Humour diplomate !


lelibrepenseur.org

Caricature réussie signée par ce dessinateur du Der Spiegel allemand sauf qu’il faut rappeler que la CIA fait la même chose depuis des décennies dans le monde entier en kidnappant en toute illégalité, ceux qu’elle estime être ses ennemis  et en les emmenant dans des prisons également illégales puisque secrètes dans d’autres pays que les États-Unis, sans aucun jugement ni procédure judiciaire quelconque. Du coup, cette hypocrisie qui consiste à être choqué par le comportement de la Saoudie maudite sans jamais parler des exactions de la CIA de Bush, Obama Trump est juste insupportable !

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L’art du deal à la manière persane


Notes de Pepe Escobar en marge de la 6ème Conférence Internationale de Soutien à l’Intifada Palestinienne

Non seulement les Etats Unis ont annoncé ne plus être liés par l’accord multilatéral sur le nucléaire iranien, mais ils ont aussi précisé qu’ils imposeraient des sanctions aux entreprises, européennes ou autres, qui commercent avec l’Iran. Il faut savoir que les Etats Unis peuvent s’opposer à une vente si le produit concerné comporte des pièces de fabrication américaine ou basées sur des brevets américains. Pis, le simple fait d’utiliser le dollar US pour une transaction peut exposer aux foudres de Washington.

Les Etats Unis viennent de présenter les douze conditions nécessaires, selon eux, à la conclusion d’un nouvel accord.

Cette proposition comme l’annonce du désengagement américain dont elle est le pendant et le train de nouvelles sanctions annoncées comme très dures, n’est évidemment pas de nature à apaiser les relations avec l’Iran. Ce dernier pays gère cependant avec beaucoup de sang froid le reniement américain dont nul ne sait s’il annonce une guerre à venir prochainement.

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Pepe Escobar

Ce sang froid iranien, le journaliste brésilien Pepe Escobar l’attribue à l’art persan du deal, de la négociation, de la transaction, un art multimillénaire.

L’article que je vous propose parle aussi de quelque chose de plus important qui tend à échapper à l’observateur occidental. Ce quelque chose, ce sont de grands courants de pensée iqui sont nés avant et/ou se sont développés contre l’esprit des Lumières ou sans référence à l’esprit des Lumières. Des courants de pensée philosophiques et politiques vigoureux, ancrés dans la tradition, qui nourrissent l’action et la réflexion des décideurs comme des acteurs sociaux à tous les niveaux et capables d’armer idéologiquement un processus révolutionnaire.

 

L’autre art du deal, à la manière de Téhéran

L’iran a accueilli la Conférence Internationale de Soutien à l’Intifada Palestinienne et est resté froid devant le retrait de l’accord sur le nucléaire.

Par Pepe Escobar, Asia Times (Hong Kong) 18 mai 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’art de la transaction, pratiqué depuis 2500 ans, mène au palais de la sagesse. J’avais à peine mis les pieds à Téhéran quand un diplomate a déclaré: «Trump? Nous ne sommes pas inquiets. C’est un bazaari (un commerçant) « –  sous-entendant qu’un compromis politique sera finalement atteint.

La réponse du gouvernement iranien à l’administration Trump se ramène à une variante de Sun Tzu : le silence – surtout après la chute de Flynn [Michael Flynn, ex conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump],  qui avait « mis l’Iran en garde » après un test de missiles balistiques qui n’enfreignait pas les dispositions de l’accord nucléaire iranien, et l’idée d’un anti-Iran formé de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Uni, de l’Egypte et de la Jordanie, soit une mini-OTAN. Les manoeuvres navales iraniennes – du détroit d’Ormuz à l’océan Indien – étaient prévues depuis longtemps.

J’étais à Téhéran en tant que membre d’un petit groupe d’analystes étrangers, invités du Majlis (Parlement) pour la 6ème Conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne. Aucun risque de rencontrer des membres du cercle de Trump dans un tel rassemblement – avec des délégués parlementaires venus de plus de 50 pays, une mini-ONU de facto. Pourtant, ce qu’ils ont raté avec l’impressionnante inauguration dans une salle de conférence ronde et bondée, c’était le centre du pouvoir iranien qui s’affichait : le guide suprême, l’ayatollah Khamenei, le président de la république Hassan Rouhani et le président du parlement, Ali Larijani.

Khamenei a admis que « les crises en cours dans chaque partie de la région et dans l’Oumma islamique méritent l’attention « , tout en soulignant que la question centrale est la Palestine. Par conséquent, la conférence pourrait devenir «un modèle pour tous les musulmans et les pays de la région pour mettre progressivement de côté leurs différences en s’appuyant sur leurs points communs.» Incidemment, la maison wahhabite des Saoud, n’était visible nulle part.

Le discours de Khamenei était un appel nécessaire à l’unité musulmane. Rares sont ceux en Occident qui savent que pendant les années 1940 et 1950, alors que la décolonisation était en marche, l’islam n’était pas déchiré par la vicieuse haine sunnite-chiite qui fut fomentée plus tard par l’axe wahhabite / salafiste-djihadiste.

Les échanges avec les analystes et les diplomates iraniens ont porté sur l’efficacité des discussions multilatérales par rapport à l’évolution des faits sur le terrain – de la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie au mythe des deux États d’Oslo, désormais presque mort et enterré.

Sur la Palestine, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a présenté une sombre évaluation des trois solutions actuellement disponibles ; le suicide; l’abandon; ou fuir ce qui reste de la terre palestinienne. Plus tard dans la salle, j’ai interrogé le secrétaire général adjoint du Hezbollah, l’affable Naim Qassem, à propos de l’idée d’une solution à un Etat par l’administration Trump. Sa réponse, en français: « Un état signifie la guerre. Deux états signifient la paix dans leurs conditions, ce qui nous conduira à la guerre. «

La route vers l’ère post-Lumières

Comme pour la plupart des conférences, ce qui compte, ce sont les rencontres bilatérales. Leonid Savin a confirmé que l’espace aérien russe est désormais pratiquement sanctuarisé par de multiples déploiements du système de défense antimissile S-500 contre tout ce que les États-Unis pourraient déchaîner. L’historien albanais Olsi Jazexhi a déconstruit la nouvelle poudrière des Balkans. Muhammad Gul, fils de feu l’immense général Hamid Gul, a explicité les subtilités de la politique étrangère pakistanaise et la volonté de construire le Corridor économique sino-pakistanais (China-Pakistan Economic Corridor,CPEC).

Blake Archer Williams, connu aussi sous le nom d’Arash Darya-Bandari, dont le pseudonyme célèbre le maître anglais [le poète William Blake] du « tyger tyger burning bright« , m’a donné un exemplaire de Creedal Foundations de Waliyic Islam (Lion of Najaf Publishers) – une analyse sophistiquée de la manière dont la théologie chiite la théologie a abouti à la théorie du velayat-e faqih (la guidance juriste) qui est au cœur de la République islamique d’Iran. J’envisage d’envoyer le livre à ce lecteur vorace qu’est Steve Bannon.

Pyongyang était également présent. Le délégué nord-coréen a produit un discours étonnant, expliquant essentiellement que la Palestine devrait suivre son exemple, avec une «dissuasion nucléaire crédible». Plus tard, dans les couloirs, j’ai salué les membres de la délégation, et ils m’ont salué en retour. Aucune chance d’une bilatérale cependant pour développer les points obscurs entourant l’assassinat de Kim Jong-nam.

Chaque fois que je reviens à Téhéran, je suis impressionné par les voies ouvertes à une discussion intellectuelle sérieuse. Une fois de plus, Téhéran s’est avéré être inégalé dans toute l’Asie comme théâtre où débattre de tous les courants qui s’entrecroisent impliquant les post- ou les contre-Lumières, ou les deux.

Je repensais constamment à Jalal Al-e Ahmad, le fils d’un mollah né dans le sud pauvre de Téhéran, qui plus tard a traduit Sartre et Camus et a écrit Westoxification (1962, un livre fondateur.

Il avait passé l’été 1965 dans un séminaire à Harvard organisé par Henry Kissinger et «soutenu» par la CIA, et ne s’était tourné vers le chiisme que vers la fin de sa vie. Mais c’est son analyse qui a ouvert la voie au sociologue Ali Shariati pour croiser l’anticolonialisme avec le concept chiite de résistance contre l’injustice pour féconder une idéologie révolutionnaire apte à politiser les classes moyennes iraniennes, ce qui mènera à la révolution islamique.

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Ali Shariati

Telle est la toile de fond de discussions très sérieuses sur la manière dont l’Iran (résistance contre l’injustice), la Chine (confucianisme remixé) et la Russie (eurasianisme) offrent des alternatives post-Lumières qui transcendent la démocratie libérale occidentale – un concept vidé de son sens par l’hégémonie néolibérale.

Mais à la fin, tout renvoyait inévitablement au fantôme anti-intellectuel planant sur la les lieux : Donald Trump, et c’était avant même d’avoir reçu une lettre  d’Ahmadinejad.

Puis j’ai fait ce que je fais habituellement avant de quitter Téhéran; Je suis allé au bazar, en passant par une mosquée qui le jouxte – pour me refamiliariser avec l’art du deal, à la manière persane.

Ce qui m’a conduit à Mahmoud Asgari, qui habiter dans le passage Sameyi du bazar Tajrish et à une grave discussion sur les subtilités des tapis tribaux d’avant la première guerre mondiale de Zahedan dans le Sistan-Baloutchistan. Le résultat final fut – quoi d’autre – un accord gagnant-gagnant, contournant le dollar américain. Et puis, l’argument massue: « Quand vous appellerez votre ami Trump, dites-lui de venir ici et je lui offrirai le meilleur deal. » Steve Bannon, c’est un message pour vous.

Reese Erlich : «Trump va probablement provoquer une escalade dans diverses guerres» — Algérie Résistance


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Reese Erlich. DR. English version here Por traducir, haga clic derecho sobre el texto Per tradurre, cliccate a destra sul testo Um zu übersetzen, klicken Sie rechts auf den Text Щелкните правой кнопкой мыши на тексте, чтобы перевести Για να μεταφράσετε, κάντε δεξί κλικ στο κείμενο Mohsen Abdelmoumen : Quelle est votre analyse à propos du retrait […]

via Reese Erlich : «Trump va probablement provoquer une escalade dans diverses guerres» — Algérie Résistance

Trump le nouveau con(servateur)…


par Dean Henderson via R71 + mon grain de sel et de poivre !

jbl1960blog

Et les nouveaux cons ça osent tout ! C’est même à ça qu’on les reconnait, non ? ~~~~▼~~~~ Guerre impérialiste au Moyen-Orient sous la houlette de Donnie « mains d’enfant », nouveau con dévoilé… A lire : Trump «Donnie mains d’enfant» Trump le nouveau con(servateur) Dean Henderson | 20 décembre 2017 | URL de l’article original ► […]

via Trump le nouveau con(servateur)… par Dean Henderson via R71 + mon grain de sel et de poivre ! — jbl1960blog

La révolution rose, et comment la mater


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par Israel Shamir

mondialisation.ca

Les révolutions de couleur ne se produisent habituellement que dans les pays qui jouissent d’une présence diplomatique US. Il vous faut une ambassade américaine pour  trouver le gouverneur potentiel qu’on pourra gonfler de popularité puis porter sur le trône ; il vous  faut une ambassade américaine pour fournir assez de liquide afin de couvrir les dépenses de l’apocalypse organisée ; et il vous faut un diplomate américain pour protéger les révolutionnaires, puis pour ordonner au dictateur en place de démissionner. Est-ce que par hasard il y aurait maintenant une ambassade américaine en Amérique ?

La Grande  Révolution américaine de couleur est en marche. Le script est très semblable à ceux qui ont été mis en œuvre outre Atlantique. Il comporte généralement des monuments qu’on déboulonne. Les forces pro-américaines ont abattu les statues de Saddam Hussein à Bagdad, de Félix Djerzinsky à Moscou, de Vladimir Ilich Lénine à Kiev, du Soldat libérateur russe à Tallin et à Varsovie. Et voilà que cela se retourne contre l’Amérique comme un boomerang, avec l’assaut contre les statues des Confédérés.

Il ne s’agit pas d’un vandalisme insignifiant, mais d’une déclaration symbolique de victoire. Les vainqueurs renversent les monuments des vaincus. Et les vaincus grognent et crachent leur dépit, mais n’y peuvent rien. Mais regardez bien comment ils s’y prennent : partout et à chaque fois, les révolutionnaires colorés choisissent des monuments commémoratifs de peu d’importance pour la majorité. C’est une différence avec les vraies révolutions, où ce sont les symboles bien réels du pouvoir qui sont renversés.

La bien réelle révolution française de 1789 a démantelé la Bastille, une autre vraie révolution en Russie en 1917 a mis en pièces les statues du tsar et s’est emparée du Palais d’hiver. Une vraie révolution  aux US occupera probablement la Réserve Fédérale et déboulonnera les icônes des présidents récents. Mais les révolutions de couleur sont des falsifications,  des imitations, et elles ne peuvent que viser des cibles faciles. Lénine à Kiev ou Lee à Charlottesville, c’était des appeaux. La cause de Lénine avait été battue en 1990, et le général Robert Lee livrait bataille il y a 150 ans. Beaucoup de gens sont indignés de ces saccages, mais fort peu prendraient les armes pour les défendre. Cela relève d’une opération de relations publiques, et c’est très efficace.

Le merveilleux Steve Sailer a écrit : « L’Etat profond américain a mis à bas plusieurs régimes opposants à travers le mécanisme d’une révolution de couleur ». Excellente lecture, mais insuffisante. La force qui est derrière les révolutions de couleur, y compris celle qui est en cours en Amérique, n’est pas une force américaine, ni même une manifestation de l’Etat profond américain, c’est une force globale, qui sert l’élite globaliste et le ténébreux gouvernement mondial. Jusqu’à une date récente, ces gens se sont servis de la puissance américaine pour leurs objectifs, maintenant les voilà qui affrontent le Golem qui surgit des Etats-Unis comme ils avaient attaqué l’Ukraine ou la Suède, bien plus faibles. « Golem, connais ta place » est l’incantation utilisée par le Sorcier de Prague, le créateur du Golem, dans la légende juive médiévale. Ce sortilège vient à bout de la créature.

Les gens qui sont proches du pouvoir aux US s’y entendent en hégémonie globale, et s’y retrouvent. Ceux qui la soutiennent sont des groupes libéraux lourdement juifs, qui mettent en branle le politiquement correct, leur hostilité envers l’Eglise, leur approbation de la fluidité de genre dans le but de miner l’esprit et la mentalité des Américains ordinaires, des nationalistes, des goy de la classe ouvrière (Adieu le goy, titrait le Huffington Post commentant le renvoi de Steve Bannon). Ils taraudent et taquinent le goy sans relâche, de façon à le pousser à des actes de rébellion prématurée qu’il sera facile de mater. Pour provoquer le travailleur, ils mettraient même, voyez-moi ça, sur le dernier avion de ligne des cuvettes de WC sans urinoirs !!!!, pour le bien-être d’éventuels transgenres…  et pour faire enrager les bouseux, les péquenots, les rednecks.

Les globalistes mondialistes ont eu la peur de leur vie quand leur candidate Hillary Clinton a perdu les élections, mais ils n’ont pas perdu de temps et se sont aussitôt mobilisés pour la bataille. Ils ne vont pas renoncer à l’hégémonie. Pratiquement tous les médias, le système judiciaire, le Congrès, les Services d’intelligence sont entre leurs mains. Charlottesville leur a fourni une occasion de montrer aux ploucs entre quelles mains repose l’hégémonie.

Les hégémonistes ont leurs propres troupes de choc, les antifas. Ce mouvement extrémiste est né en Allemagne. Là ils paradent dans les rues pour l’anniversaire du bombardement de Dresde avec des drapeaux israéliens et ils scandent : « Mort à l’Allemagne » Longue vie à Bomber Harris (le commandant britannique de l’Air Force, grand amateur du tapis de bombes sur l’Allemagne). Ils sont arrivés à terroriser les Allemands : à toute objection, ils traitent leur opposant de nazi et le rouent de coups. Et s’ils rencontrent de la résistance, la police arrive en renfort. C’est la raison pour laquelle en Allemagne, la résistance à l’afflux massif d’immigrants a été presque imperceptible. On en parle à la cuisine, chez soi, mais pas dans la rue.

Et l’Antifa est arrivée en Amérique. Ils ont le même mode d’action qu’en Allemagne. Tous ceux qui sont contre eux sont des nazis, ou des « racistes blancs ». Ils ont fait leurs preuves à Charlottesville, ville qui a le privilège d’avoir un maire juif qui a choisi sa police urbaine. Bien des militants juifs ont rappliqué, il en est venu depuis Boston. Après l’échauffourée, les journaux ont glapi : les nazis attaquent les juifs !

Le président Trump a condamné les deux parties, les nationalistes blancs et les antifas. C’est exactement ce qu’espéraient ses adversaires. Sa tentative pour rester au-dessus de la mêlée était condamnée à l’échec : les hégémonistes libéraux ont aussitôt brandi leurs épithètes habituels : néonazi et raciste. Trump leur a rappelé que tous les défenseurs du monument n’étaient pas des racistes blancs, mais cet argument n’a nullement fait mouche.

La réponse publique au cri de guerre « raciste! », véritable au coup de sifflet pour chien, a été écrasante. Les rabbins ont dit qu’ils ne voulaient plus que Trump leur téléphone et leur souhaite de bonnes fêtes juives. 300 juifs, anciens camarades de promotion de Mnuchin, le secrétaire d’Etat, l’ont supplié de démissionner (Et s’il y avait trop d’élèves juifs à Yale ? Où est donc passée la diversité, là-bas ?)

L’écrivain juif connu Michael Chabon a appelé Ivanka à tuer son père, avec une formule magique, en portant le grand deuil pour un président encore en vie. Les juifs croient que cela doit tuer un vivant aussi sûrement qu’une balle. Il faut lire le pavé hystérique de Chabon pour le croire. « Maintenant tu le sais, que Trump est un antisémite, un sympathisant nazi, un ami du Ku Klux Klan haïsseur de juifs », a-t-il déclaré. Et ils sont de plus en plus nombreux, les juifs qui réclament la destitution de Trump le raciste ET antisémite.

Malgré cela, les non-juifs ont repris le refrain docilement tandis que les juifs les manipulaient comme une caisse de résonnance. Des industriels se sont retirés du conseil présidentiel, des généraux ont publié un désaveu de leur commandant en chef, des milliers de non-juifs ont participé à des marches et à des rassemblements contre les « racistes blancs ». Bref, les juifs ont joué en équipe, et ont dicté les règles du jeu. Très très peu de gens ont offert une défense argumentée de Trump. Ils auraient été ostracisés, s’ils avaient osé, et Trump a fait comprendre qu’il ne va pas se battre pour ses amis. Si sa position sur Flynn n’avait pas suffi, son renvoi de Bannon l’a prouvé.

Dans le climat politique actuel, personne n’est autorisé à parler contre la vision hégémoniste. Si vous le faites, vous êtes un raciste blanc, et donc votre opinion n’est pas simplement rejetée, elle est déclarée aussi illégale qu’inadmissible. C’est ça l’hégémonie : c’est quand un point de vue opposé est privé de la moindre légitimité.

On peut invoquer le racisme (qui sera toujours préférable à la cupidité, qui est un péché mortel, le racisme relevant de la défense naturelle d’un territoire tribal), mais c’est difficile, et parfaitement futile. Avant Trump le raciste, il y a eu Trump l’espion russe, qui avait été précédé par Trump  le pinceur de fesses. On trouvera encore de nouvelles raisons pour le destituer, qui en douterait.

Mais il est désormais plus facile de retourner l’arme du racisme contre l’adversaire, parce que l’adversaire juif de Trump est aussi raciste qu’un éventuel membre du KKK, ou pire. La semaine dernière on a appris qu’en Israël les colons avaient implanté un panneau de signalisation qui dit « la zone où vous vous trouvez est sous contrôle juif. L’entrée est  absolument interdite aux Arabes et constitue un danger mortel pour vous. » Vous n’auriez jamais pu trouver de panneau semblable dans les Etats sudistes, même au temps de Jim Crow ! Y a-t-il eu la moindre riposte du côté des juifs américains « antiracistes » ? C’est une question rhétorique, évidemment.

N’importe quel numéro d’un quotidien juif vous offrirait des échantillons suffisants du racisme juif. Ici c’est un rabbin qui appelle à exterminer les  goys (comme les vermines qu’ils sont), là ce sont les juifs qui volent leur terre aux Palestiniens, là encore on a des juges juifs qui approuvent un vol caractérisé qui fait passer des maisons chrétiennes entre des mains juives.

Y a-t-il quelque chose que Trump ne saurait pas? Et s’il est au courant, pourquoi ne s’en sert-il pas pour sa défense ? Là, ce n’est pas une question rhétorique. La réponse, c’est qu’il a choisi de s’allier avec les juifs sionistes contre les juifs libéraux. C’est la méthode choisie par l’extrême-droite en France, en Grande Bretagne, en Hollande, en Suède. Peut-être que ça été utile quelque temps (pour avoir accès aux médias dominants), mais comme tout outil immoral, la chose a une durée de vie limitée. Les sionistes sont pour le peuple juif comme un fonds pour se couvrir, ceux qui parient contre le paradigme régnant. Ils ne peuvent pas vous faire chérir par les patrons des médias de masse, leur statut auprès du gouvernement mondial est extrêmement hasardeux. Les sionistes juifs peuvent pour un temps vous protéger de l’accusation d’antisémitisme, mais ils vous poignarderont dans le dos, aussitôt qu’il le faudra.

Non que les sionistes juifs ne servent à rien. Les sionistes sont utiles, dans un domaine en particulier : ils sont excellents pour révéler le racisme juif caché. Les militants palestiniens, parmi lesquels il y a des juifs aussi, peuvent expliquer ça aux Américains. Le livre d’Alison Weir et son site s’appellent « Si les Américains savaient », et tout y pointe sur cela. Norman Finkelstein peut en rajouter, de même qu’un bon nombre de juifs et de non juifs qui ont l’expérience du soutien aux Palestiniens.

Il est possible de battre les juifs et leur entourage au petit jeu du « sus au raciste » en s’en prenant au racisme israélien. De fait, c’est la seule chose qui marche, toute autre approche est vaine. Bannon a proclamé son sionisme, et il a fini en goy qu’on met à la porte. Richard Spencer a dit qu’il adorait Israël, et le voilà traité en paria. Le président Trump a suivi la même pente, qui mène à la défaite et à être rayé de la carte. Les nationalistes américains qui défendent le sionisme ont perdu leur supériorité morale et n’ont rien obtenu en échange.

Prendre position contre le racisme israélien est non seulement moral, c’est pratique et réaliste. C’est la voie pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Exigez qu’Israël abroge ses lois « sudistes » à la Jim Crow. Laissez les Palestiniens avoir les mêmes droits, les mêmes que les juifs en Terre sainte. Qu’ils aient le droit de vote, le droit à l’égalité dans l’emploi, la liberté de mouvement dans les mêmes autobus que les juifs.

Un Etat palestinien séparé et indépendant, ça ne suffit pas, surtout si on garde à l’esprit que les Juifs n’ont aucune envie d’en être les garants. Rappelez-leur plutôt que les Combattants juifs pour la liberté ne défendaient pas l’idée de bantoustans séparés pour les noirs, mais l’égalité pour les noirs et les blancs dans tous les Etats Unis d’Amérique. C’est la même attitude qu’il faut appliquer en Israël Palestine ; elle est là, la solution.

Si vous voulez leur casser la baraque, appelez à la démolition du mémorial au négrier juif David Levy Yulee[1], qu’on appelait “l’avaleur de feu de Floride » pour sa rhétorique enflammée en faveur de l’esclavage au Sénat US. Il avait démissionné de son siège de sénateur pour soutenir la Confédération, mais sa statue se dresse toujours très haut à Fernandina, sur l’île Amelia, en Floride, comme l’a confirmé Michael Hoffman qui remarque que ni l’Anti Defamation League ni le Centre de lois sur la pauvreté au Sud (SPCL) n’ont jamais appelé à l’abattre. C’est le moment d’exiger de la Floride qu’elle abroge sa désignation officielle de « Grand Floridien », qui date de 2000.

Je recommanderais au président Trump d’en appeler au meilleur côté de la nature humaine : si vos concitoyens américains veulent moins de racisme, eh bien il faut aller dans ce sens, en  rejetant le sionisme. Et foncez pour appliquer  votre ordre du jour. Monsieur le Président, j’ai constaté avec une vive satisfaction  que vous vous êtes débarrassé de la Corée du Nord, et que vous vous êtes référé à Jeff Bezos, votre ennemi juré. Mais il reste votre projet pour l’Afghanistan, qui est une erreur. Cela ne vous vaudra aucune gloire. Il vaudrait mieux vous en tenir au plan de départ, c’est à dire limiter les pertes et vous retirer d’Irak, d’Afghanistan et de Syrie avant que le retors Netanyahou vous embringue dans une guerre que vous n’aurez pas choisie. Commencez à ramener chez vous troupes et bases. Faites mieux qu’Obama : démolissez le bagne de Guantanamo et rendez l’enclave aux Cubains, avec les prisonniers qui y sont encore. Laissez-les se débrouiller avec les propriétaires.

Il est parfaitement superflu de vous mettre les noirs à dos. Il n’y a rien à y gagner. Ils ne sont pas contre vous, ils ne sont pas contre les blancs, ils ne sont même pas contre les nationalistes. Ils sont en partie blancs, en général. Certes, la surestimation de la contribution des noirs à la civilisation américaine, obligatoire selon le dogme de la diversité, peut être pesante, surtout dans la mesure où c’est censé offrir une couverture pour cacher leur taux excessif d’incarcération. Occupez-vous de cette question. Il y a beaucoup trop de pensionnaires dans le goulag US. Ramenez leur nombre au niveau des années 1970, par exemple. Abrogez les lois Clinton draconiennes. Et vous serez appelé Trump le Libérateur, et la principale raison pour le grossissement artificiel du facteur noir s’évanouira d’elle-même.

Une révolution de couleur,  on peut la mater en tenant fermement la barre, par l’arrière. Vous êtes golfeur : gardez les yeux fixés sur votre balle, Monsieur le Président.

 

Israel Adam Shamir

Article original en anglais :

The Pink Revolution and How to Beat It, publié le 26 aout 2017. Publié également par The Unz Review

Traduction et notes par Marie Poumier pour le site Entre la Plume et l’Enclume

 

[1] Wikipedia lui rend un vif hommage, et conclut : « David Levy Yulee est le fondateur et propriétaire de la plantation de canne à sucre devenue le site historique d’État de Yulee Sugar Mill Ruins, détruite pendant la guerre de Sécession, employant plus de 1 000 esclaves.

La ville de Yulee et le comté de Levy en Floride sont nommés en son honneur ».

Pour joindre l’auteur: adam@israelshamir.net

Entrevue avec Jean-Loup Izambert


 

mondialisation.ca

« Trump face à l’Europe. Peut-on éviter une nouvelle guerre mondiale? »

Le journaliste Jean-Loup Izambert vient de publier un livre, le 1erMars 2017, quelques mois seulement après l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis en novembre 2016. Ce livre, Trump face à l’Europe, prend néanmoins le temps de reposer les bases géopolitiques permettant de comprendre les rapports de force actuels entre les différents acteurs qui font l’actualité.

C’est l’auteur lui-même qui nous a contactés pour nous proposer son livre et, après celui de Kunstler, je vous propose de vous dresser une rapide synthèse de cette lecture. N’ayant pas lu ses précédents ouvrages et ne connaissant l’auteur que de nom, je ne parlerai que de son texte. Il a aussi accepté de se prêter à une interview que vous pouvez retrouver plus bas.

Le titre peut paraître assez trompeur et on pourrait s’attendre à plonger dans l’actualité des récentes déclarations de l’équipe de Trump sur l’OTAN, sur l’UE alors que, paradoxalement, on commence par une plongée dans l’Histoire et même une double ou triple plongée dans celle de l’Asie, des États-Unis et de l’Europe. Izambert part de l’analyse d’Alexandre Latsa, dans son livre Un printemps Russe, sur la situation de la Russie et des différentes organisations qui structurent l’eurasisme avec un succès grandissant, malgré les attaques occidentales pour torpiller ces coopérations.

Dans ce contexte, les États-Unis sont assez logiquement décrits comme le Pays de la guerre qui, non content de vivre de ces guerres perpétuelles, entend continuer à faire monter les tensions en s’appuyant sur des ennemis réels et imaginaires à l’image de la première Guerre froide, une aubaine des deux côtés, pour leurs oligarchies respectives. Pour cela, les USA ont absolument besoin d’un contrôle militaire, politique et économique sur l’Europe de l’Ouest. L’OTAN, l’UE et les médias pro-atlantistes sont les outils de cette domination. Du point de vue économique, ces tensions sont aussi l’occasion pour les USA d’affaiblir encore les pays d’Europe de l’Ouest pour favoriser ses multinationales.

Résultat de recherche d'images pour "izambert trump face a l'europe"L’auteur analyse les multiples facteurs de cet affaiblissement, les guerres (Balkans, Ukraine), l’immigration massive, son couplage avec le terrorisme avec toutes les conséquences sociales et économiques sur les populations locales déjà en cours de paupérisation.

Le livre se termine sur deux constats, l’un que le système centré sur les États-Unis n’a que la fuite en avant guerrière pour se prémunir d’un effondrement et que Trump, qui a pris le navire en marche, n’a pas forcément les moyens de l’infléchir, l’autre que Trump n’est tout simplement ni le trublion qu’il prétend être, ni l’acteur d’un changement radical mais une simple nuance des élites américaines.

En 260 pages, ce livre est une opération coup de poing, menée à un rythme infernal, articulant de multiples sujets avec une grande profondeur historique. Du coup l’auteur ne s’embarrasse pas de nuances et ne négocie en rien avec le politiquement correct des médias occidentaux. Il y a un parti pris pro-multipolaire et anti-unipolaire caractérisé. Si vous lisez avec plaisir notre blogue, vous ne serez pas perdu, bien au contraire.

C’est d’ailleurs un autre trait du livre. Les sources sont une collection de liens de blogues ayant pignon sur rue dans la sphère anti-système, sputniknews.com, reseauinternational.net ou encore voltairenet.org, le site de Thierry Meyssan.

Si vous cherchez un fil conducteur pour mieux comprendre l’actualité, c’est sans doute un livre à lire d’autant qu’il refait un large tour d’horizon des forces en présence pour donner du sens aux conflits récents. Il s’appuie avec justesse sur des sources bien à jour et surfe aussi sur l’explosion de ces multiples blogues, auteurs, vidéos qui sont apparus ces dernières années pour suppléer à l’effondrement des médias traditionnels.

Un des autres intérêts du livre est de montrer l’articulation de sujets aussi divers que l’économie, la monnaie, la géopolitique, l’énergie et bien d’autres pour appréhender la complexité de notre monde. C’est un des objectifs de notre propre activité au Saker Francophone, défricher tous ces sujets, en parallèle, pour ne pas se contenter d’un seul point de vue. L’auteur a visiblement une compréhension solide de tous ces sujets et ce livre est l’occasion pour lui de le démontrer avec brio.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur, retrouvez-le sur TV Libertés sur les collusions de l’État Français avec les réseaux terroristes.

Hervé, Le Saker francophone


Interview de Jean-Loup Izambert du 20 mars 2017 par Hervé pour Le Saker francophone

– Bonjour Mr Izambert. Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?

Jean-Loup Izambert : – Je suis journaliste depuis quarante-cinq ans et je travaille en indépendant depuis 1987 après avoir occupé différentes fonctions au sein de différents médias français très divers, du mensuel économique et financier du groupe Les Echos à L’Humanité. J’ai fréquenté les couloirs feutrés de sociétés transnationales et partagé les vies malmenées des prolétaires des champs. Je suis également passé de « l’autre côté du miroir » en exerçant comme conseil en communication au sein de collectivités territoriales et d’entreprises, de PME comme de quelques grands comptes. J’y ai rencontré des personnages passionnants et tiré les moyens de financer mes enquêtes à long terme tout en assurant le nécessaire à ma famille. Faisant le constat que de grandes questions économiques et politiques n’étaient pas traitées par les médias officiels pour des raisons diverses, mon activité s’est très vite portée sur ces domaines. Apporter aux lecteurs des faits et des éléments les incitant à réfléchir, voire à agir pour changer l’ordre des choses, demande un travail personnel important sur le long terme pour tenter d’expliquer simplement des réalités complexes. Le journalisme d’investigation s’est imposé à moi tout naturellement et de manière indépendante afin de préserver ma liberté d’enquête, de réflexion et de publication.

– Pourquoi sortir un livre d’analyse aussi vite après l’élection américaine? Ne fallait-il pas laisser retomber la poussière et voir ce que Trump envisage de faire concrètement?

– Je n’ai jamais eu aucune illusion sur Donald Trump. Tout comme Hillary Clinton il est lié aux mêmes milieux des milliardaires des sociétés transnationales et du complexe militaro-industriel. Or, dans aucun  pays vous ne pouvez avoir l’ambition d’agir pour l’émancipation humaine, le premier combat pour la liberté, sans vous en prendre à « la racine de mal » comme disait Marx. Cela veut dire décider de mesures politiques qui mettent la grande finance et les dirigeants des entreprises au service de l’intérêt général – les hommes qui font l’entreprise et son environnement – et non plus au seul profit des clans des grands propriétaires privés de la finance et de l’économie. De même, vous ne pouvez assurer la stabilité monétaire et la stabilité financière sans contrôler les mouvements de capitaux, sans être maître de l’utilisation des ressources financières de la nation. Aussi, parler de changement sans proposer de s’attaquer à ces questions est soit être naïf, soit foncièrement malhonnête. L’impérialisme est en fin de vie et ne doit plus sa survie qu’à des opérations de fausse alternance de ce genre et à l’absence d’organisations politiques qui proposent de s’attaquer réellement et prioritairement à ces questions. On ne peut envisager sérieusement que Donald Trump puisse modifier la situation de l’emploi dans les États-Unis en pleine crise structurelle sans prendre des mesures qui obligent les dirigeants de la grande finance et des sociétés transnationales à agir pour l’intérêt général. La question, qui ne vaut pas que pour les États-Unis, est de réorienter les bénéfices réalisés par les entreprises au profit de leur développement (création d’emplois, renforcement de la recherche et développement, augmentation des salaires, etc.) comme de celui de leur environnement. Ce changement nécessite une gestion démocratique des entreprises qui implique un engagement des salariés dans leur fonctionnement. Il s’agit, comme l’explique Hervé Sérieyx dans son Alerte sur notre contrat social, « de passer du ‘personnel-instrument’ au service de l’organisation à ‘l’organisation-instrument’ au service des personnes ». Cela revient à remettre en cause les fondements du capitalisme et ses hiérarchies de castes fermées contre un monde qui s’ouvre, ce que Donald Trump ne veut pas. Du reste que sont devenues ses promesses électorales ? Les places off-shore continuent d’héberger les filiales des transnationales étasuniennes qui y exportent la majeure partie de leurs bénéfices dans l’opacité la plus totale, les interventions de l’administration Trump dans les affaires intérieures d’autres États non seulement se poursuivent sur tous les continents mais se développent. De même, le renforcement du dispositif offensif de l’OTAN aux frontières de la Fédération de Russie est toujours en cours. Par ailleurs, les conseillers de Trump sont tous liés aux cercles impérialistes étasuniens, ce qui n’augure rien de bon pour la paix du monde. Vous noterez que, à quelques rares exceptions, les mêmes conseillers auraient pu tout aussi bien se mettre au service du clan Clinton pour mener une politique identique.

– Pouvez-vous commenter la couverture? Le titre oppose Trump à l’Europe alors que la photo choisie pour représenter l’Europe est celle de Vladimir Poutine? Et aussi ce sous-titre anxiogène « Peut-on éviter une nouvelle guerre mondiale? » qui peut sembler anachronique, car c’est Hillary Clinton qui pouvait le plus représenter le parti de la Guerre.

– La photo du président russe illustre l’Europe réelle, c’est-à-dire celle qui compte, celle qui se construit de Vladivostok à Lisbonne comme je le montre en début d’ouvrage. Qui mieux que le président russe représente l’Europe de la paix ? Certainement pas le président français et encore moins un quelconque fonctionnaire de la Commission dite « européenne » de Bruxelles. L’actuelle Union « européenne » n’est qu’une fabrication artificielle par laquelle Washington s’efforce d’empêcher la construction européenne en séparant son versant Ouest de son cœur, la Fédération de Russie. Je ne peux symboliser l’Europe par l’un de ces dirigeants qui s’évertuent à vouloir construire une union « européenne » sans la première puissance économique, financière, politique, culturelle et militaire du continent. L’Europe de Bruxelles est tout simplement vouée à disparaître à plus ou moins long terme. Vladimir Poutine quant à lui représente bien l’avenir de l’Europe, celle qui s’engage non pas dans des aventures militaires et s’empêtre dans la crise mais s’efforce de promouvoir une politique de paix et de développement économique et social. J’en donne de nombreux exemples comme vous avez pu le lire. Cela ne veut pas dire que j’approuve pleinement la politique du gouvernement russe dirigée par le Premier ministre Medvedev mais force est de constater que la Fédération de Russie défend la paix en Europe et dans le monde alors que les dirigeants français arment des groupes terroristes pour renverser les gouvernements qui ne conviennent pas à Washington. Que resterait-il de la Syrie aujourd’hui sans la coopération diplomatique et militaire de Moscou avec Damas et Téhéran ? Une autre Libye démantelée, une nouvelle place forte du terrorisme ! Quand au sous-titre, « Peut-on éviter une nouvelle guerre mondiale ? », je pense qu’il colle parfaitement à la réalité. Comme vous avez pu le lire au fil des chapitres nous sommes déjà en guerre : guerre politique, économique, financière, médiatique. Ces attaques de Washington contre l’Europe ne sont pas nouvelles mais elles ont pris aujourd’hui une telle intensité sur le continent européen qu’il est urgent de les stopper car elles conduisent le monde à sa perte. N’oublions pas, l’histoire l’a montré, que la guerre économique propre au capitalisme conduit toujours à la guerre totale. Les Français n’en n’ont pas conscience car les médias officiels ne traitent pas de ces questions importantes : la construction européenne avec tous les pays du continent, le développement de l’organisation de l’Union européenne eurasiatique ou de l’OCS, le renforcement de l’OTAN et les provocations militaires aux frontières de la Fédération de Russie, les conséquences sur l’économie de l’Europe occidentale des sanctions économiques décidées par Washington et reprises par Bruxelles, les tentatives de contrôle des médias, l’espionnage US en Europe, le soutien des gouvernements étasunien et français à des organisations criminelles, les initiatives en faveur de la paix et les coopérations économiques sur le continent européen au-delà de la petite Union « européenne », etc. Qui en parle vraiment dans les médias français ? Si Hillary Clinton est bien la représentante du parti de la guerre, de ce clan arrogant et prétentieux qui pense pouvoir régenter le monde avec son pays en ruines, en quoi Donald Trump serait-il différent ? Il n’a pris, alors qu’il pouvait le faire dès son accession à la présidence justement pour marquer une nouvelle orientation politique, aucune mesure significative, essentielle, permettant de stopper la crise, les interventions des États-Unis dans les affaires intérieures d’autres pays et les préparatifs de guerre.

– Le livre fourmille de détails, de références à différentes analyses et comme je suis gourmand, j’ai presque envie d’en avoir un peu plus. Par exemple, sur le phénomène d’immigration massive, vous citez cette fameuse analyse autrichienne de Direckt qui pointe des responsabilités aux USA, dont celles du réseau Soros, mais je n’ai rien trouvé sur l’organisation de ces trafics à la source. Comment ne peut-on pas tracer les incitations concrètes dans les pays d’origine pour que ces gens se mettent en marche ? On a parlé de la publicité faite par l’ambassade d’Allemagne, mais pas de témoignages des migrants eux-même sur la réalité de leur expérience par exemple. Est-ce si difficile de pénétrer ses réseaux de trafic d’êtres humains ?

– C’est une question importante que vous soulevez. Y répondre demande de mener une enquête de terrain sur le long terme qui n’est pas aisée. Je m’y suis engagé pour la préparation du tome 2 de 56 – Mensonges et crimes d’État, qui paraîtra en juin prochain – en remontant l’une des filières de passage de l’Europe occidentale (Belgique, France et Espagne) vers le  nord Maroc. J’ai vécu plusieurs années au Maroc, ai voyagé à de nombreuses reprises entre la France, l’Espagne et le Maroc et ai pu suivre l’évolution de cette filière entre 2009 et 2014. Depuis quelques villes marocaines du nord-Maroc – région qui compte de nombreux Marocains résidant à l’étranger, les RME comme on les appelle –, les « combattants » recrutés étaient dirigés par des facilitateurs vers d’autres pays d’Afrique, la Libye mais surtout la Turquie pour aller combattre en Syrie. Concernant la masse de migrants déportée vers l’Europe, ce sont des fuyards qui désertent le combat pour libérer leur pays de l’occupation étrangère ou du pillage des sociétés transnationales occidentales. Ceux qui empruntent les deux corridors ouverts par les États-Unis – la filière de la Méditerranée après le renversement du régime libyen et la filière des Balkans après la guerre contre la Fédération de Yougoslavie – sont déjà sur place, dans des camps improvisés ou d’organisations de l’ONU. Vous avez là des passeurs qui se chargent de rassembler les candidats à l’exode, de les regrouper, de collecter les fonds et d’organiser leurs départs. Dès cet instant des associations financées tantôt par de plus importantes associations étasuniennes subventionnées par le gouvernement US ou par des milliardaires comme George Soros entrent en jeu. L’association Open Society de Soros est l’une des plus actives et apparente dans le financement de structures destinées à favoriser le passage des migrants et leur installation en Europe occidentale. Elles ont d’abord été installées dans les pays du sud de l’Europe occidentale afin de faciliter leur venue : la Central European University (CEU – Université d’Europe Centrale, créée en 1991 par Soros), qui aide par exemple Migration Aid, une ONG britannique d’aide matérielle sur le terrain, qui a, entre autres, mis au point Infoaid, une application mobile d’aide aux migrants ; Solidarity Now, créée en Grèce par l’Open Society en 2013 et qui entend, notamment en finançant d’autres organisations, prendre un poids conséquent au sein de la « société civile » grecque. En parallèle, l’Open Society finance plus d’une vingtaine d’ONG de natures diverses, et qui œuvrent pour l’accueil et l’installation des migrants : Refugee Aid Miksalište, Migrant’s Help Association for Hungary (MigHelp), Menédek – Hungarian Association for Migrants, International Rescue Committee, PICUM (Plateforme pour la coopération internationale sur les sans-papiers), UNITED for Intercultural Action, Legis, Solidarity Now, et bien d’autres qu’il serait trop long de citer ici. Peu de choses ont été publiées sur ce sujet mais vous avez pu lire des extraits de témoignages que j’ai recueillis auprès de fonctionnaires de divers services de renseignement. J’en publierai d’autres dans le tome 2 de 56. Le site Internet de la Fondation Prometheus (www. fondation-prometheus.org) a publié en octobre 2016 un très intéressant article à ce sujet sous le titre George Soros, le Brexit et les migrants.

Pour répondre à la seconde partie de votre question, il est effectivement difficile de pénétrer ces réseaux de trafics d’êtres humains pour plusieurs raisons. D’une part vous avez affaire à des masses sous-cultivées qui sont encadrées par des groupes criminels, ensuite vous êtes vite repéré si vous ne parlez pas l’arabe ou un dialecte africain et si votre aspect physique et vestimentaire dénote avec leur environnement. D’autre part, plusieurs des dirigeants de ces organisations qui organisent ces trafics sont en contact avec des membres de services de renseignement occidentaux. Bien souvent les mêmes passeurs sont présents  dans des réseaux qui se livrent à d’autres trafics comme celui des armes. Comme je l’explique dans un chapitre, la DGSE mais aussi la CIA et le MI6 anglais connaissent bien nombre d’entre eux. Sous le gouvernement de Mouammar Kadhafi ceux-ci étaient emprisonnés à Benghazi avec des criminels d’organisations islamistes sunnites. Ils ont été libérés par ces services occidentaux afin de répandre la terreur dans le pays. Depuis, ils ont repris leurs activités mafieuses avec la tolérance de leurs libérateurs. Ainsi que je le développe également, les hiérarchies militaire et politique de l’État sont informées de ces déportations de population par la Direction du renseignement militaire (DRM) qui a les moyens humains et techniques de les suivre. Celles-ci n’ont donc rien de « soudain » contrairement à ce qu’ont affirmé certains médias et vous avez pu voir comment ceux-ci ont été exploités par les politiciens français.

– Si on prolonge votre livre, que pensez vous de la position chinoise et même russe sur le FMI ? Ces deux pays semblent collaborer avec le FMI et le BIS pour l’établissement d’une nouvelle monnaie mondiale. S’agit il d’une fausse collaboration, d’un double jeu pour une démolition contrôlée de l’Empire américain ? N’y-a-t-il pas un risque que les élites financières globalisées sautent du Titanic américain sur le bateau eurasiatique pour continuer leur domination ?

– Votre question en suggère une autre : celle du contenu des décisions politiques et économiques de l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS) et du groupe BRICS. Dans la période actuelle, l’essentiel est de poursuivre la dédollarisation des économies. C’est l’une des conditions pour dégager les pays de l’impérialisme économique et financier des organisations financières et des sociétés transnationales anglo-saxonnes. Ainsi que je l’évoque rapidement, les BRICS ont créé leur propre banque dont les fonds sont destinés à permettre aux pays de se développer économiquement et socialement en préservant leur indépendance, ce qu’ils ne pouvaient faire en traitant avec les organisations financières de l’ONU – dont le FMI – ou les entreprises d’investissement anglo-saxonnes. Vous avez aujourd’hui des grands chantiers de développement qui portent sur des milliards d’euros qui sont traités en monnaies nationales par les pays membres du groupe des BRICS et de l’OCS. Concernant la tentative des pôles majeurs de l’industrie financière capitaliste de tenter de maintenir leur domination en « sautant dans le bateau eurasiatique », il est évident que ces acteurs de la financiarisation de l’économie ne restent pas les bras croisés. Lorsqu’elle était Secrétaire d’État Hillary Clinton a déclaré, en décembre 2012, vouloir empêcher par tous les moyens le développement de l’Union économique eurasiatique. Voilà bien l’aveu de s’opposer à une construction européenne qui échapperait à Washington ! Les dirigeants US multiplient leurs interventions politiques et financières pour entraver cette nouvelle construction européenne et sauver la position hégémonique du dollar, en déclin continu. Ils ont tenté de priver la Fédération de Russie de moyens de paiement en cessant les services Visa et MasterCard et en tentant de la faire déconnecter du réseau Swift. Ils ont été mis en échec grâce à la rapidité de réaction du système bancaire russe et de ses partenaires. Puis, ils ont tenté de perturber le fonctionnement des banques russes par des cyberattaques destinées à saboter les services de paiement de la Fédération de Russie, espérant la priver ainsi de ressources financières. Ils ont, là aussi, été mis en échec par les informaticiens du FSB, l’un des services du renseignement russe. Les dirigeants étasuniens ont demandé à rejoindre l’OCS mais ils ont reçu une fin de non recevoir unanime des représentants des peuples de l’assemblée eurasiatique. Les dirigeants de l’OCS agissent contre l’impérialisme, pour préserver la paix sur leurs territoires et engager des grands chantiers de développement économique et social dans tous les secteurs. Les dirigeants des États-Unis qui, depuis leur fondation en 1776, ont consacré plus de 93% de leur existence à faire la guerre aux peuples, et qui persistent toujours dans la même politique belliciste, ne peuvent en conséquence avoir leur place dans le monde positif. L’OCS a du reste décidé d’exclure de ses territoires toutes les infrastructures militaires étrangères – bases de l’OTAN et étasuniennes – qui ne participent pas à préserver la paix et à lutter contre le terrorisme et le crime organisé. Il n’est donc pas envisageable qu’en l’état actuel les États-Unis puissent rejoindre les organisations des peuples agissant pour la paix et le développement auxquelles ils ne cessent de s’opposer pour imposer leur hégémonie. Le « pays de la guerre » est en pleine débâcle économique, sociale et morale : premier pays occidental pour la consommation de drogues, la vente d’armes, le nombre de gangs du crime organisé et d’églises, la corruption financière et la pauvreté. Près de 103 millions d’Étasuniens en âge de travailler sont exclus de l’emploi, 47 millions (15% de la population) font la queue dès le matin devant les banques alimentaires et environ 100 millions reçoivent tous les mois une aide sociale du gouvernement fédéral. Quels sont les droits de l’homme pour ces millions de pauvres étasuniens ? Au lieu de s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres États, les dirigeants étasuniens seraient mieux avisés de commencer à régler ces problèmes qui ne font  pas vraiment de leur pays un modèle de démocratie. Aussi, leur domination est devenue très fragile et toute relative, ce qui explique pour partie leur agressivité militaire.

– Que pensez-vous de cette explosion de blogues sur la toile? Quel peut être leur impact sur la scène politique et sur l’avenir de l’occident ?

– L’explosion des blogues est une bonne chose dans la mesure où tout ce qui facilite la diffusion de l’information et le contact entre les citoyens favorise l’échange d’idées et la prise de conscience. Reste qu’il faut être assez méfiant quant à la qualité des informations qui peuvent être diffusées par ces médias de masse. Bien souvent de fausses informations sont relayées faute d’être vérifiées ou des informations sérieuses sont noyées dans des textes plus ou moins fantaisistes. C’est aussi sans doute pourquoi la grande majorité des blogues deviennent relativement vite inactifs et ont une courte durée de vie. Seule une petite minorité des 3 millions de blogues qui se créent chaque mois survivent. Cela s’explique par le fait que, comme vous le savez, la collecte d’informations, leur vérification, leur mise en ligne et leur suivi demande un travail régulier très important. Il est donc nécessaire de sélectionner les sites qui donnent les sources des informations qu’ils publient comme vous le faites avec lesakerfrancophone.fr ou comme le fait, parmi d’autres, le site les-crises.fr d’Olivier Berruyer. Le web joue déjà un rôle dans l’image des entreprises et l’information économique, politique et sociale. La situation est devenue intéressante car des blogues peuvent diffuser et relayer des informations que les médias officiels ne traitent pas pour des raisons que j’expose dans le chapitre Contrôler les médias pour préparer l’opinion à la guerre. L’impact peut dans certains cas être important et plus fort que celui engendré par les médias traditionnels. Par exemple, une page de blogue avec les photos des principaux dirigeants français impliqués dans la protection et/ou le soutien à des membres d’organisations terroristes susciterait immédiatement un intérêt sur mon travail d’enquête que les médias ne traitent pas malgré l’importance de l’information. De même, des images sur les grands chantiers en cours en Fédération de Russie en partenariat avec d’autres pays juxtaposées à des titres mensongers de médias ou des déclarations russophobes de politiciens ne manqueraient pas de ridiculiser ces derniers. Traitée avec sérieux et efficacité, l’information d’un seul blogue peut provoquer des réactions en chaîne de manière rapide et ciblée auprès d’un large public.

– Est-ce que vous êtes connu ou traduit à l’étranger ?

– Plusieurs de mes reportages ont été publiés dans divers pays d’Europe (Fédération de Russie, Angleterre, Finlande, Allemagne, Italie) et deux de mes ouvrages, Le Crédit Agricole hors la loi ? et ONU violations humaines ont été traduits l’un en russe, l’autre en anglais. J’ai par ailleurs participé à un film réalisé par la télévision russe sur mon investigation sur le groupe bancaire Crédit Agricole, ce qui est complètement impossible en France où la censure frappe dès que vous enquêtez sur le pouvoir politique ou les centres de la nébuleuse banque-finance. Je parle bien évidemment d’enquêtes sérieuses sur les bas-fonds et le fonctionnement du système et non des historiettes sur les abus de politiciens avec lesquelles les médias amusent le peuple. Ce n’est pas le costume de monsieur Fillon à 6 000 euros qui m’intéresse mais comment des milliards d’euros ont pu passer en 2001 des caisses des sociétés coopératives locales et régionales de Crédit Agricole Mutuel dans celle d’une société anonyme sans l’accord des sociétaires propriétaires de ce capital. Ce n’est pas la vie amoureuse clandestine de François Hollande qui devrait retenir l’attention mais plutôt comment ce président a pu, avec son Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, et son ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, faire armer des groupes terroristes sans que personne ne s’y oppose.

– Et est ce que l’agitation des blogs francophones anti-système est perçue à l’étranger, notamment en Russie ?

– Je pense que nous ne sommes qu’au début d’un long processus car la langue reste souvent une barrière pour faire circuler l’information. La démarche que vous avez entreprise avec Le Saker Francophone est importante puisque vous portez à la connaissance des francophones des informations et analyses venues du monde entier, exprimées dans plusieurs langues et qui portent sur des sujets que les médias officiels ne traitent pas. Les blogues anti-système sont bien évidemment lus à l’étranger mais le manque de fiabilité des informations diffusées par nombre d’entre eux discrédite souvent l’ensemble de ces nouveaux médias de masse. Toutefois, les blogues qui s’affirment par le sérieux des informations qu’ils diffusent deviennent vite référencés comme des sources fiables et devraient conduire des médias traditionnels, y compris russes comme Sputnik ou RT, a être plus réceptifs et ouverts à des informations qu’ils ne traitent pas. Ceci étant dit nous travaillons souvent dans l’urgence, sommes confrontés à une multitude d’informations en un laps de temps très court et vérifier l’information diffusée par un blogue demande parfois beaucoup de disponibilité même si celle-ci paraît sourcée sérieusement. Et comme je le rappelle, si les milliardaires propriétaires des médias officiels reçoivent des centaines de millions d’euros de subventions annuelles, les équipes de rédaction sont de plus en plus réduites. Les journalistes d’investigation sont devenus pratiquement absents des salles de rédaction françaises. Il me semble encore trop tôt pour dire si les blogues vont se montrer des défricheurs entreprenants et efficaces pour s’emparer de ce déficit d’information.

Jean-Loup Izambert

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Vous pouvez enfin retrouver un extrait du livre sur mondialisation.ca.

Après trois ans de guerre au Yémen, le Pentagone va intensifier le massacre


mondialisation.ca

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Le Pentagone a officiellement demandé à la Maison Blanche de Trump de lever les restrictions limitées imposées par l’administration Obama à l’aide militaire américaine à la guerre quasi-génocidaire de la monarchie saoudienne contre le peuple appauvri du Yémen.

Le Washington Post a rapporté lundi que le secrétaire d’État James Mad Dog Mattis, un général des Marines américains récemment retraité, avait soumis un mémo plus tôt ce mois au conseiller de sécurité nationale de Trump, H.R. McMaster, pour approbation du renforcement du soutien aux opérations militaires menées au Yémen par le régime saoudien et son principal allié arabe, les Émirats arabes unis.
Ce mémo, selon le Post, a souligné qu’une telle aide militaire américaine aiderait à combattre « une menace commune ».
Cette prétendue « menace » est posée par l’Iran, principal rival régional de l’impérialisme américain pour l’hégémonie sur le Moyen-Orient riche en pétrole. Tant la monarchie saoudienne que l’administration Trump ont accusé à maintes reprises, sans fournir d’éléments de preuve significatifs, l’Iran d’avoir armé, formé et dirigé les rebelles houthis qui ont pris le contrôle de la capitale yéménite et de la majeure partie du pays, ayant fait tomber le régime fantoche du Président Abdrabbuh Mansur Hadi en 2014.

Une importante escalade de l’intervention américaine au Yémen visera principalement à provoquer une confrontation militaire avec Téhéran, dans le but d’affaiblir l’influence iranienne dans toute la région. Trump lui-même a fait campagne lors de l’élection de 2016 en dénonçant l’administration Obama pour être trop « molle » sur l’Iran et pour s’être joint aux autres grandes puissances dans la négociation avec Téhéran d’un accord qu’il a qualifié de « désastreux » sur le nucléaire. Ses conseillers, dont son premier conseiller en sécurité nationale, le général Michael Flynn, et le secrétaire à la Défense Mattis, ont tous exprimé une hostilité belliqueuse à l’égard de l’Iran.
L’impulsion immédiate pour l’appel à l’augmentation de l’aide américaine à la guerre menée par l’Arabie saoudite serait une opération proposée par les Émirats arabes unis pour prendre le contrôle du port de Hodeida sur la mer Rouge. L’effet d’une telle offensive serait de couper la grande partie du pays et sa population sous contrôle houthi de toute ligne d’approvisionnement avec le monde extérieur. Près de 70 pour cent des importations du pays passent maintenant par ce port. Même avant la guerre, le Yémen dépendait d’importations pour 90 pour cent de sa nourriture. Les agences d’aide ont averti qu’une offensive militaire sur le port pourrait faire basculer le pays dans une famine massive.

L’escalade américaine proposée au Yémen coïncide avec le deuxième anniversaire de la guerre saoudienne sur le pays, lancée le 26 mars 2015 sous la forme d’une campagne de bombardements sans fin dirigée en grande partie contre des cibles civiles, ainsi qu’une offensive qui stagne au sol.

L’anniversaire a été marqué dans la capitale de Sanaa et d’autres villes yéménites par des manifestations de centaines de milliers de personnes dénonçant la campagne militaire saoudienne. Les Houthis ont obtenu un soutien qui s’étend bien au-delà de leur base sociale dans la minorité chiite zaydite du pays en raison de la haine populaire envers la monarchie saoudienne et ses crimes.

Alors que la guerre entre dans sa troisième année, le Yémen est au bord d’une famine massive et se trouve confronté à l’une des pires crises humanitaires de la planète. Cette guerre, menée par des familles royales des monarchies pétrolières du Golfe d’une richesse obscène contre ce qui était déjà la nation la plus pauvre du monde arabe, a tué quelque 12 000 yéménites, dont une majorité écrasante de civils, et a fait au moins 40 000 blessés.

Les frappes aériennes saoudiennes ont visé des hôpitaux, des écoles, des usines, des entrepôts alimentaires, des champs et même du bétail. Associé à un blocus naval de fait, le but de cette guerre totale contre la population civile du Yémen est d’affamer jusqu’à la mort les Yéménites pour les forcer à se soumettre. Une campagne soutenue par les États-Unis pour s’emparer du port de Hodeida viendrait resserrer cet étau meurtrier.

Dans un communiqué publié lundi marquant le début de la troisième année de guerre, le Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies a déclaré que « près de 19 millions de Yéménites – plus des deux tiers de la population – ont besoin d’aide humanitaire. Sept millions de Yéménites font face à la famine. »

L’UNICEF, l’agence des Nations unies pour les enfants, a signalé qu’environ un demi-million d’enfants souffrent de malnutrition aiguë au Yémen, tandis que 1546 ont été tués et 2450 ont été handicapés par les combats. L’agence a déclaré que le taux de décès des enfants a augmenté de 70 pour cent au cours de la dernière année, alors que le taux de malnutrition aiguë a augmenté de 200 pour cent depuis 2014.

Le bombardement volontaire des hôpitaux et des dispensaires par les saoudiens a laissé 15 millions de personnes sans accès aux soins de santé, tandis que la destruction des installations d’eau et d’assainissement a entraîné des épidémies de choléra et de diarrhée. On estime que jusqu’à 10 000 enfants ont perdu la vie en raison du manque d’eau potable et de services médicaux depuis 2015.

Washington, sous les administrations Obama et Trump, a été pleinement complice des crimes de guerre commis par le régime saoudien et ses alliés contre le peuple yéménite. Washington a injecté le montant stupéfiant de 115 milliards de dollars d’armes dans le royaume saoudien sous l’administration Obama, assurant le réapprovisionnement de bombes et de missiles largués sur les maisons, les hôpitaux et les écoles yéménites. Il a mis en place un centre de logistique et de renseignement américano-saoudien commun pour guider la guerre et a fourni des ravitaillements aériens par des avions américains pour assurer que le bombardement pourrait continuer 24 heures sur 24.

Alors qu’une partie de cette aide militaire décisive a été réduite à des fins de relations publiques suite à l’horrible bombardement saoudien d’octobre 2016 d’une cérémonie funéraire à Sanaa qui a tué plus de 150 personnes, la marine américaine est entrée directement dans le conflit ce mois-ci, tirant des missiles Tomahawk à des cibles houthis, action motivée par des accusations non étayées que des missiles avaient été tirés sur des navires américains.
Néanmoins, la demande de Mattis marquerait une escalade qualitative de l’intervention américaine. Alors que le

Washington Post a signalé qu’une demande des Émirats arabes unis que les troupes américaines d’opérations spéciales participent directement au siège du port de Hodeida ne faisait pas partie de la proposition de Mattis, le journal a continué à avertir que l’armée des monarchies du Golfe « n’était peut être pas capable sans l’implication des forces américaines d’une si grande opération, comprenant la rétention et la stabilisation d’une zone reconquise ». L’armée des Émirats est en grande partie une force mercenaire, recrutée parmi d’anciens membres des armées colombienne, salvadorienne et chilienne pour faire le sale travail de la famille royale au pouvoir. »

Le Washington Post ajoute : « Un plan élaboré par le Commandement central des États-Unis pour aider l’opération comprend d’autres éléments qui ne font pas partie de la demande de Mattis, ont déclaré les responsables. Alors que des navires des Marines ont été près de la côte du Yémen pendant environ un an, le rôle de soutien qu’ils pourraient jouer n’était pas clair. »

Comme de nombreux rapports l’ont indiqué, la Maison Blanche a pour l’essentiel donné libre cours à Mattis et aux commandants militaires américains pour mener des opérations armées comme bon leur semble. Le résultat a été que le nombre de soldats américains sur le terrain en Syrie a plus que doublé avec une escalade de l’intervention des États-Unis en Irak, ainsi qu’une demande de 5000 autres soldats à déployer en Afghanistan.

Au Yémen, ils se préparent à entraîner le peuple américain dans une autre guerre criminelle contre l’une des populations les plus vulnérables du monde, menaçant de hâter la mort de millions de personnes affamées. Les objectifs stratégiques sous-jacents à ce vaste crime de guerre sont l’imposition de l’hégémonie impérialiste américaine sur le Moyen-Orient par une confrontation militaire avec l’Iran et la préparation d’un conflit mondial avec les principaux rivaux de Washington.

Bill Van Auken

Article paru en anglais, WSWS, le 28 mars 2017

La source : wsws.org

Trump et son équipe de francs-maçons


(À gauche, les commandants communistes juifs en URSS, à droite, les pionniers juifs sionistes au kibboutz Gan Shmuel en 1921. Les deux groupes arborent le signe maçonnique classique). Une atmosphère rappelant l’Allemagne d’avant-guerre est en train d’émerger aux États-Unis et en Europe. Une intensification du conflit entre la « Gauche » (mondialiste) et la « Droite », (nationaliste) ; […]

via Trump et son équipe de francs-maçons — Henry Makow

Les traducteurs de Trump, par Pierre Dortiguier


lelibrepenseur.org

Chroniques-Dortiguier

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Les traducteurs de Trump


Dans un temps où la grammaire s’effondre, comme tous les arts libéraux enseignés depuis le dénommé Moyen Age à la Sorbonne avant que celle-ci ne devienne la nef des fous de Cohn-Bendit, où le verbe lui-même est une notion trop difficile pour une jeunesse enivrée d’images, et où la dialectique est un mot grec devenu tout aussi obscur que la métaphysique ou la logique, faire du thème ou traduire une version est devenu ardu. C’est pourtant ce à quoi se livrent les esprits forts de la contestation politique : ainsi le discours de Trump sur la célébration de l’entrée des Russes dans le camp d’Auschwitz, ancien duché qui figure dans les titres de l’Empereur d’Autriche, a-t-il été analysé à la loupe et traduit en langage démocratique. On y a remarqué une absence du mot juif, ce qui a déclenché une vague de terreur, comme si le monstre sortait des flots, alors qu’aucun président de la République américaine, à notre connaissance, n’a annoncé son bonheur d’être grand-père avec autant de flamme que devant l’AIPAC dont il est inutile de préciser la finalité.

On remarquera que cette même AIPAC a comme directeur celui qui, à Chicago, dirigea la campagne d’Obama, et que le secrétaire d’État et archimillionnaire président d’une société pétrolière, que chacun connaît, nommé par Trump, a financé avec le Round Table des patrons US la campagne d’Obama.

Mais à lire des gens précipités, surtout en ce pays de France où il faut montrer à tout instant sa carte d’identité intellectuelle et prouver son intelligence, – ce qui est la jalousie entre égalitaires – Trump cache son jeu, il annonce le leitmotiv d’une révolution des esprits et des fortunes, un accomplissement de la doctrine de Charles Lindbergh dont le fils fut enlevé et assassiné par représailles : America first, l’Amérique d’abord, tout comme le slogan France d’abord avait fleuri à la fin du 19e siècle.


L’élection américaine a vraiment été une manœuvre de séduction démocratique pour duper le peuple qui voulait se débarrasser de l’équipe de Washington.


Il n’y a point à redouter que la progéniture de Trump subisse un enlèvement et une fin si triste et scandaleuse, surtout quand on apprend que ce fut le père du général qui fit la campagne d’Irak et qui forma la gendarmerie iranienne, Schwarzkopf qui mena et sabota l’enquête de l’assassinat du fils de Lindbergh !

Tout ce qui est proposé par Trump est marqué au sceau de la ruse et de la comédie politique : il annonce un mur qui se révélera être trop onéreux et inefficace, non souhaité par les trafiquants de la main d’œuvre latine et les cartels de la drogue, il interdit l’entrée aux Musulmans de plusieurs pays, mais il s’agit pour eux de ne pas dépasser 90 jours, il se fait fort d’introduire le bon sens germanique, mais accuse sa vassale Merkel de vouloir faire de l’Allemagne le maître de l’Europe, se veut patriote US pour tomber dans les bras de la perfide Albion, comme on nommait cette « nation marchande » dont Napoléon dénonçait le danger de prédatrice de l’Asie en 1805 au Roi de Perse Fath-Ali qu’il décora de la légion d’honneur, non sans l’avoir livré aux singeries d’une loge maçonnique parisienne !

Ce sont autant de coups d’épée dans l’eau ! Il en sera de même pour la capitale israélienne à Jérusalem. On nous servira l’aigle à deux têtes ! Une ville et deux autorités l’une et l’autre se découvrant, par des sophismes, une origine, une racine abrahamique ! Mais l’argent sera unique ! Qui vivra verra !

La dernière mesure de Trump de déclarer des zones protégées en Syrie, mesure saluée, outre Erdogan qui se retrouve américanophile, par l’atlantisme politique français, Hollande et les socialistes en tête, démontre que rien ne change, que l’élection américaine a vraiment été une manœuvre de séduction démocratique pour duper le peuple qui voulait se débarrasser de l’équipe de Washington.

Âne démocrate et éléphant républicain sont des symboles, des étiquettes de cage de zoo, en réalité ce sont des reptiles qui fascinent et paralysent l’opinion, non pas en l’immobilisant, mais en lui injectant un venin qui lui donne la danse de Saint Guy, la rend fébrile, idiote ou l’éclate pour parler vulgairement, comme on imagine l’ancien dictateur pakistanais dans la boîte de nuit londonienne, d’après les quelques éclats lumineux visibles sur la toile.

En fait nous entrons dans une confusion accentuée des genres et notre liberté n’est plus qu’un étourdissement perpétuel qui fera que l’on hissera au trône républicain, une Le Pen antiraciste, nationaliste, néocoloniale, « francophone » et anti impériale au sens de nos va-t-en guerre de 1914, bref nous sombrons en chantant sous la vinasse électorale dans une guerre larvée, civile en apparence, en réalité, comme l’écrivait Paul Valéry, l’expression d’une ruine de l’intelligence. C’est cette bêtise qui ouvrira la porte des abattoirs qui se mettent en place, et ce au nom de l’inventrice de la guillotine, la démocratie déesse d’un monde sans divinité, bref une escroquerie sanglante, car toute cette clownerie trumpiste se paiera cher, par le sang des innocents dont ses maîtres financiers et vampires trouvent la terre trop pleine.

Pierre Dortiguier

La question des deux États en Palestine


lelibrepenseur.org

12 novembre 2016 – 11:22

Aguelid

Chroniques-Dortiguier


L’élection du président Trump inquiète ou préoccupe pour la forme, selon nous, car une diplomatie secrète fondée sur les pressions, les menaces et la corruption, avec des fausses élites avides de places, caractérise les rapports israélo-palestiniens, l’Autorité  Palestinienne, si ce mot a un sens, car elle ne gouverne pas, administre seulement ou surveille une prison, étant composée de gens qui ne veulent entendre parler, comme d’une panacée, d’un remède universel à leurs maux, que de la reconnaissance de deux États, ce qui légitime la spoliation de 1948, alors que le peuple réclame le retour dans tous ses foyers. Toute solution politique est à cet égard impossible, car le Judentum, comme disent bien la langue allemande et le yid-dish ou judéo-allemand, est à la fois la croyance et la population, et que le dogme trop matériel répandu de la mère des deux religions implique le postulat de Jérusalem comme capitale ancestrale de tous les juifs, puissance mondiale et non pas, comme le bon sens devrait l’imposer ville composée de deux peuples hétérogènes ; nous avons cité souvent ce propos du Père jésuite de lignée israélite, Francisco Suarez qui est une autorité scolastique du siècle d’or espagnol au temps de l’unification de la péninsule ibérique, que Jérusalem serait, écrit-il dans son commentaire latin de l’Apocalypse, nonmetaphorice, sed positive, positivement donc, le siège du pouvoir ou rayonnement de l’Antéchrist, qui est par essence, mondial, global ! Que le pouvoir politique revendiquant cette ville comme expression d’un peuple disséminé dans le monde se soit exprimé lors de la proclamation de l’État par Ben Gourion (lequel, dans une lettre française de fin 1967, corrigeait son correspondant De Gaulle lui reconnaissant ou concédant que les juifs avaient été élus par Dieu, en ironisant sur le point que c’était au contraire, son peuple qui l’avait choisi, tout comme les Grecs avaient inventé ou découvert la géométrie!) lequel  désignait Jérusalem comme capitale de tous les juifs dans le monde. Il découle de là que reconnaître diplomatiquement l’existence de l’État d’Israël est, par le fait même, admettre implicitement ce point de droit, cette réclamation du judaïsme, au sens de Judentum.

L’on peut, pour des raisons réelles,que les philosophes nomment le sens commun, refuser pareille logique, écarter ces déductions qui supposent ce qu’elles ont à prouver, et se méfier de l’utilité de ses applications, mais toute théologie, vraie ou fausse, raisonne bien ou mal, mais tourne comme l’ âne autour d’un piquet, car un fois le pieu enfoncé, il ne reste qu’à occuper l’espace qu’il autorise.

Les politiciens palestiniens se sont laissé enfermer dans le piège, datant des années 60-70 de la Palestine comme État ou nation indépendante, alors que l’occupation militaire anglo-sioniste sans laquelle il n’y aurait pas eu cet État juif annoncé par Herzl et proposé par Staline — tous ces deux noms sont inventés, des faux noms ou pseudonymes — en 1947 aux Nations Unies, avait brisé l’union de la population avec la mère patrie ou matrie, si l’on préfère libano-syrienne. Il en résulte que les Gazaouis sont, comme le reste du pays sous une occupation ou domination mondialiste, puisque le ressort du sionisme n’est pas national ou politique, mais international et économique. Ce pays est une gare, où l’on descend, mais surtout d’où l’on repart bientôt, comme un courrier parvient à la poste pour être ensuite distribué !

Or l’offre de deux États n’a de sens que si un traité de paix, non pas un armistice ou des accords de vie provisoires, mais une perspective de communauté à long terme, est signé ; y prétendre, en réalité, est impossible car admettre un droit de vivre, comme on dit, à l’État voisin est reconnaître ses principes, et donc abandonner le statut de réfugié, se considérer soi-même comme un occupant illégitime de lieux saints, locataire à la rigueur pour payer un loyer, mais jamais propriétaire !

Il reste donc le refus du fait accompli, mais cela implique tout abandon de visées de coexistence politique, en attendant que les utopistes qui prennent la Bible pour un livre de géographie, alors qu’il a peine, comme un chanteur poussant trop haut sa note, à maintenir une morale plus de quelques paragraphes, sans sombrer dans les peintures de  crimes causés par l’envie et le libertinage, trouvent que cette reconstruction d’un passé incertain entraîne  plus de troubles que de profits. Alors, ceux même qui, naguère, comme nous l’avons rapporté, font mine de croire à un exode de l’Europe-Égypte (en taisant que dans cette histoire, les trois quarts, selon, la tradition rabbinique, ne suivirent pas Moïse et restèrent chez eux, sans emprunter la vaisselle et les nécessaires de leurs voisins, ce qui faisait dire à Schopenhauer que les Égyptiens voulaient courir  récupérer les biens et non les hommes !) nombre de ceux qui ont fait leur retour en terre ancestrale reviennent au pays de la Chancelière Merkel assurés d’être les bénéficiaires de la Wilkommenkultur ou culture de la bienvenue ayant remplacé les termes difficiles à entendre, à des peuples non métaphysiciens, du Sermon sur la Montagne ou de son analogue de Bénarès !

La question des deux États serait-elle donc une voie sans issue, un rêve de fonctionnaires internationaux ? Mais, alors les Palestiniens seraient sans patrie, des heimatlosen pour le dire dans la langue de ceux qui sont condamnés à livrer des sous-marins en réparation de crimes ancestraux financièrement estimés qui servira à en commettre d’autres ! Non, ils ont une patrie, dont la capitale a toujours été et restera Damas que tous les diables veulent prendre au lion du lieu aussi énergique que celui représenté par les peintres et graveurs auprès d’Ali !

Pierre Dortiguier

 

source: la-question-des-deux-etats-en-palestine