La violer ou pas ?


legrandsoir.info

par Maxime VIVAS

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Encouragés par un journaliste israélien, des Internautes s’enthousiasment à l’idée de violer et tuer Ahed Tamimi

L’adolescente palestinienne Ahed Tamimi était poursuivie pour avoir frappé un soldat étranger qui s’était introduit dans la cour de sa maison en Cisjordanie. Arrêtée quelques jours plus tard à 4 heures du matin, extirpée de son lit par l’armée israélienne, conduite menottée en Israël, elle est devenue un symbole de la résistance contre l’occupation. Elle a été condamnée à 8 mois de prison après avoir accepté de plaider coupable. Faute de quoi, elle risquait jusqu’à sept ans de prison.

Je vais vous parler d’un pays où Elor Azrya, un soldat franco-israélien de l’armée d’occupation qui a liquidé d’une balle dans la tête un arabe gisant à terre (à 0.39 mn), a fait moins de prison qu’une adolescente de 17 ans qui a giflé chez elle un intrus armé.

Mais d’abord, le contexte

En mars 2008, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien a prévenu que les opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza allait exposer les Palestiniens à une « shoah » (il a dit « shoah »).

En mars 2015, Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien vice-Premier ministre d’Israël a menacé de « décapiter à la hache » (il a dit ça) les citoyens arabes israéliens s’ils ne manifestaient pas une absolue fidélité à « l’État juif ». Il a préconisé le nettoyage ethnique (il a dit « ethnique ») des citoyens palestiniens.

En avril 2016, un député israélien a prôné la séparation des femmes juives des Arabes dans les maternités (sans prononcer le mot « apartheid », et sans coller un panonceau « Interdit aux arabes »).

En octobre 2016, le maire-adjoint de Jérusalem a comparé les Palestiniens à des « animaux » (il a dit « animaux).

En décembre 2017, le ministre de l’Éducation israélien, Naftali Bennett a déclaré à propos d’Ahed Tamimi : « Elle devrait finir ses jours en prison. » En prison à vie, pas même décapitée ? Nourrie logée, peinarde ? Ah que non ! C’est une fille, jeune et jolie, et Tsahal a beau être « l’armée la plus morale du monde » (ils disent ça), ses soldats ont des gonades gorgées de testostérone.

Donc…

L’avocate d’Ahed Tamimi, Gaby Lasky, a déposé une requête auprès du ministère de la Justice israélien précisant que l’enquêteur du renseignement militaire qui a interrogé Ahed Tamimi lui aurait dit les phrases du genre : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes » ou « d’autres expressions similaires qui peuvent être considérées comme des manifestations de harcèlement sexuel de la part de l’enquêteur et ce qui a mis ma cliente mal à l’aise ».
Il a dit : « Tu as un visage d’ange, les yeux bleus, des boucles blondes ». Il n’a pas dit : « J’ai un début d’érection ».

Ben Caspit, influent analyste israélien a écrit (19 décembre 2017) : « Concernant les filles à Nabi Salah, [où habite Ahed Tamimi. Note de MV] le prix devrait être perçu à une autre occasion, dans le noir, sans témoins ni caméras ». Il a dit « noir », mais il n’a pas prononcé les mots « cave et tournante ».

Sur le site JSSNews, qui se prétend « 1er média israélien en langue française en termes d’audience – spécialiste de diplomatie et de géopolitique internationale », des lecteurs de Ben Caspit appellent en toute impunité au viol.

Florilège (Ils ont écrit tout ça sans émouvoir le modérateur.) : « …La culotte “petit bateau” arrachée ! trés mimi ! … la fausse pucelle foufoune a l’air….. la possession des femmes de l’ennemi vaincu c’est une règle absolue ! Que ces pétroleuses soient violées n’est qu’une infime punition devant leur malfaisance, alors, OUI !! viol des femmes voulant se mesurer à Tsahal, cela seul « revilisera” l’armée israélienne… à Alger, à la sinistre prison de la “villa Susini, [les femmes algériennes] étaient sauvagement violées et toujours exécutées une fois réduites à l’état de loques… je suis d’accord avec Ben Caspit, il faut les violer hors caméra et sans témoin ».

S’ils n’ont pas écrit : « Et on les finira au gaz Zyklon » c’est pour ne pas risquer une faute d’orthographe.

Mais ils osent aussi : « Azriya doit être décoré : point final, dédommagé et gratifié d’un grade supérieur (1) ».

Ils ont dit animaux, décapitation, nettoyage ethnique, shoah (extermination systématique d’un peuple). Ils préconisent de réduire à l’état de loque, violer et exécuter les femmes des vaincus. Ils attaquent ou ont attaqué la plupart des pays de leur région. Ils ont volé des territoires à plusieurs. Ils ont inventé un camp de concentration à ciel ouvert. Ils bombardent sans discernement pour terroriser les populations qu’ils contrôlent.

Est-ce que voir une ressemblance avec des méthodes naguère en vigueur en Europe serait pertinent ou dangereux (ou les deux) ? Parfois les gens honnêtes ont peur devant les violences des défenseurs français du gouvernement israélien. Nous sommes quelques-uns à envisager de quitter la France. On n’est pas en sécurité dans ce pays. Même sans arborer de signes ostentatoires d’athéisme, on est menacé et insulté dans les marches pacifiques en plein Paris.

Tout le monde a peur. La preuve

Imaginons des appels jubilatoires au crime sur un site français assez téméraire pour préconiser, en retour, le viol et l’exécution de femmes juives de 17 ans. Devinez si le site sera fermé et ses administrateurs traduits en justice, juste après la crise d’apoplexie de Caroline Fourest, William Goldnadel, Manuel Valls, Alain Finkielkraut, et du crypto-colonialiste pro-israélien Francis Kalifat qui usurpe le titre de représentant des israélites de France pour mieux les grimer en agents dormants d’un pays étranger et faire ainsi monter l’antisémitisme mieux que le FN (que ses nervis protègent).

Jean-Luc Mélenchon a bien raison de dire : « Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l’antisémitisme à cette occasion [par la déclaration contre la présence de JLM à la « marche blanche » pour Mireille Knoll et par les incidents provoqués. Note de MV.] que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites ».

Silence ou discrétion des mouvements féministes, des défenseurs des droits humains, des #balancetonporc, des journalistes et éditorialistes vertueux, du DECODEX du Monde, des autorités gouvernementales, de la Justice, des champions de la cause féminine et de l’écriture inclusive (ce leurre déguisé en fer de lance de la libération de la femme !).

Silence du CRIF et de sa branche violente interdite aux USA et même en Israël : la Ligue de défenses juive (LDJ) pour qui toute critique d’Israël est émise par des « pédés et des enculés ».

Chacun a compris, à lire et entendre cette clique de… (salopards, dites-vous ? Bon, je prends) de salopards qu’une armée ça détruit, ça tue, ça extermine, ça viole et que tout cela est mal, SAUF si elle est la béquille d’un Etat religieux peuplé de citoyens dont certains ont des ancêtres qui ont subi la même chose en Europe sous la moustache d’Hitler. Ces salopards (je garde le mot, mais ce n’est pas trop dans le style de ce site) et les taiseux qui en sont complices semblent acharnés à démontrer que la théorie selon laquelle les anciens enfants battus deviennent des bourreaux d’enfants ne souffre pas d’exception.

Les soutiens français de la politique criminelle d’Israël sont les antisémites décomplexés du 21 ème siècle. En justifiant le massacre d’un peuple ils préparent le malheur de celui dont ils se réclament.

Paradoxalement, c’est le succès de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) qui, en poussant Israël à un comportement plus humain et moins dominateur, fera reculer l’antisémitisme.

En attendant, les dirigeants israéliens et leur thuriféraires se conduisent comme des judéo-nazis tandis que, ainsi que l’a écrit dans Haaretz le 20 décembre 2017 le journaliste israélien Gideon Levy « Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne ».

Maxime VIVAS


Note (1) Elor Azrya est un soldat franco-israélien qui a tiré une balle dans la tête d’un palestinien blessé, gisant immobile à terre. On le voit ici, hilare et béat, à son procès et (à 0.39) commettant son assassinat.. Il a été condamné à 18 mois de prison. Sa peine (essentiellement passée « aux arrêts ») et non en prison, a été réduite d’un tiers. Il a été libéré. On ignore s’il est en France à présent.


Source:legrandsoir.info

Trump et son équipe de francs-maçons


(À gauche, les commandants communistes juifs en URSS, à droite, les pionniers juifs sionistes au kibboutz Gan Shmuel en 1921. Les deux groupes arborent le signe maçonnique classique). Une atmosphère rappelant l’Allemagne d’avant-guerre est en train d’émerger aux États-Unis et en Europe. Une intensification du conflit entre la « Gauche » (mondialiste) et la « Droite », (nationaliste) ; […]

via Trump et son équipe de francs-maçons — Henry Makow

La matrice de Gog


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Auteur : Patrick Daniel
Ouvrage : La matrice de Gog

De la terre de Magog vinrent les Khazars afin de détruire et piller
Année : 2014

Traduction française de Roch Richer

Introduction de Texe Marrs

 

 

 

Gog, de Magog, a-t-il déjà conquis la terre d’Israël ?
Ézéchiel 38-39 prophétise que, dans les derniers jours, Gog, dirigeant démoniaque de
la terre de Magog, va monter contre Israël, lequel sera mis au monde du sein des
nations. Il fondra comme une tempête et conquerra le pays aux villages sans murs, et
il le retiendra en otage.
Cette conquête de Gog et de ses armées tournera éventuellement en spirale, se
transformant en une guerre mondiale si catastrophique que Dieu Lui-même devra y
mettre fin.
Qui est Gog ? Où est la terre de Magog ? Maintenant, grâce à de nouvelles et
stupéfiantes découvertes archéologiques et génétiques, nous possédons d’incroyables
preuves qu’en fait, Magog est situé dans le sud de la Russie, dans le Caucase, et Gog
est le nom du grand dirigeant du Royaume de la Khazarie. La Khazarie est la terre de
peuples turcs non sémites qui se proclament faussement juifs. De la Khazarie du 8e
siècle, ces peuples païens, s’étant convertis au judaïsme, s’enfuirent en Europe pour
échapper aux guerriers envahisseurs russes.
En 1948, les Khazars arrivèrent en Palestine où ils conquirent les paisibles
Palestiniens et mirent sur pied un prétentieux nouveau « Royaume d’Israël ». Les
Khazars, se disant « Juifs », proviennent de Magog. Conduits par le Gog de Satan
dans les derniers jours, ils sont destinés à plonger le monde entier dans des bains de
sang, le chao et la guerre. Ézéchiel 38-39 s’accomplit devant nos yeux !

Daniel Patrick est né au Missouri et a servi dans la Marine américaine
durant la guerre du Vietnam. Il a étudié les arts en Europe, a gradué au
Collège de la Bible, a lu des centaines de livres, a écouté des milliers de
sermons et en est venu à la conclusion que le sionisme chrétien n’est pas
biblique et qu’il a terriblement éconduit le christianisme. Après presque
quinze ans de recherches, beaucoup de prière et la conduite du Saint-Esprit,
ce livre, La matrice de Gog, fut créé.

INTRODUCTION

La matrice de Gog — l’accomplissement
de la prophétie biblique
Ézéchiel 38 et 39 sont une clé de la compréhension des événements des derniers
jours. Or, dans Ézéchiel, nous lisons qu’apparaîtra un puissant leader mondial : « Gog
au pays de Magog ». Lui et ses forces armées descendront et conquerront Israël, puis
ils continueront leur route et précipiteront une horrible guerre mondiale.
Qui est « Gog » et où est « Magog » ? Jusqu’à tout récemment, ces questions
fondamentales demeurèrent un mystère. Or maintenant, la science de l’ADN,
l’histoire et l’archéologie nous apportent des réponses. Magog est le territoire de la
Khazarie, dans le Caucase, au sud de la Russie. Alors que Gog est le leader ou roi
démoniaque de ce grand pays.
La Khazarie s’avère le pays d’origine des « Juifs » d’aujourd’hui qui — la science
de l’ADN le confirme — ne sont pas de la descendance d’Abraham et donc, pas
Israélites ni Sémites. Le peuple que nous appelons « Juifs » est, en fait, de lignée
turque.
Ce livre très important, La matrice de Gog, nous donne l’information concernant
Gog, Magog et les Juifs. Nous y découvrons que la Sainte Bible se montre précise et
que les « Juifs » d’aujourd’hui sont la « Synagogue de Satan » d’Apocalypse 2 et 3.
De plus, les Khazars d’Europe qui se proclament Juifs sont descendus en Israël en
grand nombre, lors des dernières décennies, tel que prophétisé. Ils ne possèdent aucun
lien familial et aucun ancêtre provenant des anciens Israélites. De telle sorte qu’ils ne
constituent pas la semence d’Abraham, quoiqu’ils prétendent. Par une stupéfiante
tournure des événements, les « Juifs » d’aujourd’hui sont, en réalité, rien d’autre que
les partisans de Gog, du pays de Magog.
— Texe Marrs, auteur
de La science de l’ADN et la lignée juive
Austin, TX 78733

PRÉFACE
La matrice de Gog est destinée à l’auditoire le plus naïf qui soit jamais entré dans une
église, les prétendus sionistes chrétiens. Ce livre aurait pu s’appeler : Et si TOUTES vos
prophéties bibliques soutenant le sionisme étaient fausses ?
Ce fantasme prophétique des sionistes chrétiens n’est pas le genre de question théologique
obscure que se posaient les moines médiévaux, comme « combien d’anges peuvent danser sur
la pointe d’une aiguille », mais une question mondiale, économique et politique, qui a déjà
coûté la vie de millions de gens et qui est prête à lancer la Troisième Guerre Mondiale.
La plupart des sionistes chrétiens ont l’esprit engagé à soutenir l’état d’Israël de manière
inconditionnelle à cause d’un paradigme prophétique qu’ils croient totalement appuyé par les
Écritures. Voici un exemple personnel des conséquences de cette croyance. En 1968, peu
après que je sois devenu chrétien, je fréquentais une église évangélique du sud de la
Californie. Mon pasteur fit le pèlerinage requis en Israël pour voir de ses propres yeux
« l’accomplissement de la prophétie » qu’il supposait y arriver. Le seul problème, c’est qu’il
finit par demeurer chez une famille chrétienne palestinienne à laquelle il s’attacha beaucoup.
Un jour, le père de famille lui demanda : « Pourquoi les chrétiens américains soutiennent-ils
les Israéliens qui détruisent tant de Palestiniens chrétiens ? » Mon pasteur me dit plus tard
qu’il resta sans voix face à la question. Il me confia : « Je ne savais quoi lui répondre.
J’aimais vraiment les chrétiens palestiniens que je rencontrais et je vis leur situation critique,
mais la réalité veut que toutes les prophéties soient contre eux. »
Eh bien, je suis ici pour vous dire que les prophéties ne sont pas contre les Palestiniens. En
fait, la prophétie favorite des sionistes chrétiens concernant Gog et Magog, dans Ézéchiel, aux
chapitres 38 et 39, se tourne contre les sionistes eux-mêmes !
Donc, s’il se trouve que vous comptez parmi les dupes, comme je l’étais, j’espère que vous
aurez le courage de poursuivre votre lecture afin que soit déracinée cette « puissante illusion »
de votre esprit, une fois pour toutes.
— Daniel Patrick

CHAPITRE UN

Qui est Gog ?

« La parole de l’Eternel me fut encore adressée, en disant : Fils d’homme, tourne ta
face vers Gog au pays de Magog, Prince des chefs de Méshec et de Tubal, et
prophétise contre lui. »
(Ézéchiel 38:1-2)

Gog est la force tapie derrière la création de la Matrice au pouvoir monétaire
mondial et dans laquelle nous vivons tous aujourd’hui. Gog oeuvre avec une armée de
fanatiques s’étant associés aux gouvernements depuis des centaines d’années comme
prêteurs sur gages. Au début du dernier siècle, l’armée de Gog a commencé à prendre
le contrôle total des pays qu’elle a envahis. Depuis le 11 septembre 2001, elle a
entamé le stade final de sa guerre de conquête de la terre entière, prenant le pouvoir
de tous les gouvernements et des ressources naturelles afin d’introduire son Nouvel
Ordre Mondial.
Ces fanatiques envisagent de s’asseoir comme élite monarchique au-dessus de
sujets complètement contrôlés, dépeuplés, rendus esclaves et dont l’unique fonction
sera de les servir. Ce qui pourrait conduire à la pire destruction que le monde ait
connue.
Or, toute cette information concernant Gog se trouve dans l’ancienne prophétie
d’Ézéchiel, prédiction prononcée il y a près de 2 500 ans. Le prophète Ézéchiel prédit
une guerre, initiée par un certain Gog, et dans laquelle : « …tous les hommes qui sont
sur le dessus de la terre seront épouvantés … les montagnes seront renversées, les
tours et les murailles seront abattues » (Ézéchiel 38:20). La plupart de ceux qui
enseignent cela le relie aux prophéties que l’on retrouve dans le Livre de
l’Apocalypse et ils aiment l’appeler Bataille d’Armageddon. On dit que ce sera la
dernière conflagration, le dernier holocauste, le cauchemar nucléaire, le tremblement
de terre mondial, la frappe des météorites et la destruction de tous les royaumes de la
terre, tout cela enroulé dans un même gros paquet.
Des millions de gens croient que l’accomplissement final de cette prophétie est sur
le point d’arriver. Si vous pensez que j’exagère pour vous faire peur, ou vous faire
perdre du temps en débitant un vieux baragouin cru seulement par une poignée de
dingues — réfléchissez-y encore. Dans les sermons hebdomadaires du dimanche, on
sert comme fourrage cet enseignement des temps de la fin à des millions de
pratiquants de par le monde. Des livres sur le sujet se vendent par millions et des
douzaines de films et de documentaires, soit religieux, soit en provenance
d’Hollywood, illustrent les cataclysmes décrits dans cette ancienne prophétie.

Syntonisez les canaux télévisés religieux et le sujet de Gog surgira invariablement
presque chaque jour. Même si les télévangélistes parlent souvent de cette horrible
guerre d’Armageddon qu’ils croient être à nos portes, habituellement, ce n’est pas à
propos de la guerre à venir en tant que telle, mais plutôt de ce que les chrétiens
doivent faire pour soutenir Gog et tous les Goguistes, et ce que les États-Unis doivent
faire pour envoyer davantage de support militaire et économique à Gog. Alors, même
si vous ne croyez pas à l’affaire, eux, ils y croient !
Et non seulement y croient-ils, mais ils versent des millions de dollars de leur
propre poche pour supporter Gog, et ils incitent leurs gouvernements à donner des
milliards de dollars de plus en soutien économique et militaire pour Gog, et ils
écument littéralement de rage en anticipant « l’Armageddon » ! « Qu’on l’amène ! »
comme l’a dit un de leurs célèbres leaders fous.
Savez-vous ce que leurs loufoques télévangélistes et prêcheurs utilisent pour rallier
leurs congrégations dans un soutien frénétique malsain de Gog et ses armées de
fanatiques, non seulement au Proche-Orient, mais dans le monde entier ? Eh bien, ils
emploient les chapitres mêmes d’Ézéchiel 38 et 39 ! Le problème, c’est qu’ils les ont
complètement mis sens dessus-dessous et ils ont fini par bénir Gog à la place. Vous
demanderez : « Comment cela se peut-il ? » À cause d’un manque total de
compréhension à savoir qui est exactement Gog.

***
Ces « chrétiens » goguistes
comprennent John Hagee, Pat
Robertson, Hal Lindsey, Chuck Smith,
le Pape, God TV, TBN, les baptistes et
à peu près 90 % de toutes les
confessions chrétiennes. Ces gars-là se
prétendent chrétiens et ils disent croire en Dieu et à ce qu’Il dit dans la Bible, et
pourtant, les voilà soutenant Gog, et bénissant Gog, et faisant exactement le contraire
de ce que Dieu a dit de faire au prophète Ézéchiel.
Mais on peut difficilement les blâmer, car l’identité de « Gog » fut un des plus
grands mystères de tous les temps. Comment pouvez-vous prophétiser contre
quelqu’un quand vous ne savez même pas qui il est ? Si le prophète Ézéchiel avait été
comme un chrétien d’aujourd’hui, je peux entendre sa réponse au commandement de
Dieu de « prophétiser contre Gog » : « D’accord, Seigneur, je vais le faire !… Mais…
euh… d’abord, pourrais-tu me dire qui est GOG ? »

Nous devons connaître la réponse à cette question. Pourquoi ? Avant tout, parce
que si nous savons qui est Gog, cela nous évitera d’être un de ces dupes qui suivent
aveuglément les prêcheurs jusqu’au bord du gouffre ; nous serons plutôt parmi ceux
qui voient au-delà de la manipulation des mass media et de la propagande politique de
ces charlatans. Ensuite, cela va nous aider à être prêt pour ce qui s’en vient, parce que
Gog et ses armées de fanatiques vont amener une guerre d’une telle amplitude qu’elle
va déchirer notre monde !
Donc, qui est « GOG » ?
Le prophète Ézéchiel appelle GOG : le « Prince des chefs de Méshec et de Tubal »,
du « pays de Magog », et qui, selon sa prophétie « dans les dernières années » et
« aux derniers jours » rassemblera « une grosse armée » « ramassé[e] d’entre
plusieurs peuples » et dirigera l’invasion contre les « montagnes d’Israël ».
La vaste majorité des enseignants juifs et chrétiens croient que cette invasion de
Gog et de ses armées décrit une future invasion de la nation d’Israël lancée, soit par
les Russes, soit par les nations arabes musulmanes, ou les deux. De mon examen de ce
que disent les autorités juives et mon intime familiarité avec l’eschatologie
évangélique chrétienne, je puis vous dire que la majorité ne connaît absolument pas
l’identité de Gog. Et, parce qu’ils ont tout faux, leurs interprétations élaborées
construites sur cette erreur sont également fausses. Cette invasion n’est pas à venir,
elle a déjà commencé et approche rapidement de sa fin cataclysmique !
Le premier indice pour découvrir qui est Gog se trouve dans le déchiffrage du nom
même de GOG. Je ne veux pas porter préjudice à l’argumentaire, comme aimeraient
m’accuser certains, et, donc, afin d’éviter cela, tournons-nous vers une source juive
pour découvrir ce que les Juifs eux-mêmes pensent qu’est Gog. La première source
que nous allons consulter, c’est la version des Septante, traduite de l’hébreu par 72
érudits juifs environ 300 ans av. J.-C.. La première citation ci-après provient d’une
traduction moderne de Nombres 24:7 qui était une prophétie contre Agag. La seconde
citation est aussi tirée de Nombres 24:7, mais provient, celle-là, de la version des
Septante qui traduit le même mot hébreu, que la plupart des Bibles rendent par Agag,
mais en le traduisant par Gog.
D’abord, la version David Martin :

« …son Roi sera élevé par-dessus Agag, et son royaume sera haut élevé. »
Maintenant, la version des Septante :

« …son royaume sera élevé au-dessus de Gog, et son royaume s’accroîtra. »

Selon la version des Septante, comme nous le voyons dans les deux versets ci-mentionnés,
Gog est synonyme d’Agag. Agag est un terme générique employé pour

parler des rois d’Amalek. Dans la Genèse, il est écrit qu’Amalek était le petit-fils
d’Ésaü, qu’on appelait aussi Édom.
Sautons des anciennes traductions bibliques juives à une source juive moderne sur
Internet. Cela provient de « JAHG » (Jews And Hasidic Gentiles – « Juifs et Gentils
hassidiques »), site web sioniste qui offre la preuve que Gog est Ésaü/Édom.
« Je me suis extrêmement intéressé à votre article
http://www.noahide.com/reds2.htm mentionnant le ıRoi de Gog/Amalek” … Si
cela ne vous dérange pas, pourriez-vous me révéler la source historique qui relie le
Roi amalécite Agag à ıGog” ? Je n’ai pas été capable de trouver un lien direct
dans la Bible, donc, je me demandais s’il y avait une autre source première
concernant ce lien… » – Jeff au TX
« Notre réponse : On fait allusion à l’identité du Roi Gog … descendant de la
semence d’Amalek, dans une variété de sources de la tradition orale juive. Des
sources telles que le Targum de Yonasan ben Uziel dans Ésaïe 11:4, Bereishis
Rabba et autres mentionnent que le Roi Gog fut des descendants d’Ésaü/Édom
(ce qui incluait Amalek). Ce qui signifie particulièrement qu’Amalek tel que
suggéré par le Rabbi de Loubavitch (e.g., Likkutei Sichos 1, Parshas Yisro, no.
9). » (http://www.noahide.com/newsletter/news03.htm)
Voici un autre site juif appelé Ask Moses qui confirme le rendu de la version des
Septante d’Agag par Gog :
« La Version des Septante identifie Agag à Gog … Agag est un nom générique
qualifiant les rois d’Amalek … Amalek est une tribu descendue d’Ésaü. »
(www.askmoses.com).
Ces sites Internet juifs référant à leurs propres traditions orales juives montrent
qu’ils croient que Gog est Agag et que la version des Septante assimile le nom
d’Agag à celui de Gog. Ils soulignent également le fait qu’Agag fut le Roi d’Amalek,
partie d’Édom. À part la version des Septante, d’autres traductions bibliques, dont les
versions du Pentateuque Samaritain, en Vieux Latin, en Anglais moderne, de Moffat,
de la Bible d’Aquila, etc., traduisent aussi « Agag » par « Gog ».

Pour résumer : GOG est synonyme d’Agag — AGAG est le TITRE du Roi des
Amalékites/Édomites — comme « pharaon » était le titre du dirigeant d’Égypte ou
« tzar » le titre du dirigeant de la Russie. On entend parler d’Agag pour la première
fois dans Nombres 24:7, à l’époque de Moïse. Ensuite, des siècles après qu’ait été
écrit le livre des Nombres, nous lisons que, durant le règne du roi Saül, le prophète
Samuel tua « Agag, roi d’Amalek » (1 Samuel 15:32). Ce qui nous démontre qu’Agag
fut un titre transmis aux rois d’Amalek/Édom. Et, comme nous allons vous le

démontrer plus loin, ce gars-là est encore dans le coin aujourd’hui, seulement, pas là
où vous vous y attendriez, et il se montrera dans votre futur !
Le prochain indice pour reconnaître GOG repose sur l’identification de l’endroit
exact où la prophétie d’Ézéchiel prédit que GOG/ÉDOM sera le « prince » ou le
« dirigeant ». Or, c’est ici que cela devient un peu sinistre, parce que le prophète dit
maintenant que ce GOG, cet AGAG, ce roi d’ÉDOM, provenant d’une petite tribu de
la Palestine, sera prince ou dirigeant de « Rosh, Méshec et Tubal ». Ce sont
d’anciennes appellations nommant Moscou, Tobolsk et la Russie. Maintenant, c’est
tout un voyage, peu importe comment vous le figurez.
Donc, regardons la prophétie originale. Plusieurs traductions modernes d’Ézéchiel
suivent la version anglaise de la King James et traduisent l’hébreu pour qu’on lise que
« Gog » est le « PRINCE des chefs de Méshec et de Tubal ». D’autres traductions
rendent Gog comme « le prince de ROSH/ROS, de Méshec et de Tubal ». La
controverse est centrée sur le fait de savoir si le mot hébreu « rosh » devrait être
traduit ou translittéré. Traduire, c’est donner le sens d’un mot dans une autre langue.
Translittérer signifie que l’on transcrit phonétiquement un mot – sa manière de sonner
– dans une autre langue. Habituellement, on utilise la translittération pour les noms de
personne, les noms d’endroit, de pays, etc.
Le mot hébreu « rosh » se traduit généralement dans l’Ancien Testament par un
nom commun comme chef, leader, tête, le plus haut, etc. Or, parce que « rosh » est, à
la base, identique à « Rus/Rosh/Rhos », d’anciens noms du pays de Russie, certains
disent que translittérer « rosh » comme nom propre, c’est essayer de faire en sorte
que la Bible s’accorde avec votre interprétation de la prétendue prophétie des « temps
de la fin ».
Toutefois, en 300 av. J.-C., les 72 traducteurs juifs de l’Ancien Testament en grec
(appelé la Version des Septante) n’avaient aucune théologie des temps de la fin à
mettre de l’avant et ils translittérèrent « rosh » en un nom propre, un nom comme
« Gog, prince de Rosh, Méshec et Tubal ».
Le Dr John Thomas, qui écrivit « Gogue and Magogue » en 1848, nous dit que les
traducteurs de la Version des Septante :
« Furent sensibles qu’à cet endroit il ne s’agissait pas d’un nom appellatif [ou
commun], mais un nom propre et ils le traduisirent en conséquence par Ros. Mais
Jérôme [qui traduisit l’Ancien Testament en latin] ne trouvant pas de tel nom
propre parmi les familles-nations mentionnées en Genèse, contesta plutôt la
correction de la Version des Septante et préféra considérer le mot Ros comme un
nom commun [chef] ; et son interprétation, établie dans la traduction latine de la
Vulgate a prévalu de manière universelle dans tout l’occident. Cependant, Jérôme
fut plus scrupuleux que les éditeurs de versions subséquentes qui l’ont rejeté de

façon inqualifiable comme nom propre, car, bien qu’il ait été enclin vers l’autre
rendu, il ne se sentit pas autorisé à en rejeter complètement un si ancien, et ils les a
donc préservés tous les deux, traduisant ainsi le passage : « Gogue, terram,
Magogue, principem capita (sive Ros), Mosoch et Thubal ».

Thomas révèle plus loin que Ros, ou Rosh, est le mot souche de Russie :
« (L’historien) Bochart, autour de l’an 1640, observa, dans ses recherches
élaborées en Géographie Sacrée, que Ros est la forme la plus ancienne sous
laquelle l’histoire fait mention du nom de la RUSSIE ; et il prétendit que … la
nation russe était appelée Ros par les Grecs, dans la toute première période où
on en trouve mention. Les Ros sont une nation scythe en bordure du nord de
Taurus. Et leurs propres historiens disent : ıOn raconte que les Russes (que les
Grecs appelaient Ros, et parfois Rosos) tirent leur nom de Ros, homme vaillant qui
libéra son pays du joug de leurs tyrans.”

« Il n’est pas difficile de reconnaître en Tobl, Tubl, ou Thobel, un nom qui se relie
naturellement à … la rivière Tobol qui donna son nom à la ville de Tobolium, ou
Tobolski, métropole de la région étendue de la Sibérie. »

L’étymologie est l’étude de l’origine des mots. On remonte aussi loin que la
version des Septante, en 300 av. J.-C., pour trouver le mot Ros/Rosh comme nom
propre, en d’autres termes, le nom d’un pays géographique. Nous voyons également
des historiens de tout temps ayant vu dans le « Rosh, Méshec et Tubal » d’Ézéchiel
l’origine des mots Russie, Moscou et Tobolsk. Gardez à l’esprit que ces anciens
écrivains n’avaient pas non plus à l’idée un quelconque scénario de prophétie des
temps de la fin à propager. Méshec, Tubal et Magog sont mentionnés dans la Genèse,
au chapitre 10, comme descendants de Japhet, un des trois fils de Noé. « Les fils de
Japhet sont Gomer, Magog, Madaï, Javan, Tubal, Méshec, et Tiras » (v. 2).
Ros/Rosh, Méshec, Tubal et Magog sont d’anciens noms de ceux dont les descendants
s’installèrent dans la région territoriale de la Russie moderne.
De nombreux érudits bibliques présument généralement que la Russie lancera
éventuellement dans le futur un massif mouvement d’invasion contre l’état moderne
d’Israël. Enfin, c’était du moins la prédiction populaire jusqu’en 1987 quand le vieil
empire soviétique s’effondra ostensiblement. Ensuite, les érudits portèrent leur regard
sur l’Irak, et maintenant, ils émettent l’hypothèse de l’Iran et même de la Chine. Mais
ils sont bien loin de la cible, comme nous allons le démontrer. Cette invasion n’est pas
pour le futur ; elle a commencé quand Gog est devenu le prince, ou le dirigeant, de la
Russie. Ça s’est passé le 7 novembre 1917 et nous entrerons dans tous les détails au
chapitre 5. Voilà pourquoi j’ai numéroté cet indice du chiffre 6.
Je crois que la clé pour déchiffrer cette prophétie repose sur la découverte de la
véritable identité de Gog. Le Seigneur a dit : « …tourne ta face vers Gog, au pays de

Magog, vers le prince de Rosh, de Méshec et de Tubal, et prophétise contre lui. Et
dis : Ainsi a dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux à toi » (Ézéchiel 38:2-3). La
plupart des « experts » en prophétie ont pointé du doigt le mauvais gars pour désigner
Gog et ont, par conséquent, laissé le vrai coupable s’esquiver en douce. Et parce
qu’ils se trompent complètement sur l’identité de Gog, leur interprétation de cette
prophétie est également tordue.
Les anciennes autorités juives, comme les modernes, disent que Gog est synonyme
d’Agag, roi d’Amalek et d’Édom, de vieux noms bibliques qui ne veulent pas dire
grand-chose pour l’individu moyen d’aujourd’hui. Donc, voici une petite leçon
d’histoire. Le patriarche de l’Ancien Testament, Abraham, eut un fils, Isaac, qui eut
une paire de jumeaux, Ésaü et Jacob. Le nom de Jacob fut par la suite changé en
celui d’Israël et il eut 12 fils qui devinrent les 12 tribus d’Israël qui colonisèrent la
terre de Palestine autour de l’an 1450 av. J.-C. Le nom d’Israël servit plus tard, dans
la Bible, à décrire les 10 tribus du nord que l’on appelait parfois Éphraïm, lequel
était le petit-fils de Jacob/Israël.
Le nom de Juda, duquel on a tiré le mot Juif, fut employé pour indiquer les deux
tribus du sud de Juda et de Benjamin, ainsi que leurs Lévites, ou prêtres. Ésaü, le
frère jumeau de Jacob, vit aussi son nom changer. On l’appelait parfois Édom, ce qui
veut dire « rouge » ou « roux » en hébreu. Ésaü eut aussi plusieurs fils que l’on
connut sous le nom d’Édomites et, plus tard, Iduméens par les Grecs.
Amalek fut le petit-fils d’Édom. De la même manière qu’Éphraïm, petit-fils de
Jacob, devint chef d’une tribu dirigeante d’Israël, ainsi en fut-il d’Amalek qui devint
la tribu dirigeante d’Ésaü/Édom. Agag fut le roi des Amalécites. Comme nous
l’avons dit, Agag n’est pas le nom de quelqu’un, c’est un titre, comme roi ou tzar.
Agag était le dirigeant de la tribu édomite d’Amalek.
De tout cela, ce que vous devez principalement fixer dans votre esprit, c’est que
« Gog » est synonyme « d’Agag » et que cet Agag est le Roi d’Édom/Amalek. Et
cette compréhension nous amène à notre premier indice pour identifier Gog.
Gog est Agag, roi d’Édom/Amalek.

CHAPITRE DEUX

Gog, Agag et Édom/Amalek

suite…

La-matrice-de-Gog

Collusion wahhabo-sioniste en vue !


mondialisation.ca

Mine de rien, une députée israélienne vient de découvrir le pot aux roses. Avec ingénuité, cette élue du parti de gauche « Meretz » a révélé que 122 militaires israéliens et américains étaient en activité sur une base aérienne saoudienne. Cette situation l’horrifie, dit-elle, car ces militaires sont inutilement exposés au « terrorisme saoudien » ! On ne sait s’il faut attribuer cette indignation à la candeur des sionistes de gauche ou à leur duplicité coutumière. Mais l’affaire a le mérite de lever le voile sur la collaboration militaire israélo-saoudienne au moment où l’Arabie saoudite est engagée dans une partie de bras de fer avec l’Iran.

Selon des sources citées par cette parlementaire, l’opération viserait à déployer un système antiaérien extrêmement performant sur le sol saoudien tout en consolidant le système antimissile israélien « Dôme de fer ». Un accord en ce sens aurait même été paraphé au cours de la visite de Barack Obama à Riyad en avril 2016. Ainsi, la Maison blanche ferait coup double. Les Saoudiens nourrissant à l’égard des missiles iraniens la même hantise que les Israéliens à l’égard de ceux du Hezbollah, l’Oncle Sam réunit ses deux alliés régionaux en les gratifiant des derniers joujoux du complexe militaro-industriel.

D’étranges conciliabules laissaient supposer que Riyad et Tel Aviv nouaient clandestinement un partenariat militaire malgré l’absence de relations officielles entre les deux pays. On se doutait bien que la non-reconnaissance d’Israël par la pétromonarchie préférée des Occidentaux n’était plus qu’un héritage suranné, lié à la grande époque de la « solidarité arabe » et voué par l’esprit du temps à finir aux oubliettes. De nombreux indices nourrissaient le soupçon d’une telle connivence, avivé par des convergences d’intérêt qui n’échappent à personne. Désormais, c’est fait. Un pas été franchi. La coopération entre Israël et les Saoud s’étale au grand jour avec la bénédiction américaine. Il faut d’ailleurs reconnaître que certains Saoudiens avaient anticipé ce rapprochement. Il suffit de rappeler les déclarations prémonitoires du prince Walid Ben Talal en octobre 2015.

Selon le quotidien koweïtien « Al Qabas », il déclara : « Je me rangerai du côté de la nation juive et de ses aspirations démocratiques dans le cas du déclenchement d’une Intifada palestinienne, et j’userai de toute mon influence pour briser les initiatives arabes sinistres visant à condamner Tel-Aviv, parce que je considère l’entente israélo-arabe et une future amitié comme nécessaire pour empêcher l’extension dangereuse de l’Iran ». On n’entendit guère les amis occidentaux d’Israël, à l’époque, se scandaliser de cette déclaration d’amour d’un coupeur de tête esclavagiste pour la « seule démocratie du Moyen-Orient » (si vous êtes un laïque européen) ou la « lumière des nations » (si vous êtes un puritain américain).

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Le prince Al-Walid BenTalal – DR.

Mais continuons avec le prince Walid. « Par conséquent, dit-il, l’Arabie Saoudite et Israël doivent renforcer leurs relations et former un front uni pour contrecarrer le programme ambitieux de Téhéran ». Fort logiquement, la République islamique d’Iran est en ligne de mire. Mais il y a plus. Le quotidien koweïtien « Al Qabas » précise que le prince Al-Walid BenTalal s’est exprimé lors d’une tournée régionale visant à obtenir un soutien pour les rebelles saoudiens présents en Syrie ». Cette ultime précision dévoile le fond de l’affaire. Car Washington, Riyad et Tel Aviv ont le même désir de provoquer la chute du président syrien. Les Saoudiens sont les sponsors officiels de ces hordes de mercenaires décérébrés dont raffolent les droit-de-l’hommistes. Mais Israël et les USA sont les bénéficiaires ultimes de cette tentative de destruction d’un Etat syrien qui a trois fâcheuses manies : il défend sa souveraineté, il soutient le Hezbollah et réclame la restitution du Golan.

suite…

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Les liens inchangés de la Russie avec le sionisme


lelibrepenseur.org

par Pierre Dortiguier

Chroniques-Dortiguier


                 


Les liens inchangés de la Russie avec le sionisme


Le premier ministre sioniste Netanyaou est en Russie, ex Soviétie selon les apparences, pour célébrer le prétendu rétablissement des liens entre les deux puissances politiques, il y a, le souligne-t-on, vingt cinq ans ! C’est oublier vite que c’est sur une proposition soviétique formulée par Gromyko, sur décision de celui qui se faisait connaître sous le pseudonyme de Staline, l’homme d’acier, que fut proposée aux Nations Unies, en 1947, pour la première fois, un an avant le coup d’Etat de Ben Gourion immédiatement reconnu avant les États-Unis, par Staline qui prêtera des avions à réaction allemands d’une base tchèque barbouillées aux couleurs étoilées sionistes pour écraser toute résistance arabe indigène, la création de quelque « Etat juif » séparé de l’ensemble palestinien définissant juridiquement l’étendue du mandat britannique. Tout espoir, même léger et assez utopique, faut-il l’admettre, de voir soumettre le mouvement sioniste à une loi commune palestinienne, et au contraire, lui laissant, comme la brutalité des événements le révélera vite les mains libres pour s’emparer définitivement de terres arabes, s’effondrait.

Touchant le sens de ce projet formulé pour la première fois, en dehors des cercles sionistes, d’un État juif, dont il n’avait jamais été question auparavant, dans les discussions internationales, par la première puissance russe socialiste, il convient de lire ce passage des Mémoires du chef anglais de la Légion arabe, Glubb Pacha, cité par notre défunte amie la dr.ph. mademoiselle Amélie-Marie Goichon, arabisante et théologienne catholique qui soutint en 1939, une thèse remarquée en Sorbonne, parue chez Desclee De Brouwer, sur la distinction de l’essence et l’existence d’après Ibn Sina (Avicenne), gloire de la philosophie islamique sous le ciel iranien : « Glubb raconte, écrit-elle en avocate de la cause palestinienne, une singulière conversation entre un officier supérieur de la Légion arabe (lui-même à ce qu’il semble) et un fonctionnaire juif, « respectable et modéré » employé par le gouvernement du mandat. L’officier demande si le nouvel État juif ne risquait pas des troubles, avec les habitants arabes aussi nombreux que les Juifs.

« Oh ! non, répondit le fonctionnaire juif, il y sera mis bon ordre. Quelques massacres délibérés nous débarrasseront d’eux rapidement ! » (cf. cité en note, Glubb Pacha : Soldat avec les Arabes, traduction, Plon 1958, p.67). Avant de revenir à notre sujet principal des relations constantes et au soutien moral et matériel apporté par la Russie non pas nouvelle ou chrétienne, comme elle est ainsi présentée par ses chefs longtemps au service de la machine soviétique, matrice d’Israël, au point que, pour l’illustrer par une image, Golda Meier sortie de Russie y retourna comme ambassadrice en se jetant dans les bras de la Molotova, l’épouse juive du ministre des Affaires étrangères Molotov, donnons un exemple de tromperie et de double langage, de mensonge devenu base de la morale politique et des sionistes et de leurs soutiens, souvent de même famille : « Selon Musa Alami, The lessons of Palestine, pp. 381-382, l’évacuation des Arabes était voulue et suivait un plan » (ce n’était point un complot, selon un mot dont on abuse, mais un plan, un dessein exécuté avec des complices toujours actifs !). Il cite ce curieux témoignage de Menachem Begin, le chef de l’Irgoun visitant New York pendant l’été de 1948 : « Dans le mois précédant la fin du mandat, l’Agence juive décida d’entreprendre une mission difficile, celle de faire sortir les Arabes  des villes avant l’évacuation des troupes britanniques… L’Agence juive en vint à un accord avec nous pour que nous exécutions ces arrangements pendant qu’ils répudieraient tout ce que nous ferions et prétendraient que nous étions des éléments dissidents comme ils le faisaient quand nous combattions les Britanniques. Alors nous avons frappé avec force et mis la terreur dans le cœur des Arabes. Ainsi nous avons accompli l’expulsion de la population arabe des régions assignées à l’État juif » (Cité par Al Hayat, du 20 décembre 1948 à Beyrouth), (A.M Goichon, Jordanie Réelle, tome I, 1967, 580 pages. p. 247). Toute cette longue parenthèse pour bien signifier que cette proposition russe à l’ONU de création d’un état juif accompagnait une action terroriste, mais que furent le bolchevisme et le soviétisme d’autre ? Avec les mêmes choux, on fait la même soupe. Que représentaient pour cette diplomatie russe des victimes arabes potentielles, alors que les campagnes d’après-guerre en Europe, encombrées par les convois de réfugiés étaient le théâtre de massacres par ses partisans comme on tire à la carabine sur des cartons à la Foire du Trône parisienne ou à la fête de l’Huma, le quotidien du parti communiste ? Prendre Staline comme fée au berceau n’incite pas à découvrir le tête du bébé, qui n’a rien de l’Enfant de la Vierge des églises baroques alors en ruines en Europe !

Toute la propagande sioniste, à commencer par Tribune juive parisienne ou le Jewish Chronicle de Londres, célèbre les liens affermis et constants russo-sionistes, et déplore bien sûr, l’obscurantisme d’esprits retardés qui se font rappeler à l’ordre, comme en seraient victimes aujourd’hui, sous les nouveaux règlements poutiniens les Dostoïevski et Soljenitsyne, et la preuve en est, en matière de stratégie commune, cet accord entre leurs deux flottes aériennes, ce qui garantit pour toujours la possession des fermes et hauteurs du Golan à qui l’on devine. L’armée syrienne régulière remporte des succès, et l’appui militaire russe lui a été nécessaire, mais le but patriotique d’intégrité du territoire et de l’effacement du terrorisme passant de l’habit de Daech à celui Al Nosra ou aux démocrates terroristes de l’Armée libre ou traître à leur patrie, pourrait fort bien échouer par le seul souci russe de garder l’entité sioniste et son pouvoir occulte arbitre et seul gagnant de tous les conflits en cours, y compris du général où l’on entraîne les peuples, sur une pente raide ! On ne peut servir Dieu et Mammon, être chrétien orthodoxe et rester athée, bref ne pas être ce que l’on est ! Si  l’entité sioniste est satisfaite de répandre que son cher Poutine connaît si bien les fêtes, caricaturant le christianisme comme celle d’Hanouka – fête du reste, si l’on admet la chronologie, toujours contestable, antisyrienne puisqu’elle est dirigée contre le dit persécuteur, le Bachar el Assad de l’antiquité, le roi syrien Antiochus quatrième du nom – qui est à la religion véritable, ce qu’un film d’Hollywood est à un opéra wagnérien, et s’autorise à illuminer Paris, alors il n’y a pas que les Palestiniens d’Orient à se faire du souci et à implorer la miséricorde de Dieu pour les graves fautes commises par les apparents puissants du jour !

 

La lutte de Londres contre le terrorisme sioniste


http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/bouter-les-britanniques-hors-de,0614

Sylvain Cypel > 13 juin 2014

Sionisme et exploitation de l’antisémitisme : l’accord Haavara signé en 1933 entre les autorités sionistes et nazies


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“Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif.“

Ben Gourion, décembre 1938  (1)

Une représentation de l’État d’Israël semble généralement aller de soi pour le sens commun, les autorités politiques et judiciaires internationales et nationales et même très souvent le discours académique. Israël incarnerait la vocation à « sauver les Juifs » : foyer d’accueil pour les rescapés du Génocide et havre de sécurité pour les Juifs persécutés du monde entier.

Pourtant le sionisme réel est loin d’être conforme à cette représentation, en fait l’idéologie sioniste, mythe fondateur de l’État d’Israël (2). Un accord signé entre les autorités sionistes et nazies me paraît particulièrement révélateur.

Le 7 août 1933 – quelques mois à peine après l’arrivée de nazis au pouvoir le 30 janvier 1933 – l’Accord Haavara (passage, transfert en hébreu; l’expression hébraïque est également utilisée dans les documents nazis) a été conclu entre les plus hautes autorités de l’État nazi et les plus hautes autorités du mouvement sioniste, notamment celles de la communauté juive implantée en Palestine (le Yichouv, de Hayichouv Hayehoudi beEretz Israël, l’implantation juive en Terre d’Israël).

Selon cet accord, les Juifs d’Allemagne qui émigraient en Palestine, avaient la possibilité exclusive – l’accord stipulait que seule cette destination pouvait en bénéficier ­– d’y transférer une partie de leurs capitaux (3). Un « capitaliste » – terme utilisé dans l’accord – qui voulait s’installer en Palestine était autorisé à conclure un contrat avec un exportateur allemand pour l’expédition de marchandises dans ce pays. Les marchandises concernées étaient notamment du bois d’œuvre, des pompes et des machines agricoles. L’exportateur allemand était payé sur le compte bloqué du Juif émigrant qui après son arrivée – souvent 2 ou 3 ans plus tard – recevait de l’Agence Juive la contrepartie en livres palestiniennes. L’accord concernait uniquement les Juifs qui disposaient de capitaux importants (4). On notera qu’il s’agissait de clearing commercial et nullement d’échanger des Juifs contre des marchandises palestiniennes.

Des opérations de troc des mêmes marchandises allemandes contre des produits de Palestine se sont ajoutées aux opérations de clearing commercial. Toutes ces opérations se sont poursuivies, même après les Nuits de cristal du 8 au 10 novembre 1938, jusqu’à la Déclaration de Guerre en septembre 1939 selon Raul Hilberg (5) et jusqu’au milieu de la Guerre 1939-1945 selon Tom Segev (6).

L’accord Haavara s’inscrit dans un important projet d’irrigation agricole en Palestine. Lévi Eshkol (à l’époque Lévi Shkolnik) a sans doute été le principal promoteur de l’accord. Il était un des fondateurs de la Histadrout – Fédération générale du travail – où il était le responsable de la promotion de l’agriculture coopérative. Au moment de la négociation et de la signature de l’accord, il était le représentant à Berlin d’une firme, Yachin (7), associée à la Histadrout.

Selon la notice biographique diffusée par le Ministère des Affaires étrangères israélien : « En 1937, Levi Eshkol a joué un rôle central dans la création de la Compagnie des Eaux Mekorot et, dans ce rôle, il a contribué de façon décisive à convaincre le gouvernement allemand de permettre aux Juifs qui émigraient en Palestine d’emporter une partie de leurs fonds – principalement sous forme d’équipements fabriqués en Allemagne. Directeur général de Mekorot jusqu’en 1951, il a introduit un système national de gestion de l’eau qui a rendu possible une agriculture irriguée intensive. » (8) La compagnie Mekorot était associée à la Histadrout.

Il est évidemment significatif que le principal promoteur de l’accord Haavara soit un des plus hauts responsables de la communauté juive implantée en Palestine mandataire puis dans l’État d’Israël. Lévi Eshkol faisait partie du Haut Commandement de la Hagana, l’armée clandestine juive sous le Mandat britannique et, en 1950-1951, il est le directeur général du Ministère de la Défense. De 1949 à 1963, il est le chef du département de la colonisation de l’Agence juive.(9) En 1951, il devient Ministre de l’Agriculture et du Développement. Il est Ministre des Finances de 1952 à 1963. En 1963, il succède à David Ben Gourion à la fois comme Premier Ministre et comme Ministre de la Défense.

L’accord Haavara a suscité de vives oppositions parmi les Juifs de l’époque. Cet accord qui bénéficiait du soutien des plus hautes autorités nazies (10) et des plus hautes autorités sionistes (11), traduisait les intérêts complémentaires des nazis, qui voulaient que les Juifs quittent l’Allemagne, et des sionistes, qui voulaient qu’ils émigrent en Palestine. Or la plupart des Juifs allemands auraient préféré rester dans leur pays. L’idée d’un boycott économique et diplomatique international naquit aux États-Unis avec le soutien du Congrès juif américain. Il avait pour but d’essayer de forcer les nazis à mettre fin aux persécutions afin que les Juifs puissent continuer à vivre en Allemagne (12).

Le débat entre l’incitation à l’émigration en Palestine et l’appel au boycott de l’Allemagne nazie s’inscrit dans l’opposition qui existait de longue date entre sionisme et assimilation, entre d’une part, la volonté de certains Juifs – une petite minorité – d’émigrer en Terre d’Israël et d’autre part, la volonté d’autres Juifs – une écrasante majorité – de rester dans leur pays ou d’émigrer ailleurs qu’en Israël, ce qui impliquait évidemment le désir que leurs droits humains soient respectés partout – notamment en Allemagne – et donc de combattre l’antisémitisme.

Selon Ben Gourion, « les assimilationnistes ont toujours déclaré la guerre à l’antisémitisme. Aujourd’hui, cette guerre s’exprime par un boycott contre Hitler. Le sionisme, lui, a toujours plaidé pour l’indépendance du peuple juif dans sa patrie. Aujourd’hui, certains sionistes ont rejoint le chœur des assimilationnistes : guerre à l’antisémitisme. Mais nous devons donner une réponse sioniste à la catastrophe que subissent les Juifs allemands – transformer ce désastre en une occasion de développer notre pays, et sauver les vies et la propriété des Juifs d’Allemagne pour le bien de Sion. C’est ce sauvetage qui a priorité sur tout le reste. » Et Ben Gourion de conclure que se focaliser sur le boycott constituerait un « échec moral » d’une envergure sans précédent (13).

À l’évidence, « sauver les Juifs » n’était pas la priorité de celui qui, 10 ans plus tard, sera le père fondateur de l’État d’Israël. Le 7 décembre 1938, un mois à peine après les Nuits de cristal, Ben Gourion déclare : « Si j’avais su qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les transportant en Angleterre, mais seulement la moitié en les transportant en Palestine, j’aurais choisi la seconde solution – parce que nous ne devons pas seulement faire le compte de ces enfants, mais nous devons faire le compte de l’histoire du peuple juif. » (14) Il s’agit tout simplement d’ultranationalisme, de la primauté absolue du bien de Sion sur tout le reste, y compris la vie des Juifs.

Les opérations de clearing commercial de l’accord Haavara permettaient exclusivement le départ des Juifs fortunés. Or les nazis voulaient aussi et bien plus encore se débarrasser de tous les autres. Reinhardt Heydrich, chef de la police de sécurité du Reich, déclare le 12 novembre 1938, soit 2 jours après les Nuits de cristal : « Le problème n’était pas de faire partir les Juifs riches mais de se débarrasser de la racaille juive. » Ce féroce antisémite a même mis sur pied – en soutirant des fonds à des Juifs fortunés – diverses formes d’aide pour que des Juifs pauvres puissent se payer le voyage en Palestine (15).

J’ai noté que dans le cadre de l’accord Haavara, le troc entre marchandises allemandes – matériaux de construction, pompes et machines agricoles – et palestiniennes s’était ajouté aux opérations de clearing commercial. Il semble clair que les autorités sionistes n’ont jamais envisagé de troquer des Juifs sans fortune contre des produits de Palestine. En d’autres termes, les plus hautes autorités du mouvement sioniste – notamment celles de la communauté juive implantée en Palestine – ont préféré se procurer des instruments de colonisation plutôt que de permettre à des Juifs d’échapper au massacre nazi. Ce qui est parfaitement conforme au sionisme réel : la priorité absolue à la colonisation de la Terre d’Israël.

Les quelque 20 000 Juifs fortunés qui ont bénéficié de l’accord Haavava lui doivent plus que probablement la vie (16) puisque les 200 000 Juifs d’Allemagne et d’Autriche qui n’ont pas réussi à fuir parce qu’ils ne disposaient pas des capitaux nécessaires, ont pratiquement tous été assassinés.

En 1953, ces Juifs assassinés ont quand même pu contribuer au « bien de Sion » puisqu’ils ont permis à l’État d’Israël d’obtenir des « réparations » un peu plus plantureuses. En effet, le nombre des victimes juives du génocide a servi de base au calcul du montant des « réparations » allemandes. Au moment où elles négociaient ce montant, les autorités de l’État d’Israël – celles-là mêmes qui avaient négocié l’accord Haavara – ont envisagé, sans doute par gratitude, d’accorder la citoyenneté israélienne à titre posthume aux victimes du génocide (17).

L’accord Haavara montre clairement qu’en pleine terreur antisémite, le but des autorités sionistes n’était pas de combattre l’antisémitisme – « sauver les Juifs » – mais de l’exploiter afin de coloniser la Palestine, Terre d’Israël. « La veille des pogroms de la Nuit de Cristal, Ben Gourion déclarait que la « conscience humaine » pourrait amener différents pays à ouvrir leurs portes aux Juifs réfugiés d’Allemagne. Il y voyait une menace et tira un signal d’alarme : « Le sionisme est en danger ! » (18)

Aujourd’hui, la machine de propagande israélienne – avec ses puissantes officines à l’étranger, telles l’AIPAC aux États-Unis, l’EIPA (Europe-Israel Press Association) et l’AJC Transatlantic Institute auprès des institutions européennes, le CRIF en France, le CCOJB en Belgique, … – perpétue l‘exploitation de l’antisémitisme au service de l’État d‘Israël. La tâche est toutefois plus ardue qu’au temps des nazis car de nos jours, la haine meurtrière des Juifs est tout à fait marginale.

Dès lors, cette machine de propagande – avec l’efficacité que lui confère une odieuse invocation du génocide – ressasse que l’antisémitisme meurtrier est omniprésent, particulièrement chez les Palestiniens et parmi les immigrations musulmanes, et que les condamnations de la politique officielle de l’État d’Israël envers les Palestiniens n’expriment pas une révulsion face à des crimes contre l’humanité et à des crimes de guerre mais la volonté antisémite immémoriale de détruire les Juifs. De plus, cette machine de propagande proclame sans cesse que pratiquement tous les Juifs s’identifient à l’État d’Israël et soutiennent sa politique criminelle, ce qui constitue une incitation à l’antisémitisme bien plus efficace que les ignobles mensonges largement discrédités des négationnistes.

Jacques Bude | 15 janvier 2015

Jacques Bude est Professeur émérite de psychologie sociale de l’Université libre de Bruxelles. Mère et père assassinés à Auschwitz. « Enfant caché » sauvé au prix d’énormes risques et sans la moindre rétribution par des gens d’ici, chez nous en Belgique.

Notes :

(1) « Des rapports – incomplets – (des autorités nazies) donnaient les chiffres suivants : 815 magasins détruits ; 171 maisons incendiées ; 191 synagogues brûlées ; 14 chapelles de cimetière, salles de réunion communautaires et bâtiments du même genre démolis. Vingt mille Juifs furent arrêtés, trente-six tués, trente-six autres gravement blessés. » Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, Paris, Folio, 1999, p.44.
(2) Selon la Déclaration d’Indépendance d’Israël du 14 mai 1948 : « La Shoah, qui anéantit des millions de Juifs en Europe, démontra à nouveau l’urgence de remédier à l’absence d’une patrie juive par le rétablissement de l’État juif dans le pays qui ouvrirait ses portes à tous les Juifs. »
(3) Voir Raul Hilberg, La destruction …, notamment p.125.
(4) « Tout Juif qui émigrait en Palestine (était autorisé) à emporter mille livres sterling en devises étrangères et à envoyer par bateau une quantité de marchandises d’une valeur de 20000 marks et même davantage. … La somme de mille livres sterling était nécessaire pour obtenir l’autorisation de la Grande-Bretagne de s’installer en Palestine en tant que Capitaliste – on appelait ainsi cette catégorie d’immigrants. C’était une somme importante ; une famille de quatre personnes pouvait vivre dans un confort bourgeois avec moins de 300 livres sterling par an. » Tom Segev, Le septième million, Éd. Liana Levi, 2010, p.27.
(5) Raul Hilberg, La destruction …, p.125
(6) Tom Segev, Le septième …, p.30. Dans ce cas, le système Haavara enfreignait le blocus de l’Allemagne imposé par les Alliés au moment de la Déclaration de guerre en septembre 1939.
(7) Il s’agit probablement d’une entreprise de commercialisation de produits agricoles, sans doute des agrumes. Il existe aujourd’hui en Israël une Yachin-Hakal Company Ltd. qui dans le passé était associée à la Histadrout et qui en 2013 est qualifiée de “Israel’s largest citrus fruit growers“. http://jewishbusinessnews.com/2013/07/25
(8)www.mfa.gov.il/MFA/Facts%20About%20… (traduction de l’anglais).
(9) « Head of the settlement division of the Jewish Agency » (settlement signifie colonie, implantation).
(10) L’Accord a été signé au Ministère des Finances du Reich. Voir Tom Segev, Le septième …, p.27.
(11) Lévi Eshkol n’a pas été le seul futur Premier Ministre israélien à soutenir l’accord. « D’autres futurs Premiers ministres avaient été également engagés à différents stades de la Haavara. David Ben Gourion et Moshé Shertok (plus tard Sharett) se battirent pour l’accord de la Haavara lors de congrès sionistes et au sein de l’exécutif de l’Agence juive. Golda Meyerson (plus tard Meïr) le défendit à New York. » Tom Segev, Le septième …, p.29.
(12) « Les nazis … ne prirent pas à la légère la capacité des Juifs à leur causer du tort ; ils menacèrent la classe dirigeante juive en Amérique, ils organisèrent un boycott d’une journée contre les magasins juifs en Allemagne et donnèrent un coup d’accélérateur aux négociations de l’accord de la Haavara. L’un de leurs buts était de diviser le monde juif entre les partisans de la Haavara et les partisans du boycott. Et la division eut effectivement lieu. » Tom Segev, Le septième …, p.35.
(13) Tom Segev, Le septième …, p.37.
(14) Déclaration faite au Comité central de son parti, le Mapai (socialiste). Voir Tom Segev, Le septième …, p.38.
(15) Raul Hilberg, La destruction …, p.127.
(16) Ils perdirent 35 % de leur capital et furent forcés d’attendre longtemps leur argent, parfois pendant deux ou trois années, mais ils survécurent. Voir Tom Segev, Le septième …, p.30.
(17) « Le projet de loi sur la commémoration de la Shoah et des Héros (Yad Vashem, 1953) … comportait une clause prévoyant l’attribution à titre commémoratif de la citoyenneté israélienne à tout ceux qui étaient morts pendant la Shoah. » Idith Zertal, La nation et la mort, Paris, La Découverte, 2008, p.85.
(18) Tom Segev, Le septième …, p.38-39.

Publié par http://www.association-belgo-palest…

Source: http://www.info-palestine.eu/spip.php?article15160

L’Oligarchie et le sionisme – Israël


L’endoctrinement des juifs et l’arnaque de l’antisémitisme .

Discours de Max Nordau à Bâle – 29 août 1897


      

Auteur : Nordau Max Simon
Ouvrage : Discours de Max Nordeau à Bâle
Année :1897

 

Discours de Max Nordau à Bâle
du 29 août 1897
Le discours de Max Nordau au premier congrès sioniste de 1897 « est resté confidentiel depuis 111 ans », dit le site Tlaxcala qui le publia en français le 21 février 2008, à l’occasion du deuxième anniversaire de sa création. Tlaxcala rassemble des traducteurs militants pour la diversité linguistique.
Ce texte n’était auparavant accessible qu’en germain, selon la traductrice italienne de Tlaxcala, après avoir été publié par Erez (en français Eretz) Israël à Vienne en 1898, puis réédité à Prague en 1911. Ce qui est faux, car trois extraits de ce discours furent publiés à Paris en 1991, dans un pavé intitulé Sionisme — textes fondamentaux. Mieux, ce discours fut publié en français, à Jérusalem en 1947, avec une coupable césure, tandis que l’édition de 1991 l’ampute de plusieurs pages jugées compromettantes.
Voici notre propre version, sans que toutes les expressions aient été retraduites, mais toutes furent vérifiées. Nous indiquons aussi quelques mots ou expressions de l’auteur entre parenthèses. Parfois sans ambiguïté, comme admiration ou bouc émissaire, parfois intéressant l’historien, comme quand Nordau parle de la peste Noire, parfois parce qu’il s’agit d’une interprétation, le mot germain ayant plusieurs acceptions. Voici donc la première version française du discours de Nordau publié dans Zionisten-Congress in Basel vom 29. bis 31. August 1897 — Officielles Protocoll.
Discours éclairci par des notes en pied de page, qui font apparaître, par exemple, que le sionisme moderne ne serait pas né de la résurgence de haine antijuive liée à l’affaire Dreyfus (conformément à une légende). Elle daterait, selon Nordau, de la fin des années 1870 et serait apparue en Germanie.
Ajoutons à cela que Le petit Retz du judaïsme feint d’ignorer l’existence de Nordau, tout en consacrant une page à Wolf Theodor Herzl, qu’il nomme Théodore Herzl.
Ce discours de Nordau rappelle étrangement le Protocole des sages de Sion. Il est suivi d’un aperçu sur les différents modes de traduction, qui souligne l’imposture d’Israël et la misère intellectuelle de très nombreux traducteurs goys.

 

Dr Max Nordau (Paris),
1,1 : Les rapporteurs spéciaux venus de différents pays vous exposeront en détail la situation de nos frères dans leurs pays respectifs. Certains de ces rapports m’ont été communiqués, d’autres pas. Mais j’ai quelque connaissance même des pays dont je n’ai rien appris par mes collaborateurs, acquise en partie grâce à une réflexion personnelle, en partie grâce à d’autres sources, si bien que je ne me surestime peut-être pas en essayant d’esquisser un tableau d’ensemble de la constitution (Verfassung) de la juiverie (Judenheit) en cette fin de dix-neuvième siècle.
1,2 : Ce tableau est à peu près monochrome. Partout où les Juifs forment un groupe relativement important au sein d’un peuple règne la misère juive (Judennoth). Il ne s’agit pas de misère ordinaire, qui est vraisemblablement sort terrestre inévitable du genre humain (Gattung). C’est une misère particulière à laquelle les Juifs sont exposés en tant que tels et dont ils n’auraient pas à souffrir s’ils n’étaient pas juifs.
1,3 : La misère juive revêt deux formes, l’une objective, l’autre morale. En Europe orientale, en Afrique du Nord, en Asie occidentale, qui abritent l’immense majorité, sans doute les neuf dixièmes des Juifs, la misère juive est à prendre au pied de la lettre. C’est un tourment quotidien du corps, une crainte continuelle du lendemain, une atroce lutte (qualvolles Ringen) pour se maintenir simplement en vie. En Europe occidentale, les Juifs ont la vie un peu plus facile, bien qu’une tendance récente à la leur rendre plus difficile se fasse jour ici aussi. Ils sont moins tourmentés par le souci du pain et du toit, pour leur intégrité physique et leur vie. Ici leur misère est d’ordre moral. Elle consiste en atteintes quotidiennes portées à leur sens de l’honneur (Selbst- und Ehrgefühl). C’est une répression brutale de leur aspiration à ces satisfactions spirituelles auxquelles aucun non-juif n’a jamais besoin de renoncer.
1,4 : En Russie, patrie de plus de la moitié de tous les Juifs, [1] qui en abrite largement cinq millions, nos frères sont souvent victimes de nombreuses discriminations inscrites dans la loi. Seule une secte peu nombreuse, celle des caraïtes, jouit des mêmes droits que les sujets chrétiens du tsar. Les autres Juifs sont interdits de séjour dans une grande partie du pays. Seules quelques catégories de Juifs, par exemple les marchands de la première guilde, les titulaires de diplômes universitaires, etc., jouissent de la liberté de circulation et d’installation. Mais pour être marchand de la première guilde, il faut être riche, et peu de Juifs russes le sont, et pour ce qui est des diplômes universitaires, ils ne sont accessibles qu’à une minorité, car les établissements du second degré et d’enseignement supérieur n’acceptent qu’un nombre très limité d’élèves juifs, et les diplômes étrangers n’ouvrent pas de droits légaux. Plusieurs métiers sont interdits aux Juifs, alors que les Russes chrétiens y ont accès. Ces malheureux sont cantonnés à quelques gouvernements [Gouvernements, divisions administratives, ndlr], où ils n’ont pas la capacité de mettre en oeuvre leurs capacités et leur bonne volonté. Les formations offertes par l’État ne leur sont ouvertes que très chichement

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1 — Max Nordau signifie par là qu’il ne parle pas des juifs du monde, mais seulement des juifs d’Europe, du Maroc et de Perse. Il fait abstraction des juifs des Amériques, éthiopiens, indiens, ottomans notamment.

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et les ressources privées leur sont interdites, faute d’argent. Celui qui le peut émigre et va chercher à l’étranger le grand air et le soleil qui lui sont refusés dans sa patrie (Heimat). Celui qui n’en a pas la jeunesse et le courage reste dans la détresse (Elend) sur tous les plans : intellectuel, moral, physique.
1,5 : À notre connaissance, nos 250 000 frères juifs de Roumanie sont eux aussi privés de droits. Ils n’ont le droit de vivre qu’en ville et sont livrés à l’arbitraire des autorités et même des petits fonctionnaires, régulièrement exposés aux brutalités de la populace (Pöbel) et victimes de conditions économiques désastreuses. Notre rapporteur spécial roumain estime que la moitié des Juifs de son pays se trouvent dans une situation d’absolue pauvreté.
1,6 : Les révélations de notre rapporteur galicien sont proprement effroyables. Selon les données du Docteur Salz, 70 % des 72 000 Juifs de Galicie sont, au sens littéral, des mendiants professionnels en quête d’aumône que bien sûr la plupart du temps ils n’obtiennent pas. Je ne veux pas évoquer les autres détails de son rapport. Inutile de vous horrifier (Grauen empfinden) deux fois.
1,7 : En ce qui concerne les conditions de vie des Juifs (autour de 400 000) qui habitent la partie occidentale de l’Autriche, il suffit de se référer aux dires du Docteur Minz, selon lesquels 15 000 des 25 000 foyers juifs de Vienne ne peuvent être soumis à l’impôt cultuel en raison de leur pauvreté. Sur les 10 000 qui payent cet impôt, 90 % se trouvent dans la tranche inférieure. Mais à l’intérieur de cette catégorie les trois quarts ne sont pas à même d’acquitter leur impôt. La loi écrite (geschriebene Gesetz) autrichienne, à la différence de ce qui se passe en Russie et en Roumanie, ne fait aucune distinction entre Juifs et chrétiens. Mais les pouvoirs publics n’ont aucun scrupule à ignorer la loi et dans la pratique les Juifs sont mis au ban que le législateur a aboli. Cette discrimination sociale rend difficile aux Juifs de gagner leur vie et risque, dans bien des cas, de les en empêcher tout à fait à très court terme. [1]
1,8 : La Bulgarie nous envoie le même signal d’alarme : une loi hypocrite, qui ne reconnaît pas la discrimination juridique et légale liée à la confession, mais qui n’est pas respectée par les autorités ; partout une hostilité (Feindselichkeit) qui chasse les Juifs ; misère et détresse sans espoir d’amélioration pour la très grande majorité des Juifs.
1,9 : En Hongrie les Juifs ne se plaignent pas. Ils jouissent pleinement des droits civiques ; ils sont libres de gagner leur vie comme ils l’entendent et leur situation économique s’améliore. Bien sûr cet heureux état de choses est trop récent pour avoir permis au plus grand nombre de se tirer de l’extrême pauvreté, si bien que la majorité des Juifs hongrois ne sont pas même parvenus à un début d’aisance. En outre des gens bien renseignés disent qu’en Hongrie aussi la haine des Juifs (Judenhass) continue de couver sous la cendre (unter der Decke fortglimmt) et éclatera avec des effets dévastateurs à la première occasion. [2]

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1 — Nordau noircit le tableau de la situation des juifs. À la faculté de Vienne où Tivadar Herzl étudia le droit, 33 % des étudiants étaient juifs. En 1897, les juifs autrichiens étaient encore plus puissants, comme le relate François Trocase dans L’Autriche juive (Paris 1899). Non seulement leur pouvoir politique, culturel et médiatique était énorme, mais ils excellaient dans différents domaines, comme juges et faux témoins.
2 — Première note discordante au sujet de la Hongrie, où la situation des juifs est « heureuse », mais

où la haine des juifs éclatera à la première occasion. Et pour cause, les juifs hongrois ont profité de l’écrasement de la révolution de 1848-1849 et de la politique concentrationnaire autrichienne qui s’ensuivit. Nordau insinue qu’il faut prendre des dispositions pour écraser le peuple magyar, fils de Magog.
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1,10 Il ne faut pas passer sur les 150 000 Juifs marocains ainsi que sur les Juifs de Perse, dont j’ignore le nombre. Les plus pauvres n’ont même plus la force de se révolter contre leur misère. Ils la supportent avec résignation passive, ne se plaignent pas et se signalent à notre attention uniquement quand la populace envahit les ghettos, pille, viole et assassine.
1,11 Les pays que je viens de citer décident du destin de plus de sept millions de Juif. [1] Tous, à l’exception de la Hongrie, restreignent les droits des Juifs et désavantagent ces derniers sur le plan juridique et social, les réduisant ainsi au statut de prolétaire ou de sans ressources professionnels, sans leur laisser même l’espoir de quitter ces catégories économiques au prix d’efforts individuels ou collectifs.
1,12 Certaines gens « à l’esprit pratique », qui s’interdisent toute « vaine rêverie » et cherchent à obtenir ce qui leur semble à leur portée, sont d’avis que supprimer les restrictions juridiques et légales permettrait de tirer de leur misère les Juifs d’Europe centrale et orientale.
La Galicie apporte la réfutation directe de cette opinion (Meinung). Et elle n’est pas la seule. Ce remède que constitue l’émancipation légale, tous les pays les plus civilisés l’ont mis en oeuvre. Voyons ce que cette expérience enseigne.
1,13 En Europe occidentale les Juifs ne souffrent d’aucune discrimination juridique. Ils peuvent circuler et s’épanouir librement, tout comme leurs compatriotes chrétiens. Incontestablement cette liberté a porté ses meilleurs fruits dans le domaine économique. Les qualités propres à la race juive (Die jüdischen Rasseneigenschaften), industrieuse, persévérante, lucide, ont conduit à un recul rapide du prolétariat juif, qui aurait même tout à fait disparu dans certains pays sans l’apport de l’immigration juive orientale. Les Juifs émancipés d’Europe occidentale parviennent relativement vite à une raisonnable aisance. En tout cas ils n’en sont jamais réduits pour survivre aux même extrémités qu’en Russie, Galicie ou Roumanie. Mais chez ces Juifs une autre misère s’accroît : la misère morale.
1,14 En Europe occidentale, le Juif a du pain, mais l’homme ne vit pas seulement de pain. Le Juif européen occidental ne voit plus guère sa vie ou son intégrité physique menacée par la haine de la populace, mais les blessures physiques ne sont pas les seules qui font mal et qui saignent.  [2] Le Juif européen occidental a vu dans son émancipation une véritable libération et s’est hâté d’en tirer toutes les conclusions qui s’imposent. Les peuples lui font comprendre que cette logique naïve (unbefangen) ne marche pas. La loi, magnanime, érige en principe l’égalité des droits. La société et les gouvernements font de ce principe une application caricaturale, comparable à la nomination de Sancho Pança au poste prestigieux de vice-roi de l’île de Barataria. Le Juif déclare

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1 — Intéressante statistique : les juifs étaient quatre millions dans le monde au 18e siècle, selon Mirabeau et Voltaire, plus de sept millions dans une grande partie du monde à la fin du 19e siècle selon Nordau, dont plus des deux tiers vivaient en Russie. D’où son estimation de la population juive mondiale en 1897 : moins de neuf millions.
2 — Ici commence la coupe d’un long passage dans l’édition française de 1991, chez Albin Michel, signalée par cinq points entre parenthèses. Ce qui suit jusqu’à 1,20 est supposé ne pas intéresser le lecteur français, abruti par son rationalisme géométrique.

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naïvement : « Je suis un homme et je considère que rien d’humain ne m’est étranger. » Il s’entend répondre : « Doucement, prends des pincettes avec ton humanité ! Tu ignores ce qu’est vraiment l’honneur, il te manque le sens du devoir et la moralité, et le patriotisme, et les idéals, nous devons donc t’exclure des activités exigeant ce type de qualités. »
1,15 On n’a jamais essayé d’étayer ces terribles (furchtbare) accusations par des faits. Tout au plus exhibe-t-on triomphalement, de temps à autre, un Juif, rebut (Auswurf) [1] de sa tribu (Stamm) et de l’humanité, pour ensuite généraliser son cas, au mépris de toute rigueur de pensée et de raisonnement. Cette attitude a un fondement psychologique : inventer a posteriori des justifications d’apparence raisonnable à des préjugés affectifs : voilà comportement dont l’esprit humain est coutumier. Il y a longtemps que la sagesse des nations a découvert cette loi psychologique et lui donne des expressions imagées et frappantes. « Qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage », dit le proverbe. On accuse le Juif de tous les vices pour prouver à soi-même qu’on a raison de le haïr. Mais c’est la haine du Juif, justement, qui est première.
1,16 Je dois prononcer ce mot douloureux (Ich muss das schmerzliche Wort aussprechen) : les peuples qui ont émancipé les Juifs se sont trompés sur leurs propres sentiments. Pour être complètement efficace, cette émancipation devait exister dans les coeurs avant d’exister dans la loi. Mais ce n’était pas le cas. Bien au contraire. L’émancipation des Juifs est un des chapitres les plus étranges dans l’histoire de la pensée européenne. En effet, ce n’est pas la reconnaissance des graves torts causés à une tribu, des traitements effroyables qu’on lui a infligés et la condition logique qu’il est grand temps de réparer un millénaire d’injustice [2] qui est à la base de ce processus, mais la pensée proprement géométrique des rationalistes français au 18e siècle. Avec les moyens de la pure logique, sans égard pour l’aspect affectif propre au vivant, ce rationalisme a élaboré des principes aussi rigides que les axiomes mathématiques, et s’est obstiné à mettre en oeuvre dans le monde réel cet édifice de pure raison. « Périssent plutôt nos colonies qu’un principe ! » Dit cette célèbre expression, exemple typique de l’application de la méthode rationaliste à la politique. L’émancipation des Juifs en offre un autre exemple. La philosophie de Rousseau et des encyclopédistes avait conduit à la déclaration des Droits de l’homme. De ceux-ci les hommes du grand chambardement (grosse Umwälzung), dans leur logique imperturbable, ont déduit la nécessité de l’émancipation des Juifs. Ils ont posé une véritable équation : chaque homme possède par nature certains droits, or les Juifs sont des hommes, donc les Juifs possèdent des droits par nature. Et c’est ainsi qu’en France l’égalité des droits fut accordée aux Juifs, non par un sentiment de fraternité pour eux, mais parce que la logique le voulait. Le sentiment populaire y était opposé, mais la philosophie du grand chambardement exigeait de faire passer les principes avant les sentiments. Qu’on me pardonne cette expression, et n’y voyez aucune ingratitude : les hommes de 1792 nous ont émancipés pour ne pas déroger aux principes sur lesquels ils étaient à cheval. [3]

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1 — Ou crachat, ou déjection dans la bouche d’un médecin.
2 — Un millénaire correspond à la formation de l’Europe chrétienne entamée au 9e siècle, amplifiée et concrétisée par le pape Sylvestre II en l’an 1000.
3 — Ce paragraphe est un des plus remarqués. Il explique, entre autres, la non-publication de ce texte en français en 1991. Il contient toutefois un mensonge criant : les hommes du « grand chambardement » n’ont pas émancipé les juifs en 1792, car c’est Louis XVI qui le fit en novembre 1787, dont l’édit fut enregistré au parlement le 29 janvier 1788. Contre l’avis de l’opinion publique, souligne à juste titre Nordau.

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1,17 Le reste de l’Europe a imité la France, comme elle, non parce qu’elle écoutait son coeur, mais parce que les peuples civilisés se sentaient en quelque sorte dans l’obligation morale d’adopter les conquêtes du grand chambardement. De même que la France révolutionnaire a donné au monde le système métrique, elle a créé pour mesurer le degré de civilisation une sorte de mètre étalon intellectuel que les autres peuples ont adopté, à leur corps consentant ou défendant. Tout pays qui prétendait être à la pointe de la civilisation devait mettre en place certaines mesures que le grand chambardement avait créées, adoptées ou développées, par exemple la démocratie représentative, la liberté de la presse, les cours d’assises, la séparation des pouvoirs, etc. L’émancipation des Juifs faisait obligatoirement partie de cette panoplie des nations hautement civilisées, comme le piano fait partie du mobilier du salon, même si personne de la famille n’en joue. C’est ainsi que les Juifs furent émancipés en Europe occidentale : non pour répondre à un désir profond, mais pour suivre une mode politique ; non parce que les peuples avaient décidé dans leur coeur de tendre aux Juifs une main fraternelle, mais parce que les élites intellectuelles s’étaient rangées à un certain idéal de civilisation européen qui exigeait que l’émancipation des Juifs figurât dans la loi. Seul un pays y a échappé. C’est l’Angleterre. Le peuple anglais ne se laisse pas imposer (aufnöthigen) ses progrès de l’extérieur. Il les met en place de l’intérieur. En Angleterre, l’émancipation juive est réalité. Elle n’existe pas seulement dans les textes mais aussi dans la vie. Elle était établie depuis longtemps dans les coeurs avant d’être fixée par le législateur. Par respect de la tradition, on se refusait encore en Angleterre à supprimer les discriminations légales à l’encontre des non-conformistes, alors que l’égalité sociale entre Juifs et chrétiens existait en fait depuis plus d’une génération. [1] Bien sûr, même un grand peuple jouissant d’une vie intellectuelle intense n’est pas coupé des courants intellectuels, donc des erreurs intellectuelles, de son époque, et il reste des traces isolées d’antisémitisme en Angleterre. Mais il n’y revêt que la forme d’une mode continentale, que de naïfs imbéciles arborent par fatuité, par snobisme, parce que c’est du dernier cri à l’étranger, donc du dernier chic. En définitive, vous verrez que le rapport de Monsieur de Haas sur la situation des Juifs anglais (rapport étayé par de nombreux faits, chiffres à l’appui) est le plus réconfortant de tous ceux qui vous seront représentés.
1,18 L’émancipation a complètement transformé la nature du Juif. Le Juif privé de droits était étranger au milieu des peuples, mais il ne songeait pas un instant à se révolter contre cet état de fait. Il avait conscience d’appartenir à une tribu particulière, sans aucun point commun avec les autochtones (Lands-ässen). Il n’aimait pas cette rouelle à son manteau, qui le désignait aux exactions de la populace et les justifiait par avance au tribunal, mais il soulignait de lui-même sa différence, avec plus de netteté que ne le faisait le petit morceau de tissu jaune. [2] Quand les autorités ne lui imposaient

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1 — Ce passage élogieux des Anglais s’explique par le fait que Nordau savait l’Anglois retors et qu’il voulait fixer l’État juif en Palestine, projet qui nécessitait un soutien goy dans les classes dirigeantes britannique, française et germanique, qu’il attaqua en 1892, dans Entartung (Dégénérescence). Si le renseignement français a négligé ce discours, son homologue britannique y prêta attention. Gageons que ses chefs se réjouirent de telles allégations.
2 — La rouelle juive n’était pas seulement jaune, mais aussi jaune et rouge. D’autre part, en contrepartie de la discrimination qui visait le juif au Moyen-Âge, il bénéficiait d’avantages comme le non-servage, ce dont Esther Benbassa parle en détail dans La souffrance comme identité (Fayard 2007).

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pas le ghetto, il en construisait un lui-même. Il voulait vivre avec les siens et limiter ses contacts avec les autochtones chrétiens à de simples relations d’affaires. Au mot ghetto on associe de nos jours honte (Schmach) et avilissement (Erniedrigung). Mais la psychologie des peuples et l’histoire des moeurs nous apprennent que le ghetto, quelles qu’ait jamais été l’intention des peuples, n’était pas pour les Juifs d’autrefois prison, mais asile. [1] C’est une vérité historique : seul le ghetto a permis aux Juifs, au Moyen-Âge, [2] de survivre aux terribles persécutions de l’époque. Le ghetto était univers propre au Juif, son refuge (Heimstätte), sa patrie intellectuelle et spirituelle ; c’est là que vivaient ses compagnons (Genossen), aux yeux desquels il voulait faire reconnaître sa valeur (son ambition suprême), au lieu d’être méprisé ou mal vu, en punition de son indignité. C’est là où toutes les qualités spécifiquement juives étaient à l’honneur, et où les avoir vous valait admiration (Bewunderung), ce qui représente pour l’âme humaine le meilleur stimulant. Si ce qui était prisé au ghetto était méprisé hors du ghetto, quelle importance ? L’opinion du monde extérieur au ghetto ne comptait pas, étant celle d’ennemis ignorants. On s’efforçait de plaire à ses frères, cela suffisait à donner sens à sa vie. Dans ces conditions, on peut considérer que les Juifs des ghettos menaient vie satisfaisante au plan spirituel. Leur situation dans le monde était peu sûre, souvent très menacée, mais intérieurement ils parvenaient à déployer toutes les dimensions de leur particularisme et leur âme n’était en rien tiraillée. Ils étaient en harmonie avec eux-mêmes, aucun des éléments normaux de la vie en société ne leur faisait défaut. Ils ressentaient aussi obscurément la signification du ghetto pour leur vie intérieure et leur seul souci était de le protéger par un rempart invisible, beaucoup plus haut et épais que les murs de pierre qui l’entouraient. Tous les us et coutumes juifs n’avaient d’autre but, d’ailleurs inconscient, que de préserver la judaïté, en se démarquant des autres peuples, d’entretenir la communauté juive, de rappeler sans cesse à l’individu juif qu’il se perdrait lui-même s’il abandonnait sa spécificité. Ce besoin de se démarquer était à l’origine de la plupart des rituels, qui chez le Juif moyen (Durchnittsjude) ne se dissociaient pas de la notion même de foi ; et bien d’autres signes distinctifs dans le vêtement ou le comportement, purement de surface et souvent fortuits, dès qu’ils avaient acquis droit de cité chez les Juifs, étaient sacralisés afin d’assurer leur observance. Le caftan, les papillotes, le bonnet en fourrure, l’argot juif n’ont de toute évidence rien de religieux. Mais aux yeux méfiants des Juifs orientaux, s’habiller à l’européenne ou parler correctement une autre langue semble pas en direction de l’apostasie. Car celui qui agit ainsi a rompu les liens

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1 — Nordau emploie exclusivement le mot ghetto, sans parler de quartier juif : Judenviertel en germain, zsidónegyed en hongrois. Dire ghetto au lieu de quartier juif est mode imputable à la coterie juive, qu’elle fit prévaloir pour deux raisons. En premier lieu, à cause de l’origine obscure du mot, ghetto pouvant être tiré de l’hébreu ghet (séparation) ou de l’italien gètto, rattaché à fonderie. (Il y avait une fonderie à côté du ghetto de Venise [Der große Brockhaus, 1930].) En second lieu, l’emploi de ghetto, apparu au début du 16e siècle, qui correspondait avant à la rue de la Juiverie ou à quartier juif en Europe occidentale, fut entériné par le pape Paul IV en 1566, quand il officialisa la création du ghetto romain, puis par l’évocation du ghetto par le pape Pie VI dans une bulle de 1562 (Le petit Retz du judaïsme). Parler de ghetto au lieu de quartier juif permettait d’accuser l’église catholique romaine de discrimination, en même temps que l’Europe occidentale, tandis que l’appellation quartier juif reflète l’ancestrale volonté des juifs de se rassembler en des lieux régis par leurs institutions.
2 — Au Moyen-Âge le ghetto n’existait pas.

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avec ses congénères [1] (Stammgenossen), qui sentent que seuls ces liens garantissent l’appartenance communautaire, sans laquelle l’individu ne peut à terme s’affirmer aux plans moral et spirituel, en définitive comme être humain. [2]
1,19 Telle était la psychologie du Juif du ghetto. Puis vint l’émancipation. La loi assura aux Juifs qu’ils étaient citoyens à part entière du pays où ils étaient nés. Ce qui eut un effet suggestif sur ceux qui l’avaient proclamée, et, le temps d’une lune de miel, les chrétiens agrémentèrent cette loi de clauses chaleureuses. Le Juif, pris d’une sorte d’ivresse, se hâta de couper les ponts derrière lui. Maintenant qu’il avait une nouvelle patrie, il n’avait plus besoin du ghetto ; la possibilité de nouer d’autres relations rendait superflu son attachement à ses coreligionnaires. Son instinct de conservation s’adapta aussitôt à ses nouvelles conditions de vie. Naguère son instinct lui dictait de se démarquer des autres, maintenant il l’invitait à s’en rapprocher et à leur ressembler le plus possible. Le contraste salvateur faisait place à un profitable mimétisme, pour une ou deux générations suivant le pays, avec un étonnant succès. Le Juif pouvait se croire français, allemand, italien, et il puisait aux mêmes sources culturelles que ses compatriotes pour s’épanouir complètement, dans cette communauté de vie indispensable à l’être humain.
1,20  [3] Et voilà qu’après un somme (Schlummer) de 30 à 60 ans en Europe occidentale, l’antisémitisme remonte depuis environ 20 ans des profondeurs de l’âme populaire et dévoile aux yeux du Juif horrifié sa véritable situation, qu’il ne percevait plus. [4] Il était certes toujours électeur, mais on l’excluait avec ou sans douceur des assemblées et associations de ses compatriotes chrétiens. Il pouvait aller où bon lui semblait, mais partout il se heurtait à des panneaux qui signifiaient « Entrée interdite aux Juifs ». Il avait toujours le droit d’exercer toutes les charges qui sont l’apanage d’un citoyen, mais les autres droits que celui de voter, les droits les plus nobles, qui récompensent dons et compétences, lui étaient brutalement déniés.
1,21 Voilà la situation actuelle du Juif émancipé d’Europe occidentale. Il a abandonné son identité juive et les peuples où il vit lui déclarent qu’il n’a pas acquis la leur. Ses congénères, il les fuit, car l’antisémitisme les lui a rendus odieux, tandis que ses compatriotes le repoussent quand il veut rester parmi eux. Il a perdu le ghetto, son ancienne patrie, et sa nouvelle patrie (son pays natal) se dérobe à lui. Plus de sol ferme sous ses pieds, plus de communauté où il pourrait s’intégrer, où il serait bienvenu et jouirait de tous les droits. De ses compatriotes chrétiens il ne peut attendre de justice, encore moins de bienveillance, pour son être ni pour ses actes. Il a le sentiment que le monde entier lui en veut et ne voit pas où il pourrait trouver chaleur humaine quand il en a besoin.

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1 — Le mot Stammgenosse, qui signifie littéralement compagnon-tribu, est très peu usité en germain. Il est emprunté au médecin juif d’Odessa Léon Pinsker, guide des Amants de Sion, auteur d’Autoemancipation (Berlin, 1882). Sauf que Pinsker lança dans son livre un appel à ses compagnons de tribu (Stammesgenossen). Le mot de Nordau est d’inspiration hongroise. Il provient de l’agglutination de deux noms non possessivés, contrairement à celui employé par Pinsker.
2 — Dans ce passage sur le ghetto et ses avantages pour l’entretien de la judaïté, Nordau se montre fin psychologue, statut à lui souvent conféré. Par la suite, le juif et ses frères seraient en quête d’humanité. Thèse comparable à celle que soutenaient maints dirigeants de l’Alliance israélite universelle, souvent entendue sous les colonnes du temple Jakin et Booz (ou Boaz).
3 — La coupe de l’édition française de 1991 s’achève ici.
4 — Depuis environ 20 ans désigne l’« anti-sémitisme » germanique, datable de 1879.

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1,22 Voilà ce que j’appelle misère morale des Juifs, qui est plus amère que la misère physique, car elle vise des êtres plus fins, plus fiers, plus sensibles. Le Juif émancipé est fragile, peu sûr de lui dans ses relations avec les autres, anxieux quand il entre en contact avec des inconnus, méfiant sur les sentiments secrets de ses amis eux-mêmes. Il consacre le meilleur de ses forces à réprimer et anéantir, ou tout au moins à dissimuler péniblement, le plus intime de lui-même, car il craint de révéler que cette part est juive, et il n’a jamais le contentement de se montrer tel qu’il est, d’être lui-même dans toutes ses pensées, tous ses sentiments, toutes les inflexions de sa voix, tous les battements de ses paupières, tous les mouvements de ses doigts. Intérieurement il est infirme, extérieurement factice, donc toujours ridicule ; et tous les esprits élevés, tous les esthètes le rejettent comme ils le font pour tout ce qui est en toc. [1]
1,23 Les meilleurs Juifs d’Europe occidentale souffrent de cette peine et cherchent à l’adoucir, pour leur salut. Ils n’ont plus la foi qui donne la patience de supporter tous les maux car on y voit la main de la Providence, d’un Dieu qui vous aime, même s’il vous châtie. Ils n’ont plus d’espoir en la venue du Messie et qu’un jour viendra, miraculeux, où ils seront élevés à la splendeur (Herrlichkeit). Plusieurs cherchent leur salut dans l’abandon du judaïsme. Certes l’antisémitisme raciste, pour qui le baptême ne saurait empêcher d’être juif, laisse à ce plan peu de chance de succès. Il n’est pas non plus recommandé d’entrer dans la communauté des chrétiens au prix d’un mensonge blasphématoire (götteslästerliche Lüge), vu qu’il s’agit la plupart du temps d’incroyants, abstraction faite de la minorité ayant vraiment la foi. Toujours est-il que nous assistons à la formation d’une nouvelle communauté de marranes, nettement pire que l’ancienne. Cette dernière avait un caractère idéaliste : quête intime de la vérité, sentiment de culpabilité et de remords. Elle cherchait très souvent expiation et purification dans un martyre sciemment accepté. En revanche, les nouveaux marranes abjurent le judaïsme avec colère et amertume ; mais au fond d’eux-mêmes, même s’ils ne l’avouent pas, ils éprouvent envers le christianisme rancune pour l’humiliation et le mensonge qu’ils s’imposent, pour la haine qui les a poussés à mentir. Ce que deviendront ces nouveaux marranes, qu’aucune tradition morale ne protège, dont l’âme est empoisonnée par la haine du sang étranger et de leur propre sang, ayant perdu toute estime d’eux-mêmes en fondant leur vie sur un mensonge sans cesse présent à leur esprit, me donne le frisson. D’autres attendent leur salut du sionisme, qui à leurs yeux n’est pas accomplissement d’une promesse mythique de l’Écriture, mais voie qui permettra au Juif d’accéder à une existence qui va de soi pour le non-juif, aussi bien dans l’ancien que dans le nouveau monde, en lui fournissant les conditions les plus simples et les plus immédiates qui soient : un environnement social sûr, une communauté bienveillante, la possibilité de mettre toutes ses forces au service de la réalisation de son être profond, au lieu de les détourner pour le réprimer, le falsifier, le déguiser, en un mot pour se détruire soi-même. D’autres encore, que le mensonge du marrane indigne, mais qui, attachés à leur patrie par trop de fibres, trouvent trop dur et trop cruel le renoncement que le sionisme implique, se jettent dans les bras de la contestation la plus radicale avec une arrière-pensée confuse : après avoir fait du monde un tas de décombres sur lequel édifier un nouveau monde, peut-être ne comptera-t-on pas l’antisémitisme au nombre des éléments de valeur à sauver de l’ancien.

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1 — Après avoir montré son goût littéraire, Nordau décrit le juif émancipé : intérieurement infirme, extérieurement factice, toujours ridicule.

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1,24 Voilà la physionomie d’Israël en cette fin de 19e siècle : les Juifs sont en majorité une tribu de mendiants (Bettler) mis au ban de la société. Plus industrieux et inventif que la moyenne des Européens, sans parler des peuples indolents d’Asie et d’Afrique, le Juif est condamné à la pire misère prolétarienne car on lui interdit le libre usage de ses capacités. Possédé d’une faim, d’une fringale irrépressible de savoir, il se voit refuser l’accès aux lieux où l’on diffuse le savoir (véritable Tantale du savoir dans nos temps privés de mythes). Doué d’une immense puissance créatrice, dont la force le propulse sans cesse hors des profondeurs boueuses où on le plonge et où on cherche à l’enterrer, il se brise le crâne contre l’épais couvercle de glace que haine et mépris ont placé au-dessus de sa tête. Un être social par excellence, tellement social que sa foi elle-même lui recommande d’être au moins trois à table pour manger et dix pour prier si l’on veut accomplir action méritoire et agréable à Dieu, se retrouve exclu de la société normale, celle de ses compatriotes, et condamné à une tragique solitude. On lui reproche de toujours vouloir être le premier ; pourtant, s’il veut être le meilleur, c’est parce qu’on lui refuse l’égalité. On lui reproche de se sentir solidaire de tous les Juifs du monde, alors que son malheur est d’avoir, au premier serment amical d’émancipation, fait disparaître de son coeur toute trace de solidarité avec les Juifs, pour laisser place à ses compatriotes. Abruti par les accusations que font pleuvoir sur lui les antisémites, il finit par douter de lui-même et être bien près de s’identifier à l’épouvantail physique et intellectuel que ses ennemis mortels (Todfeinde) font de lui. Il n’est pas rare de l’entendre murmurer qu’il devrait tirer profit des critiques de l’ennemi et tenter de guérir les défauts qu’on lui prête ; sans penser un instant que ces reproches ne lui sont d’aucune aide, car ils ne correspondent en rien à ses manques véritables, et sont le résultat de la loi psychologique qui amène les enfants, les sauvages et les fous malveillants, à rendre responsable la société de leurs souffrances, à travers êtres et choses leur inspirant de la répulsion. À l’époque de la peste Noire (Zur Zeit des schwarzen Todes), on les accusait d’empoisonner les puits (Brunnenvergiftung) ; aujourd’hui les paysans les accusent de faire baisser le prix des céréales, les artisans de démolir leur entreprise, les conservateurs d’être des opposants de principe. Quand on n’a pas de Juifs, on rend responsables d’autres groupes de population, le plus souvent étrangers, parfois aussi des minorités autochtones, des sectes ou des sociétés secrètes. Cet anthropomorphisme du ressentiment à l’égard des responsables supposés des maux publics ne prouve rien contre ceux qu’on accuse, si ce n’est que les accusateurs les haïssaient déjà quand ces maux se sont abattus sur eux et qu’ils cherchèrent un bouc émissaire (Sündenbock).
1,25 Le tableau ne serait pas complet si je n’ajoutais une dernière touche. Une légende, à laquelle même des gens sérieux et cultivés, qui ne sont même pas forcément antisémites, accordent crédit, prétend que les Juifs dominent le monde et possèdent toutes les richesses de la terre (die Juden alle Macht und Herrschaft haben, [dass] die Juden alle Reichthümer der Erde besitzen). Eux, qui ne sont même pas en mesure de protéger leurs congénères contre l’envie de tuer (Mordlust) de la misérable racaille (Gesindel) arabe, marocaine et perse, [1] tireraient les ficelles du pouvoir ? Eux, dont plus de la moitié n’a pas de gîte pour se reposer ni vêtement pour se couvrir, incarneraient le

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1 — Nordau distingue clairement Europe et reste du monde. Il qualifie les Européens commettant des violences anti-juives de populace, leurs homologues arabes, marocains et perses de racaille avide de sang.

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Mammon ? Raillerie qui vient s’ajouter à la haine et verser son venin sur les blessures qu’elle a causées. Bien sûr, il y a quelques centaines de Juifs extrêmement riches, dont la fortune tapageuse s’expose aux yeux de tous, mais qu’a Israël de commun avec ces gens-là ? La plupart d’entre eux (je fais volontiers quelques exceptions) sont parmi les natures les plus basses de la juiverie (niedrigsten Naturen der Judenheit), qu’une sélection naturelle a destinés aux professions où on gagne rapidement des millions, voire des milliards (ne me demandez pas comment !) Dans une société juive normale, intégralement juive, ces gens seraient, en raison de leur nature innée, les plus méprisés par le peuple, en tout cas ne recevraient jamais les distinctions honorifiques et titres nobiliaires que leur accorde la société chrétienne. Le judaïsme des Prophètes et des Tannaïm [sages dispensant l’enseignement talmudique, ndlr], le judaïsme d’Hillel et de Philon, d’Ibn Gabirol, de Yehouda Halévy et de Maïmonide, de Spinoza et Heine, est totalement étranger à ces gens extrêmement riches qui dédaignent ce que nous vénérons et qui adorent ce que nous méprisons. [1] Ces gens fournissent le principal prétexte à la nouvelle haine des Juifs, dont les fondements ne sont plus religieux, mais économiques. Ils n’ont jamais rien fait d’autre pour le judaïsme (Judenthum), qui en souffre, que de lui jeter quelques aumônes qui ne représentent rien pour eux, et qui ne servent qu’à nourrir ce cancer typiquement juif qu’est la « schnorrerité ». [2] Jamais ils n’ont été au service d’aucun idéal et ne le seront sans doute jamais. D’ailleurs, beaucoup s’éloignent du judaïsme, et nous leur souhaitons bonne route ! en nous contentant de regretter qu’ils soient de sang juif, même s’ils en sont la lie (Bodensatze, au pluriel).
1,26 Personne n’a le droit de rester indifférent devant la misère juive, ni les peuples chrétiens, ni nous-mêmes, Juifs. C’est grand péché de réduire à la misère physique et intellectuelle une tribu à laquelle même ses pires ennemis n’ont pas dénié ses capacités : c’est péché contre elle et contre l’oeuvre de civilisation (Werke der Gesittung) à laquelle les Juifs pourraient et voudraient collaborer de façon significative. Et il peut y avoir danger pour tous les peuples à maltraiter des hommes résolus, dont la masse est supérieure à la moyenne dans le bien comme dans le mal (deren Mass im Guten wie im Schlechten über den Durchschnitt hinausreicht), à les aigrir par un traitement indigne et à en faire des ennemis de l’ordre établi.  [3] La microbiologie nous apprend que des petits êtres, inoffensifs quand ils vivent à l’air libre, deviennent effroyablement pathogènes dès qu’on les prive d’oxygène, qu’on fait d’eux, pour parler comme les spécialistes, des êtres anaérobiques. Gouvernements et peuples devraient se garder de transformer les Juifs en êtres anaérobiques ! Ils pourraient avoir à le payer cher, quels

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1 — Faire chanter les juifs extrêmement riches pour qu’ils financent la cause sioniste fut ligne constante des sionistes modernes.
2 — Schnorrerthum. Schnorrer est mot yiddish germanisé. Il désigne un mendiant insolent, un pique-assiette.
3 — Là est opérée la coupure capitale dans l’édition israélienne de 1947. Les lignes qui suivent n’ont jamais été traduites depuis lors, sauf par Tlaxcala : « Die Mikrobiologie lehrt uns, dass kleine Lebewesen, die harmlos sind, so lange sie in der freien Luft leben, zu furchtbachen Krankheitserregern werden, wenn man ihnen den Sauerstoff entzieht, wenn man sie, wie der Fachausdruck lautet, in anaerobische Wesen verwandelt. Die Regierungen und Völker sollten Bedenken tragen, aus dem Juden ein anaerobi-sches Wesen zu machen! Sie könnten es schwer mitzubüssen haben, was immer sie dann auch unternehmen würden, um des durch ihre Schuld zum Schädling gewordenen Juden auszurotten. »

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que soient leurs efforts pour éradiquer le Juif devenu par leur faute nuisible.  [1]
1,27 La misère juive appelle à l’aide, nous l’avons vu. Ce sera la grande tâche du congrès que d’y répondre. Je laisse maintenant la parole à mes co-rapporteurs, qui compléteront le tableau que j’ai esquissé à grands traits et dont les exposés vous donneront le plus souvent l’impression d’écouter des « kinnoth » [Élégies sur les catastrophes subies par les Juifs, ndlr].
Max Nordau
« Applaudissements, ovations enthousiastes » (Stürmische, begeisterte Zu-stimmung), commente l’éditeur. Manifestations justifiées, tant ce discours inaugural fut réussi d’un point de vue sioniste moderne. En le prononçant, Nordau démontra qu’il était la tête pensante de l’organisation.

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1 — Fin de la coupure effectuée par Israël en 1947. La menace de Nordau était tout à fait sérieuse, comme on l’a vu quand le régime hitlérien tenta de déraciner les juifs et qu’il fut écrasé. Elle figure en bonne place dans le Protocole des sages de Sion, mais dans d’autres termes, de façon confuse, sans qu’il soit question de microbiologie. (En Protocole 3,12, où l’auteur dit : « Vous objecterez qu’il y aura contre nous des soulèvements armés… En prévision de cette éventualité, nous avons en réserve un moyen pour ne rien laisser subsister des capitales, que nous ferons sauter avec leurs organisations et leurs documents. » La confusion ne se trouve pas tant dans ce propos que dans la façon dont il aurait été tiré du Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, par Maurice Joly, et dans les variations entre les deux principales versions du Protocole des sages de Sion traduit en russe [voyez la note 27 de la page 7 de Revision n° 110 de mars 2008].)

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Mode de traduction
Les traducteurs font souvent de l’abattage. Ils débitent le texte comme ils l’entendent, en jargon médiatique. Supposés traduire toutes sortes d’écrits, ils parlent de choses qu’ils ne connaissent pas. Mal payés, en voie de disparition, concurrencés par les logiciels informatiques, on aurait tort de s’acharner sur eux.
Sur la malheureuse traductrice italienne de Tlaxcala, par exemple, dont nous ne signalerons pas un contresens. Son problème est qu’elle ne connaît rien à l’histoire et à la géographie. En 1,3 elle parle de « Proche et Moyen-Orient », au lieu d’Asie occidentale. Or c’est en Europe orientale et en Asie occidentale, au nord du Proche-Orient, que vivait la majorité des juifs à la fin du 19e siècle. Puis on notera quelques broutilles.
Elle confond une fois race et tribu, elle ne rend pas Mass par masse, mot capital dans l’esprit de Nordau et dans celui de Revision. Elle rend extrêmement riche (überreich) tantôt par « riche comme Crésus » tantôt par « richard ». Seulement Nordau ne parle pas de Crésus, tandis que richard est mot populaire péjoratif, qui introduit un parti pris idéologique absent chez Nordau. Ajoutons qu’elle n’a pas trouvé d’adjectif dérivé d’anaérobie dans les dictionnaires. C’est pourtant bien d’êtres anaérobiques qu’il s’agit de parler, conformément à l’usage, ce qui est aisément vérifiable sur la toile.
Parfois aussi elle crée des complications inutiles, comme quand elle traduit empoisonnement des puits par empoisonnement des sources (pendant la peste Noire de 1348). Il s’agit d’une rumeur parmi d’autres qui coururent à ce moment-là, sur laquelle insistent les historiographes juifs qui expliquent l’expulsion de nombreux juifs d’Europe occidentale au 14e siècle par cette rumeur. Ils ajoutent que nombre d’entre eux se seraient réfugiés en Pologne. C’est sans doute en partie vrai, mais la majorité des juifs de Galicie à la fin du 19e siècle semble originaire d’Asie occidentale,

non d’Europe occidentale. Et puis, c’est seulement au 15e siècle que les juifs furent expulsés de France et d’Espagne. Pour concurrence déloyale en ce qui concerne la France.
Mais ne chargeons pas trop l’ânesse, animal que nous ne voulons pas exterminer dans le sens vulgaire du mot. Autrement dit ausrotten, ultime parole du passage du discours de Nordau censuré par Israël en 1947 (reproduit en note 14), là où il est question des êtres anaérobiques semblables aux juifs qui redoutent la mort la plus horrible à leurs yeux : dans une chambre à gaz.
Un sage germanophone consulté, pour vérifier la version française que nous publions du discours et nos observations, trouve que ce passage est écrit en mauvais germain, contrairement au reste du texte. Tel n’est pas notre avis, car ces lignes sont celles d’un médecin qui expose la question de façon condensée. Au point que l’ânesse l’a correctement traduit pour l’essentiel.

Quelques mots à présent sur les traductions israéliennes d’octobre 1947, publiées au lendemain de la trahison à la Ponce Pilate d’Israël par l’ONU, pour reprendre l’expression de Jacques Halbronn dont l’étude est reproduite ci-après. Le galimatias de Tivadar Herzl parut insuffisant pour impressionner les puissances occidentales en 1947, d’où le recours à Nordau, véritable maître à penser du sionisme moderne, publié en français et en anglais.
L’édition anglaise de son discours dans The jubilee of the first zionist-congress 1897-1947 (Jérusalem, 1947) est d’une remarquable nullité. C’est une sorte d’aide-mémoire pour sioniste chrétien pressé. C’est sans doute ce texte qui se trouve sur la toile. Le jubilé du premier congrès sioniste 1897-1947 est de meilleure qualité. Son traducteur maîtrisait germain et français. Son travail n’est pas celui d’un goy développant sa propre interprétation, traduisant un terme historique ou politique tantôt d’une façon tantôt d’une autre, mais d’un professionnel conscient de l’enjeu de son travail, le faisant de façon passable et terne. Nul doute qu’il rendit sa copie avant que sa version ne fût âprement discutée par les responsables de l’édition, membres de l’Organisation sioniste mondiale. Ils décidèrent alors de supprimer le passage sur l’être anaérobique semblable au juif, en pensant que le lecteur bilingue comparant le texte original et cette version se dira, s’il est goy : pareille métaphore de Nordau intéresse avant tout les spécialistes, comme l’auteur, sa suppression est compréhensible, tandis que le juif se dira : heureusement qu’Israël n’a pas reproduit ce passage compromettant !
D’où la décision des organisations juives de France, échaudées à l’époque, de ne surtout pas parler de Nordau. De Théodore Herzl si, en revanche, avec ses enfantillages, du genre pour fonder une nation il faut lui trouver un drapeau.
Puis la situation n’a guère évolué jusqu’en 2008. Il y eut bien des soubresauts dans Revision, qui s’est plusieurs fois demandé si Nordau n’était pas l’auteur du Protocole des sages de Sion, mais sans jamais l’affirmer. Et puis, le problème de la revue est qu’elle est rejetée de toutes parts, y compris par Tlaxcala qui ne répondit pas à un de ses courriels. Ce site publia néanmoins cinq versions de ce discours en février 2008 : espagnole, farsie, française, italienne et germanique, dont il modifia le texte original. Il écrivit Not au lieu de Noth, Maß au lieu de Mass, gleichgültig au lieu de gleichgiltig. C’est comme si on écrivait clé au lieu de clef dans un texte de 1897, ou révision au lieu de revision. D’autre part, Nordau devançait Hitler dans son écriture. Il écrivait ss à la place de ß et créait ses propres mots, comme Stammgenosse.
Au fond, la menace proférée par Nordau et la censure d’Israël sont presque banales. Il s’agit de procédés de propagande et d’intoxication dont Israël n’a pas le monopole. Toutefois les caraïtes de Netouré Carta ont raison quand ils disent que « les sionistes ont une grande part de responsabilité dans l’Holocauste », car c’est Nordau qui lança un ultimatum aux peuples goys en 1897, aux noms du sionisme et du suprasionisme. Le 24 mars 1933, le Daily Express titra certes « La Judée déclare la guerre à la Germanie », mais ce n’était qu’épiphénomène.
Attila Lemage

 

FIN.

 

La fausse opposition entre judaïsme et sionisme


Il faut savoir que Neturei Karta, le groupe de juifs qui proclament que le vrai judaïsme interdit et condamne le sionisme, regroupe au maximum quelques douzaines de personnes. On ne peut pas dire que le judaisme est opposé au sionisme s’il n’y a qu’une poignée d’excités qui prétendent parler au nom du « vrai judaisme ».
Qui peut en effet prétendre parler au nom du « vrai judaïsme »? Qui peut prétendre détenir le monopole du « vrai judaisme »?
Les Neturei Karta se disent « fidèles à la Torah », or ils sont talmudistes. Les juifs fidèles à la Torah s’appelaient autrefois les « Karaïtes » et ces derniers ont été exterminés par les juifs eux-mêmes. Les « nazis » n’ont même pas persécuté la poignée de Karaïtes qui restait à l’Est de la Pologne, ils les ont laissés tranquilles…
Les Neturei Karta affirment que le problème avec Israel est que c’est un « État séculier ». Or c’est précisément cette sécularisation que condamne l’extrême-droite juive israélienne – extrêmement dangereuse parce que très puissante et influente, surtout parmi les colons – ainsi que de nombreux rabbins qui voudraient voir un régime intégriste juif prendre le contrôle du pays! Ce que favorise les sionistes les plus dangereux tels Bibi Netanyahou! En fait le néo-sionisme d’après 1930 s’est fondé sur l’ultra-droite juive de Jabotinsky, prônant l’exclusivisme racial, RELIGIEUX, et celui-ci a fini par convertir pratiquement toutes les communautés sionistes à travers le monde. Bref, Herzl (marxiste, athée, très « européen ») est complètement dépassé et ceux qui réfèrent encore à lui comme inspiration du sionisme contemporain sont dépassés par les événements. Les premiers fondateurs d’Israel étaient de la gauche « herzlienne », mais rapidement, c’est la droite « jabotinskiste » qui a instauré son monopole hégémonique sur le judaisme sioniste. Israël et le sionisme ne sont donc nullement en opposition au judaïsme.
Ce que plusieurs juifs talmudistes antisionistes condamnent, c’est le fait que l’État d’Israël soit un État séculier qui tolère les homosexuels et prône la laïcité et les idées occidentales. Cette idée que l’État d’Israël est « un état séculier qui trahit le judaïsme » est très répandue et attrape dans son piège la vaste majorité des antisionistes. Le fait est qu’on peut facilement observer le pouvoir immense des religieux intégristes en Israël. La mafia de Netanyahou est intimement liée à l’extrême-droite juive israélienne, messianique et assoiffée de vengeance perpétuelle (comme le Dieu de l’ancien testament et comme le préconise le Talmud!). Prenons un autre exemple: celui du manuel intitulé « King’s Torah », qui constitue un véritable manuel d’extermination des non-juifs en Terre sainte. Le Talmud et les commentaires disent que celui qui fait du mal à un non-juif peut être tué sans problème, mais qu’à l’inverse, si un juif tue un non-juif, il doit pouvoir retrouver sa liberté! Et c’est une religion qui enseigne ça! Pas un prétendu « État séculier » nommé Israël!
L’opposition juive au sionisme s’est faite entendre à la fin du 19e siècle et au début du 20e, mais dès les années 30-40, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, la quasi totalité des communauté juives avaient déjà été converties à l’idée sioniste! On n’insistera jamais assez sur le fait que dès les années 30, pratiquement toutes les communautés juives avaient été converties à l’idée sioniste! Il faut savoir aussi que l’opposition juive au sionisme, aux tous débuts du sionisme (fin 19e siècle), venait des groupes orthodoxes juifs, des juifs observants, qui ne voulaient pas être parqués dans un État, car un État est une invention européenne qui n’a pas de fondement dans le judaïsme, et de toute manière ils sont sont très biens là où ils vivent. L’idée d’exclure les juifs des nations pour les parquer au même endroit est à l’origine une idée antisémite, au sens de *raciste anti-juif*. De nos jours, les groupes juifs religieux anti-sionistes constituent une minorité si faible qu’elle ne représente qu’une infime et tout à fait insignifiante fraction des communauté juive. La vaste majorité des juifs opposés au sionisme et des organisations de juifs antisionistes sont des juifs *non pratiquants*, des juifs « intégrés », séculiers, n’ayant rien de juif à part leur famille et leur origine ethnique! Ne l’avez-vous pas remarqué?
Asher Ginsberg (« Ahad Ha’am »), le père du sionisme religieux mondialiste (style Protocoles de Sion), était le principal concurrent de Herzl et de son sionisme national marxiste (politique-économique). Ginsberg rêvait de soumettre le monde entier à sa « race supérieure » (longtemps avant les « nazis »!) et voulait que la restauration d’Israel sur des terres agraires en Palestine serve seulement de centre (Sion) spirituel pour le judaïsme international, qui doit répandre ses rayons spirituels sur le monde entier et qui est appelé à régner sur les nations lors de l’avènement de « l’ère messianique » (une ère de paix succédant à de grandes guerres de la fin des temps). Il est important de comprendre que Theodor Herzl a été progressivement marginalisé dans le développement du sionisme juif israélien au 20e siècle! Rapidement, et dès les années 30, l’extrême-droite juive sioniste, liée à des groupes terroristes, est devenue les nouveaux héros des sionistes israéliens. Les « fondateurs » d’Israël et les premiers PM israéliens étaient plutôt de gauche, voire carrément marxistes et liés à l’idéal de Herzl. Notons au passage que Herzl voulait seulement un territoire quelconque, peu importe où, pour y parquer le peuple Juif; Madagascar aurait fait l’affaire selon lui (même idée que Hitler!). Il se foutait éperdument de la Palestine! C’est un peu comme l’idée de Staline, qui s’est concrétisé dans l’établissement du premier Oblast autonome juif – le premier état juif – à la frontière nord de la Chine.
Rapidement, au cours du 20e siècle, l’influence de l’extrême droite juive israélienne a commencé à marginaliser l’héritage « de gauche » de Herzl pour mettre de l’avant les juifs sionistes d’extrême-droite tels Ze’ev Jabotinsky (l’auteur du Mur de Fer, qui posait déjà le plan de bâtir un mur entre le peuple israélien et les nations avoisinantes. Mur qui n’a été érigé qu’en 2002, quelques mois après le 11 septembre, avec la montée en force des sionistes juifs d’extrême-droite…) Jabotinsky fut le fondateur du groupe terroriste Bétar et l’inspiration des terroristes de l’Irgoun, qui étaient menés par le futur PM Menachem Begin! Les idées du sionisme contemporain sont fondées sur le suprémacisme juif extrémiste, non pas sur le sionisme séculier de Herzl. Les sionistes juifs intégristes sont en opposition ouverte à l’idée d’un Israel séculier et ouvert, multiracial et multiculturel. L’auteur Vladimir Begun, dans son livre Invasion Without Arms, a comparé les idées de Ginsberg avec celles des fascistes des années 30-40 dans le mouvement sioniste (le fascisme étant ici compris, dans son article ‘Nietzscheanism and Judaism’, comme l’expression d’une volonté nietzschéenne de puissance, de domination et de suprématie spirituelle). Aujourd’hui, le sionisme d’Israël a très peu à voir avec l’idéal d’un sionisme séculier et économique de Herzl et doit beaucoup plus avec les sionistes suprémacistes juifs. On peut le constater dans l’exemple de Netanyahu, dont le père était secrétaire de Jabotinsky lui-même! (Le Monde Diplomatique)
On se trompe complètement quand on caractérise le sionisme selon ce qu’il était à la fin du 19e siècle. Herzl a vite été marginalisé par les sionistes car c’était un homme de gauche, nationaliste et socialiste, un laïc qui n’avait que faire du judaïsme comme tel et du retour « L’an prochain à Jérusalem ». Il ne voulait pas forcément la Palestine, Madagascar ou l’Ouganda ou un autre endroit auraient fait l’affaire, car ce qu’il voulait c’était faire des juifs un peuple comme les autres, avec son État-nation comme les autres. Il ne voulait pas un État dominé par les religieux racistes comme c’est le cas aujourd’hui, il voulait un état laïc, séculier, comme tout autre État-nation européen laïc. Si le sionisme n’avait été que ça, ça serait déjà moins pire, même s’ils avaient maltraité les Palestiniens, car ils seraient juste un mouvement national—mais au contraire c’est devenu un mouvement international qui ne veut pas dominer seulement le Moyen-orient mais LE MONDE ENTIER, sur la base des promesses faites par Iahvé à Abraham selon la religion juive.
C’est le mouvement religieux d’extrême-droite qui s’est approprié le mouvement sioniste et qui l’a pris sous sa coupe. Désormais, le héro du sionisme n’est plus Herzl, c’est Jabotinski et ce Jabotinski, fondateur du Bétar était d’extrême-droite raciste religieuse. Ce sont des fous tels le rabbin Kahane qui inspirent le sionisme aujourd’hui et ce même si le mouvement de la JDL qu’il a fondé est interdit en Israël. Actuellement, c’est l’extrême-droite religieuse raciste qui domine en Israël et cela fait peur aux Israéliens de gauche, tenants d’un état laïc et séculier. Certes, de nombreux Israéliens de gauche sont racistes envers les Palestiniens pour des raisons non-religieuses, mais ce racisme découle du judaïsme, qui regarde tout non-juif comme étant du Bétail, un animal de ferme à quatre pattes—c’est en effet le sens exact du mot « Goyim ». Pour les rabbins extrémistes, Dieu a donné forme humaine aux Goyim seulement pour servir les juifs, car en réalité seuls les juifs sont de véritables êtres humains. Dès lors, aucun Goy ne peut rester en terre Promise ! Et à la Fin des Temps, pour qu’advienne le règne du Messie, il faut que les juifs règnent en maîtres sur le monde entier, que les peuples Goyim deviennent leurs serviteurs afin que toutes les richesses du monde se retrouvent entre leurs mains! (Lire l’ouvrage faisant autorité « The Jewish Utopia », édité par Michael Higger qui l’a trouvé à la bibliothèque de l’Université du Texas dans la section des études juives.)
Voyez la chaîne youtube Blue Pilgrimage, vous verrez que le racisme israélien, souvent non-religieux, trouve sa source du côté des plus hautes autorités rabbiniques.
Netanyahu est pas un religieux mais il est très proche des courants religieux les plus extrémistes, ce qui va de soi puisque ces derniers influencent fortement l’État et sont grandement respectés.
Concernant l’idée très répandue qui ramène tout le problème sioniste à un conflit entre les « méchants Ashkénazes sionistes racistes » et les « bons Sépharades antisionistes martyrisés», il y a beaucoup de ménage à faire dans cette avenue. Premièrement, les antisionistes les plus efficaces sont des Ashkénazes! Gilad Atzmon, Shlomo Sand, Alfred Lilienthal, Mark Lane, Lenni Bernner, sont tous des Ashkénazes. Quant aux Sépharades, en Israël ils posent autant de problème – sinon plus – étant donné qu’ils votent fortement en bloc pour l’extrême-droite juive extrémiste, étant majoritairement des orthodoxes très religieux. Ils ne peuvent donc être considérés comme étant « moins sionistes que les Ashkénazes ». D’ailleurs, la seule vraie ouverture à un état israélien séculier et anti-raciste est du côté des Ashkénazes, qui sont typiquement plus occidentaux et américanisés que les Sépharades. Je crois donc que ces théories opposant les « gentils Sépharades » aux « méchants Ashkénazes » manque cruellement de nuance. Il est vrai que les Ashkénazes juifs extrémistes en Israël sont très racistes vis-à-vis des Sépharades qui ont l’air d’Arabes (teint foncé,etc.). Mais les Sépharades ultra religieux sont extrêmement racistes eux aussi, et c’est pas la faute d’Israël, c’est leur religion qui leur dit qu’ils sont la race supérieure (« élue ») et que, par exemple, les Noirs descendent des fils de Cham et sont proches des singes! Toutes proportions gardées, l’ouverture à un état israélien séculier et sans racisme se voit clairement du côté des Ashkénazes et non des Sépharades. Par ailleurs, la France compte une forte proportion de Sépharades et ils ne sont pas moins sionistes fanatiques! Bien sûr on peut trouver tout un tas de Sépharades antisionistes: Israël Shamir, Edgar Morin, etc. Mais on en trouve pas mal plus du côté des Ashkénazes qui constituent la majorité des juifs libéraux américains.

Le véritable père fondateur de ce que nous appelons le Nouvel Ordre Mondial serait un sioniste juif né en Russie Asher Ginsberg – mieux connu sous le nom « Ahad Ha’am » (qui signifie « Un homme du peuple ») – estimait que les juifs avaient besoin de se réunir pour créer des colonies agricoles en Palestine qui, comme le Dr Norman Cantor les décrivit, « servirait de fondement en Terre Sainte pour l’établissement d’un centre culturel de langue hébraïque pour le monde juif – un centre culturel d’élite pour les Juifs du monde entier. »

Juif orthodoxe, instruit dans les études rabbiniques, Ginsberg dit que les Juifs étaient une «super nation», dont le «génie éthique doit garantir leur droit à la domination du monde. » Il a dit, « la terre d’Israël doit englober tous les pays de la terre afin d’améliorer le monde à travers le Royaume de Dieu. »Un écrivain lucide de Russie, Vladimir Begun, dans son livre Invasion Without Arms (1977), comparait Ginsberg aux fascistes des années 1930 et 1940. Se référant à un article de 1898 écrit par Ginsberg intitulé « Nietzchéisme et judaïsme », dans lequel Ginsberg exprimait ce qu’on pourrait appeler son « chauvinisme judéo-sioniste », Begun écrit:

Il n’est pas difficile pour le lecteur d’arriver à la conclusion logique: dans la mesure où il y a une «super nation», alors comme [le Surhomme de Nietzsche] il lui faut marcher vers son objectif sur les cadavres des autres. Il ne doit pas avoir aucune considération envers quiconque ou quoi que ce soit afin de parvenir à la domination « des Élus » sur « les païens. »

Nous pouvons retracer les maillons d’une seule et même chaîne, dans la Torah — le fondement idéologique des « théoriciens » sionistes — dans les agressions au Moyen-Orient et dans la corruption (ouverte) des esprits en Israël et (secrète) dans d’autres pays.

De l’avis de l’écrivain juif Moshe Menuhin, la philosophie sioniste de Ginsberg était « un sionisme spirituel — une aspiration à l’accomplissement du judaïsme et non pas du sionisme politique » — qui est, la réunification de la totalité du peuple juif en un seul État, isolé du reste de la planète, se déployant seulement au sein de son propre peuple.Ginsberg s’opposa au sionisme tel que conceptualisé par le principal dirigeant sioniste Theodor Herzl, qui postulait que le sionisme était de nature économique et devait être orienté vers la création d’un état politique et géographique. De l’avis de Menuhin, Ginsberg considérait les Juifs comme « une sorte unique de nation, un corps homogène en dehors des autres nations » et que « un centre spirituel juif en Palestine » serait « une lumière pour la diaspora » (les Juifs dispersés autour de la Terre) et permettrait éventuellement au peuple juif de devenir « une lumière pour les nations. »

Ce soi-disant « sionisme spirituel » de Ginsberg était donc synonyme du judaïsme classique, prophétique, qui ne diffère nullement de l’enseignement du Talmud qui a guidé le judaïsme à travers les siècles.

En bref, la théorie communément répandue avancé par beaucoup de gens aujourd’hui que « le sionisme n’est pas le judaïsme et le judaïsme n’est pas le sionisme» est incorrecte, tout simplement faux.

Les vastes recherches de Pacquitta DeShishmareff, une femme d’origine américaine mariée dans l’aristocratie russe, confirme le rôle central de Ginsberg dans la formulation de ce que nous appelons aujourd’hui Les protocoles des sages de Sion et la montée de l’influence de ceux-ci en tant qu’ouvrage philosophique sous-jacent à la nature du mouvement sioniste. Son travail de pionnier, Waters Flowing Eastwards (écrit sous le pseudonyme « L. Fry ») reste le premier et le dernier mot sur l’histoire des Protocoles.

Nous apprenons que, en 1889, Ginsberg a formé un petit groupe connu sous le nom des Fils de Moïse et que c’était devant ce groupe que Ginsberg a introduit pour la première fois les Protocoles. Bien qu’il ait pu en effet emprunter à des œuvres géopolitiques déjà publiées — ce qui donna lieu à l’argument maintes fois répété voulant que les protocoles sont un faux qui aurait été conçu à partir d’autres sources — ce que nous appelons les Protocoles ont été produits par Ginsberg, reflétant son agenda mondial juif.

Pendant les années qui suivirent, des traductions en hébreu des protocoles ont été distribuées au sein du mouvement sioniste par Ginsberg et ses partisans, désormais regroupés sous l’appellation des Fils de Sion (ou « B’nai Zion »).

Et en 1897, lorsque le Congrès sioniste se réunit en Suisse, le sionisme a émergé comme un mouvement officiel, les Protocoles ont été effectivement intégrés à l’agenda sioniste (c-à-d juif).

Alors que le monde non-juif a perçu le sionisme comme étant strictement consacré à la création d’un État juif, le « sionisme secret » de Ginzberg était reconnu, au sein de l’élite juive, comme le véritable agenda, un agenda international, camouflé sous un programme strictement nationaliste axé sur un seul état juif en Palestine.

Donc, l’écrivain juif Bernard Lazare ne se trompait pas dans son célèbre livre L’antisémitisme (1894), lorsqu’il parlait candidement de « conquête économique » juive, bien qu’il précisait qu’avec la domination économique des Juifs est venue la « domination spirituelle » aussi. Il avait compris la distinction.

Dès 1924, le nationaliste polonais Roman Dmowski reconnu ces distinctions, qui restent encore un mystère pour plusieurs — en particulier pour certains « patriotes » américains — qui tentent de faire une distinction entre le sionisme et le judaïsme et qui ont tendance à croire que certaines sectes « Juives antisionistes » se tiennent debout dans l’opposition au Nouvel Ordre Mondial.

Bien que, comme nous l’avons déjà mentionné, il y ait des juifs antisionistes qui — pour diverses raisons — s’opposent au sionisme, il y a aussi ces Juifs antisionistes qui sont en fait les défenseurs de la création de l’Utopie Juive, ce Nouvel Ordre Mondial dont on parle tant.


ASHER GINSBERG
Achad Ha’am (1856-1927), meaning
« one of the people » is the pen
name of Asher Ginsberg, a
Russian Zionist pinpointed as
the godfather of the infamous
« Protocols. »
by Willis A. Carto

Le Nouvel Ordre Mondial est-il « l’Utopie Juive »?

D’après le rabbin Higger, dans la tradition juive les juifs sont destinés à gouverner l’humanité. Les « non-vertueux », c’est-à-dire ceux qui résistent à la domination juive, doivent périr.
L’attaque récente d’Israël sur la Syrie peut être vue à la lumière de cette affirmation.
Les Juifs ordinaires sont face à un choix : désavouer cette idéologie démente ou encourir le blâme du reste de l’humanité.
En 1932, le rabbin Michael Higger, Ph.D. (1898-1952) publia un livre intitulé The Jewish Utopia (l’Utopie Juive) basé sur « la somme totale des prophéties, des enseignements et des plans des rabbins et dirigeants tribaux les plus éminents sur une période de 2500 ans… »
L’ouvrage évoquait « les vertueux » et « les non-vertueux ». Au final, d’après Higger, les « non-vertueux » doivent périr…
Et il est clair, au travers des écrit de Higger que les « vertueux » seront les Juifs et ceux qui les servent ; et les « méchants » seront ceux qui sont perçus par les Juifs comme se tenant au travers de leurs intérêts !
Les paroles d’Isaïe seront accomplies : « voici, mes serviteurs mangeront, et vous aurez faim; voici, mes serviteurs boiront, et vous aurez soif; voici mes serviteurs se réjouiront, et vous serez honteux. »
higger
Higger poursuit : « Tous les trésors et les ressources naturelles du monde seront entre les mains des vertueux. » Cela, dit-il, est en accord avec la prophétie d’Isaïe : « Et son trafic et son salaire sera sanctifié à l’Eternel ; il n’en sera rien réservé, ni serré; car son trafic sera pour ceux qui habitent en la présence de l’Eternel, pour en manger jusques à être rassasiés, et pour avoir des habits de longue durée. »
MCP 
(Cet article est extrait de cet ouvrage)
En bref, voilà l’extermination massive de ceux qui se tiennent au travers de l’Utopie Juive : Le Nouvel Ordre Mondial. Il poursuit :
« Tous ces nations impies devront comparaitre en jugement avant d’être châtiées et détruites. La sentence de leur destruction sera prononcée sur elles après qu’elles aient reçues un procès équitable lorsqu’il deviendra évident que leur existence compromettrait l’avènement de l’ère idéale.»
« Ainsi, lors de la venue du Messie, lorsque toutes les nations vertueuses rendront hommages aux dirigeants vertueux et leur accorderont des offrandes, les nations méchantes et corrompues, en réalisant l’approche de leur fin, viendront porter de tels présents au Messie. Leurs dons et leur prétendu reconnaissance de la nouvelle ère seront rejetés, car les nations impies, comme les individus impies doivent disparaitre de la terre avant qu’une société humaine idéale de nations vertueuses puisse être établie. »
Et lorsque certains considèrent le fait que le concept juif de Messie s’applique souvent au peuple juif lui-même, ce qu’Higger a prescrit entraine encore davantage de conséquences.

L’ARMAGEDDON

L’Armageddon, dans la tradition juive, est la bataille finale au cours de laquelle les Juifs établiront une fois pour tout leur empire sur toute la terre.
D’après Higger, « Israël et les autres nations vertueuses combattront les forces combinées des nations impies avec à leur tête Gog et Magog. Rassemblés pour une bataille contre les nations vertueuses en Palestine près de Jérusalem, les non vertueux endureront une défaite cuisante et Sion demeurera alors le centre du Royaume de Dieu. La défaite des non vertueux marquera l’annihilation du pouvoir des méchants qui s’oppose au Royaume de Dieu, un établissement de la nouvelle ère idéale. »
Il n’y aura pas de place pour les non vertueux, juifs ou non-juifs dans le Royaume de Dieu.  Ils auront tous disparus avant l’avènement de l’ère idéale sur cette terre. Les Israélites non-vertueux seront également punis au côté des autres nations impies. Tous les vertueux, en revanche, qu’ils soient Hébreux ou Gentils, partageront également le bonheur et l’abondance de l’ère idéale.
(Pendant ce temps, le DHS contrôlé par les Juifs Illuminati, stocke des armes et des munitions)
Contrastant avec ce que le chrétien américain moyen peut croire, ou percevoir dans le contexte de sa foi chrétienne, qui languit après un royaume universel de Dieu dans les cieux, le paradis auquel fait référence The Jewish Utopia décrivant la « nouvelle ère idéale » – le Nouvel Ordre Mondial – est « un paradis universel de l’humanité… établi en ce monde », sans aucune référence à l’au-delà.
Qui dirigera ce Nouvel Ordre Mondial ? D’après les affirmations d’Higger concernant la tradition juive : « Il sera un descendant de la maison de David. »

LE CHEF

La tradition Talmudique déclare qu’un « descendant de la Maison de David prendra la tête de « l’ère idéale » après que le monde entier ait souffert, pendant une période ininterrompue de 9 mois, sous la férule d’un gouvernement méchant et corrompu comme celui d’Edom. »
(Note : Il existe aujourd’hui une organisation internationale juive, Davidic Dynasty, œuvrant ouvertement à la recherche et à la réunion des descendants de la maison de David. Il ne s’agit pas d’une « théorie de la conspiration ». C’est un fait. Sachant ce qu’enseigne le Talmud au sujet de ceux qui doivent diriger le monde, nous pouvons peut-être comprendre la motivation de ce groupe.)
Le monde entier « réalisera graduellement que la piété est identique à la vertu » et que Dieu « adhère à Israël et qu’Israël est la nation vertueuse idéale. »
D’après ces enseignements rabbiniques qui sont à l’origine du rêve multiséculaire de l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial, les peuples de la terre proclameront aux dirigeants juifs : « Nous vous suivons, car nous avons compris que Dieu est avec vous. »
(Une condamnation trop dure pour un homme qui sert le NOM & dissimule le 11/09, Newton et d’autres attaques sous faux drapeau ?)
A tel point que le rabbin déclare : « Le peuple d’Israël accomplira la conquête spirituelle des peuples de la terre, afin qu’Israël soit élevé au-dessus de toutes les nations, en nom, et en gloire. »
Notons le concept de « conquérir » renvoyant à la bataille. Prenons note du concept d’Israël s’élevant au-dessus de tous les autres peuples, renvoyant à la suprématie et à la supériorité. La violence et le racisme à l’égard du non-juif : aussi simple que cela.

LA RELIGION GLOBALE = JUDAÏSME

Il y aura éventuellement une religion globale. Cela fait partie de la prophétie : « Les nations s’uniront d’abord afin d’évoquer le nom du Seigneur afin de le servir. »
En d’autres termes, il y aura un gouvernement mondial et une religion mondiale, et tout comme Higger et d’autres l’ont fait remarquer, cette religion internationale sera le Judaïsme. Telle sera la marque de la « conquête spirituelle » du monde…
En effet, cela sera le pouvoir Juif, siégeant à Jérusalem, avec à sa tête un descendant de la maison de David, référé comme étant le « Saint » qui répartira les possessions du monde.
Quels seront les bénéficiaires de ces possessions ? Au vertueux appartiendront toutes les richesses, trésors et gains industriels ainsi que toutes les ressources du monde. Les non-vertueux ne posséderont rien. »
Les nations impies « n’auront aucune part dans l’ère idéale. » Leur règne sera détruit et disparaitra avant l’inauguration du Nouvel Ordre Mondial. La « méchanceté » de ces nations consistera principalement à accumuler l’argent appartenant au « peuple » et d’oppresser et de voler « les pauvres ».
Bien qu’Higger ne le précise pas, les familiers de la traduction Talmudique reconnaitront que le « peuple » et les « pauvres » sont les Juifs : le Talmud enseigne que seuls les Juifs sont des êtres humains et que tous les autres sont des animaux, ainsi, bien sûr, seul les Juifs peuvent être un peuple. Les « pauvres » sont – bien sur – les Juifs qui se sont toujours dépeints eux-mêmes comme étant les victimes et les oppressés.
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