel, lui a infligé six mois de prison ferme, sans le calmer pour autant. L’affaire qui le
conduisait hier à la barre risque à nouveau de lui valoir des soucis lourds.
Le 14 octobre 2004, dans les couloirs du conseil régional Rhône-Alpes, où il travaillait pour le
groupe FN après avoir été conseiller régional six ans, Theil avait réagi devant des journalistes
aux propos ambigus tenus quelques jours plus tôt par Bruno Gollnisch, président du groupe FN,
au sujet des chambres à gaz (1). Le collaborateur s’était d’abord félicité de la «décision sage» de
son leader de «s’attaquer à un tabou majeur». Puis, moins sibyllin que Gollnisch, il avait
affirmé que les chambres à gaz n’étaient que des «autoclaves de désinfection». Devant le
tribunal, il a enfoncé la pointe négationniste, croyant convaincre le tribunal, un index levé. Il a
parlé des «dizaines de milliers de morts» (sic) dus à la «foudroyante du typhus», à des
«maladies comme la dysenterie» ou à des «travaux pénibles et la férocité des gardiens». Mais
il a été affirmatif. «Je conteste l’existence d’installations mortifères.» Pour le prouver, il a fait
citer son maître, Faurisson. Alain Jakubowicz, avocat de la Licra, a demandé au tribunal de
refuser l’audition de «ce chef de file d’une poignée d’illuminés». Selon lui, «entendre Robert
Faurisson sur Georges Theil reviendrait à demander à Marc Dutroux son avis sur Francis
Heaulme».
Le tribunal ne l’a pas suivi, même si le président a promis de cadrer l’intervention de Faurisson.
En vain. Le vieux négationniste a jubilé à la barre. De la personnalité de Theil, il n’avait pas
grand-chose à dire. «Sur les propos qu’il a tenus, je lui donne toute mon approbation. C’est un
homme honnête», a-t-il doctement commenté. Avant d’infliger au tribunal trois quarts d’heure
de négationnisme. Chaque question d’Eric Delcroix, l’avocat de Georges Theil, l’a invité à
détailler une «preuve» de l’«inexistence» des chambres à gaz. Puis l’ancien professeur a ponctué
: «Ce que disent les révisionnistes, ce n’est pas seulement que les chambres à gaz n’ont pas
existé. C’est qu’elles n’ont pas pu exister.» Embarrassé, le président a abrégé l’intervention, et
Faurisson a suivi le reste du procès depuis le premier rang, un large sourire aux lèvres.
Ricanements. Les incidents ont été nombreux, avec une salle où se pressaient de nombreux
militants et quelques négationnistes comme l’éditeur Jean Plantin, plusieurs fois condamné. Le
président a expulsé une conseillère régionale FN et demandé aux amis de Georges Theil
d’arrêter de ricaner lorsque les avocats des parties civiles ont évoqué les millions de morts.
Bruno Gollnisch se tenait au premier rang, impassible. Le procureur a suggéré six mois de
prison ferme, plus une amende. Le tribunal rendra sa décision le 3 janvier.
(1) Le député européen doit être jugé pour ces propos, mais son procès, déjà reporté, a été hier renvoyé au
23 mai. Le Parlement européen doit d’ici là se prononcer sur son immunité.
Libération 30 novembre 2005.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=341398

SUITES
Aujourd’hui, 3 janvier, par jugement de la 6e chambre (presse) du tribunal de grande
instance de Lyon (président : Fernand Schir), Georges Theil, ancien élu du Front national, vient
d’être condamné pour « contestation » révisionniste, sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot (13
juillet 1990). Devant la caméra d’un journaliste il avait tenu des propos sur l’impossibilité
technique de l’existence et du fonctionnement des chambres à gaz nazies.
Les peines sont les suivantes :
– Six mois d’emprisonnement sans sursis ;
– Amende de 10 000 E ;
– Paiement de la publication d’extraits du jugement dans Libération et dans Le Progrès (de
Lyon) ;
– Versement de 3 000 E à chacune des onze parties civiles ;
– Versement de 1 000 E de remboursement des frais de justice à chacune des onze parties civiles
;
– Paiement d’un droit de procédure de 90 E.
G. Theil, par l’intermédiaire de son avocat, Maître Eric Delcroix, va interjeter appel.
Je rappelle que, le 7 octobre 2005, par jugement du tribunal de grande instance de Limoges
(président : François Casassus-Builhé), le même G. Theil avait été condamné pour le même
motif de fond. En 2004, il avait envoyé à quelques personnes un exemplaire d’un opuscule qu’il
avait publié en 2002 sous le nom de Gilbert Dubreuil et intitulé : Un cas d’insoumission /
Comment on devient révisionniste.
Les peines avaient été les suivantes :
– Six mois d’emprisonnement sans sursis ;
– Interdiction d’exercer pendant cinq ans son droit d’éligibilité ;
– Paiement de la publication d’extraits du jugement dans Le Monde, Le Figaro, Le Populaire du
Centre et L’Echo de la Haute-Vienne ;
– Confiscation des scellés (c’est-à-dire des ordinateurs, livres et documents saisis par la police à
son domicile) ;
– Paiement à diverses parties civiles des sommes suivantes : 7000 E et 350 E + 1 E et 350 E +
1000 E et 350 E + 1000 E et 350 E + 1 E et 350 E ;
– Paiement d’un droit de procédure de 90 E.
G. Theil a commencé à verser de fortes sommes aux parties civiles. Il a, par l’intermédiaire de
son avocat, Maître Eric Delcroix, interjeté appel. La cause sera entendue le 3 février 2006
devant la cour d’appel de Limoges.
Je me permets de rappeler que les frais de publication judiciaire forcée dans un certain nombre
de journaux peuvent être particulièrement lourds. Quant aux divers frais entraînés par la
préparation de ces procès et leur tenue, je sais qu’ils ont été considérables.
J’apprends, en dernière minute, que le texte du jugement Schir serait d’une longueur,
exceptionnelle en pareil cas, de 48 pages.
Adresse de G. Theil : BP 50-38, 38821 GRENOBLE CEDEX 2
Robert Faurisson
3 janvier 2006.
A SUIVRE, SUR LE SITE DE L’AAARGH

————————————————————————————————————————————

AAARGH
Site créé en 1996 par une équipe internationale
http://vho.org/aaargh
http://aaargh.com.mx
http://litek.ws/aaargh
Le site en français seulement (sans les livres)
http://daaargh.narod.ru
Les périodiques de l’AAARGH
http://geocities.com/ilrestodelsiclo
Consei ls de révision
Gaette du Golfe et des banl ieues
The Revisionist Clarion
Il resto del siclo
El Paso del Ebro
Das kausale Nexusblat t
O revisionismo em lengua português
Arménichantage
(trimestriels)
Nouveautés de l’AAARGH
http://litek.ws/aaargh/fran/nouv.html
Livres (260) des éditions de l’AAARGH
http://aaargh.com.mx/fran/livres/livres.html
http://litek.ws/aaargh/fran/livres/livres.html
Documents, compilations, AAARGH Reprints
http://litek.ws/aaargh/fran/livres/reprints.html
http://aaargh.com.mx/fran/livres/reprints.html
Abonnements gratuits (e-mail)
revclar@yahoo.com.au
elrevisionista@yahoo.com.ar
Mail:
aaarghinternational@hotmail.com
Pour être tenus au courant des pérégrinations de l’AAARGH et recevoir la Lettre des
aaarghonautes (en français, irrégulière):
elrevisionista@yahoo.com.ar
L’AAARGH, pour ne pas mourir idiots.
Faites des copies du site. Rejoignez l’AAARGH. Diffusez l’AAARGH. Travaillez pour l’AAARGH.
Travaillons tous à notre liberté commune.
Certains veulent abroger la loi Gayssot. Nous, nous l’ignorons.

————————————————————————————————————————————

KARL MARX ET SATAN


Auteur : Wurmbrand Richard
Ouvrage : Karl Marx et satan
Année : 1976

 

 

INTRODUCTION
Avant de devenir économiste et communiste de renom, Marx était un humaniste. Aujourd’hui le tiers de la planète est marxiste.
En effet, sous une forme ou une autre, des quantités de gens sont marxistes, même en pays capitaliste. Jusqu’à des chrétiens,
voire des hommes d’Église – certains de haut rang – sont convaincus que, tout comme Jésus a donné la clé sur la manière
d’aller au ciel, Marx a donné la clé sur la manière de venir en aide aux affamés, aux pauvres, aux opprimés de cette terre.
Marx était profondément humain. Une idée le hantait: comment secourir les masses exploitées? Ce qui les achemine vers
l’appauvrissement, affirmait-il, c’est le capitalisme. Selon lui, une fois aboli ce système pourri et après une période de transition
sous dictature prolétarienne, l’État dépérirait et ce serait le paradis pour le travailleur. Dans la société communiste tout le
monde travaillerait, chacun suivant sa compétence, dans des usines ou des fermes appartenant à la collectivité, et chacun serait
rémunéré en fonction de ses besoins. Il n’y aurait plus l’État pour gouverner les individus, plus de guerres, plus de révolutions,
mais seulement une fraternité universelle et perpétuelle.
Cependant pour que les masses accèdent au bonheur, il faut plus que l’abolition pure et simple du capitalisme. Marx écrit:

La destruction de la religion, en tant que bonheur illusoire des
hommes, est indispensable à leur bonheur réel. L’appel à l’abandon de leurs
illusions sur leur condition est un appel à l’abandon d’une condition qui a
besoin d’illusions. La critique de la religion est donc la critique de cette vallée
de larmes dont la religion est le halo (Introduction à la Critique de la
philosophie du Droit, de Hegel).

Marx était anti-religieux parce que, pour lui, la religion fait obstacle à la réalisation de l’idéal communiste qu’il considérait
comme la seule solution aux problèmes du monde.
C’est ainsi que les marxistes expliquent leur position. Certains hommes d’Église la fondent de la même manière. Le Révérend
Osterreicher (Grande-Bretagne) déclarait dans l’un de ses sermons:
La destruction de la religion, en tant que bonheur illusoire des
hommes, est indispensable à leur bonheur réel. L’appel à l’abandon de leurs
illusions sur leur condition est un appel à l’abandon d’une condition qui a
besoin d’illusions. La critique de la religion est donc la critique de cette vallée
de larmes dont la religion est le halo (Introduction à la Critique de la
philosophie du Droit, de Hegel).

Le communisme – quelles que soient actuellement ses diverses formes
d’expression – est à l’origine un mouvement destiné à libérer l’homme de son
exploitation par l’homme. Or du point de vue sociologique l’Église a été et est
encore pour une large part du côté des «exploiteurs». Karl Marx, dont les
théories voilent mal une passion authentique pour la justice et la fraternité
prenant racine chez les prophètes d’Israël, haïssait la religion car elle servait
d’instrument pour le maintien d’un statu quo où des enfants étaient traités en
esclaves et travaillaient à en mourir pour que les autres s’enrichissent. Et cela
se passait ici même, en Grande-Bretagne. Il y a cent ans, quand on disait que
«la religion est l’opium du peuple», ce n’était pas une critique sans
fondement… En tant que membres du Corps Mystique nous devons faire
amende honorable et savoir reconnaître simplement que nous avons une
fameuse dette envers tout communiste (Sermon prononcé à Ste-Marie,
Fontana, Londres 1968).

Quant à moi, je suis chrétien. J’aime l’humanité et je veux son bien. C’est la raison pour laquelle j’accepterais sans scrupule
l’anarchie, le communisme, la démocratie ou le fascisme si cela pouvait apporter aux hommes le bonheur. Pendant longtemps
je me suis penché sur l’oeuvre de Marx pour mieux comprendre son esprit. J’ai découvert au cours de cette étude un certain
nombre de choses surprenantes que j’aimerais maintenant partager avec mes lecteurs.
Le marxisme fait impact surtout à cause des succès qu’il remporte, mais au fond les succès prouvent-ils quelque chose? Les
sorciers-guérisseurs en ont aussi. Le succès confirme l’erreur tout autant que la vérité et d’ailleurs les insuccès nous sont d’un
prix inestimable: ils ouvrent la voie à une vérité plus profonde. Aussi ferons-nous l’analyse de certaines oeuvres de Marx sans
tenir compte du succès qu’elles ont ou n’ont pas eu.

1
À LA CHASSE DE DIEU
Dans sa prime jeunesse, Karl Marx était chrétien. La première de ses oeuvres écrites – du moins de celles qui nous sont
parvenues – s’intitule Union du fidèle au Christ. On y trouve ce beau mot :

Par l’amour dont nous aimons le Christ, nous orientons en même temps nos
coeurs vers nos frères qui nous sont intimement liés et pour lesquels il s’est
donné Lui-même en sacrifice (Marx and Engels, Collected Works, Vol. 1,
International Publishers, N. Y. 1974).

Marx connaissait donc un moyen pour les hommes de devenir frères entre eux : c’est le christianisme.
Il poursuit :

L’union au Christ est capable de procurer l’exaltation intérieure, le réconfort
dans la douleur, une confiance paisible et un coeur susceptible d’aimer
humainement tout ce qui est noble et grand, non par désir d’ambition ou de
gloire, mais à cause du Christ.

À peu près vers la même époque, il écrit dans sa thèse Considérations d’un jeune homme sur le choix d’une carrière :

La religion elle-même nous enseigne que l’Idéal vers lequel tous tendent leur
effort s’est sacrifié Lui-même pour l’humanité. Qui oserait lui opposer un
démenti ? Si donc nous avons choisi la situation où nous pouvons faire pour
Lui le maximum, nous ne pourrons jamais plus être écrasés par le fardeau,
puisque ce dernier ne sera pas autre chose que les sacrifices consentis pour
l’amour de tous.

Il n’est conversion ni apostasie qui puisse transformer son homme à cent pour cent. Il arrive souvent que, par la suite, ses
anciennes croyances ou incroyances remontent au champ de sa conscience, prouvant ainsi qu’elles n’ont pas été totalement
effacées de son esprit, mais seulement refoulées dans le subconscient. L’ancien complexe chrétien apparaît en filigrane dans les
écrits de Marx longtemps après qu’il soit devenu un militant acharné contre la religion.
Même dans ce livre touffu, consacré à l’économie politique, qu’est Le Capital, livre dans lequel des réflexions sur la religion
sont parfaitement déplacées, Marx, le froid adversaire de la religion, écrit, complètement en dehors de son sujet :

Le christianisme avec son culte de l’homme abstrait et plus particulièrement
dans ses formes bourgeoises comme le protestantisme, le déisme, etc., est la
forme de religion la plus parfaite (Chapitre I, section IV).

Il ne faut pas oublier que Marx a été d’abord un chrétien convaincu. À sa sortie du lycée, son certificat porte sous la rubrique «
Instruction religieuse » cette appréciation :

Sa connaissance de la foi et de la morale chrétienne est lucide et bien fondée.
Il possède également dans une certaine mesure l’Histoire de l’Église (Archives
pour l’histoire du Socialisme et le Mouvement des Travailleurs, 1925, en
allemand).

Peu de temps après l’obtention de ce certificat il se passe dans sa vie quelque chose de mystérieux. En effet, bien longtemps
avant que Moses Hess ne l’amène, en 1841, aux convictions socialistes, il était déjà devenu profondément et passionnément
antireligieux.
Au cours de ses années d’études supérieures, un autre Marx avait surgi. Lui-même écrit dans un poème :

Je veux me venger de Celui qui règne au-dessus de nous

Il est donc persuadé que « là-haut Quelqu’un règne » et il a un grief contre lui. Pourtant ce Quelqu’un ne lui a fait aucun
mal. Marx appartient à une famille relativement aisée. Il n’a pas connu la faim dans son enfance, et il est plus favorisé que
beaucoup de ses condisciples. Qu’est-ce qui a donc pu faire naître en lui cette haine implacable contre Dieu ? Ses motifs
personnels nous échappent. Faut-il en conclure que Marx dans cette déclaration est simplement le porte-parole d’un autre ?
À l’âge où tout jeune homme normal nourrit le beau rêve de faire du bien à son prochain et de se préparer à sa carrière, pour
quelle raison écrit-il les vers suivants dans son poème « Invocation d’un désespéré » :

Ainsi un dieu m’a arraché mon tout
Dans les malédictions et dans les coups du sort.
Tous ses mondes se sont évanouis
Sans espoir de retour,
Et il ne me reste plus désormais que la vengeance.
Je veux me bâtir un trône dans les hauteurs,
Son sommet sera glacial et gigantesque,
Il aura pour rempart la terreur de la superstition,
Pour maréchal, la plus sombre douleur.
Quiconque porte vers ce trône un regard sain,
Le détournera, pâle et muet comme la mort,
Tombé entre les griffes d’une mortalité aveugle et frissonnante.
Puisse son bonheur creuser sa tombe !
(Karl Marx, Morceaux choisis, Vol. I – New York, International Publishers,1974)

Les mots « Je veux me bâtir un trône » et l’aveu que de Celui qui y est assis ne peuvent émaner qu’angoisse et terreur
n’évoquent-ils pas Lucifer et son programme:

J’escaladerai les cieux ; plus haut que les étoiles de Dieu, j’érigerai mon trône
(És 14.13) ?

Pourquoi Marx veut-il un tel trône ? La réponse se trouve dans un drame peu connu, composé également pendant ses années
d’études, intitulé « Oulanem ». Pour expliquer ce titre, il nous faut faire une digression.

Il existe une église de Satan. L’un de ses rites est la messe noire, célébrée à minuit par un prêtre du Malin. Les
cierges sont placés sur les chandeliers la tête en bas. Le prêtre est revêtu des ornements, doublures à
l’extérieur. Il dit tout ce qui est prescrit dans le livre de prières, mais à rebours, en commençant par la fin. Les
saints noms de Dieu, de Jésus et de Marie sont lus à l’envers. Une hostie consacrée volée dans une église reçoit
l’inscription « Satan » et sert à une communion dérisoire. Au cours de cette messe noire, une Bible est
consumée par le feu. Tous les assistants jurent de commettre les sept péchés capitaux énumérés dans le
catéchisme catholique. La cérémonie se termine par une orgie.

À dessein « Oulanem » est l’inversion d’un nom sacré ; c’est l’anagramme d’Emmanuel, nom biblique de Jésus qui signifie
en hébreu « Dieu est avec nous ». De tels noms inversés ont leur efficacité en magie noire.
Et maintenant nous ne serons à même de comprendre le drame d’ « Oulanem » que si nous écoutons d’abord l’étrange
confession de Marx dans son poème Le ménestrel :

Les vapeurs infernales me montent au cerveau
Et le remplissent jusqu’à ce que je devienne fou
Et que mon coeur soit complètement changé.
Regarde cette épée :
Le Prince des ténèbres me l’a vendue.

Dans les rites d’initiation supérieure du culte satanique, le candidat reçoit une épée enchantée qui lui assurera le succès. Il
l’achète au prix d’un pacte, signé du sang pris à son poignet, selon lequel son âme après sa mort appartiendra à Satan. Voici un
extrait d’Oulanem :

Il bat la mesure et donne le signal.
De plus en plus hardiment, je joue la danse de la mort.
Et ils sont aussi Oulanem, Oulanem.
Ce nom résonne comme la mort,
Puis se prolonge jusqu’à s’éteindre misérablement.
Arrêtez ! Je le tiens ! Il s’élève maintenant de mon esprit,
Clair comme l’air, aussi consistant que mes propres os.
Mais j’ai le pouvoir, avec mes bras,
De vous écraser et de vous broyer ( « vous » = l’humanité personnifiée)
Avec la force d’un ouragan,
Tandis que pour nous deux l’abîme s’ouvre béant dans les ténèbres.
Vous allez y sombrer jusqu’au fond,
Je vous y suivrai en riant,
Vous susurrant à l’oreille « Descendez, venez avec moi, mon ami !

La Bible que Marx avait étudiée durant ses années de lycée et qu’il n’avait pas oubliée dans sa maturité dit que le diable serait
enchaîné par un ange et précipité dans l’abîme (abyssos, en grec : Ap 20.3). C’est dans cet abîme réservé au diable et à ses
anges que Marx souhaite précipiter l’humanité tout entière.
À qui donc Marx prête-t-il sa voix dans ce drame ? N’est-ce pas dépourvu de bon sens de s’attendre de la part d’un jeune
étudiant à ce qu’il poursuive comme rêve de sa vie une telle vision de l’humanité entraînée dans l’abîme des ténèbres (les
ténèbres extérieures, expression biblique équivalent à l’enfer) tandis que lui-même, secoué d’un rire mauvais, suit ceux
qu’il a conduits à l’incroyance ? On ne trouve nulle part au monde la recherche d’un tel idéal, si ce n’est dans les rites
d’initiation de l’église de Satan, et encore dans les degrés supérieurs.
Mais le moment de la mort est arrivé pour Oulanem. Écoutons ses dernières Paroles :

Perdu. Perdu. Mon heure est venue.
L’horloge du temps s’est arrêtée,
La maison pygmée s’est effondrée.
Bientôt j’embrasserai sur mon sein l’éternité,
Bientôt je proférerai sur l’humanité
D’horribles malédictions.

Marx aimait ce mot de Méphistophélès dans Faust : « Dans l’existence tout mérite la destruction. » « Tout », y
compris le prolétariat et les camarades. Marx, dans Le 18 Brumaire, a cité ces paroles. Staline les a prises à la lettre, allant
jusqu’à détruire sa propre famille.
La secte de Satan n’est pas matérialiste. Elle croit à la vie éternelle. Oulanem, personnage à qui Marx prête sa voix, ne la
conteste pas. Il affirme son existence, mais elle consiste en une vie de haine poussée au paroxysme.
Notons en passant que, pour les diables, éternité est synonyme de tourments. C’est ainsi que Jésus s’entendit reprocher : « Es-

tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » (Mt 8.29)

Marx poursuit :

Ah ! l’éternité, notre tourment éternel,
Une mort indicible et incommensurable,
Abjecte, artificiellement conçue pour nous narguer,
Nous autres, rouages aveuglément mécanisés,
Faits pour être les calendriers absurdes
Du Temps et de l’Espace,
Sans autre objet que de se trouver là
Pour être détruits.

Nous commençons un peu à comprendre ce qui était arrivé au jeune Marx. Il avait eu des convictions chrétiennes, mais il
n’avait pas mené une vie conforme à ces principes. Sa correspondance avec son père fait foi des grosses sommes d’argent
gaspillées dans les plaisirs et de ses perpétuelles disputes avec l’autorité de ses parents pour ce motif et pour d’autres encore.
C’est alors, vraisemblablement, qu’a pu avoir lieu son endoctrinement dans l’église hautement secrète de Satan et qu’il a été
initié à ses rites. Satan parle par la bouche de ses adorateurs qui le voient au cours d’hallucinations orgiaques. Et c’est ainsi que
Marx n’est pas autre chose que son porte-parole lorsqu’il déclare :

Je veux me venger de Celui qui règne là-haut.

Écoutons plutôt la fin d’Oulanem :

S’il y a quelque chose capable de détruire,
Je m’y jetterai à corps perdu,
Quitte à mener le monde à la ruine.
Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l’abîme,
Je le fracasserai en mille morceaux
À force de malédictions ;
J’étreindrai dans mes bras sa réalité brutale,
Dans mes embrassements il mourra sans un mot
Et s’effondrera dans un néant total,
Liquidé, sans existence :
Oui, la vie, ce sera vraiment cela !

(Ces citations sont tirées du livre de Robert Payne, The Unknown Karl Marx, – Karl Marx inconnu – New York
University Press, 1971).
Dans Oulanem, Marx fait exactement comme le diable : il livre à la damnation toute la race humaine. C’est sans doute le seul
drame au monde où tous les acteurs soient pleinement conscients de leur propre corruption, qu’ils ne craignent d’ailleurs pas
d’étaler et dont ils font état avec conviction. Pas de noir et blanc. Il n’y a ici ni Claude et Ophélie, ni Iago et Desdémone, tout est
noir et révèle les traits de Méphistophélès. Tous les personnages sont des suppôts de Satan, corrompus, damnés.
À l’époque où il écrit cela, Marx, génie précoce, n’a pas 20 ans. Il a déjà fait le programme de sa vie. Pas un mot sur le service de

l’humanité, le prolétariat ni le socialisme. Il veut mener le monde à sa perte. Il veut se bâtir un trône « qui aura pour
rempart le frisson des hommes ».
De ce temps-là également datent certains passages à mots couverts de la correspondance échangée entre Karl Marx et son père.
Le fils écrit : « Le rideau est tombé. Mon Saint des Saints s’est déchiré et il a fallu installer de nouveaux dieux ».
Ces lignes du 10 novembre 1837 sont d’un jeune homme qui, jusque-là, avait fait profession de christianisme. Il avait déclaré
précédemment que le Christ était dans son coeur. Il n’en est plus ainsi désormais. Qui sont « les nouveaux dieux » installés à
sa place ? Son père lui répond :

Je me suis abstenu d’insister pour avoir une explication sur une question très
mystérieuse, bien qu’elle me paraisse fort douteuse.

Quelle était cette question mystérieuse ? Aucun des biographes de Marx n’a encore donné l’interprétation de ces mots étranges.
Werner Blumeberg, dans son livre Portrait de Marx, cite une lettre du père de Marx à son fils. Elle est datée du 2 mars 1837 :

Ton avancement, l’espoir de voir un jour ton nom hautement réputé et ton
bien-être en ce monde ne sont pas les seuls désirs de mon coeur. Ce sont là, il
est vrai, des rêves longtemps caressés ; je puis cependant t’assurer que leur
réalisation ne m’aurait pas rendu heureux. Mais si ton coeur demeure pur, s’il
bat avec humanité et si nul démon ne réussit à le priver de ses sentiments les
plus nobles, alors seulement je serai parfaitement heureux.

Qu’est-ce qui a soudain poussé le père à exprimer sa crainte d’une influence démoniaque sur son jeune fils bon chrétien jusque-là
? Était-ce les pièces de vers qu’il avait reçues de lui comme cadeau d’anniversaire pour ses 55 ans ?
Voici une autre citation où Marx, dans son poème Sur Hegel, révèle lui-même sa pensée, inspirée de Hegel :

J’enseigne des mots enchevêtrés dans un embrouillamini diabolique, ainsi
chacun peut croire vrai ce qu’il choisit de penser.

Ailleurs, dans le poème La vierge pâle, il avoue :

Ainsi j’ai perdu le ciel,
Je le sais très bien.
Mon âme naguère fidèle à Dieu
A été marqué pour l’enfer

Cela se passe de commentaire.
Au début, Marx avait des ambitions d’artiste. Mais ses poèmes et drames, dépourvus de valeur littéraire, ne connurent aucun
succès ; ils sont cependant utiles pour nous dévoiler l’état de son coeur.

KARL MARX ET SATAN – Richard WURMBRAND | Résistance
http://cmick23r.wordpress.com/2013/04/06/karl-marx-et-satan-richard-wurmbrand/%5B06/04/2013 16:21:46]
L’échec en peinture et en architecture nous a donné un Hitler. L’échec dans le genre dramatique, un Goebbels. L’échec en
philosophie et en peinture nous a valu respectivement deux autres criminels de guerre, Rosenberg et Streicher. Quant à
Marx, obligé de renoncer à la poésie, il entre au nom de Satan dans une carrière révolutionnaire contre une société qui n’avait
pas su apprécier ses oeuvres. Évidemment il ne s’agit là que d’un motif – entre autres – de sa révolte absolue. Une autre cause :
il était méprisé en tant que juif.
Deux ans plus tard, le jeune Marx écrit « La différence entre la philosophie de la nature chez Démocrite et chez
Épicure » où il fait sienne, dans la préface, la déclaration d’Eschyle : « Je nourris de la haine pour tous les dieux». Il
atténue quelque peu cette affirmation en disant qu’il est contre tous les dieux sur terre et dans le ciel qui ne reconnaissent pas
comme déité suprême la conscience de l’homme.
Marx était l’ennemi déclaré de tous les dieux – lui qui avait acheté son épée au Prince des ténèbres. Il s’était fixé comme but
d’entraîner l’humanité tout entière dans l’abîme de perdition et de l’y rejoindre en ricanant.
Marx a-t-il réellement acheté son épée à Satan ?
Dans un livre intitulé « The moor and the general. Remembrances about Marx and Engels » , (Editions Dietz, Berlin
1964) sa fille Eleanor nous dit que lorsqu’elles étaient petites, elle et ses soeurs, leur père se plaisait à leur raconter des histoires.
Il y en avait une surtout qu’elle aimait entre toutes ; il y était question d’un certain Hans Röckle. Mais laissons-lui la parole :

Le récit en durait des mois et des mois, car c’était une histoire très longue et
qui n’en finissait plus. Hans Röckle était un sorcier… il avait un magasin de
jouets… et beaucoup de dettes !… Malgré sa qualité de sorcier, sa caisse était
toujours vide, aussi fut-il contraint de vendre au diable, pièce par pièce,
toutes ces jolies choses qui lui appartenaient… Plusieurs de ces aventures
étaient terrifiantes et nous faisaient dresser les cheveux sur la tête.

Est-ce normal qu’un père de famille parle ainsi à de jeunes enfants de choses horribles ayant trait à la vente au démon de ce
qu’ils ont de plus cher ?
Robert Payne dans Marx (Simon and Schuster, New-York, 1968) fait allusion à cela avec abondance de détails ressemblant à
ceux fournis par Eleanor. Il insiste sur le fait que Röckle, le magicien, était très malheureux et que c’est bien à contrecoeur qu’il
finissait par consentir à céder ses jouets, cherchant jusqu’au dernier moment à les retenir. Mais son pacte avec le diable était
signé et il n’y avait donc pas moyen d’y échapper.
L’auteur ajoute :

Ces histoires interminables étaient, selon toute probabilité, une
autobiographie… Marx avait la vision du monde propre à Satan ; il en avait
aussi la malignité. D’ailleurs il semble bien parfois être conscient de faire
l’oeuvre du Mal.

Quand il terminait Oulanem et les autres écrits de jeunesse où il avoue avoir fait alliance avec le diable, Marx ne pensait pas
du tout au socialisme. Il l’avait même combattu. Il était rédacteur d’une revue allemande, « Rheinische Zeitung »,

qui n’accorde même pas de valeur théorique aux idées communistes sous leur
forme actuelle et qui souhaite encore moins leur réalisation pratique, la

trouvant, de toute façon, impossible… Des tentatives de la part des masses en
vue de promouvoir ces idées communistes sont à accueillir par une canonnade
dès qu’elles deviennent un danger…

Parvenu à ce stade, Marx rencontre Moses Hess, l’homme qui jouera dans sa vie le rôle le plus important, celui qui lui a fait
embrasser l’idée socialiste. Mais ce n’est pas ce que dit Hess à son sujet :

Docteur Marx – mon idole – qui donnera le coup de pied fatal à la religion et à
la politique du Moyen Âge.

« Donner un coup de pied à la religion » est donc bien son but principal. Un autre ami de Marx à cette époque, Georges
Jung, écrit d’une manière encore plus claire en 1841 :

Marx va sûrement chasser Dieu de son ciel et il fera lui-même son procès. Il
prétend que la religion chrétienne est l’une des plus immorales
(Conversations avec Marx et Engels. Insel éditeur, Allemagne, 1973).

Rien d’étonnant puisque Marx croyait que les premiers chrétiens avaient même égorgé des hommes et mangé leur chair.
Telles étaient donc les prévisions de ceux qui avaient initié Marx aux arcanes du satanisme. Il est absolument faux, par
conséquent, qu’il nourrissait le grand idéal social d’aider l’humanité et que, la religion étant à ses yeux un obstacle à la
réalisation de cet idéal, il avait adopté pour cela une attitude antireligieuse. C’est tout le contraire. Marx haïssait tous les dieux
sans exception et jusqu’à la notion même de dieu. Il s’était porté volontaire pour « chasser Dieu à coups de pied».
Le socialisme ne constitue pour lui qu’un appât pour attirer prolétaires et intellectuels à cet idéal diabolique. Lorsque les
Soviets, au début, prirent comme slogan : « Chassons les capitalistes de la terre et Dieu du ciel », ils étaient simplement
fidèles à l’héritage reçu de Marx.
J’ai parlé plus haut de l’inversion des noms comme procédé de la magie noire. Or les inversions sont tellement ancrées dans la
pensée de Marx qu’il en fait usage partout. Au livre de Proudhon « Philosophie de la misère » il répond par un autre qu’il
intitule « La misère de la philosophie ». « Il nous faut employer, dit-il, au lieu de l’arme de la critique, la
critique des armes » etc.
L’aspect hirsute de Marx avec ses cheveux et sa barbe ne vous a-t-il jamais posé question ? Les hommes de son temps portaient
en général la barbe, mais pas comme la sienne ! ni des cheveux aussi longs. L’allure de Marx est typique des adeptes de
Johanna Southcott, prêtresse d’une secte extravagante qui prétendait être en relations avec le démon Shiloh (Conversations
entre Marx et Engels). Il est curieux de constater qu’en 1814, quelque 60 ans après sa mort, « le groupe de Chatham des
Southcottians comptait dans ses rangs un militaire, James White, qui, après son temps de service aux Indes,
revint diriger le groupe local, répandant encore la doctrine de Johanna en lui donnant une coloration
communiste » (James Hastings, Encyclopaedia of Religion and Ethics. N. Y. Charles Scribner’s Sons, 1921, XI, 756).
Karl ne parlait guère métaphysique en public, mais nous pouvons reconstituer sa pensée en nous référant aux hommes à qui il
était associé. Parmi eux Michel Bakounine, membre de la Première Internationale, écrivait :

Satan est le premier libre-penseur et sauveur de ce monde. Il libère Adam et
imprime sur son front le sceau de l’humanité et de la liberté en faisant

désobéir » (Dieu et l’État, citations des Anarchistes, édité par Paul Berman,
Praeger éditeur, N. Y. 1972).

Bakounine ne se contente pas de faire le panégyrique de Lucifer, il a également un programme concret de révolution – mais pas
pour libérer les pauvres de l’exploitation.

Dans cette révolution, écrit-il, il nous faudra réveiller le diable chez le peuple et exciter en lui les
passions les plus viles » (Cité dans Dzerjinski par R. Gul, « Most » Pub. House, New-York, en russe).

C’est précisément avec ce Bakounine dont le programme est si étrange que Karl Marx a créé la Première Internationale. C’est
lui qui nous révèle que Proudhon, autre grand penseur socialiste et à l’époque ami de Karl Marx, « adorait Satan », lui aussi.
Proudhon avait été présenté à Marx par Hess ; il avait également le même style chevelu-barbu typique de la secte satanique de
Johanna Southcott au XIXe siècle (Conversations avec Marx et Engels, Insel Verlag, 1973, Allemagne).
Dans son ouvrage « Sur la justice dans la révolution et dans l’Église », Proudhon déclare que Dieu est le prototype de
l’injustice.

Nous atteignons à la connaissance malgré lui, nous nous procurons le bienêtre
malgré lui, nous arrivons à la société malgré lui encore. Chaque pas en
avant est une victoire où nous l’emportons sur le divin.

Il s’exalte :

Dieu est stupidité et lâcheté, Dieu est hypocrisie et fausseté, Dieu est tyrannie
et pauvreté, Dieu est mauvais. Partout où l’humanité s’incline devant un autel,
esclave des rois et des prêtres, elle sera condamnée… Je jure, ô Dieu, la main
levée vers le ciel, que tu n’es rien d’autre que l’exécuteur de ma raison, le
sceptre de ma conscience… Dieu est essentiellement anticivilisé, antilibéral,
antihumain.

Proudhon déclare que Dieu est mauvais parce que l’homme, sa création, est mauvais. Mais de telles pensées ne sont pas
originales : on les trouve d’ordinaire dans les sermons du culte de Satan.
Quand il se brouilla plus tard avec Proudhon, Marx écrivit un livre pour réfuter sa « Philosophie de la misère » où se
trouvent les citations ci-dessus. Il contredit sa doctrine économique sur des points secondaires, mais il n’a aucune objection sur
sa révolte démoniaque contre Dieu. Il convient ici de souligner avec force que Marx et ses disciples, même s’ils étaient anti-
Dieu, n’étaient pas pour autant des athées comme l’avancent pourtant les communistes d’aujourd’hui. En d’autres termes, ils
prouvaient leur haine pour un Dieu en qui ils croyaient en le dénonçant ouvertement et en l’insultant. Ce n’est pas son
existence qu’ils remettaient en cause, mais sa suprématie.
Lors de l’insurrection de la Commune de Paris en 1871, le communard Flourens déclarait :

Notre ennemi, c’est Dieu. La haine de Dieu est le commencement de la sagesse
(Philosophie du Communisme, Introduction par Charles Boyer, Fordham
University Press, N. Y.)

Marx louait hautement les communards qui proclamaient ouvertement cet objectif. Mais quel rapport cela peut-il bien avoir
avec une distribution équitable des biens ou de meilleures institutions sociales ? Il ne s’agit là que d’un masque pour dissimuler
le but véritable : l’extermination totale de la foi en en Dieu et de son culte. La preuve en sont aujourd’hui des pays comme la
Chine (rouge), l’Albanie et la Corée du Nord où toutes les églises, mosquées et pagodes ont été fermées.
Marx a composé des poèmes très intéressants sur ce thème. De l’avis général ils n’ont aucune valeur littéraire, mais les pensées
exprimées sont révélatrices. Dans « La prière d’un désespéré » et « Orgueil humain », la prière suprême de l’homme est
pour sa propre grandeur. Si l’homme est condamné à périr à cause de sa propre grandeur, ce sera la catastrophe cosmique,
mais il mourra en être divin, pleuré des démons. Dans sa ballade intitulée « Le ménestrel » il célèbre la plainte du chanteur
contre un dieu qui ne connaît ni ne respecte son art, qui émergeant du ténébreux abîme des enfers, « ensorcèle l’esprit et
séduit le coeur – et sa danse est une danse macabre ». Le ménestrel tire son épée et l’enfonce dans le coeur du poète.
« L’art émergeant du ténébreux abîme des enfers ensorcelant l’esprit », cela évoque les paroles du révolutionnaire
américain Jerry Rubin dans « Do it » : « Nous avons associé jeunesse, musique, sexe, drogue, révolution avec
trahison ; c’est là quelque chose de bien difficile à dépasser. »
Dans un autre poème où il avoue que son but n’est pas d’améliorer le monde, pas plus que de le réformer ou de le mettre en
état de révolution, mais bien de le précipiter purement et simplement à sa ruine pour en jouir, Marx déclare notamment :

Dédaigneusement, je jetterai mon gant
À la face du monde
Et verrai s’effondrer ce géant pygmée
Dont la chute n’éteindra pas mon ardeur.
Puis comme un dieu victorieux j’irai au hasard
Parmi les ruines du monde
Et, donnant à mes paroles puissance d’action,
Je me sentirai l’égal du Créateur.»

(de la traduction du D. Mc Lellan de « Marx before marxism », McMiIlan)

Ce n’est pas sans lutte intérieure, en effet, qu’il choisit Satan. Ses poèmes furent achevés lors d’une grave maladie causée par la
violente tempête déchaînée dans son coeur. Il note alors combien il se sent vexé de devoir se faire une idole d’une idée qu’il
déteste. Il en tombe malade (ibidem).
La raison majeure de la conversion de Marx au communisme apparaît clairement dans une lettre de son ami Georges Jung à
Ruge. Il n’est pas question de l’émancipation du prolétariat ni d’un ordre social meilleur. Lisons plutôt :

Si Marx, Bruno Bauer et Feuerbach s’associent pour fonder une revue
politicothéologique, Dieu fera bien de s’entourer de tous ses anges et de se
laisser aller à se plaindre, car ces trois-là réussiront certainement à le chasser
du ciel… » (Cité par Mc Lellan, voir ci-dessus).

 

2
DE LA THÉOLOGIE LIBÉRALE AU COMMUNISME
Tous les adeptes militants de Satan ont des vies privées tourmentées. C’est également le cas de Marx. Arnold Kunzli dans son
livre « Karl Marx A psychogram » (Europa-Verlag, Zurich 1966), raconte sa vie qui mena au suicide deux de ses filles et un

gendre. Trois enfants moururent de malnutrition. Sa fille Laura, épouse du socialiste Lafargue, dut aussi conduire au cimetière
trois de ses enfants après quoi elle se suicida avec son mari. Une autre de ses filles, Eleanor, décida avec son mari d’en faire
autant ; elle mourut, mais lui, à la dernière minute, renonça à son projet. Les familles des adeptes de Satan sont maudites. Marx
ne se sentait aucune obligation de travailler pour gagner le pain de sa famille. Il aurait pu facilement le faire, doué comme il
était pour l’étude des langues, mais il préférait vivre aux crochets d’Engels. Il avait eu de sa domestique un enfant naturel dont
il attribua plus tard la paternité à Engels. Ce dernier accepta de jouer la comédie. Il buvait énormément. David Riazanov,
directeur de l’institut Karl Marx à Moscou, y fait allusion dans son livre : Karl Marx le penseur, l’homme et le lutteur.
(International Publishers, N. Y., 1927).

Puisque nous venons de dire un mot de Engels, nous pouvons ajouter que celui-ci avait été élevé dans une famille pieuse. Dans
sa jeunesse il avait même composé quelques beaux poèmes chrétiens. Nous ignorons en quelles circonstances il perdit la foi,
mais voici ses premières impressions après sa rencontre avec Marx :

Qui entre en chasse avec une sauvage ardeur ? – Un homme sombre de Trèves
(lieu de naissance de Marx), un monstre remarquable. Il ne marche ni ne
court, il pivote sur ses talons pleins de rage et de colère comme s’il voulait
attraper l’immense tente des cieux et la jeter sur la terre. Il bat l’air de ses
bras, les étirant très haut. Ses poings sont serrés, menaçants, et il n’arrête pas
de rager comme si dix mille diables l’avaient saisi par les cheveux (M. Engels,
Morceaux choisis en allemand, tome supplémentaire II, p. 301).

Engels avait commencé à douter de sa foi chrétienne après avoir lu un livre du théologien libéral Bruno Bauer. Son coeur avait
été le théâtre d’un grand combat. Il écrivait à cette époque :

Je prie tous les jours et même à longueur de journée depuis que je me suis mis
à douter, mais je ne peux pourtant pas revenir en arrière. Les larmes me
viennent aux yeux tandis que j’écris (cité dans Karl Marx de Franz Mehring,
G. Allen &amp ; Unwin, Londres, 1936).

De fait Engels ne retrouva pas la voie du retour à la parole de Dieu et il commença à suivre celui qu’il avait nommé « le
monstre possédé par des milliers de diables ». C’était l’expérience d’une contreconversion.
De quelle étoffe était donc ce Bruno Bauer, théologien libéral qui a joué un rôle décisif dans la destruction de la foi chrétienne
chez Engels et qui a également réussi à donner confiance à Marx pour aller de l’avant dans sa voie nouvelle d’antichristianisme
? A-t-il affaire, lui aussi, aux démons ? Écoutons ce qu’il en dit lui-même dans une de ses lettres à Arnold Ruge, un ami
commun de tous les trois, le 6 décembre 1841 :

Je suis en train de donner une série de conférences ici, à l’Université, et il y a
foule. Je ne me reconnais pas moi-même quand je profère des blasphèmes du
haut de ma chaire ! Ils sont si forts que ces jeunes – que nul pourtant ne
devrait scandaliser – en ont les cheveux qui se dressent sur la tête. Tandis que
je les prononce, je ne puis m’empêcher de penser avec quelle piété, à la
maison, je compose une apologie des Saintes Écritures et de la Révélation. En
tout cas, c’est un bien méchant démon qui s’empare de moi chaque fois que je
monte en chaire, et je suis si faible que je suis incapable de faire autrement
que de lui céder… Mon esprit de blasphème ne me laissera de trêve que si
j’obtiens l’autorisation de prêcher ouvertement en tant que professeur du

système athée (Marx-Engels ; Historic critic complete édition – Archiv
Verlags-gesellschaft, Frankfurt a. Main, 1927, vol I, 1).

L’homme qui convainquit Engels de devenir communiste était le même qui avait convaincu Marx auparavant. Hess relate à la
suite de sa rencontre avec Engels à Cologne :

Il me quitta en communiste super militant. Voilà comment j’exerce des
ravages ! (Moses Hess, OEuvres choisies, éd. Joseph Melzer, Cologne 1962).

« J’exerce des ravages », était-ce donc là le but suprême de la vie de Hess ? C’est en tout cas celui de Lucifer.
Les traces du chrétien qu’il avait été ne disparurent jamais de l’esprit d’Engels. En 1865, il exprime son admiration pour
l’hymne de la Réforme :

C’est un rempart que notre Dieu . Il dit que « c’est un hymne triomphal, une
sorte de Marseillaise du XVIe siècle » (Introduction à la dialectique de la nature)

On pourrait trouver d’autres propos analogues de caractère pro-chrétien chez Engels.
Sa tragédie est plus bouleversante et plus poignante encore que celle de Marx. Écoutons ce beau poème de jeunesse,
d’inspiration chrétienne, composé par celui-là même qui deviendrait plus tard le bras droit de Marx dans sa lutte destructrice
contre la religion :

1. Jésus-Christ, Seigneur, Fils Unique de Dieu,
Daigne descendre de Ton trône des cieux
Pour venir sauver mon âme.
Descends avec toutes tes bénédictions,
Toi, Lumière de la Sainteté du Père !
Permets que je Te choisisse.
Oh ! qu’elle est aimable, belle sans ombre de tristesse,
La joie avec laquelle, ô Sauveur,
Nous faisons monter vers Toi notre louange.

2. Quand je rendrai le dernier soupir
Et souffrirai les affres de la mort,
Que je m’accroche ferme à Toi !
Lorsque mes yeux se voileront
Et que mon coeur cessera de battre,
Que mon corps se refroidisse entre Tes bras.
Dans les hauteurs du ciel,
Que mon esprit loue Ton Nom éternellement,

Tandis qu’il reposera en sécurité en Toi.

3. À quand ce temps de joie, proche néanmoins,
Où, né de Ton sein de Tendresse,
Je pourrai me réchauffer d’une vie nouvelle ?
Alors, ô Dieu, tout en Te disant mes actions de grâces,
Je pourrai aussi enlacer de mes bras,
Et pour toujours, ceux qui me sont chers.
Oui, vivant, vivant pour toujours,
Vivant dans Ta contemplation,
Que ma vie se déroule inlassablement, toujours neuve !
… Tu es venu libérer l’humanité
De la mort et du Mal,
Pour qu’il y ait des bénédictions et un sort heureux partout.
Et désormais avec Ton Retour sur la Terre,
Tout sera différent ;
À chaque homme, Tu donneras sa part.

Quand Bruno Bauer eut semé le trouble dans son âme, il trace ces lignes à quelques amis :

Il est écrit : Demandez et vous recevrez. Pour moi, je cherche la vérité partout où j’ai l’espoir d’en
trouver, fût-ce une bribe. Or jusqu’ici je n’ai pas réussi à reconnaître en votre vérité la vérité
éternelle. Oui, c’est écrit : Cherchez et vous trouverez. Et encore : Quel homme donnerait une pierre
à son enfant qui lui demande du pain ? Que dire alors s’il s’agit de votre Père qui est dans les cieux ?
Les larmes me montent aux yeux tandis que j’écris cela ; je suis profondément ému, mais, je le sens,
je ne serai pas perdu. Je viendrai vers mon Dieu après lequel mon âme tout entière soupire. Cela
aussi, c’est un témoignage de l’Esprit Saint. Je vis de ce témoignage, et je mourrai avec la même
conviction… L’Esprit de Dieu témoigne en moi que je suis enfant de Dieu.

Il avait donc parfaitement conscience du danger que constituait Satan…
Dans son livre, Schelling, The philosopher in Christ, nous trouvons ceci sous la plume d’Engels :

Depuis la terrible Révolution française, un esprit diabolique, complètement
nouveau, a pénétré une grande partie de l’humanité et l’athéisme dresse sa
tête menaçante d’une manière subtile et sans pudeur si bien que l’on pourrait
penser que les temps annoncés par les prophéties de l’Écriture sont accomplis.
Voyons, en effet, ce que la Bible nous dit des « sans Dieu » dans les derniers
temps. Et d’abord Jésus dans Matthieu, 24.11-13 : « De faux prophètes
surgiront nombreux et abuseront bien des gens. Par suite de l’iniquité
croissante, l’amour se refroidira chez le grand nombre. Mais celui qui aura
tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé. »

Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier, en
témoignage à la face de toutes les nations. Et alors viendra la fin.
Et, au verset 24 : « Il surgira en effet des faux Christs et des faux prophètes
qui produiront de grands signes et des prodiges, au point d’abuser, s’il était
possible, même les élus. » Dans la seconde Lettre aux Thessaloniciens 2, 3 et
ss. « . . . Auparavant doit venir l’apostasie et se révéler l’Homme impie, l’Être
perdu, l’Adversaire, celui qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de
Dieu ou reçoit un culte… Sa venue à lui, l’Impie, aura été marquée par

l’influence de Satan, de toute espèce d’oeuvres de puissance, de signes et de
prodiges comme de toutes les tromperies du mal, à l’adresse de ceux qui sont
voués à la perdition pour n’avoir pas accueilli l’amour de la vérité qui leur
aurait valu d’être sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une influence qui
les égare, qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés
tous ceux qui auront refusé de croire la vérité et pris parti pour le mal. »

Engels cite des passages de l’Écriture comme le ferait le théologien le plus averti.
Il continue :

Nous ne pouvons plus adopter une attitude de froideur ou d’indifférence visà-
vis du Seigneur. Non, c’est d’une inimitié ouverte et déclarée qu’il s’agit et au
lieu de tant de sectes et partis nous n’avons plus, en définitive, que deux
camps en présence : les chrétiens et les non-chrétiens… Nous voyons les faux
prophètes à l’oeuvre parmi nous… Ils parcourent l’Allemagne et cherchent à
pénétrer partout pour propager leur doctrine satanique sur les places et faire
flotter l’étendard de Satan de ville en ville, séduisant la jeunesse infortunée
pour l’entraîner au plus profond des abîmes de l’enfer et de la mort. » Et il
termine son livre par les paroles de l’Apocalypse « Voici que mon retour est
proche. Veillez sur ce que vous possédez afin que personne ne puisse vous
arracher votre récompense. Amen » (Marx-Engels, Historic critic complete
édition I, cf. plus haut).

Ainsi cet homme qui a écrit de tels poèmes et de tels avertissements contre Satan, l’homme qui a versé des larmes pour
demander à être préservé de ce danger, celui qui a avoué que Marx était « possédé de mille démons », ce même homme est
bien devenu son plus proche collaborateur dans sa lutte diabolique pour abolir jusqu’au dernier vestige de religion et de morale
(Le manifeste communiste de Marx et Engels).
C’est la théologie libérale qui l’a conduit jusque-là, c’est elle qui partage avec Marx et Engels la responsabilité des dizaines de
millions de vies innocentes tuées par le communisme.
Après ce triste intermède, long, mais instructif au sujet d’Engels, revenons-en à Marx.
Rolf Bauer, dans son livre Genie und Reichtum, nous décrit la vie extravagante de Marx sous le rapport des finances :

Quand il était étudiant à Berlin, vrai fils à papa, il recevait 700 thalers par an
comme argent de poche.

C’était une somme considérable, car à l’époque 5% seulement de la population avait un revenu supérieur à 300 thalers. Et au
cours de sa vie Marx reçut de Engels l’équivalent de six millions de francs français (chiffres de l’Institut Marx-Engels).
Il ne cessait de convoiter des héritages. L’un de ses oncles étant à l’agonie, Marx écrit :

Si le chien meurt, cela me tirera bien d’embarras.

Je me félicite pour vous de la maladie de l’obstacle à l’héritage et j’espère que
l’événement fatal ne va pas tarder à se produire.

Enfin « le chien » meurt. Lisons Marx le 8 mars 1855 :

Une excellente nouvelle ! Hier on nous a annoncé la mort à 90 ans du vieil
oncle de ma femme. Cette dernière va toucher 100 livres sterling environ et
même davantage à moins que le vieux chien n’ait laissé une part de son argent
à la dame qui tenait son ménage.

Il n’avait pas des sentiments plus tendres à l’égard de personnes qui lui étaient cependant bien plus proches que cet oncle. Il
était fâché avec sa mère. En décembre 1863 il écrit à Engels :

Voici deux heures, un télégramme m’annonçait que ma mère vient de mourir.
Il fallait que le destin enlève encore un membre de ma famille. J’avais moimême
déjà un pied dans la tombe, mais dans les circonstances présentes ma
santé est plus utile que celle de la vieille femme. Je dois aller à Trèves au sujet
de l’héritage. …

C’est là tout ce qu’il trouve à dire pour la mort de sa mère.
Tout économiste qu’il fût, Marx perdait tout le temps – et de fortes sommes – à la bourse.
Comme la secte de Satan est extrêmement secrète, nous ne connaissons qu’à travers des allusions – souvent à mots couverts –
les rapports supposés de Marx avec elle. Sa vie de désordres n’est-elle pas un anneau de plus dans la chaîne d’éléments que
nous venons d’invoquer en faveur de cette hypothèse ?
C’était un intellectuel de grande classe. Engels aussi. Et pourtant leur correspondance est émaillée de propos obscènes inusités
dans ce rang social. Les grossièretés y abondent, mais nulle part ces idéalistes ne mentionnent leur rêve humaniste ou socialiste.
Tout le comportement et la conversation de Marx étaient de nature satanique. Juif lui-même, il n’hésita pourtant pas à publier
un livre antisémite : La question juive. Et il ne détestait pas que les Juifs. Son ami Weitling relate :

Le sujet de conversation habituel de Marx est l’athéisme, la guillotine, des
histoires sur Hegel, des récits de corde ou de poignard.

Il n’aimait pas non plus les Allemands :

La seule façon de les réveiller, prétendait-il, est de les rouer de coups.

stupide peuple allemand.

Et encore :

Les Allemands, les Chinois et les Juifs peuvent être comparés à des
colporteurs et à de petits marchands.

Il évoquait

la mesquinerie rebutante et nationale des Allemands (Kunzli, Psychogram).

Il considérait les Russes comme des infrahumains (K. Marx sur la Russie, Publishing House Zaria – Canada, en russe).

Les peuples slaves sont des rebuts ethniques (cité dans le New York Times du
25 juin 1963).

Nous venons de passer successivement en revue plusieurs aspects qui pourraient nous amener à conclure que Marx était
vraiment un adepte de Satan, un homme voué au démon. Mais poursuivons.
L’enfant préférée de Marx était Eleanor. Il l’appelait Tussy et disait souvent : « Tussy, c’est tout mon portrait. » Voyons ce
que Tussy de son côté peut nous apprendre.
Avec le consentement de son père, Eleanor épouse Edward Aveling, ami de Mme Besant, un nom dans la théosophie. Edward
faisait des conférences sur des sujets comme la perversité de Dieu (tout à fait la pensée satanique ! on ne nie pas l’existence
de Dieu comme les athées – sauf pour donner volontairement le change. On reconnaît au contraire que Dieu existe, mais en le
qualifiant de pervers et de mauvais). Dans ses conférences, Edward essayait de démontrer que « Dieu est favorable à la
polygamie et qu’il encourage le vol. » Il soutenait le droit au blasphème (The life of Eleanor Marx, par Chushichi Tsuzuki,
Clarendon Press, Oxford, 1967).
Bornons-nous à écouter le poème théosophique suivant en nous rappelant que le gendre préféré de Marx était l’un des
principaux conférenciers du mouvement. Des écrits de ce genre étaient en faveur au foyer et l’on aura ainsi une idée du climat
spirituel que l’on y respirait :

Vers toi mes vers effrénés et audacieux
Monteront, ô Satan, roi du banquet.
Foin de tes aspersions, ô prêtre, et de tes psalmodies,
Car jamais, ô prêtre, Satan ne se tiendra derrière toi.
Ton souffle, ô Satan, inspire mes vers
Quand du tréfonds de moi-même je défie les dieux.
À bas pontifes rois, à bas rois inhumains ;

Tien est l’éclair qui fait trembler les esprits.
O âme qui erres loin de la voie droite,
Satan est miséricordieux. Vois Héloïse.
Telle la trombe qui étend ses ailes,
Il passe, ô peuple, Satan le grand !
Salut, grand défenseur de la raison !
Vers toi monteront l’encens sacré et les voeux :
Tu as détrôné le dieu du prêtre.
cité dans : The Prince of Darkness par F. Tatford – Bible and Advent
Testimony movement).

Le lien entre le marxisme et la théosophie n’est pas accidentel. La théosophie a répandu en Occident la doctrine hindoue de
l’inexistence de l’âme individuelle. Ce que la théosophie réussit par la persuasion, le marxisme le fait à coups de fouet : il
dépersonnalise les hommes et les transforme en robots esclaves de l’État.
Encore un fait intéressant à noter. Jacob Auguste Riis avait été disciple de Marx. Désolé en apprenant sa mort, il se rendit à
Londres pour visiter la maison où avait vécu le maître admiré. La famille avait déménagé. La seule personne qu’il put interroger
était son ancienne femme de chambre. Elle lui dit à son sujet ces paroles étonnantes :

C’était un homme craignant Dieu. Quand il était bien malade, il priait seul
dans sa chambre devant une rangée de cierges allumés – le front ceint d’une
sorte de mètre en ruban.

Cela fait penser aux phylactères, talismans portés par les juifs orthodoxes pour la prière du matin. Or, baptisé dans la religion
chrétienne, Marx n’avait jamais pratiqué le judaïsme. Devenu ennemi acharné de Dieu, il avait écrit des livres contre la religion
et élevé tous ses enfants dans l’athéisme. Quel était au juste ce rite que la servante, dans son ignorance, prenait pour une prière
? Quand les juifs prient, phylactères au front, ils n’ont jamais une rangée de cierges devant eux. S’agirait-il d’une pratique
magique ? (Les manuscrits de M. Rus sont à la Bibliothèque Russel Sage. Voir Jacob Riis revisited, Doubleday, 1968)
On trouve un autre indice en faveur de cette hypothèse dans une lettre écrite à Marx par son fils Edgar le 31 mars 1854 (M. E.
Briefwechsel, II Vol. M. E. Lenin Institute, Moscou p. 18) Elle commence par ces mots renversants : « Mon cher diable » !
A-t-on jamais entendu un fils s’adresser à son père en ces termes ? C’est pourtant bien ainsi qu’un adepte de Satan écrit à un
ami. Le fils aurait-il donc été initié lui aussi ?
Certains biographes de Marx ont bien eu l’intuition des rapports entre le « héros » de leur livre et le culte du diable, mais, mal
préparés spirituellement, ils ne pouvaient comprendre ce dont il s’agissait. Leur témoignage n’est pas pour autant dépourvu
d’intérêt.
Le marxiste Franz Mehring écrit dans son livre : Karl Marx (G. Allen &amp ; Unwin Ltd, Londres 1936) :

Bien que le père de Karl Marx soit mort peu de jours après les vingt ans de son
fils, il paraît avoir décelé avec une secrète appréhension la présence du
démon en son fils préféré… Henri Marx ne prévoyait pas – comment l’aurait-il
pu ? – que le riche bagage de culture bourgeoise dont il avait doté son enfant
comme d’un héritage de prix ne servirait qu’à ouvrir une nouvelle carrière au
démon, dont il avait une crainte profonde.

Marx mourut en désespéré comme d’ailleurs tous les adeptes de Satan. Le 25 mai 1883 il écrit à Engels :

Oh que la vie est donc vaine et vide, mais en même temps combien désirable
aussi !

Il y a derrière le marxisme un secret connu seulement d’un très petit nombre de ses adhérents. Lénine a même pu écrire :

Un demi-siècle après lui, pas un seul marxiste ne peut se vanter d’avoir
vraiment compris Marx (Cité dans Hegel par M. Kaufman, Doubleday 1965).

 

3
SOUS LE MASQUE DE L’ATHÉISME
J’écris tout ceci au hasard de mes découvertes. Les penseurs chrétiens, comme d’ailleurs tout être humain, succombent souvent
à la tentation de prouver mordicus quelque idée préconçue. Ils ne se contentent généralement pas en ce cas de présenter la
vérité qu’ils connaissent ils ont tendance à multiplier à outrance les arguments en faveur de la thèse qu’ils soutiennent.
En ce qui me concerne personnellement, je ne prétends pas apporter la preuve irréfutable de l’appartenance de Marx à une
secte d’adorateurs de Satan, mais je crois qu’il y a suffisamment d’indices pour le laisser supposer. Ou, du moins, pour déceler
une influence certaine du démon sur sa vie et sa doctrine, tout en admettant bien qu’il manque encore des anneaux à la chaîne
d’éléments qui permettraient de vérifier l’hypothèse. J’ai ouvert le feu : à d’autres, maintenant, de poursuivre cette enquête
importante sur la relation entre marxisme et satanisme.
Je ne puis moi-même entreprendre ce travail, en premier lieu surtout parce que mon temps est pris au sein de l’organisation
Action chrétienne pour l’Église du Silence dont le but est de venir en aide aux victimes innocentes de la persécution
satanique sous domination communiste. En second lieu, je ne suis pas le saint qu’il faudrait pour creuser davantage un tel sujet.
Je me suis contenté de pénétrer aussi avant que j’ai pu dans les arcanes du culte diabolique.
Au cours de la cérémonie d’initiation au troisième degré il faut faire le serment suivant :

En tout et pour tout je ne ferai jamais que ce qui me plaît.

C’est là refuser sciemment le commandement de Dieu :

Ne suivez plus les désirs de vos coeurs et de vos yeux qui vous ont conduits à
vous prostituer » (No 15.39).

Le culte de Satan est très ancien, plus vieux que le christianisme. Peut-être le prophète Isaïe y faisait allusion quand il disait :

Tous comme des brebis nous étions errants, chacun suivant son propre
chemin et Yahvé a fait retomber sur Lui (le Sauveur) les crimes de nous tous
» (És 53.6).

Lorsqu’un homme ou une femme sont admis au septième degré, ils jurent que leur ligne de conduite sera :

Rien n’est vrai, tout est permis.

Cela m’a rappelé que Marx, remplissant un questionnaire pour sa fille, répondait à la question « Quel est votre principe
favori ? » par ces mots :

Le doute en toutes choses.

Je me suis également souvenu de ce qu’il écrivait dans le Manifeste communiste, à savoir que son but était d’abolir non
seulement toute religion, mais aussi toute morale, ce qui rendrait tout permis.
Lors des événements de mai 68, j’ai été bouleversé en lisant sur un placard, à l’Université de Paris, le mystère même du
septième degré du satanisme synthétisé dans cette formule lapidaire :

Il est interdit d’interdire

conséquence logique du

rien n’est vrai, tout est permis

Les jeunes n’ont certainement pas réalisé tout le ridicule de cette affirmation ! En effet, s’il est « interdit d’interdire », l’est tout
autant le fait même d’interdire cela ! Si « tout est permis », comment serait-il défendu d’interdire ? Pour ces étudiants,
permissivité et liberté allaient de pair. Mais les marxistes vont plus loin. Pour eux « tout est permis » équivaut à dire qu’il est
interdit d’interdire la vieille et cruelle dictature du modèle Chine Rouge et Union Soviétique.
Je suis moi-même porté par nature à dominer. En étudiant les grands personnages de l’histoire qui ont choisi de se livrer
totalement à l’influence tyrannique de Satan, j’ai senti ces tendances mauvaises se développer en moi. Aussi plutôt que de
mettre en danger le joyau le plus précieux qui m’appartienne, mon âme, j’ai pris la décision de ne pas pousser plus avant mes
investigations, même si leur but, hautement moral, est de mettre en lumière les ressorts du Mal.
Satan est un archange déchu, mais il a gardé son intelligence d’archange. Nous autres, hommes, nous ne pouvons pas nous
mesurer avec lui, et j’ai compris ce conseil de sagesse donné par une Prieure de Carmélites :

Envoyez donc le diable… au diable, au lieu de chercher à pénétrer ses secrets !

J’ai eu véritablement la nausée à la découverte des arcanes immondes du satanisme, et j’ai laissé tomber toute recherche en ce
sens. J’ai pensé aux paroles de Douglas Hunt dans son livre Researches in the sphere of the occult :

Il faut absolument mettre tout le monde en garde contre quelque participation que ce soit à la
magie noire vraie ou fausse. Ne touchez pas à ces choses et évitez comme la peste tous ceux qui y
sont engagés. Même si tout est truqué – comme c’est souvent le cas – ce sont cependant des choses

rebutantes et bestiales, quand bien même le caractère en est parfois puéril. Cela ne mène qu’à la
dégradation et à la décomposition de l’âme. Quand il s’agit de pouvoirs réels (comme, je le note,
pour le marxisme) les conséquences n’en sont pas moins terriblement funestes pour les
participants.

Le communisme est une possession démoniaque collective. Soljenitsyne dans L’Archipel du Goulag nous donne précisément
une idée de ces résultats désastreux pour l’âme et la vie des êtres.
J’ai bien conscience que les arguments que j’apporte ici sont des preuves indirectes. Encore une foi, le problème devra être
étudié plus à fond par quelqu’un d’autre. Mais ce que j’ai écrit suffit à démontrer, me semble-t-il, que ce que les marxistes
disent de Marx n’est qu’un simple mythe. Il n’était pas frappé de la pauvreté du prolétariat pour qui la révolution était la seule
solution, il n’aimait pas les prolétaires qu’il appelait des « cinglés ».
Il n’aimait pas non plus ses camarades de combat pour le communisme. Il appelait Freiligrath « le cochon », Lassalle « le juif
nègre », le camarade Liebknecht « la vache » et Bakounine « un triple zéro ».
Un militant de la Révolution de 1848, le lieutenant Tchechov, qui passait à boire avec Marx des nuits entières, disait que son
ambition personnelle avait fait disparaître en lui jusqu’au dernier vestige de bien.
Et enfin il n’aimait pas davantage l’humanité. Mazzini, qui le connaissait bien, déclarait :

Il a l’esprit destructeur et son coeur déborde plus de haine que d’amour pour
les hommes (Toutes ces citations sont tirées de Karl Marx, par Fritz Raddatz,
édité par la Maison Hoffman &amp ; Campe, Allemagne, 1975).

À ma connaissance, aucun témoignage de la part de ses contemporains ne contredit ce qui précède. « Marx, l’homme plein
d’amour pour l’humanité », n’est qu’un mythe élaboré seulement après sa mort.
Il ne détestait pas la religion parce qu’elle fait obstacle au bonheur des hommes ; il souhaitait au contraire rendre l’humanité
malheureuse pour le temps et pour l’éternité. Il proclamait que c’était là son idéal. Son vrai but était la destruction de la
religion. Le socialisme, le souci du prolétariat, l’humanisme sont autant de prétextes fallacieux.
Venant de lire L’origine des espèces par voie de sélection naturelle de Darwin, il prend la plume pour écrire à
Lassalle une lettre dans laquelle il exulte parce que Dieu – du moins dans les sciences naturelles – avait reçu « le coup de
grâce. » (Charles Darwin and Thomas Huxley, par G. de Beer, Oxford University Press, 1974). Qu’est-ce donc qui en
réalité prédominait dans son esprit ? Le souci de secourir le prolétariat dans la misère ? Comment la théorie de Darwin pouvaitelle
y contribuer en bien ou en mal ? Son but primordial n’était-il pas plutôt de démolir la religion ?
Le bien des travailleurs n’était qu’un prétexte.
Partout où les prolétaires ne luttent pas pour leur idéal socialiste, les marxistes exploiteront les différences raciales ou les
conflits de générations. L’important pour eux, c’est que la religion soit détruite.
Marx croyait à l’enfer et son programme consistait à y acheminer les hommes. Il serait intéressant sur ce point de noter dans sa
biographie que Boukharine – secrétaire général de l’Internationale communiste et l’un des principaux doctrinaires marxistes
du siècle – avait eu, dès l’âge de douze ans, après une lecture de l’Apocalypse, un désir irrésistible de devenir l’Antichrist. Ayant
réalisé que d’après l’Écriture ce dernier devait être le fils de la grande prostituée apocalyptique, il insistait auprès de sa mère
pour qu’elle lui avoue s’être livrée à la prostitution (Georges Katkov, The trial of Bukharin, Stein and Day, N. Y. 1969).
Ce même Boukharine, qui s’y connaissait en la matière, disait de Staline que « ce n’était pas un homme, mais un démon

». Précisément le premier pseudonyme choisi par Staline dans ses écrits était Demonoshvili – ce qui est à peu près
l’équivalent de l’émule du démon en géorgien (Grani N° 90-4) et Besoshvili – le démoniaque (A. Avtorhanov – The
provenience of Partocraty Posev, Allemagne)
Mao déclare :

Dès l’âge de huit ans, j’ai haï Confucius. Il avait son temple dans notre village
et de tout mon coeur je ne désirais qu’une chose, sa destruction de fond en
comble (Mao Tsé Toung par M. Zach, Berchtel édit. Allemagne).

Avez-vous souvent rencontré un enfant de cet âge ne désirant ainsi pas autre chose que l’anéantissement de sa propre religion ?
Des pensées de ce genre ne peuvent venir que d’êtres possédés du démon.
Soljenitsyne, également dans L’Archipel du Goulag, raconte que Yagoda, ministre des Affaires intérieures en Union
Soviétique, avait comme occupation favorite de tirer sur des images de Jésus et des saints. Encore un rite satanique pratiqué
dans les hauts degrés de la hiérarchie communiste. Comment explique-t-on que les hommes représentant le prolétariat aient
pris pour cible l’image de Jésus, un ouvrier, ou celle de la Vierge Marie, une femme du peuple ?
Des Pentecôtistes relatent un cas survenu en Russie au cours de la Seconde Guerre mondiale. Un de leurs prédicateurs avait
exorcisé un démon. Ce dernier, avant de quitter le possédé, menaça de se venger. Or le prédicateur pentecôtiste en question fut
fusillé pour la foi. L’officier qui l’exécuta dit auparavant :

Et maintenant, nous voilà quittes !

… Des agents du communisme sont-ils donc parfois possédés du démon et servent-ils alors d’instruments de vengeance sur les
chrétiens qui, eux, font tout pour renverser Satan de son trône ?
En Russie, le docteur Profirevitch avait une fille qu’il avait élevée dans la foi, mais elle dut fréquenter les écoles communistes. À
12 ans, elle revint chez elle et déclara à ses parents : « La religion est une superstition des capitalistes. C’est complètement
dépassé à notre époque ! Elle abandonna tout à fait le christianisme et s’engagea plus tard dans le Parti communiste où elle
devint agente de la police secrète. Pour les parents, le choc fut terrible.
Dans la suite, on vint arrêter sa mère. C’est que, dans le communisme, personne ne possède rien en propre, pas même ses
enfants, ni sa femme, ni sa liberté. L’État peut les prendre s’il le désire.
À l’arrestation de sa mère, le fils pleura beaucoup. Un an après, il se pendait. Le docteur Profirevitch trouva une lettre à son
adresse :

Père, me condamnerez-vous ? Je suis membre de l’organisation de la
Jeunesse communiste. J’ai dû signer que je rapporterais tout ce qui serait
contre les autorités soviétiques. Un jour j’ai été convoqué par la police et ma
soeur Varia me demanda de signer une dénonciation contre ma mère parce
qu’elle était chrétienne. Elle était considérée comme contre-révolutionnaire.
Je signai… Je suis coupable de son emprisonnement. On m’ordonne
maintenant de vous épier… Cela aboutirait au même résultat. Pardonnez-moi,
Père, mais j’ai pris la décision de me supprimer. » Le suicide du fils eut pour
conséquence l’incarcération du père (Russkaia Misl, Paris, 13 mars 1975).

Au cours d’une grève organisée par les communistes français en 1974, les ouvriers étaient invités à défiler dans les rues de Paris
en scandant ce slogan :

Giscard d’Estaing est foutu,
Les démons sont dans la rue !

Pourquoi nommément « les démons », plutôt que « les travailleurs » ou « le peuple » ? Pourquoi cette évocation des
puissances sataniques ? Qu’ont-elles affaire avec les revendications légitimes de la classe ouvrière pour des salaires plus élevés ?
Je puis comprendre à la rigueur que des communistes aient arrêté des prêtres et des pasteurs sous prétexte qu’ils étaient
contre-révolutionnaires. Mais comment expliquer que des prêtres aient été forcés par des marxistes à dire la messe sur des
excréments et de l’urine dans les prisons roumaines de Piteshti ? Pourquoi des moqueries obscènes sur la religion ? (I Cirja
Retour de l’Enfer et D. Bacu : Piteshti). Pourquoi le prêtre orthodoxe roumain Roman Braga (son adresse actuelle est :
Romanian Orthodox Bishopric, Jacksonville, Michigan, U.S.A), quand il était prisonnier des communistes, s’est-il vu briser les
dents une à une à coups de barre de fer pour l’obliger à blasphémer ? Les communistes avaient expliqué – à lui et aux autres :

Si nous vous tuons, vous autres chrétiens, vous irez au ciel. Mais nous ne
voulons pas que vous receviez la palme du martyre ! Il faut que vous
maudissiez Dieu et que vous alliez en enfer !

Les marxistes sont soi-disant des athées qui ne croient ni en dieu ni au diable. Dans ces cas extrêmes, le marxisme a
simplement ôté son masque d’athéisme pour montrer son vrai visage, celui de Satan.
La persécution de la religion par les communistes peut s’expliquer humainement, mais la fureur dont elle s’accompagne au-delà
de toute raison est, selon toute évidence, d’origine satanique.
Vetchernaia Moskva, journal communiste, a vendu la mèche :

Nous ne combattons pas directement les croyants, ni même les prêtres. Nous
luttons contre Dieu pour lui arracher ses fidèles (Cité par le prêtre Dudko
dans « O nachem oupavaü », YMCA Press, Paris).

Le journal soviétique Sovietskaia Molodioj du 14 février 1976 raconte comment sous le régime du tsar les communistes russes
entraient dans les églises pour se moquer de Dieu. Voici leur « Notre Père » blasphématoire et satanique :

Notre Père qui êtes à Pétersbourg
Que votre nom soit maudit,
Que votre règne s’effondre,
Que votre volonté ne soit pas accomplie, pas même en enfer.
Donnez-nous notre pain que vous nous avez volé,
Et payez nos dettes, comme nous avons payé les vôtres jusqu’à maintenant.
Et ne nous induisez plus en tentation,
Mais délivrez-nous du mal, la police de Plehve (le Premier ministre du tsar),

Et anéantissez son maudit gouvernement.
Mais comme vous êtes faible et pauvre en esprit, en pouvoir et en autorité,
Que c’en soit fini de vous pour l’éternité. Amen.

Si l’on veut en savoir davantage sur les rapports du marxisme et des sciences occultes, on peut se référer à l’ouvrage de Cheila
Ostrander et Lynn Chröder Psychic discoveries behind the Iron Curtain, Englewood Cliffs, N. J., Prentice Hall, 1970. On y
découvrira avec stupéfaction que les pays de l’Est communiste sont beaucoup plus avancés que ceux de l’Occident dans la
recherche de toutes les forces occultes manoeuvrées par Satan.
Le docteur Edouard Naumov, membre de l’Association internationale des parapsychologues, a été arrêté à Moscou.
Le physicien moscovite L. Regelsohn, juif converti au christianisme, qui prit sa défense, nous apprend le motif de son
arrestation : la tentative, de la part de Naumov, de maintenir le domaine de la vie psychique libre de toute domination absolue
par les forces mauvaises qui ne s’intéressaient à cette science, en fin de compte, que parce qu’elles y voyaient un nouvel
instrument d’oppression de la personnalité humaine.
En Tchécoslovaquie, en Bulgarie, etc., le Parti communiste investit des sommes énormes à des recherches secrètes en
métapsychique. Il en existe vingt Instituts en Union Soviétique, mais un rideau de fer hermétique empêche l’Occident d’avoir la
moindre idée de ce qui s’y passe (Novoie Russkoie Slovo, 30 juillet 1975).
Quelle a été, au juste, la contribution de Marx au plan de Satan sur l’humanité ? Une contribution importante, peut-on affirmer.
La Bible nous enseigne que Dieu a créé l’homme à son image (Ge 1.26). Jusqu’à l’apparition de Marx, l’homme avait
toujours été considéré comme l’achèvement, le sommet de la création. Mais Marx a servi d’instrument de choix à Satan en
faisant perdre à l’homme, en même temps que sa propre estime, la conviction qu’il est issu d’un passé glorieux auquel il doit
revenir un jour. Le marxisme est la première philosophie systématique et détaillée qui rabaisse brutalement la notion
d’homme. Selon son auteur, l’homme est essentiellement un ventre affamé qu’il faut satisfaire continuellement. Ses intérêts
suprêmes sont d’ordre économique. Il produit en fonction de ses besoins et pour cela il entre en relation avec d’autres hommes.
Telle est la base de la société que Marx qualifie d’infrastructure. Le mariage, l’amour, l’art, la science, la religion, la philosophie
– tout ce qui n’est pas, précisément, satisfaction du ventre, sont des superstructures déterminées, en dernière analyse, par l’état
du ventre.
Comment s’étonner dès lors que Marx se soit grandement réjoui à la lecture du livre de Darwin qui a été, à sa façon, un coup de
maître pour faire oublier à l’homme son origine et sa fin divines. Il prétend, en effet, que l’homme descend du singe et n’a
d’autre but que sa simple survie.
Le roi de la nature a été ainsi habilement détrôné par ces deux hommes. Ne pouvant directement s’attaquer à Dieu, Satan a
dévalué l’homme à ses propres yeux en le rabaissant à la condition d’esclave de ses instincts et de progéniture d’animaux.
Plus tard, Freud allait compléter le travail de ces deux géants du satanisme en réduisant l’homme fondamentalement à
l’instinct sexuel, instinct parfois sublimé en politique, en art et en religion. Ce fut le psychologue suisse Jung qui revint à la
doctrine de la Bible selon laquelle l’instinct religieux est fondamental chez l’homme.

 

4
LE CATÉCHISME ROUGE
Pour achever le tableau, un mot encore sur Moses Hess, l’homme qui a converti Marx et Engels à l’idée socialiste. Il y a en
Israël une tombe sur laquelle on peut lire :

Moses Hess, fondateur du parti social-démocrate allemand.

Dans son Catéchisme rouge pour le peuple allemand (Catéchismes politiques édités par K. M. Michel, Insel Publ.
Allemagne 1966), il écrivait :

Qu’est-ce qui est noir ? – Noir est le clergé ! … Ces théologiens sont les pires
des aristocrates. Le prêtre, en effet, enseigne premièrement aux princes à
opprimer le peuple au nom de Dieu ; deuxièmement, il apprend au peuple à se
laisser brimer et exploiter au nom de Dieu. Troisièmement enfin, et surtout, il
se procure à lui-même, avec l’idée de Dieu, une vie confortable sur terre, tout
en conseillant au peuple d’attendre le ciel…
Le drapeau rouge est le symbole de la révolution permanente jusqu’à la
victoire définitive des classes laborieuses dans tous les pays civilisés,
autrement dit, la République Rouge… La révolution socialiste est ma religion…
Les travailleurs, quand ils auront conquis un pays, devront aller aider leurs
frères dans le reste du monde.

Telle était la religion de Hess au moment où il publiait son Catéchisme. Mais, dans sa seconde édition, il y ajoute quelques
chapitres cette fois, la même religion – la révolution socialiste – emploie un langage chrétien pour avoir crédit auprès des
croyants. On y trouve, en même temps qu’une propagande en faveur de la révolution, quelques mots aimables en faveur du
christianisme, religion d’amour et d’humanisme. Mais il convient de rendre son message plus clair : son enfer ne doit pas être
sur terre ni son ciel au-delà. La société socialiste sera l’accomplissement véritable du christianisme. C’est ainsi que Satan se
déguise en ange de lumière.
Après avoir convaincu Marx et Engels de l’idéal socialiste en ne cachant pas, dès le départ, que son but était

de donner le coup de grâce à la religion du Moyen Âge

– son ami Jung le dit plutôt clairement :

Marx réussira sûrement à chasser Dieu de son ciel

– il se produisit un événement intéressant dans la vie de Hess. Cet homme qui avait fondé le socialisme moderne devint
également le promoteur d’un mouvement totalement différent une forme particulière de sionisme.
Personnellement, je suis partisan du sionisme. L’État d’Israël appartient aux juifs de droit divin. Dieu, créateur de la terre, a dit
et répété par les prophètes qu’il avait donné la terre de Palestine aux Juifs. Mais cela ne veut pas dire pour autant que je
souscrive indistinctement à tout ce que les sionistes ont pu penser.
De même, je suis chrétien, mais cela ne veut pas non plus dire pour autant que j’approuve tout ce qu’enseignent et font les
chrétiens. Ce serait d’ailleurs impossible, car les chrétiens sont divisés entre eux et professent des choses contradictoires. Il en
va de même en ce qui concerne les sionistes, il en existe plus d’une sorte : il y a un sionisme socialiste, un sionisme judaïque
religieux et un sionisme de chrétiens juifs, un sionisme pacifique et un autre, agressif. Il y a même un sionisme meurtrier et
terroriste – celui du groupe Stern, par exemple, qui a causé la mort de bien des innocents.
Et au sein du christianisme, il y a ce qui vient de Dieu, ce que les hommes y ont ajouté, mais il y a également l’influence du

diable. Jésus lui-même n’a-t-Il pas dit à l’un de ses apôtres qu’il était un démon ?
Le sionisme est, lui aussi, un mélange. Tout en étant l’accomplissement d’un plan divin, c’est en même temps un mouvement
humain – avec tous les risques que comportent faiblesses et péchés. Il y a eu même une tentative d’instaurer un type de
sionisme satanique qui, fort heureusement, a avorté. En effet Herzl a donné au sionisme une tournure raisonnable et dans sa
forme moderne il n’y subsiste aucune trace de satanisme.
Hess, le fondateur du socialisme moderne dont le but, nous venons de le rappeler, est de chasser Dieu de son ciel, a été, à
son heure, promoteur d’un type diabolique de sionisme destiné à démolir le pieux sionisme, celui de l’amour, de l’entente et de
la concorde avec les pays voisins.
Cet homme qui avait appris à Marx l’importance de la lutte des classes, écrivait en 1862 ces mots – qui nous étonnent sous sa
plume :

La lutte des races est prioritaire ; celle des classes ne vient qu’en second (M.
Hess, Rome and Jerusalem, Philosophical Library, New York).

C’est lui qui, pour la lutte des classes, attisa un feu inextinguible au lieu de montrer aux classes sociales comment coopérer au
bien commun.
C’est donc ainsi que ce même Hess devint l’instigateur d’une déviation du sionisme – sionisme à caractère racial, imposant la
lutte contre ceux qui ne sont pas de race juive. De même que nous rejetons le marxisme satanique, de même tout juif ou
chrétien qui se respecte doit-il écarter cette contrefaçon démoniaque du sionisme.
Hess revendique bien Jérusalem pour les Juifs, mais « sans Jésus, le Roi des juifs ». On n’a que faire de Jésus !

Tout Juif, en effet, ne porte-t-il pas en lui l’étoffe d’un messie et toute Juive,
celle d’une Mater Dolorosa ?

Pourquoi, dès lors, n’a-t-il pas fait du Juif qu’était Marx un messie, un oint de Dieu au lieu d’un être entièrement tendu dans
son effort plein de haine pour expulser Dieu du ciel ? Pour Hess, Jésus est un Juif que les païens ont déifié comme leur Sauveur.
Ni lui ni les Juifs ne semblent avoir besoin de Lui comme Sauveur personnel.
Il ne souhaite pas être sauvé et prétend que la recherche individuelle de la sainteté est de nature indo-germanique. L’idéal des
Juifs, selon lui, doit être un « état messianique » pour rendre le monde conforme au plan divin, ce qui équivaut –
comme il le reconnaît d’ailleurs lui-même dans son Catéchisme Rouge – à faire la révolution socialiste en se servant pour
cela de la lutte raciale et de la lutte des classes.
Moses Hess, qui assignait à Marx, son idole, la tâche de mettre un terme à la religion du Moyen Âge et de lui substituer la
religion de la révolution socialiste, écrit ces mots qui de sa part sont assez surprenants :

J’ai toujours été édifié par les prières hébraïques.

Quelles prières disent donc ceux qui considèrent la religion comme l’opium du peuple ? Nous avons déjà vu que le
fondateur de l’athéisme priait devant des cierges allumés et qu’il portait des phylactères. C’est que les prières
juives, à l’instar des prières chrétiennes, peuvent être utilisées à des fins blasphématoires dans le rituel de Satan.

Hess avait inculqué à Marx un socialisme indissolublement lié à l’internationalisme. Et Marx note bien dans son Manifeste
communiste que le prolétariat ne connaît pas de frontières. Quant à Hess, dans son Catéchisme rouge, il ne manque pas de
railler le chauvinisme des Allemands.
Il en aurait d’ailleurs fait autant avec la notion de patrie de n’importe quelle autre nation d’Europe. Il critiquait le programme
d’Erfurt du Parti social-démocrate allemand à cause de sa reconnaissance inconditionnelle du principe national. Mais c’est un
internationaliste d’exception, car pour lui le patriotisme juif doit demeurer. Il écrit :

Celui qui renie le nationalisme juif est un apostat, un renégat – au sens
religieux – c’est aussi un traître à son peuple et à sa famille. S’il devait être
établi que l’émancipation des Juifs est incompatible avec le nationalisme juif,
les Juifs devraient sans la moindre hésitation sacrifier leur émancipation.

… Les Juifs doivent, avant tout, être patriotes.

Pour ma part je suis d’accord avec les idées patriotiques de Hess dans la mesure où elles sont valables pour tous. Je suis
partisan en effet de tout patriotisme, qu’il s’agisse des Juifs, des Arabes, des Allemands, des Français, des Américains. C’est une
vertu s’il implique la préoccupation d’assurer le bonheur d’une nation au niveau économique, politique, spirituel et religieux, à
condition bien entendu que ce soit dans l’amitié et la coopération avec d’autres nations.
En revanche le patriotisme juif du socialiste révolutionnaire qui rejette celui de tous les autres pays me paraît extrêmement
suspect : c’est comme un plan diabolique pour faire haïr les Juifs de tous les autres peuples. Mais fort heureusement aucun Juif
à ma connaissance n’a accepté ce plan de Satan.
La lutte raciale dont Hess s’est fait le protagoniste est aussi erronée que la lutte des classes dont il a été l’instigateur.
Il n’abandonna pas le socialisme pour s’orienter vers cette forme particulière de sionisme, mais, après avoir écrit Rome et
Jérusalem il poursuivit son activité au sein du mouvement socialiste mondial.
Il n’exprime pas clairement ses pensées, aussi est-il malaisé de les comprendre. Qu’il nous suffise de savoir que, d’après lui, « le
monde chrétien voit en Jésus un saint Juif devenu païen. Nous autres aujourd’hui, prétend-il dans ce livre, nous
aspirons à un salut beaucoup plus large que celui que le christianisme a jamais été capable de nous offrir ».
Rappelons que, d’après le Catéchisme Rouge, ce salut beaucoup plus large n’est autre que la révolution socialiste.
Nous pourrions ajouter que Hess n’a pas été seulement la source originelle du marxisme et celui qui a tenté de créer un
sionisme anti-Dieu, mais qu’il a été également le père de la théologie de la Révolution, thème d’actualité pour le Conseil
Mondial des Églises et aussi pour certaines tendances nouvelles du catholicisme selon lesquelles il est question d’un salut dès
aujourd’hui. Par conséquent ce même et unique homme, demeuré presque inconnu, a été le porte-parole de trois mouvements
d’origine satanique : le communisme, un détestable sionisme raciste et une prétendue théologie de la révolution.
Nul ne saurait être chrétien s’il n’aime les Juifs. Jésus était de race juive ; de même la Vierge Marie et tous les apôtres. Notre
Bible est hébraïque et le Seigneur lui-même a déclaré : « Le salut vient des Juifs. » Au contraire Hess exalte les Juifs
exactement comme s’il cherchait à susciter une violente réaction antisémite. Il a affirmé que sa religion n’était que la révolution
socialiste et que le clergé de toutes les « autres » religions était fait d’escrocs. Oui, la révolution est bien l’unique religion pour
laquelle Hess professe un grand respect. Il écrit :

Notre religion (le judaïsme) possède à son point de départ l’enthousiasme d’une race qui, dès son
apparition sur la scène de l’histoire, a prévu l’objectif final de l’humanité et qui pressent les temps

messianiques où l’esprit de cette humanité arrive à son accomplissement, non pas en tel ou tel
individu en particulier, ni en partie seulement, mais dans les Institutions sociales de l’humanité tout
entière.

(Toutes les citations qui précèdent sont tirées des OEuvres choisies de Moses Hess, Berchtel édit., Allemagne). Ce temps que
Hess programme « messianique » est celui de la victoire de la révolution socialiste mondiale. L’idée d’après laquelle la
religion juive avait comme point de départ le concept d’une révolution socialiste athée n’est qu’une vilaine plaisanterie et une
véritable insulte au peuple juif.
Tout en s’exprimant continuellement en termes religieux, Hess ne croit pas en Dieu. Il prétend que

notre dieu n’est autre que notre race humaine unie dans l’amour.

La voie qui mène à une telle union est la révolution socialiste où des dizaines de millions de membres de cette humanité bienaimée
seront torturés et mis à mort. Il ne cache pas, par ailleurs, qu’il n’accepte aucune domination du ciel ni des puissances de
ce monde, car elles ont pour caractère commun l’oppression. Il n’y a de bien dans aucune religion excepté dans la révolution
socialiste.

Il est absolument vain et inefficace d’élever le peuple jusqu’à la liberté
authentique et de le faire participer aux biens de la vie, dit-il, si on ne le libère
pas de l’esclavage spirituel, autrement dit, de la religion.

Dans la même ligne, il fait allusion à

l’absolutisme des tyrans célestes et terrestres sur leurs esclaves.

Ce n’est qu’en comprenant bien Moses Hess – celui, qui influença à la fois Marx, Engels et Bakounine, les trois fondateurs de la
Première Internationale (D. Mc Lellan, Marx before Marxism, Mc Millan), que nous serons à même de découvrir les racines
sataniques du communisme.
Cette longue digression au sujet de Hess s’avérait donc nécessaire, car si on ne le connaît pas, Marx demeure impénétrable
puisqu’il a été entraîné par lui au socialisme.
Répétons ici les paroles de Marx déjà citées plus haut :

J’enseigne des mots enchevêtrés dans un embrouillamini diabolique, ainsi
chacun peut croire vrai ce qu’il choisit de penser.

C’est bien ainsi, effectivement, le style de Marx. Quant aux ouvrages de Hess, c’est un embrouillamini encore plus inextricable et
diabolique, véritable labyrinthe où il est difficile de retrouver son chemin, mais qu’il convient d’analyser pour déceler les liens
possibles de Marx avec le satanisme.
Le premier livre de Hess s’intitule : Histoire sainte de l’humanité. C’était, selon lui, un ouvrage du Saint-Esprit de vérité.
Au jour du lancement, il notait dans son journal (folio 101) :

Le Fils de Dieu a libéré les hommes de leur esclavage personnel, Hess, à son
tour, les libérera de l’asservissement politique.

Et encore :

Je suis appelé comme Jean-Baptiste à témoigner de la lumière.

À cette époque, Marx, encore opposé au socialisme, ne connaissait pas Hess personnellement et il commença même un livre
pour le réfuter. Mais, pour des raisons qui nous échappent, ce livre ne fut jamais achevé (MARX-ENGELS, Oeuvres
complètes, Moscou, 1927-1935, Vol. 1). Il devint par la suite disciple de Hess.
Qui donc est ce Hess, ce soi-disant messager de l’Esprit Saint ? Nous avons déjà vu que son but avoué était de donner le coup
de grâce à la religion et de causer des ravages. Dans l’introduction à son ouvrage Jugement dernier, il ne cache pas sa
satisfaction de ce que le philosophe allemand Kant ait, prétend-il,

décapité le vieux Père Jéhovah ainsi que toute la sainte famille.

Hess fait passer ses propres idées sous le couvert du grand philosophe. Mais Kant n’avait pas de telles intentions ! Il a écrit, au
contraire :

Je dois limiter ma connaissance pour laisser du terrain à ma foi.

Hess affirme que la religion juive est morte ainsi que la religion chrétienne (La Revue n° 1, p. 288), ce qui d’ailleurs ne
l’empêche pas dans Rome et Jérusalem d’évoquer nos Saintes Écritures, le saint langage de nos pères, notre culte et la
loi divine, les voies de la Providence et la vie de sainteté…
Ce n’est pas qu’il ait changé d’opinion aux divers stades de sa vie. Il a déclaré lui-même en écrivant son livre pseudosioniste
qu’il ne désavoue en rien ses essais athées antérieurs (Nieder-rheinische Volks-Zeitung du 15-7-1862). Il s’agit là d’un
embrouillamini diabolique volontaire.
Hess était juif et précurseur du sionisme. Et c’est précisément parce qu’avec Marx et d’autres, il était de race juive que certains
pensent que le communisme est tramé par les Juifs. Mais ceux-là semblent oublier que Marx a écrit un livre antisémite, en
disciple de son maître Hess même sur ce point. Ce sioniste qui élève le judaïsme jusqu’aux nues a dit dans son ouvrage sur le
système monétaire (Rheinische Jarbücher, Vol. 1, 18-45) :

Les Juifs qui, dans l’histoire naturelle et dans le monde de la société animale,
avaient mission de développer l’humanité pour en faire un animal sauvage, se
sont bien acquittés de cette tâche professionnelle. Le mystère du judaïsme et
du christianisme a été révélé dans le judéo-chrétien moderne : le mystère du
sang du Christ tel celui de l’antique culte juif du sang – apparaît ainsi dévoilé,
et c’est le mystère de l’animal de proie.

Peu importe si le sens de ces paroles demeure obscur pour vous : elles ont été « enchevêtrées dans un embrouillamini

diabolique », mais toute la haine qu’elles renferment n’est que trop évidente. Pour les besoins de la cause Hess est tour à tour
juif ou antisémite, selon l’esprit qu’il qualifie de saint et qui est l’inspirateur de ses écrits.
Il est possible que Hitler ait puisé son racisme chez Hess qui avait appris à Marx que l’appartenance à une classe sociale est le
facteur décisif et qui affirmait aussi tout le contraire :

La vie est le produit immédiat de la race (Rome et Jérusalem). Les
institutions et conceptions tant sociales que religieuses sont des créations
spécifiques et originales de la race.
Le problème racial est en filigrane dans tous les problèmes de nationalités et
de liberté. Toute l’histoire du passé a été une lutte entre classes et races. La
lutte raciale vient en premier lieu, celle des classes, en second (ibidem).

Comment Hess réussira-t-il à faire triompher toutes ses idées nombreuses et contradictoires ?

Je passerai au fil de l’épée tous les citoyens qui opposeront résistance aux
efforts du prolétariat » (Lettre à Lassalle, Correspondance de Moses Hess, éd.
Gravenhage, 1959).

Marx nous dit la même chose en d’autres termes :

La violence est la sage-femme qui aide la nouvelle société à naître des
entrailles de l’ancienne » (Le Capital).

Le tout premier maître de Marx fut le philosophe Hegel qui ne fit que frayer la route à Hess. Marx avait aussi pris de la graine
chez Hegel. Pour ce penseur, le christianisme était pitoyable comparé au glorieux hellénisme.

Les chrétiens ont accumulé un tel monceau de bonnes raisons pour se
réconforter dans le malheur qu’en définitive nous devrions être navrés de ne
pas avoir la possibilité de perdre père ou mère une fois par semaine, alors que
pour les Grecs le malheur était vraiment malheur et la douleur, douleur
(Citations de Mc Lellan, cf. ci-dessus).

Le christianisme n’avait pas attendu Hegel pour être raillé en Allemagne, mais Hegel a été le premier à se moquer de la
Personne même de Jésus.
Nous sommes ce que la nourriture que nous prenons nous fait devenir. Marx, nourri d’idées sataniques, n’a pu que fabriquer
une doctrine satanique.

 

5
DE MARX AU MARXISTE DE LA BASE
D’ordinaire les communistes fondent des organisations déguisées. Tous les indices précités montrent que, selon toute

probabilité, les mouvements communistes eux-mêmes sont des organisations déguisées d’un satanisme occulte. Cela
expliquerait aussi que toutes les armes politiques, économiques, culturelles et militaires employées pour réduire le
communisme se soient jusqu’ici avérées inefficaces. Les moyens de combattre le satanisme sont spirituels et non d’ordre
matériel. Autrement, en écrasant une organisation comme le nazisme par exemple, on contribue du même coup à la plus grande
victoire d’une autre organisation de choc de cette même famille occulte de Satan !
Himmler, ministre de l’Intérieur de l’Allemagne nazie, pensait qu’il était une réincarnation du Roi Henri l’Oiseleur. Il croyait
possible de mettre les puissances occultes au service de l’armée nazie. Plusieurs des chefs nazis, en effet, trempaient dans la
magie noire.
Des fondateurs aussi bien du communisme que du nazisme moderne ont été en relation avec des créatures surnaturelles douées
d’intelligence, avec des anges déchus dépourvus de tout principe moral. Marx a reçu de leur part la mission avouée « de
mettre par terre toute religion et toute morale ».
Toutefois le simple marxiste de la base est loin d’être animé du même esprit que Marx. Il aime l’humanité et croit s’être enrôlé
dans une armée qui combat pour le bien de cette dernière. Il n’a nullement l’intention d’être le jouet d’une étrange secte
satanique. Pour un tel marxiste ces lignes pourraient être éclairantes…
Quant au marxisme satanique, il a une philosophie matérialiste qui rend ses adeptes aveugles aux réalités spirituelles. Il y a
cependant plus que la matière. Il existe tout un monde de l’esprit de vérité, de beauté et des idéaux de justice… Il existe
également un monde d’esprits mauvais dont le chef est Satan. Il est tombé du ciel à cause de son orgueil et il a entraîné avec lui
d’abord une multitude d’anges puis le premier couple humain. Depuis la chute, son message s’est perpétué et s’est accru au
moyen de tous les artifices possibles. C’est ainsi que nous voyons la somptueuse création de Dieu ravagée par des guerres
mondiales, des révolutions et contre-révolutions sanglantes, des dictatures, par l’exploitation de l’homme, les racismes de toutes
sortes, les fausses religions, l’agnosticisme et l’athéisme, par les crimes et les escroqueries, les infidélités dans l’amour et
l’amitié, les divorces, les enfants rebelles.
L’humanité a perdu la vision de Dieu.
Et qu’est-ce qui a remplacé cette vision ? Quelque chose de supérieur ? Une Commission anglicane d’enquête sur les Sciences
occultes réunie en Australie a déposé son rapport le 13 août 1975. Il en ressort que la moitié des lycéens de Sydney ont trempé
dans l’occultisme et le satanisme. Dans d’autres villes d’Australie, même constatation. La moitié de la jeunesse participe à la
sorcellerie et aux messes noires. La situation n’est peut-être pas aussi tragique dans d’autres pays du monde libre ; mais de
toute façon l’intrusion du marxisme chez les jeunes va de pair avec celle du satanisme, même si les liens entre les deux ne sont
pas toujours apparents.
Les créatures ont pu abandonner Dieu. Dieu, Lui, n’abandonne jamais ses créatures. Il a envoyé dans le monde Son Fils unique
Jésus-Christ. Amour incarné et tout de compassion, Jésus a vécu sur terre comme enfant juif pauvre, comme un modeste
charpentier, et enfin comme un maître de vie. Un homme foulé aux pieds, c’est bien évident, ne peut se relever tout seul, pas
plus qu’un homme en train de se noyer ne peut sortir de l’eau sans aide. C’est pourquoi Jésus, pleinement compréhensif de nos
conflits intérieurs, a pris sur Lui tous nos péchés – même ceux de Marx et de ses disciples – et Il a souffert la punition du mal
que nous avons fait. Il a expié nos péchés en mourant sur la croix au Golgotha après avoir subi les pires humiliations.
Il nous a dit et promis : celui qui met sa foi en Lui est pardonné et vivra éternellement avec Lui dans le paradis.
Même des marxistes notoires peuvent recevoir le salut ! Il est intéressant de signaler que deux prix Nobel soviétiques –
Pasternak et Soljenitsyne – après avoir consigné dans leurs écrits les extrémités criminelles auxquelles conduit le marxisme,
ont confessé leur foi au Christ.
N’oublions pas que l’idéal de Marx était de descendre en personne aux abîmes de l’enfer et d’y entraîner avec lui l’humanité
entière. Puissions-nous ne pas le suivre sur cette voie de perdition, mais bien plutôt mettre nos pas dans ceux du Christ, pour

atteindre avec notre Sauveur des sommets de lumière, de sagesse, d’amour, et le ciel d’une gloire ineffable.

 

CONCLUSION
Ma brochure en américain en est à sa deuxième édition, revue et augmentée. La première a donné lieu à des réactions
intéressantes. Beaucoup l’ont appréciée comme un pas en avant dans la connaissance de Marx et m’ont donné des pistes
valables où je pourrai trouver d’autres matériaux de travail.
Plusieurs colonnes d’une revue hollandaise de théologie ont cherché à minimiser l’importance de cette recherche.

Bien dit l’auteur, il est fort possible que Marx ait trempé dans la magie noire,
mais ceci, en définitive, importe peu. Tous les hommes, en effet, sont
pécheurs ; tous les hommes ont de mauvaises pensées. Ne nous alarmons pas
pour si peu.

Oui, certes, tous les hommes sont pécheurs, mais tous ne sont pas pour autant criminels ! Oui, tous les hommes sont pécheurs,
mais parmi ces derniers, les uns sont criminels et les autres sont les juges rigides qui les font paraître en jugement. Les crimes
du Communisme sont sans précédent. Quel autre système politique pourrait se vanter d’avoir mis à mort 60 millions d’hommes
en un demi-siècle, comme c’est le cas pour les Soviets ? (Soljenitsyne, L’Archipel du Goulag, Seuil). 60 autres millions ont été
tués en Chine Rouge. Il y a des degrés dans le péché et la criminalité. Le comble du crime vient du comble d’influence satanique
sur le fondateur du Communisme moderne. Les péchés du marxisme, comme ceux du nazisme, dépassent la mesure ordinaire.
Ils sont démoniaques !
J’ai reçu des lettres d’adeptes de Satan faisant l’apologie de leur religion. L’un d’eux écrit :

Pour défendre ses positions, le satanisme peut se contenter de la Bible
comme évidence documentaire. Pensez à ces milliers de gens de ce monde
créés à l’image de Dieu et détruits, rappelez-vous, par le feu et le soufre
(Sodome et Gomorrhe) ; à la série de plaies affreuses et, pour couronner le
tout, à la noyade de toute la population de la terre, à l’exception de la famille
de Noé. Toutes ces dévastations n’ont elles pas été causées par un Dieu «
miséricordieux », le Seigneur Jéhovah ? Qu’est ce que cela aurait été s’il se
fût agi d’un Dieu sans pitié ?
D’autre part, dans toute la Bible, on ne voit nulle part une seule mort causée
par Satan ! ! ! Donc, retenons cela en faveur de Satan !

Cet émule de Satan n’a probablement pas étudié la Bible de près. La mort, en effet, est venue dans le monde à cause de la
tromperie de Satan qui a entraîné Ève au péché. Cet émule de Satan tire peut-être aussi trop vite ses conclusions, car Dieu n’a
pas encore dit son dernier mot avec sa création…
Quand on le commence, tout tableau ressemble à un affreux mélange de points et de lignes de différentes couleurs et qui n’a
aucun sens. Il a fallu vingt ans à Léonard de Vinci pour en faire jaillir son chef-d’oeuvre, la Joconde. Dieu aussi prend son temps
pour créer. Au moment voulu, il façonne les êtres, au moment voulu il les détruit pour leur donner une nouvelle forme. La
graine qui n’a ni beauté ni parfum doit d’abord mourir à son état de graine pour devenir une fleur merveilleuse et embaumée.
Les chenilles doivent disparaître pour que de la chrysalide sortent des papillons aux couleurs chatoyantes. De même Dieu
permet-Il que les hommes passent par le feu purifiant de la souffrance et de la mort. Les cieux nouveaux et la terre
nouvelle où la justice triomphera seront l’apothéose de la création.

Alors, ceux qui auront suivi Satan souffriront pendant une éternité de regrets. On se trompe lourdement en choisissant Satan !
Jésus a passé par la flagellation et la crucifixion. Mais qui désire connaître Dieu doit regarder au-delà de la tombe de Jésus sa
résurrection et son ascension. Au contraire, les ennemis de Jésus qui ont comploté sa mort n’ont fait qu’apporter à leur peuple
et à leur temple la destruction, et ils ont perdu leur âme.
Notre contestataire désirait saisir Dieu par sa raison, mais ce n’est pas le bon moyen pour une créature. On ne peut pas
comprendre Dieu, mais seulement l’accueillir par le coeur dans la foi.
Un Jamaïquain me demande si l’Amérique, en train d’exploiter son pays, n’est pas adepte de Satan au même titre que Marx !
Non, elle ne l’est pas. Les Américains sont pécheurs comme tout le reste des mortels, il est vrai, mais le nom d’adeptes de Satan
ne peut être donné qu’à ceux qui, consciemment, rendent au diable un culte d’adoration. Or, si l’Amérique compte un petit
groupe de tels adeptes, la nation tout entière est loin d’avoir choisi Satan pour Dieu !
J’ai reçu en outre des lettres de marxistes. La plus remarquable de la plume d’un Nigérien, leader pendant vingt ans de l’union
travailliste. Mes écrits l’ont aidé à voir qu’il avait été trompé par Satan. Il est devenu chrétien.
Je lance cette édition française de ma brochure avec l’espoir qu’elle pourra éclairer adeptes de Satan et marxistes dans leur
recherche de Jésus.
Évidemment, il est impossible d’établir une comparaison entre Jésus et Marx. Jésus n’est pas plus grand ni meilleur : Il
appartient à une catégorie totalement différente.
Marx était un homme et, vraisemblablement, un adorateur du Mauvais. Jésus, Lui, est un Dieu qui s’est anéanti jusqu’à la
condition d’homme pour sauver l’humanité.
Marx a proposé un paradis terrestre. Mais quand les Soviets ont essayé de le rendre effectif, le résultat a été un véritable enfer.
Le Royaume de Jésus n’est pas de ce monde. C’est un Royaume d’amour, de justice et de vérité. Il appelle tous les hommes sans
exception, y compris par conséquent les marxistes et partisans de Satan :

Venez à Moi, vous tous qui êtes chargés et fatigués et Moi je vous soulagerai
» (Mt 11.28).

Croyez en Lui et vous aurez la vie éternelle dans le Paradis de son ciel.
Aucun compromis possible, par conséquent, entre le christianisme et le marxisme, de même qu’entre Dieu et le diable. Jésus est
venu pour détruire les oeuvres du Mauvais (1Jn 3.8). En se mettant à Sa suite, les chrétiens essaient donc de détruire le
marxisme, tout en gardant tout leur amour aux marxistes individuellement et en désirant les gagner au Christ.
Certains prétendent être des chrétiens marxistes. Ils font erreur ou ils veulent tromper les autres exprès. On ne peut pas
davantage être un chrétien marxiste qu’un chrétien adorateur du diable.
Il y a un abîme entre christianisme et communisme. Un pont peut être jeté entre les deux à cette seule condition que les
marxistes abandonnent leur maître inspiré de Satan, qu’ils se repentent de leurs péchés et qu’ils se mettent à la suite de Jésus.
Le présent ouvrage n’a d’autre intention que de les y acheminer.
Les marxistes sont concernés par les problèmes sociaux et politiques. Il leur faut chercher des solutions en dehors des principes

marxistes. D’ailleurs pour Marx le socialisme était uniquement un prétexte. Son véritable objectif était le plan diabolique
d’anéantir l’humanité pour toujours. Mais le Christ veut notre bonheur éternel.

 

FIN.

 

 

 

Le Talmud de Babylone traduit en langue Française – Volume1 / Volume2


Auteur : Chiarini Luigi Aloisi
Ouvrage : Le Talmud de Babylone traduit en langue Française et complété par celui de Jérusalem et par d’autres monuments de l’antiquité judaïque Volume 1- 2
Année : 1831

Source : freepdf.info

 

PDF : iCi

 

LE MUR DE FER (Nous et les Arabes)


Auteur : Jabotinsky Vladimir
Ouvrage : Le mur de fer (Nous et les Arabes)
Année : 1923

 

AAARGH REPRINTS

 

Vladimir Jabotinsky, 1ère publication en russe sous le titre O Zheleznoi Stene dans Rassvyet, 4
novembre 1923. Publié en anglais dans le Jewish Herald (Afrique du Sud) du 26 novembre 1937.
Version anglaise revue et corrigée par Lenni Brenner
< brenner21@aol.com>

[Vladimir Jabotinsky fut le fondateur de la tendance dite « révisionniste » du mouvement sioniste.
Méprisant la rhétorique pseudo-socialiste des idéologues et de l’exécutif sioniste de l’époque, fortement
influencé par le fascisme italien, il fut l’inspirateur commun des groupes terroristes paramilitaires des
années 30 et 40, et des partis israéliens au pouvoir presque sans interruption depuis 1977 en Israël, à
commencer par le Likoud d’Ariel Sharon. Le texte « Le mur de fer » est bien connu des sionistes, mais
rarement cité dans sa totalité. Toute la politique coloniale d’Israël, y compris celle en cours actuellement,
peut être lue au filigrane des conceptions totalitaires exprimées dans ce texte]

Contrairement à l’excellente règle qui veut qu’on aille directement au sujet, je dois commencer
cet article par un préambule personnel. On considère l’auteur de ces lignes comme un ennemi des Arabes,
un avocat de leur expulsion, etc. C’est faux. Ma relation émotionnelle aux Arabes est le même qu’avec
tous les autres peuples: de l’indifférence polie. Ma relation politique est caractérisée par deux principes.
Primo : l’expulsion des Arabes de Palestine est absolument impossible sous quelque forme que ce soit. Il
y aura toujours deux nations en Palestine – ce qui me convient, à condition que les juifs deviennent la
majorité. Secondo: Je suis fier d’être membre d’un groupe qui a élaboré le programme de Helsingfors.
Nous l’avons formulé, non seulement pour les juifs, mais pour tous les peuples, et il est basé sur l’égalité
de toutes les nations. Je suis prêt à jurer, pour nous et nos descendants, que nous ne détruirons jamais
cette égalité et que nous ne tenterons jamais d’expulser ou d’opprimer les Arabes. Notre credo, comme le
lecteur peut le voir, est parfaitement pacifique. Mais c’est une toute autre question de savoir si ces buts
pacifiques peuvent être atteints par des moyens pacifiques. Ceci dépend, non de notre relation avec les
Arabes, mais exclusivement de la relation des Arabes au sionisme.
Après cette introduction je peux venir à la question. Il est au delà de tout espoir et de tout rêve
que les Arabes de la terre d’Israël arrivent volontairement à un accord avec nous, maintenant et dans un
futur prévisible. J’exprime cette conviction intime aussi catégoriquement, non par intention de consterner
la fraction modérée du camp sioniste, mais au contraire, parce que je souhaite lui épargner une telle
consternation. A part pour ceux qui sont virtuellement « aveugles » dès l’enfance, tous les sionistes
modérés ont compris depuis longtemps qu’il n’y a pas le plus mince espoir d’avoir l’accord les Arabes de
la terre d’Israël pour que la « Palestine » devienne un pays avec une majorité juive. Chaque lecteur a
quelques notions sur les débuts de l’histoire des pays qui ont été colonisés. Je suggère qu’il se souvienne

de tous les cas connus. S’il essaie de trouver ne serait-ce qu’un cas d’un pays colonisé avec le
consentement de ceux qui y sont nés, il n’y parviendra pas. Les habitants (qu’ils soient civilisés ou
sauvages n’y change rien) ont toujours opposé une lutte têtue. De plus, la manière d’agir du colon n’y
changeait rien. Les Espagnols qui conquirent le Mexique et le Pérou, ou nos propres ancêtres au temps de
Josué fils de Nun, se comportèrent, on pourrait dire, comme des brigands. Mais ces « grands
explorateurs », les Anglais, les Ecossais et les Hollandais qui furent les vrais premiers pionniers de
l’Amérique du Nord étaient des gens avec un standard éthique élevé; des gens qui non seulement
voulaient laisser les peaux-rouges en paix mais pouvaient aussi avoir pitié d’une mouche; des gens qui en
toute sincérité et innocence pensaient que dans ces forêts vierges et ces vastes plaines, un ample espace
était disponible pour l’homme blanc comme pour le peau-rouge. Mais les autochtones résistèrent aux
barbares comme aux civilisés avec le même degré de cruauté.
Une autre question qui n’a pas la moindre importance est de savoir s’il existait ou non une
suspicion que le colon voulait chasser l’habitant de sa terre. Les immenses zones des USA n’ont jamais
eu plus qu’un ou deux millions d’Indiens. Les Indiens combattirent les colons blancs non par crainte
qu’ils puissent être expropriés, mais simplement parce qu’il n’y a jamais eu un habitant indigène nulle
part et en nul lieu qui ait jamais accepté la colonisation de son pays par d’autres. Tous les autochtones –
c’est pareil qu’ils soient civilisés ou sauvages – considèrent leur pays comme leur foyer national, dont ils
seront toujours les maîtres absolus. Ils n’accepteront pas volontairement, non seulement un nouveau
maître, mais même un nouveau partenaire. Et c’est pareil pour les Arabes. Les amateurs de compromis
parmi nous essaient de nous convaincre que les Arabes sont des espèces de fous qu’on peut tromper en
formulant nos buts de manière atténuée, ou une tribu de rapiats qui abandonneront leur droit de naissance
sur la Palestine pour des gains culturels ou économiques. Je rejette carrément cette évaluation des Arabes
Palestiniens. Culturellement ils sont 500 ans derrière nous, spirituellement ils n’ont pas notre endurance
et notre force de volonté, mais ceci fait le tour des différences internes. Nous pouvons parler autant que
nous voulons de nos bonnes intentions, mais ils comprennent autant que nous ce qui n’est pas bon pour
eux. Ils considèrent la Palestine avec le même amour instinctif et la même authentique ferveur que
n’importe quel Aztèque voyait son Mexique ou n’importe quel Sioux voyait sa Prairie. Penser que les
Arabes consentiront volontairement à la réalisation du sionisme en échange des bénéfices culturels ou
économiques que nous pouvons leur accorder est infantile. Ce fantasme infantile de nos « Arabo-philes »
vient d’une sorte de mépris du peuple arabe, d’un genre de vision infondée de cette race comme d’une
populace prête à être corrompue pour vendre sa patrie pour un réseau ferroviaire.
Cette vision est absolument infondée. Des Arabes peuvent être achetés individuellement, mais
ça ne veut pas dire que tous les Arabes dans Eretz Israël veulent vendre un patriotisme que même les
Papous ne négocieraient pas. Chaque peuple indigène résistera à des colonisateurs étrangers tant qu’il
gardera un espoir de se débarrasser du danger de la colonisation étrangère. C’est ce que font les Arabes de
Palestine, et ce qu’ils persisteront à faire tant qu’il restera une étincelle d’espoir en leur capacité
d’empêcher la transformation de la « Palestine » en « Terre d’Israël ». Certains d’entre nous ont imaginé qu’un
malentendu avait eu lieu, que parce que les Arabes n’avaient pas compris nos intentions, ils s’opposaient
à nous, mais que si nous les éclairions sur la modestie et la limitation de nos aspirations, ils nous
souhaiteraient la paix les bras ouverts. C’est aussi une erreur qui a été prouvée encore et encore. Il suffit
que je rappelle un incident. Il y a trois ans, pendant une visite ici, Sokolow a fait un grand discours sur
ce même « malentendu », employant un langage incisif pour prouver combien les Arabes étaient dans
l’erreur en supposant que nous avions l’intention de prendre leurs biens et de les expulser du pays, ou de
les éliminer. Ce n’était pas ça du tout. Nous ne voulions même pas d’un Etat juif. Tout ce que nous
voulions, c’était un régime représentatif de la Ligue des Nations. Une réponse à ce discours fut publiée
dans le journal arabe Al Carmel dans un article dont je donne le contenu de mémoire, mais je suis sûr
que c’est un compte-rendu fidèle.
Nos Grands du sionisme s’inquiètent sans nécessité, écrivait l’auteur. Il n’y a pas
d’incompréhension. Ce que Sokolow déclare de la part du sionisme est vrai. Mais les Arabes le savent
déjà. Bien sûr, les sionistes ne peuvent pas rêver aujourd’hui d’expulser ou d’éradiquer les Arabes, ou

même de mettre en place un Etat juif. Clairement, en ce moment ils ne s’intéressent qu’à une seule chose
que les Arabes n’interfèrent pas avec l’immigration juive. De plus, les sionistes ont promis de contrôler
l’immigration en accord avec la capacité d’absorption économique du pays. Mais les Arabes n’ont pas
d’illusions, puisque dans d’autres circonstances, il n’y aurait même pas de possibilité d’immigrer.
L’auteur de l’article veut même croire que la capacité d’absorption d’Eretz Israël est très grande, et qu’il est
possible d’installer beaucoup de juifs sans affecter un seul Arabe. « C’est précisément ce que veulent les
sionistes, et que les Arabes ne veulent pas. De cette manière les juifs, petit à petit, deviendront une
majorité et, ipso facto, un Etat juif sera formé et le sort de la minorité arabe dépendra du bon vouloir des
juifs. Mais est-ce que ce ne sont pas les juifs qui nous ont dit à quel point il est « agréable » d’être une
minorité ? Il n’y a pas de malentendu. Les sionistes veulent une chose – la liberté d’immigration – et
l’immigration juive, c’est ce que nous ne voulons pas ».
La logique de cet éditorialiste est si simple et si claire qu’il faudrait l’apprendre par coeur et en
faire une partie essentielle de notre conception de la question arabe. Peu importe que nous citions Herzl
ou Herbert Samuel pour justifier nos activités. La colonisation a sa propre explication, intégrale et
inévitable, et que comprend chaque Arabe et chaque juif un peu futé. La colonisation ne peut avoir qu’un
but. Pour les Arabes Palestiniens, ce but est inadmissible. C’est dans la nature des choses. Il est
impossible de changer cette nature. Il y a un plan qui attire de nombreux sionistes, et qui va ainsi : s’il
est impossible pour le sionisme d’avoir l’aval des Arabes palestiniens, il faut l’obtenir des Arabes de
Syrie, d’Irak, d’Arabie Saoudite et peut-être d’Egypte. Même si c’était possible, ça ne changerait pas la
situation à la base. Ça ne changerait pas l’attitude des Arabes de la terre d’Israël à notre égard. Il y a
soixante-dix ans, l’unification de l’Italie fut achevée, avec la rétention de Trente et de Trieste par
l’Autriche. Mais les habitants de ces deux villes non seulement refusèrent la situation, ils luttèrent contre
l’Autriche avec une vigueur redoublée. S’il était possible (et j’en doute) de discuter de la Palestine avec
les Arabes de Bagdad ou de La Mecque comme si c’était une espèce de petite zone marginale
immatérielle, la Palestine resterait pour les Palestiniens, non pas une zone marginale, mais leur lieu de
naissance, le centre et la base de leur propre existence nationale. Par conséquent il faudrait poursuivre la
colonisation contre la volonté des Arabes palestiniens, comme nous le faisons à présent.
Mais un accord avec les Arabes hors de la terre d’Israel est aussi une illusion. Pour que les
nationalistes de Bagdad ou de La Mecque ou de Damas acceptent une contribution si coûteuse (accepter
de renoncer au caractère arabe d’un pays situé au centre de leur future « fédération ») nous devrions offrir
quelque chose d’égale valeur. Nous pourrions offrir deux choses: de l’argent, un soutien politique, ou les
deux. Mais nous ne pouvons offrir ni l’un ni l’autre. Concernant l’argent il est ridicule de penser que nous
pourrions financer le développement de l’Irak ou de l’Arabie Saoudite, alors que nous n’en avons pas
assez pour la terre d’Israël. L’assistance politique aux aspirations politiques arabes est dix fois plus
illusoire. Le nationalisme arabe se donne les mêmes buts que ceux fixés par le nationalisme italien avant
1870 ou par le nationalisme polonais avant 1918: unité et indépendance. Ces aspirations signifient
l’éradication de toute trace d’influence britannique en Egypte et en Irak, l’expulsion des Italiens de Libye,
la suppression de la domination française en Syrie, à Tunis, Alger et au Maroc. Pour nous, soutenir un
tel mouvement serait suicide et trahison. Si nous négligeons le fait que la Déclaration Balfour fut signée
par la Grande Bretagne, nous ne pouvons pas oublier que la France et l’Italie l’ont aussi ratifiée. Nous ne
pouvons pas intriguer pour chasser les Anglais du Canal de Suez et du Golfe Persique, et éliminer les
autorités françaises et italiennes sur les territoires arabes. Un tel double jeu ne peut être envisagé sous
aucun prétexte.
Ainsi nous concluons que nous ne pouvons rien promettre aux Arabes de la terre d’Israël ou des
pays arabes. Leur accord volontaire est hors de question. Donc ceux qui maintiennent qu’un accord avec
les autochtones est une condition essentielle pour le sionisme peuvent maintenant dire « non » et quitter le
sionisme. La colonisation sioniste, même la plus restreinte, doit, soit être terminée, soit être menée avec
la défiance de la population native. Cette colonisation ne peut, par conséquent, continuer et se développer
que sous la protection d’une force indépendante de la population locale, un mur de fer infranchissable par
la population indigène. Voici, in toto, notre politique pour les Arabes. La formuler autrement ne serait

que de l’hypocrisie. Non seulement cela doit être ainsi; c’est ainsi qu’on le veuille ou non. Que signifient
la Déclaration Balfour et le Mandat Britannique pour nous ? C’est le fait qu’un pouvoir désintéressé s’est
engagé à créer des conditions sécuritaires telles que la population locale serait dissuadée d’interférer avec
nos efforts.
Nous tous, sans exceptions, demandons constamment que ce pouvoir remplisse exactement ses
obligations. En ce sens, il n’y a pas de différences significatives entre nos « militaristes » et nos
« végétariens ». L’un préfère un mur de fer de baïonnettes juives, l’autre propose un mur de fer de
baïonnettes britanniques, le troisième un accord avec Bagdad, et semble se satisfaire des baïonnettes de
Bagdad – un goût étrange et plutôt risqué – mais nous applaudissons, nuit et jour, au mur de fer. Nous
détruirions notre cause si nous proclamions la nécessité d’un accord, et remplissions les esprits des
Puissances Mandataires avec l’idée que nous n’avons pas besoin de mur de fer, mais seulement de
pourparlers sans fin. Une telle proclamation ne peut que nous nuire. Par conséquent c’est notre devoir
sacré de mettre à nu un tel bavardage et de prouver que c’est un piège et une illusion. Deux remarques
brèves : En premier lieu, si quelqu’un objecte que ce point de vue est immoral, je réponds: c’est faux ;
soit le sionisme est moral et juste, soit il est immoral et injuste. Mais c’est une question que nous
aurions dû résoudre avant de devenir sionistes. En fait nous avons résolu cette question, et par
l’affirmative. Nous prétendons que le sionisme est moral et juste. Et comme il est moral et juste, la
justice doit être rendue. Peu importe que Joseph ou Simon ou Ivan ou Ahmed soient d’accord ou non. Il
n’y a pas d’autre moralité.
Tout ceci ne veut pas dire qu’aucune sorte d’accord n’est possible, seulement qu’un accord
volontaire est impossible. Tant qu’il y aura une lueur d’espoir qu’ils puissent se débarrasser de nous, ils
ne vendront pas cet espoir, pour aucune sorte de mots doux ou de sucreries, parce qu’ils ne sont pas une
populace mais une nation, peut être un peu loqueteuse, mais encore en vie. Un peuple en vie ne fait
d’énormes concessions sur des questions aussi fatidiques que quand il ne reste plus d’espoir. Ce n’est que
lors qu’aucune brèche n’est visible dans le mur de fer, que les groupes extrémistes perdent leur
domination, que l’influence se transfère aux groupes modérés. Alors seulement ces groupes modérés
peuvent venir à nous avec des propositions pour des concessions mutuelles. Alors seulement les modérés
offriront des suggestions pour des compromis sur des questions pratiques telles qu’une garantie contre
l’expulsion, ou l’égalité ou l’autonomie nationale. Je suis optimiste sur le fait qu’ils se verront
effectivement attribuer des assurances acceptables et que les deux peuples, comme de bons voisins,
pourront alors vivre en paix. Mais la seule voie vers un tel accord est le mur de fer, c’est-à-dire le
renforcement en Palestine d’un gouvernement sans aucune influence arabe, c’est-à-dire contre lequel les
Arabes combattront. En d’autres termes, pour nous le seul chemin vers un accord dans le futur passe par
un refus de toute tentative d’accord maintenant.

[Nouvelle traduction de l’anglais par JPB. Les noms de pays sont ceux du texte de 1937]
Informations Palestine n° 65.

On voit aujourd’hui à quel point ce texte fondateur du « révisionnisme sioniste » a obsédé l’esprit de ses
disciplues du Likoud, puisqu’ils ont entrepris de le construire, ce « mur de fer ». Il sera leur tombeau.

FIN.

 

Pouvoir juif


   

Auteur : Eisen Paul
Ouvrage : Pouvoir juif renversons les idolocaustes !
Année : 2005

 

 

RENVERSONS LES IDOLOCAUSTES !

 

Introduction
de Silvia Cattori
Paul Eisen a du s’arracher pour écrire ce texte difficile et terrifiant. Paul
Eisen, (comme quelques rares israéliens tel Gilad Atzmon, Ilan Pappe et Israël
Shamir) a le courage et l’honnêteté intellectuelle d’aller au fin fond des
questions qui se posent. Il ne supporte pas ce demi-soutien – le jeu des
négociations, les accords d’Oslo. Genève, etc – qui a permis à Israël, d’arriver là
où nous savons.
Je remercie Marcel Charbonnier d’avoir traduit un si important texte.
Même si l’on ne partage pas tout ce que Paul Eisen dit, il nous permet de trouver
des réponses rares, là où nous sommes dans le doute.
Force est de constater que les mouvements de solidarité nous ont
désinformés ; en ce sens, ils n’ont pas fait mieux que les médias pour nous
éclairer sur la réalité et les racines de cette guerre. Pire ! Ils n’ont jamais eu le
courage de résister aux interventions des pro-israéliens qui avaient eux tout
intérêt à « contenir » le mouvement et à envenimer le débat en faisant croire que
les plus éclairés d’entre-nous étaient suspects de…
Il n’y a pas d’anti-juifs. Cela n’existe pas. Mais cela a servi à diviser et à
écarter du débat les personnes les plus lucides : celles qui voyaient les
manipulations destinées à nous affaiblir et à sauvegarder l’image de victime
d’Israël pendant que les Palestiniens, eux, se faisaient massacrer.
N’ayez pas peur des mots vrais. N’ayez plus peur d’écouter la voix de ceux
qui savent mieux que vous, qui voient avec justesse, et qui pour cette raison sont
diabolisés. N’ayez pas peur d’être accusés d’antisémitisme ou autre, quand vous
défendez leurs positions. Si nous sommes nombreux à résister aux calomnies,
elles ne pourront plus rien contre nous.
C’est avec ces calomnies-là, que des associations, mi-figue mi-raisin, ont
réussi à affaiblir le mouvement de solidarité. C’est à ce jeu là que se sont
perdues les associations qui se sont laissées manipuler par plus forts qu’elles.

C’est aussi ces accusations là, qui ont frappé tant de personnes admirables
et importantes pour mener la guerre des idées et contre les médias, qui ont
permis à Israël de gagner sa guerre dehors aussi. Et que nul ne défend. Ceux qui
tombent sont nos meilleurs alliés, dite-le vous bien une fois pour toutes.
Il n’est peut-être pas trop tard pour se ressaisir et voir avec lucidité.
Donnons-nous la peine de lire ce que des personnes comme Paul Eisen, Michael
Neumann,Israël Shamir, Ilan Pappé, chacun avec leur voix propre, ont fait
l’effort de nous dire. Car écrire sur la guerre d’Israël et son allié US, dans cet
univers de sourds, est un effort ingrat, colossal.
Toute personne qui travaille sur ce sujet, devrait lire ce texte qui couvre
tous les aspects de ce difficile sujet. Les erreurs de compréhensions dans ce
conflit ont déjà laissé trop de victimes sur le terrain.
Censurer ce texte, le retenir chez soi, par peur, serait malhonnête et faire
un grand tort à ceux qui veulent mieux comprendre, mieux donner leurs forces
aux opprimés palestiniens alors que les mouvements de solidarité peinent.
Nous ne devons regarder cette guerre inhumaine d’un point de vue
humain. La religion qui est notre ne doit pas rentrer en considération.
Reconnaître ses faiblesses en toute humilité, faire confiance à ceux dont la
pensée et de l’imagination peut nous tirer en avant est une urgence.
Les Palestiniens, (nous ne parlons pas de ceux à Ramallah, qui
« collaborent » avec Israël pour quelques dollars et sont en train de former la
police qui va arrêter les résistants, leurs frères), sont au fond du fond.
Nous devons cesser de faire le compte de nos succès. Nous avons
lamentablement échoué. Et si on prétend défendre la cause des opprimés qui
souffrent des injustices d’Israël et de toutes les trahisons de ceux qui prétendent
ouvrer pour la paix, et bien commençons par comprendre, en toute modestie,
pourquoi nous n’avons pas pu mieux défendre les Palestiniens.
31 août 2005.

 

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Le crime contre le peuple palestinien est en train d’être perpétré par un
Etat juif dont les soldats juifs utilisent des armes ornées de symboles religieux
juifs, avec l’entier soutien et la complicité de l’immense majorité des juifs
organisés, de par le monde. Mais de là à désigner les juifs en tant que
responsables de ce crime. : voilà pourtant qui semble impossible !
L’avenir est toujours ouvert, et rien ne peut jamais être écarté. Mais, pour
l’instant, il est difficile d’entrevoir comment Israël pourrait être stoppé.
Depuis plus de cinquante ans, ils est clair qu’Israël ne relâchera son
attitude exterminatrice envers les Palestiniens et l’existence palestinienne que
lorsqu’il sera contraint à le faire. Cette nécessité ne saurait résulter d’une action
militaire, et il est néanmoins difficile d’entrevoir de quelle manière quelque
chose d’autre pourrait l’imposer. La croyance généralement admise – selon
laquelle, si l’Amérique tournait le robinet à dollars, Israël serait mis à genoux –
est loin d’être prouvée. Tout d’abord, cela n’arrivera pas. Ensuite, ceux qui y
croient sous-estiment vraisemblablement tant la cohésion de la société
israélienne que la force de l’histoire juive qui l’imprègne. Encore plus
invraisemblable est l’option militaire. La seule force, au monde, qui pourrait
éventuellement réduire Israël, c’est l’armée américaine. Et, là encore, cela
n’arrivera pas.
La résistance palestinienne nous surprendra toujours. Après plus de
cinquante ans d’agression brutale par ce qui risque fort d’être considéré un jour
comme l’une des puissances les plus impitoyables et irrationnelles des temps
modernes, confronté à la coalition de la quasi totalité des puissances terrestres,
les Palestiniens sont encore parmi nous, ils tiennent toujours bon, ils savent
encore qui ils sont et d’où ils viennent ! Néanmoins, actuellement, la résistance
effective est peut-être déjà derrière nous (bien que la possibilité d’une résistance
non-violente ne puisse jamais être totalement écartée) et, pour l’instant, la seule
stratégie qui s’offre encore à eux risque fort de n’être qu’une stratégie pour la
survie.
Pour nous, il est tellement plus facile de nier cette réalité, plutôt que
l’accepter, et sans aucun doute : le combat va continuer. Jusqu’à quel point ce
combat sera-t-il fructueux, personne ne peut le prédire. Bien que le présent
semble totalement désespéré, la survie est toujours vitale, et personne ne sait
quand de nouvelles opportunités pourront se présenter. Quoi qu’il en soit, le
combat contre l’injustice vaut toujours le coup d’être mené. Mais quid, si ce
combat devient tellement décevant qu’il fait obstacle à la résistance, plutôt qu’il
ne la seconde ? Quid si la lutte devient une manière d’éviter la réalité, plutôt que
de l’affronter ? Ces slogans : « A bas l’occupation ! » et « Deux Etats, pour deux
peuples » sont désormais rejoints par un nouveau slogan : « Une seule solution :
un Etat unique ! ».
Ce sìogan est exactement aussi fantasmatique que ses prédécesseurs, parce
que, de la même manière que l’occupation ne prendra jamais fin, et qu’il n’y
aura jamais de véritable Etat palestinien, il n’y a pour l’instant, aucune

possibilité d’un quelconque « Etat unique » que l’Etat d’Israël, qui s’étend
désormais de la Méditerranée au Jourdain, et la seule « solution » est une
solution finale, laquelle – même elle – ne saurait être écartée du revers de la
main.

« Le sionisme, ce n’est pas le judaïsme ; le judaïsme, ce n’est pas le
sionisme ».

Le crime contre le peuple palestinien est en train d’être perpétré par un
Etat juif dont les soldats juifs utilisent des armes ornées de symboles religieux
juifs, avec l’entier soutien et la complicité de l’iímense majorité des juifs
organisés, de par le monde. Mais de là à désigner les juifs en tant que
responsables de ce crime. : voilà pourtant qui semble impossible ! Le passé est
simplement trop terrible. Nous savons tous à quelle haine et à quelle violence
ont conduit, dans le passé, les accusations portées contre les juifs. Aussi, si nous
nous mettions à examiner d’un oeil critique le rôle des juifs dans ce conflit, qu’en
adviendrait-il de nous, et de notre combat ? Serions-nous étiquetés
d’antisémites, perdant l’essentiel du soutien que nous avons tant peiné à
conquérir ?
Le présent, lui aussi, est plein d’ambiguïtés. Le sionisme n’est pas le
judaïsme ; le judaïsme n’est pas le sionisme : voilà qui est devenu un article de
foi, répété comme un mantra, à l’infini, ainsi que l’assertion selon laquelle le
sionisme serait une idéologie laïque, opposée, pour l’essentiel de son histoire, à
l’immense majorité des juifs religieux et à laquelle s’opposent encore
aujourd’hui des juifs véritablement respectueux de la Torah, tels ceux du
mouvement Neturei Karta. Mais le sionisme est désormais au coeur de la vie
juive, car il se trouve des juifs religieux parmi les sionistes les plus virulents. Et
les Neturei Karta, en dépit de leur judaïsme impeccable, de leurs magnifiques
discours et de l’enthousiasme avec lequel ils sont accueillis dans les meetings de
solidarité, etc., risquent fort de n’être que des juifs de carnaval, à des années
lumières de la réalité de la vie juive.
Et, quand bien même le sionisme pourrait être désolidarisé du
judaïsme,pourrait-il être distingué d’une identité juive plus large, ou de la
judéité ? Très souvent, le sionisme est donné comme un ajout moderne à
l’identité juive, une nouvelle idéologie colonialiste de peuplement, fût-elle
anachronique, à la seule différence qu’elle serait adoptée par des juifs, en
réponse à leur vocation. Mais ne serait-ce pas plutôt que notre besoin
d’échapper à l’accusation d’antisémitisme et nos propres perceptions et
sentiments conflictuels, notre insistance à affirmer que le sionisme et la judéité
sont disjoints, nous ont amenés à interpréter la situation de manière erronée ?
Notre refus de regarder en face la judéité même du sionisme et ses crimes ne
nous a-t-il pas empêché de comprendre exactement ce contre quoi nous nous
battons ?

Les juifs, le judaïsme et le sionisme
Les juifs sont complexes ; l’identité juive est complexe et la relation entre
le judaïsme, une religion, et une identité juive, ou judéité, plus large et souvent
laïque, est véritablement très complexe. La judéité, cela peut s’expérimenter à
l’écart de toute synagogue, de toute yeshiva [école talmudique] ou de tout autre
aspect formel de vie juive religieuse. Et pourtant, elle n’en est pas moins

inextricablement liée au judaïsme. C’est la raison pour laquelle les juifs laïcs
sont enclins à proclamer leur laïcisme au moins aussi fort qu’ils clament leur
judéité. Marc Ellis, un juif religieux, dit que lorsque vous examinez ces juifs qui
sont solidaires des Palestiniens, l’immense majorité d’entre eux sont laïcs –
mais, d’un point de vue religieux, l’Alliance les concerne tout autant. Pour Ellis,
ces juifs laïcs sont peut-être porteurs de l’avenir de la vie juive, à leur insu, voire
même à leur corps défendant.
L’identité juive, qui lie les juifs entre eux, provient des profondeurs de
l’histoire juive. Il s’agit d’une histoire partagée, à la fois réelle et imaginaire, en
ceci qu’elle est à la fois littérale et théologique. Beaucoup de juifs, en Occident,
partagent une véritable histoire de vie commune en tant que peuple distinct,
ayant vécu tout d’abord en Europe orientale ou centrale, puis en Europe
occidentale et en Amérique. D’autres partagent une authentique histoire
d’installation en Espagne, suivie d’une expulsion, puis d’une réinstallation un
peu partout dans le monde, et en particulier dans les pays arabes et musulmans.
Mais cela n’est peut-être pas ce qui unit tous les juifs, parce que cela n’est pas
avéré pour tous les juifs, mais d’autres liens existent, qui peuvent être
théologiques ou historiques. La plupart des Palestiniens, aujourd’hui, ont sans
doute plus de sang hébreu dans leurs petits doigts que la plupart des juifs
occidentaux n’en ont dans tout leur corps. Et néanmoins, l’histoire de la Sortie
d’Egypte est aussi réelle, pour beaucoup d’entre eux, et – plus important – cette
histoire a été aussi réelle pour eux, quand ils étaient enfants – que s’ils s’étaient
personnellement trouvés, avec tous les juifs, en compagnie de Moïse lui-même,
au pied du Mont Sinaï.
Et des histoires comme celles-ci ne s’arrêtent pas à l’époque
contemporaine.
Même pour des juifs laïcs, il existe un sentiment, même s’ils ne le
reconnaissent pas ou n’en ont pas conscience, non seulement d’une histoire en
partage, mais aussi d’un destin commun. Le sentiment d’une mission axée sur
l’exil et le retour est central dans l’histoire juive, tant religieuse que profane.
Comment expliquer autrement la dévotion extraordinaire de si nombreux juifs,
religieux et laïcs, envers le « retour » sur une terre avec laquelle, en termes
réalistes, ils n’ont qu’un lien extrêmement ténu, et encore, lorsqu’ils en ont un ?
Pour bien des juifs, cette histoire leur confère une « spécificité ». Cela n’est
pas unique aux juifs – après tout, qui, au plus profond de soi-même, ne se sent-il
pas un tant soi peu différent d’autrui ? Mais, pour les juifs, cette spécificité est
au centre de leur auto-identification, et la plupart des hommes, autour d’eux,
semblent y apporter leur concours. Pour les juifs religieux, leur spécificité
découle d’une alliance supposée avec Dieu. Mais pour les juifs laïcs, leur
spécificité provient d’une histoire particulière.
Dans les deux cas, cela peut être une bonne chose, et même une très belle
chose. Dans l’essentiel de la tradition religieuse juive, cette spécificité n’est pas
autre chose qu’une obligation morale, qu’une responsabilité particulière, à offrir
en exemple au monde, et pour beaucoup de juifs laïcs, cela les a conduits à lutter
pour la justice, en beaucoup d’endroits, dans le monde entier.
Au cour de cette spécificité juive, il y a la souffrance et la victimitude
juives. Comme l’histoire partagée elle-même, cette souffrance peut – mais pas
nécessairement – correspondre à la réalité. Les juifs ont indéniablement
souffert, mais leur souffrance demeure inexpliquée, car inexplorée.
L’Holocauste, qui représente désormais le paradigme de la souffrance juive,

n’appartient plus depuis longtemps à l’histoire : il s’agit désormais d’un
phénomène théologique, considéré comme tel aussi bien par les laïcs que par les
religieux – presque un texte sacré – et il est, partant, au-delà de tout examen
critique. Et la souffrance ne trouve jamais de fin. Quelque grande qu’ait été leur
souffrance, les juifs ne souffrent pas, aujourd’hui, c’est une évidence. Mais, pour
de nombreux juifs, leur histoire de souffrance n’est pas simplement un passé
auquel on ne saurait rien changer ; c’est aussi un futur possible. Aussi, peu
importe le degré de sécurité dont puissent jouir les juifs, beaucoup parmi eux
ont le sentiment qu’ils ne sont qu’à un jet de pierre d’Auschwitz.
Le sionisme est au coeur de tout ceci. Le sionisme est, lui aussi, complexe,
et il provient, lui aussi, du tréfonds de l’histoire juive, avec ce même sentiment
d’exil et d’aspiration au retour. Le sionisme, lui aussi, confirme que les juifs ont
une spécificité, dans leur souffrance, et il explique que les juifs doivent
« retourner » sur une terre qui leur aurait été donnée – à eux, exclusivement –
par Dieu, s’ils sont croyants, ou par l’histoire, s’ils ne le sont pas et, cela, pour la
« bonne » et simple raison qu’ils ne sauraient être en sécurité, où que ce soit,
ailleurs, sur Terre.
Et alors, allez vous demander ? Si les juifs pensent qu’ils sont un peuple
doté d’un lien avec une terre et s’ils ont un désir profond d’y « retourner », en
quoi cela nous regarde-t-il, dès lors que cette terre ne serait pas déjà peuplée par
les Palestiniens ? Et si les juifs ont le sentiment qu’ils sont spéciaux et que Dieu
a conclu quelque marché spécial avec eux, où est le problème, dès lors que cela
ne les amène pas à exiger de traitement préférentiel, ni à user de discrimination
envers d’autres qu’eux-mêmes ? Et si les juifs ont le sentiment qu’ils ont souffert
comme nul autre sur Terre, très bien, dès lors qu’ils n’utilisent pas leur
souffrance afin de justifier la souffrance qu’ils imposent à d’autres, ni de
manière à exercer un chantage moral sur le monde entier, en lui imposant un
silence complice, sinon.
C’est bien là le problème, avec le sionisme. Il exprime l’identité juive, mais
il lui donne aussi le pouvoir. Il dit aux juifs (et à beaucoup de non-juifs, aussi)
que les juifs peuvent faire ce que les juifs ont toujours rêvé faire. Il s’empare des
sentiments religieux parfaitement acceptables des juifs, ou si vous préférez, des
illusions parfaitement inoffensives des juifs, et il s’efforce de les transformer en
une réalité terrible. Les notions juives de spécificité, d’élection, voire même de
suprématisme, sont parfaites, pour un petit peuple errant, mais lorsque ce
peuple s’est doté d’un Etat, et d’une armée équipée d’avions de chasse F-16, elles
deviennent préoccupantes pour chacun d’entre nous.
Le sionisme, en tant qu’accession des juifs à la nationalité, change tout.
Israël n’est pas simplement un Etat comme les autres, c’est un Etat juif, et ceci
signifie quelque chose de plus que simplement un Etat pour les juifs.
Cet Etat juif est édifié sur des traditions et des modes de pensée qui ont
évolué, parmi les juifs, à travers les siècles – et parmi ces modes de pensées, se
trouvent notamment les notions que les juifs sont particuliers et que leur
souffrance est particulière. De leur propre aveu, les juifs sont une « nation qui
vit à part », et pratique le « nous, et eux », et même, dans bien des cas, le
« nous, ou eux ». Et ces tendances trouvent leur traduction dans l’Etat moderne
d’Israël. Il s’agit d’un Etat qui ne connaît pas de frontières. D’un Etat qui croit,
et utilise en guise de justification de ses propres agressions, en la notion que sa
survie est en permanence en jeu, et que par conséquent tout et n’importe quoi
est justifié afin d’assurer cette survie. Israël est un pays qui pense

manifestement que les règles tant juridiques qu’humanitaires applicables à tous
les autres Etats ne s’appliquent tout simplement pas à son propre son cas.

Leur pire cauchemar, mais un cauchemar bien à eux.

Quelle terrible ironie, de constater que cette accession au pouvoir des juifs
en est venu à ressembler comme deux gouttes d’eau aux avènements de ces
pouvoirs sous lesquels les juifs ont souffert mille morts. Le christianisme au
pouvoir, là aussi un mariage entre foi et puissance, a imposé son idéologie et
poursuivi ses dissidents et ses ennemis avec une ferveur en rien supérieure à
celle manifestée par le judaïsme au pouvoir.
Dans son zèle et sa confiance en lui-même, le sionisme en est venu à
ressembler aux idéologies modernes les plus brutales et les plus implacables.
Mais, à la différence du rationalisme brutal du stalinisme, prêt à sacrifier des
millions d’êtres humains au nom de la révolution politique et économique, cette
idéologie juive, dans son zèle et son irrationalité, s’apparente plutôt au national
socialisme, qui a pourtant condamné des millions de personnes au nom de
l’atteinte d’une suprématie raciale et ethnique insensée.
Bien sûr, il y a des différences. Mais il y a aussi des similitudes. Le national
socialisme, comme le sionisme, autre alliage entre mysticisme et pouvoir, a
acquis une crédibilité en tant que moyen supposé susceptible de redresser des
torts infligés à un peuple victime. Le national socialisme, comme le sionisme,
aspirait à maintenir la pureté raciale / ethnique d’un groupe humain déterminé
et à maintenir les droits de ce groupe ethnique particulier au-dessus de ceux des
autres peuples. Le national socialisme, comme le sionisme, a proposé, lui aussi,
un attachement quasi mystique de ce groupe humain déterminé à un territoire
particulier. De même, tant le social nationalisme que le sionisme avaient en
partage un intérêt commun : séparer les juifs des non-juifs, dans ce cas
particulier, en faisant partir les juifs d’Europe – et ils coopérèrent activement
dans la poursuite de ce but.
Et si la similarité entre ces deux idéologies est tout simplement trop
profonde et trop amère pour être admise, on peut se demander de quoi le
national socialisme, avec ses uniformes, ses oriflammes et sa jeunesse
enrégimentée avait l’air, aux yeux des Allemands désespérés par les accords de
Versailles et les ravages subis par l’Allemagne du fait de la Première guerre
mondiale ? Sans doute l’image qu’ils en eurent n’était pas si différente de celle
retirée des uniformes, des oriflammes et de la jeunesse au pas cadencé de l’Etat
pré- et post-sioniste par les juifs, après leur histoire faite de souffrances, en
particulier après l’Holocauste.
Il s’agit là, pour les juifs, de leur propre pire cauchemar : ce qu’ils aiment le
plus au monde est devenu ce qu’ils haïssent par-dessus tout. Quant à ces juifs, et
d’autres aussi, qui pâlissent en comparaison, laissons-les se poser eux-mêmes la
question suivante : qu’est-ce qu’un Allemand moyen, quand bien même eût-il
été un nazi fanatique, aurait dit, par exemple en 1938, si vous aviez évoqué
devant lui la possibilité d’un Auschwitz ? A ses yeux, vous auriez passé pour dément !

Les juifs américains et l’Amérique juive
Au cour du conflit, il y a la relation entre Israël et l’Amérique. Il est inutile
de rappeler ici les statistiques – des milliards de dollars d’aides et de prêts, les

veto américains automatiques à l’ONU,etc. – le soutien américain à Israël
semble sans limite. Mais quelle est la nature de ce soutien ? Pour beaucoup de
gens, sans doute la majorité, la réponse est relativement simple. Israël est un
Etat client de l’Amérique, et cet Etat sert les intérêts américains ou, plus
précisément, les intérêts de ses élites au pouvoir. Cette vision des choses est
sous-tendue par l’importance évidente du pétrole, l’énorme importance
stratégique de la région du Moyen-Orient et le fait que, si Israël ne défendait pas
les intérêts des gens qui contrôlent l’Amérique, alors nous pourrions être
certains que l’Amérique ne soutiendrait pas Israël. Aussi nul doute que
l’Amérique ait trouvé dans les Forces israéliennes « de défense » une armée
merveilleusement souple et efficace, aisément mobilisable et excitable, et qu’on
peut laisser se déchaîner à loisir, dès lors qu’un quelconque groupe d’Arabes se
monterait un peu trop le bourrichon.
Mais est-ce là toute l’histoire ? Israël sert-il réellement les intérêts de
l’Amérique, et leur relation est-elle entièrement fondée sur ces intérêts partagés
? Considérons l’immensité des pertes, en terme de bonne volonté de la part
d’autres pays, accusées par l’Amérique en raison de son soutien à Israël, et
considérons la puissance et l’influence du lobby « juif », « sioniste » ou « proisraélien
» (comme on voudra), qui fait que beaucoup de législateurs
généralement responsables, confrontés à la perspective d’une intervention du
lobby juif susceptible de leur faire remporter les prochaines élections, semble
trop heureux de placer leurs perspectives de réélection très au-dessus de ce qui
serait simplement « bon, pour l’mérique ».
Les détails, qui filtrent, de temps à autre, sur les agissements de l’Aipac (et
d’autres officines) et les mécanismes grâce auxquels ces groupes exercent des
pressions sur les législateurs et les gouverneurs américains, ont été traités
ailleurs ; nous voulons simplement relever ici que ce groupe de pression est sans
aucun doute extraordinairement efficace et qu’il rencontre beaucoup de succès.
Il ne s’agit pas simplement de petits groupes de juifs favorables à Israël, comme
leurs financeurs et soutiens voudraient nous le donner à accroire : il s’agit
d’idéologues, puissants et motivés : des multimilliardaires, des magnats des
médias, des hommes politiques, des activistes et des leaders religieux. Quoi qu’il
en soit, le capacité du lobby juif à bâtir – ou à démolir – toute personnalité
publique est légendaire – ce n’est pas pour rien qu’on y fait le plus souvent
référence en utilisant l’expression elliptique « The Lobby » [Le Lobby, par
excellence].
Mais, là encore, il y a sans doute bien plus, dans les relations israéloaméricaines,
qu’une simple communauté d’intérêts et l’efficacité de certains
groupes de pression. Le fait que le soutien d’Israël serve nécessairement les
intérêts des gens qui contrôlent l’Amérique est certainement la réalité, mais :
qui contrôle l’Amérique ? Sans doute, la véritable relation n’est-elle pas entre
Israël et l’Amérique, mais entre les juifs et l’Amérique.
L’écrasante majorité des juifs, en Amérique, vivent leur vie, exactement
comme le font tous les Américains, non-juifs. Ils sont aisés, et ils sont
indubitablement satisfaits de voir l’Amérique soutenir leurs coreligionnaires
juifs en Israël, mais les choses s’arrêtent là. Néanmoins, un groupe considérable
de juifs contrôle une partie considérable de l’Amérique – oh, bien sûr, pas les
muscles industriels de l’Amérique, tels la sidérurgie, les transports, etc., ni le
pétrole et les industries de l’armement, ces usines à fric traditionnelles. Non, si
les juifs ont une influence, quelque part, en Amérique, ce n’est ni sur les muscles
ni sur les tendons, mais plutôt sur le sang et le cerveau. C’est dans la finance et

les médias que nous trouvons beaucoup de juifs à des positions extrêmement
stratégiques. Les listes abondent (bien que vous deviez consulter des sites
ouèbes particulièrement sulfureux pour les trouver) de juifs éminents dans la
finance et la vie culturelle : Les juifs dans le secteur bancaire, Les juifs figurant
dans la liste des Américains les plus fortunés, établie par Forbes Magazine ; les
juifs d’Hollywood ; les juifs de la télévision ; les journalistes, écrivains, critiques
juifs, etc.
Les juifs n’ont pas été particulièrement manchots lorsqu’il s’est agi
d’exploiter leur position. Ils n’ont pas hésité à utiliser les moyens (quelsqu’ils
fussent) dont ils disposaient pour assurer la promotion de leurs intérêts bien
sentis. Inutile d’adhérer à une quelconque théorie du complot pour remarquer
combien il est naturel, pour un juif des médias, de faire la promo des juifs et de
leurs valeurs, qu’ils présentent comme positifs et dignes d’être imités. Qui,
parmi vous, a vu dernièrement un juif présenté sous un jour autre que favorable
? Les juifs sont intelligents, moraux, intéressants, trépidants, chaleureux, futés,
complexes, éthiques, contradictoires, prophétiques, insupportables, parfois
passablement irritants, mais toujours formidablement séduisants. Pas étonnant,
dès lors, si les juifs occupant des positions enviables sont enclins à faire la
promotion de ce qu’ils pensent être les intérêts collectifs des juifs. N’est-il pas
tout simplement incroyable que les conseillers juifs qui entourent la présidence
américaine aient les intérêts d’Israël à l’esprit lorsqu’ils prodiguent leurs
conseils en matière de politique étrangère au président américain ?
Mais bon. Ainsi, il y a beaucoup de juifs qui ont beaucoup d’argent, et
beaucoup de juifs qui ont beaucoup de choses à dire et aussi les moyens de les
dire et d’être entendus. Si les juifs, en vertu de leur capacité à utiliser des
ressources (gagnées tout aussi honnêtement que celles des autres), font la
promotion de ce qu’ils perçoivent être leur propre intérêt collectif, qu’y a-t-il à
redire à cela ? Tout d’abord, à de rares et notables exceptions, la grande
majorité des juifs peuvent, en toute bonne foi, mettre la main sur leur coeur et
jurer qu’ils n’ont jamais pris la moindre décision, ni entrepris la moindre action,
en ayant à l’esprit des intérêts collectifs juifs, en tout cas, certainement pas
consciemment. Et même si c’est le cas, ils ne se comportent pas différemment
de tout un chacun. A quelques exceptions près, les juifs ont gagné durement
leurs positions avantageuses. Ils sont partis de rien, ils ont joué en respectant
les règles du jeu, et s’ils utilisent leur influence afin de promouvoir ce qu’ils
pensent être des intérêts juifs, qu’y a-t-il là de si répréhensible ?
Les Polonais, les Ukrainiens, le lobby des armes, les évangélistes chrétiens,
n’oeuvrent-ils pas, eux aussi, à l’avancement de leurs intérêts spécifiques ?
La différence, entre les juifs et les autres groupes, c’est que les juifs le font
probablement mieux que les autres. Les juifs sont, en fonction de quasiment la
totalité des critères, le groupe ethnique qui réussit le mieux aux Etats-Unis et,
quelle qu’en soit la raison, ils sont depuis longtemps extraordinairement doués
lorsqu’il s’agit d’assurer leur auto-promotion, tant individuelle que collective. Et
ils n’y aurait probablement rien à redire à cela, si ce n’est le fait que ces mêmes
personnes qui exercent une telle influence et un tel contrôle sur la vie
américaine sont aussi celles qui semblent refuser d’être tenus de rendre des
comptes. C’est subrepticement que les juifs sont perçus comme ayant atteint le
succès, ce qui soulève des soupçons. Les juifs, c’est le moins qu’on puisse en
dire, se montrent particulièrement chatouilleux sur le chapitre de l’influence
qu’on leur prête ou qu’ils ont véritablement. Prononcez simplement l’expression
« pouvoir juif », et vous verrez la réaction ! Ils affirment que cette susceptibilité

tient au fait que cette accusation a souvent été utilisée à leur encontre, et qu’elle
a été le signe annonciateur de discriminations et de violences dirigées contre
eux, mais ils ne prennent jamais en considération la possibilité que leur propre
réticence à discuter du pouvoir qu’ils détiennent puisse susciter des soupçons,
voire même de l’hostilité à leur encontre.
Et puis il y a cette autre allégation, plus subtile, et aussi plus inquiétante.
C’est celle selon laquelle ce pouvoir n’existerait pas ; les juifs ne détiendraient
aucun pouvoir ; il n’y aurait pas de lobby juif ; les juifs en Amérique
n’exerceraient aucun pouvoir et aucune influence afin de promouvoir des
intérêts juifs, et même que des intérêts juifs, cela n’existe pas ! Il n’y a pas
d’intérêts juifs impliqués dans la guerre en Irak, il n’y a pas d’intérêts juifs en
Amérique ; plus étonnant encore, il n’y a pas d’intérêts juifs non plus, ni en
Israël, ni en Palestine ! Il n’existe pas de collectif juif. Les juifs n’agissent pas
collectivement afin de promouvoir leurs intérêts. Ils disent même que le lobby
pro-israélien n’a en réalité pas autant à voir qu’on le dit avec les juifs, que la
judéité d’Israël n’a aucune importance et que les Comités pour les Affaires
Publiques [Public Affairs Committees – PACs) qui font un lobby effréné en
faveur d’Israël ne font rien de plus, en réalité, que soutenir un allié, et par
conséquent veiller aux intérêts bien sentis de l’Amérique, allant même jusqu’à
dissimuler leur véritable objectif sous des noms d’emprunt d’organismes tels
« American for Better Citizenship » [Les Américains pour une meilleure
citoyenneté], « Citizen’s Organized PAC » ou encore « National PAC » – dont
aucun ne fait la moindre allusion, dans sa raison sociale, ni à Israël, ni au
sionisme, ni aux juifs. De même, les juifs et les organisations juives sont censés
faire la promotion non tant des valeurs et des intérêts juifs qu’américains, voire
universels. Ainsi, le plus grand musée de l’Holocauste, présenté comme « Musée
de la Tolérance », met l’accent non seulement sur l’antisémitisme, mais sur
toutes les formes d’intolérance connues de l’humanité (excepté celle dont des
juifs font preuve envers les non-juifs, en Israël et en Palestine.). De même,
l’Anti-Defamation League ne serait rien d’autre qu’une organisation visant à
assurer la promotion des principes universels de tolérance et de justice, non
seulement en ce qui concerne les juifs, mais pour tout le monde.
Cette convergence entre intérêts juifs et américains n’est nulle part plus
éclatant que dans le domaine de la politique extérieure américaine actuelle. Si
jamais un tableau a pu évoquer puissamment une conspiration mondiale juive,
c’est bien le spectacle donné par les néocons juifs assemblés autour de la
présidence actuelle et dirigeant sa politique au Moyen-Orient. Mais on nous dit
que le fait que les néocons juifs soient si nombreux à avoir des liens avec des
formations de droite en Israël et à être aux premières lignes pour inciter
(l’administration américaine) à (adopter) une politique pro-israélienne n’est pas
autre chose qu’une simple coïncidence, et toute suggestion que ces personnages
puissent être influencés par leur judaïté et leurs liens avec Israël est
immédiatement repoussée du revers de la main : elle ne saurait relever que des
mythes antisémites surannés concernant la loyauté duplice des juifs. L’idée que
l’intervention américaine en Irak, seule véritable contrepoids militaire à
l’hégémonie israélienne au Moyen-Orient, et, partant, instigateur de la
résistance palestinienne, serve essentiellement des intérêts israéliens, bien
avant les intérêts américains, a été elle aussi consignée dans le monde succube
des mythes antisémites médiévaux. La suggestion que ces juifs, dans l’entourage
du président américain, agissent poussés par des motivations autres que la
promotion des intérêts de l’ensemble des Américains, voilà qui n’est pas autre

chose que de la diffamation antisémite. Et peut-être ont-ils raison. Peut-être
ceux qui assurent la promotion des intérêts juifs sont bien, en fait, en train de
défendre des intérêts américains, dès lors que, tout au moins pour l’instant, ils
semblent ne faire qu’un.

La Juimérique
A Washington, District of Columbia, on peut admirer un mémorial
immortalisant une terrible tragédie. Non pas un mémorial dédié à une tragédie
infligée par une puissance étrangère aux Américains, comme à Pearl Harbour,
ou encore les attentats du 11 septembre 2001. Non pas un mémorial dédié à une
tragédie infligée à des Américains par des Américains, comme la mise à sac de la
ville d’Atlanta. Non pas un mémorial de contrition pour une tragédie infligée
par des Américains à un autre peuple, tels l’esclavage ou l’histoire de la
discrimination raciale en Amérique. Rien de tout cela. Le mémorial de
l’Holocauste est là pour rappeler une tragédie infligée à des gens qui n’étaient
pas Américains, par des gens qui n’étaient pas Américains, et en un lieu très très
éloigné de l’Amérique. Et les coreligionnaires, ou même, si vous voulez, les
concitoyens de gens auxquels cette tragédie fut infligée et auxquels le mémorial
est dédié représentent environ 2 % de la population américaine. Comment se
fait-il qu’un groupe de personnes qui représentent un pourcentage tellement
minime de la population américaine générale puisse imposer un respect et une
prévenance tels qu’un monument leur soit dédié au cour symbolique même de
la vie nationale américaine ?
Le narratif juif occupe désormais le centre de la vie américaine, en tous les
cas, avec certitude, de celle des élites culturelles et politiques de l’Amérique. Il
existe, quoi qu’il en soit, beaucoup de choses, dans la façon dont les Américains
veulent se voir et voir leur histoire, qui est tout à fait naturellement compatible
avec la manière dont les juifs se perçoivent eux-mêmes et dont ils perçoivent
leur histoire. Pourrait-il y avoir paradigme plus adéquat, pour un pays fondé sur
l’immigration, que l’histoire d’immigration massive des juifs à la fin du dixneuvième
et au début du vingtième siècles ? Pour beaucoup d’Américains,
l’histoire de ces juifs venus vers leur Goldenes Medina, comme ils disent en
yiddish, vers leur Eldorado, démunis de tout, et parvenus, à force de travail
acharné et de persévérance, au top niveau même de la société américaine, c’est
aussi leur propre histoire. Et pourrait-il y avoir meilleur sujet d’inspiration,
pour un pays (sinon officiellement, en tous les cas viscéralement et
profondément chrétien) que l’histoire des juifs, le peuple même de Jésus, et le
peuple élu de Dieu, retournant dans son ancienne patrie et la transformant en
un Etat moderne ? Et pour une nation qui se perçoit comme un phare de
démocratie illuminant le monde, quelle meilleure âme-soeur que l’Etat d’Israël,
qui passe largement pour « la seule démocratie au Moyen-Orient » ?
Enfin, quelle plus éclatante validation, pour un pays lui-même fondé sur
une narration de conquête et d’épuration ethnique que le narratif biblique de la
conquête et de la purification ethnique de la Terre promise, à laquelle vient se
surimposer la colonisation tout aussi violente de la Palestine moderne, avec sa
propre épuration ethnique, suivie du « refleurissement du désert » ?
Bien sûr, la notion de peuple juif = peuple souffrant a encore bien plus de
résonances. Le fait que ce « peuple souffrant » jouisse aujourd’hui d’un succès
qui va bien au-delà des rêves les plus fous d’un quelconque autre groupe
ethnique aux Etats-Unis semble n’avoir aucune espèce d’importance.

Tout aussi ignorée est la manière dont les juifs américains sont parvenus à
accéder au sommet du sommet de la société américaine, tout en se plaignant,
tout au long de leur ascension, de la manière dont ils ont fait l’objet de
discrimination. Néanmoins, pour l’Amérique, les juifs ont connu une histoire
ininterrompue de souffrances et de victimitude. Mais cette histoire a, il est vrai,
rarement été étudiée, voire même débattue.

Un peuple souffrant
Le fait que les juifs aient souffert est indéniable, mais la souffrance juive
est présentée comme ayant duré si longtemps, comme ayant été si intense et si
particulière qu’elle doit être tenue pour différente de toute autre souffrance. Ce
sujet est complexe et ne saurait être débattu de manière exhaustive ici, mais les
points suivants sont susceptibles de susciter la discussion et de stimuler le
débat.
Même au plus fort des périodes les plus terribles de la souffrance juive,
telles les Croisades ou les massacres de Chmielnitzky, dans l’Ukraine du dix-septième
siècle, et encore plus à d’autres époques historiques, il a été dit que le
paysan moyen aurait donné ce à quoi il tenait par-dessus tout pour pouvoir
devenir juif. La signification de ceci est évidente : d’une manière générale, au
travers de la plus grande partie de leur histoire, la condition des juifs fut le plus
souvent supérieure à celle de la masse de la population.
Les massacres ukrainiens auxquels nous avons fait allusion sont
intervenus dans le contexte d’une révolte paysanne contre l’oppression imposée
aux paysans ukrainiens par leurs seigneurs féodaux polonais. Comme cela fut
souvent le cas, les juifs furent perçus comme occupant une position coutumière
consistant à être alliés à la classe dirigeante, et participant de ce fait à
l’oppression des paysans. Chmielnitzky, le chef de cette insurrection populaire,
est aujourd’hui célébré comme le héros de la nation ukrainienne, non pas pour
ses assauts contre les juifs (on fait même souvent allusion au fait qu’il avait
offert à des juifs pauvres de se joindre à l’insurrection paysanne afin de
participer au combat contre leurs coreligionnaires exploiteurs – offre que les
juifs déclinèrent), mais pour sa défense des droits des Ukrainiens opprimés. Là
encore, l’inférence est simple : des explosions de violence antisémite, même si
elles ne sauraient jamais être justifiée, ont bien souvent été des réponses face au
comportement juif, tant concret qu’imaginaire.
Dans l’Holocauste, trois millions de juifs polonais ont péri, mais il en alla
de même pour trois millions de Polonais non-juifs. Des juifs furent pris pour
cibles, mais il y eut aussi des Tziganes, des homosexuels, des Slaves,
principalement des Polonais. De même, l’Eglise a brûlé les juifs en raison de
leurs croyances non conformes au dogme. Mais l’Eglise a brûlé de la même
manière quiconque entretenait des croyances non conformes. Aussi, là encore, il
faut poser la question suivante : qu’a donc la souffrance juive de tellement
spécial ?
L’Holocauste, ce paradigme de tout l’antisémitisme et de toute la
souffrance juive, est traité comme s’il était au-delà de tout examen et de toute
critique. Remettre en question la narration de l’Holocauste, est , dans le
meilleur des cas, socialement inacceptable. Cela conduit souvent à l’exclusion et
à la discrimination sociales et, au pire, dans certains pays, cela est illégal et
entraîne de très lourdes sanctions pénales. Les spécialistes du révisionnisme de

l’Holocauste, généralement qualifiés de négationnistes de l’Holocauste par leurs
détracteurs, ont relevé le défi.
Ils ne dénient pas la réalité d’un assaut brutal et extensif du régime nazi
sur les juifs, mais ils rejettent une narration de l’Holocauste telle celle qui est
présentée de nos jours par les establishments et les élites. Plus spécifiquement,
leur déni se limite à trois aires principales. Tout d’abord, ils dénient l’existence
d’un quelconque projet, chez Hitler, ou n’importe quel autre responsable du
parti nazi, d’éliminer physiquement et systématiquement tous les juifs
d’Europe ; ensuite, ils dénient l’existence de quelconques chambres à gaz à
usage d’extermination d’hommes ; enfin, ils affirment que le nombre des
victimes juives de l’agression nazie a été fortement magnifié.
Mais là n’est pas la question. Que ceux qui mettent en doute le narratif de
l’Holocauste soient des universitaires révisionnistes aspirant à trouver la vérité
et scandaleusement persécutés pour avoir osé s’opposer à une faction puissante,
ou qu’il s’agisse de fous haïssant les juifs, qui dénient une tragédie tout en en
diffamant les victimes bien réelles, demeure le fait qu’il est tout à fait loisible de
remettre en question le génocide arménien, que l’on peut discuter librement du
commerce des esclaves, qu’on peut affirmer que l’assassinat de millions d’Ibos,
de Cambodgiens et de Rwandais n’a jamais eu lieu et que la lune n’est pas autre
chose qu’un morceau de gruyère géant flottant dans l’espace, mais qu’on ne
saurait mettre en doute l’Holocauste juif. Pourquoi ? Parce que, comme le reste
de l’histoire de la souffrance juive, l’Holocauste sous-tend le narratif de
l’innocence juive, qui est utilisé afin de leurrer et d’aveugler toute tentative de
voir et de comprendre ce que sont tant le pouvoir juif que la responsabilité juive
en Israël / Palestine, et ailleurs, dans le monde.

Le pouvoir juif : qu’est-ce qu’un juif ?
L’écrivain israélien, originaire de Russie, Israël Shamir, est partisan du
droit qu’ont toutes les personnes, quelle que soit leur ethnie ou leur religion, à
vivre ensemble en totale égalité entre la mer Méditerranée et leJourdain.
Shamir condamne le comportement d’Israël et de la diaspora juive, et il en
appelle à ce qu’un terme soit mis à leur traitement préférentiel, mais il propose,
également, une opposition au judaïsme lui-même, raison pour laquelle il est
accusé d’anti-judaïsme – accusation qu’il ne dénie nullement, puisqu’en réalité,
il la revendique.
Shamir pose l’existence d’une idéologie juive, qu’il appelle le « paradigme
juif », et il suggère que c’est l’adhésion volontaire à cet « tournure d’esprit » qui
fait d’un juif qu’il est juif. Pour lui, la judaïté n’est ni une race, ni une ethnicité –
pour Shamir, il n’existe pas de « tribu » ni de « famille » juives – il ne s’agit donc
pas d’un corps biologique ou ethnique d’où nul ne saurait se libérer. De plus,
cette idéologie (juive), basée sur des notions d’élection, d’exclusivisme voire
même de suprématisme est, tout au moins lorsqu’elle s’est emparée du pouvoir,
incompatible avec la paix, l’égalité et la justice en Palestine, ou n’importe où,
d’ailleurs.
Il ne viendrait à l’idée de personne de s’opposer à un quelconque juif pour
la simple raison qu’il est juif, ni même en raison de ses croyances. Cette
opposition ne saurait concerner que ce que ce juif fait. Le problème étant que,
dès lors, comme le dit Shamir, que ce que les juifs pensent et même font est
précisément ce qui fait d’eux des juifs, l’opposition à la judaïté en tant
qu’idéologie se rapproche dangereusement de l’hostilité envers les juifs en

raison du simple fait qu’ils le sont. Mais, pour Shamir, les juifs sont juifs parce
qu’ils choisissent d’être juifs. On peut être né de parents juifs et avoir été élevé
dans les traditions juives, mais on peut toujours, si on le veut, rejeter cette
éducation juive et devenir un non-juif. Et c’est ce que beaucoup de juifs ont fait,
dont des renégats aussi célèbres que Karl Marx, Saint Paul, Léon Trotsky (et
Israël Shamir lui-même.). L’opposition aux juifs n’a donc rien de comparable à
l’hostilité envers les Noirs ou les Asiatiques, ou à n’importe quelle autre attitude
raciste, dès lors que ceux qui font l’objet de ce rejet sont parfaitement à même
d’abandonner l’idéologie dont il est question.
Jamais Shamir n’a appelé d’aucune manière que ce soit à ce qu’il soit fait
du mal à des juifs ou à quiconque d’autre, ni à ce que des juifs ou qui que ce soit
d’autre fassent l’objet d’une quelconque forme de discrimination. L’adhésion à
cette idéologie juive est, pour Shamir, regrettable, mais elle ne constitue pas, en
elle-même, un motif pour une opposition active. Cela ne signifie pas non plus
que Shamir s’opposerait à tout individu juif pour la simple raison qu’il s’agirait
d’un juif ou d’une juive. Non. Ce à quoi Shamir objecte activement, ce n’est pas
aux « juifs », mais c’est à la « juiverie ». Dans la même acception que l’Eglise
catholique, la juiverie consiste en ces juifs organisés avec leurs dirigeants, qui
font la promotion active d’intérêts et de valeurs juifs corrosifs, en particulier,
aujourd’hui, ceux qui contribuent à l’oppression des Palestiniens.
Nul besoin d’être d’accord à cent pour cent avec Shamir pour comprendre
ce dont il nous parle. Pourquoi les juifs n’auraient-ils pas une « mentalité » ?
Arès tout, un concept tel que celui-ci a bien été évoqué et étudié, concernant
toutes les autres nations ? « Il est dangereux, il est erroné, de parler « des
Allemands », ou d’un quelconque autre peuple, comme s’il s’agissait d’une
unique entité indifférenciée, qui inclurait tous les individus dans une même
appréciation.
Et pourtant, je ne pense pas que j’irais jusqu’à nier qu’il existât une
mentalité propre à chaque peuple (sinon, ce peuple ne serait pas un peuple) :
une Deutschtum, une italianité, une hispanité : ce sont les sommes de
traditions, de coutumes, d’histoires nationales, de langues et de cultures.
Quiconque ne ressent pas en lui-même cet esprit, cette mentalité, qui est
national(e) au meilleur sens de ce terme, non seulement n’appartient pas
complètement à son propre peuple, mais n’est pas non plus partie de la
civilisation humaine. Par conséquent, autant je considère insensé le syllogisme
« Tous les Italiens sont des passionnels ; vous êtes Italien, donc, vous êtes un
passionnel », autant je pense légitime, dans certaines limites, d’attendre des
Italiens, pris dans leur ensemble, ou des Allemands, etc., un comportement
spécifique, collectif, plutôt qu’un autre. Il y aura certes des exceptions
individuelles, mais une prévision prudente, probabiliste, est à mon avis
possible. » (Primo Levi)
Et, s’agissant des juifs, cette analyse est sans doute encore plus appropriée.
La place du judaïsme, en tant qu’idéologie, au centre de l’ensemble de l’identité
juive peut être débattue, mais peu de gens contesteraient l’idée que le judaïsme
soit au minimum au centre historique de la judaïté, et, quels que puissent être
par ailleurs les liens éventuels qui lient les juifs entre eux, il est certainement
vrai que la religion joue un rôle important. Ensuite, pour un groupe de
personnes qui ont acquis une telle identité collective extrêmement forte, sans
avoir jamais partagé l’occupation d’un même territoire, d’une même langue, ni
même, dans bien des cas, une même culture, il est difficile d’envisager ce qu’il

pourrait y avoir d’autre, qui fasse que les juifs sont des juifs. Assurément, pour
des juifs, en l’absence d’autres facteurs, plus évidents, c’est précisément une
telle mentalité qui les a rendu capables d’acquérir leur identité distinctive,
depuis si longtemps, et en dépit d’une telle adversité.
Mais, s’il existe bien une quelconque forme d’esprit juif ou d’idéologie
juive, de quoi s’agit-il ? En ce qui concerne le judaïsme, je parle ici de la religion,
il semble tout à fait clair qu’il y a une idéologie, fondée sur l’élection d’Israël par
Dieu, cette relation spéciale que les juifs sont supposés entretenir avec Dieu, et
la mission spéciale confiée aux juifs par Dieu. Aussi, pour les juifs pratiquants, il
existe une qualité spécifique, intrinsèque à l’alliance et au judaïsme même, bien
qu’ils ne soient pas tous unanimes à trouver cette qualité particulièrement
enthousiasmante :

« Il existe une tendance, dans la pensée juive, qui dit qu’il y aurait
quelque chose de spécial, de Divin, ou autre, qui se serait transmis à travers
les générations, formant une certaine lignée génétique, et qui confèrerait
une qualité particulière à des gens, et que, par conséquent, la judaïté serait
une qualité spéciale. Pour ma part, j’appelle ça du racisme métaphysique ».
Le rabbin Mark Solomon.

Mais s’il est aisé de constater un tel esprit partagé chez les juifs religieux –
après tout, n’est-ce pas précisément cet esprit qui fait d’eux des religieux ? – il
est beaucoup plus difficile, en revanche, de le définir chez les juifs laïcs, ces juifs
qui rejettent, souvent d’une manière on ne saurait plus vocale, tous les aspects
de la foi juive. Ils clament bien souvent qu’ils n’ont pas d’idéologie, ou que leur
idéologie est une idéologie, disons, de gauche : non seulement cette idéologie
n’aurait rien de juif, mais elle serait même opposée à toutes les religions, le
judaïsme compris. Cependant, tout en étant en apparence aussi libres de toute
cette superstition ignorante, ces mêmes personnes n’en continuent pas moins à
se définir comme juives, et dans bien des cas, elles épousent d’autres juifs et
continuent à assister à des réunions de solidarité, auxquels n’assistent que des
juifs, sous des bannières exclusivement juives. Leur idéologie ne serait-elle pas
un petit peu juive, sur les bords ?
Pour moi, il s’agit d’exactement le même sentiment de spécificité que celle
que l’on trouve chez les juifs, mais avec une référence spéciale à la victimitude.
« Oui, mais seulement au sens hitlérien du terme », répondit le philosophe
Maxime Rodinson [= en fait, linguiste et historien] après qu’on lui eut posé la
question de savoir s’il se considérait comme juif. Pour beaucoup de ces juifs-là,
c’est leur identité de peuple menacé et victimisé qui fait d’eux des juifs. « Hitler
a dit que j’étais juif, alors pourquoi ne serais-je pas juif, après tout ? » est une
réponse, ou encore « Etre juif, quelque part, cela revient à dénier une victoire à
tous ceux qui ont pu persécuter des juifs, à travers l’histoire – aussi : je suis
juif ! » Pour ces juifs, bien qu’ils soient totalement étrangers à la vie religieuse
juive, et même à la vie communautaire juive, le célèbre 614ème commandement
post-holocaustique (à ajouter aux 613 commandements classiques) créé par
Emil Fackenheim : « Tu survivras ! » est un impératif absolu. Mais, quelle que
soit la raison, cette auto-identification va vraiment très profondément en eux.
Parmi ces juifs, peu importe à quel point ils peuvent être de gauche ou
progressistes, vous pouvez critiquer Israël à la puissance N, vous pouvez vous
moquer de l’establishment juif, vous pouvez même dénigrer effrontément la
religion juive, mais dérogez ne serait-ce que d’un iota à la ligne du parti en

matière d’antisémitisme et de souffrance juive, et vous aurez droit à une soufflée
dans les bronches. Pour ces personnes pourtant rationnelles, la souffrance juive
et l’antisémitisme sont tout aussi inexplicables, mystérieux et, partant, tabous
qu’ils le sont pour n’importe quel juif religieux.
La sécularité juive est souvent citée à titre de preuve qu’il n’existerait pas
d’identité juive agglutinée autour d’une quelconque idéologie partagée. Après
tout, si tous les juifs adhèrent à la même idéologie fondamentale, comment se
fait-il donc que des juifs aussi nombreux, de toute évidence, n’y adhèrent pas ?
Et si tous les juifs défendent essentiellement les mêmes intérêts, comment se
fait-il qu’ils soient si nombreux, de toute évidence, à ne pas le faire ? Mais est-ce
si évident ? Non seulement des juifs laïcs, très souvent, semblent bel et bien
adhérer à des notions juives telles l’élection, la spécificité et la victimitude, mais
aussi, dans leurs attitudes vis-à-vis des non-juifs en général, et vis-à-vis des
Palestiniens en particulier, ils ne diffèrent absolument en rien de juifs religieux.
On invoque souvent le grand nombre de juifs militant dans des
mouvements de solidarité avec les Palestiniens, et à quel point la majorité de ces
mouvements sont laïcs. Et c’est vrai : il y a beaucoup de juifs qui sont en
sympathie avec les Palestiniens, et ces juifs sont très majoritairement laïcs, et
dans sa flambée principale, consécutive à 1967, le sionisme virulent s’est trouvé
associé à la droite religieuse. Mais cette tradition juive laïque, en réalité, s’est
trouvée aux premières lignes de l’assaut sioniste contre les Palestiniens. Ce sont
les sionistes laïcs travaillistes qui ont créé l’idéologie sioniste et la société « juifs
seulement » pré-étatique. Ce sont des sionistes laïcs – de braves kibbutzniks,
humanistes, de gauche – qui ont dirigé et mené à « bien » l’épuration ethnique
de 750 000 Palestiniens, ainsi que la destruction de leurs villes et villages. Ce
sont des sionistes laïcs qui ont créé l’Etat actuel, avec toutes ses pratiques
discriminatoires ; et ce sont des gouvernements largement laïcs qui ont
maintenu les citoyens palestiniens d’Israël sous gouvernement militaire, dans
leur propre pays, dix-huit années durant.
Enfin, c’est un gouvernement travailliste laïc qui a conquis la Cisjordanie
et la bande de Gaza, commencé à construire des colonies et embarqué dans le
processus d’Oslo, froidement planifié afin de tromper les Palestiniens et de les
amener à brader leurs droits légitimes. Eh bien, même ces juifs laïcs, qui
soutiennent effectivement les droits des Palestiniens, offrent dans bien des
occasions une solidarité limitée par leur intérêt propre. Que ces gens, au moins
autant que n’importe qui d’autre, agissent sous l’empire de leurs motivations les
plus élevées, est peut-être vrai. Beaucoup ont été des militants, toute leur vie
durant, de multiples causes et beaucoup ont le sentiment que leur activisme
découle, consciemment ou inconsciemment, de ce qu’ils considèrent être leurs
idéaux les plus élevés inhérents à leur judaïté. Mais, néanmoins, pour beaucoup
d’entre eux, la solidarité avec les Palestiniens signifie, avant tout, la protection
des juifs. Ils en appellent à la création d’un Etat palestinien sur 22 % du
territoire de la Palestine historique, mais à seule fin de pérenniser et de protéger
la « judaïté » de l’Etat juif. L’Etat palestinien qu’ils appellent de leurs voeux
serait inévitablement faible, dominé par l’économie israélienne et sous le feu des
canons de l’armée israélienne – on ne nous fera pas croire qu’ils ne savent pas
ce que cela signifie ! Meeting après meeting, discours après discours, tract après
trac et banderole après banderole, ces juifs dénoncent l’occupation. « A bas
l’occupation !. A bas l’occupation !. A bas l’occupation !. » Mais sur l’injustice
inhérente à un Etat réservé aux seuls juifs : pas un mot !

Peut-être, éventuellement, une mention du butin bien mal acquis en 1948,
mais rien sur le droit au retour des réfugiés, aucune restitution. Peut-être,
simplement une « juste solution », prenant en compte, bien entendu, des
« préoccupations démographiques d’Israël ».. « Nous sommes avec vous. Nous
sommes avec vous. Nous sommes avec vous. » disent-ils. « mais. » Qu’il s’agisse
de telle ou telle forme prise par la Résistance palestinienne, qu’ils
désapprouvent, ou d’une occurrence – réelle, ou perçue – d’antisémitisme, pour
ces juifs, il y a toujours un « mais. ».
Ils devraient prendre de la graine chez un Henry Herskovitz. Il appartient
à une association, Les Témoins Juifs pour la Paix, qui installe des vigiles
silencieux devant les synagogues les jours de Shabbat. Bien entendu, tous les
autres militants juifs lui gueulent après qu’il ne doit pas cibler les juifs dans ses
protestations, qu’il faut faire un distinguo entre les juifs, les Israéliens et les
sionistes, qu’il ne fera que s’aliéner les gens que nousvoulons mobiliser. Mais il
n’en a cure. Il sait que le soutien provenant des juifs consensuels, comme le
trotskiste Tony Cliffavait coutume de dire, « . c’est comme du miel sur ton
épaule : tu le vois, tu le sens, mais tu ne pourras jamais y goûter ! » Henry le
sait, lui aussi, parfaitement, que dire que les juifs, en Amérique,
individuellement, et dans leurs associations communautaires et religieuses ne
doivent pas être tenus responsablesdece qui est en train de se passer, c’est un
mensonge. Et que cela discrédite tous les juifs, aux yeux du monde non-juif.
Ainsi, ces juifs laïcs finissent-ils bien souvent par n’être qu’une énième
tourné de ce que Michael Neuman a qualifié d’ « authentique jeu de
bonneteau » de l’identité juive. « Regardez ! On est une religion ! Et non : on est
une race ! Et hop ! Non : on est une identité culturelle ! Désolés : on est de
nouveau une religion ! » La raison ? C’est là la clé pour maintenir le pouvoir
juif : il faut qu’il soit indéfinissable, il faut qu’il soit invisible. Comme un
bombardier « furtif » Stealth (vous ne le décelez pas sur votre écran radar, mais
vous êtes sûr que vous l’aviez au-dessus de la tronche quand vous sautez), le
pouvoir juif, avec ses contours estompés et ses formes changeantes, devient
invisible. Et si vous ne pouvez pas le voir, vous ne pouvez pas le combattre.
Pendant ce temps-là, l’agression contre le peuple palestinien continue.

« Les juifs »

L’expression – « les juifs » – est en elle-même terrifiante, à cause de son
association passée avec la discrimination et la violence à l’encontre des juifs.
Mais les juifs, eux-mêmes, n’ont aucun problème à l’employer. La notion de
peuple juif est au centre de la foi juive, avec des juifs présentant tous les degrés
d’adhésion religieuse, voire pas du tout, affirmant encore et toujours son
existence. Elle est aussi au centre du sionisme, même dans ses avatars les plus
laïcs, et elle est inscrite dans les textes fondateurs de l’Etat d’Israël. Le concept a
même reçu une approbation légale internationale quand le peuple juif a été
déclaré, par l’ Etat allemand, les héritiers de juifs intestats disparus, vivant dans
l’ après-guerre de 1939-1945. Et c’est néanmoins un article de foi absolu, pour
tout le monde, y compris au sein de mouvement de solidarité (avec les
Palestiniens), que nous pouvons critiquer et affronter Israël et les Israéliens,
mais nous ne pouvons pas critiquer et affronter le peuple juif. A la différence
d’Israël et de n’importe quel autre pays, le peuple juif n’a pas de politique
commune, et toute critique à l’encontre du peuple juif ne saurait, par
conséquent, que viser ce qu’ils sont et n’ont pas ce qu’ils font !

Mais le fait de parler des juifs faisant ceci ou cela est-il plus ou moins
acceptable que le fait de parler, disons, des Américains ? Si l’armée américaine
dévaste un pays du tiers monde, elle le fait en fonction des ordres que lui a
donnés un gouvernement (un gouvernement, c’est un tout petit groupe), avec
l’entier soutien des élites gouvernantes (autre tout petit groupe), le soutien
tacite d’une partie conséquente de la population (un groupe plus important), la
désapprobation silencieuse, probablement, de la majorité de la population (un
groupe très nombreux) et l’opposition d’une toute petite minorité (un petit
groupe). Les choses sont-elles si différentes, chez les juifs ?
Peut-être. A la différence des Etats-Unis, « les juifs » ne sont pas un corps
légalement constitué, et ils n’ont pas une politique commune évidente et définie.
« Les juifs » n’ont pas de leadership officiellement désigné, ils n’habitent pas
une région particulière, ils ne parlent pas une langue commune, ni mêmes ils ne
partagent une culture commune. Théoriquement, tout du moins, il semble y
avoir tellement de différences que cela rend toute comparaison intenable. Dans
la pratique, l’histoire ne se résume pas à cela.
Il est vrai que « les juifs » ne constituent pas un corps légalement reconnu.
Mais le sionisme, avec sa prétention à représenter tous les juifs, a rendu la
question de plus en plus confuse. Il est vrai, également, que les sionistes ne
représentent pas tous les juifs. Mais ils représentent bel et bien les opinions de
très nombreux juifs, vraiment très nombreux. Et certainement aussi des juifs les
plus puissants et influents. Et il n’y a aucun doute que l’écrasante majorité des
juifs organisés soutiennent totalement le projet sioniste. Que « les juifs » n’aient
pas de leadership formellement désignés ne signifie nullement qu’ils n’aient
aucun leadership – des corps, à nouveau, auxquels l’écrasante majorité des juifs
organisés font acte d’allégeance : le gouvernement israélien, l’Organisation
sioniste mondiale [WZO] ; beaucoup de grandes organisations juives
puissantes, comme l’Anti-Defamation League et la Conférence des Présidents
des Grandes Organisations Juives Américaines, le Centre Simon Wiesenthal ;
des organismes moins considérables, comme le Bureau des Députés Juifs
Britanniques et des associations analogues dans tous les pays où vivent des
juifs. Et puis, il y a le réseau très étendu des institutions juives, souvent liées, via
des synagogues, à l’ensemble du spectre de la vie communautaire et religieuse
juive. Toutes ces institutions, avec leur vaste réseau interconnecté représentent
un leadership, et comment ! Ils ont des politiques clairement définies, et ils sont
sur un seul rang (on ne voit qu’ une tête) derrière le sionisme et Israël, dans leur
agression contre les Palestiniens.
Ceci est-il constitutif d’un collectif juif identifiable engagé dans la
promotion d’intérêts juifs ? Officiellement, peut-être pas. Mais effectivement,
quand on relève la remarquable unanimité des intentions de toutes ces
institutions, la réponse est peut-être bien « oui ». Bien sûr, elles ne représentent
pas tous les juifs, et tous les individus juifs ne sont pas responsables des
agissements de ces institutions, mais néanmoins, « les juifs » – les juifs
organisés, actifs et efficients – sont tout aussi responsables de la poursuite
d’intérêts juifs en Palestine et ailleurs que l’étaient « les Américains » au
Vietnam, « les Français » en Algérie et « les Britanniques » en Inde.
Alors : pourquoi faudrait-il que notre réponse soit différente ? Pourquoi
« les juifs » ne seraient-ils pas aussi responsables que « les Américains » et
même pourquoi les juifs ordinaires ne seraient-ils pas aussi responsables que les
Américains de base ? Pourquoi ne faisons-nous pas des sit-in devant les bureaux
de l’Anti-Defamation League, de la Conférence des Présidents, ou devant les

bureaux, et pourquoi pas devant le domicile, des Abe Foxman, Edgar Bronfman
et autres Mort Zuckerman, aux Etats-Unis, ou Neville Nagler, en Angleterre ?
Pourquoi ne harcelons-nous pas Alan Dershowitz, aux Etats-Unis, ou Melanie
Phillips, au Royaume-Uni ? Qu’en est-il du grand rabbin d’Angleterre, qui, en
son temps, avait tellement de choses à dire sur Israël et la Palestine ? Pourquoi
ne portons-nous pas la lutte devant la moindre synagogue et le moindre centre
communautaire juif, où que ce soit, dans le vaste monde ? Après tout, chaque
prière de shabbat est dite pour l’Etat d’Israël, dans chaque synagogue
majoritaire du pays, dont la plupart sont des points de ralliements pour la
propagande et les fêtes de charité sionistes destinées à recueillir des fonds.
Alors : pourquoi ces juifs qui choisissent délibérément de mélanger leurs prières
et leur politique jouiraient-ils d’une immunité totale, quand et parce qu’ils font
leur prière, de nos protestations légitimes contre leur politique ? Quand à ces
rares juifs qui se préparent réellement à se lever et à ce qu’on puisse compter
sur leur solidarité avec les Palestiniens, pourquoi ne pouvons-nous toujours pas
leur manifester la déférence et le respect que nous leur devons, comme nous
l’avons fait pour ces rares Américains qui se sont opposés à l’impérialisme
américains et pour ces quelques Blancs sud-africains qui se sont opposés à
l’apartheid ?
La réponse est simple : nous avons peur. Même en sachant que les
juifs sont des gens responsables, qui devraient donc être tenus pour tels, et à qui
par conséquent nous devrions demander des comptes, nous sommes effrayés.
Nous avons peur, parce que la critique des juifs, en raison de son histoire
terrible de violence et de discrimination, semble tout simplement une position
trop dangereuse pour être prise – elle risquerait de donner libre cours à une
déferlante de haine anti-juive. Nous avons peur, si nous nous mettions à
contester le rôle des juifs dans ce conflit, et dans d’autres régions, et si nous
nous mettions à tenir les juifs responsables pour responsables, de risquer d’être
qualifiés d’antisémites, et de perdre tout soutien. Et, peut-être par-dessus tout,
nous avons peur des passions en conflit à l’intérieur de nous-mêmes, qui nous
surprennent et nous désarment, dès lors que nous commençons à nous pencher
sur la réalité des problèmes. Le fait de dire la vérité sur l’identité juive, le
pouvoir juif et l’ histoire juive, entraîne-t-il inéluctablement le fait que des juifs
soient traînés dans des camps de concentration et des crématoires ? Bien sûr
que non ! C’est la haine, la peur et la suppression de la liberté de pensée et de
parole qui conduisent à ces horreurs-là – que la haine, la peur et la censure
soient dirigées contre les juifs, ou qu’elles soient commandées par des juifs.
Quoi qu’il en soit, en dépit des efforts pour nous convaincre du contraire, nous
ne vivons plus au treizième siècle. Il est fort improbable que les Californiens
sortent un jour de leurs salles de cinéma, après avoir vu la Passion du Christ de
Mel Gibson, chantant « Mort aux juifs ! » sur l’air des lampions. Et, en des
temps où des juifs, en Israël / Palestine, soutenus par l’écrasante majorité des
organisations juives en Occident, sont en train de profaner des églises et des
mosquées en gros et d’oppresser grossièrement des populations chrétiennes et
musulmanes entières, on nous pardonnera de l’avoir saumâtre quand nous
assistons à un branle-bas de combat pour quelques graffitis, quelque part, sur le
mur d’une synagogue. Si nous nous mettions à marcher sur les brisées des juifs,
dans ce conflit, on aurait vite fait d’être taxés d’antisémitisme et nous perdrions
vraisemblablement, tout du moins, au début, nos soutiens. La malédiction
portée par le mot « antisémitisme » sert depuis si longtemps à effrayer et à

réduire au silence toute critique envers les juifs, Israël et le sionisme, et elle
serait à coup sûr utilisée, pour discréditer la cause que nous défendons.
Mais quoi ? Ils nous traitent d’antisémites, d’ores et déjà, alors
qu’avons-nous à perdre ? Edward Said a consacré sa vie à se frayer un
chemin dans le champ de mines Israël / sionisme / judaïsme, et il n’a pas une
seule fois critiqué les juifs. Cela n’a pas empêché qu’il soit vilipendé pour son «
antisémitisme » durant toute sa trop brève vie. Et même après sa mort, cela
continue ! En tant que mouvement, nous avons probablement passé au moins
autant de temps à être gentils avec les juifs qu’à élever la voix pour défendre les
Palestiniens. Et tout ça, pour quoi ? Qu’est-ce que cela nous a rapporté ? Nous
ne sommes pas racistes et nous ne sommes pas antisémites, alors qu’ils fassent
donc le pire, ça ils savent faire ! Quant à nous, disons le fond de notre pensée !
Cela fait désormais tellement longtemps qu’on dit aux gens que noir, c’est
blanc et non seulement ça, mais si quelqu’un s’avisait de nier que noir c’est
blanc, il serait immédiatement dénoncé pour antisémitisme, avec toutes les
pénalités afférentes. On nous maintient dans un cul-de-sac moral et intellectuel,
dont la finalité est de réduire au silence toute critique du pouvoir israélien et
juif. En disant l’indicible, nous pouvons nous libérer nous-mêmes, et libérer
autrui. Et pensez-y : quelle ne sera pas votre satisfaction, la prochaine fois où on
vous taxera d’antisémitisme, de pouvoir répondre : « Eh bien, je n’en sais rien.
Mais j’ai des critiques très fortes, mais légitimes à faire aux juifs et à la manière
qu’ils ont de se comporter. et j’ai bien l’intention de le faire savoir » ?
Et puis, on ne sait jamais. Qui sait : vous pourriez être agréablement
surpris. Israël Shamir, qui n’a aucun problème à appeler un juif un juif, a été
spontanément fêté, récemment, lorsqu’il s’est présenté, depuis la salle, lors d’un
meeting de solidarité, à Londres ? J’en suis le témoin direct. Son premier livre
en anglais venait d’être publié ; Shamir correspond librement avec de nombreux
intellectuels respectés, et il appartient au conseil d’ administration de
l’Association pour Un Etat Unique et Démocratique en Palestine ainsi qu’à celui
de Deir Yassin Remembered. Peut-être s’agit-il tout simplement d’une nouvelle
histoire de vêtements du roi : on va peut-être se rendre compte que le roi est
nu ! ? ! Peut-être n’attendons-nous plus qu’un enfant innocent donne le coup de
sifflet qui nous le fera remarquer ?
La situation à laquelle le peuple palestinien est confronté est absolument
terrible. Les vieilles stratégies politiques ne nous ont menés nulle part. Il nous
faut un débat nouveau et élargi. Peut-être un discours nouveau, et crédible, qui
mette les juifs et la judaïté au centre critique de nos discussions fait-il partie des
solutions ? Et, encore ceci : dans un article précédent, paraphrasant Marc Ellis,
j’écrivais :
« Aux chrétiens et pour l’ensemble du monde non-juif, les juifs disent
ceci : « Vous présenterez des excuses pour la souffrance juive, encore et
encore et encore. Et quand vous vous serez excusés, vous vous excuserez
encore. Quand vous aurez assez présenté d’excuses, nous vous pardonnerons.
à condition que vous nous laissiez faire ce que bon nous semble, en Palestine
! »
Shamir m’a pris au mot. « Eisen pêche par optimisme », a-t-il commenté,
ajoutant : « La Palestine n’est pas l’objectif ultime des juifs. Leur objectif ultime,
c’est le monde. » Eh bien, je n’en sais rien. Mais si, comme cela semble
aujourd’hui vraisemblable, la conquête de la Palestine est terminée et l’Etat

d’Israël s’étend de Tel Aviv jusqu’au Jourdain, à quoi pouvons-nous nous
attendre ? Les juifs d’Israël, soutenus par les juifs en-dehors d’Israël, vont-ils
désormais respecter le droit, vivre pacifiquement à l’intérieur de leurs frontières
et jouir des fruits de leur victoire, ou en voudront-ils encore plus ? A qui le tour,
maintenant ?
* Paul Eisen (paul@eisen.demon.co.uk ) est le président de l’association Deir
Yassin Remembered [= souvenons-nous de Deir Yassin]
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=18262

FIN.

 

Sources:

AAARGH
Site créé en 1996 par une équipe internationale
http://vho.org/aaargh
http://aaargh.com.mx
http://litek.ws/aaargh
Le site <daaargh.narod.ru> a été touché-coulé par les malfaisants.
Allez chercher des anonymiseurs:
http://www.freeproxy.ru/en/free_proxy/cgi-proxy.htm
Français ! Françaises ! Si vous voulez savoir ce qu’on vous
cache, il faut recourir aux ANONYMISEURS. Faciles et gratuits.
Exemples:
Tapez
http://anon.free.anonymizer.com/http://www.aaargh.com.mx
/
ou: http://aaargh.com.mx.nyud.net:8090
ou: http://vho.org.nyud.net:8090/aaargh
ou : http://anonymouse.org/cgi-bin/anonwww.
cgi/http://vho.org/aaargh/
EN UN CLIC VOUS ÊTES SUR L’AAARGH, BINOCHE OR NOT BINOCHE !
Faites-en une liste et collez-la sur votre bureau.
Ou alors ayez recours à un fournisseur d’accès qui soit hors de
France, le seul pays qui cède à l’obscurantisme.
Nous travaillons en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en italien, en
roumain, en russe, en tchèque, en danois, en indonésien, en portuguais, en
néerlandais, en hongrois…
Les périodiques de l’AAARGH
http://geocities.com/ilrestodelsiclo
Conseils de révision
Gaette du Golfe et des banlieues
The Revisionist Clarion
Il resto del siclo
El Paso del Ebro
Das kausale Nexusblatt
O revisionismo em lengua português
Arménichantage
(trimestriels)
Nouveautés de l’AAARGH
http://aaargh.com.mx/fran/nouv.html
http://vho.org/aaargh/fran/nouv.html
Livres (260) des éditions de l’AAARGH
http://vho.org/aaargh/fran/livres/livres.html
http://aaargh.com.mx/fran/livres/livres.html
Documents, compilations, AAARGH Reprints
http://aaargh.com.mx/fran/livres/reprints.html

http://vho.org/aaargh/fran/livres/reprints.html
Abonnements gratuits (e-mail)
revclar@yahoo.com.au
elrevisionista@yahoo.com.ar
Mail:
aaarghinternational@hotmail.com
Pour être tenus au courant des pérégrinations de l’AAARGH et
recevoir la Lettre des aaarghonautes (en français,
irrégulière):
elrevisionista@yahoo.com.ar
L’AAARGH, pour ne pas mourir idiots.
Faites des copies du site. Rejoignez l’AAARGH. Diffusez l’AAARGH. Travaillez
pour l’AAARGH. Travaillons tous à notre liberté commune.
Certains veulent abroger la loi Gayssot. Nous, nous l’ignorons. Conchions
gaiment les censeurs.