Israël est, par définition, une colonie européenne — PALESTINE +


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Comment se fait-il que la Palestine, partie intégrante du Moyen-Orient, et morceau de terre habité depuis l’Antiquité par une population orientale ayant adopté, depuis plus d’un millénaire, la culture et la langue arabe, à l’instar de la Syrie, de l’Égypte ou de l’Algérie, soit, en une centaine d’années, devenue un État peuplé de migrants venus […]

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De l’antisionisme Question : pourquoi le « J » de l’UJFP — PALESTINE +


ou de IJAN ? En quoi avons-nous besoin de mettre en avant le fait que nous sommes juifs dans notre soutien aux Palestiniens ? Il y a plusieurs réponses possibles à cette question, ce que nous proposons d’examiner dans ce texte. On peut donner des raisons d’ordre moral, ainsi celle qui consiste à clamer « pas en notre nom » […]

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Le livre noir de l’occupation israélienne


Source: histoireebook.com

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Auteur : Breakingthe Silence
Ouvrage : Le livre noir de l’occupation israélienne Les soldats racontent
Année : 2013

Préface : Zeev Sternhell
Traduction de l’anglais (États—Unis) : Samuel Sfez

 

Préface

Les briseurs de glace

par Zeev Sternhell

Les auteurs des textes que l’on va lire sont connus en Israël sous
la dénomination shovrei shtika, en hébreu « briseurs de silence».
Pour ma part, je préfère dire « briseurs de glace», ce glacier qui
recouvre les Territoires occupés et en fait un monde aussi éloigné
d’Israël (à l’ouest de la Ligne verte) que le pôle Nord. Ces hommes
et ces femmes, soldats, sous—officiers et officiers de l’armée israélienne,
ne se distinguent de leurs compatriotes que par une chose :
ils ont choisi de dire tout haut ce que tout le monde sait mais ne
pense que tout bas. C’est cette conspiration de conformisme, de
silence et de refoulement qui règne dans une classe politique qui
préfère ne pas voir et ne pas comprendre pour ne pas avoir à réagir
que ces soldats sont venus rompre. Mais en forçant tous leurs
compatriotes à se regarder dans le miroir, ils suscitent un malaise
qui en dit long aussi bien sur le mal que leurs témoignages contri—
buent à mettre en lumière que sur les faiblesses de notre société. Car
trop nombreux sont parmi nous, Israéliens, surtout au sein de nos
élites, ceux qui voudraient faire comme si les Territoires occupés
n’existaient pas. C’est pourquoi ce livre que les éditions Autrement
mettent aujourd’hui sous les yeux du public français est le bienvenu
: en montrant que l’occupation des territoires conquis lors de
la guerre des Six Jours de juin 1967 constitue le plus grand désastre

de l’histoire du sionisme, ce livre dérange, il sonne le tocsin et nous
presse de nous ressaisir.
Voilà pourquoi la droite dure israélienne voit en ces témoins, qui
mettent à jour sa vraie nature à la face du monde, des traîtres. Pour
ma part, ces hommes et ces femmes, soldats d’une armée dans les
rangs de laquelle j’ai combattu et à laquelle j’ai appartenu pendant
plus d’un tiers de siècle, affichent les plus hautes vertus de citoyen,
au premier rang desquelles vient le courage. Et le courage intellectuel
et moral se place à un échelon plus élevé encore que le courage phy—
sique. Les auteurs des témoignages que l’on va lire n’ont pas hésité
à nous présenter un miroir : nous nous sommes regardés dans la
glace et n’avons pas aimé l’image qu’elle nous renvoyait. C’est la raison
de l’hostilité que ces combattants rencontrent souvent, à droite
mais aussi dans certains milieux du centre et de la gauche particu—
lièrement conformistes. Mais l’essentiel réside non seulement dans la
réalité que décrivent ces textes mais dans le défi qu’ils nous posent :
quel avenir voulons—nous pour notre pays et pour les générations
futures? Quelle existence nous attend si l’occupation se poursuit,
si la colonisation se développe et réduit à néant les chances de la
société israélienne de préserver les quelques vertus et valeurs d’an—
tan? Peut—on prétendre aux qualités d’une société ouverte, libre et
démocratique tout en acceptant le statu quo ? Car la situation qui
fait, en Cisjordanie, la réalité de tous les jours est une situation coloniale,
et c’est contre ce malheur que se lèvent les briseurs du silence.
Cela signifie que l’on ne pourra jamais mettre fin aux pratiques ici
décrites si l’on ne met pas fin à la colonisation et à l’occupation.
Mais pour pouvoir mettre un terme aux comportements dénoncés
dans ces pages, il faut se pencher sur leur raison d’être, il faut comprendre
ce qu’est le grand dessein de la droite israélienne au pou—
voir mais également la nature profonde du conflit israélo—palestinien
et ses implications pour chacune des deux sociétés.
le dirai tout de suite que mettre fin au conflit entre Israël et ses
voisins palestiniens est possible, à la condition que les Arabes et
les Israéliens acceptent le principe de l’irréversibilité de la situation
créée à la fin de la guerre de 1948-1949, cette guerre d’ lndépendance
israélienne qui est aussi la Nakba, ou le désastre palestinien.

Une telle reconnaissance est capitale pour les deux peuples et capitale
pour la région dont l’importance mondiale n’est pas à démontrer.
Il en est ainsi d’autant plus que c’est cette question qui déchire
les deux sociétés comme aucune autre.
En ce qui concerne la société israélienne, si l’on va au fond des
choses, en laissant de côté la phraséologie habituelle, si l’on essaie
de comprendre pourquoi les négociations sont au point mort depuis
l’arrivée d’Ariel Sharon au pouvoir, en 2001, il faut se pencher sur le
grand dessein de la droite nationaliste aux deux facettes, l’une laïque
et l’autre religieuse. On s’aperçoit ainsi que l’objectif essentiel poursuivi
par cette droite dure est la destruction du statut fondateur de
la guerre d’ lndépendance et de la création de l’État d’Israël. Pour
la droite nationaliste, c’est seulement quand ce but aura été atteint
que sera possible la poursuite de la conquête du sol et que, ipso
facto, la création d’un État palestinien deviendra impossible. Il ne
faut pas tomber dans le piège du jargon diplomatique de Benjamin
Netanyahu, revenu au pouvoir en 2009 et reconduit en 2013 : quand
on l’écoute bien et quand on connaît les codes de la langue de bois
qu’il utilise souvent, ses intentions apparaissent clairement. On com—
prend ainsi pourquoi la colonisation de la Cisjordanie se poursuit
sans répit depuis le jour où il a franchi pour la troisième fois le seuil
du bureau du Premier ministre.
Car, si la guerre d’ lndépendance, qui a coûté aux juifs de Palestine
la mort de un pour cent de la population et a permis cette révolution
dans la condition juive que constitue l’accession à la souveraineté,
n’était perçue que comme une guerre de plus dans la longue lignée
des combats qui émaillent l’histoire du sionisme, notre perspective
changerait radicalement et deux des grands résultats de cette guerre
perdraient leur statut spécial dans l’histoire du mouvement national
juif. Or, les deux produits majeurs de cette guerre sont d’abord l’acquisition
des frontières à l’intérieur desquelles les Juifs ont accédé
à la souveraineté, ensuite la création du concept de citoyen. Pour la
première fois, à la qualité de juif, défini par son histoire, sa culture
et sa religion, se superpose un concept politique et juridique, por—
teur de valeurs universelles et donc de droits de l’homme : le concept
de citoyen. Ce sont ces acquis de la fondation de l’État que la droite
au pouvoir s’efforce aujourd’hui de remettre en cause. À première

vue, cela peut paraître un paradoxe, mais en réalité, cette démarche
affiche une grande logique.
En effet, la droite comprend fort bien que si l’on regarde la créa—
tion de l’État et l’accession à la souveraineté comme une véritable
césure dans l’histoire juive — aussi bien grâce au nouveau concept
politique et juridique qui venait d’être créé que par le fait que, pour
la première fois, la nouvelle entité nationale se donnait des fron—
tières —, le long processus de conquête de la terre semble parvenu à
sa fin. Une telle vision du sionisme constitue pour la droite nationa—
liste un danger existentiel,et c’est pourquoi défaire aussi rapidement
que possible les acquis de 1948—1949 devient une priorité absolue.
Mais ce n’est pas pour elle le seul danger… Cette normalisation de
la condition juive, qui a été le grand objectif du sionisme des fon—
dateurs, depuis la création du mouvement sioniste par Théodore
Herzl, porte en elle une autre menace : celle de la conception utilitaire
et libérale de l’État, libérale dans le sens classique et noble du
terme, celui des droits de l’homme et de la primauté de l’individu.
Car, pour la droite, la fonction de l’État n’est pas de garantir les droits
de l’individu, la démocratie, l’égalité devant la loi, ni même d’assurer
à sa population une vie décente : l’État existe pour poursuivre la
conquête de la terre d’Israël, aussi loin que possible au—delà de ces
malheureuses lignes de cessez-le-feu de 1949, dites lignes de 1967,
et de ce fait rendre impossible l’existence d’une autre entité politique
sur cette terre. Assurément, Netanyahu et certains des siens
— à l’exception du très influent nouveau ministre de la Défense, le
général Moshé « Bougui » Yaalon, qui, lui, ne craint pas l’opinion
publique internationale et s’exprime honnêtement —, tout comme
les nouveaux arrivants prétendument centristes aux fauteuils ministériels
en février 2013, acceptent le principe de deux États pour ne
pas se couper de leurs alliés américains et européens, mais en même
temps ils font tout pour que l’État palestinien ne puisse voir le jour
ou, dans le meilleur des cas, pour qu’il devienne un vassal d’Israël.
Avec la Cisjordanie découpée en peau de léopard par la colonisation
israélienne, cette entité palestinienne n’aurait d’État que le nom.
Cependant, il faut tout de suite mettre les points sur les i. Si l’ac—
ceptation du caractère définitif du cadre territorial acquis en 1949
constitue la seule base sur laquelle puisse être envisagé le règlement
du conflit israélo-palestinien, ce principe ne saurait être à
sens unique. Depuis la conférence de Madrid de 1991 et les accords
d’Oslo de 1993 jusqu’à ce jour, en passant par la réunion de Camp
David de l’an 2000, la conférence d’Annapolis de 2007 et les quatre
années investies par Hillary Clinton au nom de la première admi—
nistration Obama dans la recherche d’un début de solution, tous
les efforts de paix ont échoué : ni les uns ni les autres ne possèdent
l’énergie intellectuelle et morale nécessaire pour accepter les résultats
de la guerre de 1948-1949.
Évidemment, un tel consentement est objectivement plus dou—
loureux pour les Palestiniens que pour les Israéliens : après tout,
on leur demande d’accepter définitivement leur défaite historique.
Concrètement, cela signifie pour eux l’abandon de leur revendication
majeure : le retour en Israël des réfugiés de 1948—1949. Si les
Palestiniens pouvaient accepter le caractère définitif des frontières
de 1949 et de ce fait abandonner cette revendication, la droite dure
serait rapidement balayée.
De leur côté, les colons israéliens et leurs représentants au gou—
vernement soulignent à raison l’absence de fondement historique et
de racines de la Ligne verte. Mais l’épée est à double tranchant : si
Israël annulait la ligne de 1949, à son tour le monde arabe ne serait
plus lié par elle. Quel intérêt aurait donc Israël à saper lui—même
les fondements d’une légitimité acquise lors de la création de l’État—
nation juif ? Pour la gauche israélienne, la tâche urgente consiste
donc à renforcer la position de la ligne de cessez-le-feu dans l’esprit
des jeunes Israéliens, victimes du lavage de cerveau des gouvernements
de droite, afin d’établir, une fois pour toutes, que l’on ne sau—
rait revenir sur les résultats de la guerre d’ lndépendance. En d’autres
termes, une telle démarche sous-entend que les Israéliens ne tente—
ront pas d’étendre leur frontière à l’est, tandis que les Palestiniens
‘ renonceront aux velléités du retour à l’ouest de la ligne de cessez le—
feu de 1949.
Cela étant dit, je voudrais insister une nouvelle fois sur le fait
que les raisons véritables du refus du cadre territorial de 1949 de
la part de la droite israélienne ne résident pas dans une quelconque
conjoncture politique ou des considérations de sécurité, mais dans sa

conception même du sionisme. Comme je l’ai déjà mentionné plus
haut, la droite au pouvoir voit dans la reconnaissance de la situa—
tion créée en 1949 le point d’arrivée de la conquête du sol, le grand
ennemi du sionisme. Pour elle, le sionisme n’a pas été un mouvement
de sauvetage d’un peuple en danger, comme cela le fut déjà avant
la Seconde Guerre mondiale, ce n’est pas la conquête de l’ indépen—
dance et de la souveraineté,c’est un mouvement en devenir constant,
et le critère de son succès ou de son échec est sa capacité d’imposer
sa volonté à son environnement. Il s’ensuit que les lignes d’armistice
de 1949, auxquelles on se réfère le plus souvent (en les appelant
« frontières de 1967 » ou « Ligne verte >>), ne sont en aucune façon
des frontières mais, comme leur nom l’indique, des lignes de cessez le—
feu. Ces lignes, ainsi va l’argument, ont été emportées par la guerre
des Six Jours. Ce qui fait que la colonisation des territoires conquis
en juin 1967 n’est pas moins légitime que la colonisation, dans un
passé plus ou moins éloigné, du Néguev, de la Galilée, des vallées
agricoles du Nord, ce berceau du l<ibboutz et du paysan—soldat, ou,
si l’on préfère, de la renaissance nationale juive.
Cependant, l’essentiel est ailleurs. Au mois de juin 2011, en visite
chez son grand ami Berlusconi, alors au pouvoir à Rome, Netanyahu
lança une nouvelle idée : le conflit est insoluble parce que ce n’est
pas un conflit territorial. Sa racine est ailleurs. Aussi longtemps que
le président de l’Autorité palestinienne, Abu Mazen, ne reconnaît
pas Israël comme un État juif, il n’y a pas moyen de parvenir a un
accord. Quelques jours plus tard, il est revenu sur cette idée à la tri—
bune de la Knesset et il la répète de nouveau à satiété en ce début de
mai 2013, pour mettre des bâtons dans les roues du nouveau secrétaire
d’État américain, John Kerry, occupé à relancer les négocia—
tions. En effet, à la suite de la visite de Barack Obama à Jérusalem en
mars 2013, la politique américaine commence quand même à porter
des fruits : la Ligue arabe vient d’offrir à Israël reconnaissance et
normalisation, contre un retour aux frontières de 1967 améliorées,
avec des échanges de territoires. Cette dernière clause signifie que
les grosses colonies proches de la Ligne verte resteraient en place.
Par ailleurs, cette nouvelle initiative de la Ligue arabe, qui vient après
celle du sommet de Beyrouth de mars 2002, implique un abandon
de fait du « droit de retour ».
Depuis un certain temps déjà, la droite se prépare à ce genre de
« malheur » qui lève l’obstacle majeur à la fin du conflit. Au début du
mois d’août 2012, alors que l’on sait déjà que de nouvelles élections
approchent, un groupe de quarante députés de droite et du centre
soumet un projet de loi constitutionnelle en vertu duquel Israël serait
défini comme « l’État-nation du peuple juif». L’objectif de la loi,
selon le texte explicatif qui l’accompagne, est clair : obliger les tribu—
naux à reconnaître, chaque fois que la définition en vigueur de l’État
— « juif et démocratique », le concept « démocratique >> impliquant
l’égalité de tous les citoyens —— n’est pas compatible avec «juif»,
que la préséance revient au national Ainsi est établie une hiérarchie
sans appel : alors que la loi fondamentale de l’État cherche a tenir
la balance égale entre le national, c’est—à-dire le particulier, et l’uni—
versel, la droite subordonne l’universel au particulier. A la suite des
dernières élections législatives de février 2013, une nouvelle coalition
se forme. En dépit de son caractère plus centriste, elle reprend
à son compte le projet que la Knesset précédente n’avait pas eu le
temps de codifier. Mais, de fait, la situation s’est encore détériorée :
au soi-disant projet centriste, quelque peu plus modéré, s’ajoute fin
mai une seconde proposition de loi rédigée par Yariv Lévine, le lea—
der de la majorité parlementaire à la Knesset, qui, si elle finit par être
adoptée, introduira l’apartheid dans la législation israélienne.
Parvenus à ce point, les gens raisonnables et rationnels se deman—
deront : en quoi au juste et pourquoi la question de << l’État juif >>
se pose—t-elle tout à coup avec une telle acuité? Et d’ailleurs, en
quoi est—ce l’affaire des Palestiniens? Pourquoi est-ce une condition
préalable a tout accord ? La réponse se trouve dans le fait que,
dans l’esprit des leaders de la droite, la reconnaissance d’Israël par
les Palestiniens comme un État juif équivaudrait à l’acceptation
par les Palestiniens de ces deux grands principes que sont, d’une
part, la reconnaissance des droits historiques inaliénables des Juifs
sur la Palestine, ou plutôt sur la terre d’Israël, sur toute la terre, et,
d’autre part, le consentement des Arabes, de tous les Arabes, y com—
pris les citoyens d’Israël, à un statut d’infériorité. Ce qui en clair

signifierait que les Palestiniens admettent non seulement la légiti—
mité du sionisme mais la suprématie juive. Ce qui signifierait aussi
que toute personne née de mère juive à Paris, à New York ou à
Buenos Aires, possède un droit de propriété sur la terre d’Israël, alors
que le Palestinien né dans un village de Cisjordanie, à ]érusalem ou
à Naplouse ne peut jamais prétendre à la propriété de la terre sur
laquelle il vit.
Ici, pour comprendre la profondeur de l’impasse, il faut regarder
les choses sur la longue durée. Comme dans d’autres mouvements
nationaux, dans le sionisme, de tout temps, la primauté revenait à la
culture et à l’idéologie. Comme partout en Europe centrale et orientale,
où le sionisme a vu le jour, ces régions où des communautés
ethniques et religieuses se déchiraient et combattaient pour leur survie
culturelle et pour leur indépendance politique, dans notre cas
aussi la nation a précédé l’État. Partout la conquête de l’indépendance
et de la souveraineté venait en premier lieu, partout l’entité
nationale se définissait par la culture, la langue et la religion. Tout
le reste était secondaire. Par tout le reste, j’entends les grandes idéologies
politiques de l’époque : libéralisme, socialisme, marxisme, y
compris l’austro-marxisme,cette synthèse de marxisme et de natio—
nalisme à laquelle s’était aussi employé Ber Borochov, le plus impor—
tant penseur sioniste.
En Palestine, le nationalisme juif représentait une version relati—
vement modérée de nationalisme, au sens où il n’a jamais développé
de sentiment de supériorité ethnique ou de haine raciale envers les
Arabes. Mais, comme pour tous les autres nationalismes, les piliers
du nationalisme juif étaient l’histoire et la religion, non pas le droit
des peuples à disposer d’eux-mêmes, droit universel et en tant que
tel valable aussi bien pour les Arabes que pour les juifs. Notre natio—
nalisme n’a pu échapper à la contradiction essentielle propre à tout
nationalisme, entre les valeurs universelles et le particularisme inhé—
rent à la spécificité culturelle et historique. À cela s’ajoutait évidem—
ment le combat pour le sol.
Voilà où se trouve ‘a mon sens le coeur du problème : aussi longtemps
que se poursuivait la guerre pour la conquête du sol sur lequel
serait fondée l’indépendance juive et sur lequel les juifs se donne—
raient un toit qui leur avait si cruellement manqué tout au long de la
première moitié du XXe siècle, les droits historiques prenaient fatalement
le pas sur les droits de l’homme. Le nationalisme conquérant
ne pouvait accepter le principe de l’égalité des droits pour les Arabes
sur la même terre. Mais si la conquête du sol était parvenue à son
point final en 1949, le partage de la terre par la Ligne verte aurait
pu créer une situation nouvelle et servir de nouveau départ. C’est
là que se situe l’échec historique de la génération de 1949, puis des
deux générations qui ont suivi, la mienne et celle qui est aujourd’hui
au pouvoir.
Il importe d’insister sur ce point : si l’on ne saisit pas la dimen—
sion historique et intellectuelle des problèmes politiques actuels,
la réalité que nous avons sous les yeux perd toute cohérence et
ces problèmes paraissent insolubles. En effet, la véritable origine
du mal réside dans le fait que le triomphe de la guerre d’ lndépendance
ne soit pas devenu dans notre histoire une ligne de partage
des eaux, et que la création de l’État n’ait pas produit un bond en
avant sous forme de nouvelles idées et d’une nouvelle mentalité.
Au lieu de considérer la création de l’État comme la fin du proces—
sus de fondation et comme le premier pas vers la normalisation,
l’élite politique israélienne se trouva prise dans un engrenage qui
la conduisit à poursuivre l’action menée tout au long de la période
pré étatique. La solidité du cadre conceptuel tout comme celle des
structures institutionnelles héritées de cette période était telles que
la transition de la communauté combattante à l’État constitué fut
à peine ressentie.
Éclate le coup de tonnerre de juin 1967 : comment l’interpréter et
que faire de cette victoire ? Faut—il y voir un simple accident, fruit d’un
mauvais calcul égyptien et jordanien, qu’il conviendrait d’exploiter _
pour faire la paix en utilisant les territoires conquis comme monnaie
d’échange, ou au contraire ne faut-il pas en faire une suite logique de
la guerre d’ lndépendance ? Doit-on considérer l’issue de cette nou—
velle guerre comme une occasion de poursuivre l’œuvre de conquête
inachevée en 1949 ou, au contraire, annoncer à la face du monde
arabe que tous les objectifs du sionisme ayant été atteints dans les
lignes du cessez—le—feu de 1949, la conquête de la terre et sa colonisation,
qui étaient une nécessité existentielle jusqu’à la création de
l’État, ont cessé de l’être après 1949 ? En d’autres termes : ce qui était

bon et juste dans le passé a cessé de l’être dès le moment où les Juifs
ont pu se donner un toit et, en appelant au droit des peuples a disposer
d’eux—mêmes, devenir un peuple comme les autres.
Ce principe véritablement révolutionnaire dans l’histoire d’Israël,
et dont la signification immédiate aurait été la reconnaissance de
la Ligne verte de 1967 comme la frontière définitive du territoire
national,les Israéliens, à quelques exceptions près, ont été incapables
de l’énoncer. Pour le faire, il eût fallu que la gauche au pouvoir à
l’époque soit nourrie de valeurs universelles, de l’idée de droits de
l’homme et non seulement du particularisme culturel et politique du
nationalisme. Mais puisqu’elle plongeait ses racines dans le nationa—
lisme intégral, ce langage, aucun homme politique ne savait le tenir ;
ce principe, les élites politiques travaillistes au pouvoir, à quelques
exceptions près, n’étaient pas armées pour le poser. Il ne s’agissait
pas seulement de principes, mais de la capacité de résister à la tentation
de saisir l’occasion pour mettre à profit la faiblesse arabe. Ainsi
l’accident de juin 1967 a-t—il engendré la colonisation qui s’est développée
en ce qu’elle est aujourd’hui, c’est—à-dire le grand désastre de
l’histoire du sionisme et une menace réelle sur l’avenir de l’Etat juif.
Ce ne sont pas les Palestiniens qui menacent l’existence d’Israël mais
les colons fanatiques de Cisjordanie.
En règle générale, les nationalistes, tous les nationalistes, y compris
les Palestiniens, s’intéressent davantage au passé qu’à l’avenir. Du
côté de la droite israélienne, le refus d’accepter le caractère définitif
de la situation créée en 1949 est aussi lié à la crainte que la reconnaissance
des droits nationaux des Palestiniens ne finisse par saper
les droits historiques des juifs. Car si nous nous refusons le droit de
coloniser les territoires conquis en 1967, sur quoi exactement repose
la légitimité de la colonisation d’avant 1949 ? Les Palestiniens tiennent
le même raisonnement, seulement en sens inverse : puisque
la colonisation d’après 1967 est illégitime, il en est exactement de
même en ce qui concerne celle d’avant 1949
Ce type de raisonnement fut à la base de la paralysie de ces
quelques « pragmatistes » qui, dans les années 1960 et 1970, avec
les travaillistes au pouvoir jusqu’en 1977, sentaient instinctivement
que la colonisation des territoires récemment conquis constituait
une erreur colossale. Mais ces hommes manquaient cruellement

d’alternative idéologique à opposer à tous ceux, de loin plus nom-
breux et plus puissants, qui exigeaient l’implantation immédiate des
droits historiques du peuple juif sur la terre de la Bible, des pro—
phètes, des rois et des juges. La mystique de la terre et de l’histoire
commençait ainsi à dicter la politique territoriale de l’État, et il en
est ainsi jusqu’à ce jour. La dialectique de la force commençait, elle
aussi, à jouer pleinement son rôle : la puissance militaire israélienne,
le développement économique remarquable, l’intégration d’un million
de nouveaux immigrants venus de l’ancienne Union soviétique,
l’incapacité totale de la communauté internationale d’infléchir les
positions israéliennes les plus dures sont considérés encore et toujours
comme autant de preuves de la solidité de l’argumentation
nationaliste.
La majorité de nos compatriotes sait que la situation actuelle
mène non pas vers une coexistence de deux États mais, à long terme,
soit vers une situation coloniale qui ne dit pas son nom, soit vers
un Etat binational en guerre civile permanente. Tout le monde sait
également que le conflit reste une source de malheurs sans fin.
Mais mettre un terme à l’occupation et à la colonisation exige que
l’on accepte l’affrontement nécessairement violent avec les colons.
Menacés d’une guerre civile, les Israéliens préfèrent encore com—
battre les Palestiniens.
Les réalités décrites dans les témoignages que l’on va lire expri—
ment bien ce choix. Les colons dictent la loi dans les Territoires
occupés et le droit israélien n’y est pas appliqué. Cette situation est
bien connue en Israël. En 1982 déjà, le rapport remis par une commission
nommée par le procureur général de l’Etat, Yitzhak Zamir,
et présidée par ]udith Karp, procureur général adjoint, décrivait le
vide juridique dans les Territoires occupés : la loi israélienne était
bafouée au vu et au su de tout le monde. En fait, aucun lecteur de ce
rapport ne pouvait se tromper : les forces de l’ordre étaient au service
d’une politique de colonisation et d’annexion de fait, qui n’osait dire
son nom par crainte de sanctions internationales. Le rapport étant
resté lettre morte, ]udith Karp présenta sa démission.Près d’un quart
de siècle plus tard, en 2005, un second rapport fut soumis par Taha
Sasson, conseillère spéciale du Premier ministre pour les colonies

illégales (sic), et allait dans le même sens : la colonisation se poursuivait,
contrairement aux dispositions de la législation israélienne et de
la politique officielle du gouvernement, mais elle était en fait financée
par divers ministères dans des conditions de quasi—clandestinité.
En effet, une culture maffieuse s’est développée en Cisjordanie,
depuis les premiers jours de la colonisation, quand ministres, généraux
et hauts fonctionnaires la favorisaient en sous—main, malgré les
directives officielles et la loi qui protégeait la propriété privée. Ces
directives avaient pour seul objectif d’infléchir les critiques étrangères.
Une fois sur place, une colonie nouvelle, qui officiellement
n’existait pas, jouissait automatiquement de la protection de l’armée,
puis se trouvait comme par miracle branchée sur les réseaux
d’eau et d’électricité. Une route dont l’armée avait tout à coup un
besoin impératif, comme par hasard au pied d’une colline nouvel—
lement occupée, était tracée, les terres arables convoitées par les
colons étaient confisquées pour des besoins de sécurité, et ainsi de
suite. Ainsi se créa une atmosphère où tout était permis, où le colon
armé était roi et où le pays tout entier se pliait à ses volontés. Mais
en réalité, ces volontés étaient aussi celles du pouvoir en place :
de ce cercle vicieux, nous ne sommes pas encore sortis. En cette
fin mai 2013, quatre colonies dites « sauvages » allaient être blanchies
en dépit des protestations de Washington, c’est-à-dire allaient
acquérir une existence légale : ce vocabulaire appartenant au lan—
gage maffieux, comme le note un éditorial du journal Ha’aretz du
19 mai 2013, est celui du gouvernement et de l’Administration de
notre pays.
Il serait donc naïf de s’attendre à un effort de l’État qui entraverait
la construction illégale de logements, de routes ou la liberté
de manœuvre des colons. Dans la perspective des colons, dans la
liberté dont ils jouissent s’inscrit également le droit de rendre misérable
la vie des villageois arabes dont on convoite encore et toujours
les terres ou à qui on tient seulement à montrer qui sont les
maîtres. En réalité, la société israélienne est aujourd’hui prisonnière
des colons. Ce qui fait que le seul résultat tangible de ces deux rap—
ports fameux fut la démission, forcée de fait, de leurs auteurs. Les
deux juristes militent aujourd’hui dans les rangs d’organisations de
défense des droits de l’homme. D’autres organismes de défense des

droits de l’homme comme B’Tselem, Yesh Din, ainsi que l’équipe
de La Paix maintenant, qui depuis de longues années suit le déve—
loppement de la colonisation dans les Territoires occupés, sont
les porte—drapeaux des valeurs universelles. C’est au service de ces
mêmes valeurs que se mettent les auteurs des témoignages ici présentés.
Ces femmes et ces hommes sont l’honneur de notre société.

Introduction

En juin 2004, une soixantaine de vétérans des forces de défense israé—
liennes présentaient au public des témoignages écrits et des photogra—
phies de leur service militaire à Hébron et en Cisjordanie occupée. Cette
exposition a donné naissance à Breaking the Silence, une organisation
dont le but est de faire connaître la réalité quotidienne de l’occupation
des Territoires ‘a travers les témoignages des soldats qui la mettent en
œuvre. L’organisation interroge des hommes et des femmes ayant servi
dans les forces de sécurité israéliennes depuis le début de la seconde
lntifada, en septembre 2000, et publie leurs témoignages en ligne, sous
forme imprimée et dans les médias. Breaking the Silence organise
également des événements, des conférences et des visites guidées en
Cisjordanie afin d’exposer les méthodes d’Israël dans les Territoires et
d’encourager le débat quant à la véritable nature de l’occupation.

145 témoignages
Cet ouvrage contient 145 témoignages représentatifs de ceux qu’a
recueillis l’organisation depuis sa création (soit plus de 700). Les
témoins représentent toutes les couches de la société israélienne et
pratiquement toutes les unités de l’armée de défense d’Israël (Tsahal)
engagées dans les Territoires occupés. Il s’agit à la fois d’officiers, de
soldats du rang, d’hommes et de femmes.

Tous les témoignages publiés par Breaking the Silence — y compris
ceux contenus dans ce livre — ont été recueillis par des vétérans
de l’armée et vérifiés. Sauf mention contraire, ils émanent de témoins
oculaires et sont reproduits mot pour mot, à l’exception d’altérations
mineures pour empêcher l’identification des parties ou clarifier le lan—
gage militaire. L’organisation garde l’identité des témoins confiden—
tielle. Sans anonymat, il serait impossible de rendre ces informations
publiques.
Bien que les récits des soldats se limitent à leur expérience personnelle,
leur accumulation donne une vue d’ensemble des méthodes
de Tsahal et de la politique israélienne dans les Territoires occu—
pés. Breaking the Silence considère que mettre à nu cette politique
constitue un devoir moral et une condition nécessaire à l’établissement
d’une société plus juste. Pour les citoyens israéliens, ignorer ces
témoignages directs, clairs et sans ambiguïté, équivaut à renoncer au
droit fondamental de connaître la vérité sur leurs actions et celles
de ceux qui agissent en leur nom. Breaking the Silence demande des
comptes sur les opérations militaires israéliennes dans les Territoires
occupés, menées par des citoyens et en leur nom. Dans ce livre, le
lecteur se trouvera immergé dans le discours ordinaire des soldats
israéliens, truffé de jargon et d’expressions définies par le cadre de
référence de leur expérience particulière. Les témoignages originaux
en hébreuï transcrits en préservant les mots des soldats tels qu’ils
ou elles les ont prononcés, ont d’abord été traduits en anglais, et certaines
clarifications ont été ajoutées lorsqu’elles étaient absolument
nécessaires à la compréhension. La traduction française est aussi
fidèle que possible à l’original.

Les dessous de la politique israélienne
Dix ans après le début de la seconde Intifada était publié le rapport
sur lequel s’appuie ce livre, Occupation des Territoires : témoignages
de soldats israéliens, 2000—2010. À partir des témoignages directs de
centaines de soldats, hommes et femmes, le rapport présente le mode
opératoire de l’armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de
Gaza ainsi que son impact sur ceux qui le vivent au quotidien — les
Palestiniens, les colons, les soldats eux-mêmes. Les membres de

Tsahal chargés de mener à bien la mission du pays dans les Territoires
y révèlent en détail les principes et les conséquences de la politique
israélienne, mettant ainsi en lumière la logique sous—jacente des opé—
rations israéliennes en général.
Les témoignages ne laissent planer aucun doute : si l’appareil
sécuritaire a indéniablement dû répondre à des menaces concrètes
au cours des dix dernières années, notamment des attaques terro—
ristes contre les citoyens, les actions d’Israël ne sont pas uniquement
d’ordre défensif. Au contraire, elles ont systématiquement conduit
à l’annexion effective de grandes parties de la Cisjordanie à travers
l’expropriation de résidents palestiniens, un contrôle resserré de la
population civile et une politique d’intimidation. L’idée, communément
admise dans la société israélienne, que le contrôle des Territoires
vise exclusivement à protéger les citoyens est incompatible avec les
informations fournies par des centaines de soldats de Tsahal.
Dans les médias, les discussions internes ou les briefings militaires,
les forces de sécurité et les entités gouvernementales font constamment
référence à quatre composantes de la politique israélienne :
la « prévention du terrorisme » ou << prévention de l’activité terroriste
hostile » (Si/(kai) ; la << séparation » entre les populations israélienne
et palestinienne (haflaa‘ah) ; la préservation de la << trame de
vie » palestinienne (mir/cam hayyim) ; et l’« application de la loi »
dans les Territoires (akifai hok). Ces termes donnent une représentation
partielle, voire distordue, des politiques qu’ils incarnent. Bien
qu’originellement descriptifs, ils sont rapidement devenus des noms
de code pour des activités sans aucun lien avec leur sens original. Le
présent ouvrage révèle les aspects de cette politique que les institu—
tions ne rendent pas publics. Les soldats qui témoignent constituent
une source d’information particulièrement fiable. Ce ne sont pas de
simples témoins : on leur a confié la tâche de mettre en oeuvre ces
politiques, mais on leur a aussi demandé — implicitement ou explici—
tement — de les dissimuler.
Ce livre s’articule en quatre parties, correspondant aux termes
« prévention », << séparation », << trame de la vie » et << application de
la loi ».

Dans la première, intitulée « Prévention », les témoignages
montrent que presque tous les usages de la force militaire dans
les Territoires sont considérés comme préventifs. Derrière cette
interprétation large du terme se cache la présomption que chaque
Palestinien, homme ou femme, est suspect et constitue une menace
pour les citoyens et les soldats israéliens. En conséquence, intimider
la population palestinienne dans son ensemble réduira les possibilités
d’opposition et limitera l’activité terroriste. Vu sous cet angle, maltrai—
ter les Palestiniens, confisquer leurs propriétés, imposer des punitions
collectives, modifier et entraver la libre circulation (en établissant
des checkpoints temporaires ou autre), voire changer les règles de
manière arbitraire (par exemple selon les caprices d’un officier lors
d’un contrôle)… tout cela peut être qualifié d’action préventive. Si le
terme « préventif» s’applique à presque toutes les opérations militaires,
la différence entre action offensive et défensive s’estompe gra—
duellement. Ainsi, la plupart des actions militaires dirigées contre les
Palestiniens peuvent être justifiées comme défensives.
La deuxième partie traite d’un autre terme de cette politique, la
« séparation >>. A première vue, le principe de « séparation » désigne
la protection des Israéliens en Israël par la création d’un fossé entre
eux et la population palestinienne des Territoires. Cependant, les
témoins montrent que cette politique s’applique non seulement entre
les deux populations, mais aussi au sein même de la communauté
palestinienne. Cela permet à Israël de contrôler la population des
Territoires, dont les mouvements sont canalisés par des systèmes de
surveillance qui dessinent de nouvelles frontières sur le terrain. Les
nombreux permis et autorisations dont ont besoin les Palestiniens
pour se déplacer en Cisjordanie limitent leur liberté de mouvement
et créent des divisions internes à leurs communautés. Les régulations
souvent arbitraires et le dédale bureaucratique ne sont pas moins efficaces
que les barrières physiques. La politique de séparation appa—
rait alors comme un moyen de diviser pour régner. Les témoignages
des soldats révèlent également un troisième phénomène : la séparation
entre les Palestiniens et leur terre. Les colonies israéliennes
et leurs environs constituent une barrière en soi. Les Palestiniens
ont interdiction de pénétrer dans ces territoires, qui englobent sou—
vent leurs propres terres agricoles. L’emplacement de ces barrières

ne semble pas être déterminé par les seules considérations défen—
sives liées aux concentrations de population palestinienne, mais par
des calculs offensifs visant à incorporer certaines zones à la juridiction
d’lsraël. En Cisjordanie, les checkpoints, les routes fermées à la
circulation, l’interdiction de se déplacer d’un endroit à un autre sont
autant de mesures qui chassent effectivement les Palestiniens de leurs
terres au profit d’une expansion de la souveraineté israélienne. Les
témoignages de soldats regroupés dans cette partie exposent claire—
ment que la «séparation» n’a pas pour but un retrait de l’armée
des Territoires occupés, mais représente au contraire un moyen de
contrôle, de dépossession et d’annexion.
La réalité palestinienne sous l’occupation israélienne constitue le
sujet de la troisième partie, « La trame de vie >>. Les représentants
israéliens soulignent régulièrement le fait que, dans les Territoires, les
Palestiniens reçoivent toutes les denrées de base, qu’ils ne connais—
sent pas de crise humanitaire et qu’ lsraël assure même le maintien
d’une certaine «trame de vie >>. Un tel discours, ainsi que les propos
évoquant une prospérité économique en Cisjordanie, suggère
que la vie sous occupation étrangère peut être tolérable, voire bonne.
Sur la base de ces affirmations, les partisans de la politique israélienne
arguent que l’occupation est un moyen de défense légitime
et que si la souffrance endurée par la population est certes regret—
table, les dommages subis sont « proportionnés » à la sécurité des
citoyens israéliens. Mais, comme le confirment les témoins, le fait que
la vie des Palestiniens dépende au quotidien du bon plaisir d’Israël
montre à quel point ces derniers en sont tributaires. Israël maintient
certes la « trame de vie >> en Cisjordanie, mais cela atteste surtout le
contrôle absolu que le pays exerce sur les Palestiniens. Chaque jour,
les autorités israéliennes décident quels biens peuvent être transférés
d’une ville à une autre, quel magasin peut ouvrir, qui peut fran—
chir les checkpoints et les barrages de sécurité, qui peut envoyer ses
enfants à ’école, qui pourra atteindre les universités et qui recevra
les soins médicaux dont il a besoin. lsraël détient également les biens
privés de dizaines de milliers de Palestiniens. Parfois, ces biens sont
conservés pour de supposées considérations de sécurité, parfois afin
d’exproprier des gens de leur terre. Dans un nombre de cas significa—
tif, la décision de confisquer des biens paraît entièrement arbitraire.

Maisons, terres agricoles, véhicules à moteur, appareils électroniques,
animaux de ferme — tout cela peut être saisi à la discrétion d’un com—
mandant régional ou d’un soldat sur le terrain. Parfois, des soldats de
Tsahal « confisquent » même des individuspour un exercice : afin de
s’entraîner à mener une arrestation, des troupes peuvent faire irruption
dans une maison en pleine nuit, arrêter l’un des résidents puis le
relâcher plus tard. Ainsi, comme le montre cette partie, la trame de
vie des Palestiniens est soumise à l’arbitraire et à l’instabilité.
Dans la quatrième partie, les témoignages de soldats montrent
comment, au nom de l’« application de la loi», Israël maintient un
double système légal : d’un côté, les Palestiniens sont gouvernés par la
loi martiale, mise en œuvre par les militaires et sujette à de nombreux
changements ; de l’autre, les colons israéliens sont généralement soumis
aux lois civiles, votées par une législature démocratiquement élue
et appliquées par la police. Dans les Territoires, l’autorité légale israélienne
ne représente pas les Palestiniens et leurs intérêts, qui se voient
soumis à ce système par des menaces visant à renforcer la supério—
rité militaire israélienne. Les témoins de cette partie révèlent éga—
lement le rôle actif des colons dans l’application de la loi martiale.
Certains d’entre eux occupent des postes publics et participent aux
délibérations et aux décisions militaires qui gouvernent la vie des
Palestiniens habitant la zone de leur colonie. Beaucoup de colons
travaillent pour le ministère de la Défense en qualité de coordinateurs
de sécurité pour leur colonie ; ils exercent alors une influence
accrue sur la région, notamment en matière de transports, d’accès aux
routes, de patrouilles de sécurité. Il peut même arriver qu’ils parti—
cipent au briefing des soldats. Les forces de sécurité ne considèrent
pas les colons comme des civils assujettis à la loi, mais comme une
puissante entité avec laquelle elles partagent des objectifs communs.
Même quand les souhaits des colons et de l’armée ne coïncident pas,
ils se considèrent partenaires dans une même lutte et règlent leurs
désaccords par un compromis. Les forces de sécurité valident géné—
ralement les objectifs des colons, ne serait—ce qu’en partie. Les violences
des colons contre les Palestiniens ne sont pas traitées comme
une infraction à la loi : c’est au contraire un moyen supplémentaire
pour Israël d’exercer un contrôle sur les Territoires. On prétend parfois
que la police israélienne est trop faible pour faire respecter la loi
aux colons. Les témoignages de cette partie suggèrent, au contraire,
que la loi n’est pas appliquée parce que les forces de sécurité traitent
les colons comme des partenaires et non comme des citoyens
ordinaires. De cette manière, les forces de sécurité servent également
les visées politiques des colons : l’annexion de vastes étendues des
Territoires occupés pour leur usage propre.
« Prévention », « séparation », « trame de vie » et « application de
la loi » sont des termes que les autorités israéliennes emploient pour
qualifier certains aspects de leur politique dans les Territoires. Mais
au lieu d’expliquer cette politique, ces mots la dissimulent sous une
terminologie défensive dont le rapport à la réalité est ténu. Les témoignages
de soldats cités ici montrent que les actions d’Israël dans les
Territoires n’ont pas pour effet de préserver le statu quo politique,
mais au contraire de le bousculer. Tandis qu’ lsraël exproprie de plus
en plus de Palestiniens, sa supériorité militaire lui permet de contrôler
tous les aspects de la vie palestinienne. Contrairement à l’image d’un
retrait progressif et sécurisé des Territoires que souhaite véhiculer
le gouvernement, les soldats peignent le tableau d’un effort continu
pour resserrer l’emprise israélienne sur la terre et la population pales—
tinienne.
Malgré son ampleur, ce livre se limite aux informations appor—
tées par les témoignages des soldats. Il ne décrit pas tous les moyens
par lesquels l’État d’ lsraël contrôle les Territoires et ne doit pas être
considéré comme un portrait exhaustif de l’occupation. Il manque
au tableau les actions menées par les Services de sécurité générale
(Shabak) et autres agences de renseignements,par les tribunaux militaires,
qui constituent une part importante du pouvoir de l’armée,
ainsi que par d’autres administrations. L’objectif est plutôt de substituer
aux mots d’ordre qui stérilisent le débat public une description
précise de la politique israélienne en Cisjordanie et dans la bande de
Gaza. Les faits sont clairs et accessibles ; les témoignages nous forcent
à regarder en face les actions d’ lsraël et à nous demander si elles
reflètent les valeurs d’une société humaniste et démocratique.

Première partie

Prévention : intimider
la population palestinienne

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Le messie est arrivé


plumenclume.org

Via : LLP

 

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par Israël Adam Shamir


Peut-être bien que le Messie juif est déjà là, même si nous ne l’avons pas vu venir ? Tous les rêves et vœux juifs se sont réalisés à la mi-mai. Enfin, presque tous. Deux grands dirigeants mondiaux ont rivalisé de bienveillance envers les juifs, tandis que les Israéliens ordinaires rigolaient comme jamais en s’entraînant au tir sur des Gazaouis désarmés, ou au moins en applaudissant les meilleurs tireurs. Les Iraniens ont grincé des dents mais n’ont rien fait. Le Congrès US a estimé que les Polonais devaient payer aux juifs un tribut de 300 milliards de dollars.  Et une donzelle excessivement désagréable, [une certaine Netta Barzilai], juive, a été couronnée sur la scène des arts européens. Au passage, elle a assuré que la nouvelle capitale d’Israël, Jérusalem, serait le siège d’un rassemblement international exceptionnel l’année prochaine.

Si vous pensez qu’une retombée quelconque de cette bienveillance pourrait vous échoir et améliorer votre sort, réfléchissez-y à deux fois. Personne ne vous a promis un lit de roses. Le Messie juif, c’est bon pour les juifs, mais les non-juifs auront juste à travailler plus et à se préparer à la vengeance divine. Il y a des débats, pour savoir si ce sont tous les goys qui seront frappés ou si quelques-uns resteront en vie afin de payer pour leur rachat. Quoi qu’il en soit, la bienveillance envers les non-juifs n’est pas un chapitre brûlant dans cet arrangement.

J’avais de grosses appréhensions au début du mois. Le programme semblait effrayant. Les Iraniens s’étaient installés en Syrie, les Russes étaient prêts à équiper la Syrie de leurs meilleurs S300 (un système plus fiable que le nouveau et quelque peu féérique S400). Les Palestiniens envisageaient de manifester pour le 70° anniversaire de leur Nakba, qui tombait juste avant le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem et le début du Ramadan. Une guerre avec l’Iran et le Hezbollah, des troubles dans les territoires palestiniens, la perte du droit que Dieu nous a octroyé de survoler et de bombarder tout le monde au Moyen Orient, ces dangers pléthoriques s’étaient accumulés en cette première moitié du mois de mai. J’ai beau être particulièrement critique, l’ultime destruction de la Terre bien aimée ne fait pas partie de mes rêveries intimes.

Les gens prudents marcheraient sur des œufs, et prendraient toutes leurs précautions, car ils préféreraient minimiser leurs risques dans une situation semblable, mais les juifs font tout pour les maximiser, ces risques. Si nous devons avoir des ennuis, mieux vaut que ça se passe tout de suite, pour en finir une fois pour toutes, a dit Netanyahou. Et toutes les choses quelque peu problématiques, l’accord sur le nucléaire iranien qui s’effondre, l’anniversaire de la Nakba, le déménagement de l’ambassade US à Jérusalem, la confrontation en Syrie, le début du Ramadan, tout s’est abattu d’un seul coup. L’Israël a réussi à passer au travers, haut la main. Ouf, on n’a pas eu de grosse guerre.

Palestine 

Certes, il y a eu soixante Palestiniens descendus, juste le nombre de ceux qui avaient été martyrisés lors du massacre de Sharpeville. Mais quelle différence ! L’Afrique du Sud était devenue un État paria du jour au lendemain, et la campagne globale pour démanteler l’apartheid avait commencé sérieusement. Le massacre de Gaza a été blanchi par les médias obéissants et régnants, a fait savoir RT. Cet évènement a prouvé une fois de plus que les médias de masse et les réseaux sociaux qui font le tour du monde sont bien tenus en main par les juifs, une main invisible mais ferme. Gouvernements, partis, diplomates pouvaient rouspéter, et ils ne s’en sont pas privés, mais le public en général a été tenu à l’écart du dit massacre.

Le système mondial de l’information de masse a beaucoup changé depuis 1960. Il y a une incroyable abondance d’information, on assiste à une véritable inondation qui nettoie tout. Les gens pensent seulement à ce qu’on leur raconte le jour même, et les campagnes de masse sont produites par les médias et les groupes de réflexion, elles ne produisent rien par elles-mêmes. On bassine les gens jour après jour avec par exemple l’Holocauste, ou les atrocités d’Assad, ou l’ingérence de Poutine, de sorte que cela leur reste présent à l’esprit. Au moment où on passe à un autre sujet de campagne, les alertes et le problème sombrent dans l’oubli, totalement, comme l’affaire Skripal a été oubliée aussitôt qu’elle a eu fini de se déployer. Maintenant, Skripal a été mis au vert par les Services secrets britanniques, et c’est quelque chose qu’on ne mentionne nulle part, en dehors de cette publication-ci.

Et le massacre de masse à Gaza est déjà en train de passer à la trappe. Ils voulaient rappeler au monde qu’ils sont enterrés vivants dans la tombe qu’est Gaza, et maintenant les voilà morts. Les gens de Gaza sont enfermés là depuis 70 ans ; ces douze dernières années ont été les pires, car  la Bande de Gaza se retrouve assiégée par Israël depuis qu’ils ont voté pour le Hamas. Gaza est pratiquement invivable, car Israël a bombardé sa centrale électrique, ses équipements pour l’assainissement, son port et son aéroport. Ils ne peuvent même pas pêcher, parce que les garde-côtes tirent machinalement sur les bateaux de pêche. Ils peuvent voir leurs maisons et leurs champs raflés simplement parce qu’ils ne sont pas juifs, et ils ne peuvent même plus y accéder. Expulsions, expropriations, emprisonnement de trois générations, et le siège par-dessus, voilà un péché juif tout à fait unique.

Peut-être que l’Holocauste aura été une punition divine pour le traitement juif de Gaza, dans la mesure où pour Dieu, la séquence temporelle ne compte pas. Dans la Torah, il n’y a pas d’évènements antérieurs ou postérieurs, בתורה מאוחר ואין מוקדם אין, enseigne le Talmud, et c’est vrai. On peut être puni pour des péchés pas encore commis, et s’ils ne doivent pas être commis finalement, la punition elle-même s’en trouvera annulée. Si les juifs ne torturaient pas Gaza, il n’y aurait pas d’Auschwitz.

Gaza est une noble place malgré la dévastation. Dans bien des pays, les enfants des dirigeants deviennent milliardaires. La fille du président de l’Angola est la femme la plus riche d’Afrique : elle est le seul fournisseur d’accès à la téléphonie mobile dans ce pays exportateur de diamants. Mais il y a une autre tradition, celle des enfants de dirigeants qui sont les premiers à aller à la guerre. C’est la tradition de Gaza. Parmi ceux qui ont été descendus par les as de la gâchette israéliens, il y avait trois enfants de dirigeants de Gaza.

Le fils de l’ex-premier ministre de Gaza, Ismaël Haniyeh, Maas, s’est retrouvé parmi les blessés graves. Ahmed al-Rantisi, fils d’Abd el Aziz al-Rantisi, fondateur du Hamas, a été tué. Son père, qu’on appelait le lion de Palestine, avait été assassiné par les juifs en 2004 ; un hélicoptère armé avait tiré un missile sur sa voiture dans le centre de Gaza, le tuant lui et ses gardes-du-corps, et blessant les passants. Et son fils vient de prendre sa suite. Izz al-Din al-Sammak, fils de Musa al-Sammak, dirigeant du Hamas, a été tué, et il n’avait que quatorze ans.

Au total, plus d’une centaine de garçons et de jeunes hommes, la fleur de la Palestine, ont été moissonnés dans ces manifestations pacifiques d’avril et mai. Un objectif de cette frénésie de meurtre était de montrer que la résistance non-violente est futile. C’est plus excitant de tuer un opposant armé, si on est bien mieux armé soi-même. Quand on tue quelqu’un qui est sans armes, évidemment ce n’est pas une partie de cricket, mais c’est le genre de considération qui n’a jamais retenu un juif.

La raison à cela réside dans le doute sérieux sur l’humanité des non-juifs, qui se trouve installée au centre de la Weltanschaunng religieuse juive. Un bon Israélien qui condamne les tueries de Gaza est très probablement un végétarien qui s’oppose aussi au meurtre des animaux. Ce genre de braves Israéliens sont souvent anti-mâles, et préfèrent faire usage d’un nom féminin, comme l’association Zochrot  [centrée sur la compassion]. Ces gentils Israéliens sont en général anti autochtones, et soutiennent l’immigration sans limites des Africains en Palestine. Les gens de cette espèce ne sauraient être nombreux, et effectivement, ils ne le sont pas.

Et quant aux autres juifs, ils ont retenu la leçon du protagoniste de Matrix, Neo (Keanu Reeves) à qui on avait appris à ignorer les dangers évidents, en tant que maya, un mirage créé par la Matrix, si bien qu’il sautait du haut des gratte-ciel et qu’il esquivait les balles. Les juifs ont apparemment une attitude comparable dans leur rapport au réel. Un jour cela ne marchera pas, ce qui les étonnera beaucoup, mais cette fois-ci, ça a marché.

Le transfert de l’ambassade US avait été décrit comme la raison principale du bain de sang. Et de fait, c’est dans la ligne de ceux qui fraternisent autour du mot d’ordre  « @ Trump au trou». Cette décision qui déborde de méchanceté a fait beaucoup de bien, car elle a ruiné la fiction soigneusement nourrie des US comme intermédiaires honnêtes. Très peu de Palestiniens se sont émus de la décision de Trump, quelques douzaines de gens ont manifesté contre, à Jérusalem et ailleurs, tandis que la manifestation monstre ne s’adressait pas à Trump, comme décrite ci-dessus. Ce n’est pas Trump qui a décrété le siège de Gaza, ce n’est pas Trump qui a chassé les Palestiniens de chez eux, ce n’est pas Trump qui a perpétué la Nakba, la catastrophe palestinienne. Trump a saboté les tactiques machiavéliques du Département d’État et il a rendu la tâche bien difficile aux faire-valoir arabes qui veulent marcher dans les pas de Washington, ce qui n’est pas une mauvaise chose.

L’Iran

L’Iran, c’est un grand pays très éloigné, et il n’y a pas de raison pratique pour qu’Israël se querelle avec ces gens-là. Mais l’Iran est le dernier et le seul pays au Moyen Orient qui ne soit pas assujetti par l’hégémonie juive. Netanyahou a fait de son mieux  pour que les US se jettent sur l’Iran avec un appât style Colin Powell. Les juifs ont pris le pas sur Trump pour faire sortir son pays de l’accord nucléaire signé par six puissances, et après cela, au moment le plus tendu, Israël a bombardé des bases dites iraniennes en Syrie : et il ne s’est rien passé. Les Iraniens, indignés et consternés, continuent d’être soumis aux lois de la Matrix, et ils ne vont pas se mettre à sauter du haut des gratte-ciels ou à contrattaquer, pour avoir à affronter la fureur de Trump. Car ce président pour les juifs est un éléphant domestiqué.

Le meilleur cadeau que le tout-Puissant ait fait aux juifs en cette saison, ce sont les boules fragiles comme du pain azyme du président Trump. Le Peuple élu l’a pris par les pétoches de bien des façons. Il a été surpris avec une femme de petite vertu, juste comme le président Clinton, et il a eu raison de redouter d’avoir à démissionner. En cet instant de gros malaise, il a décidé de se mettre à la merci des juifs, et de faire ce qu’ils lui demandaient.

Il a déchiré l’accord nucléaire avec l’Iran, exactement ce que lui demandait Netanyahou. Il a promis d’en rajouter avec des sanctions contre l’Iran jusqu’à ce qu’ils se rendent et remplacent leur régime par un autre plus amical avec l’Israël. Puis il s’est exécuté, conformément à la promesse qu’il avait faite de déménager l’ambassade US à Jérusalem. Grand bien lui fasse…

Je n’aimerais pas être à la place de Trump. La façon juive d’apporter un secours à un dirigeant relève de la torture par l’eau : le dirigeant est autorisé à survivre, mais c’est tout. La logique juive marche comme ceci : si nous le sauvons, il va nous oublier et négliger nos souhaits ; il vaut donc mieux le sauver, mais le laisser patauger dans les périls. C’est ce qui est arrivé au président US. Les juifs, et même des Israéliens, se sont stratégiquement installés entre Stormy l’allumeuse et le Cohen de Trump ; ils tiennent les étages supérieurs du bureau du procureur général Mueller et des positions solides au Congrès. Comme dans un simulacre de noyade, Trump reste menacé de couler, et il est bien obligé de satisfaire aux vœux de ses persécuteurs.

Israël va continuer à provoquer l’Iran, en espérant déclencher une guerre américano-iranienne. Cela va de soi. Si Trump est malin, il ne va pas frapper l’Iran. En fait, il devrait s’en prendre à la Gestapo de Mueller. Tant que Rohani est président de l’Iran, l’Iran ne va sans doute pas riposter aux provocations israélo-US, mais la position de Rohani est précaire. Les Iraniens ont le sentiment que Kim le Roi du Nord a mieux su gérer la menace américaine, et ils peuvent changer de gouvernement et se mettre à emprunter la ligne Kim. C’est Israël qui, en tant que base avancée de l’Empire US, peut se retrouver sous la menace.

Le meilleur, dans la politique iranienne de Trump, c’est qu’il a brisé le lien qui semblait impossible à rompre entre les US et l’Europe. Là où Obama cherchait à colmater les divergences, Trump a élargi la brèche, et même les Européens dociles sont arrivés à la conclusion qu’ils doivent être un peu plus indépendants de Washington. Cela peut amener une déconnexion entre les banques US et européennes, et permettre aux Européens de désobéir aux sanctions US contre l’Iran et contre la Russie. Ce processus n’est pas près de s’achever, mais il est en route. L’Iran, la Russie et les affaires européennes en seront les bénéficiaires, tandis que les US se retrouveront hors-jeu.

La Turquie

La voix la plus forte pour s’élever contre la brutalité israélienne a été celle du président de la Turquie, Erdogan. Il a renvoyé l’ambassadeur israélien, a rappelé son propre ambassadeur, et a organisé une rencontre entre dirigeants des États musulmans pour se mettre d’accord sur la façon de traiter le problème israélien. L’indépendance par rapport à Israël était la marque de fabrique d’Erdogan depuis longtemps : il avait affronté Shimon Peres à Davos il y a des années, et la tentative de putsch récente contre lui avait aussi un certain soutien du côté d’Israël.

Si on est contre l’Israël, il faut aussi être contre les US, qui sont le plus grand État juif. Cela convient à Erdogan. C’est à cause de son animosité que pas un avion américain n’a décollé de la base turque de l’OTAN pour bombarder la Syrie. La bataille turque contre les séparatistes kurdes a fait échouer le projet US de rester en Syrie par tous les moyens, et maintenant on a des indices solides pour penser que Trump tente de fermer le robinet du financement de l’enclave rebelle dans le Nord-Ouest de la Syrie, autour de la malheureuse Idlib. L’Israël pourrait bien se retrouver face à une Syrie unifiée et reconstruite, perspective qui n’a rien pour lui plaire.

La Russie

Le président russe Vladimir Poutine aurait pu lancer un bâton dans les roues des Israéliens. Il est lourdement investi en Syrie, il a besoin des troupes iraniennes là-bas, parce que sans elles, il faudrait qu’il envoie l’infanterie russe pour déloger les rebelles islamistes des ruines des villes syriennes. Il avait été humilié par les US lorsqu’ils avaient attaqué des bases syriennes et des villes alors que les Russes étaient à leurs côtés. Son chef de cabinet avait annoncé que la Syrie aurait ses S-300, après quoi il a maudit les transgresseurs israéliens et américains.

Les Israéliens ont reçu la menace sans sourciller. Le ministre israélien de la défense Avigdor Lieberman a annoncé que les Israéliens dégageraient les S-300 (et jusqu’aux S-700, a-t-il ajouté) s’ils les trouvaient sur leur chemin. Et Netanyahou a fait un geste politique fort : il s’est envolé vers Moscou et a passé toute la journée du 9 mai avec le président russe.

Le 9 mai, c’est le Jour de la Victoire des Russes ; c’est devenu le jour férié le plus important et le mieux observé sous Poutine, tandis que les vieilles fêtes soviétiques se voyaient abandonnées au profit de la mise en place des nouvelles.

Le choix de ce jour férié n’était pas naturel : la guerre est un évènement lointain pour une grande majorité de Russes. Leurs alliés dans la guerre sont leurs adversaires à présent, les US comme la Grande Bretagne. La Seconde Guerre mondiale a été privatisée par les juifs, au moins dans l’opinion publique occidentale. Pour les Occidentaux, c’était une guerre pour les juifs et contre les ennemis des juifs. Il y a peu de références à la guerre où l’on ne retrouve pas une mention de l’Holocauste. Conscients de ces déficiences dans le récit dominant, les dirigeants soviétiques ne faisaient pas beaucoup de tapage autour du Jour de la Victoire.

Poutine avait besoin d’un jour férié pour unir le peuple, dans sa construction de la nation, pour coopter la majorité prosoviétique sans faire des groupes anti-soviétiques des antagonistes. Il avait choisi le Jour de la Victoire pour en faire un grand évènement, malgré ce qui pouvait clocher.

L’arrivée de Benjamin Netanyahou ce jour-là tombait bien, un vrai cadeau du Ciel, pour Poutine. Il tenait là l’homme qui allait pouvoir interpeller le Sénat US, savoir s’y prendre avec le président US, il arrivait, en chair et en os, Monsieur Juiverie mondiale personnifiée, pour venir appuyer le récit officiel russe sur l’histoire. Bibi a agrafé son ruban de Saint Georges orange et noir, l’insigne des patriotes russes et des loyalistes dévoués à Poutine, il a pris une affiche avec le portrait d’un héros de guerre (juif) et a marché aux côtés de Poutine lors de la parade du Régiment Immortel. Poutine, reconnaissant, a reconnu l’Holocauste et a fait une déclaration d’amitié avec le peuple juif.

Netanyahou a payé son hôte en retour avec un tir de missile sur la Syrie, presque aussitôt. C’est un procédé typiquement israélien : lors de chaque rencontre au sommet avec les Russes, bombarder ses alliés afin qu’ils sachent bien à qui ils ont affaire. Ils ont bombardé la Syrie au moment où le jet du ministre de la Défense russe, Shoygu, était encore en plein ciel, entre Moscou et Tel-Aviv où il se rendait.

Poutine a avalé la couleuvre, et a promis de se retenir de fournir des S-300 à la Syrie, malgré les paroles de son chef de cabinet. Peu après, Israël attaquait la Syrie en force ; selon Israël, ils s’en prenaient à des bases iraniennes ; selon les Iraniens, il n’y avait rien de tel, il n’y a aucune base iranienne ni troupes iraniennes là-bas. Quoi qu’il en soit, cette agression israélienne est restée sans réponse.

Depuis ce néfaste 9 mai, les médias russes traitent Israël avec une grande prudence. Même le massacre de Gaza n’a pas été l’occasion de beaucoup de condamnations dans les médias russes, quoique le ministère des Affaires étrangères russes ait condamné cet acte brutal. L’agence officielle d’État RIA a témoigné que les soldats israéliens avaient tiré sur des « individus particulièrement agressifs ». La deuxième agence de presse, TASS, a réduit au minimum ses rapports sur le massacre.

Les Russes au pouvoir n’aiment pas beaucoup l’Iran et les Iraniens, m’a dit un ami iranien. Alors que l’Iran aimerait acheter tout ce que les Russes cherchent à vendre, les Russes traînent des pieds. Le volume du commerce entre la Russie et l’Iran est du même ordre de grandeur que le commerce entre la Russie et le chétif Israël, soit moins de deux milliards de dollars par an. Israël a énormément de soutiens parmi les élites russes, les Russes vont visiter Israël par milliers, tandis que l’Iran est un partenaire non désiré.

Bref, les juifs ont surmonté leurs problèmes à la mi-mai 2018, et se sont fait reconnaître comme entité politique de poids à l’échelle de la planète Terre, au même niveau que les deux superpuissances, et par leur capacité de contrôle mental sur des milliards de gens. Le massacre de Gaza a fourni la preuve qu’ils peuvent tuer en toute impunité. Et pourtant, jusqu’à maintenant, les juifs ont toujours dépassé les bornes et attiré des calamités sur eux. Aucune raison de douter que cela n’arrive cette fois aussi. Nous allons y revenir, à propos de l’assaut juif contre la Pologne et en matière d’esthétique européenne, dès le prochain article.

Traduction: Maria Poumier

 

1948-2018 de la Nakba à la Grande Marche pour le Retour: 70 ans de colonialisme génocidaire en Palestine construit sur un mythe biblique — Resistance71 Blog


Résistance 71 15 mai 2018 “L’assemblée générale des Nations-Unies rejette avec force les politiques et idéologies visant à faire la promotion du nettoyage ethnique sous quelque forme que ce soit.” ~ Résolution 47/80 de l’ONU promulguée le 16 décembre 1992 ~ Il ne saurait y avoir deux poids deux mesures dans le “devoir […]

via 1948-2018 de la Nakba à la Grande Marche pour le Retour: 70 ans de colonialisme génocidaire en Palestine construit sur un mythe biblique — Resistance71 Blog

La violer ou pas ?


legrandsoir.info

par Maxime VIVAS

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Encouragés par un journaliste israélien, des Internautes s’enthousiasment à l’idée de violer et tuer Ahed Tamimi

L’adolescente palestinienne Ahed Tamimi était poursuivie pour avoir frappé un soldat étranger qui s’était introduit dans la cour de sa maison en Cisjordanie. Arrêtée quelques jours plus tard à 4 heures du matin, extirpée de son lit par l’armée israélienne, conduite menottée en Israël, elle est devenue un symbole de la résistance contre l’occupation. Elle a été condamnée à 8 mois de prison après avoir accepté de plaider coupable. Faute de quoi, elle risquait jusqu’à sept ans de prison.

Je vais vous parler d’un pays où Elor Azrya, un soldat franco-israélien de l’armée d’occupation qui a liquidé d’une balle dans la tête un arabe gisant à terre (à 0.39 mn), a fait moins de prison qu’une adolescente de 17 ans qui a giflé chez elle un intrus armé.

Mais d’abord, le contexte

En mars 2008, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien a prévenu que les opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza allait exposer les Palestiniens à une « shoah » (il a dit « shoah »).

En mars 2015, Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien vice-Premier ministre d’Israël a menacé de « décapiter à la hache » (il a dit ça) les citoyens arabes israéliens s’ils ne manifestaient pas une absolue fidélité à « l’État juif ». Il a préconisé le nettoyage ethnique (il a dit « ethnique ») des citoyens palestiniens.

En avril 2016, un député israélien a prôné la séparation des femmes juives des Arabes dans les maternités (sans prononcer le mot « apartheid », et sans coller un panonceau « Interdit aux arabes »).

En octobre 2016, le maire-adjoint de Jérusalem a comparé les Palestiniens à des « animaux » (il a dit « animaux).

En décembre 2017, le ministre de l’Éducation israélien, Naftali Bennett a déclaré à propos d’Ahed Tamimi : « Elle devrait finir ses jours en prison. » En prison à vie, pas même décapitée ? Nourrie logée, peinarde ? Ah que non ! C’est une fille, jeune et jolie, et Tsahal a beau être « l’armée la plus morale du monde » (ils disent ça), ses soldats ont des gonades gorgées de testostérone.

Donc…

L’avocate d’Ahed Tamimi, Gaby Lasky, a déposé une requête auprès du ministère de la Justice israélien précisant que l’enquêteur du renseignement militaire qui a interrogé Ahed Tamimi lui aurait dit les phrases du genre : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes » ou « d’autres expressions similaires qui peuvent être considérées comme des manifestations de harcèlement sexuel de la part de l’enquêteur et ce qui a mis ma cliente mal à l’aise ».
Il a dit : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes ». Il n’a pas dit : « J’ai un début d’érection ».

Ben Caspit, influent analyste israélien a écrit (19 décembre 2017) : « Concernant les filles à Nabi Salah, [où habite Ahed Tamimi. Note de MV] le prix devrait être perçu à une autre occasion, dans le noir, sans témoins ni caméras ». Il a dit « noir », mais il n’a pas prononcé les mots « cave et tournante ».

Sur le site JSSNews, qui se prétend « 1er média israélien en langue française en termes d’audience – spécialiste de diplomatie et de géopolitique internationale », des lecteurs de Ben Caspit appellent en toute impunité au viol.

Florilège (Ils ont écrit tout ça sans émouvoir le modérateur.) : « …La culotte “petit bateau” arrachée ! trés mimi ! … la fausse pucelle foufoune a l’air….. la possession des femmes de l’ennemi vaincu c’est une règle absolue ! Que ces pétroleuses soient violées n’est qu’une infime punition devant leur malfaisance, alors, OUI !! viol des femmes voulant se mesurer à Tsahal, cela seul « revilisera” l’armée israélienne… à Alger, à la sinistre prison de la “villa Susini, [les femmes algériennes] étaient sauvagement violées et toujours exécutées une fois réduites à l’état de loques… je suis d’accord avec Ben Caspit, il faut les violer hors caméra et sans témoin ».

S’ils n’ont pas écrit : « Et on les finira au gaz Zyklon » c’est pour ne pas risquer une faute d’orthographe.

Mais ils osent aussi : « Azriya doit être décoré : point final, dédommagé et gratifié d’un grade supérieur (1) ».

Ils ont dit animaux, décapitation, nettoyage ethnique, shoah (extermination systématique d’un peuple). Ils préconisent de réduire à l’état de loque, violer et exécuter les femmes des vaincus. Ils attaquent ou ont attaqué la plupart des pays de leur région. Ils ont volé des territoires à plusieurs. Ils ont inventé un camp de concentration à ciel ouvert. Ils bombardent sans discernement pour terroriser les populations qu’ils contrôlent.

Est-ce que voir une ressemblance avec des méthodes naguère en vigueur en Europe serait pertinent ou dangereux (ou les deux) ? Parfois les gens honnêtes ont peur devant les violences des défenseurs français du gouvernement israélien. Nous sommes quelques-uns à envisager de quitter la France. On n’est pas en sécurité dans ce pays. Même sans arborer de signes ostentatoires d’athéisme, on est menacé et insulté dans les marches pacifiques en plein Paris.

Tout le monde a peur. La preuve

Imaginons des appels jubilatoires au crime sur un site français assez téméraire pour préconiser, en retour, le viol et l’exécution de femmes juives de 17 ans. Devinez si le site sera fermé et ses administrateurs traduits en justice, juste après la crise d’apoplexie de Caroline Fourest, William Goldnadel, Manuel Valls, Alain Finkielkraut, et du crypto-colonialiste pro-israélien Francis Kalifat qui usurpe le titre de représentant des israélites de France pour mieux les grimer en agents dormants d’un pays étranger et faire ainsi monter l’antisémitisme mieux que le FN (que ses nervis protègent).

Jean-Luc Mélenchon a bien raison de dire : « Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l’antisémitisme à cette occasion [par la déclaration contre la présence de JLM à la « marche blanche » pour Mireille Knoll et par les incidents provoqués. Note de MV.] que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites ».

Silence ou discrétion des mouvements féministes, des défenseurs des droits humains, des #balancetonporc, des journalistes et éditorialistes vertueux, du DECODEX du Monde, des autorités gouvernementales, de la Justice, des champions de la cause féminine et de l’écriture inclusive (ce leurre déguisé en fer de lance de la libération de la femme !).

Silence du CRIF et de sa branche violente interdite aux USA et même en Israël : la Ligue de défenses juive (LDJ) pour qui toute critique d’Israël est émise par des « pédés et des enculés ».

Chacun a compris, à lire et entendre cette clique de… (salopards, dites-vous ? Bon, je prends) de salopards qu’une armée ça détruit, ça tue, ça extermine, ça viole et que tout cela est mal, SAUF si elle est la béquille d’un Etat religieux peuplé de citoyens dont certains ont des ancêtres qui ont subi la même chose en Europe sous la moustache d’Hitler. Ces salopards (je garde le mot, mais ce n’est pas trop dans le style de ce site) et les taiseux qui en sont complices semblent acharnés à démontrer que la théorie selon laquelle les anciens enfants battus deviennent des bourreaux d’enfants ne souffre pas d’exception.

Les soutiens français de la politique criminelle d’Israël sont les antisémites décomplexés du 21 ème siècle. En justifiant le massacre d’un peuple ils préparent le malheur de celui dont ils se réclament.

Paradoxalement, c’est le succès de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) qui, en poussant Israël à un comportement plus humain et moins dominateur, fera reculer l’antisémitisme.

En attendant, les dirigeants israéliens et leur thuriféraires se conduisent comme des judéo-nazis tandis que, ainsi que l’a écrit dans Haaretz le 20 décembre 2017 le journaliste israélien Gideon Levy « Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne ».

Maxime VIVAS


Note (1) Elor Azrya est un soldat franco-israélien qui a tiré une balle dans la tête d’un palestinien blessé, gisant immobile à terre. On le voit ici, hilare et béat, à son procès et (à 0.39) commettant son assassinat.. Il a été condamné à 18 mois de prison. Sa peine (essentiellement passée « aux arrêts ») et non en prison, a été réduite d’un tiers. Il a été libéré. On ignore s’il est en France à présent.


Source:legrandsoir.info

Le Grand Masque Juif ou L’âne dans la peau du Lion


  https://profidecatholicacom.files.wordpress.com/2018/01/pastor.jpg?w=860&h=280&crop=1
Auteur : Anonyme
Ouvrage : Le grand masque juif ou l’âne dans la peau du lion – Faits historiques et bibliques documentés
Année : 1936

Traduit de l’anglais par:
Elisabeth Maslard

 

 

 

Révélations d’un Goy-averti

« Les bons bois brûlent silencieusement, mais les épines crépitent
bruyamment, criant « nous sommes du bois !
Nous sommes du bois ! »
Ancien dicton perse


Définition :
Masque – nom, masculin.
1. Un divertissement dramatique généralement basé sur un thème mythologique ou
allégorique, populaire en Angleterre aux 16ème et 17ème siècles.
2. Une composition en vers écrite pour une production « masque ».
3. Une mascarade.


 

 

Note de l’éditeur :
L’objet présenté dans ce pamphlet sous le titre « L’âne dans la peau d’un lion », est le travail d’un érudit dont l’identité, nous le regrettons, nous est inconnue.
L’exemplaire qui se trouve en notre possession ne porte aucun signe d’identification
concernant l’auteur ou l’endroit de sa provenance. [Il était probablement Anglais, puisque l’orthographe est l’anglais courant et les commentaires internes indiquent qu’ils ont été écrits à une époque où la Palestine était sous protectorat anglais]. Néanmoins, le contenu de ce travail, qui représente indubitablement le résultat de plusieurs années d’études historiques et bibliques, nous semble si important, qu’en dépit de son caractère controversé pour autant que l’École Fondamentaliste soit concernée, il a été décidé de le faire paraître dans sa forme actuelle, après qu’il ait d’abord été publié dans la revue bimensuelle « Le Gentil Américain ».
Quelques ponctuations de l’anglais courant ont été actualisées dans l’américain courant afin que le travail soit mieux compris par une audience américaine, mais ceci a été fait au minimum, de façon à conserver le caractère anglais original de l’essai. Les Américains doivent une grande reconnaissance à l’auteur anglais de cet article, non seulement pour sa profonde compréhension du sujet mais aussi pour son sens de l’humour anglais.

___________________________

Les Juifs, comme n’importe quel peuple puéril, aiment jouer à faire semblant, et lorsque
faire semblant leur apporte l’hommage dû au faux personnage, ils s’en délectent.
Ils ont bénéficié de cette façon de beaucoup de crédit qui n’aurait pas dû leur être
accordé.
Ils se sont d’abord approprié des traditions et les ont totalement alimentées de fausses
idées d’eux-mêmes, en 430 avant J.C environ.
Puis le Grand Masque Juif a commencé, un simulacre entretenu jusqu’à aujourd’hui.
Ces derniers temps, il n’a jamais manqué de soutien. En effet, la propagande juive a été
si insidieuse et persistante, que l’aide bénévole, ajoutée aux autres formes, a toujours été
disponible. A la moindre allusion, des hordes de profiteurs opportunistes haut placés,
affublés d’oreilles d’âne ou d’un long nez, se disputent entre eux et avec les pantins casher pour être les meneurs.
Le Masque, naturellement, a extrêmement de succès chez les Juifs. Il fait appel à leur
vanité et flatte agréablement leur amour-propre. Des arrangements spéciaux sont faits pour eux. Et chacun peut souffler dans sa propre trompette, assuré que ses efforts seront appuyés par les sonneries des chofars et les acclamations de la claque. Tout ce qui est possible est fait pour garder les Juifs dans le Masque, excepté pour les autres peuples, soumis à la volonté des administrateurs Internationaux, et travaillant avec enthousiasme pour la plus grande gloire des gens de spectacle qui les utilisent.
Les Juifs sont accro à la propagande. Les prémices de leur propagande, comme leurs
méthodes pour fournir des « informations » aux uns et aux autres, sont devenues très
compliquées. Ils en sont eux-mêmes devenus les victimes ; par elle ils se flattent eux-mêmes et, dans la contemplation longue et admirative d’eux-mêmes dans leur déguisement, ils sont devenus tellement entichés d’avoir fait de leur propre adoration un véritable fétiche, qu’ils sont incapables de comprendre pourquoi l’humanité ne fait pas une pause dans ses activités pour les rejoindre dans l’adulation.
Ils aiment parler et entendre parler de l’« idéalisme élevé », de la « spiritualité » et de la
« singularité » des Juifs ; et prétendre que les personnalités remarquables de tous les temps, d’Adam et Noë à Christophe Colomb et beaucoup d’inquisiteurs Espagnols étaient Juifs, même s’ils ne le savaient pas, sans parler des dirigeants rouges des derniers jours de la Russie.
Ils se sentent très satisfaits aussi, quand ils pensent qu’à ce jour presque tout le monde
doit être conscient que chaque Juive est « jolie » et que chaque Juif est « un génie», que tous les rabbins juifs sont « cultivés » et sont de « grands érudits », et que les Juifs en général sont « doués pour le commerce », font de bons époux, et sont gentils avec les animaux.
Une telle suffisance n’appelle pas de commentaire. Elle se démontre tous les jours dans
les rues, dans la presse et dans les cours de justice.
Moins véniels cependant, sont les autres vantardises des Juifs, plus particulièrement
celles sur lesquelles ils basent leurs réclamations de traitement préférentiel et de considération spéciale.
Quand on prétend, par exemple, que les Juifs sont une race unique et extrêmement
ancienne, et qu’ils sont les initiateurs et seuls possesseurs de traditions uniques et originales, d’écrits, de coutumes, de rites, de lois, et de principes religieux propres à eux seuls, et différents et supérieurs à ceux des autres peuples, une enquête s’impose et lorsqu’elle est entreprise, elle révèle immédiatement le vide et l’effronterie de la prétention.
On peut s’imaginer à quoi ressemblerait le monde, si deux ou trois autres sectes
devenaient obsédées par leur propre importance, leur spiritualité, et leur singularité, et
exigeaient une partie d’un pays peuplé, d’où elles pourraient imposer leurs idées sur elles-mêmes, de leur humanité souffrant depuis longtemps, et de plus, s’organiser dans le but de le faire efficacement.
Les Juifs ne sont pas, et n’ont jamais été une race. Ils sont un mélange de plusieurs
races: il y a des Juifs minces raides et ternes en Espagne, des Juifs petits gros en Bavière, des Juifs aux cheveux roux en Russie, et des Juifs noirs en Abyssinie et au Malabar. Beaucoup de Juifs ont des cheveux noirs crépus et des lèvres épaisses, dérivés des Maures et des Noirs ; beaucoup ont des traits sémitiques, dérivés des Bédouins et des Phéniciens, alors que d’autres présentent des traits Mongoles. Le soi-disant nez « juif » n’est pas Sémitique ; il est dérivé des Hittites.
Si les Juifs avaient jamais été une nation avec un langage et des traditions à eux,
l’endroit où cette nation était établie dans le passé reste encore à découvrir.
La Palestine n’a jamais été la possession des Juifs. Ils n’ont même jamais été les maîtres
d’un pays à l’Ouest du Jourdain, ou sur la côte en bord de mer. Beaucoup de villes
phéniciennes et d’autres cananéennes étaient imprenables par la stratégie juive. Les Juifs ont occupé des portions de pays seulement, et ils ont même dû les partager avec les Cananéens.
Les sanctuaires de Palestine tels que Bethel, Beer-sheba, Gezer, Gibéon, Gilgal,
Hébron, Jérusalem, Sichem, etc., n’étaient pas des lieux saints juifs, mais d’anciens sanctuaires des Cananéens « adoptés » comme tels par les Juifs qui, dans la plupart des cas, ont « adopté » également le « héros » du lieu.
Parmi les « héros » ainsi « adoptés » par les Juifs, il y eut : Terah, le dieu-cerf ; Ram, le
dieu de l’obscurité ; Abraham, le procréateur ou le père des sommets sombres, associé au
dieu lune Ur ; Sara, la déesse des nuages du Caucase, qui était de même associée à la lune ; Esaü le dieu chèvre ; Jacob, qui ressemble au dieu Hermès du pilier de Béthel ; Laban, le
blanc, seigneur des briques et des fondations, associé au dieu lune d’Haran ; Joseph, le dieu de la divination et de l’interprétation des anciens Cananéens ; Nun, le dieu-poisson du Nord de la Palestine ; Dan, le dieu de l’étoile polaire qui juge, de l’Arabie du Sud, dont la forme féminine était Dinah ; Gad, une forme de dieu taureau ; Israël, le « Saturne » phénicien auquel on sacrifiait des enfants ; Lot, le dieu encensoir de la dissimulation et du voile ; Moab, le dieu de la pluie, père des eaux ; Ashur, le dieu archer des Assyriens ; Saul, le dieu du soleil Babylonien, qui vint en Palestine, la terre des fils de l’âne, pour trouver le père des ânes ; Rammah, le dieu de l’orage ; et beaucoup d’autres tels que Ismaël, Isaac, Leah, Rebecca, Deborah, et Sanson, aussi bien que des « héros » composites tels que Moïse, David, Bethsabée (la fille du dieu lune), et Salomon, en plus des « héros » fragmentaires tels que Esther, Mardochée, Raphaël et Asmodée, etc…

Ayant « adopté » ce qu’ils ne comprenaient pas, les Juifs s’embrouillèrent, non
seulement en ce qui concerne les « héros », mais aussi dans le cadre de leurs coutumes, de leurs histoires, de leurs croyances et de leurs sites. Ainsi, les Juifs ne connaissent pas le vrai site du Mont Sion, et ne sont apparemment pas capables de l’identifier.
Le Sinaï n’est pas la montagne de Jéhovah, mais son nom vient du dieu lune
babylonien Sin « Seigneur de la Loi », et surtout « Seigneur des Hôtes », dont le territoire est également le désert des régions sauvages de Sin, et dont le culte remonte au moins à 4200 ans avant J.C. Jéricho n’est pas la ville des odeurs merveilleuses et des palmiers, mais c’est la ville de la lune jaune ; et le Jourdain la rivière de la lune jaune.
D’autre part, même si plus tard ses femmes portaient des « croissants », Jérusalem
n’est pas une « cité de la lune », elle n’est pas assez ancienne ; elle n’est pas non plus, tel
qu’on le prétend, la demeure de la paix ; elle est, comme son nom l’implique, la cité de
« Uru », le dieu des fléaux, le dieu de la guerre et « Salem », le dieu du soleil (dans son rôle malveillant et destructeur de dieu de la mort et Seigneur de l’Enfer).
Abdul Shipa, qui était gouverneur de Jérusalem en 1430 avant J.C environ, déclare
dans une lettre à son chef suprême Aménophis IV d’Egypte, que Jérusalem ou «Urusalem»  est la ville de Beth Ninip et d’Uras, le dieu de la guerre, dont le nom dans cette région était Salem.
Uru était un démon de la maladie et dieu de la peste, avant qu’il ne devienne un dieu
de la guerre, et Salem ou Shalem, fut identifié à Set, Israël, Saturne, Adar, Dionysos, etc…
Ainsi que l’on peut le constater par les nombreuses grottes et cavernes trouvées aux
alentours, il y avait par le passé dans la région où se trouve à présent Jérusalem, un temple de Ninip, le dieu de la création Babylonien, qui déclencha le déluge.

Pour Ninip, le cochon était sacré et par conséquent tabou pour ses adorateurs. Ninip,
comme Dionysos, était un seigneur du monde souterrain et des «esprits de la terre», avant de devenir un dieu du soleil, et le rocher Sakhra (Sakhra était la mère du dieu du soleil), avec la caverne ou le « puits des esprits » qui se trouve au-dessous de lui, est pour les Juifs la partie la plus sacrée de Jérusalem. Ils disent ici est « la Maison du Seigneur Dieu », ils prétendent qu’ici se trouvait le temple Saint des Saints supposé avoir été construit par Salomon, et qu’ici « la peste fut contenue » !
Les cochons entrèrent dans les rites et les mythes d’Adonis, d’Attis, de Tammuz, de
Set, de Sémélé, de Déméter, de Rimmon, de Dionysos, etc., ainsi que ceux de Ninip, et se
déroulèrent souvent dans les cavernes sous la forme de sacrifices. Dans la caverne de Gezer, qui n’est pas loin de Jérusalem, de nombreux os de cochon ont été trouvés.
Au temps des Egyptiens, les cochons étaient sacrifiés seulement à Bacchus et au dieu
de la lune.
Le lièvre, qui est tabou pour les Juifs et les Hottentots, est associé à la fois au dieu de
la lune et au dieu des fléaux, et de même la souris, que les Juifs mangeaient, tout comme la chair du porc, de manière sacrificielle (Isaïe 66-17).
Les Juifs prétendent que Jérusalem date du temps de David, mais il reste à prouver
qu’il y ait jamais eu un roi Juif nommé David. Il n’y a pas une seule relique de David ou de Salomon à Jérusalem, ni de trace du temple que l’on prétend être celui de Salomon, le dieu poisson sage des Assyriens, construit là, sur le « rocher du soleil ».
Les soi-disant « Ecuries du Roi Salomon » sont des fondations voûtées en maçonnerie romaine et l’église de Ste Marie construite par Justinien en 529 après J.C environ.
Jérusalem n’a pas été construite par les Juifs; la ville et son nom Urusalem étaient en
usage depuis longtemps avant que les Juifs ne les « adoptent ».
Sargon d’Akkad incorpora la Palestine dans son Empire en 2800 avant J.C environ, et
depuis le 23ème siècle avant J.C jusqu’au 15ème, la Palestine était sous la suzeraineté
babylonienne. Elle payait un tribut à Babylone en 1780 avant J.C environ. Ainsi, de 2200
jusqu’après 1400 avant J.C, la Palestine demeura sous l’influence de la culture babylonienne et de la littérature babylonienne.
Du 15ème siècle avant J.C. jusqu’au 10ème, la Palestine fut une province d’Egypte. Et
après le 10ème siècle avant J.C, la Palestine fut un vassal de l’Assyrie jusqu’en 608 avant J.C.
Les archers Egyptiens étaient stationnés à Jérusalem pendant le règne d’Aménophis
III et des dépêches des gouverneurs de Jérusalem à leur suzerain Aménophis IV, datant de 1430 avant J.C environ, ont été trouvées.
La gouvernance de Ramsès II se prolongeait sur plus de 160.90 km au-delà de
Jérusalem. Et Ramsès III rapporte qu’en 1275 avant J.C, il poursuivit ses ennemis aussi loin qu’Alep et Karkemish. Il ne mentionne aucun peuple s’apparentant aux Juifs, on attend toujours que ces derniers expliquent quand et où exactement leur supposé exode a eu lieu.
En 925 avant J.C, Shashanq I d’Egypte marcha sur la Palestine et mis à sac Jérusalem.

Pendant ce temps, l’Assyrie était devenue une grande puissance, et en 877 avant J.C,
Assurnazirpal qui avait fait de son nom une terreur, chassait les lions et autres animaux au Liban. En 842 avant J.C, son fils Shalmaneser II reçut un tribut de la Palestine, qui avait été par deux fois envahie par ses troupes.
En 795 avant J.C, Adad-nirari III ravagea la Palestine et imposa des taxes et impôts à
son peuple.
Si l’on en croit les propres histoires des Juifs, le présumé royaume de David pris fin
immédiatement après la mort de son fils Salomon (en dépit de la promesse faite par leur dieu Jéhovah qu’il continuerait toujours) et le peuple Juif s’est divisé en deux factions.
Bien entendu, il n’y a jamais eu, vraiment à aucun moment, « douze tribus » de Juifs.
La phrase « les douze tribus d’Israël » a la même signification que la phrase « les douze
travaux d’Hercule ». Les seules subdivisions des Juifs dont on a retrouvé la trace avec
certitude, est le groupe appelé « les fils de l’âne jack » (Hamor), et un clan « post-exilique» Bene Parosh, « les fils de la puce ».
Néanmoins, si l’on en croit les propres histoires des Juifs, il y avait « douze tribus
d’Israël », et après la mort de leur roi Salomon, celles-ci se divisèrent en deux factions ; une plus grande, portant le nom d’« Israël », se composait nous dit-on, de « dix tribus » qui occupaient le pays aux environs de Sichem et idolâtraient un veau d’or à Dan et à Béthel ; et une plus petite connue sous le nom de « Judah » qui, nous dit-on, se composait de « deux tribus » qui occupaient le pays aux alentours de Jérusalem, où ils idolâtraient un serpent de cuivre.
Ces factions, bien que chacune soit distraite par ses dissensions internes, se
querellaient et se disputaient continuellement entre elles et avec leurs voisins, si bien que Tiglathpileser III jugea nécessaire de traiter avec les deux. En 738 avant J.C, il imposa un tribut à la faction la plus grande, et en 732 avant J.C, il reçut hommage et tribut de la plus petite.
Étant profondément peu fiables et indignes de confiance, ces peuples généraient
perpétuellement des problèmes et en 726 avant J.C, Shalmaneser IV dut à nouveau prendre des mesures punitives contre le groupe le plus grand. Les Juifs évitèrent la sanction en offrant de l’argent et des promesses équitables, mais il devint évident qu’ils manigançaient tout le temps avec ses ennemis. Et Shalmaneser IV envahit à nouveau le pays, et emmena le « roi » en captivité. Ses troupes restèrent en Palestine jusqu’en 721 avant J.C., son successeur Sargon II emporta à la fois les veaux d’or et les « dix tribus », et tous ensemble disparurent des pages de l’histoire.
Bien qu’on n’entendit plus parler des « dix tribus » nommées les « Israélites »
(puisqu’elles furent réparties parmi d’autres peuples et entièrement assimilées), les « deux tribus » nommées « Juifs » continuèrent de causer des problèmes à leurs suzerains Assyriens.
Aucune promesse ni serment ne les liait, et en 712 avant J.C., ils manigançaient à nouveau avec les ennemis de l’Assyrie. L’année suivante, Sargon II envahit leur territoire et infligea une lourde condamnation. En 700 avant J.C. environ, précisément pour des raisons similaires, son fils Sennacherib ravagea la Palestine et exigea un lourd tribut.
En 675 avant J.C. cependant, les Juifs semblent avoir oublié cette douloureuse
expérience, et Esarhaddon trouva nécessaire d’envahir le pays à nouveau. A peine fut-il apaisé par de fausses promesses, que pour les mêmes raisons, il fut forcé d’y retourner. Il
emmena le « roi » enchaîné, le jeta en prison pendant quelques temps en guise de leçon, et installa des étrangers dans le pays aux abords de Jérusalem.
Il fut cependant incapable de mettre fin au complot des « prêtres » juifs, qui ont
toujours été les porteurs de malheur pour leurs disciples. Au cours du demi-siècle suivant, le territoire occupé par ce qu’il restait des « deux tribus » retomba dans son habituel état de désordre. Des sacrifices humains furent offerts et des combats religieux acharnés s’ensuivirent.
Selon les propres histoires des Juifs, c’est pendant cette période que le très encensé Josiah est supposé avoir « régné » à Jérusalem.
Élevé par les prêtres Juifs, qui ont assassiné le fils de son prédécesseur, il se
transforma en bigot fanatique. La flatterie évoquée par ses exploits religieux lui tourna
apparemment la tête, car en 608 avant J.C., il entrava la marche de l’armée Egyptienne et fut tué. A cause de cette interférence, le Roi d’Egypte, à son retour d’Assyrie, pilla Jérusalem, qui resta son vassal jusqu’en 605 avant J.C., quand il devint tributaire de Babylone une fois encore. Les Juifs continuèrent leurs tactiques habituelles, et en 597 avant J.C., Nabuchodonozor descendit à Jérusalem et emmena ses plus riches habitants à Babylone.
Mais en l’espace de quelques années, les Juifs complotaient à nouveau avec les ennemis de leur suzerain. En 587 avant J.C., Nabuchodonozor, perdant patience, marcha sur Jérusalem, la brûla et la rasa. Il emmena le roi enchaîné, mais aussi beaucoup d’autres gens de son peuple, en captivité. En 582 avant J.C., les autorités de Babylone trouvèrent nécessaire d’expulser un tiers du contingent de « Juifs ».
Ces trois grands groupes de captifs de Jérusalem restèrent à Babylone, ainsi que des
milliers d’autres prisonniers d’autres parties du Proche Orient, pendant un demi siècle.
Cet « exil » fut profitable aux Juifs. Ils le trouvèrent tellement avantageux, que lorsqu’ils reçurent la permission de quitter Babylone, moins de 43.000 choisirent de retourner
à Jérusalem. Et 80 années s’écoulèrent avant que le second et bien plus petit groupe puisse être persuadé de quitter Babylone pour Jérusalem.
En dépit de cela, les Juifs sont sérieusement suspectés d’avoir comploté avec les
Perses pour participer à la chute de Babylone. Beaucoup de gens croient que les avantages accordés aux Juifs par Cyrus en 538 avant J.C. le furent pour leurs services de propagation de la sédition, etc. à l’intérieur de la ville, pendant que les troupes Perses étaient toujours à l’extérieur. Si c’est le cas, et que les autorités ont raison quand elles considèrent que la désaffection du peuple à Babylone était due en grande partie aux tendances monothéistes de la cour et de l’aristocratie, les Juifs ont dû être, soit opposés au Monothéisme à cette époque, soit coupables de double traîtrise.
Ces Juifs qui retournèrent à Jérusalem trouvèrent les environs occupés par les
malheureux placés là par Esarhaddon. Afin d’obtenir un refuge et des maisons toutes
trouvées, beaucoup de Juifs firent des mariages interethniques, avec ces gens sans méfiance qui reçurent les Juifs avec bienveillance et leur offrirent même de les aider à reconstruire Jérusalem. Les Juifs cependant, s’étant établis dans le pays, rejetèrent ces offres d’aide avec dédain et mépris ; et plus tard, en 458 avant J.C., célébrèrent l’arrivée de la seconde horde de « Sionistes » de Babylone en chassant toutes les femmes non Juives et leurs enfants de la région.

Pendant ce temps, Jérusalem était toujours en ruine et les « Juifs de retour » refusaient
d’y vivre. Mais à présent pourtant, ils y étaient contraints par leurs prêtres qui avaient placé
des gardes aux portes et enfermaient les citoyens récalcitrants la nuit venue.
Plus tard, ces premiers « Sionistes » furent requis pour collaborer à certaines
restaurations rudimentaires. La plupart de leurs efforts maladroits furent rapidement balayés en 430 avant J.C., le Masque avait commencé et l’« adoption » de lieux saints, héros, traditions et principes religieux progressaient rapidement. Les immigrants avaient apporté avec eux une idée confuse du calendrier babylonien, du système numérique babylonien, des poids, mesures et système monétaire, et aussi tant de bribes de mythologie, rituels, textes sacrés et philosophie, etc… qu’ils avaient pu assimiler et obtenir. L’« Histoire » commença à se fabriquer et les écrits sacrés à s’adapter ; et le résultat de ce labeur équivoque se ressent encore aujourd’hui.
De l’histoire des Juifs pendant les 600 ans suivant la chute de Babylone et leur
soumission aux règles persanes, peu d’informations fiables sont disponibles.
Leurs propres histoires hautes en couleurs de leur spiritualité, idéalisme élevé,
patriotisme, endurance, courage à toute épreuve, faits d’armes, héroïsme et noblesse de
caractère, etc., abondamment entrecoupées de miracles, sont sans fondement. Aucun de leurs contemporains ne semble avoir été au courant de ce prodige en leur sein, ni même d’avoir aimé ou respecté les Juifs. Au contraire, selon les Assyriens et les Mèdes, « les Juifs étaient jugés de loin, les plus infâmes de tous les peuples ». Et parmi les Grecs et les Romains, ils suscitèrent antipathie et mépris. Marc Aurèle disait qu’il « en avait assez de ces Juifs dégoûtants et braillards ».
Aucune autre histoire ne vient corroborer les contes juifs suspects, qui ressemblent à
s’y méprendre aux livres de Josué, Esther, Judith, Daniel, etc., assemblés également durant cette période ; ils semblent avoir été compilés de manière aussi peu scrupuleuse.
Les « contes merveilleux » du Juif rebelle Flavius Josèphe, qui vécut à l’aise au milieu
des Romains et écrivait en grec, ne sont pas dignes de confiance. Il semble cependant qu’en 350 avant J.C. environ, les Juifs ont tellement rendu leurs maîtres Perses furieux, que ces derniers pillèrent une partie de la Palestine et emmenèrent de nombreux Juifs en captivité.
En 332 avant J.C., les Juifs se soumirent aux règles grecques. Et en 320 avant J.C.,
Ptolémée prit Jérusalem et emmena un certain nombre de Juifs en Égypte,. La Palestine resta sous la domination des Ptolémées pendant presque un siècle. Mais en 246 avant J.C., le pays retourna à son état habituel d’anarchie et de désordre.
En 198 avant J.C., les Juifs se soumirent à Antiochos III, mais en raison surtout des
jalousies des prêtres Juifs et de leurs propres conflits religieux, l’état de la Palestine ne
s’améliora pas. De 175 avant J.C., Jérusalem semble avoir souffert de l’avidité et de la
brutalité de deux Juifs qui avaient adopté les noms grecs de Jason et Ménélas, et firent de la ville un sujet de discorde, jusqu’à ce qu’elle soit mise à sac par Antiochos IV en 169 avant J.C.
En 168 avant J.C., Antiochos IV essaya d’établir une religion uniforme dans son
domaine, mais les Romains lui étaient hostiles et ils mirent tout en oeuvre pour gêner la Syrie.
Ceci permit aux Juifs de se révolter en 167 avant J.C. Avec le rôle joué par Rome contre elle, et préoccupée par d’autres troubles, la Syrie fut incapable de traiter efficacement
l’insurrection juive, qui se poursuivit avec des succès variables jusque vers 146 avant J.C.
Les Juifs, cependant, se révélèrent incapables de se gouverner eux-mêmes, et les
jalousies, dissensions, brigandage et la guerre civile, amenèrent rapidement un tel désordre en Palestine, que les Romains furent obligés de s’en mêler. En 63 avant J.C., Pompée prit d’assaut Jérusalem et plaça les Juifs sous tribut de Rome.
Comme les Grecs, les Romains découvrirent rapidement que les Juifs étaient des
sujets pénibles. Ils avaient créé une communauté à l’intérieur d’une communauté, vivaient dans un état de friction incessante avec leurs voisins non Juifs, et se flagellaient
constamment, selon des traditions hystériques barbares qui paraissaient ridicules à l’esprit pratique des Romains.
Néanmoins, les Romains accordèrent aux Juifs de nombreux privilèges et immunités,
dont les Juifs abusèrent. Et de 63 avant J.C., jusqu’à ce qu’ils finissent par se faire réprimer par Adrien en 135 après J.C. [Anno Domini], (excepté durant le règne d’Hérode), l’histoire des Juifs est surtout un dossier de rébellion contre les règles romaines.
Hérode, dont le père avait été empoisonné par les Juifs, fut nommé roi par les
Romains. Il prit Jérusalem en 37 avant J.C. Il dissémina les bandes de voleurs et de brigands qui infestaient la Palestine et inaugura une ère de paix et ordre relatifs. Entre 19 et 9 avant J.C., Hérode construisit pour les Juifs le seul endroit de culte admirable qu’ils aient jamais possédé.
Comme les Juifs n’avaient pas d’architecture à eux, le temple d’Hérode fut bâti dans
le style grec, mais aucune dépense ou souffrances ne furent épargnées selon Hérode, pour assurer que la construction fut exécutée avec un soin méticuleux au regard des susceptibilités des Juifs fanatiques, et des traditions qu’ils prétendaient être les leurs, même la mise en placede grandes branches de vigne porteuses de grappes de raisins sous un ciel d’or (le symbole de Dionysos) au-dessus de l’entrée.
C’était une caractéristique des Juifs, alors qu’ils ne se lassaient jamais de vanter la
magnificence de la structure, de ne pas autoriser son constructeur à entrer dans les parties les plus sacrées de la construction . Ils n’ont jamais manifesté le moindre sentiment de gratitude à Hérode et n’ont jamais mentionné son nom si cela pouvait être évité. La principale raison de cette attitude semble être que Hérode n’était pas un Juif.
Hérode mourut en 4 avant J.C., et immédiatement les Juifs se rebellèrent encore une
fois. Des bandes de voleurs et de maraudeurs, conduits par des esclaves et des imposteurs, surgirent dans différents endroits et plongèrent la Palestine dans des troubles auxquels elle était habituée. L’ordre fut rétabli par les Romains. Mais en 6 avant J.C., les Juifs se rebellèrent à nouveau, apparemment parce qu’ils s’opposaient au projet romain de faire un recensement.
Le bon sens pratique et la tolérance complaisante des Romains étaient détestables aux
yeux des Juifs ; pour les Romains, les Juifs semblaient une race de fanatiques sectaires, dont les superstitions sinistres et crédules en faisaient d’implacables ennemis, non seulement pour le gouvernement romain, mais aussi pour toute l’humanité.
Une caractéristique immuable des Juifs, aussi, fut leur indéfectible réussite à gagner
l’antipathie des peuples parmi lesquels ils s’étaient installés. A plus ou moins brève échéance, tous ces peuples étaient parvenus à considérer les Juifs avec une extrême défaveur. Ce fut ainsi avec les Assyriens, les Mèdes et les Grecs, et il en fut aussi ainsi avec les Romains.
En 19 après J.C. [Anno Domini], le nombre de Juifs à Rome était important. Comme
ils s’étaient infiltrés dans toutes les classes, surtout parmi les femmes – exploitant les
faiblesses, la crédulité et le vice – ils devinrent impopulaires. Lorsque l’Empereur eu
connaissance de leurs activités malhonnêtes et déshonorantes, il enrôla 4.000 Juifs dans une
garnison et les envoya en Sardaigne. En 39 après J.C. [Anno Domini], leur génie pour exciter l’antipathie conduisit à une effusion de sang à Alexandrie où ils étaient très nombreux.
Parmi les privilèges que les Romains avaient accordés aux Juifs, il y avait la
permission de se réunir, une liberté fréquemment refusée aux citoyens mêmes de l’empire.
Les Juifs ont abusé de cette immense concession, alors même qu’elle intégrait dans la latitude accordée, leurs enseignants de religion.
Les enseignants Juifs utilisaient la liberté qu’on leur accordait pour transformer les
synagogues en écoles de sédition. Ils formaient les Juifs ignorants et fanatiques depuis
l’enfance, à haïr les adhérents d’autres sectes, pendant qu’ils gardaient constamment leurs visions de domination et d’empire mondial en ligne de mire. Et ils maintinrent un système bien organisé d’intercommunication secrète.
Au moment même où les Aryens affinaient et purifiaient leur propre religion et
prêchaient la bonne volonté à tous les hommes, les rabbins inculquaient aux Juifs une haine intense des Gentils et de toutes leurs oeuvres. Ils enseignaient que d’avoir n’importe quelle relation, quelle qu’elle soit, avec des non Juifs était un acte de désobéissance à la loi juive. Les rabbins disaient que tous les Gentils étaient de vile naissance, et que toutes les femmes non Juives étaient impures. Se marier avec une non Juive était une offense odieuse ; que les enfants nés d’une telle alliance étaient des bâtards et ne pouvaient pas hériter. Les rabbins disaient que s’asseoir à table avec des non Juifs souillait un Juif, ou comme entrer dans la maison d’un Gentil, qui devrait être vue comme un bercail pour le bétail. Il était interdit aux
Juifs de conseiller ou d’être amis avec un non Juif. Et on enseignait que tous les bénéfices
conférés à un Juif par un non Juif ne valaient pas mieux que le poison du serpent. Les
rabbins affirmaient que les Gentils ne sont pas des êtres humains, que les non Juifs sont
purement et simplement des bêtes, qu’ils sont les ennemis de Dieu et que quand ils font des enquêtes sur un Juif qui respecte sa religion, c’est le devoir du Juif de répondre avec une malédiction interdite et de donner une fausse explication. Les rabbins pointaient du doigt qu’il est écrit que « chaque goy qui étudie le Talmud, et chaque Juif qui l’aide à le faire, doit mourir »… ouvertement quand il n’y a pas de danger, et par tous moyens quand il y a un risque.
Cet état de dépravation de l’esprit juif était gardé secret, autant que possible, au temps
des Romains. Enflammés par les enseignements de la synagogue et avides de la domination du monde, les Juifs firent éclater des insurrections l’une après l’autre, en général simultanément dans différentes parties de l’Empire à chaque occasion.
Ainsi, en 65 après J.C, les Juifs se rebellèrent encore, et ayant envahi les régions
rurales protégées de la Palestine, ils dirigèrent leurs efforts contre la petite garnison romaine.
Les Romains étaient en si petit nombre qu’ils consentirent à se rendre, à la condition
qu’on leur permit de se retirer de Palestine. Les Juifs acceptèrent les conditions et ratifièrent leur accord par un serment solennel, mais dès que les Romains déposèrent leurs armes, ils furent bassement massacrés par les Juifs. Selon les propres histoires des Juifs, les Romains moururent sans demander grâce, mais en raillant les serments sacrés des Juifs, alors que, est-il dit, ajoutant de l’âcreté à leurs remarques, le massacre se déroulait pendant le Shabbat juif.
Les Juifs disaient que la Palestine devait être débarrassée des non Juifs, et partout où
ils étaient plus nombreux que les Gentils, ils perpétraient des massacres ignobles ; en
conséquence, de 66 à 69 après J.C environ, un état d’anarchie et d’effusions de sang,
extraordinaire même pour la Palestine, s’imposa. En 70 après J.C, Titus brûla Jérusalem et la rasa.
Au premier siècle avant J.C, le Masque était déjà bien structuré, et il continua à
manifester une grande activité pendant 200 ans. Les dernières étapes de cette activité
montrèrent de remarquables similarités avec celles du Masque tel qu’il existe aujourd’hui. Il différait, bien sûr, dans le détail. Par exemple, les Juifs de cette époque prétendaient constamment que leur nombre était plus important qu’il ne l’était réellement, tandis que de nos jours ils prétendent constamment que leur nombre est plus petit qu’il ne l’est. Et en ce temps-là aussi, ils consacraient beaucoup de leur temps au prosélytisme, particulièrement parmi les femmes d’autres peuples ; mais la politique était la même.
Le nombre des Juifs vivant dans d’autres pays était déjà important, et leur nombre
augmenta bientôt au point qu’ils surpassèrent en nombre la population de Palestine. Et les « Juifs de la Dispersion » se conduisaient exactement comme le font leurs successeurs
aujourd’hui.
On croyait que le renversement de toutes les institutions des Gentils était imminent;
on espérait le Messie en toute confiance; et d’après les Juifs, la présomption de l’Empire du Monde et la domination sur tous les peuples non Juifs de la Terre était impatiemment
attendues.
Depuis l’époque de Ptolémée jusqu’au 3ème siècle après J.C, un grand nombre de
Juifs, surtout ceux d’Alexandrie, se consacrèrent à leur tâche extraordinaire de contrefaire
textes et autres écrits, dans le but de soutenir et renforcer le Grand Masque et les prétentions juives.
Les Juifs détribalisés tels que Philo (qui souvent atteignit des sommets dont les
rabbins de Palestine n’avaient jamais rêvé), et Flavius Josèphe (qui, selon ses propres écrits, était un homme plein de ressources et remarquable) se chargèrent de la propagande ouvertement et sans honte. Mais d’autres, tout aussi rusés mais moins effrontés, adoptèrent des méthodes plus insidieuses. Ceux-là avancèrent leurs idées sous le couvert de quelque nom distingué.
Ainsi, les livres en circulation portaient-ils les noms de personnages mythiques ou de
personnes qui, bien qu’elles soient connues, n’avaient jamais écrit une seule ligne.
Les productions littéraires nouvellement compilées étaient présentées comme des
écrits de la plus haute antiquité. Les vers étaient contrefaits et les philosophes revendiquaient la paternité de ces écrits qui les représentaient montrant un profond intérêt pour les écritures juives. Les poètes étaient représentés à tort comme étant profondément impressionnés par la religion juive. Et les oracles étaient faussement cités comme prédisant une destinée puissante pour les Juifs.

En vérité, la falsification devint une science chez les Juifs… la seule. Parmi les
nombreuses compositions factices contrefaites par les Juifs en ces temps-là, il y avait la soidisant « lettre d’Aristée ».
Orphée fut traîné au service des Juifs. Hésiode et Homère ont été amenés pour chanter
le Shabbat juif. Et Eschyle, Euripide et Sophocle ont été amenés pour professer ouvertement les idées juives de Dieu ; quoiqu’une contrefaçon plus impudente à l’extérieur de la Palestine, fut une grande collection des Oracles sibyllins. La manière privée avec laquelle la Sibylle communiquait ses conseils et avertissait les hommes, en faisait un instrument admirable dans les mains des Propagandistes Juifs. Par eux, elle s’est transformée en une prophétesse de Jéhovah – d’épouvantables guerres et de terribles calamités étaient prédites, après quoi disait-on, les Juifs assumeraient la suprématie et conduiraient les nations dans une ère bien heureuse de paix universelle, etc., etc.
En dépit de tous ces mensonges et de la propagande savamment dissimulée, et des
tentatives effrontées de Philo et de l’école allégorique pour imposer les contes juifs aux
Grecs, les Juifs continuaient d’être regardés avec dédain par les Grecs et les Romains, qui
riaient de leurs vaines prétentions glorieuses et refusaient catégoriquement de prendre part au Masque.
Les prétentions des Juifs à une honorable et lointaine antiquité par exemple, était
ridiculisées. Car, que les Juifs prétendent que les dons de la civilisation avaient été réalisés par leur intermédiaire, était abracadabrantesque aux dires des Grecs et des Romains. Qu’est-ce que les Juifs avaient fait pour l’art, la littérature ou la science, se demandait-on ? Au lieu d’avoir été les professeurs de Platon et des philosophes Grecs, comme les Juifs le prétendaient, on faisait remarquer que les Juifs étaient des barbares quand la culture Grecque a émergé. Et que, de toute la horde de petits peuples passant de l’esclavage dans un pays à la servitude dans un autre, les Juifs étaient les moins productifs et les plus pauvres dans la civilisation.
Les Grecs et les Romains insistaient sur le fait que les Juifs étaient les descendants de la
lie de la population égyptienne, populace méprisable, souffrant de la lèpre et « une maladie pestilentielle qui défigure le corps », sales et malades aussi moralement que physiquement. Ils rappelaient que Jérusalem était un refuge pour « la racaille et les ordures » de toutes les nations voisines. Les Juifs, disaient-ils, offraient des sacrifices humains (comme les adorateurs d’Israël et de Saturne, dont le « jour » était saint pour les Juifs) et ils étaient « un peuple de luxure débridée », « entaché d’exécrable filouterie ».
Pendant ce temps, les Juifs dissimulaient et déterminaient secrètement de faire une
autre tentative pour exterminer leurs concitoyens non Juifs.
Quand les exigences de la guerre des Parthes eurent vidé les provinces de l’Est des
troupes romaines en 116 après J.C, une soudaine insurrection des Juifs, concertée au
préalable, eut lieu, caractérisée par des atrocités révoltantes. L’Humanité est choquée par les horribles cruautés que les Juifs commettaient dans les villes d’Egypte, et Chypre, et Cyrène où ils habitaient en toute amitié perfide avec les habitants qui ne se doutaient de rien.
A Cyrène, les Juifs massacrèrent 220.000 citoyens Grecs et Romains ; à Chypre
240.000 ; et en Egypte une très grande quantité. Partout où les Juifs ont surpassé en nombre le reste de la population et réussi leur insurrection, ils se conduisaient de la manière la plus révoltante. Ils découpèrent beaucoup de leurs voisins Gentils en morceaux, imitant leur mythique Roi David. Et ils léchèrent leur sang, s’en enduisirent et dévorèrent la chair de leurs victimes, et entortillèrent les entrailles des non Juifs autour de leurs corps.
Après cette démonstration de leur « spiritualité », on interdit aux Juifs de mettre les
pieds sur l’île de Chypre ; et Cyrène dut être re-colonisée.
Cette flambée fut réprimée par des renforts romains sous Tubro, dépêché par Trajan.
Et les Juifs apprirent une fois encore, que quelle que puisse être la réussite de leurs
machinations secrètes, le déferlement déchaîné du fanatisme oriental était vain contre la
bravoure froide des troupes romaines disciplinées.
Trajan mourut en 117 après J.C et son parent Hadrien lui succéda, et une fois de plus
les provocateurs Juifs s’activèrent. La rébellion fut encouragée et s’appuya sur l’affirmation qu’il était illégal de payer des taxes à un maître Gentil. On avança des promesses avantageuses d’un Messie conquérant qui apparaîtrait bientôt et confèrerait l’Empire de la Terre aux préférés de Jéhovah, ainsi que la domination sur tous les peuples non Juifs.
Cette propagande produisit une extraordinaire effervescence au sein des Juifs crédules
qui, dit-on, ont vu leur fanatisme encore plus attisé par un rabbin nommé Akiba. Ainsi, selon les propres histoires des Juifs (après que les Juifs aient été jetés dans un autre paroxysme de frénésie fanatique, au motif qu’Hadrien ait promulgué des décrets contre la mutilation et la circoncision et, qu’en 130 après J.C environ, il ait ordonné de reconstruire Jérusalem dans le style romain), un homme apparemment appelé Simon, se déclara lui-même être le Messie très attendu, et attira des disciples.
Son nom n’apparaît pas dans les archives romaines. Et on ne sait pas si c’était un
fanatique ou un imposteur. Mais il fut acclamé immédiatement en tant que Roi Messianique attendu depuis longtemps par le rabbin Akiba, qui devint son « porteur d’armure ».
En Palestine, comme à l’accoutumée, les forces romaines n’étaient pas très
importantes. Et quand une « guerre sainte » fut proclamée contre les Romains, presque
toutes les villes juives qui n’avaient pas de garnison romaine, rejoignaient le « Mollah », qui était ainsi autorisé à persécuter cruellement les Chrétiens qui refusaient de le suivre, à tuer beaucoup de Juifs suspectés de vouloir vivre en paix avec Rome, et à soulever une redoutable révolte.
Ce Messie rebelle semblait être connu de ses partisans sous le nom de Bar Cocheba,
« le fils de l’étoile », mais d’après les rabbins, il était appelé Bar Coziba, « le fils de la
tromperie ».
Sévère, rappelé de Grande Bretagne par Hadrien, réprima cette rébellion, et on interdit
aux Juifs de mettre les pieds à Jérusalem, qui devint une ville romaine.
Sous les empereurs successifs, les Juifs, profitant des possibilités offertes par les grottes
et les cavernes de Palestine pour mener une vie sans foi ni loi, causaient parfois des
perturbations. Mais celles-ci, bien que soi-disant patriotes, étaient surtout des éruptions de banditisme et jamais considérées comme un élément sérieux.
Certaines personnes s’imaginent qu’aux alentours de 135 après J.C, les Juifs étaient
éparpillés par quelque agence mystérieuse qui, depuis lors, les a empêchés de retourner en Palestine. Cette absurde superstition est encouragée par le Masque, et par l’expression
trompeuse « la dispersion des Juifs ».
Beaucoup de Juifs étaient emmenés par leurs vainqueurs, bien sûr, dans des endroits
tels que Babylone, la Grèce, Alexandrie et Rome. Mais un bien plus grand nombre de Juifs quittèrent la Palestine de leur plein gré et à leur avantage. C’était le cas surtout durant les derniers stades de la gouvernance perse ; et plus tard, quand les Grecs offrirent des incitations spéciales aux occupants de leurs nouvelles colonies. Et parmi le très grand nombre de Juifs qui émigrèrent à leur avantage, doivent être inclus tous ces Juifs qui quittaient la Palestine apparemment à cause du désordre sans fin et de l’anarchie entretenue là par le peu de gens qui préféraient rester.
Depuis le 1er siècle après J.C, les « Juifs de la Diaspora » – c’est-à-dire les Juifs qui
préfèrent vivre en dehors de la Palestine – ont toujours été plus nombreux que ceux qui ont vécu en Palestine. Mais les Juifs à l’extérieur auraient pu « retourner » en Palestine s’ils l’avaient voulu.
L’interdiction d’Hadrien contre leur présence à Jérusalem fut bientôt caduque. Et bien
qu’elle fut rétablie par Constantin et également par Omar, elle ne s’appliqua pas à d’autres parties de la Palestine. La vérité est que la Palestine fut victime de la soif juive pour l’hégémonie mondiale, la haine encouragée sur le plan religieux et l’avidité égoïste. Après l’avoir ruinée, les Juifs abandonnèrent la Palestine.
Les Juifs n’abandonnèrent cependant pas le Masque ; leurs activités peuvent être
tracées dans beaucoup de pays et à beaucoup de périodes de l’histoire. Ses phases d’activité frénétique sont particulièrement remarquables vers la fin du 18ème et au 19ème siècles, et dans les quelques premières décennies du 19ème et du 20ème siècle après J.C.
La Palestine ne fut jamais un endroit où l’on souhaitait vivre, jusqu’à ce que la Grande
Bretagne fasse en sorte qu’elle le soit, aux dépens de beaucoup de vies d’Anglais et beaucoup du trésor anglais. Et même maintenant, bien que les citoyens anglais soient taxés pour maintenir cet état de fait, et que des soldats anglais meurent pour garder ce jouet sioniste, elle ne parvient pas à attirer les Juifs.
En dépit du fait que la Palestine ait été investie par le Masque juif d’une valeur
complètement imaginaire (ou peut-être à cause de cela), les juifs d’aujourd’hui ne montrent pas de plus grand empressement au retour que ne le firent leurs ancêtres à Babylone, lorsque le Masque commença.
On ne sait pas quelle langue parlaient les Juifs dans le passé. Les Juifs aiment prétendre
que la langue originelle de l’humanité était l’hébreu et qu’ils en sont à l’origine. Mais l’hébreu n’est pas aussi ancien que l’arabe, et il n’est pas juif. Même le mot « hébreu » n’est pas juif.
L’hébreu est un patois des Cananéens méprisés. C’est un mélange de fragments
empruntés à toutes les langues parlées par les peuples avec lesquels les Cananéens entraient en contact, exprimés dans un alphabet emprunté aux Phéniciens, en 800 avant J.C environ.
Cet alphabet et le vocabulaire hébreu sont imparfaits. L’ancien hébreu n’a ni voyelles, ni
signes de ponctuation, ni aucune séparation entre les mots ou entre les phrases. Alors que ses consonnes sont semblables à d’autres, des erreurs de lecture se produisent à maintes reprises.
Bien sûr, on déclare de façon autoritaire qu’il existe quelques 800.000 variantes de lecture des consonnes ayant été comptabilisées dans les manuscrits rescapés (qui ne sont pas très anciens). Les exemplaires varient tellement, qu’il est impossible de dire quelle est la bonne version.
Excepté cette difficulté avec les consonnes, la valeur de n’importe quel essai sur des
sujets scientifiques, juridiques, historiques ou religieux écrit en hébreu, pourrait être
démontrée en disposant de la même manière (sans voyelles et sans signes de ponctuation, ou séparation entre les mots ou les phrases) quelques paragraphes de n’importe quel livre moderne.
L’hébreu est « une langue morte » depuis le 4ème siècle avant J.C, si bien que, à cause
des imperfections de sa forme écrite, personne ne sait comment il devrait être prononcé.
Depuis, cependant, il a été ressuscité et est devenu une partie du Masque, les Juifs procèdent à son rafistolage et pas de doute, à terme, quand les voyelles et suffisamment de mots artificiels auront été ajoutés, il pourrait presque devenir aussi utile que l’allemand de cuisine, connu sous le nom de yiddish, que parlent la plupart des Juifs d’aujourd’hui.
De nos jours, le yiddish est généralement écrit en caractères hébreux – et cela pour
plusieurs raisons – ceux qui connaissent l’hébreu mais pas le yiddish ne peuvent pas le lire ; et ceux qui connaissent le Yiddish mais pas les caractères hébreux, ne peuvent pas le lire Il ressemble à l’hébreu, et ainsi fait plaisir aux Juifs les moins éduqués, et flatte leur vanité.
Pendant des siècles, les Juifs de Palestine parlaient l’araméen. Et les deux talmuds de
Jérusalem et de Babylone sont écrits dans un mélange d’araméen et d’hébreu. Beaucoup de Juifs apparemment étaient même incapables de comprendre ce mélange, et c’est ainsi que les traductions et explications appelées Targums, furent faites par les Juifs les plus ignorants, qui semblent avoir toujours trouvé le langage difficile.
En dépit de cette difficulté de langage, les Juifs sont prétendument les initiateurs et les
possesseurs d’une littérature unique et d’une inestimable antiquité ; toute cette littérature, qui est une vaste banque de savoir, de science, de droit, de poésie, d’histoire et de religion, et qui est sans égal parmi les littératures du monde entier.
Après examen cependant, ces revendications se révèlent exagérées. Les écrits juifs ne
sont pas uniques, excepté en cela : ils ne présentent pas une seule caractéristique originale. Le langage employé, le style, le mode de présentation, le mètre, la façon dont ce qui est écrit est mis en page (par exemple le système de placement du titre et des premiers mots), beaucoup d’expressions, de comparaisons, de phrases, et même des parties entières de travaux peuvent être démontrées comme ayant été « adoptées » d’écrits des Babyloniens et d’autres peuples.
Par exemple, le simple psaume 23 peut être prouvé comme étant d’origine babylonienne, tant d’autres versets du psaume 104 sont presque mot pour mot les mêmes que ceux d’un des hymnes écrits par Akhenaton, qui régna en Egypte de 1385 à 1375 avant J.C.
« Alléluia » est placé au début et à la fin de beaucoup de psaumes, exactement de la
même façon que les anciens Grecs plaçaient « Eleleule » au début et à la fin de bien plus
anciens hymnes à Apollon.
Les écrits juifs non plus ne sont pas anciens. Les Juifs, s’il y en avait alors, ne
possédaient pas l’art d’écrire auparavant, au plus tôt en 900 avant J.C. Par conséquent, aucun « document » juif ne peut être plus vieux que 800 avant J.C. Ce qui veut dire que plus de quatre mille ans après que les psaumes profondément religieux des Akkadiens qui les précédaient aient été écrits… les Juifs apprenaient à écrire !

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#Balance ton cochon dingue!


LeBoucEmissaire

Zemmour n’existe pas.

Tout le monde connaît Zemmour le berbère le plus juif des Français de souche, qui fait à Rome comme les Jérusalémites, c’est-à-dire qu’il sépare la vaisselle pour la viande de celle pour le laitage, procédé laïc comme chacun sait. « Monsieur mange cacher et ne mélange jamais lait et viande, porte en pendentif un Sefer Torah, baptise ses enfants, prie à la synagogue… mais ne croit pas en Dieu ! » [1]

Laïc est un synonyme de judaïque. Vous ne le saviez pas et bien désormais vous êtes au courant. Il est bon de savoir dans quelle nation nous vivons. La France n’est plus chrétienne. Seul reste des vestiges des églises, abbayes, monastères, cathédrales, mais dans les faits les hommes et femmes de religion chrétienne sont en phase de disparition totale. Quant aux escrocs et autres haineux islamophobes de tout poil tels que le pitoyable Laurent Glauzy, le travelo Morgan Priest ou le menteur dégoulinant de haine Abbé Pagès ils sont à classer au rayon farces et attrapes, un freak show où l’indigence de leur propos et l’inculture de leur culte confine aux ridicules et à la pitié.

« En fait ce sont des musulmans arabes, on s’en fout ! Ils n’ont pas de nationalité. »

« […] des Palestiniens, un peuple qui n’existe pas, une nation qui n’existe pas. Ça n’existe pas la nation Palestine, c’est une invention du KGB et des agents, et des gauchistes français dans les années 70 et des diplomates français depuis. Tout ça est un leurre ! »

Il faut bien avouer que dans le lieu commun cela relève du génie. Vous affirmez cher Éric Zemmour que la Palestine n’existe pas, vous êtes donc tenu de le prouver. Le dire c’est une chose, mais apporter les preuves concluantes de ce que l’on avance en est une autre. Vous nier l’existence de la Palestine alors même qu’il s’agit d’une nation citée dans la Thora. Vous savez le livre qui sert de base à l’existence de l’entité sioniste, « la bible est notre mandat » comme l’affirmait Ben Gourion, Grün de son véritable patronyme.

Les Philistins ne sont-ils pas les habitants de la Philistine qui donnera le nom de Palestine cher Éric ? Établis dans les villes d’Asdod, Gaza, Askalon, Gath et Ekron. Le pays des philistins selon la Genèse. Pays dans lequel Abraham (as) aurait vécu. Alors comme beaucoup de vos coreligionnaires vous affirmerez que les philistins sont probablement originaires de l’île de Crête. Noté le probablement, car en réalité personne n’a de preuve formelle. Nous sommes dans la spéculation. Rien de tangible. Comme toujours.


philistins


En revanche la Thora affirme sans l’ombre d’un doute que les israélites trouvent leurs origines en un lieu précis et ce n’est pas la Palestine. Ils n’ont évidemment pas toujours vécu en Terre sainte. Mais alors d’où venaient les israélites ? Sorti d’Égypte ils ont erré dans le désert avant de finalement, et après maintes péripéties, fouler la Terre promise par le Seigneur (promise sous condition, qu’ils ne respecteront pas). Mais avant l’Égypte d’où venaient-ils et qui vivait en Palestine pendant ce temps ?

Selon le dogme sioniste Abraham (as) est le père du peuple juif. Il est originaire d’Ur en Irak actuelle. Il a d’abord quitté Ur pour la ville de Harran, en Turquie. Là-bas Dieu lui ordonnera d’émigrer pour la Palestine, terre qu’il lui a donnée ainsi qu’à sa future descendance. Abraham (as) quittera tout de même la Palestine pour l’Égypte suite à une période de famine. La suite nous la connaissons : sortie d’Égypte guidée par Moise, les armées de Pharaon aux trousses et la traversée miraculeuse de la Mer rouge. Ainsi la Thora nous dit que les israélites ne sont pas les propriétaires terriens de la Palestine, mais simplement des migrants originaires d’Irak.


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Retournez donc en Irak Zemmour, c’est le berceau de votre tribu.


Faut-il rappeler que le judaïsme n’a absolument rien à voir avec le culte israélite et la terre sainte qui leur a été promise. Le judaïsme est une fausse religion. Il est évident qu’elle n’est pas sortie de nulle part. Elle s’est appuyée sur une religion existante, le culte Israélite, qui, par étapes successives, a été réformé par l’insertion « d’avenants » aux textes originaux, avant d’être détournée, puis finalement privatisée et rebaptisée du nom d’une Tribu, Juda, ce qui nous donne le Judaïsme. Est juif celui qui pratique le Judaïsme. C’est un des mensonges les plus éhontés, qui est hélas toujours d’actualité. Il a pris racine dans la croyance que le peuple juif fut déchu du droit divin pour ses multiples mécréances et ses nombreux blasphèmes (l’adoration du veau d’or notamment). Il est bon d’éclairer ce point de « peuple déchu », car il cache en réalité un mensonge que l’on accepte de fait en validant ce concept.

Non, les juifs ne sont pas un peuple déchu. Absolument pas. Pour cela il aurait fallu qu’ils eussent disposé de quelque chose ; or, Allah (swt) ne leur a rien offert, ni terre, ni révélation religieuse. Ils usurpent les enfants d’Israël et la Thora ainsi que le fait d’être sémites. Les enfants d’Israël furent déchus, oui effectivement, mais en aucun cas les Juifs. Et c’est ici que réside le cœur du mensonge. En reconnaissant sa déchéance, on admet qu’il (le « peuple » juif) a reçu la Thora et la prescription de la Terre sainte par Dieu lui-même. J’ai traité plus en détail ce sujet dans cet article « Qui sont les enfants d’Israël ».

Avec le temps le terme philistin est devenu synonyme dans le langage commun de «Celui qui, inculte ou borné, est fermé aux choses de l’art, de la littérature, de l’esprit». La diabolisation des autochtones de la Terre sainte a été dès le commencement mise en place. Elle occupe le cœur du dogme israélite.

Mais revenons à la bible hébraïque. Elle légitime cher Éric Zemmour vos frères tribaux dans le vol de la terre sainte. Elle parle des philistins en ces termes :

Genèse 26-15 : « Tous les puits qu’avaient creusés les serviteurs de son père, du temps de son père Abraham, les Philistins les comblèrent en les remplissant de terre. ».

Prophètes 6-6 3 : « Or, quand Israël avait fait les semailles, Madian accourait avec Amalec et les peuplades orientales, et venait l’attaquer. 4 Ils occupaient son pays,détruisaient les produits de la terre jusque vers Gaza, et ne laissaient en Israël aucune subsistance, non plus que brebis, bœufs ni ânes. 5 Car eux-mêmes venaient avec leurs troupeaux et leurs tentes, ils arrivaient en masse comme les sauterelles, eux et leurs chameaux étaient innombrables; et ils envahissaient le pays pour le ravager. »

Ici les textes relatent à l’identique les faits de l’état imposteur d’Israël depuis sa création.

En 1920, la population juive de Palestine atteignait 8% de la population. L’arrivé en masse  par la suite  de juifs d’Europe de l’Est, d’Afrique du Nord puis des Russes dans les années 90, les chameaux en moins, ont fait pencher la balance démographique du côté juif. Importer une population sur un si petit territoire allait fatalement déséquilibrer la répartition territorial et les ressources naturelles. C’était le but. Il fallait s’accaparer les terres. Le prétexte était tout trouver. Ils en  ont profité pour détourner à leurs propres usages certaines des nappes phréatiques les plus abondantes  de Cisjordanie ainsi que l’approvisionnement en eau des villes et des villages palestiniens. Au point qu’aujourd’hui un colon israélien consomme en moyenne six fois plus d’eau qu’un Palestinien. Ils ont ravagé les cultures, coupant dès que possible les oliviers, les vergers, rasant des champs par centaines d’hectares afin d’implanter des colonies ou pour ériger le mur de la honte. Colonie qui comble de civisme et de respect de l’environnement déverse ses eaux usées dans les champs de cultures palestiniens en avale. C’est le cas de la colonie Beitar Ellite près de Bethléem comme vous pouvez l’observer dans cette vidéo.

« Ces colons fanatiques sont les plus grands producteurs par habitant d’eaux usées en Cisjordanie , en rejetant de grandes quantités directement dans l’environnement, contaminant la terre arable et les cours d’eau. Construisant leurs colonies au sommet des collines sans installation de traitement des eaux usées, ces colonisateurs extrémistes vident leurs eaux usées et leurs égouts en bas des collines vers les collectivités et les terres agricoles palestiniennes causant de graves dégâts écologiques et la contamination des produits alimentaires agricoles palestiniens, répandant ainsi des maladies. »[2]

Ils ont spolié des milliers d’autres d’hectares de terre agricole en expropriant sans vergogne et/ou en interdisant à tout agriculteur de travailler sa terre pour d’obscures raisons de sécurité. Leurs spécialités étant le massacre et l’empoisonnement des troupeaux de chèvres et de moutons des éleveurs palestiniens sans oublier la destruction des citernes d’eau potable criblées de balles par les soldats et les colons.

Selon le Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unis (CDH) en Israël,  « Les colonies bénéficient de suffisamment d’eau pour faire tourner les fermes et arroser les vergers, et pour les piscines et les spas, tandis que les Palestiniens luttent souvent pour accéder aux besoins minima en eau. Certaines colonies consomment environ 400 l/p/j alors que la consommation palestinienne est de 73 l/p/j, et même 10-20 l/p/j pour les communautés bédouines qui dépendent d’une eau chère et de mauvaises qualités livrées par camions-citernes. »  » En 2011, l’armée israélienne seule a démoli 89 structures WASH en Cisjordanie , dont 21 puits, 34 citernes et de nombreux petits réservoirs d’eau fixes donnés à des ménages ruraux, en particulier à ceux de la Vallée du Jourdain. Lors de ces démolitions, des petits jardins potagers sont également rasés, ainsi que des granges et des hangars. « [3]

Est-ce qu’il faut ajouter les bombardements de civils gazaouis aux phosphores blancs, la destruction volontaire des hôpitaux, des stations de pompage, des centrales électriques, etc. Ces versets « prophétisent » les méfaits de la nation israélienne. C’est l’annonce d’un programme à mettre en place. Il faut bien comprendre que la bible hébraïque dans son ensemble est un ramassis de conte et légendes et de prophéties ethnico-centré sur leurs auteurs, les juifs.

Un immigré qui pointe les immigrés

 Jérémie, 47, 4 : « à cause de l’arrivée de ce jour qui verra ruiner tous les Philistins, enlever à Tyr et à Sidon leurs derniers auxiliaires, car l’Éternel veut perdre les Philistins, cesémigrés de l’île de Caphtor.

Le cynisme des rédacteurs de la Thora dépasse souvent l’entendement. Ils aiment à fabriquer des filiations aux autres qui en réalité les concernent eux-mêmes. En contrepartie ils ont voulu via ce genre de versets faire porter une origine étrangère aux philistins. Nous ne sommes finalement plus à une contradiction près. Dans le domaine de la fiction il faut bien reconnaitre qu’ils ont un talent prédisposé qui surpassent tous les peuples de la Terre.

Ézéchiel, 25, 15 : « Ainsi parle le Seigneur Dieu: « Parce que les Philistins ont agi par vengeance, qu’ils se sont livrés à des représailles dans un profond sentiment de mépris, cherchant à détruire dans leur éternelle haine,

Amos, 1, 8 : « J’exterminerai les habitants d’Asdod et le porte-sceptre d’Ascalon; je dirigerai ma main contre Ekron, pour que périsse le reste des Philistins, dit le Seigneur Dieu. »

La Thora décrit les philistins comme des idolâtres, peuple ennemi de dieu et donc des israélites, ses enfants chéri, élu par-dessus les nations. Le plus célèbre d’entre eux n’est autre que le géant Goliath.De nombreux conflits les ont opposés lors desquelles les israélites se faisaient régulièrement battre, pas seulement du fait de leur infériorité aux combats, mais surtout à cause de leurs péchés perdant tout soutien transcendant. Les défaites étant assimilées à un châtiment divin, à l’instar de l’errance dans le désert du Sinaï. Les israélites ont tellement péché qu’il leur a été impossible de le nier au point que leurs vices et leurs trahisons apparaissent à maintes reprises dans les textes. On peut facilement imaginer tout ce qui a été passé sous silence.

Bien sûr selon la doxa israélienne les philistins ont disparu et n’existent plus nulle part. Les Palestiniens d’aujourd’hui sont les descendants d’Arabes et d’Ottoman ils ne sont donc pas originaires de Crête comme supposé pour les philistins. Nous devons évidement les croire sur paroles. La Thora est LA vérité historique et anthropologique, il ne faut surtout pas l’oublier. Certains imaginent que l’ADN des Palestiniens prouverait leur non-filiation aux philistins. C’est drôle parce que si on faisait un test ADN aux juifs d’Israël et du monde entier ont prouverais sans l’ombre d’un doute que 90% d’entre eux ne sont absolument pas sémite ni même descendant des 12 tribus israélites. Zemmour vous n’êtes vous-même absolument pas sémite. Tout comme votre premier ministre Netanyahou, ainsi que Tipi Livni, Ben Gourion, Golda Meir, Naftali Bennett,Itzhak Shamir , Rabbin, Rica Zarai, Patrick Bruel, BHL, Filkenkrauth, Boujenah, Attali etc. rien d’autre que des Berbères et des Européens de l’Est !

Âne juif ?

Éric Zemmour est un agent du KGB, il n’existe pas, c’est un pet crapuleux lâché par un agent gauchiste marxiste maurassien des années 70. À peine a-t-il été émis qu’il s’est aussitôt volatilisé, parti en coup de vent, à l’instar de Kayser Sauze qui s’envole en fumée. La fumée de celui qui crie au feu alors même qu’il nage en plein océan.

« Vous savez qu’en arabe quand on dit à un âne avance on dit « avance juif » ! Ça, ça existe, c’est l’histoire du monde arabe… »

Zemmour reprend à bon compte l’histoire narrée par Victor Malka dans son livre « avons-nous assez divagué…: Lettre à mes amis musulmans » dans lequel il cite cette même anecdote. Évidemment l’auteur la relate à titre personnel comme l’ayant vécu lors de son enfance au Maroc en affirmant que cela se disait chez les musulmans. Pourquoi pas. Mais où sont les preuves. Ce ne sont que ses propres paroles, qui ne reposent sur rien d’autre que lui-même. Zemmour va plus loin quand il reprend cette citation puisqu’il affirme qu’elle se dit couramment, que c’est partie intégrante du monde arabe, sous-entendu appeler son âne « juif » cela se fait partout. Sans doute quelques personnes on comparés des juifs à des ânes comme l’on compare les Africains à des singes ou les Arabes à des ânes également. Mais Zemmour affirme et déforme une citation en la faisant passer pour naturelle, général et toujours d’actualité. Un sacré menteur ce faux sémite. Sachez cher Éric Zemmour qu’ à mes yeux, vous me paraissez réellement être un âne, et cela n’a rien à voir avec votre confession juive. Non, c’est votre bêtise, vos mensonges incessants et votre arrogante ignorance qui m’ont convaincu que vous êtes partie prenante de la famille des bourricots !

En définitive Éric Zemmour vous n’êtes jamais ce que vous prétendez être. Il n’y a rien de vrai qui puisse sortir de votre bouche, et systématiquement il faut chercher l’inverse des propos que vous tenez pour entrevoir un début de vérité. C’est ici votre force. Travestir les mots et les sujets de débats, systématiquement. Il faut dire que dans l’art de retourner les mots, les manipulées, votre communauté et son pilpoul légendaire, n’a de leçon à recevoir de personne sur Terre. Vous êtes dans ce domaine les meilleurs. Suffit de lire les commentaires de la Tora qu’est le Talmud avec sa Michna et sa Gemara pour voir le raffinement poussé à son extrême qu’elle a mise en pratique au fil des siècles dans l’art de dire tout et son contraire sur un même sujet tout en ayant l’air d’être cohérent et sincère. Personnellement j’appelle cela du concentré de diablerie. Même dilué il est nocif à toute vérité, mais vous, Zemmour, vous le buvez pur, vous baigné dedans.


Zemmour dans ses œuvres : la diffusion du mensonge. Même confondu le ragondin neurasthénique refuse de reconnaitre son forfait  !


C’est paradoxalement insensé d’avoir tant de haine, de rage et de colère et passer son temps à parler de quelque chose (la Palestine) qui n’existe pas ! Vous pourrez le dire et le répéter des années durant cela ne fera pas disparaitre le fruit de votre haine. Tout comme vous pouvez le répéter éternellement cela ne fera pas des juifs les légataires de la Terre Sainte. Sans le soutien de votre tribu (jusqu’à quand  ?) vous n’auriez pas accès à la tribune médiatique. Il est logique, vous concernant, en bon soldat de Yahvé,  de vous entendre tenir un discours orienté idéologiquement dans le sens imposé par vos protecteurs. Vous êtes une girouette idéologique, intrinsèquement  inconsistant, sans foi ni loi si ce n’est celle du mensonge, de la calomnie et de la réécriture historique. Votre seule cohérence idéologique c’est votre haine de l’islam et de tout ce qui y a trait. Tel le caméléon vous tentez malhabilement de vous faire passer pour plus français que le français de souche. En ce sens vous êtes le reflet asymétrique de votre cousin tribal    Alain Soral l’Ashkénaze. Vous utilisez la même méthode de dissimulation, bien que vous concernant il aurait été difficile de cacher vos origines. Autant Soral est grand de taille, blanc caucasien et faussement islamophile, autant vous êtes petit, basané et véritablement islamophobe. Vous avez beau avoir le don d’ubiquité, de cracher votre fiel haineux depuis des années dans la presse, à la radio ou à la télévision, au final ce n’est pas la Palestine, mais vous qui n’existez pas. Vous vivez vous-même dans un monde qui n’existe pas.

Rappelez-moi quelle nation a été créée en 1948 ?


PS: pour le plaisir, merci Patrice Leconte.

 


[1] http://www.lelibrepenseur.org/nouveau-concept-zemmour-le-juif-pratiquant-athee/

[2][3] http://www.ism-france.org/analyses/Le-genocide-par-vol-de-l-eau-d-Israel-article-18925

L’état judaïque d’Israël et du levant — LeBoucEmissaire


L’état judaïque d’Israël et du levant également connu comme l’état judaïque d’Israël et de Palestine avec pour acronyme JSIS ou DEATH est un groupe terroriste juif talmudiste suivant le courant sectaire fondamentaliste du judaïsme hassidique. DEATH a obtenu une reconnaissance médiatique mondiale au cours de l’année 1948 lors de la déclaration d’indépendance de l’état imposteur […]

via L’état judaïque d’Israël et du levant — LeBoucEmissaire

Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog


Car c’est au pied du Mur qu’on voit le mieux… Le Mur… ~~~~►◄~~~~ Guerre impérialiste au Moyen-Orient : L’entité sioniste morfle… On lui donne un sucre d’orge… empoisonné ?… Les sionistes perdent du terrain et vite, la manœuvre de Donnie « mains d’enfant» pour reconnaître Jérusalem comme « capitale d’ Israël» est-elle un enfumage de plus pour compenser […]

via Donnie Mains d’Enfant joue de la Trumpette de Jericho… — jbl1960blog