Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog


Car c’est au pied du Mur qu’on voit le mieux… Le Mur… ~~~~►◄~~~~ Guerre impérialiste au Moyen-Orient : L’entité sioniste morfle… On lui donne un sucre d’orge… empoisonné ?… Les sionistes perdent du terrain et vite, la manœuvre de Donnie « mains d’enfant» pour reconnaître Jérusalem comme « capitale d’ Israël» est-elle un enfumage de plus pour compenser […]

via Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog

ADN juif Génétique et Kabbale


 
Auteur : Shazarahel
Ouvrage : ADN juif Génétique et kabbale
Année : 2012

A tout instant
des âmes rentrent et sortent de ce monde :
je dédie cette troisième édition de « ADN juif »
à l’élévation de l’âme de Ariel Pessah, de mémoire bénie,
et à la petite Aurora,
pour ce que cette petite fille représente vraiment ;
l’aurore d’un nouveau jour
et que sa vie soit bénie du ciel.
Ce livre est également dédié
à la mémoire des soeurs Anna et Ruth « Rurù » Macharot, 17 et 14 ans,
disparues à Auschwitz au printemps 1944.
Nous ne les oublierons jamais.

NOTE DE L’AUTEUR
Nous vivons actuellement une époque extraordinaire, nous
sommes en train de franchir le seuil de la plus grande révolution de
l’histoire : la rencontre entre la science et la mystique.
Ces deux dimensions de l’existence étaient considérées jusqu’ici
comme deux extrêmes inconciliables.
Aujourd’hui, nous savons que les plus récentes découvertes de
la science, de la physique quantique, de l’astronomie, de la biochimie
et de la génétique, non seulement révèlent une étrange similitude
avec les concepts ésotériques de l’antique Kabbale juive, mais également,
en interagissant avec celle-ci, peuvent nous ouvrir les portes
de nouvelles dimensions de compréhension de l’univers, nous faire
découvrir une nouvelle connaissance cosmique qui révolutionnera
toute notre existence.
Certaines théories scientifiques modernes, comme par exemple
la théorie des Supercordes ou la Théorie M, assurent que l’univers
n’est autre que « son, vibration », en accord avec la Kabbale juive qui,
depuis la nuit des temps, affirme que tout ce qui existe est le fruit
d’infinies combinaisons des 22 sons archétypes de la parole divine :
les 22 lettres de l’alphabet hébraïque sont les gènes de l’ADN cosmique et les atomes dont notre langage se compose.
La Kabbale nous dit que les lettres hébraïques sont les canaux
cosmiques qui permettent aux astres, à l’espace-temps, aux membres
du corps humain et aux molécules de communiquer.
Il en découle donc, qu’il existe un lien profond entre notre état
de santé psychophysique et les mots que nous prononçons.
La Kabbale nous enseigne comment régénérer, à l’aide des mots,
les parties de notre corps, de notre psyché et de notre âme affaiblis
ou malades : la mystique du langage est une initiation à l’auto-guérison.
Ce texte se propose d’être un modeste instrument qui encourage,
incite le lecteur à s’ouvrir à de nouvelles perspectives de recherches
inexplorées.
Shazarahel

Lettre du Rav Haïm Dynovisz

Il y a plus de 2000 ans, Rabbi Chimon Bar Yohaï nous avait prévenu
: « Juste avant la délivrance finale, les fenêtres du ciel s’ouvriront,
la sagesse de la connaissance du monde et de la nature se propageront
sur terre » (Zohar-Paracha Noah).
Comment la science prépare-t-elle à la délivrance finale alors
que notre actualité semble prouver le contraire ? Alors que c’est, précisément
la révolution industrielle, le progrès et le développement
des techniques qui ont contribues à l’éloignement entre le monde et
son Créateur. Qu’en est-il aujourd’hui de la conscience spirituelle ?
Il faut donc admettre que le Zohar ne fait pas allusion à cette
pseudo-science là, caractérisée par des dispositifs non-édifiants et
dont les effets n’ont jamais été ni calculés ni maîtrisés. Les apprentis
sorciers sont les grands ennemis de D.ieu car on ne joue pas avec Sa
création.
Le Zohar HaQadoch fait allusion à la vraie science, celle qui se
dévoile de plus en plus ces dernières années et qui rejoint d’une
manière surprenante tous les principes, règles et enseignements les
plus profonds, les plus mystérieux et les plus cachés de la Torah
d’Israël. La foi et le savoir ne sont pas en contradiction. Ce livre,
ADN juif, en est la preuve, une preuve magnifique qui réconcilie la
vraie science à la vraie Torah.
Rav Haïm Dynovisz

Lettre du Rav Haïm Rosenfeld
(Président et Directeur du
Centre Historique du Temple de Jérusalem)

Au-delà de l’enseignement profond que nous donne l’auteur du
livre, Shazarahel a un réel souhait de faire comprendre aux lecteurs,
le sens caché de la Torah, aux moyens de textes adaptes mais aussi
par des illustrations, de nombreux dessins, croquis, photos et codes
accessibles à tous.
Rambam, Rachi entre autres, dans la transmission de leur études
font de petits dessins ou croquis pour mieux faire comprendre
leurs messages.
Selon le Zohar (tome 2, page 149A, tome 3, pages 79A, 127B et
159A) à l’époque, la dimension ésotérique de la Torah ne devait pas
être relever. Shazarahel, dans son livre, suit la pensée du Ari Zal. Ce
Maître souligne que dans la phase préalable a la délivrance messianique,
que le Monde vit actuellement juste avant le Chabat de l’umanité,
il est une Mitsvah (précepte positif) d’étudier, dans la mesure de ce
que l’on peut en comprendre, la partie ésotérique de la Torah.
Ce livre nous fait mieux appréhender notre mission et responsabilité
dans notre vie de tous les jours, car chacun d’entre nous detient
une parcelle du Créateur en lui, comme le rappelle l’auteur.
Le peuple juif se doit d’appliquer les 613 Commandements et
les Nations les 7 lois Noahides pour entre en phase avec le Créateur
et sa création.
Rav Haïm RosenfeldI


I Rav Haïm Rosenfeld, responsable depuis 15 ans à l’Institut du Temple de Jerusalem
de la section Europe, Afrique, Canada et Russie, en tant que Directeur du Centre
Historique du Temple. A ce titre il a parcouru le monde pour y donner des cours er
des conferences et realise de nombreuses expositions presentant objets, tableaux et
maquettes du Temple eriges à Jerusalem sur le Mont Moria.


PRÉSENTATION
Au termes d’années d’études très intenses, l’écrivain et peintre
italo-israélienne Shazarahel donne naissance à un livre inédit, unique
en son genre. Nous avons le plaisir de souligner, en l’interprétant
comme un heureux présage, que la première édition de cette oeuvre a
été publiée l’année de la venue au monde du premier enfant de notre
chère amie Shazarahel, une petite fille prénommée Estèr Malkah.
ADN juif se propose d’analyser la profonde signification de la
vie, de la Création et de l’existence à travers son code informatif, son
ADN : les lettres du Aleph-bet hébraïque et les mots qui dérivent des
combinaisons infinies de ces lettres.
La génétique de l’homme et de l’animal est fondée sur un code
informatif dont l’unité élémentaire est l’acide nucléique. L’union de
trois acides nucléiques élémentaires définit une triplette appelée
« codon », en d’autres termes une unité fonctionnelle, le gène, dans lequel
est écrite une unique information. L’ensemble de tous les gènes
d’un organisme vivant constitue le génome, c’est-à-dire le matériel
génétique qui rassemble les informations nécessaires à la vie et à la
croissance d’un organisme bien défini.
Nous devons constater dans tout cela un fait surprenant. Cette

ressemblance entre le Mot hébreu et la structure de l’ADN a de toute
évidence quelque chose d’incroyable.
Le mot hébreu est, en règle générale, trilitère, c’est-à-dire construit
sur une base de trois lettres « radicales » (en hébreu les voyelles
ne s’écrivent pas).
Toutes les lettres de l’alphabet hébraïque constituent donc une
unité élémentaire (de la même manière que l’acide nucléique) lesquelles,
associées à deux autres lettres dans une racine, donnent un
mot (équivalent du « gène »). Ce mot, uni à d’autres mots, constitue
l’information complète, le concept exprimé par une phrase.
La Torah, rédigée sans interruption, comme les deux chaînes
hélicoïdales de l’ADN, est l’information complète qui régit toute
l’existence.
La moindre erreur d’écriture recensée dans la Torah détermine
une erreur d’information, exactement comme une erreur d’écriture
de l’ADN détermine une pathologie génétique : une erreur dans la
vie de l’être humain, plus ou moins grave et plus ou moins incompatible
avec une fonction correcte ou même simplement avec la vie.
A l’image de ces possibilités infinies de combinaison et de
recombinaison génétique, dans les mécanismes de « linkage » et de
« Crossing over », les possibilités de combinaison des lettres hébraïques
et, par conséquent, les possibilités de discussion et d’interprétation,
sont tout autant infinies.
La découverte géniale de Watson et Crick, Prix Nobel de Médecine
en 1962, faisait ressortir dans la Science moderne ce qui avait
déjà été écrit par HaChem au moment de la Création.
Cette théorie est le résultat d’années études très approfondies et
trouve son application dans le « Chéma Israël », la principale prière

du Judaïsme. Cette prière, récitée deux fois par jour, en début et en
fin journée (ainsi qu’au coucher), est insérée dans les Téfilines et les
Tsitsit portés par les hommes, ainsi que dans les Mezouzot se trouvant
sur les linteaux des portes, comme le stipule le commandement.
Ces objets de culte ne doivent pas être considérés, comme le
pensent malheureusement les non connaisseurs, comme une « protection
» de l’individu et de son lieu d’habitation, mais comme un
véritable catalyseur d’énergie spirituelle, d’une puissance et d’une
efficacité extraordinaires. Ils doivent rappeler sans cesse au Juif, l’importance
de la Loi à laquelle il doit se conformer à chaque instant de
son existence.
Il existe par ailleurs une valeur numérique à chaque lettre hébraïque
(Guématria). Celle-ci permet de découvrir des correspondances
entre des mots, au premier abord très éloignés les uns des autres,
ou même entre des mots de différentes langues et des mots hébreux,
simplement en translittérant les premières dans la Langue Sacrée.
Ceci constitue un signe évident que toutes les langues ne sont rien
d’autre que les dérivés d’une même langue d’origine qui fut divisée
en plusieurs à l’époque de la Tour de Babel. Les hommes de cette
époque fautèrent contre Dieu et le Maître du monde décida donc de
séparer les peuples en leur conférant à chacun une langue différente.
Les lecteurs qui, en lisant le titre, s’attendent à une étude justificative
de l’existence d’une « race juive », seront déçus, car ce concept
est totalement étranger à la mentalité juive.
ADN juif est un voyage dans le monde de la sagesse qui, à
travers l’aspect le plus difficile et profond des sens cachés de la Torah,
la Kabbale, se propose d’offrir une clé de lecture qui permette de
concilier ce que, jusqu’à aujourd’hui, il nous est apparu comme

inconciliable et contraire : le rapport entre foi et science.
Il ne s’agit pas d’un livre de simple lecture, mais bel et bien d’un
livre d’étude, qui recense notamment toutes les difficultés que l’on
peut rencontrer lorsque l’on résume en quelques pages tout un ensemble
de concepts très profonds, en usant d’un langage qui n’est
pas à la portée de tous, mais qui exige un minimum de connaissances,
pour le moins fondamentales, de la Torah.
C’est un texte qui doit être lu et relu, étudié, pesé avec attention,
en s’attardant, en retournant de quelques pages en arrière et en réfléchissant.
Ce qui est fascinant dans cet ouvrage est la simplicité descriptive
de l’auteur, l’élégance de son langage et l’énorme travail d’étude
qui a concerné non seulement la Torah, le Talmud et les traditions
juives, mais également la physique, la médecine et la biologie moléculaire.
Malgré son jeune âge, l’auteur a entrepris et mené son étude
pendant des années au prix de nombreux sacrifices et renoncements,
pour sa famille mais aussi pour elle-même.
Nous adressons à Shazarahel tous nos meilleurs voeux ainsi que
notre profonde reconnaissance pour nous avoir offert ces pages de
précieux savoir hébraïque.
Ernesto Ariel PintoreIII


III Le Dr. Ernesto Ariel Pintore est médecin, chirurgien orthopédiste.
Au terme d’une formation décennale dans les meilleurs services de chirurgie
orthopédique en France et en Angleterre, il exerce aujourd’hui sa profession
en Italie. Auteur de nombreux ouvrages publiés dans le monde entier, il
enseigne dans des écoles de spécialisation en orthopédie et traumatologie,
participe notamment en tant qu’intervenant dans divers congrès et dirige
cours et mastères en Italie et à l’étranger.


PRÉFACE
L’ouvrage ADN juif met en relation la Kabbale et la science. La
tentative de trouver un lien entre la science et la Kabbale n’est pas
une nouveauté mais date déjà d’une époque très ancienne, aussi
vieille que le monde de la Kabbale elle-même.
L’un des plus anciens manuscrits de cette discipline est « Le
Livre de la Formation », Séfer Yétsirah, ouvrage écrit entre le premier
et le neuvième siècle de notre ère et attribué à Abraham Avinou. Cet
important texte de base, fonde la Création sur les vingt-deux sons
des lettres de l’alphabet hébraïque ainsi que sur les dix nombres.
L’auteur montre la structure du monde et ses frontières comme
dépendantes des lettres. Il traite de trois éléments – le feu, l’air et
l’eau -, des directions de notre monde en trois dimensions, du temps
provo-qué par le mouvement des astres, du corps humain et ses
membres, en se référant toujours aux lettres hébraïques.
Les lettres hébraïques sont subdivisées en différents groupes.
Les lettres du Tétragramme Y H V – י , ה, ו , constituent les limites
des directions de l’espace du monde physique. Dans le « Livre de la
Formation » se trouvent des groupes de lettres classés en fonction de
la grammaire de la langue hébraïque et en fonction de critères
phonologiques communs à toutes les langues qui ont existé jusqu’à
présent.

La création par les lettres se base sur les lois du langage qui sont
également les lois de la nature. Les lettres de la langue hébraïque
rassemblent la science et la Kabbale.
Dans le présent ouvrage, Shazarahel met par exemple en relief
les associations qu’il est possible de faire entre la forme graphique de
la lettre Aleph א et le modèle à double spirale de l’ADN. Cette spirale
apparaît également en plaçant à la verticale une séquence de lettres
Tsadé צ ou Lamed .ל
Ce jeu de formes était déjà pratiqué par les Kabbalistes au XIIIe
siècle. Nous en avons recensé quelques exemples dans des oeuvres
entièrement dédiées aux lettres, comme dans Pèrouch HaAutiot de R.
Ya’acov ben Ya’acov HaCohen, ainsi que dans des oeuvres de Rabbins
qui observaient la Kabbale linguistique, comme R. Abraham
Aboulafia et R. Yossef Gikatila.
R. Moïse Cordovero également, dans son oeuvre kabbalistique
fondamentale, Pardès Rimonim, fait usage de ce type d’associations
graphiques. Par exemple la lettre צ est vue comme un plan ou une
carte du cosmos, fondement des éléments du feu et de l’eau, des
directions est / ouest et des sphères kabbalistiques (Pardès Rimonim,
chapitre 8, paragraphe 11).
L’un des livres de philosophie du XIIIe siècle, écrit par R. Isaac
ibn Latef, s’intitule Tsourat ha’Olàm, « La Forme du Monde ». Un autre
ouvrage s’intitule en revanche « Petit Monde », ‘Olàm Qatan, dans
lequel nous voyons les Kabbalistes suivre les traces des philosophes.
Les auteurs mystiques des courants liés au Zohar, qui marchaient
au départ dans les pas de Rambam Maïmonide, mettaient en
rapport les concepts de base tirés de la philosophie aristotélicienne,
et qui contenaient notamment des références à la science de l’époque.

Ces derniers ont conçu le cosmos comme s’il était composé de trois
mondes, trois niveaux placés les uns sur les autres, où le monde le
plus élevé influence celui du bas.
Le monde supérieur est la demeure des intelligences séparées,
c’est-à-dire des anges. Le monde central est l’espace des astres et des
planètes. Le monde inférieur est notre monde, le monde matériel qui
mue, dégénère et meurt.
A partir de ce schéma, R. Yossef Gikatila a placé divers éléments
dans les différents niveaux, parmi lesquels les points vocaliques. Il
en parle dans sa grande oeuvre Ginat Egoz, « Le jardin des noyers »,
comme dans le texte Cha’ar haNiqoud, « La porte du point ».
Les voyelles sont des points placés autour des lettres, généralement
au-dessus. Dans la plupart des textes ou des manuscrits, les
points vocaliques n’étaient pas transcrits sur le papier. Ils étaient
donc invisibles à l’oeil et transmis uniquement par tradition orale.
C’est pour cette raison que, dans l’effort de comprendre la structure
des points vocaliques et leur relation avec les lettres, l’on accédait à la
connaissance du Créateur. R. Yossef Gikatila fut le premier à développer
ce thème et à démontrer que les points représentent d’une
part, les trois mondes, et de l’autre, les sphères de l’Arbre de Vie.
Dans son Ginat Egoz, R. Yossef Gikatila nous enseigne que les
lettres א et ת, la première et la dernière lettre de l’alphabet
hébraïque, sont animées par les cinq voyellesIV de base présentes
dans toutes les langues AEIOU (que nous retrouvons également dans


IV En hébreu le terme tnouà indique aussi bien la voyelle que le mouvement.
Tnuòt sont donc des voyelles et des mouvements, ou mieux, les voyelles sont
le fruit du mouvement des lèvres et de l’air dans l’action de prononcer. Ce
sont donc ces voyelles qui animent la communication en utilisant des consonnes.


la phonologie moderne), et qui sont à la base du mouvement qui
caractérise notre monde : il n’y a pas de vie sans mouvement. Il en
découle que le monde dépend des secrets des points vocaliques.
Shazarahel a découvert que même les points de l’alphabet du
Braille moderne s’intègrent à la mystique des points.
Le livre de Shazarahel suit le lien qui unit la Kabbale à la science,
mais à partir du point de vue de la science moderne du XXIe
siècle.
Le livre que le lecteur tient dans ses mains, le guide à partir de
ce qui est invisible jusqu’au monde de la sagesse cachée de la Kabbale.
Dr. Orna Rachel WienerV


V Le Docteur Orna Rachel Wiener a obtenu son Doctorat en Kabbale à l’Université
Bar Ilan de Ramat Gan. Elle est l’auteur de la recherche philosophique
The Mysteries of the Vocalization of the Spanish-Castilla Kabbalah in the 13th
century. Thérapeute et formatrice de spiritual healing à partir de l’aura tridimensionnelle
de l’être humain. Elle est aussi peintre et réalise des tableaux
en s’inspirant de l’aura humaine, de la Bible, de la Kabbale et de la nature.


NOTE DE LA SECONDE ÉDITION ITALIENNEVI
Bien avant que la première édition d’ADN juif ne voie le jour,
j’avais déjà pressenti que ce texte susciterait des malentendus, notamment
dans un moment où l’on a tendance à rechercher une explication
génétique à tout ce qui n’est que le fruit d’un choix personnel,
dicté par notre libre arbitre. Et en effet, c’est exactement ce qui s’est
produit : sur Facebook il est possible de voir toutes les polémiques
que le seul titre a généré, bien avant la publication du livre !
Un jour, peut-être, je raconterai l’histoire d’ADN juif, ou plutôt
ce que ces simples feuilles de papier ne disent pas, en révélant les
infinies péripéties et tous les obstacles indescriptibles que j’ai dû
franchir pour que ce texte puisse être publié.
A cause de certains malentendus, ô combien prévisibles, dès le
début, j’avais pensé qu’il était de mon devoir d’apporter une précision,
à mon sens juste : ce texte n’appuie pour rien au monde les
fausses théories de la « race juive », mais souhaite tout simplement
mettre en évidence le lien profond qui s’est instauré entre l’ADN
physique et l’ADN spirituel du peuple d’Israël.
On ne peut toutefois remettre en question qu’il existe effectivement
une composante génétique dans le fait d’être juif, comme il est
indéniable que les « descendants » d’Abraham soient juifs ou que ce-


VI Le volume a été publié pour la première fois en langue italienne en
décembre 2010 sous le titre DNA ebraico, connessione fra scienza e kabbalah (Ed.
GDS) ; la seconde édition italienne est sortie en 2011 (Ed. Psiche2, Turin)


lui qui naît de mère juive est lui-même juif. Pour appuyer cette réalité,
considérons également le fait culturel que pour la Halakha, les
Juifs ne peuvent se marier qu’avec des Juifs. Nous pouvons considérer
un autre fait historique : la marginalisation et la ségrégation du
peuple juif, perpétuées pendant des siècles et ayant empêché leur
insertion au sein d’autres peuples et cultures.
Par de récentes études, nous savons par exemple que la plupart
des cohanim possèdent les haplogroupes J1 et J2 de l’ADN du chromosome
Y, en confirmant ainsi qu’ils descendent de façon patrilinéaire
d’un ancêtre commun qui devrait être le grand prêtre Aaron, duquel
descend toute la lignée sacerdotale.
Mais, tout en admettant qu’il existe une composante génétique
dans le fait d’être juif, nous ne pouvons en aucun cas parler de « race
». Tout d’abord parce que quiconque peut devenir juif en décidant
librement de se convertir au judaïsme et en respectant les commandements
de la Loi juive. Ensuite parce que, par exemple, une personne
naissant de mère juive et de père non juif est juive, tandis
qu’une personne naissant de mère non-juive et de père juif n’est pas
juive, même si de fait, comme dans le premier cas, 50% de son patrimoine
génétique est « juif ».
En ce sens, les critères d’appartenance au judaïsme définis par
l’idéologie nazie sont purement génétiques. Les lois raciales nazies
considéraient aussi comme « juifs » tous ceux qui n’étaient pas juifs
selon la Loi juive, car ce qui faisait d’un homme un Juif était justement
et uniquement son ADN. Il suffisait alors à un chrétien d’avoir
un seul grand-parent ou même un lointain parent juif, ou, dans des
termes plus scientifiques, il suffisait d’avoir dans son ADN un quelconque

 gène « juif » pour être considéré indigne d’exister et être supprimé.
Ces effroyables théories racistes qui ont entraîné la Shoah, tentative
d’extermination systématique du peuple juif, étaient fondées
sur un malentendu scientifique issu de nouvelles découvertes dans le
domaine génétique et qui voyaient l’homme comme la somme de ses
gènes.
Aujourd’hui, bien au contraire, la science a démontré que le génome
humain n’est autre que le résultat d’une interaction entre empreinte
génétique et environnement.
La science, s’est pendant longtemps partagée entre des courants
de pensée et des théories qui, soit, voyaient l’homme comme le fruit
des influences reçues par l’environnement dans lequel il se forme,
soit, le voyaient en revanche comme le résultat de la somme de ses
gènes, a aujourd’hui pris conscience que tout homme est le fruit de
son patrimoine génétique et de l’environnement dans lequel il grandit.
De la même manière, tous les Juifs reçoivent un héritage génétique
et culturel qui entre en interaction.
Selon l’épigénétique, l’hérédité ne concerne pas seulement les
facteurs génétiques mais également les conditions environnementales
que l’ADN enregistre et archive en tant qu’expérience « vécue ».
Dans un certain sens, notre ADN est comme une bande magnétique
sur laquelle sont enregistrées les expériences de nos ancêtres,
ainsi que le résultat que ces expériences ont généré.
A ces deux éléments, hérédité et environnement, la Torah en

ajoute un troisième : la volonté, le libre arbitre. La libre volonté constitue
l’élément déterminant qui fait toute la différence entre les êtres
humains. Il en est déjà question dans la Genèse, dans le récit des
deux jumeaux, Esaü et Jacob qui, bien qu’ils possèdent le même patrimoine
génétique et le même environnement, ont fait des choix de vie
complètement différents et incompatibles (Berechit 25,19-34; 27,1-
28,9).
Bien que tous les êtres humains aient le même génome, ce qui
fait la différence et qui justifie le caractère unique et inégalable de
l’individu, ce sont les infinies variations des gènes en question ; en
d’autres termes, les « mutations » des gènes qui peuvent aussi être
dupliqués, supprimés, déplacés et inversés. Un fait encore plus déconcertant
est que le séquençage du génome humain a révélé que le
nombre de gènes de notre ADN n’est pas si différent de celui des
souris et des vers.
Alors, si d’un point de vue génétique tous les hommes sont à la
fois égaux et différents et, si le nombre de leurs gènes n’est pas
beaucoup plus élevé que celui des organismes primitifs, qu’est-ce qui
fait donc la différence, pour en arriver à parler d’« ADN Juif » ?
Ce n’est pas le génome qui est différent, mais l’information qui
passe à travers celui-ci. Et quelle est cette information ? La Torah est
l’information, le message que les Juifs conservent et transmettent de
générations en générations. Ceux qui se convertissent au judaïsme,
entrent, eux aussi, en possession de cette information qu’ils transmettront
à leur tour de père en fils.
Certains textes new age actuellement à la mode ont fait le même

rapprochement entre ADN et lettres hébraïques, entre ADN et Noms
de D.ieu en hébreu. De nombreux « maîtres » et nouveaux « gourous
» affirment avoir eu des visions mystiques et reçu des révélations
divines de personnages mystérieux tels que Hanokh, le prophète
Elie, et assurent que le réveil des 12 couches multidimensionnelles de
l’ADN est possible uniquement en faisant usage des Noms divins en
langue hébraïque.
On trouve sur internet, et également dans le commerce des « remèdes
alchimiques », sous forme de gouttes, avec autant de Tétragramme
divin sur l’étiquette, qui promettent d’aider l’homme à
atteindre son élévation mystique.
Au-delà de cet impropre et ô combien discutable usage des
Noms divins en hébreu (un usage qui, d’un point de vue de la loi
hébraïque, est d’ailleurs sacrilège et blasphème, puisqu’il viole le
premier commandement qui est celui de ne pas prononcer le Nom de
D.ieu en vain), nous pouvons cependant constater que ce phénomène
dénote une prise de conscience progressive, même à l’intérieur
du monde laïc et non-juif (un monde qui souvent possède de rares,
voire aucune notion d’hébraïsme, Torah, hébreu, kabbale), de l’extraordinaire
pouvoir que ces sons, archétypes de la langue sainte,
peuvent exercer sur notre information génétique.
Dans la première édition, j’avais exprimé le souhait que ce livre
devienne un lieu qui permette aux âmes de se retrouver, qu’il soit
cette petite allumette capable d’aviver un grand feu au plus profond
des lecteurs. C’est chemin faisant que mon souhait a commencé à se
réaliser, jusqu’à arriver à cette seconde édition qui est le fruit d’une

collaboration avec Valeria Montis,VII doctorant en biotechnologies,
rencontrée au cours d’une conférence que je donnais.
Toutes les nouveautés et découvertes qui enrichissent cette
seconde édition ne sont plus le résultat de cette réflexion unique et
solitaire qui est la mienne, mais de la collaboration interactive et du
dialogue ininterrompu entre Valeria Montis et moi-même. C’est à elle
que j’adresse ma plus profonde estime et gratitude pour avoir corrigé
les ébauches que je lui ai confiées et m’avoir aidée à définir plus
correctement, d’un point de vue technique, les concepts élaborés
ensemble.
Shazarahel


VII Valeria Montis est diététicienne diplômée en Biotechnologies, Docteur
en Biotechnologies.


LA MYSTIQUE DU LANGAGE

suite…

ADN-juif-Genetique-et-kabbale

Conférence : « La lignée maudite de Caïn-Israël » par Lotfi Hadjiat


lelibrepenseur.org

 

 

 

 

Jérusalem


 
Auteur : De Saulcy Félicien (De Saulcy Louis Félicien Joseph Caignart)
Ouvrage : Jérusalem
Année : 1882

Le 7 juin 1099, un mardi, l’armée des princes croisés, venant de Ramleh et ne marchant que la nuit pour éviter la chaleur torride du jour, arrivait à l’aurore en face des murs de la Ville sainte. A la vue de ces murailles qu’elle venait forcer, l’armée entière, saisie d’une impression soudaine de respect et de vénération, se prosterna dans la poussière et, se relevant enthousiasmée, fit monter jusqu’au ciel ce cri ardent : Jérusalem! Après des souffrances extrêmes, subies depuis deux longues années, les croises touchaient au but qu’ils avaient eu tant de peine à atteindre. Le tombeau du Christ était là, devant eux, et ce tombeau qu’ils allaient délivrer n’était plus éloigné que de l’épaisseur d’une muraille. Dès le lendemain les travaux du siège commencèrent ; le vendredi 18 juillet, l’étendard de la croix flotta sur les tours de Jérusalem, en même temps que les lieux saints retentissaient de cantiques d’allégresse.

suite…

https://mega.co.nz/#!eR0njbwQ!lA8-foew2eVsZ8356hFBVc9uRB-C2C53I9i8CQaB8LI

Le Lobby israélien et la politique étrangère des Etats-Unis


 
Auteurs : Mearsheimer John – Walt Stephen
Ouvrage : Le Lobby israélien et la politique étrangère des Etats-Unis
Année : 2007

Depuis ces dernières décennies, et en particulier depuis la Guerre des Six Jours en 1967, la pièce
maîtresse de la politique Moyenne-Orientale des Etats-Unis a été sa relation avec Israel. La combinaison du
soutien constant à Israel et de l’effort lié pour répandre la ‘démocratie’ dans toute la région a enflamé l’opinion
Arabe et Islamique et a compromis non seulement la sécurité des Etats-Unis mais celle d’une grande partie du
reste du monde. Cette situation n’a pas d’égal dans l’histoire politique américaine.
Pourquoi les Etats-Unis ont-ils été prêts à mettre de côté leur propre sécurité et celle de plusieurs de leurs
alliés pour soutenir les intérêts d’un autre Etat?
On pourrait supposer que la relation entre les deux pays était basée sur des intérêts stratégiques communs
ou des impératifs moraux irrésistibles, mais aucune de ces interprétations ne peut expliquer le niveau
remarquable du soutien matériel et diplomatique que fournissent les Etats-Unis.
Au lieu de cela, l’impulsion de la politique des Etats-Unis dans la région dérive presque entièrement de la
politique domestique, et en particulier des activités du ‘Lobby Israélien’. D’autres groupes avec des intérêts
particuliers sont parvenus à biaiser la politique étrangère, mais aucun lobby n’est parvenu à la détourner aussi
loin de ce que l’intérêt national pourrait suggérer, tout en convainquant simultanément les Américains que les
intérêts des Etats-Unis et ceux de l’autre pays – dans ce cas-ci, Israel – sont essentiellement identiques.
Depuis la Guerre d’Octobre 1973, Washington a fourni à Israel un niveau de soutien en diminuant ce qui
était donné aux autres états. Israel a été le plus grand bénéficiaire de l’aide économique directe et de l’assistance
militaire annuelles depuis 1976, et est au total le plus grand bénéficiaire depuis la Seconde Guerre Mondiale,
pour un montant de plus de 140 milliards de dollars (en 2004).
Israel reçoit environ 3 milliards de dollars par an en aide directe, soit environ un cinquième du budget de
l’aide étrangère, et une somme d’environ 500 dollars par an par Israélien. Cette largesse heurte particulièrement
depuis qu’Israel est maintenant un Etat industriel riche avec un revenu par personne à peu près égal à celui de la
Corée du Sud ou de l’Espagne.
D’autres bénéficiaires obtiennent leur argent par des acomptes trimestriels, mais Israel reçoit la totalité de
sa dotation au début de chaque exercice budgétaire et peut donc empocher dessus des intérêts.

La plupart des bénéficiaires de l’aide attribuée à des fins militaires doivent la dépenser en totalité aux
Etats-Unis, mais Israel est autorisé à utiliser environ 25% de son attribution pour subventionner sa propre
industrie de la défense.
C’est le seul bénéficiaire qui n’a pas à expliquer comment l’aide est dépensée, ce qui rend pratiquement
impossible d’empêcher l’argent d’être utilisé pour des besoins auxquels les Etats-Unis s’opposent, comme la
construction de colonies en Cisjordanie.
D’ailleurs, les Etats-Unis ont fourni à Israel presque 3 milliards de dollars pour développer des systèmes
d’armements, et lui ont donné l’accès des armements top niveau comme les hélicoptères Blackhawk et les jets F-
16.
En conclusion, les Etats-Unis donnent à Israel l’accès aux renseignements qu’ils refusent à ses alliés de
l’OTAN et ferment les yeux sur l’acquisition par Israel d’armes nucléaires.
Washington fournit également à Israel un soutien diplomatique constant. Depuis 1982, les Etats-Unis ont
mis leur véto à 32 résolutions du Conseil de sécurité critiquant Israel, soit plus que l’ensemble des vétos formulés
par tous les autres membres du Conseil de sécurité.
Il bloque les efforts des Etats Arabes pour mettre l’arsenal nucléaire israélien sur l’agenda de l’AIEA. Les
Etats-Unis viennent à la rescousse en temps de guerre et prennent le parti d’Israel dans les négociations de paix.
L’Administration Nixon l’a protégé contre la menace d’une intervention soviétique et l’a réapprovisionné
pendant la guerre d’Octobre.
Washington s’est profondément impliqué dans les négociations qui ont mis fin à cette guerre, comme
pendant toute la durée du processus ‘étape-par-étape’ qui a suivi, tout comme il a joué un rôle clé dans les
négociations qui ont précédé et suivi les Accords d’Oslo de 1993.
Dans chaque cas, il y avait des frictions occasionnelles entre les responsables américains et israéliens,
mais les Etats-Unis ont uniformément soutenu la position israélienne.
Un participant américain à Camp David en 2000 a dit ensuite : ‘Beaucoup trop souvent, nous agissions . .
. en tant qu’avocat d’Israel.’
En conclusion, l’ambition de l’Administration Bush de transformer le Moyen-Orient a au moins en partie
pour but l’amélioration de la situation stratégique d’Israel.
Cette générosité extraordinaire pourrait être compréhensible si Israel possédait des atouts stratégiques
vitaux ou s’il y avait une raison morale irrésistible pour un soutien américain. Mais aucune de ces explications
ne convainc. On pourrait arguer du fait qu’Israel était un atout pendant la guerre froide.
En servant de représentant de l’Amérique après 1967, il a aidé à contenir l’expansion soviétique dans la
région et a infligé des défaites humiliantes aux clients de l’Union Soviétique comme l’Egypte et la Syrie.
Il a de temps en temps aidé à protéger d’autres alliés des Etats-Unis (comme le Roi Hussein de Jordanie)
et ses prouesses militaires ont forcé Moscou à dépenser plus pour soutenir ses propres Etats-clients.
Il a également fourni des renseignements utiles sur les capacités soviétiques.
Le soutien à Israel ne fut pas bon marché, cependant, il a compliqué les relations de l’Amérique avec le
monde Arabe.
Par exemple, la décision de donner 2,2 milliards de dollars en aide militaire d’urgence pendant la Guerre
d’Octobre a déclenché un embargo sur le pétrole de l’OPEP qui a infligé des dégâts considérables sur les
économies occidentales.
Pour tout cela, les forces armées israéliennes n’étaient pas en mesure de protéger les intérêts américains
dans la région.
Les Etats-Unis n’ont pas pu, par exemple, compter sur Israel quand la révolution iranienne en 1979
soulevait des inquiétudes au sujet de la sécurité des approvisionnements en pétrole, et ils ont dû créer leur propre
Force de Déploiement Rapide.

La première Guerre du Golfe a montré à quel point Israel devenait un fardeau stratégique. Les Etats-Unis
ne pouvaient pas utiliser des bases israéliennes sans rompre la coalition anti-Irakienne, et ont dû détourner des
ressources (par exemple des batteries de missiles Patriot) pour empêcher que Tel Aviv fasse quoi que ce soit qui
pourrait nuire à l’alliance contre Saddam Hussein.
L’Histoire s’est répétée en 2003 : bien qu’Israel soit pressé d’une attaque de l’Irak par les Etats-Unis, Bush
ne pouvait pas lui demander de l’aide sans déclencher une opposition Arabe. Ainsi Israel est encore resté sur la
ligne de touche.
Au début des années 90, et encore plus après le 11 septembre, le soutien des Etats-Unis a été justifié par
l’affirmation que les deux Etats étaient menacés par des groupes terroristes originaires du monde Arabe et
Musulman, et par des ‘Etats voyous’ qui soutiennent ces groupes et qui sont à la recherche d’armes de destruction
massive.
Cela signifiait que non seulement Washington devait laisser les mains libres à Israel face aux Palestiniens
et de ne pas insister pour qu’il fasse des concessions jusqu’à ce que tous les terroristes palestiniens soient
emprisonnés ou morts, mais que les Etats-Unis devaient s’en prendre à des pays comme l’Iran et la Syrie.
Israel est donc vu comme un allié crucial dans la guerre contre le terrorisme, parce que ses ennemis sont
les ennemis de l’Amérique.
En fait, Israel est un handicap dans la guerre contre le terrorisme et dans l’effort plus large de s’occuper
des Etats voyous.
Le ‘terrorisme’ n’est pas un seul adversaire, mais une stratégie utilisée par un grand nombre de groupes
politiques. Les organisations terroristes qui menacent Israel ne menacent pas les Etats-Unis, sauf quand ils
interviennent contre eux (comme au Liban en 1982).
D’ailleurs, le terrorisme palestinien n’est pas une violence dirigée par hasard contre Israel ou ‘l’Occident’;
c’est en grande partie une réponse à la campagne prolongée d’Israel pour coloniser la Cisjordanie et la Bande de
Gaza.
Plus important, dire qu’Israel et les Etats-Unis sont unis par une menace terroriste commune a derrière un
lien de cause à effet : les Etats-Unis ont un problème de terrorisme en grande partie parce qu’ils sont de si
proches alliés d’Israel, et non le sens inverse.
Le soutien à Israel n’est pas la seule source du terrorisme anti-Américain, mais il est important, et cela
rend la guerre contre le terrorisme plus difficile à gagner. On ne doute pas que de nombreux chefs d’Al-Qaida, y
compris Osama bin Laden, sont motivés par la présence d’Israel à Jérusalem et par la situation difficile des
Palestiniens. Le soutien inconditionnel à Israel aide les extrémistes à rallier un soutien populaire et à attirer des
recrues.
Quant aux prétendus Etats voyous du Moyen-Orient, ils ne sont pas une grande menace pour les intérêts
vitaux des Etats-Unis, sauf dans la mesure où ils sont une menace pour Israel.
Même si ces Etats acquerraient des armes nucléaires – ce qui est évidemment indésirable – ni l’Amérique
ni l’Israel ne pourrait faire l’objet d’un chantage, parce que le maître-chanteur ne pourrait pas mettre la menace à
exécution sans souffrir de représailles terribles.
Le danger d’un approvisionnement en nucléaire aux terroristes est également écarté, parce qu’un Etat
voyou ne pourrait pas être sûr que le transfert ne serait pas détecté ou qu’il ne serait pas blâmé et puni ensuite.
La relation avec Israel rend réellement aux Etats-Unis la tache plus difficile pour s’occuper de ces états.
L’arsenal nucléaire d’Israel est l’une des raisons pour lesquelles une partie de ses voisins désire des armes
nucléaires, et les menacer d’un changement de régime ne peut qu’augmenter ce désir.

Une dernière raison pour remettre en cause la valeur stratégique d’Israel, c’est qu’il ne se comporte pas
comme un allié fidèle.
Les responsables israéliens ignorent fréquemment les demandes américaines et renoncent à leurs
promesses (y compris les engagements à cesser la construction de colonies et à s’abstenir ‘d’assassinats ciblés’ de
responsables palestiniens).
Israel a fourni une technologie militaire sensible à des rivaux potentiels comme la Chine, dans ce que
l’inspecteur-général du Département d’Etat a appelé ‘un modèle systématique et croissant des transferts non
autorisés’.
Selon le General Accounting Office, Israel a également ‘mené des opérations d’espionnage plus agressives
contre les Etats-Unis que n’importe quel allié’.
En plus du cas de Jonathan Pollard, qui a donné à Israel de grandes quantités de matériel secret au début
des années 80 (qu’il aurait transmis à l’Union soviétique en échange de visas de sortie supplémentaires pour les
juifs soviétiques), une nouvelle polémique a éclaté en 2004 quand il a été révélé qu’un haut responsable du
Pentagone appelé Larry Franklin avait passé des informations secrètes à un diplomate israélien.
Israel n’est pas le seul pays qui espionne les Etats-Unis, mais sa bonne volonté à espionner ses principaux
protecteurs font plus que douter de sa valeur stratégique.
La valeur stratégique d’Israel n’est pas le seul problème. Ses supporters arguent également du fait qu’il
mérite un soutien total parce qu’il est faible et entouré d’ennemis; c’est une démocratie; les Juifs ont souffert des
crimes du passé et méritent donc un traitement spécial; et la conduite d’Israel a été moralement supérieure à celle
de ses adversaires.
A y regarder de près, aucun de ces arguments n’est persuasif. Il y a une forte raison morale pour soutenir
l’existence d’Israel, mais elle n’est pas en péril.
D’un point de vue objectif, sa conduite passée et présente n’offre aucune base morale pour le privilégier
face aux Palestiniens.
Israel est souvent dépeint comme David confronté à Goliath, mais l’inverse est plus proche de la vérité.
Contrairement à la croyance populaire, les Sionistes avaient des forces plus grandes, mieux équipées et
mieux dirigées pendant la guerre d’Indépendance de 1947-49, et les Forces de Défense Israélienne ont gagné des
victoires rapides et faciles contre l’Egypte en 1956 et contre l’Egypte, la Jordanie et la Syrie en 1967 – tout cela
avant que l’immense aide américaine commence à affluer.
Aujourd’hui, Israel est la force militaire la plus puissante du Moyen-Orient.
Ses forces conventionnelles sont de loin supérieures à celles de ses voisins et c’est le seul Etat dans la
région qui possède des armes nucléaires.
L’Egypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec lui, et l’Arabie Saoudite a offert de le faire.
La Syrie a perdu son protecteur soviétique, l’Irak a été dévasté par trois guerres désastreuses et l’Iran est à
des milliers de kilomètres.
Les Palestiniens ont à peine une force de police efficace, encore moins une armée qui pourrait constituer
une menace pour Israel.
Selon une estimation du Centre Jaffee pour les Etudes Stratégiques de l’université de Tel Aviv en 2005,
‘l’équilibre stratégique favorise décidément Israel, qui continue à élargir le fossé qualitatif entre ses propres
capacités militaires et son pouvoir de dissuasion et celles de ses voisins.’
Si soutenir l’opprimé était un motif irrésistible, les Etats-Unis soutiendrait les adversaires d’Israel.
Qu’Israel soit une démocratie amie entourée par des dictatures hostiles ne peut pas expliquer le niveau
actuel de l’aide: il y a beaucoup de démocraties dans le monde, mais aucune ne reçoit un soutien aussi
somptueux.
Les Etats-Unis ont par le passé renversé des gouvernements démocratiques et soutenu des dictateurs
quand cela pouvait faire avancer ses intérêts – ils ont de bonnes relations avec un certain nombre de dictatures
aujourd’hui.
Quelques aspects de la démocratie israélienne sont en désaccord avec les valeurs de base des Américains.

À la différence des Etats-Unis, où les gens sont censés avoir une égalité des droits indépendamment de
leur race, leur religion ou leur appartenance ethnique, Israel a été explicitement fondé en tant qu’Etat Juif et la
citoyenneté est basée sur le principe de la parenté de sang.
Etant donné ceci, il n’est pas étonnant que ses 1,3 millions d’Arabes soient traités comme des citoyens de
seconde zone, ou qu’une récente commission du gouvernement israélien ait constaté qu’Israel se comporte d’une
façon ‘négligeante et discriminatoire’ envers eux.
Son statut démocratique est également miné par son refus d’accorder aux Palestiniens leur propre Etat
viable ou l’intégralité de leurs droits politiques.
Une troisième justification est l’histoire de la souffrance des Juifs dans l’Occident Chrétien, en particulier
pendant l’Holocauste.
Puisque les Juifs ont été persécutés pendant des siècles et qu’ils ne peuvent se sentir en sécurité que dans
une patrie juive, beaucoup de gens pensent maintenant qu’Israel mérite un traitement spécial de la part des Etats-
Unis.
La création du pays était assurément une réponse appropriée au long registre des crimes contre les Juifs,
mais cela a également provoqué des nouveaux crimes contre un tiers en grande partie innocent : les Palestiniens.
Cela avait été bien compris par les premiers responsables d’Israel. David Ben-Gurion avait indiqué à
Nahum Goldmann, le président du Congrès Juif Mondial :
Si j’étais un leader Arabe je ne signerais jamais un accord avec Israel. C’est normal: nous avons pris leur
pays. . . Nous venons d’Israel, mais il y a deux mille ans, et qu’est-ce que c’est pour eux? Il y a eu l’antisémitisme,
les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais quelle est leur faute ? Ils voient seulement une chose: nous
sommes venus ici et nous avons volé leur pays. Pourquoi devraient-ils accepter cela?
Depuis lors, les responsables israéliens ont à plusieurs reprises cherché à dénié les ‘ambitions nationales’
des Palestiniens.
Quand elle était Premier Ministre, Golda Meir a fait cette fameuse remarque : ‘Il n’y a jamais eu ce qu’on
appelle les Palestiniens.’
La pression de la violence extrémiste et la croissance de la population palestinienne ont forcé les
responsables israéliens au désengagement de la bande de Gaza et à envisager d’autres compromis territoriaux,
mais même Yitzhak Rabin ne voulait pas offrir aux Palestiniens un Etat viable.
La soi-disant ‘offre généreuse d’Ehud Barak’ à Camp David leur aurait donné seulement un ensemble de
Bantustans désarmés sous contrôle israélien.
L’histoire tragique des Juifs n’oblige pas les Etats-Unis à aider Israel aujourd’hui quoi qu’il fasse.
Les supporter d’Israel le dépeignent également comme un pays qui a cherché la paix dès qu’il pouvait et
qui a montré beaucoup de retenue même lorsqu’il était provoqué. On dit que les Arabes, en revanche, agissent
avec une grande méchanceté.
Pourtant sur le terrain, les actes d’Israel ne se distinguent pas de ceux de ses adversaires.
Ben-Gurion a reconnu que les premiers Sionistes étaient loin d’être bienveillants envers les Arabes
palestiniens, qui ont résisté à leurs usurpations – ce qui est à peine étonnant, étant donné que les Sionistes
essayaient de créer leur propre Etat sur la terre Arabe.
De la même manière, la création d’Israel en 1947-48 a impliqué des actes de nettoyage ethnique, y
compris des exécutions, des massacres et des viols par des Juifs, et la conduite ultérieure d’Israel a souvent été
brutale, démentant tout supériorité morale.
Entre 1949 et 1956, par exemple, forces de sécurité israéliennes ont tué entre 2700 et 5000 Arabes qui
revenaient en s’infiltrant, la grande majorité d’entre eux n’étaient pas armés.
L’IDF a assassiné des centaines de prisonniers de guerre égyptiens dans les guerres de 1956 et 1967, alors
qu’en 1967, il expulsait entre 100.000 et 260.000 Palestiniens de la Cisjordanie nouvellement conquise, et ont
conduit 80.000 Syriens hors des Hauteurs du Golan.

Pendant le premier intifada, l’IDF distribuait à ses troupes des matraques et les encourageait à briser les os
des protestataires palestiniens.
La section Suédoise de Save the Children a estimé qu’entre ‘23.600 et 29.900 enfants ont eu besoin de
soins médicaux pour leurs blessures suite aux tabassages lors des deux premières années de l’Intifada.’ Presque
d’un tiers d’entre eux étaient âgés de 10 ans ou moins.
La réponse au Second Intifada a été bien plus violente, menant Ha’aretz à déclarer que ‘l’IDF. . . se
transforme en machine à tuer dont l’efficacité inspire la crainte, et choque pourtant.’ L’IDF a tiré un million de
balles pendant les premiers jours du soulèvement.
Depuis lors, pour chaque Israélien perdu, Israel a tué 3,4 Palestiniens, dont la majorité était des
spectateurs innocents; la proportion entre les enfants Palestiniens et les enfants Israéliens tués est encore plus
élevée (5,7 pour 1).
Il est également intéressant de garder à l’esprit que les Sionistes utilisaient des bombes terroristes pour
faire partir les Anglais de la Palestine, et que Yitzhak Shamir, au début, terroriste et ensuite Premier Ministre,
avait avoué que ‘ni l’éthique juive ni la tradition juive ne peut éliminer le terrorisme comme moyens de combat.’
Le recours des Palestiniens au terrorisme est mauvais mais n’est pas étonnant. Les Palestiniens pensent
qu’ils n’ont aucune autre moyen de forcer les Israéliens à faire des concessions.
Comme Ehud Barak l’a un jour admis, s’il était né Palestinien, il ‘aurait rejoint une organisation terroriste’.
Donc, si ni les arguments stratégiques ni les arguments moraux ne peuvent expliquer le soutien de
l’Amérique à Israel, comment allons-nous l’expliquer?
L’explication est le pouvoir inégalé du Lobby Israélien. Nous utilisons ‘Le Lobby’ comme raccourci pour
la coalition lâche d’individus et d’organisations qui travaille activement pour orienter la politique étrangère des
Etats-Unis dans une direction pro-Israélienne.
Ceci n’est pas censé suggérer que ‘Le Lobby’ est un mouvement uni avec une direction générale, ou que
les individus qui en font partie ne sont pas en désaccord sur certaines questions.
Tous les Américains Juifs ne font pas partie du Lobby, parce que Israel n’est pas un sujet proéminent pour
bon nombre d’entre eux.
Dans une enquête de 2004, par exemple, environ 36% des Juifs Américains ont déclaré qu’ils étaient ‘pas
très’ ou ‘pas du tout’ émotionnellement attachés à Israel.
Les Américains juifs diffèrent également sur des politiques israéliennes spécifiques.
Plusieurs des principales organisations du Lobby, telles que le Comité aux Affaires Publiques Américano-
Israélienne (AIPAC) et la Conférence des Présidents des principales Organisations Juives, sont dirigées par des
intransigeants qui soutiennent généralement la politique expansionniste du parti du Likud, y compris son hostilité
au processus de paix d’Oslo.
La majeure partie des Juifs Américains est par contre plus encline à faire des concessions aux
Palestiniens, et quelques groupes – tels que Jewish Voice for Peace – préconisent fortement de telles initiatives.
En dépit de ces différences, les modérés et les intransigeants sont tous en faveur d’un soutien absolu à
Israel.
Sans surprise, les leaders Juifs Américains consultent souvent les responsables israéliens, pour s’assurer
que leurs actions font avancer les objectifs israéliens.
Comme l’a écrit un activiste d’une importante organisation juive, ‘Nous disons souvent : « C’est notre
politique sur une certaine question, mais nous devons vérifier ce que pensent les Israéliens. » Nous, en tant que
communauté, le faisons tout le temps.’ Il y a un gros préjudice à critiquer la politique israélienne, et faire
pression sur Israel est considéré comme hors de question.

Edgar Bronfman Sr, Président du Congrès Juif Mondial, a été accusé de ‘perfidie’ quand il a écrit une
lettre au Président Bush mi-2003 l’invitant à persuader Israel de limiter la construction de sa ‘barrière de sécurité
‘controversée.
Ses critiques ont dit que ‘Il est toujours obscene que le président du Congrès Juif Mondial incite le
président des Etats-Unis à résister à la politique promue par le gouvernement israélien.’
De même, quand le président du forum politique d’Israel, Seymour Reich, a conseillé à Condoleezza Rice
en novembre 2005 de demander à Israel de rouvrir un passage des frontières critique dans la bande de Gaza, son
action a été dénoncée comme ‘irresponsable’: ‘Il n’y a’, ont dit ses critiques, ‘absolument aucune place dans le
principal courant juif pour une prospection active contre la politique liée à la sécurité . . d’Israel.’
Reculant devant ces attaques, Reich a annoncé que ‘le mot « pression » n’est pas dans mon vocabulaire
quand il s’agit d’Israel.’
Les Américains juifs ont créé un nombre impressionnant d’organisations pour influencer la politique
étrangère Américaine, dont l’AIPAC, la plus puissante et la mieux connue.
En 1997, le magazine Fortune a demandé à des membres du Congrès et à leurs équipes d’énumérer les
Lobbies les plus puissants à Washington.
L’AIPAC a été placée en seconde place derrière l’Association Américaine des Retraités (AARP), mais
devant de l’AFL-CIO and la National Rifle Association.
Une enquête du journal Nationale en mars 2005 a tiré la même conclusion, en plaçant l’AIPAC en seconde
place (à égalité avec l’AARP) dans le « classement des muscles » à Washington.
Le Lobby comprend également des Evangélistes Chrétiens bien connus comme Gary Bauer, Jerry Falwell,
Ralph Reed et Pat Robertson, tou comme Dick Armey et Tom Delay, d’anciens chefs de la majorité à la
Chambre des Représentants, tous croient que la renaissance d’Israel est l’accomplissement d’une prophétie
biblique et soutiennent son agenda expansionniste; agir autrement, pensent-ils, seraient contraires à la volonté de
Dieu.
Des gentils (Non-Juifs) Néo-conservateurs tels que John Bolton; Robert Bartley, l’ancien rédacteur de
journal Wall Street; William Bennett, l’ancien secrétaire de l’éducation; Jeane Kirkpatrick, ancien ambassadeur
de l’ONU; et l’influent chroniqueur George Will sont également des fermes défenseurs.
La forme du gouvernement américain offre aux activistes de nombreuses façons d’influencer le processus
politique. Les groupes d’intérêt peuvent inciter les représentants élus et les membres du bureau exécutif,
apportent des contributions de campagne, votent aux élections, tentent de façonner l’opinion publique etc…
Ils apprécient une quantité disproportionnée d’influence quand ils s’engagent sur une question à laquelle la
majeure partie de la population est indifférente.
Les politiciens auront tendance à satisfaire ceux qui s’intéressent au sujet, même si leurs nombres sont
petits, persuadés que le reste de la population ne les pénalisera pas pour avoir agi ainsi.
Dans son fonctionnement de base, le Lobby Israélien n’est pas différent du Lobby des fermiers, de celui
des Syndicats de l’acier ou du textile, ou d’autres Lobbies ethniques. Il n’y a rien d’abusif concernant le fait que
les Juifs Américains et leurs alliés Chrétiens essayent d’influencer la politique américaine : les activités du Lobby
ne sont pas une conspiration telle qu’elle est représentée dans des appareils comme les Protocoles des Sages de
Sion.
Pour la plupart, les individus et les groupes qui en font partie font seulement ce que d’autres groupes
d’intérêt font, mais le font beaucoup mieux. En revanche, les groupes d’intérêt pro-Arabes, pour autant qu’ils
existent, sont faibles, ce qui rend la tâche encore plus facile au Lobby Israélien.

Le Lobby poursuit deux larges stratégies.

D’abord, il utilise son influence significative à Washington, en faisant pression sur le Congrès et le bureau
exécutif. Quelque soit l’opinion d’un législateur ou d’un politicien, le Lobby tente de faire que le soutien à Israel
soit le ‘bon’ choix.
En second lieu, il tâche de s’assurer que le discours public dépeigne Israel sous un jour positif, en répétant
des mythes au sujet de sa création et en défendant son point de vue dans des débats politiques. Le but est
d’empêcher que des commentaires critiques puissent obtenir une audience équitable dans l’arène politique.
Le contrôle de la discussion est essentiel pour garantir le soutien américain, parce qu’une discussion
sincère sur les relations Américano-Israéliennes pourrait mener les Américains à favoriser une politique
différente.
Un pilier clé de l’efficacité du Lobby est son influence au Congrès, où Israel est pratiquement immunisé
de critique. C’est en soi remarquable, parce que le Congrès lance rarement des sujet contestables.
Quand Israel est concerné, cependant, les critiques potentielles disparaissent. Une raison est que certains
principaux membres sont des Sionistes Chrétiens comme Dick Armey, qui a dit en septembre 2002 : ‘Ma priorité
numéro 1 dans la politique étrangère est de protéger Israel.’ On pourrait penser que la priorité numéro 1 de tout
membre du Congrès devrait être de protéger l’Amérique.
Il y a également des sénateurs et des membres du Congrès Juifs qui travaillent pour s’assurer que la
politique étrangère des Etats-Unis soutienne les intérêts d’Israel.
Une autre source du pouvoir du Lobby est son utilisation du personnel du Congrès pro-Isralien. Comme
l’a admis un jour Morris Amitay, un ancien chef de l’AIPAC : ‘Il y a beaucoup de types à des postes de cadres ici
‘- sur Capitol Hill – ‘qui s’avèrent justement être juifs, qui sont disposés. . . à voir certains sujets en termes de
leur appartenance à la communauté Juive. . . Ce sont tous des types qui sont en mesure de prendre une décision
dans ces domaines pour ces sénateurs. . . On peut vous mener une vie affreuse juste au niveau de l’équipe.’
Cependant, l’AIPAC lui-même, forme le coeur de l’influence du Lobby au Congrès.
Son succès est dû à sa capacité de récompenser les législateurs et les candidats au Congrès qui soutiennent
son ordre du jour, et de punir ceux qui le défient.
L’argent est critique dans les élections américaines (comme nous le rappelle le scandale sur les affaires
douteuses du lobbyiste Jack Abramoff), et l’AIPAC s’assure que ses amis obtiennent lune forte aide financière
des nombreux comités d’action politique pro-Israéliens.
Toute personne qui est vue comme hostile à Israel peut être sûre que l’AIPAC orientera des contributions
de campagne à ses adversaires politiques.
L’AIPAC organise également des campagnes d’écriture de lettres et encourage les rédacteurs de journaux
à approuver les candidats pro-Israéliens.
Il n’y a aucun doute sur l’efficacité de ces stratégies.
Voici un exemple : aux élections de 1984, l’AIPAC a aidé à battre le sénateur Charles Percy de l’Illinois,
qui, selon un haut responsable du Lobby, avait montré ‘de l’insensibilité et même de l’hostilité envers nos
intérêts’.
Thomas Dine, le chef de l’AIPAC à l’époque, a expliqué ce qui s’est produit : ‘Tous les Juifs en Amérique,
d’une côte à l’autre, se sont réunis pour évincer Percy. Et les politiciens américains – ceux qui occupent des
positions publiques maintenant, et ceux qui y aspirent – ont reçu le message.’
L’influence de l’AIPAC sur la Colline du Capitole va même encore plus loin. Selon Douglas Bloomfield,
un ancien membre de la direction de l’AIPAC, ‘Il est commun pour les membres du Congrès et leurs équipes de
se tourner d’abord vers l’AIPAC quand ils ont besoin d’information, avant d’appeler la Bibliothèque du Congrès,
le Service de Recherches du Congrès, le personnel du comité ou des experts en matière d’administration.’
Plus important, il note que l’AIPAC ‘est souvent invité à rédiger des discours, à travailler sur la législation,
à conseiller sur des stratégies, à effectuer des recherches, à rassembler des co-sponsors et des votes de marshal’.

Le résultat est que l’AIPAC, agent d’un gouvernement étranger, a la mainmise sur le Congrès, avec
comme conséquence : la politique américaine envers Israel n’y est pas discutée, bien que cette politique ait des
conséquences importantes pour le monde entier.
En d’autres termes, une des trois principales branches du gouvernement est fermement investie dans le
soutien à Israel.
Comme le remarquait un ancien sénateur Démocrate, Ernest Hollings, en quittant le bureau, ‘Vous ne
pouvez pas avoir une politique israélienne autre que celle que l’AIPAC vous donne ici.’
Ou comme ce qu’a dit un jour Ariel Sharon à un public américain : ‘Quand les gens me demandent
comment ils peuvent aider Israel, je leur dis : « Aidez l’AIPAC. » ‘
Grâce en partie à l’influence qu’ont les électeurs juifs sur les élections présidentielles, le lobby a également
un pouvoir significatif sur l’Exécutif.
Bien qu’ils constituent moins de 3% de la population, ils font de grosses donations de campagne aux
candidats des deux partis. Le Washington Post a par le passé estimé que les candidats Démocrates à l’élection
présidentielle ‘dépendent des partisans Juifs qui fournissent au moins de 60% de l’argent’.
Et parce que les électeurs juifs ont des taux élevés de personnes présentes et sont concentrés dans les Etats
clés comme la Californie, la Floride, l’Illinois, New York et la Pennsylvanie, les candidats à la présidence vont
loin pour ne pas les contrarier.
Les principales organisations du Lobby travaillent à s’assurer que les critiques d’Israel n’obtiennent pas de
postes importants en politique étrangère.
Jimmy Carter voulait que George Ball soit son premier Secrétaire d’Etat, mais il savait que Ball était
connu comme un critique d’Israel et que le Lobby s’opposerait à sa nomination.
De cette façon, tout aspirant politicien est encouragé à devenir un défenseur d’Israel manifeste, c’est
pourquoi les critiques publics de la politique israélienne sont devenus des espèces en danger dans l’establishment
de la politique étrangère.
Quand Howard Dean a appelé les Etats-Unis à prendre rôle ‘un plus équitable’ dans le conflit Arabo-
Israélien, le sénateur Joseph Lieberman l’a accusé de vendre Israel et a dit que sa déclaration était ‘irresponsable’.
Pratiquement tous les principaux Démocrates à la Chambre des Représentants ont signé une lettre
critiquant les remarques de Dean, et le Chicago Jewish Star a rapporté que : ‘Des attaquants anonymes. . .
encombrent les boites mails des responsables Juifs du pays, pour prévenir – sans beaucoup de preuve – que Dean
serait plutôt mauvais pour Israel.’
Cette inquiétude était absurde; Dean est, en fait, tout à fait pro-Israélien : son co-responsable de
campagne était un ancien président de l’AIPAC, et Dean a déclaré que ses propres opinions sur le Moyen-Orient
étaient plus proches de celles de l’AIPAC que celles des plus modérés que sont Americans for Peace Now.
Il avait simplement suggéré que ‘en réunisant les deux parties’, Washington agirait en tant qu’intermédiaire
honnête. C’est difficilement une idée radicale, mais le Lobby ne tolère pas l’impartialité.
Pendant l’Administration Clinton, la politique Moyen-Orientale était en grande partie façonnée par des
responsables ayant des liens étroits avec Israel ou d’importantes organisations pro-israéliennes; parmi eux,
Martin Indyk, l’ancien directeur adjoint de la Recherche à l’AIPAC et le co-fondateur du pro-israélien
Washington Institute for Near East Policy (WINEP); Dennis Ross, qui a rejoint le WINEP après avoir quitté le
gouvernement en 2001; et Aaron Miller, qui a habité en Israel et visite souvent le pays.
Ces hommes étaient parmi les conseillers les plus proches de Clinton au sommet de Camp David en juillet
2000.
Bien que tous les trois soutenaient le processus de paix d’Oslo et privilégiaient la création d’un état
palestinien, ils l’ont fait seulement dans les limites de ce qui semblerait acceptable pour Israel. La délégation
américaine a pris ses consignes auprès d’Ehud Barak, a coordonné à l’avance avec Israel ses positions de
négociation, et n’a pas offert de propositions indépendantes.
Sans surprise, les négociateurs palestiniens se sont plaints qu’ils ‘étaient en pourparlers avec deux équipes
israéliennes – l’une affichant un drapeau israélien, et l’autre un drapeau américain ‘.

La situation est bien plus prononcée dans l’Administration Bush, dont les rangs comprenaient des avocats
aussi fervents de la cause israélienne comme Elliot Abrams, John Bolton, Douglas Feith, I. Lewis (‘Scooter’)
Libby, Richard Perle, Paul Wolfowitz et David Wurmser.
Comme nous le verrons, ces responsables ont uniformément poussé pour des politiques privilégiées par
Israel et soutenues par des organisations du Lobby.
Le Lobby ne veut pas de débat public, naturellement, parce que cela pourrait mener les Américains à
remettre en cause le niveau de soutien qu’ils fournissent.
En conséquence, les organisations pro-Israéliennes travaillent dur pour influencer les institutions qui font
tout ce qu’elles peuvent pour façonner l’opinion populaire.
La perspective du Lobby règne dans les médias traditionnels : ‘le débat parmi les experts du Moyen-
Orient’, écrit le journaliste Eric Alterman : ‘est dominé par des gens qui ne peuvent pas imaginer critiquer Israel’.
Il énumère 61 ‘chroniqueurs et commentateurs sur lesquels on peut compter pour soutenir Israel par
réflexe et sans qualification’.
En revanche, il a trouvé seulement cinq experts qui critiquent uniformément les actions israéliennes ou
approuvent les positions arabes.
Les journaux publient de temps en temps des articles d’invités critiquant la politique israélienne, mais
l’équilibre de l’opinion favorise clairement l’autre côté. Il est difficile d’imaginer un média traditionnel aux Etats-
Unis publier un article comme celui-ci.
‘Shamir, Sharon, Bibi – tout ce que veulent ces types me semble très bien’ a un jour remarqué Robert
Bartley. Il n’est pas étonnant que, son journal, le Wall Street Journal, ainsi que d’autres journaux importants
comme le Chicago Sun-Times et le Washington Times, publient régulièrement des éditoriaux qui soutiennent
fortement Israel. Des magazines comme le Commentary, le New Republic and le Weekly Standard défendent
Israel à chaque fois.
On trouve également des éditoriaux partiaux dans des journaux comme le New York Times qui critique de
temps en temps la politique israélienne et concède parfois que les Palestiniens ont des revendications légitimes,
mais il n’est pas équitable.
Dans ses mémoires, l’ancien directeur de la rédaction du journal, Max Frankel, reconnaît l’impact que sa
propre attitude a eu sur ses décisions éditoriales : ‘J’ai été bien plus profondément dévoué à Israel que j’ai osé
l’affirmer. . . Enrichi par ma connaissance d’Israel et de mes amitiés là-bas, j’ai moi-même écrit la plupart de
nos commentaires sur le Moyen-Orient. Comme l’ont reconnu plus de lecteurs Arabes que de Juifs, je les ai
écrits d’une perspective pro-Israélienne.’
Les nouveaux reportages sont plus équitables, en partie parce que les journalistes tâchent d’être objectifs,
mais également parce qu’il est difficile de couvrir des événements dans les Territoires Occupés sans reconnaître
les actions d’Israel sur le terrain.
Pour décourager les reportages défavorables, le Lobby organise des campagnes d’écriture de lettres, des
manifestations et des boycotts des nouvelles publications dont le contenu est considéré comme anti-Israélien.
Un directeur de CNN a dit qu’il reçoit parfois 6000 messages emails en une seule journée pour se plaindre
d’une histoire.
En mai 2003, le pro-israélien Committee for Accurate Middle East Reporting in America (CAMERA) a
organisé des manifestations à l’extérieur des stations de National Public Radio dans 33 villes; il a également
essayé de persuader les donateurs de suspendre le soutien au NPR jusqu’à ce que sa couverture Moyen-Orientale
devienne plus sympathique à Israel.
La station du NPR de Boston, WBUR, aurait perdu plus de 1 million de dollars de contributions suite à
ces efforts.
D’autres pressions sur la NPR sont venues des amis d’Israel au Congrès, qui ont demandé un audit interne
de sa couverture Moyen-Orientale ainsi que plus de surveillance.
Le côté israélien domine également les think tanks qui jouent un rôle important dans le façonnage du
débat public ainsi que dans la politique actuelle. Le Lobby a créé son propre think tank en 1985, quand Martin
Indyk a aidé à créer WINEP.

Bien que WINEP garde secret ses liens avec Israel, en affirmant qu’il fournit une perspective « équilibrée
et réaliste » sur les questions du Moyen-Orient, il est financé et dirigé par des individus profondément engagés
dans la progression de l’agenda d’Israel.
Cependant, l’influence du Lobby se prolonge bien au delà de WINEP,. Au cours des 25 dernières années,
les forces pro-israéliennes ont installé une présence dominante à l’American Enterprise Institute, au Brookings
Institution, au Center for Security Policy, au Foreign Policy Research Institute, à l’Heritage Foundation, à
l’Hudson Institute, à l’Institute for Foreign Policy Analysis et au Jewish Institute for National Security Affairs
(JINSA)..
Ces think tanks emploient peu ou pas du tout de critiques du soutien américain à Israel.
Prenons le Brookings Institution. Pendant de nombreuses années, son principal expert sur le Moyen-
Orient était William Quandt, un ancien fonctionnaire du NSC avec une réputation bien-méritée d’impartialité.
Aujourd’hui, la couverture de Brookings est menée par le Saban Center for Middle East Studies, qui est financé
par Haim Saban, un homme d’affaires Israélo-Américain et Sioniste ardent. Le directeur du centre est
l’omniprésent Martin Indyk. Ce qui était par le passé un institut de politique indépendant fait maintenant partie
du chorus pro-Israélien.
Là où le Lobby a eu la plus grosse difficulté est dans l’étouffement du débat sur les campus d’université.
Dans les années 90, quand le processus de paix d’Oslo était en cours, il y avait seulement une légère
critique d’Israel, mais elle s’est développée avec l’effondrement d’Oslo et l’accès au pouvoir de Sharon, devenant
très tonitruante quand l’IDF a réoccupé la Cisjordanie au printemps 2002 et qu’elle a utilisé une force énorme
pour maitriser le deuxième intifada.
Le Lobby a agi immédiatement pour  »reprendre les campus ‘.
Des nouveaux groupes ont pris naissance, comme la Caravan for Democracy, qui a fait venir des
intervenants israéliens dans les universités américaines. Des groupes établis comme le Jewish Council for Public
Affairs et Hillel s’y sont joints, et un nouveau groupe, l’Israel on Campus Coalition, a été constitué pour
coordonner les nombreux organismes qui cherchent maintenant à aborder le cas d’Israel.
En conclusion, l’AIPAC a plus que triplé ses dépenses dans des programmes pour surveiller les actions
dans les universités et pour former de jeunes avocats, dans le but ‘d’augmenter énormément le nombre d’étudiants
impliqués sur les campus. . . dans le cadre de l’effort national pro-Israélien’.
Le Lobby surveille également ce que les professeurs écrivent et enseignent.
En septembre 2002, Martin Kramer et Daniel Pipes, deux néo-conservateurs passionément pro-Israéliens,
ont créé un site internet (Campus Watch) qui affichent des dossiers sur des universitaires suspects et encouragent
les étudiants à relater les remarques ou les comportements qui pourraient être considérés comme hostiles à Israel.
Cette tentative transparente de mettre sur une liste noire et d’intimider les professeurs a provoqué une
sévère réaction et Pipes et Kramer ont plus tard enlevé les dossiers, mais le site internet invite toujours les
étudiants à rapporter toute activité  »anti-Israélienne ».
Des groupes du Lobby ont fait pression sur des universitaires et des universités particuliers.
Colombia a été une cible fréquente, sans aucun doute en raison de la présence du défunt Edward Said dans
son corps enseignant. ‘On pouvait être sûr que toute déclaration publique en soutien aux Palestiniens faite par
l’éminent critique littéraire Edward Said récolterait des centaines d’email, de lettres et de compte-rendus
journalistiques nous invitant à dénoncer Said et soit à le sanctionner ou à lui tirer dessus’ rapportait Jonathan
Cole, son ancien principal.
Quand Colombia a recruté l’historien Rashid Khalidi de Chicago, la même chose s’est produite.
Ce fut un problème que Princeton a également affronté quelques années plus tard quand il a envisagé
courtiser Khalidi pour qu’il parte de Colombia.
Une illustration classique de l’effort pour maintenir l’ordre dans le milieu universitaire s’est produite vers
la fin 2004, quand le Projet David a produit un film alléguant que les membres du corps enseignant du

programme d’études Moyen-Orientales de Colombia étaient antisémites et intimidaient les étudiants juifs qui se
positionnaient pour Israel.
Colombia a été sur des charbons ardents, mais un comité du corps enseignant qui a été assigné pour
enquêter sur les accusations n’a trouvé aucune preuve d’anti-sémitisme et le seul incident probablement notable
était qu’un professeur ‘avait répondu âprement’ à la question d’un étudiant.
Le comité a également découvert que les universitaires en question avaient été eux-mêmes la cible d’une
campagne manifeste d’intimidation.
L’aspect peut-être le plus inquiétant dans tout cela, ce sont les efforts faits par les groupes juifs pour
pousser le Congrès à établir des mécanismes pour surveiller ce que disent les professeurs.
S’ils parviennent à le faire voter, des universités jugées avoir une tendance anti-israélienne pourraient se
voir refuser un financement fédéral. Leurs efforts n’ont pas encore réussi, mais cela indique l’importance placée
sur le contrôle du débat.
Un certain nombre de philanthropes Juifs ont récemment créé des programmes d’Etudes d’Israel (en plus
des environ 130 programmes d’études Juifs existants déjà) afin d’augmenter le nombre d’élèves amis d’Israel sur
les campus.
En mai 2003, NYU a annoncé la création du Taub Center for Israel Studies; des programmes semblables
ont été créés à Berkeley, Brandeis et Emory.
Les administrateurs universitaires soulignent leur valeur pédagogique, mais la vérité est qu’ils ont en
grande partie pour objectif de favoriser l’image d’Israel.
Fred Laffer, directeur de la Taub Foundation, indique clairement que sa fondation a financé le centre de
NYU pour aider à contrer ‘le point de vue [sic] Arabe’ qu’il pense être répandu dans les programmes Moyen-
Orientaux de NYU.
Aucune discussion sur le Lobby ne serait complète sans examen d’une de ses armes plus puissantes:
l’accusation d’anti-sémitisme.
Toute personne qui critique les actions d’Israel ou argue du fait que les groupes pro-Israéliens ont une
influence significative sur la politique Moyen-Orientale des Etats-Unis – un hommage à l’influence de l’AIPAC –
a une forte chance d’être traitée d’antisémite.
En effet, toute personne qui affirme simplement qu’il y a un Lobby Israélien court le risque d’être accusée
d’anti-sémitisme, bien que les médias israéliens fassent référence au ‘Lobby Juif’ en Amérique.
En d’autres termes, le Lobby se vante d’abord de son influence et attaque ensuite toute personne qui attire
l’attention sur lui. C’est une stratégie très efficace: l’anti-sémitisme est quelque chose dont personne ne veut être
accusé.
Les Européens ont été plus disposés que les Américains à critiquer la politique israélienne, ce que certains
attribuent à une réapparition de l’anti-sémitisme en Europe. ‘Nous arrivons à un point’, déclarait l’ambassadeur
américain auprès de l’Union Européenne début 2004, ‘qui est aussi mauvais que ce qui se passait dans les années
30’.
Mesurer l’anti-sémitisme est une chose compliquée, mais le poids des preuves montrent la direction
opposée.
Au printemps 2004, quand les accusations d’anti-sémitisme européen se sont répandues en Amérique, des
sondages d’opinion publique européenne séparés menés par l’Anti-Defamation League basée aux Etats-Unis et le
Pew Research Center for the People and the Press ont constaté qu’en fait il diminuait. Dans les années 30, en
revanche, l’anti-sémitisme était non seulement répandu parmi les Européens de toutes classes mais était
considéré comme tout à fait acceptable.
Le Lobby et ses amis dépeignent souvent la France comme le pays le plus antisémite d’Europe. Mais en
2003, le chef de la communauté juive française a déclaré que la ‘France n’était pas plus antisémite que
l’Amérique.

Selon un article récent paru dans Ha’aretz, la police française a rapporté que les incidents antisémites
avaient diminué de près de 50% en 2005; et cela bien que la France ait la plus grande population Musulmane
d’Europe.
En conclusion, quand un juif français a été assassiné à Paris le mois dernier par un gang Musulman, des
dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour condamner l’anti-sémitisme. Jacques
Chirac et Dominique de Villepin ont tous les deux assisté à l’office commémoratif de la victime pour montrer
leur solidarité.
Personne ne nierait qu’il y a de l’anti-sémitisme parmi les Musulmans Européens, en partie provoquée par
la conduite d’Israel envers les Palestiniens et une partie parce qu’il y a tout simplement du racisme. Mais c’est
une question séparée avec peu de relation avec si oui ou non l’Europe est aujourd’hui comme l’Europe des années
30.
Personne ne nierait qu’il reste quelques antisémites autochtones virulents en Europe (comme il y en a aux
Etats-Unis) mais ils ne sont pas nombreux et leurs opinions sont rejetées par la grande majorité des Européens.
Quand ils sont pressés d’aller au delà de la seule affirmation, les avocats d’Israel prétendent qu’il y a un
‘nouvel anti-sémitisme’, qui équivaut à une critique d’Israel. En d’autres termes, critiquez la politique israélienne
et vous êtes par définition un antisémite.
Quand le Synode de l’Eglise Anglicane a récemment voté pour désinvestir de Caterpillar Inc. parce qu’il
fabrique des bulldozers utilisés par les Israéliens pour démolir les maisons palestiniennes, le Grand Rabbin s’est
plaint que cela ‘aurait des répercussions les plus défavorables sur. . . les relations entre les Juifs et les Chrétiens
en Grande-Bretagne ‘, tandis que le Rabbin Tony Bayfield,à la tête du Mouvement de Réforme, disait : ‘Il y a un
net problème d’anti-Sioniste – à la limite de l’antisémitisme – des attitudes émergeant de la base et même des
catégories au centre de l’Eglise.’ Mais l’Eglise était simplement coupable de protestation contre la politique du
gouvernement israélien.
Des critiques sont également accusés de tenir Israel à un niveau injuste ou de remettre en cause son droit à
exister. Mais ce sont de fausses accusations aussi. Les critiques occidentaux d’Israel ne remettent presque
jamais en cause son droit à exister : ils remettent en cause son comportement envers les Palestiniens, tout comme
les Israéliens eux-mêmes.
Israel n’est pas non plus jugé injustement. Le traitement des Palestiniens par les Israéliens attire la
critique parce qu’il est contraire aux notions largement admises des droits de l’homme, au droit international et au
principe de l’autodétermination nationale. Et c’est difficilement le seul Etat à avoir affronté de vives critiques
pour ces raisons.
En automne 2001, et particulièrement au printemps 2002, l’Administration Bush a tenté de réduire le
sentiment anti-Américain dans le monde Arabe et de saper le soutien aux groupes terroristes comme Al-Qaida en
stoppant la politiques expansionniste d’Israel dans les Territoires Occupés et en préconisant la création d’un Etat
palestinien.
Bush avait à sa disposition des moyens de persuasion très significatifs. Il aurait pû menacer de réduire le
soutien économique et diplomatique à Israel, et les Américains l’auraient presque certainement soutenu.
Un sondage de mai 2003 indiquait que plus de 60% des Américains étaient disposés à retenir l’aide si
Israel résistait à la pression des Etats-Unis pour régler le conflit, et que le nombre atteignait 70% parmi ‘les
politiquement actifs’.
En effet, 73% ont dit que les Etats-Unis ne devraient pas favoriser l’une ou l’autre partie.
Pourtant, l’Administration n’a pas changé la politique israélienne, et Washington a fini par la soutenir.
Avec le temps, l’Administration a également adopté les propres justifications d’Israel sur sa position, de
sorte que la rhétorique des Etats-Unis a commencé à imiter la rhétorique israélienne. En février 2003, un titre du
Washington Post résumait la situation : ‘Bush et Sharon presque identiques sur la politique du Moyen-Orient.’
La raison principale de ce changement était le Lobby.

L’histoire commence en septembre 2001, quand Bush a commencé à inviter Sharon pour qu’il montre de la
retenue dans les Territoires Occupés. Il l’a également pressé de permettre au Ministre des Affaires Etrangères
israélien, Shimon Peres, de rencontrer Yasser Arafat, quoiqu’il (Bush) ait fortement critiqué le leadership
d’Arafat. Bush a même dit publiquement qu’il soutenait la création d’un état palestinien. Alarmé, Sharon l’a
accusé de tenter ‘d’apaiser les Arabes à nos frais’, en avertissant qu’Israel ‘ne sera pas la Tchécoslovaquie’.
Bush était soi-disant furieux d’avoir été comparé à Chamberlain, et le secrétaire de presse de la Maison
Blanche a qualifié les remarques de Sharon d »inacceptables ‘.
Sharon a présenté des excuses, mais il a rapidement réuni ses forces à celles du Lobby pour persuader
l’Administration et les Américains que les Etats-Unis et Israel affrontaient une menace terroriste commune.
Des responsables israéliens et des représentants du Lobby ont insisté sur le fait qu’il n’y avait aucune
véritable différence entre Arafat et Osama bin Laden : les Etats-Unis et Israel, ont-ils dit, devraient isoler le chef
élu des Palestiniens et ne rien avoir à faire avec lui.
Le Lobby est également allé travailler au Congrès.
Le 16 novembre, 89 sénateurs ont envoyé une lettre à Bush en le félicitant d’avoir refusé de rencontrer
Arafat, mais en demandant également que les Etats-Unis ne retiennent pas Israel de représailles contre les
Palestiniens; l’administration, écrivaient-ils, doit déclarer publiquement qu’elle se tient derrière Israel.
Selon le New York Times, la lettre ‘provenait’ d’une réunion qui s’était déroulée deux semaines auparavant
entre les ‘responsables de la communauté juive américaine et les principaux sénateurs’, en ajoutant que l’AIPAC
avait été ‘particulièrement actif en fournissant des conseils au sujet de la lettre ‘.
Fin novembre, les relations entre Tel Aviv et Washington s’étaient considérablement améliorées. C’était
grâce en partie aux efforts du Lobby, mais également grâce à la victoire initiale de l’Amérique en Afghanistan,
qui a réduit le besoin détecté d’un soutien Arabe dans l’affrontement avec Al-Qaida.
Sharon s’est rendu à la Maison Blanche début décembre et a eu une réunion amicale avec Bush.
En avril 2002, des problèmes ont encore éclaté, après que l’IDF ait lancé l’opération Bouclier Défensif et
qu’il ait repris le contrôle de pratiquement tous les principaux secteurs palestiniens de Cisjordanie.
Bush savait que les actions d’Israel endommageraient l’image de l’Amérique dans le monde Islamique et
mineraient la guerre contre le terrorisme, donc il a exigé que Sharon ‘cesse les incursions et commence le retrait’.
Il a souligné ce message deux jours plus tard, en disant qu’il voulait qu’Israel ‘se retire sans tarder’.
Le 7 avril, Condoleezza Rice, conseiller à la sécurité nationale de Bush à l’époque, a déclaré aux
journalistes : ‘ »sans tarder » signifie sans tarder. Cela signifie maintenant.’ Le même jour, Colin Powell partait
pour le Moyen-Orient afin de persuader toutes les parties de cesser de combattre et de commencer à négocier.
Israel et le Lobby sont entrés en action.
Les membres pro-Israéliens du bureau du vice-président et du Pentagone, ainsi que des experts néoconservateurs
tels que Robert Kagan et William Kristol, ont mis la pression sur Powell. Ils l’ont même accusé
d’avoir ‘pratiquement effacé la distinction entre des terroristes et ces terroristes combattants’.
Bush lui-même était pressé par des leaders Juifs et des évangélistes Chrétiens. Tom DeLay et Dick
Armey étaient particulièrement francs sur la nécessité de soutenir Israel, et DeLay et le chef de la minorité au
Sénat, Trent Lott, se sont rendus à la Maison Blanche pour avertir Bush de ne pas insister.
Le premier signe que Bush cédait est survenu le 11 avril – une semaine après qu’il ait dit à Sharon de
retirer ses forces – quand le secrétaire de presse de la Maison Blanche a dit que le président pensait que Sharon
était ‘un homme de paix’.
Bush a répété cette déclaration publiquement au retour de Powell de sa mission ratée, et a indiqué aux
journalistes que Sharon avait répondu d’une manière satisfaisante à son appel pour un retrait total et immédiat.
Sharon n’avait jamais fait une telle chose, mais Bush ne voulait plus en faire un problème.
En attendant, le Congrès se préparait également à soutenir Sharon.
Le 2 mai, il a passé outre les objections de l’Administration et a voté deux résolutions réaffirmant un
soutien à Israel. (Le vote du Sénat était de 94 contre 2; la version de la Chambre des Représentants a été votée
par 352 contre 21.)
Les deux résolutions affirmaient que les Etats-Unis ‘se positionnent solidaires d’Israel’ et que les deux
pays étaient, pour citer la résolution de la Chambre, ‘maintenant engagés dans une lutte commune contre le
terrorisme ‘. La version de la Chambre condamnait également ‘le soutien continu et la coordination du terrorisme

par Yasser Arafat’, qui a été dépeint comme une partie centrale du problème de terrorisme. Les deux résolutions
ont été élaborées avec l’aide du Lobby.
Quelques jours plus tard, une délégation bipartite du Congrès d’une mission exploratoire sur Israel a
déclaré que Sharon devrait résister à la pression américaine pour négocier avec Arafat.
Le 9 mai, un sous-comité de dotation de la Chambre s’est réuni pour envisager de donner à Israel 200
millions de dollars supplémentaires pour combattre le terrorisme.
Powell s’y est opposé mais le Lobby l’a soutenu et Powell a perdu.
En bref, Sharon et le Lobby s’en sont pris au président des Etats-Unis et ont triomphé. Hemi Shalev, un
journaliste du journal israélien Ma’ariv, a rapporté que les collaborateurs de Sharon ‘ne pouvaient pas cacher leur
satisfaction en raison de l’échec de Powell. Sharon a regardé le Président Bush dans le blanc des yeux, se sontils
vantés, et le président a baissé les yeux le premier.’ Mais c’étaient les champions d’Israel aux Etats-Unis, non
Sharon ou Israel, qui ont joué un rôle clé dans la défaite de Bush.
La situation a peu changé depuis lors. L’administration Bush a toujours refusé de traiter avec Arafat.
Après sa mort, elle a embrassé le nouveau responsable palestinien, Mahmoud Abbas, mais n’a pas fait beaucoup
pour l’aider.
Sharon a continué à développer son plan pour imposer un règlement unilatéral aux Palestiniens, basé sur
le ‘désengagement’ de Gaza couplé à l’expansion continue en Cisjordanie. En refusant de négocier avec Abbas et
en faisant en sorte qu’il lui soit impossible de fournir des avantages réels aux Palestiniens, la stratégie de Sharon
a contribué directement à la victoire électorale du Hamas.
Avec le Hamas au pouvoir, Israel a une autre excuse pour ne pas négocier. L’administration américaine a
soutenu les actions de Sharon (et celles de son successeur, Ehud Olmert).
Bush a même approuvé les annexations unilatérales israéliennes dans les Territoires Occupés, inversant la
politique déclarée de tout président depuis Lyndon Johnson.
Les responsables américains ont légèrement critiqué quelques actions israéliennes, mais n’ont pas fait
grand chose pour aider à la création d’un Etat palestinien viable.
Sharon a ‘accroché Bush autour de son petit doigt’, a déclaré l’ancien conseiller à la sécurité nationale,
Brent Scowcroft, en octobre 2004.
Si Bush essaye d’éloigner les Etats-Unis d’Israel, ou même de critiquer des actions israéliennes dans les
Territoires Occupés, il est sûr d’avoir à affronter la colère du Lobby et de ses défenseurs au Congrès.
Les candidats Démocrates à l’élection présidentielle comprennent que ce sont des choses de la vie, c’est la
raison pour laquelle John Kerry s’est donné beaucoup de mal pour montrer un soutien sans faille à Israel en 2004,
et c’est pourquoi Hillary Clinton fait la même chose aujourd’hui.
Maintenir un soutien américain à la politique d’Israel contre les Palestiniens est essentiel en ce qui
concerne le Lobby, mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là. Il veut également que l’Amérique aide Israel à rester
la puissance régionale dominante.
Le gouvernement israélien et les groupes pro-Israéliens aux Etats-Unis ont travaillé ensemble pour
façonner la politique de l’administration envers l’Irak, la Syrie et l’Iran, ainsi que son grand programme pour
réorganiser le Moyen-Orient.
La pression d’Israel et du Lobby n’était pas le seul facteur derrière la décision d’attaquer l’Irak en mars
2003, mais elle était critique.
Quelques Américains pensent que c’était une guerre pour le pétrole, mais il y a peu de preuve directe pour
soutenir cette affirmation. Au lieu de cela, la guerre a été motivée, en grande partie, par un désir de rendre Israel
plus sûr.
Selon Philip Zelikow, un ancien membre du Foreign Intelligence Advisory Board du Président, le
directeur exécutif de la Commission du 11 septembre, et maintenant conseiller de Condoleezza Rice, la ‘véritable
menace’ de l’Irak n’était pas une menace pour les Etats-Unis. ‘la menace non dite’ était la ‘menace pour Israel’, a
déclaré Zelikow devant un public de l’université de Virginie en septembre 2002. ‘Le gouvernement américain,’

a-t’il ajouté, ‘ne veut pas trop appuyer là-dessus de façon rhétorique, parce que ce n’est pas un argument
populaire.’
Le 16 août 2002, 11 jours avant que Dick Cheney lance la campagne pour la guerre avec un discours
devant les Vétérans des Guerres Etrangères, le Washington Post indiquait qu »’Israel poussait les responsables
américains à ne pas retarder une attaque militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.’ Grâce à cela, selon Sharon,
la coordination stratégique entre Israel et les Etats-Unis a atteint ‘des dimensions sans précédent’, et les
responsables des renseignements israéliens ont donné à Washington une variété de rapports alarmants au sujet
des programmes du WMD de l’Irak.
Comme l’a dit plus tard un général à la retraite israélien : ‘Les renseignements israéliens étaient associés à
part entière dans l’image présentée par les renseignements Americains et Britanniques concernant les capacités
non conventionnelles de l’Irak.’
Les leaders israéliens furent profondément affligés quand Bush a décidé de demander l’autorisation du
Conseil de sécurité pour la guerre, et furent encore plus inquiets quand Saddam a accepté de laisser entrer des
inspecteurs de l’ONU. ‘La campagne contre Saddam Hussein est un must’ a déclaré Shimon Peres aux
journalistes en septembre 2002. ‘Les inspections et les inspecteurs sont bons pour les gens honorables, mais les
gens malhonnêtes peuvent surmonter facilement des inspections et des inspecteurs.’
Au même moment, Ehud Barak écrivait un éditorial dans le New York Times avertissant que ‘le plus
grand risque se situe maintenant dans l’inaction.’
Son prédécesseur en tant que Premier Ministre, Binyamin Netanyahu, publiait un article semblable dans le
Wall Street Journal, intitulé : ‘La question du Renversement de Saddam’. ‘Aujourd’hui il n’y a rien d’autre à faire
que de démanteler son régime,’ déclarait-il. ‘Je crois pouvoir parler pour la majorité écrasante des Israéliens en
soutenant une frappe préventive contre le régime de Saddam.’
Ou comme Ha’aretz l’a rapporté en février 2003, ‘Le leadership militaire et politique aspire à une guerre en
Irak.’
Comme l’a suggéré Netanyahu, pourtant, le désir d’une guerre n’était pas limité aux leaders israéliens.
Indépendamment du Kowéit, que Saddam avait envahi en 1990, Israel était le seul pays au monde où les
politiciens et le public étaient en faveur de la guerre.
Comme l’observait à l’époque le journaliste Gideon Levy,  »Israel est le seul pays en Occident dont les
responsables soutiennent la guerre sans réserves et où aucune opinion alternative n’est exprimée.’
En fait, les Israéliens étaient tellement va-t’en-guerre que leurs alliés en Amérique leur ont demandé de
réduire leur rhétorique, ou cela serait vu comme si la guerre était engagée au nom d’Israel.
Aux Etats-Unis, la principale force motrice derrière la guerre était une petite bande des néo-conservateurs,
dont beaucoup avaient des liens avec le Likud. Mais les chefs des principales organisations du Lobby prêtaient
leurs voix à la campagne. ‘
Alors que le Président Bush essayait de vendre. . . la guerre en Irak’ rapportait The Forward, ‘les plus
importantes organisations Juives d’Amérique se sont rassemblées pour ne faire qu’un et le défendre. Déclaration
après déclaration, les chefs de la communauté ont souligné la nécessité de débarrasser le monde de Saddam
Hussein et de ses armes de destruction massive.’ L’éditorial continue en disant que :  »L’inquiétude pour la
sécurité d’Israel a été un facteur légitime dans les discussions des principaux groupes juifs.’
Bien que les néo-conservateurs et d’autres leaders du Lobby aient été désireux d’envahir l’Irak, la plus
large communauté juive américaine ne l’était pas. Juste aprés que la guerre ait commencé, Samuel Freedman a
signalé que ‘une compilation des sondages d’opinion dans tout le pays effectué par le Pew Research Center
montre que les juifs sont moins enclins à soutenir la guerre contre l’Irak que la population dans son ensemble,
52% contre 62%.’
En clair, il serait erroné de blâmer la guerre en Irak sur ‘l’influence juive’.
Par contre, c’était en grande partie dû à l’influence du Lobby, et en particulier à celle des néoconservateurs
qui en ont font partie.
Les néo-conservateurs étaient déterminés à renverser Saddam même avant que Bush soit élu président.
Ils ont causé une agitation, début 1998, en publiant deux lettres ouvertes à Clinton, demandant le
renversement de Saddam du pouvoir.

Les signataires, dont beaucoup avaient des liens étroits avec les groupes pro-Israéliens comme le JINSA
ou WINEP, et qui incluaient Elliot Abrams, John Bolton, Douglas Feith, William Kristol, Bernard Lewis,
Donald Rumsfeld, Richard Perle et Paul Wolfowitz, avaient quelques problèmes à persuader l’Administration
Clinton d’adopter l’objectif général d’évincer Saddam. Mais ils ne pouvaient pas vendre une guerre pour
atteindre cet objectif.
Ils ne furent pas non plus capables de générer l’enthousiasme pour envahir l’Irak pendant les premiers
mois de l’Administration Bush. Ils avaient besoin d’aide pour atteindre leur but. Cette aide est arrivée avec le 11
Septembre. Précisément, les événements de ce jour-là ont mené Bush et Cheney à changer de direction et à
devenir de forts partisans d’une guerre préventive.
Lors d’une réunion clé avec Bush à Camp David le 15 septembre, Wolfowitz a préconisé d’attaquer l’Irak
avant l’Afghanistan, quoiqu’il n’y ait eu aucune preuve que Saddam était impliqué dans les attaques contre les
Etats-Unis et que l’on savait que Bin Laden était en Afghanistan.
Bush a rejeté son conseil et a choisi d’aller attaquer l’Afghanistan, mais la guerre avec l’Irak était
maintenant envisagée comme une possibilité sérieuse et le 21 novembre le président a chargé les planificateurs
militaires de développer des plans concrets pour une invasion.
D’autres néo-conservateurs étaient pendant ce temps au travail dans les couloirs du pouvoir. Nous n’avons
pas encore l’histoire complète, mais des professeurs comme Bernard Lewis de Princeton et Fouad Ajami de
Johns Hopkins auraient joué des rôles importants en persuadant Cheney que la guerre était la meilleure option,
cependant des néo-conservateurs de son équipe – Eric Edelman, John Hannah et Scooter Libby, le chef d’Etat-
Major de Cheney et l’un des individus les plus puissants dans l’administration – ont également joué leur rôle.
Début 2002, Cheney avait persuadé Bush; et avec Bush et Cheney à bord, la guerre était inévitable.
A l’extérieur de l’administration, des experts néo-conservateurs n’avaient pas perdu de temps à rendre
l’invasion de l’Irak une chose essentielle pour gagner la guerre contre le terrorisme. Leurs efforts étaient conçus
en partie pour maintenir la pression sur Bush, et pour triompher en partie d’une opposition à la guerre à l’intérieur
et à l’extérieur du gouvernement.
Le 20 septembre, un groupe de proéminents néo-conservateurs et leurs alliés ont publié une autre lettre
ouverte : ‘Même si aucune preuve ne lie directement l’Irak à l’attaque,’ dit-elle, ‘Toute stratégie visant l’extirpation
du terrorisme et ses commanditaires doit inclure un effort déterminé pour renverser Saddam Hussein du pouvoir
en Irak.’
La lettre rappelait également à Bush que  »Israel était et restait l’allié le plus sûr de l’Amérique contre le
terrorisme international.’
Dans la parution du 1er Octobre du Weekly Standard, Robert Kagan et William Kristol demandaient un
changement de régime en Irak dès que les Talibans seraient battus.
Le même jour, Charles Krauthammer arguait dans le Washington Post que lorsque les Etats-Unis auraient
terminé la guerre en Afghanistan, la Syrie devrait être le prochain, suivi de l’Iran et de l’Irak: ‘La guerre contre le
terrorisme se conclura à Bagdad, ‘Quand nous acheverons le régime terroriste le plus dangereux au monde’.
C’était le début d’une campagne de relations publiques implacable pour gagner le soutien d’une invasion
de l’Irak, dont une partie cruciale était la manipulation des renseignements de façon à faire croire que Saddam
constituait une menace imminente.
Par exemple, Libby a fait pression sur les analystes de la CIA pour qu’ils trouvent des preuves pour la
guerre et a aidé à préparer le briefing maintenant critiqué de Colin Powell au Conseil de Sécurité de l’ONU.
Au Pentagone, le Policy Counter terrorism Evaluation Group était chargé de trouver des liens entre Al-
Qaida et l’Irak que les renseignements avaient soi-disant ratés. Ses deux principaux membres étaient David
Wurmser, un néo-conservateur de la ligne dure, et Michael Maloof, un Libano-Américain très lié à Perle.
Un autre groupe du Pentagone, le soi-disant Bureau des Projets Spéciaux, avait pour tâche de découvrir
des preuves qui pourraient être utilisées pour vendre la guerre.
Il était dirigé par Abram Shulsky, un néo-conservateur avec des liens de longue date avec Wolfowitz, et
ses rangs incluaient des recrues des think tanks pro-Israéliens. Ces deux organisations avaient été créés après le
11 Septembre et rendaient des comptes directement à Douglas Feith.

Comme pratiquement tous les néo-conservateurs, Feith est profondément dévoué à Israel; il a également
des liens avec le Likud depuis longtemps.
Il a écrit des articles dans les années 90 soutenant les colonies et arguant qu’Israel devrait conserver les
Territoires Occupés.
Plus important, avec Perle et Wurmser, il a écrit le rapport célèbre « Clean Break » en juin 1996 pour
Netanyahu, qui venait juste d’être élu Premier Ministre. Entre autres, il a recommandé que Netanyahu ‘se
concentre sur le renversement de Saddam Hussein du pouvoir en Irak – un important objectif stratégique
Israélien’.
Il demandait également qu’Israel prenne des mesures pour réorganiser l’ensemble du Moyen-Orient.
Netanyahu n’a pas suivi leur conseil, mais Feith, Perle et Wurmser encouragèrent bientôt l’administration
Bush à poursuivre ces mêmes objectifs. L
e chroniqueur Akiva Eldar du Ha’aretz a averti que Feith et Perle ‘marchent sur une ligne mince entre leur
loyauté aux gouvernements américains. . . et les intérêts israéliens ‘.
Wolfowitz est également dévoué à Israel. The Forward l’a un jour décrit comme ‘la voix pro-israélienne la
plus « faucon » dans l’administration’, et, en 2002, l’a choisi 1er parmi les 50 notables qui ‘ont consciemment
poursuivi l’activisme Juif ‘.
A peu près au même moment, le JINSA donnait à Wolfowitz son Henry M. Jackson Distinguished Service
Award pour avoir favorisé un fort partenariat entre Israel et les Etats-Unis; et le Jérusalem Post, en le décrivant
comme ‘fortement pro-Israélien’, l’a élu ‘homme de l’année’ en 2003.
En conclusion, un mot bref sur le soutien d’avant-guerre des néo-conservateurs à Ahmed Chalabi, l’exilé
irakien sans scrupules qui dirige le Congrès National Irakien (INC).
Ils ont soutenu Chalabi parce qu’il avait établi des liens étroits avec les groupes Juif-Américains et s’était
engagé à favoriser de bonnes relations avec Israel quand il serait au pouvoir.
C’était précisément ce que les partisans pro-Israéliens du changement de régime voulaient entendre.
Matthew Berger a présenté le contexte de l’histoire dans un journal Juif : ‘L’INC voyait l’amélioration des
relations comme un moyen d’utiliser l’influence juive à Washington et à Jérusalem et d’obtenir un soutien accru à
sa cause. Pour leur part, les groupes juifs voyaient une occasion de préparer le terrain pour de meilleures
relations entre Israel et l’Irak, si et quand l’INC serait impliqué dans le remplacement du régime de Saddam
Hussein.’
Etant donné la dévotion des néo-conservateurs à Israel, leur obsession de l’Irak, et leur influence dans
l’administration Bush, il n’est pas étonnant que beaucoup d’Américains aient suspecté que la guerre ait été conçue
pour favoriser les intérêts israéliens.
En mars dernier, Barry Jacobs de l’American Jewish Committee a reconnu que la croyance qu’Israel et les
néo-conservateurs avaient conspiré pour faire entrer en guerre les Etats-Unis contre l’Irak était ‘dominante’ parmi
les services de renseignements.
Pourtant peu de gens le diraient publiquement, et les la plupart de ceux qui l’ont fait – comme le sénateur
Ernest Hollings et le Représentant James Moran – ont été condamnés pour avoir soulevé la question.
Fin 2002, Michael Kinsley a écrit que : ‘Le manque de débat public au sujet du rôle d’Israel. . . c’est
l’éléphant proverbial dans la pièce.’ La raison de l’hésitation à en parler, a-t’il observé, était la crainte d’être traité
d’un antisémite.
Il y a peu de doutes qu’Israel et le Lobby furent les principaux facteurs dans la décision à partir en guerre.
C’est une décision que les Etats-Unis auraient probablement été loins de prendre sans leurs efforts.
Et la guerre elle-même était prévue pour être seulement la première étape. Un titre en première page du
Wall Street Journal peu de temps après que la guerre ait commencé dit tout : ‘Le Rêve du Président: Non
seulement changer un Régime mais une Région: Une Zone Pro-Américaine, Démocratique est un objectif qui a
des Racines Israéliennes et Néo-Conservatrices.’
Les Forces Pro-Israéliennes sont depuis longtemps intéressées par l’implication plus directe des militaires
américains au Moyen-Orient. Mais elles avaient un succès limité pendant la guerre froide, parce que l’Amérique
agisssait en tant que ‘balancier off-shore’ dans la région.

La plupart des forces désignées pour le Moyen-Orient, comme la Force de Déploiement Rapide, ont été
maintenues ‘au-dessus de l’horizon’ et hors de toute atteinte. L’idée était que les puissances locales se
neutralisent les unes contre les autres – ce qui est pourquoi l’administration Reagan a soutenu Saddam contre
l’Iran révolutionnaire pendant la guerre entre l’Iran et Irak – afin de maintenir un équilibre favorable aux Etats-
Unis.
Cette politique a changé après la première guerre du Golfe, quand l’administration Clinton a adopté une
stratégie ‘de double retenue’. Des forces américaines substantielles seraient postées dans la région afin de
contenir l’Iran et l’Irak, au lieu d’en utiliser une pour maitriser l’autre.
Le père de la double retenue n’était autre que Martin Indyk, qui a, pour la première fois, esquissé la
stratégie en mai 1993 au WINEP et l’a ensuite mise en application en tant qie Directeur pour les Affaires du
Proche Orient et Sud-Asiatiques au Conseil de sécurité nationale.
Au milieu des années 90, il y avait un mécontentement considérable en ce qui concerne la double retenue,
parce qu’elle avait transformé les Etats-Unis en ennemi mortel de deux pays qui se détestaient, et forcait
Washington à porter le fardeau de les contenir tous les deux.
Mais c’était une stratégie que le Lobby favorisait et travaillait activement au Congrès pour qu’elle soit
conservée.
Poussé par l’AIPAC et d’autres forces pro-Israéliennes, Clinton a durçi la politique au printemps 1995 en
imposant un embargo économique sur l’Iran. Mais l’AIPAC et les autres voulaient plus.
Le résultat fut une Loi sur des Sanctions contre l’Iran et la Libye en 1996 qui imposait des sanctions à
toutes les compagnies étrangères qui investissaient plus de 40 millions de dollars pour développer les ressources
de pétrole en Iran ou en Libye.
Comme Ze’ev Schiff, le correspondant militaire de Ha’aretz, le remarquait à l’époque,  »Israel est un
élément minuscule dans le grand complot, mais on ne devrait pas conclure qu’il ne peut pas influencer ceux qui
sont à la tête.’
A la fin des années 90, pourtant, les néo-conservateurs arguaient du fait que la double retenue n’était pas
suffisante’ et qu’un changement de régime en Irak était essentiel. En renversant Saddam et en transformant l’Irak
en démocratie vivante, arguaient-ils, les Etats-Unis déclencheraient un processus de grande envergure de
changement dans l’ensemble du Moyen-Orient.
La même ligne de la pensée était évidente dans l’étude ‘Clean Break’ que les néo-conservateurs avaient
écrits pour Netanyahu. En 2002, quand une invasion de l’Irak était imminente, la transformation régionale était
une profession de foi parmi les cercles néo-conservateurs.
Charles Krauthammer décrit ce grand programme comme l’invention personnelle de Natan Sharansky,
mais les Israéliens parmi toute la classe politique croyaient que le renversement de Saddam changerait le Moyen-
Orient à l’avantage d’Israel. rapportait Aluf Benn dans Ha’aretz (17 février 2003):
Des hauts responsables de l’IDF et des proches du Premier Ministre Ariel Sharon, tel que le conseiller à la
sécurité nationale, Ephraim Halevy, dépeignait une image attrayante du futur merveilleux d’Israel après la guerre.
Ils envisagaient un effet domino, avec la chute de Saddam Hussein suivie des autres ennemis d’Israel. . . Avec
ces leaders disparaîtraient le terrorisme et les armes de destruction massive.
Quand Bagdad est tombé mi-avril 2003, Sharon et ses lieutenants ont commencé à pousser Washington à
viser Damas.
Le 16 avril, Sharon, interviewé dans le Yedioth Ahronoth, appelait les Etats-Unis à faire une pression ‘très
forte ‘sur la Syrie, tandis que Shaul Mofaz, son Ministre de la Défense, interviewé dans Ma’ariv, déclarait : ‘nous
avons une longue liste de questions que nous pensons poser aux Syriens et il est approprié que ce soit fait par
l’intermédiaire des Américains.’
Ephraim Halevy déclarait à un public de WINEP qu’il était maintenant important que les Etats-Unis soient
durs avec la Syrie, et le Washington Post signalait qu’Israel ‘entretenait la campagne’ contre la Syrie en
fournissant aux renseignements américains des rapports sur les actions de Bashar Assad, le président syrien.

Des membres importants du Lobby avaient les mêmes arguments.
Wolfowitz a déclaré que : ‘Il devrait y avoir un changement de régime en Syrie, ‘et Richard Perle a dit à un
journaliste que : ‘Un message court, un message de deux mots’ pourrait être envoyé aux autres régimes hostiles
du Moyen-Orient : ‘Vous êtes prochain.’
Début avril, WINEP a publié un rapport bipartite déclarant que la Syrie ‘ne devrait pas rater le message
que le comportement de pays qui suivent le comportement imprudent, irresponsable et provoquant de Saddam
pourraient finir en partageant son destin ‘.
Le 15 avril, Yossi Klein Halevi écrivait un article dans le Los Angeles Times intitulé : ‘Après, Serrer les
vis de la Syrie’, alors que le lendemain Zev Chafets écrivait un article pour le New York Daily News intitulé : ‘La
Syrie amie des Terroristes a besoin d’un Changement, Aussi’. Pour ne pas être surpassé, Laurent Kaplan écrivait
dans la New Republic le 21 avril qu’Assad était une menace sérieuse pour l’Amérique.
De retour sur la Colline du Capitole, le membre du Congrès Eliot Engel avait réintroduit la Loi sur la
Responsabilité de la Syrie et la Restauration de la Souveraineté Libanaise. Il menacait la Syrie de sanctions si
elle ne se retirait pas du Liban, si elle ne renonçait pas à son WMD et si elle ne cessait pas de soutenir le
terrorisme, et il appelait également la Syrie et le Liban à prendre des mesures concrètes pour faire la paix avec
Israel. Cette législation était fortement approuvée par le Lobby – par l’AIPAC en particulier – et ‘était concue’,
selon le Jewish Telegraph Agency, ‘par certains des meilleurs amis d’Israel au Congrès’.
L’administration Bush était peu enthousiaste à son égard, mais la Loi anti-Syrienne a été votée de façon
écrasante (398 contre 4 dans la Chambre; 89 contre 4 au Sénat), et Bush l’a signée par la loi du 12 décembre
2003.
L’administration elle-même était encore divisée sur la sagesse de viser la Syrie. Bien que les néoconservateurs
aient été désireux de de faire un crochet pour se battre contre Damas, la CIA et le Département
d’Etat étaient opposés à l’idée. Et même après que Bush ait signé la nouvelle loi, il a souligné qu’il irait
lentement pour la mettre en application. Son ambivalence est compréhensible.
D’abord, le gouvernement syrien avait non seulement fourni des renseignements importants au sujet d’Al-
Qaida depuis le 11 septembre : il avait également averti Washington au sujet d’une attaque terroriste prévue dans
le Golfe et avait donné aux enquêteurs de la CIA l’accès à Mohammed Zammar, le supposé recruteur de certains
des pirates de l’air du 11 septembre. Viser le régime d’Assad compromettrait ces connexions précieuses, et
saperait ainsi la guerre plus large contre le terrorisme.
En second lieu, la Syrie n’avait pas été en mauvais termes avec Washington avant la guerre contre l’Irak
(elle avait même voté pour la résolution 1441 de l’ONU), et n’était pas elle-même une menace pour les Etats-
Unis. Jouer au dur avec elle pourrait faire penser que les Etats-Unis ont un appétit insatiable pour se battre
contre les Etats arabes.
Troisièmement, mettre la Syrie en haut de la liste donnerait à Damas une forte incitation pour causer des
problèmes en Irak. Même si on voulait faire pression, il semblerait plus raisonnable de terminer le travail en Irak
d’abord. Pourtant le congrès a insisté pour serrer la vis à Damas, en grande partie en réponse à la pression des
responsables israéliens et des groupes comme l’AIPAC.
S’il n’y avait pas de Lobby, il n’y aurait pas eu de Loi sur la Responsabilité de la Syrie, et la politique
américaine envers Damas serait plus en conformité avec l’intérêt national.
Les Israéliens on tendance à décrire chaque menace par des termes les plus rigides, mais l’Iran est
largement vu comme leur ennemi le plus dangereux parce qu’il est le plus susceptible d’acquérir des armes
nucléaires.
Pratiquement tous les Israéliens considèrent un pays Islamique au Moyen-Orient possédant des armes
nucléaires comme une menace pour leur existence. « l’Irak est un problème. . . Mais vous devriez comprendre
que, si vous me le demandez, aujourd’hui l’Iran est plus dangereux que l’Irak,’ a fait remarquer le Ministre de la
Défense, Binyamin Ben-Eliezer, un mois avant la guerre contre l’Irak.
Sharon a commencé à pousser les Etats-Unis pour qu’ils se confrontent avec l’Iran en novembre 2002,
dans une interview au Times. Décrivant l’Iran comme ‘le centre terroriste mondial’, et enclin à acquérir des
armes nucléaires, il a déclaré que l’administration Bush devrait mettre une forte pression sur l’Iran ‘dès le
lendemain’ de sa conquête de l’Irak.

En avril 2003, Ha’aretz indiquait que l’ambassadeur israélien à Washington réclamait un changement de
régime en Iran. Le renversement de Saddam, notait-il, n’était ‘pas suffisant’. Selon ses mots, l’Amérique ‘doit
poursuivre. Nous avons toujours de grandes menaces de cette magnitude venant de la Syrie, venant d’Iran.’
Les néo-conservateurs, aussi, n’ont pas perdu de temps pour demander un changement de régime à
Téhéran.
Le 6 mai, l’AEI co-organisait une conférence d’une journée sur l’Iran avec Foundation for the Defense of
Democracies et l’Hudson Institute, les deux champions d’Israel. Tous les intervenants étaient fortement pro-
Israéliens, et beaucoup appelaient les Etats-Unis à remplacer le régime iranien par une démocratie.
Comme d’habitude, une pluie d’articles de proéminents néo-conservateurs demandaient de s’en prendre à
l’Iran. « La libération de l’Irak était la première grande bataille pour le futur du Moyen-Orient. . . Mais la
prochaine grande bataille – nous espérons que ce ne sera pas une bataille militaire – sera contre l’Iran. » écrivait
William Kristol dans le Weekly Standard le 12 mai.
L’administration a répondu à la pression du Lobby en travaillant jour et nuit pour arrêter le programme
nucléaire de l’Iran. Mais Washington a eu peu de succès, et l’Iran semble déterminé à avoir un arsenal nucléaire.
En conséquence, le Lobby a intensifié sa pression. Des éditoriaux et d’autres articles avertissent
maintenant des dangers imminents de la puissance nucléaire de l’Iran, précaution contre tout apaisement d’un
régime ‘terroriste ‘, et laissent entendre une sombre action préventive si la diplomatie échouait.
Le Lobby pousse le Congrès à approuver la Loi de Soutien à la Liberté de l’Iran, qui augmenterait les
sanctions existantes. Les responsables israéliens avertissent également qu’ils pourraient prendre une mesure
préventive si l’Iran continue sa recherche nucléaire, des menaces en partie prévues pour maintenir l’attention de
Washington sur la question.
On pourrait arguer qu’Israel et le Lobby n’ont pas eu beaucoup d’influence sur la politique envers l’Iran,
parce que les Etats-Unis ont leurs propres raisons pour empêcher l’Iran d’avoir des armes nucléaires.
Il y a une certaine vérité en cela, mais les ambitions nucléaires de l’Iran ne constituent pas une menace
directe pour les Etats-Unis. Si Washington pouvait vivre avec une Union soviétique nucléaire, une Chine
nucléaire ou même une Corée du Nord nucléaire, il peut vivre avec un Iran nucléaire. Et c’est pourquoi le Lobby
doit maintenir une pression constante sur les politiciens pour qu’ils se confrontent avec Téhéran.
L’Iran et les Etats-Unis seraient difficilement des alliés si le Lobby n’existait pas, mais la politique des
Etats-Unis serait plus tempérée et la guerre préventive ne serait pas une option sérieuse.
Ce n’est pas une surprise si Israel et ses partisans américains veulent que les Etats-Unis s’occupent de
toutes les menaces à la sécurité d’Israel. Si leurs efforts de façonner la politique des Etats-Unis réussissent, les
ennemis d’Israel seront affaiblis ou renversés, Israel aura les mains libres avec les Palestiniens, et les Etats-Unis
feront la majeure partie du combat, en mourant, en reconstruisant et en payant.
Mais même si les Etats-Unis ne transforment pas le Moyen-Orient et se retrouvent en conflit avec un
monde Arabe et Islamique de plus en plus radicalisé, Israel finira protégée par la seule superpuissance au monde.
Ce n’est pas un résultat parfait du point de vue du Lobby, mais il est évidemment préférable à un
éloignement de Washington, ou à l’utilisation de son influence pour forcer Israel à faire la paix avec les
Palestiniens.
Est-ce que le pouvoir du Lobby peut être diminué ?
On voudrait bien le penser, étant donné la débacle de l’Irak, la nécessité évidente de reconstruire l’image
de l’Amérique dans le monde Arabe et Islamique, et les révélations récentes au sujet des responsables de
l’AIPAC passant des secrets du gouvernement américain à Israel.
On pourrait également penser que la mort d’Arafat et l’élection du plus modéré Mahmoud Abbas
entraineraient Washington à faire pression de façon plus forte pour obtenir un accord de paix équitable.

En bref, il y a les raisons suffisantes pour que les leaders se distancent du Lobby et adoptent une politique
Moyen-Orientale plus conforme aux intérêts plus larges des Etats-Unis. En particulier, utiliser la puissance
américaine pour arriver à une paix juste entre Israel et les Palestiniens aiderait à promouvoir la cause de la
démocratie dans la région.
Mais cela ne va pas se produire – de toute façon pas de sitôt. L’AIPAC et ses alliés (y compris les
Sionistes Chrétiens) n’ont aucun adversaire sérieux dans le monde du Lobby. Ils savent qu’il est devenu plus
difficile de défendre Israel aujourd’hui, et ils répondent en s’imposant sur les équipes et en augmentant leurs
activités.
En outre, les politiciens américains restent intensément sensibles aux contributions de campagne et à
d’autres formes de pression politique, et les principaux médias sont susceptibles de rester sympathiques à Israel
quoi qu’il fasse :
L’influence du Lobby cause des problèmes sur plusieurs fronts. Elle augmente le danger terroriste auquel
font face tous les états – y compris les alliés européens de l’Amérique. Elle a rendu impossible la fin du conflit
Israélo-Palestinien, une situation qui donne aux extrémistes un outil recruteur puissant, augmente le réservoir des
terroristes potentiels et des sympathisants, et contribue au radicalisme islamique en Europe et en Asie.
Également inquiétant, la campagne du Lobby pour un changement de régime en Iran et en Syrie pourrait
mener les Etats-Unis à attaquer ces pays, avec des effets potentiellement désastreux. Nous n’avons pas besoin
d’un ‘autre Irak. Àu minimum, l’hostilité du Lobby envers la Syrie et l’Iran rend presque impossible à
Washington de les enrôler dans la lutte contre Al-Qaida et l’insurrection irakienne, où leur aide serait vraiment
nécessaire.
Il y a là aussi une dimension morale.
Grâce au Lobby, les Etats-Unis sont devenus ceux qui ont rendu possible l’expansion israélienne dans les
Territoires Occupés, les rendant complices des crimes perpétrés contre les Palestiniens. Cette situation contredit
les efforts de Washington pour favoriser la démocratie à l’étranger et le rend hypocrite quand il pousse d’autres
états à respecter les droits de l’homme.
Les efforts des Etats-Unis pour limiter la prolifération nucléaire apparaissent également hypocrite étant
donné sa bonne volonté à accepter l’arsenal nucléaire d’Israel qui encourage seulement l’Iran et d’autres à
chercher des capacités semblables.
De plus, la campagne du Lobby pour étouffer le débat concernant Israel est malsain pour la démocratie.
Réduire au silence les sceptiques en organisant des listes noires et des boycotts – ou suggérer que les
critiques sont des antisémites – viole le principe du libre débat dont dépend la démocratie.
L’incapacité du congrès à avoir une véritable discussion sur ces questions importantes paralyse le
processus tout entier de la délibération démocratique. Les partisans d’Israel devraient être libres de le faire et de
défier ceux qui sont en désaccord avec eux, mais les efforts pour étouffer le débat par l’intimidation devraient
être sévèrement condamnés.
En conclusion, l’influence du Lobby a été mauvaise pour Israel.
Sa capacité à persuader Washington de soutenir un agenda expansionniste a découragé Israel de saisir des
occasions – dont un traité de paix avec la Syrie et une application rapide et totale des Accords d’Oslo qui aurait
sauvé la vie des Israéliens et aurait diminué les rangs des extrémistes palestiniens.
Refuser aux Palestiniens leurs droits politiques légitimes n’a certainement pas rendu Israel plus sûr, et la
longue campagne pour tuer ou marginaliser une génération de responsables palestiniens a renforcé des groupes
extrémistes comme le Hamas, et a réduit le nombre de leaders palestiniens qui seraient disposés à accepter un
arrangement juste et capables de le mettre en place. Israel lui-même serait probablement mieux si le Lobby
étaient moins puissant et si la politique américaine était plus équitable.
Il y a pourtant une lueur d’espoir.
Bien que le Lobby reste une force puissante, il est de plus en plus difficile cacher les effets nuisibles de
son influence. Les états puissants peuvent maintenir des politiques imparfaites pendant un certain temps, mais la
réalité ne peut pas être ignorée indéfiniment.

Ce qui est nécessaire, c’est une discussion franche sur l’influence du Lobby et un débat plus ouvert sur les
intérêts des Etats-Unis dans cette région vitale. Le bien-être d’Israel est l’un de ces intérêts, mais l’occupation
continue de la Cisjordanie et de son agenda régional plus large ne le sont pas.
Un débat ouvert exposerait les limites du problème stratégique et moral d’un soutien américain à une seule
partie et pourrait faire évoluer les Etats-Unis vers une position plus conforme à ses propres intérêts nationaux,
aux intérêts des autres états dans la région, et aussi aux intérêts à long terme d’Israel.
10 Mars 2006.
Footnotes
Une version non publiée de cet article est disponible à :
http://ksgnotes1.harvard.edu/Research/wpaper.nsf/rwp/RWP06-011
or at
http://papers.ssrn.com/abstract=891198
John Mearsheimer is the Wendell Harrison Professor of Political Science at Chicago, and the author of
The Tragedy of Great Power Politics.
Stephen Walt is the Robert and Renee Belfer Professor of International Affairs at the Kennedy School of
Government at Harvard. His most recent book is Taming American Power: The Global Response to US Primacy.

Une étude américaine critique la politique proisraélienne
des Etats-Unis

suite…

iCi

l’émergence du roi Maigne et la nouvelle-Jérusalem


Auteur : Guillot Fabrice
Ouvrage : L’émergence du roi Maigne et la Nouvelle-Jérusalem
Année : 2013

 

 

Mon pauvre coeur est un hibou
Qu’on cloue, qu’on décloue, qu’on recloue.
De sang, d’ardeur, il est à bout.
Tous ceux qui m’aiment, je les loue.
Guillaume Apollinaire

 

avertissement
Je tiens d’emblée à mettre en garde les lecteurs que le dossier que vous vous apprêtez à lire risquera d’en choquer plus d’un (j’entends surtout pour la partie terminale) ; mais il faut savoir d’une part que je ne suis pas là pour entretenir l’illusion des masses, à la différence de bon nombre d’acharnés et fanatiques de la mouvance nouvel-âgiste à propos notamment de la fameuse date du 21 décembre 2012 et que d’autre part, je ne cherche pas non plus à faire du sensationnalisme. Les éléments qui suivent reflètent une probabilité avant tout, une éventualité, même si ceux-ci ont de fortes présomptions de réalisation. Pour ce dernier cas, cela permettra peut-être de s’armer mentalement afin de se préparer au pire plutôt que de baigner dans l’illusion permanente de l’arrivée d’un Messie ou du paradis sur Terre. En parlant de Messie justement, vous saurez plus de quoi il en retourne tout à la fin de ce dossier.

 

première partie

 

introduction
Effectuant des recherches depuis maintenant de nombreuses années suscitées par un désir constant de percer le secret de bien des mystères qui nous entourent, à la différence de pas mal de personnes adeptes de la spécialisation dans telle ou telle branche, je m’affiche davantage comme un spécialiste de la non-spécialisation, plus susceptible selon moi de relier les différentes parties de ce grand tout qui nous intrigue tant, un peu d’ailleurs à la manière de reconstituer les morceaux du grand puzzle des énigmes de notre monde dont les pièces sont éparpillées partout dans l’espace et le temps.
Il y a quelque temps, je suis tombé sur un livre ayant pour ainsi dire apporté plus d’eau à mon moulin; ce livre s’intitule Le Grand Dérangement ou La part de fable dans l’Histoire, paru aux éditions Louise Courteau au Québec en 2011. Son auteur, Daniel Leveillard est Président National de l’Académie de Recherche Sociétaire des Hautes Etudes en Sciences Religieuses; il s’était déjà distingué avec Les Mystères de Sang Royal – De Charlemagne à Louis XVII, existe-t-il une survivance ?, Editions Lanore – Paris 2005. Chercheur en anthropologie culturelle, cet historien et auteur a retracé la généalogie des lignées royales françaises depuis l’origine de la royauté en France. Ses nombreuses recherches, son talent d’écrivain ainsi que son style de rédaction et son esprit d’analyse lui ont valu le qualificatif d’érudit par certains. Même si cela s’avère indiscutable sur de nombreux points, cet auteur semble toutefois se méprendre sur certains autres que nous tenterons de clarifier au fil de notre démarche mais il n’en reste pas moins que cet ouvrage me permit de complémenter remarquablement mes recherches dans des secteurs auxquels je n’avais d’ailleurs jamais pensé.
Ayant alors en mains une kyrielle d’éléments nouveaux, il fallait donc y mettre de l’ordre afin d’en faire faire ressortir quelque chose de cohérent; ceci fut fait grâce à une personne dont je fis la connaissance il y a
quelques mois seulement. Cette personne s’est vu attribuer certaines facultés
parapsychiques à la suite d’événements tragiques de son existence
et ce, notamment par l’intermédiaire d’un oiseau particulier nichant à
proximité de son domicile et dont les apparitions et le comportement
lui apparurent à la longue comme des messages; ce volatile, un hibou,
lui ayant fait reprendre espoir pour ainsi dire en vint alors à devenir tout
simplement son animal fétiche dont elle fit son symbole. Les lecteurs
bien entendu au fait du symbolisme négatif de cet oiseau répandu par les
Illuminatis comme à Bohemian Grove par exemple, ne doivent pas forcément
en déduire par là des visées similaires chez cette personne. Tout
dépend de la façon avec laquelle on utilise une image, un symbole ou une
connaissance qui restent en réalité on ne peut plus neutres. En tout cas,
cette personne, que j’appellerai la Dame au Hibou, me permit par ses facultés
d’entrevoir certains liens entre différents domaines d’investigation
ainsi que certaines dates en relation avec le sujet dont nous allons traiter.
Mais commençons tout d’abord si vous le voulez bien, par le commencement,
avec le très bon ouvrage de Daniel Léveillard.

Louis XVI et l’opération Varennes
Le thème majeur du livre de Mr Leveillard s’articule autour d’une certaine
prophétie, la Prophétie du St-Pape et du Grand Monarque ainsi
que du personnage dont serait issu ce Grand Monarque, à savoir, le roi
de France Louis XVI. Il faut ici informer les lecteurs que cet écrivain
reste avant tout convaincu qu’au moment où ce descendant caché fera son
apparition, ce sera alors pour l’humanité l’inauguration d’une civilisation
de l’Amour, avec un A majuscule. Ce Grand Roi, ce Roi Maigne (1), ce
Grand Monarque donc, qui fera resurgir le Rameau des Lys tant attendu.
Je crois personnellement qu’un tel espoir tient surtout ses origines dans la
religion chrétienne avec l’invention du personnage de Jésus dont Daniel
Léveillard reste manifestement lui aussi un partisan de l’historicité, tout
comme nous allons le voir d’ailleurs, le roi Louis XVI lui-même. De

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1 – De l’ancien français maigne, maine, dérivé du latin magnus « grand »

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plus, malgré les recherches étymologiques de noms qu’il dissèque pour y
trouver un sens caché, il n’a jamais dans son livre essayé de décortiquer ce
nom même de J. é. s. u. s. … Enfin passons. Ce qu’il importe ici n’est pas de
mettre l’emphase sur le caractère frauduleux à l’origine de cette religion
(comme de toutes les autres dites du Livre par la même occasion) mais
plutôt sur la vertu et la droiture que ladite religion aurait pu inspirer chez
certains. Et il en fut donc apparemment de Louis XVI qui aurait essayé
de faire passer les intérêts du peuple avant ceux de la monarchie. Ce souverain
lucide, bienveillant, progressiste, en avance sur son temps, avait déjà
pressenti qu’une trop grande importance accordée à la technologie à des
fins capitalistes ne pouvait être, à plus ou moins long terme, que néfaste à
la société. Etant de plus et par voie de conséquence, un fervent opposant à
la Révolution, il en vint donc à être désigné dans les encyclopédies et dictionnaires
conventionnels comme un roi faible, sans autorité manifeste.
C’est bien parce qu’il représentait une menace certaine que l’Histoire l’a
décrit sous ces traits. En fait, pour parvenir à une meilleure approche
de la réalité, il suffit souvent de retourner les informations à 180°, ce qui
en application de notre cas ici, donnerait quelque chose du genre « le roi
Louis XVI était un faible oui, mais pour la Fraternité Babylonienne,
ceux communément appelés les Illuminatis (puisqu’il aurait été fort pour
les masses) ». Il devait donc d’autant disparaître que celui-ci est issu des
mêmes lignées. Car il y aurait bel et bien une évidence de l’ascendance davidique
des rois de France, où il a fallu à un certain moment de l’Histoire,
redéfinir le tracé frontalier pour donner à cet empire Franc qui allait devenir
la France, la forme d’un polygone particulier, à 6 côtés précisément.
Cet Hexagone, frontière extérieure, permettant à son tour le tracé intérieur
de cette autre figure emblématique, l’étoile de David.
En tout cas, pour en revenir à la forte impression que l’histoire du
Rédempteur (se rapportant vraisemblablement à celle du dieu Horus)
eut sur notre monarque, il faut citer certains passages du livre lors de
cette fameuse et surtout drôle de fuite à Varennes où il s’arrangea pour
être au nombre de treize, comme dans le fameux tableau de Léonard de
Vinci, où les synchronicités ne sont pas absentes.

Jugez plutôt :
(p. 302)  » Treize personnes – Louis XVI, Marie-Antoinette, leurs
deux enfants, Louis-Charles et Marie-Thérèse, sa soeur Elisabeth, Mme
la Duchesse de Tourzel, gouvernante des enfants, deux femmes de
chambre, mesdames Brunier et de Neuville, trois domestiques, messieurs
de Moustier, de Malden et de Valory et le coiffeur Léonard, soit douze
personnes, en plus du cocher, Balthazar, ce qui fait treize.  » C’est beaucoup
trop pour ne pas être remarqués. En outre, on a beau ne pas être
superstitieux, le nombre treize n’a pas vertu de porter bonheur !
 » On fait mieux pour passer inaperçus, où la raison eût voulu que le
roi partît seul avec sa fille d’un côté, la reine avec son fils d’un autre côté,
ce qui n’aurait nécessité que l’usage de cabriolets, plus discrets et plus
rapides, et ce qui préservait le sang royal dans le cas où l’un des deux fût
pris, ou du roi ou du dauphin. Tout cela ne tient pas debout. « 

Effectivement cela n’a pas de sens où l’on se pose alors cette question :
(p. 308)  » Louis XVI était-il un imbécile, ou ceux qui ont préparé
l’opération, à la tête desquels l’incontournable Fersen ? Sûrement pas.
Alors quoi ? Par une curiosité remarquable, c’était le jour d’été, et le chef
de la garnison qui l’arrêtait s’appelait d’Etez. La coïncidence était-elle fortuite
? Ce serait prêter beaucoup au hasard. A la vérité, le scénario était
écrit, et qui en doute considère ceci : « Bonjour Sire », lui dit cet homme. Il
connaissait effectivement le roi ! Or après Drouet qui déjà l’avait connu,
la suite de négligences tournerait carrément à un je-m’en-foutisme absolument
incompatible avec cette opération où se jouait rien de moins que
l’avenir de la nation.
 » Mais réfléchissons : « Bonjour Maître », avait dit le disciple à Jésus,
par où il le livrait. L’histoire prend ici une autre dimension. De l’autre côté
de la rivière était une auberge dont l’enseigne était Au Grand Monarque.
Par une curieuse coïncidence, il existe une prophétie qu’on appelle « du
Grand Monarque ». Jadis, à Babylone, on fêtait le Grand Monarque le
11 mars, date où la berline fut terminée de construire. Cette prophétie du
Grand Monarque est liée à la prophétie des papes, écrite par un certain
Malachie, alors que Louis XVI était là en vert malachite. Pour tout finir,
Drouet était allé chercher le cheval Isabelle dans le hameau de Malassis,
alors que Malachie en français se dit Malassis.
 » Mauvais jeu de mots, peut-être, mais qui niera que Louis XVI était
« mal assis » sur son trône ? Et qui niera que, se livrant lui-même, comme
Jésus au Jardin des Oliviers (1), il triomphait devant le peuple, le message
étant : « Si j’avais voulu fuir, je l’aurais fait sans problème ». Et qui
en doute considère ceci. La rivière, à cet endroit où le roi était arrêté,
comporte un gué. Il était facile de passer, où personne n’aurait osé tirer
sur le roi. On dit communément qu’il manqua soixante-douze mètres
pour que ce fût réussi. En fait, cinq mètres les pieds dans l’eau, et c’était
gagné. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Il n’y a qu’une réponse possible :
Louis XVI ne voulait pas passer. La réussite était dans l’apparence d’un
échec, où tout était minutieusement préparé. »

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1 – La couleur malachite rappelant le vert olive.

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Daniel Leveillard nous parle alors du rapport de cet échec de l’opération
Varennes avec le secret de la disparition de Louis XVII (le vrai) :
(p. 309) « Quel scénario de génie ! Cette sacrée berline, où il aurait fallu
un fiacre. Un sacré fiacre, un saint fiacre, alors que Louis XVI avait dit
à Marie-Antoinette : « J’ai trouvé la clef » au jour de la Saint-Fiacre. Oui,
tout était calculé. Tout le monde ne parlait plus que de la fuite avortée. Ce
qu’on appelle détourner l’attention. C’était en 1791, personne ne s’interrogeait
sur le vrai dauphin de France, et l’enfant dans la voiture n’était qu’un
substitut. Ce qui ne veut pas dire, comme le bruit en courut pourtant,
qu’à Varennes on avait changé l’enfant, mais que, puisqu’il n’y a pas de
fumée sans feu, le mystère résidait dans l’aîné. »
Voici maintenant à la page 310 le message rendu par Louis XVI dans
une apparition au pape Pie X qu’on ne saurait difficilement accuser d’affabulation :
« « Plusieurs se sont assis sur mon trône et y ont trouvé leur perte.
Tout ce qui aura survécu de mes descendants s’assemblera un jour autour

de la place où mon sang a coulé. Au milieu d’eux paraîtra celui qu’on croît
mort. C’est lui qui doit tenir mon sceptre en sa main. C’est mon aîné. »
C’est-à-dire non pas le Louis XVII du Temple, Louis-Charles, mais
Louis-Xavier qui effectivement, était l’aîné, lequel donc ne serait mort
qu’officiellement, et non en réalité. Ce que confirma Marie-Julie Jahenny
sur les propos de la Sainte-Vierge : « C’est un Louis XVII inconnu. » « 
le saint-Suaire
Pour la poursuite de notre dossier quant à la survivance de Louis XVII,
il est impératif de prendre en considération un élément, artéfact plus précisément,
possédant la particularité de défier aussi bien historiens que
scientifiques à travers les siècles et ce, jusqu’à nos jours. Abordons alors
dès à présent le problème posé par le fameux Linceul de Turin ou Saint-
Suaire.
Mr Leveillard y consacre d’ailleurs un chapitre où il y voit l’oeuvre d’un
faussaire génial qui nous mène directement au Sang Royal. Cette idée de
sang royal lui fait évoquer la promulgation en France, de la loi salique (le
2 février 1319), puisque liée à ce sang. Une loi, d’origine judaïque bien plus
que salienne et qui priva, selon lui, les anglais de régner sur la France, d’où
naîtra la Guerre de Cent Ans avec l’idée anglaise à la fin de ladite guerre
de priver la France de son trône. Leveillard relève une coïncidence donc,
l’apparition du Saint-Suaire en ce 14ème siècle où, selon lui, « le dessin serait
apparu spontanément sur ce linceul vierge qu’était alors le drapeau
de France ». Mais la plus grande coïncidence concerne en fait (p. 252) « une
tache de sang, à l’endroit du coeur, qui dessine à la perfection le visage de
profil de Louis XVI (ou d’un sosie) (1).
Quelques lignes plus loin, notre historien affirme que « le fils caché de
Louis XVI, ce Sang Royal qu’on disait mort et donc « feu », avait en fait
échappé, et pris identité comme étant né un 12 avril. Or, le 12 avril 1997,
le Saint-Suaire échappait à un feu pris dans la nuit. Je ne crois pas que ce
soit par hasard mais « Main de Dieu » (2). »

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1 – ndlr : retenez bien ce dernier terme.
2 – ndlr : n’a-t-on pas encore employé cette dénomination pour l’élection du pape François Ier qui a fait la fierté du peuple argentin, l’ancienne Main de Dieu ayant été dans ce pays celle du joueur Maradona lors de son but resté célèbre, en
coupe du monde 1986 ?

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L’auteur rappelle la « tradition du Grand Roi
ou Grand Monarque, ce descendant caché de
Louis XVI et donc de son sang et à sa ressemblance,
dont il est dit encore qu’on verra son vrai
visage quand ce sera l’heure de Pierre II.  » Or,
poursuit Leveillard, « lors de l’ostension de 1898,
lorsqu’on photographia le Saint-Suaire, d’où fut
révélé cet incroyable mystère que le dessin était
en fait comme un « négatif photographique », le
photographe s’appelait Secundo Pia, qui signifie
« Pierre II ». » (p. 253)
Par conséquent,  » qui aurait pu dessiner à
l’avance les traits physiques de cet autre roi, de
figure semblable au Roi Martyr (Louis XVI), ô
combien sacrifié, mais par lequel doit s’exercer la
Main de Dieu et cet immense mystère où se profile,
dans l’ombre, la résurgence du Rameau des
Lys, ce rameau « replié dans un coin » ? « 
Il faut savoir, nous dit Leveillard, « qu’un français,
Normand de surcroît, Charles-Tiphaigne
de la Roche, dans un roman intitulé Giphantie
(1760), anagramme de son nom, avait déjà décrit
le procédé de catalysation (p. 255). Mais il reste
curieux, poursuit-il, que le découvreur du Suaire
à Constantinople était un certain Orthon de la Roche (p. 258) », où il y
voit à nouveau la Main de Dieu.
Continuons donc notre chemin, notre quémin en bon vieux français, à
la recherche d’autres synchronicités.

A propos de ce fameux linge, on nous fait remarquer qu’ « aucun fil
n’est tiré, ce qui suggère une évaporation du corps ; alors le Suaire, effectivement,
semble laisser transpirer cette idée précisément d’une évaporation,
et transpiration, donnant d’ailleurs au mot Suaire sa signification
logique, issue du mot sueur, le linge dès lors étant bien un suaire et non
un linceul ayant servi à l’ensevelissement de Jésus. La distinction n’est
pas vaine entre le Saint Linceul des origines et le Saint-Suaire actuel,
qui laisse entendre deux linges différents, et sans aucun doute d’époques
différentes, même si linceul et suaire sont devenus synonymes de nos
jours. Puis un peu plus loin, considérant à nouveau cette tache de sang
au niveau du coeur et représentant quelqu’un à la ressemblance de Louis
XVI, comme un il est de mon sang, ou un de ses descendants, je reviens
à cette évaporation du fils de Louis XVI, qu’on dira effectivement mort,
tradition étant qu’il se soit évaporé dans la nature ».
Nous avons vu avec l’auteur que ce fils cryptique de Louis XVI avait
pris identité sous pseudonyme, comme étant né un 12 avril. Or justement,
« le 12 avril 1997, le Saint-Suaire échappait au feu, comme s’il avait
été protégé par une mystérieuse évaporation d’eau empêchant le feu de
l’atteindre. Et c’est en 1204 que le Saint-Suaire, évaporé, a été retrouvé,
dans Constantinople en feu ; comme 12.04 et 12 avril. Précisément, la
prise de Constantinople eut lieu un 12 avril. » (p. 259)
« Ce linge, poursuit-il, particulièrement lié à Louis XVI par les liens
du sang, porte en ses traits le dessein relatif à la résurgence du Rameau
des Lys, cette tache de sang où se profile le portrait d’un homme à la
ressemblance de Louis XVI et donc un de ses descendants. Ce Suaire
faisait jadis l’objet d’une ostension annuelle, dont la fête avait été fixée au
4 mai. Or, c’est le 4 mai 1789 que l’on voit pour la dernière fois le fils aîné
de Louis XVI, Xavier. On retrouve ce lien avec le Saint-Suaire, comme
si le Suaire attirait l’attention sur Xavier, ô combien oublié de l’Histoire. »
Pour conclure ce chapitre sur le Saint-Suaire, l’auteur nous explique
qu’il ne peut y avoir de hasard ; « dès lors, comment ne pas y voir la Main
de Dieu ? Et donc que ce linge « est l’expression de ce dessein de Dieu, relatif
à la résurgence du Rameau des Lys, ce Grand Roi, ce Roi Maigne, ce

Grand Monarque, dont la tradition du même nom affirme que sa vie doit
récapituler la vie de Jésus, et qui donc, en ce sens, sera à l’image de Jésus.
Comme un jumeau (encore lui !). (…) Ces évangélistes (du latin evangelium
signifiant « annonce ») « avaient nécessairement en esprit cette vision
future du Grand Monarque qui sera à l’image de Jésus, mais également la
vision de ce jumeau dont la mort sacrificielle, à l’image de Lazare, serait le
Image reconstituée par la nasa à partir du saintsuaire
de Turin (1978).
Petite anecdote sur l’utilisation de ce portrait : il s’agit
cependant d’un « miracle ou prodige mensonger »,
accompli par le gourou Saï Baba, comme il s’en opère
de plus en plus en notre époque de profonde séduction.
… Puis, Saï Baba a porté son attention sur la photo
du Christ que mon amie
avait dans ses mains. Elle fut fascinée en regardant la main de Saï Baba s’élever en formant
une ondulation et retirer l’image du Christ du Suaire de Turin imprimée en noir
et blanc jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une feuille blanche glacée. Puis, de la même manière,
il créa sur la feuille blanche une impression, tout comme si l’image était dans un plateau
à développement pour photos et, peu à peu, l’image du Christ ressuscité est apparue en
couleur comme vous la voyez maintenant.
Sur le Suaire, l’image des yeux est inhabituelle : on a l’impression
que les yeux sont ouverts, globuleux, décentrés en strabisme
convergent ; il a fallu attendre les études tridimensionnelles du
sturp en 1978, complétées par le Père Filas, Jésuite mathématicien,

catalyseur psychologique aboutissant à la révélation du vrai visage de ce
monarque à l’image de Jésus. » (p. 259)

La Mythologie Grecque au secours d’un Dauphin
Quant à ce fils aîné de Louis XVI, Xavier, que l’histoire a fait passer
pour mort, « dans le calendrier républicain, au 4 juin, jour officiel de la
mort du fils aîné de Louis XVI, on mit la Saint-Barbeau, un poisson
qui en verlan se lit « beau bar », le bar étant un poisson également. Et la
ville de Varennes porte en armoiries précisément 2 beaux bars en reflet,
qui reflètent parfaitement l’esprit de Louis XVI car ce dernier, en parfait
Bourbon, aimait pratiquer l’art du jeu de mots. « Bobard » en vérité, que
la fuite à Varennes, et bobard que la mort de Xavier, qui fut effectivement
conduit à Quillebeuf, où dans l’église il y a Saint-Léonard, patron des enfants
évadés, qui seul justifie la présence du coiffeur Léonard à Varennes.
Un jeu de mots pour signer non pas sa propre évasion, mais celle de son
fils. » (p. 312)
Comme si tout ceci n’était pas assez fort de jeux de mots et synchronicités,
l’opération Quillebeuf n’était pas autre chose nous rappelle
Leveillard. Dans sa note additive en fin d’ouvrage sur la survivance de
Louis XVII, il revient sur cette opération. Jugez encore ce petit morceau
d’anthologie :
physicien et théologien, pour qu’une étude approfondie des
yeux révèle une particularité qui avait échappé jusque là : en réalité,
ce ne sont pas les globes oculaires que l’on voit, mais des piécettes
qui ont été posées sur les yeux du mort. En dépit des difficultés
énormes dues à la petitesse des images par rapport à la dimension des fils du tissu (0,25
mm de diamètre alors que chaque piécette mesure environ 17 mm de diamètre et que la
taille des lettres est de l’ordre de 1 x 4 mm seulement), la photographie a permis de voir
ces piécettes et d’identifier presque formellement celle qui est sur la paupière droite : il
s’agit d’un lepton, pièce de monnaie d’usage quotidien au début de notre ère (celle que les
Évangiles nomment denier ou obole).

(p. 504)  » Maintenant où était le vrai Louis XVII ? A ce sujet, j’ai déjà
expliqué très clairement comment Louis-Xavier était parti pour une ville
de Normandie portant son anagramme, à savoir « X à Vire » (incognito
à Vire). Ou quelque part alentour, dans les Vaux de Vire. Louis XVII
ne portait-il pas le titre ducal de « Normandie » (qui, selon le voeu de
Philippe II Auguste aurait dû revenir de facto au fils aîné du roi, c’est-àdire
Louis-Xavier) ? On le confie alors à une mère nourricière qui devient
administrativement sa mère biologique, laquelle a toute liberté quant à
ce fils qui lui échoit. En quelque sorte, celle-ci hérite d’un blanc-seing.
Or, comment s’appelait la mère nourricière de Louis-Xavier à Versailles ?
Elle s’appelait Geneviève Poitrine. La poitrine d’une femme se dit « sein »
et « Geneviève » vient du latin genova qui signifie « blanc ». Un blanc sein.
J’ai expliqué aussi comment cette mère de remplacement se prénommait
« Ambroisie », mot qui rappelle le Lait de Mai des anciens qui symbolisait
le lait maternel, issu de la poitrine (de la Vierge Maia) comme abrosios en
grec, signifie « non mort », alors que Xavier est « non mort ».
(p. 505)  » Le 4 juin, l’enfant disparaît. Quarante jours plus tard, c’est
la Bastille. Et six mois plus tard, le 30 janvier 1790, c’est le naufrage du
bateau Télémaque. Que cela a-t-il à voir ? Certes, à priori rien du tout.
Pourtant, il existe un calendrier de confusion, dit calendrier des mages,
fondé sur la confusion précisément des deux nouvel an, civil et religieux,
au temps des mages à Babylone. Or, dans ce calendrier, où le 22 septembre
est confondu avec le 14 mars, le 30 janvier 1790 équivaut au 14 juillet 1789,
première coïncidence. Deuxième coïncidence, le bateau porte le nom de
Télémaque, alors que Télémaque est le nom du fils d’Ulysse,le héros grec,
où l’on trouve l’homophonie remarquable de « Fils du Lys », ce qui rappelle
le fils du roi. Troisième coïncidence, ce bateau est censé porter le
Trésor de la Couronne, et qui niera que pour la Couronne, le fils aîné de
France ne soit un précieux trésor ?
Quatrième coïncidence, le bateau aurait sombré à cause d’un mascaret.
Mais il n’y a pas de mascaret en janvier. De plus, ce n’est pas une vague
de si peu de mètres qui peut faire couler un navire de haute mer apte à
affronter les tempêtes. A condition il est vrai, qu’il soit face à la vague

et non pas amarré, mais cela tous les marins le savent. Or, justement, il
aurait été amarré, ce qui est invraisemblable, et d’autant que le mascaret
est un phénomène prévisible dont on sait à l’avance qu’il va se manifester.
Cette histoire est impossible. D’ailleurs, l’épave n’a jamais été retrouvée
malgré de nombreuses recherches. En fait de mascaret, l’histoire réelle est
bien plutôt celle d’une mascarade.
Cinquième coïncidence, bien que cela ne tienne pas debout, admettons
que l’histoire soit véridique. Cela revient à dire qu’Adrien Quémin
aurait commis une faute professionnelle grave. Au regard du sinistre
(perte du Trésor Royal), il aurait mérité la prison à vie. Au contraire, il
va bénéficier d’une rente à vie ! Dans une belle maison au Val de la Haye.
De plus, le Val de la Haye est une bourgade où étaient les meilleurs capitaines
de navigation en Seine. Imaginons un capitaine qui aurait commis
une faute aussi grave vivre là, au milieu de capitaines avertis ! Il nous faut
expliquer ! Enfin, tout l’équipage aurait disparu avec le Télémaque, sauf le
capitaine et un moussaillon. C’est vraiment trop ! Le moussaillon, c’était
Louis-Xavier, où Adrien Quémin devient une figure du père (1). Car, sixième
coïncidence, ce capitaine est né le 23 août 1754, comme Louis XVI,
dont il était en quelque sorte un jumeau, un double (encore !), une représentation.
Louis XVII qui sombra là dans l’anonymat plus certainement
que le bateau, où c’est la France qui sombrait.
En fait, Adrien Quémin a conduit Louis-Xavier jusqu’à Quillebeuf
(par ce petit quémin le long de la Seine !). Septième coïncidence, cette
bourgade est placée sous le patronage de St-Léonard, saint patron des
évadés et de même celui des prisonniers qu’il faisait s’échapper ! L’église
portant le nom de Notre-Dame de Bon Port comme Louis-Xavier était
donc arrivé à bon port. Adrien avait rempli la mission qu’on lui avait
confiée. Quant à Xavier, après être passé « de l’autre côté de l’eau », for-

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1 – ndlr : ajoutons aussi que ce patronyme rappelle le latin que mando signifiant
précisément « chargé de mission », qui donnera « commando » ; de plus,
Adrien viendrait aussi du latin ater, qui a donné « atérien », signifiant « noirci »,
« obscurci » et « atermoiement », précisément « gagner du temps en obscurcissant
les faits. »

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cément en barque, il fut confié à sa nouvelle mère, au nom d’Ambroisie,
qui en fit son fils. Concernant encore ce Saint-Léonard, on trouve à ses
pieds dans cette église, deux prisonniers, d’une taille infantile, à genoux,
face à face. Comme deux enfants qui seraient le reflet l’un de l’autre et
donc, deux « jumeaux » (toujours là !), rappelant Charles, prisonnier au
Temple, et l’enfant mort au Temple, mis en ressemblance de lui.
A tout cela s’ajoute une autre coïncidence. Si cette thèse est véridique,
alors le Val de la Haye devient symbole du transbordement de
Louis XVII qu’on disait mort, et donc, symboliquement, un transbordement
des cendres. Or, en 1840, quand on procéda au transfert des cendres
de l’Empereur (Napoléon), il se trouve que le 9 décembre, le bateau qui
transportait le corps en direction de Paris, et qui s’appelait Normandie
(comme Louis XVII), fut soudain frappé d’une panne de moteur et dut
s’arrêter afin qu’on procédât à un transbordement vers un petit bateau de
pêche, la Dorade, qui était là. Justement, là, au Val de la Haye, presque
devant la maison d’Adrien Quémin. Pour comble, la ville sur l’autre rive
s’appelle « Couronne » ! »
De plus, « le Télémaque en réalité avait été rebaptisé juste auparavant
du nom de Quintanadoine (formé de Quinte « 5ème » ; Anax, « Roi » ; Do,
« donner » ; Ino, « Force de Dieu ») qui signifie « La Main de Dieu donnera
un roi à la 5ème génération ».

Un Dauphin traverse la Manche
Afin de continuer sur notre quémin, il
est bon de faire quelques rappels de cette
loi salique ; cette loi, inventée de toutes
pièces en 1319 et d’origine judaïque privait
les Britanniques du droit de régner
en France, loi de succession de mâle en
mâle. Celle-ci, « pour rappeler la loi franc-salienne, n’a pour autant rien
de franc alors que c’était la loi en Israël. La leçon étant d’importance.

Bien sûr, il y avait la question d’Isabelle à qui revenait de droit le trône
de France, ce qui n’était pas grave, lequel trône revenait de droit à son
fils Edouard dès son accession au trône d’Angleterre, ce qui, là, était très
grave : « Roi de France et d’Angleterre » (la cause de la guerre de Cent
Ans), mais il y avait aussi cette autre raison : c’est alors même qu’Israël
était sur le point de renaître, que le roi de France accepta la charge de
« successeur de David », retirant par là même ce titre aux prétendus rois
de Jérusalem. » Une guerre de Cent Ans donc, « où les rois d’Angleterre
se disaient rois de France et que la France nia en invoquant cette loi salique
; une guerre qui n’aurait jamais eu lieu sans Guillaume (retenez ce
prénom), usurpateur du trône selon les Anglais et l’Eglise – ni donc la
Révolution ! » (p. 244)
« Un jour, vous serez sans roi ! » : ce terrible serment fait par les
Anglais au lendemain de cette guerre n’était pas un vain mot, et personne
ne pouvait l’ignorer depuis François 1er rencontrant un Henri VIII suffisamment
explicite (« Moi, Henri VIII, roi de France et d’Angleterre…. »). »
Précisons donc ici la définition première du Royaume-Uni : Royaume
non pas entre les îles Britanniques que nous connaissons mais entre l’Angleterre
et la France où le trait d’union représente la Normandie. Car
apparemment, « sans la faute de Guillaume, l’Angleterre devrait être aujourd’hui
française et où la Manche n’était pas considérée par les Anglais
comme une mer (séparant deux pays), mais comme un chenal traversant
le pays (« Channel » en anglais). »

On peut donc logiquement penser à ce moment que le vrai Louis XVII
ait rejoint l’Angleterre, vraisemblablement à partir de Quillebeuf, à l’estuaire
de la Seine. Cette opération, d’après les travaux de la Dame au Hibou,
visait bien à donner vengeance aux anglais, pénalisés par cette loi salique.
Pour terminer, cette traversée fut probablement entreprise avec celui
qui, selon Daniel Leveillard, « apparaît sous les traits de Condé, l’incorruptible
organisateur. C’est lui, en effet, qui a eu la charge de conduire
Xavier, officiellement mort, en sa demeure mortuaire. Evasion de Xavier
qui prit alors nouvelle identité comme étant né un 12 avril, date si intimement
liée au Saint-Suaire. Condé donnera à son régiment la cocarde
noire, et vocation de fidélité à ce Roi Noir que sera Louis XVII. « Noir »
signifiant « caché » dans la symbolique biblique, rejoignant cet immense
mystère du Roi Noir de la tradition des mages, nommé Balthazar, comme
le cocher chargé de conduire la famille royale lors de la fameuse évasion
vers Varennes avait nom Balthazar. » (p. 265)
Un roi bien mort pour les masses et bien Maure, donc caché, pour une
minorité !

Autres Prophéties
Avant de traverser nous aussi la Manche, recensons avec l’auteur tout
ce qui a pu être annoncé à propos de la venue de ce Grand Roi car il n’y eut
pas simplement celle du Saint-Pape. Concernant celle-ci, je tiens à préciser
que Daniel Leveillard assimile ce pape qui dévoilera ce Grand Roi
comme le 111ème dans la prophétie de St-Malachie, à savoir Benoît XVI,
raison pour laquelle il lui écrivit une longue lettre. Mais il ressortirait
en fait que Malachie parlait du 112ème après celui en place au moment de
ses visions, c’est-à-dire Clément IV, ce qui nous donnerait donc le pape
François. De plus, le site Wikipédia parle bien d’une 112ème devise, Petrus
Romanus qui, nous dit-on, apparaît pour la 1ère fois dans l’édition princeps
d’Arnold de Wyon du Lignum Vitæ de 1595.
La plus connue de ces prophéties est celle dite du Roy des Frayeurs
de Michel de Nostre-Dame à propos du fils Capet. Ce fils Capet que
les républicains au moment de la Révolution avaient ordre de rechercher

par toutes les routes de France. En parlant de Nostradamus justement,
permettez-moi alors d’ouvrir une parenthèse de taille. D’après un certain
Rudy Cambier, les fameuses Centuries n’ont pas pu être rédigées par celui
que l’on présente comme le plus grand visionnaire de l’Histoire qui s’en est
ainsi approprié la paternité. Au cours de ses travaux, il s’est aperçu que le
langage de ces fameux quatrains n’appartenait pas à la région de Provence
de Nostradamus mais aux frontières belges et qui de plus, relevait du 14ème
siècle et non du 16ème ! Ces célèbres quatrains dont le caractère sybillin
peut prêter à de nombreuses interprétations, auraient été composés entre
1323 et 1328 par un moine cistercien du nom de Yves de Lessines, prieur
et 15ème abbé de l’abbaye de Cambron, entre Mons et Ath, à la frontière
belge donc, et révélerait l’emplacement d’un trésor templier. C’est la forme

du futur employé dans ces Centuries qui ont fait croire à un caractère
prophétique mais le fait est qu’on y trouve effectivement des allusions
troublantes au fils Capet. C’est donc à cause de ces allusions intrigantes
que j’ai décidé d’inclure ici cette prophétie du Roy des Frayeurs, même si
ce caractère prophétique des Centuries n’est pas fondé en réalité. La parenthèse
étant fermée maintenant avec cette imposture qui risquera d’en
surprendre beaucoup parmi vous j’en conviens, et confirmée d’ailleurs par
la Dame au Hibou, dressons pour terminer avec Daniel Leveillard la liste
d’autres prophéties plus claires avec le sujet nous concernant (p. 471) :
La prophétie du Champ des Bouleaux, la prophétie Emilienne, la prophétie
de Limoges, la prophétie de Mayence, la prophétie de Plaisance, la
prophétie d’Orval, la prophétie de Prémol…
Prophéties auxquelles s’ajoutent, hors les 2 voyants de La Salette,
sainte Mélanie Calvat et saint Maximin Giraud, toute une pléthore
d’autres saints personnages (dont la liste serait ici inutile).
Force est de constater un nombre relativement important de prophéties
liées à ce Grand Monarque, ce qui devrait marquer par conséquent
un étape cruciale dans l’Histoire de l’Humanité.

Un Dauphin traverse l’Atlantique
Avec la disparition du vrai Louis XVII du territoire français, nous en
perdons logiquement la trace si l’on se fie aux historiens et chercheurs de
ce pays, l’intérêt étant d’aller voir « ailleurs ». Etant parti à la poursuite de
notre Dauphin, je me suis mis alors moi aussi à naviguer, non pas sur les
mers mais sur la Toile. En consultant certains forums chez nos collègues
d’Outre-Manche et d’outre-Atlantique, j’ai pu tomber sur une certaine
Donna Kimmons, aujourd’hui installée à Wimberley au Texas. Cette
personne qui descendrait du roi Edouard VII et du clan Plantagenêt
(confirmant une fois encore la même origine des lignées royales franco-
britanniques, où l’on aurait ici à faire à deux côtés d’une même pièce,
un peu à l’instar des Beatles et des Rolling Stones dans l’industrie du
Rock), me donna un nom qui effaça alors mes doutes. En effet, il était fait
mention dans le livre « Le Plus Grand Secret » de David Icke, de l’existence

d’un certain Daniel Payseur comme
descendant caché du roi Louis XVI, ce
même nom de Payseur que ma correspondante
texane venait de me donner.
De plus, il n’y avait aucun doute non
plus du côté de la Dame au Hibou. Nous
en savons un peu plus dans ce livre à
compter de la page 310 où Icke nous informe
que « deux ans après l’exécution
du roi Louis XVI, le Dauphin s’est évadé
dans un panier à linge avec l’aide de
son médecin, le Dr Naudin. Le neveu
retardé du marquis de Jarjayes lui a été
substitué et il est décédé en 1795. Le prince a été amené secrètement au
château de Vendée et s’est vu offrir l’asile par le prince de Condé. Par la
suite, le prince Louis a été déplacé vers une forteresse près du Rhin où il
a vécu sous le nom de baron de Richmond. Il est arrivé en Angleterre en
1804 (confirmé par la Dame au Hibou) avec l’intendant royal de France,
George Payseur, et il a reçu la protection du roi George III […]. Le prince
a alors encore une fois changé de nom pour celui de Daniel Payseur, pendant
que George Payseur devenait George Bayshore. George III a alors
donné au prince un bateau et accordé à George Bayshore 600 acres (quel
chiffre !) de terres en Caroline du Nord. »
On nous informe ensuite qu’ « avant de quitter l’Angleterre, le prince
avait acheté des parts dans la Virginia Company, et une fois en Amérique,
a acheté des mines d’or, dont la Gold Hill Mining Company. […] Puis, avec
l’invention de la locomotive à vapeur, Payseur a commencé à construire
des chemins de fer et à les louer aux compagnies.[…] Payseur et les chemins

de fer possédaient en quelque sorte les premiers biens immobiliers
de l’Amérique. L’essentiel de cette législation se trouve dans les archives
du Congrès de 1854. La Cie Lancaster Railways de Payseur contrôlait,
via l’Alabama Minerai Company, la Cie Coca-Cola, Pepsi-Cola, General
Motors, Boeing, Ford, Standard OU … ! »
On s’aperçoit donc que notre fils caché s’est constitué un véritable empire,
une fois parvenu dans le Nouveau-Monde. Il n’est pas besoin d’être
prophète pour en déduire qu’il eut lui aussi une descendance. J’ai pu arriver
ainsi à retrouver une partie de cette descendance grâce à certains documents
disponibles sur la Toile et des informations fournies par Donna
Kimmons. Voici donc ce que l’on peut récolter :
Daniel Payseur (1781 – 1860) qui aurait eu 2 fils dont l’un, Adam, aurait
été assassiné jeune, le 2ème fils s’appelant Jonas W.
Jonas W. Payseur (1819 – 1884) que David Icke ne mentionne pas dans
son ouvrage, et Lewis Cass Payseur (1850 – 1939), fils aîné de Jonas, qui
sera chargé de gérer le gigantesque empire de son grand-père décédé en
1860 (à noter que d’après la Dame au Hibou, Lewis Cass Payseur serait né
non pas en 1850 mais 1845 mais cela n’a pas grande importance ici).
Un empire comprenant des compagnies ferroviaires, mines d’or et
d’argent, forêts, banques et Cies apparentées, filatures de coton, sociétés
de machines à coudre, compagnies d’alimentation électrique, aciéries et
autres industries sidérurgiques, sociétés automobiles, compagnies d’assurances,
industries du tabac, fabriques de montres, compagnies immobilières,
alimentaires et diverses. C’est dire justement l’ampleur de ses
possessions, un véritable empire. Comme si cela ne suffisait pas, notons
que les négociations qui aboutirent à la création de la Réserve Fédérale
eut lieu sur les terres de Jekyll Island en Géorgie qui appartenaient encore
aux Payseur et où tous ces géants de la finance, Rockefeller, Morgan,
Rothschild et Harriman en étaient des administrateurs. Précisons pour
terminer, qu’à l’origine, Daniel Payseur se trouvait à la création d’une
compagnie de télégraphe, la Western Union (ayant créé une filiale en
1875, la AT & T) ainsi que de l’Office des Services Stratégiques, l’OSS,
ancêtre direct de la CIA !

Les documents sur lesquels on peut tomber sur Internet évoquent
aussi la descendance de ce L. C. Payseur, qu’il eut avec sa femme, Mary
Alice Hudson. Ce couple aurait eu 3 filles, Pearl, Una et Iola. Vu apparemment
l’absence d’héritier mâle, la famille s’est vu obligée à un moment
d’en trouver un pour la poursuite de la gestion de cet empire colossal.
Celui-ci aurait été trouvé en la personne de Leroy Springs (vrai
nom Springstein), un parent de la famille Rothschild qui aurait passé le
flambeau à sa mort en 1931 à son fils, Elliot. Ce qui expliquerait qu’aujourd’hui,
cet empire serait aux mains des Rothschild mais ce qu’il importe
ici est que nous avons des engrenages aux noms différents mais
s’imbriquant dans d’autres, ce qui permet à la mécanique Illuminati, celle
de la Fraternité Babylonienne, un fonctionnement sans heurt dans l’édification
du Nouvel ordre Mondial.

Conclusion
Voilà donc notre enquête qui semble toucher à sa fin. Mais je me
doute que vous devez avoir une réaction en tant que lecteurs avertis que
vous êtes. Effectivement, nous avons là une descendance du souverain
Louis XVI qui se termine sur une dépossession pure et simple d’un empire
gigantesque, nous venons de le voir. Vient aussitôt à l’esprit cette
fameuse prophétie des papes et du Grand Monarque où ce descendant
caché du Roi Louis XVI fera surface à la 5ème génération. D’après ces documents
disponibles, il semblerait que cette descendance justement s’arrête
à la 3ème avec le décès de Lewis Cass Payseur, n’ayant engendré que
des filles ; ce qui expliquerait aussi la transmission de ses biens colossaux
à une autre dynastie, celle des Rothschild par l’intermédiaire de ce
Leroy Springs. La piste que nous avons suivie, en partant de France, puis
en Angleterre et enfin, en Amérique serait-elle fausse ? De plus, comment
expliquer d’un côté, le comportement du roi Louis XVI voulant
d’abord faire passer les intérêts du peuple avant ceux de la Monarchie et
de l’autre, celui d’un fils versé dans la gestion d’un empire fabuleux accumulant
richesses sur richesses, en totale contradiction apparente avec la
politique du roi de France ? Y aurait-il un lien logique entre ces éléments
à première vue incohérents ? Pour clore cette première partie, comment
expliquer d’une part, ce moyen effroyable (la décapitation) utilisé aux fins
de faire disparaître ce roi qui dérangeait tant et d’autre part, la protection
apportée au descendant de ce même monarque, qui s’est vu hissé au sommet
d’un véritable empire financier ?
Tout ceci semble en effet déconcertant mais le chapitre suivant le sera
bien davantage. Un monde où la réalité, vous le savez désormais, dépasse
bien la fiction.

 

2ème partie

Nous avons pu nous rendre compte dans la première partie, de ce périple
pour le moins incroyable dans l’univers des jeux de mots, synchronicités,
coïncidences et autres homophonies, où le lecteur averti ne sait
plus quand la matrice intervient ou bien le roi lui-même. Mais il faut rappeler
ici que le monarque en question à l’origine de toute cette saga faisait
lui aussi partie des lignées dirigeantes de cette planète, ce qui laisse entendre
qu’il devait avoir à son actif plusieurs clés quant au fonctionnement de
cette même matrice ou du moins quant à l’importance capitale du langage
codé, de la langue des oiseaux et du symbolisme en général. En tout cas,
le rouage qu’il représentait faisait crisser toute la mécanique Illuminati,
vu qu’il ne respectait pas le plan, rouage qui devait donc disparaître pour
redonner à cet ensemble toute sa fluidité et son fonctionnement optimaux.
La mécanique étant de nouveau bien huilée, tout allait pouvoir reprendre
sur de meilleures bases. Pour être à même de poursuivre notre quémin des
découvertes au sujet de cette étonnante prophétie, il nous faut alors remonter
un peu plus loin dans le temps. Comme le disent certains d’ailleurs, ceux
qui contrôlent le passé, contrôlent le présent ; eh bien, faisons-en autant.

Une Montagne Royale pour une Cité Nouvelle
Ayant relevé l’influence que la fameuse trinité chrétienne eut sur de
nombreux sujets au fil de l’Histoire, incluant comme on l’a vu Daniel
Leveillard et le roi Louis XVI, nous allons à présent en donner un autre
exemple qui aboutira à la fondation d’une ville pour le moins singulière.
Beaucoup d’éléments qui suivent représentent la traduction que j’ai
faite de passages d’un autre très bon ouvrage, celui de Francine Bernier,
cité en fin d’article dans les références bibliographiques.

Cela se passa au 17ème siècle
En France à cette époque, deux hommes auraient affirmé avoir reçu
une révélation divine pour l’un et pure illumination pour l’autre ; tous deux
faisant remonter leurs visions à la Vierge Marie. Le premier s’appelait
Jean-Jacques Olier et le second, Jérôme de la Dauversière.
Jean-Jacques Olier (1608 – 1657) de Verneuil (près de Poissy dans les
Yvelines actuelles), fondateur de la Compagnie des Prêtres du Saint-
Sulpice, avait entrepris de créer après le Concile de Trente, un nouveau
concept de séminaire pour le clergé, afin de restaurer à ce dernier, sa forme
apostolique la plus pure, qu’il voyait comme un besoin d’accomplir la volonté
du Père Charles de Condren, successeur du Cardinal de Bérulle
comme directeur de l’Oratoire de France et membre d’une Compagnie
énigmatique, la Compagnie du Saint-Sacrement. En 1651, il nomma son
projet Compagnie des Prêtres du Clergé de France, une entité séparée
du séminaire, qu’il supervisa en tant que supérieur avec 12 prêtres, pour
suivre l’exemple du collège des apôtres. Ces hommes furent alors appelés
Messieurs du Saint-Sulpice. Mais c’est 16 ans plus tôt, en 1635 exactement,
qu’il reçut sa divine révélation, lorsqu’il rejoignit cette mystérieuse
Compagnie du Saint-Sacrement.
Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière (1608 – 1692) était collecteur
d’impôts. C’était apparemment un homme très pieux de La Flèche en
Anjou. Il affirma un jour lui aussi, avoir eu une inspiration divine, plus
particulièrement en 1630, l’année où la Compagnie du Saint-Sacrement
(CSS) fut formellement organisée en tant que mission fonctionnelle.
Maintenant me direz-vous, quel point commun peut-il y avoir entre
ces deux hommes, outre une certitude d’illumination ? Cette révélation
divine qu’ils reçurent l’un et l’autre, consistait alors en l’établissement
d’une mission particulière située au même endroit, sur une île très précisément
; île qui fut découverte un siècle plus tôt par un autre français,
l’explorateur Jacques Cartier. C’est le 2 octobre 1535 exactement que ce
dernier atteignit cette île du Nouveau-Monde, une île en forme de croissant
et possédant une montagne haute de 232 m. (760 pieds). Au moment
de cette découverte, notre explorateur avait trouvé en son sommet, un

village Iroquois nommé Hochelaga, entouré de bois luxuriants. Cartier
décida alors de dédier cette montagne à son bienfaiteur, le roi de France
François 1er, en lui donnant, en vieux français du 16ème siècle, le nom de
Mont Réal, soit la Montagne Royale, aujourd’hui appelée Mont-Royal.
Il le fit en ces termes :
 » Parmi ces champs se trouve ladite cité d’Hochelaga, près de et
jouxtant une montagne qui est, alentour, labourée et fertile, au sommet
de laquelle on peut voir très loin. Nous appelâmes cette montagne,
Mont Royal. »
Avant de retrouver nos
deux protagonistes, relevons
d’abord un élément
intéressant quant à la nature
même de cette montagne.
Il faut savoir que, bien que le Ministère des Ressources Naturelles du
Gouvernement Canadien le nie purement et simplement, le Mont‑Royal
était autrefois un volcan. Or, figurez-vous que dans les anciennes traditions
Amérindiennes, un volcan était considéré comme royal, à la différence
des autres montagnes dites ordinaires ou sans feu. Elle était vue
comme un Dieu du feu, un être suprême. Par conséquent, le peuple
d’Hochelaga a-t-il pu être au courant et parler à Cartier de cette tradition
païenne ?
Retour au 17ème siècle maintenant. Il appert qu’à cette époque, la chrétienté
visait à étendre son domaine d’action aussi loin que possible et
plus particulièrement dans les contrées du Nouveau-Monde. Justement,

en 1635, la Vierge Marie aurait confié à Jean-Jacques Olier l’établissement
d’une mission chrétienne sur l’île du Mont Réal, qu’il devait lui consacrer.
Cette mission paraissait d’autant plus importante aux yeux de notre fervent
mystique que les missionnaires en Nouvelle-France ne parvenaient
pas à convertir les indigènes qui selon lui, voyageaient trop et trop souvent
d’une tribu à l’autre, sans rester suffisamment de temps pour mener
à bien leur conversion. Olier était donc résolu, suite à cette vision, à y
établir un centre durable, essentiel selon lui, à une bonne propagation de
la chrétienté. Curieusement, notre deuxième grand mystique, Jérôme Le
Royer, avait déjà décrit la topographie de cette île, qu’il prétendait avoir
vue en vision lors d’un moment d’ardente prière. Tel qu’affirmé plus haut,
c’est en 1630 donc, qu’il révéla avoir fait l’expérience « d’illumination pure,
d’un état de profonde grâce ». A lui aussi, la Vierge Marie aurait demandé
d’y créer une congrégation d’Hospitalières, c’est-à-dire de femmes qui s’occuperaient
des pauvres (des femmes qui se trouvaient déjà à l’Hôtel-Dieu
à La Flèche en Anjou). Le Royer fit part également après d’une autre
rencontre avec la Sainte-Vierge lui confirmant sa mission.
Ces deux individus se virent alors contraints d’aller rendre visite à
un certain prêtre, un jésuite et autre mystique, le Père Claude Bernier à
Meudon. Chose incroyable, nos deux hommes aux mêmes inspirations,

se pointèrent exactement le même jour pour voir ce même prêtre au sujet
d’un même projet ! Projet donc, qui avait pour cible, cette ville du Mont
Réal qui prit alors le nom de Ville-Marie (jusqu’en 1705). Coïncidence ?
Dessein ? Cité dont le nom aurait été choisi par Olier et officiellement
fondée le 18 mai 1642 par Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve. Cité
qui avait aussi pour nom Marianopolis, terme rare employé surtout par
les Nonnes Hospitalières de l’Hotel-Dieu de Montréal dans leurs archives
officielles.
Il fallait pour cela fonder un nouveau groupe afin
de travailler main dans la main; un groupe fondé
officiellement 4 ans plus tard, en 1639, qui reçut le
nom de Société des Messieurs et Dames de Notre-Dame de
Montréal pour la conversion des sauvages
qui prit par la suite la forme abrégée, Société de Notre-Dame
de Montréal, créée donc par cette énigmatique et ardente compagnie
à laquelle Olier et Le Royer appartenaient, la Compagnie du Saint-
Sacrement. Le sceau de ladite société, de forme ovale, fut conçu
peu de temps après la nomination d’Olier :
La Vierge tenant son fils et
portant une cape rouge, la couleur
de l’élévation spirituelle et de la révélation, le feu du Saint-Esprit ou
baptême du feu.
Il est possible que Le Royer connaissait Olier de par leur affiliation à la
Compagnie du Saint-Sacrement pour expliquer leur arrivée concomitante

chez le jésuite. Sur ses visions de la topographie de Montréal, il se peut que
Le Royer ait eu accès aux cartes publiées par Giovanni Battista Ramusio
dès 1550 ou être au fait des expériences des Jésuites en Nouvelle-France,
publiées par un éditeur local, de même que des Voyages de la Nouvelle-
France de Samuel de Champlain, publiés en 1632. Mais Le Royer était
considéré comme un fervent chrétien et véritable mystique, pas seulement
au vu d’un mode de vie exemplaire et vertueux mais aussi apparemment
de certaines habitudes étranges de mortification telles que flagellation
quotidienne, port du cilice ainsi que d’une ceinture et de gants faits de
quelque 2 000 pointes acérées pressant contre sa peau nue, d’où un statut
de quasi-sainteté. Par où donc ses allégations de pure illumination de la
Vierge semblaient authentiques, vu qu’un saint ne peut mentir.
Cette île du Mont Réal donc, maintenant Ville-Marie, présentait alors
toutes les caractéristiques de l’Utopia absolue : terre de nulle part, lointaine,
insulaire et inaccessible, littéralement une Nouvelle- Jérusalem, telle
qu’imaginée par les mystiques du 17ème siècle et rappelant la Cité de Dieu
chrétienne idéale de St-Augustin (354-430) qui réunira tous les vertueux,
anges, saints, hommes d’intégrité. Ce concept de cité divine ressemble
aussi beaucoup à la terre utopique créée par l’Archevêque Sulpicien de
Cambrai (1695), François Sajignac de La Mothe Fénelon (1651-1715),
dont l’oncle, le Marquis Antoine de Fénelon, était un ami proche d’Olier
et Vincent de Paul. Fénelon parla de cette utopia dans ses admirables et
poétiques Aventures de Télémaque (cela ne vous rappelle rien ?) à propos
d’une terre où le Temple est consacré à la Sagesse et à la Raison, et où les
prêtres sont les protecteurs de la plus haute vertu morale parmi les hommes.
On peut facilement arguer que l’apparition mariale à nos deux pionniers
ait pu leur faire ressentir le besoin impérieux de créer une telle
« Utopia » à Ville-Marie par l’entremise de cette mystérieuse Compagnie
du Saint-Sacrement. Précisons que celle-ci fut d’abord organisée sous
l’autorité d’un comité composé de 9 membres (comme les 9 Templiers
d’origine) changés tous les 3 mois. De plus, son fondateur, Henri de
Lévis, Duc de Ventadour en Limousin (1596-1660), était non seulement
le neveu d’Henri de Montmorency – ancien prétendu Grand Maître

des Chevaliers Templiers de 1574 à 1615 – mais figura aussi parmi les
premiers propriétaires de Nouvelle-France. Voici son pédigrée : Prince
de Maubuisson, Comte de la Voulte-en-Velay, Seigneur de Cheylard &
Vauvert, Gouverneur du Languedoc, Vice-régent de Nouvelle-France
(1625-1627), allié de la famille Condé, ordonné prêtre en 1642 et chanoine
de Notre-Dame de Paris en 1650. Mais ce n’est pas tout : il est aussi un
descendant légitime de la vieille dynastie Lévis qui possédait le Comté
de Foix incluant les châteaux de Montréal-de-Sos et Montségur, lesquels
châteaux jouèrent un rôle important dans le mystère des Cathares et l’histoire
du Saint-Graal. Ce château de Montréal-de-Sos qui devint paraît-il
un refuge du « Graal » (Sang Réal) après la chute de Montségur. Signalons
que ce Duc de Ventadour, fervent apôtre de la Contre-Réforme, ainsi que
d’autres de sa lignée comme un certain Gabriel de Thubières de Lévis
de Queylus (Caylus) qui fut le premier Sulpicien Supérieur à Montréal,
insistaient qu’il descendaient de Levi, fils de Jacob, père des Lévites et
étaient par conséquent les cousins de la Vierge, également de la tribu de
Lévi. Il n’y a guère de doute que le prénom Louis, utilisé par cette lignée
de rois de France et donc fils de David, a pour origine le vocable hébreu
levi ou levis, le u et le v étant interchangeables linguistiquement. Or, il
appert que Lévis est aussi comme par hasard une ville du Québec (sur la
rive droite du Saint-Laurent, en face de Québec City); et pour en revenir
à cette drôle de fuite de Louis XVI à Varennes, précisons qu’il existe
aussi une ville de Varennes au Québec, en Montérégie, avec notamment
la Basilique Sainte-Anne de Varennes.
Finalement, cette île de Montréal ne serait-elle pas le site parfait
pour l’établissement de la Nouvelle-Jérusalem, avec l’aide de quelque
Templariste clandestin, groupe maçonnique n’ayant rien à perdre ? Peutêtre
cette Montagne Royale représentait-elle ce symbolisme très ancien
du centre du Nouveau Monde, l’Omphalos, comme le Mont du Temple
de Jérusalem formait l’axis mundi de l’Ancien Monde ?

Une Sainteté étendue à la Province
Cette mission apostolique à Ville-Marie se reflète aussi dans la dénomination

des rues, qui commença logiquement par la partie que l’on
appelle aujourd’hui le Vieux Montréal. C’est en 1672 que le Sulpicien
François Dollier de Casson (1636-1701) et le notaire Bénigne Bossuet
dit Deslauriers (1639-1699) conçurent le plan orthogonal de la cité, basé
sur la topographie naturelle de la région qui était une colline petite mais
longue. C’est donc à l’endroit le plus élevé que choisit Casson pour l’édification
de la première église paroissiale, consacrée à Notre Dame. La rue
Notre-Dame s’élevant le long de la ligne de crête de la colline, il établit 2
autres rues parallèles, les rues St-Jacques et St-Paul, et 6 autres sur l’axe nord-sud :
– St-Pierre ;
– St-François (d’après François d’Assise, renommée par la suite
St‑François Xavier par les Jésuites) ;
– St-Joseph (d’après l’Hôpital du même nom, aujourd’hui la rue
St‑Sulpice) ;
– St-Lambert (aujourd’hui St-Laurent, servant de ligne de partage
est et ouest de l’île de Montréal) ;
– St-Gabriel et
– St-Charles.
Selon les urbanistes de Montréal, cette rue Notre-Dame s’appelait
avant l’intervention de Casson, le Coteau St-Louis. Par la suite, beaucoup
d’autres rues furent ajoutées. Nous voyons donc que ceci évoque les premiers
saints ou apôtres liés à la Terre Sainte, à l’église chrétienne primitive
et même à Sion (en Suisse) ainsi qu’aux héros de l’ère Mérovingienne tels
que St-Eloi, St-Maurice (St-Moritz, de Maur ou Maure) et St-Anthony.
Même St-Sulpice qui donna son nom à la paroisse et la Compagnie était
un protégé de l’orfèvre St-Eloi, Grand Vizir de (St) Dagobert, le bon
roi (Mérovingien). Notons également que la première église de Notre-
Dame (1672-78) se situait sur l’axe parfait est-ouest, l’axis mundi du nouvel
état Sulpicien pour ainsi dire, aujourd’hui la rue Notre-Dame, droit
devant la deuxième église du 19ème siècle connue sous le nom de Basilique
Notre‑Dame. A propos de Sion justement, écartons-nous un instant de

notre quémin avec Daniel Leveillard à nouveau où il nous fait remarquer
dans son livre (cité dans la 1ère partie) que, « si c’est en Normandie anglaise,
vers 1254, qu’on commence à parler du mouvement réformiste,
c’est en ce même temps que, en ce qui deviendra la Suisse, on commence
à parler d’un mouvement sioniste. Moins de quarante ans plus tard, en
1291, la Confédération Helvétique naissait. Six ans plus tard, en 1297, ce
mouvement sioniste avait son siège dans la ville suisse portant le nom de
Sion, avant d’être déplacé à Bâle où 600 ans (le chiffre !) plus tard, le 29
août 1897, Theodor Herzl fera sa déclaration sioniste qui mettra le monde
à feu et à sang : « Dans 50 ans, Israël sera redevenu Israël. » Qui, versé
dans l’histoire des religions s’en étonnera, puisque ce mouvement étant
basé sur la Kabbale, il ne pouvait effectivement naître… qu’à Bâle. » (p. 358)
De retour sur notre quémin de la sainteté maintenant, il faut relever
cette distinction de taille avec le Québec. Savez-vous que le Québec est
le seul endroit au monde à posséder autant de villes, villages, patelins et
autres bourgades dont le nom débute par saint ? Si une liste exhaustive
de toutes ces localités vous intéresse, reportez-vous alors à un document
numérique intitulé La Revanche des Bâtards de Pierre de Châtillon (auteur
d’un ouvrage sur les Bouleversements Climatiques (1)) qui en recensa
plusieurs centaines, 648 exactement avec ce préfixe comme St-Augustin,
St-Claude, etc. et un peu moins (111) avec le vocable saint intermédiaire
comme le Mont-St-Hilaire par exemple. Ce document est disponible sur
la Toile. C’est pour cela et d’autres raisons qu’il parle du Québec comme
de la Terre Promise mais nous verrons plus loin à qui surtout cette promesse
s’adresse.
Comme si cela ne suffisait pas, ce vocable de saint ne fut pas appliqué
seulement à des localités mais à quantité de patronymes québecois. Il
suffit pour cela de jeter un oeil dans les annuaires téléphoniques pour
se rendre compte d’une telle ampleur. Des saints partout dans les pages

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1 – Bouleversements Climatiques – Leurs cycles révélés – de l’Atlantide au 21e siècle
par Pierre De Châtillon ; Edt. Nenki.
ISBN: 2-923386-03-5

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blanches ! Vivant dans de saintes localités ! Aux saintes rues ! Tout ceci
n’est-il pas incroyable ? Tout cela ne serait-il pas trop beau pour être vrai ?

De Mystérieuses Armoiries et une Couleur Royale
Parmi ce groupe de mystiques arrivés à Ville-Marie, figuraient aussi
deux femmes d’exception, Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys. La
première se distingua notamment dans la construction du premier hôpital
Hôtel-Dieu en 1645 et dans l’inauguration du second en 1654 et
fut aussi la trésorière du projet de la nouvelle cité; la deuxième, quant à
elle, dans la construction de la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours.
Ces deux femmes pieuses avaient un rôle plus ou moins complémentaire
dans le service à autrui : Jeanne Mance était chargée davantage des soins
et de la charité, et Marguerite Bourgeoys, de l’éducation. Ce qui nous
intéresse ici plus particulièrement sont les armoiries des familles Mance
et de Mance qui présentent une relation entre ce patronyme en question
et les armes parlantes de la famille, expression héraldique désignant une
suggestion pictoriale ou un jeu de mots sur le nom de famille du porteur.
Le patronyme Mance a la même racine latine que le nom italien
Mancini et Mancino (signifiant gaucher), dérivant de manus, « main ». Des
noms qu’on trouve principalement en Italie et en Corse et partageant une
racine très intéressante avec le nom espagnol d’un arbre fruitier pour le
moins inhabituel. En effet, il existe une espèce d’arbre qui produit des
fruits rouges et verts, très semblables aux pommes, le mancenillier. Cette
espèce, Hippomane mancinella en latin (famille des euphorbiacées) qui
pousse uniquement en Amérique équatoriale, surtout aux Antilles, a
sûrement été décrite par Christophe Colomb. Le fruit de cet arbre, la
mancenille, du volume d’une pomme d’api, viendrait de l’espagnol manzanilla,
petite pomme et que l’on retrouve au nombre de douze dans les
armoiries de Jeanne Mance, dans un arbre doré, sur fond bleu royal et
encadré de rouge; héraldiquement parlant, on avait à l’origine d’Azur à
la mancine d’or au fruit de sable bordé de gueules. Ceci est la description
initiale où le sable héraldique est en fait noir car correspondant aux armoiries
des Mance ou de Mance mais cette couleur fut changée après en

bleu par Jeanne Mance, donnant alors 12 pommes bleues, ce qui fait que
l’armorial en question (fruit d’azur en héraldique) n’appartient qu’à Jeanne
Mance. Vu que seuls les descendants mâles de la première personne, selon
la tradition, pouvaient porter les armoiries familiales, celles particulières
de Jeanne Mance n’auraient pas vraiment d’archives connues, d’où
son absence apparente dans les documents disponibles sur la Toile.
La racine mancinella, comme pour la famille de Rome Mancini, proviendrait
aussi de mancus, signifiant « né défectueux, imparfait, incomplet »,
d’où gaucher. Comment dès lors appliquer cette définition à un arbre
fruitier ?
Cet arbre* est en réalité très trompeur. En effet, malgré une grande
beauté, il serait extrêmement dangereux car ses fruits, ses feuilles et sa sève
sont fort toxiques ; c’est pour cela qu’il fut aussi surnommé « arbre-poison »
ou « arbre de mort ». Il paraîtrait que celui qui déciderait de s’abriter sous
son feuillage en cas de pluie finirait avec la peau brûlée, l’eau ayant été au
contact des feuilles et fruits avant de toucher notre malheureux.

———————————————-

* Hippomane mancinella, Mancenillier – Le latex de
cette euphorbiacée est très toxique, il déclenche par simple
contact avec la peau ou les muqueuses, une réaction inflammatoire
intense. Toutes les parties sont empoisonnées
mais la quantité de latex peut varier suivant les saisons.
Même le bois est toxique.
Le simple contact cutané avec les feuilles, le fruit ou la
sève peut provoquer des dermatites bulleuses sévères, parfois
purpuriques. En général, les gens qui mordent dans
la pomme la recrachent aussitôt en raison de son goût
très âcre. Mais s’ils avalent la bouchée, les conséquences
peuvent être très graves. Mordre le fruit entraîne des brûlures
intenses, un gonflement des lèvres, la tuméfaction de
la langue qui se couvre de cloques. Toute la muqueuse de
la cavité buccale se détache ensuite par large plaques. Les oedèmes pharyngés peuvent
nécessiter une trachéotomie. L’intoxication s’accompagne d’une chute de la tension artérielle
et d’un choc. Les conséquences peuvent être fatales. En cas de pluie, il convient de
ne pas s’abriter sous l’arbre, car l’eau ruisselant des feuilles se charge d’éléments toxiques.
C’est pourquoi il est conseillé de ne pas faire la sieste sous l’arbre. Enfin si le pollen emporté
par le vent se colle sur la peau, il peut aussi causer de douloureuses dermatites. Des cas
de conjonctivites ont été signalées pour des personnes s’étant assises sous l’arbre.

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Nous retrouvons ici un principe purement chrétien avec la célèbre histoire
du fruit défendu d’Adam et Eve. D’après Francine Bernier donc, cet
arbre à l’ombre mortelle est devenu un symbole puissant (d’où sa présence
en héraldique) à de nombreuses générations de poètes français comme
Dumas, Cocteau et particulièrement Victor Hugo dans Les Misérables
ou Les Travailleurs de la Mer par exemple ainsi que dans une eau forte où
l’ombre en question forme un crâne.
Comment expliquer dès lors l’adoption d’un arbre vénéneux comme
emblème d’une famille très pieuse ? Peut-être afin d’afficher une volonté
de résister à la tentation ?
En tout cas, douze pommes bleues, d’après F. Bernier encore, se traduisent
littéralement par « pommes bleues de midi »; ces dernières se trouvant
prétendument mentionnées dans un document codé découvert en
1887 dans la vieille église de Rennes-le-Château lors de travaux de rénovation
entrepris par le célèbre Béranger Saunière. Le voici :
« Bergère, pas de tentation que Poussin Teniers gardent la clef pax dclxxxi
(1681); par la croix et ce cheval de Dieu j’achève ce dæmon de gardien à midi
pommes bleues. » Nous retrouvons là Nicolas Poussin (1594-1665) et David
Teniers Le Jeune (1610-1642) qui étaient bien connus dans le cercle de la
Compagnie du Saint-Sacrement. Intéressant de noter que Poussin produisit
la majeure partie de son oeuvre durant les mêmes trente années de la
Compagnie du Saint-Sacrement et qu’il cessa de peindre en 1665, l’année
où la Compagnie du Saint-Sacrement fut dissolue par Nicolas Fouquet,
Ministre des Finances du Roi et membre de la Compagnie. C’est aussi
pendant les dernières années de la Compagnie du Saint-Sacrement que
les armoiries des (de) Mance furent conçues où Jeanne Mance était considérée
comme une vraie salvatrice et bergère de la mission à Montréal car
elle était retournée à Paris en 1650 craignant que ladite mission n’avorte
pour convaincre les Olier et consorts. C’est après ce succès qu’elle réorganisa
la Société de Notre-Dame où elle devint la seule trésorière, un titre
qui à l’époque, ne désignait pas seulement une personne responsable de
l’argent d’une organisation mais aussi, en purs termes ecclésiastiques, la

gardienne du trésor de l’église. Notre brave Saunière n’avait-il pas trouvé
un trésor qui fit sa renommée ? Il faut aussi savoir que le nom « pommes
bleues » fait référence à un phénomène optique censé se produire à midi le
17 janvier (jour le fête de St-Sulpice et aussi celui de l’attaque d’apoplexie
de Saunière) quand le soleil traverse un vitrail ( Jésus relevant Lazare
des Morts) dans cette même église où la lumière bleue apparaît sur les
meubles avant de s’arrêter (s’estompant alors) sur l’autel avec son bas-relief
de Marie-Madeleine en génuflexion, avec un crâne à ses genoux.
F. Bernier nous donne alors une transcription de « pax 681 » avec un
code phonétique français, « mais si sang, quatre font un » où elle lie ce chiffre aux
quatre personnages les plus influents de l’établissement de cette mission au
Nouveau-Monde, à savoir outre Olier et La Dauversière on l’a vu, de Renty et
Fancamp, mais nous donnerons nous aussi une autre signification plus loin.
En tout cas, le décodage de notre auteur donnerait Bergère ( Jeanne Mance), pas
de tentation (pas de risque); Poussin et Teniers gardent la clef; mais si sang
est versé, les quatre s’unissent comme un (la Société de Notre-Dame) ; et
au nom de la croix (Templière ou patente) et à travers cette cavale de Dieu
(sainte croisade), j’achèverai mas mission comme gardienne en terre de Mance
(Montréal). De plus la cavale de Dieu
pourrait décrire une cabale, croisade chevaleresque (à l’autre bout de l’Atlantique)
entreprise au nom de Dieu et sub rosa (nous y reviendrons).
Cet arbre représenterait un vrai paradoxe. En effet, le tronc doré, associé
aux douze fruits, représenterait donc un symbole de vie, l’Arbre de

Vie, où lesdits fruits témoignent de la finalité de la croissance, donc de la
vie. Mais cet arbre, on vient de la voir, est un « arbre de mort », en l’occurrence,
l’Arbre Cabalistique de la Connaissance, interdit et empoisonné,
ou encore l’Arbre de la Gnose, mortel. Aurions-nous là un arbre double
symbolisant l’état androgyne primordial, la perfection spirituelle ? Où
l’atteinte d’un parfait équilibre ne s’acquiert qu’à la conjonction de deux
opposés, le noir et le blanc du jeu d’échecs et du plancher franc-maçonnique,
jour/nuit, lumière et ténèbres, yin et yang … ?
En creusant plus avec Bernier, nous pourrions aussi lier cet aspect
négatif de l’arbre à la main gauche par laquelle des gestes mauvais étaient
commis, d’où le terme sinistre (qui donna sénestre en héraldique) et qui
désignait Esau (ou Edom signifiant rouge) car fils de la main gauche
d’Isaac. Inversement, les 12 pommes feraient référence aux 12 tribus de
Jacob, frère jumeau d’Esau, qui lui, était le fils de la main droite d’Isaac
(dextre en héraldique). Vu qu’Isaac était l’héritier trompeur de la lignée
de Seth-Abraham, les fils d’Isaac furent séparés à partir de là, Israël en
tant que peuple élu d’un côté et les non-juifs, dépourvus de bénédictions,
de l’autre.
Nous venons de voir cette notion de principe double, gémellaire où la
réunion de deux opposés ou deux jumeaux antagonistes est une clé à la
réalisation d’un total équilibre mais on a du mal à saisir toutefois la raison
d’une telle coloration en bleu. D’où pourrait bien provenir ce pigment ?
Nous avons vu en première partie les nombreux vocables empruntés
par Daniel Leveillard aux fins de désignation de ces lignées royales :
Précieux Sang, Sang Royal, Sangréal, Saint Graal. Mais parmi ces qualificatifs,
il en est un justement que notre auteur n’emploie pas, peut-être
par ignorance ou autre raison ; un terme qui reste plus usité oralement
de nos jours chez les Anglo-Saxons que chez nous. Il s’agit du Sang Bleu
(Blue Blood en anglais); mot que l’on trouve aujourd’hui uniquement
dans le dictionnaire (français ou anglais) défini très simplement comme
« sang noble, aristocrate ». Quel lien alors entre cette couleur et le fluide vital
? Certains auteurs comme Peter Moon y voient l’inclusion ou production
de cobalt dans le sang, élément rappelons-le, qui depuis le 16ème

siècle était utilisé comme colorant bleu du verre. Tout ce qui semble rester
de la couleur bleue liée à l’aristocratie dans la langue française, outre
la courte définition ci-haut, se trouve aussi dans l’ancien juron sacrebleu !,
forme alternative de sacredieu !, contraction de sacré et Dieu. Ce dieu
qui, ne l’oublions pas, était encore écrit au pluriel au début de l’Ancien
Testament, montrant bien par là leur caractère sacré avec comme dénominateur
commun, cette couleur bleue (que l’on retrouvera dans le panthéon
de certains pays tels que l’Inde ou le Tibet).
D’une manière différente, nous pouvons aussi relever que le bleu se
retrouve symbolisé dans cet autre fruit qu’est le raisin qui donne le vin
rouge, le nectar des dieux. Ce vin rouge symbolisant à son tour le sang
humain. Autrement dit, nous aurions du sang bleu (le raisin) donnant
du sang rouge (vin). Faut-il voir là l’action créatrice de l’Humanité (sang
rouge) par ces dieux (sang bleu) que d’aucuns ont nommés Annunaki ?
Pour couronner le tout, le nectar (vin rouge donc sang humain) étant la
boisson des dieux, faut-il y voir une pseudo-description des rituels sataniques ?
Pour terminer, signalons que selon un autre chercheur, William
Henry, ces raisins étaient justement assimilés à des pommes bleues, représentant
le centre de la création et servant à ouvrir des portes ou passages
vers d’autres royaumes, ce qui nous renvoie aux portes des étoiles.

La Belle Province et sa Reine
Vous-souvenez-vous ? C’était en 1988 au concours Eurovision de la
chanson. C’est avec cette chanson intitulée Ne partez pas sans moi en
représentant la Suisse qu’elle commença à gagner beaucoup en popularité
mais c’est à l’âge de treize ans seulement, en 1981, qu’elle lance selon
Wikipedia, ses deux premiers albums, au Québec justement. Rien
d’étonnant puisqu’il s’agit en réalité d’une québécoise et non d’une suissesse.
Vous l’avez reconnue, Céline Dion.
Tout le monde connaît ensuite son parcours impressionnant où après
quantité d’albums, la voici maintenant depuis plusieurs années en spectacle

dans une ville pour le moins particulière. Il s’agit de Las Vegas. Las
Vegas, capitale mondiale du jeu, donc de la tromperie et de l’illusion avec
notamment ses enseignes lumineuses à en mettre plein la vue, effets d’autant
plus hypnotisants que cette ville est entourée par le désert de tous
côtés, la faisant apparaître donc plus comme un mirage qu’une réalité. Ce
Colosseum au Caesar’s Palace de Las Vegas semble être son lieu de prédilection;
en effet, Céline Dion est la toute première artiste à avoir décroché
un contrat de plusieurs années avec ce haut-lieu du spectacle (d’abord
3 ans puis 5) à se montrer sur scène plusieurs fois par semaine. Précisons
aussi que d’après le site Wikipedia, ce Colisée fut construit expressément
dans ce but avec 95 millions de dollars investis dans la construction de
cet amphithéâtre. Et puis en 2009, lors d’une pause, elle en profite pour
se faire construire une superbe propriété sur une petite île de Floride,
Jupiter Island. Et puis en 2010, la voilà qui donne naissance à des jumeaux
au centre médical de St-Mary’s de West Palm Beach ! Et depuis,
elle a retrouvé le chemin des planches avec salle comble à chacune de ses
apparitions.

Comment diable expliquer un tel succès ?
Grâce au travail de certains chercheurs anglo-saxons, on s’est rendu
compte que d’après la New England Historical Genealogical Society
et plus particulièrement le Burkes Peerage, 33 des 42 présidents américains
jusqu’à Clinton sont liés à Charlemagne et 19 au roi d’Angleterre
Edward III, tous deux appartenant à cette lignée sanguine. Il faut savoir
que le Burkes Peerage est la bible de la généalogie royale et aristocratique,
se trouvant à Londres; il nous apprend que chaque élection présidentielle
depuis et incluant Washington en 1789 a été remportée par le candidat
possédant le plus de gènes royaux. Ne nous y trompons pas, le président
est élu non par les votes mais par le sang ! Quel rapport me direz-vous
avec notre diva ?
Et bien figurez-vous que d’après ces recherches, Céline Dion ne serait
pas épargnée puisqu’elle descendrait tout simplement de Charlemagne !
Ce qui ferait d’elle une cousine au deuxième degré notamment de George

Bush et même Madonna ! Incroyable, n’est-ce pas ? A propos de la famille
Bush, il faut savoir que Prescott Bush, de son vrai nom George Sherff
Senior venait de l’Allemagne Nazie et serait arrivé aux USA avec le fiston,
G. Sherff Jr. vers la fin des années trente (ce qui fait que Bush père
n’avait pas le droit de devenir président mais c’est une autre histoire). Et
où croyez-vous que notre star est née ? Près de Repentigny, dans une petite
ville du nom de…Charlemagne !
Comme si cela n’était pas déjà assez fort de synchronicités, il faut
ajouter que d’après les travaux de Daniel Leveillard sur la composition
des dynasties royales de France, nous aurions une récurrence constante
de 14 générations avec chaque dynastie. En effet, la première, celle dite
des Mérovingiens, comprenait 14 générations, de même pour la suivante
dite des Carolingiens et puis la troisième, des Capétiens et encore la

quatrième, celle des Valois et enfin la cinquième, celle des
Bourbons dont le 14ème descendant correspondrait selon
notre auteur au 5ème descendant caché de Louis XVI.
Or, par une étrange coïncidence, Céline Dion est la
dernière d’une famille de 14 justement ! En d’autres
termes, une artiste descendant de Charlemagne, née
dans une bourgade du même nom, qui chante au palais de
César, qui donna naissance à des jumeaux et vit sur l’île de
Jupiter ! Tout cela n’est-il pas incroyable encore une fois ?

David Icke et les Reptiliens
A l’heure actuelle, presque tout le monde versé dans la thèse conspirationniste
a entendu parler de David Icke, cet anglais, que nous avons
cité un peu avec le cas de Daniel Payseur, dont la carrière de footballeur
fut réduite à néant par une arthrose précoce. Surnommé par certains
« l’archi-conspirationniste n°1 dans le monde », cet homme aurait commencé
à écrire des livres suite à des visions (encore !) qu’il aurait eues vers la
fin des années 1980 ou début 1990. Précisons ici que seuls deux de ses
livres semblent avoir été traduits en français et ce, aux éditions Louise
Courteau encore une fois : les ouvrages intitulés Les Enfants de la Matrice
et Le Plus Grand Secret. Dans le sujet qui nous intéresse, David Icke met
en lumière l’origine reptilienne des lignées mérovingiennes notamment,
dynasties à la source desquelles on trouve le fameux Mérovée lui ayant
donné son nom. Ces lignées royales auraient des ramifications multiples
et donc avec la couronne britannique dont il est beaucoup question dans
ses livres. Or il en ressort un personnage mystérieux dont il semble indiquer
la primauté dans la vie cachée de ce monde particulier qui nous
échappe, un personnage mentionné aussi par certains autres spécialistes
du genre. Dans cet univers clos qu’est le leur, ce personnage répondrait
au nom de code de Pindar. Ce vocable pour le moins obscur signifierait,
en langage codé donc, « Pinnacle du Dragon » ou encore « Pénis de Dragon ».
Icke et d’autres assimilent encore cet homme mystérieux au Marquis de
Libeaux. D’après Icke, il serait un des plus hauts membres de la dynastie
Rothschild mais il ressortirait des travaux avec la Dame au Hibou que
ce n’est pas le cas (nous y reviendrons). En tout cas, ce Pindar serait le
seul qui ferait trembler la reine Elisabeth (dont le nom soi-dit en passant
signifierait « Temple du Lézard EL », Beth en hébreu voulant dire « maison »
ou temple et El, la divinité) et dirigerait les rituels Illuminatis les plus
importants, étant de ce fait le seul à répondre directement des reptiliens
de la Terre creuse.
Parmi les autres versés dans la thèse reptilienne, citons également un
certain Anton Parks. Curieusement, lui aussi affirme avoir reçu des visions
(quand il était adolescent) et possède un style d’écriture où personne

ne peut et ne doit remettre en question tout ce qu’il nous balance.
Pourquoi ? Il n’y a pas vraiment matière à s’étonner; ces personnes sont
formées afin de préparer les consciences au Nouvel Ordre Mondial. Quant
à Icke, ceci explique pourquoi il occupe toujours le devant de la scène
après 20 ans à écrire des livres, donner des conférences et faire des dvds.
Bien sûr, étant programmées, ces personnes croient agir pour le bien de
l’humanité (cela ne vous rappelle-t-il rien ?). Figurant parmi les amis de
David Icke, se trouve outre-Atlantique, un certain Steward Swerdlow, lui
aussi versé dans le domaine.
Cet homme, apparemment, est un rescapé du projet Montauk qui,
comme vous le savez, s’occupait de programmation mentale et de voyages
dans le temps et qui s’est déroulé à l’extrémité nord de Long Island dans
l’état de New-York; lui aussi oeuvrerait pour le bien de l’humanité (sur son
site expansions.com) après toutes les horreurs qu’il aurait subies et fait
subir durant ce projet, en apprenant notamment à ses clients comment
s’auto-guérir, moyennant finance cela va de soi. Il faut savoir pour information
que ce type est le petit-neveu du premier président de l’Union
Soviétique, Yakov Sverdlov, qui se distingua notamment en faisant massacrer
la famille du tsar à Iekaterinbourg le 17 juillet 1918, ville à laquelle
il donna alors son nom, Sverdlosk. En parlant de sang royal justement,
Swerdlow écrivit un livre au titre révélateur, Blue Blood, True Blood (Sang
Bleu, Vrai Sang), où il parle de la création des races humaines par les
reptiliens. Ajoutons au passage que Blue Blood signifie aussi au sens figuré
et politiquement parlant, « conservateur » ou encore « pur jus », titre que l’on
retrouve dans une chanson de Madonna.
Pour en terminer avec lui et par une curieuse coïncidence, il rencontra
celle qui allait devenir son épouse d’une manière relativement similaire à
celle d’Anton Parks, qu’il raconte dans une sorte de pseudo-biographie
intitulée, Montauk, The Alien Connection aux éditions SkyBooks dont la
maison fut créée par Peter Moon (dont nous avons parlé très brièvement
plus haut), celui qui co-écrivit la saga de ce projet avec un certain Preston
Nichols, ingénieur de génie en électronique et ancien participant-cobaye
dans toute cette affaire.

Pour en revenir à notre Pindar, il faut savoir qu’il
se trouve aujourd’hui à Long Island toujours,
mais dans la partie est de l’île cette fois, un grand
vignoble appelé Pindare (avec un e) Vineyards.
Ce nom aurait été choisi en l’honneur du célèbre
poète (ce qui explique le e) mais cela reste très curieux
tout de même car on y retrouve justement
le symbolisme du raisin qui donnera le nectar
des dieux. A propos de programmation mentale,
les membres de la Fraternité Babylonienne ou Illuminatis si vous
préférez, disposent de toute une palette de techniques aussi variées et
diaboliques les unes que les autres, techniques ayant été plus ou moins
compilées par maints spécialistes du genre et regroupées dans des projets
tel que Montauk (on l’a vu), MK Ultra, MALTA (pour Montauk Alsace
Lorraine Time Archives) et bien sûr Monarque, projets comptant à leur
actif des superproductions telles que Lenny Kravitz ou encore le voisin de
Céline Dion, un certain Tiger Woods.
Ne nous y trompons pas, Louis XVI ne faisait pas exception à la
règle du droit de régner en fonction du sang, il appartenait lui aussi à
une pure lignée de la race du dragon mais, comme on l’a vu, sa conduite
n’allait pas dans le sens voulu. Et pour ce qui est de sa mystérieuse descendance,
qu’en est-il ? De Louis XVII (Xavier) alias Daniel Payseur à
L. C. Payseur le petit-fils, bien sûr tous de la même lignée, nous avons
vu plutôt l’inverse où cette fois, les intérêts de la Fraternité Babylonienne
n’étaient plus bafoués. Alors ?

Une Devise Provinciale pour un Bouquet Final
Afin de nous lancer dans le dénouement de cette royale intrigue, il
nous faut débuter par les armoiries, non plus cette fois de Jeanne Mance,
mais du Québec. F. Bernier nous rappelle qu’elles furent établies en 1868
par la Reine Victoria (l’année où le Canada devint une Confédération) et

qui portent, outre le lion de l’Empire Britannique (qui soi-dit en passant
remplaça le dragon avec Guillaune Ier), 3 fleurs de lys de la Maison de
Bourbon, fleurs qui auraient été choisies à l’origine en 1376 par Charles V
‘Le Sage’ pour honorer la Sainte-Trinité.
C’est en 1883 apparemment que l’ingénieur et ministre adjoint des
Travaux Publics du Parlement du Québec, Eugène-Etienne Taché
(1836-1912) conçut la devise Je Me Souviens. Le 15 février 1978, quand
le débat sur le changement de mots sur les plaques d’immatriculation
faisait rage, Hélène Paquet, la petite- fille de Taché, avait écrit une
lettre au journal Montréal Star où
elle déclarait que la devise de 3 mots provenait d’un poème anonyme dont
le premier vers se terminait par Je Me Souviens / Que né sous les lys je crois
sous la rose ; par conséquent, la formulation complète de cette devise qui
donna lieu à toute une pléthore d’interprétations. Parmi celles-ci, citons
celle d’un de mes anciens collègues de travail près duquel j’avais cherché
à en savoir plus; il m’avait répondu plein d’émotion : « Je me souviens
être né sous le Fleurdelisé (le Québec) et d’avoir grandi sous l’Unifolié (le
Canada) », afin de montrer qu’il avait subi la domination anglaise, ici, celle
du Canada anglophone. Avant de vous présenter une interprétation différente
nous concernant au plus haut point, il nous faut revenir à notre
mystérieux Pindar.
Afin de dissiper certains doutes, je fis donc appel aux services de la
Dame au Hibou. Comme nous l’avons vu, en se fiant à la documentation
disponible, on s’aperçoit que L C Payseur n’eut que des filles. Là est le
hic justement car il aurait bien eu un fils, donc caché lui aussi (comme

son arrière-grand-père Xavier), un héritier mâle que la Fraternité allait
alors choisir pour une mission différente. Elle commença pour se faire,
à lui donner un nom de code pour le moins obscur, Pindar. D’après la
Dame au Hibou, celui-ci serait né vers 1905-06; son père L. C. Payseur,
né en 1850 on l’a vu, aurait eu alors la cinquantaine bien passée lorsque
Pindar vit le jour, ce qui explique peut-être son absence officielle dans la
généalogie.
Où donc, selon vous, peut-on trouver un indice illustrant ces quatre
descendants cachés de Louis XVI ? Redonnons alors la parole à Daniel
Leveillard : « Le Grand Monarque, descendant de Louis XVI, sera forcément
lié à un énigmatique Jean-Baptiste, puisque tel est le prénom prophétique
donné à Louis XVII, en référence à la décapitation de son père.
La référence au prophète, décapité et appelé « le Précurseur » fait ainsi de
Louis XVII le précurseur du Grand Monarque, dont il annonce le grand
mystère du Sang Royal. »
 » Il est dit aussi que ce Grand Monarque, roi de France, ne sera pas
entendu dans son pays, et qu’il la fera entendre (sa voix) depuis un autre,
que Nostradamus appelle Hespérides. Le jeu de mots évident implique
« Hespér », Espérance. […]
 » Or, dans ce jeu d’artifices, le bouquet final est peut-être une composition
de 4 fleurs de lys, rappelant les 4 rois cachés entre Louis XVII et
le Grand Monarque. Quand celui-ci étant rejeté par son propre pays, sa
voix se fera entendre dans une autre nation, nécessairement francophone.
« Quatre fleurs de lys », c’est le drapeau du Québec et cette province qui
faisait partie de la Nouvelle-France est toujours francophone. En outre,
le saint-patron du Québec est Jean-Baptiste. » (p. 453)
Leveillard parlait aussi de l’un des faux-prétendants, Charles-
Guillaume Naundorff, le « faux Dauphin », dont une branche s’était fixée
justement au Canada :
 » […] Ce n’est pas pour rien que la branche cadette des descendants de
ce Naundorff, qui prétendait être Louis XVII, s’est installée au Canada.
A Ottawa, parce que c’est la capitale, mais cette ville se trouve à la frontière
du Québec, à deux pas de l’Outaouais et pas si loin de Montréal.

« Mont Réal », nom qui signifie Mont Royal (on l’a vu), haut lieu royal,
Lieu du Sang Royal – du Sang Réal. » (p. 454)
Un drapeau du Québec
donc, avec ses quatre fleurs
de lys sur fond bleu royal,
représentant nos quatre
descendants cachés (non
pas entre Louis XVII et
le Grand Monarque mais
entre Louis XVI et ce dernier).
Ce qui nous donne
ceci :
Nous avons vu que les armoiries établies par la Reine Victoria ne comportent
que trois fleurs de lys; notre Pindar étant né vers 1905, il n’était
donc pas encore de ce monde au moment de la création de ces armoiries
en 1868 où il n’y avait alors que trois descendants cachés, d’où les trois
fleurs de lys. C’est bien-sûr une hypothèse d’interprétation.
Reste donc maintenant ce cinquième et dernier descendant caché, celui
qui devra faire son apparition le moment venu, annoncé par de nombreuses
prophéties.
C’est en cela qu’il faut revenir sur cette fameuse devise Je me souviens
que né sous les lys je crois sous la rose. Nous allons alors nous concentrer
non pas sur les trois premiers mots (ceux figurant sur les plaques d’immatriculation)
mais sur les trois derniers : sous la rose. Quel pays est connu
entre autres pour avoir cette fleur comme symbole ? Bien sûr, vous avez
deviné, c’est l’Angleterre. Outre une interprétation littérale, il faut aussi y
ajouter une autre, cachée, c’est le cas de le dire, sub rosa (sous la rose), signifiant
justement secret, caché. Ce qui nous amène par conséquent à un

cinquième monarque caché et ayant grandi manifestement en Angleterre.
Comme si cela n’était pas tout, nous trouvons une autre devise dans la
basilique Notre-Dame de Montréal cette fois, sur une colonne à droite
du sanctuaire où l’on peut lire : Comme un lys au milieu des épines.
De quelles épines parle-t-on ici ? Doit-on les prendre au sens figuré
ou faut-il y voir les appendices protecteurs de cette autre fleur emblématique
? Ce qui nous renvoie encore à l’Angleterre, un lys ayant été planté
au beau milieu d’une roseraie.
Il ressortirait des consultations avec la Dame au Hibou que Pindar
fut à un moment contraint de quitter l’Amérique pour venir s’installer
justement en Angleterre, apparemment vers la fin de la deuxième Guerre
Mondiale, soit vers l’âge de 40 ans. Pourquoi alors ne pas rester là où son
arrière-grand-père avait été envoyé ? Effectivement, deux scénarios opposés
ici : Daniel Payseur, après un court séjour en Angleterre, nous l’avons
vu, fut envoyé en Amérique et Pindar faisant le trajet inverse. D’un côté,
la conduite vertueuse de Louis XVI et de l’autre, le rôle de sa descendance

au profit de la Fraternité. Comment donc expliquer ces types de comportement
pour le moins antagonistes, avec une descendance aboutissant,
comme nous l’a révélé David Icke, à la tête de réseaux sataniques ? C’est
un exemple caractéristique de l’abhorration pure et simple des reptiliens
à l’encontre de tout ce qui est contraire à leur éthique et plus particulièrement
lorsqu’il s’agit d’un des leurs. La prise en charge du vrai Dauphin
Xavier qui, par définition, a dû hérité d’une partie des gènes dérangeants
de son père, s’est donc révélée essentielle aux fins de le faire rentrer dans
les rangs, permettant le recouvrement à la mécanique Illuminati d’une
fluidité de fonctionnement qui s’était vu sévèrement altérée suite à la politique
de Louis XVI.
Pourquoi Londres serait-elle si importante à la Fraternité, outre son
rôle de capitale du Grand Empire Britannique ?
L’institut Tavistock de Londres fut créée en 1920
à Tavistock Square comme clinique psychiatrique (la
Clinique Tavistock), par Cyril Burt (1883-1971),
expert en recherches sur le para-normal, et Hugh
Crichton-Miller (1877-1959), vice-président de
l’Institut C. G. Jung deZürich.
En 1921, le onzième duc de Bedford, marquis de
Tavistock, donna à l’Institut
un siège où furent menées des recherches sur les psychoses traumatiques par bombardement
sur des rescapés de la première guerre mondiale. Il s’agissait d’identifier, avec des
critères scientifiques, le seuil de rupture de la résistance d’un être humain soumis à des
sollicitations limites. Le projet était patronné par le Bureau pour la Guerre psychologique
de l’armée britannique sous le commandement du psychiatre John Rawlings Rees.
En 1932 un réfugié d’Allemagne, Kurt Lewin, spécialiste en dynamique des groupe,
c’est-à-dire de techniques de manipulation de l’individu inséré dans un groupe, visant à
lui faire acquérir une nouvelle personnalité et de nouvelles valeurs, devint directeur de
l’Institut Tavistock. Lewin était le fondateur de la Clinique psychologique de Harvard,
qui devait jouer un rôle essentiel pour convaincre les Américains à entrer en guerre
contre les Allemands.

Il faut savoir que cette cité se distingue aussi par la présence en ses
murs d’un établissement connu surtout des spécialistes de la question,
un centre éducatif pour le moins spécial et réservé non pas au vulgum
pecus mais à des personnes censées tenir par la suite des postes-clés dans
la politique mondiale de la Fraternité. Il s’agit de l’Institut Tavistock des
Relations Humaines, un des plus grands centres de lavage de cerveau de
la planète.
Il est indubitable que celui qui allait porter le nom de Daniel Payseur
reçut une formation, peut-être pas nécessairement dans ce bâtiment vu
qu’à l’époque, il n’était pas censé exister (création vers 1920 selon certains
sites ou 1913 selon d’autres) afin d’être prêt pour la grande traversée de
l’Atlantique. Quant à son arrière-petit-fils Pindar, encore appelé Marquis
de Libeaux, il y séjourna un moment afin de recevoir une formation
d’autant plus spéciale qu’il allait cette fois devoir occuper une position
extrême dans la hiérarchie. Ne vous faîtes pas d’illusions chers lecteurs,
même Adolf Hitler est passé par là.
Nous avons vu avec les pommes bleues que, pour un bon fonctionnement
d’un système, la notion de rétablissement d’équilibre était nécessaire
avec conjonction de deux forces opposées, ici en l’occurrence la polarité
positive (car négative pour les masses) représentée par Daniel Payseur
ou Pindar et la polarité négative (car positive pour les masses) représentée
par Louis XVI.
C’est à partir de ce moment que ça commence à se corser. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’il semblerait qu’en dépit de la programmation
que Pindar aurait subie afin de diriger les rituels de la Fraternité,
quelque chose n’aurait pas fonctionné comme prévu. Il y aurait eu alors
quelque résurgence de gènes dérangeants, expliquant une certaine réticence
à se montrer à la hauteur de la tâche, tâche qui fut apparemment
menée d’après la Dame au Hibou, à contre-coeur.
Il y avait comme qui dirait une épine différente dans la roseraie qu’il
fallait retirer !
Toujours selon la Dame au Hibou, Pindar, né vers 1905 souvenez-vous,
serait mort dans les années 1990, ce qui lui donnait donc un âge pas mal

avancé lors de son trépas voulu par la Fraternité. Pourquoi dans ce cas,
attendre tout ce temps avant de remplacer l’indésirable ?
C’est à ce moment que je me rappelai un document que j’avais lu sur
le site de la bibliothèque des Pléiades (bibliotecapleyades.net), site ésotérique
mêlant environ 80 % d’anglais et 20 % d’espagnol, écrit par un soi-disant
contacté d’Andromède, Alex Collier. Tenez-vous bien, celui-ci expliquait
clairement que celui devant faire son apparition, non seulement
sera un double, un sosie du portrait du Saint-Suaire (dont la confection
selon ses dires aurait été l’oeuvre des Gris afin de renforcer les convictions
des croyants), mais sera aussi une entité robotoïde, en d’autres termes, un
clone. Quel rapport alors avec notre Pindar ?
Eh bien, il semblerait (suivant les travaux avec la Dame au Hibou)
qu’avant les années 1990 justement, la technique de clonage humain
n’était pas encore au point. Il a donc fallu attendre à la Fraternité la maîtrise
de cette prouesse pour créer un double de Pindar, exactement à son
image. C’est de ce Pindar-là dont parle David Icke en laissant entendre
qu’il pouvait faire trembler la reine. N’ayant par définition pas d’âme, ce
clone était donc à même de faire exécuter les rituels les plus diaboliques
sans réfléchir. Maintenant, comment prétendre de l’authenticité de tout
ceci ? Difficile à croire à première vue mais dans un monde où la réalité
dépasse la fiction, tout justement relève du possible. En tout cas, il nous
reste toujours nos quatre descendants. Et ce cinquième, alors, où est-il ?
Pindar (le faux) étant une copie, il n’a donc pu avoir une progéniture,
n’est-ce-pas ?

Eh bien accrochez-vous.

N’avez-vous jamais remarqué que les enfants de la Princesse Diana ne
ressemblent pas vraiment à leur père officiel, le Prince Charles ? Or, il en
est un des deux qui nous intéresse plus particulièrement ici, vous l’avez
deviné, c’est l’aîné (toujours !), le Prince William. Il appert en fait que
David Icke parle de Pindar comme étant le vrai père du Prince William.
Que se serait-il alors passé ? Il y aurait eu insémination artificielle dite
in vitro, car ce qui était important, c’était de préserver la lignée royale

d’origine, raison pour laquelle Pindar, descendant des Bourbons par
Louis XVI et donc des lignées précédentes, devait impérativement avoir
lui aussi un descendant mâle. La Prophétie du Grand Monarque rappelez-
vous, faisait mention d’un roi caché et devant émerger à un moment
précis, afin de se révéler au grand jour. Mais quelle est la meilleure façon
de protéger un secret, chers lecteurs avertis que vous êtes ? Est-ce en le
maintenant au fin fond d’un puits ou d’une crypte souterraine ou bien en
l’exposant à la vue de tout le monde ?
Le Prince William est né un 21 juin, le jour du solstice d’été, le fameux
jour qui mit fin à cette drôle de fuite du roi Louis XVI. Un jour précis
donc, scellant pour ainsi dire le déclin d’un monarque et l’avènement d’un
autre, son descendant. Le solstice d’été se traduisant aussi par la naissance
de l’emprise des ténèbres sur la lumière, vu qu’à partir de ce jour, la durée
d’ensoleillement commence à décroître.
Le Prince William (Arthur Philip Louis), duc de Cambridge, né dans un
hôpital Saint-Mary’s (le nom ne vous interpelle-t-il pas ?), et portant aussi le
nom de son aïeul, Louis, comme par hasard.
Un cinquième descendant caché d’un côté, dans la mesure où personne
ne soupçonne le futur rôle qui lui incombera et connu du monde entier de
l’autre, vu sa position dans la couronne Britannique. Deux polarités opposées
une fois de plus réunies pour l’atteinte d’un parfait équilibre. C’est pas fort ça ?
Amusez-vous maintenant mes amis
à comparer le visage de notre prince avec celui reconstitué
par la Nasa du Linceul de Turin .

Incroyable n’est-il pas ?

Quant à ce prénom William, Guillaume en français, il est fort possible
qu’il fut choisi en l’honneur ou hommage de celui par la faute duquel
débuta officiellement la Guerre de Cent Ans, Guillaume Ier, dit
Le Conquérant dont descendent les rois d’Angleterre. Selon Daniel
Leveillard, Guillaume Ier « ne fut titré roi d’Angleterre que par lui-même,
où il aurait dû rester vassal du roi de France. »
Notons enfin que si la Révolution française eut son monarque décapité,
il en fut de même de la Révolution anglaise avec Charles Ier de la
maison des Stuarts, dont la Princesse Diana qui avait effectivement du
sang de Bourbon, était une descendante.

Notes additives pour un Feu d’Artifice final
On peut maintenant facilement conjecturer que dès l’avènement
du Nouvel Ordre Mondial, le Prince William établira ses quartiers au
Canada, à Ottawa pour commencer, vu que c’est la capitale actuelle, le
temps que le transfert à Montréal puisse s’opérer, où notre cinquième
descendant, révélé cette fois, se fixera vraisemblablement de manière définitive.
Il est intéressant de noter à ce sujet que certains sites sur la Toile
parlent justement d’Ottawa comme capitale occulte du nom.
Désormais, une question devrait affleurer votre esprit, et bien légitime
à première vue. Pourquoi Montréal ? Quel intérêt à opter pour une
contrée n’ayant pas vocation de paradis tropical ?
La soi-disante volonté d’y reproduire « l’Eglise Parfaite de Jésus » par
notre poignée de mystiques on l’a vu, est-elle à elle seule une condition
nécessaire et suffisante pour y établir la future capitale du nom ?
Vous vous souvenez que lorsque Jacques Cartier découvrit cette île,
il se trouvait au sommet du Mont Royal un grand village Amérindien,
Hochelaga. Nous avons vu aussi que les autochtones considéraient cette
montagne comme sacrée, vu qu’elle est un ancien volcan. Montréal étant
une île de forme particulière (un croissant), donc ceinte d’eau, est de
surcroît traversée par un nombre important de cours d’eau souterrains.
Nombre de gens connaissent l’importance de cet élément dans le passage
d’une dimension à l’autre et que l’on peut voir représentée dans la

porte des étoiles de la série Stargate. Eh bien figurez-vous qu’à l’instar
du CERN de Genève ou du plateau de Gizeh, le Mont-Royal ferait aussi
partie du lot. De plus, la présence d’une telle quantité d’eau en ferait,
selon la Dame au Hibou, la plus puissante du globe. De plus, certains
adeptes de la thèse ufologique connaissent l’utilisation de cheminées volcaniques
comme conduits vers la Terre creuse pour nombre d’ovnis, sans
le passage par les ouvertures polaires, bien qu’ici, Montréal pourrait aussi
servir de plateforme avancée stratégique vu sa proximité des Etats-Unis
et son éloignement relatif du pôle nord.
Comme nous venons de voir la meilleure façon de cacher un secret,
l’aménagement au sommet du Mont-Royal de cette étendue d’eau artificielle
qu’est le Lac des Castors vers 1938, servirait-il à masquer l’entrée
d’un tel conduit ? Un bassin ressemblant à un trèfle à quatre feuilles qui
plus est, transformé en patinoire l’hiver, où le public se divertissant, ne se
douterait donc de rien ?

Des travaux de restauration du bassin eurent lieu en 2012 avec notamment
un assèchement complet de ce dernier mais je ne suis pas en
mesure ici de décrire dans quelles circonstances cela s’est déroulé ; on
peut par contre arguer qu’il avait donc besoin d’un petit décrassage au
vu des plantes qui devaient proliférer, d’une opération « DeskTop » si vous
préférez. Mais il serait utile de questionner les amateurs locaux afin de
savoir si l’activité ufologique pendant la période des travaux était restée
la même. Une réponse positive me surprendrait. Curieusement, l’été 2011,
alors que je me trouvais avec mon collègue Amérindien sur le toit de
l’immeuble où je résidais, à scruter le ciel nocturne, nous vîmes passer
au-dessus de nos têtes un engin silencieux en direction du Mont‑Royal.
En tout cas, mon collègue avait ressenti d’ailleurs une drôle d’impression
en grimpant sur un monument au bord du Lac des Castors, positionné
là manifestement dans un but bien précis. En effet, d’après la Dame
au Hibou, les monuments épars sur ce sommet délimiteraient justement
l’emplacement de la porte stellaire. Il serait peut-être intéressant pour les
créateurs du film La Révélation des Pyramides d’y effectuer quelques mesures
et calculs où l’on y relèverait à coup sûr de curieuses coïncidences.
Je ne serais pas surpris outre mesure qu’en langage indigène, Hochelaga
veuille dire porte des étoiles, raison pour laquelle ce lieu était tenu en
si grande estime par ces peuples Iroquois, Hurons et Algonquins. Ces
infidèles donc, qu’il fallait impérativement convertir en commençant par
prendre possession de ce qu’ils considéraient à fortiori comme des sites
sacrés majeurs en érigeant :
– tout d’abord une grande croix sur le côté supérieur sud de la
montagne, le 06 janvier 1643, jour de l’Épiphanie (l’année suivant la
fondation de Ville-Marie) par l’entremise de Paul de Maisonneuve
dans une cérémonie d’adoubement réminiscente de l’Ordre
du Temple où il fut fait Premier Soldat de la Croix. Croix
qui fut remplacée par la suite et que l’on peut toujours
voir, de jour comme de nuit. Même si l’on s’en tient
à la version officielle, la croix ayant servi à la crucifixion
ou plutôt cruci-fiction, reste
donc un symbole de torture (je ne tiens pas ici à railler tous ceux et
celles qui la portent autour du cou en signe de protection mais à leur
ouvrir les yeux).
– un moulin à vent, en 1658, sur l’ancienne pyramide de terre (à
quelques hectomètres au nord-est de la chapelle Notre-Dame de
Bon-Secours), sorte de tumulus funéraire rappelant ceux de la civilisation
Mississipienne et évidemment tenu en grand respect.
– une mission Sulpicienne en 1676, sur le versant sud-ouest de la
montagne qui allait être transformée en fort en 1685.

Le Soufre comme Odeur de Sainteté
D’autres symboles furent ajoutés ensuite comme la pyramide et la
chouette qu’on retrouve au sommet de deux gratte-ciel, le 1501 McGill
College et la Tour KPMG respectivement, afin de parer la cité moderne
comme il se devait (1).
Pour en revenir aux jumeaux, il y avait un spécialiste de la question justement,
s’étant tristement illustré pendant la deuxième Guerre Mondiale,

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1 – Note de Lenculus : Il serait fort à propos à un de nos lecteurs assidus
d’effectuer une recherche et un document sur le sujet. Pour référence nous vous
conseillons de lire l’ouvrage remarquable de Dominique Setzepfandt, François
Mitterand Grand Architecte de l’Univers La symbolique maçonnique des Grands
Travaux de François Mitterrand. En chargement gratuit sur histoireebook.com/
index.php?category/S/Setzepfandt-Dominique. D’autres ouvrages sur le sujet et
principalement L’Archéomètre Clef de toutes les religions & de toutes les sciences
de l’antiquité Réforme Synthétique de tous les Arts Contemporains de saint-Yves
d’Alveydre pourront vous guider dans vos recherches.

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celui que l’on a surnommé « l’Ange de la Mort d’Auschwitz », Joseph
Mengele. Or, son bras droit, le Dr Ewen Cameron, s’illustra à
sa manière dans d’épouvantables expériences dans un bâtiment
de l’Université McGill à Montréal, une des universités canadiennes les
plus prestigieuses, l’Allan Memorial Institute. Expériences de conditionnement
à grand renfort d’électro-chocs notamment où les pauvres
cobayes furent détruits à jamais.Il possédait également un institut
dans l’ouest de l’île. Curieusement, Montréal organise chaque année un
festival des jumeaux (existant aussi dans d’autres localités) où frères et
soeurs viennent parader. Côté psychiatrique toujours, il
faut aussi ajouter un autre épisode

de la Belle Province : celui dit des Orphelins de Duplessis (du nom du
premier ministre de l’époque, Maurice Duplessis) qui débuta dans les
années 1940 pour se terminer dans les années 1960. Il y était question de
mauvais traitements infligés à des milliers d’enfants orphelins ainsi que
d’abus sexuels notamment par les représentants de l’Eglise Catholique
Romaine avec la complicité du Collège des Médecins du Québec qui falsifiait
beaucoup de dossiers médicaux afin que des enfants, classés mentalement
déficients soient assujettis à toute une batterie de tests et expérimentations.
Cela occasionna un grand nombre de suicides qui sévissent
encore aujourd’hui.
Cette sainte province, on vient d’en avoir un aperçu, eut donc à subir
plusieurs épisodes de dégradation psychologique sur une population affichant
encore à l’heure actuelle un taux d’analphabétisme et d’illettrisme
très fort et bien-sûr voulu par la Fraternité, mêlé de plus à un autre taux
important, celui d’une consanguinité et d’endogamie d’origine.
Quant aux saintes voiries, eh bien celles-ci n’ont pas été épargnées non
plus : à Montréal, elles se trouvent dans un état de délabrement parfois
stupéfiant, d’une part avec les fameux nids-de-poule omniprésents et
d’autre part, avec la présente permanente de chantiers qui, sous prétexte
de rénovation, d’entretien ou d’embellissement, contribuent à la dégradation
et la laideur permanentes des ponts et chaussées sans parler des
problèmes de fluidité du trafic urbain. En d’autres termes, une dégradation
pure et simple de cet aspect sacré, ce sacré voulu à l’origine par les
fondateurs de Ville-Marie.

La fête continue
Ce côté sacré qui était aussi désiré par cette fête de la Saint-Jean
(Baptiste) où, le 24 juin est justement la fête nationale du Québec, avec à
l’origine, un feu censé symboliser la lumière, source de vie, symbole païen
purificateur, se retrouve aujourd’hui sous sa forme antagoniste (rappelez-
vous le rétablissement d’équilibre), le feu destructeur, avec d’innombrables
incendies dans cette ville de Montréal où l’origine criminelle n’est

plus à démontrer. Ces incendiaires serviraient-ils par hasard une autre
cause sans le savoir ?
Le côté sacré également présent dans tout le lexique religieux s’est retrouvé
dans toutes sortes de jurons et insultes dont certains noms ont été
déformés par l’usage; des noms bien français ceux-là, alors que la langue
orale québecoise est surtout constituée d’américanismes, illustrant pour
ainsi dire, l’emprise de l’anglais sur le français. Cette langue anglaise qui,
au demeurant, dérive apparemment pour une bonne part du normand et
qui commence aussi aujourd’hui à s’imposer dans l’Hexagone (au même
titre qu’ailleurs) grâce notamment à l’entrée d’Internet et de Facebook
dans chaque foyer.

On continue. Vous êtes toujours là ?

La magie ressentie par les premiers fondateurs de Ville-Marie dans
cette pseudo-reconstitution du Temple de Salomon qu’était le Grand
Séminaire du Saint-Sulpice de Montréal avec ses deux énormes colonnes
corinthiennes rappelant Jachin et Boaz, symboles des jumeaux inséparables
et fils d’Isaac, se retrouve aujourd’hui sous forme de conditionnement
très subtil de la population avec qui plus est, diffusion de « drogues
respirables » (confirmée par la Dame au Hibou), mélangées logiquement
aux autres constituants des fameux chemtrails (1). L’impression ressentie,
je peux vous le confirmer, est mystérieusement agréable par moments;
sensation devant être perçue surtout par les nécessiteux et parias de la
société, ceux-là même qui étaient pris en compte par Jeanne Mance et
Marguerite Bourgeoys, ainsi que par tous les immigrés ayant tout perdu
dans ce pays (et j’en connais croyez-moi !).
Finissons maintenant avec cette couleur royale, que nous retrouvons
aujourd’hui avec la technologie dans les Blue Dvds, le Blue Tooth notamment.
Couleur que nous retrouverons dans un projet qui fut porté à la
connaissance du public par un québecois justement, Serge Monast. Pour
ceux qui n’en ont pas entendu parler, il s’agira de projeter en somme, à un

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1 – Encore un anglicisme adopté, à prononcer kem.

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moment particulier de l’édification du nom, des images holographiques
des sauveurs des grandes religions afin que les masses se rallient derrière.
Tous les sauveurs se fondront alors en un seul qui sera bien réel celui-là,
et dont vous connaissez désormais l’identité.
Il faut ajouter que Serge Monast fit aussi découvrir en 1995 des textes
encore très peu connus qui seraient peut-être à l’origine de sa mystérieuse
disparition en décembre 1996; il s’agit des Protocoles de Toronto, sorte de
complément de ceux mieux connus des Sages de Sion et qui furent rédigés
dans cette ville de l’Ontario, la plus grande du Canada, justement
pendant l’Expo 67 à Montréal. Il fut aussi le créateur de la Presse Libre
Internationale qui fut reprise sur un site de la Toile du même nom par un
autre québecois, Nenki.
Que resterait-il aujourd’hui de cette flamme qui anima l’esprit de nos
mystiques visionnaires et fondateurs de Ville-Marie ? Il semblerait qu’elle
ne soit pas tout à fait éteinte; effectivement, nous avons encore cette incroyable
maison d’édition Louise Courteau avec ses ouvrages aux titres
aussi révélateurs et provocateurs les uns que les autres tels par exemple
ceux d’un autre québecois, Normand Rousseau, spécialiste des études bibliques
et théologiques avec La Bible Immorale et La Bible Démasquée.
Citons pour information aussi le cas de Frère André, canonisé par le
Vatican en 2010 et qui, comme Jérôme de La Dauversière, portait une
ceinture de clous (1).
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1 – Il vaut mieux porter une ceinture à clous que des chaussettes à clous. L’on
se déplace plus loin et longtemps. (dixit Lenculus ou le bon sens incarné.)

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Conclusion
Nous voilà enfin arrivés au bout de notre quémin chers lecteurs, un
chemin de croix, de galère ayant fait découvrir son lot de révélations et de
chocs où l’illusion vole en éclats. Pourquoi pensez-vous que le gouvernement
canadien mène depuis tant d’années maintenant une telle campagne
d’immigration sur son propre territoire chers lecteurs ? Et plus particulièrement
au Québec ? A l’instar de son voisin américain, les moyens de
séduction ne font jamais défaut. Il est évident qu’à propos des chemtrails,
ceux-ci sont omniprésents mais cela dit, avec Montréal, il doit y avoir
quelques variables surtout dans la composition et la concentration, un
peu à la manière des religions faites sur mesure pour les peuples à qui elles
allaient être destinées. Mais lorsqu’on peut remonter ce chemin jusqu’à
sa source, on s’aperçoit que la même force est présente partout mais sous
des masques différents.
Vous avez pu remarquer que la signature matricielle reptilienne se
retrouve dans tout un étalage de symboles que les masses adoptent soit
grâce au divertissement, soit par conditionnement ou encore par simple
mimétisme. Des faux dieux donc, se faisant vénérer par l’exhibition de
signes révélateurs tout en restant cachés. Savez-vous par hasard comment
s’appelle celui chargé de la préparation et la supervision de tous les
spectacles de Céline Dion à Las Vegas ? Un certain…Franco Dragone !
Incroyable n’est-ce pas ? Quant à Michel de Nostre-Dame, je conçois que
ce qui a été relevé puisse en stupéfier beaucoup, mais ce nom lui fut sûrement
octroyé aux fins de servir la Fraternité, notamment au-travers de
toutes les connotations de peur que les nostraddicts de Ruby Cambier parviennent
à dénicher dans des quatrains qui n’ont rien de prophétique en

réalité. A propos justement de cette basilique Notre-Dame, saviez-vous
que ce terme dérive de basiliscus en latin, basilikos en ancien grec signifiant
« petit roi », où la connexion reptilienne se retrouve aussi avec ce petit lézard
qu’est le basilic ou encore ce serpent fabuleux du même nom, dont le regard
avait, dit-on, la faculté de tuer. Des créateurs se distinguant aussi par
leur côté destructeur (rétablissement de l’équilibre), laissant leur marque
dans le vocabulaire par exemple avec des mots comme dégringolade, cette
façon de chuter dérivée de gringole, mot apparenté à gargouille, signifiant
en héraldique, « tête de serpent terminant une croix ». On encore dans le
premier signe annonciateur d’effondrement d’un édifice représenté par
la fissure, encore appelée lézarde. Il est à ce titre encore singulier de trouver
à Montréal un nombre incroyable de bâtiments à l’état d’abandon.
Coïncidence ?
Quant à Astana qui semble aussi sur certain sites être désignée
comme capitale du nom, elle risquera dans notre dossier, de jouer le rôle
de centre religieux mondial, sorte de capitale religieuse si vous préférez,
un peu comme Jérusalem en Israël alors que Tel Aviv en est la capitale politique
et administrative, comme risquera de l’être Montréal, la Nouvelle-
Jérusalem, prévue à l’origine pour devenir la Cité de Dieu, la Véritable
Arcadie pour le Retour du Grand Monarque.
Bien sûr, comme je l’ai dit, je ne peux évidemment certifier que tout se
déroulera ainsi même si nous avons exploré un certain nombre de pistes
flagrantes. Et cela pourra également, je le répète, contribuer à une préparation
psycho-mentale en vue notamment d’un travail de résistance
personnelle aux fins de ne pas céder aux nombreuses solutions de facilité,
pièges fantastiques de la Matrice. Il est clair que la Résistance avec
un grand R, évoquée d’ailleurs remarquablement par T S dans ses éditoriaux,
est une clé appartenant au trousseau qui, lui seul, est à même de
débloquer toutes les portes et de se déjouer ainsi et de manière définitive,
du cycle infernal des naissances et des morts. La question restant biensûr
de savoir combien de clés figurent sur ce trousseau.
Il est possible également que ces pièges matriciels étaient bien connus
des membres de certains groupes religieux et que leur comportement

et ascèse en conséquence, pourrait être une deuxième clé; comme les
Carmélites par exemple avec Ste-Thérèse d’Avila et St-Jean de la Croix
ou encore les Templiers dont les crypto-membres ultérieurs de l’Ordre
que furent selon toute vraisemblance, nos mystiques fondateurs de Ville-
Marie, même si ceux-ci furent semble-t-il manipulés.
Apportons ici une remarque. Suite aux travaux avec la Dame au
Hibou, il semblerait justement que l’âme de Louis XVI ne soit plus de
ce monde. Précisons ici qu’une âme bonne sera récupérée à la rupture du
cordon d’argent qui marque la mort physique définitive d’un individu,
par la Fraternité aux fins de la faire rentrer dans les rangs. Or, en ce qui
concerne Louis XVI, il apparaîtrait que son retour ici-bas n’aurait altéré
en rien sa façon de concevoir les choses et son comportement serait
donc resté pour ainsi dire le même, ce qui fait que « l’état-major » reptilien
aurait pressenti que son renvoi sur Terre aurait été pour eux une perte
de temps et d’énergie. Ajoutons encore, qu’appartenant à ces lignées aristocratiques,
ce personnage de haut-rang était donc par définition plus
susceptible de connaître le parcours à effectuer menant à la sortie de ce
dédale matriciel. Pour ce qui est des masses, bien sûr, ce n’est pas la même
histoire, même si on peut toujours se baser en partie sur l’exemple de ce
personnage de sang réal et cette capacité incroyable de Résistance qu’il
a su manifester; mais l’essentiel est que chacun surtout a le devoir d’établir
ses propres points de repère (à commencer par l’affranchissement
des religions où, après le matérialisme » du Judaïsme et la culpabilité du
Christianisme, nous avons aujourd’hui en plein épanouissement, le fanatisme
de l’Islam, outil fantastique du nom) et ce donc, non pas dans les
pages des livres soi-disants sacrés et leurs belles promesses de paradis,
mais à partir d’une feuille blanche.
Je termine maintenant en adressant d’abord mes remerciements à
Daniel Leveillard, Francine Bernier et bien sûr, la Dame au Hibou, sans la
recherche et les travaux desquelles personnes, la constitution de ce dossier
aurait été délicate, et enfin, mes vives pensées au peuple Amérindien.

 

Sources

« Le Grand Dérangement ou La part de fable dans l’Histoire » – Daniel
Leveillard – Louise Courteau éditrice 2011.
« The Templars’Legacy in Montreal, the New Jerusalem » – Francine
Bernier with collaboration of Eric Caire and John Koopmans –
Frontier Publishing / Adventures Unlimited Press 2001.
« Le Plus Grand Secret » – David Icke – Louise Courteau éditrice 2001.

 

annexes

La fuite de Louis XVI
son arrestation à Varennes

Les modalités de l’évasion
Le principe consistait à se faire passer pour l’équipage de la baronne de Korff, veuve d’un
colonel russe qui se rend à Francfort avec deux enfants, une femme, un valet de chambre et
trois domestiques. Une berline fut spécifiquement commandée (infra).
Le trajet, choisi par Louis XVI pour se rendre à Montmédy, empruntait la route de
Châlons-sur-Marne. A Pont-de-Somme-Vesle un premier détachement de 40 hussards
de Lauzun, aux ordres du duc de Choiseul suivrait l’équipée jusqu’à Sainte-Menehould
où un détachement du régiment Royal Dragons escorterait directement la berline : à Clermont-
en-Argonne, un escadron du régiment des Dragons de Monsieur aux ordres du comte
Damas rejoindrait la berline. A la sortie de Varennes, un escadron de hussards de Lauzun
bloquerait durant vingt-heures les éventuels poursuivants : le poste de Dun sur-Meuse serait
gardé par un escadron des hussards de Lauzun et le régiment de Royal Allemand cantonnerait
à Stenay. Le Roi pourrait gagner ainsi la place forte de Montmédy où l’attendrait le
marquis de Bouillé.
Le roi ne part pas seul ! Trois nobles, recrutés par le comte d’Agoult, vont assurer la protection
du roi. Il s’agit de François-Florent de Valory, François-Melchior de Moustier et
de Jean-François Malden, qui voyagent déguisés en domestiques, et mènent la berline du
roi. De plus, un cabriolet suit l’équipage royal ; il transporte deux gouvernantes : Madame
Brunier et madame de Neuville.
Le roi emmène également une partie de sa famille : sa femme, ses enfants, sa soeur.
De faux papiers : Les passeports de Louis XVI, Marie-Antoinette d’Autriche, le Dauphin,
Marie-Thérèse de France, de madame Elisabeth, de la marquise Louise-Elisabeth de Croÿ
de Tourzel donnent de nouvelles identités aux fuyards :
Louis XVI : M. Durand (intendant de la baronne de Korff) ; Marie-Antoinette d’Autriche
: Mme Rochet (gouvernante des enfants de Mme de Korff) ; Marie-Thérèse de
France (Madame Royale) : Fille de Mme de Korff (elle reste habillée en fille) ; Le Dauphin :
Fille de Mme de Korff (il est vêtu en fille) ; Madame Elisabeth (soeur du roi) : « Rosalie »,
demoiselle de compagnie ; Louise-Elisabeth de Croy de Tourzel : la baronne de Korff.

Départ de Paris – 20 juin 1791
21 heures 45 – Axel de Fersen arrête une berline en haut du faubourg Saint-Martin, à l’entrée
de la route de Metz. À la même heure, 180 dragons (soldats) envoyés par le marquis de
Bouillé viennent cantonner à Clermont-en-Argonne et 40 hussards à Sainte-Ménehould ;
ils doivent protéger la route que doit suivre la voiture royale pour se rendre à Montmédy.
22 heures 30 – Deux femmes de chambre de Marie-Antoinette, Madame Brunier et Madame
Neuville, les premières dames de Madame et du Dauphin, quittent les Tuileries pour
Claye-Souilly où elles doivent rejoindre la berline royale.
22 heures 50 – Axel de Fersen emmène des Tuileries le dauphin (futur Louis XVII de
France), sa soeur, Marie-Thérèse de France et leur gouvernante, Louise Elisabeth de Croÿ
de Tourzel.
23 heures 30 – Louis XVI et Marie-Antoinette font semblant de se coucher selon le cérémonial
habituel. Ils sortent du château chacun de leur côté.

Fuite de la famille royale : 21 juin 1791
Minuit – Louis XVI monte dans une « citadine » (voiture de ville) stationnée près des Tuileries,
rue de l’Echelle… Il y retrouve sa soeur Élisabeth de France. Marie-Antoinette les rejoint
quelques minutes plus tard. Pour le voyage, la famille royale doit rejoindre une autre berline.
1 heure 50 – La famille royale atteint la berline avec une heure et demie de retard sur
l’horaire prévu. Marie-Antoinette s’était perdue dans les méandres des rues entourant le
Louvre.
2 heures 30 – Premier relais à Bondy : Axel de Fersen qui avait accompagné la famille
royale la quitte.
4 heures – Un cabriolet avec les deux femmes de chambre rejoint la berline royale à
Claye-Souilly.
7 heures – Le valet de chambre s’aperçoit que Louis XVI n’est pas dans sa chambre aux
Tuileries. Le comte de Provence (futur Louis XVIII de France) quitte Paris au petit matin
avec son ami d’Avaray, et arrive sans la moindre difficulté par Maubeuge et Avesnes, à
Mons, en Belgique. De là, il gagne Marche où il apprend l’arrestation de son frère Louis
XVI.
8 heures – La nouvelle du départ de Louis XVI se répand dans Paris. L’Assemblée constituante,
après avoir hésité entre la fuite ou l’enlèvement, déclare qu’il a été « enlevé » par des
contre-révolutionnaires. Pourtant, elle sait que c’est faux : le ministre de la justice, Duport du
Tertre, se présente avec un manifeste laissé par le roi pour expliquer sa fuite. Le roi dénonce
l’anarchie qui règne en France, la constitution qui ne lui laisse que le vain simulacre de la
royauté.
10 heures – 60 hussards arrivent à Varennes-en-Argonne.
11 heures – Les voitures royales s’arrêtent à Montmirail. Elles ont trois heures de retard
sur l’horaire prévu. À Paris, La Fayette envoie des courriers dans toutes les directions pour
arrêter la famille royale. À Sainte-Ménéhould et Clermont-en-Argonne, la population s’inquiète
de l’arrivée des cavaliers, la garde nationale prend les armes.

16 heures – La berline royale arrive à Châlons-sur-Marne avec quatre heures de retard. Elle doit atteindre Pont de Somme-Vesle où des soldats doivent escorter le roi. Mais les cavaliers détachés à Pont de Somme-Vesle, fatigués d’attendre le passage de la voiture royale et menacés par les paysans, reçoivent l’ordre de leur jeune chef, le duc de Choiseul, de se replier à travers champs et de gagner Varennes en Argonne en évitant les routes.
20 heures – La berline royale s’arrête devant le relais de Sainte-Menehould. Le maître de poste, Jean-Baptiste Drouet, qui a séjourné à Versailles, et qui, selon la légende, compare le visage du « valet de chambre » à l’effigie royale d’un écu, reconnaît le roi, mais ne réagit pas. Il ne se lance à la poursuite de la berline royale que lorsque les courriers de La Fayette annoncent la fuite de Louis XVI.
20 heures 10 – La voiture quitte le relais en direction de Clermont en Argonne (Meuse) où les attend un détachement de dragons commandé par le colonel Damas…
21 heures – Jean-Baptiste Drouet et son ami Guillaume montent à cheval. Le premier des deux pique sur Clermont, le second coupe par la forêt d’Argonne au village des Islettes pour se diriger vers Varennes en Argonne , où ils pensent que se dirigent les voitures royales. À Sainte-Ménéhould, les dragons sont désarmés sans résistance par la population.
22 heures 50 – La berline royale s’arrête à l’entrée de Varennes pendant qu’un postillon cherche le relais. Les voyageurs sont étonnés de ne trouver aucun des cavaliers qui devaient les escorter. Ils frappent à la maison de monsieur de Préfontaines qui dit tout ignorer d’un relais… En effet, ne voyant rien venir, le relais a été déplacé dans la ville basse, de l’autre coté du pont enjambant la rivière l’Aire.
22 heures 55 – Jean-Baptiste Drouet et Guillaume arrivent à Varennes, passent devant la berline à l’arrêt, et avertissent le procureur-syndic, l’épicier Jean-Baptiste Sauce, que les voitures de la famille royale en fuite sont arrêtées en haut de la ville. Ils décident de barricader le pont de l’Aire, passage obligé. La garde nationale de Varennes se mobilise et son commandant, le futur général Radet fait mettre deux canons en batterie près du pont.
23 heures 10 – Les deux voitures de la famille royale sont immobilisées bien avant la barricade, sous la voûte de l’église Saint-Gégoult qui enjambe la rue. Jean-Baptiste Sauce, sous la pression des patriotes qui se trouvaient à l’estaminet « du Bras d’or », oblige les voyageurs à descendre et les fait entrer dans sa maison qui est à quelques pas. Le tocsin sonne, la garde nationale est mise en alerte.

La Nuit à Varennes – 22 juin 1791
00 heure 30 – Le juge Destez qui a vécu assez longtemps à Versailles reconnaît formellement
le roi. Les hussards, qui n’ont pas été rassemblés par leurs officiers (dont le lieutenant
Bouillé, fils du marquis de Bouillé), pactisent avec la foule. Le chirurgien Mangin monte
à cheval pour porter la nouvelle à Paris. Le tocsin sonne et de plus en plus de paysans, de
gardes nationaux arrivent à Varennes.
7 heures 45 – Les patriotes de Varennes, avec les envoyés de l’Assemblée législative, Bayon
et Romeuf, officiers de la Garde Nationale de Paris, décident de renvoyer la famille royale à
Paris. Alertée par le tocsin qui sonne partout, une foule énorme vient border la route, suivie
par le cortège des prisonniers, encadré par la Garde Nationale varennoise et les dragons
ralliés aux patriotes.

 

FIN.

 

 

 

Le Talmud de Babylone traduit en langue Française – Volume1 / Volume2


Auteur : Chiarini Luigi Aloisi
Ouvrage : Le Talmud de Babylone traduit en langue Française et complété par celui de Jérusalem et par d’autres monuments de l’antiquité judaïque Volume 1- 2
Année : 1831

Source : freepdf.info

 

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