« 15 ANS DE MAFIA » DU COMMUNISME A L’EXTREME DROITE


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Une histoire nourrie de faits réels…

par Frank Cécrops

« Plus je vais accepter de tremper dans leurs sales affaires, moins je pourrai m’en sortir. A ce stade de compromission, autant ramener de quoi trouver assez d’éléments pour les confondre en justice. Ce qui veut dire continuer à être le complice de ces manœuvres en courant le risque d’être réellement pris pour un criminel. Quand on voit où ils en arrivent, à laisser quelqu’un tuer des innocents, il faut s’attendre à tout. »

Franck, militaire français, est envoyé au Cambodge par un des services de renseignement de l’armée afin de faire tomber un réseau de trafic d’enfants mis en place par une cellule mafieuse. Infiltré et utilisé dans cette affaire de pédophilie aux contours incertains, l’auteur a souhaité faire de son récit un témoignage pour faire éclater la vérité sur la corruption de la police et les méthodes de la mafia dans le trafic d’êtres humains en Asie du Sud.

pieuvre[1]

« Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien ».

Cette maxime serait attribuée à Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur. Tout comme le démontre ce livre, un fait pourrait camoufler un vrai ou faux crime, lui-même pouvant n’être qu’une manoeuvre devant perdre les enquêteurs. Au bout du compte, le noir devient blanc, puis redevient noir et encore une fois blanc, autant qu’il le faut pour que la vérité soit perdue à jamais. La pédophilie est créée de toute pièce pour préserver des trafics internationaux.

Dans ce livre, rien ne peut être interprété comme une vérité, aucune accusation ne peut être arrêtée comme telle, toute affaire en cache peut-être une autre. Les évènements se lisent à la recherche d’éléments permettant de dessiner les bras de la pieuvre mafieuse. De nombreux assassinats ont des prolongements sur d’autres affaires, le passionné peut ainsi les découvrir en menant une lecture attentive. Derrière une banale information sans intérêt peuvent se cacher des éléments expliquant des tragédies humaines.

Pour aider à décrypter ce livre, l’auteur a parsemé en filigrane des indices afin d’amener à comprendre des crimes que la justice n’arrive pas à élucider ou qui n’ont jamais été portés à sa connaissance.

Plusieurs meurtriers pourraient ainsi y être cités, mais ils ne sont pas désignés comme tels.

Ce livre ne s’appuie que sur des faits réels. Il reprend en partie ceux révélés par le livre « La Mafia française, ses méthodes, ses réseaux ». Aucun fait ou désignation de personne n’avait été contesté.

Pour préserver la vie privée, les noms de certains protagonistes sont camouflés. D’autres sont clairement reconnaissables pour susciter une réflexion salutaire et interpeller la justice. Quelques faits et dates sont tronqués afin de protéger l’identité de témoins ou de victimes.

Les premiers lecteurs à réagir seront les mafieux.

Source:  15ansdemafia.wordpress.com

Nous avons un nouveau mess@ge… — jbl1960blog


De Patrice Sanchez ; L’auteur de « RENAISSANCE D’UNE APOCALYPSE CÉRÉBRALE« Un de ces messages qu’il n’est pas possible d’éluder. À chaque que j’ai l’impression de me noyer, pire de couler à pic, et par une synchronicité qui parfois me fout les j’tons, vraiment, physiquement, tant elle prouve que nous sommes bien, TOUS, INTER-RELIÉS comme l’expression […]

via Nous avons un nouveau mess@ge… — jbl1960blog

Témoignage : Moi, intellectuel algérien, et l’ALN-ANP


madaniya.info

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Illustration:  Des indépendantistes algériens faits prisonniers par l’armée française en juin 1957, près de Tebessa. STF / INTERCONTINENTALE / AFP

Par Abdel’alim Medjaoui, moudjahid, écrivain.

Sous le titre « Les intellectuels et l’ANP », B. Mili a traité de la question du malaise des intellectuels vis-à-vis de l’armée et il a tenté d’en expliquer, à partir de son expérience, les ressorts historiques.
Intervention stimulante qui me pousse à prolonger l’exercice en donnant mon point de vue sur le sujet…

Automne 1954

Je m’inscris en propédeutique médicale (PCB) à Alger. Mon but : devenir médecin, pour bien gagner ma vie et m’assurer un peu de dignité dans le monde colonial.
Au même moment, d’autres s’affairaient aux derniers préparatifs de la lutte armée…
J’avais fait la connaissance du Dr Nekkache. Un homme profondément moderne, mais tout aussi profondément enraciné dans ce petit peuple d’employés, d’ouvriers, de lettrés, d’artistes, etc., en particulier de M’dina J’dida, où son cabinet était situé…
Il y réunissait chaque week-end des jeunes (scouts, lycéens,…) pour des activités culturelles et scientifiques. C’est là que j’ai appris, entre autres, comment prendre en charge un blessé, un malade en cas d’urgence…

Ma rencontre avec l’ALN

Nekkache me préparait aussi à ma 1ère année universitaire. Je réussis au PCB et m’inscrivis en 1ère année de médecine.
Entretemps je faisais plus attention à ce qui passait autour de moi, ma préoccupation n’étant plus centrée sur mon seul but, même si en début d’année universitaire, je m’étais juré, avec mon ami Youcef – le futur colonel Hassan – de forcer la porte de la médecine hospitalière, disputée entre seuls mandarins juifs et chrétiens et leurs rejetons (1).

De plus, j’avais compris que Nekkache était de ce mouvement enclenché le 1er novembre, qui commençait à m’intéresser, fin 1955, parce qu’entre autre le pouvoir colonial n’arrivait pas à l’étouffer.
Dans La Nuit coloniale (2), Ferhat Abbas expliquera pourquoi l’intellectuel qu’il était, s’est finalement rangé du côté des « nationalistes algériens emprisonnés » : Ils « cessent d’être considérés par l’opinion musulmane comme de jeunes irresponsables. Ils deviennent des martyrs et des précurseurs de la seule émancipation possible. L’instinct populaire, que rien ne vient distraire, est plus puissant que les meilleures constructions juridiques et les plus belles spéculations de l’esprit.»

Je me convainquis que ces hommes me montraient le chemin de la dignité réelle et décidai de les rejoindre. Youcef était partant lui aussi… J’en informai le Dr Nekkache… qui nous ouvrit directement la voie vers l’ALN. Alors que Youcef la rejoignait, je devais, avant d’y aller moi-même, faire profiter des jeunes qui s’y engageaient de mon petit savoir-faire sur les soins d’urgence. Avec la grève, nombre d’étudiants et de lycéens, en route pour le maquis, devaient passer par l’« école » que j’animais sous l’égide de la grande Nefissa Hamoud.

C’est seulement en août que je deviens maquisard. Là encore, je prends en charge, avec les amis étudiants qui m’avaient devancé, l’organisation du service de santé de la région. L’ALN, dans cette zone 1 de la wilaya 3, était fière de nous, de même que la population de la région pour qui nous concrétisions cet « état démocratique et social » que la Révolution s’était engagé à établir. Et l’ennemi, s’acharnant à nous poursuivre, spécialement, et à nous remplacer par l’offre sanitaire de ses SAS auprès de la population, montrait l’importance du rôle que nous jouions dans le système de l’ALN.

C’est un autre lieu d’expression du FLN que je vais rejoindre après mon arrestation en février 1957. À travers camps et prisons où l’on m’a trimbalé, je défendais, avec mes frères d’infortune, l’honneur de détenus FLN.
Dans ces espaces – et en particulier à Lambèse qui arborait férocement son appellation « Maison de force et de correction » sur le monumental portail d’entrée – on devait, dans des conditions épouvantables où la mort était toujours en maraude, imposer, petit à petit, notre droit à la dignité d’Algériens.

Je suis fier d’avoir participé à l’œuvre de salubrité humaine, grâce à quoi s’est imposé patiemment, à une France raciste et inhumaine, sous les oripeaux de 1789, un régime de droit presqu’humain jamais connu dans ses prisons…
Cette œuvre salutaire s’est déployée y compris dans l’univers concentrationnaire sans droit : « camps [dits] de regroupement », où les femmes ont inscrit des pages somptueuses de résistance qui ont à peine ému quelque Michel Rocard impuissant à changer quoi que ce fût, ou quelque photographe utilisé pour des portraits d’état-civil ; et « camps spéciaux », où se sont distingués un Moustapha Khalef, un Abdelhamid Benzine ou un Yacine Isaad, n’hésitant pas à risquer leur vie pour porter à la connaissance du monde les horreurs qu’une France sans scrupules lui cachait. Pour cela, Moustapha tombera au champ d’honneur !

Ces incarcérations de masse ont réuni des miniatures d’Algérie où étaient représentées toutes les régions du pays et toutes les couches sociales. Je me suis enrichi à avoir été de cette humanité bariolée, chaleureuse et solidaire dans l’adversité… J’y rencontrai même des gens de ma région, de ceux qui, hier, subjugués par l’oppression coloniale, me traitaient de « balisi » (satanique), parce que j’étais « badisi » (adepte de Ben Badis). La Révolution les avait rendus à leur humanité nationale…

Ma rencontre avec l’UGEMA et le FLN

Septembre 1961 : libéré… me voici, le 1er novembre, à Bruxelles où je vais refaire ma 1ère année de médecine. J’y retrouve, président de la section de l’UGEMA, un ancien condisciple qui m’a assuré d’une bourse UGEMA… Je retrouve également un autre ami de médecine d’Alger, responsable, lui, de la section des « étudiants du parti »; lui aussi me promet l’aide du « parti ». Il m’a parlé de frictions entre les deux structures, et je lui ai promis d’agir pour ramener l’harmonie entre militants.
En m’informant de l’objet du litige, je découvrais l’UGEMA, d’un côté, et le FLN, de l’autre.

L’UGEMA, d’abord

J’apprends que, pour le renouvellement du bureau prévu en ce début d’année universitaire, le « parti » exige que l’on désigne comme président, le chef de la section des « étudiants du parti ». C’est contraire aux règles de fonctionnement de l’Union : le bureau de section est élu en assemblée générale par les étudiants de la section, sans quoi la direction ne le valide pas. Et rien ne s’oppose à ce que ce chef tente sa chance en se présentant au vote de la base.

La vie démocratique de l’UGEMA, à tous les échelons de l’Union, est un acquis de modernité novembriste qui lui vaut une reconnaissance internationale, et assure à la cause de l’indépendance qu’elle défend, le soutien des organisations d’étudiants des pays occidentaux et des pays socialistes sans qu’elle ait à épouser leurs querelles idéologiques…

Elle doit cette orientation à son congrès constitutif en juillet 1955 marqué par le large débat autour du « M » (musulmans).
Le « M » lui a donné, dans le cadre de la loi coloniale (de 1901), le statut d’institution nationale de l’Algérie non française. L’orientation a été renforcée ouvertement, dans le sens de l’adhésion au FLN-ALN, par le 2e Congrès tenu à Paris un an après, en présence de représentants d’associations étudiantes étrangères. On heurtait de front la loi coloniale, d’où l’interdiction immédiate de l’UGEMA et un procès à ses dirigeants. Moment important du combat politique contre le colonialisme au cours duquel l’UGEMA a reçu le soutien de l’opinion étudiante internationale.(3)

Fort de ces renseignements, je pense pouvoir trouver un terrain d’entente avec mon ami, chef des « étudiants militants ». Qu’il tente sa chance devant la base !
– J’étais naïf. Car là, je découvrais le « FLN »… de Bruxelles, un « FLN » qui ne pouvait être celui qui m’avait chaleureusement accueilli dans l’ALN… Ce « FLN »-ci se montrait décidé à sacrifier le profit politique qualitatif que notre Union apportait à la cause nationale…

Par ma seule présence à l’Université libre de Bruxelles (ULB), j’enrichissais ce profit.
Les étudiants et enseignants belges qui m’avaient reçu parmi eux, voyaient en moi un homme « civilisé » (« tu es comme nous », me disaient certains étonnés). Mon image jurait avec celle de notre ALN-FLN fabriquée par la propagande française. J’informais mes hôtes, dans des tribunes organisées pour m’écouter, que j’avais rejoint l’ALN et assuré un service public de santé jamais tenu par la France là où j’ai officié ; que j’avais été arrêté, et vécu des tourments dont je ne pensais pas sortir vivant ; mais que ces tourments n’étaient rien par rapport aux terribles souffrances matérielles et morales infligées à mon peuple par une France infidèle à ses valeurs de 1789…

J’allais d’ailleurs vivre, lors des examens de fin d’année, un moment exaltant avec mon examinateur en physique, un grand patron en la matière : il me félicitait, non pour le succès à mon examen – cela allait dans dire –, mais pour l’indépendance de mon pays. Mon professeur me dit sa fierté d’avoir un peu contribué à notre victoire en nous recevant à l’ULB. Il m’a assuré que notre révolution nationale pouvait compter, pour la construction du pays, sur l’apport des nombreux amis que notre lutte nous avait gagnés à travers le monde… Je sortais de là rayonnant. J’étais réconcilié avec la vie et convaincu de la justesse de notre défense de notre section UGEMA.

Devant notre résistance, ce « FLN » inventa une nouvelle tâche à notre intention : il nous fallait militer en cellule avec les ouvriers ! Invention d’intellectuels dont le sens populiste échappait à ses auteurs : en utilisant les ouvriers pour nous sanctionner, pensant nous rabaisser, ils trahissaient leur mépris des ouvriers. N’ont-ils pas compris qu’un militant du FLN, du moins celui de Novembre, est celui qui apporte à la lutte de libération nationale son savoir-faire irremplaçable que son parcours dans la vie lui a permis d’acquérir ?

Ainsi, au maquis, j’apportais ma contribution spécifique à la lutte armée, comme le manieur du pistolet mitrailleur la sienne.
Je n’ai pas eu les mêmes aptitudes que mon ami Youcef (ou le chahid Lotfi, ou les regrettés Kafi et Boumédiène), tous intellectuels comme moi ; sinon, j’aurais pu avoir l’honneur de diriger une région ou une wilaya ou même le pays, comme me l’offrait la Révolution !

Moi l’ex djoundi et détenu ALN devenu UGEMA

Étudiant à l’extérieur du pays, je me trouvais devant deux structures, la section de l’UGEMA et celle des « étudiants du parti ». La première, une institution, avait une histoire marquée au sceau de Novembre, et des résultats probants en faveur de l’indépendance. Et la seconde ? Une structure adventice qui veut caporaliser, phagocyter l’autre, et pourquoi ?

Nous avons « milité » dans les « cellules ouvrières » sans céder sur la préservation de l’UGEMA. Nous n’avons pas été désarçonnés par une lettre du Vice-Président du GPRA nommant, de Tunis, le chef des « étudiants militants » à la tête de notre section. Nous avons refusé cette mesure arbitraire, accusant nos vis-à-vis d’avoir désinformé Tunis !
On nous marginalisa alors et on nous exclut… de la fête du 5 Juillet 1962, devenue fête du GPRA !

Le coup d’État « soft » contre la Révolution

Nous vivions une dérive locale, mais sentions confusément que la direction de la Révolution était en crise ; d’autant que des bruits nous parvenaient de Tunis qui n’étaient pas réconfortants. Et, personnellement, je mettais mon espoir en cet État-major de l’ALN – quoi qu’on en ait dit – qui semblait s’opposer à ce GPRA soutenu, disait-on, par Bourguiba.
Et, la crise se confirma, dramatique, en 1962…

Plus tard, L’indépendance confisquée de Ferhat Abbas (Flammarion, Paris, 1984), me signalera un point important d’histoire : le changement qui a prévalu au GPRA. Pour mieux faire face aux négociations, a-t-on avancé, on a mis un président dit « révolutionnaire », à la place du président prétendu « réformiste ».
C’était un coup d’État contre Novembre, ourdi sur la base de symboles (4) que ce dernier avait rendus inopérants, mais que le « centralisme » a remis à l’honneur pour dire sa volonté « révolutionnaire » de prendre en main l’indépendance !

– Par ce coup d’État, les chefs ex « centralistes » ont rétréci, à leur ex mouvance organique, le large champ national d’action unie et solidaire des différentes couches sociales ouvert par la Révolution du 1er Novembre.
L’histoire avait pourtant jugé : ils avaient en effet bloqué les cadres et la base militante qui était sous leur coupe pour qu’ils ne participent pas à « l’aventureuse » lutte armée ; mais celle-ci s’est victorieusement lancée malgré ce blocage. Ils n’ont pas compris la chance que leur a donnée Abbane en les « réhabilitant » pour les recycler dans le mouvement : ils s’y sont alors considérés comme s’il était une simple continuité du PPA-MTLD ; ils n’ont eu de cesse alors que d’y conquérir, en tant que « politiques », une place dirigeante par rapport aux « militaires » de la lutte armée…

– Ils ont, surtout, désuni ces forces que la Révolution avait entraînées, qui se sont alors opposées les unes aux autres. Ils ont introduit le putschisme dans la révolution et éclaboussé ainsi l’image de l’Algérie révolutionnaire, qualifiée depuis d’autoritaire, dirigée par un pouvoir militaire. Mais le coup ne venait pas des « militaires », mais d’un pouvoir civil, et il n’a pas été dirigé contre les « militaires » et l’ALN, sinon il n’aurait pas commencé par viser F. Abbas et ses amis, notre UGEMA, …, c’est-à-dire de nombreuses forces « civiles » qui s’étaient reconnues en Novembre.

Reste à comprendre le sens de l’intégration des « 3B » à ce néo- « Comité central ». Ces « 3B » avaient représenté le « militaire », face au (ou à côté du) « politique », figuré par les ex-« centralistes », dans cette simplification organique de Novembre qui a prévalu à partir d’un certain moment de la guerre de libération. La fermeture des frontières par Challe avait-elle rendu les « 3B » à leur plus simple expression ? Ou s’étaient-ils accrochés au char du GPRA « révolutionnaire » par solidarité gouvernementale ? Seule une recherche sérieuse et objective permettrait de répondre à de telles questions et à d’autres…
Le résultat de ce coup d’État « soft » est éloquent. Qu’on en juge !

Un oukase du GPRA 3

C’est avec un état d’esprit respectueux envers tous mes aînés du mouvement national que j’apporte ce témoignage. Et je suis conscient de la difficulté de l’exercice :
difficulté à dire ma peine de ce qu’avec mes amis UGEMA, nous ayons été traités d’ennemis de la
Révolution… – et en même temps, difficulté à analyser les tenants de ces souvenirs pénibles, de prendre la posture de l’historien, non pour juger mais, pour trouver une explication au geste dont nous ne vivions qu’un aspect local, mais qui a abouti à la dissolution de l’UGEMA.
Un oukase du GPRA 3 a présidé en effet à cette mise à mort.
Ayant imposé une « section des étudiants du Parti » organiquement dépendante de lui, il réduit ainsi une UGEMA pouvant – sait-on jamais, du fait de sa relative indépendance institutionnalisée par Novembre ? – poser problème à ses projets élitaires exclusifs.

Le GPRA 3 a même pensé, renouvelant ce traitement de l’UGEMA, s’appuyer sur l’ALN de l’intérieur, contre l’É.-M. G. qu’il ne maîtrisait pas. Il a envoyé des sortes d’« officiers militants du « Parti »», « sûrs », pour prendre en main les wilayas ALN par-dessus la tête de leurs chefs ! Mon ami Youcef en sait quelque chose, de même que le commandant M. Bennoui qui a dénoncé la manœuvre dans ses Mémoires…

Immenses dégâts ! Des décombres fumants de l’UGEMA surgissent des groupes d’étudiants en plein désarroi, qui se regardent en ennemis et se disputent les restes du mouvement. L’échec de la tentative de congrès tenu en été 1962 signe la fin de l’influence majoritaire du nationalisme militant chez les étudiants.

Naissance d’une UGEMA étriquée, L’UNEA

Les forces du nationalisme, désunies, cherchaient à régler la question du pouvoir. Et j’osais moi, le moudjahid qui avais pris le train en marche, porter un jugement dévalorisant sur d’autres moudjahidine au parcours étincelant, et dont certains ont été parmi les « précurseurs de la seule émancipation possible » qui m’ont donné conscience que je pouvais sortir de la soumission. J’osais me réjouir que le GPRA ait été « débouté », pour au moins ce traitement qu’il a fait subir aux étudiants… Cependant le pouvoir installé aux dépens du GPRA, au lieu de réhabiliter l’UGEMA, s’est dépêché de créer sa propre « section des étudiants du parti », reproduisant la tare générique d’étroitesse du GPRA 3…

Et c’est contre la volonté du « Parti » au pouvoir et malgré SES « étudiants » qu’est née l’UNEA, à la place de la défunte UGEMA. Les étudiants communistes ont su rallier assez de voix pour, démocratiquement, rompre le lien organique entre l’UNEA et le « Parti », et supprimer le M pour lui substituer le N… De mon exil intérieur, j’applaudis ce rapport imposé au « Parti ». Je ne tardais pas à rejoindre les rangs de l’Union, puis à en être un dirigeant…

Entretemps, le champ politique national « s’enrichit » d’une nouvelle charte, et c’est au nom de cette charte d’Alger que nous commettons l’innommable : nous excluons de l’UNEA sa section de Paris dont les dirigeants ont marqué des distances avec la Charte ! Je participe à reproduire, à mon tour, la tare d’étroitesse générée par le GPRA 3.
Le N se découvre beaucoup moins national que le M de l’UGEMA !

Et qu’en est-il de l’ANP ?

Nous la regardions avec méfiance, ce que confirmera, pour nous, le 19 juin 1965. J’avais rejoint le PCA et entrai avec lui en opposition, entrainant avec nous l’UNEA. Nous aggravions la tare d’étroitesse… en nous accaparant l’organisation des étudiants au profit de nos intérêts de parti…

Boumédiène, lui, déclare l’ANP digne héritière de l’ALN ce qu’il traduit par un gros effort de modernisation et de formation, en appui sur les DAF et les écoles de cadets de la Révolution, et par la réduction du FLN à un « appareil du parti »; par-là, il s’attaque à la source de la tare d’étroitesse…

Il entreprend de s’appuyer sur « les cadres de la nation », structure informelle avec laquelle il initie un débat autour de la politique de développement, désignée comme le Grand jihad et appuyée sur la valorisation des hydrocarbures. Ce débat se concrétise par la Charte nationale. Tout en se montrant attentif aux besoins des couches populaires, il déploie une audacieuse politique étrangère de neutralité active, et une politique de soutien aux mouvements de libération. Ce qui lui a coûté certainement la vie.

Sa disparition a été vécue comme un drame majeur par le peuple : qui montrait son inquiétude pour les lendemains d’une politique qu’il a sentie marquée par le souffle du FLN du 1er Novembre. Devant la profondeur de ce deuil populaire, le grand Boudiaf reconnaissait son tort de s’être opposé à Boumédiène et décidait de quitter la scène politique. Et notre « Saout-echaab », dont l’opposition s’était assouplie sans disparaître après le Qarrarna du 24 février 1971, a dû s’incliner devant la perte d’un « camarade de combat »…

Le coup de pied de mule des DAF

Mais l’inquiétude populaire n’était pas vaine : Le « parti FLN » est ré-intronisé en grande pompe, et les DAF sont inclus dans sa direction. Libérés de leur « employeur », ils s’enhardissent à s’imposer au politique : la tare d’étroitesse… est ici le fait d’un démembrement de l’ANP. Ils chargent le « parti » de maîtriser les cadres avec « l’article 120 » et patronnent une politique économique et étrangère détricotant celle de Boumédiène… et rapetissant donc l’Algérie à qui il avait redonné les couleurs de Novembre. Ils mènent alors le pays droit à la crise…

Et moi, dans tout cela ? Avec mon parti clandestin, nous continuons à soutenir certaines positions du pouvoir « dafiste » tout en nous opposant à d’autres…
Novembre 1986, les émules des DAF, les « capitaines de Boumédiène », frappent à la porte, en « redresseurs », pour exiger une sorte d’alternance. Le pouvoir tergiverse alors, sacrifie l’antidémocratique « Parti FLN », se constitue un « FLN » plus « clean », dans la cadre d’une ouverture démocratique qu’il leste de l’islamisme.
Nous n’avons pas saisi alors la gravité de cette mesure où nous n’avons vu que l’occasion de légaliser enfin notre parti.

Mais les « redresseurs » ont diagnostiqué, dans ce jeu irresponsable avec le feu islamiste, l’introduction mortelle dans le corps de notre société d’un « virus », d’autant plus dangereux qu’il s’introduit sous le couvert de l’Islam. Ils ont alors exigé la démission des responsables de cette grave dérive. Le premier responsable abdique mais emporte avec lui l’institution présidentielle. Ils réinitialisent la Révolution en la personne du grand Boudiaf… qui revient en disant sa confiance dans l’ANP !

L’islamisme saisit le danger, qu’il veut conjurer en le supprimant.
Attentat inexpiable ! Il vise à assassiner l’État national. Il est, sans doute, facilité par une certaine désinvolture (« dafiste »?) des services présidentiels de protection.
Mais c’est trop tard ! En rejoignant ses frères du 1er Novembre tombés au champ d’honneur, Boudiaf bouclait la boucle, éclairant de nouveau la voie qu’il avait ouverte avec eux… Les jeunes et le peuple, rendus à la confiance unitaire, plébiscitent à la présidence de la République un des dignes héritiers de l’ALN pour faire barrage à l’islamisme ravageur… L’ANP marquait là un point essentiel. On sentait cependant qu’il lui faudrait mener un effort sérieux pour limer ses excroissances « dafistes »…
Mais bientôt, elle nous remplira de fierté par le combat intelligent – où s’illustreront ses services ! – qu’elle mènera avec succès contre le « sida » islamiste, en appui sur les moudjahidine et le peuple qu’elle encouragera à se mobiliser…

Notes

  1. Cf. les Mémoires du regretté Pr Chaulet.
  2. Seuil, 1962 ; réédité par l’ANEP dont, en 2005, avec une présentation que j’ai signée.
  3. Le représentant de l’USNSA, C.-M. Henry a témoigné, à ce procès, du soutien des étudiants des USA aux étudiants algériens en lutte, à leur aspiration à l’indépendance. Il a été d’ailleurs expulsé aussitôt de France où il étudiait  Cet universitaire est l’auteur de la seule recherche sur l’UGEMA, du seul livre qui en a consigné les résultats sous le titre UGEMA (1955-1962) Témoignages. Casbah, 2010, 2012. Il y dit dans un texte qui introduit et éclaire sa thèse, que « L’UGEMA était […] l’incarnation vivante de la Révolution algérienne, pas uniquement pour les étudiants algériens […], mais aussi pour tous les étudiants admiratifs et solidaires de par le monde »!
  4. C’est Pierre. Bourdieu qui disait, sans aucun jugement de valeur, que « dès le moment où la révolution symbolique est en marche [et Novembre en est une], il y a place pour l’imposture de la révolution, le faire-semblant de la révolution. […] On voit apparaître des imposteurs qui, ayant compris avant les autres la révolution en cours, opèrent une conversion au moins apparente et cumulent, pendant un certain temps, les profits de la conservation et ceux de la conversion.» In « L’Effet Manet », Le Monde diplomatique, Nov. 2013, pp. 13-14.
A propos de l’auteur

Originaire de la région de Tlemcen, moujahed en Kabylie, parlant couramment l’Amazigh. Medjaoui ‘Abdel’alim, né en juillet 1935, détient une licence en sciences économiques de l’université d’Alger et un DEA en histoire soutenu à Paris VIII. Il a interrompu des études médicales en 1956, date à laquelle il a rejoint l’Armée de libération nationale (ALN). Arrêté, il a été condamné à 5 ans d’emprisonnement… À l’indépendance il a rejoint le parti communiste et a été un des dirigeants de l’Union nationale des étudiants algériens et du parti de l’Avant-garde socialiste.

 

Témoignage très fort d’un ex-luciférien de la finance (M. Ronald Bernard) !


lelibrepenseur.org

Voici un témoignage très fort extrêmement perturbant d’un ex-homme d’affaires néerlandais ayant appartenu aux plus hautes sphères de la finance internationale criminelle. Malgré la gravité des accusations d’appartenance de ces élites à une secte luciférienne pratiquant des rituels de sacrifices d’enfants, on sait tous qu’il y a quelque chose de vrai derrière…
Lorsqu’il affirme par exemple que les services secrets du monde entier ne sont que des entreprises criminelles, on le sait et la CIA, le Mossad ou le MI6, sont là pour le prouver chaque jour. On sait également que le groupe terroriste Daech réussit à vendre du pétrole à bas prix sur les marchés internationaux, il est donc obligé de passer par le système bancaire classique ! Ceci est factuel, évident. Il suffit de voir comment ils permettent à ce groupe terroriste de faire sa propagande via les réseaux sociaux, en utilisant les satellites occidentaux, pour comprendre que tout ceci n’est qu’une vaste fumisterie !

Bref, ce témoignage est précieux et à faire tourner au plus grand nombre afin que les gens commencent à comprendre qui dirige ce monde et vers quel chaos nous nous dirigeons tous ensemble.


Ronald Bernard est un homme d’affaire néerlandais ayant navigué dans les hautes sphères de la finance internationale. Dans son témoignage d’une quarantaine de minutes pour le média De Vrije, il explique comment il avait mis sa conscience et sa morale au « congélateur », dit-il, afin de pouvoir pratiquer son business sans désagréments psychologiques (un mécanisme de survie).
 

MON INCROYABLE DECOUVERTE DE L’ISLAM


 

Témoignage saisissant d’une ancienne catholique

Dernièrement quand quelqu’un me demande comment je suis rentrée dans le giron de
l’Islam, j’étais étonnée et un peu surprise. Car je n’ai jamais pensé en entrant en Islam, ça
allait être un tournant décisif. Quand j’ai décidé de devenir musulmane, ma première
question était c’est quoi le catholicisme. Les réponses a cette question et à beaucoup d’autres
exigent plus de réflexion que je n’aurais jamais imaginé. Pour répondre vraiment a ces
questions, je devais commencer dés le début afin que vous compreniez le point où je vais
dans ma vie qui m’a conduit à accepter enfin la vérité de l’Islam. Je suis devenue
musulmane à l’âge de 67 ans, et je remercie Dieu qui m’a béni pour devenir une croyante
dans l’Islam. “ Et puis, quiconque Allah veut guider, il lui ouvre la poitrine à l’Islam. Et
quiconque il veut égarer, il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s’il s’efforçait de
monter au ciel. Ainsi Allah inflige sa punition à ceux qui ne croient pas.” Coran 6: 125
J’ai été élevée dans une maison catholique stricte, la fille cadette de trois enfants. Mon père
travaillait dur et longtemps chaque jour, il partait chaque jour tôt le matin et revenait tard
dans la nuit. Tout cela pour que ma mère puisse rester a la maison pour prendre soin de mes
sœurs et moi. Un très triste et malheureux jour, ma mère nous a dit que mon père a eu un
accident de voiture. Il est décédé subitement. Et tout notre monde s’est retourné à l’envers.
Avec tous les changements qui se sont produits, ma mère nous a dit qu’elle devait maintenant
travailler. Ma mère qui avait travaillé comme infirmière, est obligée maintenant de travailler
pour nous soutenir. Elle a trouvé un emploi à l’hôpital local. A plusieurs reprises travaillant
deux permanences. Mais avec cette responsabilité retrouvée, ma mère n’était plus en mesure
de superviser notre éducation, et même si elle nous a envoyé à l’école catholique son travail
l’empêchait de garder un œil vigilant sur ses filles.
Ainsi avec beaucoup de temps qui passe, je me suis retrouvée passer le temps avec mes amis
dans les cafés locaux. C’est là que j’ai rencontré un homme Musulman très gentil qui devint
plus tard mon mari. Ma mère ne savait pas que je passais du temps avec cet homme. en fait
quand je lui ai dit que j’étais amoureuse et que je voulais me marier, elle m’a prévenue que
nous étions d’horizons différents et que nous aurions fini par avoir des problèmes, elle a
déclaré que si nous aurions des enfants a l’avenir des problèmes religieuses vont sans aucun
doute se développer. A vingt ans je ne pouvais pas imaginer que nous aurions des
problèmes dans notre mariage. J’étais tellement amoureuse et se sentait si heureuse que
quelqu’un prenait soin de moi. À cette époque, mon mari n’était pas un homme très religieux
et au fond de moi je sentais que je serais capable de le faire convertir au catholicisme. Malgré
que nous n’ayons pas le même origine ethnique, je me suis considérée comme plus ouverte
d’esprit et était très heureuse d’embrasser une nouvelle culture.
Tout semblait aller si bien pour les années suivantes. Nous étions heureux et pas une seule
fois la culture ou la religion nous causa aucun problème. Dieu nous a béni avec un beau
garçon, puis quelques années plus tard avec une belle fille. Nous menons doucement notre
vie, et j’ai même commencé à prendre mes enfants à l’église avec moi. Mon mari ne m’a
jamais empêché d’assister chaque semaine à la messe du dimanche. Cependant après quelque

temps d’être allé à l’église avec les enfants, il m’a prévenu qu’il ne veut pas que j’emmène
les Enfants à l’église. Franchement j’ai été en colère et bouleversée “ mais pourquoi pas, je
me suis opposée.” Toute religion est mieux que rien j’ai soutenue. Je ne pouvais pas
comprendre le mal de les prendre à l’église. Jusqu’à ce point, nous n’avions jamais discuté
religion, en fait je n’avais jamais pensé qu’il pourrait y avoir une religion différente du
catholicisme. Je suis née catholique et je pensais que le catholicisme est la vrai religion.
Pour voir l’explication que je ne peux même pas mettre un doigt dessus, il semblait qu’à
partir de ce jour, tant de problèmes sont maintenant évidents. Nous avons discuté sur toute
chose et sur tout le monde. Maintenant Les petites choses sont devenues une grosse affaire.
La religion est devenue quelque chose a discuter. Nous donnons nos point de vue au sujet de
la belle famille et surtout malheureusement sur l’éducation de nos enfants. Tout ce que ma
mère nous a averti est devenu maintenant réalité.
La seule paix et harmonie qui est maintenant entre nous était la sagesse, la sincérité, le souci
et l’amour du père de mon mari, mon beau père aimait son fils et ses petits enfants, mais moi
aussi il m’aimait véritablement comme sa fille. Il était très religieux et fervent musulman et
était un homme très sage. Car à cette époque je n’étais pas prise de l’Islam, mon beau père
était ma première introduction dans l’Islam. Il priait, jeûnait pendant le mois de Ramadan, et
a été très généreux envers les pauvres, puisque tous les jours en rentrant de la mosquée à la
maison après la prière du Zuhr, il invitait toute personne dans le besoin pour manger avec lui,
c’était tout les jours. Les parents se souviennent qu’il avait poursuivit cette habitude jusqu’à
sa mort a l’âge de 95 ans.
Mon beau père n’aimait pas les disputes entre mon mari et moi, et nous conseilla de trouver
une solution avant que les enfants ayant à souffrir a cause de nos disputes. Il a tenté
désespérément de nous aider à trouver une solution Il a averti son fils pour m’allouer une
chambre pour me permettre de pratiquer ma religion, et c’en était fini Les disputes a cause de
la religion. Je me sentais frustrée et voulait prendre une pause. Quand j’avais demandé à mon
mari la séparation, il a convenu que c’était peut être la meilleure solution pour notre mariage.
Vous Connaissez le dicton « l’absence rend le cœur plus affectueux » eh bien pas dans notre
cas. En fait l’absence
faisait croitre nos cœurs a l’écart après la séparation nous voulions tous les deux une
séparation définitive et avons convenus pour un divorce. Bien que je voulais désespérément
que mes enfants vivent avec moi
Nous sentions tous les deux que ce serait mieux pour les enfants d’être élevés par leur père, il
était en bien meilleure position financière pour les élever et leur donner beaucoup de confort,
quelque chose que je n’étais pas prête a les offrir. Je pensais a eux tout les soirs, je suis
retourné chez ma mère, et continuait à voir mes enfants chaque week-end. Mon ex époux les
déposait le vendredi après midi et les ramenait le dimanche au petit matin bien que cet
arrangement m’était mauvais, mais c’était mieux que rien.

Chaque soir avant d’aller au lit, je lisais la Bible. Lorsque mes enfants venaient me rendre
visite, je voulais leur lire un passage indépendamment du fait que mes enfants ont compris ou
non, une nuit après avoir lu un passage j’ai demandé de l’aide a Jésus, la nuit suivante , des
Anges, la nuit suivante des différents Saints, la nuit suivante a la Vierge Marie. Mais une nuit
nous n’avions plus de saints, alors j’ai dit “ maintenant nous allons demander a Dieu.”Mon
fils demanda “ okay maintenant qui est Dieu “Il est celui qui vous a créé, qui m’a créé, il est
pour toujours notre voisin. Alors il méditait ; il pensait au sujet de ces mots, a mon
explication je frottais la croix, j’ai dit “ maintenant Dieu merci “ il regarda la Croix et dit “
maman qu’est ce que c’est “ j’ai dit “ c’est Dieu, il est le fils de Dieu.” Il a dit “ vous venez
de me dire il y a un instant que Dieu est éternel. Comment se fait-il que celui là est mort? “
Je n’ai jamais dans toute ma vie réalisé ce fait. Il m’a demandé d’où vient ce Dieu? Et j’ai
répondu, il est venu des entrailles de Marie, de la Vierge Marie. Il a dit “ il est né quelques
temps avant “ j’ai répondu oui. Mais ensuite il dit “ mais tu m’as dit que Il est pour toujours.
Il n’est jamais mort et il n’est jamais né. Mon fils qui avait environ huit ans m’a demandé
directement “ maman, pourquoi ne pas simplement demander l’aide a Dieu? “ J’ai été
surprise et étourdie et je me souviens d’avoir été un peu choquée qu’il remettrait ma religion
en question. Je lui ai dit que moi aussi je demande a Dieu. Je ne savais pas que ce serait que
mon fils qui grandit et qui devienne une constante épine dans mes côtes, toujours me rappeler
de la nécessité d’adorer Dieu un et vrai. Dieu- merci.
J’ai fini par me remarier quelques années plus tard, et j’ai déménagé en Australie avec mon
nouveau mari. Mon ex-mari qui s’est remarié aussi, s’installa avec la famille en Arabie
Saoudite. Mes enfants me manquaient mais finalement c’est en Italie que j’ai fondé une
nouvelle famille, et est devenue la mère de trois autres filles. Mais chaque nuit je priais “ au
nom du père, du fils et du saint esprit “. Les années sont passés rapidement Et activement,
j’étais tellement excité qu’un été mon fils et ma fille allaient me rendre visite. Tant de choses
sont passées dans ma tête. Seraient-ils heureux de me revoir après une si longue absence?
Que devions nous parler, j’ai prié une aide. Toutes mes craintes ce sont évaporées la première
fois que j’ai posé les yeux sur mes enfants à l’aéroport et il y avait un lien renoué entre mère
et enfants en si peu de temps écoulé.
Mon fils a été le plus bavard, il fit en sorte de me rappeler qu’ils ne mangent pas de porc, ils
ne pouvaient pas manger des aliments qui contiennent de l’alcool, une habitude qui est restée
de l’époque ou j’étais mariée a son Père. En ce qui concerne le vin, je m’assurerais de
l’arrêter avec le cuisson tant qu’ils étaient chez moi.
Nous avons eu un bel été d’apprendre à nous connaitre les un les autres, leur faire connaitre
leurs nouvelles sœurs. Piqueniquer , partir en promenades, nager. Je ne voulais pas qu’il se
termine. Mais je savais qu’ils avaient leur vie en Arabie Saoudite et ils avaient besoin d’y
revenir. J’ai demandé à ma fille la redoutable question de la manière dont sa belle mère la
traitait, et honnêtement j’ai sentie le bonheur quand elle m’a répondue Qu’elle la traitait
comme sa fille.

Après cet été mes enfants m’ont rendu visite deux fois. Quand mon fils a eu ses 21 ans, il est
venu vivre chez moi pendant 6 mois nous discutons religion. Discuter religion avec mon fils?
Mon fils et moi avons presque la même personnalité, mais nous avions nos différences.
Évidemment, si dans les disputes j’ai un tempérament chaud mon fils est beaucoup plus serin,
il tend à maintenir un sentiment de calme pendant que je suis au bord de la folie! En dépit de
ce conflit, je crois que ça travaille en notre faveur parce que nous pouvons trouver un
équilibre au sein De notre discussion. Nous sommes très sensibles, aimables, généreux et
serviables personnes. Ce que j’admire le plus chez mon fils c’est son dévouement pour tout
ce qu’il fait. Il est doux, gentil, mais il a une forte éthique et vise à réaliser tout ce qu’il met
dans son esprit. Pour cela je le respecte beaucoup. J’admire sa capacité à garder la tête froide
dans le plus stressant des situations. Il est très logique et a l’habitude de ne pas s’attarder Sur
un problème. Il tente simplement de trouver des solutions, et de neutraliser les complications
autant que possible. J’ai continué à prier pour que mon fils pourrait trouver dans son cœur la
solution pour se convertir au catholicisme, j’ai mauvaisement voulu qu’il devienne un prêtre,
j’ai sentie qu’il ferait un bon prêcheur. Il était Un bon garçon, et craignait Dieu qui est une
bonne qualification pour le sacerdoce. Quand je lui ai dit qu’il ferait un admirable prêtre,
mon fils a souri et a répondu qu’il serait plus probable que sa mère devienne une musulmane
plutôt qu’il devienne lui un prêtre catholique.
Cependant après 6 mois, mon fils a exprimé le désir de partir pour les États-Unis. Il finit par
s’établir en Amérique et construit une maison en Floride. Pendant ce temps, je suis devenue
veuve avec une adolescente fille à la maison. Mon fils voulait que je le rejoigne en Amérique,
alors je suis partie aux États-Unis avec ma fille de 17 ans nous nous sentions bien en
Amérique et ma fille a rapidement commencer à faire sa vie. Rien n’a changé entre mon fils
et moi, nous avons continués à discuter du catholicisme et de l’Islam, et ni l’un ni l’autre “
n’abandonne “. Une fois quand le sujet de la trinité est arrivé et je n’ai pas trouvé de réponses
ou réfutation a ses arguments je le quitte et je vais à part. Je deviens très fâchée quand je vois
qu’il attaque ma religion.
Pourquoi tu ne peux pas être comme tout le monde, demandai-je “ les autres musulmans
m’acceptent et n’essaient pas de me convertir “. Je ne suis pas comme tout le monde,
répondit il “ je t’aime, je suis votre fils et je veux que vous alliez au paradis “ je lui ai
répondue que je vais au paradis, je suis une bonne femme, honnête, qui n’a pas menti, volé
ou triché . mon fils répondit “ ces choses sont nécessaires et utiles dans la vie mondaine,
mais dans Le Coran il est dit a plusieurs reprises que Allah ne pardonne pas le chirk (
polythéisme ), le Coran dit que le Seul pêché que dieu ne pardonne pas, c’est d’associer des
partenaires avec lui. Mais il pardonne quelque soit d’autre a qui il veut. Il me pria de lire,
d’apprendre, et de découvrir l’Islam. Des livres ont étés apportés pour que je puisse ouvrir
mon esprit, j’ai refusé. Née catholique, je mourrai catholique.je suis resté pour les dix
prochaines Années, vivant à proximité de mon fils, sa femme et la famille. J’ai voulu
également passer du temps avec ma Fille qui vivait encore en Arabie Saoudite. C’était pas
facile d’obtenir un visa. Mon fils plaisantait en disant que si Je viens d’accepter l’Islam, ce
serait mon visa pour entrer en Arabie Saoudite. Car je ne suis pas en mesure d’obtenir un visa

OUMRA. Je le rappelle sévèrement que je n’étais pas une musulmane. Après beaucoup de
travail et quelques contacts on m’a donné un visa de “ visiteur “ pour visiter ma fille. `
J’ai visité ma fille en Arabie Saoudite et est tombée amoureuse de ce pays, du climat et des
gens.je ne voulais pas partir après les six mois, donc j’ai demandé une extension, je voudrais
entendre le azan (appel a la prière) Cinq fois par jour, et verrai les fidèles fermer leur
magasins et repartir a la prière. Même si c’était très touchant j’ai continué la lecture de ma
bible chaque matin, et chaque soir, et ne cessai de réciter le rosaire. Pas une seule fois, ma
fille ou toute autre personne musulmane ne m’a jamais parlé de l’Islam ou tenter de me
convertir. Ils m’ont respecté et m’ont permis de pratiquer ma religion.
Mon fils venait en Arabie Saoudite pour me rendre visite, j’étais tellement contente, car je
l’avais tant manquée, à peine arrivée, il était de nouveau après moi à parler de religion et de
l’unicité de Dieu. J’étais en colère, je lui ai dit que j’ai été en Arabie Saoudite pour un an et
toujours pas une foi on m’a parlé de religion. Et lui pour sa deuxième nuit ici, il est tellement
pressé de commencer la prêche. Il s’est excusé et m’a dit a nouveau combien il voulait me
faire accepter l’Islam.je lui ai dit a nouveau que je ne quitterai jamais le Christianisme. Il m’a
posé des questions sur la trinité et comment pourrai-je en croire. Quelque chose n’a
simplement pas de sens logique. Il m’a rappelé que moi-même j’avais des questions a ce
sujet.je lui ai dit que tout ça n’a pas à avoir de sens. Il vous suffit d’avoir la foi, il a semblé
accepter cette réponse. J’ai été heureuse car enfin j’ai gagné une discussion sur la religion.
Mon fils m’a demandé de lui expliquer la miraculeuse naissance de Jésus, la vierge Marie
Jésus mourant pour nos pêchés, Dieu souffrant, son esprit en lui, Jésus comme Dieu, Jésus
comme fils de Dieu. Il était calme tout le temps que je parlais, pas d’objection, mon fils
tranquille ? Il a ensuite demandé doucement « maman, si Jésus est mort pour nos pêchés un
vendredi, et puis comme vous le dites il est ressuscité trois jours plus tard le dimanche, donc
qui a géré le monde pendant ces trois jours ?. « maman explique moi ça ? » j’ai pensé a la
logique de cette question, et a ce moment j’ai constaté que tout ce que j’ai dit n’avait aucun
sens.
J’ai déclaré « Jésus était le fils de Dieu, Jésus et Dieu sont une seule et même chose. » mon
fils a répondu, les vaches ont des veaux ; petites vaches. Les chats ont des chatons ; petits
chats. Les humains ont des enfants ; petits humains. Quand Dieu a un fils, qui il est ? Un peu
de Dieu ? Si oui, alors avez-vous deux Dieux. (Aujourd’hui, j’étais vraiment en colère) il a
alors demandé
« Jésus a été un être humain » je lui ai répondue « oui » puis il dit « par conséquent, il ne
pouvait pas être Dieu » l’affirmation selon laquelle Dieu s’est fait homme est également une
absurdité’ il ne convient pas a Dieu de prendre les caractéristiques de l’homme. Car cela
signifie que le créateur est devenu sa propre création. Toutefois, la création est un produit de
l’acte du créateur. Si le créateur est devenu sa création cela voudrait dire que le créateur lui-même
s’est fait créer, ce qui est une absurdité évidente d’être créé. Il faudrait d’abord qu’il
n’existe pas et s’il n’existait pas, comment pourrait il créer ?en outre s’il était créé cela
voudrait dire qu’il avait un commencement, ce qui contredit son éternité. Par définition la
création a besoin d’un créateur, pour les êtres créés ils doivent avoir un créateur à les faire exister.

Dieu n’a pas besoin d’un créateur parce qu’il est le créateur. Ainsi il y a une
contradiction évidente dans les termes. L’affirmation que Dieu est devenu sa création
implique qu’il aurait besoin d’un créateur, ce qui est un concept ridicule. Cela contredit la
notion fondamentale de comme étant incréé. Ne nécessitant pas de créateur et d’être le
créateur. Sachant que je n’avais pas de réponse à ça, répondis-je « permettez-moi de réfléchir
à la réponse ».
Ce soir là j’ai pensé longuement et sérieusement a ce que mon fils a dit. L’idée que Jésus est
le fils de Dieu n’a plus de sens pour moi, et je n’acceptai plus le fait que Jésus et Dieu sont
un. Avant d’aller dormir cette nuit là mon fils m’a demandé de prier Dieu avant d’aller
dormir, et de lui demander de me conduire dans le droit chemin. J’ai promis à mon fils que je
vais sincèrement implorer Dieu pour avoir la réponse. Je suis allé dans ma chambre et j’ai lu
le livre que mon fils m’avait donné, j’ai ouvert le Coran et je me suis mise à lire. C’était
comme si quelque chose m’avait été enlevé de mon cœur. Je me sentais différente, j’ai vu la
vérité dans l’Islam, combien j’avais lutté contre toutes ces années la ?
Cette nuit j’ai prié a Dieu seul, non a Jésus, non pas a Marie, non pas les anges ou les saints
ou le Saint esprit. Simplement à Dieu, j’ai pleuré et j’ai demandé des conseils. J’ai prié que si
l’Islam était le bon choix, s’il vous plait change mon cœur et mon esprit. Je suis allée dormir,
et le lendemain matin je me suis réveillée et j’ai annoncé à mon fils que j’étais prête à
accepter l’Islam. Il fut étonné, il s’est mit à pleurer, ma fille et petite fille ont été appelées et
ont sus que j’avais annoncé « il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et Muhammad (SAW) est
son messager et dernier Prophète. » je me sentais une femme changée. J’étais heureuse, c’est
comme si quelqu’un avait soulevé le voile des ténèbres de mon cœur. Tous ceux qui me
connaissaient ne pouvaient pas croire que j’ai été convertie. Parfois, je ne pourrais pas y
croire ! Mais l’Islam m’a rendue aussi droite, si paisible et si sereine !
Après le retour de mon fils aux États-Unis, j’ai appris a réciter sourate AL-FATIHA, en
arabe, et en plus j’ai appris comment performer mes prières. J’ai continué à vivre comme
avant, sauf que maintenant je suis une musulmane. J’ai toujours aimé assister à des réunions
de famille avec ma fille, et aux événements sociaux si possibles. Je voudrais assister aux
mariages des amis aux familiales parties de « Henné, » présentation de bébé (apiqua) et les
cérémonies quand quelqu’un meurt. Environ six mois après avoir été convertie a l’Islam,
j’étais a une réunion funéraire qui m’a vraiment touchée, et qui a renforcé dans mon cœur
quelle belle religion qu’est l’Islam. Un jeune garçon était mort d’une maladie, lorsque
ma fille se préparait à partir pour les condoléances, je lui ai demandé si elle connaissait bien
la famille, elle répondait que non, « alors pourquoi aller? » demandai-je ? Parce que la
famille est en deuil, et il est de mon devoir en Islam d’aller et peut être offrir n’importe quel
soutien que je puisse. J’ai décidé de s’habiller et de partir avec elle. Je suis allé avec ma fille
pour présenter nos condoléances à la famille du garçon. J’ai été débordée par le nombre de
personnes présentes. J’ai été surprise et touchée que tant de personnes sont venus présenter
leur soutien a la famille, tout ce que je peux penser de ce que j’ai vu au deuil de cette famille,
est combien elle est belle cette religion d’Islam.que tant de gens prennent leur responsabilités
pour apporter leur soutien à cette famille. Et cet événement précis où les musulmans ont

montré un débordement de sympathie, est un autre événement qui confirme la beauté de
l’Islam.
Je suis musulmane depuis trois ans maintenant, alhamdulillah, depuis ce temps j’ai effectué
la OMRA à deux reprises avec mon fils et ma fille. Mon fils, ma fille et moi avons visités la
KAABAH, et la mosquée du saint prophète à Médine. Je viens de célébrer mon 70em
anniversaire « alhamdulillah ». Parfois je repense à toutes les difficultés et les peines que j’ai
fait subir à mon fils. Mais mon fils était extrêmement heureux d’avoir été un moyen pour me
rendre musulmane. Il dit alors que le Prophète (SAW) a dit à une personne « le paradis se
trouve sous les pieds des mères ». Le sens du hadith est que vous devez servir votre mère et
de prendre bien soin d’elle. Il est certain qu’en étant sous mes pieds que c’était le paradis
pour nous deux. J’aurais souhaité aussi que si ma fille avait appliqué un peu de pression sur
moi, j’aurais pu devenir musulmane plus tôt. Mais mon fils m’a rappelé qu’Allah est le
meilleur des planificateurs. Et c’est seulement lui (SWT) qui peut donner hidaya (guidance) à
une personne
« Tu (Mohammad « SAW » ) ne guides pas celui que tu aimes: mais c’est Allah qui guide
qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés. » (Coran 28:56). La meilleure
chose que Dieu m’a honoré c’est en me Guidant vers le chemin de l’Islam, et faire de moi
une musulmane. Et InchAllah nous irons ensembles avec mon fils au Paradis

« AMEEN »

VOYAGES EN France PENDANT LES ANNÉES 1787, 1788, 1789


 

Auteur : Arthur Young

Ouvrage : Voyages en France en 1787, 1788 et 1789

PRÉFACE DE L’AUTEUR
Il est permis de douter que l’histoire moderne ait offert à l’attention
de l’homme politique quelque chose de plus intéressant que le
progrès et la rivalité des deux empires de France et d’Angleterre,
depuis le ministère de Colbert jusqu’à la révolution française. Dans le
cours de ces cent trente années tous deux ont jeté une splendeur qui a
causé l’admiration de l’humanité.
L’intérêt que le monde entier prend à l’examen des maximes
d’économie politique qui ont dirigé leurs gouvernements est
proportionné à la puissance, à la richesse et aux ressources de ces
nations. Ce n’est certainement pas une recherche de peu d’importance
que celle de déterminer jusqu’à quel point l’influence de ces systèmes
économiques s’est fait sentir dans l’agriculture, l’industrie, le
commerce, la prospérité publique. On a publié tant de livres sur ces
sujets, considérés au point de vue de la théorie, que peut-être ne
regardera-t-on point comme perdu le temps consacré à les reprendre
sous leur aspect pratique. Les observations que j’ai faites il y a
quelques années en Angleterre et en Irlande, et dont j’ai publié le
résultat sous le titre de Tours, étaient un pas, dans cette voie qui mène
à la connaissance exacte de l’état de notre agriculture. Ce n’est pas à
moi de les juger ; je dirai seulement qu’on en a donné des traductions
dans les principales langues de l’Europe, et que, malgré leurs fautes
et leurs lacunes, on a souvent regretté de n’avoir pas une semblable
description de la France, à laquelle le cultivateur et l’homme
politique puissent avoir recours. On aurait, en effet, raison de se
plaindre que ce vaste empire, qui a joué un si grand rôle dans

l’histoire, dût encore rester un siècle inconnu à l’égard de ce qui fait
l’objet de mes recherches.
Cent trente ans se sont passés ; avec eux, l’un des règnes les plus
glorieux les plus fertiles en grandes choses dont l’on ait gardé la
mémoire ; et la puissance, les ressources de la France, bien que mises
à une dure épreuve, se sont montrées formidables à l’Europe. Jusqu’à
quel point cette puissance, ces ressources s’appuyaient-elles sur la
base inébranlable d’une agriculture éclairée, sur le terrain plus
trompeur du commerce et de l’industrie ? Jusqu’à quel point la
richesse, le pouvoir, l’éclat extérieur, quelle qu’en fût la source, ontils
répandu sur la nation le bien-être qu’ils semblaient indiquer ?
Questions fort intéressantes, mais résolues, bien imparfaitement par
ceux qui ourdissent au coin du feu leurs systèmes politiques ou qui
les attrapent au vol en traversant l’Europe en poste. L’homme dont les
connaissances en agriculture ne sont que superficielles ignore la
conduite à suivre dans de telles investigations : à peine peut-il faire
une différence entre les causes qui précipitent un peuple dans la
misère et celles qui le conduisent au bonheur. Quiconque se sera
occupé de ces études ne traitera pas mon assertion de paradoxe. Le
cultivateur qui n’est que cultivateur ne saisit pas, au milieu de ses
voyages, les relations qui unissent les pratiques agricoles à la
prospérité nationale, des faits en apparence insignifiants à l’intérêt de
l’État ; relations suffisantes pour changer, en quelques cas, des
champs fertiles en déserts, une culture intelligente en source de
faiblesse pour le Royaume. Ni l’un ni l’autre de ces hommes spéciaux
ne s’entendra en pareille matière ; il faut, pour y arriver, réunir leurs
deux aptitudes à un esprit libre de tous préjugés, surtout des préjugés
nationaux, de tous systèmes, de toutes ces vaines théories qui ne se
trouvent que dans le cabinet de travail des rêveurs.
Dieu me garde de me croire si heureusement doué ! Je ne sais que
trop le contraire. Pour entreprendre une oeuvre aussi difficile je ne me
fonde que sur l’accueil favorable obtenu par mon rapport sur
l’agriculture anglaise. Une expérience de vingt ans, acquise depuis
que ces essais ont paru, me fait croire que je ne suis pas moins

préparé à les tenter de nouveau que je ne l’étais alors. Il y a plus
d’intérêt à connaître ce qu’était la France, maintenant que des nuages
qui, il y a quatre ou cinq ans, obscurcissaient son ciel politique a
éclaté un orage si terrible. C’eût été un juste sujet d’étonnement si,
entre la naissance de la monarchie en France et sa chute, ce pays
n’avait pas été examiné spécialement au point de vue de l’agriculture.
Le lecteur de bonne foi ne s’attendra pas à trouver dans les tablettes
d’un voyageur le détail des pratiques que celui-là seul peut donner,
qui s’est arrêté quelques mois, quelques années, dans un même
endroit : vingt personnes qui y consacreraient vingt ans n’en
viendraient pas à bout ; supposons même qu’elles le puissent, c’est à
peine si la millième partie de leurs travaux vaudrait qu’on la lût.
Quelques districts très avancés méritent qu’on y donne autant
d’attention ; mais le nombre en est fort restreint en tout pays, et celui
des pratiques qui leur vaudraient d’être étudiés plus restreint encore.
Quant aux mauvaises habitudes, il suffit de savoir qu’il y en a, et qu’il
faut y pourvoir, et cette connaissance touche bien plutôt l’homme
politique que le cultivateur. Quiconque sait au moins un peu, quelle
est ma situation, ne cherchera pas dans cet ouvrage ce que les
privilèges du rang et de la fortune sont seuls capables de fournir ; je
n’en possède aucun et n’ai en d’autres armes, pour vaincre les
difficultés, qu’une attention constante et un labeur persévérant.
Si mes vues avaient été encouragées par cette réussite dans le
monde qui rend les efforts plus vigoureux, les recherches plus
ardentes, mon ouvrage eût été plus digne du public ; mais une telle
réussite se trouve ici dans toute carrière autre que celle du cultivateur.
Le non ulus aratro dignus honos ne s’appliquait pas plus justement à
Rome au temps des troubles civils et des massacres, qu’il ne
s’applique à l’Angleterre en un temps de paix et de prospérité.
Qu’il me soit permis de mentionner un fait pour montrer que,
quelles que soient les fautes contenues dans les pages qui vont suivre,
elles ne viennent pas d’une assurance présomptueuse du succès,
sentiment propre seulement à des écrivains bien autrement populaires
que je ne le suis. Quand l’éditeur se chargea de hasarder l’impression

de ces notes et que celle du journal fut un peu avancée, on remit au
compositeur le manuscrit entier afin de voir s’il aurait de quoi remplir
soixante feuilles. Il s’en trouva cent quarante, et, le lecteur peut m’en
croire, le travail auquel il fallut se livrer pour retrancher plus de la
moitié de ce que j’avais écrit, ne me causa aucun regret, bien que je
dusse sacrifier plusieurs chapitres qui m’avaient coûté de pénibles
recherches.
L’éditeur eût imprimé le tout ; mais l’auteur, quels que soient ses
autres défauts, doit être au moins exempt de se voir taxé d’une trop
grande confiance dans la faveur publique puisqu’il s’est prêté aux
retranchements, aussi volontiers qu’il l’avait fait à la composition de
son oeuvre.
Le succès de la seconde partie dépendait tellement de l’exactitude
des chiffres, que je ne m’en fiai pas à moi-même pour l’examen des
calculs, mais à un instituteur qui passe pour s’y connaître, et j’espère
qu’aucune erreur considérable ne lui sera échappée.
La révolution française était un sujet difficile, périlleux à traiter ;
mais on ne pouvait la passer sous silence. J’espère que les détails que
je donne et les réflexions que je hasarde seront reçus avec
bienveillance, en pensant à tant d’auteurs d’une habileté et d’une
réputation non communes qui ont échoué en pareille matière. Je me
suis tenu si éloigné des extrêmes que c’est à peine si je puis espérer
quelques approbations ; mais je m’appliquerai à cette occasion, les
paroles de Swift : « J’ai, ainsi que les autres discoureurs, l’ambition
de prétendre à ce que tous les partis me donnent raison ; mais, si j’y
dois renoncer, je demanderai alors que tous me donnent tort ; je me
croirais par là pleinement justifié, et ce me serait une assurance de
penser que je me suis au moins montré impartial et que peut-être j’ai
atteint la vérité. »

INTRODUCTION
Il y a deux manières d’écrire les voyages : on peut ou enregistrer
les faits qui les ont signalés, ou donner les résultats auxquels ils ont
conduit. Dans le premier cas, on a un simple journal, et sous ce titre
doivent être classés tous les livres de voyages écrits en forme de
lettres. Les autres se présentent ordinairement comme essais sur
différents sujets. On a un exemple de la première méthode dans
presque tous les livres des voyageurs modernes. Les admirables
essais de mon honorable ami, M. le professeur Symonds, sur
l’agriculture italienne, sont un des plus parfaits modèles de la
seconde.
Il importe peu pour un homme de génie d’adopter l’une ou l’autre
de ces méthodes, il rendra toute forme utile et tout enseignement
intéressant. Mais pour des écrivains d’un moindre talent, il est d’une
importance de peser les circonstances pour et contre chacun de ces
modes.
Le journal a cet avantage qu’il porte en soi un plus haut degré de
vraisemblance, et acquiert, par conséquent, plus de valeur. Un
voyageur qui enregistre ainsi ses observations, se trahit dès qu’il parle
de choses qu’il n’a pas vues. Il lui est interdit de donner ses propres
spéculations sur des fondements insuffisants : s’il voit peu de choses,
il n’en peut rapporter que peu ; s’il a de bonnes occasions de
s’instruire, le lecteur est à même de s’en apercevoir, et ne donnera pas
plus de créance à ses informations que les sources d’où elles sortent
ne paraîtront devoir en mériter. S’il passe si rapidement à travers le

pays qu’aucun jugement ne lui soit possible, le lecteur le sait ; s’il
reste longtemps dans des endroits de peu ou de point d’importance,
on le voit, et on a la satisfaction d’avoir contre les erreurs soit
volontaires, soit involontaires, autant de garanties que la nature des
choses le permet, tous avantages inconnus à l’autre méthode.
Mais, d’un autre côté, de grands inconvénients leur font contrepoids,
parmi lesquels vient au premier rang la prolixité, que
l’adoption du journal rend presque inévitable. On est obligé de
revenir sur les mêmes sujets et les mêmes idées, et ce n’est
certainement pas une faute légère d’employer une multitude de
paroles à ce que peu de mots suffiraient à exprimer bien mieux. Une
autre objection sérieuse, c’est que des sujets importants, au lieu d’être
groupés de manière à ce qu’on puise en tirer des exemples ou des
comparaisons, se trouvent donnés comme ils ont été observés, par
échappées, sans ordre de temps ni de lieux, ce qui amoindrit l’effet de
l’ouvrage et lui enlève beaucoup de son utilité.
Les essais fondés sur les principaux faits observés, et donnant les
résultats des voyages et non plus les voyages eux-mêmes, ont
évidemment en leur faveur ce très grand avantage, que les sujets
traités de la sorte sont réunis et mis en lumière autant que l’habileté
de l’auteur le lui a permis ; la matière se présente avec toute sa force
et tout son effet. La brièveté est une autre qualité inappréciable, car
tous détails inutiles étant mis de côté, le lecteur n’a plus devant lui
que ce qui tend à l’éclaircissement du sujet : quant aux inconvénients,
je n’ai nul besoin d’en parler, je les ai suffisamment indiqués en
montrant les avantages du journal ; il est clair que les avantages de
l’une de ces formes seront en raison directe des inconvénients de
l’autre.
Après avoir pesé le pour et le contre, je pense qu’il ne m’est pas
impossible, dans ma position particulière, de joindre le bénéfice de
l’une et de l’autre.
J’ai cru qu’ayant pour objet principal et prédominant l’agriculture,

je pourrais répartir chacun des objets qu’elle embrasse en différents
chapitres, conservant ainsi l’avantage de donner uniquement les
résultats de mes voyages.
En même temps je me propose, afin de procurer au lecteur la
satisfaction que l’on peut trouver dans un journal, de donner sous
cette forme les observations que j’ai faites sur l’aspect des pays
parcourus et sur les moeurs, les coutumes, les amusements, les villes,
les routes, les maisons de plaisance, etc., etc., qui peuvent, sans
inconvénient, y trouver place. J’espère le contenter ainsi sur tous les
points dont nous devons, en toute sincérité, lui donner connaissance
pour les raisons que j’ai indiquées plus haut.
C’est, d’après cette idée que j’ai revu mes notes et composé le
travail que j’offre maintenant au public.
Mais voyager sur le papier a aussi bien ses difficultés que gravir
les rochers et traverser les fleuves. Quand j’eus tracé mon plan et
commencé à travailler en conséquence, je rejetai sans merci une
multitude de petites circonstances personnelles et de conversations
jetées sur le papier pour l’amusement de ma famille et de mes amis
intimes. Cela m’attira les remontrances d’une personne pour le
jugement de laquelle je professe une grande déférence. À son avis,
j’aurais absolument gâté mon journal par le retranchement des
passages mêmes qui avaient le plus de chance de plaire à la grande
masse des lecteurs. En un mot, je devais abandonner entièrement
mon journal ou le publier tel qu’il avait été écrit : traiter le public en
ami, lui laisser tout voir et m’en fier à sa bienveillance pour excuser
ce qui lui semblerait futile.
C’est ainsi que raisonnait cet ami : « Croyez-moi, Young, ces
notes, écrites au moment de la première impression, ont plus chance
de plaire que ce que vous produirez à présent de sang-froid, avec
l’idée de la réputation en tête : la chose que vous retrancherez, quelle
qu’elle soit, eût été intéressante, car vous serez guidé par l’importance
du sujet ; et soyez sûr que ce n’est pas tant cette considération qui

charme, qu’une façon aisée et négligée de penser et d’écrire, plus
naturelle à l’homme qui ne compose pas pour le public. Vous-même
me fournissez une preuve de la rectitude de mon opinion. Votre
voyage en Irlande (me disait-il trop obligeamment) est une des
meilleures descriptions de pays que j’aie lues : il n’a pas eu cependant
grand succès. Pourquoi ? Parce que la majeure partie en est consacrée
à un journal de fermier que personne ne voudra lire, quelque bon
qu’il puisse être à consulter. Si donc vous publiez quelque chose, que
ce soit de façon qu’on le lise, ou bien abandonnez cette méthode, et
tenez-vous-en aux dissertations en règle. Souvenez-vous des voyages
du docteur *** et de madame ***, dont il serait difficile de tirer une
seule idée ; ils ont été cependant reçus avec applaudissements ; il
n’est pas jusqu’aux sottes aventures de Baretti, parmi les muletiers
espagnols, qui ne se lisent avec avidité »
La haute opinion que j’ai du jugement de mon ami m’a fait suivre
son conseil ; en conséquence, je me hasarde à offrir au public cet
itinéraire, absolument tel qu’il a été écrit sur les lieux, priant le
lecteur, qui trouvera trop de choses frivoles, de pardonner, en
réfléchissant que l’objet principal de mes voyages se douve dans une
autre partie de celle oeuvre, à laquelle il peut recourir dès maintenant,
s’il ne veut s’occuper que des objets d’une plus grande importance.

JOURNAL

suite…

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Les carnets de Guantanamo


 

Auteur : Mohamedou Ould Slahi

Ouvrage : Les carnets de Guantanamo

Année : 2015

Emprisonné depuis août 2002 à Guantánamo, Mohamedou Ould Slahi n’a jamais été inculpé par la justice américaine. Et alors qu’un juge fédéral a ordonné sa libération, le gouvernement des États-Unis a décidé d’ignorer cette décision et ne donne aucun signe d’une quelconque volonté de lui rendre sa liberté. En 2005, trois ans après son arrestation, Mohamedou a commencé à rédiger un journal. Pendant des mois, il a écrit ses mémoires à la main, racontant sa vie avant de disparaître dans les limbes de Guantánamo, pour ce qu’il qualifie « d’interminable tour du monde » de la détention et des interrogatoires. Son journal n’est pas seulement une chronique captivante d’un déni de justice, c’est aussi un récit profondément personnel : terrifiant, parfois férocement drôle, et d’une grande élégance. Publiés pour la première fois, Les Carnets de Guantánamo sont un document d’une importance historique unique

.Mohamedou Ould Slahi aimerait dédier son récit à la
mémoire de sa mère, Maryem Mint el-Wadia.
Il souhaite également préciser qu’il lui aurait été impossible
d’inclure cette dédicace sans Nancy Hollander, et ses collègues
Theresa Duncan et Linda Moreno.

Guantanámo, l’impasse
L’extraordinaire force des pages qui suivent provient de
l’inestimable témoignage qu’elles livrent. Si Guantánamo n’a jamais été
caché, jamais il ne nous a été permis d’entrer ainsi au plus près et au
plus effrayant de cette prison.
Quatre mois après les attentats du 11 septembre, dans une
Amérique sous le choc, les autorités américaines ouvraient ce centre
de détention au mépris des règles les plus élémentaires du droit. La
légitimité de la « guerre contre la terreur » justifiant tous les moyens,
elles ne cachaient pas cette prison excentrée sur une base militaire de
Cuba, allant jusqu’à ouvrir une partie du camp aux journalistes ou
ONG, orchestrant des campagnes de communication destinées à
renforcer l’adhésion de l’opinion américaine.
Une transparence pourtant très relative : le plus inavouable a
longtemps été caché ou nié. La vitrine officielle devait tenir. Elle s’est
rapidement délitée, l’aberration du système aidant. La dé-classification
des présents carnets, la parution le 9 décembre 2014 de la version
abrégée d’un rapport du Sénat sur les méthodes de torture employées
par la CIA sont autant de récents et flagrants démentis de toute
tentative de légitimation de Guantánamo. Le droit international le dit
et le principe d’humanité le crie : rien ne peut justifier ce qui s’est
pratiqué et se pratique encore dans cette zone de non droit absolu.
Depuis l’ouverture de Guantánamo, la situation n’a pas vraiment
changé. Dès sa prise de fonction en janvier 2009, Barack Obama s’était
pourtant engagé à fermer le camp, dénonçant les dérives liées à la
guerre globale contre le terrorisme. En août 2014, il reconnaissait
publiquement que les Etats-Unis avaient « torturé des gens » et à
l’automne il réaffirmait qu’il fallait fermer Guantánamo. Mais, en
déclarant que 36 détenus ne seraient jamais jugés ni libérés, et en
réaffirmant la notion de guerre globale contre le terrorisme, il va dans
le même sens que le Congrès qui ne cesse de s’opposer à la fermeture
de Guantánamo.
Treize ans après son ouverture, le centre n’est toujours pas fermé

et les enjeux juridiques et humains qu’il pose restent entiers. Le
nombre de détenus a certes baissé (136 en décembre 2014 sur les 779
détenus sur la base depuis 2002), mais leur sort reste incertain,
imprécis. Leurs conditions de détention demeurent plus que
préoccupantes et les récentes grèves de la faim en attestent. La réponse
qui consiste à forcer les détenus à se nourrir est une forme de torture…
un cercle qui semble infernal.
La prise de conscience du scandale que représente Guantánamo est
désormais acquise. Le travail d’ONG comme Amnesty International,
qui depuis l’ouverture du camp en dénonce les dérives tout en
réclamant sa fermeture, y a sans doute contribué. La parution dans
plusieurs pays de ces carnets inédits est un pas supplémentaire.
Mais si ces prises de consciences indignent, elles doivent surtout
aider à agir. Au-delà de sa mobilisation auprès ou en faveur de détenus,
Amnesty International ne cesse de rappeler aux autorités américaines
les mesures qui sont impératives pour sortir de cette impasse : la
libération des détenus déclarés « libérables » sans les transférer dans
un pays où leurs droits risquent d’être à nouveau violés, l’inculpation
des autres devant une Cour fédérale sans requérir la peine de mort, la
traduction en justice de tous les auteurs des violations passées et
présentes, et l’attribution de réparations aux victimes.
Amnesty International
Décembre 2014

Chronologie de la détention
Février 2000 – Après avoir passé douze ans à étudier et
travailler à l’étranger, en Allemagne dans un premier temps,
puis brièvement au Canada, Mohamedou Ould Slahi décide de
rentrer chez lui, en Mauritanie. En chemin, il est à deux
reprises emprisonné sur ordre des États-Unis – d’abord par la
police sénégalaise, puis par les autorités mauritaniennes – et
interrogé par des agents américains du FBI à propos du «
complot de l’an 2000 », comme on l’a appelé, qui prévoyait de
faire sauter une bombe à l’aéroport de Los Angeles. Ayant
conclu que rien n’établit qu’il ait été impliqué dans ce projet,
les autorités le relâchent le 14 février 2000.
2000-automne 2001 – Mohamedou vit avec sa famille et
travaille en tant qu’électrotechnicien à Nouakchott, en
Mauritanie.
29 septembre 2001 – Mohamedou est emprisonné deux
semaines durant par les autorités mauritaniennes. Des agents
du FBI l’interrogent de nouveau à propos du complot de l’an
2000. Il est cette fois encore libéré. Les autorités
mauritaniennes déclarent publiquement qu’il est innocent.
20 novembre 2001 – La police mauritanienne se présente
chez Mohamedou et lui demande de la suivre pour un nouvel
interrogatoire. Il obtempère de bon gré et se rend aux locaux
de la police au volant de sa voiture.
28 novembre 2001 – Un avion de la CIA transfère
Mohamedou de Mauritanie à Amman, en Jordanie, où il est

emprisonné et interrogé pendant sept mois et demi par les
services de renseignement jordaniens.
19 juillet 2002 – Un autre appareil de la CIA récupère
Mohamedou à Amman. Il est dévêtu et menotté, on lui
applique un bandeau sur les yeux et on lui fait enfiler une
couche. Il est ensuite transporté sur la base aérienne
américaine de Bagram, en Afghanistan. Les événements
relatés dans les Carnets de Guantánamo débutent sur cette
scène.
4 août 2002 – Après deux semaines d’interrogatoires à
Bagram, Mohamedou et trente-quatre autres détenus sont
entassés dans un camion de transport militaire et envoyés à
Guantánamo. Parvenu à destination, le groupe est pris en
charge le 5 août 2002.
2003-2004 – Les interrogateurs militaires soumettent
Mohamedou à un « plan d’interrogatoire spécial »,
personnellement approuvé par Donald Rumsfeld, le secrétaire
à la Défense américain. Entre autres tortures, il subit des mois
d’isolement total, une multitude d’humiliations physiques,
psychologiques et sexuelles, des menaces de mort, des
menaces à l’encontre de sa famille, ainsi qu’un simulacre
d’enlèvement et d’extradition.
3 mars 2005 – Mohamedou rédige sa demande
d’ordonnance d’habeas corpus.
Été 2005 – À l’isolement dans sa cellule de Guantánamo,
Mohamedou rédige à la main les 466 feuillets qui deviendront
cet ouvrage.
12 juin 2008 – La Cour suprême décrète par cinq voix

contre quatre (Boumediene v. Bush) que les détenus de
Guantánamo ont le droit de s’opposer à leur détention par le
biais d’une ordonnance d’habeas corpus.
Août-décembre 2009 – Le juge de cour de district James
Robertson entend la demande d’habeas corpus de Mohamedou.
22 mars 2010 – Le juge Robertson accorde à Mohamedou
son ordonnance d’habeas corpus et ordonne sa libération.
26 mars 2010 – L’administration Obama fait appel.
17 septembre 2010 – La cour d’appel des États-Unis pour
le neuvième circuit renvoie la demande d’habeas corpus de
Mohamedou devant la cour de district. Cette affaire est
toujours en cours.
Aujourd’hui – Mohamedou est toujours détenu à
Guantánamo, dans la cellule où se sont déroulés bon nombre
des événements rapportés dans cet ouvrage.

Précisions à propos du texte, des
passages censurés et des
annotations

suite…

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Angleterre: une liste éloquente de membres d’un réseau pédo satanique


source:

http://dondevamos.canalblog.com/archives/2014/02/03/29130884.html

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Posté par Ceri

Une liste de personnes impliquées dans des rituels sataniques et pédophiles en Angleterre vient d’être diffusée. Cette liste a été établie à partir du témoignage d’une victime et d’un membre du réseau qui a décidé de balancer, deux témoins en contact avec une association appelée  Ritual Abuse Information Network  & Support (RAINS). Toute une liste de personnes est citée: politiciens, acteurs, journalistes, flics, médecins, entrepreneurs, curés, noblillons… et aussi plusieurs lieux où on a des chances de tomber sur cette bande de maboules lors des grandes dates sataniques.

RAINS vient en aide aux victimes d’abus rituels, qui semblent être aussi courants en Angleterre qu’aux USA. Elle publie aussi des études sur les traumatismes liés à ces abus qui sont particulièrement sadiques. Evidemment, les autorités nient la réalité de ces violences sataniques, grâce à des « médecins » qu’on retrouve souvent dans ces réseaux ou dans ceux du contrôle mental. Dans cette liste, on trouve d’ailleurs quelques-uns de ces propagandistes nocifs.

Dans ces pages, on lit les noms des membres du réseau, mais aussi de certaines victimes. On lit aussi que certains membres ont été liquidés, en général parce qu’ils représentaient une menace pour le réseau.

On apprend que, comme dans les déclarations des témoins X de l’affaire Dutroux, des adolescentes ont été utilisées pour mettre au monde des bébés qui sont ensuite sacrifiés. Qu’on est adepte des rituels de viols collectifs, de sacrifices, que chacun a son rôle, entre les chefs, les pourvoyeurs d’enfants, les chauffeurs, les financiers (parmi lesquels figurerait Elton John)…

1

2

385px-Lord_Montagu_of_Beaulieu_11_Allan_WarrenAu sujet de Lord Montagu (né en 1926), on peut préciser qu’il est réputé depuis une bonne soixantaine d’années pour ses frasques homosexuelles (ce qui lui a valu une condamnation dans les années 50 quand c’était interdit), et il se réclame bisexuel.

En 1953, il est même accusé d’avoir cherché les faveurs d’un boy scout de 14 ans. Il a nié, la justice n’a pas trouvé de preuves et il ne s’est rien passé. Cependant, il est marié et père de famille.

Ledit Lord Montagu a aussi été l’un des grands défenseurs de la cause LGBT, et selon moi il représente typiquement l’infiltration des pédophiles dans la lutte pour les droits des gays. EN tout cas, il fait aujourd’hui figure de martyr de la cause dans la presse commerciale.

Montagu vit donc à Beaulieu dans un grand château de 80 chambres, installé sur une propriété de 8.000 acres où se tiennent une bonne partie des cérémonies de cette bande de dingues, dont il serait le ou l’un des Grands Maîtres. Il y a même une abbaye cistercienne du XIIIe siècle dans la propriété.

Madame Montagu, quant à elle, explique à la presse people à quel point on s’amuse chez eux, à Noël (date satanique, faut-il le préciser). D’habitude, il y a entre 25 et 40 invités lors de ces réjouissances et elle achète autour de 200 cadeaux, dit-elle au magazine People.

Allez savoir pourquoi, le château de Beaulieu est en partie ouvert aux visites durant la période des fêtes, et des animations y sont même organisées, le tout pour un ticket d’entrée de 17£.

Par ailleurs, Lady Montagu aime bien s’afficher dans les oeuvres de charité du coin, et organiser des grandes soirées de collecte de dons pour ses bonnes oeuvres.

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On va s’arrêter sur Virginia Bottomley, épouse de Peter Bottomley. Les deux ont été des députés conservateurs, proches de Thatcher.

Virginia Bottomley fait partie de la direction de la London Schools of Economics, l’antre de l’utralibéralisme.

En tant que secrétaire d’Etat à la santé, Virginia a couvert les abus sexuels commis dans les institutions publiques, et n’a pas tenu compte des nombreux rapports qui lui ont été remis à ce sujet.

D’ailleurs pour elle, les abus sexuels rituels, au sujet desquels elle a réclamé une étude à un certain Jean la Fontaine en 1991, sont « un mythe ». Et depuis ce rapport qui fait encore référence, on ne parle plus d’abus rituels en Angleterre. Il faut dire qu’il était temps d’étouffer toutes ces affaires de rituels sataniques qui commençaient à sortir un peu partout.

Quant à Peter Bottomley, alors que sa carrière politique semblait bien partie, il s’est soudain mis au second plan derrière sa femme. Il s’est mis à la charité, avec la Church of England Children’s Society censée venir en aide aux enfants vulnérables.

Il était aussi membre du Monday Club, dont plusieurs membres venaient violer des gamins pris dans les orphelinats, à Elm Guest House, au début des années 80.

Quant à Ted Heath, hélas on ne le présente plus. Cet ancien premier ministre conservateur s’est fait pincer dans des toilettes publiques avec des mineurs, puis on le retrouve à Jersey, quand Savile lui amenait des gamins sur son yacht le Morning Cloud, on le retrouve aussi à Elm Guest House, dans les orphelinats du Pays de Galles et dans l’affaire du Kincora Boy’s Home à Belfast.

Cela a probablement servi à le faire chanter, car souvent des photos étaient prises lors des partouzes. Les anglais lui reprochent d’avoir vendu le pays à l’Europe.

A son sujet, il y a déjà eu des accusation selon lesquelles il était sataniste et qu’il avait déjà sacrifié des enfants et y prendrait un réel plaisir. D’après un témoignage (invérifiable ou presque) il a été le plus haut sataniste à devenir premier ministre. Certaines cérémonies se seraient déroulées dans le bois de Clapham.

4

Lord McAlpine leaves his B and B-1444842Lord McAlpine, trésorier dans le gouvernement Heath, est lui aussi grillé depuis très longtemps. Proche de Savile, accusé d’avoir été présent dans des partouzes au Pays de Galles, il a pourtant remporté des procès contre des journaux qui avaient déclaré qu’il était pédophile. Récemment, il a même poursuivi 10.000 personnes qui avaient diffusé les mêmes accusations sur Tweeter.

Le magazine Scallywag l’avait accusé d’être pédophile dans les années 90, en s’appuyant sur une dizaine de témoignages différents. Là aussi, les victimes étaient des enfants placés dans des institutions. Toute l’affaire a été soigneusement étouffée, par la police et par la justice.

On lit aussi le nom d’un certain Dr Bill Thompson, prof de criminologie, expert auprès des tribunaux en matière d’abus sexuels sur les mineurs et grand négateur des viols sur mineurs puisqu’il a fait partie du conseil d’administration de la False Memory Syndrome Foundation, qui dit que les psys implantent des faux souvenirs aux victimes d’abus sexuels dans l’enfance, surtout s’il s’agit d’abus rituels. Thompson continue à dire que les abus rituels n’existent pas, que les victimes mentent et que les gens qui prennent ça au sérieux sont des paranoïaques. Sa spécialité, c’est de décrédibiliser les victimes en disant que ce sont des délinquants, des alcooliques, des dépressifs…

En 2003, la police a effectué une perquisition chez lui dans le cadre d’une enquête sur de la pédopornographie, et Thompson avait réagi en menaçant la police de poursuites en justice. En tout cas, il ne semble pas y avoir eu de suites bien que les flics aient trouvé des images pédophiles. Mais, il a dit que c’était pour son travail d’expert auprès des tribunaux.

Michael Portillo, journaliste devenu député conservateur et ministre de la Défense, a déjà été mentionné dans d’autres affaires de réseaux pédophiles, notamment au Pays de Galles et à Elm Guest House et des photos compromettantes de lui circuleraient. Il serait en lien avec le réseau de Derek Laud, lobbyiste proche des conservateurs, lui aussi cité dans plusieurs affaires.

5

Le Dr Tony Baker est encore un de ceux qui nient l’existence des abus nrituels alors qu’il y participe régulièrement. Il est psychiatre spécialisé dans les enfants et les adolescents, et on imagine que les victimes d’abus sexuels, surtout en réseaux, ne risquent pas de trouver beaucoup de crédibilité à ses yeux. Il dit, lui aussi, que ces souvenirs sont implantés par le thérapeute. Il aurait aussi fait enlever ses enfants à une mère qui n’avait rien à se reprocher, parce qu’elle avait dénoncé des abus.

Il a été accusé, semble-t-il plusieurs fois, d’avoir violé des enfants, y compris dans le cadre de ses « expertises ».

Même la page Wikipedia en français de Ruth Kelly mentionne qu’elle serait membre de l’Opus Dei. Elle est passée par Oxford et la London School of Economics, puis a été député et ministre de l’Education et de l’Economie sous Tony Blair jusqu’en 2010, quand elle a rejoint la banque HSBC.

6

TerryGrangePA_228x335Terry Grange était chef d’une police locale au Pays de Galles, a pris sa retraite en 2007 et est mort en 2012. Après une longue carrière, puisqu’il serait entré dans l’armée à 15 ans. Il y a eu un petit scandale en 2008 quand la presse a dévoilà que Grange utilisait sa carte de crédit professionnelle pour se payer des restos et des hôtels avec sa maîtresse.

Il a même raté une réunion importante pour la restrouver, et lui envoyait des mails sans équivoque dans la journée. Ce qui est étonnant dans cette affaire, c’est que la dame a tout balancé aux flics sur leur relation à peine deux mois après qu’elle ait pris fin.

Il était aussi le flic responsable de l’unité des abus sexuels sur les mineurs et la gestion des criminels sexuels.

Paul Boateng  est un député du Labour, prêtre méthodiste entré au ministère de la Santé (il était en charge des services sociaux et de la santé mentale) puis de l’Economie, « responsable des questions de l’enfance » pour l’Union Européenne lors de la présidence britannique en 1998. Il a été anobli en 2010 et passe pour un militant des droits de l’homme. D’après le document, il a été cité par plusieurs victimes comme étant un membre du réseau. Aujourd’hui, Boateng est directeur non exécutif d’Aegis Defense Services, une boite de sécurité militaire privée.

71

Dans cette page, on apprend qu’une junkie membre du réseau est chargée de ramener des enfants des rues pour qu’ils se fassent massacrer. Que certains membres sont dans le réseau depuis leur enfance puisque leurs parents y étaient aussi. Qu’un certain nombre de ces dingues ont assisté aux funérailles de Ted Heath, l’ancien premier ministre pédophile, et sataniste, donc, mort en juillet 2005.

82

9

Un certain Tony Heaford est cité en haut de la page. Il s’agit d’un ancien conseiller de Rochdale, le coin de Cyril Smith, député libéral, pédophile et grand ami de Jimmy Savile, qu’on trouve aussi à Jersey, au Pays de Galles, à Elm Guest House. Il se trouve qu’en 1990, les services sociaux de Rochdale ont enlevé 21 enfants de cinq familles car ils étaient victimes de sévices et que leurs parents étaient fortement soupçonné d’être membres d’un réseau satanique.

Hors, Heaford a mis toute son énergie pour étouffer l’affaire et que les enfants reviennent dans leurs familles. Il a même dit que ces enfants « ont été séparés de leurs parents durant un temps incroyablement long, malgré la décision rendue dans le dossier original, selon laquelle les abus sataniques étaient un mythe« . On notera donc que la justice a déclaré en 1991 que les abus rituels n’existaient pas, mais a aussi posé une injonction interdisant aux enfants de parler de l’affaire. Cherchez l’erreur.

Cyril_Smith_4_53193bIl y a aussi notre ami Cyril Smith qui est mentionné, mais ce grand ami de Jimmy Savile est mort il y a déjà quelques années. Apparemment, il a été cité par plusieurs survivants de ce réseau satanique, ce qui n’est pas étonnant.

Smith est un politicien libéral de Rochdale, dont il est devenu maire en 1966, puis député en 1972. Smith s’occupait beaucoup des activités liées à la jeunesse. Il est mort tranquillement en 2010 bien que de nombreuses accusations de pédophilie aient émaillé sa carrière. Mais, quand l’affaire Savile a éclaté, on a commencé à regarder de plus près des affaires de réseaux pédophiles qui avaient été soigneusement enterrées par le passé, et dans lesquelles Cyril Smith était cité par des victimes.

Un autre député libéral de Rochdale, Simon Danczuk, a expliqué que Smith violait régulièrement des garçons et que tout a été fait pour couvrir l’affaire. Dans les années 60 et 70, il a été dit qu’il violait des gamins dans un orphelinat de Rochdale qu’il avait co fondé, qu’il finançait et dont il avait les clés. Danczuk a demandé une enquête sur un probable étouffement de tout cela par le MI5, qui était parfaitement au courant de ses penchants pédophiles mais n’a rien fait pour l’arrêter. En effet, il y a des accusations selon lesquelles le MI5 a empêché les enquêteurs de travailler sur Smith lors d’une investigation concernant un meurtre.

En 1978 il s’est rapproché de Ted Heath pour créer un nouveau parti au centre. A cette époque, Cyril Smith traîne à Elm Guest House, cette auberge chic à Londres qui a  été transformée en bordel pour pédophiles. De nombreux membres du Monday Club, un groupuscule ultra conservateur, s’y rendaient et abusaient d’enfants pris dans les orphelinats du coin. Le MI5 prenait des photos et vidéos de certaines des partouzes qui se tenaient à Elm Guest House.

On trouve encore sa trace dans l’affaire des orphelinats du Pays de Galles, où le MI5 semble avoir utilisé le réseau pédophile pour compromettre diverses personnalités politiques.

SNN2916GXC_1628866aAujourd’hui, Rochdale est connue pour la prostitution de mineurs, et des types viennent de loin pour y chercher des jeunes dans les toilettes publiques, selon un policier du coin.

Certains gamins (même pas 10 ans) étaient carrément emmenés dans des toilettes publiques à Manchester par leurs professeurs. Ou alors, des types, dont Cyril Smith, venaient à l’école pour se taper des enfants.

En 1990, une vingtaine d’enfants ont été retirés à leurs familles à Rochdale, car là encore on soupçonnait l’existence d’abus de type sataniques. Un gamin de quatre ans avait décrit un sacrifice rituel d’enfants. 16 de ces victimes ont été placées et envoyée à la Knowl View School, réputée pour avoir elle aussi été transformée en bordel pédophile. L’école a été fermée en 1995 pour éviter le scandale.

Apparemment, quelqu’un avait fait chanter Cyril Smith dans les années 60, et les services ont envoyé un de leurs agents, Rose Finesilver, pour le sortir de là. Ce qu’elle a fait grâce à l’aide des frères Kray, deux frères mafieux,  pédophiles et amis de Jimmy Savile qui trainaient dans la haute société. En fait, un pays étranger faisait pression sur lui car il était homosexuel, afin qu’il leur serve d’agent d’influence. Mais en réalité il s’agit probablement de pédophilie.

Richard Ingrams est l’éditeur d’un journal satirique bien connu, Private Eye. L’un de ses fils est mort enfant, et sa fille s’est mariée avec un secrétaire privé de la reine Elisabeth 2.

mandelson_oct14_09_reuters_lukemacgregorC’est surtout Peter Mandelson qui est intéressant. Ce petit fils de ministre a participé à plusieurs Bildbergs, est commissaire européen à la DG Commerce, et a déjà été accusé par plusieurs personnes d’être un sataniste. Dans cette liste, il est précisé qu’il est impliqué dans des cultes en France et à Bruxelles, qu’il aime les garçons, qu’il paie cash pour avoir des garçons à disposition. Il aurait ordonné des tortures graves sur un ado de 17 ans qui avait eu la mauvaise idée de le faire chanter. Le corps a ensuite été découpé et jeté à la mer.

Mandelson est très proche du business international. Malgré deux affaires de corruption, sa carrière politique s’est poursuivie jusqu’à Bruxelles en 2004. Il est membre de l’association de Rocard et DSK A Gauche en Europe, et en 2008 il est devenu président de la fondation Ditchley, un espèce de groupuscule mondialiste  dont les membres sont présents dans plein de groupuscules assimilés. Il a aussi été anobli.

Au début de sa carrière, il était communiste. Puis il a rejoint les rangs des jeunesses socialistes, financées par la CIA et le MI6. En 2002, quand Mandelson a été pris dans l’opération Ore, alors qu’il cherchait à acheter de la pedopornographie, Tony Blair l’a protégé en émettant un ordre de ne pas diffuser son nom dans la presse. D’aucuns disent qu’il serait l’un des pions des Rothschild, et qu’il aurait arrangé un deal de 500.000£ d’aluminium pour eux, par exemple.

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notw161103Margaret Hodge est très intéressante, et on a déjà parlé d’elle. Elle a dirigé le conseil d’Islington, un arrondissement de Londres où vivait Tony Blair et dans lequel les 12 orphelinats publics ont connu des affaires de réseaux pédophiles. Des affaires qu’elle s’est acharnée à étouffer, bien entendu. En 2003, Tony Blair a créé le ministère de l’Enfance spécialement pour elle. Pendant le scandale de l’orphelinat de Jersey, elle s’en est pris aux journalistes qui remuaient la fange laissée par ses petits copains.

Le mari de Mme Hodge a dirigé le National Council for Civil Liberties (NCCL, devenu « Liberty »), un groupe militant pour les droits civiques, qui a collaboré avec un groupe de pédophiles réunis dans le Paedophile Information Exchange, dont on a déjà parlé. Ce groupe a milité pour l’abaissement de l’âge de la majorité sexuelle et la légalisation de la pédophilie. Dedans, on avait par exemple le ponte des services sociaux anglais, qui passait pour la référence en matière d’abus sur les mineurs, Peter Righton, John Stamford qui a créé le magazine Spartacus, ou encore le Dr Moris Fraser, pédopsychiatre…

En bas de la page, on lit le nom d’un certain Professeur Gisli Gudjonsson, prof de psychologie qui lui aussi est fréquemment appelé par la défense en tant qu’expert dans des affaires d’abus sexuels sur mineurs et les cas d’abus rituels. Il serait payé 6.000£ par le culte pour chaque victime d’abus rituels qu’il parvient à discréditer.

Il est lié à Tony Baker, Charles Clarke, Bill Thompson et Jean la Fontaine, et a publié des « études » sur les faux souvenirs (une invention du pédophile Ralph Underwager) et les « fausses confessions » de victimes.

On se souvient que ce sont précisément ces théories qui ont permis de discréditer des centaines de témoignages de victimes d’abus sexuels rituels commis dans des écoles et jardins d’enfants à travers tous les Etats-Unis et même le Canada dans les années 80. Aujourd’hui, on parle encore de » panique des abus rituels » et tout cela passe pour une vague de délire profond qui aurait traversé le pays.

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Christopher et Christine Downs, dont on parle dans cette page, se seraient donc suicidés car le culte leur avait dit que s’ils ne le faisaient pas, ils seraient torturés et tués de toute manière. Cela, parce qu’ils seraient devenus une menace pour ce groupe. En effet, on trouve une trace du suicide de ce couple dans la presse anglaise: on les a retrouvés morts dans leur véhicule en avril 2007. Quelque temps avant, le mari avait été accusé d’avoir violé des prostituées dans les années 80. C’est un test ADN qui l’aurait confondu des années après. Enfin bref, là non plus on n’est jamais remonté jusqu’au réseau.

On parle aussi d’une certains Cheri Walker, « enfant non enregistré », sans état civil. Née dans le réseau et destinée à ne pas en sortir. Elle a été sacrifiée à Halloween dans le chateau de Beaulieu.

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ali-dizaei-pic-pa-133434362Ali Dizaei est cité comme un responsable de la police de Londres, d’origine iranienne. C’était l’un des plus hauts officiers musulmans de la police métropolitaine, et il était un chantre de l’antiracisme chez les flics… Il a fait une très brillante carrière jusqu’en 2010, quand il a été condamné pour avoir manipulé une affaire (il s’en est pris à un entrepreneur et a monté un dossier bidon contre lui) et a pris quatre ans de taule. A un moment, la victime s’est complètement rétractée et il a été acquitté un moment, mais les preuves étant là et Dizaei a finalement été re condamné.

En 2000, Dizaiei a été sous le coup d’une enquête, soupçonné d’utiliser des drogues et des prostituées et de travailler pour l’Iran. C’était l’Operation helios, qui a coûté 7 millions de livres et a mobilisé 50 enquêteurs, la plus chère pour une seule cible.

Alan Johnson est un politicien travailliste de Londres, ministre de l’Intérieur en 2010. Il a remplacé Ruth Kelly (autre membre du réseau déjà citée) au ministère de l’Education en 2006. L’année d’après, il était secrétaire d’Etat à la Santé.

Sir Stephen Richards est un juge à la cour d’appel. Il a eu une drôle de mésaventure en 2006: il a été accusé d’agression sexuelle dans un train, mais a finalement été acquitté parce qu’on a dit que ce n’était pas lui. Pourtant, il avait déjà été accusé pour des faits d’exhibitionnisme dans ce même train auparavant.

Michael Hames était un chef de la police métropolitaine, responsable de la section des publications obscènes dans les années 90. Evidemment, peu d’affaires de snuff movies ont été éludées, même si quelques producteurs de pédopornographie ont pu être attrapés.

Paul Kernaghan est un militaire qui a dirigé la police anglaise, puis est passé à Europol, spécialiste du contre terrorisme. En 2009, il est nommé chef de la mission de police de l’Union européenne pour les territoires palestiniens, qui ont couvert divers abus dans les tarritoires occupés. En 2010 il est devenu responsable des enquêtes sur a chambre des lords. Lui aussi a assisté, selon le document, à des riteuls sataniques au Masonic Hall.

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Peter Hain est un autre politicien du Labour, qui est passé par divers secrétariats d’Etat, dont ceux du Pays de Galles et de l’Irlande du Nord. Il fait partie du Privy Council, un comité consultatif de la Reine d’Angleterre. En 2007, il a été canddat à la direction du Labour mais il a du s’écarter de la vie politique quand on a découvert qu’il n’avait pas déclaré 100.000£ de donations.

Il y a aussi une liste de quelques contributeurs financiers de culte: un acteur dénommé Ian McClellan, un présentateur télé et DJ radio, Dale Winton, mais aussi Elton John, l’actrice TV Pam Saint Clement ou la chanteuse KD Lang. Ensemble, ils auraient versé 80.000 £ en une année.

_46889518_tobin_map466x383On lit le nom de Peter Tobin, qui est passé pour un prédateur isolé lui aussi. Le document dit qu’il a violé des gamines, mais surtout qu’il en a tué plusieurs. Sa carrière devant les tribunaux a démarré en 1993 quand il a été condamné pour les viols de deux gamines de 14 ans. Il avait tenté d’échapper à la justice en se planquant dans une secte (Jesus Fellowship).

Libéré, il est venu comme homme à tout faire à l’église St. Patrick à Glasgow, et n’a pas obéi à son contrôle judiciaire. Jusqu’à ce qu’il soit soupçonné du meurtre d’une étudiante polonaise de 23 ans, qui nettoyait l’église St Patrick pour se faire un peu d’argent. Il a été condamné pour le viol et le meurtre, puis en 2007, les flics mènent l’enquête sur la disparition d’une ado de 15 ans, Vicky Hamilton.

Vicky avait disparu le 10 février 1991. Mais en 2007, on a mené des recherches dans une ancienne maison de Tobin, et on y a trouvé le corps de l’adolescente ainsi que celui de Dinah McNicol, âgée de 18 ans et disparue le 5 août 1991 alors qu’elle faisait du stop.

Tobin a été condamné pour ces meurtres en 2008 et 2009. Suite à cela, la police a lancé l’opération Anagram pour retracer le parcours criminel de Tobin. On a pensé qu’il avait pu commettre trois autres meurtres non élucidés à Glasgow à la fin des années 60.

Patricia Thornton est dans la liste, et il est précisé qu’elle a été infirmière  pendant 20 ans dans l’orphelinat de Jersey, Haut-de-la-Garenne, là où les abus et meurtres d’enfants ont eu lieu. Il semble même qu’elle y avait des responsabilités dans les années 50-60. Thronton a été interviewée par la presse au moment du scandale, niant avoir jamais vu quoi que ce soit de louche là-bas: « C’est terrible si c’est vrai, mais je n’ai vu aucune preuve quand j’étais là. Je trouve juste difficile de croire que toutes ces choses horribles se passaient et que je n’ai rien su« , aurait-elle déclaré, probablement avec des trémolos dans la voix. En 1996, Thornton a reçu une médaille pour services rendus par la Reine d’Angleterre, probablement parce qu’elle n’a cessé de répéter qu’il ne s’est rien passé à Haut de la Garenne.

Une victime qui était à l’orphelinat dans les années 60 s’est plainte d’avoir été intimidée par d’anciens employés, et on peut se demander si Thornton n’est pas derrière.

Fiona McKeown est la mère de Scarlet Keeling, une adolescente de 15 ans violée et tuée en 2008 à Goa en Inde, où la famille était venue pour 6 mois. On a accusé deux touristes de l’avoir tuée, mais personne n’a été condamné. Apparemment, la gamine trainait dans les fetes locales et prenait quelques produits hallucinogènes depuis quelque temps. D’ailleurs, elle vivait toute seule dans un hôetl, sans que cela n’inquiète ses parents. McKeown a sept autres enfants par cinq pères différents.

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article-1207632-061C3E27000005DC-368_233x363Le député Mark Oaten était membre du parti libéral, mais il a du mettre fin à sa carrière après qu’on l’ait dénoncé dans la presse comme ayant payé un jeune prostitué de 23 ans et a fait des partouzes avec deux prostitués.

Cette affaire est tombée pile au moment où Oaten entrait dans le combat pour remporter la tête du parti, en 2006. En tentant de se justifier dans les médias, il a expliqué qu’à l’âge de 9 ans il a eu une relation avec un homme plus âgé, et cela durant deux ans. Rien que de très normal, en somme.

Dans le document, il est précisé que Oaten a été pris en photo alors qu’il était avec une des victimes du réseau, très certainement pour le faire chanter, mais que Oaten ne semblait pas plus inquiet que cela.

Sir Matthew Farrer était un proche de la Reine depuis les années 60 et il était son avocat depuis 1994. Il s’est occupé de plusieurs contrats de mariage de la famille royale et d’autres affaires comme les impots royaux, avec son cabinet d’avocats Farrer & Co.

Jimmy Tarbuck est un acteur, qui a été accusé d’avoir agressé sexuellement un garçon dans les années 70, mais n’a jamais été condamné. A la suite du scnadale lié à Jimmy Savile et ses centaines de victimes, Tarbuck a été arrêté et entendu par les flics.

Le comte Spencer est le frère de Lady Di, qui a elle-même très pronbablement été victime d’abus dès son enfance. Spencer fait dans le journalisme et dans le caritatif, notamment à destination des enfants. Sa première femme est tombée dans la drogue et l’anorexie mais officiellement, il n’y a aucun problème entre eux.

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